Publié le 14 Janvier 2020

Hello, Messieurs, Dames, bon, je suis en vacances mais je pense à vous... et à....

Ce n'était pas hier mais aujourd'hui...

 

Mais demain, je fais l'oreiller killy... Je vais sans doute me gameler si je cherche à réfléchir en même temps à ce que peut être les portes prises dans l'acide....  En tout cas moi, la (haute-)Savoie, ça ne me fout pas le cafard, et je ne vais pas chercher de crevasse dans laquelle me jeter.... Je vais plutôt fêter les 30 ans des Bronzés font du ski...

 

Allez, sur ce, redevenons sérieux parce que ce soir, le programme n'est pas à la drôlitude.

1) En passant, La presse continue d'annoncer Baby Love comme un des événements de l'année... mais aucun détail à se mettre sous la dent.

https://www.lefigaro.fr/musique/la-rentree-musicale-connait-la-musique-20200109

https://www.lesinrocks.com/2020/01/07/musique/musique/ce-quil-ne-faudra-pas-rater-en-musique-en-2020/

2) ...  On a appris le décès de Marc Morgan cette semaine. J'avoue que je l'avais oublié... mais son titre "notre mystère, nos retrouvailles" m'est resté dans la tête durant deux jours.  Le site belge ci-dessous le rapprochait de Murat... et je suis allé plus loin...

https://www.dhnet.be/medias/musique/le-chanteur-belge-marc-morgan-est-decede-5e18cc93d8ad58130d0e10b2

Et effectivement, Marc Morgan a joué en première partie de Jean-LOuis Murat sur des dates belges, dans le groupe qu'il avait avec Rudy Léonet... celui qui est à l'origine du rapprochement Murat/Sirkis. Tout ceci est rappelé dans l'article ci-dessous chez le Haut-Savoyard G.Bar-David... et un peu plus: Murat a  fait une reprise (inédite) du groupe belge.

 

https://gonzomusic.fr/mort-de-marc-morgan-un-enfant-de-la-pop.html

Et puis il avait mis son talent au service de La Variété, le groupe qu’il avait formé avec son ami Rudy Léonet – il me disait toujours, « tu devrais rencontrer Rudy, je suis sûr que vous vous entendriez bien. » On ne s’est jamais rencontré. J’avais adoré l’album, je l’avais chroniqué, un peu seul au milieu de l’indifférence générale. A une exception notable près : Jean-Louis Murat, homme de goût, qui les avait pris en première partie et avait même enregistré une version de « Dans ma nature » (justement ma chanson préférée) qu’il n’a jamais sortie. Probablement parce qu’il était impossible d’égaler l’original. Cette chanson terrassante est une merveille. Quand je commence à l’écouter, je la remets en boucle à l’infini. Ce que je fais maintenant en pensant à Marc." (Stan Cuesta)

On retrouve la mention de cette reprise sur le site officiel dans la partie "a repris"

Réalisé à la maison, l'album "Pour La Gloire" du groupe belge La Variété sortira sur le label Rosebud d'Alan Gac. D'abord épaulé aux guitares par Marc Morgan, également compositeur, ce collectif sous forte influence pop sera rejoint sur scène par Kurt Fontaine (ex-Vincent Van Gogh et collègue de Guy Chadwick - en rupture de House Of Love - exilé en Belgique).
Les chansons de La Variété, taillées dans de belges étoffes (remember Polyphonic Size) ont paré plusieurs premières parties de Jean-Louis Murat. Ce dernier enregistrera d'ailleurs une reprise de leur titre "Dans Ma Nature" restée inédite.

 Dans ma nature.

Je ne peux pas mentir
J’aime quand ça brille
Et si ça m’attire
C’est que ça scintille
Mais je laisse aux gens
Leur teint éclatant
Je préfère les nuits
Sans leur mines réjouies
C’est dans ma nature
D’aimer les choses qui durent
Mais le bruit des ruptures
Est dans ma nature
C’est dans ma nature
J’aime toujours sourire
Pas par politesse
Ni même par paresse
Mais juste pour m’enfuir
Loin de la tristesse
Des remords qui me blessent
De m’être un jour noyé
Dans un bain de bulles dorées
J’aime tenir les portes
Et je laisse passer
D’un geste obligé
Car rien ne m’apporte
Autant de vrai plaisir
Que l’air que je m’inspire
Le revers en avant
J’aime la langue du serpent
C’est dans ma nature
D’aimer les choses qui durent
Mais le bruit des ruptures
Est dans ma nature
C’est dans ma nature

Encore deux détails: 

- sur la page wikipédia:

  En 2001, Marc Morgan publie en Belgique l'album Les Parallèles Se Rejoignent réalisé à Cournon-d'Auvergne avec Denis Clavaizolle (complice de Jean-Louis Murat)!

-  C'est Yves Bigot qui a signé Marc Morgan sur le label Fnac Music, et ce dernier l'a encore accompagné lors d'un changement de label.

- On termine avec des archives par rapport à Rudy Léonet:

On se quitte avec le tube de Marc Morgan...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 8 Janvier 2020

C'est dans les inrocks de cette semaine!

 

Les quelques indices existaient depuis un long moment, et du côté du Mont-Dore, la nouvelle était publique, Jean-Louis vit donc une nouvelle période de sa vie.... et comme promis, le disque serait donc très "dansant". Ca va être dur d'attendre...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 5 Janvier 2020

Voilà une petite info concernant la collaboration Murat/Farmer... Elle a été dénichée par des nouveaux venues dans le  PIMF (paysage internet mylène farmerien) : histoires de MF.com qui propose en podcast des émissions thématiques.  A priori, pas des perdreaux de l'année, puisqu'il s'agit de spécialistes dont un ayant déjà participé à plusieurs ouvrages sur la chanteuse.  Ce "grand scoop" (selon l'échelle du fan) a bien étonné les amateurs de Mylène (qui l'ont rapporté dans un des forums encore actifs ), et les participants au podcast expriment également leur enthousiasme  ("oh, Jean-Louis!", "dingue", "ah là là")...  Pour nous autres, les réactions resteront sans doute plus mesurées... mais je vous laisse en juger, peut-être à l'aune de vos passions, que je n'espère point tristes.

Il a donc été révélé que Murat, dans l'album "l'autre",  n'est pas seulement présent avec REGRETS, mais aussi en ouverture... Si! dans la chanson "agnus dei". Bon, vous imaginez bien que c'est fugace voire subliminale s'il a fallu attendre 30 ans pour s'en rendre compte.    Intentionnalité de l'oeuvre ou des auteurs, le fait est que  "l'autre" commence donc par "un autre", et cela enchante donc les personnes dans le studio.

- vers 35 minutes, il est question de   "Regrets"   avec une forte recommandation d'écouter les disques de JL.

- le scoop est sur la fin  (vous trouverez également la séquence en fin d'article: player vocaroo)

http://histoiresdemf.com/2019/04/autre/

Il s'agit donc d'un petit sample...  qui  n'avait bien sûr pas fait l'objet d'un crédit, la voix masculine (latin)  que l'on retrouve plus loin dans la chanson est celle de Christopher Thompson, qui s'essayait à la chanson à l'époque.  Quelques précisions sur le titre Agnus Deï de Farmer :

Musique

"J'adore en tout cas les chants grégoriens. C'est vrai que Laurent et moi-même avions cette idée, ça fait très, très, très longtemps, que d'utiliser des chants grégoriens dans une chanson, et ça a déjà été fait. Là, ce sont deux voix masculines." (Mylène Farmer - RTL - 08/04/1991)

"Agnus Dei est un délire de studio ! Et Mylène était là dès le début. Je crois même que c'est parti d'une idée de mélodie qu'elle avait en tête. On a fait ce titre tous les trois, et je crois que l'essentiel a été fait dans la journée. Les paroles sont venues après l'idée initiale du "Agnus Dei". Ça s'est fait très très vite et c'était magique. (...) Je pourrais dire que ce genre de morceaux était des récréations au milieu des albums." (Thierry Rogen -  Styx Magazine spécial L'autre... - 2011)

Paroles

"Quand j’ai écrit cette chanson, j’ai pensé aux « Diables », de Ken Russel. Je ne sais pas si vous avez vu ce film qui se passait sous l’Inquisition. Et ma foi, non, je n’ai pas peur de ce genre de réactions du Vatican. Et quand bien même !" (RTL - 08/04/1991)

"J'ai eu envie de parler de mutilation, et puis l’association Agnus Dei est venue toute seule. Mais Dieu, je ne connais pas. Peut-être que c'est ça, ma mutilation." (France Soir - 13/04/1991)

 

 

On s'amusera (oui, vraiment, ça m'amuse... oui, il en faut peu je sais)  de rappeler que Murat signera ensuite le titre "agnus dei babe" (Toboggan)... où Murat évoque aussi une sorte de mutilation mais sentimentale...

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Je me permets également du coup un autre "rapprochement" : le bassiste sur le disque est le célèbre Bernard PAGANOTTI. Le nom ne vous dit peut-être rien mais son visage vous fera tilt, notamment via le clip de "Sarbacane"

 

Et bien, Michel Zacha, ici chez bibi, nous dévoilait que c'est ce dernier qui jouait sur le premier disque de Murat (le lp Murat), quelques années après sa période chez Magma ou sur "Champagne pour tout le monde" d'Higelin.  Dernier petit détail:  On peut parfois le croiser avec Slim Batteux, clavier du "grand lièvre", autour des RAPETOUX (groupe d'amis réunissant la fine fleur des musiciens de studio, dont Basile Leroux).

Pour aller plus loin:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-complement-a-l-article-jean-louis-murat-et-m-farmer-45660693.html

 

LE LIEN 2020 EN PLUS

 

- Dans le Télégramme,  Murat et Baby love sont cités dans les disques attendues du premier trimestre, Morgane Imbeaud est également dans la liste... mais aucun contenu réelle dans l'article. Ce n'est pas beaucoup mieux sur l'avenir.net,  mais il y a un peu de rédaction:   "Tout comme un nouveau Jean-Louis Murat, Babylone, le 6 mars". ....  De Baby love, à Babylone, à un baby alone... il n'y a qu'un (faux) pas...

On trouve enfin le nom de Murat chez RTL qui fait un large tour des actualités probables de 2020: " D'autres chanteurs sont en studio comme Serge Lama, Calogero, Bénabar, Jean-Louis Murat, Benjamin Biolay ,Bernard Lavilliers ou Marc Lavoine". Là, encore, il y a imprécision car Murat est depuis longtemps sorti de studio...   Dans cet article, il est indiqué que Julien Clerc, Patricia Kass, travaillent... Murat a-t-il envoyé des textes?

Il y a 3 jours Indochine annonçait aussi qu'ils seront présents en 2020,2021... Sans doute plus avec une tournée anniversaire qu'un nouvel album dans un premier temps... Leur clip "karma girls" (dernier succès en date signé JLM)  vient d'être élu après vote du public (et un appel à mobilisation de leurs fans sur les réseaux) via le site purecharts, clip de l'année 2019.


 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #vieilleries -archives-disques

Publié le 1 Janvier 2020

2020 commence mal: j'ai galéré 5 minutes pour trouver un titre et j'ai fait trop cuire ma quiche du coup...  Je ne sais pas si je vous souhaite de ce fait une nouvelle année... Bon, faisons un effort: meilleurs voeux à tous! On nous souhaite un bon nouvel album de Jean-Louis Murat, et pour la vraie vie, des baby et du love?  et n'insistez pas: je ne prends pas de résolution pour 2020... 

 

Let's go 2020, vlà la série de petites news:

1) Le catalogue manquant et le tout remasterisé a été mis en ligne sur les plateformes, avec un certain nombre d'inédits cd, avec également tous les albums sur le youtube officiel de Jean-Louis Murat (voir playlists). Est-ce lié à ça (?) mais j'ai constaté l'explosion de l'offre "pirate" en téléchargement... La musique est déjà gratuite, mais certains continuent encore de vouloir la voler. 

Mustango : JLMurat.lnk.to/MustangoFA
Cheyenne Autumn : JLMurat.lnk.to/CheyenneAutumnFA
Madame Deshoulières : JLMurat.lnk.to/MadameDeshoulieresFA
Vénus : JLMurat.lnk.to/VenusFA
Le Manteau de Pluie : JLMurat.lnk.to/LeManteauDePluieFA
Lilith : JLMurat.lnk.to/LilithFA
Dolorès : JLMurat.lnk.to/DoloresFA
Passions Privées : JLMurat.lnk.to/PassionsPriveesFA
Le Moujik et sa Femme : JLMurat.lnk.to/LeMoujikEtSaFemmeFA
Murat : JLMurat.lnk.to/MuratFA

- Le nouvel album qui s'appelle "baby love" (pour les retardataires) sera disponible en vinyle, édition "limitée" de... 1000... et c'est déjà précommandable.

 

2) Ma visite à Cultura le mois dernier m'a permis une nouvelle fois de dénicher un petit quelque chose:  j'ai vu PJ HARVEY sur la couv... et...

Toute l'introduction s'appuie sur Murat et sa perception du fameux concert de St-Malo:

 

3) Dans la série "remplissons nos pages pendant les vacances":

 a- les inrocks proposent "nos plus belles interviews" de 2019... et on retrouve celle de Jean-Louis Murat datant d'avril.  Le lien renvoit néanmoins à un article réservé aux abonnés! 

https://www.lesinrocks.com/2019/12/30/actualite/medias-actualite/nos-plus-belles-interviews-de-2019/

Pas de panique, on peut relire chez bibi: http://www.surjeanlouismurat.com/2019/04/murat-en-une-des-inrocks.html

POUR RAPPEL:  Murat y parlait de son nouvel album qu'il annonçait commercial (l'objectif étant de vendre pour financer le 3e étage de la fusée TN89-EF) et ultra-sentimentale, et avec l'idée de tout jouer avec une guitare fender pistachio, "une guitare sensationnelle". Pistachio, c'est une couleur et pas un modèle (fender étant le premier à proposer des couleurs...). On peut penser qu'il s'agit d'un vieux modèle 50/60s, mais Fender sort toujours différents modèles de couleur verte. ... Sur scène, ça va poser un problème d'accordage... avec ses yeux bleux...  ça ne va pas du tout ensemble...

b- Même le MONDE se chauffe de ce bois là... en rappelant que Murat coupait son bois en chantant Bourvil mais il s'agit de parler de chansons de NOEL:   https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/12/22/elvis-robbie-williams-miles-davis-noel-en-neuf-chansons_6023813_3246.html

On y entend d’abord, le chanteur, enregistré en plein air, fredonner Mon frère d’Angleterre (popularisé par Bourvil) tout en sciant du bois. Etait-ce pour alimenter sa cheminée ? La chanson semble en tout cas se lover ensuite au coin du feu, en regardant passer le traîneau du père Noël dont l’allure est cadencée par des grelots et une boîte à rythme domestique. Devant la chaleur de l’âtre, l’Auvergnat « croone » de sa voix la plus tendre, non sans parsemer cet appel au réconfort d’énigmes ambiguës et parfois cruelles. Stéphane Davet

4)  Je suis tombé sur cette photo sur facebook:

tic tac tic tac... Vous avez trouvé?

Oui, c'est bien la place gaillard... pas à 10h06, mais à 13h20 et dans les années 60.  Pour aller plus loin, un article de la Montagne.

Et vu que je ne rate pas une occasion, vlan, ma vidéo du temps où je me lançais des petits défis, et que je n'avais pas atteint le 3e âge du blogging...  Et que j'avais un partenaire qui acceptait de jouer avec moi...  (à 5'27...).  Pensées...

5) Droit de suite:

je vous avais parlé d'un vote organisé par le Berry  Républicain pour le"concert le plus marquant "du printemps de Bourges, et encouragé à voter dans un acte gratuit et un rien désespéré... ET bien non! Murat figure au classement des lecteurs: 5e, à égalité avec GIMS! et Eicher!...

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/les-concerts-marquants-du-printemps-de-bourges-dans-les-annees-2010-voici-qui-vous-avez-place-au-troisieme-rang_13713837/

6)  On se quitte avec une cover récente de la part d'un petit jeune, que ce soit de bon augure pour 2020...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 18 Décembre 2019

Bon, après cette semaine,  la nouvelle du nouvel album pour la nouvelle année, qui annonce une nouvelle tournée à l'automne, rien de nouveau...

Alors, on repart en arrière...

1) On peut tenter un petit bilan de cette tournée "Innamorato" (2e partie IL FRANCESE).

A priori, ça n'avait rien de folichon... Des dates dans des salles municipales, des théâtres, avec peu de grandes villes... Et c'est vrai qu'on peut trouver ça un peu dommage. Embêtant que les promoteurs locaux n'investissent pas sur Murat... et même sur Paris, le théâtre de la Madeleine n'est pas un lieu très vaste (il est vrai qu'il y avait deux autres concerts en Région parisienne).  Après ces réserves, musicalement, on n'a pas eu à se plaindre et les retours négatifs ont été très rares.  Alors, évidemment, si on oubliait que Murat est Murat, ou Bergheaud est Murat et inversement,  on pourrait dire: et pourquoi il ne jouent pas avec plusieurs guitares (pour alterner les ambiances) ? Pourquoi il ne propose pas un moment au piano? pourquoi il ne se met pas en scène? Pourquoi pas exploiter un peu plus  le "back catalogue"?... pourquoi... mais voilà...   c'est comme ça, et on ne va pas le changer. Chaque tournée est une proposition musicale et une seule, et Murat l'utilise à fond en artisan.  La dernière, il s'agissait de jouer assis, en trio, avec guitare électrique, cette fois-ci, debout mais avec une guitare 12 cordes, auparavant, il avait opté pour une formation plutôt jazz, tenté une guitare métallique...

J'ai l'impression que les concerts ont pu être moins variés que précédemment tant musicalement que dans la set-liste.  Les chansons sont toujours livrées avec des variations (intro, pont musicaux), mais par exemple, avec des structures et des rythmes inchangées (souvent dans un crescendo). Par exemple "je me souviens" a toujours été joués dans une version  rock, avec un effet saisissant et surprenant pour celui qui la découvre ainsi (et on ne s'en plaint pas tant ça a été les grands moments des concerts je pense). Pour les variations, il s'est beaucoup agi du degré de saturation et d'effet sur la guitare 12 cordes (parfois au son très acoustique jusqu'à "l'électrification" maximale).

IL a chanté à la première date des inédits (Baby - baby love?- , le prince ahuri, l'empreinte carbone), puis plus qu'un seul (le roi ahuri)... et finalement plus aucun ensuite.

On retiendra donc que Murat était plutôt en grande forme, qu'on était ravi de le revoir debout, ce qui dynamise franchement la prestation -dommage qu'on est été assis sauf à st-Quentin), et que le trio avec Fred et Stéphane fonctionne toujours aussi bien.

 

Quelques articles:

https://www.lavoixdunord.fr/681055/article/2019-12-15/bethune-jean-louis-murat-au-theatre-une-exclu-qui-tenu-ses-promesses

Béthune: Jean-Louis Murat au théâtre, une exclu qui a tenu ses promesses

 

Il faut dire que celui qui compte plus de 30 albums à sa discographie, n’est pas dans le genre à caresser son public dans le sens du poil et encore moins certains de confrères. Pourtant malgré ce caractère bien trempé, ses fans suivent de près sa brillante carrière. Alors qu’il va fêter le 28 janvier ses 68 ans, il peut se vanter d’avoir composé 9 musiques de films et écrit pour les plus grands (Indochine, Julien Clerc, Michel Delpech, Françoise Hardy et même Nolwenn Leroy).

S’il a chanté en duo avec Carla Bruni et Mylène Farmer, ce sont ses concerts que ses admirateurs plébiscitent. Pour cette dernière date de la tournée de l’artiste, Bruno a fait le déplacement de Lille : «  Je suis fan depuis une quinzaine d’années et il ne passe pas chez nous. C’est la première fois que je vais pouvoir l’applaudir.  » Son épouse Michèle s’est laissée facilement convaincre de la suivre.

 

Pendant plus de 90 minutes, Jean-Louis Murat à la guitare, accompagné par Fred Jimenez à la basse et par Stéphane Reynaud à la batterie, enchaîne les titres totalement habités par son univers musical. Le public, qui a copieusement garni la salle, lui a réservé une ovation pour ce concert qui a tenu toutes ses promesses.

 

UN autre compte-rendu sur un site: https://cacestculte.com/jean-louis-murat-au-theatre-de-bethune-ludovic/

Le petit texte qui accompagne de nombreuses photos (à aller regarder sur le site):

 

Jean-Louis Murat était au Théâtre de Béthune.

Volcanique, poète, écorché vif, stakhanoviste incompris…

Oui, Jean-Louis Murat est tout cela à la fois. Mais l’Auvergnat demeure surtout un monument de la (grande) chanson française

Apparu au début des années 1980, cet auteur-compositeur-interprète n’a cessé au fil de ses 23 albums (!) de se renouveler. Jean-Louis impose une parole libre, sans concession, et d’explorer de nouvelles sonorités (du folk-blues à la pop synthétique).

Jean-Louis Murat au Théâtre de Béthune ©Ludovic MANNECHEZ

En témoignent ses deux derniers opus.

Il Francese et Innamorato, où l’infatigable sexagénaire convoque aussi bien Kendrick Lamar qu’Otis Redding.

Murat nous fait voyager de Naples à l’Amérique des grands espaces. Il tisse élégance folk et sens du groove, machines et cordes sensibles.

À l’heure où les rééditions de ses disques fleurissent (Dolorès, Cheyenne Autumn) rappelant aux jeunes générations sa place (immense) dans le paysage musical hexagonal… Cet artiste hors norme poursuit sa route pour mieux nous sortir de la routine. Sur scène, guitare à la main, il est accompagné d’un bassiste et d’un batteur. Jean-Louis tutoie toujours la grâce.

 

 

-  Encore un retour sur Paris: avec le compte-rendu non martial de Martial qu'il a publié du côté de CONCERTANDCO:

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat/theatre-de-la-madeleine-paris/53491.htm

 

Sur le site, on trouve également un compte-rendu pour MARCOUSSIS, excellent concert malgré un "il neige" interrompu. (je ne partage pas de vidéos pirates des concerts... mais il était disponible du coté des tubes....)

http://www.concertandco.com/critique/concert-jean-louis-murat//53470.htm

2) Dans les INROCKS,  la réédition de MUSTANGO a fait causer: L'occasion pour Rémi Boiteux de voir dans le disque "polly jean" les prémices de "Travaux sur la N89" qui sera dans 20 ans "une oeuvre culte".

 

3)  Voilà un bon moment que je ne vous ai pas parlé de Florent Marchet. Depuis Bambi galaxy, il se cantonnait à des musiques à droite à gauche et des lectures. IL sera de retour en 2020 si je le crois...  et pour commencer par un premier roman (chez Stock).

Mais avant cela, il a chanté du Murat une nouvelle fois: (sur Arte, "la chanson qui me fait du bien", à revoir sur ARTE.Fr).  et c'est Sentiment nouveau "parce que".                            Merci JLR (pour le 2/3) et à Pascal.

Et puisque c'est le moment, on peut se rappeler de ça (je le fais toujours avec plaisir puisque c'est moi qui lui ai fourni la chanson.... au rayon souvenirs, le 7/7/2007, je le découvrais avec erik arnaud à la basse, en première partie de Murat, à Cluses...ah, ça fait un bail, Rio Baril et Taormina, géographie intime)

LE LIEN EN PLUS POUR RAPPELER

 

De l'actu pour THE HYENES et leur EP contenant la reprise "suicidez-vous le peuple est mort".

https://anotherzik.blogspot.com/2019/12/the-hyenes-se-la-jouent-plus-dark-que.html

https://lemurdusonblog.wordpress.com/2019/12/15/nouvel-ep-sa-sarrete-jamais/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 9 Décembre 2019

Bonjour mesdames, messieurs,

Je vous prie d'excuser mes errements dans la voie sacerdotale que je me suis fixée il y a désormais 10 ans. Voilà de nombreux jours en pleine actualité que je n'ai rien posté, et que je me contente jours après jours  de supprimer les spams anglophones dans la zone commentaires (alors que vous êtes plusieurs à me dire ne pas pouvoir laisser de commentaires! C'est navrant!). Bon, c'est comme ça, sans transition donc, passons à la suite, sans faire de remplissage, commençons, soyons bref après tout.


Allez, go! (et j'ouvre donc une nouvelle catégorie d'articles après ceux rangés dans "il francese", bienvenue à "baby love").

- L'info avait commencé à sortir via les concerts. Pias et la page Jean-Louis Murat viennent de donner l'info: le nouvel album sortira le 6 mars 2020 et s'appelle "Baby love"

 

La pochette signée F. LORIOU une nouvelle fois...  je ne suis pas fan. Ca me fait penser à celle d'un "single", genre "over and over" en colorisé... Mais le fait est que Murat n'avait pas encore fait dans le rose... à quelques exceptions près:

 

Osons le rose donc, et pas qu'en octobre, et pas qu'à l'apéro l'été.

L'album est déjà en précommande.

 

Les titres laissent penser qu'il s'agit bien de textes signés Jean-Louis Bergheaud, et le JLM contemporain, avec ces titres "anglophones" comme le reason why, ou la princesse of the coo.

 

Osons le rose donc, et pas qu'en octobre, et pas qu'à l'apéro l'été.

L'album est déjà en précommande.

 

Les titres laissent penser qu'il s'agit bien de textes signés Jean-Louis Bergheaud, et le JLM contemporain, avec ces titres "anglophones" comme le reason why, ou la princesse of the coo.

01 Troie

02 Le mec qui se la donne

03 Le reason why

04 Réparer maison

05 Montboudif

06 La princesse of the Coo

l 07 Rester dans le monde

08 Xanadu

09 Ca c'est fait

10 Si je m'attendais

11 Tony Joe

 

Après "ceux de mycènes", la chanson  d'ouverture pourrait être le plus "classique", et elle a été placée peut-être là pour ça (et pour ne pas être à cheval).  Serait-elle polémique? un casus beli? Jean me souffle à l'oreille que ça n'aura pas lieu.

  3 autres titres la jouent jeuns dans une posture anticlassique cette fois: "le mec qui se la donne", "réparer maison", "ça c'est fait", mais rien d'inhabituel...  Cela m'évoque de vieilles chansons: "passer noel à la maison", "je me donne", et quelques autres utilisant le "ça" (au moins 3)

On retrouve une touche Auvergnate avec MONTBOUDIF, ville du cantal (tout au nord, et donc proche de l'aire de reproduction de l'espèce endogène du "Muratus begheaudhumus ACI à voix douce)", entre Condat et Trémouille pour vous donner une idée, sur la D622.  Les Boudimontois (les habitants) seront contents. Le village est bordée par la Rhue et le Gabacut, ce qui est forcement inspirant, sans compter qu'il s'agit du village natale de... Pompidou.  Sarkosy en 2011 s'y est rendu à l'occasion du centenaire de la naissance. Pom pom pi dou, comme je ne peux jamais m'en empêcher de le chanter.

Xanadu, est un terme qui plaît, dans la bd, le ciné, la chanson, le jeux vidéo... Il s'agissait au départ de la capitale d'été et palais d'été de l'empereur Kubilai Khan, que Marco POLO fera connaître... et qui deviendra symbole du  paradis terrestre".  Coleridge, :

À Xanadu, Kubilaï Khan se décréta
Un fastueux palais des plaisirs :
Où s'engouffraient les flots sacrés d'Alphée
Par des grottes à l'homme insondables
Jusqu'aux abîmes d'une mer sans soleil.

Lieu sauvage ! Lieu sacré et d'envoûtement
Comme jamais sous la lune en déclin ne fut hanté
Par femme lamentant pour son divin amant 
!

On retrouve ce nom dans Citizen kane, et chez Capra.

Enfin, "tony joe"... est sans doute un nouvel hommage à la musique qu'aime Jean-Louis, et à un de ses "héros".

Mon article à l'occasion de sa mort en 2018: http://www.surjeanlouismurat.com/2018/11/tony-joe-white-et-les-ventes.html

 

Allez, on se retrouve vite! Enfin, j'espère... Et on se quitte  avec un article!

 

L'ARTICLE EN PLUS

J'ai mis mon réseau belge pour dénicher cet article! Merci à Helena (même si elle me prend pour JLM himself ou son plénipotentiaire).

LA LIBRE BELGIQUE DU 6/12

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 5 Décembre 2019

1) Ci-dessous,  petit live report essentiellement en photos, mais avec quelques commentaires, dont :

Un concert de grande classe qui alterne morceaux plus ou moins rock et qui se termine de fort belle manière sur un "Je me souviens" complétement retravaillé par rapport à la version studio, à tel point que l'on croirait entendre une version française du "Like a Hurricane" de qui vous savez.
Excellent.

https://rockerparis.blogspot.com/2019/12/jean-louis-murat-theatre-de-la.html?fbclid=IwAR08FBnNCSs18cxUItZH1AIJZSA9Sp_z8e-wThrA--Off6_ZKsVS_-VtVn4

 

2) Léonard Pottier nous livre un long compte-rendu pour le moins élogieux:

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

Le temps passe, et certains artistes ne vieillissent jamais. Si le physique n’est pas le meilleur dissimulateur des effets du temps, c’est généralement dans l’esprit et la détermination que réside le miracle. Jean-Louis Murat fait partie de ces chanceux, dont la création artistique ne prend pas une ride au fil des années. Même voix, même don de composition et même hargne depuis le début de sa carrière. Il ne serait d’ailleurs pas indécent ni même déplacé d’affirmer que la musique de Murat à l’heure actuelle est tout aussi riche et intéressante qu’il y a plusieurs dizaines d’années. L’artiste auvergnat a eu sa période de gloire, avec Dolores ou Mustango, mais entretient aujourd’hui un lien avec la musique toujours aussi solide. Il continue d’écrire et de composer avec le même talent pour lequel on l’avait félicité à l’époque. Nombreux sont ceux qui ont décidé de le suivre jusqu’au bout, bravant les critiques parfois acerbes à son égard et ne se préoccupant que de la seule chose importante : son art. Car il faut le reconnaître, Jean-Louis Murat fait partie des artistes français les plus constants : productif et jamais insignifiant. Ses albums sont toujours le prolongement de lui-même (plus chez lui que chez d’autres), avec des arrangements musicaux recherchés, et le chanteur ne cesse d’affiner un style unique, dont la voix, flamme infatigable, permet aux mélodies soigneusement composées de trouver toute leur force. La musique de Murat est donc un mélange de vérité, de génie, de lutte, d’acharnement, de mystère et de douceur. Ce mélange, qui n’est pas prêt de s’affaiblir, permet à son créateur d’être toujours présent sur le devant de la scène.

 

Un cadre particulier

            Comme chaque rendez-vous annuel avec la capitale française, Jean-Louis Murat était de retour en cette fin d’année pour faire résonner ses dernières compositions, et a cette fois ci vu les choses en grand et avec originalité, en décidant d’investir un théâtre ! Le théâtre de la Madeleine. Un cadre exceptionnel et de toute beauté. Personne debout, des sièges partout, un public presque prêt à assister une pièce de théâtre, mais qui fera face à quelque chose de bien plus véritable qu’une illusion. Avec un concert de Murat, la réalité est devant nos yeux, inutile d’aller la chercher autre part. Pendant 1h30, le théâtre de la Madeleine a vu ses murs trembler de sincérité comme rarement auparavant. Quoi de plus sincère qu’un concert de rock ? Je vous met au défi de trouver.

 

            Une impressionnante puissance sonore

         Dès le départ, l’artiste vêtu de la manière la plus décontractée possible, accompagné de sa formation redoutable : Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie, donnent le ton : les instruments rugissent avec force, sans que la voix du chanteur ne soit encore entrée en scène (et on sait que toute la magie de Murat réside dans sa voix). On y décèle déjà toute la justesse qui règnera en maîtresse durant l’entièreté du live. Le son est clair, concis, abrupt, il s’adresse à nos muscles et s’empare de nous d’un coup d’un seul. Dès les premières minutes, on se laisse porter, prêt à être totalement envahit par la suite. Quand la voix se montre enfin, on y retrouve instantanément ce qui fait l’identité de la musique de l’artiste. Vertigineuse, cette voix empreinte de douleur, d’espoir et de mélancolie sublime tout ce qui l’entoure. Elle est la roue motrice de chacune des chansons, auxquelles elle promet de garantir ampleur et émotion. D’ores et déjà transportés dans une nouvelle dimension, il ne nous reste plus qu’à savourer le précieux moment. Au fur et à mesure du concert, le son global prend de plus en plus forme, et finit par épouser pleinement l’architecture de la salle. Les instruments sont calibrés pour nous attaquer de plein fouet, de manière à ce que l’on se sente transportés pleinement dans la vitalité de cette musique encore pleine de rage et d’ambition. Les musiciens sont extrêmement doués, avec un sens du rythme remarquable qui permet au concert de ne jamais perdre en intensité, même sur les morceaux les plus calmes. Bref, le son est à la hauteur de l’évènement et nous restera encore longtemps en mémoire tant il s’adressait directement à notre corps, ce que l’on souhaiterait pour tous les concerts de rock. Mais tout le monde n’est pas Jean-Louis Murat et n’a pas la chance d’être merveilleusement bien accompagné. Ni la chance de jouer dans un théâtre !

 

Une tracklist uniquement composée de titres récents

            Le chanteur jouera principalement des morceaux issus de son dernier album studio : II Francese¸ et n’ira pas piocher plus loin que la décennie toujours en cours. Certains auront peut-être été frustrés de ne pas entendre les bijoux de Mustango ou de Lilith mais à vrai dire, Murat n’a pas eu besoin de cela. Il ne se repose pas sur ses anciens morceaux et croit pleinement en la force de ses nouveaux, et avait bien l’intention de nous révéler tous leurs secrets, sans compter qu’il doit être compliqué de piocher dans un catalogue si vaste que le sien. Jouer les dernières compositions semblait être la meilleure décision, démontrant ainsi que sa musique traverse les époques sans peine. La recette change rarement avec lui, il faut avouer que beaucoup de morceaux se ressemblent, le style Murat compose toujours le noyau de ses albums (la voix dirige la danse), mais c’est surtout en matière de son que l’artiste a innové ces derniers temps, toujours attiré par l’expérimentation et la modernité. Bien que la prestation fut assez classique au niveau des sonorités, elle n’en fut pas moins efficace, adaptant les innovations sonores des derniers morceaux à la construction instrumentale traditionnelle des concerts (guitare, basse, batterie). En cela, ce fut un véritable concert de rock, mêlant simplicité et excitation. Nul besoin d’en rajouter des tonnes. A trois, la musique a décollé. C’est tout ce qui compte. 

Et l'article n'est pas fini :  à continuer de lire :

http://popnshot.fr/2019/12/04/comment-jean-louis-murat-a-epouse-le-theatre-de-la-madeleine/

 

 

3) J'avais laissé passer un concert sans commentaire: C'était à BINCHE EN BELGIQUE, premier concert belge de la tournée. le 28/11... Bien forcé car il n'y a eu aucun retour sur les réseaux sociaux. J'ai réussi à contacter un participant.... qui me dit qu'ils n'étaient que 80 présents ce soir-là. Ceci explique donc cela.

John me parle d'un concert d'une heure trente, "au top", "intime et chaleureux".

 

LE LIEN EN PLUS JE N'AI PAS D'AMI COMME TOI QUE JE NE CONNAIS PAS, et si on se causait?

Stéphane Eicher le Suisse cause à la Belgique dans Moustique et parle de Murat:

La pensée de Jean-Louis Murat est exceptionnelle. Il est le plus grand en interview. Musicalement, le dernier “Il Francese” est très beau (depuis un live “Innamorato” est sorti – NDLR). Je ne l’ai jamais rencontré parce qu’il ne semble pas facile. Mais si c’est parce qu’il déteste le métier, alors il faut qu’on se parle car ce métier est détestable.

https://www.moustique.be/25064/stephan-eicher-je-reste-absolument-attache-aux-heros-de-la-contre-culture

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 3 Décembre 2019

 

Allez, y'a la soupe à faire, alors sans commentaire, voici le message de Florence ! Merci à elle

 

Madeleine le 2 décembre, quel concert !
Ca m’arrive rarement, mais j’ai vraiment regretté d’être dans un théâtre. Quelle frustration de se sentir cantonnée à son siège, avec des voisins sagement assis mais pas moins bouillants, alors que tout sur scène appelle à se lever et onduler ! Le corps se contraint à grand-peine. Et ni la sale gueule de Dupond Moretti sur les affiches alors que je discutais à la sortie (parce que, vraiment, il n’y a rien d’affriolant programmé au théâtre de la Madeleine), ni la côte de Belleville avalée à vélo par un froid piquant n’ont pu venir à bout de ce frétillement obstiné !
Alors j’avais quelques réserves sur Vincennes, j’avais l’impression d’en avoir assez de certaines chansons trop entendues au fil des concerts. Et il a suffi d’un intro à Kids, la chanson inaugurale, pour que tout à coup elle brille à nouveau de tout son éclat ; il a suffi d’un jeu avec un public partant pour que je me prenne à aimer Hold Up. Murat peu disert mais concentré, enchaînant les chansons, faisant ressortir la singularité de chacune, et le texte (ce qui n’était pas le cas à Vincennes me semble-t-il), a recréé tout au long du concert la surprise et le désir.
Comment fait-il pour lancer une magnifique intro qu’il dit psychédélique à Il neige et garder toute l’émotion et la poésie contemplative de cette chanson ? Comment Je me souviens peut-elle être aussi convaincante murmurée et électrisée par toute l’énergie du trio ? Et Voodoo, et Tarn et Garonne, et Autant en faire quelque chose…
Grande admiration, infinie reconnaissance pour savoir faire naître cette belle euphorie, qui dure et me porte !

(Et un joli souvenir de mon voisin de derrière qui trouve sa place au deuxième rang avant le concert et dit avec un accent indéfinissable : « je suis content, je suis content ». Et comme je me retourne, ravie, de se justifier : « parce que c’est un poète, faut pas rater… »)

Amitiés,

Florence

 

Les commentaires sur facebook sont du même avis (mise à part une personne qui regrette un peu ce gros "son", "saturé").  De ce que j'ai pu entendre (vous pourrez trouver aussi), Jean-Louis a effectivement rejoué de la pédale sur ce concert parisien, notamment sur une intro de 'il neige", c'était il neige à Détroit.  Le "je me souviens" était aussi très électrique... et je reste sur ma version "grenobloise" qui était nettement plus gracieuse. JL a en tout cas joué les prolongations ave un concert d'1h45!

Aussi le billet de Baptiste Vignol : http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2019/12/the-voice.html

Pas de tatouage à la con sur ses bras de bêcheur, pas d'énormes bagouzes aux doigts pour jouer les rockeurs, Murat n’a rien d’un roc, c’est un pays, irrigué d’influences protéiformes. C'est un maitre d’élégance et de sensualité. C'est un musicien exceptionnel doté d’une voix sans nulle autre pareille.

A vos commentaires! DItes nous en plus!

 

PS: Et puisque Murat, c'est toujours et encore le débat, j'ai reçu ce commentaire de Christophe sur le concert de St-Quentin:

Saint-Quentin mercredi. Quel ennui !!! Une première partie d'une heure incroyablement fastidieuse. Et un concert de 45 mtes non moins incroyablement long. Des chansons gâchées- à vous dissuader de replatiner les disques- et un Murat manifestement fatigué, excité à force de fatigue... C'était mon 13e concert de Murat. Le pire ! Basta Murat. Terminus. Économies...

Etonnant, non? D'autant que Christophe, un autre, me dit : Pour le concert de St Quentin il a duré 1h15 et je l’ai trouvé mieux que celui d’hier soir comme quoi 🤷🏼‍♂️!!

Alors, si on n'arrive pas à s'entendre même sur la durée du concert, où on va!!


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 2 Décembre 2019

Bonsoir Muratiennes, Muratiens,

Pendant que Murat fait des siennes

sur Scène, à Paris, au bord de la seine,

Quelques articles en stock, je dégaine:

 

1) Sur CONCARNEAU, SAMEDI :

 
Jean-Louis Murat, groove mélancolique
 

Poétique mais aussi groovy, Jean-Louis Murat a conquis le public venu le voir samedi au Cac.

Dans une salle presque comble, samedi, Jean-Louis Murat a déclamé ses plus belles poésies. Il a chanté quand Émilie vient le voir dans son « Tarn et Garonne » et les rollin’de « Gazoline », en version plus épurée.

Les yeux fermés quand il chante, un groove qui descend jusque dans ses jambes, un « merci » entre quelques chansons, Jean-Louis Murat reste, sur scène, fidèle à son insaisissable personnalité.
 
Quelques jours avant, il y avait eu aussi cet article:
 

 

2)   Un petit article d'Olivier NUC dans le figaro!

https://www.lefigaro.fr/musique/jean-louis-murat-le-changement-dans-la-continuite-20191201

Jean-Louis Murat, le changement dans la continuité

Le chanteur présente ses chansons les plus récentes en concert, avec les musiciens qui l’accompagnent depuis près de vingt ans.

Par Olivier Nuc

 

Pour entamer ce nouveau périple, Jean-Louis Murat a décidé d’investir dans une nouvelle guitare. Une Fender électro-acoustique à douze cordes, dont il fait bon usage pendant l’intégralité des concerts de cette tournée. Pour ne pas en rester là, l’homme a aussi renouvelé son ampli et ses effets. Cela lui permet d’appliquer différents traitements sonores aux accords qu’il égrène au fil des chansons. Cela l’incite aussi à ne pas rester contraint par ses habitudes. Cela ressemble bien à l’homme, qui a toujours eu besoin d’être stimulé pour être bon. Cette stimulation peut venir de ses instruments, de ses accompagnateurs ou d’autres chanteurs qu’il considère volontiers comme des «concurrents».

 

Il y a bien longtemps que Jean-Louis Murat est dans une catégorie à part au sein de la scène française. En plus de trente années de carrière, l’Auvergnat a eu l’occasion de se démarquer à plusieurs reprises des us et coutumes de la scène hexagonale. Cette singularité lui confère un style et une patte inimitables sur chacune de ses productions. Très prolifique, Jean-Louis Murat a déjà écrit toutes les chansons de son prochain album, qui ne sortira pourtant qu’au printemps prochain. Par bonheur, il en dévoile déjà quelques-unes sur scène.

 

Stakhanovisme

Accompagné par la meilleure section rythmique avec laquelle il s’est jamais produit, d’une précision suisse - Stéphane Reynaud à la batterie et Fred Jimenez à la basse -, Murat donne actuellement des concerts passionnants. Bien sûr, on y entend très peu d’anciennes chansons. On ne compte pas sur Murat pour jouer un best-of d’une carrière amorcée à la fin des années 1970. Pourtant, la maison de disques PIAS effectue depuis une poignée d’années un remarquable travail de réédition de sa discographie. Cette année, Cheyenne Autumn, initialement paru en 1989, et Mustango (1999) sont ainsi ressortis, dans des versions assorties d’inédits ou de titres uniquement sortis en EP.

On a longtemps reproché à l’homme son stakhanovisme. Pourtant, aligner les projets au rythme où Woody Allen réalise ses films lui a permis de se renouveler avec une belle constance. Construire, détruire, reconstruire, déplacer: Murat n’en fait qu’à sa tête, quitte à semer des amateurs ou à démentir ce qu’il avait affirmé la veille. L’artiste est souverain. Longtemps rétif à la scène, il y évolue désormais comme un poisson dans l’eau.

 

Olivier était peut-être à St-Quentin pour le concert de la semaine dernière... Concert qui était debout! Le seul de la tournée et le public était donc bien chanceux de pouvoir se mouvoir move your body en rythme avec JL. D'après quelques échos sur les réseaux sociaux, c'était drôlement bien.

Ps: Les inrocks ont aussi recommandé le concert si j'en crois ce début d'article

 

3) On continue dans le désordre avec la Belgique dans le viseur:

Moustique nous explique pourquoi il faut retourner voir Murat:

https://www.moustique.be/25023/pourquoi-il-faut-aller-revoir-murat-en-concert

28/11/2019

 

 

L’infatigable troubadour de la chanson française propose trois nouvelles dates belges en cette fin 2019. Un retour justifié par la qualité de ses dernières productions discographiques.

Baptisé “Il Francese”, le dernier disque studio de Jean-Louis Murat (il a aussi publié en avril 2019 "Innamorato", le live de sa tournée actuelle qui compte quatre titres inédits) fantasme la vie sous le soleil napolitain. “En 1968, j’étais sur le bord de la route pour suivre le Tour de France. Quand le peloton est passé en Auvergne, j’ai refilé ma gourde à Felice Gimondi”, nous confiait-il à la parution de "Il Francese".  le chanteur avec des étoiles dans les yeux. ”Gimondi est arrivé en jaune à Paris. Depuis sa victoire, je me sens un peu Italien. Si un match de foot oppose les Bleus à la Squadra Azzurra, par exemple, j’enfile mon maillot de l’Italie."

Avec "Il Francese", Jean-Louis Murat tourne le dos aux albums concepts et autres expériences littéraires pour embrasser son premier amour: la chanson. Même s’il rêve d’antipasti, l’artiste ouvre les festivités sur un mot allemand (Achtung), repoussant fort joliment les frontières de son univers. “J’ai toujours pensé qu’une musique européenne aurait pu se développer et fédérer les publics. Mais ce n’est jamais arrivé. Résultat? On bouffe un max de tubes américains.” Le régime semble pourtant au goût du Français. “Je ne suis pas fan des États-Unis et de leur impérialisme culturel. Mais la musique américaine circule dans mes veines. C’est mon ADN et mes chansons en découlent. Alors, je me débrouille pour être en phase avec ma personnalité: je marie Jeanne d’Arc avec John Lee Hooker, j’associe Rimbaud et Curtis Mayfield. Pour l’instant, je raffole de Kendrick Lamar. C’est mon nouveau Bob Dylan. Et puis, je suis à fond dans Frank Ocean.”

 

Le rêve américain

Cette nouvelle passion transpire notamment à travers la production langoureuse de La treizième porte. Dispersées autour de quelques notes pianotées du bout des doigts, les particules électroniques s’infiltrent sous les mots délicats de Jean-Louis Murat. Avec Sweet Lorraine, il prend ensuite la route de Memphis et s’arrête aux portes des mythiques studios Stax pour un hommage à Otis Redding. Ailleurs (Gazoline), l’usage du vocodeur rappelle la récente métamorphose discographique de Lambchop. Entre traditions folkloriques séculaires et techniques de production dernier cri, le groupe américain lustrait blues, folk et country à la lueur du R&B. Jean-Louis Murat applique aujourd’hui ce traitement à sa chanson française. Avec maestria, naturellement. Autant de chansons à (re)découvrir lors de ses trois prestations live programmées en cette fin d’année.

Le 28/11, Théâtre de Binche, Binche.

Le 6/12, W :Hall, Woluwé Saint-Pierre.

Le 13/12, Théâtre de Namur, Namur.

LE LIEN EN PLUS

Tu es fan de Murat? Tu aimes donc les causes perdues et désespérées?

Alors, tu peux toujours voter pour l'élire comme l'un des concerts les plus marquants du Printemps de Bourges.   Le Berry a lancé une consultation:

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/quels-ont-ete-les-concerts-les-plus-marquants-des-dix-dernieres-annees-lors-du-printemps-de-bourges-selon-vous_13693971/

 

LE LIEN EN PLUS DU PASSE

Charlélie a causé vite fait de Murat :

Moi je travaille dans l’idée d’une œuvre sur l’histoire de ma vie, alors ce n’est pas forcément facile à faire admettre.

Murat est un peu dans cette perspective…
C’est ça, oui… mais Jean-Louis Murat, lui, est un peu plus médiatisé que moi parce qu’il est dans la provoc’. Il dit des trucs inacceptables, inadmissibles et plus c’est inadmissible et plus ça l’amuse de les balancer. Il n’empêche qu’il fait de très belles choses. J’ai beaucoup aimé Il Francese, son dernier disque, alors que j’ai détesté avec autant d’ardeur le précédent.

https://hexagone.me/2019/11/charlelie-couture-le-gypoete-barbu/

 

Voilà, voili, il semble a posteriori, que j'avais un peu de retard dans le traitement de l'actualité...

A très vite,

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

Publié le 25 Novembre 2019

Pour ne retenir que l’arrière goût (dû à la durée?) : l’autre soir à Villefontaine, dans ce Nord-Isère encore en alerte sécheresse, Murat avait pioché, pioché, sans vile visée (mais peut-être une Bill Withers visée*), mais n’avait pas trouvé la source ou du moins rarement : morte fontaine saturée, et des grands torrents qui font flaques et eau plate. Le chanteur des Puys était muni pourtant de 12 cordes pour aller au puit… Superfétat-b-oire pour élever son sceau au niveau qui doit être le sien? On était reparti la soif non épanchée, et pour certains en toussant d’une fausse route.

                                                                  *on était plus dans le Rythm and blues que la « soul »

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise ? Tant pis, je remettais ça, peu inquiet de boire la tasse et de vivre avenue de Lénine une petite Bérézina. (c’était pas si catastrophique que ça l'autre soir non plus faut dire, et même plus à mon goût que la tournée précédente peut-être).

A Fontaine, au lieu dit la Source, en choisissant la ligne claire, tout est devenu plus limpide, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Sans qu’il emplisse notre tasse d’amplifications, nous avons sans à coup à l’acoustique, bu du petit lait lé de lé lé. Dans l'eau oxygénée, nous avons pu frayé.   Et pour autant, le goût, la saveur et la vivacité était dans ce saint-graal. Pas de renoncement à l’énergie ! Et pour la réussite de la soirée, tous les ingrédients étaient là, notamment un public sans doute déjà conquis.. et pour autant chaleureux ! Un ou deux animateurs qui crient de manière supportable, des claps pendant quelques chansons (pas facile de le faire sur du Murat, c’est le problème)… et même le chanteur qui finit par nous proposer de soutenir nos choristes sur les « ouh ouh ouh » de Hold up (cf mon dernier compte-rendu).  

Finalement, non, ce n’était pas aqueux ce qu’on nous a délivré, de la force d’une bonne goutte, avec la part des anges qui était encore dans l’air.

A part ça, il n’a bien sur pas chanté Dordogne, l’eau de la rivière, Le pont Mirabeau, Morte fontaine… mais ça, on s’en doutait.

Allez, fini les jeux d’m’eau, c’est le moment de reprendre mon compte-rendu classique au fil de l’eau.

 

Du coup, je vous passe les détails « en amont », la traversée de l’isère et les travaux grenoblois ! J’étais en retard et la première partie avait débuté quand j’arrivais… et je n’ai pas voulu en « profiter », d’autant plus que ça envoyait semble-t-il :  autant avoir les oreilles nettes pour JL.

Une fois n’est pas coutume, c’est Isa qui gardait ma place. Excentrée, par rapport au chanteur (à une quinzaine de mètres) et aussi par rapport aux baffes,  j’ai eu un peu peur aux premières notes d’être laissé sur le côté… mais ça n’a pas duré longtemps. A Villefontaine, j’avais indiqué que j’ai trouvé désagréable d’avoir le visage de Murat souvent dans l’ombre, ce jeudi, pas de soucis : le profil était en pleine lumière. Les 3 colonnes supportant des projecteurs en fond de scène ont disparu au profit de petites barres (déjà vues sur une tournée précédente)… Ceci explique peut-être cela mais je pense que c’est surtout plus facile à transporter pour une équipe réduite se contentant d’une camionnette.

 

« Merci »… et c’est parti… Bonne intro d’un peu plus d’une minute trente, et j’entends une guitare pour une fois presque « acoustique », avec la voix qui prend sa place. Kids, « i’ve got a message for you »… Sur la fin, on a tout de même une belle partie de guitare, nerveuse et funky. 4 minutes 30 pour une entrée réussie.

« merccii »

 

Batterie, tam tam un rien amérindien, rythme ! Ah, tiens, c’est vrai qu’il est question de Géronimo dans GAZOLINE… le Rollin, rollin… et toujours ce rythme (bien plus tendu que la version « innamorato »… et qui accélère… « ooouuuh » ! Une belle énergie, mais toujours avec un son de guitare sobre (autant que puisse l’être la 12 cordes), qui laisse la section rythmique faire son job, tempo, tonalité, tructure, pas besoin de plus, et l’interprète qui va avec… On retrouve des intonations du jeune Bergheaud/Murat (78/82), mais sans excès, il maîtrise. 5 minutes.

 

« merci... merci ».

 

Voilà « les voyageurs perdus ». Il a pris l’harmonica… ouh… ça s’est bon. Chant au bout d’une minute quinze sur un rythme doux, avec la voix toujours bien en avant. Je réclamais de « la chanson » oui, laissons la chance à la chanson, et là, elle est bien là… Petit break toujours avec l’harmonica… « couplet » et ça repart pour finir sur un dernier petit pont pour laisser filer l’eau claire… Simple et efficace, comme une chanson de « Tristan » ou  de « Vénus »… D’ailleurs, un moment donné, j’ai l’impression de le voir, tenant son micro, comme au coeur de « Mlle Personne ».

 

On repart sur un tempo de batterie plus soutenu, mais doux, la guitare l’affiche ainsi aussi. « lot et garonne ». Pas de longues intros rock ce soir! J’aime pourtant assez ça mais on s’en passe très bien. « hi han, oui han» (je garderai cet air dans la tête durant deux jours). Le public tente quelques claps sur l’envolée finale… après qu’un spectateur ait exprimé sa joie. C’est court : 4 minutes… mais on est à l’essentiel, et on a des beaux ornements tout de même.

 

« merci beaucoup ».

 

Et voilà « over and over ». Tout cela est chanté de manière assez semblable à Villefontaine, mais la guitare est bien différente, et le son de Villefontaine ne correspondait pas forcement au mieux à cette ballade sucrée. La pureté n’est pas forcement ce qu’il y a de mieux dans beaucoup de domaine, mais ce soir, je l’apprécie. Sans traficotage. Ça se traduit aussi en terme de durée : c’est court, mais précis.

 

 

Chac chac chac… Je lance les clacs sur l’intro de « Autant en faire quelque chose » débutée par la section rythmique de rêve, une trentaine de secondes avant que la guitare toujours « acoustique » de Jean-Louis livre une belle partie. Au bout d’une grosse minute, le chant débute. « autant en faire quelque chose, autant en faire quelque chose, plutôt que rien plutôt que rien plutôt que rien» sur le deuxième refrain… « ouuhhh », super bon ! La voix est bien avant. Le public y va aussi de ses claps et de quelques « ouhh »… Fantastique. Même pas 5 minutes non plus cette chanson, mais voilà, on n’en demande pas plus, c’est parfait.

« Merci beaucoup »

 

Là, ça débute juste à la guitare « sèche »… puis quand le rythme arrive, Murat y ajoute quelques notes de sifflet… C’est « achtung ». Beaucoup de place à la ligne de basse. Une bonne partie de la chanson est plutôt calme, et Murat se livre à diverses variations de chant soutenu par quelques chœurs, puis il y a encore une grande envolée, avec un vrai plaisir à entendre ce son de guitare-là, même quand Jean-Louis accélère au maximum le mouvement des mains comme dans ce final. Une réussite qui a été poussée sur 6 minutes cette fois.

 

 

« merci ».

Petite pause… un « ça va ? » monte du public… mais Jean-Louis est tourné vers ses musiciens.

Stéphane commence puis s’interrompt. « il faut qu’ils se mettent d’accord » « Quand vous voulez les gars... »

Quelques secondes encore… Murat rajoute quelques mots que je n’entends pas, et quand les deux musiciens se lancent enfin, il y va d’un « ahhh ! »…

 

Murat a profité de la pause pour appuyer sur les pédales de sa guitare. Et c’est bien venu, ça apporte un petit changement. On retrouve donc une guitare plus électrique dans une longue intro jazzy (2 minutes), « ciné vox ». C’est assez proche de la version de la semaine dernière, et on n’a pas s’en plaindre.

 

 

« Merci beaucoup. Bon, à vous les gars! Et si vous voulez les aider, vous pouvez, allez-y... »… Ca sera donc « Hold up »… et les « ouh ouh ouh » des deux acolytes. Les claps débutent… je n’entends pas si d’autres à part moi, reprennent les chœurs… mais ça s’agite bien.

 

« Merci, merci beaucoup»

 

Et on enchaîne rapidement sur « Tel est pris »… La version est moins endiablée qu’à Valence, mais tout de même jouée un peu plus rapide que la version studio. La guitare est restée sur le mode « ronflante »… Les breaks musicaux sont une réussite, dont un avec harmonica, et le final où Murat le remplace par sa voix et un léger scat voyellisé.

 

"Ca commence à faire beaucoup, il serait temps de vous présenter mes camarades, Stéphane à la batterie… Fred à la basse"

Après quelques notes de guitare, la remarque "classique" :

« Y en a un de Genève, l’autre de Thonon alors… On est entouré d’helvètes… Ah, bein, tiens une chanson d’helvètes ».

 

Ça sera donc « il neige ». Pour l’intro, la guitare est toujours bien amplifiée, mais pas avec la saturation de Valence et Villefontaine, puis elle se fait plus claire. Là, pour le coup, sur cette chanson atmosphérique, la guitare saturait participait à l’ambiancer de manière inquiétante. Ici, la voix est en avant, et l’interprète est à l’honneur… Et il s’en sort bien. Le public applaudit chaleureusement.

 

Et on est parti sur le voodoo… La guitare est revenue à un son acoustique. Pas de camouflage sur le texte qui en est plein. Comme à Villefontaine, le morceau ralentit, ralentit… puis repart sur des accélérations. Là, le morceau s’installe bien sur 7 minutes, et le final est très réussi.

 

C’est les salut… « Stéphane !!! » que JL refait applaudir.

 

Le public crie… même s’il ne s’est pas mis debout…. J’essaye de lancer le mouvement… On n’attend pas trop longtemps… et les voilà de retour.

 

Et vlan… ouh, sur les chapeaux de roue, avec une guitare qui a pris la vitamine funky et de la saturation, « french lynx », avec des claps du public (très désorganisés…). Petite intro nerveuse, avec un joli solo. « est-ce que tu connais le lynx, est-ce que tu connais ? »… Je ne sais pas si d’autres personnes reprennent le refrain… mais moi oui, Murat semble nous y inciter. Le public est conquis. Rien à voir avec le public d’abonnés de la semaine dernière.

 

Et voilà un son lourd de guitare qui reprend la mélodie de « Je me souviens ». Il est rejoint par les camarades… sur une longue intro, et pour le coup, j’ai l’impression d’entendre « like a hurricane »… ou presque. Je me plaignais la semaine dernière que Murat semblait viser cela sans atteindre l’objectif… là, c’est totalement rempli. Après une première partie d’intro très guitare, une petite rupture où j’en profite pour lancer des applaudissements, et Murat a pris son harmonica… et repart sur une 2e partie d’intro… 3 minutes et le chant se lance, toujours sur le même rythme… et l’harmonica reste présent tout du long. J’en ai vraiment des frissons, et une vraie émotion… avant d’être un peu sorti de la chanson par deux « cons »… qui discutent debout de l’autre côté de la travée. Isa et moi les regardons méchamment. Après 8 minutes,

« merci bonsoir, merci bonsoir, Stéphane à la batterie, Fred,  merci d’être venu (en chantant)... »

Et JL repart sur la chanson sous les applaudissements pour une petit temps additionnel d'une minute.

«  on vous embrasse, bonsoir, bonne nuit, mercciiiiiiii » sur les notes finales.

 

1h26… Le public applaudit fort… mais la lumière revient. Je découvrirai cette durée après, car, perso, je n’ai pas conscience du temps qui s’est déroulé...et j’ai eu ma dose, même si bien-sûr, j’aurais bien pris une version du jaguar ou un inédit dans les oreilles.

 

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J'essaye toujours d'être mesuré dans mes propos, et surtout de ne pas porter un jugement définitif: je donne juste des impressions, des souvenirs, parfois cristallisés, et je ne suis pas sûr toujours d'être d'accord avec moi, d'autant que je n'ai aucune qualification musicale. Je ne sais pas toujours pourquoi j'apprécie plus ou parfois moins un concert, et je pense que c'est aussi lié à des contextes personnels, cerveau disponible, fatigue  (et pour ce soir, c'était pas gagné du tout de ce côté là), aussi à l'ambiance de la salle (quelles bonnes ondes à Fontaine!).  J'écoute aussi à droite ou à gauche ce qui s'exprime pour le rapporter. Et à Grenoble, les avis étaient pour une fois assez unanimes. Encore quelques personnes pour se plaindre du son et de la voix pas assez en avant de Jean-Louis, mais  je ne trouve pas cela justifié du tout ce soir.  La prestation était rock, la guitare 12 cordes prend une place importante, mais on percevait très bien la voix et les mots... C'est toujours le fidèle Fifi qui  est présent à la console et applique les consignes du chef.  Ce que l'on entend, c'est ce que veut Murat, son choix.  A Villefontaine, il l'avait joué Rythm and blues, allant dans des registres délicats pour lui. A Fontaine, il a joué "à domicile", dans la zone qu'il maîtrise... autant que faire ce peut. Car il faut quand même souligner qu'il s'est mis aussi un peu danger sur cette tournée avec cette guitare 12 cordes, pas si tout terrain que sa telecaster...  Et ce soir, j'ai eu l'impression qu'il en a vraiment utilisé toutes les possibilités, sans pour autant que ça passe devant l'interprète.  En tout cas, un de mes meilleurs concerts de Murat depuis un petit moment...

 

LE LIEN EN PLUS

Stéphane DUCHENE et son petit article rituel quand Murat est grenoblois (avant le concert):

http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-66092-Jean-Louis+Murat+++Stakhanov+a+la+Bourboule.html

 


 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese