Publié le 5 Octobre 2013

 

 

Merci aux premiers commentateurs de cette tournée, les fidèles Armelle et Florence... et puisque je sais que certains de mes autres lecteurs patentés étaient hier à Livry, je vous laisse encore la place pour nous donner quelques infos!! Pour l'instant, je n'en ai pas trouvé!    Et n'ayez pas peur de ne laisser que quelques mots, ou quelques notes, n'est-ce pas JLL?

 



LES LIENS EN PLUS (en attendant, histoire d'occuper):

 

Petite mise à jour du côté de TELERAMA pour annoncer la tournée:

http://sortir.telerama.fr/concerts/jean-louis-murat,9535.php#paris

 

Dans la République des Pyrénées (avec la photo de Murat et de son nouveau groupe) pour le concert de LESCAR

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/10/03/rose-jean-louis-murat-kent-et-volo-pour-octobre-a-lescar,1158171.php

Dans une ambiance tranquille et authentique, Jean-Louis Murat fait les honneurs de son nouvel album Toboggan, bien reçu par la critique pourtant pas toujours tendre avec le chanteur auvergnat.

 

Dans le populaire (concert Saint-JULIEN):

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/haute-vienne/2013/09/24/jean-louis-murat-sur-la-scene-de-la-megisserie-1703243.html

 

 

Le concert de Cergy a fait l'objet d'une annonce dans le Parisien, qui le propose à l'achat... que je n'ai pas fait....

http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/jean-louis-murat-donne-de-la-voix-03-10-2013-3191009.php

 

Et ça n'a rien à voir, au rayon curiosité:

http://laplumeapoil.com/tag/joachim-murat-et-jean-louis-murat/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Octobre 2013

 

 

Allez, voici la set-liste du concert fournie par notre camarade Gwenael... tout-à-fait intéressante!

 

FORT ALAMO

Sans PITIE pour le cheval

IL NEIGE

LE CHAMPION ESPAGNOL

AGNUS DEI

PONT MIRABEAU

LOI en -14

SI JE DEVAIS MANQUER DE TOI

J'ai TUE

LA LOUVE

GINETTE RAMADE
EXTRAORDINAIRE VOODOO

CAILLOU

CEUX DE MYCENES

 

L'OCCASION M'EST VENUE (noté sur la feuille, non jouée) 

L'eau de la rivière

AMOUR n'est pas QUERELLE

MICHIGAN

 

Deux inédits complets (en rouge), 3 titres de la réédition joués dans la première partie de tournée... et quelques remontées : deux tubes (c'est rare), caillou et ceux de mycenes... en guest stars... Plutôt intéressants!!  BOn choix... même si Murat va tester  3/4 titres sans doute différents....

 

Alors, à vos commentaires chers chanceux de la région parisienne et d'ailleurs!!!

 

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Le COMPTE-RENDU DE FLORENCE!

 

Après une première partie … comment dire… ou ne pas dire… bon, on ne va pas être désagréables mais , disons, pas folichonne, passons vite dessus.

Jean-Louis arrive sur scène et là, c’est le soulagement (très personnel ),… notre Jean-Louis a grossi, il s’est remplumé et il paraît en meilleure santé qu’au début de la tournée et surtout, il n’est plus endimanché par cet horrible costume noir ! boots en peau de gaucho, jean Levi’s , chemise noire qu’il remplit à nouveau bien… il s’installe sur un haut tabouret et prend sa guitare ( une Fender, je crois ) et chausse des lunettes sombres ( sans doute des Ray ban ) qu’il appelle avec humour ses montures « sécurité sociale » et qui lui vont très bien. Tout de suite , le climat est radicalement changé par rapport à la tournée de printemps, Notre Jean-Louis a fait sa mue, il a décidé de changer de peau ( et ça lui va très bien, je sais je me répète ).
Pierrot a publié la set-list, je ne vous la ferai donc pas in extenso, je vous dirai simplement le ressenti sur certaines chansons.
Tout d’abord, les projections ont toutes changé et on a droit à des images plus gaies, la tonalité globale est plus joyeuse ( des images d’enfants dans une cour de récréation (en noir et blanc) mais aussi et surtout des images en couleur, de très belles cerises balayées par le vent, des fleurs des champs au printemps, des feuilles d’automne sur Amour n’Est Pas Querelle et un plafond d’arbres verdoyants filmés en voiture sur MIRABEAU, un des inédits filmés )> je lui avais réclamé plusieurs fois ce titre notamment à la Coopé (m’aurait-ile entendue ?)… bref, beaucoup de couleurs ! et c’est une surprise.
Il attaque ( fort ) par FORT ALAMO, c’est une surprise, à la fois rythmée et languissante « qu’il est dur de défaire, j’en reste KO … », j’aime beaucoup .
Puis en cinquième position, AGNUS DEI , très rythmée, on adore, cette chanson passe beaucoup mieux en concert qu’en disque. Petit clin d’œil de Jean-Louis à l’anecdote de la Coopé, il a quasi suspendu son chant au moment du couplet « tranchant d’épée, choix de mort, la guerre engage le corps, au diable, au diable, au diable « et on a plus entendu nos voix que la sienne à ce moment-là !...
Surprise : SI JE DEVAIS MANQUER DE TOI , sur un fond de crocus et de fleurs des montagnes ensoleillées, c’est une vieille chanson que je n’avais jamais entendue sur scène.Pas celle que je préfère.
En revanche, demi-surprise mais franche sympathie pour la LOUVE qu’il rechante sur scène depuis le Koloko 2012 et qui passe très bien sur scène en raison des pointes dans les aigus au refrain « A peine tu me toooouches … » franc succès auprès des ancien(ne)s.

Re-surprise : CEUX DE MYCENES, très endiablée qui a mis certaines d’entre nous en émoi…» Non je ne rendrai pas la femelle !! » La salle est bien chaude à cet instant. Très réussi.
Prêtez attention à LOI en 14 , un inédit , une chanson qu’il a composée en avance pour le centenaire de la guerre de 14 qui sera fêtée l’an prochain et qui est diffusée sur fond de monuments aux morts … c’est le seul moment grave de la soirée … une chanson très émouvante, très rock qui m’a transportée dans des hauteurs insoupçonnées. Je ne pouvais décoller mon regard de la scène, je buvais ses paroles… A la fin de la chanson, j’ai eu l’impression de redescendre sur terre et d’atterrir bruyamment. Bon, c’est peut -être très personnel mais je considère que c’est la meilleure surprise de cette tournée et le titre fera partie des inédits de la nouvelle édition qui sortira le 11/11 (avec l’EAU DE LA RIVIERE ) .

RAPPEL S:

La très bonne EAU DE LA RIVIERE que j’attendais depuis le début, Amour N’EST PAS QUERELLE ( bien moins inspiré et moins bien chantée que dans la précédente tournée )et l’excellent MICHIGAN qui nous emporte dans des contrées lointaines (ou anciennes… )
EN RESUME :
Un très bon cru, les vendanges de Septembre sont de qualité. On sent un virage dans le comportement de Monsieur, une volonté de se montrer résolument « rock « (pardonnez la pauvreté de mon vocabulaire en musique, je ne suis pas spécialiste mais sans doute me comprendrez-vous.. .)
Au niveau physique : une allure franche et saine, très à l’aise, une constitution qui semble solide malgré quelques petits bobos qu’on lui souhaite passagers ( semble- t-il une tendinite au poignet gauche )…

Un regret : le public clairsemé qui a donné à la salle une ambiance moins chaleureuse qu’à l’accoutumée (on regrette la chaude ambiance de la Coopé mais bon, c’était un peu inévitable)
En un mot, ALLEZ-Y ! j’attends pour ma part avec bonheur ,la sortie des inédits le 11/11.

 

  MERCI FLORENCE! 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 3 Octobre 2013

 

 

Enfin de l'info sur la réédition de TOBOGGAN. Bon, vu que je suis gentil, et un fan obéissant, je dirai quasiment servil, je ne dirai pas ce que je pense des rééditions... même si... crise du disque.... même si... seconde chance... tout ça...  ET d'autant plus qu'on nous promet quelque chose de consistant (en digilivre).... 5 nouveaux titres, dont sans doute les pépites délivrés lors de la première partie de tournée...  Michigan, le Pont Mirabeau... Des titres qui n'ont pas été enregistrés lors de la session de Toboggan, mais durant cet été (avec Christophe Pie).

 

SORTIE LE 11/11!! Pas d'armistice, donc!

 

LE VISUEL:

 

jena-louis-murat-edition-limitee-copie-300x300.jpg

 

Pias nous précise que ce sont des nouveaux titres "écrits, composés et réalisés" par Murat... Et bein, ça, alors! Sacré surprise! Ah qu'on en revient pas que c'est comme d'habitude.... ;.)

http://www.pias.com/fr/jean-louis-murat-toboggan-edition-limitee/

 

 

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, même si elle vient parfois avec une mauvaise, une indiscrétion d'Axel BAUER dans le PROGRES : il a enregistré un duo avec MANSET pour l'album de ce dernier.... dont on attendait désespérement des nouvelles. DES duos pour MANSET?  Une nouvelle qui paralyse un peu, mais pourquoi pas!

http://www.leprogres.fr/art-et-culture/2013/10/03/axel-bauer-je-n-etais-pas-destine-a-etre-chanteur

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:


http://lepolymorphe.blogspot.fr/2013/10/amour-nest-pas-querelle.html

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Octobre 2013

 
SAM 9137

Samedi 21, 12 heures, je clique sur FB… et tombe devant un post de Barbara Carlotti : « départ pour Grenoble »...

 

Hein, de quoi ? un concert ?

Je croyais que la tournée était terminée…  Google vite… Concert à Saint-Marcellin ! Bon sang de bois, un concert de Barbara Carlotti, voilà tout-à-fait ce qu’il me fallait, en ce samedi brumeux.  Sur invitation?!! Mon sang ne fait qu’un tour… Je ne peux imaginer qu’un concert gratuit de Barbara ne soit pas plein, mais je remue ciel et terre, et mer. Allo, Saint-Marcellin, ici la terre ?  Répondeur… Boite mails de la salle : pleine… Je lance des bouteilles à la mer : Barbara, sa manageuse, des amis à elle… Je me ridiculise… tant pis. Et vers 17 heures, enfin, à St-Marcellin, quelqu’un au bout du fil : « oui, il reste des places, quelques-unes »!!

 

Et on the road again, partir ailleurs, sur la grande autoroute, il fait toujours… beau… et je me dis qu’une « nuit sans lune » est vraiment ma chanson préférée de l’album « l’amour, l’argent, le vent »…

 

J’arrive et le club diamant est déjà entassé devant l’entrée pour décrocher la meilleure place… Ça promet une chaude ambiance… Je me positionne une nouvelle fois pile devant, au premier rang… espérant revivre les mêmes émotions qu’à St-Genis-laval, deuxième concert de Barbara Carlotti auquel j’ai assisté, après celui à Bourgoin où je la découvrais (compte-rendu: ici , je vous conseille de le lire, c'est trop bien!).

J’ai un peu l’impression qu’elle ne va chanter que pour moi :  devant le micro, je suis parmi les 8 « éclaireurs » de la foule qui, elle, choisit l’anonymat des gradins (en effet, pas vraiment de premier rang,  tronqué de pas mal de chaises,  juste 8 places regroupées par deux et très espacées).  Place parfaite, car en fait, il n’y pas de scène surélevé… et je me retrouve donc en face à face… même si un sentiment d’isolement voit un peu le jour durant le concert, d’autant plus qu’un no-mans land  de 3 mètres est maintenu entre la scène et les spectateurs… Barbara l’occupera parfois, mais avec modération (le micro reste sur son pied devant les retours).

 

Je suis un peu surpris par la taille de la salle, plus de 600 places, qui finissent par trouver preneur (ou presque)

http://www.diapason-saint-marcellin.fr/IMG/pdf/FICHE_TECHNIQUE_AU_28-03-13.pdf

 

 

On ne sait pas trop pourquoi (mais on se doute….)  mais le concert fait partie d’une série de concerts organisée par le Conseil Général de l’Isère dans différents endroits, avec le but de diffuser la culture notamment dans les zones rurales (festival Les Allées chantent). Barbara Carlotti est la seule tête d’affiche connue. Cela permet au très sympathique Maire – Conseiller Général (ah, tiens)  d’offrir un spectacle gratuit pour annoncer sa saison culturelle… et il ne  laisse le soin à personne (6 mois avant les élections bien sûr) de faire la présentation. Bravo à la rédactrice des fiches. Je retiens les dates concernant Boby Lapointe, pas tout-à-fait himself, mais avec Imbert Imbert, et la venue de Jeanne Cherhal, totalement herself pour le coup, puisque c’est son retour au piano en solo. Portera-t-elle des couettes ?

 Encore quelques minutes de patience… et ça débute…


 SAM 9136

Et c’est «  nuit sans lune »… Le meilleur pour débuter, un peu dommage peut-être, personne n’est chaud, mais je prends plaisir… Pas de surprise de mise en scène, ni de scénographie, ni de garde-robe : on prend les mêmes… et  je suis en joie de revoir la tête pas tibulaires -mais presques, bien entendu-, des musiciens, avec leurs yeux maquillés et leur  dégaine   kraftwerkienne.  Finalement, on distingue la complicité avec le clavier Jérémy Rénier, qui, oui, on l’a vu, est capable de sourire… puis, on est bien emporté par l’énergie de la section rythmique, notamment du bassiste, qui fait plaisir à voir. Même Jean-Pierre, même Jean-Pierre, oui, se décoincera…

C’est pourtant une ambiance un peu froide qui s’instaure.  Marcher ensemble, j’ai changé… me transportent moins que la dernière fois.  Heureusement, « Vous dansiez » arrive à point nommé. Là, encore pas de surprise : Barbara Carlotti propose aux spectateurs de venir danser avec elle. Elle rame un peu… Je me lève pour donner l’exemple… Barbara arrive à faire se lever vingtaine de personnes dans l’espace entre la tribune et la scène. Un Monsieur lui dit qu’il a dansé avec elle à Grenoble, je ne m’en laisse pas conter : « mais moi, aussi, à Bourgoin !»… et c’est une bataille de coqs qui s’ensuit, pour être choisi par la blonde Barbara… Je tente un MASHED POTATOES  pour attirer son attention, ce qui suscite chez le Grenoblois une tentative de  flic flac en fouetté suivi d’une gargouillade  (bon, j’avoue, je fictionne un peu). Barbara Carlotti dansera au bout du compte avec un petit con qui a des cheveux, et qui l’emmène en une position tout-à- fait inconfortable. heureusement ce n’est pas Malaury Nataf…

Dimanche d’automne

Cannes, fortissimo, et on a du mal à distinguer les paroles..

14 ans

Ouais ouais ouais, nous est offert avec une nouvelle orchestration, et Barbara ose nous la livrer sans masque, mais elle garde pour moi tout son mystère…

Il me semble ensuite que « message personnel » (figurant sur la réédition de « l’amour, l’argent, la vent ») est lui aussi remanié.  Là, encore, j’y suis moins sensible ce soir, même si la voix de Barbara fait des merveilles.

L’avenir

Occupe-toi de moi et les Italiens (superbe pastille pop, avec ses choeurs)   permettent au public de taper dans ses mains, mais c’est très tempéré…

Viens ensuite MDMA  (Mon dieu, mon amour)… et son chant cosmique (non pas pour faire venir le beau temps, mais nous permettre d’être heureux –se reporter aux épisodes précédents), et son duo de flutes (Barbara et jérémy Rénier).  Là, encore, de mon poste avancé, j’ai du mal à ressentir la chaleur du public… Les chants que Barbara appelle et relance me semblent timides. « allez, plus fort !! »… Elle remporte le combat, et le titre  reste   un grand moment du show, avec une énergie et  une vigueur douce suscitant l’adhésion du public… Et  le passage de l’a capella au crescendo musical fonctionne superbement.  C’est peut-être un peu « facile »… mais je m’en moque.

L’idéal est enchainé rapidement…  une partie musicale permet la présentation des musiciens.

Puis l’amour, l’argent, le vent

Rappel…

Grandes autoroutes

Puis une chanson tirée du bd-Cd « une fille »  : Mon anglaise une chanson à rupture de ton et parfois très énergique et  la musique l’emporte sur la voix…  

Magnifique « Tunis »

Lord Byron, et ses claquements de doigts… son ambiance western. J’ai beaucoup écouté le dernier album, et j’apprécie ainsi de plus en plus les autres titres, moins pop synthétiques.  

De nouveau des saluts…  Et Barbara termine comme d’habitude en traversant la salle, en acoustique, sur « bête farouche »… Elle monte rapidement et la salle étant très grande, j’ai du mal à entendre, d’autant que la qualité d’écoute n’est pas au rendez-vous… certains se mettent même à applaudir finissant de couvrir la voix… Petite déception, mais je garde le souvenir de Bourgoin…  Je croyais le spectacle terminé mais  surprise,  Barbara toujours accompagné d’une seule guitare, et ses musiciens en cercle assurant des chœurs.  Une chanson en anglais, du Dylan, un titre que je ne connais pas : i threw it all away … qui ne me convainc pas tout-à-fait sur le coup… mais à la réécoute, je tombe sous le charme de la qualité du titre, et les chœurs… Il me semble que Barbara dans les applaudissements dit qu’elle adore ce titre ou « quelle chanson adorée de la vie »…. Elle avait partagé une vidéo en janvier sur FB :

 
 
 

 

Une heure quarante de set… Peut-être aurais-je dû rester sur mon souvenir, avoir le courage de ne pas chercher à revivre des émotions¸ tant le dernier concert m’avait conquis ?  Mais est-ce pour autant une déception ?  Non… C’était bien, ça rend heureux toujours… et les quelques nouvelles orchestrations, les petites variations, sont intéressantes… N’hésitez pas à venir la découvrir, une grande palette de titres, acoustiques, plus  pop-rock, plus chanson, et  une voix qui s’adapte, parfois très différente en fonction des titres, toujours sans esbroufe.

 

Retrouvez Barbara Carlotti, sa fantaisie, en présentatrice de Radio sur France inter le soir à 21 heures. Encore pour quelques mois : http://www.franceinter.fr/emission-cosmic-fantaisie

Spécial Dominique A:  http://www.franceinter.fr/emission-cosmic-fantaisie-planete-a-dominique-a   avec une interview entre amis pleine de vous très murato-bergheaudien

 

Encore quelques concerts à venir : http://www.concertandco.com/artiste/barbara-carlotti/billet-concert-27182.htm  et je serai peut-être à Romans… car c’est une belle histoire, c’est un beau...
 
 
 
 
 LE LIEN EN PLUS:
 J'avais abandonné en route, hélas, hélas, sur le coin d'une aire d'autoroute, mon fidèle compte-rendu du concert précédent... Voici le bout d'os que j'ai retrouvé à mon retour:  C'était le vendredi 12 avril 2013:

Je me suis décidé au dernier moment... à revoir Barbara Carlotti. Non pas que je doutais de passer une bonne soirée, mais il me fallait oublier d'autres priorités.
J'arrive à 20h25... à peine le temps d'avaler une bière... et je constate que la salle de St-Genis Laval au sud de Lyon est correctement remplie. Pas de places centrales... et je m'installe sur le côté.
 
Le directeur vient nous présenter la soirée, la programmation de l'espace culturel (Carlotti est la seule vedette pop ou musicale de l'année...comme Murat l'avait été il y a deux ans), même si c'est un joli théâtre en tribune, servant également de cinéma.
 
Première partie agréable avec Yasmina Sana  ,  chanteuse lyonnaise, à la belle voix celto-orientalisante. Joli morceau en final, qui voit le guitariste construire une jolie orchestration en 5 couches de samples successives. Elle était contente d' être là, mais gagnerait à être plus consise entre les morceaux. A noter qu'elle chante aujourd'hui (14/04)   même avec un chef sioux à Lyon... et qu'elle a pris en photo le livre de Slim Batteux ("j'apprends le sioux lakota" sur son FB )... A noter... A noter... Bon, c'est léger comme rapprochement avec Murat, j'avoue.
 
 
La place sur le côté d'un point de vue "son" ne m'ayant pas convaincu, je scrute une place de secours... Soit... ça sera premier rang... pile face micro de Barbara.   Mes jambes peuvent s'allonger, s'allonger... je suis pratiquement couché... pour ne pas me faire mal au cou pour regarder la personne devant moi, à un mètre au dessus. Et non, non, ce n'est pas pour être sur d'être choisi pour la danse que j'ai atterri là. Non, pas du tout.  Non, je vous dis.
 
  Premier titre, et boum, c'est parti pour le plaisir simple... Oubliés les petites retenues de la première fois, oubliées les petites ombres des quelques  personnes (âgées)  qui s'en vont (ceux qui étaient là par hasard d'un abonnement), oubliés les petits soucis, je suis dans la scène... la tête en l'air, j'observe le ciel...  et je suis le premier fidèle...  Avant que Barbara ne se transforme en grande prêtresse, j'avais déjà pensé à ça :
 
http://1.bp.blogspot.com/-p-2my6tMh6o/ToPf4FYvZOI/AAAAAAAACxs/D9uK-HXWqWo/s1600/Marilyn-Tommy.jpg
Et je me dis : I'M FREE-I'm free, and freedom tastes of reality"... Que c'est bon de see, de hear, de feel...  et tant pis, si on reste assis...  Mais reprenons nos esprits:
 
J'adore vraiment la pop de cet album "l'amour, l'argent, le vent" qui constitue le plus gros du concert, et les orchestrations fidèles mais très agréablement étoffés par cet excellent groupe, peut-être un peu froid, excepté le bassiste qui fait plaisir à voir, notamment sur "le coeur à l'ouvrage"  où il joue de différentes petites percussions. Mais au bout du compte, j'ai eu beaucoup de plaisirs à regarder les deux claviers, qui jouent à merveille leur rôle de bidouilleurs impertubables, l'un m'évoque  Ron Mael (des Sparks, sans moustache) tandis que Jérémie Régnier (pas l'acteur), garde lui un petit éclat malicieux dans les yeux... On a droit à des petits plaisirs simples: un petit coup de tambour additionnel par Jérémie, un bout de flute, des percussions,  des petits claps-claps très chouettes pour accompagner la chanson yéyé "Les italiens" (présent sur le projet fantaisies littéraires), l'appel au public pour faire venir le soleil par des incantations chantées, et des beaux crescendos, des ponts qui font traverser...
 
Mises à part les titres du dernier album, Barbara Carlotti a chanté:  
L'idéal  
Bête farouche (avec l'effet de surprise en moins, et une ballade moins réveuse que sur les paliers de Bourgoin) 
Tunis
Cannes
Vous dansiez
Les italiens  
 
Avant "vous dansiez", Barbara Carlotti demande à des personnes de monter sur scène...  A Bourgoin, elle avait sauté de scène, à peine moins haute qu'à St-Genis au cours de la chanson. Pas de candidats... j'avais fait le fanfaron sur sa page FB dans la journée : "keep me a dance, tonight, j'ai pris mes souliers vernis" et quand elle dit : "je sais que certains se sont préparés"... j'ai des sueurs froides. Non, je veux pas y aller, j'ai peur, Maman!!  A Bourgoin, dans la fosse, soit... mais monter sur scène pour 4 minutes... ah, le Pierrot, pour faire le kakou sur le net, il est fort, mais le Pierre, il fait moins le fier (oui, moi aussi, j'ai du mal à vivre ma double identité, comme jean-Louis!). 
  TO BE not CONTINUED... 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 1 Octobre 2013

Dans l'épisode précédent,  où l'âme éteinte je me lamentais, sans lamento,  sur le peu de lame, de fond et de surface, que la reprise de la tournée de Murat suscitait, ce qui m'amenait à... à pas grand chose, je... je... j'ai mal commencé ma phrase, je l'ai mal continué, et donc: .
Well...
 
Mesdames, Messieurs, enfin!! Un petit article est tombé ce jour, écrit à la main, pas copié sur un dossier de presse, et je m'empresse de vous le partager:
 
Par Bruno PIN, du journal gratuit lyonnais 421,
 -a-interprete-de-nombreux-titres-de-son-nouvel-album-mercre
"Murat
 
Finalement, Murat ne serait-il pas un éternel insatisfait ? On connaît le musicien et le poète sur le bout des doigts. Qu’importe la déferlante verbale dont il fait preuve de temps en temps ! Il a un certain sens de la provocation que certains apprécient, d’autres pas.
 
Jean-Louis Murat possède cet esprit de liberté rare, cet attachement intense à la terre Auvergne. « Rien n’est important, j’écris des chansons comme on purgerait des vipères. Au diable mes rêves de paysan, je ne veux plus que cesse la neige ! » (Perce-neige - Dolorès - 1996). Une discographie qui, malgré le marasme des maisons de disques, continue de s’allonger. Après les années d’abondance, voici les années de vaches maigres. Un disque par année et demie au lieu de deux pour ce boulimique de travail. Quelques coups de mou, quelques titres un peu faibles ? mais rarement ? et la bonne vingtaine de disques parus à ce jour laisse, comme un goût captivant, cette sensation de l’ouvrage bien fait.
Artisan des mots et des rimes Jean-Louis Murat joue avec ceux-ci, aborde les chemins amoureux comme rarement. La plume est travaillée, ciselée, empreinte des influences multiples qui l’ont nourri, qui l’ont construit ; la littérature et la poésie sont quelques-unes des pièces fondatrices de la maison Murat.
On est loin des premiers albums. Le Murat d’avant est devenu musicien et cela fait belle lurette qu’il a raccroché les synthétiseurs. Cheminant sur le chemin des guitares, influence l’Amérique des grands espaces, entre Calexico et Neil Young. De Mustango au Cours ordinaire des choses en passant par le magique Lilith ou encore Taormina, la musique a remisé ses hésitations et ses errements aux portemanteaux des souvenirs. Depuis longtemps, Jean-Louis Murat est sur le terrain des audacieux. On ne se lasse pas d’écouter un Dolorès de 1996 ou bien le cru de l’année 2002 : le Moujik et sa femme.
La dernière livraison, autre ouvrage à tiroirs. Le texte comme une matrice, ce sentiment sombre qui l’habite est comme une suite logique à son œuvre. Le chanteur n’est pas toujours là où on l’attend et l’ambiance générale semble sortir d’une quiétude, d’un lien encore plus ténu avec dame Nature. Dans la discographie de l’Auvergnat, Toboggan sera un autre objet à part ; pas le plus grand album à première vue, mais pour ceux qui savent écouter l’épure de la musique, eh bien les mots et cette fragilité dite sans fard, font de cet album une pépite. Même la voix du chanteur prend une délicatesse inconnue, presque vulnérable. La nature est omniprésente. Cet espace qui nourrit l’artiste depuis l’enfance, qui mieux que Murat peut nous chanter les odeurs d’étables et les senteurs végétales ? Paysan, troubadour, écorché, l’univers du chanteur enchante l’auditeur attentif : « Que l’espoir laisse au printemps/ Chanter la grive passer le givre/Que l’espoir laisse au printemps/Passer la neige en tourbillonnant. »
Fin mars 2013 : Toboggan vient de sortir. Sur la scène de la Cave à musique, Murat est accompagné à la batterie par Stéphane Reynaud. L’écran en arrière-plan diffuse de belles images en noir et blanc. Jean-Louis Murat enchaîne les chansons. Il y a une tension palpable, il faudra un moment pour qu’elle disparaisse. À l’automne la tournée a repris, et depuis le chanteur a rodé ses chansons. Alors on attend avec impatience Jean-Louis Murat sur la scène du Radiant-Bellevue.
 
Radiant-Bellevue le 8 octobre."
 
Par
Bruno Pin



RAPPEL DES CONCERTS:
- 03/10 CERGY  à l'observatoire (et pas Conflans au théâtre S. Signoret)
         
 
- 04/10 Livry-Gargan (Théâtre-Centre culturel Yves Montand)
http://www.livry-gargan.fr/event/concert-jean-louis-murat
 
- 06/10 La Riche (La Pleïade) Indre et Loire   à 2 km de TOURS.


- 08/10 Caluire (Le Radiant) 69   La nouvelle salle tenue par Victor Bosch (ex-gérant du transbordeur, où fut enregistré Murat Live)
  http://www.radiant-bellevue.fr/saison-2013-2014/octobre/article/jean-louis-murat

      le Jeudi 10 Octobre 2013 à Neuchatel (Suisse) - + ALIOSE
      http://www.case-a-chocs.ch/agenda/2013/10/        
           
- 11/10 Annemasse (Le Château Rouge)
  + Giro
- 12/10 St-Junien près de Limoges (La Mégisserie, en association avec http://www.horizonscroises.fr/ ; merci à eux)
- 18/10 Lescar -64 (Salle de Lescar) FESTIVAL TOUT EN MOTS (avec KENT, Rose...) 
- 19/10 Nantes (La Bouche d'Air)
20/10 Nantes (La Bouche d'Air)
    
- 22/10 Allonnes (La Péniche) 72
avec HOLDEN
 
- 24/10 Belfort (La Poudrière) , + Carols COusin   
(pas sur le site officiel)
- 25/10 Strasbourg (La laiterie)
- 30/10  PULLY (SUISSE à l'OCTOGONE)
      
- 01/11 Charleroi (Le Coliseum)

- 02/11 Seraing (Centre Culturel)
        
      - 03/11 de retour à Arlon (L’Entrepôt) avec Li Lo encore.      
- 05/11 Beynes (La Barbacane) 78   (43 km de PARIS)
 
- 07/11 UNIEUX (12 km de Saint-Etienne), Festival des Oreilles en Pointe) avec Yvan Marc (auvergnat)    

- 09/11 Cébazat (Festival Sémaphore en Chanson) 63     + Moran
- 14/11 Nice (Théâtre Lino Ventura) + HOLDEN   
 


LE LIEN EN PLUS :
 
Un petit article sur Pascale Clark où Murat est cité:
 
Et pour parler d'INTER....  Bernard Lenoir a sorti une compilation, cela ne vous a pas échappé, il y a quelques mois, et j'ai oublié d'en parler, y figurait Murat (le lien défait) : http://musique.fnac.com/a5391188/Compilation-pop-rock-Bernard-Lenoir-l-Inrockuptible-Edition-exclusive-Fnac-Vinyl-album
Une deuxième est en cours d'élaboration... Durant l'été,  EMI   proposait aux internautes (mailing) de faire des suggestions...
 
 
  Message personnel:
Madame Bouchard n'est pas la reine du Hockey sur glace.
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 17 Septembre 2013

 
On finirait presque par  oublier au vu de la morne plaine  de septembre, sans promo, ni flonflon, que Murat doit reprendre la route dans quelques jours.  Pas de single, de nouveau clip ou de réédition de l'album dont on avait pourtant cru entendre parler...      
 
houcmant liège
                                                                                Photo : D.Houcmant
 

Alors, bon, faites tourner les dates!!!   (En faisant le tri entre les infos du LIEN DEFAIT, du site officiel et du site du tourneur, voici ma synthèse que je pense  LA SEUL EXACTE à ce jour  ;.))
 
- 03/10 CERGY  à l'observatoire (et pas Conflans au théâtre S. Signoret)
500 places debouts, 250 assises
 
- 04/10 Livry-Gargan (Théâtre-Centre culturel Yves Montand)
http://www.livry-gargan.fr/event/concert-jean-louis-murat
 
- 06/10 La Riche (La Pleïade) Indre et Loire   à 2 km de TOURS.


- 08/10 Caluire (Le Radiant) 69   La nouvelle salle tenue par Victor Bosch (ex-gérant du transbordeur, où fut enregistré Murat Live)
  http://www.radiant-bellevue.fr/saison-2013-2014/octobre/article/jean-louis-murat

-
      le Jeudi 10 Octobre 2013 à Neuchatel (Suisse) - + ALIOSE
      http://www.case-a-chocs.ch/agenda/2013/10/        
     

- 11/10 Annemasse (Le Château Rouge)
  + Giro
Après avoir préparé sa tournée là-bas, Murat revient pour le "concert suisse" de cette partie de tournée! 
http://www.chateau-rouge.net/spectacle/jean-louis-murat/

- 12/10 St-Junien près de Limoges (La Mégisserie, en association avec http://www.horizonscroises.fr/ ; merci à eux)
- 18/10 Lescar -64 (Salle de Lescar) FESTIVAL TOUT EN MOTS (avec KENT, Rose...) 
- 19/10 Nantes (La Bouche d'Air)
20/10 Nantes (La Bouche d'Air)
À Nantes, Jean-Louis Murat donne deux concerts à la Bouche d’Air et présente au lieu unique un aspect plus plastique et autobiographique de son travail à travers des projections qui nous plongent dans son quotidien.
L’installation de Jean-Louis Murat au lieu unique est accessible samedi et dimanche de 15h à 19h (entrée libre).


- 22/10 Allonnes (La Péniche) 72
avec HOLDEN
 
- 24/10 Belfort (La Poudrière) , + Carols COusin   
(pas sur le site officiel)
- 25/10 Strasbourg (La laiterie)
- 30/10  PULLY (SUISSE à l'OCTOGONE)
 
- 01/11 Charleroi (Le Coliseum)

- 02/11 Seraing (Centre Culturel)
"une saison marquée par la venue de nombreux humoristes..."
Capacité : 550 places assises

- 03/11 de retour à Arlon (L’Entrepôt) avec Li Lo encore.  
- 05/11 Beynes (La Barbacane) 78   (43 km de PARIS)
Jauge : 308 places en gradin / 480 debout (gradin rétractable)

- 07/11 UNIEUX (12 km de Saint-Etienne), Festival des Oreilles en Pointe) avec Yvan Marc (auvergnat)

- 09/11 Cébazat (Festival Sémaphore en Chanson) 63     + Moran
- 14/11 Nice (Théâtre Lino Ventura) + HOLDEN   
22/11 Paris (La Gaîté Lyrique) avec IBEYI, duo, nouveaux protégés de Marie AUDIGIER   
 
 -a-interprete-de-nombreux-titres-de-son-nouvel-album-mercre
 
RAPPEL :
« Avec ce disque, Jean-Louis Murat a peut-être ciselé le plus beau joyau de sa discographie »
Les Inrockuptibles 4.5/5

« Toboggan nous soulage par son mal et fait du bien, guérisseur. »
Libération (UNE du 25.03)

« Une grande œuvre, intime et familière »
Magic (Album du Mois, avril)

 « Toboggan est son album le plus réussi depuis Mustango »
Paris Match

« Murat chante à l’oreille, d’une belle voix grave pleine de densité, des contes remplis de symboles cachés sous des tapis d’émotions. »
« Un disque à écouter dans la pénombre. Ou en plein soleil. »
L’Express 

« Une formidable sensation de simplicité qui souligne une écriture sobre portée par sa voix familière. Cette nouvelle sagesse lui va à ravir »
Nouvel Obs

« Toboggan suscite donc dans son ensemble une impression de flottement, de tranquille dérive. »
Le Monde
 
 « Nul doute, Toboggan est un grand disque. »
« Son œuvre se fait cathédrale. Son dernier album « Toboggan » est une messe où il est inutile d’être croyant. »

L’Humanité Dimanche

« Splendide. Il faudrait un Murat pour chaque saison »
Ouest France

 « L’écriture de l’artiste brille par ses qualités poétiques et littéraires. »
Le télégramme ***

 « Il se dégage de ce disque une sérénité […] son potentiel est immense. »
LesEchos.fr

« Murat réussit là où beaucoup ont échoué »
Télérama Sortir

« L’artiste se montre toujours affuté et d’une grande exigence envers lui-même. »
 Le Figaroscope

« Un beau disque intimiste »
Nice Matin ***

« Un loup sauvage et solitaire. Un peu hors du temps. »
La Provence

« Entre ombre et lumière, raffinement du geste et brutalité des sentiments, l’amour du beau se conjugue chez lui à la rugosité du désespoir »
Sud-Ouest Dimanche (UNE)

« Mélancolique, folk« optimiste, et « supportable pour des enfants » […] On manquait de toi, Murat ! »
Direct Matin Montpellier

« Toboggan est son 22ème album, et sans doute l’un de ses meilleurs, mais on dit ça à chaque fois, tant le niveau d’exigence de Jean-Louis Murat est élevé et son univers attachant et passionnant »
La Dépêche du Midi

« Du Murat pur jus, comme on l’aime. Emouvant, sensuel en diable, un peu venimeux, et finalement si doux »
Question de femmes

Et pour conclure, une petite cover déposé sur youtube:



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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 15 Septembre 2013

 
http://www.mjcbernay.fr/photos/Radiosofa.jpeg
 
Le 11 octobre 2012 -mince, déjà un an ou presque-, je vous indiquais que Murat avait écrit un texte pour le 3e album du  groupe rouennais RADIOSOFA (Dominique A aussi). Je connaissais leur goût pour Murat, et Bayon leur avait fait l'honneur d'une mise en lumière dans Libé.
 
 Il y a quelques jours je contactais Mathieu Pigné pour lui demander des nouvelles, étonné que j'étais en cet fin d'été de ne pas avoir de nouvelle de ce 3e opus dont le projet semblait bien avancé. Sans réponse, j'optais pour Google... et découvert aussitôt l'étonnante nouvelle : le groupe a annoncé sa dissolution!

 On trouve ceci dans un coin de leur site:
Le 27 janvier 2012 Radiosofa jouait à Chailles son dernier concert sans le savoir.
Le 20 mai Ray Manzarek nous a laissés. Comme un symbole ; lui qui - parmi tant d'autres - nous a tellement donné envie de faire de la musique... nous avons donc décidé après 20 belles années passées tous ensemble de raccrocher définitivement nos crampons pour vaquer vers d'autres espaces.
Nous nous devions à nous mêmes de stopper sans nous trahir car l'envie n'y était plus. C'est désormais chose faite, et même si c'est le coeur lourd que nous nous retirons, c'est aussi remplis de fierté et la tête haute que nous clôturons l'aventure Radiosofa.
Tellement tellement de souvenirs, de joies, d'embuches, de luttes, de peines, de voyages, de constructions, de discussions. Une histoire d'amour qui nous aura tous marqués au fer pour la vie.
Merci à ceux qui étaient là d'y avoir cru si longtemps et merci aussi à ceux qui n'étaient pas là, on ne vous en veux pas, vous ne saviez pas.
Cette page va donc bientôt fermer mais nous n'arrêtons pas la musique pour autant, et vous pourrez nous retrouver 1 de ces 4 au détour d'une salle de concert, d'un disque, d'un local de répétition... who knows ?

On vous aime.

Thomas, Ludwig, Matthieu, Fabien & Mathieu

"l'instant est béni, tout le reste n'est que souvenir.
nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler ". Jim Morrison.

Raccroché alors qu'on a des inédits de Murat et de DOMINIQUE A pour booster la promo d'un album, c'est étonnant... et c'est sincère... comme leur petit mot : "pas envie de se trahir". Etonnant aussi car, ils nous permettent d'écouter des titres inédits qui étaient destinés à ce nouvel album, ... et c'est très bon. Ecoutez:



   
https://soundcloud.com/radiosofa/daussi-haut


   Pas de texte qui serait du Murat...

Mathieu, que l'on a vu aux côtés de Julien Doré, et discuté avec notre Mathieu ici même dans la zone commentaires,   m'a finalement répondu... et m'a confirmé que la chanson de Murat n'en était qu'à la phase de maquettage... Sortira-t-il du placard un jour?  Peu de chance....et ce texte rejoint donc la longue liste des projets inaboutis... ce qui ne manquera pas d' exciter les Indiana Jones de l'archéologie muratienne...

   
Un article qui parle d'une série noire sur ROUEN... : 
Inadmissible qu'on ait parlé que de la série noire marseillaise cet été... et pas de celle-ci.....
  
 
  Le très beau "10 000 brasses" du deuxième album (très chouette le clip):
Du côté de MEDIONI et de NUC, on aimait aussi:
Meilleurs voeux pour la suite aux musiciens de Radiosofa :
 - Mathieu ( DARKO : https://www.facebook.com/darko.theband  et Julien Doré)
- Ludwig Brosch (basse, clavier) et Fabien Senay (guitare), qui travaillent  avec Claire Denamur (autre fidèle me semble-t-il de Murat).
- et Thomas Cramoisan (chanteur).

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 8 Septembre 2013

 
http://www.librairiedumoniteur.com/boutique/images_produits/orchi-z.jpg
Je voulais vous en reparler cet été... et puis, toujours en train de lâcher la bride, j'ai laissé filer le percheron...  Enfin soit, Five'r m'a rappelé à l'ordre...
Donc, après le nettement plus consistant  "THE END etc"... avec ces chansons inédites dont on n'a trop peu entendu parler (en écoute ici)... on pouvait encore entendre de la musique de Jean-Louis Murat dans un documentaire de L. MASSON consacré à un architecte R. Ricciotti. Il était visionnable lors d'une exposition parisienne et a été diffusée sur TV5.    On peut faire l'acquision du DVD pour 15 euros ici :
 Je comptais le faire pour vous partager tout ça, mais cette semaine, les extraits musicaux; même minimes,  ont donc été mis en ligne par l'ami Five'r.  
 
ET l'intégralité du film est visionnable sur le site de TV5:
 
Autre lien:
Voici le premier extrait musical:
 Du blues minimaliste...  

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 4 Septembre 2013

 

     Que sais-tu de moi, qu'aurais-je oublié ?


Petits tremblements... Merde: mon cordon d'alimentation! oublié... aaahh....  Mais ouf, je me rappelle que la caméra a une fonction photo...  Nettement moins bien et pratique, et la batterie ne tient pas la journée... mais soit...  

 

---------------------------------------------------------

En hommage à nos "suisses" : Fred, et Stéphane!  (en attendant d'avoir de l'actu)

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  des villages en plein été des pays un domaine oh que je t'aime et par mon enfance par les bras qui m'ont porté par ton ventre par tes hanches  

CAM 0190

 


  d'estive rentrent les troupeaux
nous manquons toujours beaucoup d'eau
à ma lettre je joins cette photo
ne m'oubliez pas  à bientôt
amour amour amour

CAM 0225

 

Bon, pas de manque d'eau en Suisse... sauf que les génisses se servent elles-même dans le frigo.  

 

CAM 0228

 

Abreuvoir...  vigneron

 

Voyager tout l'été

 

Nous aura mis face à la beauté

 

Comme a bird on a poire

 

 

 

 

CAM 0237

  oh ! vois j'ai dans les yeux le bleu de l'eau des montagnes dans ma voix l'accent des gens de montagne des plaines en feu 




Le wetterhorn, sous quelques coutures...:

 

CAM 0491

 

CAM 0263

 

 

CAM 0700

 

 

CAM 0572

 

  ---------------------------------

  ouvrir mes tubes de couleurs 

CAM 0292

                                 ( rosenlaui gletscherschlucht)

 

CAM 0315

  et quand brille sa lumière hors du commun j'épouse enfin mon destin  

 

CAM 0338

     On n'avait plus vu ces ports de têtes à midi. Autant vu d'étoiles au firmament


CAM 0385

 

CAM 0397

     Grand-mère tient la maison. Pour quelque cul-terreux. Sans plus d'éducation.

 

CAM 0417

  Le Rhône en glace du (Sustenpass) 

 

CAM 0420

  voilà le milieu du chemin je connais l'envie mais l'animal je retiens 

 

 

CAM 0423

   Perdu vers les cimes. Sur l'autre versant. Bruits de crinoline. Passent les cabines.         Mont Rose et Cervin...  





CAM 0435

  Creuse et marche dans la paille, vue sur l'outre-mer 

En lambeaux dans chaque larme, ton vert Véronèse 

Enfin vue sur l'autre rive

Et ton sourire à la manière dont ce monde est fait  



CAM 0440

 

CAM 0454

  Vois, l'eau s'écoule à peine des glaciers fiévreux                             Glacier du rhône

 

CAM 0470

 

Amour j’ai perdu ton image           image ton perdu j'ai amour

Aimer est chercher ton reflet       reflet ton chercher est aimer

 

 

CAM 0474

  Il n’y a pas de chaussure qui ne trouve pied, à sa taille                            


CAM 0485

     Pour un feu, des brindilles, un lapsus, une ortie

 

CAM 0494

  Haut le soleil inondait la vallée. Fille d'or sur le chemin. Fille d'amour est venue ce matin. Fille d'or sur le chemin. Fille d'azur donne sa blanche main 

 

CAM 0612

CAM 0634

  On va sans fin vers l’horizon

Tout bouffi de mémoire

On ne retient pas la leçon

Perdu dans la mémoire

A la recherche de ton nom                                               (Eiger, Yungfrau...) 

 

CAM 0641

 

 

CAM 0645

 

  Le voyageur sort de l'arbre. J'entends sa voix qui ralentit. à l'heure de la verdure fraîche. Un homme seul fête l'automne 

CAM 0646

 

CAM 0665

 

CAM 0674

 

 

CAM 0709

  En alpiniste ou en curé

Piller l'épave reste le sujet

Étouffe la bête héréditaire

Désarme-moi ça                                           Face nord de l'EIGER, l'autre face nord culte...

CAM 0711

 

CAM 0719

 

CAM 0724

 

 

CAM 0735

 

                                                                (Bachalpsee, Grindelwald)

CAM 0737

 

CAM 0736

 

CAM 0756

 

 

Où sont tes jalons naturels

Quel village où suis-je égaré

Nu dans la grande transhumance

Reste aux lois de la gravité 

CAM 0757

  Vallée du Lauterbrunnen...  (On distingue Mürren au dessus, accessible en téléphérique, qu'en téléphérique...).

 

CAM 0741

On s'est compris avec cette vache... d'où, le petit clin d'oeil... mais je n'ai pas cédé à ses oeillades. J'étais décidé à revenir vous voir.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 20 Août 2013

 
 
OLIVIER NUC
                   nuc.jpg                                                                                                                                  droits  photos:    O.NUC          
 
 
Ayant effacé malencontreusement du blog la première édition de cette interview datée de MAI 2010, en voici une réédition... sous une nouvelle forme et  une introduction mise à jour. N'ayant pas de version sauvegardée,  ça a représenté un peu de travail... et je suis paresseux.  
 
Dans le petit cercle des journalistes musicaux parisiens, fidèles de Jean-Louis Murat, il y a bien sûr Bayon… et Olivier NUC qui a succédé à Bertrand Dicale dans les colonnes du Figaro, ce qui en fait peut-être le journal qui a apporté le plus régulier soutien à Jean-Louis Murat... que l'on rattache plus souvent pourtant à Libé et aux Inrocks.   Olivier Nuc, responsable des musiques actuelles du FIGARO,  était même administrateur d’un groupe «Jean-Louis Murat » sur FB, avant qu'une page officielle ne soit créée, ainsi qu’auteur d’une «conférence chantée» (Hall de la chanson) au côté de Florent Marchet (la Rochelle en 2007) . Plus récemment, il invitait encore Jean-Louis Murat pour deux titres live et une interview vidéo sur le figaro.fr.  Par ailleurs, il est aussi auteur de livres sur Neil Young et Hendrix.
 
 
 
Olivier NUC bonjour
 
 
-  Vous avez écrit que Jean-Louis était « indispensable à cette époque ». Quand vous recevez un nouveau disque, restez-vous journaliste avant tout ou bien ressentez-vous la fébrilité et l’émotion d’un fan lambda?
 
 
O.NUCJ'avoue que l'arrivée d'un nouveau Murat est toujours un moment que j'attends avec joie. Ceci dit, je veille à écouter chacune de ses productions avec la vigilance et l'exigence que j'applique à tous les disques qui me parviennent, qu'ils soient publiés par des artistes confirmés ou non. Je ne pense pas avoir jamais été aveuglé par la production du bonhomme. Il y a d'ailleurs des disques de lui que je n'écoute jamais.
 
 
- Oui, moi aussi… si bien que j’ai pris « Oiseau de paradis » pour un inédit… Donc je m’en veux ! Lesquels n’écoutez-vous pas ?
 
O.NUC :   Je n’écoute jamais Vénus ou Madame Deshoulières par exemple.
 
- Quand avez-vous découvert Murat ?
 
 O.NUC :   J'ai du entendre "Si je devais manquer de toi" à la radio à l'époque du succès de ce 45 tours. L'adolescent fanatique d'Hendrix que j'étais alors n'a pas du tout mais alors pas du tout aimé. Je le trouvais trop lisse pour être honnête, et, dans ma grande ignorance, je l'avais rangé dans la case "playboy variété", si une telle case existe d'ailleurs. Par la suite, je suivais son évolution au gré des sorties de 45 tours à succès. J'aimais déjà beaucoup plus les climats de "Col de la Croix Morand", mais je n'aurais jamais acheté un de ses disques par exemple. C'est à la sortie de Dolorès que j'ai complètement révisé mon jugement à son sujet. J'étais entretemps devenu journaliste, j'étais à l'époque (96 je crois) aux Inrocks, journal qui a beaucoup fait pour lui. Le disque m'a infiniment plus, au point de me précipiter à la Black Session de Lenoir organisée juste après sa sortie. Je crois que j'ai compris ce que Murat voulait faire en le voyant alors sur scène. Il me tardait de suivre son développement, ce que j'allais, par bonheur, être amené à faire dans le cadre de mon métier.
 
 
-  Quels sont vos albums préférés ? et s’il fallait retenir 3 chansons ?
 
O.NUC :   L'honnêteté me pousse à inclure Dolorès. J'ajouterai Mustango et Lilith. Trois chansons seulement ? Vous êtes dur ! Disons Fort Alamo, Bang Bang et le Désarmement intérieur.
 
- Ah, choix original (je serais bien embêter d’en faire un moi-même). Pourquoi l’honnêteté pour Dolorès ?
 
O.NUC :   C’est le premier disque de lui que j’ai vraiment aimé ? Honnêteté parce que j’ai un problème avec la production terriblement datée, mais je trouve que les chansons figurent parmi les meilleures qu’il ait écrites.
 
http://www.obiwi.fr/uploads/photos/userfiles/1157/1157-1223942806-conference-murat-olivier-nuc-florent-marchet-3---465fx349f.jpg
 
 Quels souvenirs avez-vous de rencontres ou d’interviews avec lui (en fait, je n'en ai pas retrouvé)?
 
O.NUC :   Ils sont nombreux et excellents. Je l'ai rencontré la première fois pour Aden, supplément culturel du Monde, en 1999, pour la promo de Mustango. Je crois que cet entretien a posé les bases de nos relations à venir. Il m'a titillé sur un truc, je l'ai rembarré, la glace était brisée. Ensuite, je l'ai interviewé pour Le Moujik (toujours pour Aden), puis Lilith (Aden encore). Je suis allé pour la première fois chez lui pour un numéro spécial d'Epok, dont il a été le rédacteur en chef, à la sortie de Taormina. Et j'y suis retourné l'été dernier afin de parler longuement du Cours ordinaire des choses. Dois-je ajouter les rencontres privées, et celles faites à l'issue de quelques concerts au fil des années ?
 
- Ah, Mince, j’ai justement relu Epok hier en cherchant vos articles…. mais je suis allé trop vite : j’ai raté votre nom ! C’est un excellent article, notamment car il constitue une belle visite guidée des greniers de Douharesse… Vous avez vu les malles remplis d’inédits ! Apparemment, même s’il n’a pas l’habitude d’y piocher, il est assez rigoureux dans son classement, avez-vous parlé avec lui de cette matière ? En fait, je suis curieux de savoir s’il la considère comme un héritage, exploitable un jour pour ses proches, ou s’il a jamais pensé en faire quelque chose ?
 
O.NUC :   Il était question de mettre un peu d’ordre dans ces archives, je crois, mais finalement, se retourner sur le passé l’intéresse assez peu : tant mieux, c’est le propre de l’artiste d’aller de l’avant. Je serais bien sûr curieux de plonger dans ces inédits. Peut-être procédera-t-il un jour comme Neil Young ou Dylan, qui ont tout classé et publient régulièrement de beaux inédits.
 
  
 
Et des souvenirs et émotions de concerts en particulier?
 
O.NUC :   J'ai en mémoire, c'était le 11 novembre 1999, un concert ahurissant au Trianon, époque synthétique avec Denis Clavaizolle, après la sortie de Mustango. Je garde le souvenir de plusieurs Cigales réussies dans les années 2002 - 2004. Mais ce que j'ai préféré, ça a été de le voir trois soirs de suite aux Francofolies de La Rochelle en 2007, année où Florent et moi avons donné la conférence chantée d'ailleurs. J'ai pu constater à quel point il se réinventait d'une soirée à l'autre. 
 
 
- Manset avait parlé d’un « repli problématique » à propos de Murat… Je pense qu’effectivement on pourrait résumer ainsi les critiques généralement émises sur Jean-louis Murat… mais en réalité, comme Manset, il construit une œuvre à la cohésion remarquable…Que pensez-vous de son évolution musicale, de sa carrière ?
 
O.NUC :   Je pense qu'il y a une rupture nette à partir de Mustango, lorsqu'il commence à renoncer aux productions synthétiques pour se rapprocher du blues et du folk qu'il affectionne tant. En particulier, la phase qui va de la publication du Moujik à celle du DVD Parfum d'acacia au jardin me semble représenter le sommet de son inspiration. Il publie énormément de disques alors mais loin de baisser, leur qualité ne cesse d'augmenter.
 
- La référence à Neil Young est un peu le cliché journalistique depuis Lilith. Jean-Louis a parfois tenté de s’en détacher, en disant que c’était un bon mais en division 2… Que pensez-vous de la comparaison ? et en matière de jeu de guitare ?
 
O.NUC :   Dire que j'ai manqué de peu l'organisation d'une rencontre entre ces deux-là... Murat a appris à jouer de la guitare en écoutant Everybody Know This Is Nowhere et Harvest, c'est assez manifeste dans la manière dont il approche l'instrument. Je sais qu'il place Neil Young très haut dans son Panthéon musical, alors la comparaison est assez flatteuse à mon avis. Je serais curieux de savoir ce que Young penserait de sa musique...
 
- Ah, oui, cette rencontre aurait été géniale (comme sa rencontre avec Wyatt pour Télérama) mais je pense qu’« il ne préfère pas » , question de ne pas briser le mythe (cf ses histoires avec Manset, Cohen, T. Jo White… ). J’ai été notamment assez surpris lors de la promo du Cours ordinaire des choses, de son caractère absolument non blasé quand il parlait du lieu, des histoires de musiciens… Depuis, il en a beaucoup rajouté sur le fait que Nashville, c’était juste un truc à raconter aux journalistes, mais je pense qu’il était vraiment ému de rencontrer Dugmore par exemple. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette rencontre avortée?
 
O.NUC :   Il m’avait donné son accord de principe, oui. Il était question qu’il vienne à Paris pour cela mais Neil Young a finalement annulé sa venue sur nos terres. Mais je ne désespère pas, un jour…


- Enfin, je voulais aborder un point particulier... l'aspect politique, qui n'est pas j'avoue, crucial à mon avis, pour cet artiste dégagé chantant l’amour… qu'est jean-louis Murat (... même s'il a été militant: Amnesty, la cause Kurde, sa chanson contre Mégret... : http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8887.asp . Vous avez cosigné un article sur « ces intellectuels et artistes qui appellent à la révolte » qui avait suscité quelques réactions… Jean-Louis Murat appelle bien à une certaine forme de révolte, mais en citant des gens comme Muray, en faisant des sorties anti-écolos par exemple… Ses prestations télévisuels ont parfois été contre-productifs jusqu’à carrément se tirer une balle dans le pied (l’article en dernière page de Libération à la sortie du CODC)? Est-ce qu’il ne s’est pas finalement un peu coupé de son public traditionnel (et de ses soutiens classiques : Inrocks, Télérama, Libé) ?
 
O.NUC :   C'est peu de dire qu'il existe un nombre de malentendus à son sujet. Il n'a d'ailleurs pas cherché à les dissiper, loin s'en faut. Le drame, c'est que certains connaissent mieux ses passages télé que ses chansons. Il est trop complexe pour une époque qui veut des chanteurs souriants et inoffensifs devant les caméras. Je ne suis pas sûr qu'il se soit coupé de ses soutiens traditionnels, je pense qu'il n'a pas voulu jouer un jeu qui le cantonnait à quelques références médiatiques seulement. Quant à sa seule chanson ouvertement politique "Les gonzesses et les pédés" c'est à mon avis une de ses moins réussies...
 
- Oui, ses textes ne se veulent pas engagés (mais on peut parler du « coup de jarnac », de « Giscard », de « la complainte du paysan… », de « 1829 », de « suicidez-vous »… Vous-même , pour parler du CODC, vous avez écrit qu’il donnait sa vision de l’époque…
 
O.NUC :   Le cours ordinaire brosse le constat d’une époque peu brillante aux yeux de l’auteur en effet. Il n’est pas vain d’envisager l’angle politique mais cette forme d’écriture fait courir le risque de dater les choses lorsqu’elle a trait à des événements très précis et marqués dans le temps.
 
- Par rapport au CODC, difficile d’avoir des critiques plus élogieuses dans la presse, mais cela ne s’est pas traduit par le succès espéré ? Crise du disque certes! mais n'y a-t-il pas aussi une crise dans la fonction prescriptrice des journalistes culturels (je n'ai pas d'avis là-dessus!) ?
 
O.NUC :   Le cas de cet album est un mystère. Une couverture presse très élogieuse - à juste titre - des concerts excellents, et pourtant, trop peu de ventes. Difficile de donner une seule raison à cette désaffection, mais il est sûr que Murat est aujourd'hui cruellement sous-estimé par ses pairs. La crise du disque est une explication, mais ce n'est pas la seule à mon avis. Le manque de curiosité des radios est une réalité dont souffrent hélas les artistes comme lui.
 
- Le meilleur disque en français de l'année 2009, pour vous, c'était  "la superbe"?   
 
O.NUC :   A égalité avec La musique (Dominique A), Clair (JP nataf) et Le cours ordinaire des choses…
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- Quelle marque laissera Jean-Louis MURAT dans la chanson française?
 
O.NUC :   Une marque beaucoup plus importante que son peu de succès actuel ne le laisse présager. Enfin, c’est ce que j’imagine mais je dois être un peu utopiste…
 
 
- Avez-vous des projets en cours? un livre? et éventuellement, quel est le disque que les muratiens ne doivent pas  râter en 2010 (mise à part Courchevel)?  
 
O.NUC :   Beaucoup de projets en cours, beaucoup de disques à ne pas rater, plein de choses vraiment. Bonne route aux Muratiens !
 
 
MERCI OLIVIER NUC! Interview réalisée par mails en avril/mai 2010.  
 
 
LES  LIENS  EN PLUS :  
 
Jean-Louis Murat : vite, de la sauvagerie ! ADEN | 28.10.03                                                                    Outsider de la production française, le chanteur remonte sur scène, un double album sous le bras. Exit les fioritures intellectuelles : "Le rock, c'est d'abord affaire de générosité et de spontanéité."
aden : On vous sait prolifique, mais c'est la première fois que vous réussissez à imposer un double album à votre maison de disques.
Jean-Louis Murat : Face au business, je me comporte comme un mafioso : je travaille avec eux tout en étant contre eux. Je suis contraint par la logique du système, mais je suis couvert par les chefs. Dès le début, ils m'ont dit : " On est sûrs de ne jamais gagner une thune avec toi, mais tu es notre danseuse. " En contrepartie, je leur interdis de venir en studio ; ils ne voient le truc qu'une fois terminé. Cela vous met en porte à faux par rapport au reste de la production française... Avec ce qui marche, en France, musicalement, on a l'impression d'en être au même point que s'il n'y avait jamais eu l'électricité. Comme si la musique avait cessé d'évoluer après 1962. On est à une époque où les réacs arrivent à se faire passer pour des progressistes.
Comment avez-vous procédé ?
Toutes les prises ont été faites en quatre jours. J'avais envie d'assommer la concurrence. J'aime bien la compétition. Quand j'ai vu toute la presse qu'a eu l'album de Bashung, j'ai eu envie de frapper un grand coup. En même temps, le rock n'est pas une expression artistique qui demande des tonnes de préparation. Il exige surtout générosité, simplicité et spontanéité. On est plus proche du foot que d'un synopsis de Hitchcock.
Vos chansons ont un côté plus brut que par le passé.
J'ai préféré revenir au cœur des choses. L'impasse, ç'a été l'album Dolorès. J'ai passé six mois en studio avec trois logiciels Pro-Tools. J'en avais marre d'intellectualiser. Le rock est devenu chiant à partir du moment où il a eu des prétentions intellos. Le point de non-retour, c'est le jour où Lennon rencontre Yoko Ono et commence à vouloir faire de l'avant-garde. Il est temps de remettre la sauvagerie et l'innocence au cœur de la musique, d'en faire à nouveau un art premier. Et puis, on n'a rien trouvé de mieux qu'un larsen pour représenter le monde dans lequel on vit, n'est-ce pas ? Propos recueillis par Olivier Nuc



Murat : "Je veux rester un animal sauvage" ADEN | 09.11.04 Co-signé avec Fred Jimenez et la chanteuse Jennifer Charles, son dernier album est presque un hommage à la pop des années 1960. Cette semainbe, Jean-Louis Murat s'installe au Café de la danse.
aden : Si l'on compte le double album Lilith et le DVD de chansons inédites Parfum d'acacia au jardin, A Bird on a poire est votre troisième projet en un an...
Jean-Louis Murat : Tant qu'on ne me traite pas de stakhanoviste. .. Pour certains, c'est comme si j'avais une maladie mentale. Je trouve bien qu'il y ait des cadences infernales. La musique, ce n'est pas un truc de retraité. Le business de la musique a transformé les gens qui ont le sang chaud. C'est une manière de les domestiquer. Je n'ai pas l'intention de me faire domestiquer. J'ai envie de rester un animal sauvage.
Cet album, vous le cosignez avec le bassiste Fred Jimenez et la chanteuse Jennifer Charles.
C'est la première fois que je ne compose pas et ne joue pas de guitare sur un disque. C'est un truc d'amitié : Fred avait des compositions sensationnelles dans ses tiroirs. J'ai choisi celles qui m'inspiraient le plus pour écrire des textes et lui ai laissé les coudées franches. La première fois qu'il m'a fait écouter ses musiques, c'était en voiture, en Camargue, et on a pensé à Jennifer tout de suite. C'était bien d'avoir une présence new-yorkaise, de sortir du truc franco-français, parce qu'il y a beaucoup de références à la musique anglo-saxonne sur ces chansons. En enregistrant, on a essayé de ne pas perdre le charme des maquettes faites sur quatre-pistes. C'est comme si on était passés d'un film super-huit à du 35 millimètres. Avec ses harmonies vocales en cascade et ses mélodies,
 A Bird on a poire est presque un hommage à la pop des années 1960.
La musique, c'est comme le vin. Il y a de supermillésimes. L'âge d'or, c'est les années 1966-1968. Globalement, ça part en couilles après 1976-1977... La musique des années 1990, elle va faire rigoler les générations futures. Ce qu'on retiendra, ce sera que ça a été le règne de la technologie et des producteurs qui mettent leur nom plus gros que celui de l'artiste sur la pochette.
 A Bird on a poire tranche assez radicalement avec le reste de votre production.
 Lorsqu'elle l'a entendu, ma mère m'a dit : "Tu as enfin fait un vrai disque." C'est un disque qui rassure parce qu'il est très mélodique. Or, la mélodie, c'est le monde organisé : ç'a un côté apaisant, comme un baume qui cicatrise. Pourtant, je ne connais rien de plus triste que les Beach Boys. Leurs chansons, c'est la mort qui chantonne. Il y a plus de noirceur dans Surfin' USA que dans toute la discographie This Mortal Coil. La justification de A Bird on a poire est aussi dans le décalage. L'ambition, c'était d'additionner nos étrangetés : Fred est suisse, Jennifer est américaine et je me sens assez peu français. On a joué de ce côté décalé, presque marginal. Aujourd'hui, les gens ont l'impression d'être ultra-branchés en écoutant quelqu'un comme Björk, alors que c'est la chanteuse officielle de l'intelligentsia, la chanteuse préférée de Chirac et Sarkozy. On ne peut plus vivre en étant dans la marge dans ce pays, c'est ce qui me fait enrager le plus... On nous rebat sans cesse les oreilles avec les succès de formations françaises comme Air ou Phoenix à l'étranger mais j'ai vu des groupes de bal dix fois supérieurs à eux. Nile Rodgers, le guitariste du groupe Chic, a dit un jour que "comprendre la musique, c'est danser". Ce n'est pas gagné dans un pays comme le nôtre... Propos recueillis par Olivier Nuc 
 
 
Le texte de la conférence chantée et le podcast :
Une vidéo:
 



AJOUT RECENT :
En décembre 2012, nouvelle interview, en vidéo: 



 
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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