Articles avec #bibliographie tag

Publié le 23 Mai 2019

Bonjour

1) Les spectateurs présents à l'enregistrement de Didier Varrod hier  nous font part d'un excellement moment, notamment d'un "je me souviens" version ROCK!!!  A retrouver donc demain soir sur FRANCE INTER!!

 

2) Chronique INNAMORATO dans MAGIC:

Chronique, Bibliographie... et demain sur INTER à ne pas rater
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3) Bibliographie:

Livre en poche sur MYLENE  FARMER ("la star aux deux visages" Hemmerlin/Pontet), voici quelques pages sur REGRETS

Chronique, Bibliographie... et demain sur INTER à ne pas rater
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Chronique, Bibliographie... et demain sur INTER à ne pas rater
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4) Vous vous rappelez des belles photos de Carole Epinette? Peut-être pas du nom de l'auteur de la photo, mais forcement si je vous dis "Jean-Louis en chemise dans le lac"? Bon, vous remettez?

Elle a sorti un livre...  mais pas de Jean-Louis dedans.

 

Chronique, Bibliographie... et demain sur INTER à ne pas rater
Chronique, Bibliographie... et demain sur INTER à ne pas rater

5)   Et puisqu'on parle de photo:

- Pour parler des 20 ans de MUSTANGO (ah, oui, je l'ai raté cet anniversaire là), Louis de SoulKitchen a interviewé FRANK LORIOU

https://www.soul-kitchen.fr/92057-1999-2019-go-mustango-go

Rien de très nouveau me semble-t-il, rappelez-vous : http://www.surjeanlouismurat.com/2014/10/frank-loriou-secrets-d-instantanes.html

Pour Mustango, à relire et écouter:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-10-alain-artaud-75198522.html

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/tribute-to-jean-louis-murat-mustango.html  (pensée pour Michel et son papa)

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #bibliographie

Publié le 23 Décembre 2018

Vu que, vous me connaissez, je suis un gars discipliné, rigoureux et surtout organisé: je suis allé faire mes cadeaux de Noël en ce dernier samedi avant D day... avec juste deux heures devant moi... et... et... je n'avais pas fait trois pas au Cultura que... perturbations... Un livre me fait de l'oeil: "La FRANCE EN CHANSONS, un tour d'horizon musical de nos régions"...  ah, ah, ah, ça sent bon...  pas d'un point de vue éditorial, ni journalistique : ce qui est censé accrocher un acheteur, c'est la photo de son auteur : MIREILLE DUMAS - le nom d'un co-auteur se cache en pages intérieures)... mais je sens que je vais y trouver notre italo-américain de service... oui, aussi, vaguement auvergnat. Alors : AUVERGNE... AUVERGNE... mince, Brassens, puis Ferrat...  Bingo! La 3e page est sur Murat:

 

Rien de phénoménal mais la citation de G.Holtz dont on avait parlé ici est bien vu : "C'est le génie de certaines chansons; nous emmener dans un autre monde". Il y a un "ancre" mais la chaîne qui y est accrochée semble d'une longueur infinie.

(sur mon ordi, on arrive à lire, un petit commentaire s'il faut que j'améliore).

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Bien qu'elle ne soit pas inédite, voici la photo d'illustration que je n'ai pas reproduite (koloko 2002, il est indiqué :"concert pour le Burkina Faso"). Je n'ai pas regardé si l'auteur que je ne connais pas en était cité en fin d'ouvrage.

Mireille Dumas-Patrice Gascoin au Cherche-midi. Patrice Gascoin est journaliste à Tv-Mag (groupe figaro).

https://livre.fnac.com/a12523102/Mireille-Dumas-La-France-en-chansons

 

- Après ce petit intermède dans mes devoirs de Noël, je reprends la direction des opérations: quelles merdes pas chères vais-je bien trouver pour mes beaux-frères?  Je tourne, je vire, je zizague... Mais j'ai l'esprit ailleurs? Sûrement encore du Murat à trouver. Ca ne sera pas dans le bac à vinyles. Dommage... mais Bingo! Re-Bingo!

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Après "la Française POP" de Conte et Berbérian (bien qu'une compilation de vieux articles, assez informatif), voici le bouquin "FRENCH POP": un livre... tout en illustrations (c'est donc assez maigre au niveau rédactionnel). Néanmoins, le travail éditorial semble assez réussie: rigoureuse et complète, si j'en crois la petite présence de Murat... et la nombreuse de Manset.

Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël
Bibliographie :  Murat présent dans quelques présents de Noël

Le petit livre de la FRENCH POP, c'est chez DARGAUX, autour de 24 euros... si vous êtes aussi en retard que moi dans vos cadeaux!

http://www.dargaud.com/bd/Petit-livre-de-Le/Le-Petit-livre-de/Le-Petit-livre-de-tome-0-Petit-Livre-French-Pop-Le

 

Bon, avec tout ça, j'ai trouvé mon petit cadeau pour mes lecteurs chéris, mais rien pour les moins proches...  ;.)

Allez, JOYEUX NOEL à vous tous! PSDV!

C'était mon marché de noël de Murat... et maintenant, je suis en retard pour mes courses pour le repas de demain! Ah, c'est malin.

    Allez, et on attend 2019, qu'est-ce qu'il y aura dans la boite?                                                 

http://www.theparisienne.fr/2014/10/muratparis/

 

LA MUSIQUE EN PLUS DE SAISON

Toujours fier d'avoir pu contribué un tout petit peu au bel album de Florent Marchet "noël song" (en transmettant le titre à Florent, ainsi que d'autres suggestions):

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

Publié le 17 Août 2018

- J'avais commencé très hardiment  la rédaction de cet article (le livre est sorti en début d'année!!)... mais je l'ai petit à petit mis de côté, même si je conservais  le livre  dans mon sac à dos pour avoir mauvaise conscience. Ça n'a pas marché. Enfin soit, je profite de la fin de mes congés pour le terminer-

 

 

 Après le livre de Franck Courtès et ses pages sur Murat, me voilà obligé de jouer une nouvelle fois au critique littéraire, avec  Olivier ADAM. Il a eu la gentillesse de m'envoyer lui même un exemplaire du livre "CHANSON DE LA VILLE SILENCIEUSE"...    Mais pourquoi?  C'est bien-sûr que Murat est à nouveau « convoqué » par  l'inspiration de l'écrivain  (après « Les Lisières » notamment) mais cette fois de manière encore plus évidente: les articles autour de la promo nomment assez systématiquement Murat... bien que le personnage du musicien du livre évoque tour à tour un bien grand nombre de chanteurs connus : Ferrer, Dutronc, Johnny, Goldman... même si Adam a cherché un nom qui n'orientait vers personne : Antoine Schaeffer. Il a pourtant choisi Murat pour l'exergue.

 

 

Était-ce  une façon d'orienter le public vers l'image de notre auvergnat? Il est également nommé dans le livre (p 211), mais à côté de nombreux autres: Dominique A, Daho, Bashung. Dans la page précédente, la référence à Goldman est évidente: il va même jusqu'à reproduire une citation fameuse du compositeur à succès: "les chansons sont souvent plus intéressantes que ceux qui les chantent" (JJG a dit en fait "belles").  Auparavant, c'était Gainsbourg qui intervenait (Adam fait donc évoluer son personnage de roman aux côtés de personnalités réelles, ce qui renforce le côté réaliste et séculier du livre, même si ce chanteur finalement ne correspond avec toutes ses dimensions a aucun chanteur existant: rock, populaire, élitiste, culte, une légende,  personnalité médiatique (poursuivie par la presse), pouvant côtoyer John Parrish, Daniel Darc, Patty Smith ou Eno. Un mouton à 5 cordes. 
 

Voici la petite phrase que Adam m'a transmise et qui indique que Murat, même s'il était présent à l'écriture (Olivier a dit au cours de la promo que Jean-Louis faisait partie de la « BO » de sa vie et de son couple), son inspiration  a surtout raisonné dans la réalité juste avant la promotion du livre ... (j'ai renvoyé à Adam  deux questions... mais sans succès. -j'avais déjà essayé par le passé).

Olivier Adam: « Pour le reste effectivement, pas mal de références cachées ou non à Murat (mais aussi, outre Ferrer et les grands anciens à Bashung, Dominique A et même au frère ennemi Daho...). A commencer par l'exergue, tiré de « chanter est ma façon d'errer ». Le plus étrange pour moi a été de préparer la sortie de ce livre tandis que paraissait travaux sur la n89. Le chanteur du livre, taraudé depuis longtemps par l'envie de quitter le cirque signe, volontairement, un album déroutant, fait d'éclats, de lambeaux, de phrases énigmatiques... Après quoi il disparaît définitivement du circuit. Une petite anticipation donc.  Pas totale j'espère. J'aimerais autant que Jean-Louis Murat ne nous laisse pas au silence quant à lui. Bien à vous.O »

Effectivement, c'est troublant ("En composant ces chansons énigmatiques, d'une noirceur absolue, sans souci de plaire, ni d'être compris,sans s’inquiéter même de leur réception, en en faisant qu'à sa tête, en se défiant des contraintes, des conventions, des formats, des modes, des attentes" écrit-il dans son livre). A part la noirceur, tout colle... Mais... Mais... on a eu écho depuis que Murat avait déjà un nouvel album en préparation [il francese]. Rn 89 était un travail de démolition/construction, alors que dans le livre, le disque est "un point final. Une série de lettres d'adieu" (p40). Ouf, pas de prémonition.

 

                                                                        dédicace (que je n'ai pas déchiffré entièrement)

Pour autant, difficile à la lecture de " Chanson de la ville silencieuse" pour un murarchéologue comme moi, de se détacher de cette recherche: "ça, c'est Murat; ça ne n'est pas Murat",  un petit jeu qui n'est pas préjudiciable au plaisir du lecteur et qu'Adam a d'ailleurs un peu cherché à proposer.  Voici selon moi quelques solutions (les amateurs de Delerm, de Ferrer... en trouveraient d'autres).  Au fil des pages:

 

"Plus rien ne s'oppose.

Tout consent à la noyade  (à la 2e page du livre)"

C'est le roman le plus poétique de., celui où Adam joue avec le style propre (?) à la chanson, notamment avec des longues énumérations. On est au Portugal, comme à Taormina.

La première description du chanteur disparu m'évoque peu Murat. On pense plus à Ferrer. Personne ne l'a vu depuis 15 ans, à part une photo le présentant comme un reclus illuminé. Là, on peut penser à quelques images de Jean-Louis (sa vidéo dans un arbre pour une promo), mais il serait difficile de dire qu'il a marqué toute une génération, comme le musicien du livre, même s'il est aussi dit qu'il est une référence pour des jeunes artistes "vouant un culte à ses compositions les plus sombres, les plus opaques, les plus tortueuses [...] On les exhume, on se les repasse comme des secrets bien gardés".  Ça pourrait coller en pensant à quelques inédits ou titres rares. Et puis cette interrogation, ce "soupçon": ces jeunes le reconnaissent-ils pour son art? ou pour le personnage qu'il s'est construit, "le parcours, l'attitude"?

page 22: Gagner "les Abbesses"... (Murat, "le polnareff des abbesses" selon Guillaume Depardieu, Murat parle du quartier dans sa chanson pour Eryk e. La narratrice finira par adouber Paris en fin de parcours ce qui nous vaut encore l'évocation de quelques rues.

Page 34, après une description d'une vie "en retraite", Adam évoque les fans : "Des femmes surtout. Qui se mettent en tête de le remettre en selle. De lui redonner le goût d'écrire [...]. Elles hantent le village voisin, traînent. aux abords de la maison. Elles ont toutes cette silhouette osseuse, ces grands yeux assoiffés un peu dingues [...]."  Euh, non, mais je ne reconnais personne là.

page 41: Adam parle d'interviews "funèbres sur la mort du disque, l'industrialisation de la musique, le règne des gestionnaires. Dans ces interviews qu'on trouvait encore sur youtube,  il paraissait usé, amer. Son agressivité cachait mal sa blessure". Pas besoin de commentaire.

page 43, "il ne possède ni télévision, ni ordinateur"...  Quelques propos de Murat pouvaient nous le faire croire.. mais il s'agit pour lui d'entretenir son personnage.

page 50,  "la grange dont il ferait un studio, le calme et l'isolement propice à l'écriture"... mais en opposition "aux nuits d'alcool et de défonce"... Déroule une description d'une vie de rock star, avec multiples invités permanents menant une vie pas très saine, avec des paparazzis qui guettent, parfois chassés à coup de fourche. Même les aventures des Rancheros font alors penser à un aimable rassemblement de boy-scouts. Même si Murat donne l'impression d'en dire beaucoup, il a préservé lui son intimité. Si bien que son discours sur le chanteur paysan, le chanteur artisan, est largement intégré. Plus récemment, il parlait de son attachement à son rôle de papa, et à la transmission. Dans le livre,sa fille, la narratrice, dit "je crois que je l'encombre", même s'il lui montrera de l'attention, et veillera à son avenir (pour la guider vers des études supérieures).

Adam nous décrit en effet un artiste rock avec tous ses excès (cela revient régulièrement dans  le livre), une petite fille débarque,  et on pense plus à Lulu Gainsbourg qui ne peut pas réveiller sa mère pour qu'elle l’emmène à l'école, ou aux fils de Keith Richards (j'ai lu sa bio l'été dernier). "C'était juste ma vie. Et j'ignorais qu'il y en avait d'autres", même si l'amour et des moments complices existent. De plus, pas de maman pour "tenir la baraque", comme à Douharesse... un couple de gardiens joue un peu ce rôle de repère "de la vie normale"( "si j'ai jamais eu un foyer, ce fut chez eux").  Leur description est touchante et on retrouve là la patte Adam (on a plus l'habitude qu'il nous parle de ces gens de peu que des rock-stars).

Mentions de passage aux JT; à Nulle part ailleurs et chez Ardisson... Des instants télé quasi-culte pour les muratiens (Fort alamo avec Subway, les rats-taupiers, le clash avec la rédac-chef de closer...).

page 72,  ses livres de poésie ont disparu: "William Blake, Dylan thomas, Hölderlin, Rilke,Marina Tsvetaïeva, Carver... Pas de francophone, à part Jaccottet. J'aurais aimé y découvrir un lien évident à Murat, mais Adam s'amuse peut-être plus à citer ses favoris (même si Marina Tsvetaïeva renvoit à Dominique A).                                

"Je n'ai jamais pu saisir mon père". Alors, moi, en seulement 8 ans de blog, c'est normal que Murat soit encore une énigme. S'en suit une longue énumération de ses contradictions et changements d'humeur (pages 70 et 71, et également 107/108, et p.168-169-170...  La narratrice avoue même qu'il est pour elle "un puzzle impossible à reconstituer" (p.109). Il est dit ensuite que se sont distillées quelques mensonges dans sa bio (des origines italiennes) alors qu'il vient d'une famille pauvre de Belleville. Murat, même s'il y a construction d'un discours, lui a revendiqué ses origines paysannes, plus qu'ouvrières. Pour le musicien du livre, il est question de "se forger une carapace, un abri de fiction et de garder pour lui la vérité de sa vie". Murat semble peut-être à bien des égards plus impudique... Néanmoins, Adam évoque les réticences de la maman ouvrière de Belleville devant le fait de se donner en spectacle, "l'impudeur, l'indécence"   (p.112)... Murat a parlé de ce même sentiment chez la maman couturière de La Bourboule. "A quoi t'en es rendu mon fils" lui aurait-elle dit encore il y a quelques années... (c'est sans doute une vanne de Murat qu'une citation réelle). D'ailleurs, dans  le livre "les lisières", Adam, à propos de son héro romancier,  convoquait déjà  Murat pour parler du sentiment d'impudeur ressenti par les proches.

Adam fait ensuite référence à Daho en contant la réapparition du père de Schaeffer lors d'un concert (ce qui a donné la chanson "boulevard des capucines").

Il livre ensuite quelques phrases sur "l'oeuvre scénique" et plus que jamais, on y perçoit son amour pour l'art de la chanson: 

               "Les chanteurs, en concerts, c'est leur peau même, leur corps entier, leurs mots, l'intérieur de leur cerveau [...] dans aucune autre forme d'art on avance à ce point nu, vulnérable,. Le chanteur sur scène, c'est un don brut. Primitif. un truc de cannibale"(p.115).

Murat et la scène, c'est un rapport peut-être compliqué, complexe, et en tout cas pas basique comme la voie du succès l'imposerait ("faire la pute" dit le personnage du livre). On lui reproche parfois sa distance, sa froideur, mais c'est bien parce qu'il est en proie avec ces  difficultés de "la mise à nu" énoncées par Adam... comme quand il part en digressions et circonvolutions avant d'affronter un titre difficile... et parfois d'y renoncer. 

 
Page 123: Mention d'un "clash" comme on dit dans la presse people entre le chanteur et Gainsbourg qui en fait s'entendent très bien. Insultes, menaces, "tous ces trucs qu'ils faisaient pour la galerie, alimenter les gazettes"... Murat à ce jeu-là s'amuse souvent  tout seul, très régulièrement.  

Le passage qui parle de la relation orageuse que le chanteur a eu avec "la femme de sa vie"  décrit un artiste très tourmenté, mettant à mal son travail (des sessions d'enregistrement n'aboutissant à rien...). Murat a une vie domestique plus calme... mais cela m'évoque un peu la fin de la tournée VENUS avortée où l'on voit Murat s'habiller en christ... mais ses tourments sont un fort moteur artistique, et DOLORES et ses nombreux inédits, verra le jour.

p. 138:  "Mon père est rentré et a tout réenregistré à Paris, à la maison, avec ses musiciens habituels, et sous sa seule direction. En définitive, aucune de ses collaborations n'a jamais abouti". Pour Murat, c'est vrai  surtout en début de carrière, quand on essaye de lui adjoindre un producteur... Après, il "prend" ses collaborations, avec Denis Clavaizolle, Les Delano Orchestra, Calexico (il est question deux fois d'une session à Tucson dans le livre!)... 

 

Le livre contient beaucoup d'autres choses que  la description d'un chanteur :  d'abord, la difficulté pour se construire de sa fille, la narratrice sans prénom, dans cet univers, le rapport au deuil et/ou à la disparition,  ses relations avec ses amis, un journaliste, une amie qui s'appelle (par hasard) CLARA, la rencontre avec un groupe d'alternatifs, qui fait penser au groupe de Tarnac (à ce jour innocenté, le livre parle lui d'armes, d'explosifs trouvés sur le campement). A ce sujet, Vivian dans le "masque et la plume" a taxé le livre de "réactionnaire"!  Adam ne les décrit pas comme "une utopie communautaire", parle des drogues, et je trouve ces pages très réalistes autour de ce qui n'est qu'un repli sur soi comme un autre et de la posture.

Schaeffer a un ami JEFF, son guitariste attitré, qui partage sa maison, et meurt d'une overdose, lui faisant perdre un "repère", un dernier, après la perte  des femmes de sa vie. Peut-être que Christophe Pie "intimement, viscéralement lié à la carrière et à la vie de JLM" disait la Montagne, a pu jouer un peu ce rôle auprès de ce dernier, en étant capable de lui dire les choses (comme quand Murat lui  demande de l'aider sur "le moujik et sa femme"), sans parler qu'il était sans doute un invité permanent de la maison.

Chez Schaeffer, ces pertes "humaines", son inconstance dans la vie quotidienne, l'arrêt de sa production artistique (peur de faire le disque de trop, perte du fil, de l'inspiration?), un repli sur soi et/ou l'envie de "finir pêcheur", une dépression, autant de pistes esquissées,  l'amèneront d'abord à se mettre en retraite, puis à disparaitre : "peut-être qu'à force de s'abstraire de lui même, de se réduire à l'absence [...], il ne restait plus rien de lui. Peut-être n'était-il qu'une écorce. Et qu'ainsi, jeté à l'eau il a flotté jusqu'à la mer [...] Privé de substance on n'est plus rien. On n'a plus qu'à se vider dans le vide". L'amour portée à sa fille ne suffit pas.  "On a si vite fait de se perdre de vue" (p.209), même si Murat lui en rêverait plutôt.

Le roman se tourne alors complétement vers sa narratrice, et nous avons droit à de très jolies pages, notamment  sur une longue énumération sur 3 pages "je suis la fille qui... celle qui".

Les dernières pages évoquant l'art de la chanson parlent de la coexistence entre l’homme et son oeuvre. Un des doutes de Schaeffer est abordé: "mon père était persuadé d'être décevant en dehors de sa musique [...]Persuadé qu'il ne faisait qu'héberger le type qui écrivait des chansons , qui jouait sur scène. Et qu'il était un hôte misérable du créateur qu'il portait en lui". C'est ici qu'Adam reproduit la phrase de Goldman: "les chansons sont plus intéressantes que ceux qui les chantent".  Je n'imagine pas Murat victime de ce sentiment, d'ailleurs, Adam continue:

"De la génération qui l'avait suivi, parmi laquelle nombre de chanteurs se présentaient comme son héritier, il admirait la droiture autant que la musique. Ils ne sont jamais tombés dans les pièges, disait-il. Daho. Murat. Dominique A". Le piège de se compromettre. C'est peut-être à discuter... si on évoque la participation médiatique ou quelques singles faciles, à moins qu'on considère que cela fait partie du job...

 

Dans ce livre, Adam nous parle très bien des "songwritters" qu'il aiment tant, mais développe bien sûr avant tout un thème qui lui est cher : la disparition,  les gens qui restent, les gens ordinaires (aussi bien qu'on peut l'être quand on renonce à la fortune d'un héritage pour les donner à des bonnes oeuvres, ce qui est le cas de la narratrice)...  Sa structure en flashback, la fille qui revient sur la vie de son père, en un processus de deuil, est intéressante, marquant également  l'écart entre la vie qu'elle se choisit, dans l'anonymat, et  celle de son père. Cette disparition n'est pas forcement une mort, le roman laisse un fort doute (de plus, aucune lettre ou explications  ne sont laissées): son père est-il devenu ermite à Lisbonne, puis à Valparaiso? Est-ce tout simplement une nouvelle légende dur rock qui est en train de se construire?   La fille  choisit elle d'accepter ce départ. Le lecteur se posera forcement la question de savoir comment il réagirait.

"Chansons de la ville silencieuse" Olivier Adam, chez Flammarion, Jv 18.

 

PS: Sur ce thème de la disparition, je pense  beaucoup à l'histoire de M.  Ce dernier continue de m'accompagner. PSDV.  PSDT Matthieu GUillaumond

 

Autres mentions de MURAT dans le livre:

Un roman avec des crédits musicaux:

 

 

 

Bibliographie 4: Olivier ADAM, à la poursuite du chanteur... Lecture muratienne.

Pour aller plus loin:

 - Interview chez Taddéi : http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-social-club/europe-1-social-club-la-suite-frederic-taddei-08012018-3540767

Adam cite "le mendiant à Rio".

- La Grande librairie:

- Sur France 24:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie, #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 30 Mai 2018

La catégorie d'articles "Bibliographie" est consacrée aux œuvres imprimées dans lesquelles il est question de Jean-Louis Murat.

L'inter-ViOUS ET MURAT- n°21 était consacrée à Franck Courtès, photographe devenu écrivain. Il publiait un roman ("sur une partie majeure de la France") avec comme épigraphe un vers de Murat. Il s'avérait qu'il avait à deux occasions photographié le chanteur et  il m'a fait l'honneur d'autoriser la publication de photos inédites. Il nous a conté cette rencontre à Orcival, puis à New-York.

Aujourd'hui, il publie son nouveau livre toujours chez Lattès, et toujours en s'appuyant sur une matière autobiographique. Cette fois-ci, de front... pour évoquer ses souvenirs et tourments de photographe. Côté souvenirs: beaucoup d'anecdotes autour de rencontres (sans que cela tourne aux Who's who et à l'anecdote druckerienne)... dont celle avec Jean-Louis Murat: Les quelques pages ne nous apprennent pas beaucoup  plus que notre interview,  mais on y retrouve joliment transmis l'amitié que Franck porte au chanteur. Vous pourrez lire tout ceci en fin d'article.

Franck nous parle aussi, entre autres, d'acteurs (Tom Hanks...), de politiques (Bérégovoy...), d'écrivains, de musiciens,  de footballeurs (Evra qui ne connaissait pas du tout la ville de Manchester pour laquelle il jouait...),   des bonnes surprises... comme des mauvaises (parfois d'un stricte point de vue des 5 minutes que le modèle accorde au photographe, mais "Je n'avais pas toujours besoin de lire un auteur pour savoir de lui l'essentiel. Souvent l'oeuvre venait après coup confirmer  ce que j'avais ressenti dans l'instant partagé de la prise de vue") .

Toutefois, le cœur du livre est bien les tourments du photographe. La faute aux photos? Non.

Des tourments tels qu'il pensera souffrir de dépression. Face au travail de commandes, face aux portraiturés qui ne jouent pas le jeu, le joue trop,  face à la peur du manque d'inspiration, quand l'autre s'en fout ou  quand l'autre l'impressionne trop (Raymond Depardon...), et encore, face à l'effet médiatique (le festival de Cannes, ou l'écart entre l'impression laissée par un homme et les réactions que sa représentation en photo va susciter - Michel Polnareff ou Jean-Marie Le Pen),    face à l'émergence du numérique, de la dictature de la photo  et sa désacralisation dans le même temps,   face à la crainte du procès qui empêche de poser son regard où on le souhaite, face aux impayés, ou enfin,  l'impression de survoler les gens, les pays "voyagés" sans les appréhender vraiment: "je me rendis compte que j'étais allé  en Amérique du Nord 24 fois en deux ans. Pourtant, je ne connaissais rien aux Etats-Unis".   La dernière "humiliation", ça sera Joey Starr et un footballeur... Franck comprend qu'il est arrivé "au bout de sa passion" "comme on se rend compte [...] qu'on ne vieillira pas avec la femme de sa vie". Prises de vue, prises de tête. Débrancher la prise pour libérer non pas seulement l'esthète, mais  son être dans son ensemble.  

 

 

Bibliographie 3  :  Franck Courtès, "La dernière photo",   du petit oiseau à la plûme
Bibliographie 3  :  Franck Courtès, "La dernière photo",   du petit oiseau à la plûme

   Bien sûr, il est aussi question de "l’état de grâce" quand tout se combine, et Franck arrive à lever un peu le mystère sur ce qui fait  la magie d'une photo, en nous parlant de ces moments de complicité qu'il arrivait à instaurer parfois, ou en évoquant la technique autour de l'argentique (comme une contrainte libératoire, "l'envie d'en découdre", notamment avec la lumière: "le réglage de mon appareil était la première chose à laquelle je pensais en me levant" [en se précipitant à la fenêtre]). Ainsi, le lecteur aura bien souvent envie de stopper la lecture pour aller à la recherche des prises de vue qui viennent d'être évoquées.

                             

                                                                                  by Renaud Monfourny                                                                                                                        

C'est souvent sérieux, mais jamais prétentieux : Franck  y reste toujours d'une grande modestie: quand il parle de ses travaux plus personnels (refusés à l'édition), ou quand il évoque, par exemple, son inculture : "je fus bientôt à même de tenir une conversation avec Philippe Sollers et Régis Debray, à condition qu'on parlât avec le premier des vins de Bordeaux et avec le second du mauvais état de ses rideaux de salle à manger", ou nous compte  quelques bévues (sa rencontre avec P. Barouh dont il ne connait pas le nom: "des succès? Alors peut-être que si vous m'en chantonnez un, je le reconnaitrai"). 

Les dernières pages du livre sont consacrées à sa conversion vers l'écriture, qui est marquée par "l'ancrage", le "rester"(notamment dans un cadre villageois", et l'introspection... L'occasion bien-sûr de comprendre une nouvelle fois ce qui le relie à l’œuvre de Jean-Louis Murat. 

"La dernière photo"  est l’œuvre la moins romanesque de Franck, mais est passionnante pour les amateurs de photo, et pour ceux qui ont aimé ses précédents livres, qui dévoilaient d'autres aspects de sa vie. Franck en a-t-il fini avec cette matière très personnelle dont il s'est inspiré pour l'instant? On comprend en tout cas à la lecture que ce livre était forcement un préalable avant de pouvoir totalement passer à autre chose.

 

- A relire (avec d'autres photos, copyright Franck Courtès/agence Vu'):

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/06/inter-vious-et-murat-n-21-franck-courtes.html

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/06/franck-courtes-photographe-suite.html

- Pour en savoir plus:

x  Sur France 5, dans la GRANDE LIBRAIRIE, de Busnel (31/05)

x L'ami Pierre KRAUSE:  https://www.babelio.com/livres/Courtes-La-derniere-photo/1037661/critiques/1628442

xhttps://www.lettres-it-be.fr/2018/05/15/la-derni%C3%A8re-photo-de-franck-court%C3%A8s-jc-latt%C3%A8s-dans-l-objectif-d-une-passion-r%C3%A9volue/

x https://publikart.net/la-derniere-photo-ou-auto-portrait-de-franck-courtes-jc-lattes/

- Disponible encore quelques jours:  en vidéo  "un livre, un jour"

Et pour Hachette.fr:

 

- Le passage sur Murat sur Google books

et ci-dessous:

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

Publié le 3 Janvier 2018

Je suis descendu en ville toute à l'heure, sans grand objectif, mais j'ai quand même jeté un oeil par acquis de conscience au rayon livres du Cultura. En haut de l'espace rikiki consacré à la musique, trônait  3 exemplaires d'un gros et beau livre: "chanson(s) française" avec 250 portraits signés GASSIAN et avec des textes de Dominique A.. et je me suis dit : oh oh oh... je parie que...  Non pas que j'étais persuadé d'y trouver une photo de Murat (je n'avais pas en mémoire de portrait marquant signé par ce grand photographe), mais je ne pouvais pas imaginer que Dominique A ait oublié lui d'en parler... Même si... Même si... A la suite de l'avant-dernier épisode de notre long feuilleton "Je t'A-ime Murat non plus", Dominique A m'avait dit en off qu'il ne souhaitait plus s'exprimer sur JL (qui l'avait égratigné ou "insulté" sur scène). Il avait malgré tout repris ensuite 'amours débutants' sur France Inter.

Rappel: notre micro-interview de Dominique A

Et donc, bien sûr, si je vous dis tout ça, si je fais un article, c'est bien sûr que j'ai trouvé quelque chose... A côté d'une photo de Mylène Farmer (que l'on trouve plusieurs fois dans l'album, comme Biolay, Gainsbourg Goldman ou Bashung), une belle photo disons classique du Murat romantique... que je n'ai pas retrouvé dans les articles de presse de cette période.

 

Allez, hop: un petit larçin via mon téléphone portable pour se donner une idée (donc merci de ne pas reproduire):

Bibliographie N°2:   GASSIAN, "chanson(s) française"
Bibliographie N°2:   GASSIAN, "chanson(s) française"

Sur le côté la mention : "Jean-Louis Murat, Levallois-Perret". Que pouvaient-ils bien faire à Levallois-Perret (que je prononce...et imagine... bien sûr façon chanson de Florent Marchet). On ne le saura pas.

 

Quant à Dominique A, oui, bien sûr... il parle de "Cheyenne Autumn" et de ce tournant que cela a été pour lui. RIen de bien nouveau (il disait déjà en 2009 : "En 1989, l'album de Jean-Louis Murat, "Cheyenne Autumn" a été un tournant. A nouveau, on avait le droit de chanter comme Jean SABLON,  comme si on venait d'inventer le micro et qu'on pouvait roucouler sur fond de synthétiseur lamentable .  On retrouvait une douceur adaptée à la phonétique morne du français. Avec Philippe Katerine..., je me suis engouffré dans cette voie. " )

Dominique A parle ensuite de ceux qui aiment "murmurer"... Cela correspond assez bien à une citation de Murat que j'ai trouvé il y a quelques jours Murat :

Alors que nous, les peuples d’Europe, sommes des murmurants. Pour moi, la voix de la France, c’est Etienne Daho ou Miossec... (nllle obs en 2002)

En 2004, dans l'express, il reprend cette expression:

Les accents toniques se sont déplacés. Moi, je dis encore «colle» pour cool. C'est voulu. J'ai l'accent auvergnat, un peu traînant; mes «o» sont ouverts. Dans ma voix, il y a de l'eau, de la terre, des cailloux. Ça choque, car tout le monde, de la Madonna chinoise aux rockeuses russes, a la même prononciation. En France, toutes les nanas chantent comme Liane Foly. Là-dessus se sont rajoutés les rappeurs et les invasions barbares québécoises. Nous, on est un peuple de murmurants. Chez Marivaux, chez Proust, on susurre, on articule. Alors, évidemment, lorsqu'on lit Racine, lorsqu'on se rend au Théâtre- Français, on n'entend plus la même langue.

 

Voici la reproduction du texte de Dominique A  (il y en a une petite dizaine dans le livre):

Bibliographie N°2:   GASSIAN, "chanson(s) française"
Bibliographie N°2:   GASSIAN, "chanson(s) française"

Biographie de Claude GASSIAN (sur le site, on peut commander des tirages de ses photos des Rolling Stones... AIlleurs, pour une photo de COHEN, il vous sera demander 1800 euros pour un tirage 50x40), et encore là, 5000 livres pour une magnifique photo (32x42) de Gainsbourg et Jane B ou Miles Davis (18x20) pour 1800.

Articles sur le livre sur Madame Figaro,  aetaa  Idolesmag

Livre  39,95 euros sur le site de l'éditeur GLENAT  

Extrait du texte promo:

Des images pour la plupart jalousement conservées, comme un jardin secret. Au fil des années, un style et une écriture photographique s’affirment. Une confiance entre le photographe et les artistes s’installe alors, lui permettant de les montrer sous un autre jour, plus authentique, loin de l’image officielle, presque anonymes. 

Tout au long du livre, les cadrages, les lumières et les compositions de Claude Gassian se répondent au fil des pages, instaurant un véritable dialogue entre chaque image. Au total, 250 photographies, inédites pour la plupart, nous montrent la pluralité de la chanson française, de Jacques Brel à Daft Punk, en passant par Jean-Jacques Goldman ou NTM, Mylène Farmer, Oxmo Puccino, Alain Bashung, Vanessa Paradis, Lou Doillon ou Matthieu Chedid... Dominique A signe des textes personnels, décalés parfois, mettant en lumière ses impressions sur la chanson française, en résonance avec ces magnifiques photographies.

Chanson(s) Française(s) est le premier ouvrage de la collection musique dont Glénat a confié la direction à Jérôme Soligny. Homme de musique et de mots, Jérôme est auteur, compositeur (pour Etienne Daho notamment – « Duel Au Soleil », « La Baie »), journaliste, écrivain (Je suis mort il y a vingt-cinq ans, Writing On The Edge, David Bowie ouvre le chien, With The Beatles...) et conseiller de la rédaction à Rock&Folk depuis le milieu des années 1990.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

Publié le 25 Octobre 2017

Après la création de la "catégorie" d'articles "Travaux sur la N89" (qui vous permet peut-être de vous y retrouver dans ce blog si remarquablement tenu - voir la colonne de droite), j'ai décidé d'en créer une nouvelle : Bibliographie. Qui devrait contenir toutes les ressources livresques. J'ai hésité puisque celle nommée "Vieilleries-archives" pourrait bien convenir... mais au vu des livres que j'ai encore en réserve, ça vaut peut-être le coup de distinguer.  Voilà c'était ma séquence "vis ma vie de blogueur esseulé face à son écran".

Ceci dit, j'en profite pour rappeler que:

- la fonction RECHERCHE (tout en haut) fonctionne assez bien si vous voulez y retrouver quelque chose (J'utilise plus volontiers google en écrivant "surjeanlouismurat  + ce que je recherche").

- il est possible de vous abonner pour être informé de tous les articles (case newsletter). Vous pouvez également activer les notifications sur la page facebook :Surjeanlouismurat, blog non officiel.

- En ce début de campagne promotionnelle, cela  vaut le coup de le redire: j'ai besoin de vous! N'hésitez pas à me faire un petit mail (par la partie "contact") si vous avez connaissance d'un article dans votre gazette, votre radio locale, tout ce qui pourrait échapper à une présence sur la toile! Et si vous avez envie de participer plus activement à l'écriture (si vous êtes parisien ou clermontois, ça serait super), je prends les candidatures!

 

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Revenons-en à nos moutons...  voilà donc ce qui inaugure la catégorie Bibliographie:  Le volume 2 des chroniques d'Yves Bigot : "UN AUTRE MONDE, les amours de la chanson française et du rock, volume 2: De Téléphone à Christine And The Queens" chez Don Quichotte (isbn  978-2-35949-603-1).

J'avais acheté le premier "Je t'aime moi non plus" mais le style m'a un peu assommé: Bigot a tendance à avoir du mal à choisir ses adjectifs et les listes de chanteurs et de chansons sont indigestes (ça fait très érudit certes). Ce volume 1 contient une chronique sur Manset. J'ai dû me résoudre  à acheter le deuxième puisque Bigot y parle de Murat. Comme avec les autres, l'auteur s'appuie beaucoup sur les anecdotes personnelles, ses rencontres, mais sans pour autant oublier l'oeuvre et le parcours.

La chronique sur MURAT se trouve sur : Google book ,

Je me permets donc également d'en reproduire via des photos l'intégralité ci-dessous.

C'est intéressant:  Des bouts d'interview assez rares, assez précises, passage sur son érotomanie,  la description d'une personne accessible et gentille acceptant de nombreux projets de collaboration: dignity, album pour Vartan...   Mais on remarquera une  petite erreur de date  (si je devais manquer de toi, indiqué en 88) , et des  raccourcis (on passe du tube  fondateur à l'anecdote du mendiant à rio), et également   Camille qualifiée de "choriste d'un soir"!!  Je note également la notification biographique d'un deuxième divorce et d'un deuxième enfant... et la confirmation par un acteur direct de l'époque chez Europe 1 de l'intervention d'un papa suite à la diffusion de "suicidez-vous...".

Enfin, notons que dans la longue liste des remerciements, on trouve le nom de Marie Audigier.

 

Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"
Bibliographie: Yves BIGOT, "un autre monde"

Allez, pour compléter un peu, voici la chronique du livre chez CAUSEUR... qui bien entendu se plaint de la critique faite au VIP  Finkelkraut... et parle de Duran Duran, le groupe tellement essentiel.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie