Articles avec #baby love tag

Publié le 25 Février 2020

Et bravo pour TV5 Monde pour avoir choisi cette belle image d'accroche!, il avait pourtant une belle chemise très seyante. Bon, à part ça, c''est du rapide...

EDIT: France 5 (et moi aussi) a été repris par les AP de PIAS pour l'image (un Murat peu flatteur) et ça a été modifié depuis.

 

dispo là:

https://information.tv5monde.com/video/jean-louis-murat-et-les-turpitudes-de-l-amour

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 22 Février 2020

On part pour un petit article vite fait... et en tirant le fil de l'actualité et de la mémoire... on se retrouve en 1981, 1898

 

- Voilà le texte "promo" de BABY LOVE, et curieusement, c'est plus une disco qu'un discours sur le dernier album... Un paragraphe parle quand même du disque imprégné des Earth, wind and Fire... et de la guitare "pistachio" (Murat en parlait en avril 2019 dans les inrocks)

Plus les années passent, plus Jean-Louis Murat accélère son rythme discographique. Relativement économe de ses efforts au début de sa carrière (seulement trois albums dans la décennie 1980, quatre pour la suivante), l’Auvergnat a considérablement augmenté sa vitesse de publication au tournant des années 1990/2000, avec six disques parus par décennie (sans compter les projets parallèles, littéraires, ni les enregistrements publics).

Car il « écrit des chansons comme on purgerait des vipères ».

Au sortir d’une année 2019 passée en studio et sur les routes de France, Murat a notamment réédité deux authentiques chefs-d’œuvre. D’abord, son troisième album Cheyenne Autumn (1989), disque majeur et inusable qui a durablement marqué la chanson française et influencé nombre d’artistes hexagonaux à travers des ballades spleenétiques faisant le grand pont entre Leonard Cohen et Léo Ferré, Robert Wyatt et The Pale Fountains.
Autre réédition anniversaire, Mustango (1999), le septième album de Murat et le premier disque américain de sa carrière, enregistré entre New York et Tucson, aux côtés de Calexico, d’Elysian Fields et du guitariste inventif Marc Ribot.

Avec le transatlantique Mustango, l’homme privilégie l’immédiateté mélodique et retrouve son instrument de prédilection, la guitare, qu’il avait délaissée le temps de l’immense Dolorès (1996), œuvre de rupture sentimentale et artistique principalement composée au clavier.
Dans les années 2000, donc, Murat tient une cadence infernale, alternant albums studio (dont le classique Le Moujik et sa femme en 2002, le triple Lilith l’année suivante et l’atmosphérique Taormina en 2006), collaborations multiples (Isabelle Huppert avec Madame Deshoulières en 2001, Jennifer Charles et Fred Jimenez pour A Bird On A Poire en 2004) et adaptations musicales (Jean de Béranger, Baudelaire et Ferré).
Dix ans après Mustango, l’Auvergnat repart outre-Atlantique pour enregistrer à Nashville, le temple de la country. Le Cours ordinaire des choses (2009) résume bien cette décennie pour son insatiable auteur-compositeur-interprète.

“Chanter est ma façon d’errer”, comme il le dit lui-même.

S’ouvre alors une nouvelle décennie avec Grand lièvre (2011), avant que Murat ne tourne définitivement le dos aux majors et rejoigne le label indépendant [PIAS].
Cet artisan de la chanson française enchaîne les disques en solo (Toboggan, 2013) ou en groupe (le mirifique Babel en 2014 avec The Delano Orchestra, l’endeuillé Morituri en 2016).
En 2017, Jean-Louis Murat échafaude une fusée à trois étages, dont le premier volet volontiers électronique et expérimental, Travaux sur la N89, surprend son monde, avant que le superbe Il Francese (2018), marqué par le deuil (la mort de son batteur historique Christophe Pie) et les aspirations napolitaines, ne vienne couronner des années 2010 décidément prolifiques pour son auteur.

Et comme le chanteur sexagénaire n’en fait qu’à sa tête depuis le mythique 45 tours Suicidez-vous le peuple est mort (1981), il revient en mars 2020 avec un vingtième album, qui n’est pas la fin espérée du triptyque. Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après.
C’est un disque qui groove. “J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle”, explique l’intéressé. “Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré.”

En plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, Murat a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments avec son vieux complice Denis Clavaizolle. “Dans le studio de Denis, mon mot d’ordre était de lui dire que nous étions en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30.”
Tombé sous le charme d’une guitare Pistachio, Jean-Louis Bergheaud s’en donne à cœur joie et s’éclate comme rarement. “C’est la nouvelle guitare de ma vie”, s’enthousiasme-t-il. “En studio, je pensais d’ailleurs à la musique plutôt qu’aux paroles. J’ai presque découvert les textes au moment du mixage de l’album, un peu comme si leur sens m’avait échappé. Je constate que c’est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d’amour finissant et d’amour débutant. J’ai souvent écrit dans cet état de suspension.” Baby Love balance ainsi entre amour nouveau (La Princesse of the Cool, Le Reason Why, Si je m’attendais) et désamour (le single Troie, Réparer la maison, Ça s’est fait). Derrière sa pochette typographique d’un rose disco, se cache le vingtième album studio de Jean-Louis Murat – déjà l’un des grands disques de 2020.

Crédits :

Réalisé par JL Murat
Tous instruments : JL Murat - Denis Clavaizolle
Arrangements : Denis Clavaizolle - JL Murat
Mixé par Aymeric Létoquart au studio de la Seine à Paris
Masterisé par Jean-Pierre Chalbos à La Source Mastering
Artwork et photos : Frank Loriou
Production exécutive : Laure Bergheaud
Management : Guillaume Depagne, gd@aimegmt.com
Paroles et musiques : JL Bergheaud Murat
Editions : Scarlett Productions Editions

 

- En plus de l'article paru dans la semaine, les inrocks.fr nous proposent une playlist de Jean-Louis Murat

https://www.lesinrocks.com/2020/02/21/musique/musique/en-couv-des-inrocks-cette-semaine-jean-louis-murat-devoile-sa-playlist/

Après avoir dit qu'il ne comprenait plus son intérêt pour Neil Young, voilà tout de même qu'il le choisit dans sa sélection...  avec Celentano, et Earth, Wind and Fire dont il a nous a parlé également. On retrouve également Talk Talk (à lire ici), Badu et GS Heron (figurant tous les deux déjà dans une playlist de 2008) avec les mêmes chansons. Plus rare:  du Prince, la californienne Khadja Bonet (extraterrestre) et un choix que je crois vraiment inédit : Tom Waits... dont Marc Ribot (Mustango) fut le guitariste.

Et c'est accompagné d'un nouveau cliché de DENIS POURCHER:  il fait un peu peur, non?

 

LE LIEN EN PLUS
 

Morgane Imbeaud, toujours grignette, connait Jean-Louis Murat depuis toute petite:

http://www.baz-art.org/archives/2020/02/14/37951226.html

"Jean Louis (Murat), je le connais depuis que je suis toute petite, il a travaillé avec mes parents et c'est vrai qu'on a commencé à collaborer ensemble depuis 2007 et Babel et depuis j'ai souvent eu l'honneur de collaborer avec lui sur certains de ses albums. Là il m'a écrit un morceau " si l'amour est un sport" que j'aime beaucoup et qui est totalement dans son esprit.  Jean Louis a su me faire confiance, il m' a permis de me libérer notamment sur scène où j'ose plus et ses conseils m'ont vraiment beaucoup aidé en cela. "

LE CLICHE EN PLUS

Un petit clin d'oeil au lecture actuel de Monsieur Bergheaud (cf article précédent).  Merci à Manu (pas Macron bien sûr) pour l'envoi qui aurait ravi Matthieu (...), l'auteur de l'article "au commencement était un graff" qui renvoyait déjà Murat au mouvement libertaire et anar, bien avant les gilets jaunes.

« Je passe plus de temps avec mes bouquins qu’avec la musique. Je suis un peu timbré des livres », glisse-t-il. Et de nous expliquer que l’ouvrage qui l’a le plus influencé s’appelle Histoire d’un ruisseau, écrit à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus, un géographe et anarchiste français. Une contemplation poétique de la nature, mais pas que…    ouest france en10/ 2018

 

On termine du coup par "l'idée", texte de Charles D'Avray (vers 1898), autre libertaire... alors, n'hésitez pas "suicidez-vous... le peuple est mort", même s'il faut mourir pour ses idées, mais de mort lente comme de bien entendu. Matthieu :

"J'ai contacté Claude Guillon, l'auteur de Suicide mode d'emploi (tu as sans doute entendu parler de ce bouquin qui fit du bruit dans les 80's) et très bon connaisseur de l’anarchisme. Il m'a dit que le suicide était rarement une solution proposée par les anars, ceux-ci le condamnant plutôt comme une forme de désertion... Pour ma part, cette partie-là du tag me fait davantage penser à l'esprit punk de l'époque (No Futur, etc.). En revanche, l'idée de peuple mort fait selon lui écho à une vieille thématique anarchiste, celle d'un peuple trop passif. De fait, Charles d'Avray (l'auteur de "L'idée")  a ainsi écrit un "Le peuple est vieux" et dans "Ni Dieu ni maître", tu trouves le vers "le peuple sommeille"...
 Donc, selon Guillon et moi, ce slogan porte les empreintes de l'anarchisme et du punk. L'humour de l'autre tag ("C'est plus propre") me paraît également le rapprocher du punk, voire d'un certain situationnisme.. Mais j'ai préféré résumer ces diverses conjectures, plutôt que d'ajouter une mini-thèse à l'album photos...[à propos de l'article Au commencement était un graff]

[Février... le moment de la chanson qu'il appréciait: peu me chaut... "S'il faut partir un jour, peu me chaut"]

Bon, ceci dit:

En parlant d’URSS et d’esprit de révolte, tu cites Kropotkine (ndlr. écrivain russe anarchiste, auteur de L’Esprit De Révolte, 1881) dans la chanson Voodoo Simple.
Oui, je lisais ça. C’est nul d’ailleurs, juste un joli nom : Pierre Kropotkine. Sur mon bureau, j’ai aussi son livre La Morale Anarchiste (1889), qui est terrifiant de connerie. L’anarchie s’est pourtant beaucoup appuyée là-dessus. Kropotkine s’essaie parfois à démontrer les preuves scientifiques de l’existence d’un comportement anarchiste, mais il n’y a pas un truc qui tient, c’est archinul.

http://www.magicrpm.com/entrevue-29-04-13/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez, #Baby Love

Publié le 19 Février 2020

- Les Inrocks n'ont pas su choisir: Murat est en couv des inrocks, Agnès Obel aussi. Les deux existent. On s'en fiche: ça compte quand même... surtout que les Inrocks avaient déjà mis à l'honneur Murat cette année... Une démarche suicidaire commercialement?  Je ne sais pas mais louons leur fidélité...  Vergeade en tête (passé de Magic au Inrocks.... même si c'est devenu un job d'appoint pour lui entre temps).

On retrouve donc du Murat classique (le vélo, les touristes, la Bourboule, Proust, ses "moi" et les "autres"....), et que dis-je classique: voilà qu'il nous parle de la Grèce, exprimant son souhait d'être enterré à Delphes...  Je retiens une nouvelle pique contre Neil Young qui "chante comme un canard" désormais,  et un aveu qu'il se tourne plus volontiers vers "Earth, wind and Fire" (et toujours Drake, Océan...)... et plus étonnamment, vers la chanson italienne.... Si bien qu'il annonce un disque de reprise de... ADRIANO CELENTANO (chanté déjà par Johnny et Françoise Hardy) en guise de prochain album!

Et Murat a accepté de se faire tirer le portrait en exclusivité pour le magazine: par Jules Faure : instagram 

article sur JULES  et

 

L'interview commence un peu mollement et est parfois un peu ennuyeuse (notamment par un énième retour sur ses débuts, le cyclisme, l'évocation de si je devais manquer de toi, les gilets jaunes)... mais il y a des meilleurs moments ensuite (Alain Delon...). Murat évoque un peu sa situation personnelle tout en restant pudique.

Une petite partie de l'interview est lisible sur le site mais la plus grande partie est réservée aux abonnés: https://www.lesinrocks.com/2020/02/18/musique/musique/jean-louis-murat-je-suis-habite-par-une-poesie-triste/        Je vous invite à vous rendre chez votre kiosquier pour soutenir la presse qui ose encore soutenir Murat!

 

 

 

 

 

Intéressant ensuite de voir qu'il retient dans sa disco "toboggan", "vénus" et "le moujik"... ses albums réalisés avec les copains.

 

Elisée Reclus,    géographe libertaire (qui explique que les études universitaires l'aient un peu mis de côté) qui a une renommée mondiale à la fin du 19e siècle (autant qu'HUGO et Pasteur nous dit wikipédia), précurseur de l'écologie.  livres: La Terre en 2 volumes, sa Géographie universelle en 19 volumes, L'Homme et la Terre en 6 volumes, ainsi que Histoire d’un ruisseau et Histoire d'une montagne..   Murat le cite dans la même réponse que le dernier MARVEL... (où THANOS est le gros méchant.... et pas un personnage mythologique comme je le croyais au départ...).

 

Avant un petit lien en plus, on écoute  Adriano:                             (Merci à JLR!)

LE LIEN EN PLUS

La période des VICTOIRES est généralement le moment où certains s'expriment sur le regret de ne pas voir JLM dans les nommés.... On ne l'a pas vu cette année... excepté dans le DAUPHINE... et curieusement, c'est Pierre Mikaïloff, peu muratien, qui le dit...

https://www.ledauphine.com/france-monde/2020/02/14/victoires-de-la-musique-d-une-annee-sur-l-autre-les-memes-noms-reviennent

Quels sont les « oubliés » de l’édition 2020 ?

« Les gens qui font toujours des concerts, qui sont toujours là, dont on ne parle jamais ou très peu dans les médias. Des artistes qui ne passent pas en radio mais qui tournent, qui ont un public et qui remplissent des salles. Par exemple Jean-Louis Murat, il sort un album le 3 mars. Mais je comprends pourquoi il n’est pas nommé : c’est une tête de mule et il n’a pas de copains dans la profession. Il faut vraiment caresser les gens dans le sens du poil pour avoir une chance d’être nommé..

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 8 Février 2020

Un article de Stéphane DAVET mais à propos de ses anciens disques, et c'est très intéressant car c'est la première fois qu'un média d'importance s'intéresse aux rééditions en cours (on apprend le nom de l'acteur de ce travail chez Pias : Jean-luc Marre), et surtout, on nous indique que ce n'est pas fini, et qu'il pourrait enfin avoir des vrais disques d'inédits! Et c'est illustré avec une nouvelle photo!

 

-  A propos de vieilleries, justement, SUNS BURNS OUT publiait la semaine dernière un article sur "l'ange déchu", à lire en suivant le lien ci dessous: (mais revenez me voir ensuite): Très bon article qui parle de Murat entre variété et rock, modernité et désuétude... et comme d'habitude, Manset est cité aujourd'hui, comme hier!, et peut-être un peu plus que demain.

https://www.sunburnsout.com/l-ange-dechu-de-jean-louis-murat-ou-le-poete-supreme/

 

La chose a commencé en 1982. A cette époque, Jean-Louis Murat sonnait comme une forme vaguement moderne et un poil synthpop dérivée de ce que faisait Gérard Manset depuis plus d’une décennie : une poésie chantée sur un rythme bringuebalant et qui restait, mine de rien, assez éloignée du format pop en vigueur chez les anglo-saxons. Le premier album de Jean-Louis Murat, par delà sa production hésitante, était en fait un EP étendu (6 titres) dont il n’est pas resté grand-chose si ce n’est cette idée, fixe, de façonner un texte qui en reste un d’où qu’on se place. Avec Passions privées, en 1984, Murat ratait musicalement son entrée en matière. L’album lorgnait cette fois du côté de Bashung mais perdait le cap musical en s’adjoignant des cuivres et des sources de divertissement, presque funk parfois, qui détournaient du propos. Difficile de savoir alors de quoi Murat allait être le nom. Poète, esthère foireux ou caméléon musical. Le grand public allait devoir attendre quelques années de plus avant d’obtenir une réponse, à travers un morceau qui allait faire instantanément de Murat l’unique poète rénovateur susceptible de faire carrière durablement dans la variété française.

Sa position actuelle, qu’il se plaît à décrier en concert (connu mais pas trop, populaire mais pas trop, célèbre mais qui vend peu), Murat l’a forgée il y a 30 ans maintenant avec Cheyenne Autumn, un album remarquable (bien qu’inégal) à travers lequel il allait enfin donner corps et, pour ainsi dire naissance, à une vraie poésie pop à la française. Il y avait bien sûr eu des poètes chantants avant lui : Ferré, Brel, Brassens à sa façon, mais aussi Manset et dans un autre genre Yves Simon. Il y avait eu Capdevielle sur un rythme plus rock, des poètes folk (Ferrat, Aufray) et même des chanteurs pop déjà avec Bashung et Daho bien sûr, mais aucun équivalent susceptible de proposer une telle qualité de texte poétique et un accompagnement pop qui ne soit pas systématiquement inspiré du passé ou, au contraire, complètement décalqué sur les genres anglo-saxons. Lorsque déboule Murat, d’abord avec son Garçon qui maudit les filles, puis l’Ange déchu, avant qu’il ne transforme l’essai avec Si je devais manquer de toi, le genre n’existe pas. Murat est un OVNI, un gars qui se glisse par effraction dans un univers qui n’est pas prêt à le recevoir. L’époque n’a pas la tête à ça. Madonna chante Vogue. Depeche Mode, Personal Jesus. C’est l’été de la Lambada, de Renaud avec la Mère à Titi, l’année où The Cure sort Disintegration, où Jive Bunny domine les charts et Tears For Fear sort Sowing The Seeds of Love. Les Pixies se reposent et Morrissey apprend à vivre seul. Il n’y a alors presqu’aucune place pour la mélancolie et encore moins pour les états d’âme. Les productions sont ronflantes et souvent très orchestrées. Impossible de trouver quelque chose de populaire qui ne soit aussi sophistiqué. L’Ange Déchu est une fulgurance où se conjuguent l’apparition d’une forme anachronique de chanson française, d’une révolution poétique et d’un écrin romantique (la beauté de Murat, son look byronien) pour occuper un espace minuscule situé entre le rock français et la variété.

 

L’espace d’un instant, Murat ouvre cette brèche, cette possibilité d’un champ nouveau qui s’inscrit entre un genre imparfaitement populaire et globalement resté marginal et rebelle chez nous (celui du rock et même si la figure de Téléphone a pu en être une version atténuée et celle d’Indochine une incarnation dégradée par mimétisme des anglo-saxons) et celui d’une variété véritablement qualitative qui n’existait pas auparavant. Lorsqu’il apparaît sur les écrans, celui que personne ne considère encore vraiment comme un Auvergnat est bien l’incarnation mêlée du « jeune homme moderne » (tel qu’on l’entendra chez Magic quelques années plus tard), post années 80s, et d’une figure littéraire qui hante la France depuis le XIXème siècle qui est celui de l’écrivain chanteur, romantique, amoureux et porteur sur lui d’une destinée tragique. Cheyenne Autumn est un album encore imparfait, impur. Il est trop poétique pour plaire à tous, trop excessif, pas assez terrestre et parfois boursouflé dans l’écriture, précieux dans la présentation. Il n’est pas pour tout le monde et porte déjà sur lui la marginalisation du chanteur qui viendra (trop compliqué pour l’époque, trop élevé pour ce que le grand public peut assimiler et chantonner), ce qui est à peu près tout le contraire de l’Ange Déchu, miracle pop et surtout compromis parfaitement équilibré entre l’exigence poétique et ce que le public peut digérer. L’Ange est lumineux, triste mais pas trop, solaire, bâti sur l’expression d’une ligne claire qui rend son accès non seulement mais aisé mais aussi agréable et réconfortant pour l’auditeur. C’est le texte qui parle de lui-même et qui emporte le morceau :

Quand s’éveille l’ange dans
Mon pauvre corps
J’arrache les pierres
Aux murs épais
Du tombeau de terre où
Tu m’as jeté
Je monte à grand peine
Par les chemins
Que prennent les reines
Les assassins
Dans cet univers de cendres
Où aimer n’existe pas
Parfois je prie mon ange
Eh, ne m’oublie pas

Cette orange du début, et la force des deux premiers vers, qui renvoient immanquablement (et sans doute pas par hasard) à la « terre bleue comme une orange » de Paul Eluard, soit la figure la plus célèbre et la plus unanimement partagée du pays. L’orange est évidemment ronde, enfantine, favorable comme les astres, joyeuse comme un ballon qu’on projette pour rire et faire plaisir. Il y a un coup de génie dans cette entame qui mêle le divin (l’ange), le corporel (le corps du chanteur) et le fruit le plus magique et courant qui soit. Murat enchaîne par ce qui fera son ADN par la suite : les pierres, le chemin, les murs épais. Personne n’y comprend rien. Le texte de L’Ange Déchu noue les fils poétiques surréalistes et rimbaldiens dans une forme qui rappelle un Milton rural et postmoderne. C’est à la fois inédit, historique et tout à fait moderne. On retrouvera le personnage, gothique mais qui porte des baskets blanches, cheveux ébouriffés et attitude ténébreuse, dans le Sandman de Neil Gaiman, qui démarre justement cette année-là.

 

Si l’on ajoute à cela le physique de jeune premier de Murat, l’ensemble est imparable. Le poète supérieur s’incarne dans un corps qui anticipe la perfection capillaire, les jeans blanchis et les regards profonds des acteurs de Premiers Baisers (1991) et Hélène et les Garçons, les après-midis façon C’est encore mieux l’après-midi, sages et tendrement subversifs de Christophe Dechavanne. C’est cette modernité exacte que Murat porte sur lui, parfaite synthèse de l’esprit du temps et condensé presque en avance sur son temps d’une culture profonde mais décontractée. Le mirage ne tiendra pas longtemps tant il apparaît vite que Murat n’a rien à voir avec ce contresens initial. Le Manteau de Pluie (1991) et Vénus (1993) font le boulot. Il sera temps alors d’envoyer Murat se faire voir ailleurs, de le repousser dans l’exil du terroir et de recaler sa modernité, physique et musicale, pour le transformer médiatiquement en barde incertain de la ruralité, en poète conservateur et en coqueluche indépendante. L’homme lui-même s’y laissera prendre, même s’il retrouvera un court instant avec son chef d’œuvre absolu, Dolorès, en 1996, ce sens parfait de l’équilibre entre la séduction pop et l’ambition du projet. Le reste ne sera que ça : un tâtonnement superbe, jusqu’au suicidaire, entre les images et les genres, tantôt sublime, tantôt insupportable, brillant ou cabotin, forcené ou inspiré, selon qu’on le regarde avec amour ou désintérêt.

Si Murat est devenu ce qu’il est, c’est, comme Rimbaud avait foutu les voiles, parce qu’il lui était tout simplement impossible de rester celui qui faisait et refaisait l’Ange en plongée.

Chaque jour
Les nostalgies nous rongent
Sans retour
Nous dérivons
Privés de tour à tour
Je crains tant le souffle
Du temps sur moi
J’ai connu sa bouche
Dans l’au-delà
Fais de mon âme une branche
De mon corps un talus
Mais Dieu apaise l’ange
L’ange déchu

Il lui fallait devenir branche, talus et mousse herbue, transformer cet animal divin en une forme végétale, irritante et éternelle, un substrat duquel pousserait sans qu’il en sache jamais rien une autre espèce plus affûtée ou éphémère : celle des fugaces et périssables Occidentaux, doubles pop parfaits, apparus et disparus en 1993, ou, poussés d’une chambre seule, Dominique A et quelques autres avec son Disque Sourd (1991) et son Courage des Oiseaux.

Murat était seul et unique depuis le début. Il était condamné à ne pas passer l’été.

Ecrit par

un grand merci à lui

LA NOUVEAUTE EN PLUS

AUSTYN chanteur lyonnais  amateur de Murat a fait appel à DENIS CLAVAIZOLLE pour réaliser son nouvel album. Son single accrocheur fait penser à Bashung.... mais la presse souligne aussi le lien avec Murat.

Un EP est prévu en mars!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #vieilleries -archives-disques

Publié le 5 Février 2020

allez, mettons-en une couche sur Baby Love!

Il faut! Parce que pour l'instant, le produit Murat ne fait pas le poids dans google avec la marque allemande de produits bébé du droguiste DM. Alors, allons-y!

1)

Le(s) beaux clip(s) permet d'avoir un peu de promo, même si on en reste sur du classique:

quelques lignes sur un page des inrocks, aussi sur Pinkushion,   un petit encart dans libé, repris sur le site :

Un Murat plus direct et enjoué avec cuivres, cordes et chœurs pour annoncer un nouvel album qui semble moins torturé et plus classique que ses dernières livraisons. Le grand retour de Jean-Louis ? Sans doute.

 

On passe à plus élaboré avec Eric Debarnot de Benzine Mag, qui a l'habitude de relayer les actus muratiennes:

https://www.benzinemag.net/2020/02/04/le-retour-de-jean-louis-murat-avec-un-double-clip/

Avec le temps qui passe, la productivité de Murat semble encore augmenter, mais c’est surtout sa créativité qui étonne, et ravit, comme en témoigne la publication vendredi 31 janvier du « double clip » de deux nouvelles chansons, Si Je m’attendais et Troie.

Voilà quelques années que Jean-Louis Murat nous a promis de passer à la vitesse supérieure en termes de production musicale, et ce diable d’homme, dont on connaît l’opiniâtreté, tient sa parole, avec un album par an. On attend donc pour le 6 mars la publication de Baby Love, le successeur du live Innamorato de 2019 et de Il Francese en 2018, avec leurs références italiennes.

Depuis Travaux sur la N89, on notait l’importance accrue de l’électronique dans la musique de l’Auvergnat, et un certain goût pour l’expérimentation. Les deux premiers extraits de Baby Love, Si Je m’attendais et Troie, sans contredire complètement cette tendance, semblent témoigner d’un souci de retour vers plus d’évidence pop, mais ce sera bien sûr à confirmer lors de l’écoute du nouvel album.

A noter le remarquable travail artistique du collectif TEMPLE CACHE, responsable de ce double-clip se voulant l’écho contemporain des 45 Tours à deux faces d’antan : la manière dont les techniques modernes d’animation intègrent dessin, peinture et collages se révèle particulièrement dynamique et stimulante.


Sun burns out est bien-sûr fidèle au rendez-vous et livre le plus bel article puisqu'il est vraiment question des chansons:

https://www.sunburnsout.com/clip-du-mois-jean-louis-murat-confirme-un-retour-pop/

Avec sa pochette rayonnante, électrique et rose, possible que Baby Love soit l’objet pop parfait. A l’oreille, et sur la foi des deux titres dont Jean-Louis Murat dévoilait le clip aujourd’hui, Si je m’attendais et Troie, l’hypothèse mérite qu’on croit en elle. Cela faisait longtemps que l’Auvergnat n’avait composé avec cette joie dans la guitare, cet esprit primesautier et cette jubilatoire décontraction poétique.

Les deux morceaux sont épatants et la mise en images signée templecaché souligne leur légèreté universelle et leur modernité assumée. Si je m’attendais est une chanson amoureuse et tendre où Murat restitue à travers le chant toute la surprise et la fraîcheur d’un amour découvert. La production est pleine d’espoir et accompagne la mise à disposition de l’amant à sa maîtresse, tandis que des chœurs discrets en contrepoint servent la romance naissante, entre le choeur grec et la guimauve. Sur Troie, la tonalité est légèrement plus sombre. L’amant a l’esprit joueur et le propos ironique, comme si l’amour avait déjà mué en autre chose. La distance est là, celle qui rend le jeu troublant et ambigu dans ses finalités. Le « qu’est-ce que t’as mon cœur ? » est un signe d’incommunicabilité baudelairienne qui transparaît aussi à travers les illustrations.

Dans les deux cas, les arrangements sont remarquablement travaillés, discrets et délicats sur le premier morceau, plus pompier et mis en avant sur le second, mais en tout cas au service de l’intention avec une belle efficacité. Il n’est pas certain, dans le marasme de l’époque, que ces morceaux permettent à Murat de se glisser à nouveau dans l’actualité populaire, mais ils ont une sacrée allure et devraient au moins susciter l’engouement des fidèles. Baby Love pourrait être le moment rêvé pour aimer Murat comme avant.

 

On trouve également un article sur ROLLING STONE qui nous apprend  que l'idée du clip vient de Murat.

https://www.rollingstone.fr/entre-lorage-et-la-douceur-jean-louis-murat-nous-gate-dun-double-clip/

Extraits du nouvel album de Jean-Louis Murat Baby Love, prévu début mars, le diptyque « Si je m’attendais/Troie » s’illustre dans un clip

« Bonjour toi ». Près de deux ans après le sublime Il Francese, un an après un live majestueux (Innamorato) publiés via [PIAS] France, l’insaisissable Jean-Louis Murat est de retour avec un vingtième album, Baby Love, dont la date de sortie est fixée au 6 mars prochain. Pour encadrer cette nouvelle ère, le musicien partage un double clip aussi moderne que contrasté, mettant à l’honneur les deux titres « Si je m’attendais » et « Troie ». Tout commence par le crépitement d’un 45T…

L’idée de lier les deux morceaux est venue de Jean Louis Murat lui-même. « Cela permet d’en faire éclore les nuances, la rugosité et la complexité des thèmes évoqués. Le projet ne pouvait pas se prêter mieux à une approche graphique d’inspiration du mouvement DADA, où se mêlent collage, dessin et aplats de peinture colorée, tout en s’appuyant sur des techniques modernes de compositing d’animation et de caméra 3D » peut-on lire à propos du clip, réalisé par l’artiste et co-fondateur de Temple Caché, Kelzang Ravach, en collaboration avec collaboration avec le talentueux studio d’animation belge Tabass.co.

Et petite curiosité, on parle du français au Québec, à Rebecq, à Flobecq, à  Tahiti, [....]  à Madagascar... oui, à Madagascar:

http://www.radiomtv.live/news/clip-si-je-m-attendais-et-troie-jean-louis-murat-chante-l-amour-et-le-desamour-62

Clip "Si je m'attendais" et "Troie" : Jean-Louis Murat chante l'amour et le désamour

Jean-Louis Murat publiera le 6 mars prochain son nouvel album "Baby Love". Pour illustrer les premiers extraits "Si je m'attendais" et "Troie", l'artiste livre un double clip inspiré du mouvement Dada qui retrace la rencontre puis la rupture d'un couple.

« Nous avons recherché la simplicité ». Voilà l'intention qui animait le coeur de Jean-Louis Murat lors de la conception de son nouvel album "Baby Love", attendu le 6 mars prochain dans les bacs. « J'en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d'abord m'amuser et me mettre hors contrôle. Cet album concentre toute la musique que j'aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré » atteste l'artiste, qui présente avec le successeur de "Il Francese" (2018) un « disque qui groove » qu'il considère comme le miroir inversé de "Dolorès", ode au deuil amoureux sortie en 1996 : « En studio, je pensais à la musique plutôt qu'aux paroles. J'ai presque découvert les textes au moment du mixage de l'album, un peu comme si leur sens m'avait échappé. Je constate que c'est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d'amour finissant et d'amour débutant. J'ai souvent écrit dans cet état de suspension ».

Un "film à deux facettes"

Pour introduire ses nouvelles compositions, Jean-Louis Murat a choisi de doter les deux premiers extraits, "Si je m'attendais" et "Troie", d'un double clip racontant les deux moments forts d'une histoire amoureuse : sa naissance et sa fin. « En écoutant ces deux titres, nous avons été surpris par la modernité présente dans la musique qui contraste si bien avec la voix mélancolique chantée. Cela nous a évoqué des émotions contrastées : "Si je m'attendais", une ode à la douceur et l'amour, "Troie" nous plongeant dans un trop plein, une rupture. L'idée venant de Jean Louis Murat d'illustrer ces deux titres en un seul et même film à deux facettes pour tisser une histoire plus sensorielle que narrative est pour nous l'essence même du projet » explique un communiqué de la société de production Temple caché, qui signe cette superbe réalisation inspiré du mouvement artistique Dada. Collage, dessin, aplats de peinture colorée et animation sont au menu de cette fresque vivante « sensorielle » qui épouse les mots du musicien pour mieux en faire ressortir l'élégance, l'espièglerie et la poésie. La suite arrive bientôt !

Enfin, à propos de ces nouvelles chansons, et pas du clip (l'article est plus ancien), on trouve un article plus long, en partie consacré à un petit tour de son parcours, sur le site VINYLE MUSIQUE:

http://www.vinylemusique.fr/jean-louis-murat-si-je-m-attendais

Voici la partie finale de l'article qui reprend un bout du dossier de presse (avec du Murat):

Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après. C’est un disque qui groove. “J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle”, explique l’intéressé. “Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré.” En plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, Murat a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments avec son vieux complice Denis Clavaizolle. “Dans le studio de Denis, mon mot d’ordre était de lui dire que nous étions en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30.” Tombé sous le charme d’une guitare Pistachio, Jean-Louis Bergheaud s’en donne à cœur joie et s’éclate comme rarement. “C’est la nouvelle guitare de ma vie”, s’enthousiasme-t-il. “En studio, je pensais d’ailleurs à la musique plutôt qu’aux paroles. J’ai presque découvert les textes au moment du mixage de l’album, un peu comme si leur sens m’avait échappé. Je constate que c’est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d’amour finissant et d’amour débutant. J’ai souvent écrit dans cet état de suspension.” Baby Love balance ainsi entre amour nouveau (La Princesse of the Cool, Le Reason Why, Si je m’attendais) et désamour (le single Troie, Réparer la maison, Ça s’est fait). Derrière sa pochette typographique d’un rose disco, se cache le vingtième album studio de Jean-Louis Murat – déjà l’un des grands disques de 2020. (Communiqué de presse publiés le )

Le chanteur Jean-Louis Murat dévoile un nouveau titre, 'Si je m attendais' à découvrir dés aujourd'hui sur Vinyle Musique TV. Ce nouveau single et clip de Jean-Louis Murat nous séduit de par sa qualité musicale ainsi que par ce style singulier si caractéristique de l'artiste. Nous sommes vraiment impatient de vous le faire découvrir. C'est pourquoi nous décidons, dés à présent, de partager avec vous ce nouveau titre de Jean-Louis Murat en le faisant entrer en programmation dans l'une de nos playlists en rotation 24h/24 sur VInyle Musique TV. Il se peut très bien que 'Si je m attendais' devienne l'un des titres phares, voir l'un des tubes de l'année 2020 et vous aurez ainsi eu le privilège de le découvrir en avant première sur notre site musical Vinyle Musique TV.

Si vous êtes fan de Jean-Louis Murat et que ce nouveau titre, 'Si je m attendais', vous donne le frisson, nous vous invitons vivement à voter pour lui afin de lui permettre de se rapprocher de la première place de notre classement des meilleurs vidéos musicales de la semaine, classement établis d'après le vote des internautes ainsi qu'en fonction du nombre d'affichages du clip vidéo dans la semaine. Un nouveau classement est établis chaque dimanche. Vous avez, dés à présent, la possibilité de donner votre avis sur ce clip vidéo de Jean-Louis Murat - Si je m attendais en laissant un commentaire, en déposant une chronique ou toute autre information qui pourrait enrichir cette article et permettre ainsi au plus grand nombre de mieux appréhender l'univers musical de Jean-Louis Murat. N'hésitez pas à partager cette vidéo avec vos amis, car Jean-Louis Murat mérite à coup sûr que l'on parle de lui et d'avoir le maximum de visibilité. Merci pour Jean-Louis Murat, merci de votre visite, bonne écoute et, nous l'espérons, à très bientôt pour de nouvelles découvertes musicales sur Vinyle Musique TV.

On peut ajouter à cela quelques petites mots sur ChartsinFrance, la Montagne, et l'absence de mots sur HEXAGONE (qui se contente du clip)... On attend toujours que Hexagone consacre quelques pages à Murat... Et j'allais oublier A Découvrir absolumentDeux belles compositions dont la nuance des arrangements vocaux et sonores nous laisse espérer un nouvel écrin de haute volée pour envelopper le romantisme viscéral qui traverse l’œuvre de Jean-Louis Murat depuis les inusables Cheyenne Auttumn et Dolorès…liste non exhaustive !

On termine cette première partie par le texte de "si je m'attendais" trouvé sur le site dédié aux paroles de chanson du MONDE:

Aux sources de l’Allou, je ne sais quoi, j’attendais
Sans doute le début du monde
Troubadour évincé, je ne sais quelle mélodie, so long
 
Comme se lever à l’aurore, sur la barre des écrins
Dans sa robe de safran
Je t’en donne ma main, au ciel encore étoilé
J’entends
 
Oh vous, si je m’attendais
Cher vous, amour je suis venu pour toi
Bonjour toi
 
Je remballe Périclès, dans le fond du jardin
En demandant l’addition
Chaque soir une pyramide, quand j’entonne Franky
Je t’attends
Rêvant vers les marmottes, d’un millier d’interdits
Quelque part à Saint-Tropez
Nu au bal de minuit, sortant de la flotte qui
M’indigne
 
Oh vous, si je m’attendais
Cher vous, amour je suis venu pour toi
Bonjour toi
 
Qu’il est bon de t’aimer, au cœur des nuits d’étés
Voudrais-tu me dire ton nom
Je cherche ton secret au cours des longues nuits
Au fond
Plongeons dans la rivière, miroite le désir
Qu’elle belle et bonne vie
Chaque nuit, sous la neige, couronnée d’or ma mie

 

2) on passe aux bricoles!

- Une émission "Au coeur de l'hiver" de la radio cato RCF présenté par Louis Marie LACROIX (si!). Elle débute par -oh que c'est bien trouvé dis-donc- : "coeur d'hiver". Il est dit quelques mots sur Murat ensuite, sa discographie est qualifiée d'inégale mais il est souligné son côté rock, rare dans la "variétoche française". Après du classique, Manset est également diffusé avec son rappel aux Parisiens  que "la neige est blanche".

- Un article assez long sur la chandeleur où Murat finit par être convoqué avec son "perce neige" dont j'apprends le lien avec cette date:

Première fleur de l’année, on l’associe volontiers à la Chandeleur. Poétiquement surnommée parfois goutte de lait, on l’appelle candlemas bells (cloches de la Chandeleur) en Grande-Bretagne, et parfois chez nous, violette de la Chandeleur comme dans la poésie de Robert Desnos.

« Violette de la Chandeleur
Perce, perce, perce-neige,
Annonces-tu la Chandeleur,
Le soleil et son cortège
De chansons de fruits de fleurs ?
Perce perce, perce-neige
A la Chandeleur. » 

Le Perce-neige devient symbole de l’amour … qui meurt dans la sublime chanson éponyme de Jean-Louis Murat.

 

LE TWEET EN PLUS

@proustien | 1,740 followers   cite JEAN-LOUIS MURAT dans café PICOULY
 
"Je ne peux pas vraiment sortir de Marcel (...)
Je fais énormément confiance à Proust pour mon inconscient de petit mec français…"
Jean-Louis Murat "Je suis proustien pour la vie"
 
LA MUSIQUE EN PLUS
 
Non, il n'y avait pas que Murat pour oser "Gilles et John" ( dans Chronique d’un mouvement en chansons ), voici la chanson de JULIEN GASC (ex Aquaserge):

ET on termine enfin! par une petite info people. Félicitations à GB (on se tire la bourre entre stations auvergnates)

https://www.lamontagne.fr/laveissiere-15300/sports/emile-gardette-le-lioran-vainqueur-en-coupe-de-france_13723346/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 15 Janvier 2020

Bon, je n'avais pas beaucoup de temps ce matin, et j'ai raté le 2e titre qui était en ligne:

SI JE M'ATTENDAIS

 

Une petite rythmique très basique ornementée d'un joli choeur... Le texte est plutôt jolie:  La loue, et les déjà chantés: Périclès, Frankie, ma mie... et le VOUS... mais "l'amour, je suis venu pour toi"...  Je l'apprécie pour l'instant un peu plus que Troie... mais j'avoue que ce coté très années 80 doit être assimilé...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 15 Janvier 2020

Il s'agit de TROIE dont nous connaissions déjà quelques notes (trailer).

Une ambiance musicale toujours synthétique.

Allez au petit déj... et on digérera ça plus tard

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 8 Janvier 2020

C'est dans les inrocks de cette semaine!

 

Les quelques indices existaient depuis un long moment, et du côté du Mont-Dore, la nouvelle était publique, Jean-Louis vit donc une nouvelle période de sa vie.... et comme promis, le disque serait donc très "dansant". Ca va être dur d'attendre...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love

Publié le 5 Janvier 2020

Voilà une petite info concernant la collaboration Murat/Farmer... Elle a été dénichée par des nouveaux venues dans le  PIMF (paysage internet mylène farmerien) : histoires de MF.com qui propose en podcast des émissions thématiques.  A priori, pas des perdreaux de l'année, puisqu'il s'agit de spécialistes dont un ayant déjà participé à plusieurs ouvrages sur la chanteuse.  Ce "grand scoop" (selon l'échelle du fan) a bien étonné les amateurs de Mylène (qui l'ont rapporté dans un des forums encore actifs ), et les participants au podcast expriment également leur enthousiasme  ("oh, Jean-Louis!", "dingue", "ah là là")...  Pour nous autres, les réactions resteront sans doute plus mesurées... mais je vous laisse en juger, peut-être à l'aune de vos passions, que je n'espère point tristes.

Il a donc été révélé que Murat, dans l'album "l'autre",  n'est pas seulement présent avec REGRETS, mais aussi en ouverture... Si! dans la chanson "agnus dei". Bon, vous imaginez bien que c'est fugace voire subliminale s'il a fallu attendre 30 ans pour s'en rendre compte.    Intentionnalité de l'oeuvre ou des auteurs, le fait est que  "l'autre" commence donc par "un autre", et cela enchante donc les personnes dans le studio.

- vers 35 minutes, il est question de   "Regrets"   avec une forte recommandation d'écouter les disques de JL.

- le scoop est sur la fin  (vous trouverez également la séquence en fin d'article: player vocaroo)

http://histoiresdemf.com/2019/04/autre/

Il s'agit donc d'un petit sample...  qui  n'avait bien sûr pas fait l'objet d'un crédit, la voix masculine (latin)  que l'on retrouve plus loin dans la chanson est celle de Christopher Thompson, qui s'essayait à la chanson à l'époque.  Quelques précisions sur le titre Agnus Deï de Farmer :

Musique

"J'adore en tout cas les chants grégoriens. C'est vrai que Laurent et moi-même avions cette idée, ça fait très, très, très longtemps, que d'utiliser des chants grégoriens dans une chanson, et ça a déjà été fait. Là, ce sont deux voix masculines." (Mylène Farmer - RTL - 08/04/1991)

"Agnus Dei est un délire de studio ! Et Mylène était là dès le début. Je crois même que c'est parti d'une idée de mélodie qu'elle avait en tête. On a fait ce titre tous les trois, et je crois que l'essentiel a été fait dans la journée. Les paroles sont venues après l'idée initiale du "Agnus Dei". Ça s'est fait très très vite et c'était magique. (...) Je pourrais dire que ce genre de morceaux était des récréations au milieu des albums." (Thierry Rogen -  Styx Magazine spécial L'autre... - 2011)

Paroles

"Quand j’ai écrit cette chanson, j’ai pensé aux « Diables », de Ken Russel. Je ne sais pas si vous avez vu ce film qui se passait sous l’Inquisition. Et ma foi, non, je n’ai pas peur de ce genre de réactions du Vatican. Et quand bien même !" (RTL - 08/04/1991)

"J'ai eu envie de parler de mutilation, et puis l’association Agnus Dei est venue toute seule. Mais Dieu, je ne connais pas. Peut-être que c'est ça, ma mutilation." (France Soir - 13/04/1991)

 

 

On s'amusera (oui, vraiment, ça m'amuse... oui, il en faut peu je sais)  de rappeler que Murat signera ensuite le titre "agnus dei babe" (Toboggan)... où Murat évoque aussi une sorte de mutilation mais sentimentale...

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Je me permets également du coup un autre "rapprochement" : le bassiste sur le disque est le célèbre Bernard PAGANOTTI. Le nom ne vous dit peut-être rien mais son visage vous fera tilt, notamment via le clip de "Sarbacane"

 

Et bien, Michel Zacha, ici chez bibi, nous dévoilait que c'est ce dernier qui jouait sur le premier disque de Murat (le lp Murat), quelques années après sa période chez Magma ou sur "Champagne pour tout le monde" d'Higelin.  Dernier petit détail:  On peut parfois le croiser avec Slim Batteux, clavier du "grand lièvre", autour des RAPETOUX (groupe d'amis réunissant la fine fleur des musiciens de studio, dont Basile Leroux).

Pour aller plus loin:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-complement-a-l-article-jean-louis-murat-et-m-farmer-45660693.html

 

LE LIEN 2020 EN PLUS

 

- Dans le Télégramme,  Murat et Baby love sont cités dans les disques attendues du premier trimestre, Morgane Imbeaud est également dans la liste... mais aucun contenu réelle dans l'article. Ce n'est pas beaucoup mieux sur l'avenir.net,  mais il y a un peu de rédaction:   "Tout comme un nouveau Jean-Louis Murat, Babylone, le 6 mars". ....  De Baby love, à Babylone, à un baby alone... il n'y a qu'un (faux) pas...

On trouve enfin le nom de Murat chez RTL qui fait un large tour des actualités probables de 2020: " D'autres chanteurs sont en studio comme Serge Lama, Calogero, Bénabar, Jean-Louis Murat, Benjamin Biolay ,Bernard Lavilliers ou Marc Lavoine". Là, encore, il y a imprécision car Murat est depuis longtemps sorti de studio...   Dans cet article, il est indiqué que Julien Clerc, Patricia Kass, travaillent... Murat a-t-il envoyé des textes?

Il y a 3 jours Indochine annonçait aussi qu'ils seront présents en 2020,2021... Sans doute plus avec une tournée anniversaire qu'un nouvel album dans un premier temps... Leur clip "karma girls" (dernier succès en date signé JLM)  vient d'être élu après vote du public (et un appel à mobilisation de leurs fans sur les réseaux) via le site purecharts, clip de l'année 2019.


 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #vieilleries -archives-disques

Publié le 1 Janvier 2020

2020 commence mal: j'ai galéré 5 minutes pour trouver un titre et j'ai fait trop cuire ma quiche du coup...  Je ne sais pas si je vous souhaite de ce fait une nouvelle année... Bon, faisons un effort: meilleurs voeux à tous! On nous souhaite un bon nouvel album de Jean-Louis Murat, et pour la vraie vie, des baby et du love?  et n'insistez pas: je ne prends pas de résolution pour 2020... 

 

Let's go 2020, vlà la série de petites news:

1) Le catalogue manquant et le tout remasterisé a été mis en ligne sur les plateformes, avec un certain nombre d'inédits cd, avec également tous les albums sur le youtube officiel de Jean-Louis Murat (voir playlists). Est-ce lié à ça (?) mais j'ai constaté l'explosion de l'offre "pirate" en téléchargement... La musique est déjà gratuite, mais certains continuent encore de vouloir la voler. 

Mustango : JLMurat.lnk.to/MustangoFA
Cheyenne Autumn : JLMurat.lnk.to/CheyenneAutumnFA
Madame Deshoulières : JLMurat.lnk.to/MadameDeshoulieresFA
Vénus : JLMurat.lnk.to/VenusFA
Le Manteau de Pluie : JLMurat.lnk.to/LeManteauDePluieFA
Lilith : JLMurat.lnk.to/LilithFA
Dolorès : JLMurat.lnk.to/DoloresFA
Passions Privées : JLMurat.lnk.to/PassionsPriveesFA
Le Moujik et sa Femme : JLMurat.lnk.to/LeMoujikEtSaFemmeFA
Murat : JLMurat.lnk.to/MuratFA

- Le nouvel album qui s'appelle "baby love" (pour les retardataires) sera disponible en vinyle, édition "limitée" de... 1000... et c'est déjà précommandable.

 

2) Ma visite à Cultura le mois dernier m'a permis une nouvelle fois de dénicher un petit quelque chose:  j'ai vu PJ HARVEY sur la couv... et...

Toute l'introduction s'appuie sur Murat et sa perception du fameux concert de St-Malo:

 

3) Dans la série "remplissons nos pages pendant les vacances":

 a- les inrocks proposent "nos plus belles interviews" de 2019... et on retrouve celle de Jean-Louis Murat datant d'avril.  Le lien renvoit néanmoins à un article réservé aux abonnés! 

https://www.lesinrocks.com/2019/12/30/actualite/medias-actualite/nos-plus-belles-interviews-de-2019/

Pas de panique, on peut relire chez bibi: http://www.surjeanlouismurat.com/2019/04/murat-en-une-des-inrocks.html

POUR RAPPEL:  Murat y parlait de son nouvel album qu'il annonçait commercial (l'objectif étant de vendre pour financer le 3e étage de la fusée TN89-EF) et ultra-sentimentale, et avec l'idée de tout jouer avec une guitare fender pistachio, "une guitare sensationnelle". Pistachio, c'est une couleur et pas un modèle (fender étant le premier à proposer des couleurs...). On peut penser qu'il s'agit d'un vieux modèle 50/60s, mais Fender sort toujours différents modèles de couleur verte. ... Sur scène, ça va poser un problème d'accordage... avec ses yeux bleux...  ça ne va pas du tout ensemble...

b- Même le MONDE se chauffe de ce bois là... en rappelant que Murat coupait son bois en chantant Bourvil mais il s'agit de parler de chansons de NOEL:   https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/12/22/elvis-robbie-williams-miles-davis-noel-en-neuf-chansons_6023813_3246.html

On y entend d’abord, le chanteur, enregistré en plein air, fredonner Mon frère d’Angleterre (popularisé par Bourvil) tout en sciant du bois. Etait-ce pour alimenter sa cheminée ? La chanson semble en tout cas se lover ensuite au coin du feu, en regardant passer le traîneau du père Noël dont l’allure est cadencée par des grelots et une boîte à rythme domestique. Devant la chaleur de l’âtre, l’Auvergnat « croone » de sa voix la plus tendre, non sans parsemer cet appel au réconfort d’énigmes ambiguës et parfois cruelles. Stéphane Davet

4)  Je suis tombé sur cette photo sur facebook:

tic tac tic tac... Vous avez trouvé?

Oui, c'est bien la place gaillard... pas à 10h06, mais à 13h20 et dans les années 60.  Pour aller plus loin, un article de la Montagne.

Et vu que je ne rate pas une occasion, vlan, ma vidéo du temps où je me lançais des petits défis, et que je n'avais pas atteint le 3e âge du blogging...  Et que j'avais un partenaire qui acceptait de jouer avec moi...  (à 5'27...).  Pensées...

5) Droit de suite:

je vous avais parlé d'un vote organisé par le Berry  Républicain pour le"concert le plus marquant "du printemps de Bourges, et encouragé à voter dans un acte gratuit et un rien désespéré... ET bien non! Murat figure au classement des lecteurs: 5e, à égalité avec GIMS! et Eicher!...

https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/les-concerts-marquants-du-printemps-de-bourges-dans-les-annees-2010-voici-qui-vous-avez-place-au-troisieme-rang_13713837/

6)  On se quitte avec une cover récente de la part d'un petit jeune, que ce soit de bon augure pour 2020...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love