Publié le 16 Janvier 2014

 

 

 

J'ai l'impression que Dalcan est là depuis des lustres... et pourtant, je n'ai pas l'impression qu'il change. Age assez indéterminé. J'étais avant aujourd'hui passé à côté... comme le grand public il me semble, alors que les initiés ou certains de ses collègues l'estiment au plus haut point (89 de mes amis FB l'aiment déjà... je suis encore en retard d'une décennie).  D'ailleurs, il est signé chez Pias... C'est dire. La qualité France signé Belgique.

 

Au bout de quelques instants de  l'écoute du premier titre de l'album "Hirundo", "C'est quoi la question", on se dit que c'est gagné... ou qu'on n'est perdu: on est conquis...  Petite intro avec une rythmique originale, électro-acoustique, avec une guitare vibrante, puis un emballement, des ruptures, et un chouette texte prenant...Une interprétation qui m'évoque les qualités d'Arnaud Fleurent-Didier*, avec une voix moins agaçante (sentiment renforcé par les choeurs). Magnifique orchestration... le tout en 3'24...  Chapeau. allez, au bout de 4 écoutes, je passe à la suivante...

                                                        * Tiens, je viens de découvrir qu'ils sont justement amis (sur fb).


 

Transhumance... fait peut-être moins dans l'originale (petit côté Marc Lavoine, la guitare répétitive)... mais là, encore, on est conquis rapidement par l'art pop. Toujours un soupçon de rythmique électro (ressemblant à celui du titre 1) par moment, des choeurs, puis des cuivres... Le refrain 'killer pop "j'irais nager dans la rivière, j'irai voir au fond"... texte sombre  sur un air entrainant, juste ce que l'on aime... Et une voix parfaite, presque juvénile... Et les cuivres? Ah, j'en ai parlé... mais j'ai encore dans l'oreille la trompette des  DELANO ORCHESTRA accompagnant Murat l'autre matin à Clermont... et c'est le même effet hélicopter des sens... Un tube, un.

 

3e Titre: ah, du piano un peu étrange pour débuter... C'est un slow, toujours avec un beau travail de choeur (avec sa voix à lui) et d'orchestration (plutôt cordes)... C'est "c'est sans importance"... Slow, mais pas de monotonie : titre encore au format radio, petit pont au milieu,  et tout cela se conclut par un tout petite instant musical créant encore un peu de surprise... "L'animal ronge les angles et j'y prends goût aussi"... Pfffou, c'est du bel ouvrage...

 

Les quelques secondes d'ouverture à la guitare "A quoi pensent les oiseaux?", avec Mina Tindle accompagnant Dalcan sur le refrain,  me font penser à l'intro de  "viva la vida" de Coldplay... mais la chanson s'oriente sur autres choses... et on retrouve ce que l'on a aimé dans les titres précédents.  J'accroche moins, mais le final est très réussi, avec une courte période d'emballement de guitares acoustiques et des cordes.

 

Changement avec "Des hommes et des lions" avec une longue intro électro, et nappe synthétique... On frôle le Jean-Michel Jarre, ou l'OMD. C'est pourtant très riche en terme d'orchestration... pleins de variétés et de variations (dans les synthès, des sortes de son de harpes)...  J'aime beaucoup.  Le choix de partir sur des machines  joue l'opposition avec le thème de la chanson sur la nature:  "nous sommes des sauvages".  


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"Signe d'ouverture" repart sur de la pop plus classique (beau violoncelle). La voix est parfaite... mais le morceau se développe vers une minute dans une direction inattendue... avant de retomber sur ses pieds... Puis de proposer un pont là encore surprenant... Et toujours en 3 minutes et quelques... On se dit qu'on aimerait bien que ce talent nous propose un titre plus "héroique" de 6/8 minutes... afin de laisser un peu plus de place à chaque idée... ou de laisser l'ambiance se créer ("comme un légo" comme qui dirait).

 

"Sometimes"... encore un tube... Incompréhensible si cela n'est pas diffusé largement sur les ondes, comme du Gaétan Roussel, ou du Calogero... Chouette rythmique, avec un peu plus d'électricité que les autres titres, un piano excellent, un peu d'électro, une gimmick en english, des cordes... et un texte entrainant... "pour vivre ardemment"... Et que l'on peut apprécier encore plus en connaissant ce qu'a traversé Dominique... mais le texte se conclut tristement: "sans amour cependant". 

 

Petite respiration ensuite "avec la clope au bec" : piano solo...  quelques choeurs arrivent doucement, et le son du cuivre ensuite, puis la batterie... Parfait.

 

De la cigarette, il reste ensuite les "braises". Pas question de... descendre... pour autant. "Braise" débute sur de l'électro, et c'est plutôt "play it loud".  "pas facile d'avoir 40 ans". 

 

"Paratonnerre"... est justement acoustique (harmonica)... du moins au départ.  Dalcan prend une voix plus grave et sussurante... à la limite du talk over.Cela m'évoque fortement quelqu'un... mais cela ne me vient pas. Peut-être du Biolay (de négatif)...   C'est le morceau le plus long : 4'39... et justement, celle qui propose de s'immerger dans une atmosphère... en n'allant pas sur la plus grande facilité... même s'il y a encore une grande recherche dans l'orchestration.

 

 

Quelques notes de guitare slide pour débuter le dernier titre "Ton nom liberté" créent la surprise mais Dalcan ne nous joue pas le "cow boy à l'âme fresh"... on reste dans la pop... C'est pourtant un titre qui évoque sa vie à New-York me semble-t-il... (plus que Paul Eluard)...  Très émouvant. "où passer ma vie à présent? A l'arrière va le printemps".

 

 

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Et bien,voilà, après avoir bénéficié d'un lien pour écouter "HIRUNDO",  je vais en être réduit à acheter le disque... voire les précédents également! 

On verra après digestion, et écoute sur plusieurs jours, si j'y trouve toujours autant de plaisirs... En effet,  je sais que la voix de Dominique Dalcan  peut peut-être me lasser:  la voix est belle, mais peut-être  trop...   Elle offre quand même quelques fêlures qui me permettront de l'adopter définitivement...   et j'ai aussi besoin de "variétés"...  une variété qui n'a pas que pour thème "l'amour et les femmes"... Un très très bel album en tout cas, riche mais sensible... et  pudique.  A découvrir!! 

 

Et bien Florent Marchet, on t'attend maintenant... Va falloir faire fort...  

 

 

Je voulais parler des qualités de single de "Sometimes"... et bien, c'est justement le "single"! Voici le clip:

 

 

Et voici celui de Paratonnerre...

 

 

 

 

 

Dominique Dalcan, "hirundo"

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Janvier 2014

Sans titre

J'ai écrit cet article dans les quelques jours précédant l'anniversaire du blog début décembre... mais l'actualité, et les vacances, sont passées par là... Mais voilà, je respecte mes engagements de vous faire un point régulier sur l'activité du blog, même si ce n'est sans doute pas passionnant...  L'article est illustrée des photos originales réalisées pour le blog par des artistes étant passés en  "l'inter-ViOUS ET MURAT"

 

  Muratphoto antonin

                                                                                                      Antonin Lasseur               

ET voilà, j’ai 4 ans… et j’ai déjà perdu mes dents de lait… j’ai même des caries sur mes dents d’adulte.   Trop de voix  sucré  de Murat et  abus d’acidité en soirée?    Malgré ces coups de mou dans l’émail, il me suffit d’un petit email, d’un petit commentaire agréable, de quelques like, d’un coup de pied amical de mon free lance in situ, d'une réception d'un petit CD promo d'un artiste,  pour me relancer….

 

Voilà deux jours que je plonge dans les pages  du blog, et je mesure le chemin écoulé…  

 

C’est parfois douloureux quand je constate que je comprends une phrase sur deux  dans telle ou telle article (parfois des private jokes dont j'ai tout oublié), quand  je vois cette mise en page… presque aussi belle que la maquette de Chorus et d’Autoplus, quand je vois tous ses points de suspension… quand je vois les fautes d'orthographe... euh, non, je ne les vois pas toujours celles-ci.   

 

… Mais ma foi, telle était ma profession de… foi, dès  le départ  (un alibi pour cacher paresse, manque de temps et de compétence) : c’est un blog RANCHEROS !   "5 minutes pour répéter, 5 minutes pour enregistrer… et 5 minutes pour mixer"…. Et je dois dire que la plupart des articles m’ont pris beaucoup moins  de temps!! 


 Le blog est avant tout là pour partager des infos, l’actualité ! J’essaye de mettre un grain de sel, un peu d’humour,  mais en période de promo intense,  difficile de tout enrober et de commenter…  J'ai bien conscience de toute façon que mes commentaires n’ont  guère d’importance*… comme  quelques fois, les propos en interview du gars aux yeux bleus il faut dire !  ET ici, on le dit… On dit tout, sans volonté de faire du buzz pour soi, ou de se faire mal pour autant, parce qu’on aime la musique de l’habitant d’Orcival, et  que, -plus que ce dernier ? on se demande parfois-,  on a envie de la défendre… Pour autant, pas question de rentrer  le sieur du Sancy dans notre moule…  Et même si c’est un jeu de vouloir le rentrer dans une case, un cercle, un parallélépipède rectangle, il est avant tout assez insaisissable… Et en bon admirateur de Manset, on sait  qu’on n’est pas obligé d’aimer la personnalité de l’auteur pour admirer sa musique.  L’homme est avant tout un champ d’investigation pour apprécier l’intentionnalité de l’œuvre. .. Oh, yeah ! Je me suis pris  quoi comme cocktail pour pondre des phrases pareilles ?  Garçon ! La même chose !

 

*je dis ça sans fausse modestie, aucune: je n'ai absolument aucune prétention à revêtir l'habit du grand spécialiste... La fréquentation du professeur Lewandovskinovitch m'en garderait bien.   


Photo 253 ret                                                                                            Karl-Alex Steffen


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Allez,   comme je  m’y suis engagé dès le départ, opération transparence, voici quelques éléments statistiques :

 

 

  - Vous trouverez  quelques éléments  en suivant le lien ci-dessous:

    http://labs.ebuzzing.fr/top-blogs/source/surjeanlouismurat.over-blog.com-JQzbH    

 

Quotidiennement, ma curiosité me pousse à découvrir  les chiffres de visites du jour,  et les mots-clefs ayant suscité des visites (c’est souvent amusant)…  et ça permet de noter quelques attentes du lecteur : connaitre la vie privée de jeanne Cherhal, la date de sortie du dernier Manset (quelle attente…et c’est  d’ailleurs pour ça que c’est la deuxième fois que je le cite ici)… et surtout de constater le manque de curiosité…  notamment autour d’Erik Arnaud,  de Bertrand Louis, de Travis Burki , de Michel Zacha ou encore de Folks, mais c'est à peu près tout.

 

 

Je constate donc ce jour que j’ai été classé 709 meilleur blog culture (c’était au moment de la promo grand lièvre, du Trianon… qui correspond à  la période la plus intense de publication que le blog ait connu -je ne l’avais pas réalisé).  Malgré le relâchement sur 2013 (au niveau du rythme de publication), le classement  est relativement stable depuis (1130 à ce jour). 

Pour les blogs musicaux, 180 e (meilleur classement : 105 en décembre 2011). Sur la plateforme over-blog, je suis accroché à la 23e place des blogs musicaux.    

Alors, stagnation ou baisse ?  En fait, le blog n’a jamais connu autant de visites qu’en 2013:  55397 (41300 en 2012 -année sans album-, 43710  en 2011 et 28343 en 2010).

 

Bien que boosté un temps par le référencement sur le site officiel  sur un semestre en 2011, le blog a montré qu’il pouvait se débrouiller seul… au prix d’un peu d’entrisme certes…  essentiellement sur FB:

Avec 650 amis, et le soutien des deux groupes de fans, mon profil public est un relais important, et un poste d'observation pour observer la murosphère.  J’ai également créé une page « Surjeanlouismurat, blog non officiel » pour permettre à ceux qui souhaitent suivre le blog sur FB puisse le faire sans me dévoiler leur profil. Je me suis également mis sur twitter… mais plus comme outil d’observation que de réseau (j’ai 60 followers, c’est peu).  C’est néanmoins un outil pour les fans hardcore  car j’y partage, outre les articles du blog,  les tweets concernant Murat qui me paraissent les plus intéressants (sans que cela fasse l'objet d'article ici).

 

Pour en revenir aux chiffres, pour cette année, on a un moyenne  de 166 visiteurs par jour (le jour-record étant en le 25 mars : 596   (20350 visiteurs en avril, mois record)… sortie de Toboggan.  Précédemment, « sur mes lèvres » le titre pour Nolwenn Leroy  avait aussi boosté l’audience, comme ma captation de sa version a capella chez Ruquier (elle chante le titre durant la tournée en cours, et  le nom de Murat est régulièrement évoqué dans les articles consacrées à ses concerts, je vous en fais grâce).

petrier                                                              Stéphane Pétrier (Voyage de NOZ)

La nouvelle version du site LE LIEN DEFAIT a aussi participé à l’audience, en maintenant un lien en page d’accueil  sur mon dernier article (500 visites en novembre pour donner une indication). Merci à eux… 

On peut également noter au cours de cette année: 

- mon  "interpellation" par Benjamin BIOLAY en direct-live  via Twitter, ce qui m'a valu d'être détesté par quelques quintaux  de groupies,  

- le compte-rendu du concert de Neil Young  à Vienne (un grand moment de l'année) 

l’article sur Manset… qui suscite toujours et encore des visites malgré le fait que l'actualité évoquée date de 40 ans…

- sans oublier bien sûr les comptes rendus de concert de Murat bien-sûr : tous les concerts n’ont pas été tous relatés, on a raté notamment "la fête à Barbara" en Suisse.... mais c’était quand même pas mal. Merci donc à tous ceux qui ont pris la plume, notamment le chanteur compositeur Pierre Schott.La classe!

Le blog bénéficie aussi de la consultation de ses 4 ans d'archives : 40 à 60 articles différents environ peuvent être consultés par jour.  

 


Depuis 2009, le blog de Pierrot:  384 000 pages vues,  176 000 visiteurs

erik arnaud-murat                                                                                            Erik Arnaud


 J’ai parlé d’un certain relâchement au niveau du rythme de publication en 2013, et j’espère garder l’énergie pour vous proposer des choses durant  la soudure musicale…qu'on espère de courte durée: On nous a promis une "année muratienne en 2014" via le FB de Murat!!    J’ai déjà quelques pistes d’interviews.  Pour le reste, j’ai besoin de mieux m’organiser afin de ne point perdre d’information (désolé Matthieu) : maintenant que j’attends d’avoir plusieurs infos pour commettre un article, il s’avère que j’en oublie en route... J'ai même quelques articles concernant la promo de Toboggan que je n'ai pas encore diffusés.

Alors, que dire d’autres? … Vous pouvez vous référer à mes précédents articles  de bilan, je n’en retire pas une ligne… notamment bien-sûr les remerciements :

 

- Aux « anciens » (Pascal, Manu) sans qui je ne pourrais pas faire ce job, aux commentateurs fidèles,

- à Baptiste Vignol qui m’a fait l’honneur inouï de figurer aux côtés de la crème du Paysage musical français (livre « top 100 des chansons que l’on devrait tous connaitre par cœur »)... Il cite Murat (et Bertrand Louis) dans son top ten de l'année ici

- à Jean Théfaine… qui m’a fait l’honneur de citer une phrase d’un de mes articles à Murat

- à tous ceux qui viennent me voir aux concerts, me font passer des mails,  et me font part de leur intérêt pour le blog, aux "amis facebookiens likeurs"...

- Et  but not least : le leste Matthieu… qui nous propose si souvent des éléments consistants…et bien des fois hilarants…  de son poste avancé en territoire ami.  Paulo, le rédac –chef a bien du mal à le cadrer désormais, tant il a peur que la concurrence lui pique ce collaborateur d’exception.  

 

Murat-Zac                                                           Michel Zacha




- Articles de bilan précédent:  un an,    un an et demi,   deux ans , trois ans

 

- Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner aux articles en vous inscrivant dans la case "newsletter" (à votre droite).

 

- J'allais oublier l'information "publicité" (transparence toujours):157 euros générés par la pub en 4 ans (qui se transforment en points pour payer le blog premium et le nom de domaine surjeanlouismurat.com), et seulement 10 euros à déclarer aux impôts cette année. J'avoue que j'ai parfois la tentation de paramétrer de la publicité plus intrusive (pop up ou fenêtre), afin de voir ce que ça donne...

 

Et n'hésitez pas à laisser des commentaires dans le blog!   Malgré la haute tenue des propos des 5/6  fidèles de la zone,  j'espérais au départ un peu plus d'échanges (c'était une des raisons de la création de ce blog:  que toutes les opinions s'expriment librement sans censure)... Le fait que les  commentaires soient un peu cachés ne les favorise pas, mais il n'est pas possible de paramétrer différemment.

 

MEILLEURS VOEUX 2014 à tous, une nouvelle fois!!  

On se souhaite des nouvelles rapides de Murat, et au moins pour moi,  un bon Florent Marchet pour commencer l'année, et qui sait enfin des nouvelles de Manset! Et n'oubliez pas, en 2014 : on continue  le toboggan, et on se jette à l'eau! 

 

 


 

 

 

yann

                                                                   Yann (ex Porco-Rosso)

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Janvier 2014

C'était avec impatience que j'attendais Chroniques d'en haut... le magazine que je connais bien pour habiter sur Rhône-Alpes, avec son présentateur Laurent Guillaume... éternel présentateur de cette antenne régional. 

J'ai regardé avec plaisir.

 Le menu est un rêve de muratien, voyage dans le Sancy sur les airs de Murat... le pélerinage de La Mecque pour tout muratien!   Et on a effectivement droit à un très beau panel musical muratien, des choix de titres assez originaux, et on passe bien sûr par des endroits chers... Le Servières... et son zonard estival : Christophe Pie, qui y attrape des truites à mains nues, et qui effectivement l'été arrivant invite   sur son FB "qui m'aime me suive" à "monter"... et quelle surprise de découvrir Jérome Pietri taquinant la gaule comme de sa guitare... Puis Grazia, la passionaria de Vulcania et de Murat!... On devine là-dessous la patte de Laure Bergheaud, qui s'est bien gardée de se révéler (c'est ça les femmes de boy's band! il faut se cacher). Elle est d'ailleurs remerciée dans le générique.  Et on a bien sûr de bels images de lands, de vent... 

Pour finir, suivant une évocation live "il neige",  une petit clin d'oeil très cinématographique du maestro...  et une parfaite petite sentence finale, qui nous évite une interview sans doute peu intéressante  et qui... évite à Murat d'avoir à jouer l'artiste régional (rôle dans lequel il refuse de se laisser enfermer).  D'ailleurs, le reportage est assez subtil de ce côté-là : il est plus souvent question de la campagne, des paysans, des estives, de l'hiver... que de l'Auvergne et du Sancy... Des atmosphères! Et on se dit qu'il va falloir attendre encore quelques mois avant le KOLOKO pour prendre sa dose.  

Alors, bien-sûr, c'est trop court... et les interviews prennent du temps... et pour un acharné comme nous, comme moi, c'est frustrant... et je dirai même paresseux!  Pourquoi ne pas avoir choisi une sélection de titres plus "sancy's name dropping"? et de nous évoquer un peu plus:   Où est la dent de la rancune? le saut de la pucelle? vendeix?  Roche-charles? les termes de choussy?... et tant et tant : le trou de Giscard, et même pas de "entre roches Tuilière et Sanadoire, et de lady of Orcival ...  

 Je me suis posé la question aussi de savoir si ça n'évoquait pas trop le Murat côté "spleen",  appuyant trop sur l'image qui colle à Murat.  L'extrait du clip de  "papillon" (et les routes autour de Douharesse, et le Servières) permet néanmoins une fenêtre vers un Murat plus "dynamique et électrique".  Et on apercoit un peu Pessade... sans cette si belle musique de "pessade 90"... Ah... mais on pourrait faire tant et tant sur Murat.... et soit... ne boudons pas... 26 minutes, dont beaucoup sur de la musique signée Bergheaud... Non, ne boudons pas. Un excellent moment...  


 

L'Auvergne selon Jean Louis Murat par chroniquesdenhaut

- Quelques "sites" muratiens: 

https://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&t=f&ecpose=45.40365235,3.08031352,7357.62,-36.192,60.07,0&oe=UTF8&msa=0&msid=115593317591136831393.0  0044582d2ff2a3f2a747

 

- Petite évocation du Sancy sur "pessade 90":

http://www.surjeanlouismurat.com/article-retour-en-douceur-48276335.html

... et je vous mets encore ma petite vidéo du KOLOKO dernier... avec quelques images de PESSADE, dont la croix, le lavoir que l'on voit dans le reportage:

 

 

Et puisque c'est dimanche... dans la plaine de La Limagne.... on s'ennuie... alors que la-haut, c'est impossible!

 

Les autres émissions de Chroniques d'en haut- (ma première rando de la saison prochaine, ça sera le TAILLEFER:

http://rhone-alpes.france3.fr/emissions/chroniques-d-en-haut ).

Et allez, Murat dans l'émission "montagne", le grand père de "chroniques d'en haut"... dont il a écrit le générique:  

http://www.dailymotion.com/video/xb8gag_jean-louis-murat-dans-l-emission-mo_music

C'est un juste retour des choses que le magazine actuel est refait appel à Murat!

 

 

LE LIEN EN PLUS:

 

Coquille de la Montagne ou fêlure de l'artiste?  J'ai cherché à avoir l'information (je vous tiendrai informé)... mais dans LA MONTAGNE, Carla Bruni évoque Murat et sa règle des 3 T...  mais il est noté : "tonalité, tempo, truche"... Truche?   C'est bien sûr chers lecteurs connaisseurs, non pas Truche... qui est une patate normande, ou en dauphiné, une urne pour conserver de l'huile... et on ne voit pas le rapport... mais TRUCTURE... qui complète la devise de Jean-Louis. J'ai demandé une rectification à la Montagne!

la coquille est présent dans la publication papier comme sur internet: http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2014/01/09/carla-bruni-bientot-en-concert-a-vichy-je-me-fous-de-mon-image_1829188.html  

"Quand je maquette mes chansons, c’est dans mon bureau et je travaille sans relâche. Ma règle c’est celle de Jean-Louis Murat : “tempo, tonalité, truche”. J’adore cette idée".  

 

Murat évoque les 3T notamment dans les articles ci-dessous:

http://www.leprogres.fr/actualite/2011/09/06/murat-l-indomptable
http://www.metronews.fr/x/metro/2008/04/01/Bdz1YrvZV5z16/index.xml

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 7 Janvier 2014



     

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     Malgré l’activité de niche de ce  blog,  je suis quelques fois sollicité par des jeunes artistes (rappelez-vous Jeanne Cherhal, Françoise Hardy, Erik Arnaud, Bertrand Louis) et j’hésite parfois à leur ouvrir la porte... Mais en quelques jours, j’ai reçu deux albums de camarades facebookiens, dont j’avais eu d’ailleurs l’occasion de vous parler. Cette simultanéité d’actu autour de la sortie de leur premier album,   et leur goût commun, certes de Murat, mais aussi de la guitare, et de la musique américaine, m’a poussé à leur proposer une inter-ViOUS ET MURAT- croisée comme celle réalisée avec LE VOYAGE DE NOZ, PORCO ROSSO et  Karl-Alex STEFFEN…

 

 

A votre droite:   MATHIS, lyonnais, Il écume les scènes lyonnaises depuis quelques années, il  nous avait proposé sa reprise de JIM en 2011 déjà.  Il sort « CENTRE VILLE », un album pop-rock « varié » (on en reparlera) non dénué de belles envolées rock.    

 

A votre gauche, Antonin Lasseur.  Il est bien connu des muratiens fidèles sur les réseaux, où il avait déjà partagé quelques-unes de ses reprises de Murat. En janvier 2012,  après avoir  lu ici-même  l’annonce d’une rencontre (brunch musical)  à la bibliothèque de St-Denis autour de Murat,  il n’avait pas hésité à prendre sa guitare pour animer  l’événement.       Antonin sort « Made in Détroit », un album aux couleurs blues tranchant, qu’il a enregistré avec des musiciens américains… et ça déménage… si bien qu’on n’a pas à se poser la question « mais qu’allait-il faire au Michigan ? ».  

 

 Et… et .. j’allais presque oublier de le signaler : ils chantent en français… Et c’est bien-sûr décisif pour moi !  

 

  Bonjour, jeunes hommes! 

- Avant qu'on parle de votre musique, j'aimerais que vous vous présentiez d'abord un peu personnellement...  

 

Antonin: J’ai 24 ans et je suis originaire de l’Oise au nord de Paris. J’ai commencé la musique au conservatoire municipal de Creil à 6 ans, j’y ai appris le piano. Puis j’en ai eu marre des auditions de fin d’année (ratées évidemment !), j’ai migré vers l’école de musique actuelles Divine Mélodie. C’est là que j’ai appris la guitare et rencontré d’autres musiciens avec qui j’ai formé mon premier groupe. Evidemment, on jouait beaucoup de reprises de JLM. A tel point que tout le monde m’appelait « Jean-Louis » dans l’école !

 

Avec ce groupe, j’ai commencé la composition de chanson pour pouvoir participer au tremplin lycéen Picardie Mouv en 2006 auquel on a échoué sur la seconde marche du podium.  

Le groupe s’est séparé après le bac et je suis parti faire mes études d’ingénieurs sur Paris et je n’ai plus joué en groupe jusqu’à l’année dernière avant de partir pour ce stage d’un an aux Etats-Unis, où j’en ai profité pour enregistrer 9 chansons originales qui constituent mon premier album studio que j’ai tout naturellement choisi d’appeler « Made in Detroit ».    

 

 

Mathis: Contrairement à Antonin, je ne suis pas un grand voyageur : né à Lyon il y a 36 ans, j’y vis toujours, et c’est là que j’ai enregistré mon album, qui de plus s’appelle « Centre ville » ! La musique était d’abord très présente dans mon entourage familial : on écoutait toujours la radio, le top 50 à la télévision, ma mère achetait des 45 tours. Je baignais dans une ambiance « variétés françaises », et ça a conditionné mes premiers goûts d’auditeur : Goldman, Berger, puis Eicher, Daran, Bashung un peu plus tard. J’ai commencé la  guitare en autodidacte au lycée avec un pote, histoire de se donner du courage pour déchiffrer les tablatures des MTV Unplugged de Clapton et de Nirvana, albums qu’on écoutait en boucle au milieu des années 90 ! Progressivement, l’envie de monter un groupe s’est fait sentir, et j’ai continué comme ça, dans      une optique de reprises de tubes rock, jusqu’en 2007, en parallèle de mes études. Je me suis mis à écouter progressivement beaucoup de blues, puis Bob Dylan, Neil Young, Springsteen….    

 

A côté de ça, je bossais des chansons « personnelles », en français, un peu dans la tradition de mes références initiales, choses qui n’étaient pas vraiment compatibles avec le répertoire scénique que je développais en groupe au même moment (Beatles, Stones, Led Zeppelin, Radiohead, Pearl Jam…). Après quelques années d’hésitation, et beaucoup de maquettes solitaires, ça a fini par donner la trame de mon 1er album studio, après 12 ans de musique : « Centre ville », enregistré l’hiver dernier.  


   

- Mathis, tu as donc une assez grosse expérience de la scène… des bars… ce qui a d’ailleurs inspiré une chanson de l’album… et tu jouais parfois du Murat également (Tu nous as partagé ta version de « Jim » sur le blog)… Murat, pas un choix évident pour capter l’attention ?  Cela fonctionnait bien ?  


Mathis:  Oui, plus de 120 concerts, dont une bonne moitié en tant que « chanteur de bar », comme je le décris dans une de mes chansons, en effet, accompagné en groupe, mais aussi parfois tout seul à la guitare. C’est dans cette configuration que cela m’arrivait de placer quelques chansons françaises au milieu de mon répertoire anglo-saxon, et je dois bien dire…que cela ne marchait pas du tout ! ..Murat comme le reste. J’en ai de fait très peu interprété, je reprenais quand même pour me faire plaisir « Jim » donc, mais aussi « les jours du Jaguar » alors que le public de café-concert venait surtout pour écouter des trucs festifs on me demandait « femme libérée » par exemple….un autre monde, de l’animation en fait. Pas vraiment de la musique. C’est aussi pour ça que j’ai eu envie d’arrêter et que je me suis consacré à un projet plus « artistique », afin de changer de catégorie et de jouer dans des lieux où les gens viennent volontairement écouter de la musique.








- J’entendais encore ce week-end, c’est un classique, une artiste raconter que c’était une formation unique, de jouer dans les bars… Pour en revenir au « jaguar », Antonin, c’est aussi le surnom que tu t’étais choisi dans la « murosphère »… et tu avais partagé aussi une ou deux reprises (« qu’est-ce que ça veut dire »  plus récemment)… Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton histoire avec Murat ?  Tu le connais je crois…
 



Antonin:
Un beau jour de 1996, mon père se baladait au Virgin Megastore des Champs (RIP…) et ils y diffusaient une chanson de Dolorès, ça devait être Le train bleu je crois. Mon père a tout de suite été happé et il a commencé à acheter tous ses disques, à aller aux concerts, et à discuter un peu avec lui en after (c’est suite à ça que j’ai eu la chance de le rencontrer). Pour moi à l’époque, Murat, c’était « le chanteur de papa ». Je ne m’y intéressais pas plus que ça même si je me souviens que j’étais fan de « Jim » (comme Mathis !). Puis un jour mon père m’a convaincu d’aller le voir en concert pour la tournée Moujik. Manque de bol, le concert a été annulé pour la raison que l’on connait maintenant…  

Le grand basculement s’est fait avec Lilith. Comme tout le monde, j’ai pris une grosse claque avec Les jours du jaguar (d’où mon pseudo sur le forum). Je me souviens avoir passé des mercredis matins entiers à jouer à la console avec Lilith en boucle à la maison !

C’est à Murat que je dois mon apprentissage de la guitare, de l’harmonica, mais aussi mes découvertes musicales : Ferré, Neil Young, Cohen, Dylan, entres autres. Je ne peux pas en être sûr mais, je pense que sans lui, je n’aurais pas commencé à jouer en groupe et à écrire des chansons.

Bien sûr, j’ai tous les disques, un paquet de bootlegs de concerts et d’inédits grâce à quelques personnes bienfaitrices rencontrées notamment sur le forum. J’ai longtemps été très fanatique mais j’ai aujourd’hui pris un peu de recul par rapport à tout ça. J’ai mis du temps mais j’ai retrouvé un esprit critique et c’est beaucoup mieux comme ça !  

 

Mathis : C’est très touchant ce que tu racontes Antonin : c’est vrai que les rencontres artistiques sont souvent liées à nos entourages, à des souvenirs marquants. Pour ma part, ça ne s’est pourtant pas du tout passé comme ça vis-à-vis de Murat : je ne connaissais pas vraiment, ou du moins pas vraiment bien. Je n’avais que deux références éloignées qui, vers 20 ans ne m’avaient pourtant pas forcé à sauter le pas : un ami de fac qui ne jurait que par « Nu dans la crevasse », le titre m’intriguait, sans plus, et un papier dans Rock’n’folk je crois où Murat disait qu’il aimerait faire avec l’Auvergne ce que Springsteen avait fait dans ses chansons avec le New-jersey : une     sorte de territoire « à la marge » ou pourtant des choses significatives se passent. J’avais trouvé ça séduisant.  

C’est bien plus tard, 5 ou 6 ans après, que je suis tombé par hasard, sur…. « A bird on a Poire » : Antonin, tu disais que Murat t’avais fait remonter à la source du folk et des songwriters américains, moi ce fut le contraire : à force de le voir citer mes références préférées, j’ai fini par m’intéresser au personnage : cette allusion à Léonard Cohen m’a fait acheter…Lilith, presque par hasard, parce que j’avais entendu quelques chansons lentes qui me plaisaient beaucoup. Mais en mettant le cd, grosse claque : «les jours du Jaguar », chanson définitive pour moi aussi.

 

Après, et bien c’est le chemin traditionnel d’un amateur de musique, on se renseigne, on écoute les autres albums, on cherche de l’inédit. Je ne peux pas dire que je suis réellement « fan », j’aime surtout l’époque allant de Mustango à Taormina, puis aussi « Le cours ordinaire des choses » enregistré à Nashville, je crois : bel album, splendide chanson titre. Ce que j’aime surtout, c’est son côté impliqué, le type ne plaisante pas avec la musique, il ne fait pas semblant. Ce côté puriste se retrouve surtout dans ses textes, évidemment. J’aime assez cette sorte d’intégrité, qu’il revendique beaucoup d’ailleurs dans ses interviews.

 

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Murat Mathis 1Murat Mathis 2  

Mathis: j'écoute de la musique principalement dans ma voiture : le lieu où je peux mettre les disques à fond, où je me concentre sur les arrangements, où je vérifie les mixs de mes maquettes aussi ! ....photo prise dans les rues de Lyon au petit matin, "les jours du Jaguar" à haut volume !

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-  Alain Klingler, chanteur de mes amis sur FB, a aussi une passion, je crois qu’on peut utiliser le terme, pour les « jours du jaguar » : « la chanson la plus belle qui puisse exister, je me la chante tous les jours depuis 11 ans (12 ans ?) ! J'ai l'impression que jamais je n'en percerai le mystère » m'a-t-il écrit un jour !!! 

On passe du coup aux questions rituelles de l’interview… même si on devine certaines réponses :

  • Votre album préféré? Disons vos 2 ou 3 et pourquoi bien-sûr…   

  • Et s'il fallait retenir 3 titres?  … en enlevant le jaguar (hors classe)

  • Un concert en mémoire en particulier, une anecdote de concert  de Murat ? 

  •  Est-ce qu’il y a dans votre répertoire une chanson qui vous évoque Murat, ou dont Murat aurait participé à l’inspiration ?



   

Antonin:
Pour les albums, je dirais Mustango pour l’histoire spéciale de sa confection et puis parce que laprod est fabuleuse. En plus, c’est l’album qui a contribué à révéler le guitare-héro Murat de la période d’après. Ensuite je dirais Le moujik, parce que justement, Murat était galvanisé par son expérience américaine et que pour seulement 12 heures d’enregistrement, le résultat est bluffant ! Et malgré des textes plus « faciles » qu’à l’accoutumée, les chansons sont bonnes et assez entrainantes, c’est un album festif. Et puis enfin, je suis obligé de dire Lilith. Quand on y réfléchit, c’est quand même un triple vinyle, 23 chansons avec très peu de faiblesses et beaucoup de chefs-d’œuvre (Le jaguar,Se mettre aux anges,…)! Ces 3 albums, c’est pour moi l’âge d’or de Murat, un peu comme la période 64-66 pour Dylan avec la trilogie Bringingit all back home, Highway 61 et Blonde on Blonde.  

Pour ce qui est des chansons, Nu dans la crevasse, parce qu’il nous tient en haleine pendant 10 minutes avec son histoire,Qu’est-ce que ça veut dire, parce que c’est probablement la chanson que j’ai le plus écouté et qui m’a le plus ému depuis Les jours du jaguar, et Aimer, parce que c’est une ode à l’amour magnifique de quelqu’un que l’amour vient de trahir.

Evidemment mes premiers concerts m’ont marqué, quand il enflammait la Cigale pour la tournée Lilith et Parfum d’Acacia. Je me souviens d’ailleurs que sur cette tournée, il avait rendu un bref hommage à Nougaro qui venait de nous quitter en glissant un « c’est d’quelle côté la Seine » sur l’intro de Se mettre aux anges je crois bien. J’ai longtemps cherché un enregistrement de ce concert mais en vain.  

Il n’y a aucune de mes chansons directement inspirées par Murat puisque le seul fil conducteur, c’est moi-même. Par contre, ma façon d’écrire et de composer est très « muratienne » puisque j’ai tout appris en écoutant ses chansons. Par exemple, Le poète est, je pense, celle qui     « sonne » le plus Murat. D’ailleurs le dernier couplet m’est venu sur l’autoroute Clermont-Lyon (que tu connais bien Pierrot J) après une visite chez JLM justement.


    Muratphoto antoninAntonin, le jaguar...



Mathis :
Sans se concerter, on a exactement la même vision des choses avec Antonin ! Je pense aussi que sa période Mustango-Moujik-Lilith est son sommet. Le parallèle avec la période 1964-1966 de Dylan me semble tout à fait pertinent !

 

Mon album préféré est indiscutablement « Lilith » : il y a une atmosphère sombre, mortifère, une cohérence générale très probante. Réussir cela sur un double album, c’est très fort.

Ensuite, « Mustango », évidemment, qui contient quand même de sublimes chansons. Et laprod, en effet…. Ce que j’aime dans cet album c’est le son assez intemporel : ça sonne juste comme il faut. Enfin, je citerai « Le moujik et sa femme » : ces 3 albums comportent la même puissance évocatrice à mon sens. Je trouve les autres, notamment les 2 derniers beaucoup plus disparates…

En ce qui concerne les chansons…..« Nu dans la crevasse », pour la folie : plus de 10mn, un texte infini, trempé dans du venin, des choristes soul derrière : un vrai tour de force.
« Comme un incendie » : morceau puissant, j’aime le propos sans concession. Je n’ai jamais     compris pourquoi cette chanson, et plus globalement cet album, n’avait pas marché.
« Le contentement de la Lady » : j’adore ces ambiances intimes, comme sur le live Muragostang, ou qu’on retrouve aussi dans d’autres  titres de Lilith : on sent vraiment la sensibilité, sans faux semblants, notamment grâce à sa voix, vraiment mise en valeur dans ce genre de registre.

Sur le plan de la scène, ce sera assez rapide pour ma part, car j’aime assez peu aller voir des concerts, même des artistes que j’adore : au bout d’un moment, j’ai toujours envie de jouer à leur place, c’est très étrange et très frustrant ! je prends rarement du plaisir en tant que spectateur.

 
De fait, je n’ai vu Murat….qu’une fois, au Ninkasi Kao à Lyon il y a 2 ans. J’ai apprécié notamment le guitariste assez doué : on ne parle jamais de ça chez lui, mais il a un vrai feeling, un peu « laid-back » à la JJ Cale, saupoudré d’un petit côté Neil Young, tout ça me séduit beaucoup.  

Sur le plan de l’inspiration, non je ne retrouve pas d’influence directe, si ce n’est dans le traitement de ma dernière vidéo « Ca commence aujourd’hui » enregistrée live en studio, et en noir et blanc, comme le dvd « parfum d’acacia au jardin » par Nick Kent (c’est de l’écriture visuelle on va dire !)4

  - Ah, je vous ai soumis un peu à la torture avec ces questions, je pense qu’on peut l’avouer aux lecteurs !

On parlait des concerts… et il y a deux jours, Antonin, tu jouais à Paris… Comment cela s’est passé ? Tu as trouvé les musiciens pour t’accompagner ?      Et puis, puisque Mathis parlait du COURS ORDINAIRE des choses, on va parler de ton album : il m’a fait penser en effet à cet album de Murat… parce que derrière,  il me semble qu’on entend clairement  le « made in » States ! … ce qui nous fait revenir à la première partie de la question sur  la mise en « scène »  de cet album ?

 

Antonin:  Malgré quelques problèmes techniques et un manque de préparation, on va dire que pour un premier concert c’est encourageant. En rentrant de Détroit en mai dernier, je me suis mis à chercher des musiciens pour m’accompagner. Malgré internet et la multiplicité des annonces, c’est très difficile de trouver des musiciens fiables et dont le niveau, la motivation, et la disponibilité correspondent Sans compter qu’il faut aussi que le courant passe ! Et puis tant qu’à faire, j’ai pris quelques potes aussi: il y a Thomas, le guitariste soliste, qui est un peu mon Fred Jimenez à moi (sparingpartner) et puis Raphaël aux claviers. Lui, on est amis depuis la première année de maternelle et on a toujours fait de la musique ensemble.

Pour l’histoire de l’album, il se trouve que je suis parti faire un stage ingénieur d’un an à Détroit. J’avais dans l’idée de revenir avec 2,3 maquettes enregistrées sur place. Il se trouve que pendant cette année d’immersion, je me suis retrouvé à écrire pas mal de chansons et je me suis dit qu’il fallait en profiter pour aller jusqu’au bout et faire un album. J’avais un prof de guitare, Joe Mazzola, autour de qui le projet s’est articulé. Il m’a aidé pour les arrangements et il connaissait un studio pas trop cher avec de bons musiciens (ceux du groupe Wasabidream). A l’origine, je voulais que l’album soit produit par Matthew Smith qui est assez reconnu sur la scène de Détroit. Je l’avais rencontré dans un Record Store et il a été emballé par le projet. Il a fait la première séance d’enregistrement avec nous puis il a été appelé pour accompagner Rodriguez (Sugar man) à la guitare. J’ai donc du continuer sans lui et me débrouiller avec les autres musiciens mais ils ont été supers et je ne regrette absolument pas.

 

Ca sonne effectivement américain mais pas Nashville comme Le cours ordinaire des choses. J’aurais aimé avoir plus d’instruments comme du pedal-steel ou un vrai orgue Hammond B3 mais j’avais des contraintes de coût et de temps. C’est un album réalisé avec une paye de stagiaire mais je pense que j’ai bien réussi mon coup.  


Mathis :
Franchement, j’en profite pour te féliciter, Antonin, pour la qualité et la cohérence sonore de l’album : un vrai disque de puriste, comme j’aime !

Antonin: Effectivement, je vois qu'on partage beaucoup de goûts. J'ai notamment pu voir à travers tes vidéos lives ton goût pour la Telecaster et la Gibson J 45...Et puis ta reprise de Cortez the killer, chanson que j'aime beaucoup.

Mathis: merci ! …mais j’ai remarqué que les guitares sur ton disque sonnaient super bien aussi !




ville



 

- Effectivement, ça sonne d’enfer… Très blues (j’ai pensé un peu à Bill Deraime)… alors que toi, Mathis, ton album est peut-être un peu plus pop,  disons pop-rock, avec des inclinaisons sprinsteenniennes. Tu évoquais aussi Eicher plus haut, j’y ai pensé à l’écoute… ainsi qu’à… bon, allons-y… Pascal Obispo par moment dans la voix…  parle –nous de ton album !

Mathis: Oui, mon orientation n’a pas été vraiment la même que celle choisie par Antonin. Disons qu’après 10 années de reprises blues-rock, j’avais aussi un peu envie d’autre chose, même si ces chansons étaient nouvelles. On me cite beaucoup Eicher, Saez même parfois, Obispo, c’est la deuxième fois !

Au risque de faire bondir tes lecteurs, voir Antonin, ou même Murat lui-même, je vais te dire que cette dernière référence ne me gêne pas plus que ça ! D’abord parce que les chansons appartiennent aussi aux auditeurs, et qu’ils pensent ce qu’ils veulent (c’est ce que je pense en tous cas !) et aussi parce qu’au-delà de toutes les critiques qu’on peut éventuellement émettre, faut pas oublier que ces artistes estampillés « Variétés françaises » sont aussi des gens qui connaissent très bien leur métier.
Obispo a par exemple racheté le studio plus XXX dans les années 2000 : ces mecs-là sont des passionnés de musique, même si on peut toujours critiquer certaines facilités.  

Pour en revenir à mon album, je sais qu’il est reçu parfois avec étonnement dans mon entourage, par rapport à mon passé, mais j’assume complètement l’étiquette « chanson » : j’avais envie de confronter mes réflexes de musicien à un univers plus épuré, où le texte prendrait de l’importance. J’avais aussi l’idée de faire intervenir beaucoup de gens : il y a 14 musiciens en tout dans l’album, une dizaine d’instruments différents : ce qu’on appelle au sens strict de la variété, en fait ! Sortant de 10 années de groupes, je voulais organiser ce projet différemment, ce qui produit forcément une impression moins « compacte » qu’une série de chansons enregistrée par les mêmes musiciens. On y perd en unicité mais on y gagne en variations. Ca me semblait approprié à la thématique que je voulais exprimer : un type solitaire au milieu de la grande métropole, ses inquiétudes et ses espérances face à un monde qui le dépasse et qui le nourrit intrinsèquement.

 

   


 -  Un « premier album » en somme… où l’on peut discerner les différentes voies qui te sont ouvertes.   Pour évoquer les textes, est-ce que vous vous voyez  comme des véritables « ACI », ou c’est la musique, et le besoin de passer par des chansons, qui vous a conduit à écrire ? (je ne sais pas si je suis clair).  Pouvez-vous nous en dire plus sur cette partie ?  

 

Mathis: Pendant longtemps, mon rapport à la musique ne passait que par la guitare : j’aimais tout ce qui se rapportait à ça : le blues, mais guitaristique, le rock, mais avec des solistes, etc. Et puis évidemment, progressivement, ça s’est rationnalisé ! Donc au départ, c’est la musique, et plus que ça, l’instrument lui-même. Maintenant que je défends mes propres chansons et plus des reprises, mon rapport à la musique a changé : c’est devenu un ensemble. Récemment dans une interview radio on me demandait si j’étais prêt à m’inscrire à « The voice » pour réussir plus vite (ou pour réussir tout court d’ailleurs !) : spontanément, j’ai dit « non, non » car vraiment, cela me couperait de ce que j’aime le plus : écrire des chansons. L’interprétation est presque devenue secondaire pour moi aujourd’hui. Ce qui me plait le plus désormais, c’est l’élaboration d’un texte et d’une musique qui, associés ensemble pourront transmettre quelque chose, dans le message, comme dans le feeling.
Cette construction particulière me plait vraiment.


mathis3



Antonin:
En écoutant Mathis, c’est vrai qu’on pense à Obispo mais j’ai aussi tout de suite pensé à Saez. J’ai été très ému par sa chanson sur le chanteur de bar car je sais bien ce qu’il ressent. Pour moi, il n’y a rien de pire que chanter devant des gens qui n’en ont rien à foutre que tu sois là.

Pour en revenir à ta question Pierrot, textes et musiques sont pour moi des couples indissociables. Je rejoins Ferré là-dessus, je pense que la musique sert la poésie, elle la révèle. Je peux être aussi ému par un solo de Danny Whitten que par un vers de Baudelaire, pourvu qu’il soit chanté.  

Tout ceci vient je pense de la volonté de privilégier la musicalité au sens (oui, ça vous rappelle quelqu’un, je sais !). C’est ce que j’essaie de faire, trouver le bon couple paroles-musique. Mais dans « paroles » il faut y voir en fait « ligne de chant » et « rythme du phrasé ». Ce sont toujours ces deux paramètres qui m’attirent en premier l’oreille avant que je ne me penche sur le sens des mots.

 

 

- Une question sur votre vie d'artiste: comment vous voyez la suite (statut d'intermittence : graal ou pas un objectif pour toi Mathis), si vous vous voyez comme des "jobs à côté" (comme dirait Murat)... 
J'aimerais aussi en savoir plus sur ta gestion de la promo, ton automanagement Mathis... : diffusion du cd, deezer, booking... et Antonin, voir tes perspectives de ce côté là... 

 

 Mathis: Mon ambition est d'essayer de pousser le projet au maximum de ses possibilités : c'est à dire jouer en 1ère partie d'artistes, diffuser ma musique afin qu'elle puisse plaire au plus grand nombre puis aux professionnels.  

Je laisse les choses évoluer et me donne le temps de voir.

J'essaie pour l'instant de gérer ces choses-là pour m'aguerrir à ce milieu, et démontrer ma capacité à faire évoluer les choses à partir de ma "petite structure". C'est pour cette raison que j'ai beaucoup démarché les médias locaux (Lyon et alentours); tout passe par moi pour l'instant (booking, presse, diffusion numérique, etc).



Antonin:
Cela fait 2 mois que mon album est sorti, j’avais pas mal d’illusions et de fierté au début mais j’ai vite remis les pieds sur terre. J’ai compris qu’il faut ne rien attendre de personne et ne compter que sur soi-même. Il y a une maxime de JLM que j’aime me rappeler : « Prévoir le pire pour ne jamais être surpris ! ». Je fais tout tout seul depuis le début de ce projet et je fais ça en parallèle de mon boulot d’ingénieur, ce qui ne me laisse pas tout le temps que je voudrais. Je prends le temps qu’il faut et comme Mathis, je construis ma petite structure pierre par pierre, à mon rythme, pour ne pas en être dégoûté. Mais il ne faut pas se mentir, ce métier n’est pas un métier d’avenir et de toute façon, je sais que la musique que je fais est et restera confidentielle.

J’aimerais trouver un manager car je suis plutôt quelqu’un qui déteste se mettre en avant et qui attend qu’on vienne le chercher. Or, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire si on veut se faire connaître. Pour l’instant, je m’occupe moi-même de distribuer l’album. Amis, famille, amis d’amis, le plus dur est de commencer à toucher des gens en dehors de ce cercle. Le problème, c’est que j’ai un peu de mal avec tout ce qui est plateforme de diffusion style iTunes, Deezer. Je suis un peu réfractaire à ce genre de choses mais je changerai peut-être bientôt d’avis.

Mon objectif à court terme est de faire le maximum de concerts, prendre de la bouteille de ce côté-là et avoir une formation stable avec une bonne ambiance pour que tout ça reste un plaisir.

- Mathis, une petite question lyonnaise : Tu as joué au Radiant à Caluire, quelques jours après Murat… Qu’est-ce que tu penses de cette nouvelle salle qu’a investie M. Bosch… avec une programmation particulièrement riche… Et bien que tu nous ais dit que tu allais peu aux concerts,  un ami me disait que l’autre soir qu’il y avait pas loin de 8 concerts sur Lyon…  Difficile d’émerger dans ces conditions, non ?

 

Mathis : Le Radiant est (re)devenu une superbe salle en effet, grâce à Victor Bosch, et à toute son équipe, avec la volonté de mettre la musique française en avant. Je crois que son ambition affichée est d’en faire « l’Olympia Lyonnais » . J’ai eu l’occasion d’y jouer en première partie de Laurent Lamarca (artiste que je vous conseille, qui vient de sortir son premier album « Nouvelle fraîche » chez Sony) en Octobre dernier, et j’ai pu savourer la qualité des conditions techniques.
Plus globalement, Lyon reste une ville de taille suffisamment importante pour qu’il y ait de l’animation musicale, des spectacles, des concerts, mais on ne peut pas dire qu’il soit facile d’y percer. D’une part car les musiques programmées sont essentiellement l’electro et le rock indépendant, c'est-à-dire la musique à la mode (ce qui est assez compréhensible quelque part) et la musique rock « de base » que font tous les groupes : guitares à fond, batteries tonitruantes….

Difficile d’être identifié avec un projet différent dans ce contexte. Il y a encore quelques années, une vraie scène « pop » existait pourtant : le Voyage de Noz (que tu connais bien, Pierre !), Fake Oddity, les Dejà vu, etc. Mais, pour sortir de l’ornière c’est autre chose….


Et puis, sur un plan plus pragmatique, j’ai vu la scène lyonnaise beaucoup changer en 10 ans : jusqu’en 2005 ou 2006, tu pouvais encore sortir avec ta guitare, et jammer entre musiciens un peu partout (j’ai d’ailleurs fait mon apprentissage comme ça, sur les pentes de la Croix-Rousse notamment, au Phoebus, au bec de Jazz, dans les pubs Irlandais…). Maintenant, c’est devenu difficile : la plupart des bars ont des limitations en termes de bruit ou d’horaires : beaucoup de lieux organisent des concerts de 20h à 23h, avant de virer fissa les musiciens pour laisser place à la soirée Clubbing ! ….et on est à Lyon, 2e ville de France !

 

- Pour se procurer vos albums, on fait comment?

Mathis : Pour se procurer mon album :
iTunes :  https://itunes.apple.com/fr/album/centre-ville/id771014353

Deezer :  http://www.deezer.com/album/721220
En achat physique : chez Gibert-Joseph à Lyon, ou par correspondance à mathis.officiel@yahoo.fr

   
Je fais la 1ere partie des BB Brunes le 9 janvier au Ninkasi Kao.
Sinon, 4 dates à l'agenda:
 

18 janvier : émission Chansomania sur Déclic radio 101.1 FM  

19 janvier : live radio au Ninkasi Tarare (Oxygène Radio - web radio)
25 janvier : showcase-dédicace chez Gibert-Joseph Carré de soie (Vaulx en Velin)
12 février  : concert au Sirius (Lyon)

et d'autres choses plus tard....    

 

 

Antonin:  Pour se procurer mon album, on peut maintenant le commander et le payer via paypal sur ce site https://antoninlasseur.bandcamp.com/    Version digitale ou version physique. Vous pouvez retrouver des vidéos de mon concert ici sur ma chaine: http://www.youtube.com/channel/UCtfiBbpYiRu_aRbXUpzdjeg . On peut également me retrouver sur FB: https://www.facebook.com/antoninchanteur
 




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Merci à vous Messieurs! Bonne continuation dans le monde de la musique! Merci d'avoir joué le jeu des photos originales et du partage des covers!

Inter-ViOUS ET MURAT réalisé par mails du 8 au 21/12/2013. Il n'y était pas question de quenelles et ça repose. On se quitte avec le cadeau d'ANTONIN :

   

           

 

LES LIENS EN PLUS:

Vu que je n'arrive plus à insérer des liens hypertextes actuellement, voici ceux que vous auriez pu retrouver dans le texte:

Retrouvez l'intégralité des inter-ViOUS ET MURAT: http://www.surjeanlouismurat.com/categorie-11422242.html

Notamment l'avant-dernière avec Bertrand Louis: un des disques de l'année:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-13-bertrand-louis-121088096.html

Et celles des autres petits "jeunes":

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-voyage-de-noz-karl-alex-steffen-porco-rosso-61125576.html

J'évoque dans mes questions Alain Klinger:

http://alainklingler.net/

Voici le site de MATHIS: http://www.mathisweb.fr/    

Vous trouverez bien sûr d'autres éléments sur internet pour poursuivre votre découverte de ces deux artistes... avant de passer commande de leur disque.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 7 Janvier 2014

Ah, voilà une bonne nouvelle pour débuter l'année!  Murat, le sancy dans "chroniques d'en haut", l'émission autour des montagnes réalisée par France 3 Rhône-Alpes... C'est samedi!

 

 

"L'Auvergne selon Jean-Louis Murat

 

Tout commence autour d'un café au Col de la Croix-Morand, col évoqué dans la chanson de Jean-Louis Murat puis direction Orcival où habite l'artiste. Samedi 11 janvier à 16h15"

© Chroniques d'en haut / France 3

http://lorraine.france3.fr/emissions/chroniques-d-en-haut/actu/l-auvergne-selon-jean-louis-murat.html

 

"Rares sont les chanteurs qui ont aussi bien évoqué l’Auvergne. Jean-Louis Murat est un enfant du pays, pays d’altitude qu’il n’a jamais quitté. Tout dans sa musique raconte la douceur des courbes, la mélancolie des paysages, et la dureté du climat de ces montagnes auvergnates. C’est donc avec un casque sur les oreilles, et ses musiques dans la tête que Laurent Guillaume vous propose de partir à la découverte du Sancy pour une balade sur les traces de l’auteur compositeur dont le nom, à lui seul, évoque un de ces petits villages nichés à flanc de volcan…"

 

Bonne année à tous!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 10 Décembre 2013

 

  Murat chante RICHARD pour faire plaisir à Jean-Louis Foulquier dans Pollen en  98...

 

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Je ne vais pas me lancer dans une biographie de Jean-Louis Foulquier... Je vais laisser ça aux autres mais Quand un "passeur" passe, - car il ne trépasse pas- , il reste dans nos coeurs... il nous a fait partager tant de joies, s'est glissé au coeur de nos vies, à l'écoute, parfois lové dans un lit, ou nous offrant une éclaircie dans un bouchon gris au coeur du matin, ou pour Jean-Louis Foulquier, acteur actif de moments de "live"... du côté de l'atlantique.

 

 Article sur TELERAMA.fr les plus rapides semble-t-il: http://www.telerama.fr/radio/jean-louis-foulquier-figure-emblematique-de-france-inter-est-mort,106041.php  

(je mettrai peut-être d'autres liens en zone commentaires)

 

   
Je voulais bien-sûr pour rendre hommage vous faire partager un moment de rencontre entre Jean-Louis. Entre Jean-Louis M et Jean-Louis F. Un moment de complicité où on sent Murat sortir des discours promo, et parler en toute franchise à un ami. C'était bien sûr POLLEN.


 

Voici également une prestation de Murat dans une émission de JLF:

 

C'était cap'tain café en 1998,  L'interview est visible ici (avec d'autres titres live):

http://www.surjeanlouismurat.com/article-n-19-des-tuyaux-49995301.html

Autre chanson jouée lors de l'émission:
 http://www.dailymotion.com/video/x2cnw3_jean-louis-murat-l-irreguliere-la-c_music

 

 

J'ai retrouvé ce bout d'entretien dans l'article sur Claude Dejacques (le grand directeur artistique qui a été le premier à signer Murat):  http://www.surjeanlouismurat.com/article-dejacques-et-zacha-producteurs-de-murat-en-81-82-part-2-77790374.html

 

  "TDC : Vous faites un peu le même travail qu’un directeur artistique comme Jacques Canetti.  

J.-L. F. Exactement. Ou bien Claude Dejacques ou encore Jean-Michel Boris. Sans aucune prétention, je me classe dans cette famille et j’y tiens. Pas obligatoirement du point de vue de la découverte mais plutôt de l’émotion et pas du marketing. Je ne m’intéresse pas à l’avenir d’un produit mais au potentiel artistique d’un chanteur. Mon souci est de trouver les moyens de l’accompagner".

France inter lui rendre hommage le 11/12 à partir de 20 heures:

http://www.franceinter.fr/depeche-disparition-de-jean-louis-foulquier-le-marin-a-rompu-ses-amares



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Concernant Les francos, l'histoire des "JL"est peut-être plus tourmentée... J'ai retrouvé la participation  de Murat deux années lors de Mustango tour, et du Taormina (où fut donné la conférence chantée avec Olivier Nuc et Florent Marchet). Il n'a apparemment pas donné le concert dont il parle lors de l'émission de 93.

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=villeDtl&idVille=40

Olivier Nuc nous parlait des prestations de Murat données lors du taormina tour:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-6-olivier-nuc-98557463.html

Gérard Pont l'actuel directeur des Francos partage la vidéo ci-dessous via son FB "sans commentaires":

http://www.youtube.com/watch?v=fjZf8Y59kaQ&feature=share&noredirect=1

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 10 Décembre 2013

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 8 Décembre 2013

 

    concert-inter-par-david.jpg

     

 

Concert en écoute: http://www.franceinter.fr/emission-france-inter-fait-son-show-a-clermont-ferrand-jean-louis-murat-en-live

téléchargeable via Flux rss

 

 

 

 

"Allez, let's go marco!!" Comme dirait Collin... Battons le fer quand il est chaud, l'esprit encore bien rempli de ce show...

Tout a commencé bien tôt pour être aux "aurores interiennes", et bien que j'ai beau être matinal, j'ai eu mal... Mais heureusement, je profitais de la voiture d'un ami à partir de Lyon pour traverser les monts du lyonnais givrés, et ceux du Forez enbrumés... Nous atteignons la Limagne à la levée du jour, en devinant juste le ciel bleu à  travers le smog des champs à peine labourés. Température à peine positive, ouf: on ne prendra pas trop froid dans la queue. Une trentaine de personnes à 8 heures.

Murat sort dehors quelques instants. Il est de parfaite  humeur, mais les traits un peu tirés.  

Ensuite, on entend la balance se poursuivrent. J'entends "il neige"... Bon... dommage... J'entends un clavier... Je me dis: hein?  Surprise! Murat ou un Delano?   Dans la queue, la mamie est toute excitée de voir Dédé Manoukian, et Laurent Ruquier... un temps annoncé! En fait, le public semble bien être là en bonne partie pour Murat... même s'ils sont aussi des auditeurs d'inter.

8h30, les portes s'ouvrent dans la limite des places disponibles... ou quelque chose comme ça. Pour une fois, que ça ne concerne pas que les Parisiens et la maison ronde... Bien content d'être là.

Les invités prennent par la droite et accèdent à la grande salle par le bas, les autres prennent l'escalier: c'est le seul privilège de la journée.

Canapés installés dans la fosse de la grande salle, grand "france inter" sur le rideau de la scène, on aperçoit Philippe Collin très concentré... Xavier Mauduit ("le moufton!" entend-on jaillir de la salle quand Collin le présente)  semble avoir eu une nuit plus courte, mais le costume serré le tient debout.  Didier Varrod, le responsable musique de France inter, a fait le déplacement, ainsi que Laurence Bloch, qualifiée de "bouclier managérial" par statégies, et qui ne paye pourtant pas de mine... C'est elle qui décide des programmes...  

http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/156981W/laurence-bloch-bouclier-managerial.html

 

Durant le flash, Philippe Collin joue les chauffeurs de salle: "on a choisi Clermont, on aurait pu aller à Nice, il faut que Clermont soit meilleur que Toulouse hier, on doit vous entendre".. et ça marche...

Vous avez sans doute écouté la suite en direct.  Intéressant de voir des grands professionnels à l'oeuvre... ceux qui ont préparé et rédigé (Sonio Devillers, Manoukian)... et Lefort et Lebrun plus "je me repose sur mes acquis" : Lebrun ayant sans doute écrit dans le train, et Lefort, juste lu deux journaux au petit déjeuner... Mais c'était quand même plaisant et drôle.  J'ai beaucoup aimé l'émotion qu'a pu suscité Lebrun (émission d'histoire à 13h30 en semaine) en évoquant le couple Quilliot... Avec "la nuit chez Maude", c'était le seul moment où on a pu apprendre des choses autour de Clermont... mais là, n'était pas l'objet de l'émission. On peut noter la référence à Vialatte par Lefort, salué par le public... et aussi que Lefort ne s'est pas montré lors du concert semble-t-il. Il a pourtant rédigé une chronique de TOBOGGAN élogieuse en mars (un article compréhensible sur Murat dans libé donc! ;.)). 

http://next.liberation.fr/musique/2013/03/24/murat-blanche-neige-et-le-chat-noir_890930

murat-avant-inter-par-Henri.jpgMurat avant l'antenne




Le fameux passage d'antenne d'Inter n'étant même pas terminé, certains sont déjà levés pour accéder à la petite coopé où se déroule le concert. On y accède rapidement et nous mettons près de la scène. Jean-Louis est déjà en scène, en tee-shirt, jeans. Il reste parfaitement détendu semble-t-il. Il échange quelques mots avec le public... hors-micro. Les jeunes des THE DELANO ORCHESTRA arrivent également, plus tendus... -On me signale qu'ils sont plus ou moins jeunes chez THE DELANO ORCHESTRA, mais l'âge se voit moins derrière la batterie, en fond de scène-.

Arrive Philippe Colin, et son casque... Cela commencera à 11. 10h11... Murat remarque les belles chaussures hivernales de Colin, et comparent leur pointure. ON AIR... petite introduction... et c'est parti...  

Et c'est "il neige"... J'étais sceptique... mais j'ai des frissons après quelques instants dès que le groupe se met à jouer avec Murat. Sur le refrain, c'est superbe, avec les magnifiques trompette et violoncelle des DELANO. Sur la tournée, en duo batterie/guitare, c'était âpre, blues et saturé... comme une nuit d'hiver. Là, je ne sais comment dire... On aperçoit la douceur du printemps ou de l'aube! Juste limpide et sublimé, juste ce qu'il faut de riffs pour casser la litanie. Je découvre qu'il y a de l'écho sur la voix que je n'avais pas perçu en salle... Petit effet déjà présent sur la tournée.  

Malgré tout, en lisant quelques commentaires sur la page de France Inter, je me dis que ce n'était peut-être pas  le titre idéal pour démarrer le set :  les "clichés" sur Murat sont tenaces (spleen, suicide...) et  partir sur un titre plus "endiablé" aurait peut-être permis d'accrocher certaines oreilles curieuses... Alors que certains ont zappé peut-être. On n'aura pas les audiences comme via médiamétrie pour la télé pour vérifier cette supposition.

Ainsi, "Agnus dei babe" offrait peut-être la possibilité d'un démarrage plus dynamique... J'ai écrit que je n'accrochais pas à ce titre. Ce titre qui est sur l'album proche des ambiances synthètiques des premiers albums de Murat n'avait pas été souvent joué en première partie de tournée.  Il l'a été, avec succès, à l'automne... souvent en jouant avec des accélérations. Là, Murat et les DELANO la prennent de suite sur un rythme élevé.  Belle intro, avec deux guitares, joli batterie.  Le violoncelle sur le refrain est extra... et j'ai pris beaucoup de plaisir et de sensation à voir Guillaume, le violoncelliste se battre avec son instrument sur ce morceau rock. Rapidité de mouvement avec l'archer, et jeux de main sur les cordes. Matthieu me dira qu'on l'a vu en première partie de Bumcello, avec le grand violoncelliste Vincent Segal (vu avec M à ses débuts). En bonus, nous aurons droit à une version supplémentaire de la chanson car Murat a trouvé "un peu foiré" la version diffusée... Ce fut encore plus endiablé... et là, on a vu Guillaume prendre un coup de chaud... mais je pense aussi un "bon pied". Je parle du violoncelle, mais c'est surtout la trompette qu'on entend, notamment sur le final... et ouah...  Calexico n'est pas loin...  

3e titre : MICHIGAN... Prononcez "GANT" pas comme Collin (c'est une question que je poserais volontiers à Murat: est-ce que la prononciation franchisée était consciente au départ, signifiante,  avec l'idée de partir sur des rimes en -an, lui qui utilise volontiers l'anglais sur les refrains ?).  Ca commence comme lors de la tournée: solo de guitare et batterie (Christophe Pie se montre toute en subtilité tout au long du concert), puis intervention de la trompette... et la petite surprise de la version est l'utilisation d'un petit clavier relié à un ordinateur: il intervient lentement, puis je pense qu'un boucle a été samplé (C'est Guillaume qui a lâché le violoncelle). Là, encore, parfait. Et je me dis que The Delano ont véritablement pu apporter leur touche.

On ne distingue pas à l'écoute je pense forcement l'utilisation d'une deuxième guitare, via Alexandre Rochon, le leader des DELANO, mais je pense qu'elle est quand même un sacré ajout... comme celle de Pie sur "parfum d'acacia". Murat peut se concentrer sur ses solos... et on a bien sûr une basse... qu'on perçoit bien dans les intros... et on se rend compte de l'intérêt de sa présence. 

Pour en revenir à Michigan, c'est tout simplement une version d'anthologie... Murat a décidé de prendre son temps, malgré les 50 minutes... tant pis pour le single actuel: "l'eau de la rivière" programmé en fin...  et on a vraiment tout ce que j'aime: des parties plus rallenties où Murat joue de sa voix, des beaux solos, la richesse orchestrale, le piano, la trompette...     

"Sublime" dit Mauduit.

On passe au titre des THE DELANO ORCHESTRA... avec leur titre le plus dynamique de leur  avant dernier album (me semble-t-il) joué en live et intégralité en première partie de MUrat à Clermont (tournée Grand lièvre).  Un excellent titre, un vrai tube... et Murat est bien resté avec eux, il joue le guitare héro... On apprendra plus tard qu'il n'a pas trop suivi le fil... mais j'aime beaucoup ses interventions funky... Alexandre a une petite voix qui se fond dans ce tableau musicalement riche, s'élève parfois en douceur, il chante les yeux fermés, les mains tremblantes. Vous trouverez la discographie commentée de ce groupe dans l'article précédent du blog. 

Ensuite, "amour n'est pas querelle"...  Trompette et batterie,  l'émotion d'une"sonnerie aux morts" pour un amour en tourments.  La voix de Murat est très en avant, de sa belle voix pleine.  Joli roulement de caisse claire (subtilité toujours).  Alexandre fait des choeurs très jolis qu'on perçoit bien à l'antenne. Simple, rapide, version riche et à la fois épurée. Un grand bravo à Julien, d'un calme toujours olympique.

"extatique" et "mystique" disent les commentateurs... avant un "amis du matin, bonjour!"  de Murat.

Murat cherche à retrouver les textes d'extraordinaire voodoo sur son pupitre... ne le retrouve pas... les textes tombent par terre, Amparo, qui est sans doute celle qui a fait le plus de kilomètres pour venir le cherche à son tour... mais Murat a débuté... il n'en a pas besoin.  Très joli intro (avec la basse qui remplit l'espace, et des petits bruits de frottement et de petites tapes sur la violoncelle).  La voix de Murat est juste parfaite sur cette chanson, et les paroles bien qu'incompréhensibles, sont le 7e instrument.  On a la belle progression de rythme sur le refrain, les choeurs d'Alexandre Rochon qu'on pourrait juger "too much" avec ses  "ouah pada"... mais c'est assez conforme au travail que Murat a fait sur Toboggan et Grand lièvre.  Le morceau s'enflamme ensuite... avec encore l'aide de la trompette... et c'est trop court pour le coup!  Depuis la première partie de tournée Toboggan, c'est un titre qu'on peut classer dans l'anthologie  live de Murat (aux côtés des JOURS du Jaguar, de Taormina...),  c'est confirmé ce soir -... enfin... c'était le matin mais dans la salle, on l'avait oublié-, et comme tous morceaux de bravoure, on s'attend à ce que le morceau s'étire encore plus...

Place ensuite une nouvelle fois au DELANO, "summer". Un titre assez classique des TDO, avec  l'introspection du chanteur, les riffs de guitare et de belles envolées instrumentales. La guitare de Murat derrière me ravit. Encore et toujours l'ajout magique du cuivre. 

SAM_0779.JPGla setliste de scène d'Alexandre...



Et pour finir "l'eau de la rivière", le single actuel pour la sortie du Toboggan spécial (avec les titres Michigan, l'eau de la rivière..)... et son refrain accrocheur: "et mon coeur fait boum, boum". Encore la trompette à l'honneur... Extra.

Jolie partie instrumentale, avec le violoncelle... qui se reproduit  encore au moment de la reprise de contrôle par France Inter... peu avant 11 heures. Collin aurait pu limiter un peu son speech pour nous laisser profiter du concert... mais soit, chacun a ses impératifs. Peut-être qu'inter aura l'idée de nous mettre en podacst l'ensemble du concert.

Enfin soit, moi, j'y étais... et le morceau s'est joliment terminé... sous un tonnerre d'applaudissements. On ne sait pas si l'antenne a été rendue... Après un petit flottement, Murat reprend la musique et part sur un de ses thèmes favoris: "mami..."... Et un inédit, un!! Après encore une petite hésitation des musiciens, ils viennent petit à petit se joindre à son improvisation endiablée... et on voit qu'ils se débrouillent parfaitement...

Ca a du durer deux-trois minutes... et là, on sait que l'antenne a été rendue. Murat remercie... Le public demande un rappel, et Murat nous l'accorde:  il propose donc de refaire "agnus dei babe" ("qu'on a un peu foiré").  La version est sympathique, plus rock, plus "jam"...

Murat part en coulisses, après avoir embrassé Amparo et qu'Amparo...au grand regret de sa voisine. Il ne  se remontrera que plus tard et discretement... mais nous arrivons à lui faire signer quelques trucs, et à lui dire "bravo". Il nous explique qu'il pensait qu'ils allaient couper au début ou milieu de son improvisation... et qu'il comptait ainsi faire une blague aux fans devant leur poste pensant découvrir un inédit... et en être privé... Ce n'est pas gentil, Monsieur Murat!!

 

L'after est rapide, car le bar est fermé, et qu'on nous vire rapidement de la petite coopé, puis du hall. On a néanmoins le temps de voir rapidement Marie Audigier, puis de recueillir les impressions de Didier Varrod... Dont la rencontre restera un grand moment pour moi.  Je l'ai trouvé extrement touchant, parce qu'il est lui-même très ému par le set de Murat (il parle des frissons qui le parcourt encore), qu'il est sans doute fier d'avoir pu permettre à Murat de jouer devant un ou deux millions d'auditeurs, qu'il sert dans ses bras un jeune étudiant présentateur de Radio Campus, qui se fait prendre en photo avec lui, et l'encourage à prendre contact avec lui... On lui demande des nouvelles de certains animateurs que l'on sait malades.  Il  est enthousiasmé par ces concerts du matin... et se dit qu'il s'y passe toujours des choses à part. Une idée donc qu'il creusera peut-être.

 

Un bienfaiteur du blog m'ayant fait le cadeau du livre "50 ans du rock à Clermont", j'en profite pour me faire dédicacer les pages concernant Marie, et  Morgane Imbeaud (qui me fait des bisous par écrit, nanananère), puis Christophe Pie...  La soirée... euh, encore... la matinée se termine avec Laure discutant avec Alexandre Rochon  sur le trottoir...  

 

Merci David et Henri pour les photos.

 

J'ai regardé un peu les commentaires sur les pages de France Inter... et c'est assez largement positif, malgré les quelques personnes qui n'ont à mon avis pas écouté... Je pense que ça a été un vrai coup de pouce pour les THE DELANO ORCHESTRA (qui ont je le sais conquis quelques oreilles déjà)... On lit dans le livre "50 ans du rock à Clermont" que le passage avec Murat sur le plateau de Nulle part ailleurs n'avait rien apporté professionnellement à Subway (mise à part l'expérience d'avoir vécu le plus gros stress de leur carrière). Les DELANO ORCHESTRA ont, eux, eu la chance de faire découvrir deux titres à eux sur les ondes, une sacré différence. Enfin: on l'espère... Des bonnes critiques dans la presse spécialisée (ils sont abonnés aux bonnes notes)  ne font en effet pas tout... voir rien.   Je crois qu'on est nombreux à espérer qu'une nouvelle collaboration voie le jour... sur disques ou du moins que Murat trouve une solution pour tourner avec un groupe permettant de retrouver une telle richesse d'orchestration. 

Alors, oui, je voulais terminer par ce commentaire que j'ai trouvé sur le FB d'Inter... dans la série : "et même si ça n'avait servi qu'à ça":

Je connaissais mal Murat mais en écoutant je me demande si ce monsieur n'est pas le plus grand artiste rock français vivant.

 

Merci FRANCE INTER, et Didier Varrod.


En espérant que ça donne des idées à certains (Canal+ ou autres)... Quant aux auditeurs, vous pouvez acheter TOBOGGAN spécial!  Après 500 ventes en première semaine, la réédition de l'album ne figure déjà plus dans le classement des ventes. Incompréhensible.

 

 

PS: Matthieu?  des compléments?

Manoukian évoque Murat, D.Varrod parle de ses larmes aux yeux:

 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 5 Décembre 2013

 - allo, Paulo?  

-  oui, mon pigiste préfé...  

- laisse tomber la lèche... et t'arrête tout ce que tu fais, et tu te mets de suite à la mise en ligne de mon  texte, j't'ai mis les photos et les liens

- mais...

- écoute, tu t'y mets, sinon je signe à la Montagne ou chez Lebras!

- ok, ok!! Je m'y mets!!

         

 * * * * * * * *

   

TE DEUM POUR TDO

 

DELANO l-affiche  

 

 

 

Dans sa fameuse étude sociologique consacrée à la population muratienne, le Professeur Lewandoskinovich ne disait rien de ces drôles de spécimens qui apprécient à la fois le chanteur d'Orcival et The Delano Orchestra. Alors que J.L. Murat se produira samedi prochain sur France Inter accompagné par ce groupe, faudrait-il envisager de créer la catégorie des muratiens-delanoïstes ? N'allons pas trop vite en besogne et profitons de cette rencontre inédite pour mieux faire connaissance avec la formation d'Alexandre Rochon, le temps d'un bref survol de sa discographie.  

 

 

Pour les suiveurs les plus acharnés de la carrière de Jean-Louis Murat, le nom de The Delano Orchestra est loin d'être inconnu. Il est en effet arrivé en quelques occasions au chanteur de faire allusion à cette formation, la décrivant comme un « très bon groupe » lors d'un passage sur France 2 ou évoquant récemment en des termes chaleureux le label Kütu Folk, dont TDO est l'un des fers de lance. Par ailleurs, Alexandre Rochon (anciennement Derek Delano, d'où le nom du groupe) confiait en début d'année à Magic quel lien affectif particulier il avait avec la chanson « Au mont Sans-souci ». La preuve qu'avant les épousailles prévues samedi prochain, Murat et TDO ont pris le temps de s'observer ・ à distance. Un premier flirt a même déjà eu lieu le 7 avril 2010, lors d'un des rares concerts donnés par JLM à la Coopérative de Mai en dehors de Koloko, puisque TDO officiait ce jour-là en première partie du quatuor Murat-Jimenez-Reynaud-Clavaizolle, pour une prestation audacieuse, à défaut d'être toujours enthousiasmante, au cours de laquelle le groupe avait alors joué l'intégralité de son troisième album, neuf morceaux enchaînés pendant trois quarts d'heure, sans le moindre applaudissement de la salle (à la demande du chanteur).

 

Il faut dire que ces contacts discrets et pudiques entre le patriarche local et l'une des têtes de gondole du folk-rock clermontois trouvent leur explication dans l'existence d'un homme plutôt bien placé pour jouer les entremetteurs : Christophe Pie, ami de Murat depuis près de trente-cinq ans et batteur du Delano Orchestra depuis près de quatre ans.DELA Alex  

 

 

 

Avant de découvrir ce qui sortira de la rencontre historique de samedi ・ rappelons que Murat n'a jamais joué avec une formation aussi étoffée, comprenant notamment un violoncelle et une trompette ・ il peut s'avérer intéressant de se plonger avec plus d'attention dans la musique produite par les musiciens qui vont accompagner Murat sur la petite scène de la Coopé. Voici donc une brève rétrospective, effectuée avec une oreille totalement subjective, des cinq albums publiés à ce jour par The Delano Orchestra.

DELA Pie  

 

A little girl, a little boy and all the snails they have drawn

 

 

Ce premier album sort en 2007, avant d'être réédité sur un label plus important l'année suivante. Le trait marquant des quatorze chansons qu'il contient est sans doute la voix du chanteur. Frêle, fatiguée, comme venue d'outre-tombe, elle traverse les morceaux sans paraître sensible aux sonorités qui l'entourent et à la présence des autres instruments (la voix est en effet utilisée ici de manière assumée comme un instrument parmi d'autres), qu'il s'agisse de la batterie, du piano, de la trompette ou des guitares. Au fil de l'album, cette voix souvent voilée se fera lointaine, parfois quasiment inaudible. À son sujet, on pourrait effectuer un parallèle avec celle de JLM. Certains auditeurs adorent la voix de Murat, estimant que c'est l'une de ses principales qualités. Ceux-là se pâment sur le refrain d'« Emotion » ou roucoulent de plaisir sur celui de « Fouououououououle romaine ». D'autres, à l'inverse, lui reprochent plutôt de chanter comme s'il avait une patate chaude dans la bouche. Les réactions à la voix d'Alexandre Rochon peuvent être du même type : les amateurs la trouveront fragile et touchante, ceux qui n'y sont pas sensibles la condamneront pour son maniérisme. Du coup, à propos des chansons de cet album, les premiers parleront de délicatesse, les seconds de léthargie. Disons, pour tenter de contourner ce clivage, que ce disque révèle un souci évident de raffinement, un goût pour le travail soigné, une volonté d'explorer différents territoires, tout en affirmant avec panache des choix esthétiques très clairs, et avouons aussi que toutes ces belles intentions ne nous semblent pas pleinement réalisées.

 

À l'intérieur de la pochette ・ cousue main, comme toutes celles du label ・ on trouve un dessin composé de points numérotés à relier, semblable à ceux que l'on donne aux enfants pour leur apprendre à dessiner. Celui-ci représente un escargot. On peut en déduire que The Delano Orchestra est un groupe qui a l'intention de prendre son temps et d'avancer à son propre rythme, que ce soit dans sa musique ou dans sa manière de travailler, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Mais l'aspect inaccompli du dessin correspond aussi à cet album, porteur de belles promesses qui restent à tenir. Ce premier opus permet toutefois à TDO de pointer ses antennes hors de sa coquille et c'est le plus important.

 

♥ Gros plan sur... « Outro » : Un thème qui se répète pendant plusieurs minutes, d'abord à la trompette, puis au piano. Une voix, toujours aussi caverneuse, qui chuchote. Pourquoi mettre en avant ce morceau de clôture (« Outro » est l'inverse d'« Intro ») ? Parce que ce titre deviendra un morceau culte de TDO, souvent joué sur scène, un espace où son crescendo splendide réunissant progressivement tous les instruments du groupe jusqu'à l'apothéose finale, provoque à tous les coups des frissons de plaisir et d'émotion chez les spectateurs. Ici, nous avons donc une version embryonnaire d'un morceau magnifique, comme l'indice d'un groupe encore en gestation, mais dont on attend déjà beaucoup.


DELA violoncelle-trompette

 

 

Will anyone else leave me ?

 

Ce deuxième album sort en avril 2009 et voit l'arrivée d'un homme important : Guillaume Bongiraud, le violoncelliste. Sa présence discrète nous apparaît déterminante sur ce disque en apportant aux chansons non seulement le velouté et la sensualité propres à son instrument, mais en les dotant surtout d'une assise. Mieux : le timbre du violoncelle semble décharger le chanteur d'un poids, comme si une seconde voix venait s'associer à la sienne, l'autorisant à se libérer. Et de fait, la voix de Rochon est un peu plus présente, mais aussi plus nuancée, moins monochrome. Elle atteint même par instants des sommets de subtilité, mêlant tout à la fois la plainte élégiaque (frôlant l'extinction) et les soupirs orgasmiques. Autour de ce souffle nettement plus ardent que sur le précédent album, l'orchestre dans sa totalité se montre lui aussi plus fringant : la section rythmique est plus solide, les guitares électriques plus en avant, la trompette abandonne sa retenue lointaine et The Delano Orchestra donne enfin l'impression de réellement exister en tant que groupe. Il y a davantage de nervosité et de tension et c'est tant mieux, l'écueil permanent menaçant TDO étant une certaine mollesse. On n'en trouvera pas de trace ici, sauf sur la fin du disque. Mais dans l'ensemble, celui-ci est plus consistant que le précédent. On se surprend même à fredonner des mélodies et à éprouver l'envie de se trémousser, ce qui semblait inimaginable à l'écoute d' A little girl.

 

 

 

♥ Gros plan sur... « The Escape » : Un morceau de 8'30'' à l'architecture complexe faite d'une succession de séquences très différentes : une série de détonations électriques qui installent une atmosphère oppressante ; un passage guitare (acoustique)-voix (frêle, risquant la brisure) ; une fausse fin à la guitare seule, suivie d'un long ballet où le violoncelle de Bongiraud et la trompette de Quinet s'entremêlent avec une merveilleuse élégance ; le climax du morceau, à 7'05'', quand tous les instruments s'expriment en un ensemble palpitant qui rappelle l'intensité des musiques de Morricone précédant les scènes de duel dans les films de Leone ; enfin, le retour du couple guitare-voix pour une conclusion apaisée. Dans quelques années, quand des contacts plus avancés auront été établis avec les Martiens et que nos nouveaux amis nous demanderont de leur parler du Delano Orchestra, nous pourrons leur suggérer d'écouter « The Escape » qui leur donnera une idée assez juste de la quintessence d'une facette importante de la production de ce groupe. En attendant, nous nous permettons d'en recommander l'écoute à tous les Terriens qui nous liront.

 

 

 

Now that you are free my beloved love

 

 

Cet album (NTYAFMBL pour les intimes) sort en 2010 et affiche d'emblée une particularité à la hauteur de l'audace coutumière du groupe : il est composé de neuf titres enchaînés et enregistrés d'une traite (dans une ancienne boucherie). Ce disque marque aussi l'arrivée au sein du Delano Orchestra d'un nouveau batteur, Christophe Pie succédant à Baptiste Fick (le livre de Patrick Foulhoux, récemment évoqué sur ce blog, nous apprend d'ailleurs que c'est Christophe Adam qui fit entrer le loup Pie dans la bergerie Kütu Folk). À nos oreilles, cet album possède les qualités du second et les faiblesses du premier. Concrètement, quatre chansons se rapprochent plutôt d'A little girl... et quatre de Will anyone... On y entendra donc de l'électricité, de vraies mélodies, des crescendos savamment maîtrisés, un chant plus libéré ・ Rochon se permettant même quelques cris (si, si...) ・ pour un résultat très plaisant, de « Not an ending », qui débute comme un duel Rochon/Pie, jusqu'au morceau final éponyme, synthèse périlleuse mais brillante du disque constituée de bouts de mélodies et de rythmes des huit chansons précédentes. Quelques titres souffrant d'un minimalisme excessif nous semblent moins convaincants.

 

♥ Gros plan sur... « Modest Life » : On aurait pu choisir le morceau final évoqué à l'instant, mais on préférera finalement s'arrêter sur « Modest Life » qui prouve que TDO est capable de signer un véritable tube pop-rock (il s'agirait véritablement d'un tube si les radios le diffusaient, mais ceci est une autre histoire...). Chant rapide, presque hargneux, allant jusqu'à l'essoufflement, énergie tout en électricité, avec distorsions finales, batterie impeccable. Ce n'est certes pas le titre le plus créatif de TDO, mais tout bêtement une chanson carrée, de 3'35'', à l'efficacité redoutable. Et même pour un groupe classé dans l'indie-rock, cela n'a rien d'indigne.

 

 

Eitsoyam

 

Ce quatrième album dont le titre sonne aussi joliment qu'il est mystérieux nous est arrivé en tout début d'année. Plus de deux ans se sont donc écoulés depuis la sortie de son prédécesseur, permettant au groupe de se produire sur scène et à certains de ses membres de vivre d'autres expériences. Le résultat est plus que convaincant. Sur treize titres, près d'une dizaine donne envie d'appuyer sur la touche REW de son lecteur de disque pour une réécoute immédiate et beaucoup d'entre eux sont dansants. Car Eitsoyam explore un territoire relativement nouveau pour TDO, celui d'une pop légère, léchée et très entraînante. On trouve d'ailleurs sur ce disque une variété de rythmes plus grande (à l'intérieur des morceaux et entre eux) que sert parfaitement le jeu de batterie de Christophe Pie. Et ce n'est qu'à la fin que l'on prend subitement conscience que deux des instruments, le violoncelle et la trompette, qui donnent d'habitude au groupe son cachet et, dans les meilleurs moments, sa flamboyance, se tiennent ici plutôt en retrait. Manquent-ils ? Même pas. Plus discrets, car fondus dans l'orchestre, ils n'en sont pas moins importants, mais ce retrait stratégique permet au Delano Orchestra de ne pas tomber dans l'auto-caricature et d'ajouter de nouvelles couleurs à sa palette.

 

Gros plan sur... « Light Games » : Plusieurs titres auraient mérité d'être mis en avant, notamment « Wake up » et sa construction très élaborée ・ une chanson par ailleurs idéale pour faire chanter le public lors des concerts. Mais on retiendra ici « Light Games », véritable pop song dans laquelle Rochon chante une mélodie très accrocheuse sans que sa voix perde pour autant le côté plaintif et fragile de ses débuts. Et l'on en vient alors à se poser cette question existentielle : par quel mystère ce qui nous agaçait sur l'album de 2007 nous séduit sur Eitsoyam ? Réponse : en raison de ce côté pop et dansant, précisément. Ici, la fragilité de la voix n'est plus lestée par un repli autarcique étouffant, mais au contraire transcendée par le rythme, sans rien abandonner de la beauté qu'elle dégage ni de l'émotion qu'elle peut susciter. Il faut dire que le chanteur semble épanoui : « How much I felt alive / Ready for a new love ». Cette fois, l'escargot est définitivement sorti de sa coquille, il est parti danser le jerk à la B. Box et on n'est pas prêt de le rattraper...




DELA bassistes desatures  

 

 

 

MVAT MVCT MLWY

 

 

Bien que ce dernier disque en date de TDO ait été publié il y a plus de sept mois, les équipes de déchiffreurs de la NSA seraient toujours en train d'essayer de décrypter son titre au moment où l'on écrit ces lignes... Ce projet, d'abord expérimenté sur scène sous le tirtre The Escape, consiste en une transposition sous forme classique d'anciens titres du Delano Orchestra ・ travail effectué par le tandem Rochon-Bongiraud. De la musique instrumentale donc (interprétée principalement par un quatuor à cordes et un piano), de la musique de chambre et de la musique avec une multitude de petits bruits plus ou moins identifiables autour. Un album pour rêvasser et laisser vagabonder son imagination. Ça froisse, ça grince, ça ruisselle, ça piétine et dans cette ambiance féérique, les cordes et le piano se laissent parfois aller à des envolées lyriques. Comme toujours avec TDO, le risque d'un minimalisme mollasson guette, mais outre qu'il faut saluer l'audace du projet, on ne peut qu'être séduit pas la sensualité bucolique de certains morceaux et par cette sensation rare d'une dissonance harmonieuse qui émane de l'ensemble de l'œuvre.

 

Gros plan sur... « MVCT » : C'est en effet dans le quatrième morceau du disque que l'union du piano et des cordes est sans doute la plus réussie. Un titre qui progresse en douceur, n'opte pas pour la carte (facile) de la joliesse néoclassique, mais parvient à accéder à une vraie beauté. Une légère trompette arrive vers la fin, avant que des bruits de pas indiquent l'éloignement d'on ne sait qui, vers on ne sait où. MVAT : Marcher Vers (d') Autres Territoires ?

 

 

 

La voix et le violoncelle pour les caresses et les mots d'amour murmurés à l'oreille (pas que des chevaux, non, non...). La basse, la batterie et les guitares électriques pour l'excitation, les palpitations, les secousses de la passion vécue comme défi lancé à l'autre ・ sauras-tu supporter autant d'amour? La trompette pour l'exultation et l'élévation vers l'orgasme. Schématiquement, on pourrait décrire The Delano Orchestra ainsi. Ce serait pourtant beaucoup trop simple, on aura en effet compris que ce groupe est capable de surprendre et de décoller les étiquettes ・ nombreuses! ・ dont on cherche à l'affubler. Saura-t-il alors emmener Jean-Louis Murat vers des contrées inexplorées à l'occasion du concert de samedi prochain ? Peut-on rêver que, dans un Clermont glacial, le TDO escorte JLM à la découverte de nouvelle taïgas ? La réponse ne tardera pas. Espérons simplement que le chanteur, admirateur des grands conquérants, se montre à la hauteur de l'événement. Cette fois, il y aura deux millions d'auditeurs.... Et à propos : les muratiens-delanoïstes, combien de divisions ?  

 

 

Bonus Track : Le concert de Murat et du Delano Orchestra aura donc lieu samedi 7 décembre, à 10h00. Comme indiqué plus haut, il sera diffusé en direct sur France Inter, ce qui donnera la possibilité aux personnes n'ayant pas la chance de pouvoir se rendre à la Coopérative de Mai de l'entendre. Évidemment, un concert radiodiffusé ne vaut pas une prestation en live. Reconnaissons-le, voir les artistes en chair et en os présente tout de même quelques avantages...DELA Alexandre jardinier  

 

M.

 

N. B :Les très belles photographies de Christophe Pie et de Julien Quinet sont l'œuvre de Thierry Loustauneau, alias Lolito de Palermo, dont on pourra admirer d'autres belles photos de scène sur Flickr : http://www.flickr.com/photos/lolito_de_palermo. La photographie de Guillaume Bongiraud est due à Nicolas Auproux, également auteur de splendides photos de scène : http://nicolasauproux.com/.

 

LES LIENS EN PLUS:

 

Celles et ceux qui voudraient non seulement écouter les disques énumérés ci-dessus, mais également tâter leurs emballages cartonnés, peuvent se rendre sur le site du label : http://kutufolk.com/

 

À noter, pour les amateurs et les curieux, que les deux derniers albums du groupe se trouvent dans un pack de Noël contenant les autres disques du label sortis cette année, ainsi qu'un beau sac en tissu. Tous les renseignement sont disponibles sur les pages Facebook du label : https://www.facebook.com/pages/K%C3%BCtu-Folk-Records/155056833530 et du groupe : https://www.facebook.com/pages/The-Delano-Orchestra/19564979675  

 

Et pour mettre des images sur tous ces sons, l'on pourra visionner quelques clips du groupe (notamment le dernier, « November ») sur vimeo : http://vimeo.com/search?q=The+Delano+ORchestra 


   

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Désolé Matthieu: diverses problèmes techniques sur la mise en ligne, notamment impossibilité d'insérer des liens hypertextes, photos qui ne s'insérent pas... Voilà deux jours que ça plante.

Voici quelques liens sur les archives pour "aller plus loin" et sourcer l'article que Matthieu avait sélectionné pour vous (je ne sais pas tout de ses pratiques, mais au moins il a des saines lectures):

http://www.surjeanlouismurat.com/article-muratiens-ou-qu-est-ce-106222509.html

 
http://www.surjeanlouismurat.com/article-sa-voice-dans-la-voix-du-nord-117281042.html


http://www.surjeanlouismurat.com/article-planete-musique-mag-interview-et-live-avec-jean-louis-murat-98070792.html


http://www.surjeanlouismurat.com/article-on-aime-encore-jean-louis-murat-a-clermont-114524138.html


Comptes-rendus de concert:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-mon-compte-rendu-de-clermont-48331717.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-the-delano-orchestra-et-syd-matters-58982287.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Décembre 2013

 

 

 

Sans titre

 

 

En attendant un article "bilan-confession-profession de foi-profession de moi-je me regarde le nombril-perspectives-synthèse" monographique,  je vous propose sur ma page FB de retrouver toute la semaine quelques articles marquants du blog:

De l'archive, de la réflexion, du travail historique, des comptes-rendus, de la photo...

 

accessible même sans compte sur cette plateforme:

https://www.facebook.com/pages/Sur-jeanlouismurat-blog-non-officiel-sur-Jean-Louis-Murat/127146720701675

 

MERCI à tous!

 

entrevue94

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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