Publié le 11 Septembre 2014

Retour de la Maroquinerie sur SFR LIVE

Déjà pas mal d'infos sur l'article précédent sur la soirée d'hier avec des retours quasi-unanimes, même de personnes qui avaient des réserves lors des derniers concerts parisiens. Sur twitter, TimChaine dit "ça donne envie de réécouter tout Jean-Louis Murat", arnaud B. "Magnifique concert de Jean Louis Murat ce soir !!! Ambiance sombre mais magnifique !!!", Sarah L: "c'était intense! Du grand Murat! merci pour tout".

Même concrètement, on peut donner des éléments sur le caractère unique de la soirée : 2 heures de concert (c'est plutôt rare), le single joué... et ça sera peut-être la seule fois, "la vallée des merveilles" sur la set-liste (première fois que ce titre apparait... et la seule?), la présence de Morgane Imbeaud (bon, elle était déjà à Koloko en juin)... Et c'était forcement unique, car c'est un concert de Murat, qui ne ressemblait pas au précédent (beaucoup plus rock, avec des versions plus longues)... Que nous réserve le suivant?

Voici un premier retour média: sur SFRLIVE

Le taiseux et pourtant très prolifique Jean-Louis Murat sortira Babel, un double album enregistré avec un groupe Clermontois, The Delano Orchestra, le 13 octobre prochain.

Après leur prestation aux Francofolies de La Rochelle en juillet dernier, Une poignée de petits veinards a pu assister au concert de Jean-Louis Murat et du Delano Orchestra ce mercredi 10 septembre, dans l’écrin cosy mais petit de la Maroquinerie (Paris 20ème). Le chanteur auvergnat à la productivité impressionnante (le très beau Toboggan est sorti il y a à peine plus d’un an) venait défendre les titres de Babel, son prochain album (double, s’il vous plait) à paraître chez PIAS le 13 octobre prochain.

Et Babel a ceci de particulier qu’il a été enregistré avec un groupe de « post rock indie folk » (appelez ça comme vous voulez) originaire de Clermont-Ferrand et nommé The Delano Orchestra, qui utilise aussi bien les guitares que la trompette ou le violoncelle. Le résultat est tout simplement saisissant, sur disque comme en live. Les envolées poétiques de Murat (notamment le single « J’ai fréquenté la beauté » entrent en douce collision avec le phrasé musical western rock du Delano Orchestra. Dans la salle de concert, on se prend à penser à Calexico, mais aussi à Mercury Rev, rien que ça. Cette alchimie débouche finalement sur une musique sombre et brillante, dense et puissante.En plus de se procurer Babel en disque à la mi octobre, il faudra impérativement aller suivre Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra sur scène, où ces nouveaux titres prennent toute leur ampleur. Ils joueront à Marciac le 22 novembre, à Pontchateau le 27 février 2015 ou encore à La Petite Forêt le 21 mars. D’autres dates seront annoncées prochainement..."
Arnaud de Vaubicourt

-Un compte-rendu avec beaucoup de photos sur un blog ici

Egalement live report sur TOUTELACULTURE par Bérénice Clerc

L’été prend ses quartiers à Paris, la Maroquinerie est pleine, un sous sol où la musique respire, les spectateurs debout, attendent un verre à la main le rare Jean-Louis Murat. Comme un loup en forêt il faut guetter sa venue, ne pas le rater et puiser dans son regard bleu vif, aux profondeurs abyssales, la beauté à fréquenter en musique et en verbe puissant.

Des cris sortent déjà de la foule, les fumigènes habillent l’espace de mystère. The Delano Orchestra s’installe, chanteur au centre, Jean-Louis Murat entre à jardin. Comme un enfant en chemise sifflant sur ses terres promises, il fait naître la musique et libère les mots en ombre et lumière de l’aube à la nuit il n’y a qu’un pas, un exil éphémère à partager avec les spectateurs comme un festin.

Jean-Louis Murat pourrait rentrer d’une traversée en mer, descendre d’un tracteur, arriver d’Auvergne à pied, il est là debout, s’amuse, prend plaisir et donne toute son énergie comme si c’était la dernière fois, une urgence rare à vivre la mélancolie, verser des larmes de joie et crier son chagrin à bout de souffle.

Hors du temps, ses mélodies résonnent sur des accords de superbes guitares, un rock hard à la batterie caressé par le violoncelle, les murmures féminins, le piano, les trilles de la trompette. Un tout se forme, se sépare, se croise, se superpose, s’encastre, s’éloigne, se retrouve avec simplicité et sobriété.

Pas de faux blabla de chanteur à succès, les chansons filent comme des frelons en quête de miel, les rythmiques s’emportent, universel électron libre, Jean-Louis Murat emporte la foule sautillante.

Une odeur de praline flotte dans l’air, embruns de cigarette électronique, les cheveux collent aux fronts des spectateurs et des musiciens, la nuit voit le jour et donne naissance à Babel.

Gravé dans les cerveaux des spectateurs chanceux, il sortira en double disque et triple vinyle le 13 octobre. Depuis quelques jours il est possible d’entendre le romantique et mélancolique « J’ai fréquenté la beauté » gratuitement en ligne.

Jean-louis Murat parle de « Babel » « Il y a un disque de chansons pour danser et rigoler et un disque de chansons tristes. Je suis une chanson triste à moi tout seul » !

La musique reprend, parfois The Delano Orchestra chante accompagné par Jean-Louis Murat, tout est cohérent, rien ne suinte, pas de débordement, la sécheresse essentielle du son et des mots choisis sans hasard, l’amour et la tendresse brûlés par la vie, le visage rongé par l’existence, sculpté par les rires et les larmes.

Le monde est fou et pourtant il reste Jean-Louis Murat, le troupeau s’agrandît et pourtant certains loups sortent pour lécher l’humain, soigner ses plaies et semer leur poésie même si elle semble parfois vaine.

Sur scène les chansons font danser les filles et les garçons, chaque mot donne envie d’être écouté, disséqué et vécu comme un conte de paysan à la voix unique. « Chant soviet », « Frelons d’Asie », « J’ai fréquenté la beauté », « Long John » « Chacun vendrait des grives » et « Chagrin Violette » tournent déjà dans nos têtes chanceuses.

Un beau concert, volcanique, équilibré, un beau moment scénique et musical un emportement sobre, une performance comme devrait être tous les concerts.

Jean-Louis Murat est un pays, il ne connaît pas la sécheresse créative, son franc parler et sa musique roulent et voyagent pour le plaisir de ses fans et de ceux qui le découvriront bientôt.

ET on le sait depuis quelques jours... MURAT sera à BRUXELLES fin janvier pour le BOTA... http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat/bruxelles

Et j'ai oublié de vous dire que le single était dans le disque offert par les Inrocks la semaine dernière. Il fait partie des "claques à venir".

Et il devait donc y avoir une grosse journée promo sur Paris... La preuve : photo de tournage pour France 5 sur twitter:

Retour de la Maroquinerie sur SFR LIVE

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Septembre 2014

Ah, chouette! Ce n'est pas moi qui vais m'y coller à ce compte-rendu! C'est vous! On attend vos retours en zone commentaires! Merci d'avance!

En attendant, j'ai quand même fait mon job..

Télérama y va les yeux fermées, et voici l'article de LIBE du jour:

Concert PIAS NITES, Paris, 10 septembre 2014

C'était donc complet... en présence de Nolwenn Leroy... une auvergnate de plus... et elle a semble-t-il beaucoup aimé.

Rappel: il y a encore l'Olympia pour voir Murat et The Delano orchestra (mais ils partagent l'affiche):

en vente là

 

Et une petite info: j'ai fréquenté la beauté" est en playlist sur FIP et RFI

 

EDIT:  Les premiers échos sur FB sont excellents "magique" selon Erik, Peter : "grande forme, le groupe est top". La set-liste qui contenait beaucoup de titres a-t-elle été jouée dans son intégralité (notamment un titre qui n'avait pas été joué précédemment: La vallée des merveilles)?

 

Et UN PETIT LIEN EN PLUS :

Notre correspondant local à Clermont vous propose un petit reportage de la Montagne qui évoque Jean-Louis Murat et les The Delano Orchestra" autour du thème "Clermont -Ville rock". On y retrouve  quelques connaissances!

 

Concert PIAS NITES, Paris, 10 septembre 2014

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Septembre 2014

Où qui sont mes mots? où quelles sont mes oreilles?

Ah, les voilà... et c'est parti pour... le 13e compte-rendu de concert (+ Koloko + le concert inter) de Murat depuis la création de ce blog...

Et vous croyez vraiment que j'ai encore des choses à dire sans déconner? Et en plus, c'est la 4e fois que je vois Murat and The Delano orchestra (tralalalalère!), ne vous ai-je pas déjà tout dit?

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Et en plus, vu que le concert a été filmé par pleins de monde... et qu'on voyait des enregistreurs digitaux dans tous les coins... vraiment, est-ce que c'est la peine? ...

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.....

Sans parler de Matthieu qui a passé deux jours à me dire: "hep, compte-rendu, faudra dire ça", "oh! le titre: Vous avez été formidables, note!"..."et n'oublie pas de dire qu'on a vu le sosie officieux de Murat dans le public, doublure sourire, tout ça"... (j'en profite pour dénoncer ses propos calomnieux)... Ça m'a coupé toute inspiration! ...

- Pierrot, quand t'arrêteras de faire ta diva... ça nous arrangera!

(Moi aussi, "je parle de Pierrot à la 3e personne, Pierrot est un drôle de mec que je connais assez peu". Au fait, j'ai choisi ce surnom car j'avais fait un exposé sur Pedrolino en 4e ).

...

.....

- .... oui, mais euh... Et si je pouvais peut-être un jour vivre un concert sans cette épée du compte-rendu au dessus de ma tête? hein? ...

- T'as fait le soldat rose cette année! Et Marchet, et Doré, ils sont où les comptes-rendus?

Bon, ok, ok, je m'y attelle mais pour toi... (remplissage, ça, c'est fait... Maintenant, du contenu!).

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Allez...

21 heures précises.. Samedi soir...Lumière sur la scène dressée à quelques mètres de la route qui a vu passer le peloton du tour cet été, juste avant qu'il tourne à droite (pas la première à droite!, mais la deuxième, après le Golf, direction le Marais de Luitel, direction Chamrousse, 23 kilomètres plus haut, terre des exploits de Killy, avant qu'on ne l’affuble d'un polochon (o-k?)... Il faisait encore chaud (étonnant non?) mais l'affluence.... pas considérable hélas d'après ma logeuse Mme N'Guyen, qui tient un hôtel typique de l'ouest du Mékong à Uriage. Pas de nem au bleu du Vercors à la carte.

Et c'est parti pour "qu'est-ce qu'au fond du cœur?"... Note pour plus tard: faudra lister les chansons de Murat qui sont une question... En tout cas, ça fait des belles chansons de démarrage, comme "Qu'est-ce que ça veut dire?"...

Petite intro tranquille, avec la tension des petites variations de trompette... et le chant part après 1 minute 30. "qu'est-ce qu'au fond du cœur qu'est-ce qui te retient d'y aller? qu'est-ce qu'au fond du cour, là-bas, qu'est-ce qui retient d'y plonger... qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que c'est?... ". Le texte est très simple,et plutôt court. Un couplet "qu'est-ce qu'au fond du feu là-bas"... puis "les cieux"... avec une phrase qui change....puis, "le coeur" C'est donc surtout une histoire de variations dans la voix, puis de break plus doux, avec la trompette... mais même si le refrain est très entrainant, j'ai trouvé la version un peu longue. Plus de 7 minutes pour ce premier titre, comme à Villeurbanne, donc, alors qu'à Koloko, la version était plus percutante (comme je l'avais dis pour "qu'est ce que ça veut dire", c'est un excellent premier titre, mais quand la chanson arrive plus tard dans le set, quand Jean-Louis est chaud...c'est autre chose!).

Murat a sa guitare à résonateur comme lors de la tournée précédente... et son éternelle chemise longue. On lui a proposé après le concert alors qu'il se disait amateur de mode parisienne, qu'il fasse comme sa copine Mylène et qu'il ait plusieurs tenues de scène par concert... mais curieusement, il n'a pas accroché à cette idée.

C'est une chanson plus calme qui arrive ensuite: "les ronces" après une intro tout en douceur et très très "typique"... excepté qu'on a là le violoncelle qui nous tirerait des larmes.... "Nous n'irons plus au bois, ma mie, les lauriers sont coupés"... "nous n'irons plus aux marches d'or du péché" "nous n'irons pas nous cueillir dans les narcisses du matin"...Les ronces, étant les "ronces du souvenir" où le couple est jeté.... Pour chanter le temps qui passe, Murat prend sa voix haute et vibrante.... de sa jeunesse. Et après avoir mis du Freud dans Toboggan (CQFD cela dit), le voici qu'il dit "auf wiedersehen amour". Là, encore, le morceau est peut-être un peu trop rallongé (break down tempo et final instrumentale qui ne m'accrochent pas car c'est loin d'être à la hauteur de ce qui nous a été compté, le titre fait 7 minutes encore). La deuxième guitare par Alexandre des DELANO est assez intéressante tout le long du morceau alors que celle de Murat fait dans le classique. C'est une très belle chanson, mais je me suis dis samedi soir que c'était quand même assez courageux de placer cette chanson en 2e position sur le set.

Et c'est ensuite "Col de Diane"... Là, encore, une chanson plutôt douce et lancinante. Pour Koloko, j'avais dis "presque un slow"...Pas rentré plus que cela dedans.

Et Murat laisse le micro pour un premier titre des DELANO, "sea water". Percutant. On me rapporte que l'attitude de Murat durant les chansons de Delano a choqué au moins une personne, il parle à Fifi, va un peu à gauche en coulisses... ou, -c'était plutôt sympa j'ai trouvé-, fait un petit coucou à un enfant devant la scène... Même si le moment de présentation des musiciens est sympa et bien mené ensuite, qu'il s'est un peu rapproché par moment, c'est vrai qu'on n'a pas une complicité manifeste, comme on la voyait de temps en temps avec Stéphane, ou du temps de Fred Jimenez... mais même avec ces derniers, Murat restait le plus souvent de son côté, dans sa concentration, et ses yeux fermées. Mais la complicité musicale s'entend plus qu'elle ne se voit, et c'est le principal. Exemple, Christophe Pie qui racontait à la fin du concert comme un titre n'avait pas été joué comme d'habitude, et qu'il avait fallu s'adapter et suivre Murat... Et oui, c'est Murat "sinon on s'ennuyerait a-t-il dit. Quant à Julien Quinet le trompettiste, ou Guillaume Bongiraud, le violoncelliste, excellents musiciens, une petite impro ne va pas les faire trembler. Je crois que je m'étais interrogé ici (ou peut-être à l'époque du piano de M. Garçon) sur le fait qu'il était difficile pour Murat de tourner avec un groupe, que cela pouvait l'empêcher de s'exprimer dans l'inspiration du moment... Cette tournée démontre que non... Des versions différentes à nos oreilles proposées sont chaque soir... et dans le désordre, ça marche aussi.

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Et voilà Michigan.. titre de Toboggan version 2.

Et là, ça envoit bien, bien assez pour traverser le lac majeur... en plus de 9 minutes. Intro juste passable..."pour nous sortir du pétrin"... et là, j'apprécie particulièrement le piano. Break avec la trompette avant le deuxième couplet... le titre est toujours très calme...mais ça s'élève doucement sur le deuxième refrain, où Murat élève le volume de la voix... jusqu'à un cri puissant "NNNNOOONNN".... un deuxième... et encore un autre... avec toujours ce piano, et la trompette sonnante... Retour au calme sur le couplet... Encore une nouvelle partie (différente) de trompette, avant que Murat ne s'emporte à corps et à cris, pour l'accompagner, Alexandre est courbée sur sa guitare, et ce refrain se termine dans un petit solo de guitare électrique, avant le couplet final... La trompette revient, de nouveau différente. Murat se lâche complétement... on ne comprend plus rien... "tayo tayo" semble-t-il dire pour conclure... Et bien, c'était du lourd... Matthieu est emballé.

On repart ensuite sur quelque chose de plus calme... "les frelons d'asie"... Ballade, avec encore une belle trompette entre les couplets (longs breaks très très jolis, avec quelques interventions chantés de Murat : "qu'allait-tu faire seule dans la forêt?"), et un beau violoncelle sur la fin des couplets. ... Je n'aime pas trop les "i, i, i, i" dont sont ponctués la chanson au moins au départ. 7 minutes envolées, avec les frelons. On n'en est pas mort, même si je croyais qu'avec 7, on pouvait en mourir. A part ça, après son engagement courageux et nécessaire contre les rats-taupiers à chapeau, Murat va -t-il encore s'engager une nouvelle fois contre une espèce invasive? -(des infos sur le frelon)... (c'est une blague; la première, je précise puisque j'avais décidé de ne dire aucune connerie dans ce compte-rendu, d'être ultra-sérieux, comme vous l'aurez remarqué de par votre esprit acéré...).

Introduction étirée une nouvelle fois... et on ne s'est pas trop sur quoi on part... le Violoncelle crisse...ah, la batterie... oui, c'est "extraordinaire voodou"... avec les choeurs d'Alexandre... Il faut attendre 5 minutes pour que commence l'accélération qui dure une minute, riffs de guitare, trompette... mais de nouveau retour au calme pour un couplet. "omaha beach Charanton".... et là, ça repart... et ça ne s'arrête plus... Deux minutes intenses... Murat est à fond les ballons "dans l'extraordinaire, dans l'extraordinaire, dans l'extraordinaire" en hurlant, en griffant sa guitare (il est passé à la télécaster).

Ah, je ne sais plus quand les The Delano Orchestra ont joué leur titre... Paloma et l'acoustique Outro, très très chouette... d'ailleurs, Mme N'Guyen a dit "le groupe, super... le chanteur moins, mais le groupe, comme ça! (pouce levé).". Merci pour eux, Mme N'Guyen (et pour le café offert le matin). Je vous rappelle qu'on trouve beaucoup de choses sur The Delano Orchestra sur le blog: discographie commentée, comptes-rendus de concerts...).

Petite intervention parlée de Murat... "Nous sommes tous des auvergnats, c'est un groupe de clermontois. Ne rigolez pas... on va vous annexer bientôt... et on va vous apprendre à faire le fromage"... Héhé, ça rigole bien, et moi un peu plus, parce que j'avais parié qu'il ferait la vanne (déjà servie sans pain à Annemasse). Il dit encore quelques mots très gentils pour présenter un peu l'album, avant que l'ancien amateur de codéine ne veuille filer un cachet à tout ce qui le dérange (une moto qui passe, puis un larsen).

Et voici donc "mujabe rib"... J'avais été transporté à Koloko... là, la magie opère un peu moins. Version plus calme... Murat est peut-être moins concerné au départ (il laisse échapper un "y'a quelque chose qui brûle en cuisine, non?" alors que le vent nous amène une odeur de merguez venant de la buvette tenue par la Ligue anti-alcoolique (vu l'attente pour décrocher une bière)... C'est encore au bout de 5 minutes que le morceau décolle un peu (Là, encore, on voit le plaisir d'Alexandre qui chante en playback pendant que Murat crie)...Le refrain déchire, mais le retour aux lents et nus couplets me lasse un peu... mais de nouveau, la trompette retentit à nouveau... "Boy boy boy" "arrête de pleurer..."...Là, encore, Murat se livre à fond...4/5 minutes d'anthologie... avant un final un peu plus improvisé d'un petit solo de guitare de Murat. Version de plus de 13 minutes!!

Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)
Concert Uriage en Voix, 6 septembre 2014 (3)

Et c'est "vendre les grives" pour finir....

Petit beat de batterie, guitares carillonnantes, puis vibrantes... arrivée de la cavalcade trompette... Ca se met à applaudir dans le public... Alexandre se tape sur les cuisses, et Murat nous encourage... Le couplet est plus calme, mais les applaudissements reprennent... Au deuxième refrain, ça s'accélère... Guillaume nous livre quelques notes de piano... Murat joue peu de guitare durant les couplets et se saisit du micro... Chouette "aie aie yayaa ah" pour boucler les refrains... Et ça s'emballe tout-à-fait... Petite rupture un peu brutale à 7 minutes: Murat chante juste accompagné de la batterie... un "bonsoir".... et ça repart de plus belle dans les applaudissements... 9 minutes 30, et Murat lance plusieurs merci, en disant au revoir de la main.

C'est donc le moment du rappel... Le public a apprécié et on en redemande... C'est toujours le moment qu'on attend avec une légère inquiétude... revient, revient pas... Ouf, il ne tarde pas... Les petits jeunes se pointent avec un 6e membre... Jack D, fidèle membre du rider qui n'est pas entamé...

Et c'est parti... pour le titre le plus original de la soirée... Du fait du riff apporté par Alexandre, plutôt funk... alors que la trompette est plutôt jazz... et que Guillaume fait des petits "gris gris" électro, et que Murat s'agite avec sa guitare à résonateur... Très très chouette intro... et l'orchestration reste tout-du-long très varié autour de la petite gimmick électrique d'Alexandre... Et c'est la présentation des musiciens entrecoupée d'un couplet... avec un petit break... Encore une surprise: quelques notes d'orgues soul à la Ray Charles un très court instant... alors qu'on ne retient plus Julien Bird Quinet... Ah, la version est presque un peu courte...C'était le "blues du cygne"...

Je crois que je garderais peut-être la prestation de Koloko en premier dans ma mémoire, par la qualité sonore et la proximité avec le groupe... mais voir Murat aussi heureux et aussi en forme qu'à koloko,ça fait plaisir. Il se fend même d'un "vous avez été formidables" avant de quitter la scène...

On a droit à une petite after... sympathique alors que tout s'est vidé en 30 minutes... On discute avec les Delano... et les filles réclament Jean-Louis... qui arrive... On discute aimablement un long moment... Il nous dévoile même quelques secrets... notamment à Matthieu qui se demandait bien pourquoi "si je devais manquer de toi" était chanté désormais avec un couplet qui n'est pas sur le disque (s'il y en a qui devait le remarquer, c'était lui)... Très bon moment...

Et en un instant, me voilà tout seul... dans ma chambre d'asie... pleins de souvenirs utiles... et pleins de choses pour me prouver que j'existe...

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Vous pouvez retrouver d'autres comptes-rendus des concerts estivaux dans les pages précédentes, en attendant ceux de ce soir (Maroquinerie). Les miens:

- Concert France inter

- KOLOKO:

- Villeurbanne

- Flo Real a également laissé son compte-rendu dans les commentaires de l'article précédent. Encore merci.

- Photos du concert

- Un extrait de "qu'est-ce qu'au fond du coeur et une petite interview ci-dessous:

Dans le Dauphiné libéré du lendemain (merci Flo).

Dans le Dauphiné libéré du lendemain (merci Flo).

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Septembre 2014

Cou...coucou vous... je réap...réapprends à parler doucement... mais sans entendre, difficile... Je vous ai mis quand même une interview diffusée tout à l'heure entre 18 et19 h sur FRANCE BLEU ISERE. Le Monsieur qui parle est celui qui a présenté rapidement les artistes durant le festival... et qui a annoncé avant Renan Luce, qu'il avait interviewé le gentil Jean-Louis Murat... Nous avons avec Matthieu brièvement cherché le contact, et eu la confirmation que Murat était de parfaite humeur, et l'avait gentillement reçu.

Je vous ai mis ça sur youyou, avec toutes mes photos du festival... (bon, pour une fois qu'on pouvait faire quelques photos...)

... De quoi? Vous voulez encore que je fasse un compte-rendu? En plus de tout ça? Non, mais c'était gratuit, vous auriez pu venir... - De quoi? Faire du cheval? Piscine? Ok, chacun ses priorités.

J'en perds mes oreilles (Uriage, suite)...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 6 Septembre 2014

Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Septembre 2014

  • 23/09/2014 - Le Monde Festival - L'Olympia, PARIS (75) (France)
  • 14/11/2014 - Centre Culturel Athena, AURAY (56) (France)
  • 22/11/2014 - L'Astrada, MARCIAC (32) (France)
  • 30/01/2015 - Trianon Transatlantique, SOTTEVILLE LES ROUEN (76) (France)
  • 07/02/2015 - Auditorium Jean-Cocteau , NOISIEL (77) (France)
  • 27/02/2015 - Le Carré d'Argent, PONTCHATEAU (44) (France)
  • 06/03/2015 - Théâtre du Crochetan , MONTHEY (Suisse)
  • 07/03/2015 - Salle Jean Dasté, RIVE-DE-GIER (42) (France)
  • 20/03/2015 - Théâtre à l'Italienne, CHERBOURG (50) (France)
  • 21/03/2015 - Parc Lavoisiers - Arènes de Valenciennes, PETITE FÔRET (59) (France)

Les dates en gras sont nouvelles! Infos du site caramba.fr

Merci Jean-louis R

DE NOUVELLES DATES EN 2015!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 4 Septembre 2014

Un petit voyage au Québec

Comme le dit Nicole Bouchard...

"Si tu veux retrouver le pays de tes ancêtres Viens donc à Québec"

A paraitre le 9 septembre chez AUDIOGRAM belle maison québecoise qui fête ses 30 ans... 30 chansons versions dénudées... livrées live, en une prise... et visibles en vidéos... de quoi passer une douce nuit... ou de verser une petite larme...

et donc de confirmer le talent des grands chanteurs canadiens dont Pierre Lapointe, Belanger, ... difficile de vous faire une sélection... Je sélectionne l'hommage à LLhasa, cela fera plaisir à certains.

Je ne vous mets pas Isabelle Boulay (puisqu'elle ne chante pas un des titres écrits par Murat!) .

http://www.audiogram.com/trente/

Daniel Belanger

Pierre Lapointe... superbe

... et spécialement pour toi, chère lectrice... oui, toi, Ian Kelly http://vimeo.com/105191068, et Peter Peter http://vimeo.com/105185387.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 4 Septembre 2014

J'avais trouvé datant du 2/09... une page publiée puis effacée par LE MONDE.FR, qui annoncait un concert de JEAN-LOUIS dans le cadre d'une petite sauterie de deux jours organisée par le journal.

Je n'avais pas publié l'info ici, mais tâté un peu le terrain sur fb.... et sur twitter où Véronique Mortaigne me répondait "il parait"....

Et ce jour... Cela a été officialisé!

MURAT JOUERA DONC A l'OLYMPIA!!

Avec CHRISTINE AND THE QUEENS... et une surprise....

Christine qui a parlé récemment en Belgique de Jean-Louis.... dans la série "coup de vieux" : "Cela dit, mes parents écoutaient aussi pas mal Christophe, Jean-Louis Murat"...

http://www.olympiahall.com/rock-electro/le-monde-festival.html

http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/09/04/concert-a-l-olympia_4480666_4415198.html

Jean-Louis Murat

A la fois campagnard et urbain, folk et électrique, composant ses chansons depuis sa ferme du Puy-de-Dôme qu'il a transformée en lieu de vie et studio d'enregistrement, Jean-Louis Murat est une de nos grandes voix, poétique et bucolique, chaude et inimitable. L'Auvergnat au caractère tranché et au geste généreux, admirateur de Neil Young, de Bob Dylan et de Gérard Manset, a publié une bonne vingtaine d'albums. Il se transforme sur scène en rockeur unique et volcanique.

J'ai retrouvé trace d'un concert en 2000 à l'Olympia (Françoise Hardy nous a raconté qu'elle était à ce concert)... mais il me semble que ce n'est pas une salle qui apprécie particulièrement.

A L'OLYMPIA...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Septembre 2014

http://www.spectable.com/jean-louis-murat-en-concert-auray/255489/303994

Centre culturel ATHENA de la ville d'AURAY... qui propose un texte promo déjà lu ailleurs:

LE VENDREDI 14 NOVEMBRE 2014

"Chanson française
Chanteur au timbre de voix unique et excellent guitariste, Jean-Louis Murat irradie de ses textes profonds et intimistes la chanson française depuis plusieurs décennies. Sa dernière tournée avec l’album Toboggan a confirmé son immense
talent. Artiste prolifique en perpétuel renouveau, il nous revient en grande formation pour présenter ses tout nouveaux titres d’une fraîcheur et d’une jeunesse saisissantes.
Orfèvre des mots et défricheur de sons, Jean-Louis Murat nous offre la musique de ses racines : Otis Redding, Gladys Knight and the Pips ou encore les Tindersticks. Cuivres chauds (son premier instrument était le saxophone), basses groovy mais aussi des ballades lumineuses accompagneront une nouvelle forme d’écriture, plus accessible et facétieuse.
Plus Murat vieillit et plus il rajeunit. Une nouvelle des plus réjouissantes qui promet un concert contemplatif et volcanique, à l'occasion de la sortie de son nouvel album : Babel (Scarlett Productions / PIAS le Label), enregistré avec The Delano Orchestra. "

Acheter et retirer son billet

Vous pouvez régler et retirer vos billets dès le mardi 2 septembre pour tous les spectacles de la saison 2014/2015. 1 Place du Golheres, 56400 Auray


À l’accueil
Les billets des spectacles sont délivrés dès réception du règlement et 30 minutes avant le spectacle.
Paiement : espèces, carte bancaire,
carte bancaire à distance (par téléphone), chèque bancaire ou chèques vacances.

Par correspondance

Retournez votre demande accompagnée du règlement par chèque bancaire libellé
à l’ordre d’ATHÉNA AURAY RÉGIE DE RECETTES, accompagné des éventuels justificatifs de réduction.
Les places ne sont pas envoyées à domicile.
Les billets sont à retirer à l’accueil du Centre Culturel Athéna.

Il est important de bien libeller son chèque bancaire à ATHÉNA AURAY RÉGIE DE RECETTES (et non plus à l’ordre du Trésor Public).

ET un concert, un!  dans le MORBIHAN...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Septembre 2014

Et bien, voilà du consistant... et c'est sous la plume de Stéphane Duchene, déjà croisé plusieurs fois ici. (interview de 2013)

http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-49111-La+Route+de+Babel.html

Et c'est avec une photo inédite...

Jean-Louis Murat et le Delano Orchestra au Parc d'Uriage La tournée "Toboggan" à peine (ou même pas) achevée, Jean-Louis Murat poursuit sa route avec l'excellente formation post-folk clermontoise The Delano Orchestra. Pour une tournée passant par le festival Uriage en voix d'abord, mais aussi avec "Babel", foisonnant double-album à paraître le 13 octobre. Stéphane Duchêne

Lors d'un entretien réalisé en mars 2013 avec Murat pour la sortie de Toboggan, le Bourboulien nous confiait son ras-le-bol des automatismes inhérents à l'enregistrement en groupe. Raison pour laquelle il s'était alors isolé pour donner naissance à un disque comme patiné par cent ans de solitude, pour ne pas dire cent hivers éternels. Un Toboggan si vertigineux qu'on ne pouvait qu'acquiescer à ce « caprice » muratien.. Mais le grand amateur de football – celui d'avant, celui des fougueux avants cavalant cheveux au vent – n'est, on le sait, avare ni de contre-pieds, ni de coups du foulard. Et c'est en changeant radicalement de tactique (ou, comme on dit aujourd'hui, d'animation offensive) qu'il a accouché les chansons du successeur de Toboggan, s'offrant non seulement un groupe, mais en plus pas le moins fourni – six membres solides comme des rocs : The Delano Orchestra, chef de file de la scène clermontoise tant célébrée il y a quelques printemps.

Au départ, en décembre dernier, il ne s'agissait que de répondre à l'invitation, faite par Didier Varrod de France Inter, d'un concert exceptionnel sis à la Coopérative de Mai, chaudron musical clermontois, à l'occasion des cinquante ans de la radio. Plus qu'enthousiasmé par le résultat, Varrod glissait à Murat et au Delano l'idée de prolonger pour quelques dates estivales, de festival en festival. Pas la pire des idées tant le projet live donne alors un souffle plus ravageur à Toboggan que l'attelage guitare-batterie jusqu'ici proposé un peu chichement et surtout à contre-emploi. De là à envisager de poursuivre jusqu'en studio il y avait un grand pas... Mais le fait est qu'avec Murat, on n'envisage pas très longtemps : on se retrousse les manches, on sort sa bite et son couteau et on pisse de la copie et de l'accord sur les genêts à peine en fleurs. Le chanteur avait 20 chansons en attente pour un double album, elles ont été enregistrées en 9 jours à Clermont.

Cacophonie

Mais plus qu'une association, Murat a en réalité cornaqué le Delano. Ce bien sont ses chansons qui figurent sur le dénommé Babel. L'Orchestra (plus Morgane Imbeaud et, sur un titre, le vieux complice Oren Bloedow) n'étant là pour rien d'autre que jouer – ce qui est déjà énorme tant les cuivres, le violoncelle et les envolées western du groupe, son habitude de laisser la musique couler et épouser les obstacles donnent là encore un relief majestueux aux chansons du Maître.

Sur un titre déjà subrepticement dévoilé avant l'été, Chacun vendrait des grives, l'équipée déboule, sauvage, dévale le Puy-de-Dôme comme on se parachuterait de la Tour de Babel. La référence peut paraître évidente, trop peut-être, Murat concédant un possible renvoi à cette cacophonie du temps, dont lui-même se trouverait prisonnier : adossé aux anciens parlant encore le patois et faisant face à une jeune garde – symbolisée par les membres du Delano – chantant en anglais, ne jurant que par le rock anglo-saxon, comme lui dans sa jeunesse. Un grand écart, une schizophrénie personnelle, qu'en obsessionnel du verbe français, il a de plus en plus de mal à assumer et qui l'effraie : « Pour réaliser une idée, ajoutait-il en référence à l'épisode biblique, il faut parler la même langue. »

La suite à lire (deux paragraphe encore! à lire sur le site: http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-49111-La+Route+de+Babel.html)

Merci M. DUCHENE, c'est très très bien écrit... On peut juste relever l'erreur "MONT DORE"... même si un inédit évoque les Monts d'or...

PHOTO J.MIGNOT

Uriage, dans le Petit Bulletin de Grenoble

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Rédigé par Pierrot

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