Publié le 18 Avril 2016

Bonjour

Sans internet, j'ai cherché durant 30 minutes à choper la radio sur ma miniradio, puis dans la voiture... et c'est dans les grésillements que j'ai pourtant passé un bon moment hier sur RTL, avec un Jean-Louis Murat convivial et jovial. C'est ce que je pressentais, on aurait des bons moments, histoire de mettre d’aplomb tous les fans après leur petit coup de blues après les annonces (pourtant rituelles) du dernier disque.

Point de ça hier, "j'attends juste d'un disque qu'il finance le prochain"... et un Murat toujours aussi amoureux de la musique, et de sa famille, de sa femme (il dévoile ainsi leur "chanson", celle qui les aurait connectés).

Mais malgré tout, le rappel: celui des "états catastrophiques" traversés, les TS, l'hélicoptère, et l'évocation ainsi de ce que "la haute savoie" lui évoque (la presque plus réussie de ses tentatives),et le souvenir d'une voisine de chambre d’hôpital qui meurt dans une lumière bleue... . Un Murat plus que jamais papa qui sort un discours antidrogue un peu différent de celui qu'il avait fait au moment de "grand lièvre".

Il raconte ensuite les conséquences du duo avec Mylène et le succès qu'il a voulu fuire, la K7 envoyée à RTL par "je ne sais qui" (plus de copain taulard?), et puis la rencontre avec le lynx, une vraie (comme moi, mais j'étais à 100 mètres...)., la vie de tournée et les filles dans les chambres d'hotel (qui lui a inspiré Tarn et garonne)...

Et puis le groove... le groove : le tempo et la tonalité...qui marque aussi le pourtant down tempo Morituri.

Et enfin (je vais vite, j'ai piscine!), une phrase: "la sincérité est une crapulerie"... C'est pour ça qu'ici, on ne croit jamais vraiment Murat quand il parle...La seule vérité, ses chansons? Si on parle d'art, oui...

Allez, j'en reste là, je ne me relis pas...

http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/jean-louis-murat-fait-sa-premiere-heure-7782790637

la première heure sur RTL: Murat en interview

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 17 Avril 2016

 

Plus grand chose à se mettre sous la dent, après le grand rush de la sortie... et quelle désolation de constater que c'est une malheureuse petite phrase qui écrase le plus important. Dans mon outil de surveillance des réseaux sociaux et du net, les chiffres sont sans appel: c'est l'interview de métronews (400 partages fb, 2000 like....sans parler des multiples reprises: closer, people actu, yahoo...) qui a été partagé, RTtisé, recraché, avalé... et chié sur les sites people,  jusqu'à lire cette phrase:

"Dans les colonnes du Parisien samedi, Michel Polnareff, traité de "gros con" par Jean-Louis Murat, a reconnu que son projet a pris du retard malgré de nombreuses heures passées dans un studio d'enregistrement à Bruxelles" (ici sur Closer).

Très loin derrière les belles chroniques d' Itélé, de Culturebox, de Libé... Le net et twitter sont des poubelles... 

 

Enfin soit, n'en rajoutons pas... d'autant que... hein, il y a quand même un responsable... 

Je rappelle juste que Jean-Louis Bergheaud s'en prenait déjà un peu à Polnareff dans l'article qu'il signait dans la revue CHANSON, dans les années70. C'est à lire ici. Il en appelait à l'émergence d'une "chanson française" "moderne" et pas vendu à la variété et à l'américanisation. 40 ans après, Murat poursuit toujours cette quête, aujourd'hui en nous parlant de la France dans "Morituri" (notamment avec la chanson Frankie). Il est trop souvent question concernant Murat, de "repli sur soi", "de poète maudit"... Avec Morituri, il est dans son siècle: séculier et particulier (si bien qu'il faut plusieurs écoutes pour entrer dans l'album).

Quant à Renaud, c'est un "ennemi de base" disait-il en 2011 ("Le plus grand des jolis coeurs, Renaud, je l'ai vu faire un truc qui te conduit normalement en prison"...Ce n'est donc pas une question d'ego et de jalousie).

 

- En attendant "la première heure" sur RTL ce soir à Minuit,

Voici la chronique de Pierre ANDRIEU à lire en suivant le lien:

http://www.concertandco.com/artiste/jean-louis-murat/critique-cd-achat-vente-19834.htm

extrait:"...Un virage déjà annoncé par la fin de la tournée précédente qui voyait JLM délaisser le Delano Orchestra, avec qui il avait travaillé sur l'opus précédent, pour s'acoquiner avec le pianiste Gael Rakotondrabe, le bassiste Christopher Thomas et le batteur Stéphane Reynaud, de retour dans l’équipe... Et ce traitement « jazz pop » qui ne fonctionnait pas toujours en live avec les titres de Babel, se révèle être une excellente idée pour créer les ambiances tour à tour très mélancoliques et élégiaques, chargées en spleen et sautillantes délivrées sur un nouveau disque arrivant sous superbe pochette noire (le fond) et blanche (la photo des cygnes). Composé et enregistré au cours de la sinistre année 2015, Morituri évoque de manière détournée, poétique, surréaliste et prophétique (des terrasses sont évoquées alors que les morceaux ont été écrits avant le 13 novembre) l'atmosphère pesante, désespérante et grave qui règne en France actuellement. Mis à part les très enlevés French Lynx (un bon premier single fait pour accrocher l'oreille), Interroge la jument (où Murat parle de Satan sur une pop song légère, en apparence seulement), Nuit sur l'Himalaya et Tarn et Garonne, la plupart des titres se développent lentement et enveloppent doucement l'auditeur dans un brouillard de tristesse, paradoxalement lumineux grâce à des instrumentations hyper classe et des parties vocales de haut vol. Murat, qui n'a sans doute jamais aussi bien chanté et qui est secondé à la perfection par la précieuse voix de Morgane Imbeaud, casse la baraque avec des ballades – où le piano et l'orgue ont souvent le premier rôle – aussi bouleversantes que Franckie, La pharmacienne d'Yvetot, La chanson du cavalier Le chant du coucou ou encore la très belle chanson titre, Morituri. Comme d’habitude, on ne comprend pas tout ce que Murat livre dans ses textes, la sphère mentale du barde d'Orcival se révélant toujours aussi difficile d'accès, tout en étant fertile en beauté, en bons mots et en surprises. Bref, le résultat est un tantinet plus intriguant, mystérieux et même parfois drôle (Tous mourus) que les derniers titres signés Renaud (rires) et Polnareff (re rires).

En savoir plus sur http://www.concertandco.com/artiste/jean-louis-murat/critique-cd-achat-vente-19834.htm#Bcgk1oCTSPOsVIbV.99 "

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 16 Avril 2016

1) Voici la chronique de Libération parue ce jour... Hélas, elle n'est pas signée par l'amie Agnès Gayraud que nous avons interviewée cet été (LA FELINE). J'en profite pour indiquer aux lecteurs de passage (plus de 500 hier) que ce blog contient des interviews exclusives : les inter-ViOUS ET MURAT. (Malgré une présentation défaillante, une orthographe à la vaqueuejetepouss, des privates jokes que le lecteur qui me lit depuis 2009 aura peut-être une chance de comprendre, il y a parfois du fond ici! Plongez dans les archives!).

http://next.liberation.fr/musique/2016/04/15/murat-hagard-champetre_1446521

La chronique du grand et celle des petits: Libé et le web

2) Sur le web:

http://www.xsilence.net/disque-9796.htm

Note de 16/20.

Extrait: "...On est bien quoi. Bercé par la voix rocailleuse de l'Auvergnat, on écoute, on se promène dans les paysages sonores. "Frankie" en est l'exemple parfait. Une chanson délicate, toute en retenue, les balais caressent la batterie tandis qu'un piano se joue de la mélodie pour accompagner, pour magnifier les paroles. Un petit délice qui prend son temps, il en va d'ailleurs de même pour l'album dans son ensemble.

On retrouve le Murat qu'on connaît, celui qui se fout des modes, qui fait des albums qui se ressemblent tout en étant jamais le même. Il ensorcelle l'air de rien, "Le Chant Du Coucou" est d'une telle perfection, on pourrait presque se demander comment il fait pour être aussi productif, et maintenir un tel niveau au gré des albums. Bien sûr il y a des titres plus dispensables que d'autres ("Nuit Sur L'Himalaya" par exemple), mais prenez "Tous Mourus" un vrai drame susurré dans une ambiance de piano bar, ou "La Chanson Du Cavalier", une sorte de sensualité se dégage de ce Morituri, la chanson titre en est un bel exemple, en duo avec Morgane Imbeaud (de Cocoon), une douceur bienfaisante enrobée de clavec
in".

- Du côté de Rennes, on souligne qu'il est question de Bretagne dans le Cafard... mais on ne dit pas que ça.

http://www.unidivers.fr/morituri-jean-louis-murat-pias-le-label/

Extrait:

... Eh oui, il n’y a pas que l’Auvergne après tout. Sans doute moult Bretons auraient apprécié que leur région ne soit pas mentionnée dans une chanson intitulée Le Cafard d’autant qu’une autre chanson «régionale» se nomme simplement Tarn-et-Garonne… Néanmoins ne nous offusquons pas par réflexes chauvins. Le texte est beau, la mélodie ciselée (folk blues admirablement lent).

J’ai eu le cafard, c’te beauté fatale pour les gens paumés. Sa bottine noire, en quelque manière ma tête écrasait. Je suis en Bretagne, je reprends haleine à la dérobée. Ile de Bréhat, face caméra, coupé… (Le Cafard)

Le ton corrosif et l’humour nostalgique de Murat fonctionnent à plein et finalement bien mieux que nombre d’évocations aux âpres fumets folkloristes. Ainsi, après l’excellence du double album Babel (2014), les errances, on n’ose dire commercialo-renvoi d’ascenseur (voir notre article) Murat ressuscite avec la constance d’un Phénix métronomique. Pour notre plus grand bien il s’en revient avec un album quasi classique. Morituri ? un chant du cygne ? Souvenons-nous : son premier 45 tours (en la très utopique année 1981) s’intitulait Suicidez-vous le peuple est mort … L’optimisme ne l’a jamais étouffé Murat, c’est dans un certain réalisme poétique et mélancolique qu’il puise la joie et la beauté le rugueux auvergnat. Le communiqué de presse nous dit Morituri inspiré par l’année 2015 ? Sans doute. A l’écoute, néanmoins, on se dit légitimement qu’il est surtout inspiré par tout un cheminement ayant abouti à cette année là. N’en déplaise aux mânes de Gainsbourg, la chanson n’est pas un art mineur lorsque qu’elle se déploie sur les cimes authentiques d’une imbrication critique et poétique.

Si l’année musicale francophone a commencé sous les meilleures augures avec de nouveaux albums des illustres «aïeux» Christophe et Gérard Manset, c’est curieusement à certaines des mélopées d’un autre ancien, Hubert-Félix Thiéfaine, que fait songer l’excellent premier single French Lynx (et quelques autres résonnances au cours de l’album). Alors que Tarn-et-Garonne sonne Murat à la perfection, sorte de réminiscence de l’album Le Moujik et sa femme (2002). D’ailleurs, voilà qui explique pourquoi nous évoquions ci-dessus un long cheminement : Morituri donne une sensation d’un court panoptique de la carrière musicale de Murat… On retrouve les comptines hermétiques aux saveurs sardoniques (Morituri et son désuet clavecin final si charmant). Et si la fièvre du somptueux Taormina (2006), douce comme la peau et rugueuse comme l’écorce, n’est jamais franchement atteinte les arrangements renouent, après l’ampleur lyrique de Babel, avec la sobriété de Москва (2005) ou de Grand lièvre (2011). D’ailleurs (bis), qu’en est-il ? Fatigue ou volonté de reprendre l’oeuvre sur le métier : de ce gimmick de piano sur La chanson du cavalier qui rappelle tant Le Champion espagnol (l’un des sommets ésotériques de Grand lièvre) ou bien de Tous mourus qui semble prendre la suite de Rémi est mort ainsi ? Mais trêve de tergiversations. Morituri est un parfait album de Murat, âpre et suave, terrien mais jamais souchien (Le chant du coucou, Interroge la jument), grave et léger (La Chanson du cavalier, Nuit sur l’Himalaya), qui reprend le fil là où Babel était venu accomplir une salvatrice césure après l’intimiste Toboggan (2013).

- A part ça, on attend toujours la dépêche AFP qui fournira les rédactions faméliques et les paresseux... et les premières nouvelles du côté de FRANCE INTER.

- A part ça, j'ai reçu l'album (via la Fnac), il est bien joli... Noir et brillant. Joli boulot de Frank Loriou, comme d'habitude... Comment l'objet vieillira-t-il?

- A part ça, nous reprendrons l'antenne dès que l'actualité le nécessitera. Restez connecté... ou abonnez-vous!

PS: la page facebook https://www.facebook.com/Sur-jeanlouismurat-blog-non-officiel-sur-Jean-Louis-Murat-127146720701675/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 15 Avril 2016

Chez Métro, Bollo et les Echos et sortie Canada

Voici l'édition de 16h30 heures de JLM TV, la chaine d'info continue pour la sortie de l'album MORITURI.

Après Magic, Télérama, Longueur d'onde, froggy, France info, Sud Radio, La Montagne, Rock and Folk... Voici les dernières nouvelles fraiches:

1) Murat est 7e sur iTunes à 16h08. Papi Moustache (Christophe) est 4e.

2) Metronews la joue polémique, avec un titre prompte à relancer l'"anti-fada" entre pro-Murat et pro-Renaud, une activité du "champ de Bataille"( cf twitter...) - comprenne qui pourra-. Concernant la tournée, il avait été dit précédemment que les musiciens n'étaient pas disponibles, cette fois, Murat parle de la crise, et du manque "d'engagement" du tourneur... La vérité est peut-être encore ailleurs...

http://www.metronews.fr/culture/jean-louis-murat-prive-de-tournee-les-salles-preferent-programmer-des-gros-cons-comme-renaud-ou-polnareff/mpdo!E3dAWVWwuSyao/

Murat privé de tournée : "Les salles préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff"

Sur l’album, il y a une chanson très politique intitulée “Interroge la Jument“ où vous évoquez pêle-mêle écologie et attentats. C’est le regard que vous portez sur le monde ?

Si t’as des doutes sur l’état du monde, interroge une jument ou un oiseau mazouté ! L’ultralibéralisme est une catastrophe. Il faut voir ce qu’on se met dans le corps, physiquement et intellectuellement. Quant au passage où je chante “sur la terrasse sous les cimes/où tout bien pesé on t’assassine “, je l’ai écrit en Juillet, bien avant les attentats. Mais je n’ai pas changé une ligne. On a tellement nié l’existence du bon et du mauvais que cette réalité nous revient en pleine gueule.

En 1981 vous sortiez votre premier single "Suicidez-vous le peuple est mort". En 2016, vous trouvez le peuple si amorphe ?

J’ai vu un reportage sur Nuit Debout. C’est un peu “Aimez-vous les uns les autres“. Ça fiche un peu les jetons car ça n’a jamais mené nulle part. Demande à un juif à Dachau ou à un opposant à Mao si “Aimez-vous les uns les autres“ ça a marché pour lui… Mais il faut faire une différence entre le peuple et la jeunesse. La jeunesse joue son rôle. Mais la politique ne m’intéresse pas. Sauf pour en dire du mal. C’est le fumier de la démocratie. Les générations futures, si elles veulent s’en sortir, devront inventer autre chose. Le suffrage universel, ça ne marche plus.

Vous cultivez toujours autant votre autarcie envers le monde artistique ?

J’ai une conception artisanale de mon métier. Je ne me sens pas du tout “artiste“. Je fais des chansons, c’est mon job. En France, dès qu’un clampin enregistre trois chansons, il se pense artiste. C’est une catastrophe. Tous ceux qu’on qualifiait d’artistes et que j’ai rencontré, je me suis rendu compte que c’était des triples merdes. Aucune envie d’écrire pour eux, d’ailleurs. Si je le fais, c’est toujours contraint. En général, c’est quand les impôts vont tomber. Du coup, c’est au premier qui arrive. Et si c’est Patrick Sébastien, ça sera Patrick Sébastien.

La provoc’, c’est une façon de faire parler de vous ?

Je ne passe pas en radio et on ne m’invite pas à la télé. Et si je n’y vais pas au bazooka, je disparais. Pendant des années, j’ai fait des interviews de gentil garçon. Un papier sur deux n’était pas publié. Le système médiatique est scatophage, il faut lui balancer de la merde à la gueule. La seule chose qui m’intéresse, c’est de vendre suffisamment de disque pour financer le suivant. Mon image publique, je m’en fous.

Vous ne regrettez pas certaines sorties ? Comme avoir traité une journaliste de Télérama de "brouteuse", par exemple ?

Je n’ai jamais dit ça en interview. Le scandale était ailleurs. Je sortais d’un entretien avec un journaliste qui n’allait pas bien alors je l’ai invité au resto avec la maison de disque. Pendant le repas, il avait lancé son magnéto sous sa serviette. Le mec a capté une heure de conversation privée, débridée, et l’a publiée. Il a fallu que je m’excuse publiquement, que j’envoie des fleurs à Télérama. J’ai plein d’amies lesbiennes. Quand je leur dis “Alors ça fait longtemps que t’as pas brouté ?“, ça ne les dérange pas.

Vous adorez la scène mais aucune tournée n'est annoncée pour ce disque. Pourquoi ?

Le tourneur est arrivé à la conclusion qu’avec cet album, ça n’allait pas être possible. J’ai eu beau piquer ma crise, ça n’a servi à rien. C’est la première fois en 25 ans que je ne tourne pas après un disque. Pourtant sur ma dernière tournée 9 dates sur 10 étaient complètes. C’est la crise, les salles prennent moins de risque et préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff.

3) La chronique des échos par Christian Eudeline

http://www.lesechos.fr/week-end/culture/musiques/021841515568-chanson-le-tendre-requiem-de-jean-louis-murat-1214299.php

Ecrit avant les attentats du 13 novembre 2015, le nouvel album de Murat « Morituri » est hanté par la mort. La bande son digne et sensible d’une année de plomb, qui fait l’effet d’un baume sur nos blessures. Jean-Louis Murat avertit d’emblée : « toutes les chansons de mon nouvel album, « Morituri », ont été écrites avant le 13 novembre, l’actualité les a rejointes, mais c’est une pure coïncidence. J’ai l’habitude d’écrire de façon assez ouverte et il peut y avoir plusieurs lectures. Mes textes parlent de terrasses et d’attentats, mais je ne suis ni un visionnaire, ni un profiteur. Encore une fois, c’est un hasard. », explique-t-il. Plus précisément « Les chansons ont été écrites avant l’été et enregistrées fin novembre. J’ai décidé de ne rien changer aux textes, seulement de laisser de côté deux chansons d’amour et d’abandonner l’idée d’une pochette où je m’imaginais en sorte de justicier de la mafia. Ce disque résume mon année 2015, et sans doute l’année 2015 de pas mal de français. Une année plutôt plombée. » Jean-Louis Murat est prolifique. A son actif, une bonne vingtaine d’albums en un peu plus de trente ans de bons et loyaux services. Autant de mots tendres et singuliers pour décrire un monde loin des paillettes et des strass, un monde souvent mélancolique, mais sur lequel sa voix chaude agit tel un ultime onguent. S’inspirant de Dylan et Cohen mais préférant les paysages de la région d’Auvergne au grand ouest Américain, il chante le sacré de la Terre et les plaies de nos existences d’une manière si bouleversante, qu’il est difficile de rester insensible. Et si la pochette de « Morituri » est aussi sombre, c’est parce que comme son titre l’indique, ceux qui sont morts l’année dernière dans les attentats se rappellent à nous et nous saluent. ~~ Rare poésie Sérénité et lucidité sont les deux qualificatif de ce Murat nouveau, un opus hanté par la mort mais habité d’une rare poésie. Un disque qui finalement se fond parfaitement dans son époque. « Il n’est pas besoin d’écouter mes disques pour tirer la gueule, le monde qui nous entoure, Daech, la crise mondiale, les conditions de vie du monde rural concourent à la déprime. Rien que dans le coin d’Orcival où j’habite, deux paysans se sont suicidés les quinze derniers jours. L’ambiance est si particulière en France en ce moment, qu’il paraît difficile d’être joyeux. Je n’ai pas envie de prétendre que tout va bien. Prenons la culture française, elle n’existe pratiquement plus à l’échelle de la planète. Qui parle français hors de nos frontières ? On représente aujourd’hui 1 % de la population mondiale, il y a trois siècle, c’était 15 ou 20 %. C’est bien le déclin de notre civilisation non ? Côté musique, le chanteur n’est pas plus optimiste : « Même le rock and roll a perdu la partie. Quand j’avais quinze ans, j’étais persuadé qu’une guitare électrique pouvait changer le monde. Aujourd’hui, j’entends à longueur de journée des spots publicitaires qui réduisent Ray Charles ou les Rolling Stones à un jingle de 15 secondes. Avant, il y avait de l’espoir, mais aujourd’hui c’est terminé. Je n’ai jamais penser que je pourrais donner le meilleur de moi même pour faire la bande son d’une société de consommation. J’écris des chansons parce que je ne sais rien faire d’autre, en étant conscient que que ça ne changera pas grand chose… » Un peu quand même... Album profond, « Morituri » panse nos plaies et nous aide à mieux regarder vers la lumière. Idéal en ce moment, donc. En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/culture/musiques/021841515568-chanson-le-tendre-requiem-de-jean-louis-murat-1214299.php?sUC6mpgZzy5tJuVH.99

5) Un québecois me sollicitait pour connaitre la date de sortie en la Belle Province:

Apparemment, c'est dispo à la fin du mois.

https://frequencesledisquaire.com/product/musique/cd/cd-cd/cd-murat-jean-louis-morituri/

Des nouvelles chroniques continuent de tomber, nous vous disons à très vite.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 15 Avril 2016

Plus personne ne bouge, vous êtes cerné: MORITURI. Jour J... pas de fausse note! (attention, si vous voulez tous lire de l'actualité de Murat, n'oubliez de consulter l'ensemble des articles...).

 

1) On m'avait fait passer cette chronique depuis plusieurs jours... La voilà sortie! Dans le numéro de Mai de Rock and Folk... ET c'est très positif.

 

 

 

Les infos de midi: Rock and folk, culturebox  et France Info

2)  Article dans CULTURE BOX:  avec une photo inédite

http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/chanson-francaise/jean-louis-murat-sort-morituri-un-album-dans-l-air-du-temps-des-attentats-238023

Les albums de Murat se suivent à une bonne cadence, se ressemblent par moment, mais savent aussi se distinguer. “Morituri” fait parti des très bons crus, avec une écriture et des mélodies très inspirées, dans l’ombre d’une année marquée par les attentats.

Ce 16e disque de Murat s’ouvre par un riff répétitif de guitare aux airs de déjà vu. Et puis on note très vite au fil des morceaux, le retour du piano qui s’était fait un peu rare depuis l'éblouissant  “Mustango” et son “Mont Sans-Soucis”. Bon signe. On pense aussi par moment à l’album “Le Moujik et sa femme”, sans trop savoir pourquoi. Jusqu’à ce qu’un coup d'oeil curieux sur la fiche Wikipédia du disque nous rappelle qu’il a été enregistré dans le contexte des attentats du 11 septembre 2001.

Car ce nouvel opus , “Morituri” (ceux qui vont mourir”), est imprégné des événements de l’année 2015. C'était l'idée de départ. Mais à la différence d’un Renaud et de ses "J'ai embrassé un flic” et “Hyper Casher" , Murat n’évoque jamais directement la dramatique actualité de cette année si particulière . Tout est suggéré entre les lignes, de manière symbolique ou poétique. On y ressent ce que l’on veut.

“ Chialer dans la cuisine” Des mots et des images frappent toutefois l’esprit, par surprise. “Tous Mourrus" nous emmène dans un village où un paysan, le boucher et le garde chasse sont décimés sur un rythme de ballade chaloupée. “Interroge la jument” évoque plus directement “une nouvelle usine “pour Satan et des terrasses . La chanson a pourtant a été écrite, comme les autres, plusieurs semaines avant les attentats de novembre. Sur la terrasse, sous les cimes / où tout bien pesé on t’assassine / Sur la terrasse, sous les cimes / n’y-a-t-il plus de ciel pour nous foudroyer ces novices Extrait des paroles de "Interroge la jument" L'enregistrement en revanche s’est déroulé dans l'urgence, et dans l'état d'urgence, en 5 jours, juste après les tueries dans une ambiance forcément stressée et tendue. C’est à ce moment là que le chanteur explique avoir compris la portée symbolique de certaines de ses paroles, comme s’il avait saisi instinctivement le mal étrange de l’air du temps. La ville à la campagne Lui qui suggère si bien les paysages et les odeurs de la terre et de la campagne, Murat est dans cet album plus urbain, dans tous les sens du terme, plus ouvert à la ville et aux hommes, sur un territoire qui s’étend bien au delà de son Auvergne natale, celui de tout un pays. Ce disque inspire des images différentes à chaque écoute, jusqu’à cette évocation finale et magnifique du “Cafard” de cette année morbide qui s'effacera, espérons le, comme le brouillard quitte la montagne sous la pression du soleil . Et puis souhaitons aussi vivement que cet album ne sera pas le dernier comme Jean-Louis Murat le laisse entendre dans une interview accordée à la Montagne. Nous méritons définitivement mieux que ça pour 2016… "Morituri" de Jean-Louis Murat - CD album (PIAS)   Par Olivier Flandin

Les infos de midi: Rock and folk, culturebox  et France Info

3)  ET sur FRANCE INFO, la chronique à lire et écouter.

 

"Morituri", c’est le nom du nouvel album de Jean-Louis Murat, qui sort ce vendredi. Un disque tout en délicatesse et en nuances, inspiré par des événements dramatiques, les attentats de 2015 et l'ambiance d'inquiétude qu'ils ont installée dans le pays sans qu’il en soit jamais directement fait mention. Quand on est un artiste, avoir écrit en 2015 n’est pas forcément chose aisée : de janvier à novembre, l’esprit était certainement ailleurs. Jean-Louis Murat, lui, en a fait un journal de bord : Morituri, "ceux qui vont mourir" en latin, plus que le 16e album studio du chanteur auvergnat. C'est en effet un document, en même temps que le fruit du hasard. Les textes sont faits de métaphores, d’allégories écrites sur la route, avant le 13 novembre et les attentats à Paris. Le sens pris par le disque est presque, dès lors, magique. "Je dirais presque que le directeur artistique de cet album, c'était l'air du temps" Il y a donc comme une sorte de dépression poétique. Jean-Louis Murat s’est fait plus blues, plus jazzy, sa voix lancinante venant emballer le tout à merveille. Mais il y a aussi du corps, et même un tube dans ce disque : French Lynx . Le fond de l’air du temps est triste oui, et Murat interroge aussi la société, la politique. Forcément, son constat n’est pas des plus emballants : "Il y a un problème d'impuissance, au sens sexuel du terme", affirme-t-il. Le personnage Jean-Louis Murat est atypique et attachant, et sa musique lui ressemble… Entre faux coup de gueule et vraie sensibilité artistique, douleur et carpe diem, Morituri est un bel album, parfaitement dans l’air du temps. Morituri, Jean-Louis Murat (Pias Le Label). Album disponible. Yann Bertrand

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 15 Avril 2016

deux chroniques et Interview radio Sud Radio

... C'est ma grosse semaine de travail de l'année... Allez, allez, du courage... Et votez Hollande!

Et au fait, MORITURI est disponible aujourd'hui!!!

1) Encore et toujours les mêmes muratiens qui chroniquent...

http://www.longueurdondes.com/2016/04/14/jean-louis-murat-2/

Revue à télécharger gratuitement: http://www.longueurdondes.com/wp-content/uploads/2016/03/LO77.zip

"A peine remis du foisonnant Babel, voilà que débarque son successeur, plus modeste de par son contenu mais tout aussi emballant par la teneur de son propos et la finesse de ses compositions. L’Auvergnat y creuse inlassablement le même sillon et toujours ses mots évoquent nos maux avec justesse et lucidité. Le titre latin Morituri, dont la traduction est « ceux qui vont mourir », rend hommage à une France meurtrie par les attentats sanglants. Plus précisément, quelques allusions y font référence, en filigrane, notamment dans la chanson éponyme chantée en duo avec Morgane Imbeaud. L’album ne peut se résumer à cette seule évocation. L’univers paysan et son bestiaire cher à l’artiste est à nouveau évoqué, poétique et métaphorique. Les références géographiques, dont il est friand, abondent. Les musiciens sont ceux qui ont assuré la seconde partie de la tournée Babel, à savoir Gaël Rakotondrade aux claviers et piano, Chris Thomas à la basse et contrebasse et le fidèle Stéphane Reynaud à la batterie.

A écouter en priorité : « Le cafard », « Morituri » et « Le chant du coucou ».

ALAIN BIRMAN"

2) Chez Indierockmag, qui souligne que Morituri n'est pas un album qui se laisse charmer en une écoute.

http://www.indierockmag.com/article27398.html

Extrait:

Si ce prédécesseur s’orientait vers une pop jazzy mettant en scène cordes et cuivres, Morituri ("ceux qui vont mourir" en latin) voit le Français revenir vers une épure plus habituelle. Et comme souvent avec lui, la première écoute laisse à l’auditeur un certain goût d’inachevé. L’artiste ne tourne pas en rond mais, après autant de disques, il est forcément difficile de dessiner des trajectoires non redondantes.

Cependant, et c’est encore une constante avec lui, l’attrait de la réécoute n’est nullement impacté si bien que l’on revient rapidement vers ce disque et que, très rapidement, le charme opère. Jean-Louis Bergheaud est taquin et il a placé un "faux ami" en ouverture de l’opus. French Lynx, duo entraînant et malgré tout plus subtil qu’il n’y paraît sur lequel Morgane Imbeaud assure les chœurs et single déjà désigné, fait partie de ces morceaux envoûtants et dynamiques dont l’auteur de Mustango a depuis longtemps le secret.

Morituri est en réalité plus sombre, et si Jean-Louis Murat ne s’affranchit pas tout à fait de la veine jazzy expérimentée sur Babel, il est ici question d’une pop-jazz minimaliste et downtempo, qui lui permet d’accoucher de grands moments comme la reprise déroutante du refrain de Tarn Et Garonne, le sommet Tous Mourus ou la La Chanson Du Cavalier. L’artiste nous décrit de nouveau le quotidien d’anonymes ("Marguerite" ou "Francky", sans occulter "La Pharmacienne d’Yvetot") mais c’est pour mieux aborder le prisme du monde à un niveau macro-structurel.

En effet, si ce nouveau disque est moins allègre, c’est qu’il porte le sceau des événements de 2015. En ce sens, il ne renoue pas avec l’épure de Grand Lièvre ou celle de Toboggan, pour reprendre les œuvres récentes de l’artiste. Non, Jean-Louis Murat ajoute un nouveau chapitre singulier dans sa discographie.

Cependant, s’il fallait chercher une certaine similitude dans le ton, ce serait davantage vers Taormina, de dix ans l’aîné de ce nouveau chapitre, que l’on se tournerait. Le monde a toutefois évolué en une décennie, et Murat ne peut plus se contenter d’évoquer la chaleur des roches d’une ville sicilienne, aussi formidables en furent les extraits retirés (Au Dedans De Moi).

Non, ce monde occidental qui découvre à peine que la violence peut s’inviter sur son territoire ne peut qu’influencer, par contagion, le regard désabusé et cinglant du français, capable de partager son pessimisme sur la société lors d’un Nuit Sur L’Himalaya empli de ce spleen si caractéristique ("Tout est d’impuissance et de fausseté") qui apparaît également de manière plus directe sur Interroge La Jument" ("Sur la terrasse/Sur les cimes/Où tout bien pesé/On t’assassine"). la suite à lire

3) Une interview sur SUD RADIO est podcastable, émission LOFT MUSIC diffusée lundi 11 avril, c'était passé inaperçu! Les fans vont retrouver des couleurs après la douche froide dans LA MONTAGNE d'hier. Un Murat d'excellente humeur (Pour une interview avec Murat, la règle d'or pour l'avoir dans sa poche, c'est de choisir de la bonne musique).

http://www.sudradio.fr/Podcasts/Loft-Music/Jean-Louis-Murat-1

- quelques commentaires à l'écoute:

Présenté par Yvan Cujious, dans une ambiance intime et sympathique... et où l'on retrouve un Murat "travailleur", "sportif", "pas maso", loin du discours pessimiste d'hier dans la Montagne.

"la musique est une occupation assez facile, qui permet de vivre sans contraintes".

"la seule obligation, c'est la promo".

Yvan Cujious annonce la chanson "french Liiinnks" de "Mouritouri".

"je refuse [l'art de la communication] que l'on inculque aux chanteurs" (dans la promo).

Ecoute de quelques influences : Americana, Creedence, Young... réponse: "tout vient du blues" "comme le dit l'autre crétin"... "Fogerty, le seul artiste qui arrive à bander en chantant".

"Motion picture" de Neil Young... et Murat de raconter l'histoire de la chanson...

Petite interruption pour une interview de Sage (ex-Revolver).

4e pause de pub... Ah, vivement les interviews sur France Inter.

Ecoute de "la pharmacienne d'Yvetot"... qui parle tout simplement de la France.

Murat explique qu'il voulait sortir de quelques tics avec cet album, tout en disant qu'il en a gardé... "son style".

Il explique que son intention de "changement", de renouvellement, est une histoire de politesse pour les auditeurs... une façon de durer, comme en amour... puis parle de son imagination prolifique, dont il a eu conscience très tôt à l'école. "j'étais illimité dans l'imagination". "insaisissable et infinie"... mais "le tout et son contraire" aussi!

Après la bandaison de Fogerty, c'est Eros qui est évoqué pour Rolling Stones, "une philosophie".

On termine par:

"tous mourus"...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 14 Avril 2016

Pas de tournée... et plus de disque? Voici ce que nous dit Jean-Louis... Même si dans magic, il parlait d'un disque européen (enregistré dans différents pays). C'est un coutumier du fait... mais qu'il n'y ait pas de tournée, c'est une vraie surprise...  Il dit aussi que Morituri est son meilleur disque...

 

 

A lire sur la montagne.fr:

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2016/04/14/interview-morituri-le-nouvel-album-de-jean-louis-murat-demain-dans-les-bacs_11870472.html

 

"Entre la musique des mots et le sens souvent caché de ces derniers, comme d’habiles combattants qui refuseraient d’abdiquer, « Morituri » est un bel album. Du Jean-Louis Murat. Jour blanc sur les pistes. Le ciel est si bas qu’il touche presque l’herbe renaissante. Derniers lacets de route avant d’arriver chez Murat. Par là-haut, côté Guéry. Depuis quelques minutes, Morituri, son nouvel album habille (habite ?) l’espace. Il y a quelque chose d’assez magique – qui relève peut-être du conditionnement, il faut l’avouer – à l’écouter ici?; comme s’il était un élément du paysage. Morituri suit les remarquables Toboggan et Babel. Il est beau, au sens de l’adjectif et du philosophique – qui réalise un idéal par rapport à son genre. « Ce que tu fais est imprégné de l’endroit où tu vis, bien sûr, mais je détesterais par-dessus tout devenir un chanteur AOC […] Pour Babel, l’idée était de faire un album sur un canton. Là, j’ai pris la température du pays. J’ai changé d’échelle ». Le pays, et son climat…

-Un très bon album, une fois encore.

Merci. Pour tout dire, je pense qu’il s’agit de mon meilleur disque, pourtant enregistré dans les pires conditions.

- C’est-à-dire ?

En novembre dernier, quelques jours après « Saint-Denis »… L’ambiance était impossible. Tout le monde était tellement stressé. Tout le monde était archi-flippé. Et nous n’avions que cinq jours.

-Du coup cet état nourrit l’album.

Certainement. J’ai transmué une ambiance qui ne portait pas à faire de la musique. […] J’ai chanté différemment aussi. Il paraît que c’est le changement notable sur ce disque : le chant. J’ai chanté zen, face au stress ambiant.

- Aucune référence aux événements.

Non, ce sont des chansons écrites en juin-juillet-août?; des chansons de l’été où il ne se passait rien de particulier. C’est plutôt en les chantant que j’ai vu qu’il y avait ce que l’on pourrait appeler des références… Mais c’est tout. En même temps, l’ambiance est tellement spéciale dans le pays que ce n’est pas anormal d’avoir un climat grave dans un texte… En tout cas, je n’ai pas changé une ligne.

« J’ai transmué une ambiance qui ne portait pas à faire de la musique »

-Morituri, quand même (Morituri signifie Ceux qui vont mourir)…

En fait, nous étions en Italie avec les enfants, et Morituri c’etait plutôt Vercingétorix qui a été obligé de saluer César. Je disais aux enfants : nous sommes les arvernes, les morituri… Après, le sens ou l’idée de départ t’échappe complètement quand tu proposes quelque chose. J’écris des chansons pour avoir le plaisir de les enregistrer et surtout de monter sur scène. Après…

 

- D’où cette régularité et densité dans ta production…

Mais jouer de « vieux » morceaux n’a pour moi aucun intérêt?! Je suis un producteur bio, je ne cuisine qu’avec des produits frais. Chanter les vieux trucs je n’aime pas. Tu as l’impression de ne pas avancer. Depuis trois ans, par exemple, j’ai changé à fond?! Je change vite. Ça me régénère.

- Donc, comme d’habitude le prochain, voire les deux prochains sont déjà « en boîte » ?

Là…, je ne sais pas trop en fait… Je vais voir comment ça se passe sur celui-là.

- Babel, et avant lui, Toboggan, ont mieux marché que les précédents, non ?

Non, je suis toujours sur les mêmes chiffres. Ce n’est pas si mal, déjà, de tenir le truc aujourd’hui. En gros, on a tous plongé de 60 % en quelques années sur la vente de disques. J’étais autour de 100. 000.

- Quand vous dites je vais voir avec celui-là… Vous pensez qu’il va résonner différemment ?

Je ne sais pas. J’en ai un peu ras-le-bol du train-train en fait. Ce n’est pas sûr que j’enchaîne les disques comme jusqu’à aujourd’hui. Peut-être qu’il y a, pour moi, désormais des choses plus intéressantes que de faires des disques.

- Vous êtes en train de dire que Morituri est, peut-être, votre dernier album ?

Ben ouais… Je ne vais pas faire ça 107 ans. J’ai toujours pensé que faire de la musique éait un mode de vie indépassable. Monter sur scène, écrire des chansons, etc... Et là, le business est tellement bourré de cons que je ne suis plus certain que ce soit intéressant. Donc, je vais faire autre chose….

- Quoi ?

Je ne vais pas te le dire tout de suite. Faire de la musique, comme on le fait en France aujourd’hui, n’est plus aussi épanouissant. Le pays est devenu… Comment dire… ? Il n’y a plus vraiment à chanter. L’humeur n’est plus à ça aujourd’hui.

- L’ambiance est trop lourde ?

C’est un très très vieux pays. Il n’y a plus de jarret. Un pays bourré d’arthrose. Il y a une raison qui pour moi n’a jamais tenue : le pognon, c’est pas trop mon truc. Donc il faut que l’envie soit forte.

« Peut-être que désormais, il y a pour moi des choses plus intéressantes que de faire des disques»

- Et ce n’est plus le cas.

Plus que ça, c’est que l’écho que tu reçois est de moins en moins intéressant. Tout ça manque un peu de curiosité, de vigueur, de réactivité.

- C’est pas plutôt de l’aigreur ça ? Tu rigoles ?! C’est de l’aigreur si d’un seul coup tu es monomaniaque et que tu arrêtes ton activité… Moi je travaille autant sinon plus. Mais ca fait 5/6 mois que je n’ai pas écrit une chanson et ça ne me manque pas.

- Bon alors c’est un coup marketing ! Mais si je fais un coup marketing, c’est avec Paris Match (rire) !!! Non… mais, tu vois, il n’y aura pas de tournée sur cet album – les musiciens du disque ne sont pas disponibles –, c’est peut-être aussi le signe qu’il faut arrêter tout ça…

 

Julien Dodon

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 14 Avril 2016

C'était sur France 5... avec la très fidèle.... et vraiment.... vraiment vraiment phénoménale... Claire Chazal.  On n'apprend déjà plus grand chose après Magic et Slate... mais il y a une bonne blague: un chanteur engagé!

(les images d'archive utilisées ne me disent rien, pas le temps de chercher).

replay:  http://m.france5.fr/emissions/entree-libre  

(Ma vidéo de la séquence a été bloquée....  y'a que moi qui peut la regarder, nananna...)

LE LIEN EN PLUS :

 

un petit nouvieau : VIOT

http://www.sunburnsout.com/viot-le-garcon-qu-il-vous-faut/

"Tu joues beaucoup sur le réel comme fiction, sur cette idée que ce qui se passe est peut-être la vérité mais aussi souvent un film, une construction, un mirage. Tu es grand rêveur ou tu crois qu’il est toujours préférable de se réfugier dans les histoires qu’on se raconte ?

Il y a toujours une dimension cinématographique dans ma narration car elle permet un peu de pudeur et donc un peu de mystère. J’apprécie ça quand j’écoute certains albums. Je comprends rarement, par exemple, les chansons de Jean-Louis Murat, mais je suis persuadé qu’elles sont sincères, ce qui permet de les interpréter de mille manières".

 

 

Zoom en plus:

Pour vous décider à viendre au Koloko, un reportage sur la basilique d'Orcival.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne/puy-de-dome/la-basilique-d-orcival-un-joyau-roman-auvergnat-plein-de-secrets-974392.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 13 Avril 2016

1) Du côté de la Belgique, paru dans le supplément MAD du journal "le soir", une petite chronique au milieu d'autres, signée Thierry Coljon.

Je viens d'acheter le journal numérique pensant que c'était plus conséquent que ce qui était en ligne... et bien, non. (merci Philippe)

http://mad.lesoir.be/musiques/pop-rock/cd/124128-murat-morituri/

Deux petites chroniques du Matin: le soir et Télérama

2) et la traditionnelle chronique de Valérie Lehoux et son traditionnel propos sur "l'écriture".  Un petit 3fff.

"Même atone, l'ensemble garde son élégance inquiète. Et un titre, La Chanson du cavalier, nous saisit : le ­piano y prend le pas sur les guitares pour dessiner une ode mystérieuse à l'amour. Aussi douce qu'un rêve, aussi inquiétante qu'un cauchemar".

(cliquez sur l'image pour l'agrandir).

Deux petites chroniques du Matin: le soir et Télérama

LE LIEN EN PLUS DROIT DE SUITE

 

Alors qu'une chanson de Morituri parlant de crimes en terrasse a été écrite avant que l'attentat ne se produise,  voici une autre preuve de la perspicacité de Jean-Louis... sur un autre champ certes... mais le problème est bien réel.

Sur le plateau de Nulle part ailleurs, en 2000,  il parlait du problème des rats taupiers.... 16 ans après, la question n'est pas résolue.

Article dans la MONTAGNE cette semaine (12/04):

http://20:32 http://www.lamontagne.fr/auvergne/2016/04/12/l-invasion-des-rats-taupiers-en-auvergne-ou-en-est-on_11868156.html

 

et oui... "les racines", on les prend facilement en Auvergne.

et oui... "les racines", on les prend facilement en Auvergne.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 12 Avril 2016

 

Voici donc, de Morituri,  de AA. VV, quelques chroniques (verba volant, scripta manent) prises ab hoc et ab hac et photocographiées à l'arrache car ab amicis honesta petamus. On y verra que Murat est Ab origine fidelis... en espérant que tout cela absit omen pour 2016. Mais voilà Murat, fidèle, absit reverientia vero.  Enfin : la sienne. Cela en fera-il un succès?  Ad honores, c'est bien jojo, mais on a vu hier que pour Murat, absque argento omnia vana. Enfin soit, velocius quam asparagi coquantur,  un petit article.. on va s'arrêter là (uti, on abutu, et sufficit cuique diei malitia sua  et tutti quanti, ravioli). 

Par ordre antéchronologique... (ah, merdum: du grec!!)

   [Morituri n'est pas très gaie, mais nous, on va le rester].

 

 

1)  Sur Froggy Delight, c'est du Murat, c'est donc du Sy! Et ce Parfois revêche a aimé:

http://www.froggydelight.com/article-17375-Jean_Louis_Murat.html

Petit extrait:

...Car malgré ce qu’il veut nous faire croire, Murat est un chanteur de son temps, et donc fatalement il n’a pas d’autre choix, consciemment ou non de nous parler de l’époque. C’est ce qu’il fait dans tous ces disques, par exemple "Tous Mourus", qui est comme une longue litanie de morts, fait écho à "Vendre les prés", à "Le jour se lève sur Chamablanc" ou à "Au Pays de Giscard", sur le thème de la désertification des campagnes et des suicides qui vont avec. Car plus qu’un chanteur à thèse ou un chanteur à texte, Murat est à chanteur à thème et une fois de plus, il le prouve dans ce Morituri. L’amour, la mort, l’histoire etc. tout y est.

Avant d’aller plus avant dans cette chronique, puisqu’il convient de donner un avis général sur le disque et comme on aime bien comparer les disques à du vin nous diront que ce disque est un bon cru, charpenté, séveux, long en bouche, se dévoilant en couches successives, digne des meilleurs Chanturgue ou Madargue.

C’est grâce à la présence de Gaël Rakotondrabe aux claviers et Chris Thomas à la basse, tous deux évoluant habituellement dans un milieu plus jazz que pop, ils donnent à l’album une couleur très différente des productions habituelles de l’auvergnat, ici les claviers sont forcément aériens et la base indubitablement rondes.

Mais hormis les clichés, il y a du vrai pourtant, la basse et les claviers (orgue ou piano) sont très en-avant, la guitare est très souvent en retrait, laissant parfois l’impression d’une absence de mélodie que seule la voix de Jean-Louis prend en charge accompagnée du précieux Stéphane Reynaud à la batterie. Paradoxalement, ce disque enregistré à Paris et où il est question de l’état de la France, de pharmacienne à Yvetot ou du Tarn-et-Garonne, est presque le disque le plus américain de Murat, en paresseux je pourrais dire qu’il ressemble à du Joe Dassin, donc à du Tony Joe White ou à du Bobbie Gentry et dans ma bouche c’est un vrai compliment. "Le chant du Coucou", "Nuit sur l’Himalaya" ou "Tous Mourus" sont les parfaits exemples de ce que l’on pourrait appeler du country blues à la française, ça aussi c’est un vrai compliment. LA suite: http://www.froggydelight.com/article-17375-Jean_Louis_Murat.html

 

2) Dans Francofans, avril-mai 2016 (Louise attaque en couv), le traditionnel petit mot de l'inconditionnel Matthieu Gatellier.

3 premières chroniques de MORITURI

L'album ne fait pas partie de la sélection "les 8 indispensables" de la rédaction.

 

 

3)  Dans MAGIC! (vous aurez l'interview complète qui figure dans le magazine quand la revue ne sera plus en vente).

 

 

3 premières chroniques de MORITURI

 

RAPPEL:   RTL, Jean-Louis Murat dans "la première heure", de minuit à une heure, dans la nuit de dimanche à lundi.

 

LE LIEN EN PLUS

Une nouvelle chanson de Christophe Pie.   Il sera en concert avec une partie des Rancheros (sans leur Ché), au restaurant Le Chalet (Font de l'arbre, près du circuit de Charade)  le 30/04 (trio: Alain Bonnefont -d'ailleurs évoqué encore dans l'interview de Magic-, Stéphane Mikaelian, et Christophe).

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri