Publié le 18 Mars 2013



Alors que sur la page FB de l'artiste, certains font part de leurs doutes, d'autres, dont Baptiste Vignol sont assez enthousiaste ("Définitivement la plus belle voix masculine de nos contrées"). Composition sans doute moins belle qu'"il neige",  je suis quand même étonné que personne n'y souligne le retour à une orchestration synthétique qu'on croirait revenir du passé... accompagnée d'une voix  à "la Jean Sablon" (Dominique A tout ça, cf les épisodes précédents). C'est en tout cas au niveau des atmosphères assez différents d'"over and over" et d'"il neige"... et je trouve ça intéressant. Dans la série c'est mon avis, et je le partage, au moins pour 5 minutes.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Mars 2013

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Je ne crains pas trop la honte par expérience... Alors, j'vais commencer illico à vous avouer que je ne m'étais pas trop intéressé auparavant à Barbara Carlotti... d'autant que je n'ai aucune excuse... au vu des ses amis masculins dont je vous bassine les écrans depuis 3 ans (Florent Marchet -et Arnaud Cathrine-, JP Nataf, Olivier Libaux...). Le fait est que l'on ne s'était jamais "croisé", et en matière de voix féminine, je suis extrêmement difficile, je ne me laisse pas facilement séduire, ou pour un soir ou deux (n'est-ce pas Carla? Adrienne? Camille?). Est-ce par un impératif besoin de s'identifier? de se transposer dans le chant?  Enfin soit. Pas d'excuse je vous dis... et puis, et puis, apparemment, je ne suis pas le seul... 
 
Malgré des ventes d'albums correctes (20 000, c'est déjà ça, n'est-ce pas Murat?), et une présence aux Victoires (dans une prestation un peu en dessous certes), on était en effet peu nombreux à Bourgoin ce mardi  12 février. Dans les 100 maxi... et moi qui était invité par Soul Kitchen, grâce à un bien aimable petit concours.  Les abattoirs étaient bien tristounes. Faut dire qu'il fallait un peu de courage pour sortir ce soir- là, quelques flocons se perdant même sur les collines dans la soirée. Cela m'évoquait un peu la soirée du Courchevel Tour (Marchet) au Kao...
 
 3 rangées de chaises ont été installées sur le fond de la "fosse"... laissant 3 mètres vides devant la scène. Quelques rangées sont remplies sur un des paliers supérieurs... Et il fait froid... je me demande si on aura droit à un vrai show...
Première partie ludique avec le nouveau groupe de Joe Staline, ancien de la scène rhône-alpine: Rural Petzouil... programmation audacieuse pour une première partie de Barbara (qui s'exclamera perchée au dessus de ses belles chaussures rouges à talons un peu plus tard entre deux chansons: "c'est étrange, y'a de la terre (sur scène)"!      Les 2 filles sont sympathiques, des trucs drôles, mais manquant d'originalité à mon goût: marie-jeanne, l'écologie, chanson sur Choron....ce qu'on peut imaginer de la chanson n'anar...  Rigolo de l'entendre chanter une chanson sur la CGT  devant l'élu PC à la culture, puis défendre l'ancien directeur du théâtre qu'il dit viré peut-être de l'avoir trop souvent invité. Je viens de voir qu'il tente même de faire une liste aux européennes 2014 avec le Front de libération des Oisifs Prolétariens dont la proposition phare est l'abolition du travail. Une saine idée qui ne manquera pas d'être productive.
 
Le public apprécie et s'amuse, de quoi réchauffer un chouia l'atmosphère... mais mon impression d'étrangeté de la soirée se renforce, vu le décallage dans l'offre proposée.
 
 
Barbara arrive, robe noire légère dont l'originalité tient dans une mini-cape lui recouvrant le haut des épaules... presque façon hirondelles,  les longs cheveux blonds remplaçant le képi. La comparaison est osée... car il n'y a aucun rapport...quoique... Elle pourrait passer par l'inspectrice de CLOSER au prise avec 5 individus un peu louches: d'un premier abord, certains font un peu peur (costumes sombres,yeux eye-lignés?)... Après la France profonde, on prend un retour de Parisiens sévère. Fracture spacio-temporelle: on passe du PMU d'Hauteville Lompnes au Rose bonbon en un noir... d'autant qu'il faut se familiariser avec la gestuelle pouvant apparaitre maniérée (impression accentuée par la tenue), et bien-sûr à la  voix de Barbara... snobe? Oui, peut-être mais façon bourgeoise qui ne se débarassera jamais de ses origines populaires (je dis ça sans rien connaitre de la bio de Barbara). Mais je crois vous avoir parlé déjà que j'étais très snob en musique...  et le première titre musicalement me convainc... longues parties instrumentales : Partir ailleurs.  On est dans de la belle pop, deux claviers + occasionnellement celui de  Barbara, une batterie,  basse et guitare (qui ne prend jamais le dessus dans l'orchestration me semble-t-il). Deuxième titre que je n'ai pas retrouvé ("perdre"), puis "j'ai changé" et "l'idéal". Belle entrée en matière.
 On rentre dans des choses plus complexes ensuite: "dimanche d'automne" (mais quelle belle rythmique), puis surtout avec "ouais, ouais, ouais, ouais" et son texte troublant (Barbara porte un masque vénitien durant la chanson) et "le coeur à l'ouvrage", cette fois du fait de sa musique... difficilement compréhensible à la première écoute.
On retourne à des choses plus légères et pop avec "vous dansiez"...
Puis, puis... Barbara insiste pour que nous brisions la glace, rompions un tantinet le froid ambiant, elle doit insister même...  et nous détendons alors nos muscles ankylosés... J'abandonne mon stylo... et on se rapproche de la scène. Ca reste très clairsemé... mais Barbara fait du great job... Et le concert peut réellement commencer...
 
 Je ne sais plus ce qui a été chanté ensuite... tous les titres du dernier album me semble-t-il, message personnel (dans une version plus fidèle à la version originale que le duo avec Dominique A présent sur le disque de Barbara), Tunis, Cannes, et les deux singles excellents (14 ans, et l'amour, l'argent...)... mais le fait est que tout est troublé, je ne sais plus où j'en suis,qui je suis, ou vais-je... car après que nous nous soyons levés, Barbara nous propose de faire un bal de village... puis en pleine chanson, elle saute de scène (en robe et talons), et...se jette sur moi... pour que nous dansions... Je transpire, je fonds, je me moitifie, je ne sais plus où me mettre dans ses mains et sur son corps.... et la belle qui me vaporise me surprend en se cambrant en arrière, laissant plonger ses mèches blondes vers le sol... Le geste était maitrisé... heureusement... et elle se redresse en me disant "ET BIEN, SI VOUS ME LAISSEZ TOMBER..."... aaaahhh... oohh... J'en suis fort marri. Ah, mince, j'ai pas assuré!! Même pas penser à lui griffer le dos avec mon pouce, comme me l'a appris mon tonton Guy... Enfin, BREF, j'ai dansé avec Barbara Carlotti.
 
Le concert se termine par un excellent moment: Barbara et le groupe descendent de la scène... et nous livrent une chanson acoustique non amplifiée... Barbara se promène dans la maigre assistance, suivi des membres du groupe, qui font des choeurs ou des petites percussions... et l'on se dit qu'on était sacrément privilégiés ce soir...  une soirée VIP... Et un vrai COUP DE COEUR.  Barbara a fait le show comme si la salle était pleine... et ce fut un grand plaisir de succomber à ses chansons dès la première écoute.... J'ai acheté et fait dédicacer l'album ensuite... que j'ai ensuite écouté sans discontinuer durant deux, trois semaines. J'aime vraiment beaucoup ces ambiances pop, les orchestrations, les chansons plus faciles comme celles qui nous amènent dans un univers plus étrange et questionnant (ouais... et le coeur à l'ouvrage). Je me suis rendu compte que les versions scènes étaient assez fidèles à la richesse des orchestrations de l'album, étirées de quelques ponts musicaux. 
 
 
 
Elle est encore en tournée en avril, mai, juin. Ne la ratez pas. J'essayerai de la revoir à st-Genis laval près de Lyon le 11/04. J'ai réservé des cours de danse dans la semaine précédente, et prévu du talc dans mes poches.
 
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 PS : J'oubliais de vous dire que Barbara Carlotti a fait figurer dans son classement des 10 chansons qu'elle aurait aimé écrire, "FOULE ROMAINE"  ("le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" editions lecarpentier)
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Mars 2013

Un extrait seulement... partagé par PIAS et sur le FB de Jean-louis Murat



Je suis assez convaincu à la première écoute...  Très jolie mélodie, et joli écho ou choeur... ponctué d'un petit cri de loup au départ...  Evidemment, les muratiens bruitistes (lilithiens grand lièvristes) se sont déjà exprimés un peu déçu... mais on est là dans une saine alternance... qui semble devenir la règle.... Enfin, c'est à étudier... Album qui pue la chaise? On verra si Murat nous ressort le couplet...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 13 Mars 2013



D'abord du conditionnel, on attend une communication officielle, mais il devrait y avoir un concert pour Clermauvergne le 22 juin 2013. L'information a été donnée sur le forum. (info confirmée depuis par Jean-Louis). 

 

 

- Ensuite, du confirmé mais à l'extension au conditionnel... euh... C'est-à-dire que LA MAISON DE LA MUSIQUE DE MEYLAN vient d'annoncer que le concert du 23 mars serait en DUO. J'ai demandé des précisions... et seule la batterie accompagnera Jean-Louis (le moins surprenant).  Vu que Toboggan est marqué par la guitare nylon (d'après les informations ayant filtrées), on pourrait donc avoir un concert  acoustique.  Le conditionnel, c'est qu'on ne sait pas si c'est la formule qui est choisie pour l'ensemble de la tournée: on a déjà eu par le passé un concert solo (Ile de ré) avant une tournée en groupe. EDIT: Je réalise qu'en duo avec une batterie, une guitare électrique aurait peut-être plus sa place qu'une guitare sèche... façon White stripes... J'ai supputé un peu trop vite...

 

La maison de la musique indique aussi des surprises scéniques. Promo?   piano (ça ferait plaisir, non?)... On saura bien vite...



meylan.jpg

 



LE TWEET d'hier:

 

@ChapelleDavid
Toute cette neige, c'est une vaste opération de promo pour Toboggan, le prochain Jean-Louis Murat. Piste 1: "Il neige". #Le25Mars

LE LIEN EN PLUS:

Désir d'être aimé et désiré? ou désamour?   Olivia Ruiz qui arrive quand même à 70000 albums vendus (on s'en contenterait!!)  tacle sa maison de disque dans une interview : http://www.chartsinfrance.net/Olivia-Ruiz/news-84778.html
L'occasion de relire ce petit article que j'aime bien et qui parlait de la nouvelle direction de Polydor :
http://www.surjeanlouismurat.com/article-industrie-du-disque-87457937.html


Et aussi l'interview d'ALAIN ARTAUD, l'ancien...
http:
//www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-10-alain-artaud-75198522.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 10 Mars 2013


Je me demandais quand cela allait enfin arriver... car c'était le "pot au noir", la solitude des lattitudes, le calme olympien.... alors que l'album sort dans deux semaines... et que des nouvelles dates de concert tombent dans à peine un mois... A peine un tweet de ci, de là  (Frank Vergeade de Magic!  qui s'interroge si toboggan ne serait pas le meilleur album de Murat depuis Dolorés...) mais à part ça... rien dans la presse (à ma connaissance).

 

Il faudra donc savoir se contenter de peu pour l'instant.... c'est-à-dire d'un édito dans la pqr... qui donne une piste sur la prochaine tournée!

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2013/03/08/un-toboggan-signe-murat

 

Privilège de journaliste : recevoir avant tout le monde CD et livres.

Celui de Jean-Louis Murat est arrivé un matin de février, gris et sombre brutalement illuminé par ce nouvel opus. Avec une régularité de métronome, le garçon de Chamallières_ et oui, il n’y a pas que Giscard d’Estaing à avoir pris rang au pied des volcans d’Auvergne_ livre un album par an. Toboggan qui ne sortira que le 25 mars est de la plus belle eau, univers intimiste, voix fragile et textes oniriques qui disent toujours l’absence, les choix difficiles, la solitude.

Dix titres bien troussés tant et si bien qu’on ne peut se défaire de son écoute. La touche replay fonctionne à merveille sur Il neige, la chanson inaugurale, Over and over et Agnus dei babe.

Murat nous emporte dans son univers en lévitation, il tisse une toile évanescente, faite d’ambiances savamment ourdies en studio. Mais, gare à l’usage trop poussé de la réverbération ou aux effet de voix superposées… Séduisant mais quid en concert ? D’autant qu’on l’annonce dans une formation acoustique.

Car, Jean-Louis Murat est attendu avec impatience à la Cave à musique de Mâcon mercredi 27 mars à 20 heures.

 

 

 

 

LA TOURNEE:

J'ai annoncé sur FB dans la semaine une date à LAVAL, et une autre dans le sud à st-Jean de Vedas (34)

  http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat-saint-jean-de-vedas-155173    le 10 avril

Pour Laval:  http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat-laval-155051  le 14 avril, avec Robi

Je crois que je n'avais pas évoqué ici LORIENT qui était tombé quelques jours avant.

 

Ils ont été ajoutés dans le site officiel, mais il y a un écart avec le site du tourneur concernant le 4/4 : sur jlmurat.com, c'est indiqué EVREUX, sur danslaboite, magny Le Hongre... Il semble que ce soit bien EVREUX mais le site de la salle n'indique rien pour l'instant.

 

22 mars 2013 / Festival avec le Temps - Marseille (13)
23 mars 2013 / Maison de la Musique -
Meylan (38)
27 mars 2013 / La Cave à Musique - Macon (71)

4 avril 2013 / L’Abordage - Evreux -  (27)

5 avril 2013 / Le Trianon - Paris (75)
8 avril 2013 / Le Connexion Live - Toulouse (31)
9 avril 2013 / Le Rocher de Palmer - Cenon (33)
11 avril 2013 / Victoire 2 - Montpellier (34)
13 avril 2013 /  L’Imprévu - Saint-Ouen l’Aumône (95)
14 avril 2013 /  6x4 - Laval (53)
17 avril 2013 / La Manège - Lorient (56) 
18 avril 2013 /   L’Archipel - Fouesnant (29) 

2 mai 2013 /  L’Aéronef - Lille (59)
5 mai 2013 /
 
Les Nuits du Botanique - Bruxelles (BE) 
11 mai 2013 / Le Silex - Auxerre (89)
14 mai 2013 /
L’Etage - Rennes (35)
16 mai 2013 / Maison de la Culture -
Amiens (80)

A l'automne, Strasbourg... 25/10

 

Je suis quand même très étonné de ces dates bookés aussi tardivement... Comment peut-on imaginer de belles affluences?  Sur Paris, des affiches annoncent le TRIANON dans le métro. Si vous en voyez en Province, signalez le moi.

 

Pour MACON, le concert est annoncé depuis quelques semaines dans le petit livret de promo de la salle :

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 3 Mars 2013

 
 
Au bord du Rhône sauvage, sentiers des lônes, côté Ain et Isère... Première journée de printemps, sur fond de chants d'oiseaux...
SAM 9065

Encombrions de fleurs, l'étang noir de vos songes
Venions fouiller la nuit la vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer



SAM 9022

SAM 9024SAM 9024
 Libérer perruches et castors, libérer les enfants
 
 


SAM 9032Par les chemins, les rivières. Où le bonheur attend.
SAM 9035


SAM 9037

 

je traîne au bord de l'eau comme un mendiant à Rio
SAM 9039

SAM 9043

 Quand dans un vol d'oies sauvages. Sur les étangs s'élève. Mon cœur épris de voyages




 SAM 9040
 pluie d'automne
sur les hommes
comme Rhône à la Saône
tu te mêles à moi


 SAM 9049
 




je connais la rigueur des ans ô gué ô gué où s'épuisent l'âme et le sang ô gué le sang je connais la fureur du vent ô gué ô gué qui m'apporte le grand tourment ...


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PS : Au fait, une   nouvelle date vient de tomber : Jean-Louis MURAT sera à LORIENT le mercredi 17 AVRIL.
SAM 9056



Pour un feu, des brindilles, un lapsus, une ortie
 
SAM 9057

fais de mon âme une branche
de mon corps un talus
SAM 9031

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 1 Mars 2013

 http://userserve-ak.last.fm/serve/_/125281/Daniel+Darc.jpg
La nouvelle de la mort de Daniel Darc ne quitte pas mon esprit depuis hier... J'aurai donc éternellement le regret de ne me pas m'être secoué pour aller le voir sur scène...
Daniel Darc, c'était d'abord ce maxi orangé "cherchez le garçon"... le must (avec Plastic Bertrand et One step behond)  pour les boums des frères et soeurs dans lequel je m'incrustais à 8/9 ans.  J'ai suivi via les clips l'histoire de TAXI GIRL (PARIS, Aussi belle qu'une balle)... puis une fois devenu grand, j'ai commencé ma première collection avec eux... sans que je m'investisse plus que ça dans la carrière solo de Darc, même si j'ai beaucoup aimé son dernier album.  J'aimais beaucoup lire ses interviews, où il se montrait sincère et ne cachait rien de ses difficultés. C'était un personnage passionnant : son parcours  de miraculé (de la drogue,  d'une chute chez lui, de divers maladies, de la prison... ), sa conversion au protestantisme qui pourtant ne lui avait pas offert la paix, son goût pour la littérature, sa timidité maladive dont il se rassurait en la qualifiant de "phobie sociale".     
 
 
Au delà de Lescop, c'était une véritable influence pour les chanteurs et chanteuses que nous aimons ici.  "cherchez le garçon" est ainsi classé 87e  dans "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" (Vignol, Ed. Carpentier, cité par Bazbaz, V. Leuillot, Loanne, A. Varlet), Marie MOOR cite elle dans son top ten "la seule fille sur terre", Bruno Maman "la taille de mon âme", Lescop et A. Baupain "Rouge rose", Doriand et Joseph d'Anvers "aussi belle qu'une balle", Louis-Ronan Choisy "le feu follet", et  Buzy "crève coeur".
Dominique A a dit:
"Ce qui reste dans la chanson, ce sont les bons interprètes ; les bons chanteurs, on s'en fout ! Daniel Darc, par exemple, est un interprète sublime alors qu'il est un chanteur exécrable. Mais il est dans une telle justesse de ton qu'il en devient bouleversant".
Cali lui rend hommage sur FB: "Ce soir bel ange, tu t'es envolé. Tu reposes désormais aux côtés d'Elvis, de Johnny Cash et de James Dean. Je te serre fort bel ange. Tu me manques.
Sois sanctifié".
 
 
Difficile de faire la transition pour évoquer Murat... car leur parcours ne se croise guère.  
 
Seul un site ose une comparaison:
"Ses deux premiers albums : « Murat » (1982) et « Passion Privée » (1984) sont pourtant des échecs commerciaux. Très marquée par la New Wave de groupes comme Taxi Girl, il y mise sur un rock synthétique un poil stéréotypé et de toute façon gâché par une production avare. Des chansons comme « Johnny Frenchman », variation sur le mépris du paysan pour l'artiste, démontrent malgré tout l'originalité de son talent". http://musique.ados.fr/Jean-Louis-Murat.html

Murat n'était pas un "jeune gens moderne", lui aime les Rolling Stones... même si sa pique contre Jimmy Page chez Guillaume Durand montre des vieux restes punk... 
 
Je n'ai trouvé qu'un propos de  Murat sur Darc suite à une question de Pierre DERENSY (2004 dans Rock'n France):

"Daniel Darc serait plus enclin à endosser le costume ?
-  Mais non ! ou alors le maire de paris est subversif. Je pense que c'est une sorte de nostalgie de la défonce. Ce ne sont que des types qui ont mal lu Burrough. On n'a jamais vu la lumière au bout d'un shoot d'héroïne. Je ne suis pas plus fasciné par la dope que par le ricard. C'est un peu de la pose ces trucs là. La posture n'a qu'une syllabe pour basculer dans l'imposture".
Réduire Darc à la dope, c'est bien réducteur... Mais Matthieu qui dialoguait avec Murat sur la "posture et l'imposture" un soir à Lyon appréciera la citation.  On n'en tirera pas plus que cela des conclusions...  Voici une citation de Darc sur ses influences littéraires:
 
"Comme quand Flaubert disait : « Mon rêve, c'est d'écrire un livre sur rien. »A la formation de Taxi Girl, j'étais inspiré par Guy Debord, mais plus encore par William Burroughs et le cut-up, toute cette façon d'écrire. Le beat, quoi ! D'ailleurs je me considère avant tout comme un beat. Kerouac, Burroughs, Ginsberg, cette liberté que l'on n'a jamais retrouvée ailleurs... Moi, je n'ai jamais voulu travailler. Je me dois d'être un parasite de la société, c'est le devoir de tout artiste, je crois. Je n'ai pas à mendier, j'ai jamais été intermittent. Je fais ce que je veux, quand je veux. Si je n'avais pas été chanteur, j'aurais été braqueur".
http://www.telerama.fr/musique/la-vie-en-musique-de-daniel-darc,80733.php?xtatc=INT-41


Murat lui se veut un travailleur, un artisan... C'est le paysan contre l'habitant de M.E.R.D.E.... même si Murat a évoqué des épisodes SDF... où ils se sont peut-être croisés. D'ailleurs, Murat aussi est un survivant:
 
"Tu as toujours vécu avec la mort en ligne de mire ?
Pour moi, la course contre la mort a commencé quand j'avais 26 ans. Sur un lit d'hôpital, après avoir lamentablement loupé un suicide qui, cette fois, devait être définitif. J'avais fait ça en écoutant Tim Buckley, je voulais quitter cette vallée de larmes avec cette cassette à donf qui n'arrêtait pas de tourner. Je me suis senti partir, j'étais très content, apaisé. Quand je suis revenu à la conscience, je me suis dit "Putain, que t'es con." Comme je m'étais raté, j'ai senti que je n'avais pas d'autre choix que de me mettre dans la course et commencer à fond. La première chose que j'ai faite, c'est d'aller brûler un cierge. C'était pourtant pas dans mes habitudes. J'avais vu la mort de tellement près. J'ai mis longtemps à repenser que j'étais vivant. J'étais dans le fossé, j'ai commencé à remonter, comme un coureur cycliste. J'ai acheté une guitare, passé une petite annonce et monté un groupe".    Darc cite Tim Buckley comme une référence au départ de Taxi Girl...    
 
 
Du côté de DARC, ce que j'ai trouvé comme citations ne nous aidera guère:
"Sur cette tournée, chaque fois que tu présentes Denis Clavaizolle, tu envoies une petite pique à Jean-Louis Murat "Il l’a supporté pendant 14 ans, applaudissez-le"…
Je dit ça de la même façon que si Denis Clavaizolle arrive à sortir de notre collaboration vivant, il sera très méritant aussi ! Je pense qu’on est des casse couilles, je ne me fous pas de la gueule de Murat quand je dis ça. Murat, je ne le connais pas, je connais un peu son travail. A mon avis, il doit être pénible, comme moi je dois être pénible, incroyablement pénible. Donc, c’est pas un truc méchant que je fais contre Murat, pas du tout…
Je crois que tu n’avais pas aimé ses propos peu amènes et provoc à l’encontre d’Etienne Daho…
Ouais, bien sûr que je n’ai pas aimé… C’est pitoyable ce genre de choses, c’est pour ça que je n’ai pas envie de m’enfermer là-dedans. Je te le dis, franchement, j’aime bien ce qu’il fait et je pense que c’est un mec bien, cela dit quand il critique d’autres mecs comme Daho, je ne vois pas l’intérêt… Même si je n’écoute pas tout ce que fait Etienne, c’est un mec incroyablement honnête par rapport à son travail, par rapport à d’où il vient ; il a toujours renvoyé l’ascenseur, il a toujours été honnête, il a toujours été bien avec les gens (avec moi le premier)… et incroyablement gentil avec Dani. Etienne, c’est un mec très bien, après, est-ce qu’on écoute ses disques ou pas, ça nous regarde, nous. Moi, un mec qui se fout de la gueule d’Etienne, c’est comme s’il se foutait de ma gueule… Est-ce que c’est très intéressant de faire de la provoc aujourd’hui, vu ce qu’on fait comme musique ? On n’a pas inventé Search & destroy en 1973 ! De notre côté, on fait ce qu’on peut, encore une fois, moi je préfère te dire du bien des gens que j’aime en France et m’arrêter là plutôt que de dire du mal d’autres dont je ne te dirai pas de mal puisque je n’en ai rien à foutre, ça les regarde…
Je ne te demande pas ça…
Oui mais tu comprends, on est peu en France à faire un truc de qualité (je m’inclus dedans, peut-être à tort) et c’est ça qui m’intéresse. Si peux faire découvrir le dernier Bashung par exemple à des gens qui ne connaissent pas , je suis vachement content et je préfère ça que dégommer d’autres mecs qui font de la merde, je m’en fous de ça !
 
 C’est vraiment méchant, ça, Daniel ! (rires)
Que Jean-Louis Murat est… (il cherche – Ndlr) Le jour où il aura arrêté de croire que c’est rock’n’roll de dire du mal de tout, il sera « gentil » aussi… Tout le monde est gentil, en France ! Franchement ! J’aime bien Berry, qui fait notre première partie ! J’aime bien Keren Ann, j’aime bien cette meuf… J’aime bien Miossec… J’aime bien Azyl, aussi !"
http://www.myspace.com/leshommesdupresident/blog/446566026 2008
 
 
Daho qui a aidé et produit Darc quand il était au fond du trou... Mais Murat s'est expliqué depuis sur ses petites attaques sur Daho... 
 
Edit 12/12/13:  Darc parle de Murat dans Pollen : http://chansonfrancaise.hautetfort.com/archive/2013/12/10/daniel-darc-sur-le-rock-francais-1989-5241070.html   En indiquant qu'il serait heureux si on parlait de Murat, Bashung et Manset en angleterre, plutôt que des Negresses vertes...
Pour l'anecdote, on indiquera que Murat et Darc ont fait disques communs par deux fois:
 
- Le disque "comme un seul homme",   pour le don d'organes
 
-  et une autre compilation "la bande à jojo"  où Darc reprend les champs Elysées  http://www.deezer.com/fr/album/6068365
  
On remarquera aussi un duo avec Morgane Imbeaud également chez DARC, mais c'est une autre collaboration qu'il faut mettre en avant, une collaboration avec une personne dont Murat revendique l'amitié:
 
"Parle-nous de la présence de Robert Wyatt sur Amours suprêmes
 Il fait des respirations sur Ça ne sert à rien et pose sa voix superaiguë comme à la fin de Sea Song dans Rock Bottom. Il a un souffle circulaire comme les joueurs de didgeridoo (instrument à vent utilisé par les aborigènes – ndlr), il voulait me l’apprendre. Il peut tenir en apnée pendant vingt minutes. Pour moi, c’est impossible. Je l’ai rencontré grâce à Steve Nieve. Comme il était en promo à Paris, il a accepté de venir. C’est quelqu’un d’incroyablement gentil et timide. Il venait d’arrêter de boire, ce qui m’a bien fait marrer, à son âge… Maintenant il ne boit que de la tisane et de nous deux, franchement, c’était lui le môme".

Murat et Wyatt se sont recontrés pour une interview croisée avec TELERAMA en 1997:
"JEAN-LOUIS MURAT : Vous savez, je n'ai pas l'habitude de faire des interviews. Mais pour moi, vous êtes quelqu'un de très important. C'est vous qui m'avez donné l'envie de devenir chanteur, d'écrire des chansons...ROBERT WYATT : Je suis très touché. J'ai lu des interviews de vous et j'y ai retrouvé des émotions que je partage. Par exemple, quand vous parlez des animaux, vous dites qu'il faut les observer longtemps, essayer de se mettre à leur place pour les connaître et les respecter. Justement, il y a une chanson, Alien, dans mon disque, qui tente d'exprimer cela...  "
 
Bayon évoque Wyatt dans l'interview paru dans Libé le 25/03 et Murat le cite comme une inspiration pour son album Toboggan.
       
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VOICI UNE petite Sélection d'articles à lire à propos de DANIEL DARC: 
 
 
Une version live hallucinante... avec Olive, autre cramé...  mort à 50 ans.
 PS : Je l'ai déjà indiqué plusieurs fois, mais c'est Mirwais qui doit produire le prochain film de L.MASSON. De là, à ce que Madonna produise le prochain murat, il n'y a qu'un pas.
 
Les jours sont bien trop longs:

 
   
  ET pour finir une chanson d'adieu... en l'occurrence de Darc à Mirwais...  Et oui, Darc est déjà parti plusieurs fois...
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 21 Février 2013

   


 

Puisque je suis en train d'expier mes fautes en ce moment par la souffrance et le manque de sommeil, voilà encore une correction que je dois apporter. J'avais consacré un article que j'estimais assez complet  au film "Mademoiselle Personne".

 http://www.surjeanlouismurat.com/article-mademoiselle-personne-le-film-que-personne-n-a-vu-60473002.html  mais...

 

 

 ... il y a quelques semaines, voilà que je tombe sur un statut FB d'un ami évoquant une bonne soirée en regardant une VHS de "Mademoiselle PERSONNE"... Je demande illico des précisions en indiquant qu"  "i can beleive it"... mais il m'a fallu rapidement me rendre à l'évidence : il existe effectivement des VHS de "Mlle Personne".

 

Elles sont d'ailleurs évoqués dans l'interview que je vous propose d'écouter, avec KRISS sur FRANCE INTER (émission Roue libre de Mars 97). On en apprend un peu plus sur le film également.

 

 

 

 

La suite écoutable sur Soundcloud:

https://soundcloud.com/surjeanlouismurat-pierrot
    Vu que le téléchargement sur soundcloud a été un peu compliqué du fait des droits d'auteur de certains titres, vous pouvez télécharger :

ça arrive  http://dl.free.fr/ud7GQ2eKi

 

Un article du MONDE en 96 évoque aussi "Mlle personne" :

mlle-personne.png

 

 

 

-Merci aux grands anciens, les  archivistes

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 19 Février 2013

 

 


Alors que le dossier de presse mis en ligne dans l'article précédent circulait sur FB,  le Lien Défait s'est procuré le "bon de précommande" de Toboggan adressé aux disquaires. J'en ai quelqu'uns de précédents disques.   C'est un document qui peut reprendre le dossier de presse, et qui insiste surtout sur la promo qui sera faite (budget pub, plan promo presse et médias, éventuellement PLV),  histoire de rassurer un peu le disquaire sur le "bruit" autour de la sortie de l'album.

Le LIEN DEFAIT NE NOUS DETAILLE PAS LE CONTENU... mais donne une grande nouvelle: un concert de Murat sera diffusé sur ARTE LIVE WEB... et réécoutable normalement durant un certain temps. Autre nouvelle annoncée un clip...

 

le détail ci-dessous:

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=actualiteDtl&idActualite=272

 

 

LE LIEN DEFAIT nous annonce également les titres contenus dans l'album... grâce à Amazon:

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=actualite    C'est prometteur...

 

Il y aura une édition limitée avec 3 titres live... dont YES SIR et MOUSSE NOIRE... qui figuraient déjà dans le live l'édition limitée de Grand Lièvre. Donc, pas de grande joie à attendre de ce côté là... Je ne pense pas qu'il s'agit d'une édition avec deux CD.     Il est également annoncé un vinyl.

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=jean-louis%20murat%20toboggan

 

 

... Bon, je peux aller me recoucher...  P. de grippe....

 

 

e-card toboggan

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 18 Février 2013

Où l'on en apprend un peu plus sur l'album, home made... 

 

 

 

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"Avec lui, ce n’est jamais la même histoire.

Sans doute parce qu’il a en sainte horreur la simple idée de se répéter. De radoter.

Alors, il se fie à ses envies, au hasard, aux coïncidences et continue d’avancer, en ravalant les frustrations liées à ce métier qui ne l’a pas forcément épargné.

Il compose, enregistre, joue. Et vice-versa. Chaque jour, ou presque. De toute façon, il n’a pas d’alternative. Il n’en a jamais eu. “Le meilleur que je peux donner, c’est quand j’ai une guitare entre les mains ou que j’écris une chanson” , explique Jean-Louis Murat d'une voix posée. “En fait, soit je devenais artiste, soit je devenais malfaiteur. Je n’ai jamais vu de troisième case possible pour moi.

Artisan de la chose musicale “extrêmement prolifique”, il ne sait donc faire que cela.

Ça tombe bien, me direz-vous, parce qu'il le fait bien. Parmi tant d'autres preuves à piocher dans une discographie pléthorique disséminée le long de quatre décennies, on pourrait évoquer Grand Lièvre, sorti en 2011, beau disque épris d'espace, intense et lumineux, joliment écartelé entre ses mélodies enjouées et ses paroles éplorées.

Car il est ainsi, Murat : un homme de contrastes. Le gris ne l'intéresse pas. Ou si peu. Afin de ne pas sombrer dans la  routine, il serait même plutôt du genre à “risquer le pire”, mais toujours mu par une authenticité chevillée au corps. C'est sans doute cette authenticité qui fait de lui un artiste singulier, insaisissable, difficile à cerner, impossible à cataloguer, cauchemar de certains journalistes et autres maisons de disques. D'ailleurs, après son départ d'Universal, il s'est retrouvé un temps “chanteur SDF”, avant d'être accueilli par la structure indépendante [PIAS] France avec laquelle il commence aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire rocambolesque.

Un chapitre qui débute sur ses terres. Et pourtant…

De Paris (Dolorès, 1996 – entre autres) à Nashville (Le Cours Ordinaire Des Choses, 2009), en passant par New York et Tucson (Mustango, 1999) ou Saint-Rémy-de-Provence (Grand Lièvre, 2011), sans oublier Moscou ou Taormina, il en a vu du pays, le résident du Haut Arverne.

Pour ce nouvel album, il a d'abord pensé (re)partir en Amérique. Cette terre qui a tant nourri son imaginaire. Il a même très sérieusement songé s'acoquiner avec John McEntire, l'éminence grise de Tortoise – une idée de collaboration qu'il caresse depuis longtemps. Sans finalement y donner suite. Car c'est bel et bien à domicile qu'il a conçu ce disque.

A l'origine de cette volte-face ? L'enregistrement de maquettes, une pratique à laquelle il ne se plie d'habitude jamais, et qui a fini par lui donner des idées.

Après avoir fait le tri dans la quarantaine de morceaux qu'il avait à sa disposition – comme à son habitude –, Murat a donc façonné Toboggan à la maison, en quasi reclus, dans une solitude qui l'a définitivement encouragé à se défaire de certaines manies. “Il y a longtemps que j’en ai marre d’enregistrer des guitares électriques, des basses, des batteries, des programmations… Je ne voulais plus en entendre parler. J'éprouve un grand ras le bol pour tout ce qui code la musique qu’on aime,

et qui n'a plus aucun sens”. Alors, sur ses compositions, il a exclusivement joué d'une guitare aux cordes nylon, réuni quelques instruments qui semblent pour lui être autant de jouets (orgue, synthés, piano, cuivres, boîte à rythmes antédiluvienne…), varié les effets, ajouté des bruits volés au quotidien.

 

En fait, il a surtout mis à profit les conseils que ne cesse de lui prodiguer depuis tant d'années son ami Robert Wyatt. “Je me suis enfin raccroché à ce qu'il m'a souvent répété : il faut laisser tomber les oripeaux du rock. J'ai fini par comprendre que s’il me disait ça, c'est qu'il devait y avoir un peu de vrai”.

De fait, à l'écoute de Toboggan, on pense parfois à Sea Song, la sublime chanson qui ouvre le grand oeuvre du musicien britannique, Rock Bottom (1974), pour cette liberté de ton, ces arrangements déboulant sans crier gare afin de mieux pervertir l'impression première que l'on pouvait avoir de la mélodie.

Ce nouvel album, également marqué par “l'imaginaire des enfants” et moult visionnages de Harry Potter et autres Toy Story, son auteur avoue l'avoir commencé dans “la ténèbre” – pour reprendre son mot exact.

Un disque sombre, Toboggan ? Finalement, non, comme le laisse entrevoir la photo de sa pochette : si le chanteur se tient en contre-jour, une lumière blanche et douce s'esquisse telle une auréole. “Peut-être qu'à la fin de l'enregistrement, je suis sur le point de sortir du tunnel”, réfléchit-il alors à voix haute. Ici et là, il semble ériger la mélancolie en art de vivre (Il Neige, en guise d'ouverture éloquente ; Belle, élégante ballade aux accents soul), mais donne aussi l'impression de se dévoiler en homme apaisé, comme sur le délicieusement désabusé Over & Over, seul titre où il a accepté un peu de

compagnie, avec les présences du vieux complice Christophe Pie à la batterie (que l'on croise désormais avec The Delano Orchestra et St. Augustine) et Robi aux choeurs.

S'en tenant à une discipline qu'il rêve universelle (“il devrait y avoir une loi qui oblige les artistes à n’enregistrer que dix chansons”, déclarait-il au magazine magic en 2011), cet “enchanteur de sentiments amoureux” suggère des émotions, peint

des atmosphères, joue avec les mots, découpe les syllabes et chante sur un ton de confesse. Il évoque les addictions sur le diptyque Voodoo Extraordinaire et Voodoo Simple, dialogue avec lui-même le temps du troublant Amour N'Est Pas Querelle. “En fait, ce sont Murat et Bergheaud qui discutent”, explique le principal intéressé. “Il faut savoir que Bergheaud esttoujours en guerre contre Murat. Il s'agit d'un petit règlement de compte entre eux deux. Cela vient de la perception que les gens ont de moi : on me voit comme quelqu’un de dangereux, toujours prêt à la bagarre… Mais en général, je suis surtout prêt à me battreavec moi-même”.

Tourneboulante, intrigante et fascinante, Toboggan est une oeuvre atypique dans une époque qui porte trop souvent au pinacle uniformité, frilosité et pensée unique. Une oeuvre qui en dit long sur “l'intransigeance artistique” de cet homme incapable de rentrer dans le moule. Une intransigeance qui prime sur le réel, les contingences commerciales, les ambitions personnelles. Une intransigeance qui fait définitivement de Jean-Louis Murat un artiste différent. Hors du temps".

 

LE TEXTE est de CHRISTOPHE BASTERRA, ancien de Magic!, et qui travaille désormais aux transmusicales de Rennes.

 

EN CONCERT :

22/03/13: Festival Avec Le Temps - Marseille (13)

23/03/13: La maison de la musique - Meylan (38)

27/03/13 : La Cave à Musique - Mâcon (71)

05/04/13 : Le Trianon - Paris (75)

08/04/13 : Le Connexion live -Toulouse (31)

09/04/13 : Rocher de Palmer - Cenon (33)

13/04/13 : L’Imprévu Centre Culturel – St Ouen L’Aumone (95)

26/04/13 : L'Archipel - Fouesnant - (29)

2/05/13 : L’aéronef LILLE

05/05/13 : Les Nuits du Botaniques - Bruxelles (BE)

11/05/13 : Le Silex - Auxerre (89)

14/05/13 : L'Etage - Rennes ( 35)

16/05/13 : Maison de la culture - Amiens (80

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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