baby love

Publié le 22 Mars 2021

bonjour, 

L'album de Matt Low sort le 2 avril. Je vous avais déjà fait écouter le premier single dans un clip hivernal au lac de Servière. Cette semaine, c'est la chanson dont le texte est signé de Murat que l'on a découvert, Olivier Perez de Garciaphone est également dans le coup. Très réussi:

Petite revue de presse:

 OUEST FRANCE  L'auteur-compositeur s'est d'ailleurs entouré de musiciens de là-bas, avec l'ombre rassurante de Jean-Louis Murat qui signe un texte facétieux

http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article8265

Lui que nous aurons pu croiser chez The Delano Orchestra ou Garciaphone aura eu cet adoubement spécial de la part de Jean- Louis Murat, un bouge-toi le cul, avec cette tendresse et la rudesse que nous connaissons de la part de l’auteur de « Lilith ». En plus du conseil, l’immense Murat lui offrira des textes, lui montrant tout à la fois une confiance et une obligation de s’y mettre sérieusement

 

https://www.lesinrocks.com/musique/a-decouvrir-le-premier-album-ondoyant-de-matt-low-comparse-de-jean-louis-murat-166982-15-03-2021/

Cette fluidité mélodique, appuyée par un groove délicat sous l'âpreté folk, renvoie aux paysages de chanson qu'on trouve chez Jean-Louis Murat, .

2)   Dans un article réservé aux abonnés sur internet, Julien Doré nous dit: "Des chanteurs comme Christophe, Brassens justement, Brel, Jean-Louis Murat m'ont donné envie de chanter et de bien m'exprimer en français"

https://www.letelegramme.fr/musique/julien-dore-notre-tournee-sera-une-renaissance-21-03-2021-12719410.php

Bien s'exprimer en Français, Baptiste Vignol pense qu'il y a encore du travail pour Julien. ICI

3) Copain de Doré, Armand Méliès est salué par la critique pour son nouveau disque "laurel canyon". Ce "fan absolu de Neil Young et Joni Mitchell" évoque deux fois Jean-Louis dans une interview:

A propos de HFT :   "Pour moi, Hubert Felix est l’enfant français de cette scène, influencé à la fois par la musique des seventies et la poésie noire de Rimbaud et Baudelaire, qui a elle-même beaucoup compté pour Morrison. [...] Je considère Hubert Felix comme un des meilleurs paroliers vivants en France, sans doute avec d'autres artistes aussi mystérieux que Murat et Manset".

"Quand je regarde certains artistes proche de mon univers  comme Dominique A ou Jean-Louis Murat, c'est à peu près ce chiffre d'une dizaine d'albums qu'on a commencé à prendre vraiment au sérieux ce qu'ils ont fait, qu'ils sont devenus vraiment des artistes clairement installés... "

http://www.baz-art.org/archives/2021/03/19/38851467.html

Dans la presse.ca, "Son Laurel Canyon, qui rappelle aussi en mémoire le voyage américain d’un autre auteur-compositeur-interprète français, Mustango de Jean-Louis Murat, s’avère au final un objet rock poétique très cérébral. Assez loin, en somme, de la scène musicale que son titre évoque".

Le monde a fait la même comparaison: Un disque que l’on inscrira dans la lignée d’Osez Joséphine (1991), d’Alain Bashung, et de Mustango (1999), de Jean-Louis Murat, qui parvinrent en leur temps à dépasser l’hommage appliqué, sinon complexé, pour imposer une vision personnelle de ces grands espaces hantés par d’intimidantes figures tutélaires.

 

LA CONFIRMATION EN PLUS

Je vous le disais dans l'article précédent : rééditions, c'est reparti! On a eu une communication officielle ce jour... avec une erreur: Ils sortent bien en avril!

Par contre, toujours rien concernant le nouvel album et côté tournée, le nouveau tourneur a effacé ce qui avait été mise en ligne... sans doute histoire d'annoncer tout ça avec tambours et trompettes le moment venu.  Pas de panique, il suffit d'attendre, avec patience. Pas de problème, on est patients. Hein! Non, voilà, il suffit d'attendre. Voilà.

Attendre. 

ça fait combien de temps là?  Bon, ça va arriver je vous dis.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 7 Mars 2021

Dans la première partie, nous avons parlé d' un des hommes reliant Gainsbourg à Jean-Louis Murat : Claude Dejacques.
Aujourd'hui, continuons mon petit jeu favori des rapprochements... et n'hésitez pas en commentaires à me faire part de mes oublis (je ne prétends pas à l'exhaustivité en quelques heures de travail, et je fais ça très modestement, en ayant bien conscience de mes limites)!  Je signale au lecteur qui arrive de 2025
(bien le bonjour! Il ne fait pas trop chaud? vous avez enlevé les masques?)  qu'en ce mois de mars 2021, on a commémoré les 30 ans de la mort de Serge Gainsbourg, avec moult émissions.  On verra si les 40 années de carrière de JLMurat seront, elles, signalées...

Même si je tente d'organiser, je fais ça dans le désordre en mélangeant les choses les plus anodines aux plus importantes, et ne résistant pas aux apartés (une recherche en amenant une autre,  cet article m'a entraîné dans diverses explorations).

 

1) Restons donc dans le rayon Ressources humaines, le nom de BAYON me vient immédiatement après celui de Dejacques.  Celui à qui Murat s'est adressé en chansons, et lui adresse toutes ses chansons,   signa une des interviews les plus célèbres de Gainsbourg, "l'interview post-mortem" (et deux livres sur lui).  Les rédacteurs wikipédia de la page de B.  ont d'ailleurs accolé nos deux artistes :

"En 1988, pour la sortie du single Si je devais manquer de toi, Bayon écrit l'article qui « dopera la carrière » de Jean-Louis Murat. Il publie en 1992 une interview post-mortem de Serge Gainsbourg sous le titre Serge Gainsbourg mort ou vices, rééditée en Gainsbourg raconte sa mort, sous une nouvelle couverture, à l'occasion du dixième anniversaire de la mort du chanteur".

Bruno B. aurait-il pu organiser une rencontre?  Je n'ai  trouvé aucun élément m'indiquant qu'ils s'étaient croisés. Dans ses articles sur Murat, non plus.  Un autre B., Bashung aurait pu être intermédiaire. Murat a raconté des virées communes avec celui-ci, mais a priori loin de chez Castel [Qu'est c'tu décides harley david?  (Style elliptique et allusif en hommage à Bayon)]. Dois-je préciser que quand Murat commence à être une personnalité,  Gainsbourg  lui se termine, même si artistiquement, après son opération de 89, il maintient son activité (pour nos deux héros du jour, pas question de prendre sa retraite).

Tournons les pages du  who's who,  et croisons encore:

- La MARSEILLAISE...  Avant W9, Gainsbourg l'avait déjà emmenée aux Caraïbes. Les français l'ont assez peu reprise, mais Jean-Louis s'y est risqué pour L. MASSON.

 

- Baudelaire: les deux ont chanté "les fleurs du mal". Murat y consacre un album Ferré/Baudelaire, mais Gainsbourg avait lui dès 62 interprété "le serpent qui danse"(avec un son type "Güiro" extrêmement pénible dont je ne veux pas vous priver). Notons du coup que le complice régulier de Jean-Louis, et notamment sur le Baudelaire, Denis Clavaizolle, a produit une version de "l'homme à la tête de choux" pour Bashung (avec Morgane Imbeaud, Guillaume Bongiraud). 

 

- L'occasion ratée commune: Jeanne Moreau. Truffaut pense à proposer à Gainsbourg de composer la chanson pour "jules et jim"... avant de choisir "le tourbillon de la vie", et Murat lui compose un disque qui ne sortira pas. C'est Daho qui remportera le lot de prestige.

  - Des interprètes communs: Julien Clerc, Françoise Hardy et Sylvie Vartan...  (Indochine se font clipper par Serge mais chante JL).  Le carnet d'adresse de Gainsbourg reste le plus rempli lui qui aimait les voix fragiles et donc des chanteuses plus souvent actrices avant tout... Deneuve, Adjani... mais l'autre grande icône française du cinéma,  Isabelle Huppert,  c'est  Jean-Louis Murat (sur Mme Deshoulières) qui la "décroche".  (J'ajoute que ce dernier a aussi fait chanter/jouer bien sûr une autre actrice Élodie Bouchez [ajout de Marc L.: qui a fait son premier film avec G.) ... et  qu'Isabelle Adjani a été très admiratrice de l'auvergnat ai-je lu).

Arrêtons-nous du coup sur ce goût commun du duo (qui n'est pas forcement un coup je dois le signaler, il s'est écrit par exemple que JL s'est refusé à Carla).  Gainsbourg se disait misogyne, le rapport aux femmes qu'à Murat est peut-être plus complexe, même si on aime ou ils aiment se ranger plutôt d'un autre siècle, en refusant certaines modernités (Gainsbourg insultant Ringer par exemple...). Même s'ils  se sont interrogés parfois sur leur part féminine (peut-être plus dans une logique de communication pour Serge, inventant des histoires d'homosexualité sur la fin, Murat affirmant son besoin de se vêtir des habits de "sa mie"...), le fait est que Camille dans un discours féministe, a voulu s'adresser aux deux dans sa chanson "Babi carni bird" (même si elle n'a eu de l'expérience qu'avec JLM).  A l'Express, elle disait ceci: 

"Sa chanson la plus fière, Baby Carni Bird, est une Melody Nelson à la Camille. "C'est une réponse à Serge Gainsbourg, à Jean-Louis Murat, à tous ceux qui se voient en Pygmalion. Dans mon texte, Baby Carni s'invente elle-même un nom, une légende. Ce n'est pas l'homme qui la fait exister"

On sait que Lou Doillon a pensé la même chose.  [signalons concernant Camille, qu'artistiquement, a priori Murat avait grande confiance en elle pour qu'il n'ait pas jugé important d'assister aux enregistrements des chœurs de Lilith. Jean-Louis a côtoyé des femmes fortes, des personnalités affirmées - Masson, Farmer, Angot, Carla, Marie -femme et manageuse- avec une relation basée sur l'affirmation des différences ("on est d'accord sur rien"),   lui qui dit aimer  les voix de filles qui n'ont pas l'air de  craindre  les garçons.  Les interprètes de Serge elles se pliaient à chanter par exemple: "Tu es mon maître après Dieu"-Deneuve qui critiquera ensuite "balance ton porc"]

 En faisant le tri entre les citations purement provoc pour Murat (portrait de Libération 2009 par exemple), je pense qu'il serait sans doute possible d'écrire des pages et des pages à ce rapport aux femmes, leur amour des femmes, et leur érotisme pouvant aller jusqu'à la pornographie  ou la crudité (carotte, concombre tout ça), et Gainsbourg à des comportements inappropriés...  Je ne vais pas m'y aventurer... Juste quelques idées :  concernant leur travail d'auteur,  Murat n'a pas eu autant d’interprètes (un titre pour Vartan, Hardy, Nolwen, deux pour I.Boulay), on ne tirera pas de conclusions rapides,  et il semble qu'il ait pu faire son Gainsbourg quelques fois ("sur mes lèvres" pour Nolwenn ou faisant chanter à Sylvie "Même si l'amour est important, Je sais bien que ce soir tout lui est indifférent, Il pense à son corps". J'étais tenté de dire que Gainsbourg avait lui démontré qu'il pouvait se glisser dans une âme féminine, mais lui-même disait que "les dessous chics" parlaient de lui,  Birkin qu'il lui a fait chanter " ses blessures, son chagrin"(à lui), "des chansons qu'elle ressentait comme des reproches". Par contre,  Jean-Louis disait il y a quelques temps qu'il se sentait prêt à écrire sur la maternité pour une interprète, frustré qu'il était du peu de traitement du sujet...   posture patriarcale ou un féminisme?      ◎oui    ◎non     ⨷ne se prononce pas

 

2) Musicalement...

On rapproche peu Murat de Gainsbourg par la discographie. A BIRD ON A POIRE a vu quand même la presse musicale à la manœuvre, arguant du mode duo sur un ton explicite (et ce que je disais quelques lignes plus haut), mais aussi musicalement de l'ambiance sixties et swinging london par laquelle Gainsbourg a su sortir de la rive gauche. Le texte promo de la maison de disque lui même indiquait :" En écho aux duos fraîchement pervers que Lee Hazlewood faisait chanter à Nancy Sinatra ou aux textes que Gainsbourg mettait dans la bouche de ses lolitas, Murat surjoue, avec verve et esprit, les clichés. Lui dans le rôle du playboy Français sur-viril, elle dans celui de l’ingénue et mutine Américaine".  "avec la légèreté d'un Gainsbourg période Anna", "tel un Gainsbourg titillant sa France Gall"  lit-on alors.

Chronic'art compara lui Madame Deshoulières à Melody Nelson: "Au final, on pourra inclure Madame Deshoulières au sein d’autres bizarreries déjà répertoriées chez nos chers défunts : le Melody Nelson de Gainsbourg pour l’ambition musicale, Et Basta ! de Ferré pour le conte au creux de l’oreille et surtout La Mort d’Orion de Manset (ah ! il n’est pas mort ?) pour l’escapade entre BD, SF et littérature".

En 2003, Véronique Mortaigne voyait Gainsbourg à Douharesse:  "Dehors, la montagne. Pays magique, paysages fantastiques. Dedans, au plus profond de cette personnalité tourmentée, les guitares de Neil Young, Robert Wyatt, Serge Gainsbourg, Jim Morrison, mais aussi La Claire Fontaine ou Hélène de Troie" (le monde).

Tout ceci est plutôt anecdotique.

 Notons que le journaliste Bergheaud de 1976 signe un article sur la chanson française et ne sauve que MANSET et FERRE (et Sanson) dans le paysage: "entre les rengaines rive gauche ultra-vieillottes, misérablement arrangées, à peine chantées, et nos plagiaires tout juste honnêtes de la musique anglo-saxonne, la plus belle place est quand même prise par la guimauve.". Cocasserie: L'article est salué dans le courrier des lecteurs par Gérard Davoust, éditeur de Gainsbourg durant 15 ans. 

Pourtant, on retrouve quand même des propos de Jean-Louis Murat indiquant que Gainsbourg a pu être source d'inspiration.

- Qu'est ce qui t’a inspiré et donné envie d’écrire des textes à ton tour ?
C’est difficile comme question… C’est un mélange de pas mal de choses : Serge Gainsbourg, Gérard Manset, certaines chansons de Nino Ferrer… C’est un peu mystérieux tout ça, on peut toujours donner une explication mais en fait, je ne sais pas trop.
(foutraque 2003)

-Dans Rockthistown 1991: " J'en ai bavé pas vous...". Il sifflote. "C'est ces vers à valeur de symbole qui me fait penser que c'est avec la Javanaise que Gainsbourg s'est approché le plus près de SA chanson".

- Dans Polystyrène, « Pour accéder à une notoriété indiscutable, GAINSBOURG s’est transformé en GAINSBARRE« . (…) « A la fin il devait sa notoriété au GAINSBOURG  pas très intéressant qui rote, qui pète et dit n’importe quoi. J’en veux beaucoup au public et aux médias Français de l’avoir dégradé et à mon avis il est mort très malheureux ». 

Signe de cet intérêt?  Une cover, La ballade de MELODY NELSON. (qu'il réalise avec un groupe SEVEN DUB, duo avec Guillaume Méténier -figure du rock clermontois des groupes Sales Gosses, Armée rouge, Fafafa puis parti chez les  Satellites-, et Patrick Bylebyl (Babylon Fighters, le groupe reggae de St-E.). Le duo,  a eu une  courte durée de vie -4 ans?- mais sortit plusieurs disques et tourna avec l’ex-guitariste de TC Matic, Jean-Marie Aerts -Arno-, notamment aux Trans en 98). (« j'ai découvert Al Green chez Jean-Louis Murat. » disait Guillaume dans le livre "une histoire du rock à Clermont" .  C'était  sans doute aux "Écuries", en bas de la route de Murat Le Quaire, où résidait JL Bergheaud. IL y avait une salle sans ouverture, pour répéter  assez exiguë. En rentrant dans la pièce principale, une photo (ou la pochette d'un album) accrochée au mur d'Otis Redding. Les Sales gosses étaient montés quelques jours, certains jeunes musiciens du village... dont Pie assistaient à la rencontre joyeuse).

 

Une version assez trip hop alors qu'après DOLORES, il indiquait ceci:

"Notamment cette manie actuelle de vouloir passer la chanson française au moule trip-hop, ce triste chewing-gum, sans caractère, vaguement baba. J'avais commencé à travailler avec Tim Simenon, mais j'ai abandonné. Il semblait penser que je voulais un disque du genre Gainsbourg-et-Cohen-produits-par-Tricky".

C'était peut-être pour montrer au producteur une nouvelle fois qu'il n'avait pas besoin de lui pour produire ce type de musique...  mais plus sûrement, comme il le dit ci-dessous, pour tenter de percer le mystère Gainsbourg.

"Y a-t-il, d’un point de vue artistique, des formes ou des pratiques que vous avez épuisées, qui ne vous intéressent plus ?
Oui, des toquades : faire son Ferré, faire son Brassens… J’ai fait une reprise de la Ballade de Melody Nelson de Gainsbourg en chantant exactement comme lui, juste pour comprendre – du boulot pour moi, quelque chose que je ne sors pas. Dès qu’il y a un artiste que j’aime vraiment, je ne reste pas ébahi devant son œuvre et je le reprends, pour voir de l’intérieur. J’ai fait Le Petit Cheval de Brassens, du Dylan, Monsieur Richard de Ferré, Nuits d’absence de Caussimon que j’ai chanté je ne sais combien de fois à la fin de mes concerts."

Attention!!!  Concernant cet cover, j'ai eu Guillaume Méténier. Il semblait surpris que je connaisse ce titre. Il m'apprend qu'en fait, il est signé "de Seven Dub" avec un featuring de Murat!  Il semble que Jean-Louis a partagé le titre sans leur accord. En 2017, dans une interview, Guillaume disait: «Mon frère aîné avait ce disque quand j'étais enfant et j'étais fasciné… Et bien je le suis encore! J'ai repris cet air il y a une vingtaine d'années avec mon groupe Seven Dub (avec J.L. Murat) et il est toujours inédit jusqu'à maintenant! ». Le titre a été mis en ligne sur le site jlmurat.com en 99, puis rediffusé en 2011 par une fan dans les tubes.

 

Le fait est que Murat ne voit pas trop l'intérêt de dire du bien des icônes françaises et préfèrent plutôt sortir sa grosse clef de 50 pour déboulonner, ou carrément s'en servir de marteau, même si parfois il y a des mots qui lui échappent:"Gainsbourg, Bashung, évidemment que c'est sensas" ou comparant Serge à Nat King Cole .  

Voici une série de propos sur la chanson française, Gainsbourg, l'écriture française:

 - "Enfin, le plus mariole de tous, c’est quand même Gainsbourg : Paul Verlaine et Charles Cros d’une main, des mélodies de Sibelius de l’autre… On m’a demandé récemment quels sont mes trois artistes préférés en chanson française et j’ai dit Boby Lapointe, Joe Dassin et Jean-Roger Caussimon – je crois ne pas m’être trompé"(RFI)

- "Je me fais assassiner à chaque fois, mais on peut être critique quand même. On peut trouver qu'ils ont parfois fait joujou avec la langue, à la limite du slogan publicitaire"

-   "C’est la chanson française actuelle que je mets en cause parce qu’elle ressemble de plus en plus à de la variété internationale. Par le passé, il y a eu des artistes formidables comme Bourvil, Boby Lapointe, Dick Annegarn, Isabelle Aubray, Charles Trenet... Je constate qu’aujourd’hui il y a une sorte de mondialisation qui me déplaît souverainement. Les chanteurs québécois, qui sont le cheval de Troie de la culture anglo-saxonne, hurlent dans le micro comme si l’électricité n’avait jamais été inventée. Par eux, c’est la culture américaine qui s’infiltre et dénature notre paysage. Alors que nous, les peuples d’Europe, sommes des murmurants. Pour moi, la voix de la France, c’est Etienne Daho ou Miossec, Johnny Hallyday étant une exception. Mais cette tendance un peu vaine qui consiste à mélanger ce qu’il y a de plus branché dans le rock avec ce qu’il y a de plus branché dans la poésie m’agace. Cela dit, on pourrait me retourner le compliment! C’est difficile d’être un chanteur français. Je pense que c’est une espèce en voie de disparition". Nouvel-Obs en 2002


-"II me semble que dans la chanson française on s'est de plus en plus éloigné de la musique de la langue, jusqu'à arriver à une sorte d'impasse. Gainsbourg, Bashung, évidemment que c'est sensas. Mais si tu les mets sur l'arbre de la langue, c'est une branche morte. Tu ne vois pas quelle descendance ils peuvent avoir. Moi, j'essaie plutôt de rester dans le tronc, dans la montée de sève. Quand tu travailles sur des textes comme ça, tu t'aperçois que ce qu'on appelle la chanson française, c'est la langue classique, celle qui a été posée au XVIIe siècle et qui possède sa musique intérieure. Et on y revient toujours, quels que soient les détours. Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa. Et aujourd'hui, par un détour fulgurant, Salvador cartonne, en chanson française, avec un album bossa ! C'est pourquoi, à l'arrivée, je trouve pathétique la manière de Gainsbourg de jouer avec les mots. S'il parlait de la chanson comme d'un art mineur, c'est finalement qu'il ne s'en sortait pas ! Il aurait bien aimé faire toujours Je suis venu te dire que je m'en vais, faire du Verlaine, mais ça ne marchait pas. Comme le Gainsbourg avait un esprit de synthèse fort, qu'il voyait bien quelles musiques marchaient et qu'il ne voulait pas ronronner, il dynamitait les mots. Mais après quoi, c'est l'horreur. Parce que tu te retrouves dans un langage publicitaire, parce que tu fais du publicitaire. Arrivent alors des mecs élevés au Gainsbourg qui font du publicitaire, et comble de l'horreur, qui arrivent à te le faire passer pour de la littérature : Frédéric Beigbeder, par exemple. La langue est alors finie.    Dans la variété, ça donne toutes ces biches, ces petites nanas qui déplacent l'accent tonique et chantent comme des Américaines pour faire sauter le dernier verrou de la langue. Alors que la grande tradition de la chanson française, c'est l'articulation. Ce phrasé, c'est d'ailleurs la force de Gainsbourg. Là, il est dans la lignée de Nat King Cole qui institue, avec Frank Sinatra, le grand phrasé américain. Salvador est tout à fait là-dedans. Yves Montand aussi. Moi, je ne le fais pas assez, je baragouine, comme me le dit tout le temps Isabelle Huppert". (inrocks)

-  « Depuis GAINSBOURG, personne n’ose écrire simplement, contrairement aux anglo-saxons. Il suffit d’écouter BASHUNG. C’est un signe d’impuissance. C’est se positionner vicieusement par rapport à la langue, en se dissimulant. Les gens avouent être incapables de donner du sens avec des mots » (figaro magazine)

- "il y a de nombreuses choses bien dans la nouvelle scène. Orelsan, tout d'abord. PNL. Je comprends pourquoi ça marche, en tant que grand-père j'aimerais que ce soit la musique de mon petit-fils. ET pour moi, ça remet en place tous les référents que peuvent être Serge Gainsbourg ou je ne sais qui. C'est surfait, Gainsbourg ou je ne sais qui. C'est surfait Gainsbourg: poupée de cire, poupée de son pour France Gall, c'est d'un plan plan... et puis Melody Nelson, sans la technicité instinctive des musiciens anglais, sans les ingénieurs, c'est rien du tout. C'est du flan. Je déteste Gainsbourg, pour moi, c'est une branche morte. Il ne représente pas la musique que j'aime et, lorsqu'il a travaillé avec Bashung, il n'a rien fait d'autre que l'emmener boire des coups dans une impasse. Il a trop fait le malin. Orelsan lui écrit des textes que pas un seul rappeur américain n'est capable d'égaler. Même chose pour Nekfeu ou Lomepal, je suis sidéré par la qualité de ces mecs" (vsd, 2020)

- allez, et une bonne vanne pour finir: « Dans la musique, je ne connais que des mecs chargés et je n'aime que des mecs chargés : si tu mets Gainsbourg à l'eau, ça devient Jean-Jacques Debout ! » (Murat dans "Serge", la revue!!!!)
 
On peut ainsi penser que Gainsbourg est une référence pour Murat plutôt dans l'interprétation (en tant que murmurant français à l'épreuve des musiques amplifiées), mais pas l'auteur (même si on peut noter leur utilisation commune de l'anglais dans les refrains) ou le compositeur. A ce sujet, Gainsbourg a de manière beaucoup plus évidente que Jean-Louis utilisé (copié, pillé) les musiques, les lieux avec lesquels il construisait ses albums, et avec des "producteurs arrangeurs". Du plagiat de Gainsbourg percussions au funk new-yorkais, en passant par le reggae*, Gainsbourg se glissait dans des "costumes". Selon moi,  Murat lui transpose son univers qui reste identifiable qu'il enregistre à Orcival ou à Tucson, ou malgré les influences de ses albums (pop anglaise, rap et soul us...).      *Murat n'est jamais allé dans ce style, mais le premier concert parisien de Marley auquel il a assisté a été un choc.
 

Dernier point sur l'aspect artistique, un peu plus haut, Murat évoque le célèbre débat "art mineur/art majeur" ("S'il parlait de la chanson comme d'un art mineur, c'est finalement qu'il ne s'en sortait pas !") . Je veux citer Françoise Hardy dans l'interview qu'elle m'avait accordée:

 

"La plupart des gens ignorent la signification d'"art majeur" et d'"art mineur". Serge qui était pervers sur les bords a joué là-dessus. Il savait qu'il serait mal compris et que cette incompréhension susciterait des discussions totalement à côté de la plaque qui satisferaient son goût de la provocation. UN ART MAJEUR EST UN ART QUI REQUIERT UNE INITIATION (la peinture, l'architecture, la grande musique) ALORS QU'UN ART MINEUR N'EN REQUIERT AUCUNE. Mais cela n'a rien à voir avec la qualité des productions. Il y a au moins autant de très mauvaises choses en musique classique qu'en pop music et une mélodie très inspirée de pop music n'a rien à envier à un thème mélodique inspiré de musique classique. AUTREMENT DIT, EN MATIERE D'ART, LES TERMES "MAJEUR" ET "MINEUR" QUALIFIENT LA NATURE DE CET ART, EN AUCUN CAS SA VALEUR".

 

C'est à relativiser car a-t-on besoin d'initiation pour la peinture? Pas totalement... Mais Jean-Louis Murat comme Gainsbourg partagent sans doute un même complexe par rapport à ce qu'ils auraient aimé être peut-être: un grand peintre, un grand compositeur pour l'un,   un grand poète ou écrivain pour l'autre (peintre aussi)? Et ça les a conduit à toucher et expérimenter diverses pratiques, Gainsbourg allant un peu plus loin en réalisant de films de cinéma (Murat s'est essayé aussi à la réalisation), publier des livres. Murat:

- "je ne pouvais pas gagner le tour de France, j'ai fait du cyclotourisme. la chanson, c'est du cyclotourisme"  (Moustique) 

-"J'écris de la poésie depuis que je suis enfant. J'ai commencé à écrire pour draguer. Mon erreur a sans doute été ensuite de croire que la chanson était de la poésie chantée. Avec Béranger, j'ai compris que ce n'était pas le cas. Il refusait d'être appelé poète, un peu comme Gainsbourg, qui revendiquait la chanson comme "art mineur". Quand Chateaubriand a proposé Béranger à l'Académie française, celui-ci a refusé en disant : "Je ne suis pas poète, je suis chansonnier." (le monde)

- Béranger est celui qui fait d'un art mineur une fierté nationale, c'est le Gainsbourg du XIXe. Avant d'être l'un des hommes les plus aimés et célèbres de son temps, c'est un bohème, un dandy  (libé 2005)

Dernier élément sur la production littéraire, ils passent tous les deux pour des "graphomanes"... tant ils apparaissent prolixes, mais Jean-Louis Murat parle d'un travail artisanal quotidien, qui tient aussi d'un journal intime, alors que le mythe Gainsbourg est celui d'un auteur écrivant un disque en une nuit... toujours dans l'urgence (même s'il avait des carnets et agendas où s'accumulaient des idées). Malgré des autoportraits ("poupée de cire, poupée de son" ; l'homme à la tête de chou, ou Ecce omo...), je le vois moins dans l'exploration de soi, l'introspection, peut-être par pudeur ou d'un manque d'estime de soi l’entraînant dans l'autodestruction. Murat parle de son enfance, décrit le monde rural, ses ancêtres, Gainsbourg lui fait "rock around the bunker".  Manifestation de cela: le goût ou l'impérieuse nécessité des "autoportraits" par Murat?  Gainsbourg s'est peint et crayonné, mais je pense que c'est moins prégnant chez lui.

 

3) Attitudes en haute altitude 

Allez, allons-y cette fois tout de suite sur le principal: LA PROVOCATION, bande de cons.

- Un musicien dans une documentaire sur Gainsbourg de la semaine dernière retenait de celui-ci qu'il aurait été le premier à penser que "l'important était de faire parler de lui", peu importe comment.  Ce n'est peut-être pas le premier, Polnareff explorant les scandales et la nudité bien avant lui (Murat s'y est osé aussi)... mais il a bien perfectionné le système, en  créant un personnage, décliné jusqu'à la publicité, comme Dali. Murat n'a pas cette omniprésence, même si il est aussi "un personnage" utilisée par les humoristes notamment (cliché du chanteur dépressif)...  Bon, on ne va pas lister les clashs, ou les comparer, mais Murat est certainement plus dans l'improvisation, même si il a quelques thèmes favoris notamment en concert.  Gainsbourg provoquait le bourgeois et les bonnes mœurs, Murat lui va jusqu'à "provoquer contre lui-même", son public, ses soutiens, et les professionnels de la profession, avec sa posture d'être insaisissable, sa volonté de ne pas aliéner sa liberté.

 

En même temps, la provocation reste une marque de fabrique, non? (femme actuelle 2006)
Ben oui... Aujourd'hui, la plupart des journalistes me font chier avec ça, mais je vais vous dire un truc : c'est juste de la provoc' à trois balles. Du coup, balancer des vacheries, c'est un peu la pire chose que je fais le mieux. Et ça m'amuse. Il y a peut-être même un côté revanchard: moi qui vient du fin fond de l'Auvergne, pendant dix ans, je me suis fais jeter de toutes les maisons de disques parisiennes. En plus, je connais des dizaines d'auteurs-compositeurs remarquables qui n'intéressent personne et qui déchargent des camions huit heures par jour. Mais Vincent Delerm, s'il n'était pas le fils de l'autre, il n'aurait jamais fait un disque. Idem avec Charlotte Gainsbourg. Sur ce sujet-là, je m'énerve réellement...   

Et hop, deux scuds envoyés...

Cette explication de son goût pour la provocation en vaut bien une autre. Le fait est que cette différence qu'on lui renvoyait (il en parle souvent) tant en descendant à Clermont-"Versailles" qu'en montant à Paris l'a marqué. Des son côté, Gainsbourg parlait de l'étoile jaune, comme du long travail pour faire accepter "sa gueule"...  Ceci a joué dans l'émergence de leur singularité artistique:

"Tous les chanteurs français "importants" ont quelque chose de particulier dans leur diction, que ce soit Gainsbourg qui a anglicisé le français, ou Bashung ou Christophe, qui ont apporté leurs singularités à la langue. Toi, tu as aussi cette particularité dans ta diction ? Chronic'art en 2002

Je viens de l'Auvergne profonde, donc j'ai l'accent auvergnat, cet accent un peu traînant, avec des "o" ouverts. Et puis je viens d'un milieu très populaire, j'ai été élevé par des gens qui parlaient patois. Je ne dirais pas que le français est une langue étrangère, mais j'ai été très traumatisé, au début de ma carrière lorsque je montais à Paris, par les gens qui se moquaient de mon accent auvergnat. Ça me terrifiait. J'ai toujours ressenti l'oppression de l'accent. Quand tu as un accent franc, comme celui de Toulouse ou de Marseille, les Parisiens trouvent ça adorable, mais l'accent auvergnat, ça les fait marrer".

Notons ici  que Gainsboug était un vrai parisien, urbain (s'ennuyant en Normandie), alors que JLM lui revendique bien sûr sa ruralité  (et la pratique des sports de plein air, c'est curieux mais on ne trouve rien sur google sur "Serge G. et le sport"). Concernant cette géographie, j'ai envie de parler de la Rue de verneuil et de Douharesse... Ce n'est pas si courant que des artistes ne "se cachent pas", ce qui a pu à tous deux occasionner des soucis. Ces adresses, toute proportion gardée, Murat n'est pas iconique comme Gainsbourg,  sont des "pèlerinages" pour les fans, et  on sait que Gainsbourg appréciait parfois d'ouvrir sa porte (l'éditeur L. Balandras racontait cette semaine sur fb ses périples de Villefranche à Paris, et une discussion sur le trottoir). 

Dans ce discours médiatique,  ils  jouent tous les deux de leur double ou de leur triple: Ginsburg/Gainsbourg/Gainsbarre et Bergheaud/Murat. Pratique pour s'excuser de ses dérives? Certes, mais aussi simplement l'artiste qui va forcement s'interroger sur sa représentation médiatique, ce qu'il incarne, ses inspirations et l'homme qu'il est. Celui qui va vendre son disque de la maturité en disant "c'est vraiment moi"  est quand même ridicule. Moi même, vous savez cette infâme Pierrot, j'ai parfois du mal à le supporter, avec son humour à deux balles, Pierre lui est sensible et spirituel...

 

Bon, me voilà un peu à sec...  Il faudrait sans doute ajouter encore quelques paragraphes, mais je suis vidé, épuisé, et comme toujours, à un moment, j'ai envie de balancer ma p... (classe, toujours!) mon brouillon en ligne... pour passer à autre chose. J'ai réussi à caser mes notes. Peut-être aurais-je pu encore traiter de leur côté teigneux (me disait Bertrand louis de JLM), "dégueulasse" (me disait la Féline de JLM -attention, c'est un compliment)? de leur méfiance de la politique ( "la pop issue de Gainsbourg est plus à l'aise dans le détachement que dans l'engagement" me disait aussi Agnès Gayraud), de leur côté anar (de droite) mais toujours sans équivoque sur leur anti-racisme.  Enfin, il ne faut enfin pas oublier que la rue Serge Gainsbourg, sise à Clermont-Ferrand, est une adresse chère au cœur des muratiens, puisque la Coopérative de Mai  s'y trouve (un article à ce sujet). Il faudra bien que l'Auvergne rende hommage à JL Murat un de ces jours, mais le plus tard possible...

PS:  Le tribute "AURA aime Murat" : crowdfunding réussi! Si vous souhaitez participer, il est encore possible de contacter par mail:  contact(-at-)stardust-acp.com. L'heure est maintenant à l'organisation des sessions d'enregistrements.

 

 

LES CITATIONS EN PLUS

 

Elysian Fields:

Oren : Une chose qui est vraiment belle chez lui, c'est son attachement viscéral à la langue française, aux mots. En chantant dans sa langue natale plutôt que dans la langue du rock'n'roll, on peut dire des choses beaucoup plus profondes et personnelles. J'aimerais beaucoup pouvoir parler le français de Gainsbourg, de Léo Ferré, de Jacques Brel, ce serait très enrichissant de comprendre la poésie de ces grands auteurs… et de savoir à quel point Jean-Louis est talentueux. (sourire) Même si l'on peut éprouver des émotions en écoutant une chanson sans forcément en comprendre les paroles, quelle que soit la langue.

Aline (Dans Rollingstone)

"Et aussi de se défaire du fantôme de Serge Gainsbourg, qui plane tant sur la

chanson française que la pop depuis plus de vingt ans ?

RG : Je trouve que ça fait du bien de s'en éloigner, car ça fait vingt ans que les journalistes et fans cherchent le nouveau Gainsbourg. Il faut faire le malin, le dandy... tout le monde est dandy aujourd'hui : dandy décalé, dandy mon cul... J'adore Gainsbourg, mais il faut arrêter de ramener la culture pop française à cette seule grosse figure tutélaire. Il y a eu les yéyés, Dutronc, Évariste... je voulais éviter à tout prix les comparaisons avec Gainsbourg et Bashung. D'ailleurs, maintenant, tout le monde cherche le nouveau Bashung. Sauf qu'on ne le trouvera jamais, et ça n'a rien de grave. L'héritage français est lourd à porter. Après, il reste des mecs comme Dominique A, Jean-Louis Murat, qui ont toujours tracé leur route, sans être les nouveaux Gainsbourg ou Bashung

 

Ps:  Dans TRASH PALACE, où figure "Maculée conception" de Murat, une version de "je t'aime moi non plus" est présentée par...Brian Molko et Asia Argento.

 

LES MORTS EN PLUS

Bon, sachez qu'après ça, je ne vous ferai pas Philippe Chatel (malgré toute ma tendresse pour Emilie), ni Patrick Dupont ou encore Philippe Jaccottet...  Évoquons néanmoins Isabelle Dhordain ...voici  ci-dessous cette chanson que des artistes ont souhaité lui adresser. C'est assez remarquable.Cela m'évoque l'hommage que JLM avait souhaité rendre à Anne-Marie Paquotte.   Murat est passé le  19 février 1994  Sur le pont les artistes et chanté "Tout est dit" et "Le matelot"... J'avais tiré la conclusion au premier temps du blog qu'elle n'aimait pas Jean-Louis, avant de voir qu' en 2011,  il avait été programmé... mais l'émission n'a jamais été faite. Outre le fait que Lenoir et d'autres de la radio se réservait sans doute sa venue, on m'a rapporté que, suite sans doute à son premier passage de 94, il avait été blacklisté par les techniciens de l'émission... (On sait aussi du fait de certains propos de JL, que Vincent Josse s'était  fâché contre lui).    Allez, on finit malgré tout sur ce bel hommage:

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #Baby Love

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Publié le 25 Février 2021

 

SURPRISE!! ... pas forcement très bonne ceci dit:   IL VA FALLOIR ATTENDRE...  JANVIER 2022 pour le prochain disque de JEAN-LOUIS MURAT!!!! Et ça fait donc beaucoup de temps après Baby love (calendrier muratien)... Je m'attendais plutôt à octobre. Jean-Louis Murat aura deux ou trois albums d'avance à ce moment-là!!

On l'apprend grâce à une mise à jour du catalogue d'artistes du tourneur : W spectacle!! Jean-Louis change donc une nouvelle fois du tourneur. C'est une belle maison associée à WAGRAM Music.

 

"Rendez-vous en Janvier 2022 pour un nouvel album & une nouvelle tournée donc !" nous dit-on

MAIS QUE VOIS-JE??  Il y a déjà des dates annoncées!!! Pour MARS!

JEAN-LOUIS MURAT
 
dates à venir
11.03.22 - NEVERS - MAISON DE LA CULTURE
12.03.22 - BOISSEUL - ESPACE DU CROUZY
24.03.22 - NANTES - LA BOUCHE D'AIR
25.03.22 - ST ETIENNE DE ROUVRAY - THEATRE LE RIVE GAUCHE
31.03.22 - CLUSES - THEATRE DES ALLOS
01.04.22 - ST-EGREVE - LA VENCE SCENE
03.05.22 - LILLEBONNE - THEATRE
25.05.22 - BEAUVAIS - LA MALADRERIE

et ça fait déjà deux concerts possibles pour moi!!

https://wspectacle.fr/artiste/jean-louis-murat

La petite bio est un peu vite fait...  avec deux, trois "clichés" (la tarte à la crème "comme on purgerait des vipères" dont je parlais encore récemment) et "chanter est ma façon d'errer". Mais on nous parle d'un album une nouvelle fois "made in auvergne". 

 

ET les rééditions vinyles reviennent en avril!! Charles et Léo et Tristan  d'abord et fin mai pour Le cours et grand lièvre !!!

Voilà donc de quoi le surexposer??

le lien en plus

pour patienter notre projet tombe à pic!!  Participez au tribute "indé"  à Jean-Louis Murat:

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/auraaimemurat/tabs/backers

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 15 Février 2021

Hello les loulous,

Bon, il commence à y avoir de quoi faire un gros journal muratien. Alors, générique, et on se retrouve à table devant mon prompteur! Il est 20 heures sur votre canal de la TNTJLM... et après je pourrais m'allonger sur mon lit...

Bonsoir!

 

1) Au cas où ça vous a échappé,  que votre daltonisme vous empêche de remarquer  la belle couleur bleue claire du blog, je soutiens le projet "Aura aime Murat".

Nous venons d'atteindre les 50% sur le crowdfunding! Et les 50 contributeurs!  On va y arriver alors inutile d'attendre pour réserver votre disque:  https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/auraaimemurat/tabs/backers    Il n'y en aura pas pour tout le monde!

En tête d'affiche, avec Silvain Vanot et Pierre Schott, je suis ravi d'avoir le rare Erik ARNAUD. Sur disque, il avait déjà osé se confronter à  MANSET et à "tous les cris, les sos" de Balavoine, deux très beaux hommages à deux immenses chansons! J'apprécie particulièrement sa version de "vies monotones".

 

 

Dans le casting, nous comptons également sur Chevalrex. IL parle de Jean-Louis Murat dans une interview récente:

https://piste1.com/2021/02/01/interview-%f0%9f%94%a5-chevalrex-mes-chansons-mechappent-toujours-un-peu-je-fais-en-sorte-quelles-gardent-une-forme-de-mystere-pour-moi/

Je pense à une chanson comme “La Tombe de Jim” : on peut lui faire raconter beaucoup de choses. Pour moi, c’est une chanson de deuil et de reconstruction, c’est ce qui m’a guidé dans l’écriture. Mais ça reste très ouvert au niveau du sens. J’ai d’ailleurs eu pas mal de retours de gens qui m’ont écrit des choses très touchantes à son sujet. J’ai l’impression que le prénom “Jim” invite à pas mal de projections. Moi-même, je n’ai pas exactement tranché sur qui est ce Jim, et à vrai dire ça ne m’intéresse pas tant que ça de savoir. Beaucoup y projettent leur histoire, leur imaginaire, et je trouve ça très bien. Si j’avais décidé que Jim était une personne réellement identifiée, Jim Morrison par exemple, l’imagination suscitée par la chanson serait bloquée aussi net.

Quand on a entendu “La Tombe de Jim” pour la première fois, on a de notre côté pensé à “La Ballade de Jim” de Souchon. Jim serait mort d’amour après son séjour à l’hôpital, et on pourrait alors venir se recueillir sur sa tombe …

C’est ça que je trouve intéressant, que chacun connecte ce prénom à un Jim en particulier. On m’a aussi parlé d’un héros de BD des années 50. Plein d’autres figures “pop”. En l’occurrence j’aime bien Alain Souchon, la “Ballade de Jim”, je l’ai entendu à la radio enfant, mais je ne me suis jamais réellement arrêté dessus. Je n’ai donc pas pensé une seule minute à cette chanson. Je pensais davantage au “Jim” de Jean-Louis Murat, Jim Harrison, je pensais à différentes choses, et ça m’allait bien comme ça.

 

Lui aussi s'est déjà livré à l'exercice de la reprise (Daho, Holden):

2)  Petite brève en passant : Une minute sur France Bleu à l'occasion de son anniversaire.  "un côté rustre, provoc et bougon" mais "capable d'écrire d'excellentes chansons" nous dit-on.

https://www.francebleu.fr/emissions/la-story-du-jour/tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-jean-louis-murat-le-chanteur-de-chamalliere

 

3) On en reste aux clichés, avec les humoristes d'inter... mais l'intérêt si régulier de Tanguy Pastureau commence à être tout-à-fait louche.  Il cite, en une quinzaine de jours, une chanson et un album...

https://www.franceinter.fr/emissions/tanguy-pastureau-maltraite-l-info/tanguy-pastureau-maltraite-l-info-28-janvier-2021

Même moi qui suis habitué à la noirceur, la chanson que je trouve la plus fun au monde c’est "Au Mont Sans Souci" de Jean-Louis Murat (à propos d'un projet de  série télé inspirée par Mylène Farmer)

 https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-tanguy-pastureau/le-billet-de-tanguy-pastureau-11-fevrier-2021

Tu le sais, auditeur d’Inter, mon loulou, aujourd’hui sur l’antenne (tiens, expression qui rappelle que je n’ai pas 20 ans), c’est la journée Avoir 20 ans en 2021, et autant moi à 20 ans, je trouvais la vie difficile, j’écoutais l’album Vénus de Jean-Louis Murat en regardant tomber la pluie sur la baie de Saint-Brieuc, j’avais des pensées noires, j’ai été jusqu’à me déguiser en gaufre au sucre afin de me faire dévorer par des goélands, autant avoir 20 ans en 2021, c’est pire, faut être honnête.

 

Ne détestant pas moi-même, à l'occasion, quand ça s'y prête, sans me départir du sérieux qui m'incarne, faire preuve d'humour, même en matière muratienne, je viens de le contacter pour qu'il nous en dise plus.  La baie de St-Brieuc vaut-elle celle de Cabourg? Wait and see...  Le nom de  Pastureau qui signifie Berger ou possesseur de "pâture" l'a-t-il entrainé à écouter le berger de Chamablanc?  

 

4)  Encore 4 points... ne quittez pas, y a du lourd! En attendant une page de publicité:

- Avec Fleur du mal, pas de mal à se faire du bien!  A lire une Chronique du 2e EP des "Fleur du Mal"  (après avoir repris du Jean-Louis Murat sur le premier)   https://addict-culture.com/fleur-du-mal-spleen-ii/   

- Le "tribute Aura aime Murat", parce que Jean-Louis le valons bien! Just do it  :  https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/auraaimemurat/tabs/description

- Le blog de Pierrot, le blog qu'il vous faut! Pensez à vous abonner à la newsletter! et à mes internets!

 

5)   Un article nous indique une proximité troublante entre "perce neige" de Murat et un titre des Last shadow puppets. Ce rapprochement me dit quelque chose, ça avait peut-être déjà été remarqué, mais je n'ai pas retrouvé de lien. Il faut rappeler que ce groupe anglais a justement enregistré le disque en France (studio blackbox, fréquenté par Matt Low) et que Gainsbourg et Mélody Nelson est une référence pour eux...

https://lust4live.fr/jean-louis-murat-the-last-shadow-puppets-le-choc-des-titans
extrait:  Nous sommes en 1996 et Jean Louis Murat est au firmament de sa production. Pour preuve ce somptueux sixième album “Dolorès” et une collection de chansons à faire bramer un bucheron en rut. “Fort Alamo” (après “Cheyenne Autumn, l’ami Jean Louis poursuit son évocation de cinéphile…), “Le Train Bleu”, “Le môme éternel” et plus particulièrement ce mystérieux “Perce- neige” sur lequel je vais m’attarder. “Dolorès”, la bien-nommée, est la chapelle où s’abritent les prières d’un amoureux solitaire. A l’écoute répétée de cet opus d’une beauté vertigineuse, la messe est prononcée. Ses poèmes s’inscrivent sinueusement dans notre cortex et les mélodies s’y développent comme autant d’aveux et de désirs. “Perce-neige” est l’incarnation parfaite de ce que l’artiste auvergnat souhaite promulguer en variété française. A savoir une exigence totale. La porte s’entrouvre sur un vocabulaire/ bestiaire faisant la part belle à l’imaginaire et les ballades semblent d’un tout autre temps. Ritournelle insidieuse et aveu d’échec. Clavecin tempéré sur des passions trempées. Murat traite de la séparation à maux cachés mais nous montre la voie. Ainsi, son album concept hurle à chaque morceau la déception d’avoir quitté l’être adoré. Et tutoie des sommets.

 

6)  Est-ce le point 5, mais il semble que Jean-Louis Murat fait la gueule...

https://www.instagram.com/vittoriominighetti/

Mais ce n'est qu'un dessin...   On attend de ses nouvelles!

 

7) Voici venue de Belgique, après celles des Dory4 et de Fred Signac qui attendait Murat, une nouvelle chanson autour de Jean-Louis Murat... Bora Boris s'amuse avec le répertoire :

 

 

8)  Avec un peu de retard, la chronique de Baptiste Vignol sur Baby Love DC est à lire sur son blog et c'est très sobrement intitulé "LA VOIX DU SEIGNEUR". Alors prions saint-amant.

http://delafenetredenhaut.blogspot.com/2020/12/la-voix-du-seigneur.html

Extrait:  Murat est un type qui se donne, s'offre, sans compter.

     La voix de Jean-Louis Murat, elle, suggère la beauté sensuelle des brumes qui trainent en fumées sur les tourbières du Cézallier. D'une clarté mauve, animale, qui semble tomber des étoiles, elle tamise le fond de nos vies.

 

9) Et puisque l'on parle du pays,   il semble que Jean-Louis Murat inspire... si bien qu'au dessus du lac de Servières, sur la colline, on pense à ajouter les lettres : Hollywood!   En effet, deux clips viennent de s'y tourner:

- Matt Low:    La ruée vers l’or de Matt Low sort le 5 mars 2021 chez Microcultures / Kuroneko.

- Belfour:   le groupe qui a joué plusieurs premières parties pour Cantat  sont eux aussi des régionaux de l'étape!! Le clip  est sélectionné pour le Festival du court métrage de Clermont Fd.  https://www.facebook.com/belfourofficiel/

On me dit dans l'oreillette que, cher Matthieu, ce n'est pas la peine d'attendre Aure Atika, elle ne vient plus sur ces berges, elles sont à vous. 

Aure Atika, vous l'aviez?  En été, elle était.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #2021 Aura aime Murat

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Publié le 17 Janvier 2021

bonsoir,

Avant du contenu inédit dans la semaine, n'oubliez pas de revenir!,  je vous fais vite fait un article:

 

1) On commence par l'évasion du jour: PHIL SPECTOR a quitté son pénitencier, en franchissant le wall. Apparemment, certains ne savaient pas qu'il était encore vivant... C'est une légende de la musique pop et rock, mais plutôt contesté...  si bien qu'on édite des disques nettoyés de ses arrangements (let it be)... et que Léonard Cohen rejettera le disque réalisé avec lui (Phil lui avait interdit l'accès au studio sur la fin).

Alors bien sûr, Jean-Louis n'ignore rien de son travail, mais ce n'est pas une référence. On sait qu'il est plutôt Stones que Beatles (Spector a travaillé avec Lennon, dont imagine)...  mais pour le petit détail, voici ce qu'il racontait:

"Je me souviens que le jour où j'ai écouté un vieux Phil Spector avec 'Da Do Run Run' en version originale, ma mère rentrant chez moi m'a demandé qui avait repris la chanson de Sylvie Vartan. La culture de l'ersatz a complètement faussé le jugement de beaucoup de gens. C'est le terreau où pousse encore, de nos jours, la variété française. Ils sont tous dingues et l'arrogance de ces gens qui n'ont pas de culture musicale est très comique. Mes amis anglo-saxons rigolent bien en tout cas".

 

- On trouve les noms de  Murat et Phil Spector sur deux disques:

a) celui d'Isabelle Boulay,  les grands espaces (où figure Amour aime aussi vous voir tomber"), Isabelle y reprend  To Know Him Is To Love Him, un standard de Phil Spector

b)  Dans I'm your fan, le tribute à L. COHEN.  Toutes les chansons ont été écrites par Leonard Cohen à l'exception de Don't Go Home with Your Hard-On et True Love Leaves No Traces (issu de l'album Death of a Ladies' Man  produit par Phil Spector en 77). Il semble que les versions d'i m your fan sont jugés meilleurs que les originales.

 

2) On passe aux amis et camarades de Clermont:  

On a déjà parlé de la chaine youtube "french kiss" de Christophe Adam and friends. Un concert va concrétiser cette belle aventure.  Le 19/03/21à la coopé... si tout va bien.  Voici la reprise de la chanson d'Alain Bonnefont chanté par Murat, par Christophe Adam.       

Voici une chanson de KARTON, fan de Murat: il disait ceci à Pierre ANDRIEU: "Voilà un mec qui a réussi dans l'adversité : Murat au début ; c'était pas évident à écouter, les thèmes étaient un peu difficiles ! Il se fout de son image : il s'est fait connaître avec Si je devais manquer de toi mais il n'a pas refait indéfiniment la même chanson, comme Goldman par exemple ! J'aime bien son cheminement, je suis assez inconditionnel : j'ai tout ce qu'il a sorti ! Sur la tournée Mustango, il a osé surprendre en réinterprétant ses chansons avec des machines : il prend des risques. Ce n'est pas parce qu'il est d'ici mais il faut reconnaître qu'il sait écrire et qu'il a un univers ! C'est le seul d'ici à avoir réussi !"
 

- Denis Clavaizolle lui est toujours en train de lancer son duo ELKEEN.

 

- Morgane Imbeaud poursuite elle sa promo du disque AMAZON. On l'a vu notamment chez RUQUIER. Le nom de Jean-Louis Murat est assez systématiquement cité lors de ses passages.

Voici un clip d'une chanson signée Furnon/hburns, et le clip est signé par l'ami Matthieu Pigné, ex-batteur de radiosofa, Doré...Et qui a aussi une actualité riche avec Animal triste ( avec des membres de Darko et la Maison tellier) et son autre groupe  City of exiles.
 

Morgane en concert à voir sur facebook:

- Matt Low a aussi des news. Après un essai chez Pias, son disque est annoncé chez MICROCULTURES le 5/03/2021!!

Il a diffusé un premier titre:

Et il a fait une résidence avec son nouveau groupe où figure Yann Clavaizolle et Jamie Pop (des Elders) ou encore un membre des Dragon Rapide, ce qui promet des bons concerts... enfin presque... Enfin, on espère.

Ps: ET dans la série "les auvergnats ont de la ressource", qui a réussi à faire un concert en janvier 2021? C'est Alain Bonnefont dans une médiathèque, seul lieu culturel ouvert... Bravo à Blanzat...

 

- On termine avec les amis de la coopé...

La coopérative de mai a fait son calendrier de l'avent en vidéo: on a pu voir Morgane... mais on avait peu entendu parler de Murat. C'est fait vite fait ce 22/12 avec JD Beauvallet, et le numéro se termine par un titre des Delano orchestra, avec des membres de la Kütü. Et on a droit à une spéciale dédicace à Christophe Pie:

le numéro #20 revient sur Bashung et la tournée "des grands espaces".

Dans le numéro 19, un petit message d'Annick Clavaizolle qui a posé devant elle deux disques de JLM..

Dans le 18, séquence humoristique avec Yann Clavaizolle, batteur, et crédité sur un album de JLM.

LE LIEN EN PLUS LES ENNEMIS

Jean-Louis nous avait fait découvrir le problème des rats taupiers... il y a bien des années... mais le renard est toujours classé nuisible... Il est pourtant le régulateur principal...

reportage:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/cantal/rats-taupiers-nous-ont-ruines-cantal-agriculteurs-desempares-face-au-fleau-campagnols-1901958.html?fbclid=IwAR0225M1hxU-S4uVWTLEBzEpdiY-92PvzzFLlY-MzK5LZevrj-jOpQ3UVik

Ps: Et bon anniversaire à Françoise HARDY: Il y a 11 ans je l'interrogeais.... C'est quand même fou...  A relire:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-numero-4-stephane-prin-suite-50792794.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 26 Novembre 2020

Bon, je tiens à dire que l'auteur de ce blog ne prépare aucune nécro en avance... même si je profite de ces événements fâcheux pour me faire quelques lignes... Alors, ce soir:  GGGOOOOOOAAAAAAAAAAALLLLLLL, MARADONNNNAAA......

Je vois que certains  disent: "pourquoi tout ce bruit pour ça?"... Et bien, Jean-Louis donne une réponse dans sa chanson sur le football, "achille à Mexico" (sorti sur le disque "amour foot"), consacrée à Platoch... mais qui pourrait tout aussi bien parler à l'Argentine:

 

 

 

Le genre humain, tous les oiseaux
Dans le ciel blanc de Mexico
Tout devenait si personnel entre eux et nous
C'est l'unité, il faut me croire
C'est l'unité, il faut me croire
C'est l'unité
 
Solennité il faut me croire
 

C'est assez clair pour ne pas en rajouter, et comme l'a dit le chanteur : "il ne faut pas donner d'arguments à ceux qui n'aime pas le foot".   Murat peut s'interroger (en y cédant un peu?) sur l'émotion d'une nation suscitée par le décès de F.Mitterrand, ce "florentin"  qui n'a pas ressuscité le peuple, suicidé depuis longtemps (Quel est ce deuil sur nos âmes Quel est ce deuil qui nous tient " -le coup de jarnac-),  mais  certainement pas devant l'émoi du dernier départ d'un grand champion, et pas seulement espagnol...  Encore moins s'il a été un peu brigand (JL, avant Murat, héros napoléonien à la chevelure maradonienne, avait choisi en alias Aymerigot Marchès  bandit du peuple, ayant frayé du côté de Vendeix... sans oublier de citer  "la complainte de Mandrin" qui fait partie de son top ten des chansons que l'on devrait tous connaître par cœur).  Ah, tiens d'ailleurs, amusant de constater que Murat comparera Maradona à Mitterrand (voir-ci dessous), physiquement (pas pour un centre déposé venu de la gauche ou un crochet à droite à VGE...).

Jean-Louis, en 1990, était en Italie pour Libération, billettiste all-accès...  Il n'en livra finalement que 3, que ce blog republia en intégralité, mal-être et trouille le fit rentrer fissa... d'autant que "Maradona jouait mal".

Dans l'Equipe du 10/02/94, le journaliste indique: "Murat quittait Naples et la plume après un Argentine-Urss où "Maradona jouait mal". JLM:

"« C’était le délire dans le stade. Ils étaient tous pour l’Argentine, ça te filait la trouille. Ils étaient prêts à tuer les Russes. Cette ambiance hystérique et méchante, je ne la sentais pas du tout. Faut y aller dans les tribunes ! "

« « Libé » m’avait envoyé en 1990 en Italie sur le Mondial. J’étais correspondant. Je suivais les matchs. Je suis allé à Naples, à Rome, tout ça. J’ai fait la première semaine. J’ai vu ARGENTINE – URSS. A Naples, il y avait une ambiance de chiottes, avec MARADONA qui faisait n’importe quoi. J’ai envoyé un dernier papier à « Libé » en disant : c’est quoi c’te bug, et puis j’ai repris la bagnole pour rentrer chez moi ». (le soir)

 

Pourtant, sa 2e chronique évoque joliment le dieu DIEGO: "homme pur que Dieu choisit",   "comme un pur-sang fou,comme un voyou (jouer de la main). De la main de dieu, imbécile génial. J'ai senti naître en moi l'infini tendresse, celle que j'ai pour Johnny, Vega, Neil Young, car même le ventre plein comme un oeuf et la verge bandée comme un arc, il mourra lui aussi d'amour et de faim". 

Et le troubadour de  nous livrer une chanson de gestes: "nous sommes venus pour une animation sacrée. Voilà le pré, le nouveau monde où nous entrons en lice... Un monde de geste et de religion. Beaux gestes, vilains gestes, efficacité des gestes, amélioration des gestes, gestes de polémiques, gestes pires que les mots, gestes de reconnaissance,gestes divins".

 

L'intégralité du texte:


 

Muradona : Jean-Louis  Murat et Maradona, le Quaire et Naples.

Après avoir écrit un poème pour Thierry Henry (en 2004), dans l'interview fameuse de So foot (2005), loin de la déprime napolitaine, Murat cause encore de Maradona, en dénonçant l'époque..."sans odeurs, sans poils", qui finalement l'éloignera du football.

"Ils jouent comme des sans-couilles. Moi, ce que j'aime, c'est le contraire: Maradona. C'est le dernier Dieu du football, le dernier des mohicans, l'homo footballicus absolu qui trichait, prenait de la coke, trainait avec la mafia".

Muradona : Jean-Louis  Murat et Maradona, le Quaire et Naples.

 

Bien sûr, on rappellera que récemment avec Il francese , JL Bergheaud a clamé son amour pour Naples...  C'est sans doute un peu bête de dire qu'il aime forcement donc l'idole de la ville... car il chérit sans doute autant ou plus les image de "l'or de Naples", film qu'il invita les lyonnais  à regarder un soir de 2018  (à lire et écouter ici), mais un remake 2020 ferait sans doute apparaître "el pibe del oro" (De Sica: « Mon film est une comédie, et pourtant l'idée de mort y apparaît constamment en filigrane"). Et hier, cet "enfant est mort", et son enterrement me fera sans doute penser  à la fierté de la "mama" du film...

 

LES CITATIONS "et les autres" EN PLUS (cherchez l'intrus)

 

"Quand on joue, c'est moi qui dirige les manœuvres, j'ai une vision d'ensemble, je suis d'emblée Platini, un peu Beckenbauer, un peu Pelé"

Je ne sais toujours pas si c’est un ange ou un démon. Il grimace comme un serial killer, et il a le sourire de Sainte-Thérèse D’Avila, tu ne sais plus. Il doit être un peu fou, c’est pour cela qu’il est génial au foot. Il y a deux Zizou qui cohabitent dans le même. Chaque fois que je le vois jouer, j’y pense. C’est un mystère, il me fait penser à Johnny, on ne sait pas, on ne sait rien, c’est romanesque   (magic)

'Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie..."        et bien sûr Didier Deschamps...' euh,oups... :

 

LE LIEN DE CIRCONSTANCE EN PLUS

Mustang revient avec un titre "memento mori"... et F. Vergeade évoque la "muratisation" de leur leader (cf article précédent, on peut d'ailleurs penser à Dominique a à l'écoute)  J. Felzine: A l'instar d'un autre célèbre chanteur auvergnat, on connaît le stakhanovisme de Jean Felzine qui, entre deux albums de Mustang, duettiste avec Jo Wedin ou s'échappe en solo et sans guitare. Trois ans après Karaboudjan EP, où le groupe s'essayait avec brio au “krautabilly”, et une tournée anglaise avec Blondie, Mustang revient enfin avec un nouveau single, Memento Mori. Derrière ce poignant éloge funèbre, on retrouve le sens de la composition racée et de l'écriture inspirée de Mustang.

https://www.lesinrocks.com/2020/11/16/musique/musique/mustang-revient-avec-le-poignant-memento-mori/

 

LE LIEN LE ROI DANS L'ARENE

On continue de parler de mort, de provocation...

Voilà que j'ai aperçu que sur twitter, Murat était une nouvelle fois sur une affiche rouge, une cible sur le dos. C'est l'association anti-corrida qui l'a rangé dans les personnalités "qui ne ratent aucune occasion de défendre leur passion mortifère"!

Jean-Louis a effectivement dit qu'il aimait la corrida... et dans le même temps le machisme...  dans les interviews où il jouait la polémique, c'est pour moi de la pure provocation et en faire un ardent défenseur de la tauromachie, c'est un rien abusé.

Je propose de retenir plutôt cette citation: "La cruauté du monde est amortie par les animaux"... même si l'amour lui évoque la bête sur le sable:

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #Baby Love

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Publié le 15 Novembre 2020

bonjour les confifi à moitié,

Je sors de mon trou. 

Rien  de phénoménal ne m'avait mis dedans et rien ne m'en faisait remonter... Oui, malgré la sortie d'un nouveau disque...  nouveau à moitié?

Je pense qu'entre vous vous êtes déjà tout dit sur Baby Love DC...  déconfiné alors que le tocsin sonnait à nouveau (quand ça veut pas, ça veut pas). Bon, après tout, il n'avait pas grand chose de déconfiné: Son intime et intérieur, débranché et con finie, et  l'amour aussi. Et bien sûr que ça va très bien de réentendre Murat ainsi, et se replonger dans la tournée Tristan par exemple. On a comme l'impression de se retrouver dans son salon, avec le feu qui crépite légèrement dans la cheminée.  Etait-ce pour certains enregistrements des démos?  L'inédit Prince ahuri  enregistré à la maison au piano -sans crédit de Denis- est très légèrement orchestré. "Que dois-je en penser?" sur un texte pour une fois assez explicite est plus nu... et  ce sont deux belles réussites. Le son est magnifique,  sur le dernier surtout.    On peut en profiter pour remarquer que ce n'est pas  Aymeric Letoquart (ci-dessous dans le "studio scarlett") mais Eric Toury aux manettes pour la majorité des titres (2 ont été fait au studio de Denis, Wooden D).

Eric Toury figure déjà sur un disque au côté de Murat... mais jamais sorti: SVOBODA de Möör. Il était à l'époque selon les mots même d'Alain Bonnefont  l'"équipier" de ce dernier.  On retrouvait aussi Eric (comme batteur) dans le  groupe FOLAMOUR (où ont évolué plusieurs anciens de Clara), groupe à la solide réputation ("aussi bon que les américains" selon P. Veillet), après avoir fait de la musique avec un autre personnage de la musique clermontoise : Geraud Costet (Barons du délire). On le retrouvera  aussi aux côtés d'un 3e sacré personnalité :  Christian Descamps de Ange...  Son activité principal est "technicien/régisseur son"... mais il n'a jamais été sur une tournée de JLM. 

Petite pause publicité:
 

« Wooden D « unité de création musicale à 10mn Clermont centre . ( création de musiques originales tous styles /...

Posted by Clavaizolle Denis on Thursday, 12 November 2020

 

 Pour en revenir à BBLDC (qu'il ne faudra pas confondre avec le CODC) - y en a qui comprennent, y en a qui comprennent pas... ou pas...-,  la seule porte ouverte du disque, c'est le titre de CELENTANO, orchestré façon baby love,  et il surprend d'ailleurs un peu au milieu du disque.  Je n'accroche pas trop à ce son synthétique... Et on en vient au grand défaut de ce disque : c'est bien trop court (y compris les chansons)!  Certes, on peut ne pas se plaindre que les titres inédits n'aient pas fait l'objet d'une réédition de luxe double cd (avec les versions non-déconfinées), qui pouvaient être mise en vente à 20/25 euros  (pour un public de curieux, ce format aurait été pertinent).     Pour un ancêtre comme moi, qui écoute à l'ancienne, on en fait trop vite le tour. Cela donne envie de se faire sa petite K7 avec quelques autres versions acoustiques du catalogue pour pouvoir assouvir son plaisir dans la durée... ou une playlist en aime- pets3... soit.

Sur la chanson "l'arc-en-ciel",  je viens de chercher si du côté italien, cela avait suscité un peu d'actualité, mais je n'ai rien trouvé. Le site officiel de Celentano ne relaie pas, et j'ai juste trouvé un ou deux tweets de fanpage, semble-t-il ravie de se mettre quelque chose sous la dent.   Ce que je n'avais pas signalé, c'est que la chanson est un hommage à un autre chanteur italien Lucio Battisti, dont la carrière est marquée par son refus de se montrer dès 1972 à la façon d'un Manset...  A propos des thématiques chers à JL,  voici ce qu'en disait Libé à sa mort: "Le mâle italien, l'amant latin, tel que le chante Battisti, est devenu un peu femme. C'est lui que l'on trahit, que l'on quitte, que l'on fait pleurer. C'est lui qui ressent désormais des émotions, si douces, si pathétiques qu'aucune femme bien constituée n'en voudrait plus, même pas gratis"... La chanson a sa page wikipédia en italien   car sa publication a fait l'objet de toute une histoire liée à une fausse médium et au fait que le titre est signé par le parolier même de Lucio (Mogol  qui écrira plus tard pour Cocciante,  Gianni Bella et Gianni Morandi).. tout ceci mettant en évidence l'importante de Lucio Battisti en Italie.   
 

A part ça, on attendra donc pour découvrir les autres adaptations muratiennes d'Adriano Celentano, en espérant que ce soit bien le programme pour 2021, car ça reste excitant.

Côté presse, je n'ai pas vu grand chose:

Un mot du côté de la MOntagne, 

un autre dans télé7jours  (merci Régis)

F. Rapilly glisse un petit mot sur Murat presque à chaque sortie.

 

A part ça...  j'ai pris avec philosophie que je n'aurai pas de concerts ce mois-ci,  après la première alerte du couvre-feu... mais avec le deuxième effet kiss cool du confinement, j'y pense, j'y pense...   Bien heureux donc ceux qui ont pu voir Murat cet automne. Certaines dates étaient annoncées comme reportées (comme Mordelles), mais elles sont bien  toutes annulées. Il faudra sans doute attendre 2021/2022 pour le revoir sur scène.

On espère, on espère.

Le télégramme faisait le point sur les décisions des maisons de disques en cette période de confinement ce qui valait à JLM de cotoyer des petits artistes en émergents:  "...Jean-Louis Murat, AC/DC et Paul McCartney !" ;  https://www.letelegramme.fr/soir/pourquoi-les-maisons-de-disques-decalent-elles-leurs-sorties-d-albums-06-11-2020-12652718.php   Ça me refait penser que j'aurais aussi dû voir Paul en juin...  

 

LE DOMINIQUE A EN PLUS

Ah tiens, ça faisait longtemps que Dominique A n'avait pas parlé de Murat (il essaye de respecter sa résolution...), mais il a fait une petite entorse:

La "muratisation" des esprits est un peu moins grave que la lepénisation, mais faudra veiller à créer des instances de démuratisation afin qu'on n'ait pas des disques d'Aya Nakamura tous les 6 mois... Déjà que JUL est à 30 albums...

 

LE RESTONS AUX INROCKS EN PLUS

LUZ était le rédac chef du numéro début novembre. On le connaît ici pour ses dessins saignants et tordants sur Jean-Louis (et la chanson française).

Dans son édito, il indique qu'il soigne son allergie: 

Parce que, même si je ne suis pas chanson française, je chéris un numéro avec la tête de Jean-Louis Murat en couverture parce qu’il y a un entretien formidable avec Robert Wyatt.

 

On ne sait pas ce que cette couv peut lui inspirer alors!

Pour rappel: l'inter-ViOUS ET MURAT- de Philippe Barbot où on en parlait: http://www.surjeanlouismurat.com/2015/04/inter-vious-et-murat-n-18-philippe-barbot.html

 

LE LIEN EN MOINS

Je ne sais pas si on pouvait encore accéder aux discussions (Didier lebras avait travaillé sur ces archives) mais yahoo supprime les groupes le 15/12, et donc avec eux, la fameuse dolo-liste...  A partir de 10 décembre 98, c'était la place to be pour les fans, et qui a créé une vraie communauté, avec une proximité avec JL... avant l'obsolescence du dispositif et l'usure pour certains. Cette ferveur a été un peu perdue. Repose en paix dolo.

Salut aux survivants! et amitiés aux anciens!

La quinzaine depuis BABY LOVE DC... et de la culture, du rock et du punk...
La quinzaine depuis BABY LOVE DC... et de la culture, du rock et du punk...

LE LIEN CULTUREL EN PLUS

Merci à Florence qui m'adresse des petits mails sympathiques. Ainsi qu'à Thierry qui s'est inquiété pour moi. (J'ai besoin de vous! Encouragements, infos, commentaires!)


Florence m'a signalé une chronique  sur Marie-Hélène Lafon... "ancrée" dans le Cantal.... Clara Dupont-Monod a des jolis mots: ce territoire "l'aimante mais ne l'enracine pas, l'ancre mais ne l'attache pas". Elle cite les mots de l'écrivain qui parle de "joie brutale de l'appartenance".

La journaliste termine (élargissant à GIono, ou Frisson-Roche) : "c'est même parce qu'ils ont les chevilles campées dans  un lieu qu'ils peuvent s'envoler vers l'universel". "qui sait d'où il part sait où il va".  Voilà des mots qui collent bien à notre auteur auvergnat...  Bien vu Florence!

ET VOILA ENFIN LE VRAI DERNIER LIEN EN PLUS EN PLUS

Le petit label lyonnais tout récent "Simplex records" qui a ressorti la toute première production de mes amis du Voyage de NOZ (encore disponible) connait un beau succès avec son 3e disque :  une production du groupe GANAFOUL, qui était totalement inédite!  La presse nationale en parle (figaro, inrocks)... et il a  même fallu refaire quelques exemplaires!

Au détour d'un petit mail, j'ai interrogé MICHEL ZACHA qui enregistra Murat pour son premier disque...  il a en effet enregistré FACTORY que certains membres de GANAFOUL avaient rejoint.  Je partage son anecdote:

J’avais enregistré en 24 pistes, début juillet 1978, les 3 jours du concert Le Rock d’ici à l’Olympia avec Le Studio Mobile de Maison Rouge. 
Tous les groupes sont venus, les uns après les autres, au fameux Studio 2 de Pathé Marconi pour écouter leur enregistrement.
Chacun est reparti, sélectionné ou pas, avec une copie de la mise-à-plat de leur passage. Ceux que nous avions choisis, d’abord pour la qualité de leur prestation et ensuite en accord avec leur staff (contrats, manager, producteurs, éditeurs, maisons de disque etc…) ont pu venir en studio pour suivre le mixage et faire d’éventuelles corrections quand c’était nécessaire (pains de guitare, de basse ou de voix) … et surtout possible !
pour Ganafoul, c’est à cette occasion je les ai rencontrés pour la première fois… Ils étaient en trio genre Jimmy Hendrix expérience mais je ne les ai pas sélectionnés pour le Vinyle. Après l’écoute j’ai expliqué à Jack Bon le plus diplomatiquement possible qu’il y avait trop de pains et qu’il fallait qu’il arrête de se prendre pour Jimmy Hendrix :-( … heureusement c' est un mec très doux et intelligent ; il a tout de suite compris. 
Je n'étais pas sur de m’en être fait un ami mais pour la belle histoire il m’a téléphoné en septembre de la même année pour que je vienne au studio de l’Air à Angers ou ils enregistraient « Full Speed Ahead » pour que je vienne écouter … et les aider à mixer leur album (« Spécial remerciement à Michel Zacha »). 
Une jolie histoire de la Rock’n Roll attitude :-)

https://www.facebook.com/simplexrecords

 

Pour rappel:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-12-michel-zacha-part-2-101352425.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-zacha-et-desjacques-producteurs-de-murat-en-82-84-part-1-97335518.html

Et le site officiel n'est toujours pas à jour concernant les crédits du EP Murat...

Allez, pour la peine, je vous dévoile encore une petite anecdote de ZAC du temps du punk:

"Une autre anecdote, pendant qu’on y est : Guilty Razors arrivent au studio en roulant des mécaniques avec leur air de gros méchants en godillots blindés et casquettes à clous en distribuant à tout le monde des caramels, et des paquets de bonbon… 1 heure plus tard on est dans le 2 en train d’écouter leurs morceaux quand un assistant ouvre la porte et me fait signe de venir, je sors et il me dit que la police vient de passer en cherchant une bande de loubards qui a détruit le distributeur de friandises au métro Pont de Sèvres !! Étonnant non ? comme dirait Desproges :-)) [PS: Zac a produit les enregistrements de Desproges du tribunal Des flagrants Délires]

Et la suite : Dans le morceau qu’on a sélectionné Il y a un passage où la guitare rythmique est complètement foirée. je propose au guitariste de revenir avant le mixage avec sa gratte et son ampli pour rejouer le passage en espérant que je pourrait ainsi « maquiller »  le désastre. 
Le jour de la séance, il se branche, on cherche le son pour qu’il soit à-peu-près raccord et j’envoie la bande…
çà prend du  temps, tension nerveuse dans le studio, le mec se plante plusieurs fois « Ouais ça fait chier, c’est pas du « live » c’est pas honnête etc… jusqu’au moment ou j’arrête  la bande au milieu d’une prise car  je crois voir qu’il a cassé sa corde de mi. il m’engueule et je lui répond qu’il a cassé son mi 6 et là, il explose : " j’ai retiré la corde de mi car c’est plus facile pour jouer ce putain de truc !!"

ET LE LIEN QUE JE VOUS AI MENTI EN DISANT QUE C'ETAIT FINI LORS DU DERNIER LIEN EN PLUS EN PLUS

Bon, ce n'est pas la première fois qu'on partage une vanne de l'émission de 17 h sur France inter à propos de JLM. Il y a de toute façon 2/3 vannes par émission sur la playlist d'inter ou les choix musicaux des intervenants... Cette fois, c'est MEURICE qui tacle (à 2 minutes), avec entre autres: "déjà qu'il y a les 40 rugissants, ce n'est pas pour se taper le cinquantenaire bougonnant"...   Merci Manu!

PS: Désolé pour cet article un peu bavard... mais ça faisait 3 semaines que je ne parlais pas après tout...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 18 Octobre 2020

Hello, j'espère que vous vous portez bien après les agapes... (NDLR: bon, je pensais que cet article sortirait avant le 31/12... faut que je mette à jour.  J'ai fait le fier pour mon anniversaire, vas-y que je clame ma motivation et ma détermination, et vlap -vlap, oui, bon, pourquoi pas?-, 3 semaines avant que je me décide à reprendre du temps pour un article! Et en plus, y'avait de l'actu. Je me punis moi-même: maintenant, je vais passer 3 heures à vous raconter tout ça...  Donc ne perdons pas de temps, j'ai ski de fond.).

Hello, meilleurs  voeux à tous! On se souhaite un nouveau disque de JLM, des concerts à l'automne et un peu moins important, mais faut pas l'oublier non plus car sinon, on ne peut pas aller aux concerts:  la santé, la prospérité et le bonheur!  Merci à tous vos messages pour l'anniversaire du blog.

 

1) Bon, on commence par les "marronniers" de fin d'année:  Quand y'a eu un disque de Murat (à peu près chaque année), on le retrouve  dans les meilleurs albums de l'année dans les inrocks... et dans Télérama, dans la liste des cadeaux de Noël (je ne prends pas la peine de retrouver l'encart minuscule).   Voici l'article de F. Vergeade dans les inrocks, avec une très honnête  28e position pour Baby Love

Actus de décembre...  Baby love fin? et les vinyles, surtout a Bird on a poire

- A part ça, mes alertes ne m'ont pas permis de relire le nom de Baby love  dans d'autres classements (à ma connaissance)... et je n'ai pas de critiques de "baby love DC"  à vous proposer non plus. Côté promo, c'est donc très calme.  

 

2)  On les a attendu mais on a fini par recevoir les vinyles de TAORMINA et A BIRD ON POIRE. Pas d'inédits pour taormina, mais un poster inclus pour reprendre le "livret" original.  Côté A BIRD, on retrouve dans le double album, le maxi CD single "Mashpopotétisés", avec les titres loin d'être anecdotiques:  "samedi soir à Paris", "Vu de trois quarts", et "peu me chaut", pour laquelle j'ai une émotion particulière puisque Matthieu m'en parlait souvent.

Bon, le titre SAMEDI SOIR A PARIS est sans doute à un niveau inférieur par son thème : une séance de zapping télévisuel un samedi soir, mais ça en fait justement sa particularité, le côté très pop de la musique (avec les choeurs) est assez étonnant sur ce texte. On pourra la ranger à côté des chansons "parisiennes" de Murat et de "Baby carny bird" (inspiré a-t-on dit de la  téléréalité, et où il est question également de... veuillez m'excuser... éloignez les enfants... de bite. oh!). Les 3 premières rimes sont  très réussis.

[les textes sont ceux de "muratextes", il est dommage qu'ils ne figurent pas reproduits dans le vinyle pour corriger éventuellement

SAMEDI SOIR A PARIS

Ils travaillent dans une même boîte d'investissements
Elle doit bosser au 12ème, il doit bien être sergent
Dieu comme elle semble lasse, de le voir si prudent
Oh zappe-moi cette merde
Un pressé veut s'les faire pardonner la bite à la main
Et elle sur son tabouret ne lui répond rien
Ils vont prendre l'avion, nom de dieu, Bangkok
Si c'est bon pour leur psyche
Soirée de week-end, de télévision
Spermatozoïde tu te détends
On a beau zapper à longueur de temps
Putain de programmes
Tous comme tous, bien à la con
En chemise de nuit, ils vont et viennent toute la sainte journée
Une pauv'p'tite bouboule en carton s'prend une putain d'avoinée
On dirait des chanteuses, vire-moi ce chantier Oh zappe-moi cette merde
Soirée de week-end, de télévision
Spermatozoïde tu te détends
On a beau zapper à longueur de temps
Putain de programmes
Tous comme tous, bien à la con
 
Avec Vu de trois quarts, c'est une chanson énumération, sur une musique bien mémorisable, j'y vois un discours sur le biais par lequel le poète regarde le monde.
 
VU DE TROIS QUARTS
Vu de trois quarts
Nos impuissances nous irritent
Vu de trois quarts
On souffre de ce qu'on craint
Vu de trois quarts
Pour amour, instinct suffit
Vu de trois quarts
Appelle un chat, un chat
Vu de trois quarts
Si tu aimes le miel
Vu de trois quarts
Ne crains pas les abeilles
Vu de trois quarts
Au fait est ma devise
Vu de trois quarts
Appelle un chat, un chat
Vu de trois quarts
N'élève pas un corbeau
Vu de trois quarts
Ou il te crèveras les yeux    [dixit le proverbe espagnol: Cría cuervos y te sacarán los ojos]
Vu de trois quarts
La nuit porte conseil
Vu de trois quarts
Appelle un chat, un chat
Vu de trois quarts
Ce juillet sans orage
Vu de trois quarts
C'est la faim au village
Vu de trois quarts
Ne serait-on alors
Vu de trois quarts
Heureux que par hasard
Et voici donc  le sublime Peu me chaut sur une très jolie mélodie mélancolique (avec cette magnifique guitare en fin de couplet -12 cordes je pense-), téléscopage d'un jour de spleen ouaté avec la joie des skieurs,  une chanson de dimanche matin d'hiver (le deux février 2003 était effectivement un dimanche... j'ai investigué).  Murattextes met des points de suspension après le peu me chaut. Il ne figure pas sur la pochette, ni sur le maxi cd d'origine, mais on les devine tellement,  ils reflètent l'interprétation et toute la tension du moment. 
 
 
PEU ME CHAUT   [Du verbe CHALOIR faut le savoir]
S'il faut partir un jour
Becté par des vautours
Oh, peu me chaut...
S'il ne reste que duvet
Sur le sable argenté
Oh, peu me chaut...
Aujourd'hui deux février
Sûrement levé du mauvais pied
Bouh... quel mars attaque    [peut-être quel "mars attack" en fait pour parler de l'invasion de la neige, des skieurs...]
L'ouyr est blanc, il a neigé  [puy de l'ouïr  est un sommet au dessus du lac de Guery, Alain F. il faut corriger!)
Vivagel nous a livré
Tous les skieurs sont enchantés
Mais peu me chaut... Peu me chaut...
As-tu tenté l'évasion
Le chatoiement du buisson
Peu me chaut...
En sitar orpheline
De deux roches sous l'empire
Oui, peu me chaut...
Aujourd'hui deux février
Sûrement levé du mauvais pied
Bouh... quel mars attaque    
L'ouyr est blanc, il a neigé
Vivagel nous a livré
Tous les skieurs sont enchantés
Mais peu me chaut... Peu me chaut...

Certains mettent ce disque à part, sous prétexte que les compositions ne sont pas  de lui, ce n'est pas mon cas, Murat a fait du Murat, peut-être aidé par Fred qui a fait du Murat sur certains titres. Je disais à une époque que je souhaitais que Murat s'ouvre aux collaborations, c'est sans doute en partie à ce disque, et à ses "reprises", aux "fleurs du mal". "Petite luge", "gagner l'aéroport", comme "l'examen de minuit" sont dans mes chansons préférées de Jean-Louis. Quant au crime de faire de la "pop",  Jean-Louis a quand même commis lui aussi "le cri du papillon", sans parler de ses autres tubes 80's.

On reparlera j'espère du disque dans les prochains jours.  Je voulais juste ajouter qu'au titre de "bonus", figurait "une orgie de sainteté" et "tu n'auras pas le temps" qui figurent pourtant sur le cd d'origine. Je pensais à une erreur. En fait, ils étaient absent du vinyle de 2004... d'où  la mention "bonus". Le vinyle 2020 corrige par contre une erreur du premier vinyle concernant les arrangements de corde de Marie-Jeanne Séréro. Sa participation est sur les titres 2/4/10 du cd... mention qui avait été laissée à l'identique sur le vinyle, alors que deux titres étaient absents. Sur le vinyle 2020, on retombe bien sur ses cordes au 2e, 4e et 10e titre. On retrouve Marie-Jeanne, la compositrice des BO de "les garçons et guillaume à table", "les visiteurs 3" entre autres, également aux crédits de Mockba.

Les autres tracks bonus en face D sont des démos mais instrumentaux. C'est peut-être une petite déception de ne pas entendre des versions un peu dénudées" avec l'interprétation de Murat, mais ce que l'on découvre est quand même très intéressant: des versions déjà assez orchestrées, une sorte de B.O. d'un film des sixties. Et comme ça, on peut faire du karaoké dessus.. Je ne lance pas de concours... mais... à bons entendeurs. 

Bon, je voulais encore vous parler de deux trois choses... mais je publie de suite déjà ça... On se revoit vite... mais je vous laisse quand même avec....

 

UN LIEN EN PLUS

J'ai fait l'intermédiaire entre un blogueur et Michel Zacha... afin que celui-ci soit interrogé sur son travail avec les Asphalt Jungle, le groupe d'Eudeline, avec lesquels Murat partagea la scène lors du festival de LA BOURBOULE en 78.  Zac l'a fait avec plaisir... avec encore quelques anecdotes fameuses qui permettent de comprendre pourquoi il a pu "produire" Murat, il en a vu d'autres :

"Un des cadres d’EMI, Christian Herrgott, les avait repérés et les a signés sans en parler à grand monde. Du coup, ils ont débarqué aux studios Pathé dans l’idée d’enregistrer des maquettes. Mais ils ont saccagé une partie des lieux, et ont été déclarés persona non grata là-bas. Philippe Constantin m’a appelé pour lui donner un coup de main car il était un peu désœuvré par la situation. On ne savait pas comment faire, alors j’ai trouvé un subterfuge : le parking situé à l’arrière des studios était réservé aux musiciens, et une petite porte située à cet endroit donnait directement dans le studio 2. J’ai donc réservé les studios la nuit, sous un autre nom de groupe, et ils ont pu commencer à enregistrer".

https://fanfare-pop.com/radiographie-dun-disque-asphalt-jungle-poly-magoo-love-lane-novembre-1978-emi-pathe-marconi/?fbclid=IwAR3slIAU_u33_-eotTfZg8t7DfnDAM2GCWiXWdtJfOxW8dhjIMXXmx7hYeI
 

En réécoutant le morceau pour préparer l’interview, je me suis souvenu d’un détail que j’avais complètement oublié : j’avais créé à l’époque la « Machinacoeur » [il en parlait dans notre interview] en partant de l’idée du mellotron : une bande magnétique d’une certaine longueur sur laquelle est enregistrée une tenue de note (unisson de cordes, de voix ou de flûtes) et lue par une tête de lecture mobile. La tenue de note est de 7 ou 8 secondes maximum, dès qu’on lâche la note la tête de lecture remonte au début de la bande…. et bien sûr, il faut une bande par note de la gamme, soit 24 bandes (et 24 têtes mobiles) pour 2 octaves. Le problème du mellotron, c’est qu’on ne pouvait jouer que 4 notes à la fois et pendant 7 secondes, il fallait donc beaucoup bricoler.
J’ai donc enregistré avec 3 choristes sur un Studer stéréo quelques secondes de AAAAAAAAA de chaque note d’une gamme chromatique sur 2 octaves, soit 24 notes. Après 1 mois de travail, je me suis retrouvé avec un 24 pistes de 5minutes de AAAAAAAA, de OUOUOUOUOU et de MMMMMMMMM Hommes ET un autre 24 pistes de femmes (1 octave au dessus). Nous avons adapté le clavier d’un vieil orgue électronique pour le connecter avec le 24 pistes.
Voilà donc la « Machinacoeur » : un super mellotron avec 24 voix de polyphonie dont on pouvait jouer non stop pendant 5 minutes… le temps d’une longue chanson. De ce fait, si vous écoutez attentivement la fin du morceau, vous entendrez des chœurs vaporeux dans le fond du mix : c’est moi qui ait utilisé cette machine pour donner davantage de texture à cette partie.

Pour revenir à la dimension ″spectorienne″ du morceau, le jeu de Rikki Darling à la guitare s’y prêtait bien. Les couloirs réverbérés en question donnaient sur les lavabos et les toilettes. Pour diverses raisons, le groupe y passait un certain temps… Quoiqu’il en soit, j’ai enregistré la guitare de Rikki Darling en mettant l’ampli dans le couloir réverbéré, faisant passer le câble de sa guitare sous la porte des lavabos, et fermant bien la porte pour ne garder sur la bande que le son de la guitare réverbérée.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 16 Octobre 2020

Voici qu'une des commentatrices patentées du blog (ex?), une "marcheuse" véritable -je veux parler des marches de la coopé façon pique-nique aux artisons servis aux poils, m’envoie un compte-rendu de concert... et aussitôt une petit vaguelette de nostalgie m'emporte vers quelques souvenirs... et une envie de  dialogue...  avec un reporter multi-poches...  Alors, voici:

 

 

Bon … ce concert de Perpignan … depuis 2007 ils ne l’avaient pas vu ici même !!! Et pour moi, la première fois puisqu’en 2007, je n’avais pas encore recroisé sa route, perdue vers 1999/2000/2001 (retrouvé en 2011).  Amen, tu as retrouvé la foi.

 

Si tu pouvais réinterpréter ajuster découper tout ça à la sauce Pierrot … ;-)  Ah, bein, non, fallait pas me le dire deux fois! Et puis, je te signale qu'il ne faudrait pas oublier la rigueur journalistique, ce n'est pas parce que je vous paye à coup de pierrot qu'il faut oublier:  donc, rappelons que tu  te situes à EL MEDIATOR, partie rock -smac-du théâtre de l'archipel, scène nationale... où on est loin de vivre en "sous-marin" (la politique du sud-ouest sauce Radical, ce n'est pas le far-west semble-t-il... enfin, je me comprends. Il a néanmoins été question du théâtre dans l'actualité quand Louis Alliot a nommé sa nouvelle compagne comme administratrice... ou lors du choix judicieux du nouveau président du théâtre).

 

Peu de monde à faire le pied de grue avant l'ouverture des portes (par rapport à d’habitude devant cette salle) - donc toi toute seule, ça veut dire? Fred Plainelle ne fréquente plus les concerts d'occitanie- et à  20h, tout juste une douzaine. Concurrence de Macron ou pré-habitude du couvre feu ? (puisqu’à Perpi ils y ont eu droit pendant le confinement avec signalement par sirène d’alerte et tout le tralala !).  "La Milice n'est pas sexy".

Bref, entrée dans la salle, masquée bien sûr et l’installation se fait avec « placiers » qui demandent si on est seul, à 2, à 3 etc. car dans les rangs ils ont prévu des « îlots » de chaises pour installer le public et d’autres îlots de chaises séparant les groupes. Pas très convivial mais on a déjà parlé champignons, montagne, Auvergne, concerts de Sérignan en 2019, et de Toulouse et Montpellier en 2018 dans la file dehors … alors on scrolle sur nos chaises (y’a Macron qui cause au même moment).   Euh, Miss? Pense aux vieux qui nous lisent... enfin, pense à tous nos lecteurs stp! C'est quoi Scroller? Enfin, si tu te comprends...

Pour notre part, premier rang cette fois un peu en décalé, on sera face à Fred : on joue l’alternance droite/gauche au fil des ans. Vous suggérez la même chose aux locaux?

La salle se remplit peu à peu, l’ambiance est toutefois assez étrange, on sourit à des demi-visages et je ne saurais dire combien nous sommes finalement … jusqu’à 150 / 200 / 250 j’ai du mal à me faire une idée ? Les chaises et gradins installés dans la fosse sont remplis – en tout cas dans le respect des gestes barrières ce qui nous fait un ¾ et il me semble voir quelques personnes assises aussi aux gradins un peu plus haut, proche de la table de mixage.

La Fender est installée près du micro, mais la 12 cordes n'est pas loin non plus. Ce qui fait... réfléchissons... 22 cordes sur scène, transposé à Cordes-sur-ciel, charmant village d'occitanie, ça aurait fait chouette. A Perpignan, ça fait penser aux pénitents. Dommage qu'on ait interdit la flagellation au 18e, enfin, je me comprends).

Avant 21 h,  ça commence relativement à l’heure il me semble. Entrée masquée pour JL, il s’installe, retire le masque (celui en plastique?, et celui du dessous? Ah, je vais trop vite... tu vas nous dire).   Un petit « bonsoir » et Achtung, c’est parti. On enchaine Reason Why, Le Mec Qui Se La Donne (ou ça commence à s’exciter un peu sur les cordes, la voix alterne entre les graves et les aiguës, il va et vient entre les deux sur la plupart des morceaux), une version de Hold Up similaire à 2019 avec les petit « hou-hou » de Fred et Stéphane. ouh ouh ouh.  Réparer Maison (avec un intro et une version bien endiablée), Tel Est Pris … Il s’adresse un peu au public en faisant semblant de pas tout à fait savoir ce que « l’autre » a annoncé et tout en tripotant sa bouteille de sémillante (l’aigua d’aqui !),  il explique à Stéphane qu’on ne connaît même pas le sexe de ce truc là : le/la on sait pas … et qu’on s’en serait mieux sorti, qu’on l’aurait déjà éliminé si c’était un garçon ; il commence donc par fredonner « est ce que c’est une fille ou un garçon ? », sur fond d’intro de Tel Est Pris.  Toujours Gilet jaune lui. C'est bien il s'adapte au public de Perpignan... ah-ah-ah....    Ça enchaîne ensuite : dans l’ordre ou le désordre avec à chaque fois des intermèdes d’applaudissements sincères et quelques cris enthousiastes,  Montboudif, Kids, Princesse Of The Cool (une version douce et calme que j’ai trouvé magnifique, puis Gazoline mené tambour battant, Rester Dans Le Monde, Je Me Souviens, et après que Fred et Stéphane aient quitté la scène, seul à la Fender - après essai de la 12 cordes qui sonne fort (mais faux ???), Quand la musique payait encore, il avait embarqué Alain pour s'occuper de ses guitares (tournée Tristan)...   en tout cas, ça ne lui convient pas, et qu’il repose donc – Si je m’attendais dans un version down-tempo assez similaire à celle qu’on avait pu entendre dans  "C à Vous" en mars , un soir de discours de Macron (on voit donc sur lequel des deux se porte mon choix à chaque fois !). Il fait exprès de faire la contre-programmation? Ah, il est fort.

On a alterné entre des chansons interprétées calme et dans des versions tout-à-fait envoûtantes et des morceaux entraînants, rapides, pleins de guitare et d’aller-retour aussi dans les paroles (avec les quelques oublis, erreurs et ajustements de rigueur sur un concert de Murat).

Salut, sortie de scène, pas de retour, le technicien scène sort assez rapidement les bras en l’air et en croix pour signifier « fin de concert » à la table malgré des applaudissements nourris. La salle se vide. La traversée jusqu’à la sortie me fait entendre plutôt de bonnes impressions …

 

Dans les quelques adresses faites au public il a demandé si on voulait une vieille chanson, ça a répondu « oui ». il a donc plaisanté sur notre goût pour ses chansons « Mitterrand 2 », - il fait souvent cette classification-,   a évoqué les chansons Macron, les chansons Chirac ou Sarkozy, et s’est marré en évoquant les chansons Giscard et c’est là qu’il est parti sur Je Me Souviens (faut avouer que c’était dans le monde d’avant, est ce que ça en fait une vieille chanson pour autant ?).  Pas d'allusion à la vie politique locale, donc...

On a aussi bien senti aussi que les annonces de Macron, il les avait eues, et avait compris que ça impactait au moins partiellement la suite de la tournée. Il a quand même dit plusieurs fois que ça faisait chier. Et a évoqué son dernier « album mort-né sorti le jour du confinement, j’en ai vendu 3 » puis le fait de débuter une tournée au moment de ces nouvelles annonces … Merci en tout cas de ne pas nous narguer sur le mode: moi, je l'ai vue, et pas vous... Mais enfin, faudra quand même que quelqu'un dise que.... c'est tant mieux pour Jean-Louis! C'est quand même une personne à risque et pour avoir un peu de plaisir, écouter du live, voir les amis, égoïstement, on lui ferait prendre l'air de 250 personnes dans les naseaux?... Bon, je ne suis pas convaincant, je crois (et pour l'instant, on n'a pas de confirmation d'annulation nouvelle!)... Petite pensée pour l'autre soir à Gueret, c'était quand même autre chose qui s'était tramé... et je savais encore trouvé des bons titres... Comme l'avait écrit M, ce soir-là, à Gueret:   "Non, Florent Marchet a raison : "on se croirait dimanche, mais ce n'est pas pareil". Décidément – irréversiblement –, ce n'est pas pareil."  Je te laisse conclure?

 

Pour moi, en résumé:  affiche idéale pour une réouverture de salle, joli concert (j’ai bien aimé aussi les éclairages), comme un bonbon mais celui qui malgré son goût sucré te laisse une nostalgie de quelque chose de perdu, qu'on ne retrouvera jamais … mais  pour le coup je crois qu’il n’y est pour rien. Mon binôme a aimé et n’a pas vécu ça tout à fait comme moi. Il est d’accord sur le" c’est un peu étrange avant, après, mais pas vraiment sur le pendant:  Qu’on soit d’accord, j’ai pris un grand plaisir mais fredonner derrière le masque c’est quand même un drôle de truc dans l’échange (ou le manque de celui ci) et assez frustrant. J’entends des  « les conditions comme ça, ça doit être bizarre,    je préfère ne pas … ».  Moi je décide de soutenir la tentative de réouverture des salles … on en a tant besoin!  

Yes!!! Prenons ce qui est à prendre.. ce n'est pas mauvais pour la planète.

 

LE LI-vrE-N EN PLUS

Dans des articles ou parties intitulés BIBLIOGRAPHIE, je vous partage quelques extraits de livre.  Par un hasard le plus complet, et pour finir par un nouvel hommage à l'engagement de M.... (atthieu)

 

 

Jean-Louis Murat à Perpignan, concert EL MEDIATOR et BIBLIOGRAPHIE
Jean-Louis Murat à Perpignan, concert EL MEDIATOR et BIBLIOGRAPHIE
Jean-Louis Murat à Perpignan, concert EL MEDIATOR et BIBLIOGRAPHIE

L'auteur est l'ami Baptiste Vignol...  et comme le hasard fait bien les choses: je signale son actualité riche:

1) Un livre pour enfants signés avec ... Vincent Baguian (vu lors de la soirée Murat unplugged en 2015): Emile TITAN, 

2) son "ALAIN DELON" (chez Gründ)...  Le créateur du site "http://danslesyeuxdalaindelon.com" sort enfin sa "somme":    "Aujourd'hui 15 octobre 2020, sortie chez Gründ d'«Alain Delon, le dernier guépard». 1 kilos 700 grammes d'ADoration. D'ADmiration. Ou d'ADulation, c'est selon".  Un jour, un jour, on aura son "Murat"... 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 14 Octobre 2020

et voilà le clip qui est sortie peu de temps après mon article d'hier. Il débute vers un vol vers l'Italie... et on s'y retrouve rapidement avec des extraits de films comme l'indiquait les nombreux teasers diffusés. Un véritable  hommage à Celentano, mais aussi à l’exubérance italienne, avec un casting féminin de rêve...

Franck Vergeade nous en parle sur les inrocks: https://www.lesinrocks.com/2020/10/13/musique/musique/jean-louis-murat-reprend-adriano-celentano-et-cest-beau/

Jean-Louis Murat reprend Adriano Celentano, et c'est beau
En prélude à une version “déconfinée” de son dernier album, Baby Love, l'Auvergnat adapte magnifiquement en français L’Arcobaleno du chanteur italien.

Depuis Il Francese (2018), son brillant album à la tonalité italienne, tout le monde connaît l'inclinaison transalpine de Jean-Louis Murat, qui a souvent songé s'expatrier dans la Botte. Pas étonnant, donc, de le voir aujourd'hui s'attaquer au répertoire d'Adriano Celentano, le très populaire chanteur italien, auteur depuis les années 1960 d'innombrables tubes. En bon stakhanoviste, l'Auvergnat a mis à profit le printemps confiné pour enregistrer quelques morceaux, dont cette reprise de L’Arcobaleno en français, qui seront ajoutés en bonus d'une nouvelle édition de Baby Love, paru dix jours avant le confinement.

 
 
En prélude à une version “déconfinée” de son dernier album, Baby Love, l'Auvergnat adapte magnifiquement en français L’Arcobaleno du chanteur italien.

Depuis Il Francese (2018), son brillant album à la tonalité italienne, tout le monde connaît l'inclinaison transalpine de Jean-Louis Murat, qui a souvent songé s'expatrier dans la Botte. Pas étonnant, donc, de le voir aujourd'hui s'attaquer au répertoire d'Adriano Celentano, le très populaire chanteur italien, auteur depuis les années 1960 d'innombrables tubes. En bon stakhanoviste, l'Auvergnat a mis à profit le printemps confiné pour enregistrer quelques morceaux, dont cette reprise de L’Arcobaleno en français, qui seront ajoutés en bonus d'une nouvelle édition de Baby Love, paru dix jours avant le confinement.

 

Intitulée Baby Love DC, cette version augmentée paraîtra le 30 octobre et comprendra donc huit morceaux supplémentaires, regroupant deux superbes inédits (Prince ahuri, Que dois-je en penser) cinq titres de Baby Love réenregistrés en version acoustique et cette cover italianisante. Comme lorsqu'il adapta Leonard Cohen ou Bob Dylan dans sa langue maternelle, Murat fait sien le morceau de Celentano, avec sa voix reconnaissable entre mille. Dans le clip de L'Arc en ciel, les cinéphiles s'amuseront à retrouver une liste de films italiens des années 1970 et 1980, dont Yuppi (le second long-métrage d'Adriano Celentano), qui s'enchaînent sur l'air d'“un coucher de soleil”.

 

LE LIEN EN PLUS

J'attends avec fébrilité les nouvelles mesures... en espérant que les concerts seront maintenus.

https://www.infos-dijon.com/news/sortir-voir-ecouter-decouvrir/sortir-voir-ecouter-decouvrir/dijon-la-vapeur-se-reinvente-et-propose-une-nouvelle-serie-de-concerts.html

https://www.k6fm.com/news/11-nouveaux-rendez-vous-proposes-par-la-vapeur-39045

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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