il francese

Publié le 6 Mars 2019

Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk

Bon, désolé, je ne suis pas assidu en ce moment dans cette période de désert affec.... euh... d'actualités.  Pour rappel, pour ceux qui ne suivraient pas, ceux qui sont au fond près du radiateur:  1) on sait que la 3e étape de la fusée (travaux / Francese/ ?)  est en cours de fabrication    2) Pour patienter, il y a  des rééditions en vinyle (avec Vénus et Passions privées bientôt)     3) Murat est programmé au printemps de Bourges... mais c'est la seule date 2019 pour l'instant... mais bien-sûr il suffit de cliquer sur les articles précédents pour savoir tout ça et un peu plus.

Pour affronter cette disette de nouvelles fraîches, j'avais gardé quelques articles de presse non encore partagés (pour vous laisser la chance d'en profiter en kiosque). Alors voici l'interview de Rock and Folk paru en novembre 2018 (n°615 avec Bowie en couv). J'ai fait bien-sûr mon possible pour faire des photos pourries… mais c'est lisible sur PC.

On y retrouve un Murat délié avec quelques petites phrases,  se plaignant par exemple d'avoir filé son disque à un pote musicien et que celui-ci ne lui ai fait aucun retour par exemple. [Ah, Jean-Louis, ils ont été nombreux à en parler de ton disque, et récemment Charlélie Couture)

A part ça, une petite info en passant sur "suicidez-vous le peuple est mort" et son aversion pour Mitterrand en 81: son père lui a dit que Mitterrand aurait donné l'ordre de tirer sur les mineurs en grève à St-Etienne. (les infos ici: https://www.forez-info.com/actualite/culture/1798-mineurs-en-greve.html  et aussi dans l'humanité)

 

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PS: J'ai beaucoup alimenté ce blog durant les premières années avec les "en direct des tuyaux ouverts", l'actualité youtubesque souvent constituée des archives de M. Five'R.  Je rappelle que mon blog et celui de Didier lui doivent beaucoup (il nous a permis d'accéder aux archives que l'on a exploitées… Didier  a tous lu, moi pas).  En ce moment, Five distribue quelques archives télé en "privé" dans le groupe facebook "Jean-Louis murat". Vu que c'est privé, je ne peux les partager ici, mais je vous informe. Elles peuvent réjouir les amateurs de playback et du Murat minet (on peut l'apercevoir en costume et pantalon à pince…)… mais il y a a aussi un live de 84 écoutable sur Dailymotion (en fin d'article).

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Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
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LE LIEN EN PLUS POUR CAUSER CAUSER

Murat n'a pas toujours été celui qui ne jurait que la production américaine (de Lamar en passant par Dylan, et le blues et la soul). Durant un moment, il évoquait les Pale Fountains, Prefab Sprout (jusqu'à en prendre le batteur Neil Conti). Un grand nom de ce courant musical est décédé ces jours-ci, je veux bien sûr parler de Mark Hollis, de Talk Talk qui avait acquis un statut d' "artiste culte" puisque son retour était une des arlésiennes les plus fameuses de la pop. Murat avait envisagé (avec la maison de disque) de travailler avec leur producteur: Tim Friese-Greene.   Ici dans Rock and Folk (1992):

Dans le fameux article de Libération "au pays de Murat" d'oct 91 qui relate la fabrication compliquée de l'album du Manteau:

- Prefab Sprout, écouté en boucle durant l'été par Murat ("Pour nous, auteurs de chansons, Paddy McAloon, c'est l'horloger ...") ; Virgin propose aussi Brian Eno (option atmosphérique). Indisponible, celui-ci répondra par voie de courrier. Murat n'est en tous cas pas si chaud pour Dolby. "Peur de faire chic. De sonner comme un Brian Ferry à la française."
Il pencherait, lui, pour Tim Friese-Greene, qui givre élégamment les disques de Talk Talk ... Et après tout, il ne penche pour personne -- que lui-même.

- Toujours pas question de producteur. Sans doute pour plus tard. Pour le mix final. Friese-Greene, qui traverse l'Afrique à pied, a envoyé une lettre ("Si vous avez fait Cheyenne Autumn tout seul, vous pouvez vous démerder tout seul !").
Murat se remet au travail.

AVRIL. Après hésitation et négociations du côté de Ian Broudie, François Kevorkian, Stephen Hague, c'est finalement Julian Mendelsohn, producteur, entre autres, des Pet Shop Boys, qui apporte sa touche (discrète) à l'album. L'Australien n'en rajoutant pas, les deux hommes s'entendent et passent une dizaine de jours à peaufiner l'ensemble dans les studios ZTT. Au passage, le producteur, plutôt sollicité ces temps-ci du côté "dance", se laisse aller à une opinion sur le travail du frenchy : "En Angleterre, c'est le genre de musique que tout le monde voudrait entendre mais que personne n'achète."

 

Dans la non moins célèbre (si quand même un peu moins) interview dans les Inrocks de 91 (par C. Fevret), Murat évoque Talk Talk comme une influence majeure du manteau de pluie.

L'impression de faux plat tient au rythme, en l'occurrence ce mid-tempo insistant et confortable, qui domine tout l'album.

J'aime bien les chansons qui sont menées sur le ton de la conversation, ou d'un échange amoureux. Dès que le tempo est un peu élevé, les chansons te stressent. Le beat parfait, c'est le battement du cœur. Sorti du battement du cœur, je me sens gêné : j'ai l'impression d'avoir une démarche strictement commerciale lorsque j'accélère le tempo. Je pourrais dire tous les textes de l'album tranquillement, sans chanter. Ce tempo lent se trouve sur beaucoup de ballades de rhythm'n'blues. Tous les gens que j'aime bien, les Otis et les Sam Cooke, travaillaient dans ces eaux-là. C'est le tempo de l'amour. Moi, je ne fais que des chansons d'amour et on ne peut pas parler d'amour sur un rythme de lapin mécanique. Ce que j'aime bien chez Neil Conti (le batteur de Prefab Sprout jouant sur Le Manteau), c'est qu'il a le son de caisse claire du batteur d'Otis Redding, Al Jackson. Dans mon biberon, j'avais cette musique et cette sonorité. Ces trucs de rhythm'n'blues mais aussi Wyatt, Cohen : j'aime ce qui n'a jamais été à la mode. J'en reste aux mots, aux mélodies, aux arrangements qui vont toujours dans le sens des mots et à l'efficacité de la rythmique, sans qu'elle soit omniprésente. Mais pour moi, le grand exemple, c'est Prefab Sprout et Talk Talk. A Pessade, pour le travail sur Le Manteau, je n'avais que leurs disques, je voulais viser entre les deux. Je trouve que les mots français vont très bien sur ce genre de choses.

Fais-tu un complexe vis-à-vis des Anglo-Saxons ?

Dans Johnny Frenchman, sur Passions privées, je dis "Attends que la crinière pousse au lionceau", je parlais pour moi. Cette chanson était au départ une lettre ouverte à Costello, car j'avais lu une interview où il nous traitait de minables. C'était à l'époque des Pale Fountains : d'un seul coup, je sentais quelque chose de neuf, que je pourrais aller dans cette direction. Je voyais les Anglais comme des voyageurs modernes, avec une langue invincible mais je leur disais "Attends que la crinière pousse au lionceau", je sentais qu'il faudrait du temps. Ça peut s'apprendre, il faut avoir des connaissances en art poétique, aimer la grammaire, le vocabulaire, écouter beaucoup de musique, trouver son rythme à soi, ne pas se précipiter. J'avais conscience de partir de très loin. Un peu comme le retard de la renaissance française sur la renaissance italienne.

Dans Purjus.net en 1992: 

Talk Talk - "Laughing Stock"
Un disque de base, quoi. Y'a tout dedans. Ca m'a beaucoup changé ce disque-là. J'ai envie de faire des trucs comme ça après. j'avais contacté Tim Freezegreen, marc Hollis ça me disais rien, mais Feltam, et Harris le batteur. J'aurais aimé travailler comme ça.

Certains continueront de parler de Talk Talk même pour Mustango:

Dans le Temps (Suisse): Pourtant, malgré ce goût pour les caresses un peu rudes de la musique américaine, les ballades de Murat évoquent plus souvent l'univers éthéré d'artistes tels Talk Talk, Blue Nile ou David Sylvian.

Murat en 2016 dans une playlist pour RTL avait choisi de nous faire écouter : living in another world. 

Pour la petite histoire, Murat a peut-être joué du Talk Talk lors d'un concert caritatif (pour la Roumanie): il a joué en effet avec le groupe Steve Mac Queen constitué notamment des copains Alain, Jérôme et Stéphane (les mêmes qui accompagnent Murat dans la vidéo de 84 visionnable ci-dessous).  C'est Matthieu qui nous en causait avec des archives inédites: 

En la circonstance, ce nom doit nous évoquer autant le célèbre acteur américain que l'album éponyme de Prefab Sprout sorti en 85. En effet, le groupe clermontois, monté en septembre 89, compte notamment à son répertoire, en plus de ses propres compositions, des morceaux de Prince, Simply Red, Talk Talk, Joe Jackson ou, justement, Prefab Sprout  [  …] On ne connaît pas la setlist du groupe ce soir-là, mais on peut supposer que Murat préféra jouer des reprises plutôt que ses propres morceaux et qu'il puisa dans le répertoire habituel de Steve McQueen. On sait par exemple qu'il interpréta, les mains enfouies dans les poches de son grand manteau, "It's only love", dans une version plus proche de la reprise des Simply Red que de l'original de Barry White.

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/05/article-concerts-caritatifs-en-cours.html

Merci mon Matthieu, et salut Hollis pour nous. Et je vous invite à écouter le live magnifique de Talk Talk à Montreux :

Allez, on termine par  Murat en live in Lyon en 84

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #le goût de qui vous savez

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Publié le 8 Février 2019

 

Après les récents Dolores et Moujik, voilà encore des rééditions programmées pour mars... et ça sera les anciens et rares LP MURAT  et PASSIONS PRIVEES, et enfin pour la première fois sur galette noire VENUS, le tout est bien sûr remastérisé.

- Le LP Murat sera gratifié en bonus du contenu du premier disque de Murat : suicidez-vous le peuple est mort.

- Passions privées sera rééditée avec le contenu identique (il n'existera donc toujours pas en cd).

(pour ses deux premiers disques, il s'agit du contenu du disque "Murat 82-84" disponible en cd...mais sans le super 45 T suicidez-vous).

-Venus en deux volumes contiendra lui 4 "inédits"... on ne les connaît pas pour l'instant... mais durant la tournée, il avait chanté: St Ex", "Le Verseau", "Marais salants"... mais la liste des "outtakes" de l'époque est très longue: François d'assise, C'est pour le bonheur, en amour...

Edit: Les inédits de Vénus : En amour", "Mon frère d'Angleterre", "Le chant des partisans" et "Amen Otis"

 

Comme sur les précédents disques,un visuel identique a été choisie... pour Passions privées, on admirera donc les belles photos d'époque des musiciens (http://www.surjeanlouismurat.com/article-photos-de-l-album-passions-privees-107965604.html )  mais on regrettera quand même l'absence d'un contenu éditorial pouvant apporter un petit plus...  notamment pour le LP MURAT... En effet, par exemple, sur celui-ci, la liste des musiciens ayant participé au disque n'est pas clairement établie (le site officiel est erroné).  C'est l'interview de MICHEL ZACHA ici même qui avait permis d'établir la présence de quelques "requins" de studio fameux, dont G. Rody. :

- A relire les regrets sur la production par le "magicien du son" (dixit Higelin) : Michel ZACHA http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-11-michel-zacha-101277868.html

- A relire sur "Passions privées":  l'interview de Jérôme Pietri par Matthieu http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-16-jerome-pietri-au-coeur-de-passions-privees-123878338.html

 

LE LIEN EN PLUS AUSTRALIEN

Jim Yamouridis  est en tournée... "Ce n’est sans doute pas par hasard si Jim Yamouridis arbore depuis un long moment le surnom de “Leonard Cohen du Massif central”. Un titre partagé avec un autre Auvergnat, Jean-Louis Murat, qui écrivit en 1999 sur son western Mustango une chanson baptisée… Jim, qui ânonnait en ouverture abstraite un “Jim murmurant / à cheval / émouvant / dans la nuit de son âme / ivre comme une tige que le monde étonne / Puis pris de vertige sous la grande étoile / où il vit”. Comme l’involontaire portrait d’un confrère compatriote déambulant dans la lande de l’âme égarée des poètes errants. À commencer par Leonard C".

https://www.lyoncapitale.fr/culture/yamouridis-un-australien-underground-a-lopera/

LE LIEN EN PLUS EN PLUS SUISSE

https://www.lexpress.fr/culture/musique/stephan-eicher-renoue-avec-ses-racines_2059088.html

"Combien de temps est devenue une chanson plus grande que moi. Elle m'a fait devenir un truc pop. J'en suis très heureux. Ce n'est pas simple de vieillir et de rester élégant avec cette attitude. J'ai toujours adoré la pop, les choses un peu faciles. A l'époque, j'aime Etienne Daho, Jean-Louis Murat et ses collaborations avec Mylène Farmer. " 

LE LIEN EN PLUS BRAZIL BRAZIL

Samba des pompiers et incendies métaphoriques

On peut compter sur Bertrand Dicale pour se rappeler de Murat. Attention ça brule.

LE LIEN EN PLUS EN PLUS  EN PLUS DU MONDE

Murat cité dans le MONDE dans un article sur le suicide des agriculteurs...

"(…) La France rurale est une peau de chagrin, dans tous les sens du terme. Un rétrécissement vertigineux et de plus en plus rapide : 2,8 % de la population active en 2016, soit 754 000 personnes, dans un pays de 67 millions d’habitants. « Le monde paysan, il n’existe plus. Et quand on commence à être nostalgique de quelque chose qu’on n’a pas connu… », a dit l’auteur-compositeur Jean-Louis Murat, sur France Inter, le 18 octobre 2018.

Un monde en voie de disparition, comme l’avait prévu Henri Mendras en écrivant La Fin des paysans, en 1967, et pourtant vital, sans cesse soumis à des injonctions contradictoires. Ancestral par son rythme, mais lancé à pleine vitesse dans le capitalisme financier, la tyrannie des cours mondiaux, les investissements démesurés. Sommé de produire toujours plus et toujours plus vite, puis accusé d’empoisonner la population".  https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/31/suicides-d-agriculteurs-l-hecatombe-silencieuse_5416940_3224.html

L'article s'appuie sur une visite dans un petit coin du massif central (les Monts du Lyonnais)...  PS: on ne voit pas les Monts d'or de Saint-Laurent de Chamousset...  Les journaux de référence ne sont plus ce qu'ils étaient... enfin, "quand on commence à être nostalg....".

 

LE LIEN EN PLUS4 AMERICAIN

La nouvelle reprise de "ODE TO BillyJoe" par Mercury Rev et Lucinda Williams :

https://www.fip.fr/actualites/lucinda-williams-chante-ode-billie-joe-35642

"Après la chanteuse country de Nashville Margo Price pour le titre Sermon, puis Norah Jones sur Okolona River Bottom Band, c'est à légende country blues Lucinda Williams que Mercury Rev a confié la lourde tâche de reprendre le tube Ode To Billie Joe comme l'ont déjà fait à leur époque des artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Nancy Wilson, Joe Dassin ou Jean-Louis Murat".

LE LIEN 5 EN PLUS (C'est les soldes)

L'auto-tunes?  et bien si Jean-Louis Murat l'utilise, faut plus se priver!

"L'auto-tune est un témoin de l'époque : aujourd'hui des artistes comme Paul McCartney ou Jean-Louis Murat ne se privent pas pour l'utiliser ! Ça ouvre des perspectives, parce que la voix devient un autre instrument". dixit MARVIN JOUNO qui sort un nouveau disque.

ET UN LIEN POUR LA ROUTE DE FRANCE

Une chronique sur Murat... avec une comparaison curieuse à PEYRAC...

https://blogs.mediapart.fr/denys-laboutiere/blog/170119/des-disques-trop-peu-rayes-2-terres-de-france-murat

 

Et bien sûr on n'oublie pas que Murat sera au Printemps de Bourges!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 24 Janvier 2019

LES FESTIVALS commencent à annoncer leur programmation... et surprise, sans attendre la 5e roue de la fusée (ou un truc de ce genre), LE PRINTEMPS DE BOURGES annonce le retour de Jean-Louis Murat au théâtre  Jacques Coeur. Ca sera le vendredi 19/04! C'est je crois son 4e passage là-bas( 94, 2002, 2005).

 

https://www.lejdc.fr/bourges/loisirs/scene-musique/2019/01/24/les-derniers-noms-du-printemps-de-bourges-2019-devoiles_13118277.html

Murat figurait sur la compil des 30 ans du Printemps de BOurges (avec la fille du capitaine) (EMI 2007)

LE LIEN EN PLUS

DA CAPO sortira début février son nouveau disque. Retrouvez l' interview de l'auvergnat (Puy en Velay) pour son précédent disque:

http://www.surjeanlouismurat.com/2017/09/inter-vious-et-murat-n-da-capo-alexandre-paugam.html?fbclid=IwAR0-xijlco2pAsx6wP445FwJNtALk3JOsNLLTwEo1hyIZpgMqbDu85s0u6E

 

Nouveau clip:

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 21 Janvier 2019

OOhh... hein?... [mouvement de main pour s'essuyer un filet de bave]... mmm... Qui me réveille de ma longue léthargie?".. hein? Valérie, c'est vous? Vous connaissez mon adresse? Euh, excusez-moi, je suis nu, je vais m'habiller...

- Oui, j'ai bien dormi depuis quelques semaines, et voilà, que Valérie Lehoux, un second rôle récurrent de ce blog poste sur la page surjeanlouismurat, un article publié ce jour sur Télérama.fr, un article touchant tant la relation Murat/Lehoux a été parfois compliquée, l'épisode "Grand seigneur"/Petit dédaigneur étant le point d'orgue, qui valut encore quelques défections à Murat.... mais pas celle de Valérie. Elle évoque l'épisode rapidement dans une nouvelle série de chronique "confidences pour confidences"

A LIRE ICI:

https://www.telerama.fr/musique/jean-louis-murat,-my-love,n5934304.php?fbclid=IwAR0tYlTq0lk8liMfAWN1TtoUAyGR1Q6cmBcMXmzAos2M9_u7CPgieLXYwM0

 

On a failli assister à une répétition de Jean-Louis Murat. On l’a finalement débusqué dans sa loge, où il nous a fait quelques confidences.

Objectif du jour : assister à une balance de Jean-Louis Murat. Pas une séance de pesée. Une répétition, particulière, la dernière avant le grand saut du concert. Celle pendant laquelle un chanteur, ses musiciens et ses techniciens peaufinent leurs ultimes réglages. A vrai dire, les artistes rechignent souvent à nous laisser entrer ; le stress et les soucis techniques peuvent vite pourrir l’ambiance – et en matière de mauvaise humeur, Murat se pose là. Alors pourquoi a-t-il accepté ? Sûrement parce qu’il s’est toujours moqué de donner (ou pas) une bonne image de lui-même. 

Il est 16h58, deux minutes avant l’heure dite, au Café de la Danse, à Paris. La porte principale est fermée, il faut passer par le côté. Mais à peine ai-je franchi le seuil que le directeur promo me tombe dessus. « Bonjour Valérie, je suis désolé, la balance vient juste de se terminer... » Quoi ? « Ben oui, on n’a pas eu de problème technique aujourd’hui. Du coup, ça a duré beaucoup moins longtemps que prévu. On peut en profiter pour aller saluer Jean-Louis si tu veux ». Pfff... Je ne verrai donc pas Murat au travail, et je suis venue pour cela. Je ne l’entendrai pas répéter les titres de son dernier album, le très réussi Il Francese. Je ne saurai pas non plus s’il peste contre ses musiciens, ou s’il leur raconte les meilleures blagues du Puy-de-Dôme... La vie de journaliste est aussi faite de rendez-vous manqués.

 

Tu sais qui est la référence pour moi ? Anne Sylvestre”

A droite de la scène, derrière le rideau : les loges. Une première pièce toute en longueur, puis une seconde, aveugle et minuscule. Voilà où se trouve notre homme, verre de vin à la main, toujours aussi accueillant : « Alors, il paraît que t’as aimé mon dernier disque ? Tu n’as donc pas toujours mauvais goût ? » Depuis longtemps, Murat ne me vexe plus. Trop prévisible pour cela. Il me fait même sourire. Lui, au moins, ne joue pas la séduction. Il parle sans filtre. Quitte à dire de grosses conneries. Et aujourd’hui, dans cette loge sans luxe et pas vraiment chauffée, il est d’humeur taquine. « Au fait, puisque tu t’intéresses à la chanson française, tu sais qui est la référence pour moi ? Anne Sylvestre. Mais évidemment, personne dans les médias ne la défend... ».

Ah ben, en voilà une qu'elle est bonne ! S’il y a une artiste dont j’essaye de parler le plus possible, c’est bien Anne Sylvestre. En dix-huit ans ans de service à Télérama, je l’ai citée quarante-six fois – dixit le service doc. Et toc... Mais en quelques mots, Jean-Louis Murat vient aussi de marquer un point : il n’est pas aussi prévisible que je le pensais. Nous venons de nous découvrir un point commun capable de dépasser toutes les chamailleries passées ou à venir.

Aimer Anne Sylvestre, c’est un peu comme un signe de reconnaissance. « Je peux l’écouter tous les jours... C’est intelligent et jamais ringard. Y’a pas longtemps, sur France Inter, j’ai même repris l’une de ses chansons : Un mur pour pleurer ». Pas la plus connue, mais l’une de mes préférées ! Et voilà qu’il se met à fredonner par cœur : « On ne pleure plus, paraît-il, on rigole, c'est plus facile. On n'écoute plus les poètes, les errants. On leur dit : “Taisez-vous Vous n'êtes pas marrants". On est télé, télé... On est si fatigué de penser »…

“Quand je vois le nombre de chanteurs qui font des interviews comme on fait du marketing”

A bien y réfléchir, Jean-Louis Murat et Anne Sylvestre ont au moins deux points communs : l’amour des beaux textes... et une réserve viscérale face aux médias. Jamais ils ne feront de concession pour se mettre un journaliste dans la poche, quitte à se montrer excessivement bougon. « Quand je vois le nombre de chanteurs qui font des interviews comme on fait du marketing. Ou qui se font passer pour de grands humanistes alors qu’ils ont des comportements de salauds... ». L’Auvergnat a repris son air taciturne. Dans deux minutes, il va s’énerver.

Le directeur promo vient de passer une tête, un peu inquiet, conscient que l’animal peut toujours déraper. « Il a dit du mal de personne ? ». Quand bien même. De ce petit bout d’après-midi passé avec Murat, on retiendra surtout cela : son admiration pour l’une des plus grandes artistes de la chanson, poétique et classique. Ce genre de confidence fleurit souvent en dehors du cadre de l'interview : sans parler directement de lui, un chanteur se met à en dire beaucoup, sans forcément s’en rendre compte. « Un jour, je me suis retrouvé dans le même resto qu’Anne. J’ai failli aller la voir, et puis je n’ai pas osé. Je me suis dit que j’allais la déranger, et qu’elle allait m’envoyer paître. Moi-même, c’est sûrement ce que j’aurais fait ». 

AVANT DE SE QUITTER Fishbach cherche le lieu adéquat pour écrire et composer ses prochaines chansons. Dernière idée en tête : embarquer sur un cargo et traverser un océan, coupée de tout réseau et de toute distraction.

 

LE LIEN MANQUANT

J'ai les doigts endoloris d'avoir écrit, j'ai une crampe à l'index. Alors le lien en plus au prochain épisode

 

BoN LE LIEN EN PLUS SUR LE FIL

allez, je fais un petit effort en plus, après avoir pensé à l'ancien de télérama Philippe Barbot et la rencontre organisée entre Murat et Wyatt... On en parlait en inter-ViOUS ET MURAT.

Le 11 mai 2019, Rock Bottom en live à Bourgoin-Jallieu!!

http://www.lesabattoirs.fr/artiste/robert-wyatt--s-rock-bottom-present-piniol-the-watts-geoff-leigh/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 26 Décembre 2018

 

Je vous avais parlé il y a déjà bien longtemps de Mamie de Montemboeuf, la propriétaire d'un petit bar de village devenu célèbre grâce à un festival, et son adoubement par l'équipe de Groland notamment. Jean-Louis Murat y a participé en 2000, et composé une petite chanson pour l'anniversaire de "mamie" en 2001. On vient d'apprendre sa mort dans la presse. Elle avait fermé boutique en octobre dernier seulement!  France 3 lui consacre un petit reportage aujourd'hui avec des images datant d'il y a 13 ans... et il est montré la photo où elle pose  dans les bras de Jean-Louis. Il est dit que "le personnage est un peu particulier, on n'aime ou on n'aime pas, n'empêche,  il aime les gens vrais"


 

 

Aussi dans la presse:

http://www.charentelibre.fr/2018/12/25/mamie-de-montemboeuf-est-decedee,3364218.php

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente/angouleme/georgette-goursaud-mamie-montemboeuf-est-decedee-1597853.html

Sur le blog:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-jean-louis-murat-soutient-le-petit-commerce-55427639.html

L'article de Didier donnait plus de détails, mais on ne sait pas si Jean-Louis a continué à fréquenter le  lieu. Ailleurs, Didier a donné à écouter la chansonnette d'une minute 30. Cette investigation de Didier a été dans celles qui a contribué aux tensions entre lui et certains anciens qui pensaient qu'il allait trop loin.

 

 

L'origine de l'affaire (merci Five!)! Dans libération en 2003 :

 

Voici le texte de la chanson telle qu'elle est reproduite sur Murattextes!

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Bonjour Mamie

C'est Jean-Louis le chanteur d'Auvergne

Vous vous souv'nez de moi, au moins, hein ?

 

J'aurais beaucoup aimé être là pour votre anniversaire Mamie

C'est r'mis à la prochaine fois

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Mamie j'vous souhaite une meilleure santé

Tout le reste

 

Bon anniversaire Mamie Mamie

Bon anniversaire Mamie Mamie

Mamie...

 

Je vous embrasse Mamie

A bientôt

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #il francese

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Publié le 20 Décembre 2018

 A 7'40 du journal d'ARTE, nous découvrons Murat avant son concert à Paris, balances, séquence live (dont "je me souviens" et aperçu de l'ambiance chaude:  tout le monde a tapé des mains à Paris!)  et petite interview... le tout en deux minutes

https://www.arte.tv/fr/videos/079054-253-A/arte-journal/

https://www.arte.tv/fr/videos/091504-000-A/murat-chanteur-en-perpetuel-devenir/

Et aussi donc, un article dans les DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, merci Marie.

STRASBOURG - JEAN-LOUIS MURAT À LA LAITERIE
Retour gagnant
Discret ces dernières années, Jean-Louis Murat est remonté avec succès sur les planches
samedi à la Laiterie.

Après le flop d’un précédent album - Travaux sur la N89 - mal compris et très expérimental, notre
barde s’ouvre à nouveau sur le monde et signe en septembre dernier un Il Francese , salué par la
critique, groovy et plus accessible.
Ténébreux troubadour
Pour défendre sur scène cet album, Jean-Louis Murat envoie d’abord Julien Bouchard pour
chauffer la salle. Des cordes sensibles là aussi. La poésie est distillée avec fougue. Pari réussi.
Il Francese fait ensuite son entrée devant un public de connaisseurs et converti à cette cause
auvergnate depuis Cheyenne Automn (1989).
Certains se souvenant même de l’un de ses premiers titres Suicidez-vous, le peuple est mort
(1981), censuré sur bien des antennes.
Mais ce soir, l’heure est plutôt à la résurrection. Murat est bien entouré : Fred Jimenez, ex AS
Dragon à la basse, et Stéphane Raynaud, un fidèle, à la batterie.
Pupitre et tabouret suffisent au confort du ténébreux troubadour.
Un cow-boy solitaire pour son côté aventurier qui depuis 40 ans trace un singulier sillon dans le
paysage musical hexagonal. Mais il est également le dernier des Mohicans. De la trempe du défunt
Bashung ou du discret Manset. Le chanteur français, le dernier peut-être, par excellence.
Jean-Louis Murat est soigneusement mis en lumière. Et quand il se saisit de sa six cordes, le son
tutoie la perfection. Un support idéal pour y coucher son timbre de voix entrecoupé quelquefois de
sifflements. Cela vaut pour Achtung, titre de son dernier opus qui ouvre le bal. Mais aussi et
surtout sur Je me souviens dans un registre plus a cappella.
Le bluesman verse volontiers dans l’electro-pop pour balayer Il Francese et ensuite revisiter un
répertoire plus ancien.
Le public, conquis d’avance, se laisse bercer. Complicité et interactivité avec quelques notes
d’humour glissées entre les morceaux. L’artiste a assurément repris goût aux planches.

Allez, une petite vidéo de JULIEN BOUCHARD ("songs from la chambre"... qui fait bien-sûr référence à L.Cohen).

LE LIEN EN PLUS

Miss LEHOUX n'a pas oublié IL FRANCESE: il est dans son top 5 de l'année

https://www.telerama.fr/musique/les-meilleurs-albums-rock,-classique,-electro...-de-2018-selon-telerama,n5928236.php?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR03ggsX4k8o9a8y2mHEhUBVtjjoT2YWQ26HJ3Ra4N88oXeZmOO4f08zsn4#Echobox=1545156815

 

Jean-Louis Murat

Avec lui au moins, on n’est jamais à l’abri d’une surprise, bonne ou mauvaise ! Et celle-ci fut bonne : au-delà de quelques textes cryptés, Murat a su renouer avec l’art des chansons limpides ; celles qui coulent sans anicroche, et dont les mots se gorgent un fort pouvoir d’évocation. L’album dessine une forme d’autoportrait, composite, qui doit lui ressembler.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 16 Décembre 2018

Et  oui, la tournée est terminée depuis vendredi...  fin de l'épisode 16! Il faut rentrer les toboggans, se replier sur les souvenirs, sur cet amour qui est passé, remiser les tabourets (yes!)... mais j'ai du mal à être triste... devant une traversée du désert d'actualités, la soudure qu'il faudra affrontée avant une autre moisson... Et oui, d'abord, "il francese" n'a peut-être pas fini de traverser les frontières, celle franco-italienne et plus sûrement celle du temps: la sortie du clip "je me souviens" va prolonger on l'espère son existence sur le fil.  Et ensuite, l'ex-Clara veut la lune, le 3e étage de la fusée sera en montage dès février (en espérant un chant fort). Mise en orbite en septembre? Je mise là-dessus en fonction des conditions atmosphériques et des fenêtres de tir.

Mais arrêtons-là avec les élucubrations: qui prévoir l'avenir est trompé ou trompeur... et revenons sur ces dernières dates de tournée riches en actualités, ce qui rattrape un peu : sur le blog, cela avait bien commencé avec le compte-rendu de Nantes, mais on n'a peu eu de retours ensuite (c'est peut-être un peu de mon fait : par le passé, je mobilisais un peu plus  le réseau pour obtenir des avis, là, j'ai attendu que cela vienne à moi).

 

1) Et on remercie Romain F. qui nous envoie quelques mots sur LIEGE:

Bonjour. Petit rapport sur Murat au Reflektor...
Devant une salle remplie, Murat a su embarquer, transporter, pendant 1h20... La set-list est la même qu'au café de la danse. Ça groove énormément derrière Jean-Louis. Le son est excellent. La voix chaude (une voix qui a su restée jeune et pure, ce qui est rare chez les chanteurs de cet âge ma foi... avancé...). Quoi qu'il en soit le public a été conquis d'office, les applaudissements étaient longs et chaleureux. Murat, de bonne humeur, s'est moqué de la France et des salles de concert mal chauffées ("C'est la crise...") Il a embrayé sur les gilets jaunes et les blocages qu'ils ont dû passer avec le tour-bus... Public hilare... Une spectatrice : "Jean-Louis, tu nous as manqué !!!" J-L M : "Des chanteurs, y en a plein... Surtout ces jeunes chanteurs OGM..." La même spectatrice : "Oui, mais c'est toi le meilleur !" JLM : "Ah là je vais pas te contredire..." Rire général. Bref, l'humeur était joyeuse. Le rappel : "Je me souviens" a capella dans un silence religieux (la chanson était attendue à en juger par les applaudissements au deuxième vers) et un "jaguar" particulièrement déstructuré. Entre tous les morceaux JL jappe et produit divers bruits d'animaux. Un concert habité qui a su conquérir les muretins et les autres (beaucoup de néophytes dans la salle...).

 

2) Je viens de me rendre compte que dans mon article précédent,  toute la première partie  qui était l'objet principal de l'article, a disparu. J'ai dû l'effacer avant publication, et vu que je ne prévisualise pas toujours les articles... Encore une fois je constate que je ne peux pas vous faire confiance: l'article commence par "ENFIN,..." et personne ne s'en offusque...   Enfin, soit, rattrapons-nous:

LARA HERBINIA a réalisé des photos exceptionnelles de Jean-Louis à BRUXELLES. Elle pourrait presque être issue d'une séance de studio, car Murat semble faire la pose, souvent avec les yeux ouverts alors qu'il les ferme  souvent  sur scène. Sans aucun doute une des séries de  photos de concert les plus belles ever.

-  Elle sont visibles en deux fois d'abord sur le site de la photographe et sur le site du journal VIF

 

Signalons d'autres photos des concerts parisiens disponibles sur flickr.com déposées par deux personnes:

- le 10/12:

https://www.flickr.com/photos/47274670@N07/with/45352512785/

- le 11/12:

https://www.flickr.com/photos/37021845@N00/with/46228954502/

[Un nouveau lien avec un compte-rendu est tombé, mais il s'agit du même déjà publié du côté de benzinemag]

3) Petite interview à l'occasion du concert du HAVRE ! On attend un compte-rendu (apparemment, le concert a été très court).

https://www.paris-normandie.fr/loisirs/jean-louis-murat-en-concert-au-tetris-au-havre--je-suis-insaisissable-DA14272670#

Jean-Louis Murat en concert au Tetris au Havre : « Je suis insaisissable »

Chanson française. « Il Francese » (le français en italien), le dernier album de Jean-Louis Murat fourmille de références littéraires et historiques. Autant d’entrées dans le monde intérieur de cet artiste pas comme les autres.

Entre Stendhal se promenant dans Naples, l’Auvergne, Marguerite de Valois et l’épopée napoléonienne, Jean-Louis Murat nous livre sans filtre les clés de l’imaginaire de son enfance dans son dernier opus. Interview d’un électron libre de la chanson française.

Quel Français êtes-vous ?

« Je râle parce que mon pays ne correspond pas à l’idée que je m’en fais. Je suis toujours insatisfait de mon pays, c’est ma façon d’être très Français. »

Vous n’avez jamais néanmoins désespéré de la langue française et vos racines rurales auvergnates sont très présentes dans vos textes. Est-ce une façon de signifier que vous ne prétendez pas être quelqu’un d’autre que vous-même ?

« Je n’en ai pas besoin parce que je suis tellement changeant, volatile. Depuis l’enfance, mon image préférée est celle d’un ciel avec des nuages. Je vois bien que les impressions, les sentiments, les choses exprimées se déforment continuellement comme se déforment les nuages. Je n’ai donc pas une forme très précise et c’est ce qui me plaît dans la définition que je me donne à moi-même, celle de quelqu’un d’insaisissable. »

« J’ai toujours aimé l’Italie »

Pour quelle raison affichez-vous aussi clairement aujourd’hui votre identification à Joachim Murat, maréchal d’empire napoléonien et roi de Naples ?

« Je pense que j’attendais un peu pour révéler ma gémellité avec une sorte de Murat historique parce qu’affichée plus tôt, c’eut été une entrave à l’imagination plutôt qu’autre chose : relevant de la psychiatrie, on n’aurait pensé que je me prenais pour quelqu’un d’autre ! Petit garçon, quand j’étudiais l’épopée napoléonienne, les chefs des cavaliers étaient mes idoles et lorsque j’ai voulu chanter, je me suis appelé Murat, c’est une sorte de mythologie de la petite enfance. Et ma famille est originaire d’un petit patelin qui s’appelle Murat, ça a suffi à déclencher un grand incendie dans mon imagination fertile. »

L’épopée napoléonienne a beaucoup nourri votre monde intérieur...

« J’aime beaucoup l’histoire, les conquérants et l’épopée napoléonienne. J’aime les héros, il faut que j’alimente mon imagination et une seule vie ne peut pas me suffire. M’imaginer plusieurs personnages héroïques équilibre mes journées. Ça reste très enfantin. »

Vous restituez aussi la voix de Silvana Mangano dans le titre « Silvana ». Pourquoi cette fascination pour l’Italie ?

« J’ai toujours aimé l’Italie et surtout, l’italien parlé par les voix légèrement éraillées des femmes italiennes. L’Italie est un corps de femme auquel on a accès par les cordes vocales. J’aime le bleu azur des Italiens, si je me pense nuage, c’est un ciel parfait. »

Vous consacrez une chanson à Marguerite de Valois qui croise des shérifs, des cow-boys et des Peaux-Rouges...

« Il n’y a jamais eu de reine d’Auvergne mais elle est y restée tellement longtemps. J’ai été élevé parmi de vieux paysans qui lui vouaient quasiment un culte, elle était une sorte de fée et c’est comme cela que je l’ai abordée. En fait, j’ai toujours mélangé l’histoire, l’épopée et l’aventure. »

 

4) L'AFP a diffusé un article notamment repris par LE POINT sur le marché du disque et plus particulièrement les coffrets et vinyles.

"Il y a trente ans, on s'échangeait des cassettes audio, on se créait une culture musicale. Il s'est passé la même chose au tournant du millénaire, mais à l'échelle phénoménale du numérique avec le piratage. Et cette génération, devenue adulte, pour peu que son pouvoir d'achat le lui permette, se met à acheter des disques", analyse Jean-Luc Marre, responsable du back catalogue de Pias. Au sein de ce label indépendant, ce département a été créé il y a un an seulement. Et déjà une quinzaine de rééditions en vinyles ont été mises sur le marché, parmi lesquelles l'album "Parce que" de Daniel Darc et Bill Pritchard ou encore "Dolorès" et "Le moujik et sa femme" de Jean-Louis Murat, agrémentés d'inédits...  [...]

"On ne gagne pas des millions en faisant des rééditions", abonde Jean-Luc Marre soulignant toutefois l'aspect vertueux de ces initiatives: "ça permet de transmettre de génération en génération des oeuvres qui risqueraient de disparaître. Comme disait Pierre Henry [le père de l'électro-acoustique"], on est des passeurs de sillons".  Des passeurs qui s'appuient sur le numérique pour attirer les jeunes vers leurs rééditions.

https://www.lepoint.fr/culture/quand-reeditions-et-coffrets-resistent-au-declin-des-ventes-d-albums-physiques-15-12-2018-2279476_3.php

 

5) Le camarade Baptiste Vignol livre un bel article sur Jean-Louis. Années après années, il s'offusque toujours de son absence aux Victoires de la Musique (même si Murat s'en fiche peut-être, et que son "exclusion" par les professionnels s'explique aussi), et attribue à "je m'en souviens" le titre de "chanson de l'année". 

En dégainant IL FRANCESE de son fourreau, Murat prouve qu’après quarante ans de chevauchée musicale, on peut encore épater son monde et retrouver dans un geste princier la place d’un condottiere dont l’esprit rebelle et la foisonnante culture imposèrent longtemps le respect avant qu’il ne devienne, par mégarde, le temps d’une parenthèse hasardeuse, au début des années 2010, le «dézingueur» patenté du champ des variétés. Murat, pour le quidam, avait alors, façon Biolay, le profil du grognard qui visait juste sans doute, mais que ses soutiens historiques, froissés par ses saillies (dont ils n'étaient pas épargnés), avaient abandonnés, au premier rang desquels les bidasses des Inrocks dont les critiques bébêtes occultaient désormais l'audacieuse liberté qui n'a pourtant jamais cessé de caractériser l’œuvre du prophète auvergnat. Car la poésie terrienne de Murat, de lave et de lichen, a toujours pris le chemin des poneys, échappant à la foule des rimailleurs tout autant qu'elle méprise les vers acrobatiques, salonnards et léchés qui lessivent tout propos. La chanson de Murat brûle d’amour, de flashs et de fièvre, du friselis des feuillages au faite des hauts peupliers, d'haleines chaudes et d'humidités, portée par une voix dont la sensualité n’a pas d’égale dans nos contrées.  la suite ici

 

LIENS EN PLUS

 - Je vous invite à lire l'interview de Bertrand Betsch: on y compare son rythme de production à celui de Jean-Louis.

  http://www.pinkfrenetik.com/2018/12/11/entretien-bertrand-betsch-pour-memoire/

D'ailleurs, on peut se procurer en ce moment à prix réduit 3 de ses disques chez MICROCULTURE, avec le code promo de Noël santa2018, et d'autres disques dont je vous ai parlé depuis deux ans: dont le magnifique Garciaphone, Pain noir, Elysian Fields, Nesles... et le délicieux Alpines seas de Brian S.Cassidy notamment. On retrouve aussi du Howe Gelbe ou l'auvergno-australien Jim Yamouridis.... Alors, achetez des disques.

https://microcultures.bandcamp.com/

 

- Encore du Murat sur FRANCE INTER?  Non, il est juste cité dans la chanson de F. FROMET du 14/12..

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chanson-de-frederic-fromet

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 14 Décembre 2018

 - Enfin, toute la série de Dominique HOucmant : sur facebook

 

LE TWEET EN PLUS

Avec "je me souviens", Jean-Louis marque des points, et pas seulement au memory.

Julien Doré sans un mot a partagé le clip sur twitter:  25 retweets, 190 love, 193 like!  Dont certains qui découvrent Murat :  " Je découvre cet artiste, cette musique, là maintenant... Juste avant de rejoindre les bras de Morphée. Je ne sais pas de quoi mes rêves seront fait, l'ambiance est là. Une fois de plus, merci Julien ! Murat. Demain j'en reecouterais. Bonne journée ! Moi je m'endors" 

Ah, merci Julien de soutenir les jeunes artistes! Et bravo pour l'humour dans la série "10%"...

 

LE PS EN PLUS

LE CLIP a été tourné au théâtre de ... LA BOURBOULE!  The place to be pour soigner vos bourres, vos... (apparemment, Jean-Louis a ressorti sa vanne favorite ces jours-ci).

3 176 vues à 13h27... ça monte!

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 14 Décembre 2018

- On commence par le plus frais... Hier soir au  Botanique à Bruxelles... (ah, oui, j'y étais aussi en 2015).

Le soir et M. COLJON qui s'y colle:

http://blog.lesoir.be/frontstage/2018/12/14/murat-et-son-blues-auvergnat-au-bota/

20181214TC2-13

Jeudi au Botanique, il fallait choisir entre Jeanne Added à la Rotonde et Jean-Louis Murat à l’Orangerie. Choisir, c’est renoncer…
Il est bon de rappeler que Bruxelles est une ville gâtée en termes de concerts. Jeudi, il y avait les Londoniens de Shame à l’AB, la Rémoise de Paris au Bota, dans une Rotonde remplie, tout comme l’Orangerie pour Jean-Louis Murat en version power trio avec les fidèles Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie.
Jeanne Added, ce petit bout de femme qui ne tient pas en place, étant déjà annoncée aux prochaines Nuits Botanique (le 2 mai, à la même affiche que Claire Laffut), on a délaissé son concert au bout de quelques chansons (calme au début, elle a vite retrouvé ses postures hypnotiques où la musique électro semble la traverser pour une jouissive transe) pour retrouver le Maréchal Murat. Celui-ci était plutôt dans ses bons jours, telle une force tranquille déclinant avec bonheur les perles de son dernier album, Il Francese. Il a bien raison d’être fidèle à sa formule du trio qui lui permet, assis, de se prendre pour un vieux bluesman blanchi sous le harnais. Jean-Louis a inventé le blues auvergnat, nous promenant par monts et vallées dans son univers impressionniste. Son chemin n’est pas tout tracé pour autant, il est sinueux et audacieux, original et envoûtant. Il a tout l’espace nécessaire pour de fulgurantes joutes guitaristiques comme pour ces onomatopées propres au blues du bayou. Jean-Louis n’a même pas à jouer ses vieux tubes, il n’en a pas. De ses vieilleries, il ne chantera que “L’amour qui passe” (Le Moujik et sa femme) ou, en rappel, “Le jour du jaguar” (Lilith). Le roi (imaginaire) de Naples est impérial et détendu, à la fois taquin et concentré sur son métier à tisser. Son groove est contagieux, tout comme celui de Jeanne Added qu’on retrouve, seule à la basse, en rappel. Ils vont finalement bien ensemble ces deux artistes qui prennent des chemins de traverse pour imposer, sur la longueur, leur propre style. Loin des sentiers battus…
THIERRY COLJON
PHOTO MATHIEU GOLINVAUX

-  M. Patman a partagé sur les réseaux sociaux et m'a transmis également son compte-rendu du concert de MARDI au café de la danse:  Bravo au public qui a réussi à le faire revenir!!!

Les absents ont toujours tort.
Après un très bon concert Lundi au café de la Danse avec la même set list des derniers concerts excepté « il neige ». Même si il est vrai que par rapport au début de la tournée le concert est de moins en moins long… A Nantes j’avais eu droit en plus de cette liste à :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Amour, ami, amant »
- « les voyageurs perdus »
- « Ben »
- « Il faut s’en aller »
- « Cœur d’hiver»
et à St Avertin :
- « Mousse noire »
- « Tel est pris »
- « Extraordinaire vaudou »

1h20 de qualité c’est toujours ça de pris !

Je disais donc qu’après un très bon concert lundi… nous sommes montés d’un cran mardi !!! Jean-Louis était beaucoup plus détendu (est-ce l’absence de Barbara qui était à ses pieds lundi soir, personne ne le sait… ) mais j’en veux pour preuve son 1er mot : « Bonjour » c’est dire s’il était de bon poil….. Il faut dire aussi que le public était lui aussi bien meilleur… pourtant j’ai eu peur, bien que les 2 concerts étaient complets le public de mardi est arrivé bien plus tard à tel point que Matt Low a chanté devant une salle à moitié vide. Mais au finale il me semble qu’il y avait encore plus de monde que la veille.
Jean-Louis a plaisanté à plusieurs reprises (nous a chanté sa liste de noël, il veut un maillot jaune, porter le maillot jaune…. Il n’a pas chanté « le champion espagnol » pour autant…) et à même joué debout plusieurs fois. La présentation de Fred et Stéphane s’est faite mardi sur « Over and over », lundi c’était sur « Gazoline » où il a répété en rythme Fred Jimenez … Fred Jimenez suivi d’un allez à la Bourboule, la Bourboule…
Mardi aussi il a cité La Bourboule, suite à la toux d’un spectateur, il a précisé que 3 semaines de cure à La Bourboule et on est guéri… et à propos de La Bourboule il a enchainé sur « Il neige ».
Après 1 h il a regardé sa montre et a dit je vais vous libérer…
Premier rappel, comme d’hab, « Je me souviens » à cappella mieux que lundi (il n’a pas bâclé la fin en disant « voilà » l’air de dire c’est fait) suivi du «Jaguar » et là sortie de scène, petite lumière du fond qui indique c’est fini vous pouvez rallumer la salle et mettre la musique de fond, ce qui a été fait.
Mais comme je le disais le public était bien meilleur nous sommes restés 10 mn à continuer d’applaudir et nous avons été récompensés puisqu’il est finalement revenu pour un 2ème rappel chanter « Marguerite de Valois ».

Nous avons continué de plus belle et au surprise il est revu une 3ème fois accompagné de Camille et ils ont chanté tous le DVD de parfum d’acacia au jardin c’était MAGNIFIQUE….
Et c’est là que mon réveil a sonné… j’ai bien peur que le 3ème rappel n’est jamais existé…

- Et on continue notre marche douce vers le passé avec un compte-rendu du LUNDI du côté de Benzine Mag... qui partage même une vidéo (à aller voir sur leur site):

https://www.benzinemag.net/2018/12/12/live-report-murat-en-mode-blues-au-cafe-de-la-danse/

Jean-Louis Murat était au Café de la Danse (Paris) ce lundi 10 décembre 2018 pour un concert aux couleurs Bluesy mais relativement court. Un peu frustrant pour les fans qui attendaient plus de l’Auvergnat.

[Live report] Murat en mode Blues au Café de la Danse

Jean-Louis Murat Café de la Danse

Ce qui est bien avec Murat, c’est qu’il recrute de manière large et profonde dans la France entière. Ce qui est étonnant avec Murat, c’est d’arriver à son premier concert parisien trois-quarts d’heure avant le début programmé des hostilités dans un Café de la Danse déjà bien rempli par des groupes d’amis provinciaux qui créent une belle ambiance d’amitié et de convivialité. Un concert familial où tout le monde semble connaître tout le monde dans la fosse, où les gens se prennent mutuellement en photo, sans doute pour témoigner qu’ils y étaient. Et ça fait bien chaud au cœur, comme si d’un coup on était loin de l’indifférence souvent teintée d’un zeste d’hostilité du public parisien habituel.

19h35 : Matt Low (matelot ?) vient lui aussi de Clermont, et on suppose que Murat soutient ce jeune auteur-compositeur.

Mais après quelques chansons à la guitare acoustique – avec l’aide ci et là de beats électroniques mal maîtrisés – on se demande bien pourquoi… Tout cela est bien gentil, c’est à peu près tout ce qu’on peut dire de positif sur ces chansons sans mélodies aux textes approximatifs, débitées au km par un chanteur sans voix, comme la France semble capable d’en produire des dizaines, bon an mal an. Matt n’a absolument rien à dire mais il ne se prive pas pour autant de nous dispenser sa poésie d’ambiance « délicate ». En l’écoutant massacrer Elisa de Birkin & Gainsbourg, on se dit que Vincent Delerm à côté, c’est Freddy Mercury. 30 minutes d’ennui profond.

Un peu de panique dans l’équipe technique qui réalise, alors que le concert ne va pas tarder, que la “voie numéro 5” – quoi que ce soit que ça signifie – ne fonctionne pas. Ça s’agite, et ça me rappelle qu’il y a bien longtemps que je n’ai pas été témoin de problèmes techniques sur un concert – alors qu’il fut une époque où c’était quasiment systématique : il y a aussi du bon dans le progrès. Mais tout rentre dans l’ordre, et à 20h35 Jean-Louis entre en scène, accompagné de l‘ami de toujours, Fred Gimenez, à la basse et d’un batteur qui restera assez discret. On était en droit de se demander comment Murat aborderait sur scène l’aspect électronique très prononcé de ses deux derniers albums : eh bien, c’est tout simple, il l’ignore superbement et revient à un blues électrique dépouillé, voire basique. Achtung pose clairement les choses : la nuit va être donc blues, mais aussi laid back. D’ailleurs JLM jouera toute la soirée appuyé, voire assis sur un haut tabouret, derrière un pupitre sur lequel est posé un cahier contenant les textes des chansons : partisan du moindre effort, l’Auvergnat !

Hold Up perd tout son aspect chart friendly dans cette configuration, et un léger doute nous grignote le cerveau : si l’on accueille chaleureusement ce nouveau virage à 180 degrés du Bergheaud des bois, on craint d’un coup une uniformité d’ambiance qui lamine les morceaux. Et, de fait, il faudra attendre 30 minutes pour que JLM se lâche un peu et fasse parler la poudre : un peu d’intensité naît enfin sur Autant en Faire Quelque Chose, très beau morceau qui semble être un inédit, ou même une nouveauté : on respire… Même si tout autour de moi les fans sont bienveillants, on sent un certain soulagement quand le set décolle… pour reprendre assez vite son rythme de sénateur bluesy.

Murat est, c’est assez rare pour qu’on le signale, d’excellente humeur ce soir. Il vanne Macron dont la conférence de presse doit être maintenant terminée : « à la fin du concert, on va savoir si c’est un crouille ou un chef ! », et puis il nous taquine, jusqu’à quasiment piquer un fou rire qu’il réprimera difficilement. Cool ! Le problème, c’est qu’il manifeste assez rapidement le désir de ne pas s’éterniser ce soir, prétextant que « nous avons l’air blasés », et qu’il y a « un couvre-feu dans les salles parisiennes à 21h45 » ! Si l’on ajoute que la setlist n’a pas trop pour but de plaire aux masses, avec une bonne partie des titres de “Il Francese”, et seulement quelques flasbacks en forme de titres peu connus extraits d’albums peu joués habituellement sur scène, la soirée respire l’austérité et, admettons-le, une certaine frustration. Murat fait une pause, se lève de son tabouret pour expliquer visiblement à ses acolytes qu’on va sauter un morceau de la setlist posée devant moi : pas de Il Neige pour Paris ce soir !

Du coup, une heure seulement s’est écoulée et Jean-Louis se barre déjà, après une jolie version de Marguerite de Valois, avec ses « Margot ! » hauts perchés (un peu avant, il nous aura fait le même coup à propos de « La Bourboule », même si je n’ai pas trop saisi la private joke…). Comme on sait que Murat n’aime pas trop les rituels, il ne s’écoule pas plus d’une minute avant qu’il revienne… en solo. Et, a capella. Il nous chante Je me souviens, la bouleversante conclusion de « Il Francese ». C’est superbe, et ça aide à oublier le set un peu tiède qu’il nous a offert ce soir. Mieux encore, les Jours du Jaguar nous laisse enfin entrevoir le Murat bruyant qu’on aime : tiens, on voudrait bien que le concert recommence sur ces bases-là, on ne dirait pas non à une bonne demi-heure de bruit et de fureur, et ce d’autant qu’il n’est même pas dix heures. Mais non, c’est fini, après à peine 1h15.

Devant mon étonnement de lire sur la setlist que j’ai pu récupérer quatre autres titres qui sont passés à l’as, mon voisin, visiblement un expert, me dit que « ça fait longtemps que Murat a arrêté de les jouer sur la tournée ! »… OK… En attendant mon tour pour sortir de la salle par la porte étroite qui crée la queue habituelle, je discute avec un type sympa qui me demande mon avis, et se présente comme un collaborateur historique de l’Auvergnat. Comme je lui explique que ça a quand même été peu généreux en moments intenses ce soir, il me dit qu’il va en toucher un mot à Jean-Louis. Bon, j’imagine que ça ne lui fera pas plaisir, à Jean-Louis, et qu’il me traitera de connard de blasé, mais voilà… Ce soir, Murat n’a pas été trop sympa avec nous… Heureusement qu’on le connaît bien, depuis tout ce temps, et qu’on l’aime quand même.

Textes et photos : Eric Debarnot

La setlist du concert de Murat :
Achtung (Il Francese – 2018)
Cine vox (Il Francese – 2018)
Hold up (Il Francese – 2018)
Tarn et Garonne (Morituri – 2016)
Over and Over (Toboggan – 2013)
Autant en faire quelque chose (nouvelle chanson)
Rendre l’âme (Il Francese – 2018)
Gazoline (Il Francese – 2018)
Kids (Il Francese – 2018)
L’amour qui passe (Le Moujik et sa Femme – 2002)
Marguerite de Valois (Il Francese – 2018)
Encore:
Je me souviens (Solo, a capella) (Il Francese – 2018)
Les jours du jaguar (Lilith – 2003)

LE LIEN EN PLUS

Le buveur de bourbon red bull à la Murat (vous n'avez qu'à chercher dans ce blog)  était présent lundi au café de la danse... et on peut attendre sa nouvelle chanson cette semaine, avec les INNOCENTS, je veux bien-sûr parler de JP:

https://lesinnocentsfr.lnk.to/apacheEM

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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Publié le 6 Décembre 2018

1) DANS LA VOIX DU NORD, la voix du centre nous cause et ne fait pas la girouette... Discours toujours fidèle et droit dans sa promo (mais non, je vous l'assure, je ne le regrette pas).  Ici, il apporte quelques compléments sur sa relation avec C. Pie. La biographie de C. Pie n'est je crois pas vraiment établie sur le net, je me rappelle que Matthieu m'avait dit qu'un autre musicien clermontois l'avait aidé alors qu'il était à la rue... 

http://www.lavoixdunord.fr/501188/article/2018-12-05/kendrick-lamar-m-donne-envie-de-refaire-de-la-musique-confie-murat

Hellemmes «Kendrick Lamar m’a donné envie de refaire de la musique», confie Murat

2 )  https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181203_01266049/murat-fait-sa-crise-hip-hop  

un peu de scepticisme...

"MURAT FAIT SA CRISE HIP HOP «Hold-up, hold­up, c’est quoi cette chanson». C’est quoi cet album? Après des périodes passées à vivoter en proposant des albums qui sonnaient toujours pareils, Jean-Louis Murat a opéré un changement brutal et incroyable vers l’electro et le hip-hop qu’on qualifierait de campagnard, sous vocoder.

Bon, il ne chante pas encore l’Auvergne comme Kamini chante Marly-Gomont et il garde son flegme légendaire. Ce 2e album dans cette veine, Il Francese, est inécoutable la première fois. Puis – mais il faut prendre le temps – on se rend compte de quelques petits trésors (Rendre l’âme), de subtilités. Déstabilisant.

3) Du côté de VIF:  https://trends.levif.be/economie/magazine/murat-au-botanique/article-normal-1062863.html

Habiter un hameau vallonné d'Auvergne n'a jamais empêché le sexagénaire Jean-Louis Murat (1952) d'explorer un double monde : celui de la langue française dont il recherche les accointances poétiques et historiques, mais aussi la planète son, sans en négliger aucun genre. Quitte à s'égarer dans le curieux labyrinthe synthétique de son album de 2017, Travaux sur la N89. Mais le chanteur-compositeur stakhanoviste - cinq parutions musicales en autant d'années - reprend ses esprits dans le nouvel album Il Francese (Pias) . On y retrouve ses audaces sémantiques mais aussi des parfums atmosphériques parfois liés à des sensations groovy, comme si le vieux funk américain venait doucement caresser les désirs francophiles du prince montagnard Murat. Cela donne quelques fortes extériorisations ( Silvana) et d'autres moments envoûtants comme Je me souviens, où il cite ses propres souvenirs, romancés. Renouant avec le plaisir mélodique, celui qui présidait au morceau qui nous l'a révélé Si je devais manquer de toi. C'était il y a 30 ans et une vingtaine d'albums.

En concert le 13 décembre au Botanique à Bruxelles, www.botanique.be

LE LIEN EN PLUS

La sortie du disque de Polnareff refait ressortir dans les liens les petites remarques agréables de JLM à son encontre... Du côté des NOSENCHANTEURS, on s'amuse à comparer sa prolixité toute relative à celle de l'exilé  en Auvergne:

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2018/12/04/menfin-une-polnacritique-du-polnadisque/

A titre de comparaison rigolote, sur le même délai, le stakhanoviste Jean-Louis Murat a sorti – au moins – 17 albums… Autre chiffre effarant pour ce disque à maturation lente : son coût. La presse parle en effet d’un budget de 5 millions d’euros (même si on ne sait ce que cela recouvre exactement). Pensez simplement que Polnareff – il le confie lui-même dans le livret – aura passé 14 mois au studio ICP de Bruxelles, un des plus réputés du monde, pour en ressortir avec RIEN d’utilisable, ou si peu !

Avec 5 millions, Jean-Louis, il produit autant d'albums qu'il n'y a de notes dans le disque de Polnareff?

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese

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