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Publié le 14 Juillet 2017


 

3e édition du festival... et 3e fois que j'honore de ma présence le festival du village d'Autrans-Méaudre... même si j'avoue que ça passe assez inaperçu, à ma grande surprise.

J'ai fait l'impasse sur le week-end, et j'ai choisi le dernier jour avec à l'affiche CAMILLE et Frànçois and The Atlas Mountain.

J'arrive vers 19 heures après avoir été coincé un long moment dans la vallée. La montée dans la montagne en a été que plus heureuse et "émerveillante".

Le 2e concert gratuit était en train de se dérouler sous le chapiteau (nouveauté de cette année, permettant la création d'une ambiance plus "cosy" pour les concerts "extérieurs"... Extérieur  Pour le coup, ils deviennent trop "enfermés": difficile de profiter des shows si on ne se met pas à l'intérieur (très sombre)... Et là, j 'ai plutôt envie de profiter de l'air pur.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

Petit passage par l'espace VIP pour un point presse... Le message est clair : c'est un succès, objectif de fréquentation atteint (15 000),  et le festival s'installe, avec une offre qui s'élargit (camping, nouvelles animations). Je réalise que je n'avais pas compris le nouveau fonctionnement de l'année (et dans mon article précédent, j'avais donc dit une bêtise) : en fait, entre la programmation payante (20 h, et 22h), il est intercalé un artiste dans le petit chapiteau en gratuit.  Je ne suis pas forcément convaincu, bien que ça fasse tourner la buvette et  que  Jupiter & Okwess de Kinshasa ait fourni une prestation générant une magnifique ambiance.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

- 20 heures, Frànçois and The atlas Mountain débute devant une assistance un peu clairsemée mais les spectateurs finissent de se décider à quitter les pelouses.

Joli show, très rythmé et ensoleillé, ponctué de quelques pas de danse communs entre le bassiste- percussionniste et le chanteur-guitariste. Le public apprécie mais je ne rentre pas tout-à-fait dedans (prendre des photos durant les 3 premières chansons ne m'aide pas). J'ai pensé aux Talking heads... mais je n'aurais pas osé en parler  si je n'avais pas vu que le wiki évoque cette influence.

 

Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...
Vercors Music Festival: Camille en route pour les sommets, et l'Atlas de Frànçois...

 

- A 19h30, un  sms me prévient que le management de Camille n'autorise pas les photos.. sauf pour deux photographes (pendant la 4e chanson et depuis la console)... Et bien, me voilà débarrassé du reportage photo... Et je me glisse à une quinzaine de mètres de la scène et je respecte l'embargo sur les pixels. 

Et j'ai été... D'abord curieux, puis doucement un peu épaté, et finalement, franchement convaincu par le spectacle. C'est du haut-niveau, avec une mise en scène bleutée qui, sans être révolutionnaire, me permet de rentrer dans le concert, j'adore par exemple l'imagerie sixties de la diva, et de ses belles choristes sur sa droite en fond, puis on est interpelé par ce percussionniste qui reste de dos en peignoir de boxeur... Et chaque chanson propose ses petites variations. Le spectacle n'est assurément pas pour Eric Zemmour:  deux musiciens portent des robes, et Camille va jusqu'à fesser le boxeur... De quoi  faire tomber en apoplexie le polémiste... sans parler du charisme de cette maitresse femme qui s'agite dans tous les sens, relèvent sa robe très haut, et souvent dans une concentration communicative... 

Avec  7 voix, deux percussionnistes, et des claviers, également 7 "corps"  - mais sans abuser des expérimentations passées il me semble-,  Camille livre un set d'une variété qui me surprend (du rock - too drunk to fuck des Dead Kennedys à la bourrée - ci-dessous).

Camille joue donc avec les mots, les rythmes... et on aimerait peut-être des moments allant plus sur l'émotion. Les deux titres du "fil" (enregistré par Stéphane Prin, je le rappelle) pouvaient peut-être en être l'occasion:  "pale septembre", Camille se mettant au piano mais "prendre ta douleur" était totalement dans l'énergie.  Ainsi, si j'ai été estomaqué par le spectacle, et  la musique "live" produite, et que je retournerai la voir avec joie, je ne suis pas pour autant décidé à me mettre à écouter ses disques... à l'instar du "fil" qui doit se trouver quelque part chez moi, mais loin de la platine. Le lendemain, j'écoutais Lilith (avec les choeurs de Camille)... et en matière d'émotions, je comprenais qu'il n'y avait pas photos... mais je me disais qu'il était dommage de ne pas entendre ces chansons  dans l'écrin d'un show aussi chaud et précis... mais on ne peut pas tout avoir.

 

Je vous ai mis quelques vidéos... même si je n'y retrouve pas la "magie" de l'instant.

TOUTES LES DATES DE TOURNEE SUR LE SITE OFFICIEL ...

et elle passe à côté de chez moi... et surement près de chez vous...

 

©Newt Jpeg

©Newt Jpeg

LE LIEN EN PLUS

 Murat et Camille, c'est bien sûr Lilith et le Parfum d'acacia au jardin... et plus tard, la brouille avec  cette fameuse  chanson "baby carni bird":

Discussion sur la chanson sur le forum des fans de CAMILLE

Libération comparait "le fil" à DOLORES: On l'a entendue sur l'objet de reprises new wave Nouvelle vague et aux côtés de Jean-Louis Murat (sur Lilith et Parfum d'acacia au jardin). Le Fil établit d'ailleurs une possible correspondance avec Dolorès dudit Murat : deux points de vue éminents, l'un féminin, l'autre masculin, sur la rupture amoureuse.

Dans l'Express,

Sa chanson la plus fière, Baby Carni Bird, est une Melody Nelson à la Camille. "C'est une réponse à Serge Gainsbourg, à Jean-Louis Murat, à tous ceux qui se voient en Pygmalion. Dans mon texte, Baby Carni s'invente elle-même un nom, une légende. Ce n'est pas l'homme qui la fait exister."    Mince, Eric Zemmour, j'espère que tu ne me lis pas....

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Mai 2017

LE VOYAGE DE NOZ au RADIANT

Voilà des longs mois que ce rendez-vous était fixé... Le retour sur scène des VOYAGE DE NOZ pour la sortie de leur nouvel album (après Bonne espérance en 2010)!  Et malgré toute l'expérience qui les caractérise - SINCE 1986-... point de nouvel album en vente au bout du compte quand je me précipite au merchandising, dans la salle "club" du RADIANT (à Caluire). Juste des tee-shirts pictogrammés de la nouvelle "aventure": "le début... la fin... le début".   Expérimentés, oui... mais es-spécialistes du retard et de l'a-chronologie!    Le début, la fin,le futur, le passé,  la métempsycose, le chanteur qui rajeunit, Dorian Gray, le futur proche qui est déjà là,  on s'est déjà aimé avant  -et on s'aimera toujours-et j'en passe... et moi, j'ai presque toujours 20 ans quand je les entends. Et bon sang, j'ai l'impression qu'ils nous avaient concoctés une set-liste tout exprès pour nous retourner la tête et nous perdre dans l'espace temps... même si elle  parvient sur la console de Xavier Lestrat quelques secondes avant le début du concert. Heureusement,  en 2h30 de concert, on a un peu de temps... même s'il est distendu... j'en oublie presque mon mal de dos qui m'a consigné au fond de la salle, contre le mur pour m'adosser.  Mes 20 ans? Oui, bon, c'est dans le coeur...

 

 

Extraits vidéo:

A l'honneur, au départ - à moins que ce soit une fin-, quelques titres de Bonne Espérance, une ou deux autres vieilleries... La violoniste qui avait été recrutée au temps du concert du KAO n'est plus là... et c'est la femme de Stéphane Pétrier qui reprend du service, après avoir "interprété" Thelma sur Bonne Espérance.

Les NOZ jouent ensuite "leur nouvel album".... en intégralité? Cela me parait rapide pour cela. On retrouve les thématiques chères à Stéphane, des variations entre les airs rocks et des choses plus pops, au sein de chaque chanson,des ruptures, parfois des séquences plus en "talk over", le prénom-dropping ... Difficile de toujours capter le propos et d'adhérer immédiatement... mais ça a toujours été le cas pour moi quand je découvrais les nouvelles chansons. Exception: la chanson qui a été partagée sur leur sondcloud, avec un piano efficace:

 

Et le concert se poursuit encore... jusqu'à l'arrivée d'Emmanuel Perrin, le deuxième guitariste d'origine... qui a pris du recul... mais assure grave en guest star sur quelques tubes... qui enflamment enfin le public qui était bien calme jusqu'à là. Même si j'ai aimé la guitare d'Eric, l'arrivée d'une deuxième guitare redonne toute sa puissance à la force de frappe nozéenne (force de frappe progressive), même si la guitare acoustique de Stéphane sur quelques titres, les doubles claviers sur d'autres, ou encore le violon nous offrent des atmosphères différentes.

 

Ils l'ont fait... deux soirs de suite (mercredi 3 et jeudi 4)... normal, ils le font toujours.

Et à part ça, on attend donc une date de sortie officielle du nouvel album.... mais cela fait juste 7 ans qu'on attend. 

Facebook officiel:

Site officiel

LE VOYAGE DE NOZ au RADIANT
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Rédigé par Pierrot

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Publié le 6 Avril 2017

La figure emblématique se tait dans ses montagnes... mais les petits eux se trémoussent dans la Limagne...

Du côté des "collaborations": des nouvelles d'Eryk e.,  re-sortie des "songes de Léo", et un peu de TDO

1)  Après une date au Sémaphore en mars, Eryk e. se produira dans une mini-tournée en avril.  Joli coup pour le médecin anesthésiste qui continue de vivre son rêve, et sa passion... Et ce n'est pas fini puisque le deuxième album est déjà écrit... sans la plume de Murat, même si ce dernier a prêté une oreille attentive, voire même les deux.

A RELIRE SON INTERVIEW par M    et une chronique de concert

 

13/04  Près de RENNES, Café Resto Papier Buvard,  44660 Soulvache, Site du café

dans le cadre du festival "OFF" du festival des Autochtones

14/04  MJC Montmorillon, là où Murat a joué il y a peu. Salutation à son Président.

15/04 Chatellerault (Saint-Genest-d'Ambière)   l'Improbable Librairie

28/29  04 Saignelégier (Suisse) 50e concours de "la Médaille d'or de la chanson" https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20170202-Selection-connue-pour-la-Medaille-d-Or-2017.html

Site officiel du festival

ET une autre dernière date vient de tomber : LES 3 BAUDETS! 12 juin (carte blanche à la COOPE) avec Felzine, et Gema.

deux vidéos live que je n'avais pas encore partagées (je crois):

 

2)  Morgane Imbeaud, la voix féminine de "Charles et Léo", a connu bien des soucis (et des bonheurs, comme sa soirée à l'opéra de Clermont) avec ses "SONGES DE LEO" (première version)... Mais elle a réussi à le refaire revivre (en partie avec un crowfounding),  et le disque ressort aujourd'hui  (le 7/04), avec quelques chansons supplémentaires.  On rappelle que Murat a participé à l'écriture de quelques chansons en français.

Son concert de fin mars au Café de la danse a reçu des critiques élogieuses:

a) https://www.musicalavenue.fr/critique-les-songes-de-leo-nous-enchante-au-cafe-de-la-danse/

Avec de sublimes images accompagnant chaque chanson, on est totalement transportés dans un autre monde jusqu'à un atterrissage tout en émotions et en finesse. Pas un mot ne sera adressé avant ou après le spectacle, Les Songes de Léo se vit comme une expérience à part entière qui vous laissera sur votre petite nuage après être sorti de la salle.

b) http://www.paperblog.fr/8357009/de-cocoon-aux-songes-de-leo-morgane-imbeaud-poursuit-sa-route-sans-fausse-note/

c) http://contes.blog.lemonde.fr/2017/03/31/les-songes-de-leo-senvolent-grace-aux-chansons-de-morgane-imbeaud-et-aux-dessins-de-chaboute/

Côté voix, la chanteuse et pianiste n’a rien perdu de ses qualités vocales et musicales qui ont fait son succès à l’époque de Cocoon et elle les met au service de textes finement ciselés (en anglais et en français). Côté histoire, derrière de faux airs enfantins, le récit imaginé par Morgane Imbeaud est loin de ne s’adresser qu’aux enfants, il est même plutôt sombre et inquiétant pour les plus petits, et à mille lieues de l’univers à l’eau de rose des princesses Disney. A travers une série d’épreuves qui jalonnent son parcours (découpé en une quinzaine de chapitres), le jeune héros, mi-garçon, mi-chat, va devoir affronter la dure réalité du monde qui l’entoure et vivre des expériences douloureuses comme l’apprentissage de la différence, la solitude face au mépris des autres (Léo est né avec une seule oreille, ce qui lui vaut les moqueries des autres enfants), la séparation avec sa mère, la traversée d’une forêt peuplée de créatures mystérieuses, la dualité de la petite boule de plumes blanche rencontrée en chemin, à la fois une alliée pour le consoler et une redoutable ennemie qui cherche à le conduire à la mort. C’est précisément en se libérant peu à peu de l’emprise de cette boule ailée que Léo va apprendre à grandir et à devenir adulte.

SESSION LIVE SUR RFI à écouter

On attend un clip...

PROCHAINES DATES :  

Théâtre la Passerelle à Palaiseau le samedi 20 Mai

samedi 10 Juin à la Coopérative de Mai à Clermont Ferrand.

(Elle a partagé la scène à Orcines cette semaine avec The Delano Orchestra).

 

Du côté des "collaborations": des nouvelles d'Eryk e.,  re-sortie des "songes de Léo", et un peu de TDO
Du côté des "collaborations": des nouvelles d'Eryk e.,  re-sortie des "songes de Léo", et un peu de TDO

LA COLLABORATION EN PLUS

 - Et oui,  il faut parler aussi de MATT LOW.

Après la belle tournée de printemps, il sera le  Mercredi 12 avril,avec Julien Barbagallo à La Coopérative de Mai.

rappel: mon compte-rendu de concert

 

- Enfin, The Delano Orchestra participe à un spectacle musical qui sera créé en 2017 avec l'IVT d'Emmanuelle Laborit (Premier théâtre dédié à la langue des signes française (LSF), premier centre de formation et première maison d’édition d’ouvrages dédiés, International Visual Theatre (IVT), créé en 1977, est le lieu emblématique du réveil sourd, symbole de l’émancipation d’une langue longtemps interdite (reconnue officiellement en 2005).

Du 9 au 13 mai 2017 : les 40 ans d’IVT, une aventure en marche
IVT présente cinq jours de festivités : spectacles, films, conférence, livre sont au programme.

Ouverture en beauté le 9 mai avec le Prologue, forme courte de Dévaste-moi, mise en scène par Johanny Bert avec Emmanuelle Laborit et The Delano Orchestra. Ce spectacle musical sera créé en octobre à Clermont-Ferrand et en novembre 2017 à IVT.

Non, je ne ferai pas de commentaires... d'autant qu'on en apprend plus ici sur ce spectacle avec  "Une écriture visuelle et musicale où chaque chansons devient un fragment d’histoire mis en jeu dans un espace mental révélant des images onirique qui permettent de s’immiscer petit à petit dans l’univers de cette femme qui ne peux entendre mais qui traduit ce que son corps ressens".

Pour rappel, chacun peut toujours collaborer avec Alexandre Rochon régulièrement... en allant coudre et coller des pochettes du côté de sa boutique "NE RIEN FAIRE", car ne rien faire en travaillant, c'est toujours bien.

 

LE LIEN EN PLUS Qu'on n'en a rien à fout'e

Le jeu des 1000 euros était à Clermont le 17/03... Le Lucien Jeunesse actuel a parlé de Murat...et de Cocoon dans sa petite présentation rituelle :

Cet opéra municipal qui nous accueille, est l’un des lieux de culture de Clermont. Avec la maison de la culture, la maison des sports, celle du Peuple, la Coopérative de Mai, dédiée aux musiques actuelles, dans cette ville qui a vu naitre le groupe Cocoon et dont Jean-Louis Murat est un peu la figure emblématique.  

Aux dernières nouvelles, toujours pas de projet de remplacer Place de jaude ce vieil emblème de Vercinjenesaispastropqui par une statue de Jean-Louis Murat (l'idée de M. d'une statue de Christophe Pie n'a pas remporté non plus un écho dans les hautes sphères). 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 3 Avril 2017

Alain KLINGLER, "d'un muratien à un autre"

 Je crois avoir découvert le nom d'ALAIN KLINGLER dans le livre de B. VIGNOL, "le top 100 des chansons que l'on devrait connaitre par coeur" (à relire la sélection de Jean-Louis Murat et les chanteurs qui ont sélectionné Murat). Puisqu'il avait sélectionné du Murat (et du Manset) et qu'il était isérois, je l'avais contacté sur notre réseau social préféré à ce moment-là, et il m'avait dit être lecteur régulier du blog. Il s'est avéré ensuite que nous avions une amie muratienne commune, Isabel, kolokiste historique.

Nous avons eu ensuite quelques échanges (sur l'information d'un concert, sa  déception  lors d'un concert au Trianon de 2013 d'autant plus difficile à accepter que c'est une première alors qu'il a vu JL une vingtaine de fois...).   Puis, Alain était venu à la soirée "livre unplugged sur Jean-Louis Murat" que nous avons co-organisée à la Bellevilloise et même s'il ne s'était pas présenté "par timidité", il m'avait dit avoir apprécié la soirée et la prestation de Bertrand Louis. A ceci s'ajoute une ou deux occasions ratées d'aller l'écouter, vous comprendrez alors pourquoi ce vendredi 31/03... j'ai privilégié son concert intimiste au café des arts à Grenoble à celui de Frère Animal qui avait lieu à la Source (une infidélité à Florent Marchet causée par son acolyte Arnaud Cathrine: j'ai appris le concert suite à un de ses "like"! -Arnaud a invité il y a peu Alain Klingler au festival Tandem à Nevers-).

Après ces propos liminaires (et je vous épargne : le trajet, la météo, la ballade en vélo, les quais de l'isère juilletistes, le repas agréable au café), venons-en aux faits... ou plutôt venons-en aux émotions et aux impressions.

 

Le café des arts est un petit lieu intimiste et boisé, nos hôtes sont des élégantes ladies, en fait des bénévoles qui font vivre ce lieu depuis 1981. Un grand piano trône au milieu de la pièce pouvant accueillir 80 personnes.

 

 

Et voilà 21 heures, et Alain débute son récital piano solo  par une chanson ("panorama") inspirée du temps où il faisait de la promo à la télé notamment chez Christine Bravo, et autres petites putasseries (notamment se taper Julien Doré et Jude Law... "j'ai simulé"). C'est drôle, et apaisé, une façon de signifier en début de set qu'il avait fait "le deuil d'un succès populaire"? C'était ce qu'en disait déjà en 2013 à l'occasion d'une chronique de disque Valérie Lehoux.  Mais pour parler des chansons de Klingler, elles employaient aussi les termes de "difficiles et dérangeantes"... Je n'ai pas eu cette impression.  C'est parfois sombre, parfois cynique... mais on sait où on est (par exemple, "dans un resto, toutes les tables prises et trois chaises vides à la mienne" dans "j'étais là/avant"), on comprend ce que l'on nous raconte (aidé parfois par  les petits mots  de présentation agréables et drôles, prononcés d'une voix et avec une attitude qui m'évoquent Julien Clerc -"Assis dans un jardin marin", une chanson de 96 dédiée à Barbara, lui irait bien).  Et puis, on se laisse balloter entre chansons plus légères ("vacances jet set" à Canne La Braguette -référence à Ferré sans doute-, l'inédite "les deux Isabelle" sur Adjani et Huppert), les formats plus classiques ("Lausanne" et le très "jean-sébastien Bach" "je cours à ma perte") et celles aux tonalités plus intimes et originales, comme  "plus bas" inspiré du film "shame", "game boy", le poème "vale" de Catherine Pozzi, ou encore "un invisible écrasement" sur le final, avec la voix qui sort du registre intime et s'élève très joliment, même si c'est pour chanter "je fais le mort"). Une magnifique chanson. 

Cette diversité provient peut-être du fait qu'Alain ne chante pas seulement ses textes mais aussi les mots d' Elisa Point (auteur notamment pour Christophe), de Monsieur Poli et d'autres, et Alain m'a paru être un excellent interprète, maitrisant l'art du dialogue avec l'autre acteur du soir : le piano. Après avoir écouté deux de ses cd,  j'en suis maintenant convaincu: Sa version de "Sépulture" (de Charles et Léo) gravée dans son disque "j'étais là/avant" me parait plus belle que celle de Murat (et pas seulement à cause des miaulements de Morgane... quoi que...).

Je découvre que sur ce même CD (enregistré dans les conditions du live, en piano solo) figure en titre caché -après Vale-, une autre reprise:   "L'examen de minuit".  Belle surprise... mais la version live de Murat reste pour moi totalement indépassable.

Textes, interprétation... on en a parlé, ça c'est fait... Reste la musique et les compositions...Et là, encore, j'ai vraiment apprécié. "Les maisons louées", sonne comme un grand classique, le piano est vraiment magnifique et j'adore les variations de voix, les accélérations. "Assis dans un jardin marin" n'a rien à envier aux plus belles compositions de Julien Clerc. Sur un fil plus menu, à l'économie de notes, "Vale" est aussi un grand moment pour clôturer le set.

Et voilà qu'après un court rappel, Alain nous annonce qu'il va chanter une chanson d'un grand auteur compositeur français... Je sors mon appareil photo du sac... et c'est "Les jours du jaguar".... J'en ai eu des frissons. C'est sans doute ma préférée aussi.

En 2013, voici ce qu'il m'en disait: "Je tiens Les Jours du Jaguar comme étant la chanson la plus belle qui puisse exister, je me la chante tous les jours depuis 11 ans (12 ans ?) ! J'ai l'impression que jamais je n'en percerai le mystère".

Il y a plusieurs années il m'avait dit penser l'inclure dans son set pour une tournée canadienne, mais c'était bien la première fois qu'il l'interprétait en public. Ca me rendait le moment encore plus émouvant au vu de son "histoire" avec cette chanson.

La vidéo maison (avec l'aimable autorisation d'Alain Klingler):

Un magnifique cadeau... dont je rêvais un peu... et je n'ai pas été déçu... Sauf que ça n'a duré que 3 minutes...  Avec Murat, la satiété s'atteint à peine en 10 sur ce titre...

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A la fin du concert, nous échangeons quelques mots. Il me parle de son impatience d'entendre à nouveau Murat, du "mou du chat" qu'il trouve "démente aussi"... et m'apprend qu'il se produit dans un autre spectacle...et qu'il y interprète "Le lien défait"! Ce projet s'appelle "Les Garçons d'Honneur", et est un tour de chant façon cabaret, parfois loufoque...  Des dates à Grenoble seront annoncés sur Grenoble fin juin, mais ils se produiront avant cela   en avril dans le Trièves (Le  Poulailler à Le Monestier-Le-percy) et  à Avignon (théâtre de l'atelier florentin) fin avril ainsi que pendant le festival, donc en juillet.

Teaser vidéo des "Garçons d'honneur"

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Les disques d'ALAIN en écoute sur :

https://alainklingler.bandcamp.com/

Son site : http://www.alainklingler.net/

 

"le top 10 d'Alain Klingler dans le livre de Vignol

"le top 10 d'Alain Klingler dans le livre de Vignol

 

Dans cette longue vidéo, Alain Klingler cite Murat comme un des artistes qui l'inspirent parce qu'il a trouvé son "JE". On peut y entendre quelques chansons en piano voix.

LE LIEN EN MOINS

Une pensée pour la famille de Jean-Louis Murat, le vrai, celui de La Loire. Il avait été le seul "jean-louis murat" de facebook à me répondre quand j'avais tenté d'effectuer un sondage sur ce que ça faisait de s'appeler ainsi. Voici ce qu'il m'avait répondu:

Je m'appelle véritablement Jean-Louis Murat, ma famille est originaire de la Loire en bordure du Puy de Dôme. Je connais de réputation et quelques titres de Jean-Louis Murat le chanteur, j'apprécie beaucoup mais je ne cherche en aucun cas à rivaliser avec lui sur ce terrain.Que Monsieur Berghaud, le chanteur, ait pris le nom de Murat cela ne me gène pas au contraire; ils est un artiste remarquable,apprécié du public et par ses pairs,et d'une grande intégrité. Toutes des qualités que j'aime et je suis fier qu'il ait choisi le nom de Murat comme pseudo pour les faire vivre.

J'ai appris son décès.Sincères condoléances.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Novembre 2016

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On entendait parler il n'y a pas si longtemps du manque qui pouvait exister sur Clermont en matière de "tourneur". Qu'à cela ne tienne,    Matt Low a pris la galère par les cornes (ou un truc dans ce genre), et a réussi à se concocter une jolie série de dates, en s'associant à Garciaphone (Oliviez Perez qui joue aussi de la batterie pour Matt), et à Dragon Rapide, autre formation auvergnate. Une occasion de passer une bonne soirée avec 3 ambiances bien différentes, même si la guitare est bien-sûr à l'honneur.  A ne pas rater d'autant que le prix d'entrée est symbolique.

 

Dans les affiches édition Chambéry, Matt était interrogé sur sa collaboration avec Murat:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On retrouvera les 3 groupes donc:

Ce soir à Lauzanne (la Datcha)

samedi 12/11 Lyon (Bar les clameurs)      1/12 Amiens (La taverne Electrik)

2/12 Bruges (B52)                                            3/12 Lille (Lokarria)

4/12 Corni (l'antre de Manu)                          10/12 Tours (les colette's)

3/03 Tarbes (le Celtic)                                       4/03 Cassagnabère (la Pistouflerie)

la set-liste de Garciaphone

la set-liste de Garciaphone

Devant une assistance hélas clairsemée (la météo n'incitait pas à sortir hier soir),   Garciaphone en solo a ouvert la soirée, avec son folk acoustique (à l'image du prochain album en préparation, avec lequel il a travaillé avec Matt et  Zak (ex Laughed - de son vrai nom Zacharie Boisseau - dont on avait perdu la trace).  C'est intime et doux.  Après deux ou titres, Olivier commence à jouer un peu de la pédale de "sample", et sans être dans la démonstration, le set prend un virage plus rythmé... même si certains titres restent pour le moins "pointu"... (pas un hasard qu'on le retrouve à côté  "Pain noir" -ex St-Augustine- : Matt Low et lui l'accompagnent sur scène). 

Rappelons ce que Murat a dit en avril d'Olivier dans ce magazine musical fameux ("Point de vue-Images du Monde):  ils "m'épatent. Ils chantent souvent des ballades. Et même si elles sont essentiellement écrites en anglais, je les trouve d'un extrême bon goût".

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

Très joli final avec des boucles de guitare, et Garciaphone qui chante dans la caisse de sa guitare:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

 

- Les Dragon Rapide, trio, s'emparent ensuite de la scène... avec de l'électricité. Anglais toujours de vigueur, mais pour de la brit'pop énergique, c'est plutôt logique.. C'est accrocheur et dynamique, surtout par l'utilisation des deux voix toujours très réussie  

Le groupe travaille actuellement sur un premier album et espère le sortir dans les mois qui viennent. Leurs titres sont en écoute sur leur site: https://dragonrapideblog.wordpress.com/

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
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(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

 - Et pour finir la soirée, celui qui est signé chez Pias, et qui vient aussi d'être sélectionné pour  une compil de la souterraine (en écoute), Matt Low.

On retrouve les titres jouées en première partie de Murat comme Banzaï, Mitsy, comment fais-tu ça?, Blow... et des nouveaux  qui figurent en partie sur le nouvel EP "hangar bleu" à sortir le 18/11... et qui sera soutenu par le très joli refrain de  "l'aventure".  Petite surprise pour moi: c'est Clément Chevrier, le bassiste, qui a écrit le texte..et quelques autres, et  ils ne sont donc pas tous signés par Jean-Louis Bergheaud (Matt Low m'a dit lesquels, mais je ne me rappelle plus!).  Je pense là encore un excellent moment: Matt est vraiment un excellent guitariste, et il est peut-être en passe de se construire un univers musical assez proche de celui de Bertrand Belin.  Une connaissance que j'ai la surprise de rencontrer a lui aussi beaucoup aimé.

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On parlera encore de Matt Low avec la sortie de son EP prochain, la sortie d'un clip...et une promo (Matt semble vraiment content de sa collaboration avec Pias).

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Et pour finir, un petit solo d'une minute:

LA MUSIQUE EN PLUS

Leonard Cohen... On se contentera pour ce jour d'une reprise par le " French Leonard Cohen" (Mojo) du maitre poétique. La paix en son âme lui était déjà acquise.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Octobre 2016

20h30... aux abattoirs, on ouvre les portes au dernier moment, voir un peu plus tard...  Et je vous trouve ça un rien dommage... surtout depuis qu'ils vendent de la bière.... et la tête d'affiche débute à 22 heures, ça commence à faire tard pour un vieux comme moi (pour Luke, il y a deux semaines, c'était la même chose).

 

- Norma :   qui remplace au pied levé la première partie prévue. Cette toulouso-parisienne est toute jeune... mais semble promis à un bel avenir. Fille à guitare électrique, on pense bien-sûr à  PJ... attachement qu'elle revendique: "Norma est la fille de PJ Harvey et Tom Waits, la sœur de Fiona Apple et la femme de Jack White. Norma hurle des ballades grunge, susurre des raps féministes, prêche des incantations gospel". En matière de voix, la voix un peu juvénile me fait penser moi à la chanteuse des Bangles ou à Debbie Harry. La musique sonne ainsi parfois assez post punk, new wave, "moins rock" qu'avec son trio habituel indique-t-elle, puisque ce soir, elle joue seule... ou avec un peu de boite à rythme sur un titre ou deux.

A part ça, comment encore se faire appeler juste "NORMA" à l'heure de l'internet ? Même si le prénom n'est pas courant,  on ne tombe pas sur elle de suite sur fb ou google...  http://normaville.com/

Elle sort son premier EP bientôt.

 

- Elysian Fields n'a donc pas fait le plein. C'est maigrichon, l'assistance, comme pour le concert de Barbara Carlotti là-bas, qui n'en reste pas moins un magnifique souvenir... Dans ces conditions, je pense qu'on peut voir les artistes qui ont, si ce n'est du coeur, au moins un grand professionnalisme... et pour le coup, je n'ai pas été déçu... même si on est resté dans le registre de l'intimité.

Jennifer Charles est vêtue d'une robe, si elle n'était point marron, que j'aurais qualifiée de "veuve sexy". Le set commence très jazzy : avec Monsieur au clavier,  une contrebasse et la batterie. Je suis un peu surpris de la grande fragilité de la chanteuse car je la "classais" dans la catégorie (celle que disait  préférer Murat) des voix des femmes qui ne semblent pas avoir peur des garçons. Elle bouge lentement sur ses hauts talons. Fait des gestes doux et parfois étranges avec ses bras.  Je ressens un grand manque vu mon niveau d'anglais  à ne pas comprendre les paroles.
On n'est pas pour autant surpris que Murat et eux se soient trouvés. La musique est douce mais non dénué de tempo. Ont-ils parlé avec lui de la règle des 3T - tempo, tonalité, tructure-?

Oren Bloedow habillé d'un pantalon à carreau très saillant prend sa guitare. Cela devient un chouia plus énergique... de plus en plus: Un titre joué avec deux claviers sonne même presque new wave, puis en rappel, un titre se termine par un long solo excellent de batterie, suivi de celui d'Oren- guitare- tout aussi bien... et cela s'enchaine magnifiquement par le dernier titre.  Le concert aura duré une heure trente,  au départ, je me disais que cela me suffirait bien comme durée craignant une lassitude... mais avec le crescendo rock, j'applaudis vigoureusement pour les faire revenir.  Sans succès.

 


 

Oren arrive une dizaine de minutes après le concert au merch'. Autant vous dire qu'il n'y a pas grand monde. Quelques disques vendus tout de même. Jennifer arrive ensuite. Je suis témoin d'un joli moment: une fan (qui connaissait toutes les chansons par coeur) rencontre la chanteuse. La fan est émue... et la chanteuse semble le devenir tout autant,et finit par la prendre dans ses bras. Elles parlent espagnol toutes les deux. 

A la suite, je lui demande de signer quelques produits liés à "a bird on a poire"... en bredouillant un "someone thinks it's the best album of Jean-Louis" (c'est vrai, j'ai les noms). -ah, thanks, me dit-elle.  Elle parle alors un peu français avec une autre personne... mais je ne tente, ou n'ose, pas entamer une discussion.  

PROCHAINS CONCERTS EN FRANCE : Archèche, Marseille, Cénon (chez leur label Vicious Circle, St-Nazaire,

archives sur le blog:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-elysian-fields-actuellement-en-france-74088247.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-a-night-full-of-stars-in-beaumont-123376638.html

 

un document promo (taille d'un 45 T).

un document promo (taille d'un 45 T).

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante  pas sur ce titre....)

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante pas sur ce titre....)

On termine par un "Bang bang" lors d'un concert du groupe en 2001 et un clip récent:

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 14 Septembre 2016

Belle atmosphère, non?

Belle atmosphère, non?

Allez, avant publication de DEUX Interviews inédites et de repartir sur l'actualité de Jean-Louis Murat (au bout de deux mois, on pourra peut-être arriver à faire un article de micro-informations d'ici quelques jours), voici le dernier compte-rendu sur le dernier festival de l'été... Les Belles Journées à Bourgoin-Jallieu.

Après Mlle Drand, et Harold Martinez, voici celui que j'attendais avec impatience, car il est bien sûr le plus proche de la pop française que j'apprécie: Arman Méliès... J'attendais une occasion de me raccrocher au wagon... et elle est arrivée ce samedi.

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

J'ai vraiment beaucoup apprécié l'ambiance et les orchestrations parfois un peu atmosphériques, notamment par l'intervention d'un saxo (j'adore le saxo, j'imagine que vous commencez à le savoir). Je retiens le titre "constamment je brûle" et un nerveux instrumental pour finir. Devant la scène, je m'interrogeais un peu sur la voix, un peu commune peut-être, assez "variété"... mais en écoutant le disque, je me dis qu'elle est assez convaincante. Et le jeu de scène est vraiment bien. Arman bouge et vibre, sans aller nous chercher agressivement. C'est véritablement le seul set des deux jours où je me suis dis "merde, c'est fini, déjà!".

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Si j'en crois ce que je vois sur facebook et ce que j'ai vu samedi, Arman Méliès profite un peu, après l'écho Bashung, de l'effet Doré (Arman l'accompagne depuis deux tournées et écrit pour lui). Les fans de celui-ci le soutiennent, comme les fans de Murat se sont accrochés à The Delano, Elysian Fields, Calexico, Matt Low etc... Ces mêmes fans vont-il par extension se mettre à écouter le saxo/clavier d'Arman?

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken BackBelles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken BackBelles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

J'ai découvert par hasard sur mon mur d'actualité que ce grand brun vient de signer chez TOT OU TARD:Adrien Soleiman Son premier album "brille" sort le 23 septembre et il est semble-t-il salué par la critique. C'est la seule personne à laquelle j'aurai osé adresser la parole au cours du festival pour lui dire comme j'avais apprécié le saxo (j'aurais pu voir Arman, Grand Blanc ou encore Pauline Drand... mais cette année, j'ai manqué d'entrain et de préparation).

- L'ambiance famille qui régnait samedi soir:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
De l'espace VIP...

De l'espace VIP...

- Et voilà celle que la petite foule attendait : La Grande Sophie. Enfin! Enfin! De la musique pop gentille et pas prise de tête, avec quelqu'un au micro qui ne fait pas la gueule!! Autant vous dire que ça trépignait sur la pelouse... même les VIP sont sortis de leurs canapés fourrés et moelleux. Quant au Maire, il semblait soulagé en se mettant les mains derrière la tête:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

... Un petit succès au prix d'une entorse?... C'est une artiste Polydor, pas vraiment "indé", même si je ne vais pas relancer le débat sur ce terme entamé l'année dernière avec le programmateur Laurent Toquet et La Féline. Elle est pop en tout cas et livre un set semble-t-il millimétré dans une "mise en scène " assez rock, avec une voix très intelligible et en avant.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis à flâner en cours de set. La faim qui m'a orienté vers le food truck pour un temps déserté? Le snobisme? Non... La grande Sophie est très honorable et c'est une Françoise! La fatigue et le rhume? Des a priori s'appuyant sur quelques bruits de couloirs? Sans doute. J'en suis même arrivé à penser son show un peu démagogique et populiste (dans ses interventions auprès du public).. mais j'étais limite fiévreux. Je déraillais sans doute. Le plus important est qu'il y avait une belle ambiance et les gens semblaient ravis de la prestation.

La set-liste:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Vous ne verrez pas en cliché La Grande Sophie car j'ai signé un document, avec l'accréditation, m'obligeant à faire valider toute photo d'elle avant publication. Malgré les deux spots sur pied posés de chaque côté d'elle pour un belle éclairage blanc anti-rides, je ne juge pas essentiel de passer devant le jury avec mes photos... Par contre, j'ai essayé de photographier Edouard Marie, le bassiste déjà vu avec Florent Marchet et Julien Doré:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Je ne sais pas qui est en blanc sur cette photo

Je ne sais pas qui est en blanc sur cette photo

L'ambiance :

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Dernière grosse tête d'affiche du festival totalement inconnu au bataillon pour moi : Broken Back... Bon, je n'étais pas mentalement très disponible et je n'ai pas accroché à ce truc simili world avec une guitare acoustique, sur des textes en anglais, livré en chemise boutonné, ce n'est pas mon truc... J'ai retenu la jolie multi-instrumentiste (basse clavier, guitare...) qui faisait sa première date avec ce groupe, et le joli laser.

- Mince, sa page facebook compte déjà le double de like que celle de Murat...

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Voilà, c'est fini pour les Belles journées 2016... On espère une programmation toujours aussi pointue l'année prochaine, avec peut-être une tête d'affiche qui permette d'attirer un peu plus les lyonnais et grenoblois, sur le modèle de cette année.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 12 Septembre 2016

C'est le Jour 2, celui qu'on retient, celui qui s'effac... mais houla, non, je ne peux pas convoquer Louane pour vous raconter le deuxième jour du festival des Belles journées... Quoi que... cela a commencé par une jeune fille sage à guitare sèche ayant participé à un radio crochet! C'est à peu près leur seul point commun sans doute. Et Pauline Drand, elle, était "une bête de concours" pour Didier Varrod sur Inter, et est en passe de devenir une égérie folk des Inrocks et de la presse spécialisée. Elle est tellement in qu'elle a participé à deux "livre unplugged" de l'ami Pierre Krause, dont tout récemment pour avoir mise en musique des poèmes inédits de Karen Dalton (en écoute ici).

Le soleil frappait encore fort à 18 heures 30, et nous n'avons donc pas vu voir ses yeux, mais son élégance bourgeoise, en noir et blanc, très Fanny Ardant, faisait son petit effet. Enfin vous, je ne sais pas, mais à moi oui.

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

La voix est belle, et m'évoque beaucoup Raphaële Lannadère "en moins Barbara" néanmoins. Pauline joue de la guitare sèche, accompagné parfois d'une guitare électrique discrète qui il me semble assurée par son producteur Lo Brifo (qui travaille avec Armelle Pioline).

Joli moment... avec une majorité de textes en français.

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

- On avait enfin un peu plus de monde sur la pelouse en ce samedi (J'en profite du coup pour indiquer que je n'ai pas changé d'avis sur les Food Trucks en festival... enfin: LE Food Truck, qui n'avait plus d'hamburger au milieu de la soirée et m'a vendu un hotdog en disant que j'allais voir ce que j'allais voir, sous prétexte que je pouvais y fourrer des oignons frits sortis d'un sachet... #vivelamerguez. Du côté du stand de crêpes, c'était la pénurie aussi en fin de soirée).

- Après ce set tout en douceur, il nous a fallu traverser des plaines plus arides, le désert américain aux virevoltants (tumbleweed) cinématographiques (le custom de la grosse caisse ne trompe pas). Virevoltantes, le terme pourrait aussi convenir aux jambes d'HAROLD MARTINEZ, ex-aecquo en la matière avec Arman Méliès. La musique est âpre, livré brut et sans clin d'oeil, mais livrée avec une énergie incroyable.

« …un aperçu saisissant et très original : mélange de country plaintive, folk
déjanté et blues obsessionnel… une réussite frappadingue portée par une
voix habitée et une scansion incantatoire… » – Rock’n'folk

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

De Belles guitares:

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold MartinezFestival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

Si le festival l'année dernière m'avait semblé marqué les bassistes, cette année, j'ai surtout été frappé (dans tous les sens du terme) par les batteurs.... Fabien Tolosa (Harold Martinez est en fait un véritable groupe), également le batteur de Dominic Sonic.

A noter également : ce samedi, pour la première fois, je remarque vraiment les lights show (comme ci-dessous) très réussis sur Harold Martinez et Arman Méliès. Broken Back et la Grande Sophie eux seront sur scène avec leur propre mise en lumière (un joli laser pour les premiers, et des projections assez réussies pour la Grande Sophie... mais je vous raconterai peut-être ça demain... parce qu'il est tard... et que j'ai la tête comme une coucourde...).

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Septembre 2016

Dans l'article précédent, je vous avais rapidement raconté le début de cette première journée du Festival des Belles journées avec Ubikar, Mensch et Grand Blanc.

Une captation vidéo de Grand Blanc que j'ai mise en ligne depuis:

La tête d'affiche de la soirée était donc ROVER.

Quel personnage et surtout quel voix... Notre véritable Elvis (même s'il a surtout des airs de Dutronc bouffi, avec les lunettes). Je l'ai trouvé excellent, et sympa (parlant un peu, ôtant ses lunettes sur la 2e partie).

Voici 9 minutes du concert (Après les Cure, Joy Division des Mensch, et avant les Stooges et MC5 de Dominic Sonic, Rover lui délivre une musique qui m'évoque Bowie):

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
le multi-instrumentiste Sébastien Collinet à ses côtés (on l'avait découvert avec Florent Marchet (Courchevel)

le multi-instrumentiste Sébastien Collinet à ses côtés (on l'avait découvert avec Florent Marchet (Courchevel)

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

- La soirée s'est terminée par Dominique Sonic, le rescapé (une bonne interview qui revient sur son parcours).. Du bon rock à l'ancienne (avec une reprise de T Rex - 20th Century boy), mais avec beaucoup d'humour et de joie sur scène.

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

En:vidéo, la seule chanson à la guitare sèche et en français qui a offert une petite respiration dans le set très rock  (Bashung lui aurait demandé des textes à une époque: Barclay insistait sur le fait qu’il voulait vraiment me rencontrer. On a finalement fait un festival ensemble dans le Massif Central, on a pris le train ensemble. On a commencé à parler tous les deux et il y avait une espèce d’évidence absolue. Il m’a invité le soir même à le rejoindre sur scène. On est ensuite restés en contact et il s’est mis à m’appeler tous les jours. Un jour il m’a demandé des textes. Malheureusement, cela n’était pas ma priorité à ce moment là. J’avais de gros soucis personnels. Il insistait tellement que, au final, je lui ai envoyé de la merde, des trucs faits vite fait. C’est un de mes plus grands regrets…Quand il a sorti « Osez Joséphine », j’y ai retrouvé une phrase de moi. Je lui avais envoyé la phrase : « des moments durent plus que des moments doux » qu’il a changé en « et que ne durent que les moments doux »! 

Son set aux Vieilles Charrues est visible sur CULTUREBOX.

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Quand une paire de baguette ne suffit pas...

Quand une paire de baguette ne suffit pas...

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

Une première soirée des Belles journées qui a donc été très rock et lorgnant un peu vers le passé, mise à part Grand Blanc qui tente ou revendique d'explorer des territoires nouveaux. Un paradoxe pour un festival indé peut-être... même si on a pu entendre une belle diversité, et qui a démontré qu'on pouvait être aussi fort que les ricains (Rover, Dominique Sonic)... Le fait est malgré tout, que la "pop française" m'a un peu manqué par rapport à la première soirée de l'an dernier.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 10 Septembre 2016

Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc

Le Festival les Belles Journées à Bourgoin-Jallieu vit donc sa 2e édition ce week-end. La ville a l'ambition d'implanter ce rendez-vous durablement et ne choisit pas la facilité en l'axant sur "la musique indé française"... et l'affluence était une nouvelle fois décevante. Pour ce samedi, avec la météo favorable (il avait plu l'an dernier), on peut tout de même espérer un meilleur score... d'autant plus que la Grande Sophie (au programme ce jour) lorgne vers un public plus large.

Ce vendredi, Laurent Toquet avait contacté une programmation qui m'est apparue plus rock que l'an dernier (Robi, autour de lucie, 49 Swimming pools, Aline)...

- A 18h30, les Lyonnais d'UBIKAR, qui sortent de la couveuse des Abattoirs - qu'ils ont remercié chaleureusement- ont joué devant une maigre assistance, mais se sont fait plaisir. Le trio livre un rock instrumental, marqué par la techno, presque parfois dub.

"Trio de rock électro originaire de Lyon, Ubikar propose un son à la fois organique et électronique. Leurs influences puisent autant dans le rock que dans la bass music. Un projet hybride donc, donnant lieu à plusieurs collaborations donc Ben Sharpa sur le dernier album « altitude.Zero » sorti en mars 2016.
Ubikar est engagé. Engagé à saisir la peine et à la ramener au sol. Puis marcher dessus d’un pas pesé. L’altitude se mesure au point zero. De là naît la lumière. Du bruit des pas qui foulent le sol. Du sol qui gro
nde".

Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc

Guitariste qui rejoint parfois son clavier, comme le bassiste. Sur quelques titres, un sample de voix intervient, ci-dessous... sur un seul titre, deux phrases criées:

Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand BlancFestival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc

Ce n'est pas trop mon truc...

- Deuxième groupe: Mensch, toujours des lyonnais... en l’occurrence des lyonnaises. Un duo guitare/basse avec boite à rythme, qui livre un rock puissant et eighties. "le duo mélange rock, kraut, pop, afrobeat et new wave et crée le son de Mensch… quelque part entre Lcd Soundsystem et Blondie… let’s dance and die !" . Du post punk quoi, Cure première période. Dire que c'est dansant un peu exagéré à mon avis, à moins d'être enfermé dans une cave bien sombre du côté de la Croix Rousse... mais il y a une belle énergie, malgré un côté un peu froid tant dans la musique que la présentation (certes, on ne peut pas faire du joy division en faisant tourner les serviettes). En tout cas, La presse a salué leur disque et j'ai apprécié le petit voyage dans le temps.

Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
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Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc

Grand Blanc apprécie (si, si... ça ne se voit pas sur cette photo, mais je vous l'assure).

Festival les Belles Journées, Jour 1 (première partie): Grand Blanc
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- Grand Blanc semble avoir attiré quelques personnes. Les Inrocks les adorent... et je suis troublé par leur jeunesse... leur jeunesse qui les fait contester une éventuelle étiquette rock, et qui a assimilé et apprécié la techno et le rap. Sous des allures d'ado et les cheveux oxygénés, une musique simple, ils cachent des années de conservatoire ou des hautes études littéraires... Et qui plus est, ils ne sont pas si jeunes: autour de 25 ans! Ils connaissent même Jean-Louis Murat:

 

Est-ce que c'est ce décor qui vous inspire des idées noires, comme dans votre single sombre Samedi la nuit ?

Non, pas forcément. Notre chanson Samedi la nuit ne raconte pas seulement la débauche mais aussi le paradoxe de la jeunesse, qui éprouve une grande pulsion de vie en voulant se défouler et en même temps une grande pulsion de mort en prenant plaisir à se mettre en danger. Mais nous aurions pu avoir ces idées ailleurs. Jean-Louis Murat, qui vit depuis trente-cinq ans dans un village en Auvergne, a par exemple un problème avec la mort. Ce n'est donc pas un bout de gazon qui protège de la mélancolie. Ce qui est difficile dans une tentative artistique, c'est de trouver les moyens de l'exprimer. On peut la transmettre de manière très pure ou abstraite avec de la poésie. Mais il faut être un orfèvre. Comme nous n'avons pas vraiment ce talent et que ce n'est pas notre culture, nous préférons le faire avec ce que nous ramassons au passage, dans la ville et les environs.

Dans un texte descriptif pour introduire le groupe, vous mentionnez Alain Bashung. Vous inspire-t-il beaucoup pour vos écrits?

Je suis passé par plein de phases pour l'écriture, depuis mes 15 ans. Au départ je pastichais Beaudelaire puis j'ai parodié La Rue Kétanou. Ensuite je suis allé en prépa littéraire et j'ai mis beaucoup de temps à oublier qu'on n'a pas forcément besoin de traditions pour écrire. Les autres membres du groupe m'ont beaucoup aidé à perdre ces réflexes. Bashung quant à lui représente pour nous une période faste de la variété française. Nous ne souhaitons pas l'imiter mais nous aimerions que le climat de cette époque revienne. Nous avons d'ailleurs l'impression qu'il est un peu de retour avec des groupes comme Moodoïd, La Femme, Blind Digital Citizen, Granville… Ce sont des groupes que nous aimons bien, ils font une musique très instrumentale avec des textes marquants. Chacun à sa manière, ils font de la pop, dans un style énervé, tout en chantant en français. Nous avons donc des points communs. interview le Figaro

Propos repris ensuite:

Vous aviez dit quelque chose de très intéressant au sujet de Jean-Louis Murat dans une interview : « Ça fait 35 ans qu’il vit dans son village d’Auvergne, il a un problème avec la mort. Ce n’est donc pas un bout de gazon qui protège de la mélancolie. » Qu’est-ce que vous entendez par-là ?

Benoît : Je l’ai découvert il n’y a pas si longtemps, du coup j’ai lu des trucs sur lui. Je suis notamment tombé sur un blog qui parlait du rapport qu’avait Murat avec la mort. C’est quand même un thème assez présent. Il y a de la violence, il y a de la mort chez Murat et pourtant…

Vincent [il coupe] : Je crois que ce qu’on a voulu dire c’est que Jean-Louis Murat parle autant de mort que nous alors qu’il vit à la campagne. Ce n’est pas parce qu’il y a des usines autour de nous qu’on parle plus de la mort. C’est juste que ça travaille un peu tout le monde.  Interview sur Buggin

Dans une 3e interview, Murat est même cité comme un souhait ou un rêve de collaboration... après Christophe, Christine and the Queen:

Benoît : Non mais Christophe, Murat, en tout cas dans le côté texte, ça peut être pas mal. Les premiers morceaux de Murat, je les ai réécoutés récemment, ça faisait longtemps, j’avais oublié qu’il avait eu une période avec des prod’ élitistes, trop bizarres avec des saxos complètement foireux… (rires)   Interview addict Culture

le Grand blanc:

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J'oublie de lâcher mon appareil photo durant le set et j'ai du coup l'impression d'avoir été survolé par la prestation, de ne retenir que l'énergie et l'électricité. Dommage car c'était le seul groupe du soir à chanter en français (un titre pour Mensch, et un titre pour Dominique Sonic).

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(vous aurez une petite vidéo demain en plus)

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On termine demain avec le reste du programme de la soirée: Rover et Dominique Sonic.

Et pour les autres, on se voit ce soir: avec Armand Mélies, la Grande Sophie, Broken Back... En attendant, je vais me coucher... parce qu'être en festival, avec une petite angine, ce n'est pas top...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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