baby love

Publié le 22 Avril 2020

 

https://www.mamusicale.fr/mamusicale/restons-dans-le-monde-avec-jean-louis-murat/

En ces temps de confinement et de décentralisation musicale, on se connecte à l’Auvergne, avec dans les oreilles le 20ème album de Jean-Louis Murat.

Baby Love, suave galette rose à la pochette disco délicieusement kitschissime, est sorti juste avant les portes closes, le 6 mars 2020.

Le chanteur est prolixe. Comme il dit, c’est le fait d’habiter à la campagne avec un trop plein de vie. Alors il sort un album par an. Celui-là c’est le 20ème. Au milieu de toute sa production, singles, musiques de film, milliers de dates de tournée. Baby love, album co-réalisé avec son compère de toujours, Denis Clavaizolle, s’aventurant dans un registre différent musicalement des précédents.

Baby Love, en référence à un titre éponyme des Supreme, qui avait mis en lumière Diana Ross. Album dans les traces des idoles blues du chanteur : Tony Joe White et John Lee Hooker. Au ton volontairement funk, inspiré par Earth Wind and Fire, pour un résultat au bon groove qui met des paillettes dans nos vies de confinés. Bon, à la différence que Murat reste un poète proustien presque sorcier, aux textes et allusions à sens multiples parfois incompréhensibles pour les incultes, qui décoiffent davantage que ses mélodies extatiques.

Et que cet album chronique essentiellement sa séparation, comme la plupart de ses albums, reflets de ses errements sentimentaux. Le chanteur qui va bientôt commencer une nouvelle décennie, commence par se dévoiler un peu cafardeux et déboussolé par cette rupture dans Troie « Arrête de m’emmerder s’il te plaît » « Je ne sais plus qui je suis » « Mon amour a duré des milliers de nuits – je ne sais plus où je vis ». Idem dans Ça c’est fait : « Si tu voulais me rendre mon âge, ça c’est fait, babe ». Dans Le mec qui se la donne, le gars de la Bourboule annonce qu’il « vaut mieux en rire ». Il évoque le jour de l’audience de divorce dans La reason why « OK dégage, Chuchota l’avocate, Cette fois c’est la guerre ».

Lueur d’espoir avec sa nouvelle rencontre et des riffs plus gais sur La princess of the cool « C’en est bien fini de l’éternel retour du blues- Je te présente, mon chat- La nouvelle princesse of the cool ». Avec toujours sa poésie savamment tendancieuse : « De source ça coule – Mon navire baise sa houle ». Un Jean-Louis malheureux a retrouvé la force d’aimer dans Si je m’attendais : « Qu’il est bon de t’aimer au cœur ». Il a bien fait de Rester dans le monde. Moralité dans Tony Joe : « Fais gaffe à celle qui n’aime plus la guitare ».

Que vive le rock, quelle qu’en soit sa forme et les effets produits, et que Murat continue de groover avec sa princess of the cool !

 

 

2)  BUZZ :

La tempête dans un verre d'eau s'est déjà éloignée.. même si on retrouve ici ou là des twittos reprochant la programmation de Murat (28 minutes, radio Hexagone).  Murat a offert aux putes à clics de quoi faire un petite article, mais ça n'a pas rempli la sphère non plus, comme l'indique le graphique ci dessous:  sur 7 jours derniers

MAMUSICALE CHRONIQUE, MOCQ COVER, ET SUITE DE LA MOQUERIE

Si on tape Donald Trump dans ce site de suivi des tendances, 2.1 Millions de conversations, 41% de négatif. Angèle est à 16 900 conversations, et 26 de négatif (à partir du 20/04, elle passe dans le rouge... donc pas à cause de Murat, elle vient de parler des "bavures policières"). "The voice" est à 1 M, P.Obispo est à 1300...  pour vous donner une petite idée au hasard.

 

 

3) Didier Mocq alias Blindfold Of The Empire  partage des covers de Jean-Louis Murat sur facebook:

D'autres covers et chansons de Didier sur : https://www.facebook.com/didier.mocq.5

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 21 Avril 2020

Michel VALENTE de section26 a écrit un magnifique texte sur JEAN-LOUIS MURAT et propose son choix du coeur....  Il parle de "son obsession récente" pour l'oeuvre du chanteur "gigantesque".

A découvrir en cliquant sur le lien:

http://section-26.fr/i-like-2-stay-home-33-murat-jean-louis/

 

Une fois le voile levé, en d’autres termes, une fois les chansons brillants de milles sons, en d’autres termes rééditées, celles-ci sont alors venues – définitivement – me pénétrer l’âme et le corps. Comme si je ne pouvais pas jusqu’à présent, comprendre, ce que Jean-Louis Murat appelle quand il parle de ses textes, ce latin des âmes perdues. Car, excusez-moi, oui, c’est de Jean-Louis Murat qu’il s’agit. Et de mon obsession récente pour ses disques. Tous ses disques. Jean-Louis Murat ne se résume pas à un album, il faut plonger dans son œuvre en intégralité pour mieux comprendre – vous pouvez remplacer comprendre par ressentir – cette œuvre gigantesque et ces incroyables mutations. Tour à tour môme éternel, pop cubiste, folk proustien,  électromélancolisme, électronomatopées, pop let-triste (avec ou sans tiret), tourbillons d’électricité van gogh-ien, aucun disque de Murat ne se ressemble mais tous, ressemblent à Murat, à cet homme mystérieux, romantique, contemplatif, colérique, féminin, vivant, terrien, mélancolique. Tout ça mis ensemble donne l’impression d’un désordre, d’une richesse, d’une explosion de sentiments – nouveaux et anciens -, de quelque chose qui se livre totalement. Bref, d’être une musique qui s’ébat libre et heureuse de n’être que ce qu’elle est.

Les 26 chansons qui suivent, ce sont mes 26 chansons du moment – mes obsessions -, celles vers lesquelles je ne cesse depuis des semaines de me réfugier pour y retrouver mon passé, mon présent et y apercevoir, peut-être, mon  futur. C’est comme la vie, tellement beau que l’on oublie que ça peut être triste.

SA SELECTION qui ferait un best of intéressant même s'il manque des chansons mythiques et marquantes: le jour du jaguar, l'irrégulière, je me souviens....

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 19 Avril 2020

1) On commence le tour du jour par une vidéo de 2 minutes diffusée sur twitter par "28 minutes" et qui n'avait pas été incluse à l'émission télé. C'est plutôt très bien fait, et à travers des anciennes interviews arrivent à dresser un portrait aussi juste que possible de l'artiste:

 

2) Un bout de chronique:

https://lapopdalexandreetetienne.blogspot.com/

Jean-Louis Murat - Baby Love
France
Chanson Française, Electrofunk, Pop
  Un peu étrange de voir Murat essayer de donner un fils spirituel au Midnight Love (1982) de Marvin Gaye, disque synthétique, dansant, moite et sexuel, nocturne et urbain. Mais, une fois la surprise initiale passée, on apprécie ce Baby Love à se juste valeur, c'est à dire un bon album de pop francophone, bien foutue et assez courageux de s'aventurer dans ces eaux musicales en gardant la langue de Molière et la voix de Murat comme liants. 

3)  Christophe

Comme toujours, tentons de voir ce que l'on peut dire sur Murat et Christophe.  Ce n'est pas évident cette fois car si on trouve des christophe dans le parcours de Jean-Louis (Pie, Dupouy, Adam), des Bevilacqua ?   J'avais déjà  cherché les connexions en 2010 lors qu'un organisateur les avait réuni lors d'un concert commun à Cannes (en fait Murat étant engagé pour une première partie d'une heure). 

Pas tout-à-fait la même génération malgré juste 5 ans d'écart  (vu le retard de Murat à l'allumage surtout, Christophe a été un chanteur pour minettes dans les années 60, et Murat de 86 à 91) et pas de relation directe ou d'amitiés avérés, mais dans la short-liste des plus grands de la "française pop", ils se côtoyaient de près, Christophe ayant acquis un statut iconique, que Murat n'a pas réellement :  “Dans la quadrature du rock français, Dutronc aux abonnés absents, Bashung, Manset, Murat et Christophe portent la casaque de nos mousquetaires” (François Armanet dans le livret de l’intégrale de 114 Chansons (2008) cité par Vergeade dans les inrocks).  

La personne qui aurait pu les relier était BAYON, son soutien à Christophe ( «une sorte d’œuvre au noir rock français effaçant la concurrence» ou d’«Horus rock… port cintré, nerfs, chevelure warholienne, assises en suspension, poses sanglées»)  est aussi remarquable que celui accordé à Murat, notamment en lui accordant une Couv alors qu'il était au creux de la vague.  Dans le fameux article "COULEURS MURAT"(88), voilà qu'il les rangeait dans la même catégorie:

D'où journée-puzzle avec le nouveau membre dissocié du club des maniaco-dépressifs obsessionnels (Manset, Christophe, Bashung, Dutronc, Gainsbourg), au fond du Puy (-de-Dôme, 63).

L'amour du blues (hooker notamment), l'italie (Christophe: Depuis que j’ai dix-neuf ans, mon rêve, c’est de réussir en Italie. Alors,  il y a une chanson qui s’appelle « Estate Senza Te » (1967) qui fait un malheur là-bas), le cinéma, auraient pu les rapprocher.  Est-ce que Bayon a tenté de les faire se rencontrer?  J'ai regardé si je trouvais un moyen de le joindre, mais il semble qu'il faudrait faire un courrier à son éditeur (on ne le trouve pas sur les réseaux).

C'est Bayon qui est aussi à l'origine d'une autre connexion: Marie MOOR.  Murat a travaillé avec elle autour du projet "svoboda", avant qu'elle n'écrive pour Christophe (comme Elisa Point qui travaille avec l'ami Alain Klingler).

Après une petite recherche, forcement pour des artistes ayant une si longue carrière, on va retrouver d'autres noms de personnes qui ont travaillé avec les deux : Mondino of course,  Olivier Huret (éditeur), Christophe Minck (bassiste pour quelques concerts pour JL), un autre bassiste : Paganotti, présent pour le LP Murat)... mais rien de probant... J'attends donc vos autres idées!

Le fait est qu'il sera peut-être plus facile de dresser la liste de ce qui les oppose : Christophe, parisien et  proche du milieu parisien -les témoignages nombreux depuis 3 jours le montrent, noctambule célèbre alors que JL a encore dit récemment qu'il se couchait comme un paysan, le parcours toxico (cocaine contre codéine?)... et bien-sûr deux ou trois tubes incontournables pour Christophe. "les mots bleus" sont classés dans 22e dans "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" de Baptiste Vignol (choix de 276 artistes), "les paradis perdus" figure aussi dans le classement. On n'y trouve pas de  Murat  mais 14 chansons de ce dernier ont été citées et 11 de Christophe.

 

 

Mon article de 2010 sur le même sujet:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-et-christophe-sur-scene-57269855.html

Le retour du concert commun:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-murat-a-cannes-57750839.html


Voici le choix de chansons de Christophe lui-même:

Portrait d'arte, chroniques, Christophe, Dylan et covers

Alors puisqu'il a choisi Alcaline: Je ne vous remets pas mon clip (version "studio")  mais une version live superbe:

4)  Rien de plus remarquable sur le buzz du moment à dire:  la fiche wikipédia a été mise à jour par certains avec cette actualité récente.  L'info a traversé l'atlantique et on trouve des liens sur des "petits" sites anglais (Canada, EU).  Voici un propos intéressant:

DARRAS on the loose

Je ne sais pas où Jean-Louis Murat est confiné, mais de sa cachette il doit s’amuser comme un fou de sa nouvelle provocation @Mepasdutouttoo. C’est facile, mais ça l’est justement parce que ce n’est pas sérieux. Il appuie sur des boutons, et les gens démarrent au quart de tour. Je serais curieux de savoir ce qu’un juge penserait de tout ça s’il était saisi… (allez voir, faîtes une recherche sur Murat et Angèle, et revenez me voir).

 

C’est ça la communication aujourd’hui. La forme, surtout pas le fond.

A force de ne plus s’en approcher, plus personne ne le touchera jamais d’ailleurs. Je parle du fond, hein ! C’est le bon côté. 

 

5)   Dans la série AIMONS LES VIVANT:

Le texte est de circonstance et peut-être que Bob dit l'âme plus que jamais  de JLM

https://gonzomusic.fr/bob-dylan-sort-une-deuxieme-chanson-en-trois-semaines.html

Extrait:

Je suis comme Anne Frank, comme Indiana Jones

Et ces mauvais garçons britanniques, les Rolling Stones

Je vais jusqu’au bord, je vais jusqu’au bout

Je vais là où toutes les choses perdues sont réparées

Je chante les chansons de l’expérience comme William Blake

Je n’ai pas d’excuses à présenter

Tout coule en même temps

J’habite sur le boulevard du crime

Je conduis des voitures rapides, et je mange des fast-food

J’abrite des multitudes

 

Je suis un homme de contradictions, je suis un homme d’humeurs multiples

J’abrite des multitudes

 

Vieux loup avide, je vais te montrer mon cœur

Mais pas tout, seulement la partie haineuse

Je vais te vendre à la rivière, je vais mettre ta tête à prix

Que puis-je te dire de plus ? Je dors avec la vie et la mort dans le même lit

Dégage, madame, lève-toi de mon genou

Ne me parle pas

Je garderai le chemin ouvert, le chemin dans mon esprit

Je veillerai à ce qu’il n’y ait pas d’amour laissé derrière moi

Je jouerai les sonates de Beethoven, et les préludes de Chopin

J’abrite des multitudes

 

6) on se quitte en musique:

 

Mr ROBERT de LYON, programmateur des nuits de Fourvière et ancien des inrocks (qui travailla notamment sur le supplément "murat en amérique", nous livre une très belle version bossa:

et un joli "tige d'or"!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 18 Avril 2020

Après les éloges de la nouvelle république dans l'article précédent, voici de nouveau un bel article de la part de l'HUMANITE, et de LIONEL DECOTTIGNIES.  Comme quoi, les twittos qui parle des soutiens bobo de Murat devrait se documenter un peu plus... En effet, sur la durée, on va finir par trouver plus de louanges sur l'oeuvre de Bergheaud dans l'Humanité, Ouest-France,  que dans Télérama.  En tout cas, avec l'HUMANITE, c'est déjà une vieille histoire (on parlait avec Dominique Séverac de son interview de 99 ici même), puis avec Victor Hache et quelques autres, et désormais Lionel Decottignies... Je vous en ai mis deux illustrations à la suite, mais revenons à 2020.

Vue d'ensemble de la page 15:

 

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"
DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Le journaliste , parce qu'il a peut-être eu vent de Paris-Match (l'article de l'humanité était pourtant en ligne jeudi 16 avec un titre différent: Jean-Louis Murat, le mec qui aime jouer)  n'occulte pas le côté grande gueule, les paradoxes et contradictions des propos de Murat à travers le temps. On pourrait d'ailleurs en trouver dans certains propos de l'article. A propos des buzz :   "ses diatribes ne sont que jeux et et paris avec son ami ALAIN" (Bonnefont)!! Ah bien, voilà, ce n'est pas de sa faute!  (bon, il pourrait éviter la misogynie... même si c'est la transgression la plus prometteuse en terme de retombée...).

"J'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes dans la salle de classe"! Sale gosse!

"Notre job a un côté comique et grotesque. On ne va pas se la raconter".

Et JL d'indiquer qu'il s'inflige aussi une discipline: "je suis le premier à penser contre moi. Chaque pensée doit être contournée et vu d'un autre angle. Il faut s'efforcer à être incroyant face à toutes les croyances [...] Penser contre soi est un acte de vitalité et de santé mentale. La vie est dense et les contradictions intrinsèques sont des moteurs".   Et ajoute encore ensuite: "le chanson française est pleine de petits Pétain qui donnent au public ce qui veut entendre et lui disent quoi penser".  Penser contre soi... dans la vie de tous les jours? dans les interviews?  Musicalement, je me dis qu'excepté sur travaux sur la n89, son artisanat est plus marqué par la cohérence, peut-être équivalent à une sincérité, qu'à des remises en cause artistiques. D'ailleurs, plus loin:

"Je fais joujou. La pop est une boite à légo. je m'acharne à prendre mon pied".

Et le journaliste de dire que baby love est "impeccable".

La dernière partie, avant un dernier pied de nez pour s'amuser à Neil Young, m'a le plus interrogé: Murat indique: ""Je ne serais pas autant dans ma merde si j'étais soumis aux compromissions". "Ai-je été opportuniste?" s'interroge-t-il (sur twitter, on lui reproche Regrets par exemple...).  Il indique ensuite que ses disques ne payent pas les frais de production,  et qu'il les fait quand même, tout en indiquant que ces disques sont là pour faire vivre sa famille...  et en même temps, on sait que Baby love était censé être commercial.   Le chat noir qui se mord la queue?    "je ne fais pas partie de la famille du business et ses logiques de bazar"... Ne pas avoir proposé un "best of", des live réguliers sont des actes qui accrédite ce propos.

LES ARCHIVES EN PLUS HUMANITE

 

Avril 2001: Il y a presque 20 ans donc... à l'occasion du disque avec Isabelle Huppert. (il est ressorti en vinyle en 2019 pour rappel).

L’amour inévitable de Jean-Louis Murat

Sortie du dernier album de Jean-Louis Murat. La résurrection d’une poétesse du XVIIe siècle, Antoinette Deshoulières. Et une invitée de marque : Isabelle Huppert.

" Deshoulières (Antoinette du Ligier de La Garde, Mme). Poète français. (Paris 1637. Id 1694) ". La notule du Robert consacre à cet écrivain quatorze lignes. On y apprend qu’elle participa à la cabale contre la Phèdre de Racine, qu’elle admirait Corneille, tint salon et publia, entre autres, des poésies manifestant " une grâce déjà romantique ". C’est à peu près tout et on remarquera le masculin de poète qui a son importance. Les histoires de la littérature française ne sont guère plus gourmandes de détails sur cette femme de lettres saluée en son temps et plus tard encensée par Voltaire puis Sainte-Beuve. Une femme engagée, emprisonnée pendant la Fronde, amie de libres penseurs, partie prenante de la querelle des Anciens et des Modernes. Trois siècles plus tard, en 1992, Jean-Louis Murat, notre chanteur le plus précieux, déniche dans un marché aux puces une édition des ouvres de Madame Deshoulières. Et c’est lui qui ressuscite aujourd’hui les vers d’une légèreté trompeuse, d’une modernité étonnante, aussi charmeuse d’esprit que charnelle dans la métaphore, signée de la plume de cette érudite du XVIIe siècle dont l’histoire personnelle rejoint l’écriture " frondeuse ", effrontée, à la pudeur élégante. On y parle du corps féminin et masculin, de la mort et des amours défuntes, de plaisir et de soif de liberté en ces temps de chape de plomb que furent parfois les années " solaires " du roi Louis. On ne s’étonnera pas que Jean-Louis Murat ait eu envie de mettre en musique des textes dont la grâce sceptique ne pouvait que le séduire. Dans sa voix et ses arrangements, ils résonnent comme le prolongement de certaines de ses plus belles compositions, comme les doubles de la mélancolie de Cheyenne Autumn, des sonorités de Murat en plein air sans qu’à aucun moment l’ensemble ne sonne d’un rétro baroque à la mode depuis quelque temps. Il fallait aussi sans doute que cette rencontre peu banale, transgressant les siècles, devienne une aventure hors du commun, en l’occurrence celle d’un couple à trois. Pour habiller la voix d’Antoinette, Jean-Louis Murat a fait appel à Isabelle Huppert, qui, coïncidence, sortait à peine du tournage de Saint-Cyr, le film de Patricia Mazuy dans lequel elle incarne Madame de Maintenon, une amie proche d’Antoinette Deshoulières. Le résultat est l’un des plus envoûtants et beaux disques de cette année. Une osmose réussie commentée par son initiateur.

Ce qui vous a rapproché de Madame Deshoulières s’apparente à un véritable coup de foudre. Comme si son vers " Soyez inexorable / L’amour est inévitable " était une adresse qui avait traversé les siècles.

Jean-Louis Murat. C’est que la femme est étonnante. Mais la découverte pour moi s’est faite en deux temps. D’abord la lecture de ces deux volumes de poésies trouvées sur un marché de Clermont-Ferrand. Fascinés, avec ma compagne, nous nous sommes lancés dans une longue recherche. Et rencontré un personnage rare. Une révoltée, même si le mot a pris un autre sens aujourd’hui. Il faut se souvenir du contexte : Louis XIV, un pouvoir fort, totalitaire. Parvenir à ouvrir une brèche dans ce carcan est remarquable. Cela s’est traduit par un mouvement, les Précieuses, dont Antoinette a fait partie. Pendant quatre ou cinq ans, autour de 1650, ces quelque 150 femmes fondent une véritable République des lettres. Les féministes américaines ont particulièrement mis au jour cette histoire. Selon leur thèse, ces femmes du XVIIe siècle annoncent 1789. Elles s’appuient sur des revendications précises, des valeurs : le divorce, l’égalité hommes-femmes, le contrôle des naissances, l’éducation pour tous. Elles prennent les choses en main pour limiter le pouvoir des hommes. Jusqu’à ce que Louis XIV s’en mêle. Et Antoinette est aux premières loges. Au cours d’une des premières réunions de l’Académie, dans les années 1630, plusieurs de ses membres proposent son adhésion. Le roi refuse avec cette phrase : " Le mot est mâle. " J’ai lu dans Sainte-Beuve que, par la suite, pas dégonflée, Antoinette Deshoulières créa le mot " académicienne ". Pour les Précieuses, pour ce siècle, la langue est un enjeu.

Et Molière écrit les Précieuses Ridicules fin 1659.

Jean-Louis Murat. C’est un salopard, même si on a retrouvé une lettre où il regrette. Le message passe avec lui. Quoi qu’on dise, il était du côté du manche. Quand on voit les pensions dont il a bénéficié, il fait toujours partie du Top 50 de Louis XIV. Pendant longtemps, Antoinette ne mettra pas les pieds à Versailles. Cette tension entre elle et le roi, on peut la lire parfois dans ses textes. Toutes les références au soleil sont négatives. Le soleil " ruine " est une " catastrophe ". D’où son aversion pour Racine, image même du courtisan, du lèche-bottes. Elle, ses amis s’appelaient Corneille, La Fontaine, des proches de Fouquet. Entre eux et Racine, on retrouve le clivage Modernes et Anciens. Pour en revenir à Molière, avec sa pièce, il ouvre grandes les vannes de la moquerie, du retour du machisme. Même si on peut avoir une lecture plus ambiguë de la pièce, le mal est fait.

La langue d’Antoinette Deshoulières est à la fois très directe et métaphorique pour l’époque.

Jean-Louis Murat. Dans ses textes, se révèle une sorte de perspicacité féminine qu’on ne trouve pas toujours dans la poésie féminine. Elle est vraiment hétéro, parle des hommes de façon directe, franche, dans leur entier. Ce n’est pas si commun, même aujourd’hui. De la même façon quand elle évoque le corps féminin. Un texte comme Entre deux draps sur la masturbation féminine, c’est pas mal pour le XVIIe ! À ce moment, la langue se faisait. Et les Précieuses ont essayé d’y mettre un peu de pudeur par des métaphores, de régénérer le langage amoureux. Elles en avaient assez d’avoir affaire à des brutes.

Ces enjeux de langue sont-ils encore d’actualité dans la poésie, la chanson française ?

Jean-Louis Murat. Comme à l’époque, la langue reste à réinventer. Les Précieuses menaient une bataille dans un domaine précis, le langage amoureux. Aujourd’hui aussi, il reste à réinventer. Les seules innovations sont des anglicismes ! Umberto Eco explique très bien dans l’un de ses textes comment le langage amoureux des langues latines, comme le français ou l’italien, est désormais conditionné par les mauvaises traductions et adaptations des soap-operas et des sitcoms américains.

Vous avez dit un jour vouloir lutter contre " la tyrannie du présent ". Cet album en est une illustration. Plus profondément, ce besoin paraît lié à votre propre histoire.

Jean-Louis Murat. Malheur à la tyrannie du présent. L’actualité, le fond sonore. Écoutez, on est là, dans cet hôtel, on ne peut pas être tranquille, il y a toujours NRJ, RFM ou je ne sais quoi, une espèce de tyrannie musicale, des sons, des harmonies. Il faut échapper à ça. Voir un peu ce qui se fait ailleurs. Pour moi, c’est une manière de résister. D’autre part, c’est vrai, j’ai dit un jour avoir le sentiment d’avoir sauté comme une génération. Je me sens toujours dans ce manque. Comme s’il y avait eu un creux dans le passage de témoin. L’impression d’avoir pris le relais, après des gens, mes grands-parents qui m’ont élevé, qui ne parlaient que le patois, qui vivaient comme au XIXe siècle, sans eau courante avec des vaches et un jardin potager. Je croyais que la vie, c’était ça. À quinze ans, j’ai basculé. Je suis passé d’une ferme à l’internat. Et tout de suite, je me suis intéressé à la musique. J’ai voyagé en stop, je suis parti en Angleterre voir des concerts. Mon univers musical est d’abord venu de ma grand-mère. Ses chansons. Elle avait une voix très juste et une mémoire prodigieuse. Je n’ai pas de nostalgie. Simplement, ça donne des racines, des références, du lien. Et puis, j’ai fait la rencontre d’un homme incroyable. Je lui dois énormément. Un professeur d’anglais. Il était arménien. Orphelin. À quatorze ans, il est entré dans la Résistance. Et il est devenu la mascotte d’un régiment américain. À la Libération, ils l’ont emmené avec eux aux États-Unis. Et là-bas, après quelques galères, il a rencontré le jazz. Il était également homosexuel. J’ai compris plus tard. Il ne restait jamais plus d’un an dans une ville. À chaque fois, il y avait des plaintes. Moi, il m’a pris en affection. Et il n’y a jamais rien eu d’équivoque entre nous. J’allais faire mes devoirs chez lui. J’écoutais Miles Davis, Lionel Hampton. Il m’a fait lire Gide, ce qui m’a beaucoup marqué. Il m’emmenait voir des concerts. Il connaissait des tas de gens. À quinze ans, j’ai passé une journée avec John Lee Hooker et Memphis Slim. Oui, je suis passé d’un coup d’un monde à l’autre.

Pour en revenir à Madame Deshoulières, pourquoi le choix d’Isabelle Huppert ?

Jean-Louis Murat. Je n’ai jamais pensé à quelqu’un d’autre. Je la connais depuis la Vengeance d’une femme, de Doillon, que nous avions tourné ensemble. Pour moi, elle incarne l’éternel féminin français. Une énergie, une intelligence, un caractère. Elle m’a dit : " D’accord, mais tu te comportes avec moi comme un metteur en scène. " Et je me suis retrouvé avec cette responsabilité.

Les lieux sont très importants pour vous. Murat en plein air a été enregistré dans la chapelle romane de Roche-Charles en Auvergne. Là, vous avez choisi un château.

Jean-Louis Murat. Je cherchais la même formation que le salon d’Antoinette. Chez elle aussi, on écoutait l’orgue positif, le luth, la viole de gambe, le clavecin, le théorbe. Avec Daniel Meier, qui dirige cet ensemble baroque et a arrangé dans cet esprit sept morceaux, nous avons littéralement campé trois jours dans les murs XVIIe du château de Chazeron. Nous avons ensuite terminé l’enregistrement, batterie, guitares, mini-moog à Paris. Le tout a pris à peine huit jours. De toute façon, vu son emploi du temps, Isabelle n’aurait pu être présente plus longtemps. Et j’aime cette rapidité dans la création.

Didier Rochet

Madame Deshoulières (Isabelle Huppert et Jean Louis Murat) (Labels/Virgin).

Madame Deshoulières, livre présenté par Jean-Louis Murat, dessins de Carmelo Zagari. Éditions des Cahiers intempestifs, 112 pages, 118 francs.

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Ci dessous en 2008:

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

Taormina:

 

DANS L'HUMANITE (17/19 avril): "j'ai toujours trouvé amusant de balancer des boules puantes"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 18 Avril 2020

 

1) Murat a beau livrer un des plus beaux clips de l'année (bon, c'est peut-être le seul que j'ai vu aussi...) dans un format inédit (deux chansons), a beau chroniqué les gilets jaunes en ayant un discours politique (forcement) dézinguant le Président de la République, ou plus prosaïquement, se rouler nu dans la neige sur insta ou reprendre un des tubes des années 2000 ("les sardines"), ça ne fait pas une ligne ou presque dans la presse grand public... mais voilà qu'il fait une vanne, et que ça explose.... Parce que ça fait un titre accrocheur... les putes à clics se saisissent du truc.... jusqu'à ce que certains médias reprennent aussi... notamment France 3 AUvergne    le Figaro (qui indique quand même quelques twittos "positifs",  le Point, Elle,  alors que le Huffington parle de twitter "à l'unisson"-ce qui est faux) ou Ruquier aux grosses têtes (cf ci-dessous).  Brain a la palme du meilleur titre (en terme de "joute": "Quelqu'un pour emmener JLM à l'EHPAD au plus vite?" mais là encore, les commentateurs sont très partagés. Les lecteurs de Valeurs Actuelles eux approuvent...

Bon, je ne vous mets pas tous les liens...  Peut-être encore en plus l'animation de FEMME ACTUELLE qui arrive à parler de Baby Love en un slide. En tout cas, personne pour indiquer qu'il était plutôt louangeur avec elle il y a un an. "seule la chanteuse Angèle semble trouver grâce aux yeux de Jean-Louis Murat" disait Pure People,

Closer  indique qu'Angèle avait déjà eu à se plaindre de Paris Match en mars... pour une couv qu'elle n'a pas appréciée «Plus décrédibilisant et sexiste tu meurs» . Etait-elle nue? lascive sur une plage?  Euh, je vais voir... Jugez vous même:

Peut-être que ça a pu jouer dans toute cette histoire, parce que réagir ainsi à une couv de Paris Match, je suis pour le coup surpris. On l'a obligé à poser ainsi (et on est très loin du peep show) et à se mettre en rose? ok, je suis un "Gros boomer"....
 

Enfin, soit, "l'important, c'est la joute" dit Murat.  Et si ça se passe entre deux caricatures?!! Oui, je ne vois pas trop l'intérêt.  Le propos sur Goldman pourrait être plus porteur de sens.

Je n'ai pas compté depuis 10 ans le nombre de buzz, bad buzz selon moi, que j'ai eu à reporter. Je n'en fais plus un plat... mais c'est moins agréable à relayer que ses propos élogieux sur Orelsan, Morgane, PNL (qu'il a dézingué et adoubé), ou son amour pour la musique, et ça ne m'empêche pas d'être plutôt triste de certains de ses propos (dans l'article, j'avais indiqué mon étonnement sur ce qu'il disait sur le couple, ses mots sur les chanteuses en général sont  navrants).... mais dans deux semaines, il dira "je suis une femme",  fera l'éloge de Joni Mitchell ou Anne Sylvestre...  D'ailleurs, c'est l'occasion de réécouter "un mur pour pleurer":

Je cherche un mur pour pleurer
On ne pleure plus, paraît-il
On avale tout, c'est facile
On ne dit plus rien
Lorsqu'on vous crache dessus
On reste serein, la colère
C'est mal vu
On est poli, poli
On tend son cul, merci merci

 

2) Du 16/04. PAR OLIVIER PIROT

La nouvelle République s'était déplacée à Paris pour rencontrer Jean-Louis:

https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/l-amour-reste-un-mystere-pour-jean-louis-murat-pas-les-chansons-qui-groovent

Musique : l'amour reste un mystère pour Jean-Louis Murat, pas les chansons qui groovent
Sur « Baby Love », on redécouvre un Jean-Louis Murat très dansant.

Sur « Baby Love », on redécouvre un Jean-Louis Murat très dansant.
© (Photo Denis Pourcher)

Dans son vingtième album studio, Jean-Louis Murat chante les différentes phases de l’amour avec un groove que peu d’artistes peuvent égaler.

Le confinement n’était pas encore la norme quelques jours après la sortie de Baby Love. Jean-Louis Murat répond à la NR depuis une chambre d’hôtel à Paris. Au nom évoquant ses racines. L’expérience est intense à nouveau. On sait qu’avec lui, rien ne sera jamais tiède. Et cet album encore moins : chaud, dansant, plein de groove.

La dernière fois qu’il avait été interviewé par la Nouvelle République, il avait parlé du très dense Il Francese, son album précédent. « Le deuxième étage d’une fusée qui en compte trois », avait-il expliqué. Est-ce Baby Love ce troisième étage ? « Non, c’est une tentative pour financer ce troisième étage. C’est celui où on met les satellites. C’est celui qui coûte le plus cher. »

"Je me suis consolé avec une guitare"

De toute façon, Jean-Louis Murat est dans une perpétuelle démarche créative et d’écriture. Sans pause ou presque. « Je me fais chier tellement facilement… que ce sont aussi des stratégies de contournement de l’ennui, lâche-t-il. Plutôt que la vocation quoi ! »

Mais évidemment que cela ne se résume pas à un simple passe temps. Ce nouvel album est très charnel. Il faut aussi l’écouter avec une clef particulière. Avec son complice de toujours, Denis Clavaizolle, ils se sont mis dans l’idée de le faire comme s’ils étaient en 1985. « Comme quand vous débutez. Je montais en stop à Paris, avec des cassettes, pour essayer d’avoir un deal pour enregistrer un disque. C’était pour privilégier des chansons assez efficaces, un petit exercice d’imagination avec Denis. Je disais : “ On n’est pas signés, il faut qu’on fasse des trucs qui nous permettent d’être signés ”. Un genre de scénario un peu bébête mais pratique ! »

Même s’il n’était pas question de le faire sonner 85… « 85 ça sonne de chiotte ! Le son, c’est vraiment de la merde ces années-là. » Ce qui compte, c’est l’état d’esprit, « le fun ». Surtout, ils ont essayé de préserver un son chaud, charnel, analogique « et l’idée de chanson simple ». Avec un fil d’Ariane : une guitare jouée tout au long de l’album. « Elle est là tout le temps, omniprésente. Toutes ces chansons ont été composées à la guitare. Ce qui change d’Il Francese où les chansons étaient composées au piano. »

Sur Baby Love, tout a même été fait avec une seule et même guitare. « Cela ne m’arrive pas souvent. C’est une nouvelle guitare. Je ne m’y attendais pas du tout. Une guitare couleur pistache, une Fender, à qui j’ai fait une déclaration d’amour à genou, devant elle ! J’étais assez amoureux de cette guitare et elle sonne incroyablement bien. Je l’ai laissée faire, ce n’est pas moi vraiment qui jouais, c’est elle qui faisait jouer. » Une guitare qui traînait dans un couloir, une guitare abandonnée raconte-t-il.

Ce n’était peut-être pas innocent. Jean-Louis Murat confesse bien volontiers une « histoire d’amour de substitution » avec cette guitare pistache. « J’étais en pleine séparation, assez rude. Je me suis consolé avec une guitare. »

Pour l’artiste, la naissance du sentiment amoureux et sa fin restent toujours une énigme. « C’est toujours aussi mystérieux pour moi. Je ne comprends pas comment ça commence. Comment ça finit. Que deux personnes s’aiment et qu’un jour, elles ne s’aiment plus. Je n’ai toujours pas compris. Alors j’écris des chansons pour ! » Et là, il a définitivement tout compris.

Le précédent article d'octobre 2018

 

LE PETIT MOT EN PLUS

Merci à Dav:  petit mot dans what hi*fi  n°190

BUZZ ET  PRESSE (NOUVELLE REPUBLIQUE...)

bon, faut que je file récupérer deux vinyles au relais colis!!!!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 16 Avril 2020

Paris-Match du 16 avril 2020 n°3702

 

Bon, comme je vous le disais hier, Jean-Louis Murat a droit à PARIS MATCH cette semaine. "CULTURE MATCH" et l'ouverture du magazine (p.5). Pas une surprise puisque LOCOGE le promeut régulièrement.

Téléscopage médiatique de grandes gueules : à côté on trouve une pub avec Eric Cantona... sans sa mouette alors que Jean-Louis est avec sa vache tout aussi mythique. ERIC  nous promet des "dérapages"....  Thriller social à gauche, triller romantico-rural à droite.  Alors, suspens... Murat se lâche-t-il comme nous l'indiquerait le titre : "l'amour vache"?

Vu que c'est Paris-Match, j'ai tenté de soigner mes photos... Et je vous partage tout de suite l'article (alors que pour Francofans, Hexagone, et Audio et Vinyle, plus fragiles,  je vous laisse la chance de vous les procurer en format papier).

interview PARIS MATCH

http://www.surjeanlouismurat.com/2019/07/un-peu-de-philosophie.html- On n'a pas la date de l'interview mais il semble qu'elle soit peut-être plus ancienne que d'autres (il parle de "la princess of the cool" au "présent").  

A retenir:

- ses propos sur le couple devenu impossible, et JL qui s'affirme être pour "l'épanouissement personnel"... comme si la femme ne pouvait pas se réaliser avec un homme à ses côtés. Comme toujours:  il mixe machisme et féminisme.

L'utilisation du terme "épanouissement personnel" me surprend plus. (J'avais partagé une chronique philosophique qui me paraissait assez bien collé à Murat, A réécouter ici critiquant les injonctions à "être soi-même"). Mais Murat résume: "la vie est devenue un vaste champ où il ne faut pas avoir trop d'idéaux".

- On apprend que Murat a joué un rôle dans le rachat du catalogue "murat" par PIAS et qui nous a donné toutes les rééditions depuis 2/3 ans. Il a ainsi souhaité empêcher DE BURETEL d'en faire l'acquisition: "on a été les meilleurs amis du monde. Et cela a créé les pires inimitiés". Et de concéder des trahisons mutuelles.

- Encore quelques mots sur ANGELE.  "nous les mecs, elle nous surplombe avec un culot dingue, elle nous dit "tu ne regardes pas, tu ne touches pas" tout en faisant des chorégraphies de peep show"... (sic)

- La 2e séquence "tacle": sur JJG ( JJ Gargamel -ah, mince, je n'avais pas encore fait le lien!).   Pas si méchant, Murat rappelle l'anecdote liée aux enfoirés, et s'étonne surtout que Jean-Jacques Goldman est arrêté sa carrière. "t'imagines Dylan, dire "bon, bah, j'arrête"?"... mais  Murat l'avoue encore ensuite: "la chose qui m’intéresse, c'est la joute!". "Elle ne doit pas être vue comme quelque chose de négatif venant d'une mauvaise personne". 

- "on dit que je suis amer. Mais ce qui me donne de l'amertume, ce n'est pas le fiasco d'un disque. C'est qu'on ne voit pas que le jeu avec l'esprit, avec les idées, dans ce monde, je le pratique d'une façon bien plus intense qu'on veut bien le reconnaître. Oui, j'en bave, mais ma détermination reste totale. Même si à chaque album, je me prends Pearl Harbor!"

 

Sur twitter, ça a  d'ores et déjà réagi vivement... aidé par "closemag": https://www.closermag.fr/people/peep-show-chantal-goya-2-0-jean-louis-murat-dezingue-gratuitement-angele-1103891

Dans les Inrocks  (avril 2019, la précédente interview badbuzz avec PNL et Johnny), il avait dit: « Je suis bluffé par Angèle, on dirait Lio période Banana Split avec un bac +12 ! », et il avait indiqué lui avoir proposé un duo!  L'important, c'est la joute...

On fait un point demain!

EDIT: A LIRE L'ARTICLE POSTÉRIEUR DE l'HUMANITE qui donne le contexte des "boules puantes" de Murat: http://www.surjeanlouismurat.com/2020/04/dans-l-humanite-17/19avril.html

 

Vue d'ensemble (et plus lisible après):

interview PARIS MATCH
interview PARIS MATCH
interview PARIS MATCH
interview PARIS MATCH

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Avril 2020

Hello, j'étais parti dans la déconne hier, un petit peu guidé par le chef... et voilà qu'il en rajoute... En nous livrant une cover de haute-volée, superbement filmé comme d'habitude, une réinterprétation d'un immense tube, une revisit' d'un plat célèbre...

Ah toi le Corrézien, par l'Auvergnat... Solidarité du Massif Central.

POUR ETRE SERIEUX 5 MINUTES...

 

JEAN-LOUIS EST AU SOMMAIRE DU PARIS MATCH... LE TITRE "JEAN-LOUIS MURAT L'AMOUR VACHE"
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 14 Avril 2020

Bon... bonjour,

Malgré que le petit quin quin nous en fasse des tonnes en intro avec "le si rare Jean-Louis Murat dans les médias", et bien, la séquence "best of" promis par 28 minutes fut un peu décevante, comme l'autre grande prestation concurrente de 20 heures hier soir... Déjà, que dire du sous-titre à la noix: "le chantre de la poésie triste"!... Bon, c'était surtout court : 5 minutes, et il me semble que ce n'est qu'un extrait de ce qui aurait dû être diffusé avant que l'actualité médicale ne chamboule les prévisions.

 

 

bon point: 2500 vues déjà sur cette vidéo sur youtube, ça me parait beaucoup!

 

 

2) Séquence MODE avec le journal VOGUE:

Sur les réseaux, MURAT POSE pour la collection ETE/HIVER

L'été: en blouson chevignon, chapeau Maquignon, tee-shirt shopi, J-L (agence Elite du 6-3) impose son style americana destroy chic et la barbe tendance post-confifi.

Escape beautiful.
MURAT
14.04.2020

On comprend pourquoi John Galliano s'est entiché de l'Auvergne, on l'a  d'ailleurs croisé du côté d'Orcival. J-L l'apprécie particulièrement.

Côté COLLECTION HIVER:

DE L'AUDACE! Pour affronter les frimas, et être au plus près néanmoins des éléments, référence directe à Paco Rabanne qui avait fait l'amour à la Terre, tige d'or dans un glacier ici en l’occurrence, un look trashy indu chic, façon barquette de chipo. Et sacrifice à la tendance vegan avec ses chausses barfussweg-parcoursdelapeine.

Caleçon  LacPavin Klein -Plastique étirable de la Maison de haute-soudure TOUTEMBAL- Paris; Sur Neige made in Sancy-jacksonpollocknisée du plus bel effet.

 

et oui, Murat n'est parfois pas le "chantre de la poésie triste"... et il sait donner du sel aux fans... (faut bien le reconnaitre, on est un peu chèvres).

 

3) une Chronique par Christian Larrède (déjà croisé du côté des inrocks, music-story,Jazz news)... mais sur un site que je ne connaissais pas encore! note : 4/5 malgré le regret d'un petit manque de "chair" pour sublimer le tout

A lire sur le site :  http://sondumonde.fr/albums/jean-louis-murat-baby-love/

Avec une régularité désormais métronomique, l’Auvergnat écrit, compose et enregistre un album annuel, comme il respire. Cette 20ème livraison pourrait être sous-titrée : peine de cœur, et comment s’en sortir.

Il y a Denis Clavaizolle (plutôt en charge des claviers et autres programmations), et puis c’est tout : on sait que, depuis un moment, Murat considère le quatre mains comme nécessaire et suffisant à ses créations. La surprise vient donc d’ailleurs, et en particulier, grâce à un emballage fluo qui sent sa boule à facettes, et, un déhanchement de celui qui se définit aujourd’hui comme danseur frénétique, d’un amour irraisonné pour Earth, Wind & Fire (et un titre en hommage à Diana Ross & the Supremes ?), et d’une atmosphère funky rosé, plus cool qu’un outtake de Donald Fagen. Tomber sept fois se relever huit donc, pour un chanteur qui considère qu’il en a suffisamment bavé au versant de l’amour, pour envisager de « Réparer La Maison ». Le tout en convoquant son Panthéon intime, d’Alain Delon à Tony Joe White, en passant par…Jacques Anquetil. Bien évidemment, Jean-Louis Bergheaud balance ses vers comme autant de haïkus au cœur des machines de studio (chez lui), et l’on aimerait parfois se poser, tranquille pépère, avec de vraies histoires charnues à goûter. Mais le propos du garçon, en 2020, n’est manifestement pas celui-là. Pop, séducteur, parfois sarcastique, osant l’auto-tune comme les chœurs de castrats, caractériel et provocateur toujours, Murat (« j’écris des chansons sans y penser », dans un « Xanadu » que ne renierait pas Philippe Katerine) fait ici ce qu’il veut (du blues à la dance, en passant par le swing).

http://sondumonde.fr/

LE DETAIL EN PLUS

Merci à FIP qui soutient JL :  The most played tracks on FIP Nouveautés for the week of April 06 2020

06: Jean Louis Murat - Le reason why (12 plays)   (info twitter)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 11 Avril 2020

 

- En attendant lundi :

Voici pour ce samedi de  PÂQUES, une jolie interview calme et détendue et qui ne donne pas l'impression qu'elle a été en fait réalisée à distance avec un Murat à Paris dans son marathon promo (mais apparemment, c'était au début de la journée)... mais finalement, on retrouve  Murat qui se laisse aller un peu à la provoc... mais on le sent pour s'amuser.

CA commence à 22 minutes.

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_dans-quel-monde-on-vit?programId=8524

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_dans-quel-monde-on-vit/podcast?programId=8524#toplivearea

Vacheries paysannes de Jean-Louis Murat et colère de Jean Ziegler

 

C’est un chroniqueur de battements de cœur et de la paysannerie qui se meurt. Tous les ans, avec une régularité de métronome, Jean-Louis Murat, sort sa nouvelle livraison de chansons (« Baby Love »). En interview, il ne peut s’empêcher de lâcher quelques vacheries. Ce samedi, l’Auvergnat nous le confirmera. Rien ne s’arrange à Lesbos avec la pandémie de Coronavirus. Il y a quelques semaines, Jean Ziegler était venu dénoncer les conditions d’accueil des migrants sur l’île grecque. Pour lui, Lesbos est devenue le symbole de la honte de l’Union européenne. Nous réécouterons ensemble cet entretien. Jean Ziegler s’est rendu sur place, en mission pour l’ONU. Jean Ziegler vient nous raconter et proposer des pistes d’action pour que l’Europe renoue avec l’hospitalité et la solidarité. Le vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’hommes des Nations unies signe « Lesbos, la honte de l’Europe » (Seuil).

quelques bribes:

- Murat est interrogé sur sa voix (de paysan), ce que c'est d'écrire des chansons...

-"un artiste raté, c'est effrayant -Hitler...-, et un artiste réussi, ce n'est pas beaucoup mieux". Un petit coup de provoc en affirmant qu'à 69 ans, un homme  est en pleine forme... à la différence de...

-Réparer la maison: chanson écolo

-Et Murat de brancher les belges (en deux temps dans l'émission), notamment ceux qui émigrent en France... Angèle:  "une chantal Goya qui a passé le bac, Bécassine à bac +15"

-Chagrin consubstantiel, inaptitude à la vie... et on découvre que Murat a "eleanor rigby" en sonnerie de téléphone.   "Moi, le chagrin a commencé à la naissance. Je n'étais pas fait pour ce matin. J'ai un chagrin consubstantiel"

-Montboudif : un sorte de nombril de l'auvergne, "j'aurais bien chanté Douharesse... mais ça sonnait pas", et de reparler de son "ancrage" et de Springsteen.

-Comme dans l'interview de HEXAGONE, pas d'assimilation au rap et musique us... mais Murat qui se définit comme un dinosaure, une espèce en voie de disparition ou du siècle dernier. Même discours ensuite sur le monde rural (Cheyenne autumn, suicidez-vous... nous dit-il c'était déjà ça). "On ne peut pas dire que c'est mieux" (le monde qui vient).

- Murat qui raconte qu'il écrit en ce moment des chansons basées sur ses souvenirs du tour de France.

- Retour sur les Gilets jaunes... "j'ai toujours chanté ça"

- Conseil d'écoute: la neige qui tombe

- Conseil lecture: VIRGILE, gallimard, F.BOYER,  "comme je lirai un catalogue de Manufrance" dans une nouvelle adaptation

 

 

LA LISTE D'ECOUTE EN PLUS

https://www.gael.be/lifestyle/culture/musique-10-nouveautes-a-ecouter-en-boucle-pendant-le-confinement

Quand l’Auvergnat est amoureux, cela se voit du premier coup d’œil à une pochette rose vif et s’entend du premier coup d’oreille à ce 20e album qui groove de toutes ses sonorités disco/ électro/soul. On n’a guère l’habitude d’associer Murat à la légèreté et la luminosité, ce CD nous prouve une fois encore qu’il est unique et imprévisible. Avec un complice de longue date, il a joué tous les instruments de ce disque en studio, se laissant guider par le plaisir et l’envie de danser, sans intellectualiser.

LE LIVE CONFIFI EN PLUS

MORGANE IMBEAUD était invitée par la SACEM pour un concert de 30 minutes.

Je ne crois pas qu'elle chante un titre co-écrit par JL Murat.

LE LIEN EN PLUS

Ça nous avait échappé. Merci AMPARO!

Mash up   Townes Van Zandt / Jean-Louis Murat par BLEU REINE

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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Publié le 6 Avril 2020

Gérard Bar-David, grand rock critique (Best) désormais blogueur de GONZOMUSIC, nous livre une belle chronique de BABY LOVE... près de 40 ans après avoir écrit le texte promo pour le premier disque de Murat! Il l'avait en effet découvert du côté de la HAUTE-SAVOIE, le cafard tout ça... Il pouvait d'ailleurs nous donner une piste pour expliquer pourquoi ce département lui file le bourdon...

83:

et déjà Otis et Marvin Gaye....

2020:

https://gonzomusic.fr/jean-louis-murat-baby-love.html?fbclid=IwAR1TQ3flrECTTG9HVBbOZmWyWGAJqpUxZZ-uk09919mbdfPAqzsrjs4vzPA

EXTRAIT:

[...]Si on m’avait dit voilà 40 ans, lorsque je rédigeais la bio de son premier maxi, que le gars qui chantait alors « Suicidez-vous, le peuple est mort » serait toujours là aussi fringant quatre décennies plus tard. Pourtant, l’homme qui lui inspiré son pseudo, Joachim 1er, maréchal d’empire, sacré roi de Naples par la grâce de son beau-frère, un certain Napoléon 1er , est décédé à 48 ans .  Bref, à près de 70 piges, Jean Louis Bergheaud a déjà pulvérisé le record de longévité de son fameux homonyme. Et, côté sortie d’albums, je ne vous dis pas, l’ex-Maréchal de France est, comment dirais-je, battu à plates coutures. Avec ce petit dernier, au titre néo-Birkineque de « Baby Love », figurent désormais 20 albums au palmarès de notre Bryan Ferry Auvergnat. Et, franchement, celui-là est loin d’être le pire, bien au contraire. Porté par un funk aussi glacé que délicat, riche de ses 11 titres pastel, il constitue sans doute le meilleur exemple actuel de pop hexagonale aboutie, et tous les soutiers de la variette hexagonale, de Pagny de crabes à CaloCalimero, en passant par Obispo de chagrin, devraient, dès le confinement levé, prendre la route de Clermont-Ferrand pour suivre un stage de recyclage auprès du maitre Murat. Car ce dernier a beau être une sacrée tête de mule, doublée d’une incontestable tête à claques- tout spécialement l’égard des journalistes musicaux-, il est aussi sacrément doué dans l’art d’enrober la plus intelligente des ritournelles dans le sucre candi, histoire de nous rendre carrément dépendants. Et c’est par « Troie » que tout commence, premier titre, première raison de râler sur ces textes déclinés sur fond de chœurs féminins, violons et de cuivres délicats sur ce titre où Murat fait du Murat…comme nul autre…devrais-je dire ? On songe aussi au regretté Léonard Cohen, ce qui ne surprend guère connaissant le zigue. Guitare wah wah, résolument 70’s pour « Le mec qui se la donne » aux faux-airs de crooner funky entre le regretté Bill Withers et l’immense Otis Redding.

Suivent comparaison et référence à : Talking Heads, Daft Punk sous Tranxene et Chic Bryan Ferry Steely Dan Tom Tom Club Joe Cocker Tony Joe White Marianne Faithfull... pour se conclure:

Superbement produit, arrangements impeccables « Baby Love » loin de n’être qu’un Murat de plus, perpétue la légende du poor lonesome auvergnat et séduira largement tous ses aficionados. Certains allègueront que « sa chanson est vachement bien » mais que « c’est toujours la même chanson ». Et, tous les autres se laisseront porter par cette vague cool, ces textes élégants et ce swing insouciant, qui devraient faire l’objet d’un remboursement Sécu.

l'intégralité de l'article:

https://gonzomusic.fr/jean-louis-murat-baby-love.html?fbclid=IwAR1TQ3flrECTTG9HVBbOZmWyWGAJqpUxZZ-uk09919mbdfPAqzsrjs4vzPA

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

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