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Articles avec #baby love tag

Publié le 1 Juillet 2020

Bonjour Juillettistes déconfinés,

Topo egotique  ma non tropo sur mon a-libido bloguesque?  euh, non, allons-y direct... et j'ai des choses à faire!

 

1) UN NOUVEAU CONCERT

MORDELLES, dans l'agglo de Rennes, dans l'Ile et Vilaine,  sise au bord de la MEU et de la Vaunoise,  apparemment, accueilleront les  mots de  Murat. Un article de OUEST FRANCE à propos de la salle l'ANTICHAMBRE le cite comme artistes qui seront programmés : "De grands noms seront reçus à l'Antichambre : Alexis HK, Cali, Rufus, Louis Chedid, Richard Bohringer, Jean-Louis Murat. Elle organisera" . L'article est réservé aux abonnés, et je n'ai pas réussi à joindre la salle pour en savoir plus. 

J'imagine que ça sera en 2021 (je vous avais donné déjà une autre date: à Vitry le François en mars 21)... et ça se confirme donc que pour 2020, il faudra se contenter (et on l'espère aussi vu le contexte), des 3 dates de la BOULE NOIRE, qui ne sont pas complètes.  Il va falloir que je me décide... Quant à des concerts en 2021, ils risquent d'être consacrés au nouveau projet italien...  et c'est bien dommage pour ce dansant Baby Love...  mais on en reste au stade d'analyse des suppositoires... suppositions.

 

 

2)   

Il n'y aura pas de 2) dans cet article. Parce que. Pour faire le 2) c'est trop d'effort

 

 

 

 

 

-

Un million 200 000 vues pour ce clip... pas mal.  Le making of  avec JLM est lui à 177 000 

3)   MME DESHOULIERES sur RCF

Avec le disque « Madame Deshoulières » Jean-Louis Murat nous plonge au XVIIème siècle, au temps des Précieuses : une poésie d’une invention et d’une liberté étonnantes. En offrant à Isabelle Huppert l’interprétation, Murat cherche à incarner avec grâce, le charme et l’intelligence immenses de Madame Deshoulières que notre siècle a oubliée et qui fut un des plus beaux esprits de son temps.

C'était le 29/06/2020.

Puisqu'on parle de  Stéphane Prin un peu plus bas, voici ce qu'il nous disait en interview  sur cet album:

 

S. PRIN:  L'idée était de faire un album concept, comme une seule chanson qui raconterait une seule histoire. Donc techniquement, c'était compliqué, on avait tout l'album sur une seule session protools, donc il fallait gérer toutes les chansons en même temps et avoir tout en tête à tout moment...je rentrais tous les soir avec une migraine comme jamais je n'ai eu depuis. L'autre concept était d'intégrer une actrice (non chanteuse) aux côtés de Jean-Louis pour que les voix s'accordent bien malgré les différences de savoir faire. Et enfin, la dernière idée était de mélanger un quatuor à cordes façon musique de chambre à des mélanges de sons et des chansons très actuelles. Assez compliqué mais une fois de plus un challenge à relever et donc passionnant à faire.

 

- ... Est-ce à dire pour Isabelle Huppert que vous avez dû retravailler au logiciel sa voix (JLM parle dans une interview  d'un de ses amis ingénieur du son obligé pour le disque des resto du coeur  de faire mouliner toutes les voix par un logiciel du fait de leur fausseté, je ne sais pas si c'était vous?)?

S. PRIN:  Pour faire un disque, on cherche tout le temps a améliorer ce qu'on a, ça peut passer par le fait d'ajuster certaines choses qu'on ne peut pas refaire et qui ne sont pas assez précises. Donc il arrive souvent, sur absolument tous les disques maintenant, qu'on utilise plus ou moins cette méthode d'accordage.  Rien de dénonciateur la dedans...

4)  LE MOMENT BB

  Je n'ai pas encore écouté le dernier Biolay, l'envie de l'écouter m'a très sérieusement passé... mais il ne manque pas de me rappeler à lui.   D'abord, parce que sa reprise confinée de Murat ("je me souviens") est parfois citée par la presse (Le monde...), mais aussi parce qu'il tient à se positionner aux côtés des grands:   Dans Télérama (13/06/20 dans lequel il est invité vedette), il répond "Comme Daho, Dominique A et Murat [mon bagage musical est anglosaxon]". Dans une autre interview, il semble regretter la place qu'on leur réserve:

"On nous prend pour des millionnaires, c'est loin d'être le cas, précise-t-il. Ça devient compliqué, de vivre de la musique. À moins de s'appeler Angèle, d'être hyperstructuré et d'emmerder la Terre entière*. Quand Jean-Louis Murat lui crache dessus, elle demande : 'C'est qui, lui ?'"      [*je ne comprends pas cette dernière partie de phrase: Angèle emmerde la terre entière? et c'est une condition pour vivre de sa musique?]

"J'en ai assez de ne pas pouvoir dire ce que je pense sans me faire incendier sous prétexte que je suis médiatisé, explique l'ex de Chiara Mastroianni. On est toujours considéré comme indécent quand on parle d'argent, mais tout le monde se fiche de savoir que notre métier est en train de crever. Si le public savait dans quelle détresse se trouvent les techniciens, il comprendrait qu'il n'y a rien d'indécent à réclamer du soutien."

https://www.purepeople.com/article/benjamin-biolay-a-peur-pour-la-suite-notre-metier-est-en-train-de-crever_a393170/1

[NDLR satirico-ironique pour maintenir la "tension" Murat/Biolay -même si au fond, on aimerait qu'ils soient amis:   Dans l'interview de Télérama, "Pour être viable, il faut être autosuffisant. En France, cette tradition de séparer les auteurs et compositeurs des interprètes est tragique. Je préfère écrire un texte même un peu foireux que compter sur d'autres".      Je ne suis pas d'accord avec lui. En France, on est plutôt attaché à l'"ACA", du moins dans la French Pop de qualité.... et Christophe et Bashung sont les meilleurs contre-exemples. Une certaine richesse naît de la collaboration!  Creuser son sillon album après album est louable, passionnant (Murat, Manset....), on peut planter différentes graines, mais sortir de  son "champ", champs  de sor-eg-h-o, avant qu'il n'y ait de l'ergot,  c'est aussi un défi. Qui plus est, quand on est un auteur comme Benj, on peut se demander s'il ne faudrait pas parler d'ornière. Ceci dit, on s'amusera de constater que Murat et Biolay se croisent aussi sur la route de l'été sur le "ça", "la mienne est comme ça", "ça c'est fait"... A se demander si tout ça ne vaut pas du Slimane/Vitaa.]

Dernier petit clin d'oeil:   la critique de Télérama de "Grand Prix"  (27/06) cite BB comme "le plus prolifique des auteurs-compositeurs français":  Attention, là, il y a compét avec Murat. Je remarque aussi que Odile De Plas parle de rock -"plus que jamais", de pop... pour finir par un "beau disque de variété". Camouflet?

 

Pour aller plus loin, quelques archives sur Biolay:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-soyons-fou-ecoutons-le-biolay-et-le-murat-d-affilee-42666457.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-benjamin-biolay-au-palais-ideal-du-facteur-cheval-hauterives-119270514.html    et la réaction de BB et des fans : http://www.surjeanlouismurat.com/article-nuits-de-fourviere-eclat-final-119343788.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-benjamin-biolay-quand-on-revient-parmis-les-siens-62955075.html

5) LE MOMENT BD

Le dessinateur Lefred-Thouron interrogé sur la musique cite "terres de France" comme l'un de ses 3 morceaux fétiches. Etonnant, non? Bein, non! Il a raison! Ce n'est pas un morceau à laisser à la fange d'extrême-droite qui fait de la récup.

https://next.liberation.fr/musique/2020/06/26/lefred-thouron_1792504

 

 

L'ANCIEN EN LIEN EN PLUS

On n'a peu de nouvelles de Stéphane PRIN, remplacé derrière les manettes par Aymeric Letoquart depuis un bail.  On le retrouve à l'enregistrement d'un album de DANIEL JEA,  guitariste qui a travaillé avec Florent Marchet, Hardy, La Grande Sophie.

http://www.froggydelight.com/article-23642-Daniel_Jea

 

L'ANCIEN EN PLUS 2

 

Ah, je suis tellement prévisible... mais je ne résiste pas...  comme Daniel Prévost, à vous parler de Montcuq,  où Alain Bonnefont chantera des ré... des fa et des sols, dans le Quercy blanc, et on espère que le lieu sera bondé.

Pour la 10e et dernière soirée de l’été, dans les jardins de la librairie, le vendredi 28 août 2020, le repas sera concocté par Adrien Laplanche de la trattoria épicerie italienne « Délia ». Alain Bonnefont, qui a accompagné durant de nombreuses années Jean-Louis Murat, animera cette soirée.

https://actu.fr/occitanie/montcuq-en-quercy-blanc_46201/lot-un-ete-so-jazzy-chez-livres-books-amp-compagny-a-montcuq_34476949.html

Et il semble qu'à part Montcuq, il y aura le choix dans les dates pour Alain... D'autres concerts sont en prévision. A surveiller sur son facebook.

 

L'ANCIEN EN PLUS 3

J'ai hésité à en faire mention, d'autant qu'on l'avait déjà cité ici pour son premier film en 2012, mais le réalisateur du clip "le mont sans souci", a  signé un nouveau long métrage. IL est sorti en janvier, et ça m'avait échappé. Il s'agit de "Les traducteurs" avec Lambert Wilson, Sara Giraudeau et Sidse Babett Knudsen, entre autres. Régis Roinsard travaille désormais sur la sortie, en 2021, de l’adaptation du best-seller En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut. On y retrouvera Romain Duris et Virginie Efira.     Romain Duris   figurait déjà dans son premier film.

https://www.paris-normandie.fr/loisirs/l-association-salle-8-recoit-regis-roinsard-pour-une-projection-au-cinema-grand-forum-de-dieppe-PK16947190

 

Allez, on termine  par une pensée aux koloko et la promenade annuelle vers le Mont-Dore...  entre juin et juillet...  IL y a 7 ans...
 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 7 Juin 2020

                                                                                                          Magic- mai 2010

 

Bonjour! I'm not dead! En pleine forme moyenne, je bats même des records:  1mois sans article!! ... euh... désolé... A un moment, j'avais presque finalisé un article, et je ne l'ai jamais terminé. Bon, ce n'est pas tout de ma faute: malgré le boulot des AP pour étirer la promo, on n'a plus eu grand chose depuis un mois dans cette sinistrose ambiante du marché:  Je suis allé à Cultura cette semaine, le kiosque, notamment côté "musique" ressemblait au rayon "féculents" de mon supermarché fin mars 2020. Presque vide... même si curieusement, on retrouvait justement l'inrock avec Murat en couv et le mag AudioVinyle (avec JLM également)... des trucs vieux de plus deux mois...  Aurais-je  pu profiter de quelques décès pour des articles? Rien de très évident muratiennement parlant, même si Dabadie est tout de même auteur de belles chansons sur l'autobahn traversant le little Paysage musical français.

Mais soit,  cette semaine, obligé de reprendre le fil: il y a de l'actualité.

- Le nouveau single, ça c'est fait, ça sera : ça c'est fait. (ah ah-ah ah). J'aime beaucoup le titre, même si j'ai quelques réserves sur le texte.

 

Et of course, on peut déjà l'entendre sur France Inter. J'en profite pour signaler la mention de JLM  par Charline Vanhoenecker, dans son billet matinal, avec son sempiternel humour autour de  la playlist de France Inter, c'était le 25 mai (merci Florence D pour l'info):

Vous vous rappelez de cette journée spéciale « Sauvons la culture » sur France Inter, où tout le milieu culturel est venu chouiner « Les théâtres sont fermés ouin ouin ouin »… Eh ben ça a payé on dirait : c’est le Puy-du-Fou qui rouvre en premier !

Avouez que vous l’avez mauvaise ! Hein les islamo-tiers-mondistes ? Ca vous a cassé votre fête de l'Aïd cette nouvelle ! Je parie que ça vous donne envie de vous trancher les veines avec le dernier disque de Jean-Louis Murat, tiens ! Je suis sûre que vous l’avez acheté en vinyl ! Ca traite de Villiers de réac mais ça rachète ses disques en vinyl ! Oh allez, faites pas la gueule, vous serez bien accueillis au Puy-du-Fou ! Allez, enfourchez le tigre et direction la Vendée !...

A propos il n'y a pas que ceux d'Inter qui voit du Murat partout:  dans Le MONDE,  dans un article consacré à un lieu d'accueil pour SDF ouvert pendant le confinement, le journaliste rencontre une personne "avec une lueur d'ironie fataliste qui lui donne un petit quelque chose de Jean-Louis Murat". Je le cite pour "l'ironie fataliste" que je trouve bien vu. 

 

- et deuxième actu, on nous présente  cette semaine une nouvelle play-list proposée par Jean-Louis Murat, cette fois pour applemusic. Elle s'intitule "INFLUENCES". Presque trois heures de musique, et donc de quoi se faire plaisir! On y reviendra peut-être plus longuement parce que là, je n'ai pas le temps... Ah tiens, Christopher Cross, une madeleine bien fmsucrée, i like it.

https://apple.co/2MqZARO?fbclid=IwAR0UC84fw0aBeD-VYPQCfAcx8l2Ks7zirtWkRPAp2xJQrc5MAc1LhhSrnCE

 

Rappel CONCERTS: 19,20 et 21 novembre à la BOULE NOIRE...  A part une autre date à Vitry le François en mars 21 semble-t-il, aucune autre date n'est annoncée.

 

On passe au reste de la suite...

1) Chronique de Baby love

Dans la série les incontournables des promo, voici l'article belge signé par MARC sur le site mescritiques (19 apparitions).  On l'a connu plus emballé.

http://www.mescritiques.be/spip.php?article2360

En compulsant des morceaux issus de critiques publiées ici, on ne peut s’empêcher de constater que certains artistes reviennent vraiment souvent. Parce que ce site a commencé pendant la période d’activité la plus frénétique de l’Auvergnat, il n’est pas étonnant de le retrouver à 19 reprises, pour 15 albums et 4 concerts. Sans doute le client le plus fidèle de nos colonnes. En un mot comme en cent, on connait le bougre, et on aime ça.

Pour autant, il serait hasardeux de dire qu’on l’a compris ou cerné, qu’on peut deviner où nous emmènera son prochain album. Et c’est très bien comme ça. Avec un rien de recul pourtant, on peut placer celui-ci dans la filiation des deux précédents, un Travaux sur la N89 qui nous avait laissé perplexe et un Il Francese qui nous avait plu. Il y continue donc une veine plus synthétique, lui qui a aussi pris la tangente champêtre à plusieurs occasions au long d’une très riche discographie. Il reviendra peut-être à de l’acoustique, de l’organique, mais ce n’est pas à l’ordre du jour on l’a compris.

Cet album présente donc une unité de style. Pour le meilleur et pour le pire. C’est un bien parce que le style colle au plus près à la diction particulière de l’Auvergnat. D’un autre côté, ce groove, dans un genre de funk blanc suave et un peu froid à la fois ne permet pas l’émotion supérieure qu’on a tant rencontré chez lui.

Il reste évidemment des mélodies (Le Mec Qui Se La Donne), bien sûr qu’on aime la mélancolie fondante de Si Je m’attendais ou la langueur de Rebirth of The Cool. Il reste de toute façon des variations de tempo et de ton, avec des constantes de sa discographie comme ces hommages toujours très indirects (Tony Joe).

Les paroles sont toujours aussi opaques, jouant sur l’effet plutôt que le sens littéral. Quand on lit les interviews récents occasionnellement amusants mais souvent aigres et de plus en plus consternants, on préfère cette veine plus allusive. C’est toujours un des étranges pouvoirs d’attraction de Jean-Louis Murat.

Cette période étrange et des conditions d’écoute différentes (moins intenses et plus étalées) est propice à ce style d’album. Si notre esprit en roue libre se demande parfois ce qu’auraient pu donner ces morceaux avec des atours différents, il n’a pas encore pu trancher. On sort de cet album avec l’envie d’entendre le suivant, signe d’une connivence maintenue avec cet artiste singulier.

2)  Clermont-City Rock: 

Julien Mignot qui a shooté Murat et Delano dans le brouillard pour Babel expose à l'Hôtel Fontfreyde, où Matthieu m'avait emmené jadis... L'expo est visible tout l'été. J'avais tenté de le contacter pour savoir si des clichés de Murat étaient exposés mais ce n'est pas le cas. Tout est inédit et plus consacré à la prime jeunesse, celle qui a pour tout bagage, l'expérience des parents, qui se fout de la vie comme du quart, qui prend le bonheur toujours en retard, qui aime pour toute la vie, cette vie qui dure l'espace d'un cri, d'une permanente ou d'un bluejean... (enfin, ça c'était avant peut-être)... et c'est à l'occasion des 20 ans de la Coopé (ah, ça nous rajeunit pas, les 10 ans, on en parlait hier... enfin, je le croyais).  C'est aussi l'occasion d'un livre dont l'écriture avec des lettres revient à...  JD Beauvalet himself (on se rappelle que pour la Marie Audigier des années 80, le Graal était de se faire chroniquer par lui).

L’exposition Le photographe & son double de Julien Mignot ayant lieu à l’Hôtel Fontfreyde – Centre Photographique (Clermont-Ferrand) est prolongée jusqu’au dimanche 20 septembre 2020 – week-end des Journées Européennes du Patrimoine (commissariat Julien Mignot, agence Pam, François-Nicolas L’Hardy)

Julien Mignot – JD Beauvallet, 20, no music, no life !, conception graphique Esther Decluzet, coordination éditoriale Hervé Deffontis et Patrick Le Bescont, Filigranes Editions / La Coopérative de Mai, 2020, 360 pages

Julien Mignot est interviewé sur le blog l'intervalle... et parle du livre, de la coopé, de Clermont...  notamment de l'expérience Kütü Folk -sans les nommer-:  "Voilà 12 ans, un label folk racontait la mélancolie locale naturelle et ses éclats lumineux, on jouait sur des amplis Marshall des Stratocaster US, et là plus rien. Des laptops à perte de vue, des contrôleurs midi perfectionnés et des protools craqués, voilà notre paysage à première vue". On  découvre dans un virage curieux le nom de Jean-Louis Murat: 

Ecoutiez-vous lorsque vous étiez jeune le groupe de filles La Bourboule, « meilleure formation punk d’Auvergne », selon Jean-Louis Murat ?  En ce temps-là , le plus subversif vinyle qui traînait sur la platine était La Marseillaise de Gainsbourg. J’ai manqué ça.

J'ai interrogé l'auteur de la question pour savoir de quoi il voulait parler...  des Filles? Qu'est-ce que c'est? Euh... non...  Veut-il parler de  Subway? Cette semaine, je découvrais une photo du groupe punk clermontois "Edith Vagin et ses pertes blanches", mais il n'y avait pas de filles, juste des anciens de Clara, oui! Pie et Dowie Cartier (les deux en arrière plan ci-dessous). (Dans la longue liste des groupes punk du 6/3, j'en profite pour citer les plus croustillants: La Gerbe, Bloody Fuckers, Bitocul, Solution Finale, Pigs on action, Shit for brain... et Chaos où s'illustra aussi Christophe Pie... rien que du très féminin donc)

                                                                                      photo PJ Fontfreyde (tdr).

Pour aller plus... dans le passé:  article sur les 10 ans de la COOPE  

et en 2012, Matthieu Guillaumond nous offrait une visite pleine d'humour :  http://www.surjeanlouismurat.com/article-patrimoine-de-clermont-de-france-et-de-muratie-la-coope-110557467.html

 

Quelques photos de Mignot... Je me rappelle d'un petit pataquès à l'époque. J'avais découvert toute la série de photos-inédites- sur fb, partagées en public par le photographe, et que j'avais aussitôt mises en ligne sur le blog. Le photographe apparemment avait fait une erreur... et moi, grillé toutes les exclus réservées à la grande presse (qui souhaite avoir des photos d'illustration inédites).  Alex des Delano avait joué l'intermédiaire pour que je supprime l'article. Je l'avais fait volontiers... mais Matthieu en a été très fâché puisqu'il s'agissait pour lui de censure, se fâchant du coup avec son "deuxième chef" -donneur d'ordre de pliage/couture de pochettes.  Allez, c'est l'occasion de vous mettre  un extrait de notre correspondance

Du contenu exclusif de la part de la maison de disques pour les sites de fans, je m'en méfie : si l'on veut conserver un minimum de distance critique  (Murat lui-même est demandeur, si je me souviens de certaines interviews...), ce n'est pas une bonne idée. Et quand tu vois le contenu délirant du dossier de presse, tu te dis qu'il en faut, de la distance critique... Dès lors qu'on est proche de quelqu'un, cela complique la critique. Je ne dis pas qu'elle devient impossible, il y a plein de contre-exemples, mais je ne crois pas qu'il soit si simple, quand tu es lié humainement à quelqu'un, de lui dire en face que ce qu'il a fait est nul, si tu penses que c'est le cas. Dans la vie, c'est déjà difficile sans vexer la personne, à part en cas d'amitié solide (cf. "Qu'entends-tu de moi..."). Je n'ai jamais entendu Lenoir dire d'un album de JLM qu'il était un peu raté ou bien simplement moins bon que le précédent. Lorsque son pote est revenu aux guitares et a opté pour la formule en trio, je me souviens qu'il avait dit qu'il était content, qu'il avait laissé entendre qu'il en avait un peu marre de tous ces synthés... mais l'avait-il dit avant ? C'est comme dans le cinéma, à chaque fois qu'un nouveau film de Clint Eastwood sort, certains expliquent qu'il est meilleur que le précédent qui était raté et que c'est le grand retour d'Eastwood... Mais tu ne les entends jamais dire que le film est raté au moment de sa sortie. Non, au moment de la sortie, il est excellent. Je caricature, mais il y a un peu de ça. Et puis, tant de gens semblent oublier que la critique, ce n'est pas de la haine, du mépris. Les critiques de disques ne détestent pas les disques, les critiques de films ne haïssent pas les films, ils les soumettent à un examen, c'est différent. Si la critique doit à présent consister à pondre la phrase-choc avec deux ou trois adjectifs laudatifs qui sera ensuite reproduite sur l'autocollant du disque à côté des logos des partenaires... Je préfère encore le torrent de dénigrements d'un Delbourg sur Murat, au moins il y a un point de vue et du talent( n'en déplaise à Jocelyne). Tout cela n'est pas simple.
     Pour en revenir à notre histoire, ce qui est dingue, c'est que ni Mignot, ni Rochon, ni moi, ni toi, qu'aucun de nous n'ait eu le réflexe d'envoyer Pias se faire foutre pour cette histoire de photos. Tout le monde a obéi pour garantir une exclu, alors que comme les chiffres que tu me donnes le confirment, tu n'aurais pas enlevé un demi-lecteur à Libé... Et en plus, tu as fait de la pub pour ce Mignot, je suis sûr que plusieurs personnes sont allées visiter son site en suivant le lien et ont découvert son travail. Moi, à la rigueur, quand je pique une photo, que je la recadre et que je la légende, je peux comprendre qu'on m'engueule. Surtout lorsque, sur le dossier Pietri, je ne mets pas toujours les crédits - pour des raisons de place, il y avait beaucoup trop de photos ce coup-ci, notamment avec le diaporama. Mais toi, tu as respecté l'intégrité des photos. Et de toute façon, le type vraiment amateur de photographie, s'il veut savoir le nom de l'auteur, il écrit et on le lui donne. Et les lecteurs du blog ont pu découvrir le travail d'un Yann Cabello ou d'autres par exemple, cela leur fait un peu de pub, me semble-t-il...
     Enfin, si nous étions dans un monde civilisé, Mignot, au lieu de paniquer, t'aurait écrit via le blog pour t'expliquer la situation, tu aurais compris et tu aurais retiré les photos de toi-même. En échange, tu lui aurais demandé une petite ITW pour parler du boulot avec JLM et de son travail en général, vous vous seriez topé dans la souris et c'était terminé. C'est toujours pareil : on communique de plus en plus, mais on n'arrive plus à se parler...
   
Voilà pour cette affaire assez bête, plutôt triste et tout de même dérisoire (Gaza, tout ça...).
 
     J'espère que tout va bien de ton côté et que tes couilles dorent paisiblement au fil du temps de cerveau disponible de tes lecteurs - tout ceci est métaphorique, tu l'auras compris...

3) Après Beauvallet, tiens... j'aime quand les liens se tissent au hasard de l'actualité, un autre disparu que nous croisons:  BAYON. 

Et on apprend qu'on a raté de peu un reportage consacré à Murat et Manset... 

Bruno B. a en effet signé un reportage avec Armanet - François, par la castafi-N'ord-  qui nous dit ceci:  "Au départ, c’est le producteur Edouard de Vésinne qui m’a proposé de faire un film sur le rock français après avoir vu le documentaire sur les choristes noires américaines, Twenty Feet From Stardom. J’ai immédiatement pensé à mon vieil ami Bayon. Quand je suis arrivé à Libération en 1981, il y avait deux figures : Serge Daney pour le cinéma et Bayon pour la musique. Bayon a imposé le traitement du rock dans un quotidien, ce qui n’existait pas avant en France. Nous avons une vieille complicité et comme le dit la formule, c’est un ami de plus de trente ans. Nous nous sommes d’abord demandé par quel bout prendre cette histoire du rock français. On a nos mousquetaires, Alain Bashung, Gérard Manset, Christophe, Jean-Louis Murat, on a tourné autour de ces noms avant d’avoir l’idée de nous intéresser aux femmes. C’était plus original et par ailleurs, la scène féminine, aujourd’hui, est bien plus intéressante que celle des garçons".

https://france-amerique.com/fr/oh-les-filles-meet-the-badass-women-of-french-rock/

> The documentary Oh les Filles will be broadcast on TV5 Monde USA on Sunday, May 24, at 8:30 pm EST (5:30 pm PST).

=> Discover the Oh les Filles playlist on Spotify and on Youtube:

 

Voici quelques propos intéressants de l'interview par... S. Kaganski!

 

F.A. : Notre point de départ, un peu provocant, était cette question : et si ce n’était pas Elvis Presley qui avait inventé le rock, mais Edith Piaf, en 1949, au moment de la mort de son amoureux, le boxeur Marcel Cerdan ? Quand elle chante Mon Dieu, c’est un cri dans la nuit, un choc sonique absolu, un gospel universel, un blues…

[avec ce point de départ, en poursuivant dans ce monde parallèle, en achronie, je n'ose imaginer les noms des groupes punk clermontois...] 

B. : Et puis un happening. La légende veut que cette chanson ait été écrite par l’amant de Piaf, Charles Dumont, dans la journée. Cerdan meurt et c’est le soir-même qu’elle adresse son incantation au ciel. Il y a là une montée dramatique qui est très rock et qui fait penser à la première diffusion de Heartbreak Hotel d’Elvis. Comme Elvis, Piaf produit un choc sensoriel qui définit un avant et un après. D’ailleurs, une de mes obsessions serait que les pouvoirs publics aménagent la maison ou est née Piaf à Belleville, ce serait notre Graceland.

B. : On peut ajouter à cela Willy DeVille qui dit que le rock est une invention française parce qu’il vient de la bourrée, du rigodon, exportés de l’autre côté de l’Atlantique par les Acadiens et qui ont muté dans les marais de Louisiane au contact du blues.

Brigitte Fontaine:

B. : Elle repose les fondamentaux. Le rock, c’est « fuck », c’est en dehors du monde, c’est contre les parents, contre l’ordre social, contre la bienséance, et ne cherchez pas à comprendre parce que vous ne comprendrez jamais.

 

 
 

4) Les auteurs du dernier clip de Murat signe encore une jolie vidéo toujours pour Pias, filmé à ROYAT.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/deux-realisateurs-clermontois-derriere-clip-bresilienne-flavia-coelho-1829058.html

 

Ce clip a déjà 20 000 vues de plus que celui de Murat... Non rien. Allez, pour la peine, hop hop, partagez!

5) CLIN D'OEIL

  On termine encore par de la musique... petite curiosité. Stella chantait des parodies yéyé avant de rencontrer M. VANDER... et de chanter pour MAGMA (et aussi dans la veine humour chez Pipin et le collectif ODEURS).

 

PS: Tu aimes les missions suicide? Tu veux te prendre pour Tom Cruise dans mission impossible?  et bien, tu peux peut-être croire qu'on peut encore faire du business avec la musique?  Pias recherche un Assistant.e Business Development  D2C et B2B!  L'offre stipule qu'il faudra vendre du JLM! C'est donc du tout cuit! https://www.irmawork.com/annonces/20579-assistant.e-business-development 

-ce message a été offert gracieusement à LE LABEL-PIAS FRANCE, non, ne me remerciez pas-.

2e PS:  petit point twitter : L'interview qobuz a suscité un petit buzz  du côté des fachos (condesouche etc)  qui ont retenu ses propos sur le rap... sans savoir qu'il aime la musique "urbaine" américaine, et félicité Orelsan ou encore repris I AM.  Des amateurs du rap l'ont également épinglé... 

Allez, sur ce, tchao,  je vous ai retrouvé avec plaisir sachez-le. J'espère que vous aussi, alors, partagez! commentez! Abonnez-vous! Envoyezdeschèques, Envoyezvos06, enfin  tout le toutim!  Take care!  On se revoit avant de pouvoir passer la frontière italienne!

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 5 Mai 2020

Mais bon sang, c'est ma foi vrai! On n'avait rien eu de Libé sur Baby love... a-t-il fallu tout ce temps de confinement pour que quelqu'un de là-bas se dise : je vais peut-être écouter le dernier Murat? ...Bon, c'est positif mais le coeur n'y est pas...

https://next.liberation.fr/musique/2020/05/04/murat-du-morose-au-rose-vif_1787323

publication 4/5/2020, internet

Critique

Murat, du morose au rose vif

Par Charline Lecarpentier

Avec son vingtième album, «Baby Love», l’Auvergnat goûte à un groove inattendu et décomplexé.

On n’attendait pas autant de suavité de la part de l’auteur de Suicidez-vous le peuple est mort (1981), mais bienvenue à elle ! Sur Baby Love, son vingtième album, le berger auvergnat, chef de file de la chanson française pessimiste, s’offre une tangente inespérément pleine d’espoirs et de groove. En studio avec son collaborateur Denis Clavaizolle, il s’est donné pour mot d’ordre de s’imaginer «en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30"».

Prolifique sur le tard, Jean-Louis Murat s’est offert un battement de deux ans depuis son dernier album, Il Francese, d’italo-pop moderne mais francophone, aux textes endeuillés. L’année d’avant, le trésor expérimental déroutant Travaux sur la N89 nous préparait déjà à tous les rebondissements, partageant un passionnant terrain de fouille autant dans les circuits électroniques détournés que dans les fils de textes expérimentalement embranchés. Il y a déjà un quart de siècle, Murat racontait à Libération : «Je n’ai pas beaucoup d’estime pour ce que je fais : se regarder dans une glace en croyant parler pour les autres. En Europe, on est tous des chanteurs du XIXe, alors que Snoop vient du XXIe De plain-pied dans le XXIe, Snoop Dogg n’est plus vraiment dans les radars, et Murat, 68 ans, pourrait ne pas être resté XIXe siècle si en 2020 il ne venait pas mépriser la génération actuelle. Dans une piteuse déclaration à Paris Match, il avançait récemment, tout bougon, que d’Angèle à Beyoncé, «si elles n’avaient pas des mecs derrière, elles n’en seraient pas là». La police est suffisamment dehors pour qu’on lui emprunte sa casquette pour ce type de bassesses dont nous rabattent régulièrement les jaloux.

Jean-Louis Murat sort donc à 68 ans son premier album disco. Hyper décomplexé et référencé, Baby Love est dans sa trame romantique un album d’entre-deux amours, mais surtout une étreinte en direct de la pop culture la plus cajolante, comme l’atteste son récent coup de foudre pour Earth, Wind and Fire, cette inclination funk qu’il n’a pas toujours assumée, sur laquelle il a peut-être éternué dans d’autres interviews que nous n’avons pas lues. Le voici qui désinhibe les cuivres, s’entiche de la new wave 80’s et de ses chœurs chatoyants. Sur la Princesse of the Cool, il se glisse, avec un minimalisme moins daté, dans la jeune vague actuelle de chanson discoïde et feutrée, et chante : «Voilà le rebirth of the cool / C’en est bien fini de l’éternel retour du blues.» Calmos, l’album se termine, cinq titres plus tard, sur un hommage au maître swamp rock Tony Joe White, dans une évocation voodoo où il finit par un «P’tit gars fais gaffe à celle qui n’aime plus la guitare», qui brouille comme toujours les indices sur ses prochaines inflexions.

 

Charline Lecarpentier

Jean-Louis Murat Baby Love (Le Label [PIAS])

 

merci flo pour le scan papier: 5/05/2020 (disponible en kiosque!)

Chronique dans Libération

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 28 Avril 2020

1)  Ah, il y en a qui se donne du mal pour m'alimenter en news jour après jour... une photo instagram, une vidéo... et en grattant, grattant, en s'appuyant sur une newsletter du chanteur qui s'était faite rare (elle annonce aussi "des concerts dans toute la France"),  une playlist, une liste d'écoute en québecois, proposée par le chanteur, histoire aussi de mobiliser un peu les auditeurs possibles sur les deezer, spotify... où on a vu que les chiffres n'étaient pas à la hauteur de cet artiste.

C'est annoncé comme un premier volume : SOUL BABY

Je veux le même pantalon!

Bon, à part ça, ne faisons pas  la fine bouche... On adore quand Murat nous cause musique et de ses goûts... même si c'est cette fois sans commentaire de sa part. Dommage. Je vous rappelle que vous trouverez tous les articles à ce propos dans la catégorie d'articles :"goût de qui vous savez sur le blog (ah, que c'est bien foutu quand même).

https://open.spotify.com/playlist/0VwxZ6LyVgJVquaxyv9xGE?si=kQdxunZ0RwyjfWKZhlPxDA

 

A première vue, des choses surprenantes parce que loin du blues et des US puisqu'on nous annonce de la SOUL :

- Bowie,   mais le dernier album de l'homme aux yeux vairons a plu à Murat par ses expérimentations. C'était indiqué dans le Monde en 2018

- aussi du Pet Shop Boys... pour nous rappeler que Julian Mendelsohn, le producteur du morceau, a mixé le Manteau de pluie. En fin d'article-ci, j'avais partagé une interview autour de la pop anglaise et cette collaboration.

 

- On retrouve l'intérêt pour le travail de production, de recherche avec TAME IMPALA, sans compter que Murat aime peut-être le travail artisanal (fait à la maison) du leader Kevin Parker.

- Au rayon Musique du monde: 

*Celentano mais on n'a pas fini d'en parler, puisque je le rappelle un disque de reprise a été annoncé, et je m'en félicite. Murat est un immense interprète, c'est ce que je me disais hier en joggant sur "l'examen de minuit"... et ses adaptations sont une réussite: d'avalanche IV à Richard, mon frère d'angleterre etc etc.

*le tube Caruso, si... 

*et du flamenco avec ROSALIA, chanteuse catalane.  L'occasion de rappeler la phrase : "j'adore les voix de filles qui ne craignent pas les garçons". Une version live et a capela:

Le reste est plus attendu: Tony Joe, Marvin, Wilson, Al Green, en passant par les modernes Kanye et F. OCEAN, en passant par un peu de blues...  le funk (Funkadelic), le jazz, et Donna Summer pour la disco.   On peut quand même découvrir The spinners,  Eddie Kendricks (ancien des temptations), ou King Curtis,  directeur musical d'Aretha Franklin, (qui travaillait sur Imagine quand il fut assassiné...  Quelques années plus tard, Murat faillit appeler son groupe L'homme qui a tué John Lennon... mais ça n'a aucun rapport)

LA LISTE complète:

 

2)  Encore une mini-chronique trouvée sur le web: site Bubzine, mais elle est amusante et touchante!

http://www.bubzine.fr/2020/04/25/jean-louis-murat-baby-love/

Derrière le personnage médiatique bourru, râleur, parfois saignant (sa sortie sur la mort de Johnny), se cache le prince of the cool. La voix traînante, le groove lancinant, c’est la marque de fabrique de Murat. Mais jamais l’auvergnat n’a semblé aussi fun et détendu que sur ce Baby Love ensoleillé et joueur (ah, ces sons de clavier bubblegum, cette wah sautillante : magiques !). Cela fait maintenant quelques années que Murat se réinvente à chaque disque, laissant de côté son folk rock poétique et chaleureux pour embrasser d’autres styles. Ici, il est parfait dans le rôle du vieux beau sur le retour, bien décidé à dynamiter le bal du village et embarquer la jeunesse dans son sillage.

François Corda

Jean-Louis Murat / baby love (France | 6 mars 2020)

 

LA COVER EN PLUS

Une cover par Sinaïve, groupe alsacien, qui a eu l'honneur d'être partagé par Section26 sur twitter. Ah, parce que je vois qu'ils sont en contact avec un de leur collaborateur: Premier extrait vidéo de Reprise Party, K7 de covers (& adaptations à la SLC) qui sortira en collaboration avec l’inénarrable Renaud Sachet et son fanzine Langue Pendue!
Vidéo virale ou rodéo rural présentant des traces minimales de notre confinement. Ici, l'Auvergne de Murat se change donc en mighty Haut-Rhin.     
On pourrait donc peut-être se procurer sur un support physique cette cover.

C'est filmé à Ste-Marie aux mines, au pays de R. Burger. On aperçoit une chapelle mais ce n'est pas celle où joua Murat il me semble (car je crois qu'elle était plus excentrée du centre-bourg)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 25 Avril 2020

1) Après l'annonce des concerts de la BOULE NOIRE, j'attendais un peu des news à propos d'autres dates... et non, je ne voyais rien venir. Expiation de coronavirus pour hier la grande armée des fans, aujourd'hui, un troupeau, souhaitant entendre : il neige, il neige toujours.... et voir l'empereur, enfin son maréchal!, debout, qui nous regarde (les yeux fermés) .... Et là, Vitry-le-François, marne plaine!!  Soudain, joyeux, nous disons : Yout-chi! - C'était un concert.

Je tombe donc sur ce bout d'article auquel je ne peux pas accéder en entier, mais il est bien daté d'aujourd'hui, et il est question d'une programmation de MURAT JEAN-LOUIS en mars:

La saison des spectacles se prépare malgré tout à Vitry-le-François

 

... d’Astonvilla en novembre, les chanteurs Jean-Louis Murat en mars et Mathieu Boogaerts en novembre... Sans compter que les apéritifs en musique, gratuits, seront multipliés. Ils rythmeront, cette fois, toute...

samedi 25 avril 2020 Mathilde Escamilla eng.REM

article réservé aux abonnés.

 

2) La chronique signée Kevin Muscat (déjà croisé ici) sur Lyon Capital (paris succursale!). On l'a connu plus loquace.

https://www.lyoncapitale.fr/culture/pop-rock-nouveautes-musicales-pour-le-confinement/

 

Jean-Louis Murat

Baby Love (Pias)

Chaque année, à peu près à date fixe, vient le temps du Murat nouveau, aussi régulier que le beaujolais mais bien plus surprenant. Après des albums échappatoires tels Travaux sur la N89 (ovni WTF en forme de suicide commercial) et Il Francese (retour à des formats plus classiques mais sous influence électro-hip-hop), un troisième disque aurait dû compléter ce qui devait être une trilogie. Mais comme Murat est insaisissable il en prend le contre-pied, revenant à une démarche qui peut rappeler Cheyenne Autumn (1989) et Dolorès (1995) avec l’omniprésence du gourou des claviers et ami Denis Clavaizolle. Un Murat qui se fait soulman désabusé à la Marvin Gaye, en sortie (définitive ?) d’une énième histoire d’amour. Baby Love s’inscrit ainsi dans la belle tradition de l’album de rupture (dans toutes les acceptions du terme) mais avec un sens du groove hautement consolateur qui permet de passer à la suite. Et, avec Murat, la suite n’est jamais loin.

 

3)   Vous vous rappelez? Non.. Bien-sûr que non... bien-sûr, y a que moi qui s'intéresse un minimum... que la prestation de Jean-Louis Murat au Printemps de Bourges avait été sélectionnée parmi les plus marquantes par les lecteurs du Berry républicain.  Le confinement faisant qu'on s'emmerde et que c'est aussi vrai pour les journalistes internet qui télétravaillent loin du front... SUD-OUEST propose un reportage photo sur les grands moments du PRINTEMPS depuis 1977....

ET on retrouve notre Jean-Louiiiieeuu.... avec une photo floue, bien connue (afp).

Au programme: Chet Baker, Cash, Higelin, De Ville, Chistophe, Gainsbourg... et du plus récent

https://www.sudouest.fr/2020/04/21/en-images-les-grands-moments-du-printemps-de-bourges-depuis-1977-7426485-5022.php

 

4)  Est-ce que ça rend heureux Jean-Louis ?  Après deux titres inédits de Dylan, dont au moins un qui a dû lui parler -voir les articles précédents-, voilà t'y pas que les ROLLING STONES ont livré un morceau inédit...  Il a encore indiqué récemment son faible pour les lead guitares, et notamment Keith... mais autant il aime les vieux bluesmen... autant il est plutôt vache avec les anciennes gloires du rock... qui, il est vrai, n'ont pas eu la chance de mourir  à 27, même s'ils ont fait ce qu'ils ont pu. Il a aussi dit qu'il aimait les artistes vivant et qu'il ne les collectionnait plus après leur mort... Les Stones sont vivants, ils sont rescuscités.  Et ça sonne quand même un peu blues, ce titre "écrit en 10 minutes" selon Keith:

 
5) Petit joueur
 
Polnareff, interrogé pour trouver un chanteur qu'il n'aimerait pas, à citer le nom de JUL. Il s'en excuse.
Voilà...
CA, c'est de la joute.  Et du côté de raprnb.com, on en profite pour reparler de Murat clashant PNL
 
 
LE MOMENT TWITTER EN PLUS
 
Un certain LEW a été commentateur régulier du blog au temps de sa splendeur passé, au côté de Matthieu, et de certains autres, toujours présents de temps à autres. Merci à eux.  Un petit coup de nostalgie... c'est ça le cafard... et chassons-le. Voilà que de toute évidence, j'ai retrouvé LEW, la plume ne trompe pas. Il nous a fait un petit feuilleton poétique sur Jean-Louis Murat sur twitter:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1-Les journalistes ligneux ou de papier, pros ou de circonstance, fouettent en chœur le même glib de la sauce servie par le Baby Love de #jeanlouismurat. Ils vont tous au rabiot, au prorata du rata médiatique. Ne restent que les fans de toujours pour la mieux (con)texturer...
 
 
2-Le Baby Love de #jeanlouismurat peut s'entendre comme une résurgence du grand "Vénus" d'il y a 27 années lumières. Rouge Est Mon Sommeil est, dans l'hyperespace, un titre dicté par notre bel aujourd'hui. Notre virus est son grésil, son Salman nous voit Rushdies reclus chez nous
 
3-La couve de l'album Vénus de #jeanlouismurat déclinait d'avoir à se rouler dans les facilités du ton sur ton rouge. La charnelle et gorgeuse orchidée poussait orange et jaunes au cœur d'un nuage de débris de pistils mauves.Aucun bourdon ici, pas de nostalgie.Cafard métamorphosé
 
 
4-Sur son blog, Ph. Bilger, de façon honnête prend son courage à deux mains, salue l'optique de #jeanlouismurat, même si les choses remontent à d'autres terrains que celui de ces guerres de micro picrocholines. En novembre 1993, les 2 chanteurs sortaient leur Rouge respectif...
 
 
 
5-L'Album de Goldman s'avançait comme un T34 dans l'arène médiatique. Lutte d'influence avec #jeanlouismurat. C'était à qui gagnerait les caresses de la presse bohème de la gauche bourgeoise prescriptrice. Murat avait Lenoir, Dahan et l'armée mexicaine des Inrocks dans la poche..
 
 
 
 
 
 
8-Son Rouge devient le Kulturkampf qu'épaulera la chaîne mitterrandienne Canal+, alors que le chanteur décrie son tournant libéral-socialiste. Goldman sombre dans le slogan (1000 ans de lutte !), marie le fascisme rouge avec le noir. #jeanlouismurat regarde passer le train Bleu.
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POUR RAPPEL, toujours en achat libre avec du Murat dedans:

- Vinyle et audio; numéro 1

https://blog.francetvinfo.fr/supersonikk/2020/04/21/vinyle-audio-un-nouveau-magazine-pour-tous-les-passionnes-du-bon-son.html

- Magic!

- Francofans et Hexagone mag:  sur leur site

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 24 Avril 2020

bonjour,

 

Ah, sacré Jean-Louis...  Voilà qu'il nous dit aujourd'hui "je suis une femme", et louange Billie Eilish pour la perfection de son chant! (ce n'est pas une question de rééquilibrage puisque ça a été enregistré avant  l'interview de Paris-Match). ll louange toujours Orelsan. 

Une interview donc sans polémique (enfin presque) et intéressante, notamment sa phrase "si tu veux que je m'écrase" avec son double sens valable (comme un avion et se taire). Un Jean-Louis comme on l'aime, alors t'écrase pas.

 

LE LIEN EN PLUS

https://www.lesinrocks.com/2020/04/22/musique/musique/les-albums-les-plus-marquants-de-2020-pour-linstant/

Franck Vergeade a choisi (le seul des inrocks) de faire figurer Baby love dans son best of 2020

1. The StrokesThe New Abnormal
2. Jean-Louis Murat Baby Love
3. Chassol Ludi
4. Yves TumorHeaven To a Tortured Mind
5. Andrea Laszlo de Simone – EP Immensità

interview sur QOBUZ

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 22 Avril 2020

 

https://www.mamusicale.fr/mamusicale/restons-dans-le-monde-avec-jean-louis-murat/

En ces temps de confinement et de décentralisation musicale, on se connecte à l’Auvergne, avec dans les oreilles le 20ème album de Jean-Louis Murat.

Baby Love, suave galette rose à la pochette disco délicieusement kitschissime, est sorti juste avant les portes closes, le 6 mars 2020.

Le chanteur est prolixe. Comme il dit, c’est le fait d’habiter à la campagne avec un trop plein de vie. Alors il sort un album par an. Celui-là c’est le 20ème. Au milieu de toute sa production, singles, musiques de film, milliers de dates de tournée. Baby love, album co-réalisé avec son compère de toujours, Denis Clavaizolle, s’aventurant dans un registre différent musicalement des précédents.

Baby Love, en référence à un titre éponyme des Supreme, qui avait mis en lumière Diana Ross. Album dans les traces des idoles blues du chanteur : Tony Joe White et John Lee Hooker. Au ton volontairement funk, inspiré par Earth Wind and Fire, pour un résultat au bon groove qui met des paillettes dans nos vies de confinés. Bon, à la différence que Murat reste un poète proustien presque sorcier, aux textes et allusions à sens multiples parfois incompréhensibles pour les incultes, qui décoiffent davantage que ses mélodies extatiques.

Et que cet album chronique essentiellement sa séparation, comme la plupart de ses albums, reflets de ses errements sentimentaux. Le chanteur qui va bientôt commencer une nouvelle décennie, commence par se dévoiler un peu cafardeux et déboussolé par cette rupture dans Troie « Arrête de m’emmerder s’il te plaît » « Je ne sais plus qui je suis » « Mon amour a duré des milliers de nuits – je ne sais plus où je vis ». Idem dans Ça c’est fait : « Si tu voulais me rendre mon âge, ça c’est fait, babe ». Dans Le mec qui se la donne, le gars de la Bourboule annonce qu’il « vaut mieux en rire ». Il évoque le jour de l’audience de divorce dans La reason why « OK dégage, Chuchota l’avocate, Cette fois c’est la guerre ».

Lueur d’espoir avec sa nouvelle rencontre et des riffs plus gais sur La princess of the cool « C’en est bien fini de l’éternel retour du blues- Je te présente, mon chat- La nouvelle princesse of the cool ». Avec toujours sa poésie savamment tendancieuse : « De source ça coule – Mon navire baise sa houle ». Un Jean-Louis malheureux a retrouvé la force d’aimer dans Si je m’attendais : « Qu’il est bon de t’aimer au cœur ». Il a bien fait de Rester dans le monde. Moralité dans Tony Joe : « Fais gaffe à celle qui n’aime plus la guitare ».

Que vive le rock, quelle qu’en soit sa forme et les effets produits, et que Murat continue de groover avec sa princess of the cool !

 

 

2)  BUZZ :

La tempête dans un verre d'eau s'est déjà éloignée.. même si on retrouve ici ou là des twittos reprochant la programmation de Murat (28 minutes, radio Hexagone).  Murat a offert aux putes à clics de quoi faire un petite article, mais ça n'a pas rempli la sphère non plus, comme l'indique le graphique ci dessous:  sur 7 jours derniers

MAMUSICALE CHRONIQUE, MOCQ COVER, ET SUITE DE LA MOQUERIE

Si on tape Donald Trump dans ce site de suivi des tendances, 2.1 Millions de conversations, 41% de négatif. Angèle est à 16 900 conversations, et 26 de négatif (à partir du 20/04, elle passe dans le rouge... donc pas à cause de Murat, elle vient de parler des "bavures policières"). "The voice" est à 1 M, P.Obispo est à 1300...  pour vous donner une petite idée au hasard.

 

 

3) Didier Mocq alias Blindfold Of The Empire  partage des covers de Jean-Louis Murat sur facebook:

D'autres covers et chansons de Didier sur : https://www.facebook.com/didier.mocq.5

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 21 Avril 2020

Michel VALENTE de section26 a écrit un magnifique texte sur JEAN-LOUIS MURAT et propose son choix du coeur....  Il parle de "son obsession récente" pour l'oeuvre du chanteur "gigantesque".

A découvrir en cliquant sur le lien:

http://section-26.fr/i-like-2-stay-home-33-murat-jean-louis/

 

Une fois le voile levé, en d’autres termes, une fois les chansons brillants de milles sons, en d’autres termes rééditées, celles-ci sont alors venues – définitivement – me pénétrer l’âme et le corps. Comme si je ne pouvais pas jusqu’à présent, comprendre, ce que Jean-Louis Murat appelle quand il parle de ses textes, ce latin des âmes perdues. Car, excusez-moi, oui, c’est de Jean-Louis Murat qu’il s’agit. Et de mon obsession récente pour ses disques. Tous ses disques. Jean-Louis Murat ne se résume pas à un album, il faut plonger dans son œuvre en intégralité pour mieux comprendre – vous pouvez remplacer comprendre par ressentir – cette œuvre gigantesque et ces incroyables mutations. Tour à tour môme éternel, pop cubiste, folk proustien,  électromélancolisme, électronomatopées, pop let-triste (avec ou sans tiret), tourbillons d’électricité van gogh-ien, aucun disque de Murat ne se ressemble mais tous, ressemblent à Murat, à cet homme mystérieux, romantique, contemplatif, colérique, féminin, vivant, terrien, mélancolique. Tout ça mis ensemble donne l’impression d’un désordre, d’une richesse, d’une explosion de sentiments – nouveaux et anciens -, de quelque chose qui se livre totalement. Bref, d’être une musique qui s’ébat libre et heureuse de n’être que ce qu’elle est.

Les 26 chansons qui suivent, ce sont mes 26 chansons du moment – mes obsessions -, celles vers lesquelles je ne cesse depuis des semaines de me réfugier pour y retrouver mon passé, mon présent et y apercevoir, peut-être, mon  futur. C’est comme la vie, tellement beau que l’on oublie que ça peut être triste.

SA SELECTION qui ferait un best of intéressant même s'il manque des chansons mythiques et marquantes: le jour du jaguar, l'irrégulière, je me souviens....

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 19 Avril 2020

1) On commence le tour du jour par une vidéo de 2 minutes diffusée sur twitter par "28 minutes" et qui n'avait pas été incluse à l'émission télé. C'est plutôt très bien fait, et à travers des anciennes interviews arrivent à dresser un portrait aussi juste que possible de l'artiste:

 

2) Un bout de chronique:

https://lapopdalexandreetetienne.blogspot.com/

Jean-Louis Murat - Baby Love
France
Chanson Française, Electrofunk, Pop
  Un peu étrange de voir Murat essayer de donner un fils spirituel au Midnight Love (1982) de Marvin Gaye, disque synthétique, dansant, moite et sexuel, nocturne et urbain. Mais, une fois la surprise initiale passée, on apprécie ce Baby Love à se juste valeur, c'est à dire un bon album de pop francophone, bien foutue et assez courageux de s'aventurer dans ces eaux musicales en gardant la langue de Molière et la voix de Murat comme liants. 

3)  Christophe

Comme toujours, tentons de voir ce que l'on peut dire sur Murat et Christophe.  Ce n'est pas évident cette fois car si on trouve des christophe dans le parcours de Jean-Louis (Pie, Dupouy, Adam), des Bevilacqua ?   J'avais déjà  cherché les connexions en 2010 lors qu'un organisateur les avait réuni lors d'un concert commun à Cannes (en fait Murat étant engagé pour une première partie d'une heure). 

Pas tout-à-fait la même génération malgré juste 5 ans d'écart  (vu le retard de Murat à l'allumage surtout, Christophe a été un chanteur pour minettes dans les années 60, et Murat de 86 à 91) et pas de relation directe ou d'amitiés avérés, mais dans la short-liste des plus grands de la "française pop", ils se côtoyaient de près, Christophe ayant acquis un statut iconique, que Murat n'a pas réellement :  “Dans la quadrature du rock français, Dutronc aux abonnés absents, Bashung, Manset, Murat et Christophe portent la casaque de nos mousquetaires” (François Armanet dans le livret de l’intégrale de 114 Chansons (2008) cité par Vergeade dans les inrocks).  

La personne qui aurait pu les relier était BAYON, son soutien à Christophe ( «une sorte d’œuvre au noir rock français effaçant la concurrence» ou d’«Horus rock… port cintré, nerfs, chevelure warholienne, assises en suspension, poses sanglées»)  est aussi remarquable que celui accordé à Murat, notamment en lui accordant une Couv alors qu'il était au creux de la vague.  Dans le fameux article "COULEURS MURAT"(88), voilà qu'il les rangeait dans la même catégorie:

D'où journée-puzzle avec le nouveau membre dissocié du club des maniaco-dépressifs obsessionnels (Manset, Christophe, Bashung, Dutronc, Gainsbourg), au fond du Puy (-de-Dôme, 63).

L'amour du blues (hooker notamment), l'italie (Christophe: Depuis que j’ai dix-neuf ans, mon rêve, c’est de réussir en Italie. Alors,  il y a une chanson qui s’appelle « Estate Senza Te » (1967) qui fait un malheur là-bas), le cinéma, auraient pu les rapprocher.  Est-ce que Bayon a tenté de les faire se rencontrer?  J'ai regardé si je trouvais un moyen de le joindre, mais il semble qu'il faudrait faire un courrier à son éditeur (on ne le trouve pas sur les réseaux).

C'est Bayon qui est aussi à l'origine d'une autre connexion: Marie MOOR.  Murat a travaillé avec elle autour du projet "svoboda", avant qu'elle n'écrive pour Christophe (comme Elisa Point qui travaille avec l'ami Alain Klingler).

Après une petite recherche, forcement pour des artistes ayant une si longue carrière, on va retrouver d'autres noms de personnes qui ont travaillé avec les deux : Mondino of course,  Olivier Huret (éditeur), Christophe Minck (bassiste pour quelques concerts pour JL), un autre bassiste : Paganotti, présent pour le LP Murat)... mais rien de probant... J'attends donc vos autres idées!

Le fait est qu'il sera peut-être plus facile de dresser la liste de ce qui les oppose : Christophe, parisien et  proche du milieu parisien -les témoignages nombreux depuis 3 jours le montrent, noctambule célèbre alors que JL a encore dit récemment qu'il se couchait comme un paysan, le parcours toxico (cocaine contre codéine?)... et bien-sûr deux ou trois tubes incontournables pour Christophe. "les mots bleus" sont classés dans 22e dans "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" de Baptiste Vignol (choix de 276 artistes), "les paradis perdus" figure aussi dans le classement. On n'y trouve pas de  Murat  mais 14 chansons de ce dernier ont été citées et 11 de Christophe.

 

 

Mon article de 2010 sur le même sujet:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-et-christophe-sur-scene-57269855.html

Le retour du concert commun:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-a-cannes-57750839.html


Voici le choix de chansons de Christophe lui-même:

Portrait d'arte, chroniques, Christophe, Dylan et covers

Alors puisqu'il a choisi Alcaline: Je ne vous remets pas mon clip (version "studio")  mais une version live superbe:

4)  Rien de plus remarquable sur le buzz du moment à dire:  la fiche wikipédia a été mise à jour par certains avec cette actualité récente.  L'info a traversé l'atlantique et on trouve des liens sur des "petits" sites anglais (Canada, EU).  Voici un propos intéressant:

DARRAS on the loose

Je ne sais pas où Jean-Louis Murat est confiné, mais de sa cachette il doit s’amuser comme un fou de sa nouvelle provocation @Mepasdutouttoo. C’est facile, mais ça l’est justement parce que ce n’est pas sérieux. Il appuie sur des boutons, et les gens démarrent au quart de tour. Je serais curieux de savoir ce qu’un juge penserait de tout ça s’il était saisi… (allez voir, faîtes une recherche sur Murat et Angèle, et revenez me voir).

 

C’est ça la communication aujourd’hui. La forme, surtout pas le fond.

A force de ne plus s’en approcher, plus personne ne le touchera jamais d’ailleurs. Je parle du fond, hein ! C’est le bon côté. 

 

5)   Dans la série AIMONS LES VIVANT:

Le texte est de circonstance et peut-être que Bob dit l'âme plus que jamais  de JLM

https://gonzomusic.fr/bob-dylan-sort-une-deuxieme-chanson-en-trois-semaines.html

Extrait:

Je suis comme Anne Frank, comme Indiana Jones

Et ces mauvais garçons britanniques, les Rolling Stones

Je vais jusqu’au bord, je vais jusqu’au bout

Je vais là où toutes les choses perdues sont réparées

Je chante les chansons de l’expérience comme William Blake

Je n’ai pas d’excuses à présenter

Tout coule en même temps

J’habite sur le boulevard du crime

Je conduis des voitures rapides, et je mange des fast-food

J’abrite des multitudes

 

Je suis un homme de contradictions, je suis un homme d’humeurs multiples

J’abrite des multitudes

 

Vieux loup avide, je vais te montrer mon cœur

Mais pas tout, seulement la partie haineuse

Je vais te vendre à la rivière, je vais mettre ta tête à prix

Que puis-je te dire de plus ? Je dors avec la vie et la mort dans le même lit

Dégage, madame, lève-toi de mon genou

Ne me parle pas

Je garderai le chemin ouvert, le chemin dans mon esprit

Je veillerai à ce qu’il n’y ait pas d’amour laissé derrière moi

Je jouerai les sonates de Beethoven, et les préludes de Chopin

J’abrite des multitudes

 

6) on se quitte en musique:

 

Mr ROBERT de LYON, programmateur des nuits de Fourvière et ancien des inrocks (qui travailla notamment sur le supplément "murat en amérique", nous livre une très belle version bossa:

et un joli "tige d'or"!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 18 Avril 2020

Après les éloges de la nouvelle république dans l'article précédent, voici de nouveau un bel article de la part de l'HUMANITE, et de LIONEL DECOTTIGNIES.  Comme quoi, les twittos qui parle des soutiens bobo de Murat devrait se documenter un peu plus... En effet, sur la durée, on va finir par trouver plus de louanges sur l'oeuvre de Bergheaud dans l'Humanité, Ouest-France,  que dans Télérama.  En tout cas, avec l'HUMANITE, c'est déjà une vieille histoire (on parlait avec Dominique Séverac de son interview de 99 ici même), puis avec Victor Hache et quelques autres, et désormais Lionel Decottignies... Je vous en ai mis deux illustrations à la suite, mais revenons à 2020.

Vue d'ensemble de la page 15:

 

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Le journaliste , parce qu'il a peut-être eu vent de Paris-Match (l'article de l'humanité était pourtant en ligne jeudi 16 avec un titre différent: Jean-Louis Murat, le mec qui aime jouer)  n'occulte pas le côté grande gueule, les paradoxes et contradictions des propos de Murat à travers le temps. On pourrait d'ailleurs en trouver dans certains propos de l'article. A propos des buzz :   "ses diatribes ne sont que jeux et et paris avec son ami ALAIN" (Bonnefont)!! Ah bien, voilà, ce n'est pas de sa faute!  (bon, il pourrait éviter la misogynie... même si c'est la transgression la plus prometteuse en terme de retombée...).

"J'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes dans la salle de classe"! Sale gosse!

"Notre job a un côté comique et grotesque. On ne va pas se la raconter".

Et JL d'indiquer qu'il s'inflige aussi une discipline: "je suis le premier à penser contre moi. Chaque pensée doit être contournée et vu d'un autre angle. Il faut s'efforcer à être incroyant face à toutes les croyances [...] Penser contre soi est un acte de vitalité et de santé mentale. La vie est dense et les contradictions intrinsèques sont des moteurs".   Et ajoute encore ensuite: "le chanson française est pleine de petits Pétain qui donnent au public ce qui veut entendre et lui disent quoi penser".  Penser contre soi... dans la vie de tous les jours? dans les interviews?  Musicalement, je me dis qu'excepté sur travaux sur la n89, son artisanat est plus marqué par la cohérence, peut-être équivalent à une sincérité, qu'à des remises en cause artistiques. D'ailleurs, plus loin:

"Je fais joujou. La pop est une boite à légo. je m'acharne à prendre mon pied".

Et le journaliste de dire que baby love est "impeccable".

La dernière partie, avant un dernier pied de nez pour s'amuser à Neil Young, m'a le plus interrogé: Murat indique: ""Je ne serais pas autant dans ma merde si j'étais soumis aux compromissions". "Ai-je été opportuniste?" s'interroge-t-il (sur twitter, on lui reproche Regrets par exemple...).  Il indique ensuite que ses disques ne payent pas les frais de production,  et qu'il les fait quand même, tout en indiquant que ces disques sont là pour faire vivre sa famille...  et en même temps, on sait que Baby love était censé être commercial.   Le chat noir qui se mord la queue?    "je ne fais pas partie de la famille du business et ses logiques de bazar"... Ne pas avoir proposé un "best of", des live réguliers sont des actes qui accrédite ce propos.

LES ARCHIVES EN PLUS HUMANITE

 

Avril 2001: Il y a presque 20 ans donc... à l'occasion du disque avec Isabelle Huppert. (il est ressorti en vinyle en 2019 pour rappel).

L’amour inévitable de Jean-Louis Murat

Sortie du dernier album de Jean-Louis Murat. La résurrection d’une poétesse du XVIIe siècle, Antoinette Deshoulières. Et une invitée de marque : Isabelle Huppert.

" Deshoulières (Antoinette du Ligier de La Garde, Mme). Poète français. (Paris 1637. Id 1694) ". La notule du Robert consacre à cet écrivain quatorze lignes. On y apprend qu’elle participa à la cabale contre la Phèdre de Racine, qu’elle admirait Corneille, tint salon et publia, entre autres, des poésies manifestant " une grâce déjà romantique ". C’est à peu près tout et on remarquera le masculin de poète qui a son importance. Les histoires de la littérature française ne sont guère plus gourmandes de détails sur cette femme de lettres saluée en son temps et plus tard encensée par Voltaire puis Sainte-Beuve. Une femme engagée, emprisonnée pendant la Fronde, amie de libres penseurs, partie prenante de la querelle des Anciens et des Modernes. Trois siècles plus tard, en 1992, Jean-Louis Murat, notre chanteur le plus précieux, déniche dans un marché aux puces une édition des ouvres de Madame Deshoulières. Et c’est lui qui ressuscite aujourd’hui les vers d’une légèreté trompeuse, d’une modernité étonnante, aussi charmeuse d’esprit que charnelle dans la métaphore, signée de la plume de cette érudite du XVIIe siècle dont l’histoire personnelle rejoint l’écriture " frondeuse ", effrontée, à la pudeur élégante. On y parle du corps féminin et masculin, de la mort et des amours défuntes, de plaisir et de soif de liberté en ces temps de chape de plomb que furent parfois les années " solaires " du roi Louis. On ne s’étonnera pas que Jean-Louis Murat ait eu envie de mettre en musique des textes dont la grâce sceptique ne pouvait que le séduire. Dans sa voix et ses arrangements, ils résonnent comme le prolongement de certaines de ses plus belles compositions, comme les doubles de la mélancolie de Cheyenne Autumn, des sonorités de Murat en plein air sans qu’à aucun moment l’ensemble ne sonne d’un rétro baroque à la mode depuis quelque temps. Il fallait aussi sans doute que cette rencontre peu banale, transgressant les siècles, devienne une aventure hors du commun, en l’occurrence celle d’un couple à trois. Pour habiller la voix d’Antoinette, Jean-Louis Murat a fait appel à Isabelle Huppert, qui, coïncidence, sortait à peine du tournage de Saint-Cyr, le film de Patricia Mazuy dans lequel elle incarne Madame de Maintenon, une amie proche d’Antoinette Deshoulières. Le résultat est l’un des plus envoûtants et beaux disques de cette année. Une osmose réussie commentée par son initiateur.

Ce qui vous a rapproché de Madame Deshoulières s’apparente à un véritable coup de foudre. Comme si son vers " Soyez inexorable / L’amour est inévitable " était une adresse qui avait traversé les siècles.

Jean-Louis Murat. C’est que la femme est étonnante. Mais la découverte pour moi s’est faite en deux temps. D’abord la lecture de ces deux volumes de poésies trouvées sur un marché de Clermont-Ferrand. Fascinés, avec ma compagne, nous nous sommes lancés dans une longue recherche. Et rencontré un personnage rare. Une révoltée, même si le mot a pris un autre sens aujourd’hui. Il faut se souvenir du contexte : Louis XIV, un pouvoir fort, totalitaire. Parvenir à ouvrir une brèche dans ce carcan est remarquable. Cela s’est traduit par un mouvement, les Précieuses, dont Antoinette a fait partie. Pendant quatre ou cinq ans, autour de 1650, ces quelque 150 femmes fondent une véritable République des lettres. Les féministes américaines ont particulièrement mis au jour cette histoire. Selon leur thèse, ces femmes du XVIIe siècle annoncent 1789. Elles s’appuient sur des revendications précises, des valeurs : le divorce, l’égalité hommes-femmes, le contrôle des naissances, l’éducation pour tous. Elles prennent les choses en main pour limiter le pouvoir des hommes. Jusqu’à ce que Louis XIV s’en mêle. Et Antoinette est aux premières loges. Au cours d’une des premières réunions de l’Académie, dans les années 1630, plusieurs de ses membres proposent son adhésion. Le roi refuse avec cette phrase : " Le mot est mâle. " J’ai lu dans Sainte-Beuve que, par la suite, pas dégonflée, Antoinette Deshoulières créa le mot " académicienne ". Pour les Précieuses, pour ce siècle, la langue est un enjeu.

Et Molière écrit les Précieuses Ridicules fin 1659.

Jean-Louis Murat. C’est un salopard, même si on a retrouvé une lettre où il regrette. Le message passe avec lui. Quoi qu’on dise, il était du côté du manche. Quand on voit les pensions dont il a bénéficié, il fait toujours partie du Top 50 de Louis XIV. Pendant longtemps, Antoinette ne mettra pas les pieds à Versailles. Cette tension entre elle et le roi, on peut la lire parfois dans ses textes. Toutes les références au soleil sont négatives. Le soleil " ruine " est une " catastrophe ". D’où son aversion pour Racine, image même du courtisan, du lèche-bottes. Elle, ses amis s’appelaient Corneille, La Fontaine, des proches de Fouquet. Entre eux et Racine, on retrouve le clivage Modernes et Anciens. Pour en revenir à Molière, avec sa pièce, il ouvre grandes les vannes de la moquerie, du retour du machisme. Même si on peut avoir une lecture plus ambiguë de la pièce, le mal est fait.

La langue d’Antoinette Deshoulières est à la fois très directe et métaphorique pour l’époque.

Jean-Louis Murat. Dans ses textes, se révèle une sorte de perspicacité féminine qu’on ne trouve pas toujours dans la poésie féminine. Elle est vraiment hétéro, parle des hommes de façon directe, franche, dans leur entier. Ce n’est pas si commun, même aujourd’hui. De la même façon quand elle évoque le corps féminin. Un texte comme Entre deux draps sur la masturbation féminine, c’est pas mal pour le XVIIe ! À ce moment, la langue se faisait. Et les Précieuses ont essayé d’y mettre un peu de pudeur par des métaphores, de régénérer le langage amoureux. Elles en avaient assez d’avoir affaire à des brutes.

Ces enjeux de langue sont-ils encore d’actualité dans la poésie, la chanson française ?

Jean-Louis Murat. Comme à l’époque, la langue reste à réinventer. Les Précieuses menaient une bataille dans un domaine précis, le langage amoureux. Aujourd’hui aussi, il reste à réinventer. Les seules innovations sont des anglicismes ! Umberto Eco explique très bien dans l’un de ses textes comment le langage amoureux des langues latines, comme le français ou l’italien, est désormais conditionné par les mauvaises traductions et adaptations des soap-operas et des sitcoms américains.

Vous avez dit un jour vouloir lutter contre " la tyrannie du présent ". Cet album en est une illustration. Plus profondément, ce besoin paraît lié à votre propre histoire.

Jean-Louis Murat. Malheur à la tyrannie du présent. L’actualité, le fond sonore. Écoutez, on est là, dans cet hôtel, on ne peut pas être tranquille, il y a toujours NRJ, RFM ou je ne sais quoi, une espèce de tyrannie musicale, des sons, des harmonies. Il faut échapper à ça. Voir un peu ce qui se fait ailleurs. Pour moi, c’est une manière de résister. D’autre part, c’est vrai, j’ai dit un jour avoir le sentiment d’avoir sauté comme une génération. Je me sens toujours dans ce manque. Comme s’il y avait eu un creux dans le passage de témoin. L’impression d’avoir pris le relais, après des gens, mes grands-parents qui m’ont élevé, qui ne parlaient que le patois, qui vivaient comme au XIXe siècle, sans eau courante avec des vaches et un jardin potager. Je croyais que la vie, c’était ça. À quinze ans, j’ai basculé. Je suis passé d’une ferme à l’internat. Et tout de suite, je me suis intéressé à la musique. J’ai voyagé en stop, je suis parti en Angleterre voir des concerts. Mon univers musical est d’abord venu de ma grand-mère. Ses chansons. Elle avait une voix très juste et une mémoire prodigieuse. Je n’ai pas de nostalgie. Simplement, ça donne des racines, des références, du lien. Et puis, j’ai fait la rencontre d’un homme incroyable. Je lui dois énormément. Un professeur d’anglais. Il était arménien. Orphelin. À quatorze ans, il est entré dans la Résistance. Et il est devenu la mascotte d’un régiment américain. À la Libération, ils l’ont emmené avec eux aux États-Unis. Et là-bas, après quelques galères, il a rencontré le jazz. Il était également homosexuel. J’ai compris plus tard. Il ne restait jamais plus d’un an dans une ville. À chaque fois, il y avait des plaintes. Moi, il m’a pris en affection. Et il n’y a jamais rien eu d’équivoque entre nous. J’allais faire mes devoirs chez lui. J’écoutais Miles Davis, Lionel Hampton. Il m’a fait lire Gide, ce qui m’a beaucoup marqué. Il m’emmenait voir des concerts. Il connaissait des tas de gens. À quinze ans, j’ai passé une journée avec John Lee Hooker et Memphis Slim. Oui, je suis passé d’un coup d’un monde à l’autre.

Pour en revenir à Madame Deshoulières, pourquoi le choix d’Isabelle Huppert ?

Jean-Louis Murat. Je n’ai jamais pensé à quelqu’un d’autre. Je la connais depuis la Vengeance d’une femme, de Doillon, que nous avions tourné ensemble. Pour moi, elle incarne l’éternel féminin français. Une énergie, une intelligence, un caractère. Elle m’a dit : " D’accord, mais tu te comportes avec moi comme un metteur en scène. " Et je me suis retrouvé avec cette responsabilité.

Les lieux sont très importants pour vous. Murat en plein air a été enregistré dans la chapelle romane de Roche-Charles en Auvergne. Là, vous avez choisi un château.

Jean-Louis Murat. Je cherchais la même formation que le salon d’Antoinette. Chez elle aussi, on écoutait l’orgue positif, le luth, la viole de gambe, le clavecin, le théorbe. Avec Daniel Meier, qui dirige cet ensemble baroque et a arrangé dans cet esprit sept morceaux, nous avons littéralement campé trois jours dans les murs XVIIe du château de Chazeron. Nous avons ensuite terminé l’enregistrement, batterie, guitares, mini-moog à Paris. Le tout a pris à peine huit jours. De toute façon, vu son emploi du temps, Isabelle n’aurait pu être présente plus longtemps. Et j’aime cette rapidité dans la création.

Didier Rochet

Madame Deshoulières (Isabelle Huppert et Jean Louis Murat) (Labels/Virgin).

Madame Deshoulières, livre présenté par Jean-Louis Murat, dessins de Carmelo Zagari. Éditions des Cahiers intempestifs, 112 pages, 118 francs.

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Ci dessous en 2008:

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Taormina:

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

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