divers- liens-autres

Publié le 7 Septembre 2015

ALINE est en pleine promo pour la sortie de "LA VIE ELECTRIQUE" chez PIAS. Et comme ils l'avaient déjà fait par le passé, ils reprennent Murat (les ex-Young Michelin reprennent le vieux ex-Clermontois).

Voici donc dans une session sur PURE FM (chez l'ami Rudy LEONET... Aline sait lui faire plaisir): "tout est dit" (même choix que Bertrand Betsch). Qu'est-ce que vous en pensez? La version de Bertrand était plus originale, mais on retrouve un peu de "la ligne claire" bien agréable d'Aline et ce n'est pas désagréable. Je crois qu'Aline reprendra aussi le titre à la télévision française...

On écoutera ALINE au festival "les Belles journées" à Bourgoin-Jallieu le week-end prochain ( vendredi, avec ROBI et Autour de Lucie). Viendez et criez, (pour qu'elle et ils reviennent bien sûr).

LE LIEN EN PLUS :

 

Première chronique de MATT LOW... et l'on apprend qu'il a signé chez PIAS également.

 

http://extendedplayer.fr/chroniques-disques/matt-low-banzai

ON y découvre les quelques nouveaux mots employés par son auteur Jean-Louis Bergheaud: «Pourquoi soudain ce triple galop, pourquoi crever tes plus beaux chevaux ? ».

« Tu voudrais bien te cogner la chose qui fait mal »

LE LIEN EN PLUS EN DESSOUS DU LIEN EN PLUS :

Le camarade Vignol est fou de "Pour être deux"... Il s'est donc refendu d'un billet!

http://delafenetredenhaut.blogspot.fr/2015/09/les-douleurs-den-face.html

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 11 Août 2015

(photo: Tournée des refuges)

(photo: Tournée des refuges)

J'ai en mémoire de belles randonnées suivi d'un bon concert de Murat : Cluses en 2007, un Koloko de 2013 où j'avais testé mon aérodynamisme sur le Sancy, puis l'année dernière du côté de Chamrousse et d'Uriage, mais il s'agissait de faire un peu un grand écart, de "redescendre dans la vallée", dans la plaine... et se faire côtoyer deux mondes peu comparables (même si Murat les rapproche un peu: sa musique comme le pas du randonneur). C'est pourquoi je n'imaginais pas un jour faire un article de photos de montagne avec un compte-rendu de concert...

e

Et pourtant, un musicien isérois, franco-russe, a eu l'idée il y a trois ans de réaliser une "tournée des refuges"... expérience qui a si bien réussie qu'elle s'est étoffée jusqu'à 37 dates cette année, jusqu'aux refuges les plus hauts : dont le Goûter... dernière escale pour le Mont-Blanc! Il est même espéré l'année prochaine une traversée sur  100 dates...

"Les uns se couchent à l'heure où les autres se lèvent, les premiers sortent peu des villes et les seconds ne descendent que rarement des montagnes. Et pourtant les musiciens et les montagnards risquent de nouveau de se croiser cet été...
Si vous rencontrez, au passage d'un col, sur un glacier, sur les chemins, de drôles d'alpinistes avec d'étranges sacs à dos, chantonnant russe, sicilien ou brésilien alors faites demi-tour et suivez-les. Le soir venu, ils s'arrêteront au refuge, se resserreront sous la lumière ou près du poêle et joueront pour vous leur musique, si riche, si é
mouvante".

Oui, sur un glacier, car l'idée est que la petite troupe réalise le parcours à pied (souvent hors-sentier)... en portant les instruments, dont une contrebasse ce jour-là... et ce vendredi, nous les avons vu arrivés, assez peu alertes il faut le dire : ils venaient de passer la Brèche de l'OLAN à près de 3000 mètres, parcours particulièrement délicat et glaciaire du côté du Vénéon, où le refuge de La  Lavey les attendait. Certes, le groupe est à géométrie variable, c'est un collectif (9 musiciens sur cette année) et chacun ne fait pas l'ensemble du parcours semble-t-il, sauf, à deux dates prêtes, le créateur du projet, le petit lutin bouclé Gaspard Panfiloff (Gaspard, un nom d'alpiniste célèbre dans le secteur)... mais cela reste tout-à-fait étonnant. Je regardais la semaine dernière sur arte un petit feuilleton sur un groupe de randonneurs faisant le tour du Cervin, et je me dis qu'une émission au long cours sur cette aventure serait plus intéressante...

Mais revenons en arrière dans la journée en photos:

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Après Saint-Christophe en Oisans, le parking de champfhorent était plein comme un oeuf, et les voitures se garent au bord de la route, malgré l'interdiction qui me semble justifiée: on se trouve en plein couloir d'éboulement débutant deux milles mètres plus haut, impressionnant vu d'en face.

La vallée est étroite et il faut débuter par une descente pour rejoindre le torrent et son magnifique pont datant du moyen-âge. On apprécie alors la brumisation naturelle de la cascade toute proche.

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Puis, c'est une courte montée qui nous permet d'accéder au long vallon du Lavey.

le vallon

le vallon

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Le flot des randonneurs étant passé, la marmotte est sortie de son repère.

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Nous rejoignons la rivière (2e pont de pierres)... et le vallon se fait plus bucolique, bien que très minéral.

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Encore une petite ascension d'un verrou, et nous trouvons le refuge... au milieu de blocs de pierres... dont un dernier immense qui s'est décroché il y a 4 ans dans un gros éboulement. La marque sur la falaise surplombant le refuge est impressionnante.

Un petit ruisseau coule sur la terrasse, les enfants y pèchent des têtards et y trempent leurs pieds. Un gros bloc à escalader cache même un toboggan qui y est accroché. Alors que les grands contemplent les sommets dont les aiguilles de l'Olan, et les nombreux glaciers subsistant encore...

Je pose mon gros sac et fais le plus gros de la montée vers le lac des bêches, mais je renonce 20 à 30 minutes avant destination, car je ne veux pas rater le repas du soir. Et aussi, car je suis crevé... oui, aussi. Dans la descente, une mère et son petit me précédent sur le chemin, mais vu que c'est des chamois, ils coupent hors-sentier... en se rapprochant de moi. Je mitraille.

glacier suspendu sous les aiguilles de l'Olan

glacier suspendu sous les aiguilles de l'Olan

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
Les Rouies (3589 m).

Les Rouies (3589 m).

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
moutons dans le ciel

moutons dans le ciel

Il est 18h30 et tout le monde est en tee-shirt. On prendra le repas dehors! Et on continue toujours par des surprises: on nous propose un apéritif, et ensuite, un plat népalais: un Dal bhat (riz avec une soupe de lentilles, accompagné de légumes pimentées dont des blettes du potager du refuge) et un boeuf bien épicé... Deux assiettes pleines me remplissent, mais le choux au praliné trouve tout de même une place. Je mange, dans la grande tablée en face du contrebassiste Jean Russel, le plus présent sur la tournée avec Gaspard, et j'essaye d'en savoir plus, incognito.

Le collectif, en plus de tournée montagnarde, est bourlingueur: l'amérique latine, et cette automne, une bonne partie de l'Europe de l'est... Chacun a plusieurs projets et vit de la musique et de l'intermittence. Comme quoi, pour reprendre des expressions de Murat: il n'y a pas que des "jobs à côté"... mais faut voir "à quoi on en est rendu" (mais Murat ne parlait lui que de devoir vendre ses disques à la fin de ses concerts... ça ne donne pas d'ampoules).

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

Même si la règle indiquée dans le refuge est de cesser tout bruit à 21 heures, les musiciens prennent le temps de s'installer, micro d'enregistrement compris (tous les concerts sont enregistrés et un CD live est réalisé pour chaque tournée). La set liste a été faite en 3 minutes sur la table du repas, en fonction des musiciens présents et des envies du soir.

Le tout petit réfectoire a été vidé de ses 5 tables. Et éclairés à la bougie, les musiciens entament le concert... D'abord, violon solo, par la talentueuse Coline Rigot (présente que 6 jours)... puis entrée en action des deux guitares, de la contrebasse sur un air swing pas méconnu, qui m'évoque Stéphane Grapelli... bien que ce soit peut-être du Django. Les deux guitaristes (Gaspard et le québecois Damien Levasseur) sont scotchants. Les morceaux s'étirent au gré des improvisations guitaristiques parfaitement maitrisées.

La tonalité sera donc souvent swing, tsigane, mais le répertoire puise dans le folklore roumain, puis dans l'amérique latine, et le folk américain, le bluegrass... résolument donc sur le thème du voyage, collant parfaitement à l'ambiance du lieu, une carte des montagnes en toile de fond... Et également, un passage par la Russie : on est là dans le répertoire de Gaspard, qui change alors d'instrument : "avez-vous déjà vu une balalaïka? Mais avez-vous déjà vu une balalaïka dans un refuge?". La guitare à 3 cordes est récalcitrante à l'altitude et nécessite un accordage de dernière minute... puis Gaspard se lance dans un morceau tout en virtuosité où se succède douceur et énergie. Les filles de 7 ans devant moi dansent sur leur banc. Une autre chanson russe, plus classique, c'est-à-dire triste, est ensuite interprétée. Certains concerts de la tournée, comme la première édition en 2013, étaient sans doute plus axés vers ce répertoire (vu la présence d'une balalaïka contrebasse)... pas coton à transporter non plus:

Sur plusieurs titres, les 4 musiciens chantent ensemble, et c'est parfait: très jolies harmonies. Je jette de temps en temps un regard par la fenêtre pour regarder les derniers instants du jour sur l'Olan.

Des petits propos humoristiques ponctuent le concert, notamment le très drôle et sincère appel aux dons (chapeau), ainsi que la présentation des musiciens. S'y distingue Jean Russel, du groupe Poissons Voyageurs, qui lui est d'origine anglo-saxonne et qui a vécu en Arkansas. Il a chanté plusieurs titres, de sa voix bourrue... Il a également raconté une histoire faisant participer la foule (si on considère que le concert réunissait toutes les personnes présentes vivantes à 5 kilomètres à la ronde), en leur demandant de faire le bruitage : vent, mer, animaux... Ambiance assurée.... avant d'enchainer sur une fin tragique et la chanson l'accompagnant...

Je ne suis pas particulièrement friand de ces styles musicaux habituellement, mais il faut s'incliner devant la qualité, et le swing insufflé toute la soirée... J'aime toujours donner un petit regret: alors, ça serait peut-être que ne nous soit pas joué une chanson en français sur le thème de la montagne...

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
en crocs, les chaussons obligatoires du refuge!

en crocs, les chaussons obligatoires du refuge!

Fin du concert, le chapeau se remplit, les CD s'achètent... et c'est la cohue pour se coucher, et accéder aux deux lavabos... mais en 30 minutes, le silence régnera sur les 3 dortoirs. On se couche tard, mais l'heure du petit déjeuner n'est pas changé: de 7 à 8 heures...

Le lendemain, nous partons direction le lac des fétoules, un sentier en balcon sur le vallon. (point culminant 2320 m). Les discussions encore souvent tournées sur la prestation musicale et le parcours sportif des musiciens quand on découvre par où ils sont passés la veille.

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
l'accés au fond à droite à la Brèche de l'Olan.

l'accés au fond à droite à la Brèche de l'Olan.

le troupeau de moutin sur le  sentier du lac des bêches.

le troupeau de moutin sur le sentier du lac des bêches.

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
Aiguille des Arias 3400m

Aiguille des Arias 3400m

LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)
LA TOURNEE DES REFUGES 2015 à la LAVEY (Oisans)

LIENS:

LE REFUGE De la LAVEY

SITE INTERNET DE LA TOURNEE DES REFUGES

facebook

Les musiciens nous ont parlé souvent au cours de la soirée de vidéos (tournées en amérique latine, ou d'un morceau joué sur une arête escarpée...) mais introuvables! Dommage!

(photo: Tournée des refuges)

(photo: Tournée des refuges)

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos, #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 15 Juillet 2015

Eskelina,  blue sued'shoot dans le Vercors

A 16h30, il faisait chaud sur le plateau ce dimanche... et oui, sous un ciel d'un bleu (du Vercors, sans trou), j'ai sué dans mes shoes à l'écoute de la voix suave d'une suédoise.. M'aura-t-on vu dans le Vercors, sans dédain, chanter Blue sued' shoes* pour autant? Une sorte de vent d'autan m'y aura poussé... mais avec l'entorse que je m'étais faite du côté du bec de l'orient, en me désorientant, du côté de Nave, navré, j'ai filé... en boitant... sans même déguster la petite bière locale. Se fouler la cheville, au pays de la foulée blanche, c'est fait.

*blue su'douest shoes, ça marche aussi: elle a vécu à Sarlat.

 

Mais revenons sur nos pas qui étaient alors fringants...

Il est donc question d'ESKELINA, Eskelina Svanstein (c'est sous ce nom en 2010 qu'elle sortait un premier disque, avec de nombreuses chansons en suédois).

Quand j'ai vu sa mention au programme de la première édition du Vercors Musique Festival, je me suis rappelé du billet de Baptiste Vignol qui nous parlait de bonheur à l'écoute de sa voix. Un coup d'oeil et d'oreilles à youtube plus tard et 3 écoutes d'affilée de l'inédit "les cèdres" (session à la radio suisse rts), il était dès lors impératif que je profite de ce petit set gratuit (en première, première, première partie de Yael Naim... croisée dans les rues d'Autrans, en famille). Surtout que c'est une veille connaissance qui a enregistré son album: Monsieur Stéphane PRIN...dont l'inter-ViOUS ET MURAT est un grand souvenir.

e

photo Lucie MdBC'est sur la grande pelouse au départ des pistes de ski de fond que le festival est installé, tout près du bourg donc. Les concerts gratuits ont lieu à l'extérieur alors que les grands concerts du soir payants sont sous chapiteau. C'est sympathique même s'il manque un peu d'ombres, les quelques parasols installés s'envolent... Je bataille avec le mien durant le premier concert de chants espagnols (le programmateur est guitariste flamenco), ce qui m'empêche de m'endormir. Dommage qu'on ne puisse pas profiter un peu plus du paysage en regardant la scène posée devant le foyer de ski de fond  (sans parler en toile, de fond,  la déco/pub  peu esthétique - vous le constaterez ci-dessous - y'a deux jours j'étais au Facteur Cheval, on prend vite des habitudes!). Le paysage, c'est les artistes qui en profitent -et ils le disent- : la Montagne, vers Méaudre, face à eux.

Malgré les échos de  menace sur les festivals, les organisateurs locaux ont bénéficié d'un soutien de 100 000 euros par le Spedidam (3/4 du budget. les infos ici) avec un engagement sur 3 années. On comprendra mieux ainsi la déco envahissante. Le bilan: très positif il me semble. Les concerts du soir ont fait le plein, si j'en crois les photos de mon cousin, régional de l'étape. De l'avenir donc, et c'est un événement qu'on n'annule pas par faute de neige, ça... ;.)

Moriarty vendredi m'aurait fin envie (c'est vraiment bien sur scène)... mais j'ai préféré Dominique A au Palais idéal, d'autant qu'ils seront à Fourvière avec Sophie Unger le 30/07.

Je quitte mon parasol, le bras fourbu (de l'avoir retenu)... et casquette et foulard pour me protéger, pantalon de rando crado (oh, la dégaine! C'est râpé pour draguer le fantasme suédois, tant pis), je me range au premier rang... et sort la caméra...  Vous trouverez ci-dessous le set presque complet (manque 2/3 chansons) que j'ai mis 3  jours à charger en hd.

Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.

Il y a ceux qui jouent de la guitare sommaire et celle qui joue de la guitare sans cordes.

Malgré l'après midi un peu vaporeux, le soleil qui la frappait, l'assistance familiale et parfois distraite devant elle, la voix d'Eskelina fait mouche de suite, avec bien sûr, ce fond d'accent charmant... alors quand elle chante, ingénue, qu'elle a dormi dans le lit d'Emilie (vidéo partie 3), on a envie d'être une petite souris ou une femme... tout comme dans la chanson l'amoureuse (partie3), terme associé originalement avec "affreusement"... La voix se prête parfois à un peu de scat (chanson 3) ou à des petits exploits comme sur l'épique les hommes à poil (partie 3), sprint jazz doo-wap... avec les chouettes chœurs des deux accompagnateurs d'Eskelina : le compositeur et guitariste de Christophe Bastien (Debout sur le zinc) et la classieuse Nolwenn Leizour à la contrebasse et aux choeurs (très beau sur Entre les lignes -partie 2). On pense du coup à peu à Zaz, désolé!, aussi du fait du parcours personnel (démagogie en moins - je dis ça pour faire plaisir à Murat). Idem sur Ambassadeur, mais avec une voix en légèreté. Tout cela est très fidèle au disque, épuré (on connait le talent de Stéphane Prin pour enregistrer les voix...).

On a droit à de très belles ballades folk : Milan (partie1) , Entre les lignes et celle que j'attendais le cèdre (partie 4) ... Dans la même veine, Désordre fait dans la chanson militante 70's... et maman (partie 4), dans le très grand classique (comme "Doucement" sur le disque qu'on n'imagine chanter par Piaf), et encore "des jours meilleurs"(titre sous réserve) (partie2)... Notons aussi la charmante chanson en suédois de son premier album où elle invite le public à chanter dans la langue (partie 2).

Eskelina nous a proposé un beau voyage démarrant par une chanson de départ La valise rose... et nous proposant pour finir je reviens... Est-ce pour autant qu'on a fait le tour de l'artiste? Les textes manquent peut-être d'originalité et les compositions sont très variées, trop?. On sent parfois l'influence de la musique de rue/ scène française (l'auteur est Florent Vintrigner de la Rue ketanou et le compositeur, celui de Debout sur le zinc, je l'ai déjà dit, vous suivez?), puis des influences plus jazz ou folk. La collaboration semble fructueuse et Bastien est très bon à la guitare mais, même si Eskelina a participé à l'écriture et à la musique sur ce disque (cf l'interview de MANDOR), on attend peut-être qu'elle imprime pour de bon son univers. Son premier disque et notamment sa très belle chanson Quelqu'un comme toi (partie1) ou sa chanson en suédois (partie2) montrent qu'elle en est capable (ceci dit je n'aurais rien contre qu'elle prête sa voix aux mots de Bergheaud sur fond d'ambiance jazzy et blues).

On retrouvera ESKELINA en première partie de CALI à l'automne.

 

  • SITE OFFICIEL:

http://www.eskelina.com/bio/

  • Vidéos (non répertoriées sur youtube) :

-partie 1: "La valise rose", "au gré du vent"(inédit?) ; chanson 3? et son scat, "Milan" et "Ambassadeur"

 

-partie 2 : Entre les lignes, Och nu, l'inédit? "des jours meilleurs?" (avec un peu de slide)

-partie 3 : "Emilie", "L'Amoureuse", "les hommes à poil" (extrait)

-partie4 : "le cèdre", "maman", "je reviens"

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 11 Juillet 2015

A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval
Dominique A m'est-il interdit?
Dominique A m'est-il interdit?

Oui, ça y est enfin... J'ai décroché de Dominique A après le "22 bar", attrapant parfois quelques titres, comme Le courage des oiseaux, et sachez bien que je le vis comme un drame personnel. On n'oublie rien, on vit avec. C'est dur. Surtout dans cette suprématie actuelle du grand A, et qu'on entend à la sortie : "ah, c'est quand même mieux que Murat..."...

Ah, tout de suite, l'autre, hé... et bien, je ne vais pas me lancer dans la comparaison. Et puis d'abord, Dominique A ne veut plus parler de Murat... Il jette l'éponge. Peut-être avait-il fait sa préface (voir l'article Une QUESTION à Dominique A) comme une dernière tentative de conciliation? Le fait est qu'on lui a rapporté le dernier flot d'invectives...lancé au Mythos à Rennes par Murat (qui avait ajouté: "ne le répétez pas!"). J'ai dit (écrit plutôt) à Dominique A, que c'était de sa faute, et que c'était un salaud (parce que je suis un bon fan), lui expliquant que Murat était renvoyé par le Mythos dans une petite salle à la campagne alors que Dom était lui tête d'affiche à Rennes... Trop normal qu'on ait la mor', tro' vénér contre lui...

[note de l'auteur: hé! je rigole, là!! Ma dernière chronique d'un concert au Palais m'a valu mon quart d'heure de gloire, bien malgré moi, avec Biolay et ses fans. Je ne veux pas renouveler l'expérience... ]

Alors, oui, c'était ma première fois, avec un grand chauve... Et j'étais impatient, et j'espérais le choc. Conditions parfaites de soir d'été. Pas besoin de petite laine... mais j'arrive un peu fatigué de ma semaine, ou plutôt de mes nuits trop courtes, même si je suis ravi des petites routes et des coins de campagne vallonné que j'ai découvert entre Beaurepaire et Villefontaine, avec le Pilat à l'horizon, pour une fois que je délaissais les grands axes... C'est d'ailleurs Bashung que l'on écoute en attendant que les 21 heures se pointent... les grandes chansons de Fantaisie Militaire, et j'y prends beaucoup de plaisir... Mettre ça en "première partie", c'est un peu risqué. Je discute aussi avec deux amateurs de Murat, qui gardent un grand souvenir du passage de celui-ci ici même le 25 juillet 2009. Depuis, j'y ai vu également Biolay donc, et également Florent Marchet.

Et c'est parti pour la découverte...

Je ne veux pas détailler le concert, je ne connais pas suffisamment. Mes premières impressions sont bonnes sur les deux trois premiers titres. Le son est très fort, et la basse et la batterie envoient du lourd. Je pense m'y habituer, mais l'impression persiste, même si je ne fouille pas au fond de mon sac me chercher un céleri-branche pour me le caler au fond des esgourdes (ou bien un bout de kleenex). Il y a une bonne poignée d'enfants dans l'assistance, sans bouchons... Ce n'est pas sérieux, les gars.

Je reconnais quelques titres d'Eleor, Vers les Lueurs, un ou deux plus anciens, mais c'est tout. J'adore la version très énergique du Courage des oiseaux, joué lors des deux longs rappels. Elle se termine par une longue partie musicale où ça se déchaine. Un autre titre du même style avait précédé quelques chansons auparavant, et c'était également très bon. Dominique A apparait alors un peu électrisé, prise avec des secousses. Au final de l'horizon également. L'ensemble est plus rock que je ne l'aurais imaginé. Le bassiste Jeff est très bon, et fait plaisir à voir, ainsi que le clavier/guitariste. Le synthé ou piano offre quelques respirations orchestrales au milieu des compositions un peu arides de Dominique A... Je passe un bon moment, mais finalement, jamais ne cède totalement. Peut-être que debout? peut-être qu'avec un public qui ne traine pas pour se chauffer... mais mes résistances à cette voix, à cette façon de chanter ne se lèvent pas totalement. ah, mince! zut! crotte! Dans sa quête de renouvellement, peut-être que c'est au niveau du chant qu'il trouvera une voie.... Je pense au cours du concert au terme : "marteler" dans l'impression laissée par la batterie, la voix, et je dirais la "nervosité" du jeux de guitare... Et puis, je ne me laisse pas aller dans les textes "expressifs"de Dominique A, ses petites histoires/évocation ou ce que lui inspire quelques noms (Eleor, ou Central Otago...). Ceci dit, sur 2h15 de concert, je ne peux pas dire que je me suis assoupi, et je pense même que je reviendrai le voir... Il est bon, il est bon, c'est sûr.

Petit regret: j'attendais la chanson MANSET... pour évoquer la poursuite du Facteur Cheval. J'y croyais puisque Dominique a cherché quelques fois à mettre en lien le lieu et ses chansons (tiens, celle-ci, c'est comme si le frère de Ferdinand qui parle, ou tiens, une chanson sur une contemporaine du facteur... mais point de Manset. Faudra attendre ce soir pour entendre du Manset (diffusion sur France inter du concert hommage par Raphaël aux francos).

A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur ChevalA y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval
A y est! J'ai vu Dominique A, Palais idéal du Facteur Cheval

... Ah, quand même... je réécoute avec plaisir, en faisant un petit montage vidéo (sans images),ce que j'ai capté hier... deux vieux titres pour commencer: Retour au calme, et retrouvailles...

Et "le courage des oiseaux" et "l'horizon"

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 6 Juillet 2015

Deux dames piano à Fourvière : Cherhal et Sanson, 4 juillet
les sièges vides réservés
les sièges vides réservés

A Blandine.

J'arrive transpirant au théâtre parce que trainer son vélo montée du gourguillon, ce n'était pas une idée parfaite pour mon coeur. Par contre, profiter de la nuit au retour et des reflets de lune sur une saône placide, c'était parfait pour finir la soirée pleine d'étoiles.

Sérieux en main, je refuse le coussin qu'on me propose, décidé à rester debout en fosse... ohhhhhh...... Grrr......Mince!!!!! Des sièges sont disposés devant... Ah, por que miséria!! Me voila renvoyé dans les cordes... Étant seul, je trouve une place correcte autour de la 10e travée, mais voilà trouvé la raison traditionnelle de s'énerver contre ces Nuits de Fourvière, et son carré d'invités... et ses quelques places qui restent vides tout le long du set de Jeanne Cherhal... Sans parler du bruit de fond durant une partie du set : je jette un regard noir de mon oeil tout juste humide d'émotions, à un gars derrière qui discute... ah, vraiment dommage de ne pas être debout devant...

Je ne regrettais pas de ne pas avoir pris de coussin par contre : les gradins de pierre sont brulants et rejettent leur chaleur... Les dames n'osent pas se lever pour ne pas montrer leur derrière trempée par le plastique (le plastique ce n'est pas toujours fantastique pour le derrière). Malgré la canicule, un petit vent souffle et permet ne pas souffrir de la chaleur.

Rapidement, après 20 heures : Jeanne Cherhal... accompagné par un orchestre corde et cuivres du conservatoire de Lyon.

Tenue crème en tissu léger, talons, comme à St-Marcellin (je vous racontais la soirée là)... Costume idéal pour "j'ai faim" qui entame le set. On retrouve les 3 excellents : le grand Saligault à la basse, Hoog à la guitare et Piveteau à la batterie. Ils sont cantonnés côte à côte un peu à l'arrière sur une estrade étroite, ce qui est un peu dommage. L'orchestre est devant eux sur le côté droit... et fait merveille sur ce premier titre.

Sorte de roulement de tambour et de violons, puis quelques notes de piano... avant que Jeanne se lance véritablement dans la longue intro du morceau (2 minutes)... Tempo costaud de Piveteau. Vous avez un court extrait du morceau dans la vidéo en bas de l'article.

L'échappée, qui débute au son lourd de la guitare, avant de retrouver la légèreté du piano, et son sautillant tempo. On retrouve les orchestrations du disque et de la tournée : ce n'est pas parce qu'il y a un orchestre qu'on est dans un set acoustique ou down tempo: on reste dans le rock (et certains dans le public s'en plaindront, c'était trop fort entend-on... Je crie en réponse: "pas assez!"). Sur la partie finale du morceau, les violons font néanmoins merveille

Jeanne explique ensuite son bonheur de revenir à Fourvière 10 ans après, et qui plus est avec un orchestre, et encore plus, en première partie de sa chanteuse préférée. Triple bonheur résumera-t-elle le lendemain sur son fb.

Ensuite, Noxolo, chantée à califourchon sur le siège... Ce n'est pas forcement une chanson qui m'avait marquée et touchée plus que cela auparavant, mais hier... Faille spatio-temporelle: j'ai glissé un court instant en 2008, le conservatoire de Lyon était déjà là et accompagnait le chanteur de "Brandt Rhapsodie", et quelqu'un venait de mourir, et cette personne aurait tant aimé, et pleuré, révoltée, sur cette chanson... Grosse injection d'émotions. Le morceau se termine magnifiquement sur une longue post-face avec l'orchestre qui n'était pas intervenu pour l'instant sur le titre, puis avec quelques larmes de piano.

"5 ou 6 années" nous fait abandonner les "histoires de J" un court instant. Ce petit single balladeur de 2010 est bien agréable... d'autant qu'elle est rythmée par une batterie puissante.

Comme à St-Marcellin, petit mot humoristique pour annoncer "quand c'est non, c'est non"... et bien sûr, c'est bien envoyé... et encore plus quand la chanson reprend de plus belle, dans un sprint fantastique...

Voilà la magnifique composition " L'oreille coupée"... où la voix de Jeanne fait merveille, avec toutes ses variations, une chanson très sansonnienne. Solo de guitare tueur pour rajouter encore une dimension au titre pour finir... ouah ouah ouah... Jeanne cite "le guitare héro"... C'est là que des bonnes dames se plaignent que c'est trop fort... Pfuu...

Jeanne devant la scène, debout monte à cru son "Cheval de feu". Pas de temps mort... Long pont musical... suivi d'un long silence très beau que Jeanne rompt... pour un moment plus doux, et torride. Ah, il est beau ce cheval, comme celui d'Erik Arnaud ou l'attelage en pair de Manset.

On reste dans le torride, chanson de circonstance:

Canicule!! Encore un single (2006 album l'eau). Il s'imposait ce soir. Pour le coup, la batterie l'emporte un peu trop, même si des petits notes de piano joué à l'envers sont rigolotes. Le titre permet surtout à Jeanne d'aller se changer... en laissant le groupe se déchainer, et notamment Piveteau qui lui aussi livre un solo d'enfer de plusieurs minutes. Les oreilles des jeunes violonistes se remettront-ils? Je vous laisse découvrir un extrait dans ma vidéo et les quelques pas de danse de Jeanne dans sa robe dorée, moins bien garnie qu'à St-Marcellin... C'est la même mise en scène que sur la tournée, avec les mêmes propos qui suivent :"c'est du cardio"..

Voilà "le moment cabaret" avec "Les nuits d une demoiselle 2.0" qui remporte un bon succès. Pour moi, il manque une chute un peu plus "puissante" au texte.

On repasse au sérieux et au grand moment avec "le tissu". Jeanne commence seule au piano... On est déjà un peu chiffon sur deux-quatres couplets mais quand les cordes arrivent, délicates, nous voilà fripés, déchirés. Frisson.

Petite présentation des musiciens et remerciement...

Viens ensuite une chanson que je ne connais pas.. c'est 1984. Le titre était offert en bonus sur i-tunes. Apparemment, je l'avais entendue à St-Marcellin... mais elle ne m'a pas marquée. La composition est un peu complexe, et rock, on a encore droit à un beau morceau de bravoure, avec un très long pont musical rock... Sur mon petit enregistrement mp3 tout pourri qui me sert à faire mes comptes-rendus, je perçois à peine la voix de Jeanne (comme sur Canicule). Je crois que ça m'a bien plu au bout du compte.

On termine plus en douceur...avec Finistère. Et ce joli refrain, et encore un passage musical magnifique et puissant... pour repartir sur un couplet en douceur avant un dernier crescendo tout orchestre dehors... C'est une vraie déception,je pense pour tout le monde, de comprendre rapidement qu'il n'y aura pas de rappel, Jeanne s'est très vite éclipsée, ... Ca applaudit très longuement alors que des techniciens sont déjà sur scène pour le changement de plateau... Dure loi des premières parties...

Même si j'ai retrouvé les ingrédients de la soirée de St-Marcellin, revivre un concert comme ça, ça se fait bien deux fois...et bien sûr, même s'il n'était pas omniprésent, l'orchestre du conservatoire magnifiait le tout. Emballé... ce n'est pas pesé... puis qu'il restait encore le plus gros de la soirée... mais j'avais déjà pris une bonne dose.

----------------------------------

Je ne ferai pas aussi long pour commenter le concert de Véronique Sanson. Tout le monde la connait! Gros son (Pontieux à la batterie et un percussionniste déménageur), gros show, production Coullier et programme en papier glacé... mais certainement pas sans coeur. Je m'attendais à une succession de tubes mais dans "ces années américaines", Sanson livre aussi quelques chansons plus rares dans un set de deux heures.

Je cède par moment à la tentation de penser que ce n'est pas avec les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe en voyant Basile Leroux se déplacer difficilement, ou le bassiste portier... mais sans doute, parce que je suis un vieux jeune con... Et puis, j'écoute Basile qui nous sort des sons parfois étonnants de sa guitare, souvent tout en finesse, ou livrant un solo aérien à la Gilmour. Voyez un peu le show de cet orchestre dans mon bout de vidéo... Mais le fait est que je retiens surtout ce qui a succédé à cette tempête, ce rappel majestueux avec Véronique en solo: ma révérence, amoureuse, et Baia... et jouée plutôt dans la soirée: "chanson sur ma drôle de vie"... que je chantais au téléphone dans les années 2000 à une correspondante...

Et si je te pose des questions
Qu'est-ce que tu diras
Et si je te réponds
Qu'est-ce que tu diras
Si on parle d'amour
Qu'est-ce que tu diras

Enfin, voilà, une immense soirée faite de grandes chansons autour desquelles des souvenirs sont attachés... Et Véro semble en parfaite forme, la voix n'a rien perdue. Sa joie est communicative, même si les chansons témoignages et douloureuses se succèdent.

Comme disait Bergheaud, en 76, les syllabes sont "traités comme des notes, ce qui enrichit la langue française d'une souplesse que beaucoup croyait impossible.. elle a développé tout ce qui ne peut pas s'apprendre :le feeling, alors qu'en s'épurant sa voix devenait plus sauvage et sensuelle". La tournée continue sur juillet et cet automne!

Et bien sûr, beau duo avec Jeanne (ci-dessous). Le fait est que j'ai eu du mal à quitter le théâtre...

L'article du progrès:

http://www.leprogres.fr/sortir/2015/07/05/un-concert-exclusivement-feminin

Voici quelques extraits (pas forcement les meilleurs moments), en qualité très moyenne, filmés avec mon téléphone, notamment la bataille de coussins (livrée très tôt, bien avant la fin du concert) sur une séquence musicale digne d'un e-street band ("paranoia")...

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 3 Juin 2015

 

... Bon sang, Février 2013! L'album "Un homme" d'Albin de la Simone est sortie début 2013... Mais vous savez quoi? IL N'EST JAMAIS TROP TARD! Alors, je vais vous en causer...

 

- Ce soir, je profite d'un soir un rien nuageux, et refroidi, sur ma terrasse, dans le soleil qui se couche, pour finaliser mes notes... et c'est délicieux d'écouter ça, comme ci. -

 

 

 

Albin, il est dans mon petit baladeur et dès que je tombe dessus, difficile de m'en détacher... et à chaque fois, j'écoute en me racontant ce qu'il faut que je vous en dise! Alors, il faut que ça s'arrête! J'ai envie de l'écouter sans penser à vous!

 

Et pourtant, le baladeur, je l'utilise surtout pendant le jogging et a priori, on pourrait imaginer plus excitant qu'Albin... Et c'est vrai que c'est un album qui pourrait s'avérer discret, à l'image du clavier lo fi utilisé, le peu de batterie et de basse, et une première écoute distraite avait failli me faire passer à côté. Cette simplicité, Albin a d'ailleurs tenu à la reproduire sur scène, comme vous le verrez ci-dessous. Sous des allures de "petite musique", c'est juste un coffre à bijoux...

Juste beau... et les cordes... ah, les cordes! J'aime bien l'adjectif "Magnifique"... alors disons "si émotionnant". Tout cela est si "musical" à l'image du single "Mes épaules", et ses jolies voix additionnelles... Du travail d'orfèvre sur des chansons souvent très courtes... Ah, mais que c'est beau...

Fragilité revendiquée : "si ça tient, tu m'épouses". Oui, je crois que le personnage de quadra, sensible, hésitant mais ironique, me touche particulièrement (mais pourquoi donc bon sang?)... qu'il soit face au décès d'un frère militaire (Mort en plein air) ou simplement face à des choix de vie, de couple (ICI HIER par exemple). Sur "la fuite", ses "j'ai déconné, ne me demandez pas" sur un air de piano, ah, c'est si bon la mélancolie.... Malgré le texte amusant de ma crise, la musique m'émeut hautement, et j'adore le petit solo de guitare, le petit crescendo... 4e titre et c'est toujours aussi bien, et l'univers s'est imposé.

La petite musique se poursuit : je craque, je fonds, j'accélère et trouve mon deuxième souffle sur la longue partie musicale (près de 3 minutes) qui conclut Moi moi... commençant par un peu de piano et guitare, et les cordes (violoncelle, violon) les rejoignent... Je pourrais écouter ça en boucle... sans parler du délicieux accent de la jeune femme qui chante avec Albin... encore mieux que Jenny (dans a bird on a poire).

Ici hier est plus discret... mais quel refrain, et quel texte... sur une séparation expliqué à un enfant... même si le "pour m'aimer à mon tour" donne envie de discuter des heures.

 

Petite musique? La première femme de ma vie débute sur de "la grande"... mais on repart sur des choses plus down tempo... et la composition est d'une grande richesse... avec un vrai art de la chanson, et de l'alternance couplet/refrain. On est à la limite du talk over au niveau interprétation au départ, puis on passe au chant délicat. L'interprète Albin est parfait. Et là, encore, les cordes sont magnifiques (quelques notes de harpe il me semble)...

Elle arrive au bon moment sans doute: TU VAS RIRE a un côté pop et sautillant... notamment avec des excellents chœurs, sur un texte bien troussé, et là encore quel refrain... mais ça me distille là encore une émotion certaine ("tout va bien, ma chérie") sans doute à cause des cordes encore. Ah, qu'est-ce que j'aime ça, ça me rend heureux et triste... La fin est juste trop brutale.

"Elle s'endort"... piano et cordes... Sublime (peut-être peut-on se dire qu'on aimerait entendre des parties de corde un peu plus originales?... mais laissons-nous aller).

"UN HOMME" oublie le piano... Très minimaliste, mais là encore c'est une composition surprenante. Et que dire du texte plein de trouvailles? ' Une chanson parfaite, en guise de confession ultime d'un magnifique album.

Souvent je me fâche je sais pas pleurer
Je braise et découpe, grille au tourne-broche
Préside à la soupe les mains dans le poch
es

Je suis un homme c'est vrai
Je suis un homme, et tu m'aimai
s

 

 

Merci Albin, merci beaucoup. Il m'a fallu du temps.. mais maintenant...

---------------------

Sasso, youtubeur qui avait capté Murat, a filmé l'intégralité du concert aux bouffes du nord. Je vous le partage : Albin de LA SIMONE l'a fait sur son fb, ravi du résultat. Petite mise en garde: On y retrouve les petits airs mélancoliques de l'album, ses cordes, mais pas la richesse de ses orchestrations. Il faut aussi écouter l'album.

NOTA BENE: Albin a accompagné Murat sur quelques dates en 2004.

PS :

J'aime de plus en plus Eskelina... Alors, retournez-là voir là:

http://www.surjeanlouismurat.com/2015/07/eskelina-blue-sued-shoot-dans-le-vercors.html

Ce n'est pas parce que la canicule, le barbe-cul, le mobil-home... qu'il faut passer à côté! Et son album ne date que de février 2015, elle...

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 2 Juin 2015

HOWE GELB and GIANT SAND (live report Dusseldorf)

Après Calexico, c'est GIANT SAND et son leader Howe Gelb, autre tucsonien mustanguiste (on en reparle en fin d'article), que j'ai vu sur scène dans sa tournée anniversaire des 30 ans du groupe. C'était le 20 mai... Non, je n'ai pas mis 12 jours pour écrire l'article...

Alors que Calexico, des ex- de Giant Sand (ils ont continué les deux groupes un moment) remplissait une grosse salle de Cologne (1500 places), Howe Gelb jouait dans le club de la salle ZAKK devant presque 10 fois moins à Dusseldorf (ils semblent que ça s'est même vidé au cours du set... à ma grande surprise). Les élèves ont supplanté le maitre.

Le Zakk est un ancien bâtiment industriel semble-t-il, en briques, et le club occupe un petit espace au fond, loin du côté cosy de la petite coopé par exemple. Tant pis car on peut y boire au verre en verre(si! et sans consigne! ) une Franziskaner pour 3.80... et profiter d'une bel espace extérieur.

J'avais décidé pour des raisons qui m'échappent (une envie de jouer au bon allemand bobo hipsto écolo) de venir en vélo de ma banlieue... et j'ai un peu tourné pour trouver... Après donc presque deux heures de vélo, j'ai raté la plus grande partie de la première partie... assurée par 3 musiciens accompagnant Gelb (le batteur, le guitariste ainsi que la choriste ukrainienne Tania chacun dans leur répertoire propre).

Stéphane Deschamps des Inrocks disait en 2003 : "Howe Gelb est une sorte de Jean-Louis Murat d’Arizona : un mec sexy, doublé d’un musicien libre, talentueux et bien entouré. Howe Gelb est à Lou Reed ce que Jean-Louis Murat est à Neil Young: un élève qui dépasse le maître, et le cadre. Still Lookin’ Good to Me n’est pas le Lilith d’Howe Gelb (pas un chef-d’œuvre, donc), mais c’est quand même un très bon disque".

Et c'est vrai qu'il est difficile de ne pas faire la comparaison entre les deux hommes qui ont presque le même âge: au niveau de l'allure (il porte un petit chapeau au début), de son côté pince sans rire (quelques appariés d'humour suite à deux problèmes techniques), voir son côté nonchalant, aussi dans la relation aux petits jeunes qui l'accompagnent, et sur ses titres joués en solo.. et le fait de se retrouver dans cette petite salle entourée de fidèles... On pourrait aussi parler de sa production discographique pléthorique avec Giand Sand, en solo ou avec d'autres projets (plus de 50! -Murat, feignant!-) ou de cette musique ancrée sur un territoire ("Giant Sand, c'est l'érosion, le vent qui va polir les pierres, le sable, qui va soulever la poussière" dit-il sur France Culture, en opposition à Calexico qui a retiré tout le côté expérimental et le risque)

Je ne connaissais pas vraiment avant de m'intéresser à ce concert, et je retiens surtout la variété des ambiances, et je comprends mieux pourquoi Giant Sand est parfois cité comme l'un des groupes (on parle plus souvent de "collectif") les plus inventifs. En formation complète avec deux guitares + une slide guitare (la danoise Maggie Bjorklund), ça part souvent sur un rock très puissant (dont le très bon Transponder du dernier album), parfois sur des airs plus blues et country... voir très calexiconnien quand le guitariste Brian Lopez chante en espagnol; quand Howe passe au piano, ça vire même au jazz sur une petite impro... Sur les chansons plus douces, la voix me fait penser à Leonard Cohen... mais à la différence de Murat, Howe ne se prend jamais pour un crooner (il n'a pas vraiment la voix pour ça). Avec sa petite guitare et son micro rond, il a un petit côté années 80... Ça se termine assez vite... du moins, je trouve... J'en aurais bien pris encore.

Certains membres du groupe viennent signer leur album (Brian Lopez)... puis Howe Gelb vient aussi... Ils signent quelques albums, et une autre idée bizarre de ma part, je vais à sa rencontre alors que ça ne me viendrait pas à l'idée de dire que je parle anglais. Je lui ai dis un truc du genre: "i'm a fan of Jean-Louis Murat, do you remember Mustango?"... Ah, il me répond un "great" "oh cool" et une phrase contenant le terme french... Bon, rien d'inoubliable sans doute: il cherche du regard quelqu'un d'autre (un retraité genre éducation nationale lui refile de la bonne herbe naturelle ensuite)...

Il est temps pour moi de chevaucher le vélo d' "OMA"... et de me taper les 20 km du retour... Mince, ça monte...

---------------------------

Howe Gelb est crédité de Wurlitzer sur Bang Bang... Et s'est retrouvé sur scène avec Murat, à Bruxelles, avec John Convertino et Joey Burns (ils partageaient l'affiche ce soir-là). "On a donc eu droit à un Howe Gelb génial au piano sur Sentiment Nouveau" nous dit le compte-rendu d'époque, "De quoi rester un peu sur notre faim" de boeufs... (on y verra peut-être une différence entre Murat et Howe : ce dernier joue avec des invités presque à chaque date semble-t-il, et un groupe souvent différent, et met à l'honneur ses musiciens en leur laissant interpréter un titre au cours du set).

Howe figure également dans le titre issu d'une jam-session new-yorkaise de Murat "enfonce moi dans l'édifice", qui figure dans le cd 5 titres"Mont sans souci" (avec New Yorker). Est créditée sur le morceau une "EIMI" de toute évidence japonaise... dont on ne sait rien. On trouve une Eimi Yamada auteur... mais rien ne dit que c'est elle. Un des morceaux les plus expérimentaux de Murat.

Je viens de me taper la soixantaine d'article de la promo Mustango et Gelb n'est jamais cité (il l'est sur le site officiel néanmoins)... Burns, Convertino et les Elysian Fields, Ribot ainsi que les musiciens de Dylan sont mises à l'honneur.  Murat cite par contre Howe dans le TéléMoustique n°4367 du 25/11/2009.

"Un album intemporel, ça existe déjà dans votre discographie?
Pour moi, la vraie histoire commence avec mon album "Le moujik" en 2002. J'avais opté pour une formule en trio et j'étais à la guitare. J'avais trouvé mon style. Mais il m'a fallu longtemps pour oser me lancer. Des musiciens comme Marc Ribot ou Howe Gelb (Calexico, Giant Sand - NDLR) m'ont aidé à me décomplexer par rapport à cet instrument. Dans son esprit, mon nouvel album se rapproche du "Moujik" et de "Lilith"
.

 

J'ai par contre trouvé deux critiques évoquant Gelb :La Dernière Heure (Belgique) pour Lilith, "on croise les fantômes de Neil Young, Giant Sand, voire du Creedence Clearwater Revival".

Renaud Paulik dans Magic : "Tristan valide aujourd’hui la régénérescence complète du Moujik. Qui, pour notre plus grand bonheur, mène désormais sa carrière à la façon de l’immense Howe Gelb (présent sur l’inusable Mustango, 1999), alternant les disques et les tournées en trio électrique et les œuvres plus intimistes, recentrées sur la guitare acoustique et les claviers. Son Arizona à lui, ce Massif Central qui lui inspire depuis toujours ses plus belles échappées solitaires"

 

Citation en sus:

"Ça m’a fait beaucoup de bien d’être considéré comme un musicien ; ici, on ne considère mon travail que sous l’angle de la poésie,de l’image ou du caractère. Pour les gens du milieu indé de New York, je suis LE français qui figure sur la compilation "I’M YOUR FAN" (NdR : hommage à Leonard Cohen, avec R.E.M, Pixies, Nick Cave, entre autres). Et puis Robert Wyatt a aussi déclaré un jour à un journal New Yorkais que Dolorès était son album préféré de 1998. Tout ça m’a fait de bonnes cartes de visite qui avaient du sens pour les gens que j’ai sollicités" Divergence FM en 2000.

 

Voici ci-dessous, pour conclure, deux sessions live de GIANT SAND... qui ne reflète pas de l'énergie rock du groupe 2015.... alors débutons par le clip TRANSPONDER

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 6 Mai 2015

A la décoverte des couvers en attendant la Reprise

Oui, je vous invite aujourd'hui à découvrir des covers, des reprises de Murat... Ça passe le temps agréablement. Je n'ai pas eu la besoin de tirer le fil de l'Harry Cover pour les trouver puisqu'on me les a gentillement adressé, mais je les ai écoté...écouté pardon... avec plaisir.

 

1) D'abord, Nicolas de Sigoulès de NANTES... qui a sorti un album en 2013 (écoutable sur deezer et à commander sur son bandcamp).

Petite bio ici

Il a choisi les Frelons d'asie... avec une fin étonnante.

https://www.youtube.com/watch?v=xqW960JOmHw

2) SEVERINE

Après cette promenade nocturne dans la forêt, restons cover puisqu'on va porter le galurin rouge sang... et c'est une jeune chanteuse Séverine de Close qui s'y colle. Cette alsacienne a sorti un album en novembre 2014, et semble faire beaucoup de concerts dans sa région. Elle annonce sur son site un clip vidéo pour Mai 2015. Toutes les infos:

www.severinedeclose.fr

www.facebook.fr/severinedeclose

3) Et voilà encore un musicien confirmé... Denys des Piles de Boites.

https://www.facebook.com/pilesdeboites

Pas encore de disque mais une belle série de concerts en Rhone-Alpes. 2 concerts sont annoncés en mai et la finale du tremplin Emergenza le 6 juin au TRANSBORDEUR (oui, là où Murat enregistra Murat Live...).

Ils font de la musique poético-festive... mais on leur en veut pas... et Denys nous montre ci-dessous qu'il a plusieurs boites dans sa pile. Très réussi (on espère qu'il figurera dans le tribute à Mustango qu' A découvrir absolument va bientôt sortir puisqu'il leur a envoyé un titre).

Je vous l'avais déjà partagé, mais j'ai cette fois mise en image, avec ce que j'avais sous la main (images tournées cette semaine, ce qui m'a permis d'imaginer une fin heureuse, avec mes gros sabots).

4) PIERRE ET DAVID

On passe à un peu plus amateur... dans la conception et l'enregistrement du moins... mais c'est très sympathique. Pierre et David s'entrainent dur pour être prêt pour animer avec leur guitare la before du KOLOKO devant la coopé. Comme l'année dernière, une petite convention amicale devrait avoir lieu. N'hésitez pas à vous présenter et à vous joindre à eux ou à nous (Je ne sais pas encore ce que je fais, mais M. sera là).

Plusieurs titres à écouter sur soundcloud

 

5) ET CELUI QUI N'OSE PAS:

c'est LE FLEGMATIC. Ce musicien que j'ai découvert il y a quelques temps grâce à la Souterraine (mosla tape à écouter) chante en français... Sur facebook, il m'a indiqué qu'il n'oserait jamais reprendre Murat... mais pourtant, il chante quelques vers a capella dans l'émission ci-dessous:

http://www.radiocampusparis.org/la-souterraine-14-le-flegmatic/

Après une session live, il a choisi d'écouter "Gorge profonde", il s'en explique à 1h 09... "un album qu'écoutait beaucoup ma mère"... puis il chante quelques phrases d'"animal".

A découvrir! https://www.facebook.com/theflegmatic

 

Des covers encore: rappelez-vous la soirée LIVRE UNPLUGGED avec BERTRAND LOUIS et OLIVIER NUC notamment.

 

 

LE LIEN EN PLUS OU CA CAUSE BEAUCOUP DE MURAT

Serait-ce une nouvelle mini-série? un feuilleton d'une saison? ou un soap-opéra? On continue en tout cas de suivre la promo de EAU l'album de ALEXANDRE DELANO.

Résumé de l'épisode précédent: les scénaristes avaient imaginé une tension entre JL et Alex, sur fond de parrainage un peu lourdingue à porter.  

Ce jour-là à Bourges, ALEXANDRE DELANO alias  Alexandre Rochon et Emilie sont en interview pour CAN YOU HEAR THE MUSIC... et l'intervieweuse aborde la question du passage en français... et Alexandre évoque  Murat mais Emilie ajoute:

Alexandre : C’est un album en français parce qu’il y avait des chansons en français qu’on avait enregistré. Ce n’est vraiment pas plus compliqué que ça. Il y a eu des choses qui ont fait que. C’est plein de choses différentes en fait. Par exemple, parmi elles le fait d’avoir enregistré un album avec Jean-Louis Murat, ça a pu inspirer une chanson. Mais il n’y a pas de déclic en fait.

Emilie : Ça a été encourageant en tout cas. Il a poussé pour passer le relai. Ça fait longtemps que tu avais envie d’écrire en français, donc il t’a aidé à dire « allez, fais le ».

  Babel est ensuite évoqué, mais Emilie évoque ensuite MURAT EN PLEIN AIR:

Et au niveau de la contrainte de lieux, par exemple, ce serait quoi ?

Emilie : Jean-Louis Murat a fait ça et je trouve ça génial. Il a enregistré dans une chapelle, haut perchée, en Auvergne, dont l’accès est vraiment difficile, donc il faut imaginer toute l’équipe technique avec des gros flys qui passent les pierres, parce qu’il y a une montée déjà. Elle n’est pas dure, mais elle n’est pas évidente et t’es là-bas, t’es comme sur le toit du monde et c’est une immersion totale.

Alexandre : C’est super.

Emilie : Je trouve que c’est vraiment beau de faire ça.

Alexandre : Mais là sur le coup, c’est une contrainte de live. C’est encore un peu différent.

Emilie : Là aussi, tu joues avec l’acoustique du lieu et c’est comme si tu honorais un peu le lieu. En même temps, il donne aussi de lui dans le son qu’il te renvoie et puis tu t’achètes un souvenir et ton disque il est celui-ci et il ne ressemble à rien d’autre, au moins pour toi, parce que peut-être que dans les bacs c’est un disque parmi tant d’autres, mais ça donne des histoires aux objets alors que les objets ont de moins en moins de valeurs. Ça donne quelque chose de vivant et ça rend les artistes humains aussi, c’est-à-dire que Murat il peut avoir de grands fans, des fanatiques qui le déifient, mais à un moment c’est un mec qui est monté avec sa guitare et qui a été essoufflé lui aussi dans une montée pour accéder à un lieu où il y a plein de gens qui sont allés mais pas tant que ça non plus parce que c’est un peu secret et ça donne de lui, avec des envies…  Je trouve que c’est très émouvant de mettre de vrais lieux qui sont accessibles aux gens et de ne pas être confinés que dans des studios, dans des espaces presse… Je trouve que ça humanise beaucoup. Et c’est ça que j’aime dans le fait d’aller dans un lieu qui n’est pas fait pour.

 

Murat déifié? Oula!  Je vais m'acheter de suite le livre de FOUREST sur le blasphème! Plus sérieusement, à la lecture de ces lignes, on repense au projet avorté d'aller jouer BABEL au sommet du Puy-de Dôme (cité deux fois par Murat)... Dommage...  L'intégralité de l'interview à découvrir : http://canyouhear.fr/rencontre-avec-alexandre-delano-the-delano-orchestra-pdb15/

Allez, on termine encore par le clip... mais j'allais oublier: la page FB de Jean-Louis Murat annoncait la présence des TDO presque au complet pour KOLOKO... mais ceux-ci n'étaient pas au courant. Comme d'habitude, ça sera donc la surprise!

PS: J'ai changé le design du blog suite à des commentaires sur un forum... Vous aviez remarqué? Vos avis? Je retourne à l'ancien?

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 23 Février 2015

Retour sur la soirée Livre Unplugged "Jean-Louis MURAT"


Samedi, en remontant la rue de Ménilmontant vers la Bellevilloise, je chantonnais du Bertrand Louis... "comment je tue le temps, à Ménilmontant"... et je me disais que ça monte, surtout après 4 km à pied depuis la gare du Nord.

A la Bellevilloise, la balance vient de commencer. Ambiance détendue mais sérieuse. Bertrand Louis est concentré, le manque de repère ne facilite pas les choses, et la salle doit ouvrir à 19 heures. Allez, encore une chanson pour se roder... Je fais des photos que je ne retrouverai pas par la suite sur ma carte (mystère...), mais j'écoute... et suis de suite conquis par le travail engagé et le sérieux de l'entreprise.

Voilà! Depuis le temps qu'on parle de cette soirée, elle est arrivée... et tout semble parfait.

On discute au bar un moment... Frank Loriou est arrivé, ravi de cet événement. Son amour pour Jean-Louis transpire dans tous ses propos. Vincent Baguian est là aussi. Olivier Bas arrivera un peu plus tard, comme Guillaume Bongiraud, malgré un planning chargé. Cela m'a touché qu'il soit là... d'autant plus quand j'ai constaté qu'ils étaient nombreux à avoir oublié la soirée: Entre les personnes inscrites sur facebook à l'événement et les présents, on compte un bon delta. J'étais censé assurer la promo de la soirée, ça ne me fait pas plaisir. C'est le seul bémol de la soirée... avec le fait qu'elle ait été trop courte!! La Bellevilloise nous laisse jusqu'à 22 heures, il faut ensuite de la place pour accueillir le public d'un concours de danse hip hop dans une autre salle. Ce timing serré oblige Pierre Krause à couper un peu Olivier NUC dans sa lancée au cours de la soirée... Ses interventions deviennent un peu plus courtes. On voit qu'il a continué à creuser le sujet depuis la conférence chantée de LA ROCHELLE, même si ses propos restent centrés sur des éléments biographiques... Je reproduirai peut-être ses propos quand j'aurai un peu de temps. Outre le scoop sur l'article de 76 sur Véronique Sanson signé Jean-Louis Bergheaud, j'apprécie également son hommage appuyé à Claude Dejacques (l'occasion de me redire qu'il faut que je crée une page wikipédia à son nom).

J'ai oublié de formater ma nouvelle carte mémoire pour ma caméra... et je merde complet le début de la captation. Par la suite, j'oublie aussi d'éteindre, ce qui fait que quand je veux filmer, j’éteins la caméra, mais je ne le vois pas... Tant pis, je profite de la soirée avant tout.

Je ne suis pas allergique aux reprises en général (j'aime bien ROUTE MANSET par exemple!), et les chansons ont leur propre vie à mener, détachées de leur auteur... et c'est un bon signe si elles en ont une... Cela montre bien que le texte et la mélodie, sont suffisamment fortes pour exister dans un autre univers. Là, souvent dans une forme assez nue et épurée, piano voix avec Bertrand, une guitare juste et sensible d'Olivier NUC, ou la guitare 12 cordes d'Antonin Lasseur, on entend parfaitement les mots de Murat. On perçoit aussi parfois comme les compositions sont simples, avec quelques accords, mais la magie opère. Bertrand Louis s'accapare complètement certains titres, comme "suicidez-vous"...

Je n'ai hélas pas le temps de vous en dire plus ce soir... Voici quelques vidéos:

Merci Martial... et aux fans présents: Marina, Regis, Pierre-Emmanuel, Sébastien... J'étais vraiment heureux que vous soyez contents de la soirée.

Merci à vos témoignages d'amitié, vos remerciements. Merci à Frank Loriou: "la soirée était très belle, émouvante et passionnante" m'a-t-il dit.

Merci aux artistes... à Magali Brénon.

Merci Pierre Krause, pour ta gentillesse, et le bon canapé.

Bises à Amparo, fan historique, administratrice du groupe "jean-louis murat" sur facebook. On l'attendait... mais elle n'est pas venue... faute à un accident de voiture. Une grande et forte pensée à elle.

ET RAPPEL par Pierre KRAUSE:

"Antonin Lasseur sera en première partie de Jean-Louis Murat le 18 mars à Creil.
Bertrand Louis sera en concert à Ivry-Sur-Seine au Forum Léo Ferré, le 19 mars.
Le livre de Magali Brénon "Jamais par une telle nuit", publié par Le Mot et le Reste [Éditions] est disponible à la vente dans toutes les bonnes librairies.
Vous pouvez retrouver et commander les photos de Philippe Gressien sur sa page facebook : https://www.facebook.com/PhilippeGressienPhotographies
Vous pouvez retrouver la toujours passionnante plume d'Olivier Nuc dans Le Figaro.

SI vous ne l'avez toujours pas écouté, on vous recommande "Babel" de dernier chef d'oeuvre de Murat, enregistré avec le sublime groupe The Delano Orchestra" .

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 21 Février 2015

Olivier Nuc et Bertrand Louis lors de la dernière soirée LIVRE UNPLUGGED

Olivier Nuc et Bertrand Louis lors de la dernière soirée LIVRE UNPLUGGED

 

SAMEDI 21 FEVRIER  20 heures.

La Bellevilloise

UNE SOIREE LIVRE UNPLUGGED

de  Lauren Malka et Pierre Krause

 

avec

www.surjeanlouismurat.com

et

OUI FM, TOUTELACULTURE

 

 - Depuis 2012, Lauren Malka et Pierre Krause proposent des soirées littéraires et musicales dans différents lieux de la capitale. Le principe : Mettre en scène le portrait musical de grandes icônes du rock ou du jazz par les reprises d’un musicien et les récits d’un biographe. Nirvana, The Doors, Bob Marley, Polnareff, Bowie, Gainsbourg, Bashung, Nina Simone, Neil Young ont déjà fait l'objet d'une soirée. 

Pierre KRAUSE : J’ai pour ma part une fascination absolue pour des artistes comme Bob Dylan, Leonard Cohen ou Neil Young. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur eux mais les ventes importantes de leurs autobiographies comme de leurs derniers disques ou des biographies qui leur sont consacrées montrent qu’il y a un intérêt toujours renouvelé du public pour leurs vies et leurs œuvres. Il ne s’agit pas simplement d’écouter leurs chansons mais d’en apprendre aussi un peu plus sur la façon dont elles ont été créées et sur la vie de ces artistes. Écouter « When the ShipComes In » de Bob Dylan interprétée par David Scrima et entendre le journaliste Vincent Brunner nous raconter comment elle a été écrite [...] cela n’a pas de prix.  Interview sur toutelaculture

 

A LIRE l' Interview de Pierre KRAUSE sur la soirée sur ce blog

 

-   Quand la soirée Murat a été programmée, il n’existait pas encore de livre sur lui, mais  Pierre Krause était trop fan de Murat pour  attendre plus longtemps… Il a fait appel à un ami des Soirées Livre unplugged, un journaliste qui nous relate les aventures muratiennes depuis 1999, et déjà auteur d' une conférence sur le Brenoï dans le cadre des francofolies de la ROCHELLE en 2007:  

OLIVIER NUC. 

 

A LIRE  SUR LE BLOG: son "inter-ViOUS ET MURAT"

Dans le petit cercle des journalistes musicaux parisiens, fidèles de Jean-Louis Murat, il y a bien sûr Bayon… et Olivier NUC qui a succédé à Bertrand Dicale dans les colonnes du Figaro, ce qui en fait peut-être le journal qui a apporté le plus régulier soutien à Jean-Louis Murat... que l'on rattache plus souvent pourtant à Libé et aux Inrocks.   Olivier Nuc, responsable des musiques actuelles du FIGARO,  était même administrateur d’un groupe «Jean-Louis Murat » sur FB, avant qu'une page officielle ne soit créée.  Plus récemment, il invitait encore Jean-Louis Murat pour deux titres live et une interview vidéo sur le figaro.fr.  Par ailleurs, il est aussi auteur de livres sur Neil Young et Hendrix.

 

 

 

 

- Depuis,  le décevant « COUP de TETE » de Sébastien Bataille est sorti (éditions Carpentier) et déjà oublié. L'auteur MAGALI BRENON sera par contre avec nous.  Son livre, récit poétique,  « Jamais par une telle nuit »  est imprégné de l'artiste Murat et de son pays « sauvage » : Le Sancy.

 

INTERVIEW DE MAGALI BRENON: A LIRE SUR LE BLOG

A voir également: SES PHOTOS "une année en pays sauvage".

 

 PROGRAMME SOIREE LIVRE UNPLUGGED PROGRAMME SOIREE LIVRE UNPLUGGED

-   Pierrot de Surjeanlouismurat.com:

 

Ami de Pierre Krause sur les réseaux depuis quelques années, il m'a sollicité pour l'aider à trouver l'artiste qui pourrait se charger de reprendre Murat. J'avais effectivement quelques propositions... et on a trouvé du répondant!    Pierre Krause a accepté ensuite de m'associer à l'organisation de la soirée, ce qui est une grande première pour moi qui préfère pérorer derrière son écran. Si la soirée est une réussite, il n'est néanmoins pas dit que je ne me laisse pas tenter par organiser le même type d'événement sur Lyon... J'ai écouté de biens belles covers cette semaine... mais wait and see.

 

www.surjeanlouismurat.com

C'est le site pour ne rien rater de l'actualité de Jean-Louis Murat.

Depuis 5 ans,  c'est 255 000 visiteurs, et 520 000 pages vues.  1100 articles

et des inter-ViOUS ET MURAT- exclusives de personnalités: Françoise HardyJeanne Cherhal...

Les photos que nous verrons à l'écran sont tirées de mon ordinateur. Merci à tous les auteurs de ces clichés, dont Frank LORIOU, qui doit être présent ce soir,  et Philippe GRESSIEN.

 

 

 

LES MUSICIENS:

 

 

1) BERTRAND LOUIS

 

Baptiste VIGNOL, fidèle ami du blog, m'avait "orienté"  Bertrand Louis  qu'il venait d'interviewer pour son site "de la fenêtre d'en haut". Je n'avais pas saisi cette perche de suite... attendant peut-être que l'actualité s'y prête. Et elle est venue l'année dernière quand BERTRAND LOUIS sortit un disque excellent: une mise en musique de poèmes de Philippe Muray, un projet que Murat avait lui-même eu quelques temps, en fidèle lecteur de cet auteur.

 

A LIRE sur le BLOG, DEUX INTERVIEWS de Bertrand LOUIS:

- Inter-ViOUS ET MURAT

- dans le cadre de la soirée LIVRE UNPLUGGED

"Alors, venons-en à cette soirée du 21 Février. Chanter des chansons des autres, est-ce que c’est un exercice que vous affectionnez ? Et chanter du Murat, est-ce un exercice particulier ?

Bertrand Louis : J'avais déjà fait quelques reprises par le passé (Ferré, Gamine, Dréjac-Constantin...) et c'est effectivement quelque chose que j'aime. Je vous avoue, qu'au départ, même si j'étais très flatté qu'on me propose de chanter Murat, j'étais un peu impressionné par l'ampleur de la tâche (une dizaine de reprises !). J'ai mis un peu de temps à trouver mon truc car la plupart de ses chansons sont basées sur un groove plutôt guitare et je voulais les jouer au piano. Mais je pense que j'ai trouvé petit à petit ma manière de les jouer et de les chanter et c'est devenu un vrai plaisir. J'ai en plus découvert de vraies pépites à côté desquelles j'étais un peu passé. Effectivement ce qui est particulier avec Murat, c'est que le texte, le groove et la voix sont très intimement liés et que parfois, enlever un ingrédient fait chanceler l'ensemble".

 

Site officiel: http://www.bertrandlouis.com/

 

Biographie (music-story.fr):

Bertrand Louis est né le 26 septembre 1968 à Belfort. L'apprentissage du piano le mène au Conservatoire de Strasbourg puis à celui de Paris, La passion pour le rock commençant à germer, il se met à la guitare, faisant du jeune musicien un instrumentiste accompli.

Echappée en solitaire

Après le passage obligé dans diverses formations de rock pour se faire la main, Bertrand Louis s'échappe en solitaire. Signé sur le label Polydor, il sort un premier album homonyme en 2001 (« A 30 ans »). L'auteur-compositeur et interprète montre déjà son aptitude à écrire des chansons sombres aux arrangements crépusculaires.

L'album 2 (avec « Dans mon quartier » et « La Plus belle fille du web ») sort en 2003. Trois ans après, son successeur Tel Quel arrive avec le mini hit « Ménilmontant ».

Thriller musical

En janvier 2010, Bertrand Louis revient avec Le Centre Commercial (Ou l'Histoire d'Un Meurtrier), disque conçu comme un thriller musical aux ambiances inquiétantes.  Ce disque est salué par toute la critique. Comme SANS MOI, en 2014, "coup de coeur de l'académie Charles CROS".

 

 

2) MARJOLAINE PIEMONT:

 

C'est la seule acteur de la soirée à ne pas être encore passée à la question  de l'inter-ViOUS ET MURAT... mais il faut dire qu'elle n'a pas encore sortie son premier album... qu'elle vient de réaliser avec Edith FAMBUENA (les Valentins, Daho...).  Grande amatrice de Murat, elle comptait donc parmi mes amies de facebook...

 

Biographie:

Marjolaine Piémont découvre le chant de la Reine de la Nuit, chante très aigu au Conservatoire de Strasbourg, puis un jour monte sur la scène de Chez Maxim’s adoubée par Pierre Cardin, voilà comment son histoire a commencé. Elle a dès lors virevolté sur scène de Tokyo à Kaliningrad, en passant par Nogent le Rotrou. Elle a également participé à des folles équipées fantastiques, celle de Sol en Cirque au Bataclan ou encore celle de Mozart l’Opéra Rock au Palais des Sports, dans les zéniths et même à Bercy. Cigale, elle chantait mais aiguisait aussi sa plume. Elle s’est sentie pousser des ailes en rencontrant des compositeurs talentueux mais aussi des musiciens tels que David Henry et le groupe Zago avec qui, elle a parcouru les festivals pour ses propres compositions « Muzik’Elles », « Le Mans cité Chansons », Les fils de Georges », « Changez d’air » ou encore « le Tremplin de Poupet ». En 2015, sortira son premier album sous la houlette d’Edith Fambuena qui apporte le doux écrin électro à ses chansons piquantes comme les poils d’un homme.

https://www.facebook.com/pages/Marjolaine-Pi%C3%A9mont-Page-officielle/158934534134522

 

 

3) Antonin LASSEUR:

 

Antonin, c'est d'abord un fan croisé sur le forum consacré à Jean-Louis... et qui n'hésitait pas à partager ses reprises de Murat... Et puis, un beau jour, il est revenu des Etats-Unis,  avec son propre disque de sa composition: Made in Détroit.   Il a effectué la première partie de François and the atlas mountain l'année dernière, et fera celle de Jean-Louis Murat à CREIL le 18 mars!

 

 

A lire son Inter-ViOUS ET MURAT sur le blog.

"Le grand basculement s’est fait avec Lilith. Comme tout le monde, j’ai pris une grosse claque avec Les jours du jaguar (d’où mon pseudo sur le forum). Je me souviens avoir passé des mercredis matins entiers à jouer à la console avec Lilith en boucle à la maison !

C’est à Murat que je dois mon apprentissage de la guitare, de l’harmonica, mais aussi mes découvertes musicales : Ferré, Neil Young, Cohen, Dylan, entres autres. Je ne peux pas en être sûr mais, je pense que sans lui, je n’aurais pas commencé à jouer en groupe et à écrire des chansons.

Bien sûr, j’ai tous les disques, un paquet de bootlegs de concerts et d’inédits grâce à quelques personnes bienfaitrices rencontrées notamment sur le forum. J’ai longtemps été très fanatique mais j’ai aujourd’hui pris un peu de recul par rapport à tout ça. J’ai mis du temps mais j’ai retrouvé un esprit critique et c’est beaucoup mieux comme ça ! "

 

 

LA SET LISTE DE LA SOIREE:  

Ne pas lire pour garder la surprise....

 

 

1)Jim

Mustango 1999

2)Suicidez-vous le peuple est mort

45 T 1981

3)Je voudrais me perdre de vue

le Grand Lièvre 2011

4)L'au-delà

Le Moujik et sa femme 2002

5)Polly Jean

Mustango 1999

6)Baby Carni Bird (lecture)

Le Moujik et sa femme 2002

7)Comme un incendie (sous réserve pour l'instant)

le Cours ordinaire des choses (2009)

8)Frelons d'Asie

Babel (2014)

9)Fort Alamo 

Dolores (1996)

10)Le temps qu'il ferait (en duo avec Marjolaine Piémont)

A bird on a poire (2004)

11)Le fier amant de la terre

Mustango 2003

 

 

1) Au Mont Sans Souci

Le Moujik et sa femme

2) L'amour et les USA

Mockba 2005

3) Molly

le Moujik et sa femme

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0