Publié le 5 Juillet 2013

 
C'était une sale matinée vers Orcival, brouillard d'un tout nouvel été (22/06) d'une année ayant eu un hiver qui aura duré 8 mois. 22/06... à peine quelques degrés... et j'ai cru à  la météo, et j'ai cru à ce rayon qu'on devinait vers le Servières. Allez, go go... J'y crois... j'y crois... Je ne vois pas ce que je vois sur le col de la croix morand: c'est-à-dire rien... Il va faire beau... Il va faire beau. Je fonce... et aperçoit la Limagne... Yes... Yes... Notre-Dame des Neiges atteinte, et c'est couci couça... Maintenant que je suis là, je ne renonce pas. Au programme : un grand classique, un tour de 5 heures, sur les crêtes de la vallée de Chaudefour, et on poussera jusqu'au Sancy si le coeur nous en dit.  


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 dent de la rancune....

on contourne le bout de la vallée, et on redescend dans Chaudefour... pour rapidement remonter de l'autre côté, la petite montée de la journée, mais pas réellement éprouvante. SAM 9708
 
Ah, "Mais ouf, une odeur de narcisse. Me reprend l'âme et le corps :
L'envie de vivre
Ouverte à l'au-delà
Est un narcisse
Est un narcisse qui bat

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Le vent commence à être violent.. et en voyant cette masse blanche enveloppée les cimes, je me demande un temps si je n'irai pas goûter plutôt au lit douillet de l'hôtel avant le concert qu'à cette barbe secouillante...  Croiser un groupe m'encourage à poursuivre.
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Et là, je me dis qu'être un homme prévoyant, c'est aussi de prendre des gants de laine dans son sac à dos. Yeah... Même pas froid.


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 prends ce bouquet de jonquilles je ne vais pas agiter de mouchoir va j'aimerai d'autres filles je saurais me consoler loin de toi



- INTERRUPTION DU REPORTAGE DURANT LES INTERFERENCES LIEES AU BROUILLARD SUR LES PISTES DE SKI... chouette de ne rien en voir ou presque-



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 Je devine quelque chose, une clarté... Je laisse le groupe me dépasser, le brave homme dit "de toute façon, ça ne se lèvera jamais"... et 30 secondes après... en trois secondes... tout l'univers qui s'ouvre... le vent qui souffle comme le diable... Sensations.
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je connais la fureur du vent ô gué ô gué qui m'apporte le grand tourment ô gué le vent
J'en suis sorti... et il fait même beau... Curieux de croiser des gens qui montent en tee-shirts, alors qu'on ose à peine retirer gants et capuches.

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Crêtes paisibles et bonhommes...
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Observation d'une belle colonie de chamois sur la petite dent ci-dessous:
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Paysage dessiné par BOTERO...
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Quelque soit le mystère tout entraîne vers l'ombre. Sitôt franchi la Dore, les loups ne sont plus loin

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Dans ton joli pré carré d'abandon:

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 Dans ton joli pré carré d'abandon
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Ocre jaune est la poussière où le soir descend
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 l'horizon le foin les genets ô gué mon aimée
 
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 PLEINS LES YEUX dans la descente... belle boulaie, herbe verte et ces genêts brulants.... Sublime, et j'oublie totalement qu'il me faudra une nouvelle excursion pour découvrir réellement les sommets du Sancy, que je n'ai qu'à peine vu.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 2 Juillet 2013

 

Certains ont beaucoup aimé le petit clip de l'an dernier, me poussant de nouveau à emporter ma caméra avec moi... Voilà donc un petit clip... "la petite idée derrière la tête" 

 

 

 



version "détremblementisée" par youtube (rallenti)



version brute:

   


L'an dernier,  je m'ennuyais à Clermont, je ne faisais pas de film....:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

Publié le 29 Juin 2013

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te des voisins ou Jacques Higelin?  Je me suis posé la question... surtout que dans le Dauphiné, ça causait de 10 000 personnes à la fête des lilattes (le parc public de Bourgoin-Jallieu) : le muratien n'a pas l'habitude d'une telle foule. Mais soit, le temps est moyen, et je ne vois pas non plus le grand Jacques rameuté la France entière au bord de l'autoroute A43. Et puis, ça me dit bien de me faire deux papis en 4 jours : Higelin vendredi, et  Neil Young lundi!!
 
L'ambiance est bien agréable dans le parc... La Mairie a eu la curieuse idée de mettre des sièges à disposition, le premier groupe biberonné aux abbatoirs (smac)  je pense a un mal fou devant les papis et mamis berjalliens assis sur leur bien précieux... Certains assis se rapprochent de plus en plus près des barrières en voyant les gens arrivés pour rester debout... Pas d'emplacement surelevé pour des handicapés non plus, dommage. Moi qui avait  décidé d'être devant, et qui avait trouvé une place pile devant la barrière, je me retrouve finalement un peu en retrait, coincé entre une voiturette dernier cri et une dame assise... qui se plaint de mon sac dos... Bon, pas de problème. Ca commence. On n'est pas là pour se faire emmerder, on est là pour voir le défilé des tubes de Jacques (ne pas l'appeler jacko).SAM 9818
 
Le nouvel album est mis à l'honneur tout-au-long du concert... ainsi que le prompteur... dommage (il en parle indiquant qu'il écrit mais qu'il n'arrive plus à s'en rappeler...).    Puis arrive "pars"... La version me parait originalement orchestrée, mais elle est en fait assez proche de la version     studio (je m'en suis rendu compte ce matin). Puis arrive le grand moment "Paris new york... ".  Ce n'est plus le Higelin du Mogador, le titre est joué avec une guitare acoustique
 (par le grand Alice Botté http://gonzai.com/alice-botte-le-gaucher-siliencieux/ interview où il évoque son temps passé dans les toilettes avec Daniel Darc... ). 

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Ca se termine par un emballement hallucinant sur au moins 5 minutes, le batteur et le guitariste  doivent avoir bien mal aux bras, et même Mahut, le percussionniste imperturbable (aussi auprès de Bernard Lavilliers) commence à briller. Au niveau des tubes, ça sera tout... avec "champagne", version sobre... piano et percu... sans impro, comme je l'aime).   La suite a été perturbée un peu par un bourdonnement, larsen, qui a agacé Higelin, puis le froid... On l'a vu faire un autre geste d'humeur quand il a dû aller chercher lui-même un tabouret sur le  bord de la scène... Mais c'était plutôt rigolo, mais il ne s'est pas créé une ambiance de "folie"... d'ailleurs, il n'y aura pas de rappel (c'est peut-être aussi qu'il y avait un autre groupe ensuite et il était déjà 23 heures passés).  SAM 9824
Je n'accroche pas plus que ça à la poésie trenesque d'Higelin, mais je reconnais sa place dans la chanson/rock française et c'est un plaisir de l'entendre, notamment ses airs les plus connus, d'autant plus quand il est accompagné de la sorte, jouant de l'accordéon, de la guitare, et avec des orchestrations originales. J'ai écouté d'une oreille assez discrète le dernier album et rien ne l'a accrochée, mais les titres me semblent bonifiés en live.
 
A vous de vous faire une idée avec 4 vidéos par mes soins :
 
Une chanson du dernier album bien mise à l'honneur hier:
 HEY MAN... précédé d'un discours de haute tenue.. Vive la crise! 


On entend bien les problèmes de son...


Et on discerne la légère mauvaise humeur... "on ne peut pas lutter contre les éléments" a-t-il dit

A l'accordéon:
Champagne!!

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LE LIEN EN PLUS :
Le rapport entre Higelin et Murat?   Pas évident... si ce n'est que  c'est Claude Dejacques qui a signé Murat en 81, et que ce dernier a travaillé également avec Higelin. D'ailleurs, on trouve dans les critiques du lp "murat" de l'époque des comparaisons avec l'Higelin de l'époque...  On peut aussi noter qu'ils ont été tous les deux à l'affiche d'un film de Doillon...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 26 Juin 2013

  koloko 2013 barbara

 

     J'ai eu finalement droit à mon bon petit week-end auvergnat cette année...  enfin "finalement" bon, pour dire que j'aurais pu être victime d'une attaque thermonucléaire ou un truc tout bêta de dernière minute.  Je suis même arrivée vendredi,  avec une vague excuse  de la fête de la musique pour commencer à débriefer le concert  du lendemain avec mon correspond local Matthieu.  Le tout devant une prestation honnête de PEAKS  (Morgane Imbeaud)... une pop assez efficace, même si le public se montre peu chaleureux. J'ai beaucoup aimé le lendemain entendre un gars raconté qu'il avait discuté un  long moment avec la chanteuse de Peaks, et voir sa tête quand son copain lui a dit qu'il s'agissait de  Morgane... "ah, bein, mince, je ne l'ai pas reconnue"...   

 

         Je me réveille trop tôt... et part dans la montagne.  On a annoncé des éclaircies... On va y croire... mais plus je monte, moins mes espoirs sont fringants... Inutile de se presser du coup pour chausser les godillots, je passe à Pessade, avec une petite idée derrière la tête, et me demande dans quelle petite maison Murat et Marie habitaient. Et comme tous les chemins mènent à Orcival, me voilà vers le Servières. Gris gris. Mais d'un coup, une idée de clair.  En voiture! Par acquis de conscience, m'en vais saluer les deux potos T et S...  mais impossible de les retrouver  dans le brouillard vers le Guery.  Col de la Croix Morand. Sentiment d'abandon... mais le ciel s'ouvre...  

 

 Et je vous raconterai la suite de ce samedi plus tard avec quelques clichés ...   Mais je vous avoue  que, saoulé de vents (c'est fou l'effet que ça fait l'effet Venturi), mon  corps en carton  fragilisé par l'humidité des gouttelettes  de St-Diery, maltraité  par les ficelles de mon sac à dos transformés en fouet  par le souffle sur les crêtes, puis asséché par le soleil de fond de vallée, et  au bout du compte, ayant laissé  sur place, devant tant de beautés, une partie de mon capital sensations, je me retrouvais sur le bitume devant la coopé  à "flotter" un peu...  Alors, oui, avant de me replonger dans le concert, j'avoue que je n'étais peut-être plus dans les meilleurs conditions pour vivre le concert.  Mais point de regrets... je viens le voir, gardons l'innocence*, patacoufin...  

          * Référence à la chanson d'"Alvin et les chipmunks" (et hop, j'en profite pour rattraper le retard d'actu ni vu ni connu...)... Faut dire que ça ne mérite qu'un entre-filet.

 

 

       On dit "hello, hello" à tous les camarades présents, ceux qui aiment le "collectif"... Je reconnais d'autres "followers" fbkiens, mais je respecte leur discrétion... par timidité mais aussi comme j'aime qu'on respecte la mienne... Ce qui est un peu raté : On se moque de moi  quand je m'écarte du groupe pour aller acheter un billet... Bein oui quoi?  Etait-ce donc un risque insensé?  Et bien, oui, on entendra plus tard que la salle affichait complet!  Helas, pas la grande coopé... comme l'année dernière.

       Mes visiteurs réguliers de la zone commentaires sont présents: Matthieu, JLL, King Arthur, Rhiannon, Armelle,Isabel... et on se demande que devient Lew...   Lew n'y est pas, mais il repassera par là j'espère. Sans doute occupé à vivre des expériences chamaniques dans quelques grands espaces....

 

       La salle se remplit rapidement... et le concert débute à l'heure je pense.

 

       Première partie : Murat et  Stéphane Reynaud, la configuration dobro + batterie de la tournée actuelle (qui s'est enrichie d'une bonne fournée de dates automnales).... mais les projections vidéos en moins, même si la lumière est assez réussie (Murat a oublié de citer et remercier les techniciens-bénévoles-, alors, je le fais... c'était parfait).

 

        Murat fait son entrée, et annonce le programme de la soirée... puis s'accorde longuement dans le calme (même si le bar  de la salle reste ouvert durant le set)!

         Ca débute idéalement avec le premier inédit de la soirée, le premier d'une longue série,   "l'eau de la rivière" qui devrait figurer sur la nouvelle édition de Toboggan dont Murat a parlé chez Pascale Clark. C'est un excellent titre, joué à chaque concert de cette année, avec un excellent riff sonnant comme une percussion... et accompagné avec des  grosses mailloches tom de Stéphane...  J'aime quand ça démarre avec une chanson rythmée: on est au moins directement dans le vif du sujet, on ne perd pas de temps, pas de round d'observation... J'ai dis lors de mon compte-rendu de Macon ou de Grenoble  qu'il me semblait que Stéphane n'avait jamais tapé aussi fort sur la batterie, là, le "son" m'apparait moins en force mais c'est très réussie, un peu court peut-être... "boum boum". Le public, tout acquis, apprécie. Une excellente chanson...

 

           On reconnait ensuite rapidement "le coureur espagnol". Longue intro, qui ralentit... Ca sera finalement plutôt down tempo. L'absence de basse se fait peut-être sentir sur  ce titre, et je m'en lasse un peu, même si je l'aime beaucoup.... Après la tournée "grand lièvre" et celle-ci, le cycliste n'a pas seulement besoin de produits.... mais de repos!  J'aurais préféré un "qu'est-ce que ça veut dire" ou "sans pitié pour le cheval" pour endiabler le concert...

 

            Ensuite, vient "J'ai tué parce que je m'ennuyais"... Et Murat a-t-il un trou ou se refuse-t-il finalement à dire son texte devant ses enfants qui faisaient leur premier Koloko?, mais comme il se déconcentre, je me déconcentre également... Murat se rattrape comme il peut en emballant le morceau... mais le mal est fait. Les versions que j'ai eu la chance d'entendre étaient nettement meilleurs. 

 

           Ensuite, "il neige". Là, la vidéo de flocons dans la nuit me manque, car elle permet vraiment de s'immerger dans l'ambiance et la chanson. Là, Murat est plutôt très bon et juste dans l'interprétation. Long pont musical presque ponctué de silence, avant que le chant ne reprenne...  Le public ne s'y trompe pas et réapplaudit fortement.

 

           Longue intro calme... C'est "le sniper", inédit internet, joué sur toute la tournée... Le morceau s'anime sur la fin... mais pas de solo très endiablé... 

 

           Puis surprise "agnus del babe" qu'il rechigne à chanter habituellement... mais il semble qu'il se soit souvenu des demandes de fan... Il leur fera d'ailleurs une petit clin d'oeil au cours de la chanson : " et bein, alors, je croyais que vous la connaissiez par coeur...".  Jolie intro,  puis belle envolée, bel atterrissage, puis emballement...  Version punchy. Les titres de Toboggan passent plutôt bien à l'électricité, même si on aurait bien retrouvé sur scène quelques surprises d'orchestration de l'album (de l'acoustique, du sample...). Peut-être dans une autre vie.

 

            Passage ensuite au "Michigan", autre titre inédit de la tournée. 

            Puis, le final, comme lors des dates de tournée, "extraordinaire vaudou"... Grand moment comme toujours.  Murat se donne bien, sur tous les tons  comme on l'apprécie: du murmure au cri... Le public est à fond, à fond... et la première partie s'arrête là au bout d'une petite heure... C'est passé très vite.

 

           Je vois le camarade David qui est une nouvelle fois très déçu par le set en duo, JLL qui n'avait pas adhéré à Paris nous dira peut-être s'il a préféré ce soir-là... L'ambiance est agréable, détendue, mais l'intensité de l'interprétation, des gros solos de guitare, n'est pas aussi forte que dans un concert classique. Murat joue aussi devant sa famille, il se retient peut-être un peu. J'allais écrire que la set-liste ne se prêtait pas à des débordements électriques, mais tout de même, mise à part "il neige", les morceaux étaient assez "enlevés".

 

 

         Et dans la famille Audigier,  c'est François qui est présent ce soir,  pour représenter  la coopé, et qui remet un chèque de plus de 6000 euros aux Pompiers (pas si loin du montant de  l'an dernier)...

 

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              ET c'est la deuxième partie  que Murat nous présente comme la reformation de Clara...  avec à ses côtés Alain Bonnefont et Christophe Pie... qui me disait l'année dernière n'avoir pas été vraiment du groupe Clara... mais soit.  

 

              Après une courte pause, elle débute par un très chouette moment: le visionnage de quelques photos vintage... Murat commente, tourné vers l'écran, et   il est très touchant : pour une fois je dirai, sans artifice, et ironie, vrai et je crois  assez ému quand  il évoque Jean-François "qui est mort en moto" ( l'ami dont la mort a tant hanté Murat (Taormina, Alexandra...).... Avant cela, le public riait de bon coeur devant les petites casseroles des looks de l'époque... Pie nous racontera que  le seul impératif était juste de faire chier le bourgeois bourboulien... Murat raconte que les répét se déroulaient dans un buron, avec un autre groupe, un groupe électrogène (je ne sais pas quel essence de musique ils jouaient, mais c'était des électrons libres sans doute). Le nom de Clara s'affiche sur l'écran, avec tous les musiciens qui ont fait partie du groupe. 

 

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               Murat indique qu'il y aurait de quoi faire 4 albums avec le stock de titres... et annonce qu'ils projetent de sortir quelque chose!!    Nouvelle étonnante!  Murat accepte enfin d'exploiter un peu la malle du grenier! L'émotion qu'il avait à projetter ces photos   révélait-elle  une vraie envie de se tourner  vers le passé?  Est-ce aussi une façon de faire jouer à ses côtés ses vieux amis (Alain a dû  prendre un job, comme l'autre ranchero Jérome Caillon -qui était présent-) ?

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            Dommage que le groupe s'installe assis... la scène n'est pas très haute, et la visibilité n'est pas excellente...

"Une femme"....  Chanson efficace de "Passions privées" premier album de Murat mais enregistré avec "la bande" dont Alain et Christophe Pie...  

 

            "Encore une chanson d'amour, je tombais amoureux tous les 15 jours"

  Un vrai inédit... "manque de toi"... Matthieu y voit un prémice de "si je devais manquer de toi"... Chanson avec une guitare efficace,  rythmée... Le "manque de toi" scandé régulièrement est accrocheur.  

 

             Autre inédit de chez inédit (oui, bein, c'est bon, Bayon, oui, je sais, toi, tu connais...)   "l'amour fou".

J'adore la partie  de guitare entrainante entre les couplets plus calmes (dans un style assez rare je trouve chez Murat). ... Avec deux guitares ou un clavier, ça sonnerait très bien...  Ma préférée, et ça applaudit beaucoup...  Même si on constate qu'on ne retrouve pas encore le parolier que l'on aime dans ses chansons de "deuxième jeunesse": trop explicite ("donne nous un bébé, je veux te garder pour toujours mon amour"). D'ailleurs, on peut remarquer qu'il n'a pas encore trouvé sa voie unique : "manque de toi", "l'amour fou" sont des titres de nombreuses chansons d'autres artistes.  On la trouve sur youtube la vidéo de ce titre.

 

             Puis, "la louve"... de Passions Privées, chanson très appréciée de certains, avec son rythme si particulier,  l'année dernière, jouée avec percussions et harmonica des frères Mikaelian, ça faisait un peu plus riche (forcément avec Le Prince de Montlosier)... mais Murat semble avoir plaisir de chanter ses vieux titres... Il est très concentré et libre une belle interprétation.

 

              Ensuite "Johnny frenchman" (Passions privées). Décidemment pas ma préférée, surtout dans cette version lente, même si ça s'excite un peu sur la fin.

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             "Je traine et je m'ennuie"... précédée d'une petite explication autour de  la rue Montlosier où habitait Les Mikaélian (au 17,  faudra penser à la plaque commémorative, mais sans mentionner tous les groupes dans lequel Stéphane et son frère ont joué, faudrait 10 mètres carrés)...  Murat cite aussi l'ami Jean-Pierre  présent dans la salle qui prêtait le local de répétition, le dit Buron...

                Depuis l'année dernière, je suis dingue de cette chanson, même si certains la trouvent "facile"...  Belle version, avec les choeurs de Christophe, avec une bonne partie musicale, même si ça ne s'enflamme pas tout-à-fait suffisamment (c'est assez court).  Ca enchaine d'ailleurs rapidement sur autre chose, avec un sifflotage de Jean-Louis, accompagné de Christophe, avant que la guitare n'arrive: "Je rêve autant" (inédit).   On retrouve bien Murat sur ce titre avec ce début tout calme, puis de parties plus fortes, avec une grosse guitare, et un retour au calme, le tout sur plus  de 6 minutes. A réécouter... mais quand?

 

                 On s'envole ensuite sur "Lindberg buziness", déterré l'année dernière et que Murat a choisi de jouer sur la tournée de printemps. Pas de surprise d'intrerprétation, version rock et tendue.

 

                 J'ai regardé sur la Sacem si on trouvait trace de ces titres inédits, mais je n'ai rien trouvé, mise à part "l'empire du nord"    qui était le seul titre présenté comme du CLARA qui avait été diffusé.. mais qui date bien des années 80. Ce titre, car c'est bien par celui-ci que le concert se poursuit, débute doucement... Le refrain sonne très années 80, avec ses choeurs "oh ohoh", même si les couplets sont joués plutôt "cool", créant une rupture un peu brutale avec le refrain.  Pas un titre que j'apprécie particulièrement... les répétitions de "dans l'empire du nord" me lassent.

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Une des rares photos (Clara canal historique), avec celles du blog de Guy Forgeois, que nous connaissions de Clara paru dans une BD, .



              Le dernier titre sera  "Typhon" (inédit)... et on apprécie d'avoir un peu de clavier et de sortir du "trio rock".  C'est une chanson dont la musique est signée Alain Bonnefont. Même si la partie piano est toute simple (surtout dans cette configuration live), la mélodie est très accrocheuse... et ce titre avait sa place sur un des albums synthétiques de Murat. On espère là encore réécouter rapidement.

 

           C'est fini, une deuxième partie d'une heure également... Le public est très chaud, mais pas de rappel, même si Murat revient saluer...  en disant "à l'année prochaine".  

 

           A la différence de l'année dernière, on retrouve l'ambiance des Kolokos précédent en after : on papote sur le trottoir, on prend des nouvelles des rancheros et  de la vieille toyota (je fais dédicacer mon album par les membres que je n'avais pas eu encore),  on voit Stéphane Reynaud heureux et ça fait plaisir, Murat s'occuper de ses enfants et discuter...

 

          Un koloko comme on l'apprécie donc : des inédits à foison (8...), un Murat détendu, des rencontres... Avec des pieds plus vaillants pour ma part, une prestation debout en deuxième partie, ça aurait parfait... Est-ce que j'aurais l'air d'être un éternel insatisfait si je disais qu'on avait juste un peu l'impression de reprendre là où on en était l'année dernière (avec  la prestation en duo en première partie et "passions privées"  en deuxième), alors même qu'on aurait pu faire un saut de 10 ans pour fêter Lilith?  Pour Murat, le koloko semble plus que jamais le rendez-vous des copains, l'occasion de jouer avec ses amis du 6.3... même s'il faut rester prudent concernant une édition discographique autour de Clara... Prochaine reformation en juin 2014.

 

 

Dans "la montagne", le lendemain (article sans intérêt: "murat a repris les moments forts de sa carrière", mais jolie photo).

 

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  LE LIEN EN PLUS :

 

  L'Auvergne, le pays de la chanson? 

Une raison de plus de le croire... avec l'ouverture d'un musée à Montluçon...

JT du 21/06 : http://auvergne.france3.fr/emissions/jt-1920-auvergne

Avec un reportage sur la coopé...avec Morgane Imbeaud, et Kaolin en plateau.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 18 Juin 2013

 
 
Hello, on se secoue les puces et on boit frais à Sur-jeanlouistropez.  I'm not dead, mais presque. Complètement à côté de la plaque du blog...  même si je ferai bien le voyage à Clermont ce week-end.. et que je compte bien me faire St-Etienne, Caluire et Annemasse à l'automne...  C'est quand même plus rigolo et agréable que de coller des liens dans un blog... d'autant plus quand la plateforme ou mon internet déconne grave... Grrr. 
 
Enfin, soit, ...   Maintenant que j'ai demandé à la camarade INES bruxelloise mais sans être exilée fiscale, de me faire parvenir le scan de l'édition papier de MOUSTIQUE où se trouve une interview de Murat.. Ce service rendu,  me voilà obligé de vous écrire une bafouille... pour vous partager ce document livrant l'interview intégrale (sur le net, c'est partiel).  Et je dois le dire, c'est une interview plutôt intéressante, peu polémique.   
 
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Je suis obligé de ne vous le proposer qu'en téléchargement:
 
 
Quant à Drucker...  ah, mon dieu, pitié... pas de replay disponible c'est curieux.... et j'étais pas chez moi... Ma mère m'a dit qu'elle ne l'avait pas reconnu... bon, elle est dans le coltard en ce moment et en plus, elle s'en fout...  J'ai trouvé quand même la prestation:
 
 L'interview n'avait rien de remarquable ai-je lu.

PS : Pourquoi chanter over and over alors que "le chat noir" commence à être diffusé sur INTER? A cause du chien sur le canapé?  Peur de devenir aussi triquard chez Drucker?
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 12 Juin 2013

 

 

Avant de se replonger dans MURAT avec le concert du samedi 22 juin où je serai présent, à Clermont (les répét ont déjà commencé à Orcival... avec Christophe Pie! Ca promet des surprises), je vous propose un peu de photo....

 

 

 

 

 

C'était la semaine dernière... 5 juin... Enfin,  du beau, du temps...  et la neige qui a enfin fondu... mais jusqu'à quel point, c'était la question. Pas question d'aller sur Belledonne avant quelques semaines, puisque les 7 laux a même failli réouvrir pour le week-end (ça n'a finalement pas été possible), je me décide pour un petit vallon et col... que je n'avais pas encore découvert... même s'il se situe tout près d'itinéraires que j'avais déjà effectués : la Croix de l'alpe.

 

Pas de levée très tôt... mais la nuit a été courte (le thé vert dans la bouteille a pour fonction de me maintenir réveillé)... Je pars vers 8 heures du hameau des Varvats, au dessus de st-Pierre d'entremonts. Belle journée, même si le ciel annonce déjà quelques chaos pour le soir. 

 

Vers 1200 mètres, je laisse sur la droite le sentier allant vers l'alpette de la Dame que j'avais emprunté l'année dernière pour continuer le sentier montant tout droit vers le chalet de l'alpe.

A 1300 mètres, on tombe déjà sur de la neige... au mois de juin etc! etc!...

 

La barrière de l'alpage...

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J'avance prudemment sur la neige, pas envie de me retrouver dans un trou...  Difficile de voir le balisage, mais apparemment, on m'a précédé,  et je suis des traces. Sans cela, j'aurais peut-être rebroussé chemin...

 

 

 

Petit replat charmant qui marque le début du vallon de Pratcel

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Je tergiverse un peu... sur la gauche, le pas de l'échelle pour monter au chalet et en hors sentier, la poursuite dans le vallon... Allez,  je pars tout droit, malgré la crainte de poursuivre dans la neige... C'est le bon choix: cela s'ouvre et la neige est moins présente sur l'alpage... Et le vallon est superbe...

 

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Des crocus partout, partout... aucune jonquille...

 

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Le col... avec les bornes savoyardes...

 

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Le Mont-Blanc, les Hurtières au premier plan... Et encore un gros gros nevé qui empiète sur une bonne partie du col....

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Grand carrefour en bas : Grésivaudan, Combe de Savoie, et la Maurienne...

 

Je flanne un peu là-haut... J'adore ces paysages de la Réserve des Hauts de Chartreuse,  avec les pins, les recoins de ces pentes abruptes, les vires et les sentes... J'observe à la recherche de chamois ou de bouquetins.... mais pour une fois, aucune observation (sauf des marmottes dans le vallon). 

 

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Je redescends par le chalet... avec la vue sur le Pinet, et le Granier....

 

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                            PInet (ou TRUC)  (très belle randonnée aussi)

 

 

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Col de Bonnefont, Grand Manti... très enneigés...  Le vallon que j'avais parcouru en long et en large l'année dernière http://www.surjeanlouismurat.com/article-randos-4-hauts-de-chartreuse-suite-108184532.html

 

 

Je retrouve la neige vers le chalet. Elle cache parfois les trous dans les lapias... et randonnant seul, je suis très prudent... Là, encore, des traces me permettent de me maintenir sur le sentier... jusqu'au pas de l'échelle, sans difficulté... et dégagé.   

Dans le bas, j'ai même retrouvé un peu de courage... et l'envie de nouveau d'en découdre avec la neige...  Je prends l'option Gr9  permettant de rejoindre l'alpette de la dame... Je me glisse là encore dans des traces... Et les deux kilomètres s'effectuent quasiment intégralement dans la neige... Je ne m'enfonce qu'une seule fois jusqu'au genou... et mes chaussures me permettent (presque) de me maintenir au sec.

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Un Z qui veut dire... rien du tout... mais l'hiver a été rude pour les animaux également, et a entrainé une surmortalité des chamois et bouquetins...

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Beau vide au dessus du cirque de St-Même... I'm learning to fly une prochaine fois....
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14 heures, retour aux Varvats....

Parcours sympatique grâce à  deux petites boucles... sans difficulté en période estivale... et vallon de Pratcel vraiment sauvage... avant que les vaches et les chevaux n'arrivent pour l'estive. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

Publié le 25 Mai 2013

 
Enfin:  ça "con-verge" un peu dans cette promo! Murat oublie son discours de faiseur de crêpes, de prescripteur d'Anne Sylvestre (je cite ça pour dire que ce n'est pas mauvais en soi)... pour évoquer ce qui le fait vibrer quand il chante... même les chansons de Toboggan!
 
C'est sur la RTBF, une émission également diffusée sur Arte Hollande "50 degrés nord".
Emission complète:
 


 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 24 Mai 2013

En concert dans toute la France à partir du mois d'octobre :

4/10/2013 : théâtre de Livry Gargan (93) / 06.10.13 : La Riche (37) - La Pléïade / 08/10/13 : Caluire (69) - Le Radiant / 11/10/13 : Annemasse (74) - Le Chateau Rouge / 18/10/13 : Lescar (64) - Salle de Lescar / 19/10/13 : Nantes (44) La Bouche d'Air / 20/10/13 : Nantes (44) La Bouche d'Air / 25/10/13 : Strasbourg (67) - La Laiterie / 05/11/13 : La Barbacane (78) / 07/11/13 : Saint-Étienne (42) Festival les Oreilles en Pointes / 09/11/13 : CEBAZAT (63) : Festival Semaphore en Chanson / 14/11/13 : Nice (06) Théâtre Lino Ventura / 22/11/13 : Paris (75) - La Gaîté Lyrique

 

A lire sur leur site... Ca fera sans doute moins de buzz désagréable que la précédente interview dans cette revue au moment de Grand Lièvre!

http://www.lepoint.fr/culture/video-jean-louis-murat-la-tranquillite-febrile-24-05-2013-1671843_3.php

 

 

Le chanteur sort "Toboggan", un album d'une beauté et d'une classe rares, doux rempart à la vulgarité ambiante qui hérisse l'artiste. Rencontre.

Ce matin-là, Jean-Louis Murat revient du commissariat. La veille il a oublié portefeuille et papiers dans un taxi. Venu à Paris pour le turbin - comprendre : la promotion -, il va les poches vides. Il s'excuse d'être en retard, on le sent usé et fébrile, plein de la tension des quelques heures passées au sein de l'administration où l'afflux humain avait des causes bien moins anecdotiques que la sienne. Ça le perturbe et on se dit que c'est tant mieux. On aime à penser qu'il est revenu de tout mais qu'il a la sensibilité dure à mater. Et c'est peu dire qu'on l'imagine à fleur de peau même si lui préfère se dire "dégoûté". Par la "faillite morale" de notre société, par un pays et une scène artistique "qui n'ont plus de voix".

 

Rien ne trouve grâce à ses yeux, pas même son propre travail qu'il réduit à "de l'égocentrisme", à "de la survie". On n'ose pas lui dire que ses mots, son timbre, permettent à d'autres que lui de survivre, de se rêver loin d'ici et que c'est énorme, que cela lui donne une voix justement. Mais sans doute aurait-il évacué "vous n'êtes qu'une poignée", lui qui rappellera à plusieurs reprises qu'il n'est "pas un gros vendeur".

 

Et pourtant, 19 albums qu'il nous enchante, qu'il nous entraîne à sa suite dans ses chemins de traverse. Sans pose, malgré toutes celles qu'on lui prête - troubadour, taiseux, macho, grande gueule... "Mes enfants me disent parfois : Arrête de faire ton Jean-Louis Murat." Le dernier album, Toboggan, a été enregistré à demeure, en Auvergne. On y entend des loups, des chiens, des grincements et des craquements indéfinis, la musique y est belle, du genre qui apaise, la voix de Murat en chorale à l'infini et les mots justes et pas juste poétiques. Rencontre avec un homme qui dessille les yeux.

 

Le Point.fr : Dans quel état d'esprit étiez-vous lors de la composition de cet album ?

 

Jean-Louis Murat : Beaucoup plus léger que je ne le suis maintenant. Mais ce qu'on fait ne correspond pas obligatoirement à l'état d'esprit dans lequel on est. On peut très bien être au fond du trou et faire un disque très léger et inversement.

 

On intellectualise ?

 

Non, c'est plutôt une affaire de survie, une façon de se soigner. C'est aussi ça, les chansons : s'il n'y avait pas des gens légèrement timbrés, il n'y aurait pas de disque, pas de livre... Cela correspond à un petit quelque chose, à un déséquilibre. C'est ça qui est pénible dans la promotion : il faut se comporter comme monsieur Tout-le-Monde et donner des réponses comme monsieur Tout-le-Monde, or il faudrait pouvoir se situer ailleurs. Mais c'est très mal vu.

 

Vous avez déclaré que cet album était né d'un constat, celui de la faillite de la morale. Quelle est-elle, cette faillite ?

 

C'était déjà vrai pour mes deux précédents albums. On est dans un pays très fortement en crise où tout est vulgaire : la politique, la façon dont on en parle, dont on la commente... Et tout le monde fait son quotidien de cette nullité-là. Les hommes politiques n'ont plus de pouvoir, le président de la République française a moins de pouvoirs que le président de Google. On est dans une société de l'impuissance, où les moins de 20 ans veulent quitter le pays : on a passé l'état d'alerte et personne ne s'affole. Tout ça fait un monde où l'on s'ennuie, un monde de dépressifs, un monde de méchants. Les gens sont méchants et on les désennuie faussement.

 

À ce sujet, vous écrivez "Tout incite à jaser / Pour presque rien / Nous jette un manteau sur les yeux" (Over an Over ). À qui la faute ? Aux nouvelles technologies ?

 

Non, ça remonte à beaucoup plus loin. Chez Proust déjà, on sent cela. Puis les évènements le camouflent : 14-18, la période ridicule entre deux guerres, 39-40, le sursaut absurde financé par les Américains... Les plus hauts cachets dans les cabarets avant 1914 étaient perçus par les pétomanes, faut le croire quand même ! Je me demande si on n'est pas revenus avant 1914. Alors, je me sens un peu en décalage.

 

Vous parlez aussi de "cadavre démocratique". Êtes-vous d'accord avec Houellebecq qui estime que la France n'est pas une démocratie ?

 

Je suis assez d'accord avec lui. Il y a une dérive, notamment parce que les gens sont de plus en plus fliqués. Son idée de référendum (Houellebecq prend pour exemple le modèle suisse, NDLR) devrait être envisagée même si ça foutrait une sacrée carambouille en France.

 

La musique peut-elle nous sauver ?

 

La musique a perdu la main, ce n'est plus qu'un rite, un divertissement. Le manque de curiosité, d'inattention, est érigé en règle, il y a tellement de niches que chacun ne s'intéresse plus à ce que fait le voisin. Et puis la chanson française ne dit plus rien d'intéressant : ouvrez la radio, on n'entend rien. On a l'impression que tous les chanteurs français chantent à travers un oreiller, ce n'est pas normal. C'est symptomatique de quelque chose de terrible. Quand j'ai commencé, il y avait des chanteurs et des chanteuses qui chantaient fort et qui disaient des choses. Alors que, maintenant, on ne peut plus rien dire. Ce sont les dernières lueurs de la bougie France, on le voit bien à travers ce qui est chanté. C'est un échec complet. Ça m'embête d'être pris là-dedans, d'être un élément de ce phénomène, mais depuis 30 ans, la chanson française est une catastrophe.

 

La numérisation de la musique participe-t-elle à cet échec ?

 

La musique en prend un sacré coup, c'est sûr, l'essentiel s'évapore. La numérisation, c'est de la Javel. Sur tous mes disques, il y a des bruits de fond, des trucs insensés que les gens ne discernent pas. Quand j'enregistre, les fenêtres peuvent être ouvertes, des micros traîner n'importe où : dehors, dans un couloir, dans l'escalier... Ça rend fous les ingénieurs du son, mais moi, je veux tout garder. C'est important d'avoir le bruit de fond, sinon la musique n'a pas tellement de sens. Au final, on ne l'entend pas forcément, mais c'est quand même dedans, comme si j'avais mis une fleur d'oranger dans un cake : ça infuse.

 

Enregistrer chez vous était donc un choix ?

 

J'aurais aimé voir ailleurs. Je voulais aller à Bombay, enregistrer là-bas, rester trois à quatre mois avec les enfants. Ou à Rio. Mais pour ça il faudrait que je sois un gros vendeur de disques... Il faudrait avoir un rayonnement plus grand, mais il y a les barrières du business, des radios... Alors, je me replie, je suis obligé d'enregistrer à la maison. Je me dis "merde, c'est un échec quand même".

 

Vous en éprouvez de l'amertume ?

 

Non. Ça m'amène à réfléchir, à me dire qu'il n'y a pas de pognon, que la société nous apprend à fermer notre gueule, que les artistes ne sont pas si libres que ça.

 

Mais ça, vous l'aviez compris dès vos débuts : je pense à la censure par Europe 1 de "Suicidez-vous le peuple est mort" en 1981...

 

Oui, on m'a rendu mon contrat et j'étais viré. J'ai dû arrêter la musique et bosser. Après, on fait attention à ce qu'on chante.

 

Il y toujours le choix de la scène "alternative"...

 

Mais on ne peut pas vivre de la scène alternative, à moins d'être malfaiteur ! Alors, on doit réduire l'idéal, les conditions de l'idéal... Mais il demeure quelque chose à l'intérieur qui ne bouge pas, qui doit être indestructible. C'est ce que je ressens chez tous les artistes que j'aime bien, chez les grands, même s'ils m'énervent : chez Dylan, chez Keith Richards, chez Cohen... Des gens d'une certaine génération. Maintenant, on est plus que dans la copie, dans l'ersatz, dans la simulation de l'énergie, je ne supporte plus cet univers rock. On fabrique une musique qui est juste bonne à servir de support à des pubs pour vendre des produits de ceci cela. Il y a parfaite adéquation entre les rockers, les traders et la publicité... Un triumvirat qui nous a amenés au fond du trou.

 

Vous semblez avoir un rapport complexe à l'écriture : vous regrettez d'être davantage reconnu comme "poète" que comme musicien et pourtant vous avouez consacrer plus de temps à l'écriture qu'à la musique...

 

Oui, mais écrire des chansons, c'est un exercice bien particulier, ce n'est pas de l'écriture, c'est du bricolage. Ma vraie ambition, c'est d'être écrivain, ce que je n'arrive pas à faire ou que je fais en douce. L'écriture de chanson est un pis-aller. Alors, oui, j'ai un gros complexe... Vendredi, je devais aller faire une émission avec Houellebecq, que je connais un peu. J'ai tout annulé. Je le trouve poétiquement nul, mais il a une telle puissance de romancier ! La puissance romanesque m'impressionne beaucoup, je n'ai pas envie de me confronter à ça...

 

Rien ne trouve grâce à vos yeux, pas même votre travail...

 

Non. J'aurais réussi si j'avais été connu à l'étranger en chantant dans ma langue. C'est pénible de faire des chansons dans une langue qui est dominée. Prenez "Over and Over" : jusqu'au dernier moment, la chanson s'est appelée "Über und Über". Ça faisait rire les copains, donc j'ai changé, mais mon idée première, c'était de la faire en allemand, qui me semble être la langue dominante en Europe. Il faut savoir reconnaître la langue dominante. Hier, je revoyais les images de l'écroulement des équipes de foot espagnoles devant l'Allemagne et je me suis dit que, même dans le sport, ça marche : la bonne santé financière amène tout le reste.

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Act up Paris, fidèle à lui-même,  a dans la semaine fait son "mur des cons"...  et épinglé Murat... Cela a été peu repris.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151475493258650&set=a.10151475491108650.1073741832.48072328649&type=1&theater&notif_t=photo_reply

 

http://www.leparisien.fr/societe/act-up-presente-son-mur-des-homophobes-a-paris-17-05-2013-2812299.php

On y trouvait quand même du beau monde: Jospin et sa soeur par exemple...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 18 Mai 2013

 

 

 

Z'est sur le site officiel!

Et y'a trois dates qui me sont atteignables...

 

Le radiant de Caluire est la nouvelle salle gérée par Victor Bosch (après le transbo de Lyon), le producteur de Notre Dame De Paris. Quant à Annemasse, ce n'est pas une surprise, car Murat y était en résidence pour préparer la tournée.

 

4 octobre 2013 / Théâtre - Livry Gargan (93)
8 octobre 2013 / Le Radiant - Caluire
(69)
11 octobre 2013 / Le Château Rouge - Annemasse (74)
18 octobre 2013 / - Lescar
(64)
19 octobre 2013 / La Bouche d’Air - Nantes (44)
20 octobre 2013 /
La Bouche d’Air - Nantes (44)
25 octobre 2013 / La Laiterie - Strasbourg (67)

5 novembre 2013 / La Barbacane
- Beynes (78)

7 novembre 2013 / Les Oreilles en Pointe - Saint-Etienne (42)
14 novembre 2013 /

Théâtre Lino Ventura - Nice (06)





Le concert de Saint-Etienne aura lieu dans le cadre d'un festival 'les oreilles en pointe"... sans doute au FIL, la salle de st-Etienne. http://www.oreillesenpointe.com/article.php?id_article=151

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 18 Mai 2013

 

Un peu en retard là-dessus.. Il se déroulait le 17/05.

 

voici un petit encart dans OUEST-FRANCE, qui décidemment suit assidumment Jean-Louis Murat.

 

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-public-quasi-recueilli-pour-Jean-Louis-Murat-_35238-avd-20130516-65158800_actuLocale.Htm

 

"Un public quasi recueilli pour Jean-Louis Murat - Rennes

jeudi 16 mai 2013

 

 

Costume noir, chemise blanche, cravate sombre, et sa guitare... Sans oublier son fidèle et talentueux batteur, Stéphane Reynaud. Jean-Louis Murat était mardi soir à l'Étage pour présenter son nouvel album, Toboggan. L'amour, les sentiments, la nature, les saisons qui défilent... De sa voix grave et intense, avec laquelle il joue comme avec les mélodies, Jean-Louis Murat, le prolifique, a essentiellement joué ses nouveaux titres, Le chat noir, Belle... Avec derrière lui sur scène, trois écrans et un mur d'images vidéo.

Sans faillir à sa réputation de bourru ténébreux, avare de paroles, mais laissant poindre une pointe d'humour, Jean-Louis Murat, le solitaire auvergnat, a tenu la scène un peu plus d'une heure trente avec un rappel, un seul, devant une salle loin d'afficher complet mais captivée. Le public silencieux, quasi recueilli et presque hypnotisé, s'est comme laissé glisser sur son Toboggan... Un joli moment".

 

des commentaires plus complets chez D:

http://didierlebras.unblog.fr/murat-en-concert/

 

 

A l'occasion du concert, le muratien Lionel a pu mener une nouvelle interview de Jean-Louis Murat (comme il l'avait fait pour le précédent) :

http://www.pulsomatic.com/article-interview_jean_louis_murat-1655.php

interview en version complète (cliquer en bas de page)

(une réponse curieuse sur le mariage pour tous, le discours sur les fameuses contraintes budgétaires qui me convainc pas... tous les groupes du monde ne font-il pas des concerts à 4, voir arrivent à jouer à 6 comme les Delano Orchestra, ou se débrouillent pour faire un show à 13 comme les Ez3kiel...)  

 

Enfin soit... Vivement le KOLOKO pour entendre de la musique...

"Quel effet cela vous a-t-il fait de re-jouer vos tous premiers titres, à Clermont, l’année dernière ?
Beaucoup de plaisir ! Retrouver les copains. Jouer. De l’émotion et du plaisir. Et puis je croyais que ces vieilles chansons étaient nulles et puis je me suis rendu compte que, finalement, ces premières chansons n’étaient pas si mauvaises que ça. 30 ans après, ça tient plutôt bien la route. Et ça me fait plaisir".



LE LIEN EN PLUS:

Evenement parisien autour de "THE END etc" ... ce soir!
http://www.info-culture.com/public/manifestation/100118



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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...