Publié le 11 Janvier 2014

C'était avec impatience que j'attendais Chroniques d'en haut... le magazine que je connais bien pour habiter sur Rhône-Alpes, avec son présentateur Laurent Guillaume... éternel présentateur de cette antenne régional. 

J'ai regardé avec plaisir.

 Le menu est un rêve de muratien, voyage dans le Sancy sur les airs de Murat... le pélerinage de La Mecque pour tout muratien!   Et on a effectivement droit à un très beau panel musical muratien, des choix de titres assez originaux, et on passe bien sûr par des endroits chers... Le Servières... et son zonard estival : Christophe Pie, qui y attrape des truites à mains nues, et qui effectivement l'été arrivant invite   sur son FB "qui m'aime me suive" à "monter"... et quelle surprise de découvrir Jérome Pietri taquinant la gaule comme de sa guitare... Puis Grazia, la passionaria de Vulcania et de Murat!... On devine là-dessous la patte de Laure Bergheaud, qui s'est bien gardée de se révéler (c'est ça les femmes de boy's band! il faut se cacher). Elle est d'ailleurs remerciée dans le générique.  Et on a bien sûr de bels images de lands, de vent... 

Pour finir, suivant une évocation live "il neige",  une petit clin d'oeil très cinématographique du maestro...  et une parfaite petite sentence finale, qui nous évite une interview sans doute peu intéressante  et qui... évite à Murat d'avoir à jouer l'artiste régional (rôle dans lequel il refuse de se laisser enfermer).  D'ailleurs, le reportage est assez subtil de ce côté-là : il est plus souvent question de la campagne, des paysans, des estives, de l'hiver... que de l'Auvergne et du Sancy... Des atmosphères! Et on se dit qu'il va falloir attendre encore quelques mois avant le KOLOKO pour prendre sa dose.  

Alors, bien-sûr, c'est trop court... et les interviews prennent du temps... et pour un acharné comme nous, comme moi, c'est frustrant... et je dirai même paresseux!  Pourquoi ne pas avoir choisi une sélection de titres plus "sancy's name dropping"? et de nous évoquer un peu plus:   Où est la dent de la rancune? le saut de la pucelle? vendeix?  Roche-charles? les termes de choussy?... et tant et tant : le trou de Giscard, et même pas de "entre roches Tuilière et Sanadoire, et de lady of Orcival ...  

 Je me suis posé la question aussi de savoir si ça n'évoquait pas trop le Murat côté "spleen",  appuyant trop sur l'image qui colle à Murat.  L'extrait du clip de  "papillon" (et les routes autour de Douharesse, et le Servières) permet néanmoins une fenêtre vers un Murat plus "dynamique et électrique".  Et on apercoit un peu Pessade... sans cette si belle musique de "pessade 90"... Ah... mais on pourrait faire tant et tant sur Murat.... et soit... ne boudons pas... 26 minutes, dont beaucoup sur de la musique signée Bergheaud... Non, ne boudons pas. Un excellent moment...  


 

L'Auvergne selon Jean Louis Murat par chroniquesdenhaut

- Quelques "sites" muratiens: 

https://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&t=f&ecpose=45.40365235,3.08031352,7357.62,-36.192,60.07,0&oe=UTF8&msa=0&msid=115593317591136831393.0  0044582d2ff2a3f2a747

 

- Petite évocation du Sancy sur "pessade 90":

http://www.surjeanlouismurat.com/article-retour-en-douceur-48276335.html

... et je vous mets encore ma petite vidéo du KOLOKO dernier... avec quelques images de PESSADE, dont la croix, le lavoir que l'on voit dans le reportage:

 

 

Et puisque c'est dimanche... dans la plaine de La Limagne.... on s'ennuie... alors que la-haut, c'est impossible!

 

Les autres émissions de Chroniques d'en haut- (ma première rando de la saison prochaine, ça sera le TAILLEFER:

http://rhone-alpes.france3.fr/emissions/chroniques-d-en-haut ).

Et allez, Murat dans l'émission "montagne", le grand père de "chroniques d'en haut"... dont il a écrit le générique:  

http://www.dailymotion.com/video/xb8gag_jean-louis-murat-dans-l-emission-mo_music

C'est un juste retour des choses que le magazine actuel est refait appel à Murat!

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

Coquille de la Montagne ou fêlure de l'artiste?  J'ai cherché à avoir l'information (je vous tiendrai informé)... mais dans LA MONTAGNE, Carla Bruni évoque Murat et sa règle des 3 T...  mais il est noté : "tonalité, tempo, truche"... Truche?   C'est bien sûr chers lecteurs connaisseurs, non pas Truche... qui est une patate normande, ou en dauphiné, une urne pour conserver de l'huile... et on ne voit pas le rapport... mais TRUCTURE... qui complète la devise de Jean-Louis. J'ai demandé une rectification à la Montagne!

la coquille est présent dans la publication papier comme sur internet: http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2014/01/09/carla-bruni-bientot-en-concert-a-vichy-je-me-fous-de-mon-image_1829188.html  

"Quand je maquette mes chansons, c’est dans mon bureau et je travaille sans relâche. Ma règle c’est celle de Jean-Louis Murat : “tempo, tonalité, truche”. J’adore cette idée".  

 

Murat évoque les 3T notamment dans les articles ci-dessous:

http://www.leprogres.fr/actualite/2011/09/06/murat-l-indomptable
http://www.metronews.fr/x/metro/2008/04/01/Bdz1YrvZV5z16/index.xml

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 7 Janvier 2014



     

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     Malgré l’activité de niche de ce  blog,  je suis quelques fois sollicité par des jeunes artistes (rappelez-vous Jeanne Cherhal, Françoise Hardy, Erik Arnaud, Bertrand Louis) et j’hésite parfois à leur ouvrir la porte... Mais en quelques jours, j’ai reçu deux albums de camarades facebookiens, dont j’avais eu d’ailleurs l’occasion de vous parler. Cette simultanéité d’actu autour de la sortie de leur premier album,   et leur goût commun, certes de Murat, mais aussi de la guitare, et de la musique américaine, m’a poussé à leur proposer une inter-ViOUS ET MURAT- croisée comme celle réalisée avec LE VOYAGE DE NOZ, PORCO ROSSO et  Karl-Alex STEFFEN…

 

 

A votre droite:   MATHIS, lyonnais, Il écume les scènes lyonnaises depuis quelques années, il  nous avait proposé sa reprise de JIM en 2011 déjà.  Il sort « CENTRE VILLE », un album pop-rock « varié » (on en reparlera) non dénué de belles envolées rock.    

 

A votre gauche, Antonin Lasseur.  Il est bien connu des muratiens fidèles sur les réseaux, où il avait déjà partagé quelques-unes de ses reprises de Murat. En janvier 2012,  après avoir  lu ici-même  l’annonce d’une rencontre (brunch musical)  à la bibliothèque de St-Denis autour de Murat,  il n’avait pas hésité à prendre sa guitare pour animer  l’événement.       Antonin sort « Made in Détroit », un album aux couleurs blues tranchant, qu’il a enregistré avec des musiciens américains… et ça déménage… si bien qu’on n’a pas à se poser la question « mais qu’allait-il faire au Michigan ? ».  

 

 Et… et .. j’allais presque oublier de le signaler : ils chantent en français… Et c’est bien-sûr décisif pour moi !  

 

  Bonjour, jeunes hommes! 

- Avant qu'on parle de votre musique, j'aimerais que vous vous présentiez d'abord un peu personnellement...  

 

Antonin: J’ai 24 ans et je suis originaire de l’Oise au nord de Paris. J’ai commencé la musique au conservatoire municipal de Creil à 6 ans, j’y ai appris le piano. Puis j’en ai eu marre des auditions de fin d’année (ratées évidemment !), j’ai migré vers l’école de musique actuelles Divine Mélodie. C’est là que j’ai appris la guitare et rencontré d’autres musiciens avec qui j’ai formé mon premier groupe. Evidemment, on jouait beaucoup de reprises de JLM. A tel point que tout le monde m’appelait « Jean-Louis » dans l’école !

 

Avec ce groupe, j’ai commencé la composition de chanson pour pouvoir participer au tremplin lycéen Picardie Mouv en 2006 auquel on a échoué sur la seconde marche du podium.  

Le groupe s’est séparé après le bac et je suis parti faire mes études d’ingénieurs sur Paris et je n’ai plus joué en groupe jusqu’à l’année dernière avant de partir pour ce stage d’un an aux Etats-Unis, où j’en ai profité pour enregistrer 9 chansons originales qui constituent mon premier album studio que j’ai tout naturellement choisi d’appeler « Made in Detroit ».    

 

 

Mathis: Contrairement à Antonin, je ne suis pas un grand voyageur : né à Lyon il y a 36 ans, j’y vis toujours, et c’est là que j’ai enregistré mon album, qui de plus s’appelle « Centre ville » ! La musique était d’abord très présente dans mon entourage familial : on écoutait toujours la radio, le top 50 à la télévision, ma mère achetait des 45 tours. Je baignais dans une ambiance « variétés françaises », et ça a conditionné mes premiers goûts d’auditeur : Goldman, Berger, puis Eicher, Daran, Bashung un peu plus tard. J’ai commencé la  guitare en autodidacte au lycée avec un pote, histoire de se donner du courage pour déchiffrer les tablatures des MTV Unplugged de Clapton et de Nirvana, albums qu’on écoutait en boucle au milieu des années 90 ! Progressivement, l’envie de monter un groupe s’est fait sentir, et j’ai continué comme ça, dans      une optique de reprises de tubes rock, jusqu’en 2007, en parallèle de mes études. Je me suis mis à écouter progressivement beaucoup de blues, puis Bob Dylan, Neil Young, Springsteen….    

 

A côté de ça, je bossais des chansons « personnelles », en français, un peu dans la tradition de mes références initiales, choses qui n’étaient pas vraiment compatibles avec le répertoire scénique que je développais en groupe au même moment (Beatles, Stones, Led Zeppelin, Radiohead, Pearl Jam…). Après quelques années d’hésitation, et beaucoup de maquettes solitaires, ça a fini par donner la trame de mon 1er album studio, après 12 ans de musique : « Centre ville », enregistré l’hiver dernier.  


   

- Mathis, tu as donc une assez grosse expérience de la scène… des bars… ce qui a d’ailleurs inspiré une chanson de l’album… et tu jouais parfois du Murat également (Tu nous as partagé ta version de « Jim » sur le blog)… Murat, pas un choix évident pour capter l’attention ?  Cela fonctionnait bien ?  


Mathis:  Oui, plus de 120 concerts, dont une bonne moitié en tant que « chanteur de bar », comme je le décris dans une de mes chansons, en effet, accompagné en groupe, mais aussi parfois tout seul à la guitare. C’est dans cette configuration que cela m’arrivait de placer quelques chansons françaises au milieu de mon répertoire anglo-saxon, et je dois bien dire…que cela ne marchait pas du tout ! ..Murat comme le reste. J’en ai de fait très peu interprété, je reprenais quand même pour me faire plaisir « Jim » donc, mais aussi « les jours du Jaguar » alors que le public de café-concert venait surtout pour écouter des trucs festifs on me demandait « femme libérée » par exemple….un autre monde, de l’animation en fait. Pas vraiment de la musique. C’est aussi pour ça que j’ai eu envie d’arrêter et que je me suis consacré à un projet plus « artistique », afin de changer de catégorie et de jouer dans des lieux où les gens viennent volontairement écouter de la musique.








- J’entendais encore ce week-end, c’est un classique, une artiste raconter que c’était une formation unique, de jouer dans les bars… Pour en revenir au « jaguar », Antonin, c’est aussi le surnom que tu t’étais choisi dans la « murosphère »… et tu avais partagé aussi une ou deux reprises (« qu’est-ce que ça veut dire »  plus récemment)… Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton histoire avec Murat ?  Tu le connais je crois…
 



Antonin:
Un beau jour de 1996, mon père se baladait au Virgin Megastore des Champs (RIP…) et ils y diffusaient une chanson de Dolorès, ça devait être Le train bleu je crois. Mon père a tout de suite été happé et il a commencé à acheter tous ses disques, à aller aux concerts, et à discuter un peu avec lui en after (c’est suite à ça que j’ai eu la chance de le rencontrer). Pour moi à l’époque, Murat, c’était « le chanteur de papa ». Je ne m’y intéressais pas plus que ça même si je me souviens que j’étais fan de « Jim » (comme Mathis !). Puis un jour mon père m’a convaincu d’aller le voir en concert pour la tournée Moujik. Manque de bol, le concert a été annulé pour la raison que l’on connait maintenant…  

Le grand basculement s’est fait avec Lilith. Comme tout le monde, j’ai pris une grosse claque avec Les jours du jaguar (d’où mon pseudo sur le forum). Je me souviens avoir passé des mercredis matins entiers à jouer à la console avec Lilith en boucle à la maison !

C’est à Murat que je dois mon apprentissage de la guitare, de l’harmonica, mais aussi mes découvertes musicales : Ferré, Neil Young, Cohen, Dylan, entres autres. Je ne peux pas en être sûr mais, je pense que sans lui, je n’aurais pas commencé à jouer en groupe et à écrire des chansons.

Bien sûr, j’ai tous les disques, un paquet de bootlegs de concerts et d’inédits grâce à quelques personnes bienfaitrices rencontrées notamment sur le forum. J’ai longtemps été très fanatique mais j’ai aujourd’hui pris un peu de recul par rapport à tout ça. J’ai mis du temps mais j’ai retrouvé un esprit critique et c’est beaucoup mieux comme ça !  

 

Mathis : C’est très touchant ce que tu racontes Antonin : c’est vrai que les rencontres artistiques sont souvent liées à nos entourages, à des souvenirs marquants. Pour ma part, ça ne s’est pourtant pas du tout passé comme ça vis-à-vis de Murat : je ne connaissais pas vraiment, ou du moins pas vraiment bien. Je n’avais que deux références éloignées qui, vers 20 ans ne m’avaient pourtant pas forcé à sauter le pas : un ami de fac qui ne jurait que par « Nu dans la crevasse », le titre m’intriguait, sans plus, et un papier dans Rock’n’folk je crois où Murat disait qu’il aimerait faire avec l’Auvergne ce que Springsteen avait fait dans ses chansons avec le New-jersey : une     sorte de territoire « à la marge » ou pourtant des choses significatives se passent. J’avais trouvé ça séduisant.  

C’est bien plus tard, 5 ou 6 ans après, que je suis tombé par hasard, sur…. « A bird on a Poire » : Antonin, tu disais que Murat t’avais fait remonter à la source du folk et des songwriters américains, moi ce fut le contraire : à force de le voir citer mes références préférées, j’ai fini par m’intéresser au personnage : cette allusion à Léonard Cohen m’a fait acheter…Lilith, presque par hasard, parce que j’avais entendu quelques chansons lentes qui me plaisaient beaucoup. Mais en mettant le cd, grosse claque : «les jours du Jaguar », chanson définitive pour moi aussi.

 

Après, et bien c’est le chemin traditionnel d’un amateur de musique, on se renseigne, on écoute les autres albums, on cherche de l’inédit. Je ne peux pas dire que je suis réellement « fan », j’aime surtout l’époque allant de Mustango à Taormina, puis aussi « Le cours ordinaire des choses » enregistré à Nashville, je crois : bel album, splendide chanson titre. Ce que j’aime surtout, c’est son côté impliqué, le type ne plaisante pas avec la musique, il ne fait pas semblant. Ce côté puriste se retrouve surtout dans ses textes, évidemment. J’aime assez cette sorte d’intégrité, qu’il revendique beaucoup d’ailleurs dans ses interviews.

 

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Murat Mathis 1Murat Mathis 2  

Mathis: j'écoute de la musique principalement dans ma voiture : le lieu où je peux mettre les disques à fond, où je me concentre sur les arrangements, où je vérifie les mixs de mes maquettes aussi ! ....photo prise dans les rues de Lyon au petit matin, "les jours du Jaguar" à haut volume !

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-  Alain Klingler, chanteur de mes amis sur FB, a aussi une passion, je crois qu’on peut utiliser le terme, pour les « jours du jaguar » : « la chanson la plus belle qui puisse exister, je me la chante tous les jours depuis 11 ans (12 ans ?) ! J'ai l'impression que jamais je n'en percerai le mystère » m'a-t-il écrit un jour !!! 

On passe du coup aux questions rituelles de l’interview… même si on devine certaines réponses :

  • Votre album préféré? Disons vos 2 ou 3 et pourquoi bien-sûr…   

  • Et s'il fallait retenir 3 titres?  … en enlevant le jaguar (hors classe)

  • Un concert en mémoire en particulier, une anecdote de concert  de Murat ? 

  •  Est-ce qu’il y a dans votre répertoire une chanson qui vous évoque Murat, ou dont Murat aurait participé à l’inspiration ?



   

Antonin:
Pour les albums, je dirais Mustango pour l’histoire spéciale de sa confection et puis parce que laprod est fabuleuse. En plus, c’est l’album qui a contribué à révéler le guitare-héro Murat de la période d’après. Ensuite je dirais Le moujik, parce que justement, Murat était galvanisé par son expérience américaine et que pour seulement 12 heures d’enregistrement, le résultat est bluffant ! Et malgré des textes plus « faciles » qu’à l’accoutumée, les chansons sont bonnes et assez entrainantes, c’est un album festif. Et puis enfin, je suis obligé de dire Lilith. Quand on y réfléchit, c’est quand même un triple vinyle, 23 chansons avec très peu de faiblesses et beaucoup de chefs-d’œuvre (Le jaguar,Se mettre aux anges,…)! Ces 3 albums, c’est pour moi l’âge d’or de Murat, un peu comme la période 64-66 pour Dylan avec la trilogie Bringingit all back home, Highway 61 et Blonde on Blonde.  

Pour ce qui est des chansons, Nu dans la crevasse, parce qu’il nous tient en haleine pendant 10 minutes avec son histoire,Qu’est-ce que ça veut dire, parce que c’est probablement la chanson que j’ai le plus écouté et qui m’a le plus ému depuis Les jours du jaguar, et Aimer, parce que c’est une ode à l’amour magnifique de quelqu’un que l’amour vient de trahir.

Evidemment mes premiers concerts m’ont marqué, quand il enflammait la Cigale pour la tournée Lilith et Parfum d’Acacia. Je me souviens d’ailleurs que sur cette tournée, il avait rendu un bref hommage à Nougaro qui venait de nous quitter en glissant un « c’est d’quelle côté la Seine » sur l’intro de Se mettre aux anges je crois bien. J’ai longtemps cherché un enregistrement de ce concert mais en vain.  

Il n’y a aucune de mes chansons directement inspirées par Murat puisque le seul fil conducteur, c’est moi-même. Par contre, ma façon d’écrire et de composer est très « muratienne » puisque j’ai tout appris en écoutant ses chansons. Par exemple, Le poète est, je pense, celle qui     « sonne » le plus Murat. D’ailleurs le dernier couplet m’est venu sur l’autoroute Clermont-Lyon (que tu connais bien Pierrot J) après une visite chez JLM justement.


 

    Muratphoto antoninAntonin, le jaguar...



Mathis :
Sans se concerter, on a exactement la même vision des choses avec Antonin ! Je pense aussi que sa période Mustango-Moujik-Lilith est son sommet. Le parallèle avec la période 1964-1966 de Dylan me semble tout à fait pertinent !

 

Mon album préféré est indiscutablement « Lilith » : il y a une atmosphère sombre, mortifère, une cohérence générale très probante. Réussir cela sur un double album, c’est très fort.

Ensuite, « Mustango », évidemment, qui contient quand même de sublimes chansons. Et laprod, en effet…. Ce que j’aime dans cet album c’est le son assez intemporel : ça sonne juste comme il faut. Enfin, je citerai « Le moujik et sa femme » : ces 3 albums comportent la même puissance évocatrice à mon sens. Je trouve les autres, notamment les 2 derniers beaucoup plus disparates…

En ce qui concerne les chansons…..« Nu dans la crevasse », pour la folie : plus de 10mn, un texte infini, trempé dans du venin, des choristes soul derrière : un vrai tour de force.
« Comme un incendie » : morceau puissant, j’aime le propos sans concession. Je n’ai jamais     compris pourquoi cette chanson, et plus globalement cet album, n’avait pas marché.
« Le contentement de la Lady » : j’adore ces ambiances intimes, comme sur le live Muragostang, ou qu’on retrouve aussi dans d’autres  titres de Lilith : on sent vraiment la sensibilité, sans faux semblants, notamment grâce à sa voix, vraiment mise en valeur dans ce genre de registre.

Sur le plan de la scène, ce sera assez rapide pour ma part, car j’aime assez peu aller voir des concerts, même des artistes que j’adore : au bout d’un moment, j’ai toujours envie de jouer à leur place, c’est très étrange et très frustrant ! je prends rarement du plaisir en tant que spectateur.

 
De fait, je n’ai vu Murat….qu’une fois, au Ninkasi Kao à Lyon il y a 2 ans. J’ai apprécié notamment le guitariste assez doué : on ne parle jamais de ça chez lui, mais il a un vrai feeling, un peu « laid-back » à la JJ Cale, saupoudré d’un petit côté Neil Young, tout ça me séduit beaucoup.  

Sur le plan de l’inspiration, non je ne retrouve pas d’influence directe, si ce n’est dans le traitement de ma dernière vidéo « Ca commence aujourd’hui » enregistrée live en studio, et en noir et blanc, comme le dvd « parfum d’acacia au jardin » par Nick Kent (c’est de l’écriture visuelle on va dire !)4

   

  - Ah, je vous ai soumis un peu à la torture avec ces questions, je pense qu’on peut l’avouer aux lecteurs !

On parlait des concerts… et il y a deux jours, Antonin, tu jouais à Paris… Comment cela s’est passé ? Tu as trouvé les musiciens pour t’accompagner ?      Et puis, puisque Mathis parlait du COURS ORDINAIRE des choses, on va parler de ton album : il m’a fait penser en effet à cet album de Murat… parce que derrière,  il me semble qu’on entend clairement  le « made in » States ! … ce qui nous fait revenir à la première partie de la question sur  la mise en « scène »  de cet album ?

 

Antonin:  Malgré quelques problèmes techniques et un manque de préparation, on va dire que pour un premier concert c’est encourageant. En rentrant de Détroit en mai dernier, je me suis mis à chercher des musiciens pour m’accompagner. Malgré internet et la multiplicité des annonces, c’est très difficile de trouver des musiciens fiables et dont le niveau, la motivation, et la disponibilité correspondent Sans compter qu’il faut aussi que le courant passe ! Et puis tant qu’à faire, j’ai pris quelques potes aussi: il y a Thomas, le guitariste soliste, qui est un peu mon Fred Jimenez à moi (sparingpartner) et puis Raphaël aux claviers. Lui, on est amis depuis la première année de maternelle et on a toujours fait de la musique ensemble.

Pour l’histoire de l’album, il se trouve que je suis parti faire un stage ingénieur d’un an à Détroit. J’avais dans l’idée de revenir avec 2,3 maquettes enregistrées sur place. Il se trouve que pendant cette année d’immersion, je me suis retrouvé à écrire pas mal de chansons et je me suis dit qu’il fallait en profiter pour aller jusqu’au bout et faire un album. J’avais un prof de guitare, Joe Mazzola, autour de qui le projet s’est articulé. Il m’a aidé pour les arrangements et il connaissait un studio pas trop cher avec de bons musiciens (ceux du groupe Wasabidream). A l’origine, je voulais que l’album soit produit par Matthew Smith qui est assez reconnu sur la scène de Détroit. Je l’avais rencontré dans un Record Store et il a été emballé par le projet. Il a fait la première séance d’enregistrement avec nous puis il a été appelé pour accompagner Rodriguez (Sugar man) à la guitare. J’ai donc du continuer sans lui et me débrouiller avec les autres musiciens mais ils ont été supers et je ne regrette absolument pas.

 

Ca sonne effectivement américain mais pas Nashville comme Le cours ordinaire des choses. J’aurais aimé avoir plus d’instruments comme du pedal-steel ou un vrai orgue Hammond B3 mais j’avais des contraintes de coût et de temps. C’est un album réalisé avec une paye de stagiaire mais je pense que j’ai bien réussi mon coup.  


Mathis :
Franchement, j’en profite pour te féliciter, Antonin, pour la qualité et la cohérence sonore de l’album : un vrai disque de puriste, comme j’aime !

Antonin: Effectivement, je vois qu'on partage beaucoup de goûts. J'ai notamment pu voir à travers tes vidéos lives ton goût pour la Telecaster et la Gibson J 45...Et puis ta reprise de Cortez the killer, chanson que j'aime beaucoup.

Mathis: merci ! …mais j’ai remarqué que les guitares sur ton disque sonnaient super bien aussi !




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- Effectivement, ça sonne d’enfer… Très blues (j’ai pensé un peu à Bill Deraime)… alors que toi, Mathis, ton album est peut-être un peu plus pop,  disons pop-rock, avec des inclinaisons sprinsteenniennes. Tu évoquais aussi Eicher plus haut, j’y ai pensé à l’écoute… ainsi qu’à… bon, allons-y… Pascal Obispo par moment dans la voix…  parle –nous de ton album !

Mathis: Oui, mon orientation n’a pas été vraiment la même que celle choisie par Antonin. Disons qu’après 10 années de reprises blues-rock, j’avais aussi un peu envie d’autre chose, même si ces chansons étaient nouvelles. On me cite beaucoup Eicher, Saez même parfois, Obispo, c’est la deuxième fois !

Au risque de faire bondir tes lecteurs, voir Antonin, ou même Murat lui-même, je vais te dire que cette dernière référence ne me gêne pas plus que ça ! D’abord parce que les chansons appartiennent aussi aux auditeurs, et qu’ils pensent ce qu’ils veulent (c’est ce que je pense en tous cas !) et aussi parce qu’au-delà de toutes les critiques qu’on peut éventuellement émettre, faut pas oublier que ces artistes estampillés « Variétés françaises » sont aussi des gens qui connaissent très bien leur métier.
Obispo a par exemple racheté le studio plus XXX dans les années 2000 : ces mecs-là sont des passionnés de musique, même si on peut toujours critiquer certaines facilités.  

Pour en revenir à mon album, je sais qu’il est reçu parfois avec étonnement dans mon entourage, par rapport à mon passé, mais j’assume complètement l’étiquette « chanson » : j’avais envie de confronter mes réflexes de musicien à un univers plus épuré, où le texte prendrait de l’importance. J’avais aussi l’idée de faire intervenir beaucoup de gens : il y a 14 musiciens en tout dans l’album, une dizaine d’instruments différents : ce qu’on appelle au sens strict de la variété, en fait ! Sortant de 10 années de groupes, je voulais organiser ce projet différemment, ce qui produit forcément une impression moins « compacte » qu’une série de chansons enregistrée par les mêmes musiciens. On y perd en unicité mais on y gagne en variations. Ca me semblait approprié à la thématique que je voulais exprimer : un type solitaire au milieu de la grande métropole, ses inquiétudes et ses espérances face à un monde qui le dépasse et qui le nourrit intrinsèquement.

 

   


 -  Un « premier album » en somme… où l’on peut discerner les différentes voies qui te sont ouvertes.   Pour évoquer les textes, est-ce que vous vous voyez  comme des véritables « ACI », ou c’est la musique, et le besoin de passer par des chansons, qui vous a conduit à écrire ? (je ne sais pas si je suis clair).  Pouvez-vous nous en dire plus sur cette partie ?  

 

Mathis: Pendant longtemps, mon rapport à la musique ne passait que par la guitare : j’aimais tout ce qui se rapportait à ça : le blues, mais guitaristique, le rock, mais avec des solistes, etc. Et puis évidemment, progressivement, ça s’est rationnalisé ! Donc au départ, c’est la musique, et plus que ça, l’instrument lui-même. Maintenant que je défends mes propres chansons et plus des reprises, mon rapport à la musique a changé : c’est devenu un ensemble. Récemment dans une interview radio on me demandait si j’étais prêt à m’inscrire à « The voice » pour réussir plus vite (ou pour réussir tout court d’ailleurs !) : spontanément, j’ai dit « non, non » car vraiment, cela me couperait de ce que j’aime le plus : écrire des chansons. L’interprétation est presque devenue secondaire pour moi aujourd’hui. Ce qui me plait le plus désormais, c’est l’élaboration d’un texte et d’une musique qui, associés ensemble pourront transmettre quelque chose, dans le message, comme dans le feeling.
Cette construction particulière me plait vraiment.


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Antonin:
En écoutant Mathis, c’est vrai qu’on pense à Obispo mais j’ai aussi tout de suite pensé à Saez. J’ai été très ému par sa chanson sur le chanteur de bar car je sais bien ce qu’il ressent. Pour moi, il n’y a rien de pire que chanter devant des gens qui n’en ont rien à foutre que tu sois là.

Pour en revenir à ta question Pierrot, textes et musiques sont pour moi des couples indissociables. Je rejoins Ferré là-dessus, je pense que la musique sert la poésie, elle la révèle. Je peux être aussi ému par un solo de Danny Whitten que par un vers de Baudelaire, pourvu qu’il soit chanté.  

Tout ceci vient je pense de la volonté de privilégier la musicalité au sens (oui, ça vous rappelle quelqu’un, je sais !). C’est ce que j’essaie de faire, trouver le bon couple paroles-musique. Mais dans « paroles » il faut y voir en fait « ligne de chant » et « rythme du phrasé ». Ce sont toujours ces deux paramètres qui m’attirent en premier l’oreille avant que je ne me penche sur le sens des mots.

 

 

- Une question sur votre vie d'artiste: comment vous voyez la suite (statut d'intermittence : graal ou pas un objectif pour toi Mathis), si vous vous voyez comme des "jobs à côté" (comme dirait Murat)... 
J'aimerais aussi en savoir plus sur ta gestion de la promo, ton automanagement Mathis... : diffusion du cd, deezer, booking... et Antonin, voir tes perspectives de ce côté là... 

 

 Mathis: Mon ambition est d'essayer de pousser le projet au maximum de ses possibilités : c'est à dire jouer en 1ère partie d'artistes, diffuser ma musique afin qu'elle puisse plaire au plus grand nombre puis aux professionnels.  

Je laisse les choses évoluer et me donne le temps de voir.

J'essaie pour l'instant de gérer ces choses-là pour m'aguerrir à ce milieu, et démontrer ma capacité à faire évoluer les choses à partir de ma "petite structure". C'est pour cette raison que j'ai beaucoup démarché les médias locaux (Lyon et alentours); tout passe par moi pour l'instant (booking, presse, diffusion numérique, etc).



Antonin:
Cela fait 2 mois que mon album est sorti, j’avais pas mal d’illusions et de fierté au début mais j’ai vite remis les pieds sur terre. J’ai compris qu’il faut ne rien attendre de personne et ne compter que sur soi-même. Il y a une maxime de JLM que j’aime me rappeler : « Prévoir le pire pour ne jamais être surpris ! ». Je fais tout tout seul depuis le début de ce projet et je fais ça en parallèle de mon boulot d’ingénieur, ce qui ne me laisse pas tout le temps que je voudrais. Je prends le temps qu’il faut et comme Mathis, je construis ma petite structure pierre par pierre, à mon rythme, pour ne pas en être dégoûté. Mais il ne faut pas se mentir, ce métier n’est pas un métier d’avenir et de toute façon, je sais que la musique que je fais est et restera confidentielle.

J’aimerais trouver un manager car je suis plutôt quelqu’un qui déteste se mettre en avant et qui attend qu’on vienne le chercher. Or, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire si on veut se faire connaître. Pour l’instant, je m’occupe moi-même de distribuer l’album. Amis, famille, amis d’amis, le plus dur est de commencer à toucher des gens en dehors de ce cercle. Le problème, c’est que j’ai un peu de mal avec tout ce qui est plateforme de diffusion style iTunes, Deezer. Je suis un peu réfractaire à ce genre de choses mais je changerai peut-être bientôt d’avis.

Mon objectif à court terme est de faire le maximum de concerts, prendre de la bouteille de ce côté-là et avoir une formation stable avec une bonne ambiance pour que tout ça reste un plaisir.

 

- Mathis, une petite question lyonnaise : Tu as joué au Radiant à Caluire, quelques jours après Murat… Qu’est-ce que tu penses de cette nouvelle salle qu’a investie M. Bosch… avec une programmation particulièrement riche… Et bien que tu nous ais dit que tu allais peu aux concerts,  un ami me disait que l’autre soir qu’il y avait pas loin de 8 concerts sur Lyon…  Difficile d’émerger dans ces conditions, non ?

 

Mathis : Le Radiant est (re)devenu une superbe salle en effet, grâce à Victor Bosch, et à toute son équipe, avec la volonté de mettre la musique française en avant. Je crois que son ambition affichée est d’en faire « l’Olympia Lyonnais » . J’ai eu l’occasion d’y jouer en première partie de Laurent Lamarca (artiste que je vous conseille, qui vient de sortir son premier album « Nouvelle fraîche » chez Sony) en Octobre dernier, et j’ai pu savourer la qualité des conditions techniques.
Plus globalement, Lyon reste une ville de taille suffisamment importante pour qu’il y ait de l’animation musicale, des spectacles, des concerts, mais on ne peut pas dire qu’il soit facile d’y percer. D’une part car les musiques programmées sont essentiellement l’electro et le rock indépendant, c'est-à-dire la musique à la mode (ce qui est assez compréhensible quelque part) et la musique rock « de base » que font tous les groupes : guitares à fond, batteries tonitruantes….

Difficile d’être identifié avec un projet différent dans ce contexte. Il y a encore quelques années, une vraie scène « pop » existait pourtant : le Voyage de Noz (que tu connais bien, Pierre !), Fake Oddity, les Dejà vu, etc. Mais, pour sortir de l’ornière c’est autre chose….


Et puis, sur un plan plus pragmatique, j’ai vu la scène lyonnaise beaucoup changer en 10 ans : jusqu’en 2005 ou 2006, tu pouvais encore sortir avec ta guitare, et jammer entre musiciens un peu partout (j’ai d’ailleurs fait mon apprentissage comme ça, sur les pentes de la Croix-Rousse notamment, au Phoebus, au bec de Jazz, dans les pubs Irlandais…). Maintenant, c’est devenu difficile : la plupart des bars ont des limitations en termes de bruit ou d’horaires : beaucoup de lieux organisent des concerts de 20h à 23h, avant de virer fissa les musiciens pour laisser place à la soirée Clubbing ! ….et on est à Lyon, 2e ville de France !

 

- Pour se procurer vos albums, on fait comment?

Mathis : Pour se procurer mon album :
iTunes :  https://itunes.apple.com/fr/album/centre-ville/id771014353

Deezer :  http://www.deezer.com/album/721220
En achat physique : chez Gibert-Joseph à Lyon, ou par correspondance à mathis.officiel@yahoo.fr

   
Je fais la 1ere partie des BB Brunes le 9 janvier au Ninkasi Kao.
Sinon, 4 dates à l'agenda:
 

18 janvier : émission Chansomania sur Déclic radio 101.1 FM  

19 janvier : live radio au Ninkasi Tarare (Oxygène Radio - web radio)
25 janvier : showcase-dédicace chez Gibert-Joseph Carré de soie (Vaulx en Velin)
12 février  : concert au Sirius (Lyon)

et d'autres choses plus tard....    

 

 

Antonin:  Pour se procurer mon album, on peut maintenant le commander et le payer via paypal sur ce site https://antoninlasseur.bandcamp.com/    Version digitale ou version physique. Vous pouvez retrouver des vidéos de mon concert ici sur ma chaine: http://www.youtube.com/channel/UCtfiBbpYiRu_aRbXUpzdjeg . On peut également me retrouver sur FB: https://www.facebook.com/antoninchanteur
 




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Merci à vous Messieurs! Bonne continuation dans le monde de la musique! Merci d'avoir joué le jeu des photos originales et du partage des covers!

Inter-ViOUS ET MURAT réalisé par mails du 8 au 21/12/2013. Il n'y était pas question de quenelles et ça repose. On se quitte avec le cadeau d'ANTONIN :

   

           

 

LES LIENS EN PLUS:

Vu que je n'arrive plus à insérer des liens hypertextes actuellement, voici ceux que vous auriez pu retrouver dans le texte:

Retrouvez l'intégralité des inter-ViOUS ET MURAT: http://www.surjeanlouismurat.com/categorie-11422242.html

Notamment l'avant-dernière avec Bertrand Louis: un des disques de l'année:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-13-bertrand-louis-121088096.html

Et celles des autres petits "jeunes":

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-voyage-de-noz-karl-alex-steffen-porco-rosso-61125576.html

J'évoque dans mes questions Alain Klinger:

http://alainklingler.net/

Voici le site de MATHIS: http://www.mathisweb.fr/    

Vous trouverez bien sûr d'autres éléments sur internet pour poursuivre votre découverte de ces deux artistes... avant de passer commande de leur disque.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 7 Janvier 2014

Ah, voilà une bonne nouvelle pour débuter l'année!  Murat, le sancy dans "chroniques d'en haut", l'émission autour des montagnes réalisée par France 3 Rhône-Alpes... C'est samedi!

 

 

"L'Auvergne selon Jean-Louis Murat

 

Tout commence autour d'un café au Col de la Croix-Morand, col évoqué dans la chanson de Jean-Louis Murat puis direction Orcival où habite l'artiste. Samedi 11 janvier à 16h15"

© Chroniques d'en haut / France 3

http://lorraine.france3.fr/emissions/chroniques-d-en-haut/actu/l-auvergne-selon-jean-louis-murat.html

 

"Rares sont les chanteurs qui ont aussi bien évoqué l’Auvergne. Jean-Louis Murat est un enfant du pays, pays d’altitude qu’il n’a jamais quitté. Tout dans sa musique raconte la douceur des courbes, la mélancolie des paysages, et la dureté du climat de ces montagnes auvergnates. C’est donc avec un casque sur les oreilles, et ses musiques dans la tête que Laurent Guillaume vous propose de partir à la découverte du Sancy pour une balade sur les traces de l’auteur compositeur dont le nom, à lui seul, évoque un de ces petits villages nichés à flanc de volcan…"

 

Bonne année à tous!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 10 Décembre 2013

 

  Murat chante RICHARD pour faire plaisir à Jean-Louis Foulquier dans Pollen en  98...

 

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Je ne vais pas me lancer dans une biographie de Jean-Louis Foulquier... Je vais laisser ça aux autres mais Quand un "passeur" passe, - car il ne trépasse pas- , il reste dans nos coeurs... il nous a fait partager tant de joies, s'est glissé au coeur de nos vies, à l'écoute, parfois lové dans un lit, ou nous offrant une éclaircie dans un bouchon gris au coeur du matin, ou pour Jean-Louis Foulquier, acteur actif de moments de "live"... du côté de l'atlantique.

 

 Article sur TELERAMA.fr les plus rapides semble-t-il: http://www.telerama.fr/radio/jean-louis-foulquier-figure-emblematique-de-france-inter-est-mort,106041.php  

(je mettrai peut-être d'autres liens en zone commentaires)

 

   
Je voulais bien-sûr pour rendre hommage vous faire partager un moment de rencontre entre Jean-Louis. Entre Jean-Louis M et Jean-Louis F. Un moment de complicité où on sent Murat sortir des discours promo, et parler en toute franchise à un ami. C'était bien sûr POLLEN.


 

Voici également une prestation de Murat dans une émission de JLF:

 

C'était cap'tain café en 1998,  L'interview est visible ici (avec d'autres titres live):

http://www.surjeanlouismurat.com/article-n-19-des-tuyaux-49995301.html

Autre chanson jouée lors de l'émission:
 http://www.dailymotion.com/video/x2cnw3_jean-louis-murat-l-irreguliere-la-c_music

 

 

J'ai retrouvé ce bout d'entretien dans l'article sur Claude Dejacques (le grand directeur artistique qui a été le premier à signer Murat):  http://www.surjeanlouismurat.com/article-dejacques-et-zacha-producteurs-de-murat-en-81-82-part-2-77790374.html

 

  "TDC : Vous faites un peu le même travail qu’un directeur artistique comme Jacques Canetti.  

J.-L. F. Exactement. Ou bien Claude Dejacques ou encore Jean-Michel Boris. Sans aucune prétention, je me classe dans cette famille et j’y tiens. Pas obligatoirement du point de vue de la découverte mais plutôt de l’émotion et pas du marketing. Je ne m’intéresse pas à l’avenir d’un produit mais au potentiel artistique d’un chanteur. Mon souci est de trouver les moyens de l’accompagner".

France inter lui rendre hommage le 11/12 à partir de 20 heures:

http://www.franceinter.fr/depeche-disparition-de-jean-louis-foulquier-le-marin-a-rompu-ses-amares



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Concernant Les francos, l'histoire des "JL"est peut-être plus tourmentée... J'ai retrouvé la participation  de Murat deux années lors de Mustango tour, et du Taormina (où fut donné la conférence chantée avec Olivier Nuc et Florent Marchet). Il n'a apparemment pas donné le concert dont il parle lors de l'émission de 93.

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=villeDtl&idVille=40

Olivier Nuc nous parlait des prestations de Murat données lors du taormina tour:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-6-olivier-nuc-98557463.html

Gérard Pont l'actuel directeur des Francos partage la vidéo ci-dessous via son FB "sans commentaires":

http://www.youtube.com/watch?v=fjZf8Y59kaQ&feature=share&noredirect=1

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 10 Décembre 2013

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 8 Décembre 2013

 

    concert-inter-par-david.jpg

     

 

Concert en écoute: http://www.franceinter.fr/emission-france-inter-fait-son-show-a-clermont-ferrand-jean-louis-murat-en-live

téléchargeable via Flux rss

 

 

 

 

"Allez, let's go marco!!" Comme dirait Collin... Battons le fer quand il est chaud, l'esprit encore bien rempli de ce show...

Tout a commencé bien tôt pour être aux "aurores interiennes", et bien que j'ai beau être matinal, j'ai eu mal... Mais heureusement, je profitais de la voiture d'un ami à partir de Lyon pour traverser les monts du lyonnais givrés, et ceux du Forez enbrumés... Nous atteignons la Limagne à la levée du jour, en devinant juste le ciel bleu à  travers le smog des champs à peine labourés. Température à peine positive, ouf: on ne prendra pas trop froid dans la queue. Une trentaine de personnes à 8 heures.

Murat sort dehors quelques instants. Il est de parfaite  humeur, mais les traits un peu tirés.  

Ensuite, on entend la balance se poursuivrent. J'entends "il neige"... Bon... dommage... J'entends un clavier... Je me dis: hein?  Surprise! Murat ou un Delano?   Dans la queue, la mamie est toute excitée de voir Dédé Manoukian, et Laurent Ruquier... un temps annoncé! En fait, le public semble bien être là en bonne partie pour Murat... même s'ils sont aussi des auditeurs d'inter.

8h30, les portes s'ouvrent dans la limite des places disponibles... ou quelque chose comme ça. Pour une fois, que ça ne concerne pas que les Parisiens et la maison ronde... Bien content d'être là.

Les invités prennent par la droite et accèdent à la grande salle par le bas, les autres prennent l'escalier: c'est le seul privilège de la journée.

Canapés installés dans la fosse de la grande salle, grand "france inter" sur le rideau de la scène, on aperçoit Philippe Collin très concentré... Xavier Mauduit ("le moufton!" entend-on jaillir de la salle quand Collin le présente)  semble avoir eu une nuit plus courte, mais le costume serré le tient debout.  Didier Varrod, le responsable musique de France inter, a fait le déplacement, ainsi que Laurence Bloch, qualifiée de "bouclier managérial" par statégies, et qui ne paye pourtant pas de mine... C'est elle qui décide des programmes...  

http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/156981W/laurence-bloch-bouclier-managerial.html

 

Durant le flash, Philippe Collin joue les chauffeurs de salle: "on a choisi Clermont, on aurait pu aller à Nice, il faut que Clermont soit meilleur que Toulouse hier, on doit vous entendre".. et ça marche...

Vous avez sans doute écouté la suite en direct.  Intéressant de voir des grands professionnels à l'oeuvre... ceux qui ont préparé et rédigé (Sonio Devillers, Manoukian)... et Lefort et Lebrun plus "je me repose sur mes acquis" : Lebrun ayant sans doute écrit dans le train, et Lefort, juste lu deux journaux au petit déjeuner... Mais c'était quand même plaisant et drôle.  J'ai beaucoup aimé l'émotion qu'a pu suscité Lebrun (émission d'histoire à 13h30 en semaine) en évoquant le couple Quilliot... Avec "la nuit chez Maude", c'était le seul moment où on a pu apprendre des choses autour de Clermont... mais là, n'était pas l'objet de l'émission. On peut noter la référence à Vialatte par Lefort, salué par le public... et aussi que Lefort ne s'est pas montré lors du concert semble-t-il. Il a pourtant rédigé une chronique de TOBOGGAN élogieuse en mars (un article compréhensible sur Murat dans libé donc! ;.)). 

http://next.liberation.fr/musique/2013/03/24/murat-blanche-neige-et-le-chat-noir_890930

murat-avant-inter-par-Henri.jpgMurat avant l'antenne




Le fameux passage d'antenne d'Inter n'étant même pas terminé, certains sont déjà levés pour accéder à la petite coopé où se déroule le concert. On y accède rapidement et nous mettons près de la scène. Jean-Louis est déjà en scène, en tee-shirt, jeans. Il reste parfaitement détendu semble-t-il. Il échange quelques mots avec le public... hors-micro. Les jeunes des THE DELANO ORCHESTRA arrivent également, plus tendus... -On me signale qu'ils sont plus ou moins jeunes chez THE DELANO ORCHESTRA, mais l'âge se voit moins derrière la batterie, en fond de scène-.

Arrive Philippe Colin, et son casque... Cela commencera à 11. 10h11... Murat remarque les belles chaussures hivernales de Colin, et comparent leur pointure. ON AIR... petite introduction... et c'est parti...  

Et c'est "il neige"... J'étais sceptique... mais j'ai des frissons après quelques instants dès que le groupe se met à jouer avec Murat. Sur le refrain, c'est superbe, avec les magnifiques trompette et violoncelle des DELANO. Sur la tournée, en duo batterie/guitare, c'était âpre, blues et saturé... comme une nuit d'hiver. Là, je ne sais comment dire... On aperçoit la douceur du printemps ou de l'aube! Juste limpide et sublimé, juste ce qu'il faut de riffs pour casser la litanie. Je découvre qu'il y a de l'écho sur la voix que je n'avais pas perçu en salle... Petit effet déjà présent sur la tournée.  

Malgré tout, en lisant quelques commentaires sur la page de France Inter, je me dis que ce n'était peut-être pas  le titre idéal pour démarrer le set :  les "clichés" sur Murat sont tenaces (spleen, suicide...) et  partir sur un titre plus "endiablé" aurait peut-être permis d'accrocher certaines oreilles curieuses... Alors que certains ont zappé peut-être. On n'aura pas les audiences comme via médiamétrie pour la télé pour vérifier cette supposition.

Ainsi, "Agnus dei babe" offrait peut-être la possibilité d'un démarrage plus dynamique... J'ai écrit que je n'accrochais pas à ce titre. Ce titre qui est sur l'album proche des ambiances synthètiques des premiers albums de Murat n'avait pas été souvent joué en première partie de tournée.  Il l'a été, avec succès, à l'automne... souvent en jouant avec des accélérations. Là, Murat et les DELANO la prennent de suite sur un rythme élevé.  Belle intro, avec deux guitares, joli batterie.  Le violoncelle sur le refrain est extra... et j'ai pris beaucoup de plaisir et de sensation à voir Guillaume, le violoncelliste se battre avec son instrument sur ce morceau rock. Rapidité de mouvement avec l'archer, et jeux de main sur les cordes. Matthieu me dira qu'on l'a vu en première partie de Bumcello, avec le grand violoncelliste Vincent Segal (vu avec M à ses débuts). En bonus, nous aurons droit à une version supplémentaire de la chanson car Murat a trouvé "un peu foiré" la version diffusée... Ce fut encore plus endiablé... et là, on a vu Guillaume prendre un coup de chaud... mais je pense aussi un "bon pied". Je parle du violoncelle, mais c'est surtout la trompette qu'on entend, notamment sur le final... et ouah...  Calexico n'est pas loin...  

3e titre : MICHIGAN... Prononcez "GANT" pas comme Collin (c'est une question que je poserais volontiers à Murat: est-ce que la prononciation franchisée était consciente au départ, signifiante,  avec l'idée de partir sur des rimes en -an, lui qui utilise volontiers l'anglais sur les refrains ?).  Ca commence comme lors de la tournée: solo de guitare et batterie (Christophe Pie se montre toute en subtilité tout au long du concert), puis intervention de la trompette... et la petite surprise de la version est l'utilisation d'un petit clavier relié à un ordinateur: il intervient lentement, puis je pense qu'un boucle a été samplé (C'est Guillaume qui a lâché le violoncelle). Là, encore, parfait. Et je me dis que The Delano ont véritablement pu apporter leur touche.

On ne distingue pas à l'écoute je pense forcement l'utilisation d'une deuxième guitare, via Alexandre Rochon, le leader des DELANO, mais je pense qu'elle est quand même un sacré ajout... comme celle de Pie sur "parfum d'acacia". Murat peut se concentrer sur ses solos... et on a bien sûr une basse... qu'on perçoit bien dans les intros... et on se rend compte de l'intérêt de sa présence. 

Pour en revenir à Michigan, c'est tout simplement une version d'anthologie... Murat a décidé de prendre son temps, malgré les 50 minutes... tant pis pour le single actuel: "l'eau de la rivière" programmé en fin...  et on a vraiment tout ce que j'aime: des parties plus rallenties où Murat joue de sa voix, des beaux solos, la richesse orchestrale, le piano, la trompette...     

"Sublime" dit Mauduit.

On passe au titre des THE DELANO ORCHESTRA... avec leur titre le plus dynamique de leur  avant dernier album (me semble-t-il) joué en live et intégralité en première partie de MUrat à Clermont (tournée Grand lièvre).  Un excellent titre, un vrai tube... et Murat est bien resté avec eux, il joue le guitare héro... On apprendra plus tard qu'il n'a pas trop suivi le fil... mais j'aime beaucoup ses interventions funky... Alexandre a une petite voix qui se fond dans ce tableau musicalement riche, s'élève parfois en douceur, il chante les yeux fermés, les mains tremblantes. Vous trouverez la discographie commentée de ce groupe dans l'article précédent du blog. 

Ensuite, "amour n'est pas querelle"...  Trompette et batterie,  l'émotion d'une"sonnerie aux morts" pour un amour en tourments.  La voix de Murat est très en avant, de sa belle voix pleine.  Joli roulement de caisse claire (subtilité toujours).  Alexandre fait des choeurs très jolis qu'on perçoit bien à l'antenne. Simple, rapide, version riche et à la fois épurée. Un grand bravo à Julien, d'un calme toujours olympique.

"extatique" et "mystique" disent les commentateurs... avant un "amis du matin, bonjour!"  de Murat.

Murat cherche à retrouver les textes d'extraordinaire voodoo sur son pupitre... ne le retrouve pas... les textes tombent par terre, Amparo, qui est sans doute celle qui a fait le plus de kilomètres pour venir le cherche à son tour... mais Murat a débuté... il n'en a pas besoin.  Très joli intro (avec la basse qui remplit l'espace, et des petits bruits de frottement et de petites tapes sur la violoncelle).  La voix de Murat est juste parfaite sur cette chanson, et les paroles bien qu'incompréhensibles, sont le 7e instrument.  On a la belle progression de rythme sur le refrain, les choeurs d'Alexandre Rochon qu'on pourrait juger "too much" avec ses  "ouah pada"... mais c'est assez conforme au travail que Murat a fait sur Toboggan et Grand lièvre.  Le morceau s'enflamme ensuite... avec encore l'aide de la trompette... et c'est trop court pour le coup!  Depuis la première partie de tournée Toboggan, c'est un titre qu'on peut classer dans l'anthologie  live de Murat (aux côtés des JOURS du Jaguar, de Taormina...),  c'est confirmé ce soir -... enfin... c'était le matin mais dans la salle, on l'avait oublié-, et comme tous morceaux de bravoure, on s'attend à ce que le morceau s'étire encore plus...

Place ensuite une nouvelle fois au DELANO, "summer". Un titre assez classique des TDO, avec  l'introspection du chanteur, les riffs de guitare et de belles envolées instrumentales. La guitare de Murat derrière me ravit. Encore et toujours l'ajout magique du cuivre. 

SAM_0779.JPGla setliste de scène d'Alexandre...



Et pour finir "l'eau de la rivière", le single actuel pour la sortie du Toboggan spécial (avec les titres Michigan, l'eau de la rivière..)... et son refrain accrocheur: "et mon coeur fait boum, boum". Encore la trompette à l'honneur... Extra.

Jolie partie instrumentale, avec le violoncelle... qui se reproduit  encore au moment de la reprise de contrôle par France Inter... peu avant 11 heures. Collin aurait pu limiter un peu son speech pour nous laisser profiter du concert... mais soit, chacun a ses impératifs. Peut-être qu'inter aura l'idée de nous mettre en podacst l'ensemble du concert.

Enfin soit, moi, j'y étais... et le morceau s'est joliment terminé... sous un tonnerre d'applaudissements. On ne sait pas si l'antenne a été rendue... Après un petit flottement, Murat reprend la musique et part sur un de ses thèmes favoris: "mami..."... Et un inédit, un!! Après encore une petite hésitation des musiciens, ils viennent petit à petit se joindre à son improvisation endiablée... et on voit qu'ils se débrouillent parfaitement...

Ca a du durer deux-trois minutes... et là, on sait que l'antenne a été rendue. Murat remercie... Le public demande un rappel, et Murat nous l'accorde:  il propose donc de refaire "agnus dei babe" ("qu'on a un peu foiré").  La version est sympathique, plus rock, plus "jam"...

Murat part en coulisses, après avoir embrassé Amparo et qu'Amparo...au grand regret de sa voisine. Il ne  se remontrera que plus tard et discretement... mais nous arrivons à lui faire signer quelques trucs, et à lui dire "bravo". Il nous explique qu'il pensait qu'ils allaient couper au début ou milieu de son improvisation... et qu'il comptait ainsi faire une blague aux fans devant leur poste pensant découvrir un inédit... et en être privé... Ce n'est pas gentil, Monsieur Murat!!

 

L'after est rapide, car le bar est fermé, et qu'on nous vire rapidement de la petite coopé, puis du hall. On a néanmoins le temps de voir rapidement Marie Audigier, puis de recueillir les impressions de Didier Varrod... Dont la rencontre restera un grand moment pour moi.  Je l'ai trouvé extrement touchant, parce qu'il est lui-même très ému par le set de Murat (il parle des frissons qui le parcourt encore), qu'il est sans doute fier d'avoir pu permettre à Murat de jouer devant un ou deux millions d'auditeurs, qu'il sert dans ses bras un jeune étudiant présentateur de Radio Campus, qui se fait prendre en photo avec lui, et l'encourage à prendre contact avec lui... On lui demande des nouvelles de certains animateurs que l'on sait malades.  Il  est enthousiasmé par ces concerts du matin... et se dit qu'il s'y passe toujours des choses à part. Une idée donc qu'il creusera peut-être.

 

Un bienfaiteur du blog m'ayant fait le cadeau du livre "50 ans du rock à Clermont", j'en profite pour me faire dédicacer les pages concernant Marie, et  Morgane Imbeaud (qui me fait des bisous par écrit, nanananère), puis Christophe Pie...  La soirée... euh, encore... la matinée se termine avec Laure discutant avec Alexandre Rochon  sur le trottoir...  

 

Merci David et Henri pour les photos.

 

J'ai regardé un peu les commentaires sur les pages de France Inter... et c'est assez largement positif, malgré les quelques personnes qui n'ont à mon avis pas écouté... Je pense que ça a été un vrai coup de pouce pour les THE DELANO ORCHESTRA (qui ont je le sais conquis quelques oreilles déjà)... On lit dans le livre "50 ans du rock à Clermont" que le passage avec Murat sur le plateau de Nulle part ailleurs n'avait rien apporté professionnellement à Subway (mise à part l'expérience d'avoir vécu le plus gros stress de leur carrière). Les DELANO ORCHESTRA ont, eux, eu la chance de faire découvrir deux titres à eux sur les ondes, une sacré différence. Enfin: on l'espère... Des bonnes critiques dans la presse spécialisée (ils sont abonnés aux bonnes notes)  ne font en effet pas tout... voir rien.   Je crois qu'on est nombreux à espérer qu'une nouvelle collaboration voie le jour... sur disques ou du moins que Murat trouve une solution pour tourner avec un groupe permettant de retrouver une telle richesse d'orchestration. 

Alors, oui, je voulais terminer par ce commentaire que j'ai trouvé sur le FB d'Inter... dans la série : "et même si ça n'avait servi qu'à ça":

Je connaissais mal Murat mais en écoutant je me demande si ce monsieur n'est pas le plus grand artiste rock français vivant.

 

Merci FRANCE INTER, et Didier Varrod.


En espérant que ça donne des idées à certains (Canal+ ou autres)... Quant aux auditeurs, vous pouvez acheter TOBOGGAN spécial!  Après 500 ventes en première semaine, la réédition de l'album ne figure déjà plus dans le classement des ventes. Incompréhensible.

 

 

PS: Matthieu?  des compléments?

Manoukian évoque Murat, D.Varrod parle de ses larmes aux yeux:

 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 5 Décembre 2013

 - allo, Paulo?  

-  oui, mon pigiste préfé...  

- laisse tomber la lèche... et t'arrête tout ce que tu fais, et tu te mets de suite à la mise en ligne de mon  texte, j't'ai mis les photos et les liens

- mais...

- écoute, tu t'y mets, sinon je signe à la Montagne ou chez Lebras!

- ok, ok!! Je m'y mets!!

         

 * * * * * * * *

   

TE DEUM POUR TDO

 

DELANO l-affiche  

 

 

 

Dans sa fameuse étude sociologique consacrée à la population muratienne, le Professeur Lewandoskinovich ne disait rien de ces drôles de spécimens qui apprécient à la fois le chanteur d'Orcival et The Delano Orchestra. Alors que J.L. Murat se produira samedi prochain sur France Inter accompagné par ce groupe, faudrait-il envisager de créer la catégorie des muratiens-delanoïstes ? N'allons pas trop vite en besogne et profitons de cette rencontre inédite pour mieux faire connaissance avec la formation d'Alexandre Rochon, le temps d'un bref survol de sa discographie.  

 

 

Pour les suiveurs les plus acharnés de la carrière de Jean-Louis Murat, le nom de The Delano Orchestra est loin d'être inconnu. Il est en effet arrivé en quelques occasions au chanteur de faire allusion à cette formation, la décrivant comme un « très bon groupe » lors d'un passage sur France 2 ou évoquant récemment en des termes chaleureux le label Kütu Folk, dont TDO est l'un des fers de lance. Par ailleurs, Alexandre Rochon (anciennement Derek Delano, d'où le nom du groupe) confiait en début d'année à Magic quel lien affectif particulier il avait avec la chanson « Au mont Sans-souci ». La preuve qu'avant les épousailles prévues samedi prochain, Murat et TDO ont pris le temps de s'observer ・ à distance. Un premier flirt a même déjà eu lieu le 7 avril 2010, lors d'un des rares concerts donnés par JLM à la Coopérative de Mai en dehors de Koloko, puisque TDO officiait ce jour-là en première partie du quatuor Murat-Jimenez-Reynaud-Clavaizolle, pour une prestation audacieuse, à défaut d'être toujours enthousiasmante, au cours de laquelle le groupe avait alors joué l'intégralité de son troisième album, neuf morceaux enchaînés pendant trois quarts d'heure, sans le moindre applaudissement de la salle (à la demande du chanteur).

 

Il faut dire que ces contacts discrets et pudiques entre le patriarche local et l'une des têtes de gondole du folk-rock clermontois trouvent leur explication dans l'existence d'un homme plutôt bien placé pour jouer les entremetteurs : Christophe Pie, ami de Murat depuis près de trente-cinq ans et batteur du Delano Orchestra depuis près de quatre ans.DELA Alex  

 

 

 

Avant de découvrir ce qui sortira de la rencontre historique de samedi ・ rappelons que Murat n'a jamais joué avec une formation aussi étoffée, comprenant notamment un violoncelle et une trompette ・ il peut s'avérer intéressant de se plonger avec plus d'attention dans la musique produite par les musiciens qui vont accompagner Murat sur la petite scène de la Coopé. Voici donc une brève rétrospective, effectuée avec une oreille totalement subjective, des cinq albums publiés à ce jour par The Delano Orchestra.

DELA Pie  

 

A little girl, a little boy and all the snails they have drawn

 

 

Ce premier album sort en 2007, avant d'être réédité sur un label plus important l'année suivante. Le trait marquant des quatorze chansons qu'il contient est sans doute la voix du chanteur. Frêle, fatiguée, comme venue d'outre-tombe, elle traverse les morceaux sans paraître sensible aux sonorités qui l'entourent et à la présence des autres instruments (la voix est en effet utilisée ici de manière assumée comme un instrument parmi d'autres), qu'il s'agisse de la batterie, du piano, de la trompette ou des guitares. Au fil de l'album, cette voix souvent voilée se fera lointaine, parfois quasiment inaudible. À son sujet, on pourrait effectuer un parallèle avec celle de JLM. Certains auditeurs adorent la voix de Murat, estimant que c'est l'une de ses principales qualités. Ceux-là se pâment sur le refrain d'« Emotion » ou roucoulent de plaisir sur celui de « Fouououououououle romaine ». D'autres, à l'inverse, lui reprochent plutôt de chanter comme s'il avait une patate chaude dans la bouche. Les réactions à la voix d'Alexandre Rochon peuvent être du même type : les amateurs la trouveront fragile et touchante, ceux qui n'y sont pas sensibles la condamneront pour son maniérisme. Du coup, à propos des chansons de cet album, les premiers parleront de délicatesse, les seconds de léthargie. Disons, pour tenter de contourner ce clivage, que ce disque révèle un souci évident de raffinement, un goût pour le travail soigné, une volonté d'explorer différents territoires, tout en affirmant avec panache des choix esthétiques très clairs, et avouons aussi que toutes ces belles intentions ne nous semblent pas pleinement réalisées.

 

À l'intérieur de la pochette ・ cousue main, comme toutes celles du label ・ on trouve un dessin composé de points numérotés à relier, semblable à ceux que l'on donne aux enfants pour leur apprendre à dessiner. Celui-ci représente un escargot. On peut en déduire que The Delano Orchestra est un groupe qui a l'intention de prendre son temps et d'avancer à son propre rythme, que ce soit dans sa musique ou dans sa manière de travailler, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Mais l'aspect inaccompli du dessin correspond aussi à cet album, porteur de belles promesses qui restent à tenir. Ce premier opus permet toutefois à TDO de pointer ses antennes hors de sa coquille et c'est le plus important.

 

♥ Gros plan sur... « Outro » : Un thème qui se répète pendant plusieurs minutes, d'abord à la trompette, puis au piano. Une voix, toujours aussi caverneuse, qui chuchote. Pourquoi mettre en avant ce morceau de clôture (« Outro » est l'inverse d'« Intro ») ? Parce que ce titre deviendra un morceau culte de TDO, souvent joué sur scène, un espace où son crescendo splendide réunissant progressivement tous les instruments du groupe jusqu'à l'apothéose finale, provoque à tous les coups des frissons de plaisir et d'émotion chez les spectateurs. Ici, nous avons donc une version embryonnaire d'un morceau magnifique, comme l'indice d'un groupe encore en gestation, mais dont on attend déjà beaucoup.


DELA violoncelle-trompette

 

 

Will anyone else leave me ?

 

Ce deuxième album sort en avril 2009 et voit l'arrivée d'un homme important : Guillaume Bongiraud, le violoncelliste. Sa présence discrète nous apparaît déterminante sur ce disque en apportant aux chansons non seulement le velouté et la sensualité propres à son instrument, mais en les dotant surtout d'une assise. Mieux : le timbre du violoncelle semble décharger le chanteur d'un poids, comme si une seconde voix venait s'associer à la sienne, l'autorisant à se libérer. Et de fait, la voix de Rochon est un peu plus présente, mais aussi plus nuancée, moins monochrome. Elle atteint même par instants des sommets de subtilité, mêlant tout à la fois la plainte élégiaque (frôlant l'extinction) et les soupirs orgasmiques. Autour de ce souffle nettement plus ardent que sur le précédent album, l'orchestre dans sa totalité se montre lui aussi plus fringant : la section rythmique est plus solide, les guitares électriques plus en avant, la trompette abandonne sa retenue lointaine et The Delano Orchestra donne enfin l'impression de réellement exister en tant que groupe. Il y a davantage de nervosité et de tension et c'est tant mieux, l'écueil permanent menaçant TDO étant une certaine mollesse. On n'en trouvera pas de trace ici, sauf sur la fin du disque. Mais dans l'ensemble, celui-ci est plus consistant que le précédent. On se surprend même à fredonner des mélodies et à éprouver l'envie de se trémousser, ce qui semblait inimaginable à l'écoute d' A little girl.

 

 

 

♥ Gros plan sur... « The Escape » : Un morceau de 8'30'' à l'architecture complexe faite d'une succession de séquences très différentes : une série de détonations électriques qui installent une atmosphère oppressante ; un passage guitare (acoustique)-voix (frêle, risquant la brisure) ; une fausse fin à la guitare seule, suivie d'un long ballet où le violoncelle de Bongiraud et la trompette de Quinet s'entremêlent avec une merveilleuse élégance ; le climax du morceau, à 7'05'', quand tous les instruments s'expriment en un ensemble palpitant qui rappelle l'intensité des musiques de Morricone précédant les scènes de duel dans les films de Leone ; enfin, le retour du couple guitare-voix pour une conclusion apaisée. Dans quelques années, quand des contacts plus avancés auront été établis avec les Martiens et que nos nouveaux amis nous demanderont de leur parler du Delano Orchestra, nous pourrons leur suggérer d'écouter « The Escape » qui leur donnera une idée assez juste de la quintessence d'une facette importante de la production de ce groupe. En attendant, nous nous permettons d'en recommander l'écoute à tous les Terriens qui nous liront.

 

 

 

Now that you are free my beloved love

 

 

Cet album (NTYAFMBL pour les intimes) sort en 2010 et affiche d'emblée une particularité à la hauteur de l'audace coutumière du groupe : il est composé de neuf titres enchaînés et enregistrés d'une traite (dans une ancienne boucherie). Ce disque marque aussi l'arrivée au sein du Delano Orchestra d'un nouveau batteur, Christophe Pie succédant à Baptiste Fick (le livre de Patrick Foulhoux, récemment évoqué sur ce blog, nous apprend d'ailleurs que c'est Christophe Adam qui fit entrer le loup Pie dans la bergerie Kütu Folk). À nos oreilles, cet album possède les qualités du second et les faiblesses du premier. Concrètement, quatre chansons se rapprochent plutôt d'A little girl... et quatre de Will anyone... On y entendra donc de l'électricité, de vraies mélodies, des crescendos savamment maîtrisés, un chant plus libéré ・ Rochon se permettant même quelques cris (si, si...) ・ pour un résultat très plaisant, de « Not an ending », qui débute comme un duel Rochon/Pie, jusqu'au morceau final éponyme, synthèse périlleuse mais brillante du disque constituée de bouts de mélodies et de rythmes des huit chansons précédentes. Quelques titres souffrant d'un minimalisme excessif nous semblent moins convaincants.

 

♥ Gros plan sur... « Modest Life » : On aurait pu choisir le morceau final évoqué à l'instant, mais on préférera finalement s'arrêter sur « Modest Life » qui prouve que TDO est capable de signer un véritable tube pop-rock (il s'agirait véritablement d'un tube si les radios le diffusaient, mais ceci est une autre histoire...). Chant rapide, presque hargneux, allant jusqu'à l'essoufflement, énergie tout en électricité, avec distorsions finales, batterie impeccable. Ce n'est certes pas le titre le plus créatif de TDO, mais tout bêtement une chanson carrée, de 3'35'', à l'efficacité redoutable. Et même pour un groupe classé dans l'indie-rock, cela n'a rien d'indigne.

 

 

Eitsoyam

 

Ce quatrième album dont le titre sonne aussi joliment qu'il est mystérieux nous est arrivé en tout début d'année. Plus de deux ans se sont donc écoulés depuis la sortie de son prédécesseur, permettant au groupe de se produire sur scène et à certains de ses membres de vivre d'autres expériences. Le résultat est plus que convaincant. Sur treize titres, près d'une dizaine donne envie d'appuyer sur la touche REW de son lecteur de disque pour une réécoute immédiate et beaucoup d'entre eux sont dansants. Car Eitsoyam explore un territoire relativement nouveau pour TDO, celui d'une pop légère, léchée et très entraînante. On trouve d'ailleurs sur ce disque une variété de rythmes plus grande (à l'intérieur des morceaux et entre eux) que sert parfaitement le jeu de batterie de Christophe Pie. Et ce n'est qu'à la fin que l'on prend subitement conscience que deux des instruments, le violoncelle et la trompette, qui donnent d'habitude au groupe son cachet et, dans les meilleurs moments, sa flamboyance, se tiennent ici plutôt en retrait. Manquent-ils ? Même pas. Plus discrets, car fondus dans l'orchestre, ils n'en sont pas moins importants, mais ce retrait stratégique permet au Delano Orchestra de ne pas tomber dans l'auto-caricature et d'ajouter de nouvelles couleurs à sa palette.

 

Gros plan sur... « Light Games » : Plusieurs titres auraient mérité d'être mis en avant, notamment « Wake up » et sa construction très élaborée ・ une chanson par ailleurs idéale pour faire chanter le public lors des concerts. Mais on retiendra ici « Light Games », véritable pop song dans laquelle Rochon chante une mélodie très accrocheuse sans que sa voix perde pour autant le côté plaintif et fragile de ses débuts. Et l'on en vient alors à se poser cette question existentielle : par quel mystère ce qui nous agaçait sur l'album de 2007 nous séduit sur Eitsoyam ? Réponse : en raison de ce côté pop et dansant, précisément. Ici, la fragilité de la voix n'est plus lestée par un repli autarcique étouffant, mais au contraire transcendée par le rythme, sans rien abandonner de la beauté qu'elle dégage ni de l'émotion qu'elle peut susciter. Il faut dire que le chanteur semble épanoui : « How much I felt alive / Ready for a new love ». Cette fois, l'escargot est définitivement sorti de sa coquille, il est parti danser le jerk à la B. Box et on n'est pas prêt de le rattraper...




DELA bassistes desatures  

 

 

 

MVAT MVCT MLWY

 

 

Bien que ce dernier disque en date de TDO ait été publié il y a plus de sept mois, les équipes de déchiffreurs de la NSA seraient toujours en train d'essayer de décrypter son titre au moment où l'on écrit ces lignes... Ce projet, d'abord expérimenté sur scène sous le tirtre The Escape, consiste en une transposition sous forme classique d'anciens titres du Delano Orchestra ・ travail effectué par le tandem Rochon-Bongiraud. De la musique instrumentale donc (interprétée principalement par un quatuor à cordes et un piano), de la musique de chambre et de la musique avec une multitude de petits bruits plus ou moins identifiables autour. Un album pour rêvasser et laisser vagabonder son imagination. Ça froisse, ça grince, ça ruisselle, ça piétine et dans cette ambiance féérique, les cordes et le piano se laissent parfois aller à des envolées lyriques. Comme toujours avec TDO, le risque d'un minimalisme mollasson guette, mais outre qu'il faut saluer l'audace du projet, on ne peut qu'être séduit pas la sensualité bucolique de certains morceaux et par cette sensation rare d'une dissonance harmonieuse qui émane de l'ensemble de l'œuvre.

 

Gros plan sur... « MVCT » : C'est en effet dans le quatrième morceau du disque que l'union du piano et des cordes est sans doute la plus réussie. Un titre qui progresse en douceur, n'opte pas pour la carte (facile) de la joliesse néoclassique, mais parvient à accéder à une vraie beauté. Une légère trompette arrive vers la fin, avant que des bruits de pas indiquent l'éloignement d'on ne sait qui, vers on ne sait où. MVAT : Marcher Vers (d') Autres Territoires ?

 

 

 

La voix et le violoncelle pour les caresses et les mots d'amour murmurés à l'oreille (pas que des chevaux, non, non...). La basse, la batterie et les guitares électriques pour l'excitation, les palpitations, les secousses de la passion vécue comme défi lancé à l'autre ・ sauras-tu supporter autant d'amour? La trompette pour l'exultation et l'élévation vers l'orgasme. Schématiquement, on pourrait décrire The Delano Orchestra ainsi. Ce serait pourtant beaucoup trop simple, on aura en effet compris que ce groupe est capable de surprendre et de décoller les étiquettes ・ nombreuses! ・ dont on cherche à l'affubler. Saura-t-il alors emmener Jean-Louis Murat vers des contrées inexplorées à l'occasion du concert de samedi prochain ? Peut-on rêver que, dans un Clermont glacial, le TDO escorte JLM à la découverte de nouvelle taïgas ? La réponse ne tardera pas. Espérons simplement que le chanteur, admirateur des grands conquérants, se montre à la hauteur de l'événement. Cette fois, il y aura deux millions d'auditeurs.... Et à propos : les muratiens-delanoïstes, combien de divisions ?  

 

 

Bonus Track : Le concert de Murat et du Delano Orchestra aura donc lieu samedi 7 décembre, à 10h00. Comme indiqué plus haut, il sera diffusé en direct sur France Inter, ce qui donnera la possibilité aux personnes n'ayant pas la chance de pouvoir se rendre à la Coopérative de Mai de l'entendre. Évidemment, un concert radiodiffusé ne vaut pas une prestation en live. Reconnaissons-le, voir les artistes en chair et en os présente tout de même quelques avantages...DELA Alexandre jardinier  

 

M.

 

N. B :Les très belles photographies de Christophe Pie et de Julien Quinet sont l'œuvre de Thierry Loustauneau, alias Lolito de Palermo, dont on pourra admirer d'autres belles photos de scène sur Flickr : http://www.flickr.com/photos/lolito_de_palermo. La photographie de Guillaume Bongiraud est due à Nicolas Auproux, également auteur de splendides photos de scène : http://nicolasauproux.com/.

 

LES LIENS EN PLUS:

 

Celles et ceux qui voudraient non seulement écouter les disques énumérés ci-dessus, mais également tâter leurs emballages cartonnés, peuvent se rendre sur le site du label : http://kutufolk.com/

 

À noter, pour les amateurs et les curieux, que les deux derniers albums du groupe se trouvent dans un pack de Noël contenant les autres disques du label sortis cette année, ainsi qu'un beau sac en tissu. Tous les renseignement sont disponibles sur les pages Facebook du label : https://www.facebook.com/pages/K%C3%BCtu-Folk-Records/155056833530 et du groupe : https://www.facebook.com/pages/The-Delano-Orchestra/19564979675  

 

Et pour mettre des images sur tous ces sons, l'on pourra visionner quelques clips du groupe (notamment le dernier, « November ») sur vimeo : http://vimeo.com/search?q=The+Delano+ORchestra 


   

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Désolé Matthieu: diverses problèmes techniques sur la mise en ligne, notamment impossibilité d'insérer des liens hypertextes, photos qui ne s'insérent pas... Voilà deux jours que ça plante.

Voici quelques liens sur les archives pour "aller plus loin" et sourcer l'article que Matthieu avait sélectionné pour vous (je ne sais pas tout de ses pratiques, mais au moins il a des saines lectures):

http://www.surjeanlouismurat.com/article-muratiens-ou-qu-est-ce-106222509.html

 
http://www.surjeanlouismurat.com/article-sa-voice-dans-la-voix-du-nord-117281042.html


http://www.surjeanlouismurat.com/article-planete-musique-mag-interview-et-live-avec-jean-louis-murat-98070792.html


http://www.surjeanlouismurat.com/article-on-aime-encore-jean-louis-murat-a-clermont-114524138.html


Comptes-rendus de concert:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-mon-compte-rendu-de-clermont-48331717.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-the-delano-orchestra-et-syd-matters-58982287.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Décembre 2013

 

 

 

Sans titre

 

 

En attendant un article "bilan-confession-profession de foi-profession de moi-je me regarde le nombril-perspectives-synthèse" monographique,  je vous propose sur ma page FB de retrouver toute la semaine quelques articles marquants du blog:

De l'archive, de la réflexion, du travail historique, des comptes-rendus, de la photo...

 

accessible même sans compte sur cette plateforme:

https://www.facebook.com/pages/Sur-jeanlouismurat-blog-non-officiel-sur-Jean-Louis-Murat/127146720701675

 

MERCI à tous!

 

entrevue94

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 27 Novembre 2013

By  Matthieu, notre correspondant permanent in the BiB-city.
 
 
Si Versailles m'était conté...
Vendredi dernier, la Coopérative de Mai organisait un grand concert festif pour célébrer la sortie d'un livre retraçant un demi-siècle d'histoire du rock à Clermont-Ferrand. Le rock clermontois ? Mais au fait, quel rapport avec Jean-Louis Murat ?
 
50-ans-clermont.jpg
 
Grande fête au château...
 
     Avant d'en venir au livre lui-même, quelques mots sur ce rendez-vous du 22 novembre qui avait tout de la soirée de retrouvailles entre vieux copains. Sur la scène comme dans la salle, on pouvait naturellement apercevoir beaucoup de cheveux grisonnants, même si l'ambiance n'avait rien à voir avec celle d'une maison de retraite. Il n'y avait d'ailleurs pas que des anciens combattants à l'affiche : précédé et suivi de sets de DJs enchaînant les standards du rock, un concert réunissait sur la grande scène pionniers clermontois des années 60 et figures de la nouvelle génération apparue dans les années 00, pour un répertoire exclusivement composé de tubes de l'année 1963, censée marquer l'émergence du rock dans la ville. La formation de base guitare-basse-batterie était constituée des Elderberries, rebaptisés pour l'occasion Big Clermonsters Orchestra.
     De toutes les prestations entendues ce vendredi, on retiendra notamment, du côté des anciens, celle d'un Géraud Bastar d'une totale coolitude, égratignant le public pour son manque de folie, avant de chanter Johnny Cash à la perfection, le jeu de jambes impressionnant de Vincent Rostan sur « Devil in Disguise » ou l'élégance naturelle de Daniel Larbaud en vieux rocker british et, parmi les plus jeunes, l'aisance vocale toujours séduisante de St-Augustine (qui s'est mis au français avec Pain Noir), notamment sur « Runaway » (l'original du  « Vanina » de Dave),  le tandem d'un soir formé par Suzy, la chanteuse des Wendy Darlings, et le grand Christophe Adam, cigarette à la main, pour une reprise d'Aretha Franklin, ou encore la prestation marquante de Lucie Mena, chanteuse de The Belfour, qui éclaboussa la scène de son sex-appeal, de son charisme et de son énergie. Le concert s'acheva en beauté par une reprise collective de « Louie, Louie » des Kinks.
     Pour les muratiens, on relèvera en passant la présence de Morgane Imbeaud (Charles et léo),  malheureusement beaucoup trop sage sur « Blue Velvet » et surtout celle de Jérôme Pietri (passions privées, cheyenne autumn), reprenant avec Didier Marty un titre signé à l'origine Willie Dixon, pour un duo guitare slide-saxophone flamboyant d'une dizaine de minutes. Pietri qui, en entrant sur scène, avoua son émotion : « Je suis ravi de jouer avec le fils de mon pote Denis, ça me fait drôle. » Le batteur des Elderberries est en effet Yann Clavaizolle, le fils de. Le plus illustre bluesman local en profita aussi pour dédier la chanson à « tous ceux qui ne sont plus là », en l'occurrence le bassiste des Géminis, son premier groupe, Buck, le légendaire leader des Real Cool Killers et Jean-François Alos, bassiste de Clara (Taormina lui est dédié ainsi qu'à Alexandra). Alos, évoqué lors du dernier Koloko, dont le nom (hélas, mal orthographié) apparaît à plusieurs reprises dans ce livre – qu'il est grand temps de présenter.

La prestation de J. PIETRY:
 
 
Compte-rendu avec photos par Jacques Moiroud  :
Une ville où le rock serait capital...
 
     Mais d'abord, retraçons le contexte. Le 18 février 2008, Le Monde publiait un article retentissant signé Stéphane Davet et intitulé « Clermont-Ferrand, nouvelle capitale du rock français ». Près d'un an et demi plus tard, à l'issue d'un concours organisé par la Fnac, Clermont recevait le titre honorifique de « Ville la plus rock de France ». Une étiquette qu'aucun Auvergnat ne prenait réellement au sérieux, sinon quelques élus locaux trop heureux de pouvoir ainsi communiquer autour de l'attractivité d'une ville habituellement présentée comme la capitale... du pneu. À l'époque, on retrouvait partout les même thèmes pour expliquer le phénomène : un nombre de groupes considérable dans la région (entre 500 et 1000), la présence d'une salle de musiques actuelles à la politique ambitieuse, le succès international de Cocoon, accompagné d'une large reconnaissance critique pour de nombreux autres groupes (The Elderberries, les formations du label Kütu Folk, etc.) et, dans le rôle du patriarche, mi-protecteur, mi-distant, un certain Jean-Louis Murat. Ces clichés, comme tous les clichés, contenaient leur part de vérité, mais ils masquaient pourtant une réalité majeure : le rock n'est pas apparu à Clermont dans les années 2000.
     La sortie, fin 2009, du film Black and Wild, fut donc la bienvenue. Dans ce documentaire passionnant, Joël Caron racontait avec un mélange de sobriété et d'éclat, l'histoire d'un groupe (dont il fut le premier batteur) qui aura marqué de son empreinte indélébile la scène locale entre 1986 et 1997 : les Real Cool Killers. L'occasion de réinjecter de la longue durée dans l'éphémère des modes médiatiques.
     C'est une tâche comparable, sinon similaire, qu'accomplit aujourd'hui Patrick Foulhoux, journaliste et activiste rock à Clermont depuis une quarantaine d'années, en publiant ce lundi Une histoire du rock à Clermont-Ferrand. 50 ans de bruits défendus à Bib City. 200 pages richement illustrées de photos d'époque, pour une centaine de témoignages d'acteurs de la scène locale, qu'ils soient musiciens ou passeurs en tous genres.
 
Murat/Clermont : « je t'aime moi non plus »
 
     Associer le nom de Murat à l'histoire (du rock) de Clermont ne va pas de soi. Natif de La Bourboule, habitant d'Orcival et souvent présenté par les médias comme un « chanteur auvergnat », JLM n'est pas tendre avec Clermont. D'abord, c'est une ville et l'artiste se veut plutôt rat des champs. De plus, la capitale auvergnate possède à ses yeux tous les défauts d'une grande ville sans ses qualités. Au début des années 80, il y ruminait sa mélancolie (« Je traîne et je m'ennuie »), à la fin des années 00, il la voit comme un repaire de bobos. En 2010, il déclarait donc franco à La Montagne : « Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. » Laissons de côté le fait que JLM, habitué aux généralités hâtives, se plaçait ici en porte-parole de Bourbouliens qui ne lui en demandaient sans doute pas tant et n'entrons pas non plus dans une analyse approfondie de sa relation à la ville. Il suffira de rappeler que l'auteur de cette déclaration provocatrice se produira début décembre à la Coopérative de Mai pour la... 17ème fois et l'on aura compris que ses sentiments envers Clermont sont plus complexes qu'il n'y paraît, pour ne pas dire ambivalents.
     À propos de son livre, Foulhoux prend soin d'insister sur l'article indéfini du titre : il s'agit bien d'une histoire et non de la version officielle qu'il conviendrait d'assimiler et de réciter comme un nouveau catéchisme. L'auteur assume aussi son choix de dresser quelques portraits vivants de figures clés de cette histoire, plutôt que de rechercher une exhaustivité qui aurait transformé l'ouvrage en annuaire indigeste.
     Il ne faut donc pas se scandaliser outre mesure de l'absence de Murat dans ce panorama. D'autant plus que, selon l'auteur, JLM n'était pas disponible pour livrer son témoignage, étant en pleine préparation de son album. Est-ce à dire que Murat serait totalement absent du livre ? Non, bien au contraire.
 
  Murat n'est pas là, mais ses partenaires de jeu sont très présents
 Denis.jpg
     Il suffit de parcourir le sommaire du livre pour relever quelques noms bien connus de ceux qui suivent Murat depuis longtemps. L'ouvrage de Foulhoux permet ainsi de glaner une foule d'informations sur ces musiciens plus ou moins proches de lui, sur leur trajectoire, leur caractère ou les circonstances de leur rencontre avec JLM. Au hasard des pages, on pourra par exemple apprécier la description par Jérôme Pietri de la rivalité entre « snobs » et « voyous » dans le Clermont du milieu des années 60, inspirée des affrontements entre Mods et Rockers en Angleterre ; s'amuser du bref passage chez les curés de Courpière (63) de Denis Clavaizolle, celui-ci utilisant l'orgue de la chapelle pour jouer du... Deep Purple ; adhérer – ou pas – au regard désenchanté que Christophe Pie porte sur l'évolution de la musique de ces trente dernières années ; retenir le parcours étonnant de François Saillard  (bassiste de Clara) parti travailler dans l'humanitaire en Afrique et en Asie pendant sept ans ; apprendre sur quel critère Alain Bonnefont a acheté le Live at Leeds des Who ; découvrir que l'amitié entre Murat et Stéphane Mikaélian s'est nouée autour d'une passion commune pour les westerns ; constater que Marie Audigier était prête à commettre de gros mensonges pour pouvoir monter à Paris applaudir Marvin Gaye ; accompagner Samantha Julien dans son évocation des méandres de la carrière de Subway, collaboration avec JLM incluse ; enfin, assister à la mue de la timide Morgane Imbeaud en aboyeuse.
     Mais la présence subliminale de JLM dans ce livre ne peut se résumer aux témoignages de ses proches.
 Christophe-pie.jpg
                                                                                                                                       Juste après Clara en fait.


Murat n'est pas là (bis), mais on parle beaucoup de lui
 
     Au gré des souvenirs convoqués par les différents témoins, on voit en effet s'ébaucher en creux un portrait de JLM. Portrait nuancé et par certains aspects surprenant. Certes, on n'est pas étonné de rencontrer un garçon nerveux : « Jean-louis est venu nous voir à la Maison du Peuple. Ce soir-là, Franck [Dumas, membre de Blue Matisse] et Jean-Louis ont failli se mettre sur la gueule. » [Denis Clavaizolle] Et ses récentes frictions avec le public cébazaire nous reviennent en mémoire lorsqu'on l'imagine en proie à l'hostilité de l'assistance, dès la fin des années 70 : « Le concert de Clara en première partie de Bernard Lavilliers à la Maison des Sports, devant trois mille personnes, on se faisait siffler avant même d'avoir commencé à jouer. » [François Saillard] Mais le livre nous donne aussi la possibilité de (re)découvrir un Murat généreux et attentif à ses collègues. « je voulais arrêter la musique et […] faire de la lutherie. […] C'est Jean-Louis Murat qui m'a remis sur les rails. » [Jérôme Pietri] « il nous a appelées : 'Je vais faire Nulle part ailleurs, ça me fait chier. Vous voulez pas venir jouer avec moi on se marrera ?' » [Samantha Julien] Un Murat partageur, voire éclaireur : « j'ai découvert Al Green chez Jean-Louis Murat. » se souvient Guillaume Métenier, pianiste d'Armée Rouge, tandis que Christophe Adam évoque un souvenir voisin : « Murat nous faisait écouter Marvin Gaye, toute la musique black. »
       On constate aussi que JLM est apprécié dans sa région natale, bien au-delà du petit cercle de ses inconditionnels. « Pourquoi on a si peu de gens qui proposent une musique avec une réelle identité ? Si on prend l'exemple de la folk, pour moi, que l'on aime ou pas, le seul folkeux Auvergnat, c'est jean-Louis Murat. Il a une empreinte, ses textes sentent l'Auvergne. » [Frédéric Roz, directeur-programmateur du Tremplin] « Il y a quelqu'un que j'apprécie beaucoup dans le coin, c'est Jean-Louis Murat. Il est très fort ce mec. Il est intègre. Il tient son truc depuis longtemps maintenant. » [John Brassett, bluesman anglais installé en Auvergne depuis près de trente ans] « Pour moi, Clermont se résume en cinq points cardinaux : les Real Cool Killers, Ma nuit chez Maud de Éric Rohmer, Jean-Louis Murat, Spliff et le titre de mon premier article conséquent sur les Real Cool Killers pour Best, 'Puy d'ohms', qui m'a beaucoup amusé. » [Jean-Luc Manet, rock-critique]
     Deux témoignages méritent d'être cités plus en longueur, car ils donnent à voir de façon particulièrement vivante quelques traits du Murat du début des années 80. Celui de Christophe Adam, artiste local aussi réputé que méconnu (Dider Varrod considérait La grande muette, son unique album en solo,  comme le meilleur disque de 2001...), qui le dépeint en songwriter intarissable et en leader charismatique :
 
 
« Les Sales Gosses [son premier groupe, 1976] ont duré deux ans et demi. On est devenus super potes avec la bande de La Bourboule. Tout ce petit monde s'est retrouvé embringué dans la secte de Jean-Louis Bergheaud. On découvrait une espèce de gourou qui écrivait des chansons non-stop sur des rouleaux de PQ. Écrire, c'était sa seule obsession. Je découvrais un poète barré qui ne pensait qu'à ça. On s'est retrouvés à faire des maquettes chez lui. Et là, il s'est mis à intellectualiser notre truc. Il avait à redire sur mes textes et gnagnagna, gnagnagna. Il y avait notamment un refrain qui faisait : 'T'en fais pas bébé, t'as déjà ta place au cimetière.' J'avais quatorze ans ! C'était notre tube. »
 
     Autre évocation, celle de Jacques Moiroud, guitariste dans plusieurs groupes, notamment Les Tortionnaires (aux côtés des  frères Mikaélian), qui nous présente une fois de plus JLM en pédagogue :
 
 
« Autre rencontre importante : Jean-Louis Murat. Lui, c'était un chef de bande. Je traînais un peu avec, mais pas trop. Il nous faisait écouter de la musique comme jamais on ne l'avait fait auparavant. Il passait une chanson et ensuite, il demandait si on pouvait chanter la ligne de basse ou de cuivres. Ou il te poussait à parler en alexandrins. Un passeur, un pédagogue. Je découvrais la soul, la bossa-nova. Il m'a fait gagner du temps. Jean-Louis nous expliquait que si on voulait faire de la musique, il fallait s'imposer une discipline. Et ça, je ne l'ai jamais oublié. »
 
 
Un livre passionnant
 
     Si l'on s'arrête ici sur les passages liés à Murat (cf. le nom du blog) il faut tout de suite préciser que l'ouvrage de Patrick Foulhoux est passionnant dans sa globalité. On y suit les parcours souvent accidentés de types dont le rock a bouleversé la vie au moment de l'adolescence et qui, pour la plupart d'entre eux, ont décidé d'y consacrer leur existence, fût-ce au prix de grosses galères. Au fil des pages et des témoignages, on voit se tisser des liens, se créer des bandes, se construire des amitiés indéfectibles. Certains s'imposent naturellement comme des leaders, d'autres resteront toujours des hommes de l'ombre à la passion intacte, enchaînant les expériences avec une multitude de groupes. Et à la lecture du livre, il apparaît bien évident que les titres honorifiques évoqués plus haut, si sympathiques soient-ils, sont dérisoires à côté du vécu de cette poignée d'hommes et de femmes habités par un feu dont l'incandescence surpasse les coup marketing d'un jour.
 
Être ou ne pas être versaillais
 
     Revenons à la relation Murat/Clermont. JLM, on le sait, est un être tourmenté : il aimerait faire un tube, connaître le succès, vendre davantage de disques et jouer devant des salles plus grandes, mais ne fait guère d'efforts pour réaliser ces aspirations légitimes. En réalité, il cherche autant le succès qu'il le fuit. Il en va de même pour son lien avec sa région : depuis trente ans, il est l'un de ceux qui incarnent l'Auvergne dans les médias et il exprime régulièrement son attachement profond pour ce territoire. Mais dans le même temps, il se plaît à répéter qu'on n'est jamais prophète en son pays, qu'il n'est pas reconnu chez lui, qu'on ne l'aime pas (ou qu'on l'aime trop, c'est selon). Les incidents autour de son récent passage à Cébazat sont révélateurs de ce rapport quasi sadomasochiste avec le public local. Les extraits cités plus haut ne visent donc pas à inverser totalement la tendance et à faire croire que JLM serait l'idole des Clermontois.
      Didier Veillault, le directeur de la Coopérative de Mai, propose d'ailleurs une analyse intéressante à ce sujet : « c'est une caractéristique du milieu rock clermontois. On n'aime pas leurs meilleurs. Pierre-Yves Denizot, Jean-Louis Murat, Marc Daumail, Jean Felzine. Ce sont pourtant bien les meilleurs. » Nous n'aurons pourtant pas la naïveté d'attribuer l'animosité que peut susciter Murat sur ses terres uniquement à la jalousie. Il est bien évident que par son tempérament, son succès commercial (à certaines périodes de sa carrière) et ses choix artistiques, il a largement de quoi se créer des inimitiés sans doute justifiées. Il n'empêche qu'Une histoire du rock à Clermont-Ferrand prouve qu'au tournant des années 70-80, Murat fut un inspirateur pour nombre de musiciens clermontois et son prochain concert avec The Delano Orchestra (l'un des grands oubliés de ce livre) semble indiquer qu'il continue par certains côtés à jouer ce rôle. On peut donc affirmer sans hésitation que dans les veines de JLM coule un peu de sang versaillais. Et en lisant le livre de Patrick Foulhoux, on se dit qu'il n'a vraiment aucune raison d'en avoir honte.
 
     M.
 
Une histoire du rock à Clermont-Ferrand. 50 ans de bruits défendus à Bib City – Patrick Foulhoux – Un, deux... quatre  – 2013. 204 pages, 20 euros.
     Celles et ceux qui voudraient poser ce livre au pied d'un sapin dans un mois pourront le commander sur le site de l'éditeur : http://undeuxquatre.jimdo.com/

 
LES LIENS EN PLUS :
   
Il faut signaler la page de Didier sur Clara qui a attiré en commentaires quelques anciens de Clara, et quelques rancunes:
  
Les fans de Jérôme Pietri pourront regarder le reportage que lui consacrait France 3 Auvergne le lundi 18 novembre, d'autres portraits sont également disponibles:
 
 
 
Buck et les Real Cool Killers, avec l'intervention de P. Foulhoux:
http://www.youtube.com/watch?v=Le51aoz6oeE
 
Interviews de P. FOULHOUX:
 On va apprendre qu’à Clermont, il y a eu vraiment une génération derrière Jean-Louis Murat avec les Joël Rivet, les Christophe Adam, les Marie Audigier, tous ces gens-là qui sont tous au lycée de Montferrand en même temps, au moment des grèves. Marie Audigier, c’est un leader avec toute une bande, et ça a fédéré des gens qui se sont mis à faire de la musique grâce à eux. 
 
 
LE ROCK A CLERMONT...A SUIVRE...  prochain épisode le 7/12, et ça sera aussi sur FRANCE INTER!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 22 Novembre 2013

 

 

Pendant que je me morfonds devant Masterchef, certains se regalent peut-être devant le Masterchef of the 6.3, the roi des crêpes et de la caster, le mirliton de la rime et du changement de ton, le majordome of the Puy de ..., le commis de l'amour à sa mie et de la com à la noix.  

 

Après un bon concert à Nice, qui a suivi quelques concerts plus polémiques, comment était-cette der der des der au son des songs brutals sur la Der der Der, cheval sacrifié et feu Loï glorifié et réincarné?  Cette tournée, fort jolie, avec des salles bien remplies, s'est un peu alanguie, quelques notes de roussi... cette dernière date revêt donc une certaine importance afin de donner la note salée ou sucrée, et en tout cas finale, à l'épisode Toboggan... en attendant d'éventuelles surprises de chiffre de ventes avec Toboggan revisité (réédition).

 

Comme lors du précédent concert parisien, j'espère que vous serez nombreux à nous faire partager vos impressions! Merci de vos commentaires!

 

 

 

En attendant,  Je vous rappelle la dernière inter-ViOUS ET MURAT : BERTRAND LOUIS

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-13-bertrand-louis-121088096.html

 

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Merci à TOI, Gabriel!

 

Salut Pierre, un court message pour partager mes impressions sur le concert d'hier. Et une nouvelle fois merci pour tout ton temps consacré à ce blog. Sur les
derniers CR on pouvait craindre non pas le pire (impossible avec cet immense artiste) mais un côté un peu sombre,  amer voire aigri par l'enculerie du show business (dixit JLM Dolores tour)
mais que nenni, Jean Louis et Stéphane (et l'ingé son !) ont donné un concert d'une rare densité, dès le début avec un fort t d'emblée compact, dense, déjà dans la matière. Et le concert n'a pour
moi pas eu de temps faible. C'était la 3ème fois que je les voyais sur cette tournée après Paris en première partie de tournée et Nantes salle Paul Fort en octobre. C'était le meilleur concert
des 3 sans aucune hésitation. La set list d'hier soir est dans la lignée de cette tournée d'automne avec néanmoins un rappel de moins qu'à Nantes mais d'où peut être au final cette impression
d'un concert plus dense et compact, toujours dans la matière. Le duo m'a paru "télepathique" encore plus que les 2 premières fois, Stéphane toujours a l'essentiel là où il pouvait parfois être
plus "ornementé" à Nantes, plus brutal, l'envie était là, c'était beau et bon (Michigan!). Le travail sur le son de la guitare et de la batterie et bien sûr sur sa voix à la console était
incroyable dans cette salle avec un rendu yeux fermés d'une matière sonore en fusion et mouvement perpétuels. De l'art ! Les choses s'alignent et la création,  l'oeuvre est là, maîtrisée et
vivante. Je pense que ce qu'ils ont fait hier soir sur certains titres étaient d'un niveau d'aboutissement génial. Avec en tête les 2 autres concerts je mesure le cheminement, la construction
invisible pour arriver à hier. J'imagine que de jouer pour la dernière fois ensemble sur cette tournée à forcément joué à la fois sur leur concentration et sur leur libération, bref pour un
résultat totalement enivrant. Si je dois citer quelques titres ce matin Alamo,  Agnus dei, vaudoo, Michigan, Loï en 14 (putain !) Ginette, mais en fait tous (sauf le pont mirabeau Chouia
moins for me). Bref, c'était grand, beau, bon, fort, sublime ? Oui, sublime, sublime matière, sublime musique, sublime en vie. Merci Loï !
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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