2021 buck john

Publié le 2 Février 2023

Merci à Jean-Pierre T. qui nous partage son enthousiasme, du concert et de son week-end... qui lui permet de nous évoquer des grands souvenirs muratiens... et le complément d'Isabelle W.

Petit compte rendu du concert de JL Murat du vendredi 27 Janvier dans la belle salle « La Quintaine » à Chasseneuil-du-Poitou de la part d’un grand grand amateur de Jean-Louis depuis 2002 et « Le moujik et sa femme ». J’ai depuis cette date (re)découvert tous les bijoux qu’il avait pu réaliser avant (Mustango, Dolores, Cheyenne Autumn…).

 

Revenons au concert (billet acheté en Septembre dernier). Si la salle de 340 places assises n’était pas complète, le fait de fermer le haut des allées sur les côtés donnait l’impression d’une assistance importante. Nous devions être, je pense, entre 250 et 300 personnes. Jean-Louis est revenu pour ce concert à la formule du trio : plus de claviers avec Denis Clavaizolle mais Yann Clavaizolle est toujours là comme batteur avec Fred à la basse et Jean-Louis à la guitare électrique. Jean-Louis semblait vraiment content lors de ce concert avec des petits sourires de complicité envoyés toute la soirée à ses acolytes et quelques bons mots adressés à notre attention comme il sait le faire quand il est bien disposé. Vraiment sympa ! Ambiance très agréable donc, ce qui change du dernier concert de JLM auquel j’ai assisté en Mars dernier sur Nantes (à quatre avec Clavaizolle père) où Jean-Louis nous avait expédié le set en à peine 1h15 sans un mot et sans rappel. Dur. (Seul concert décevant parmi les dix auxquels j’ai eu la chance d’assister en deux décennies. D’autres concerts furent géniaux !!).

 

Vendredi soir ce fut un (très) bon concert d’une heure trente minutes avec pour finir en rappel Taormina et un autre titre aussi je crois (??). Si je ne suis pas un grand fan du dernier album alors que j’avais adoré « Baby Love », « Baby Love DC » et « Il francese », les titres joués live en mode assez lent (mid-tempo ?) m’ont paru très agréables (à la louche je dirais morceaux pour moitié « La vrai vie de Buck John » et pour moitié issus d’autres albums : Montboudif, La princesse of the cool (?), Marlène (super version), Cinevox, La pharmacienne d’Yvetot..., Taormina). Ce fut donc un concert très sympa même si, à titre personnel, je préfère lorsque Jean-Louis est avec sa Fender 12 cordes électroacoustique, ce qui donne un son que je trouve plus rond, moins métallique et pourtant très puissant (ce n’est que mon avis). (Super concert à la Rochelle en Octobre 2020).

Jocelyne était présente au merchandising mais j’étais en béquilles pour cette soirée. Je ne suis donc pas allé la voir (sorry) vendredi. J’espère la sortie d’un nouvel album dans un avenir proche mais je n’ai donc pas d’info à ce sujet. Un verre pris ensuite avec un couple d’anciens parisiens franco-américain (la cinquantaine) installés depuis 2 ans sur Poitiers (madame était originaire du Poitou) avec qui j’ai échangé pour la première fois après ce concert. Ils ont découvert JL Murat ces dernières années et le voyaient pour la première fois vendredi (ils ont adoré !). Supers échanges (« Le Cours ordinaire des choses » …). Enfin deux jours après ce concert qui vous fait démarrer un week-end de la meilleure des façons possibles, il y avait la Bourse aux disques de Fontaine le Comte (à côté de Poitiers) et là, au gré des achats de vinyles et cd, j’ai pu discuter avec un professionnel de Cahors, grand amateur de rock et grand fan de………. Jean-Louis Murat ! En milieu d’après-midi, quand le gros des clients avait fait ses emplettes, nous avons pu échanger longuement sur Jean-Louis (« Toboggan » et ses ambiances que nous aimons beaucoup tous les deux même si les critiques étaient à l’époque plus mitigées je crois, « Grand Lièvre » que j’ai personnellement adoré au moment de sa sortie mais dont les chœurs sur beaucoup de titres gênaient un peu mon interlocuteur, « Parfum d’acacia au jardin » : GENIAL pour tous les deux…). Il m’a également parlé de deux concerts mythiques de Jean-Louis auxquels il a eu la chance d’assister. Un premier sur Bordeaux lors de la tournée de « Venus » (1996 ? live mademoiselle personne) avec un parterre magique de fleurs déposées sur la scène. Durant ce concert Jean-Louis était filmé (pour le projet de film avorté ?) et s’était très vite agacé de la présence des cameramen avant de s’énerver « Bon, c’est bon, vous avez fini de filmer, on va pouvoir commencer le concert maintenant… ». Il avait, parait-il, ce soir-là refait un deuxième concert d’1h30 à la fin du concert filmé en demandant au public les morceaux qu’il voulait entendre. Super souvenir pour notre fan de Jean-Louis. Un second concert sur la tournée Muragostang : magique m’a-t-il dit !!!! Entre rock, folk et électro : il en garde un souvenir incroyable gravé à jamais dans sa tête. J’ai pris énormément de plaisir à écouter ses paroles qui m’ont fait vivre par procuration des concerts auxquels je n’ai malheureusement pas eu la chance d’assister. J’essaie de me ratrapper depuis. Vivement le prochain album et la prochaine tournée ! Vous comprendrez que ce week-end fut pour moi un week-end musical magique grâce à Jean-Louis. Yes sir !

 

 

Isabelle nous confirme que du fait de l'absence de Denis (bon courage à lui), Jean-Louis a modifié sa set liste. 
 
Deux "nouveaux" titres en raison de l'absence des claviers de Denis Clavaizolle (dixit JLM):
Haut Arverne (en solo guitare-voix, batteur et bassiste dans les coulisses)
et un autre titre, oublié.
 
Pour les "classiques" (ordre approximatif):
Cinévox
La Princesse of the cool
Chacun sa façon
Battlefield
Montboudif
Maryline et Marianne
Marlène (je confirme)
Mousse noire
Taormina
 
Pas de Pharmacienne à Yvetot, pas de Frankie, pas d'Arc-en-ciel.
Mais que du bonheur!!!
 
En vrac:
- Bonne ambiance malgré un ou une jeune endormi(e) au 1er rang pris à la rigolade par JLM sur le mode "c'est la 1e fois que...".
- Tirade sur la Vendée qui va demander son indépendance...
-  T-shirt "I'm still alive" comme sur une photo de concert de janvier 2022: en rapport avec son anniversaire du 28 janvier?
- JLM a demandé s' il y avait des ribaudes* à la Ribaudière (château-hôtel de Chasseneuil, étape de la nuit).
 
 
*Femme de mauvaise vie... au Poitou? Charente partout...
 
EDIT: j'ajoute le petit mot de Marie qui a posté en commentaire
 
Salut l'ami-Pierrot,
Quelques mots pour compléter ceux de Jean-Pierre T. et d'Isabelle, puisque j'étais aussi au concert de Chasseneuil. Avec Murat, on sait jamais quel genre de soirée on va passer - et ça, j'adore ! Là, j'ai retrouvé avec bonheur le son rock d'il y a un gros paquet d'années, la formation à 3 au final c'est très efficace, et la voix de Jean-Louis - instrument à part entière dont il fait ce qu'il veut - me touche toujours autant ! J'ai adoré en particulier "Mousse noire" et "Taormina", versions très rock et puissantes, et aussi "Hello you" et "Marlène", très touchée également par "Haut Arverne" - mais tout, absolument tout, était bon !!!
Une p'tite correction par rapport au "compte-rendu" de Jean-Pierre T. La tournée avec les feuilles mortes qui recouvraient la scène, c'était en 93, et à l'occasion du tournage de "Mademoiselle personne", à Annecy, où j'ai vu ce concert, Élodie Bouchez était présente sur scène. On était pas nombreux, dans la salle du Théâtre national d'Annecy ! J'avais découvert Murat depuis très peu de temps, grâce à France Inter que mes parents écoutaient et qui était alors la seule radio à diffuser des chansons de l'Auvergnat, et cette soirée reste gravée dans ma mémoire ! D'ailleurs, j'ai réalisé, vendredi soir, que c'était quasi pile le trentième anniv' de mon premier concert de Murat et j'aurais beaucoup aimé célébrer avec lui ces 30 années d'amour....mais cette fois, il n'est pas apparu pour une p'tite séance dédicaces-et-bavardages comme il le fait parfois.
P'tite anecdote : j'étais assise au 1er rang, avec mon Jules, et à côté de lui, il y avait 2 jeunes nanas, celle dont parle Isabelle qui dormait, en effet, et une autre qui a passé tout le concert à bouquiner avec une lampe de poche !! Une première, en effet !
 
Je suis bien embêté: je retrouve un peu d'excitation à voir JLM en trio... mais on souhaite quand même  retrouver Denis dès ce week-end. 
 
LE LIEN EN PLUS
 
On redit que c'est complet à Meymac demain mais il reste de la place ailleurs:
 
  • Jean Louis Murat au Roudour à Saint-Martin-des-Champs, samedi 25 février 2023

 

L’artiste est de ceux qui comptent sur la scène française pour sa liberté créatrice, son exigence et ses textes poétiques gorgés de nature. Il est de retour avec un nouvel opus enregistré sur ses terres auvergnates et intitulé « La vraie vie de Buck John ». On y retrouve les thèmes qui lui sont chers : les voyages, l’amour, la transmission, l’histoire et de nombreuses références aux grandes figures qui ont marqué sa vie.

Au Roudour saint-Martin-des-Champs, samedi 25 février, à 20 h 30. Tarifs : 27 €, 24 €, 7 €.

et en Ardèche nord:

https://www.hebdo-ardeche.fr/actualite-13257-ardeche-ca-va-groover-avec-la-smac

 

https://www.jlmurat.com/concerts/

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 14 Janvier 2023

Pierre Périllat de Vélo Magazine (décembre 22)  signe un joli article sur une virée au Sancy avec l'ancien pro BROCHARD... et convoque Jean-Louis Murat... et pas qu'un peu!

 

 

 

 

 

 

 

Il est question de "députés biberonneurs" au lac Chauvet. "J'avais pas la réf", j'ai donc cherché: C'était le lieu de pêche habituel de trois anciens députés du Puy-de-Dôme : Joseph Planeix, Arsène Boulay et Fernand Sauzedde, ainsi que leur assistant parlementaire Michel Charasse. François Mitterrand leur rendait visite tous les ans (premier week-end du mois d’août), avec Anne Pingeot, y compris lorsqu'il était président de la République... et jusqu'à sa mort. Il a été fait un documentaire  ("Le promeneur du Lac Chauvet" écrit et réalisé par Marc-Alexis Roquejoffre et Barcha Bauer)  sur ces rendez-vous moins connus que la Roche de Solutré. Il y a une plaque commémorative au lac semble-t-il que j'ai dû voir, mais que je n'ai pas gardé en mémoire :

Un autre reportage visible ici:   https://www.facebook.com/watch/?v=176337297882387

Emmanuel Macron y est allé aussi de son pèlerinage en janvier 2018...

Je me suis demandé si JLM n'avait pas glissé une allusion dans sa chanson sur Mitterrand mais non:

Pour rappel : sur cette chanson

http://www.surjeanlouismurat.com/article-avis-aux-eleves-de-premiere-42826012.html

 

LE PREMIER LIEN EN PLUS

 Interview assez longue et intéressante de Pierre Mikaïloff dans la dépêche d'Evreux: On pourra le retrouver à la médiathèque local le 27/01... et au détour d'une phrase:

« J’adore rencontrer des gens dont, parfois, je ne connais absolument rien. J’adore m’immerger dans leur travail avant de les voir. Parmi les rencontres que j’ai beaucoup appréciées et qui m’ont même donné une autre opinion du personnage, il y a, par exemple, Jean-Louis Murat. Un personnage extrêmement intelligent, extrêmement drôle à interviewer.

 

LE LIEN CONCERTS EN PLUS

Du côté du site les ENCHANTEURS, on a trouvé un ami belge pour faire figurer Murat dans son "best" des concerts de l'année 2022 :

Jean-Louis Murat (au Réflektor à Liège), avril 2022. Jean-Louis Murat enchaîne les albums (on a renoncé à les compter) et se produit sur scène sans discontinuer. Ce soir-là, entouré d’une équipe de fidèles, il nous a présenté un concert de rêve, mêlant blues-rock et country, avec quelques incursions dans la pop histoire de dérider l’atmosphère. Des chansons en majorité au rythme lent, pour nous emmener au loin, dans les montagnes de son Auvergne chérie ou dans les grands espaces américains. Une échappée comme seule la musique peut nous offrir. Murat est décidément le plus grand songwriter français.

Alors, pour ne pas le rater :

27 janvier: Chasseneuil du Poitou

Dans le DAUPHINE LIBERE,

Chansons terriennes, samedi 1er avril à 20 h 30 au Théâtre d’Annonay (de 5 à 18 euros). La forte tête du pop-rock fabrication française entre en scène avec son dernier album studio au « savoureux goût de western auvergnat ». Dans La vraie vie de Buck John, on retrouve ses thématiques favorites : les voyages, l’amour, la transmission, l’histoire…

Dans la Montagne, une toute  petite mention du concert de Meymac dans un article sur les concerts autour de TULLE.         Ambiance sans doute plus introvertie et rock avec le chanteur auvergnat Jean-Louis Murat, qui sera sur la scène du cinéma Le Soubise, à Meymac, le 3 février, avec son nouvel album enregistré chez lui et en petit comité, La vraie vie de Buck John.      Après Montluçon, ça sera forcement un concert réussi : Si ça avance, si ça recule, comment veux-tu que je manque TULLE? s'est déjà dit le chanteur.

 

LE LIEN ELEVATION DE NIVEAU POUR NE PAS FINIR SUR UNE MAUVAISE NOTE

 Je vois que LE POINT a parlé du disque BLAISE CENDRARS dans un article consacré à quelques beaux livres... mais l'article est réservé aux abonnés (comme celui du JDD)...  Un autre article du Point est lui lisible : avec une vidéo avec un extrait de la récitation...

"Finir l'année et commencer l'autre avec Blaise Cendrars C’était un projet qui lui tenait particulièrement à cœur, et l’enregistrement, sur une idée de sa fille Marie, eut lieu à Bruxelles en 1990. Quand on entend aujourd’hui la voix de Jean-Louis Trintignant disant La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, accompagné par la musique de Jean-Louis Murat, on part avec lui, le train nous secoue, la petite Jehanne nous émeut, avec ses « Dis Blaise… » et Moscou est bien la ville aux mille et trois clochers, et Cendrars le « mauvais poète », « qui ne savait pas aller jusqu’au bout ». En plus d’avoir redonné vie à ce projet, présenté par le spécialiste du poète, Claude Leroy, les Disques du maquis y ont associé Enki Bilal, ami de Trintignant, joignant son talent dans ce livre objet musical, premier d’une collection de Bookson, qui met d’emblée la barre très haut et redonne à la croisée des genres tous ses sens ! Il faut dire que Cendrars ne cesse de surprendre et d’émerveiller : la preuve par cet autre poème, intitulé La fin du monde filmée par l'ange N.-D., fruit de « ma plus belle nuit d’écriture, ma plus belle nuit d’amour », dira Cendrars de ce moment d’exception du 1er septembre 1917 qui remit sa main (la gauche, celle qui lui reste) à la page. Le fac-similé des éditions de la Sirène (1919), où Cendrars était illustré par Fernand Leger, est publié par Denoël. Un superbe livre et une lecture ad hoc pour terminer l’année puisqu’il commence ainsi : 31 décembre : « Dieu le père est à son bureau américain »… début d’une promenade divine qui verra « toutes les villes du monde s’agglomérer Parvis notre Dame », et bien d’autres choses encore, sous l’œil de l’Ange à la trompette….

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 6 Janvier 2023

Ah, ça, j'aime un article qui arrive tout fait, c'est parfait après les fêtes pour essayer de se reprendre en main un peu... Moi qui vous avait promis de l'animation à l'occasion des 13 ans du blog!  Disons que j'ai juste un peu de retard...  Un peu comme M.F.  et son compte-rendu de Montluçon... mais OUI! MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS! Donc à bientôt pour pleins de choses "tard que jamais"... Si jamais faut attendre l'automne pour le nouvel album, ceci dit, faut pas se presser non plus... D'autant qu'ils annoncent de la neige...  

Enfin, soit, un grand Merci à M.F.!   Et on compte sur vous pour les retours pour les concerts de Meymac notamment!

Vague à l' âme sur l’embarcadère.

Murat de nouveau à Montluçon !  Je n'en croyais pas la rumeur. Avait-il croisé Rover lui vantant, après ces trois  passages, les qualités du pâté aux pommes de terre et l'accueil extrêmement chaleureux des Bourbonnais ?

Un seul concert ici, en trente ans, les Betty boop avaient forcément changées mais leur enthousiasme était toujours intact et dans les campagnes environnantes, les bandes de fidèles parmi les fidèles seraient immanquablement au rendez-vous.

Enfin, pour une fois, nous n'aurions pas à descendre dans son fief, c'est lui qui venait à nous, pour sûr, c' était une bonne nouvelle.

Bref, il fallait se mobiliser, recruter quelques nouveaux adeptes ; ceux et celles passé.e.s sans le voir, appeler les quinquas acquis à la cause ; téléphone en surchauffe : tu sais quoi ?...

Perso, j'étais toujours sous l’emprise des vapeurs d' iode du concert estival en Charente ...  Soit disant que ça lui ne réussissait pas la mer et l'iode au J-L, ses montagnes lui manquaient, tu parles Charles, loin des yeux, loin du cœur...  jamais je l'avais vu autant frétillant, détendu, plein d'humour et séduisant avec sa chemise couleur fraises écrasées ! Faut dire que les conditions étaient réunies, un charmant festival de la chanson dans les dunes, chaleur d'été, brise du soir, une cause pour soutenir la recherche contre une maladie… Public conscient de leur chance et touché en plein cœur ; les ingrédients étaient là...

Je l’attendais avec impatience cette future soirée de décembre...le jour J, aucun bémol, les copines et copains au diapason, mais ce soir-là, comment dire... coté ambiance... à Montluçon, ce fut un concert un peu singulier, tendance surréaliste ! 

Le premier commentaire de J-L pris la forme d'une diatribe contre un journaliste local et son article de l'époque, il y a 30 ans... rancunes tenaces, quand elles nous tiennent... Ensuite, les intermèdes alternaient entre scuds envoyés par ci, par-là, saupoudrés d’humour potache, voire vachard, un brin acerbe suite aux propos, trop complaisants d'une sympathisante dans la salle... laquelle sans le vouloir, nous l’a énervé un peu plus.

En quelque sorte, rien de surprenant, le J-L qu'on affectionne aussi, plus ou moins habile selon l’humeur du jour, « aficionados » des joutes verbales, de l’ironie, des provocations, comme des propos éloignés du politiquement correct. A prendre avec des pincettes ou à ignorer, c'est selon les caractères.

D'aucuns diront qu'il semblait las, pas motivé, il dira lui-même avant de commencer qu'il fallait bien se mettre à jouer ! C'était le dernier concert de cette tournée... il nous l'a bien dit, pas de chance pour vous...flûte alors, Demi-soupir !

Cafardeux, fatigué ? Tout passe, tout lasse, tout casse... Soit.

Cependant, une fois rodé, l’Auvergnat et ses musiciens se lancent, assurent et enchaînent les chansons du dernier album avec raffinement et rythmique hypnotique. Petits détours par le chemin des poneys, rencontre éphémère avec un chat et une princesse of the cool, à Yvetot, la pharmacienne nous indique la route pour Monboudif, près du Ciné Vox, l'endroit préféré de Jean Bizarre afin de contempler l 'arc-en-ciel, puis direction Taormina, pied au plancher.

Rien à redire. Toujours excellent notre J-L  entre douceur introspective et énergie galvanisante.

Devant la scène, ça chaloupait, les quinquas et autre jeunesse en goguette retrouvaient leurs 20 ans. Manquait quand même la cerise sur le gâteau, la chemise couleur fraises écrasées ! 

Et puis, ce fut l'apothéose...A force de mauvaises ondes, les forces diaboliques s’abattaient sur la fin de la soirée, les mystiques ont même pu croire au châtiment divin. Soudainement, un claquement intempestif se fit entendre, les regards se tournèrent vers les spots, pas de fumée... Le concert continua, malgré un J-L et des musiciens dubitatifs. Les pétarades s’enchaînèrent, le bruit fut localisé, les amplis s’emballaient, la guitare fulminait, coupe, coupe...(Marcel !) fini par lancer J-L.

Console et enceintes endiablées furent éteintes. Cette fois, le fil conducteur s'était définitivement rompu, tout ça ce n’était vraiment pas courant, dépité J-L fit volte-face, lumières !

Une fin curieuse et écourtée, un public interrogatif, dans l’empathie pour l’artiste interloqué à juste titre et cette fois pour rien dans l'affaire...

Une traversée de soirée légèrement kafkaïenne, un peu comme un rendez-vous à part, un peu manqué, parcouru par ce sentiment de vacuité qui nous étreint parfois.

Dis, quand reviendras-tu ?

Peut-être pour le prochain album, histoire d’exorciser les démons et d'ironiser sur les surcharges électriques à Montluçon...

Lilith. (hiver 22)

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 12 Décembre 2022

bonjour,

j'ai mis de côté le blog cette semaine, et pas avancé comme je l'aurais pu. On verra si je rédige un compte-rendu de St-Egrève...  Ce n'est pas gagné... Mais priorité à l'actu.

 

1)  J'ai récupéré samedi mon exemplaire 208 du disque Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France dont on annonçait la sortie avec quelques détails en juin dernier. Pour résumer, nous concernant, il s'agissait d'un accompagnement musical de Jean-Louis M. d'un enregistrement d'un long poème de Blaise Cendras par Jean-Louis T. Trintignant.  32 minutes.

Je n'en attendais pas grand chose, d'autant qu'il est confirmé que les 2 Jean-Louis ne se sont pas rencontrés, et même que Murat a dû travailler sur une interprétation déjà enregistrée. Quelques notes de violoncelle au démarrage (Murat indique qu'il s'agit d'un musicien de l'opéra mais personne n'a conservé son nom). A 6 minutes, pour quelques dizaines de seconde, on retrouve un peu de synthé(son de flûte traversière) et des oiseaux. On perçoit quelques sons très légers par derrière, avant le retour du violoncelle quelques secondes. Par la suite, c'est lui qu'on entend très régulièrement. Murat indique qu'il s'agit de "respirations et un peu d'ambiance", essentiellement,  générateur de tensions, appuyant sur l'interprétation de Trintignant elle aussi très "tendue". Il n'y a rien donc de continu et pas réellement de "morceaux". C'est à rapprocher de son travail pour des musiques de film comme "Pauline et François". 

Concernant l'objet, la présentation est austère. Il était annoncé une interview de Jean-Louis Murat mais elle est décevante. Elle clôt le livre et il n'y a que quelques bribes d'un phoner. On y apprend un peu du détail de l'enregistrement (un studio à Paris près de la Bastille), qu'il n'avait pas "senti la profondeur" du poème mais que Trintignant "le transcende avec son voix et son phrasé". Il est ensuite question de choses connues: la révélation sur Verhaeren, le Petit Larousse, son travail sur Béranger et Deshoulières.  Par contre, les dessins de Bilal en double page sont très chouettes.

La page Murat: 

Bilal qui cause Manset:

L'origine du projet:

Trintignant touchant quand il dit "j'aimerais le connaître"(Jean-Louis Murat):

Le tirage est de 3000 exemplaires ce qui me parait énorme au vu des chiffres réalisés en musique, mais concernant un objet littéraire, je ne sais pas pas. Autre surprise : une soirée parisienne de lancement a eu lieu à la maison de la poésie le 8/12 devant une belle assemblée. 

Et il y a un peu de promo:

-  On entend le thème du violoncelle au début d'émission: Bilal le trouve "sublime" et explique ensuite son travail d'illustration: (je n'ai pas pris le temps de tout écouter. S'il est question de Murat, merci de le signaler!)

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/poesie-et-ainsi-de-suite/enki-bilal-blaise-cendrars-et-le-livre-simultane-9994690

 

- Le Temps, en Suisse, parle de l'actualité autour du poète suisse et cite la sortie.

 

- Aussi une séquence sur France 5 avec Pierre Lescure dans C à vous sur France 5 :  vidéo

- Mention sur télérama.fr : collaboration des deux Jean-Louis dans une "fastueuse édition".

-Enfin, j'étais tombé sur le Grand Atelier de V. Josse qui nous permet d'entendre le travail qu'a poursuivi Trintignant avec la poésie... et un autre musicien.

 

2)  Il a été question de Murat assez longuement (près de 3 minutes) dans "la bande originale" de Nagui sur Inter il y a déjà quelques jours... et non, pour une fois, pas dans une séquence humoristique. Merci à Catherine pour l'info.  Rendez-vous à 35'15 du podcast 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-bande-originale/la-bande-originale-du-vendredi-25-novembre-2022-3104551

Le résumé exhaustif est compliqué mais voici :  choix musical de François-régis Gaudry, "foule romaine"... et on devine  les regards entendus en plateau (rire de Leila Kaddour). "ah, c'est un bonhomme quand même", Gaudry: "J'ai toujours adoré JLM, avec ses excès, ses phrases délirantes, son côté raide" et de rajouter qu'il a été déçu d'une rencontre pour l'Express. Journaliste cuisine, il avait obtenu de la Rédaction d'être malgré tout chargé d'une interview. Journée promo dans un hôtel, on sait que Jean-Louis n'y est souvent pas très bon...  "Il ne me regardait pas dans les yeux.. mais ça ne m'empêche pas d'adorer", "je l'ai vu pleins de fois en concert" et de souligner qu'il aime son "côté artisan" qui pouvait aller vers le succès populaire et "a préféré rester dans son coin, sa petite campagne".  Et Nagui de faire son laïus aussi : "il a son caractère, il ne s'est pas fait que des amis, il faut composer dans le métier". Kaddour se rappelle: "c'est le seul concert où je me suis fait engueuler quand même, enfin le public parce qu'on ne réagissait pas". "je l'ai vu battre des enfants dans la rue" ajoute Morin. Et Nagui de raconter un souvenir douloureux d'une interview de Murat le concernant, et indique "mais il a raison, il a raison". (Je ne reviens pas sur l'historique entre les deux).

 

ET puisque c'est vous, je vous ai retrouvé la trace de cette rencontre Murat/ Gaudry... Face à un journaliste qui a pu se dire "vaut mieux que je me contente de parler de patates et de pizzas", Murat n'est pas si mauvais...  Et moi, je vais aller tester la "justine"...

 

LE LIEN DOMINIQUE A EN PLUS

Quand Dominique A ne parle pas de Murat, les journalistes s'en chargent. Très bel article de M. Muscat:

https://www.lyoncapitale.fr/culture/concert-au-radiant-bellevue-le-monde-selon-dominique-a

Si l’on pense beaucoup, dans ce rapport prosaïque à la nature, presque animiste, divinement changé en poésie, cette solitude chargée, à Jean-Louis Murat, pour la première fois sans doute, et c’était à faire, Dominique A marche sur quelques bouts de terre appartenant à Gérard Manset, ce grand poète et musicien voyageant en solitaire depuis cinquante ans sans jamais se mesurer à personne, ni à la scène ni aux modes, développant un monde musical aussi épique et étendu que la Terre du Milieu de Tolkien ou le Westeros de Game of Thrones, hors du temps et hors de tout, au caractère mythique mais à la résonance bien réelle.

Je pensais peut-être aller le voir mercredi, à l'Isle d'Abeau, mais outre des contraintes personnels, je boycotte intensivement la coupe du monde...comme beaucoup de monde. Ils restent donc de la place. Pas de chance pour lui et les abattoirs de Bourgoin (en association avec le théâtre du Vellein), deux salles qui ont accueilli JLM. 

 

LE LIEN CARLA EN PLUS puisque Murat l'évoque dans l'article de l'express

'Jean-Louis Murat en sort un tous les six mois, Francis Cabrel tous les six ans. Disons que je me situe entre les deux. Pourquoi ?"   dans le Nlle Obs (réservé aux abonnés)

Et bien... on attend le prochain... de Murat.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 5 Décembre 2022

Bonjour,

Je suis très mauvais élève, pas de compte-rendu de ma part de St-Egrève pour moi (pour l'instant)... mais je vous propose un retour... même deux retours sur Montluçon... 

Sommeil sommeil j'ai sommeil v'là Montluçon merde Montluçon quel flip

 

Nous disait Jean-Louis Murat dans "Coltrane" sur Travaux sur la n89... Est-ce que c'était prémonitoire? Peut-être que Jean-Pierre en tout cas nous donne une piste pour expliquer ce vers dans son compte-rendu...  

Merci à Lui. 

Concert à "l'Embarcadère", à la fin un peu galère…

 

  Le lieu avait pour nom « L'embarcadère », une salle de spectacles associative dans l'Allier, à Montluçon.

  J'avais quitté mes « Monts Humbles » de la Montagne Bourbonnaise ce samedi 3 décembre en fin d'après-midi, roulant sous la pluie et dans les brumes passagères, un vrai temps automnal face nord, pas celui des couleurs mordorées et dorées qui caractérisent cette saison. Mon frère habitant Montluçon, j'aurais un pied à terre me permettant de repartir le lendemain matin. La neige serait peut-être alors encore sur les monts au loin.

   J'allais voir Jean-Louis Murat.

  De cette tournée « Buck John » 2022, j'avais déjà assisté au concert de Nevers (11 Mars) et à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand.(12 Avril)

   Depuis sa première tournée, j'en avais vu des concerts de Murat, avec toujours quoiqu'il arrive un renouvellement de ses propositions musicales et de ses humeurs.

   A  Nevers il était malade, et la salle de la Maison de la Culture n'était pas vraiment propice à  une transcendance muratienne. J'avais eu un petit coup de blues, avais trouvé le public respectueux et âgé, assis donc, avait admis que mon héros avait vieilli et moi aussi. Heureusement le final de « Taormina » m'avait transporté et contaminé. Du coup, le lendemain j'avais le Covid. Murat peut-être aussi, il annula Limoges le lendemain.

   Sur ses terres, à la Coopérative de Mai, le curseur avait été placé beaucoup plus haut ; j'étais juste devant, dans une salle moyennement remplie, mais assistant à un concert sincère et enchainant les titres avec justesse et variations, bien porté par ses complices musiciens, musique et voix au diapason. Les comptes-rendus déjà parus dans « Overblog » m'épargnent un plus vaste descriptif, et pour conclure, seule déception, je m'étais fait piquer la playlist par mon compagnon de concert, j'étais content pour lui, dépité pour moi.

   Bon, maintenant cela devient plus complexe dans la narration, il faut bien le dire. Car je suis parti voir ce concert à Montluçon avec une pensée bien ancrée dans mon esprit tortueux. Ce serait peut-être le dernier concert de Murat auquel j'allais assister. Non pas qu'on m'avait décelé récemment une maladie incurable - bien que je n'avais pas l'intention de m'éterniser!-, mais m'effleurait depuis peu la pensée que c'était sa dernière tournée, et que je ne m'en réjouissais pas. Je ne le voyais pas entamer un « Never Ending Tour », comme l'inusable Bob Dylan, et le concert de Montluçon eut tendance, malheureusement, à confirmer mon intuition, et j'espère bien sûr me tromper.

   Je ne vais pas au concert pour voir un spectacle sur écran géant. A «  l'Embarcadère », je fus aussi aux premières loges, nous étions moins de deux cents. Et je ne suis pas sûr que les autres dates et lieux visités de cette tournée ne dépassent beaucoup ce chiffre. Est-ce suffisant pour équilibrer financièrement, une telle logistique ?

   Le concert fut ni bon ni mauvais, c'était un concert de Murat avec ses moments de certitude et de doute, ses envolées et ses errements, des feulements et des susurrements, des musiciens assurant et rassurant, sa voix et sa guitare bien présentes, certains moments de grâce et de désolation, et c'est ce que j'aime chez lui. La playlist (que je me fis encore chiper à la fin, pas vrai ça!) était proche des concerts déjà décrits sur le blog, avec des points culminants sur « Cinevox » « Hello you », « Frankie » en particulier.

   Commençant sans tarder - pas de première partie, et c'est peut-être aussi bien -, ponctué de quelques commentaires débonnaires sur le Bourbonnais, quelques propos anti-Macron, des dérives chantonnées autour de « Montluçon » « Ma Lucette », le rappel d'un de seul passage à Montluçon, « il y a soixante ans... », un des concerts les plus mémorables (négativement) de sa carrière, car il se souvenait d'un journaliste qui avait écrit le lendemain dans la Montagne « que JLM ne devrait pas poursuivre dans ce métier... ». J’espère que le journaliste en question n'était pas dans la salle, car il lui adressa quelques propos corsés. Je me suis souvenu de ce concert, c'était il y a 29 ans, début novembre. J'habitais alors en Touraine, mes filles (deux ensemble) venaient de naître, et sur la route, il neigeait. Il y avait un décor d'automne sur scène, dispensable, c'était une tournée acoustique post Cheyenne Autumn.

   J'avais aimé (j’ai aimé tous les concerts de Murat). Mon frère et sa femme avaient détesté. Il ne revint d'ailleurs pas le voir avec moi samedi dernier. C'est pour cela que j'aime Murat et que je lui suis fidèle.

   Donc, revenons au concert de « l'Embarcadère ». La fin en fut très particulière, un peu tragique quelque part. Le fait qu'il s'agisse de la dernière date de l'année 2022 en fut-il la cause ? ( mais pas de la tournée, 7 dates sont programmées en 2023, une le 4 Février à Ligniéres, le fief de Florent Marchet, et la dernière date le premier Avril à Annonay)

  Déjà une sortie prématuré après une heure et quart de présence bouleversa la routine, pas de « chemin des poneys », pas de « l'heure du berger », un adieu qui ne pouvait en rester  là ...retour rapide sur scène, quelques plaisanteries avec les musiciens, mais une certaine désillusion, une fatigue palpable, un léger désabusement entrainant une difficulté à entrer en contact en entrer avec le public, des tentatives mi-figue, mi-raisin, en annonçant le fait qu'il n'était pas un chanteur triste comme on l'affirmait, mais qu' il pouvait écrire des choses drôles comme quelque chose autour des « tomates et leur couleurs » ( ???)....Pour ma part, il n'était pas nécessaire que j'écoute cette version...

   La reprise du concert avec « Chacun sa façon » me laissa un peu sur ma faim, ce n'est pas un de mes titres de référence.

     Et puis vint la vraie fin, non méritée pour cette dernière date de l'année avant un break mérité avant les fêtes. Déjà, sur l'avant-dernier titre, un claquement intense vint contrarier son jeu de guitare, le faisant même quitter les cordes un instant. Bref problème technique, qui s'amplifia malheureusement sur le final d'un très beau « Taormina »... gâché par plusieurs « explosions » successives, l'énervant et le déroutant dans un premier temps, puis l'inquiétant et le paniquant, l'obligeant à couper ses instruments puis les baffles, cherchant des explications vers la table de mixage, (« qu'est-ce que vous foutez! ») puis debout devant la scène annonçant un peu perdu qu'il fallait « tout couper », et comme un enfant qui veut se faire pardonner , la mine défaite, « c'est pas de notre faute ! » avant de s'éclipser sur un maussade « salut », laissant les musiciens un peu aussi chamboulés.

   Le technicien de scène revint vérifier l'extinction des machines, les lumières revinrent, it is the end...

   Je me fis devancer pour la capture de la playlist, tournai un peu et sortis sous la pluie...

   Je ne pense pas que Jean-Louis revint pour saluer ou s'expliquer.

   Je pouvais en rester là. Je ne lui en voulais pas.

   J'avais passé un bon moment.

   C'était peut-être mon dernier concert de Murat, je ne l'espérais pas, mais cette fin particulière et émouvante, ne me semblait pas vraiment rassurante.

    Etre débarqué à « 'l'Embarcadère », cela ne peut finir comme cela, Jean-Louis …

JPTheBlack 04 12 2022

 

Florence(d):  Après avoir adoré Auxerre  (compte-rendu) et Montreuil (compte-rendu)

Je découvre avec plaisir ce compte-rendu, qui remet les choses à leur juste place… moi qui suis sortie de ce concert filandreux frustrée et très agacée – et pas par la sortie de scène de Murat qui avait toutes les raisons d’être contrarié.

Oui, Murat était sans doute fatigué samedi soir, après cette longue tournée et dans une phrase d'enregistrement d'album… Fatigue qui pouvait tout de même passer pour une absence d’envie – malgré une arrivée tout sourire de l’ensemble du groupe. Le public était présent et fervent, mais la mise en route a été longuette – il a fallu attendre « Montboudif » pour trouver véritablement le rythme et l’énergie. Murat semblait parfois retarder le moment de se remettre au boulot, étirant à l’excès ses interventions parlées et ses agaceries aux musiciens. Certains propos ironiques ressemblaient même à des aveux : « On est très décontracté, c’est le dernier concert de la tournée… C’est dommage que ça tombe sur vous… », « J’essaie de me débrouiller pour que ce soit notable ce soir… Comme l’autre fois à Montluçon… Je fais vraiment tout pour que ce soit une catastrophe… », « J’écris des chansons chiantes, et en fin de tournée elles me paraissent encore plus chiantes » ou encore, empoignant sa guitare, « Bon on se retrouve dans 4 minutes »

Alors oui, il y a eu, un peu épars, de beaux moments, des vannes rigolotes, et les amis autour de moi, qui n’avaient jamais assisté à un concert de Murat, ou pas depuis très longtemps, étaient heureux de leur soirée. Mais après avoir vécu sur cette tournée plusieurs concerts éblouissants, sans baisse de rythme ou presque, il est toujours agaçant qu’on puisse penser qu’avec Murat, il est normal qu’on ne comprenne rien aux textes (singulièrement marmonnés et malmenés ce soir-là), ou qu’aux pépites succèdent des moments bien faibles. A être si bien traité, on devient exigeant…

L’idée qu’il puisse s’agir d’une forme d’adieu ne m’a jamais traversée. Question de tempérament sans doute, et puis confiance joyeuse dans la vitalité du monsieur. Mais, JP a raison de le souligner, sans doute y avait-il une vraie fatigue, voire une forme de lassitude ce soir-là – dont il semble difficile de tirer des conclusions définitives, avec un personnage aussi insaisissable…

 

Merci à vous deux! 

Vos impressions viennent renforcer mes interrogations du week-end. Oui, la frontière est mince entre un bon concert de Murat et un moyen (même quand la salle est en configuration debout) : des moments d'agacement du chanteur et du public, trop de cris, la voix loin du micro, un manque d'intention... Mais quand c'est très bon, Jean-Louis Murat n'oublie pas de penser aux mots, se connecte un peu plus avec le public, et l'improvisation reste au service du morceau.   

 Sur Saint-Egrève, j'ai lu un:  "Jean-Louis Murat et moi, c'est fini"... alors que mes camarades et moi étions globalement satisfaits...  D'autres ont aimé sans trop de réserves, tant à St-Egrève qu'à Montluçon... Tel est la vie des avis... et le blog a été créé pour qu'ils s'y expriment... il y a 13 ans!  Et comme vous le savez, ce que j'aime en Murat, c'est les interrogations qu'il me suscite. Pour ce week-end, c'est gagné. 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 28 Novembre 2022

bonjour,

Jean-Louis Murat a encore fait passer un bon week-end à ses spectateurs, du côté de la Belgique à Mouscron (Centre Marius Staquet), et à la Marbrerie de Montreuil, ce qui a permis aux parisiens de bénéficier d'une deuxième date. 

Les prochains rendez-vous:  Saint-Egrève et Montluçon vendredi et samedi prochain!

Merci à Florence(d) pour le compte - rendu de Montreuil:

 

Ca a beau être mon sixième concert de cette tournée… La set list a beau être inchangée… Un concert de Jean-Louis Murat, c’est toujours nouveau, c’est toujours réjouissant. Pas aux mêmes endroits, pas de la même façon… mais toujours il nourrit l’enthousiasme et la ferveur.

26 novembre, donc, La Marbrerie à Montreuil. Quelques rangées de chaises devant la scène, l’espace paraît petit mais sera finalement comble, avec des spectateurs massés derrière les chaises, sur plusieurs rangs derrière le comptoir qui surplombe la scène, sur l’espace supérieur qui fait office de balcon. Arrivée tôt, je réserve une place au deuxième rang, mais finalement je resterai au comptoir, hasard d’une jolie rencontre avec Alain Klingler auquel je peux enfin dire mon admiration pour sa magnifique reprise des « Jours du jaguar » sur l’album AuRA aime Murat.

Ce soir, Jean-Louis Murat est en voix, et en joue joliment, tout en sensualité et en émotion dans les premiers morceaux, « La princesse of the cool » qui évidemment s’y prête, un « Ciné Vox » tant de fois entendu qui m’émeut à nouveau, par son phrasé, sa langueur (et malgré un oubli sur le texte), l’inédit « Hello You » dans une version elle aussi extrêmement touchante. C’est tout à fait autre chose qui se dessine qu’à Auxerre par exemple, où le concert avait débuté par un « Jean Bizarre » très enlevé, avec une belle intro à la guitare, un plaisir communicatif du jeu. Ici c’est la voix, le chant qui semblent au premier plan et servent comme jamais les textes.

Fred et Yann attaquent l’intro bien connue de « Marilyn et Marianne »… mais Jean-Louis les arrête tout de suite, pour improviser autre chose, à moitié chantonné. Changement de programme ? Un nouvel inédit ? Mais non c’est bien « Marilyn et Marianne » qu’il a décidé de donner dans une autre version, très intense, très habitée – et d’ailleurs l’ombre de l’assassinat de Samuel Paty plane de façon très explicite, puisqu’il modifie le texte : « sans penser y perdre la tête », « perdre la tête pour Marianne… »

On enchaîne avec du plus léger, et du bien rythmé : un « Montboudif » où la guitare reprend toute sa place, et qui soulève l’enthousiasme de la salle. Puis « La Pharmacienne d’Yvetot », toujours très belle en clavier / voix, mais dont la fin est tout de même un peu expédiée. Murat s’amuse d’ailleurs : « J’ai beaucoup de chansons chiantes »… Il enchaîne avec un « Frankie » extrêmement sobre et retenu, la voix s’élève très peu sur le refrain, reste grave et posée, tandis que le morceau monte progressivement en puissance pour culminer en un des moments les plus intenses du concert.

Et c’est déjà la fin, les musiciens quittent la scène. Ils ne tardent pas à revenir, avec un « Chacun sa façon » toujours aussi efficace, « L’Arc-en-ciel » et un sublime « Taormina », comme en suspension. 

Un magnifique concert, tendu, dense, avec un Murat peu disert mais tenant l’émotion jusqu’au bout. Qui incite à y revenir quelques fois encore, puisque la tournée continue, et qu’il sait maintenir intacts la curiosité et le désir de découvrir ses infinies variations…

 

merci encore Florence!  

Retour sur les deux dates en photo sur l'instagram de Christophe:

https://www.instagram.com/jean_louis_murat_fan_club/?hl=fr

 

 

LE LIEN EN PLUS 

Le nouvel album de Mylène Farmer fait ressortir le nom de Murat à droite et à gauche... mais quand un ancien dolo fait un article... il va jusqu'à demander à Mylène : " A quand tout un album décliné de cette façon comme Jean-Louis Murat l'a fait pour les textes de Charles Beaudelaire mis en musique par léo Ferré?"

(article réservé aux abonnés)https://www.dhnet.be/medias/musique/2022/11/25/nous-avons-ecoute-lemprise-le-nouvel-album-de-mylene-farmer-voici-notre-verdict-GPAXXUMOOJGOLER5XQO6QT6DGM/

 

Pour Télérama, "le duo avec Murat demeure un coup de cœur absolu"(réservé aux abonnés également) et le Monde indique que le duo rayon vert est loin des réussites qu'ont été regrets et les mots"... mais Matthieu M., disquaire fnac, et sans doute un peu trop fans de Mylène s'interroge:  "Jean-Louis Murat, qui a collaboré avec elle sur le duo Regrets, aurait-il eu la carrière qui est la sienne, lui qui était passé de l’ombre à la lumière grâce à ce succès ?"...   Cela l'a certes conduit à être connu d'un plus large public mais il s'est arrangé pour ne pas surfer là dessus. 

 

LE LIEN EN PLUS EN PLUS

Biscuit production a encore frappé... avec le nouveau clip de LOUISE ATTAQUE... qui a pour batteur Nicolas Musset, le batteur de Mustang. Alexis Magand: "«  C’est un projet qui m’a beaucoup excité. C’est comme quand j’avais bossé avec Jean-Louis Murat. Ce sont des personnes dont j’aime bien le boulot, qui ont accompagné une partie de ma vie. C’est une vraie chance de collaborer avec ces personnes ». Il conclut : « Ce sont des projets marquants. C’est déjà une rencontre humaine. On se dit qu’on va continuer dans ce sens-là ». La société de production clermontoise a déjà plein de projets en cours et compte bien proposer par la suite de nouvelles jolies surprises.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/pourquoi-louise-attaque-a-choisi-clermont-ferrand-pour-son-dernier-clip-la-frousse-2653644.html

C'est tourné à Clermont:

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 23 Novembre 2022

Et oui, c'est la période de l'anniversaire du blog (Moi, Pierrot S, 13 ans, pas trop drogué et un rien prostitué-  le 3/12)  et c'est moi qui vous fait des cadeaux!

Après une première rencontre avec un artiste très attachant ( LA FILLE DE LA COTE), une autre interview un peu spéciale va arriver... et un autre concours... mais pour aujourd'hui, grâce à la commune de Saint-Egrève, et la Vence Scène sa belle salle de spectacle et de cinéma dont le nom vient du ruisseau qui descend de la Chartreuse pour se jeter dans l'Isère et ses eaux si... euh..., passons... 

Je vous propose de gagner 2 X deux places pour le concert de Jean-Louis Murat le 2/12/2022... et comme vous le savez, un concert de Jean-Louis Murat, ça se mérite... Mais je ne vais pas vous demander de gravir l'imposant Néron qui domine la ville (c'est réservé aux experts).

 

Je vous propose donc de répondre à deux questions pour assister à cet événement exceptionnellement exceptionnel... puisque ça sera l'avant-dernier concert de Murat en 2022. Oui, c'est ouf! Plus sérieusement, Jean-Louis Murat est en grande forme et livre des prestations convaincantes même pour les initiés !  Ne le ratez pas!

En plus, je serai là, avec mon billet acheté, moi!  J'ai testé sur deux personnes les questions. Apparemment, la première est très facile, la deuxième a nécessité plus de temps... mais c'est néanmoins facile de trouver... Donc rassurez-vous, je n'ai pas convoqué l'esprit de Matthieu pour confectionner les questions, comme aux grandes heures de notre premier concours  (j'ai relu une partie  des commentaires ce matin ).

PS: Il reste des places à vous procurer sans se triturer les méninges entre 14 et 18 euros. ICI

Les billets iront aux deux personnes les plus rapides pour me répondre  via le mail pierrotjlm[at ]hotmail  [point]fr    Les autres amis qui aiment bien les petits concours, je vous invite à jouer pour la beauté du geste, et toute mon estime,  dans les commentaires mais une fois que les places sont attribuées.

 

1)  CHARADE: 

"Mon premier "Vous pouvez venir  de Tanger de Santiago"

Mon deuxième (1 mot):  "dis...  En hélicoptère  Que je te dépose aux cieux"

Mon tout est une charmante ville où je vais finir si je continue à proposer des jeux pareils. (Veuillez expliquer pourquoi)".

 

2) "L'an prochain, nous fêterons les 20 ans de la naissance de tout "Lilith". C'est un autre anniversaire tout tout récent, ce mois-ci,   qui me le rappelle. Lequel?  Bonne recherche!" 

 

(Des indices seront ajoutés lundi prochain 18h30 au cas où)

EDIT 24/11 : Il n'a fallu que 2 heures pour avoir nos gagnants! Félicitations à I. et  P.y., deux candidats malheureux au concours du  concert de Bourgoin. Content qu'ils en profitent à leur tour.  VOUS POUVEZ MAINTENANT REPONDRE POUR LE PLAISIR DANS LA ZONE DE COMMENTAIRE sur les deux questions ou non.  Il reste quelques places à vous procurer en billeterie!

 

See you in Saint-Egrève... et salutations à tout ceux qui seront du côté de Montreuil... de Mouscron, et de Montluçon (en AuRA... mais c'est vraiment trop loin...).

25/11/22 Mouscron Centre Culturel Mouscron BE
Heure: 20:00.
26/11/22 Montreuil La Marbrerie FR
 
02/12/22 Saint-Egrève La Vence Scène FR
Heure: 20:00.
03/12/22 Montluçon Le 109 FR

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0

Publié le 29 Octobre 2022

 

1) Le BIEN PUBLIC nous propose un retour en photo sur le concert de jeudi soir. Un minitexte accompagne:

À chaque fois c'est la même chose. On se dit qu'il est passé de mode, dépassé par les rappeurs et les chanteuses à petite voix. Mais on retourne voir Jean-Louis Murat. L'Auvergnat a fait halte jeudi soir au club de La Vapeur. Pendant un concert où il a souri de la pénurie de moutarde, moqué les bières régionales, il a surtout chanté l'amour comme un ruisseau ardent qui irrigue toute une vie. La prochaine fois ce sera pareil. On hésitera encore un peu. On se sentira passé de mode. Et on ira écouter Jean-Louis Murat.

On voit la belle proximité avec le chanteur dans cette salle équipée d'une scène très basse et le public debout... et des jolies lumières...  Pas un mot sur Raoul Vignal en première partie qui est un maître folkeux.

Mathias m'avait transmis la feuille de la set-liste. Immuable. Donc pas de surprise. Merci à Mathias pour les photos:

On était une nouvelle fois sur une affluence un peu réduite... Effectivement, on peut se poser la question de "la mode"...  Même l'annonce du futur enregistrement dans l'article précédent ne me fait remonter presque aucune réaction... 

 

2)   Je vous annonçais  en juin avec quelques détails l'arrivée en gare de  La "Prose du transsibérien" dont Jean-Louis Murat a composé la musique. On connaît précisément l'heure d'arrivée : 2 décembre.

 

Cet enregistrement inédit du poème de Blaise Cendrars est le dernier projet de Jean-Louis Trintignant.
La Prose du Transsibérien rêve à un mélange et à une communication entre tous les arts. L’interprétation du regretté Jean-Louis Trintignant (1930-2022) est considérée par les spécialistes de Blaise Cendrars comme la meilleure jamais réalisée. L’acteur donne à entendre, par le jeu des modulations de sa voix la traversée d’un voyage éternel. La voix intemporelle de Jean-Louis Trintignant devient ici musique. On embarque à bord du train à travers la Russie en sa compagnie et celle d’Enki Bilal : les mots du poète, la voix de l’acteur et les couleurs du peintre communiquent et se répondent, la peinture et la musique sont enfin à nouveau du voyage.
Livre-disque d’art avec CD & Vinyle.
Édition de luxe limitée et numérotée, avec livret quadri intérieur 36 pages, incluant textes, dessins et peintures. Texte intégral du poème, préface par Claude Leroy, entretiens inédits avec Jean-Louis Trintignant, Enki Bilal, Jean-Louis Murat. Œuvres originales d’Enki Bilal.
Premier volume de la collection livres-disques d’art BOOKSON des Disques du Maquis, qui pour objectif de réunir toutes les formes d’art, littéraires, visuelles et sonores.

https://www.fnac.com/a17447984/Jean-Louis-Trintignant-Prose-du-transsiberien-et-de-la-petite-Jeanne-de-France-Edition-Deluxe-Limitee-et-Numerotee-Vinyle-album#omnsearchpos=1

"Dernier projet"? Cela date de 1990...

Le visuel est un peu décevant pour un objet  d'art... mais on espère des belles illustrations de Bilal et on nous promet des propos inédits de Jean-Louis. Ca coute quand même 60 euros...

 

LE LIEN EN PLUS BIBLIOGRAPHIE

J'avais quelques minutes dans la bibliothèque de Grenoble hier... je me suis rendu au rayon musique... Juste eu le temps de trouver ça :

Livre "La Musique: 1970'-1980'-1990'-2000'" Relié du 18 décembre 2011   306 pages.

 

On le trouve d'occasion pour un prix correcte. le célèbre article de Bayon est le seul sur Murat qui figure dans le livre mais  un index permet de retrouver quelques autres citations (articles sur Bob Dylan) et dans celui-ci:

 

LE LIEN EN MOINS

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #bibliographie

Repost0

Publié le 27 Octobre 2022

 

1) Je m'attendais à ce qu'on découvre des infos sur une sortie de disque puisque on aime bien avoir des nouvelles fraîches chaque année... mais c'est "juste"  le futur enregistrement que l'on a appris sur les réseaux sociaux hier... à partir de mi-novembre. Il faudra donc attendre quelques mois pour écouter.

[Edit: ah, les messages ont été supprimés ensuite... il ne faut pas spoiler cet événement mondial]

L'enregistrement doit donc se faire chez Denis et il semble que Jean-Louis a décidé de la jouer comme "un parfum d'acacia au jardin"... 

                                                     Denis et son disque d'or du manteau de pluie...

 

2)  Un autre petit retour sur OIGNIES nous arrive de la part du site Ca c'est Culte qu'on avait déjà croisé. Des photos sont visibles sur le site.

On y croise un classique du live report d'un bon concert: "mon accompagnatrice, qui découvrait l’univers Muratien  me confit à quel point sa prestation lui a plu."

Pourtant les trois premiers morceaux peinent à me convaincre (Jean Bizarre, La princesse of the cool et Ciné vox) le rythme est lent et les titres très longs. Fort heureusement, la suite s’améliore franchement. On retrouve le Jean-Louis Murat des compositions plus rock dès la chanson suivante (Ma babe). C’est ce que j’apprécie le plus chez ce chanteur : ce mélange de rock assez simple et de poésie aux textes plus ou moins compréhensibles (dans la lignée d’un Thiéfaine par moments) comme pour La pharmacienne d’Yvetot.

Devant moi, mon voisin semble apprécier et dodeline de la tête en rythme. On a presque envie de se lever de son siège pour se trémousser. Il faut dire que la station assise, tant du public que du chanteur n’est pas très propice, mais ce n’est pas très gênant. Très complice avec le public et taquin avec ses musiciens, le courant passe bien avec les spectateurs (mieux qu’avec son ampli qui « souffre d’une lente agonie »).

Il y aura tout de même quelques moments plus calmes (La pharmacienne d’Yvetot, L’arc-en-ciel) durant lesquels il est seulement accompagné de son pianiste. Très rapidement, la cadence s’accélère à nouveau (Frankie).

Malgré les applaudissements nourris, il n’y aura pas de rappel, on devra se contenter d’un Taormina épique. En retournant sur le parking mon accompagnatrice, qui découvrait l’univers Muratien (je ne sais pas comment on dit) me confit à quel point sa prestation lui a plu.

 

 

3) Désolé, j'ai raté pour vous un petit concours pour gagner deux places pour ce soir à la VAPEUR à DIJON...   Un petit texte original l'accompagnait.. avec les approximations de rigueur (disco dans les années 90?)

Le sulfureux Jean-Louis Murat sera à Dijon, à la Vapeur, le 27 octobre. L’auvergnat de 70 ans est encore au top de sa forme et prêt à en découdre. De ses premiers albums, dans les années 80, jusqu’à « La vraie vie de Buck John », le dernier en date sorti en 2021, la musique de Jean-Louis Murat a bien suivi son époque : dans un premier temps plutôt rock-folk, elle adopte un caractère dance et disco dans les années 90. En 2021, avec son dernier album, il caresse l’électro-pop. Mais ce qui reste, ce sont des textes infusés d’amour et de passion. Un gros lover ce Jean-Louis Murat.Mais surtout, faut le dire, Jean-Louis Murat, c’est des gigas punchlines du genre : « Ça me plaît qu’on ne m’aime pas » (Le Point, 2011), et des trucs plus crus du genre « Souchon, c’est la chanson démagogique » (L’OBS, 2014), ou quand il balance aux Inrockuptibles que PNL est « du niveau du Club Dorothée ». Avec Jean-Louis, tout le monde en prend pour son grade, donc jeudi, sortez couverts.

Commente et tente de gagner 2 places pour son concert le 27 octobre à La Vapeur à Dijon ! Texte : Paul Dufour / Photo : DR

PS: c'est bien con... mais j'étais à DIJON... hier...  C'est ballot. Le pire, c'est que j'ai vécu avec cette déco pendant 3 jours...

 

Je découvre un texte qui accompagne une session confinement de FREDERIC BOBIN de ce titre:

Eté 99. Première vraie histoire d’amour. Mononucléose. Tout l’été, alité. Un album m’aidera à supporter ces longues vacances passées au lit : les « Impromptus » de Schubert (par Alfred Brendel), pièces pour piano découvertes grâce au film « Trop belle pour toi » de Bertrand Blier. (Et Jean-Louis Murat dans tout ça, me direz-vous ?) Fin août, je ressors enfin de ma chambre et lors de ma première sortie, j’achète « Mustango », le tout nouvel album de Jean-Louis Murat (Ah quand même !). Je ne connaissais pas grand-chose de cet artiste – un clip avec Mylène Farmer et quelques chansons par-ci par-là… – mais j’avais lu de bonnes critiques de l’album, bien aimé le titre et la pochette… bref, je l’achète un peu par hasard… Lorsque je mets le CD dans la platine, j’entends l’intro basse-batterie du premier morceau… Quel groove ! Je tombe instantanément sous le charme de l’album… le son, la voix, les mélodies, la poésie éthérée de Murat… Une atmosphère à la Neil Young et des chansons qui évoquent le rock britannique (PJ Harvey dans la chanson « Polly Jean ») autant que la contre-culture américaine (Jim Harrison dans « Jim » ou Calexico dans « Viva Calexico »). Le duo de Tucson joue d’ailleurs sur l’album et on y entend aussi les très beaux chœurs de Jennifer Charles du groupe Elisyan Fields. Bref, cet album parle au fan de folk-rock que je suis aussi et réveille en moi mon amour de la musique des grands espaces. Même si « Mustango » reste mon album préféré de JLM, je vous invite aussi à (ré)écouter ses deux albums suivants, « Le moujik et sa femme » et « Lilith ». La chanson que je chante ce soir, « Au mont sans-souci », n’est pas la plus représentative de l’album « Mustango »… Mais j’ai une tendresse particulière pour cette ballade au piano qui évoque à la fois les enfants ou ados convalescents et un premier amour… deux choses qui étrangement faisaient écho à mon été 99.

Il passera sans doute près de chez vous rapidement car il a un calendrier de concerts proprement hallucinant.

https://fredericbobin.com/concerts/

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #2021 Aura aime Murat

Repost0

Publié le 21 Octobre 2022

Ah, un gentil réveil ce matin! Un message m'attendait d'un lecteur que je ne connais pas... et qui  nous envoie un joli compte-rendu sur une -semble-t-il- très bonne soirée dans le NORD ou dans le Pas-De-Calais... je ne vois pas trop la différence mais elle existe... 

Alors un grand merci à Sly (Sylvain F.). 

Bonjour, Je me permet un petit CR du concert de la semaine dernière à Oignies.

J'aime beaucoup lire les CR des autres concert, alors autant partager celui-ci. Je vous laisse toute liberté pour en couper des passages si nécessaire.

Nous sommes arrivés à Oignies à 19h30, soit 1h avant le début du concert, on mise sur un bon vieux McDo pour se restaurer. Mal nous en a pris, car à cette heure, le restaurant le plus proche est pris d’assaut, certainement une ristourne sur la gazoline ! On panique un peu à l’idée de rester à jeun, mais on déniche une pizzeria dans Oignies ce qui en soit est un petit record, pizzas que l’on dévore sur le parking ¼ d’heure avant d’aller voir le concert (démarrage à 20h30) Oignies, c’est dans le Pas-de-Calais, j’étais persuadé que c’était dans le Nord.

Etant moi-même du Pas-de-Calais je n’en tire pourtant aucune fierté. Le site (ancien carreau de fosse minier où a été tourné Germinal) et la programmation du Métaphone sont cependant excellents ; il pourrait y avoir un food truck ou quelque chose pour se restaurer (soit dit sans méchanceté). Il y a un bar qui sert de la bière, spécialité locale, qui expliquera peut-être la joie de vivre du public, et – comme nous allons le voir- la jovialité de JLM.

Première partie sympathique : Pollyanna, seule en scène, dans un esprit folk un peu Moriartyesque, belle voix féminine qui chante en anglais et se rit d’elle-même : un virus malencontreux l’empêchant parfois d’atteindre les aigus. La chanteuse qui parle en français, habite à Lille.

 

JLM entre ensuite en scène et attaque Jean Bizarre, quelques larsens dans l’intro, un « putain » grommelé, aie ça démarre mal. On dirait qu’ensuite à plusieurs reprises il s’amuse à refaire ce larsen. Denis aux chœurs et synthé à gauche, Yann à droite batterie et chœurs également. Fred dans le fond à droite, derrière un écran de fumée fait ronfler sa basse, il ne me semble pas qu’il utilise beaucoup son micro, mais se déhanche pas mal pendant qu’il joue. Ensuite la princesse of the cool, planante, il se goure dans les paroles puisqu’il ne « baise » plus sa houle. La présence d’enfants (3) dans la salle, le rend certainement pudique. Ensuite c’est cine vox. Que je n’aimais pas trop sur album, pas de surprise en concert. Ma babe est enchainé juste après, le public réagit très bien sur ce morceau qui swingue vachement, surtout la deuxième partie qui devient franchement rock.

Je crois que c’est à ce moment là que JLM déplore la mort de son ampli « On assiste à la mort d’un ampli, c’est une longue agonie. Je ferai des claquettes si je n’ai plus de guitare ». Hello You ensuite, il me semble que lors de concerts précédents il concluait le morceau en reprenant la première partie assez calme. Ce ne fut pas le cas ici, mais un très bon moment quand même. On repart avec Marylin et Marianne, longue intro où il répète en boucle, « avant Marylin, avant Marianne… ». Pareil ça bouge pas mal et le public est aux anges. Le morceau a démarré avec les chœurs pendant l’intro mais il n’y en pas eu par la suite. Il présente les musiciens à la fin du morceau. Une personne du public réagit lorsque Fred est présenté ce qui donne l’occasion d’un échange assez cocasse : « il nous a dit que chez lui quand ils trinquent ils ne disent pas santé mais intelligence, car la santé ils l’ont déjà. Alors quand on trinque ensemble on dit toujours intelligence. Quand il y a un suisse on dit intelligence, quand il y a un français on dit santé… mais pas des pieds… » Le public se marre, il essaye ensuite de nous situer le canton (dans le fond, au nord…) puis se lance dans la prononciation en suisse alémanique. Pendant tout se temps, Fred se marre mais ne dit mot. Démarre ensuite Montboudif, avec une scansion en suisse alémanique pendant toute l’intro, le morceau à nouveau est bien rock et j’avoue avoir tapé du pied tout du long jusqu’au final. Très bon morceau. Ma fille me dit que pour un vieux il a encore de l’énergie ! (elle s’était auparavant étonnée de la voix qui pour elle ne correspondait pas à son âge : "en vrai il a une voix jeune" 😊).

On enchaine ensuite avec la pharmacienne d’Yvetot, pas de commentaires sur Annie Ernaux, belle interprétation, on a cru qu’il ne s’arrêterait jamais car à la fin du morceau il redémarre premier couplet, fleur d’abricotier et tout ça. Yann et Fred reviennent, on reconnait les accords de piano de Frankie, « elle est triste cette chanson, j’en pleure d’avance »… A la fin quand il ressasse ses « que n’aurais je pas fait » je me fais pour la première fois un parallèle avec « nu dans la crevasse », chanson hameçon (harpon ?) par laquelle j’accrochais à la musique de Murat, il y a 20 ans (pardonnez ma jeunesse), et ses « que l’engin m’efface ». Peut-être le seul lien entre ces chansons à part ce fil invisible que je tisse. Je crois que c’est là qu’il remercie le public « vous êtes trop bon on n’est pas habitués, d’ordinaire au sud de la Loire on se fait jeter ».

Vient ensuite chacun sa façon, jouée moins rock que les autres morceaux, surtout le final, où il levait la main pour indiquer -j’imagine- à ses musiciens de baisser le volume. Le morceau se termine presque a cappella sur « un cœur solitaire vit en enfer » Décidément bavard il nous annonce : « on nous a dit que dans le nord les gens se levaient tôt, alors on va terminer ». Bien sûr le public est contre. Puis il se tourne vers Denis pour lui demander un morceau « pré sommeil. Eux ils vont sortir, ça les embête pas (il parle de Yann et Fred), il reviendront tout à l’heure faire du boum boum boum. C’est fatigant de faire du boum boum boum. » Denis démarre l’intro de l’arc en ciel, et pendant ce temps JLM continue de baragouiner sur la nuit qui remplace le jour, le crépuscule, sort une phrase pseudo poétique qui fait réagir dans le public, « vous pouvez applaudir c’est du Bruel », il prend sa guitare puis la repose… concentre toi Jean Louis !! Il démarre le morceau qui est très beau, la voix est belle et juste, la même voix qu’il y a 20 ans (pardonnez ma jeunesse, même si je commence à radoter), en plus j’adore quand il va dans les aigus. Fred et Yann reviennent, salués en Suisse alémanique encore, il leur dit « djam, badidjiam djam », enfin genre un riff de guitare fait à la bouche quoi et nous dit, « ouais, c’est bizarre mais c’est comme ça qu’il faut leur parler » ce à quoi Yann répond « j’ai compris », il dit ensuite « je suis pas venu sur terre pour être capitaliste »… bla bla bla et « bite », la même référence à Vald que je n’aurai pas connue si je ne lisais pas les compte rendus des autres. On démarre Taormina, long morceau qui s’étire sous une lumière rouge. Forge l’éclair, coupe la mort. Il me semble que la seule fois où j’avais vu JLM en concert (2006 ou 2007) ce morceau démarrait le set. Le concert était très différent car JLM alors n’avait pas parlé sauf pour se plaindre de l’odeur de cuisine (apparemment du sanglier) qui lui parvenait des loges et l’empêchait de se concentrer, ou pour dénigrer Arras « chef-lieu du pas-de -calais ». Mec, tu viens de Chamalières !

Le concert est fini, JLM se lève enfin, ils quittent la scène, le public debout les ovationne. Nous avons eu ce soir un JLM blagueur et même bavard, qui remercie presque entre chaque morceau. Mais qui ne reviendra pas pour un rappel malgré l’insistance du public. Le groupe (à l’image de la discographie de JLM) a alterné les morceaux franchement rock où la batterie et la guitare sont en avant, et d’autres plus atmosphérique et là c’est Denis qui nous fait un arrière-fond sonore, avec ce son si caractéristique et bien sûr toujours la guitare même s’il semble avoir eu des démêlés avec elle + les deux pianos – voix pour la séquence émotion. Fred bien que discret semblait avoir amené son fan club avec lui ce qui a finalement permis à JLM de se lâcher un peu.

Allez les concerts se poursuivent, ne le ratez pas!

PS: je déplorais le manque de communication sur la tournée... Le post est arrivée dans la semaine!

 

LE LIEN INCONGRU EN PLUS

Ce blog m'aura amené à en voir des choses... et ce jour, à partager des liens sur des jeux vidéos...  Ca ressemble à un pari du journaliste qui en rajoute sur twitter...  Erwan Higuinen s'est amusé à citer Jean-Louis Murat dans un article sur le jeu vidéo FIFA 2023... 

https://www.lesinrocks.com/jeux-video/joyeux-noel-fifa-23-et-nba-2k23-sont-la-504744-11-10-2022/

Fidèles au rendez-vous et toujours plus complètes, les simulations reines de foot et de basket tiennent cette année encore toutes leurs promesses.

Bizarrement, c’est une vieille chanson de Jean-Louis Murat qui vient à l’esprit après quelques heures en compagnie du nouveau FIFA : “Comme de passer Noël… Passer Noël… à la maison.” Car l’impression que donne cette édition 2023 du jeu de football ressemble assez à ça...

Passer Noel au Quatar? la cata... 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

Repost0