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Publié le 7 Juin 2020

                                                                                                          Magic- mai 2010

 

Bonjour! I'm not dead! En pleine forme moyenne, je bats même des records:  1mois sans article!! ... euh... désolé... A un moment, j'avais presque finalisé un article, et je ne l'ai jamais terminé. Bon, ce n'est pas tout de ma faute: malgré le boulot des AP pour étirer la promo, on n'a plus eu grand chose depuis un mois dans cette sinistrose ambiante du marché:  Je suis allé à Cultura cette semaine, le kiosque, notamment côté "musique" ressemblait au rayon "féculents" de mon supermarché fin mars 2020. Presque vide... même si curieusement, on retrouvait justement l'inrock avec Murat en couv et le mag AudioVinyle (avec JLM également)... des trucs vieux de plus deux mois...  Aurais-je  pu profiter de quelques décès pour des articles? Rien de très évident muratiennement parlant, même si Dabadie est tout de même auteur de belles chansons sur l'autobahn traversant le little Paysage musical français.

Mais soit,  cette semaine, obligé de reprendre le fil: il y a de l'actualité.

- Le nouveau single, ça c'est fait, ça sera : ça c'est fait. (ah ah-ah ah). J'aime beaucoup le titre, même si j'ai quelques réserves sur le texte.

 

Et of course, on peut déjà l'entendre sur France Inter. J'en profite pour signaler la mention de JLM  par Charline Vanhoenecker, dans son billet matinal, avec son sempiternel humour autour de  la playlist de France Inter, c'était le 25 mai (merci Florence D pour l'info):

Vous vous rappelez de cette journée spéciale « Sauvons la culture » sur France Inter, où tout le milieu culturel est venu chouiner « Les théâtres sont fermés ouin ouin ouin »… Eh ben ça a payé on dirait : c’est le Puy-du-Fou qui rouvre en premier !

Avouez que vous l’avez mauvaise ! Hein les islamo-tiers-mondistes ? Ca vous a cassé votre fête de l'Aïd cette nouvelle ! Je parie que ça vous donne envie de vous trancher les veines avec le dernier disque de Jean-Louis Murat, tiens ! Je suis sûre que vous l’avez acheté en vinyl ! Ca traite de Villiers de réac mais ça rachète ses disques en vinyl ! Oh allez, faites pas la gueule, vous serez bien accueillis au Puy-du-Fou ! Allez, enfourchez le tigre et direction la Vendée !...

A propos il n'y a pas que ceux d'Inter qui voit du Murat partout:  dans Le MONDE,  dans un article consacré à un lieu d'accueil pour SDF ouvert pendant le confinement, le journaliste rencontre une personne "avec une lueur d'ironie fataliste qui lui donne un petit quelque chose de Jean-Louis Murat". Je le cite pour "l'ironie fataliste" que je trouve bien vu. 

 

- et deuxième actu, on nous présente  cette semaine une nouvelle play-list proposée par Jean-Louis Murat, cette fois pour applemusic. Elle s'intitule "INFLUENCES". Presque trois heures de musique, et donc de quoi se faire plaisir! On y reviendra peut-être plus longuement parce que là, je n'ai pas le temps... Ah tiens, Christopher Cross, une madeleine bien fmsucrée, i like it.

https://apple.co/2MqZARO?fbclid=IwAR0UC84fw0aBeD-VYPQCfAcx8l2Ks7zirtWkRPAp2xJQrc5MAc1LhhSrnCE

 

Rappel CONCERTS: 19,20 et 21 novembre à la BOULE NOIRE...  A part une autre date à Vitry le François en mars 21 semble-t-il, aucune autre date n'est annoncée.

 

On passe au reste de la suite...

1) Chronique de Baby love

Dans la série les incontournables des promo, voici l'article belge signé par MARC sur le site mescritiques (19 apparitions).  On l'a connu plus emballé.

http://www.mescritiques.be/spip.php?article2360

En compulsant des morceaux issus de critiques publiées ici, on ne peut s’empêcher de constater que certains artistes reviennent vraiment souvent. Parce que ce site a commencé pendant la période d’activité la plus frénétique de l’Auvergnat, il n’est pas étonnant de le retrouver à 19 reprises, pour 15 albums et 4 concerts. Sans doute le client le plus fidèle de nos colonnes. En un mot comme en cent, on connait le bougre, et on aime ça.

Pour autant, il serait hasardeux de dire qu’on l’a compris ou cerné, qu’on peut deviner où nous emmènera son prochain album. Et c’est très bien comme ça. Avec un rien de recul pourtant, on peut placer celui-ci dans la filiation des deux précédents, un Travaux sur la N89 qui nous avait laissé perplexe et un Il Francese qui nous avait plu. Il y continue donc une veine plus synthétique, lui qui a aussi pris la tangente champêtre à plusieurs occasions au long d’une très riche discographie. Il reviendra peut-être à de l’acoustique, de l’organique, mais ce n’est pas à l’ordre du jour on l’a compris.

Cet album présente donc une unité de style. Pour le meilleur et pour le pire. C’est un bien parce que le style colle au plus près à la diction particulière de l’Auvergnat. D’un autre côté, ce groove, dans un genre de funk blanc suave et un peu froid à la fois ne permet pas l’émotion supérieure qu’on a tant rencontré chez lui.

Il reste évidemment des mélodies (Le Mec Qui Se La Donne), bien sûr qu’on aime la mélancolie fondante de Si Je m’attendais ou la langueur de Rebirth of The Cool. Il reste de toute façon des variations de tempo et de ton, avec des constantes de sa discographie comme ces hommages toujours très indirects (Tony Joe).

Les paroles sont toujours aussi opaques, jouant sur l’effet plutôt que le sens littéral. Quand on lit les interviews récents occasionnellement amusants mais souvent aigres et de plus en plus consternants, on préfère cette veine plus allusive. C’est toujours un des étranges pouvoirs d’attraction de Jean-Louis Murat.

Cette période étrange et des conditions d’écoute différentes (moins intenses et plus étalées) est propice à ce style d’album. Si notre esprit en roue libre se demande parfois ce qu’auraient pu donner ces morceaux avec des atours différents, il n’a pas encore pu trancher. On sort de cet album avec l’envie d’entendre le suivant, signe d’une connivence maintenue avec cet artiste singulier.

2)  Clermont-City Rock: 

Julien Mignot qui a shooté Murat et Delano dans le brouillard pour Babel expose à l'Hôtel Fontfreyde, où Matthieu m'avait emmené jadis... L'expo est visible tout l'été. J'avais tenté de le contacter pour savoir si des clichés de Murat étaient exposés mais ce n'est pas le cas. Tout est inédit et plus consacré à la prime jeunesse, celle qui a pour tout bagage, l'expérience des parents, qui se fout de la vie comme du quart, qui prend le bonheur toujours en retard, qui aime pour toute la vie, cette vie qui dure l'espace d'un cri, d'une permanente ou d'un bluejean... (enfin, ça c'était avant peut-être)... et c'est à l'occasion des 20 ans de la Coopé (ah, ça nous rajeunit pas, les 10 ans, on en parlait hier... enfin, je le croyais).  C'est aussi l'occasion d'un livre dont l'écriture avec des lettres revient à...  JD Beauvalet himself (on se rappelle que pour la Marie Audigier des années 80, le Graal était de se faire chroniquer par lui).

L’exposition Le photographe & son double de Julien Mignot ayant lieu à l’Hôtel Fontfreyde – Centre Photographique (Clermont-Ferrand) est prolongée jusqu’au dimanche 20 septembre 2020 – week-end des Journées Européennes du Patrimoine (commissariat Julien Mignot, agence Pam, François-Nicolas L’Hardy)

Julien Mignot – JD Beauvallet, 20, no music, no life !, conception graphique Esther Decluzet, coordination éditoriale Hervé Deffontis et Patrick Le Bescont, Filigranes Editions / La Coopérative de Mai, 2020, 360 pages

Julien Mignot est interviewé sur le blog l'intervalle... et parle du livre, de la coopé, de Clermont...  notamment de l'expérience Kütü Folk -sans les nommer-:  "Voilà 12 ans, un label folk racontait la mélancolie locale naturelle et ses éclats lumineux, on jouait sur des amplis Marshall des Stratocaster US, et là plus rien. Des laptops à perte de vue, des contrôleurs midi perfectionnés et des protools craqués, voilà notre paysage à première vue". On  découvre dans un virage curieux le nom de Jean-Louis Murat: 

Ecoutiez-vous lorsque vous étiez jeune le groupe de filles La Bourboule, « meilleure formation punk d’Auvergne », selon Jean-Louis Murat ?  En ce temps-là , le plus subversif vinyle qui traînait sur la platine était La Marseillaise de Gainsbourg. J’ai manqué ça.

J'ai interrogé l'auteur de la question pour savoir de quoi il voulait parler...  des Filles? Qu'est-ce que c'est? Euh... non...  Veut-il parler de  Subway? Cette semaine, je découvrais une photo du groupe punk clermontois "Edith Vagin et ses pertes blanches", mais il n'y avait pas de filles, juste des anciens de Clara, oui! Pie et Dowie Cartier (les deux en arrière plan ci-dessous). (Dans la longue liste des groupes punk du 6/3, j'en profite pour citer les plus croustillants: La Gerbe, Bloody Fuckers, Bitocul, Solution Finale, Pigs on action, Shit for brain... et Chaos où s'illustra aussi Christophe Pie... rien que du très féminin donc)

                                                                                      photo PJ Fontfreyde (tdr).

Pour aller plus... dans le passé:  article sur les 10 ans de la COOPE  

et en 2012, Matthieu Guillaumond nous offrait une visite pleine d'humour :  http://www.surjeanlouismurat.com/article-patrimoine-de-clermont-de-france-et-de-muratie-la-coope-110557467.html

 

Quelques photos de Mignot... Je me rappelle d'un petit pataquès à l'époque. J'avais découvert toute la série de photos-inédites- sur fb, partagées en public par le photographe, et que j'avais aussitôt mises en ligne sur le blog. Le photographe apparemment avait fait une erreur... et moi, grillé toutes les exclus réservées à la grande presse (qui souhaite avoir des photos d'illustration inédites).  Alex des Delano avait joué l'intermédiaire pour que je supprime l'article. Je l'avais fait volontiers... mais Matthieu en a été très fâché puisqu'il s'agissait pour lui de censure, se fâchant du coup avec son "deuxième chef" -donneur d'ordre de pliage/couture de pochettes.  Allez, c'est l'occasion de vous mettre  un extrait de notre correspondance

Du contenu exclusif de la part de la maison de disques pour les sites de fans, je m'en méfie : si l'on veut conserver un minimum de distance critique  (Murat lui-même est demandeur, si je me souviens de certaines interviews...), ce n'est pas une bonne idée. Et quand tu vois le contenu délirant du dossier de presse, tu te dis qu'il en faut, de la distance critique... Dès lors qu'on est proche de quelqu'un, cela complique la critique. Je ne dis pas qu'elle devient impossible, il y a plein de contre-exemples, mais je ne crois pas qu'il soit si simple, quand tu es lié humainement à quelqu'un, de lui dire en face que ce qu'il a fait est nul, si tu penses que c'est le cas. Dans la vie, c'est déjà difficile sans vexer la personne, à part en cas d'amitié solide (cf. "Qu'entends-tu de moi..."). Je n'ai jamais entendu Lenoir dire d'un album de JLM qu'il était un peu raté ou bien simplement moins bon que le précédent. Lorsque son pote est revenu aux guitares et a opté pour la formule en trio, je me souviens qu'il avait dit qu'il était content, qu'il avait laissé entendre qu'il en avait un peu marre de tous ces synthés... mais l'avait-il dit avant ? C'est comme dans le cinéma, à chaque fois qu'un nouveau film de Clint Eastwood sort, certains expliquent qu'il est meilleur que le précédent qui était raté et que c'est le grand retour d'Eastwood... Mais tu ne les entends jamais dire que le film est raté au moment de sa sortie. Non, au moment de la sortie, il est excellent. Je caricature, mais il y a un peu de ça. Et puis, tant de gens semblent oublier que la critique, ce n'est pas de la haine, du mépris. Les critiques de disques ne détestent pas les disques, les critiques de films ne haïssent pas les films, ils les soumettent à un examen, c'est différent. Si la critique doit à présent consister à pondre la phrase-choc avec deux ou trois adjectifs laudatifs qui sera ensuite reproduite sur l'autocollant du disque à côté des logos des partenaires... Je préfère encore le torrent de dénigrements d'un Delbourg sur Murat, au moins il y a un point de vue et du talent( n'en déplaise à Jocelyne). Tout cela n'est pas simple.
     Pour en revenir à notre histoire, ce qui est dingue, c'est que ni Mignot, ni Rochon, ni moi, ni toi, qu'aucun de nous n'ait eu le réflexe d'envoyer Pias se faire foutre pour cette histoire de photos. Tout le monde a obéi pour garantir une exclu, alors que comme les chiffres que tu me donnes le confirment, tu n'aurais pas enlevé un demi-lecteur à Libé... Et en plus, tu as fait de la pub pour ce Mignot, je suis sûr que plusieurs personnes sont allées visiter son site en suivant le lien et ont découvert son travail. Moi, à la rigueur, quand je pique une photo, que je la recadre et que je la légende, je peux comprendre qu'on m'engueule. Surtout lorsque, sur le dossier Pietri, je ne mets pas toujours les crédits - pour des raisons de place, il y avait beaucoup trop de photos ce coup-ci, notamment avec le diaporama. Mais toi, tu as respecté l'intégrité des photos. Et de toute façon, le type vraiment amateur de photographie, s'il veut savoir le nom de l'auteur, il écrit et on le lui donne. Et les lecteurs du blog ont pu découvrir le travail d'un Yann Cabello ou d'autres par exemple, cela leur fait un peu de pub, me semble-t-il...
     Enfin, si nous étions dans un monde civilisé, Mignot, au lieu de paniquer, t'aurait écrit via le blog pour t'expliquer la situation, tu aurais compris et tu aurais retiré les photos de toi-même. En échange, tu lui aurais demandé une petite ITW pour parler du boulot avec JLM et de son travail en général, vous vous seriez topé dans la souris et c'était terminé. C'est toujours pareil : on communique de plus en plus, mais on n'arrive plus à se parler...
   
Voilà pour cette affaire assez bête, plutôt triste et tout de même dérisoire (Gaza, tout ça...).
 
     J'espère que tout va bien de ton côté et que tes couilles dorent paisiblement au fil du temps de cerveau disponible de tes lecteurs - tout ceci est métaphorique, tu l'auras compris...

3) Après Beauvallet, tiens... j'aime quand les liens se tissent au hasard de l'actualité, un autre disparu que nous croisons:  BAYON. 

Et on apprend qu'on a raté de peu un reportage consacré à Murat et Manset... 

Bruno B. a en effet signé un reportage avec Armanet - François, par la castafi-N'ord-  qui nous dit ceci:  "Au départ, c’est le producteur Edouard de Vésinne qui m’a proposé de faire un film sur le rock français après avoir vu le documentaire sur les choristes noires américaines, Twenty Feet From Stardom. J’ai immédiatement pensé à mon vieil ami Bayon. Quand je suis arrivé à Libération en 1981, il y avait deux figures : Serge Daney pour le cinéma et Bayon pour la musique. Bayon a imposé le traitement du rock dans un quotidien, ce qui n’existait pas avant en France. Nous avons une vieille complicité et comme le dit la formule, c’est un ami de plus de trente ans. Nous nous sommes d’abord demandé par quel bout prendre cette histoire du rock français. On a nos mousquetaires, Alain Bashung, Gérard Manset, Christophe, Jean-Louis Murat, on a tourné autour de ces noms avant d’avoir l’idée de nous intéresser aux femmes. C’était plus original et par ailleurs, la scène féminine, aujourd’hui, est bien plus intéressante que celle des garçons".

https://france-amerique.com/fr/oh-les-filles-meet-the-badass-women-of-french-rock/

> The documentary Oh les Filles will be broadcast on TV5 Monde USA on Sunday, May 24, at 8:30 pm EST (5:30 pm PST).

=> Discover the Oh les Filles playlist on Spotify and on Youtube:

 

Voici quelques propos intéressants de l'interview par... S. Kaganski!

 

F.A. : Notre point de départ, un peu provocant, était cette question : et si ce n’était pas Elvis Presley qui avait inventé le rock, mais Edith Piaf, en 1949, au moment de la mort de son amoureux, le boxeur Marcel Cerdan ? Quand elle chante Mon Dieu, c’est un cri dans la nuit, un choc sonique absolu, un gospel universel, un blues…

[avec ce point de départ, en poursuivant dans ce monde parallèle, en achronie, je n'ose imaginer les noms des groupes punk clermontois...] 

B. : Et puis un happening. La légende veut que cette chanson ait été écrite par l’amant de Piaf, Charles Dumont, dans la journée. Cerdan meurt et c’est le soir-même qu’elle adresse son incantation au ciel. Il y a là une montée dramatique qui est très rock et qui fait penser à la première diffusion de Heartbreak Hotel d’Elvis. Comme Elvis, Piaf produit un choc sensoriel qui définit un avant et un après. D’ailleurs, une de mes obsessions serait que les pouvoirs publics aménagent la maison ou est née Piaf à Belleville, ce serait notre Graceland.

B. : On peut ajouter à cela Willy DeVille qui dit que le rock est une invention française parce qu’il vient de la bourrée, du rigodon, exportés de l’autre côté de l’Atlantique par les Acadiens et qui ont muté dans les marais de Louisiane au contact du blues.

Brigitte Fontaine:

B. : Elle repose les fondamentaux. Le rock, c’est « fuck », c’est en dehors du monde, c’est contre les parents, contre l’ordre social, contre la bienséance, et ne cherchez pas à comprendre parce que vous ne comprendrez jamais.

 

 
 

4) Les auteurs du dernier clip de Murat signe encore une jolie vidéo toujours pour Pias, filmé à ROYAT.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/deux-realisateurs-clermontois-derriere-clip-bresilienne-flavia-coelho-1829058.html

 

Ce clip a déjà 20 000 vues de plus que celui de Murat... Non rien. Allez, pour la peine, hop hop, partagez!

5) CLIN D'OEIL

  On termine encore par de la musique... petite curiosité. Stella chantait des parodies yéyé avant de rencontrer M. VANDER... et de chanter pour MAGMA (et aussi dans la veine humour chez Pipin et le collectif ODEURS).

 

PS: Tu aimes les missions suicide? Tu veux te prendre pour Tom Cruise dans mission impossible?  et bien, tu peux peut-être croire qu'on peut encore faire du business avec la musique?  Pias recherche un Assistant.e Business Development  D2C et B2B!  L'offre stipule qu'il faudra vendre du JLM! C'est donc du tout cuit! https://www.irmawork.com/annonces/20579-assistant.e-business-development 

-ce message a été offert gracieusement à LE LABEL-PIAS FRANCE, non, ne me remerciez pas-.

2e PS:  petit point twitter : L'interview qobuz a suscité un petit buzz  du côté des fachos (condesouche etc)  qui ont retenu ses propos sur le rap... sans savoir qu'il aime la musique "urbaine" américaine, et félicité Orelsan ou encore repris I AM.  Des amateurs du rap l'ont également épinglé... 

Allez, sur ce, tchao,  je vous ai retrouvé avec plaisir sachez-le. J'espère que vous aussi, alors, partagez! commentez! Abonnez-vous! Envoyezdeschèques, Envoyezvos06, enfin  tout le toutim!  Take care!  On se revoit avant de pouvoir passer la frontière italienne!

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 28 Avril 2020

1)  Ah, il y en a qui se donne du mal pour m'alimenter en news jour après jour... une photo instagram, une vidéo... et en grattant, grattant, en s'appuyant sur une newsletter du chanteur qui s'était faite rare (elle annonce aussi "des concerts dans toute la France"),  une playlist, une liste d'écoute en québecois, proposée par le chanteur, histoire aussi de mobiliser un peu les auditeurs possibles sur les deezer, spotify... où on a vu que les chiffres n'étaient pas à la hauteur de cet artiste.

C'est annoncé comme un premier volume : SOUL BABY

Je veux le même pantalon!

Bon, à part ça, ne faisons pas  la fine bouche... On adore quand Murat nous cause musique et de ses goûts... même si c'est cette fois sans commentaire de sa part. Dommage. Je vous rappelle que vous trouverez tous les articles à ce propos dans la catégorie d'articles :"goût de qui vous savez sur le blog (ah, que c'est bien foutu quand même).

https://open.spotify.com/playlist/0VwxZ6LyVgJVquaxyv9xGE?si=kQdxunZ0RwyjfWKZhlPxDA

 

A première vue, des choses surprenantes parce que loin du blues et des US puisqu'on nous annonce de la SOUL :

- Bowie,   mais le dernier album de l'homme aux yeux vairons a plu à Murat par ses expérimentations. C'était indiqué dans le Monde en 2018

- aussi du Pet Shop Boys... pour nous rappeler que Julian Mendelsohn, le producteur du morceau, a mixé le Manteau de pluie. En fin d'article-ci, j'avais partagé une interview autour de la pop anglaise et cette collaboration.

 

- On retrouve l'intérêt pour le travail de production, de recherche avec TAME IMPALA, sans compter que Murat aime peut-être le travail artisanal (fait à la maison) du leader Kevin Parker.

- Au rayon Musique du monde: 

*Celentano mais on n'a pas fini d'en parler, puisque je le rappelle un disque de reprise a été annoncé, et je m'en félicite. Murat est un immense interprète, c'est ce que je me disais hier en joggant sur "l'examen de minuit"... et ses adaptations sont une réussite: d'avalanche IV à Richard, mon frère d'angleterre etc etc.

*le tube Caruso, si... 

*et du flamenco avec ROSALIA, chanteuse catalane.  L'occasion de rappeler la phrase : "j'adore les voix de filles qui ne craignent pas les garçons". Une version live et a capela:

Le reste est plus attendu: Tony Joe, Marvin, Wilson, Al Green, en passant par les modernes Kanye et F. OCEAN, en passant par un peu de blues...  le funk (Funkadelic), le jazz, et Donna Summer pour la disco.   On peut quand même découvrir The spinners,  Eddie Kendricks (ancien des temptations), ou King Curtis,  directeur musical d'Aretha Franklin, (qui travaillait sur Imagine quand il fut assassiné...  Quelques années plus tard, Murat faillit appeler son groupe L'homme qui a tué John Lennon... mais ça n'a aucun rapport)

LA LISTE complète:

 

2)  Encore une mini-chronique trouvée sur le web: site Bubzine, mais elle est amusante et touchante!

http://www.bubzine.fr/2020/04/25/jean-louis-murat-baby-love/

Derrière le personnage médiatique bourru, râleur, parfois saignant (sa sortie sur la mort de Johnny), se cache le prince of the cool. La voix traînante, le groove lancinant, c’est la marque de fabrique de Murat. Mais jamais l’auvergnat n’a semblé aussi fun et détendu que sur ce Baby Love ensoleillé et joueur (ah, ces sons de clavier bubblegum, cette wah sautillante : magiques !). Cela fait maintenant quelques années que Murat se réinvente à chaque disque, laissant de côté son folk rock poétique et chaleureux pour embrasser d’autres styles. Ici, il est parfait dans le rôle du vieux beau sur le retour, bien décidé à dynamiter le bal du village et embarquer la jeunesse dans son sillage.

François Corda

Jean-Louis Murat / baby love (France | 6 mars 2020)

 

LA COVER EN PLUS

Une cover par Sinaïve, groupe alsacien, qui a eu l'honneur d'être partagé par Section26 sur twitter. Ah, parce que je vois qu'ils sont en contact avec un de leur collaborateur: Premier extrait vidéo de Reprise Party, K7 de covers (& adaptations à la SLC) qui sortira en collaboration avec l’inénarrable Renaud Sachet et son fanzine Langue Pendue!
Vidéo virale ou rodéo rural présentant des traces minimales de notre confinement. Ici, l'Auvergne de Murat se change donc en mighty Haut-Rhin.     
On pourrait donc peut-être se procurer sur un support physique cette cover.

C'est filmé à Ste-Marie aux mines, au pays de R. Burger. On aperçoit une chapelle mais ce n'est pas celle où joua Murat il me semble (car je crois qu'elle était plus excentrée du centre-bourg)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 13 Mars 2020

 

 

-  Jean-Louis MURAT était avec Antoine DE CAUNES ce vendredi 13/03 sur FRANCE INTER. Antoine n'est plus que l'ombre de la figure rock qu'il a été, et que Murat avait peut-être un peu fréquenté avec Manoeuvre, et Jean-Louis semble le constater de manière polie... dans une émission où il est très peu invité à parler... Au moins au début. On peut revoir une précédente rencontre entre les deux, en 1989 sur le plateau de Nulle Part ailleurs.

Son choix culturel:   

- LIVRE:  Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d'un art perdu de Kathleen Meyer     Une occasion de reparler des touristes

- FILM:  CALMOS de Bertrand Blier, un choix "polémique" en cette période ("éloge de la testostérone" selon le quotidien du cinéma)... mais il n'en rajoute pas!

- Série : "bonne nuit les petits"...  "c'est très étrange, tous ces gens qui regardent des séries"....

- Chanson culte:  Mustang sally, de Wilson Pickett.

 

On écoute... et je prends quelques notes en même temps:

Bon, pas si inintéressant que ça... Murat est prolixe, et de bonne humeur!

 

A une question sur la conception de l'album (Murat aurait dit à Denis qu'il fallait faire comme si on était en 85, et qu'il fallait faire une K7 pour plaire à une maison de disque)....   Murat avoue ses arrangements avec le storytelling:  "pour venir devant vous, il faut avoir ce qu'il appelle dans les maisons de disque, du storytelling, alors il faut réfléchir à 3 ou 4 petites formules, du coup, ils sont contents. Alors bien-sûr, c'est complètement idiot de dire : on est en 85, [Rires] Denis m'aurait dit "ça va pas la tête?", Donc ça fait partie de notre job, il y a une sorte de  "halo de mensonges pour donner un peu de sens à ce qu'on fait, et les gens [journalistes] sont près à dire à peu près n'importe quoi pour se donner une profondeur à leur boulot qui est plat comme une limande et qui de toute façon ne mérite pas la profondeur".   On imagine la tête de la fille plate en face de lui... qui relance malgré tout... "pourquoi cette phrase alors?" Et JLM, refusant de parler du fil conducteur de l'album,  de rester sur le même registre: "pour que vous ne soyez pas SECHE, et que vous sachiez quoi me dire".  "ça a marché à fond".

Il revient sur l'anecdote de l'ambianceur. "j'emballais à mort".

Antoine lui parle de la pistachio... et Murat confirme qu'il s'agit d'une fender (et s'amuse des fans qui ont cherché à l'identifier!). 

Ce jour, il indique que la cohabitation entre ses personnalités se passe bien, même si "il s'ennuie tellement avec lui-même"...

"Volvic, c'est earth, wind, and Fire, aussi".

Séquence ensuite sur JJ CALE ET Tony Joe, dont il se sentait proche à la Bourboule (du fait de leur peau, et de la ruralité qu'ils chantaient).

"Si les gens m'aiment bien, c'est que je les aide à se bouger le cul" [je retranscris en gros].

Malgré ses intérêts pour le rap, il indique que c'est globalement désespérant du fait du "rond rond poétique".

Encore une fois ensuite, il avoue qu'il cède au show business, sinon il ne serait pas invité... "ça fait partie du job" "je ne vais pas arriver ici avec la sagesse d'un tenancier du shopi"!...  avec le refus du "robinet d'eau tiède".  "J'aime la joute" (dans la tradition du rock anglais).

Et la question rituelle: qu'est-ce que la pop? "Un trou noir dont nous sortons, ça n'a pas vraiment de consistance, qu'est-ce qu'on peut y trouver, un vieux mouchoir de Sheila...".

 

LE LIEN EN PLUS EST PARTI  FAIRE LA CUISINE.

Allez :  à demain! Avec encore de la radio, de la chronique, et tout le toutim!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Baby Love, #le goût de qui vous savez

Publié le 22 Février 2020

On part pour un petit article vite fait... et en tirant le fil de l'actualité et de la mémoire... on se retrouve en 1981, 1898

 

- Voilà le texte "promo" de BABY LOVE, et curieusement, c'est plus une disco qu'un discours sur le dernier album... Un paragraphe parle quand même du disque imprégné des Earth, wind and Fire... et de la guitare "pistachio" (Murat en parlait en avril 2019 dans les inrocks)

Plus les années passent, plus Jean-Louis Murat accélère son rythme discographique. Relativement économe de ses efforts au début de sa carrière (seulement trois albums dans la décennie 1980, quatre pour la suivante), l’Auvergnat a considérablement augmenté sa vitesse de publication au tournant des années 1990/2000, avec six disques parus par décennie (sans compter les projets parallèles, littéraires, ni les enregistrements publics).

Car il « écrit des chansons comme on purgerait des vipères ».

Au sortir d’une année 2019 passée en studio et sur les routes de France, Murat a notamment réédité deux authentiques chefs-d’œuvre. D’abord, son troisième album Cheyenne Autumn (1989), disque majeur et inusable qui a durablement marqué la chanson française et influencé nombre d’artistes hexagonaux à travers des ballades spleenétiques faisant le grand pont entre Leonard Cohen et Léo Ferré, Robert Wyatt et The Pale Fountains.
Autre réédition anniversaire, Mustango (1999), le septième album de Murat et le premier disque américain de sa carrière, enregistré entre New York et Tucson, aux côtés de Calexico, d’Elysian Fields et du guitariste inventif Marc Ribot.

Avec le transatlantique Mustango, l’homme privilégie l’immédiateté mélodique et retrouve son instrument de prédilection, la guitare, qu’il avait délaissée le temps de l’immense Dolorès (1996), œuvre de rupture sentimentale et artistique principalement composée au clavier.
Dans les années 2000, donc, Murat tient une cadence infernale, alternant albums studio (dont le classique Le Moujik et sa femme en 2002, le triple Lilith l’année suivante et l’atmosphérique Taormina en 2006), collaborations multiples (Isabelle Huppert avec Madame Deshoulières en 2001, Jennifer Charles et Fred Jimenez pour A Bird On A Poire en 2004) et adaptations musicales (Jean de Béranger, Baudelaire et Ferré).
Dix ans après Mustango, l’Auvergnat repart outre-Atlantique pour enregistrer à Nashville, le temple de la country. Le Cours ordinaire des choses (2009) résume bien cette décennie pour son insatiable auteur-compositeur-interprète.

“Chanter est ma façon d’errer”, comme il le dit lui-même.

S’ouvre alors une nouvelle décennie avec Grand lièvre (2011), avant que Murat ne tourne définitivement le dos aux majors et rejoigne le label indépendant [PIAS].
Cet artisan de la chanson française enchaîne les disques en solo (Toboggan, 2013) ou en groupe (le mirifique Babel en 2014 avec The Delano Orchestra, l’endeuillé Morituri en 2016).
En 2017, Jean-Louis Murat échafaude une fusée à trois étages, dont le premier volet volontiers électronique et expérimental, Travaux sur la N89, surprend son monde, avant que le superbe Il Francese (2018), marqué par le deuil (la mort de son batteur historique Christophe Pie) et les aspirations napolitaines, ne vienne couronner des années 2010 décidément prolifiques pour son auteur.

Et comme le chanteur sexagénaire n’en fait qu’à sa tête depuis le mythique 45 tours Suicidez-vous le peuple est mort (1981), il revient en mars 2020 avec un vingtième album, qui n’est pas la fin espérée du triptyque. Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après.
C’est un disque qui groove. “J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle”, explique l’intéressé. “Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré.”

En plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, Murat a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments avec son vieux complice Denis Clavaizolle. “Dans le studio de Denis, mon mot d’ordre était de lui dire que nous étions en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30.”
Tombé sous le charme d’une guitare Pistachio, Jean-Louis Bergheaud s’en donne à cœur joie et s’éclate comme rarement. “C’est la nouvelle guitare de ma vie”, s’enthousiasme-t-il. “En studio, je pensais d’ailleurs à la musique plutôt qu’aux paroles. J’ai presque découvert les textes au moment du mixage de l’album, un peu comme si leur sens m’avait échappé. Je constate que c’est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d’amour finissant et d’amour débutant. J’ai souvent écrit dans cet état de suspension.” Baby Love balance ainsi entre amour nouveau (La Princesse of the Cool, Le Reason Why, Si je m’attendais) et désamour (le single Troie, Réparer la maison, Ça s’est fait). Derrière sa pochette typographique d’un rose disco, se cache le vingtième album studio de Jean-Louis Murat – déjà l’un des grands disques de 2020.

Crédits :

Réalisé par JL Murat
Tous instruments : JL Murat - Denis Clavaizolle
Arrangements : Denis Clavaizolle - JL Murat
Mixé par Aymeric Létoquart au studio de la Seine à Paris
Masterisé par Jean-Pierre Chalbos à La Source Mastering
Artwork et photos : Frank Loriou
Production exécutive : Laure Bergheaud
Management : Guillaume Depagne, gd@aimegmt.com
Paroles et musiques : JL Bergheaud Murat
Editions : Scarlett Productions Editions

 

- En plus de l'article paru dans la semaine, les inrocks.fr nous proposent une playlist de Jean-Louis Murat

https://www.lesinrocks.com/2020/02/21/musique/musique/en-couv-des-inrocks-cette-semaine-jean-louis-murat-devoile-sa-playlist/

Après avoir dit qu'il ne comprenait plus son intérêt pour Neil Young, voilà tout de même qu'il le choisit dans sa sélection...  avec Celentano, et Earth, Wind and Fire dont il a nous a parlé également. On retrouve également Talk Talk (à lire ici), Badu et GS Heron (figurant tous les deux déjà dans une playlist de 2008) avec les mêmes chansons. Plus rare:  du Prince, la californienne Khadja Bonet (extraterrestre) et un choix que je crois vraiment inédit : Tom Waits... dont Marc Ribot (Mustango) fut le guitariste.

Et c'est accompagné d'un nouveau cliché de DENIS POURCHER:  il fait un peu peur, non?

 

LE LIEN EN PLUS
 

Morgane Imbeaud, toujours grignette, connait Jean-Louis Murat depuis toute petite:

http://www.baz-art.org/archives/2020/02/14/37951226.html

"Jean Louis (Murat), je le connais depuis que je suis toute petite, il a travaillé avec mes parents et c'est vrai qu'on a commencé à collaborer ensemble depuis 2007 et Babel et depuis j'ai souvent eu l'honneur de collaborer avec lui sur certains de ses albums. Là il m'a écrit un morceau " si l'amour est un sport" que j'aime beaucoup et qui est totalement dans son esprit.  Jean Louis a su me faire confiance, il m' a permis de me libérer notamment sur scène où j'ose plus et ses conseils m'ont vraiment beaucoup aidé en cela. "

LE CLICHE EN PLUS

Un petit clin d'oeil au lecture actuel de Monsieur Bergheaud (cf article précédent).  Merci à Manu (pas Macron bien sûr) pour l'envoi qui aurait ravi Matthieu (...), l'auteur de l'article "au commencement était un graff" qui renvoyait déjà Murat au mouvement libertaire et anar, bien avant les gilets jaunes.

« Je passe plus de temps avec mes bouquins qu’avec la musique. Je suis un peu timbré des livres », glisse-t-il. Et de nous expliquer que l’ouvrage qui l’a le plus influencé s’appelle Histoire d’un ruisseau, écrit à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus, un géographe et anarchiste français. Une contemplation poétique de la nature, mais pas que…    ouest france en10/ 2018

 

On termine du coup par "l'idée", texte de Charles D'Avray (vers 1898), autre libertaire... alors, n'hésitez pas "suicidez-vous... le peuple est mort", même s'il faut mourir pour ses idées, mais de mort lente comme de bien entendu. Matthieu :

"J'ai contacté Claude Guillon, l'auteur de Suicide mode d'emploi (tu as sans doute entendu parler de ce bouquin qui fit du bruit dans les 80's) et très bon connaisseur de l’anarchisme. Il m'a dit que le suicide était rarement une solution proposée par les anars, ceux-ci le condamnant plutôt comme une forme de désertion... Pour ma part, cette partie-là du tag me fait davantage penser à l'esprit punk de l'époque (No Futur, etc.). En revanche, l'idée de peuple mort fait selon lui écho à une vieille thématique anarchiste, celle d'un peuple trop passif. De fait, Charles d'Avray (l'auteur de "L'idée")  a ainsi écrit un "Le peuple est vieux" et dans "Ni Dieu ni maître", tu trouves le vers "le peuple sommeille"...
 Donc, selon Guillon et moi, ce slogan porte les empreintes de l'anarchisme et du punk. L'humour de l'autre tag ("C'est plus propre") me paraît également le rapprocher du punk, voire d'un certain situationnisme.. Mais j'ai préféré résumer ces diverses conjectures, plutôt que d'ajouter une mini-thèse à l'album photos...[à propos de l'article Au commencement était un graff]

[Février... le moment de la chanson qu'il appréciait: peu me chaut... "S'il faut partir un jour, peu me chaut"]

Bon, ceci dit:

En parlant d’URSS et d’esprit de révolte, tu cites Kropotkine (ndlr. écrivain russe anarchiste, auteur de L’Esprit De Révolte, 1881) dans la chanson Voodoo Simple.
Oui, je lisais ça. C’est nul d’ailleurs, juste un joli nom : Pierre Kropotkine. Sur mon bureau, j’ai aussi son livre La Morale Anarchiste (1889), qui est terrifiant de connerie. L’anarchie s’est pourtant beaucoup appuyée là-dessus. Kropotkine s’essaie parfois à démontrer les preuves scientifiques de l’existence d’un comportement anarchiste, mais il n’y a pas un truc qui tient, c’est archinul.

http://www.magicrpm.com/entrevue-29-04-13/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez, #Baby Love

Publié le 6 Mars 2019

Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk

Bon, désolé, je ne suis pas assidu en ce moment dans cette période de désert affec.... euh... d'actualités.  Pour rappel, pour ceux qui ne suivraient pas, ceux qui sont au fond près du radiateur:  1) on sait que la 3e étape de la fusée (travaux / Francese/ ?)  est en cours de fabrication    2) Pour patienter, il y a  des rééditions en vinyle (avec Vénus et Passions privées bientôt)     3) Murat est programmé au printemps de Bourges... mais c'est la seule date 2019 pour l'instant... mais bien-sûr il suffit de cliquer sur les articles précédents pour savoir tout ça et un peu plus.

Pour affronter cette disette de nouvelles fraîches, j'avais gardé quelques articles de presse non encore partagés (pour vous laisser la chance d'en profiter en kiosque). Alors voici l'interview de Rock and Folk paru en novembre 2018 (n°615 avec Bowie en couv). J'ai fait bien-sûr mon possible pour faire des photos pourries… mais c'est lisible sur PC.

On y retrouve un Murat délié avec quelques petites phrases,  se plaignant par exemple d'avoir filé son disque à un pote musicien et que celui-ci ne lui ai fait aucun retour par exemple. [Ah, Jean-Louis, ils ont été nombreux à en parler de ton disque, et récemment Charlélie Couture)

A part ça, une petite info en passant sur "suicidez-vous le peuple est mort" et son aversion pour Mitterrand en 81: son père lui a dit que Mitterrand aurait donné l'ordre de tirer sur les mineurs en grève à St-Etienne. (les infos ici: https://www.forez-info.com/actualite/culture/1798-mineurs-en-greve.html  et aussi dans l'humanité)

 

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PS: J'ai beaucoup alimenté ce blog durant les premières années avec les "en direct des tuyaux ouverts", l'actualité youtubesque souvent constituée des archives de M. Five'R.  Je rappelle que mon blog et celui de Didier lui doivent beaucoup (il nous a permis d'accéder aux archives que l'on a exploitées… Didier  a tous lu, moi pas).  En ce moment, Five distribue quelques archives télé en "privé" dans le groupe facebook "Jean-Louis murat". Vu que c'est privé, je ne peux les partager ici, mais je vous informe. Elles peuvent réjouir les amateurs de playback et du Murat minet (on peut l'apercevoir en costume et pantalon à pince…)… mais il y a a aussi un live de 84 écoutable sur Dailymotion (en fin d'article).

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Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
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Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
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LE LIEN EN PLUS POUR CAUSER CAUSER

Murat n'a pas toujours été celui qui ne jurait que la production américaine (de Lamar en passant par Dylan, et le blues et la soul). Durant un moment, il évoquait les Pale Fountains, Prefab Sprout (jusqu'à en prendre le batteur Neil Conti). Un grand nom de ce courant musical est décédé ces jours-ci, je veux bien sûr parler de Mark Hollis, de Talk Talk qui avait acquis un statut d' "artiste culte" puisque son retour était une des arlésiennes les plus fameuses de la pop. Murat avait envisagé (avec la maison de disque) de travailler avec leur producteur: Tim Friese-Greene.   Ici dans Rock and Folk (1992):

Dans le fameux article de Libération "au pays de Murat" d'oct 91 qui relate la fabrication compliquée de l'album du Manteau:

- Prefab Sprout, écouté en boucle durant l'été par Murat ("Pour nous, auteurs de chansons, Paddy McAloon, c'est l'horloger ...") ; Virgin propose aussi Brian Eno (option atmosphérique). Indisponible, celui-ci répondra par voie de courrier. Murat n'est en tous cas pas si chaud pour Dolby. "Peur de faire chic. De sonner comme un Brian Ferry à la française."
Il pencherait, lui, pour Tim Friese-Greene, qui givre élégamment les disques de Talk Talk ... Et après tout, il ne penche pour personne -- que lui-même.

- Toujours pas question de producteur. Sans doute pour plus tard. Pour le mix final. Friese-Greene, qui traverse l'Afrique à pied, a envoyé une lettre ("Si vous avez fait Cheyenne Autumn tout seul, vous pouvez vous démerder tout seul !").
Murat se remet au travail.

AVRIL. Après hésitation et négociations du côté de Ian Broudie, François Kevorkian, Stephen Hague, c'est finalement Julian Mendelsohn, producteur, entre autres, des Pet Shop Boys, qui apporte sa touche (discrète) à l'album. L'Australien n'en rajoutant pas, les deux hommes s'entendent et passent une dizaine de jours à peaufiner l'ensemble dans les studios ZTT. Au passage, le producteur, plutôt sollicité ces temps-ci du côté "dance", se laisse aller à une opinion sur le travail du frenchy : "En Angleterre, c'est le genre de musique que tout le monde voudrait entendre mais que personne n'achète."

 

Dans la non moins célèbre (si quand même un peu moins) interview dans les Inrocks de 91 (par C. Fevret), Murat évoque Talk Talk comme une influence majeure du manteau de pluie.

L'impression de faux plat tient au rythme, en l'occurrence ce mid-tempo insistant et confortable, qui domine tout l'album.

J'aime bien les chansons qui sont menées sur le ton de la conversation, ou d'un échange amoureux. Dès que le tempo est un peu élevé, les chansons te stressent. Le beat parfait, c'est le battement du cœur. Sorti du battement du cœur, je me sens gêné : j'ai l'impression d'avoir une démarche strictement commerciale lorsque j'accélère le tempo. Je pourrais dire tous les textes de l'album tranquillement, sans chanter. Ce tempo lent se trouve sur beaucoup de ballades de rhythm'n'blues. Tous les gens que j'aime bien, les Otis et les Sam Cooke, travaillaient dans ces eaux-là. C'est le tempo de l'amour. Moi, je ne fais que des chansons d'amour et on ne peut pas parler d'amour sur un rythme de lapin mécanique. Ce que j'aime bien chez Neil Conti (le batteur de Prefab Sprout jouant sur Le Manteau), c'est qu'il a le son de caisse claire du batteur d'Otis Redding, Al Jackson. Dans mon biberon, j'avais cette musique et cette sonorité. Ces trucs de rhythm'n'blues mais aussi Wyatt, Cohen : j'aime ce qui n'a jamais été à la mode. J'en reste aux mots, aux mélodies, aux arrangements qui vont toujours dans le sens des mots et à l'efficacité de la rythmique, sans qu'elle soit omniprésente. Mais pour moi, le grand exemple, c'est Prefab Sprout et Talk Talk. A Pessade, pour le travail sur Le Manteau, je n'avais que leurs disques, je voulais viser entre les deux. Je trouve que les mots français vont très bien sur ce genre de choses.

Fais-tu un complexe vis-à-vis des Anglo-Saxons ?

Dans Johnny Frenchman, sur Passions privées, je dis "Attends que la crinière pousse au lionceau", je parlais pour moi. Cette chanson était au départ une lettre ouverte à Costello, car j'avais lu une interview où il nous traitait de minables. C'était à l'époque des Pale Fountains : d'un seul coup, je sentais quelque chose de neuf, que je pourrais aller dans cette direction. Je voyais les Anglais comme des voyageurs modernes, avec une langue invincible mais je leur disais "Attends que la crinière pousse au lionceau", je sentais qu'il faudrait du temps. Ça peut s'apprendre, il faut avoir des connaissances en art poétique, aimer la grammaire, le vocabulaire, écouter beaucoup de musique, trouver son rythme à soi, ne pas se précipiter. J'avais conscience de partir de très loin. Un peu comme le retard de la renaissance française sur la renaissance italienne.

Dans Purjus.net en 1992: 

Talk Talk - "Laughing Stock"
Un disque de base, quoi. Y'a tout dedans. Ca m'a beaucoup changé ce disque-là. J'ai envie de faire des trucs comme ça après. j'avais contacté Tim Freezegreen, marc Hollis ça me disais rien, mais Feltam, et Harris le batteur. J'aurais aimé travailler comme ça.

Certains continueront de parler de Talk Talk même pour Mustango:

Dans le Temps (Suisse): Pourtant, malgré ce goût pour les caresses un peu rudes de la musique américaine, les ballades de Murat évoquent plus souvent l'univers éthéré d'artistes tels Talk Talk, Blue Nile ou David Sylvian.

Murat en 2016 dans une playlist pour RTL avait choisi de nous faire écouter : living in another world. 

Pour la petite histoire, Murat a peut-être joué du Talk Talk lors d'un concert caritatif (pour la Roumanie): il a joué en effet avec le groupe Steve Mac Queen constitué notamment des copains Alain, Jérôme et Stéphane (les mêmes qui accompagnent Murat dans la vidéo de 84 visionnable ci-dessous).  C'est Matthieu qui nous en causait avec des archives inédites: 

En la circonstance, ce nom doit nous évoquer autant le célèbre acteur américain que l'album éponyme de Prefab Sprout sorti en 85. En effet, le groupe clermontois, monté en septembre 89, compte notamment à son répertoire, en plus de ses propres compositions, des morceaux de Prince, Simply Red, Talk Talk, Joe Jackson ou, justement, Prefab Sprout  [  …] On ne connaît pas la setlist du groupe ce soir-là, mais on peut supposer que Murat préféra jouer des reprises plutôt que ses propres morceaux et qu'il puisa dans le répertoire habituel de Steve McQueen. On sait par exemple qu'il interpréta, les mains enfouies dans les poches de son grand manteau, "It's only love", dans une version plus proche de la reprise des Simply Red que de l'original de Barry White.

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/05/article-concerts-caritatifs-en-cours.html

Merci mon Matthieu, et salut Hollis pour nous. Et je vous invite à écouter le live magnifique de Talk Talk à Montreux :

Allez, on termine par  Murat en live in Lyon en 84

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #le goût de qui vous savez

Publié le 25 Novembre 2018

Non, ce n'était pas au Ciné Vox, ni même au Roxy, le bar-ciné de la Bourboule, pas non plus près du quartier des abesses, au studio 28 (et pas, mais alors pas) à l'Atlas, ni dans un quelconque multiplex,  et pas non plus à Clermont un dimanche après midi où on s'ennuie... mais Jean-Louis Murat était invité de la salle du Toboggan pour nous parler cinéma le vendredi 23/11 peu de temps avant son concert au même endroit. Il a choisi dans une carte blanche, que soient diffusés "L'or de Naples" et "Accatone". 

                                              Teresa De Vita dans L'or de Naples

J'étais loin d'être certain qu'il soit effectivement présent, malgré ce qui était annoncé (du côté de Nantes ou de Bourgoin, sur les "à côtés" des concerts, il s'était parfois défilé)... et effectivement, jusqu'à 17 heures, c'est resté très incertain. ET malgré tout, devant une assistance un peu clairsemée, dont beaucoup de retraités (3/4 personnes du toboggan sont réquisitionnés comme figurants), voilà que se présente Vincent Raymond du "petit bulletin" (gratuit lyonnais) avec Jean-Louis... souriant et tranquille.  Vincent Raymond nous le connaissions déjà pour avoir livré le même exercice lors de deux rencontres FNAC, il y a bien dix ans pour la première. Je suis surpris que d'autres fans ne se soient pas mobilisés pour ce moment sympathique. 

Je me décide de filmer avec mon téléphone, avant de me rendre compte que la mémoire est pleine... puis passe à l'appareil photo qui est dans le même cas (ah, je n'ai pas anticipé...). J'efface ce que je peux pour libérer d'un côté en filmant de l'autre... mais il manque donc une partie des propos.

Murat se décoince petit à petit, restant timide, s'adressant surtout à l'intervieweur, mais une très bonne impression se dégage et je pense que le public gardera une très bonne image de Jean-Louis (c'est moins certain des spectateurs du concert qui suivra).  Bien-sûr Murat se délecte à parler culture: référence mythologique et philosophique (extrait manquant), lien que constitue l'Italie du Sud avec la civilisation grecque,  "l'or de Naples" et sa séquence la plus dramatique... Puisque personne connaissait   le film, à leur grand étonnement, ils ne nous en disent pas plus.

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

En fait, dans ce "sketch" dramatique, on suit une mère dans une longue procession mortuaire de son jeune enfant. Elle offre le visage d'une extrême gravité, mais elle souhaite que tout soit parfait, ajustant fleurs et bouquets, choisissant les rues les plus passantes... Le masque va s’effondrer. Murat résume en une interrogation "que faire d'un enfant mort?".  Le "court métrage" laisse la place à plusieurs interprétations... mais Murat raconte qu'il a déjà quitté une fille parce qu'elle n'avait pas ressenti la même chose que lui au cinéma... alors chut... et lui d’enchaîner sur Toy Story 3 d'où viendrait le titre "toboggan" et qui le ferait pleurer (j'ai retrouvé un bout de séquence du film, à voir ci-dessous).

J'ai passé un excellent moment en tout cas, sur la présentation et durant le film, qui donne à voir Naples... si inspiratrice pour Murat, des ruelles à des bâtiments évoquant des temples grecs... Quant à Silvana Mangano, elle est magnifique...

Petit regret: j'ai quitté la salle avant la fin du film, il était 20h30 et j'avais besoin de respirer avant le début du concert... Je ne sais pas du coup comment se termine le dernier sketch: le petit peuple d'une rue, les gens de peu, les gens de rien (qui l'occupe en permanence car ils n'ont pas la place chez eux pour vivre, ni même pour manger) se plaint du riche noble qui souhaite passer en voiture dans celle-ci, les obligeant à se retirer lors de son passage.

(Je crois l'avoir déjà indiqué, mais à propos de Naples, il écrivait déjà beaucoup de choses, en 1990, même si la dépression guettait, et que l'amour du foot disparaissait: à retrouver ici, notamment le lien avec le patois auvergnat). Jean-Louis indiquait (cf article précédent) qu'il se "renouvelle"... mais Murat, l'Italie, le cinéma, la mort, traversent toute son œuvre. On comprend également et de plus en plus qu'il trouve son inspiration chez des auteurs ou des cinéastes (par exemple, il a ainsi dit récemment J’ai écrit beaucoup de chansons tirées de son livre sur la Jamaïque - à propos de VS Naipol).

Les spectateurs sont invités à rester pour le concert, et Murat en remontant l'escalier répond :"m'ouais, il y a le match de foot, allez-y"... En effet, le derby OL-ASSE va se dérouler 2 km plus loin...

Il avait déjà parlé à plusieurs occasions de Toy Story 3, voici le Toboggan:

On se quitte avec "Silvana", et n'oubliez pas en ce dimanche, vos prières:

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour ma fille aimée

Que Dieu vienne choyer mon enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour mon fils aimé

Que Dieu vienne choyer cet enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

 

Prière pour M...

Dieu des fleurs des ponts-levis
Dieu du rêve Dieu de l'ortie
Dieu des jeunes gens fugueurs
Amateur

Dieu de Sibérie
Dieu de la mélancolie
Dieu des peines de cœur
Laboureur

Dieu du jour Dieu de la peau
Dieu du masque Dieu du tombeau
Dieu des signes avant-coureurs
Dieu vengeur

Dieu des amants désunis
Dieu des larmes Dieu de l'oubli
Dieu du pigeon voyageur

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #cinéma, #le goût de qui vous savez, #il francese

Publié le 12 Novembre 2018

Et oui, pas comme un lundi, car le ciel est bleu, les oiseaux chantent, on a du travail et notre Leader a rencontré le peuple et l'a regonflé à bloc.  Je parle du président, pas de Jean-Louis... quoi que... Il est en tournée, il nous parle de mémoire, de transmission... et  on l'acclame. Voyez plutôt à DIJON :

https://www.bienpublic.com/loisirs/2018/11/10/dijon-jean-louis-murat-etait-sur-la-scene-du-theatre-des-feuillants       On découvrira sur le lien deux photos de la soirée!

Une basse et une batterie pour l'accompagner, un power trio rock parfait pour apprécier le concert de Jean Louis Murat qui venait à Dijon présenter son nouvel album Il Francese sorti à la fin du mois de septembre. Le chanteur ouvre son concert avec, Achtung dans une version différente de celle de l'album. Il enchaîne avec Ciné Vox morceau « Muratien » par excellence, sa voix si pure et  particulière captive le public, le jeu de guitare est toujours reconnaissable entre tous. Il joue essentiellement son nouvel album mais les morceaux sont ralentis comme étirés sur la corde de l'émotion. Les versions de Hold-up, et Rendre l'âme sont magnifiques, entre langueur et ardeur. Il réserve pour son public quelques anciens morceaux, le très beau Il neige est à pleurer. Avec peu de mots échangé avec le public il parvient à tenir une sorte de fascination avec sa poésie et sa musique. On a la sensation d'un moment assez intime ou il nous offrirait ses réflexions poétiques. A 66 ans le dandy auvergnat continue de nous étonner et il offre en rappel une excellente reprise de Jour du Jaguar, chanson de 2003. Il a livré un concert rock, et touchant emprunt d'une mélancolie heureuse il ne reste plus qu'à passer l'hiver au chaud en écoutant le très beau  Il Francese et tous les autres. 

          Lydie Champrenault (CLP)

                                                                                 By Roxanne Gauthier

Voici un petit mot que l'on vient de m'envoyer (merci) :  "un petit aperçu de la set list capturée sur la console à St Avertin. Nombreux titres joués, concert complet, musique, voix et sons excellents. Pas de dédicaces. Chansons différentes que de celles du concert de Nantes. Bonne soirée. Laurence et Philippe"

 

1)   Le podcast de l'interview FRANCE INFO (8/11 le monde d'Elodie)  est dispo, même si le site n'est pas encore à jour à la page de l'émission, puisqu'elle affiche un alter ego de Jean-Louis au niveau de la drôlerie et de la magie (Eric Antoine).  5 minutes

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/19063-08.11.2018-ITEMA_21886061-0.mp3?track=false

Quelques mots sur ses parents, encore sur Christophe... pour finir par "retourner dans le ventre d'une femme"... un tour d'une vie en 5 minutes....

2)  J'avais ça sous le coude depuis un moment, mais j'ai bugué:  je ne trouvais pas l'interview sur le site...  En fait, il faut cliquer sur les différentes photos qui sont en fait "les choix culture" de Jean-Louis.

http://www.vivelaculture.com/jean-louis-murat/  

Quelques goûts déjà cités (surtout Lamar et Ocean, Nietzsche, Murray, Houellebecq, la mode- et oui-, et Toy story, mais c'est quand même intéressant) et d'autres choix plus rares, notamment NAIPAUL qui dit lui avoir inspiré plusieurs chansons. Merci d'aller lire ça sur leur site, avec les références et des vidéos.

 

« Je pourrais tenir des heures à passer d’un artiste à un autre. Je suis là en programmation automatique pour parler de moi et de mon disque, c’est comme si j’étais un lapin pris dans les phares d’une voiture. Je suis sûr que dans cinq minutes je vais me dire : ah pourquoi je n’ai pas parlé de ça… » Nous avons rencontré Jean-Louis Murat, intarissable sur les artistes qui le passionnent, en septembre à la sortie de son nouvel album. Il est actuellement en tournée. Il Francese

Jean-Louis Murat
"En musique, je suis passé par une phase « j’arrête, c’est une activité à la con », et je suis reparti un peu de zéro. C’est bien de s’imposer à soi-même de repartir du zéro en soi. Après RN 89, où je ne voulais pas l’ombre d’une mélodie, pas une seule chanson, j’ai fait un disque avec que de la chanson pure composée au piano, je reste dans ces préoccupations : quels témoignages peux-tu apporter sur ce que tu vis dans cette période inédite ? Jamais des humains n’ont connu autant de choses que nous. On va « fêter » les dix ans de l’iPhone, en même temps, on constate un recul de la démocratie un peu partout dans le monde. Est-ce qu’il y a un rapport ?"

 

Houellebecq

Collectif

 

"La lecture de l’été, pour moi, ça a été Les Cahiers de l’Herne consacrés à Michel Houellebecq. Ce que j’aime chez Houellebecq, c’est son œil, il a trouvé une façon de voir les choses. Je ne suis pas sûr que ce soit un très grand romancier, ce n’est pas un très grand penseur, ce n’est pas un très grand moraliste, c’est le parfait contemporain. Etant très fan de Philippe Murray, il me fait relire du Murray, partir dans tous les sens, et du coup, essayer de me lancer un peu dans Schopenhauer dont je ne suis pas un fan absolu - je trouve que Nietzsche est un plus grand écrivain que Schopenhauer. Ces Cahiers de L’Herne sont passionnants, d’une grande réussite. Je les ai recommandés à une dizaine de copains. Passionnant."

En présence de Schopenhauer

Michel Houellebecq
"J’ai une théorie qui est que Houellebecq est le prolongement de Murray, c’est tout le talent de Houellebecq d’ailleurs. Je pense qu’il est parfaitement contemporain. C’est saisissant mais je pense qu’en une décennie, ses livres, par exemple Soumission, vont vieillir… C’est comme dans le disque, il y a des disques qui sont hyper efficaces au moment où ils sortent, et puis dix ans après ça ne marche plus. Même L’Extension du domaine de la lutte, en en reprenant des bouts, déjà ça date. Je pense que Houellebecq a deux points faibles : ce qu’il écrit vieillira rapidement, et on sent trop qu’il veut le Nobel. Ça n’empêche pas que je l’aime beaucoup. Il m’obsède assez en fait. Je suis comme lui, dans le contemporain direct, au jour le jour. Dans le train en venant je me demandais : sur quoi travaille t-il ? Ca serait un excellent sujet sachant que c’est un parfait observateur de l’époque, un ultra journaliste…"

 

Essais : L'Empire du Bien, Apres l'Histoire I-II, Exorcismes spirituels I-IV

Philippe Murray
"On aurait tort d’oublier Philippe Murray. Il faut lire tout Philippe Murray. Même le Céline, même ce qu’il a écrit sur la Troisième République ; comment il explique l’opposition de Victor Hugo et Napoléon III, qui se battent sur les mêmes meufs. Il est très, très, très fort, Philippe Murray. C’est une perte immense, infinie. Un de mes grands regrets, c’est de ne pas avoir mis en musique des poèmes de Philippe Murray. La poésie un peu bébête de Houellebecq, elle vient aussi de Philippe Murray. Il y aurait un gros travail à faire sur ce qu’il y a de Philippe Murray chez Houellebecq. J’ai la chance d’avoir une lettre de Philippe Murray, qui avait été sidéré que je parle de lui dans une émission sur France Inter."

Le Gai savoir

Friedrich Nietzsche
"Je l’ai en je ne sais combien d’éditions mais, Auvergnat oblige, je privilégie la traduction d’Alexandre Vialatte (indisponible, le visuel est celui de l'édition de poche Ndlr)."

Guérilleros

V.S. Naipaul
"J’ai une bibliothèque qui repose beaucoup sur V.S. Naipaul. Son livre sur les gens du Sud des Etats-Unis est absolument sensationnel. Son livre sur l’Afrique, ou son livre sur la Jamaïque, aussi. J’ai écrit beaucoup de chansons tirées de son livre sur la Jamaïque. Son discours à Stockholm sur Proust, et son essai sur la littérature, alors là, c’est formidable. J’en ai lu des bouts à mes enfants. Je ne comprends pas l’image négative que peut avoir Naipaul. Il y a quelque chose qui me dérange. Je trouve qu’à sa mort il n’a pas été célébré comme il aurait du l’être. Il a quelque chose qui fait penser à Houellebecq. Un observateur, un hyper journaliste. Dans deux siècles les historiens diront : voilà, si je veux savoir ce qui se passait dans la Jamaïque des années soixante-dix, c’est tout à fait valable."

 

La Langue géniale : 9 bonnes raisons d'aimer le grec

Andrea Marcolongo
"Andrea Marcolongo est une jeune femme universitaire remarquable. C’est elle qui écrivait les discours de Matteo Renzi. Hier au soir, je discutais des philologues et de philologie, et un spécialiste me disait qu’il n’y a plus de formation de philologue maintenant. En lisant Nietzsche, je me disais que j’aimerais bien prendre le même itinéraire, mais on ne peut plus faire ces études. Ce livre d’Andrea Marcolongo est absolument magnifique."

You Better Run – The Essential

Junior Kimbrough
"Pour France Culture, on m’a demandé de choisir dix chansons, j’ai mis Junior Kimbrough qui est indiscutable. Il a eu une vie incroyable, il était garagiste, il réparait des tracteurs et tous les samedis soirs, il tapait le blues au fond de son garage transformé en club. Quand Junior Kimbrough, est mort, les Black Keys lui ont rendu hommage en sortant un six titres de reprises de ses morceaux. En discutant, on a aussi évoqué Crossroads, le film de Walter Hill sur la 30e chanson de Robert Johnson."

 

To Pimp A Butterfly

Kendrick Lamar
"En musique, je me suis entiché de Kendrick Lamar, au point que j’ai commencé un petit ouvrage sur lequel je galère, qui s’appelle Kendrick et moi. J’en suis à ça, plutôt à chercher un phare, en approche d’Alexandrie ! Existe t-il ? Et donc Kendrick Lamar me paraît être un assez bon phare, pour les Américains, c’est un peu un nouveau Dylan, ça m’intéresse de voir ce qu’il développe, quelle est sa mentalité, sa façon de voir les choses, et comment il arrive à se dépatouiller de préoccupations assez hautes et comment il arrive à gérer la vie intérieure avec une activité strictement matérialiste. Comment quelqu’un qui travaille une musique strictement matérialiste dans un univers, le rap, lui même strictement matérialiste, comment il va s’en sortir. C’est aussi des questions que je me pose : comment on peut faire passer l’intériorité de la bestiole en petite œuvre ou en petites chansons de trois minutes."

 

Blond

Frank Ocean
"En fait, mon grand engouement, c’est plutôt Frank Ocean. J’aime bien être complètement dépassé comme dans l’adolescence quand j’écoutais Leonard Cohen ou Neil Young et que, d’un seul coup, un monde me tombait dessus et que le temps de l’écoute d’un disque, je n’avais pas le temps de faire le tour de ce monde. Souvent on trouve des gens qui ont un tout petit monde dont on a vite fait le tour, c’est un F2, mais là, Frank Ocean, c’est grand. Je parlais de Jimmy Scott et je me rends compte que j’aime beaucoup les personnalités ou les voix androgynes. C’est comme si je ne voyais de la lumière que dans les interstices de l’indéfinition sexuelle, dans la sexualité indéterminée. J’ai toujours aimé ces voix-là, Anthony and the Johnson, Tiny Tim, Eddie Kendricks (The Temptations), - la maman de Kendrick Lamar qui était une grande fan d’Eddie Kendricks a appelé son fils Kendrick en hommage à Eddie Kendricks."
Exposition -

Gucci Garden

 
"Une chose me tient très à cœur, j’adore la couture et la haute couture. Ma mère est couturière, elle m’a appris à dessiner des pantalons et je sais coudre. Parfois je dis aux filles « vous voulez que je surfile ? ». Si je suis allé à Florence, c’était aussi pour aller au musée Gucci qui est fascinant, fascinant. Il y a notamment la robe de Björk dessinée par Alessandro Michele qu'elle portait dans le clip The Gate, sorti en 2017. Cette robe est sensationnelle. C’est pour ça que j’aime beaucoup l’Italie, pour l’amour des vêtements. Et surtout, en bon fils de couturière, pour la qualité du travail des petites mains. Mon père était menuisier et mes grands-parents, paysans, donc je vois bien ce que c’est la qualité des petites mains. Je peux rester un quart d’heure devant un col de robe, je pense à ma mère, je regarde comment c’est fait."

Toy Story

John Lasseter
"Plus j’avance en âge, plus je n’aime que les dessins animés. C’est étonnant. Même moi, ça me surprend ! Pour moi, John Lasseter est un dieu ! J’ai tout, je suis un fanatique absolu, j’ai même ses premiers courts-métrages. Je trouve que tout ce qu’il touche est d’une intelligence absolue. Je pourrais faire des cours de philosophie sur Toy Story ou uniquement sur les dessins animés."

 

LE LIEN EN PLUS

Allez, juste en clin d'oeil:   il est question d'aligot dans le New-York times... sans tabasco...

https://www.nytimes.com/2018/11/09/dining/sweet-potato-aligot.html

(merci Véro)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il, #le goût de qui vous savez

Publié le 23 Mai 2018

La coopérative de mai lance sa radio, en écoute sur son site et sur internet.

Des contributeurs participent aux choix musicaux... et forcement, Didier Veillault a fait appel à Murat...

Voici ces choix musicaux:

• MYKKI BLANCO - Loner
• KENDRICK LAMAR - Good kid
• JUNIOR KIMBROUGH - You better run
• GIL SCOTT HERON - Lady Day and John Coltrane
• ERYKAH BADU - Kiss me on my neck
• EDDIE KENDRICKS - Boogie down
 
En écoute ci-dessous...
 
PS: le site internet officiel a été mise à jour: il mentionne "TOURNEE EN AUTOMNE"
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 5 Février 2016

Je vous avais promis cette surprise lors d’un précédent article… Et voici enfin l’instant de vous la dévoiler.

 

Après Rose, Matt Low et Morgane Imbeaud (pour parler des toutes récentes collaborations), Jean-Louis Murat vient de participer à un autre projet, assez particulier.

Il s’agit du premier disque d’un musicien ERYK  E. exerçant dans le civil le métier de… médecin anesthésiste (auteur d’un livre de référence dans le domaine),  médecin pas malgré lui… mais musicien depuis toujours, auteur, compositeur et interprète (après le bac, il s’était même consacré un temps à la musique avant finalement de reprendre ses études).

 

Un jour, dans l’été 2010, il a croisé la vie d’un certain Bergheaud. Ils sont devenus amis…

 

« Il y a 3 ans environ que Jean-Louis lui-même, après que je lui ai fait écouter 2 ou 3 trucs à la maison, m'a un jour dit "il faut que tu enregistres un album, et moi je peux t'aider si tu en as envie". Comme j'étais en pleine rédaction de la seconde édition de mon livre, je n'ai pas pu me consacrer tout de suite au projet musical qui pourtant est devenu pour moi un objectif fondamental. Une fois le livre sorti en septembre 2014, Jean-Louis m'a dit "maintenant tu n'as plus de prétexte!", et alors je me suis pleinement investi dans l'écriture ».

 

En août/septembre 2015, ils se sont retrouvés dans le studio de… Denis Clavaizolle, qui a pris les manettes, fait quelques claviers. Guillaume Bongiraud, Julien Quinet des Delano Orchestra sont venus… A la section rythmique : Stéphane – la Fourme- Mikaelian, ranchero, et Clément Peyronnet, multi-instrumentiste et musicien pro, a pris la contrebasse. Une choriste à la voix surprenante intervient également sur quelques titres : Gaëlle Cotte.

 

Quant à Jean-Louis Murat, il a offert sa guitare… et 3 textes inédits écrits sur des musiques dont Eryk E. n’avait pas encore les paroles : des textes courts mais pas banals, dont JEUNE FACE, évoquant le Ferré de «20 ans» et d’ «avec le temps» , et LES LIEUX, surprenante –pour Murat- évocation parisienne (rue des blanc-manteaux, place des abesses) : « Sans toi, tous ces lieux sont à désespérer »… et quelques-uns verseront sans doute une larme sur ce titre, tant Jean-Louis s’est mis au diapason de la musique déchirante et dépouillée…

En effet, double effet surprise : même si l’une des rares images d’Eryk sur le net le montre à l’harmonica et que l’appréciation que m’a donnée Jean-Louis de la session était « on s’est bien amusé »… on est loin d’une ambiance blues rock auquel je m’étais attendu. C’est une musique essentiellement piano, qui évoquera Barbara et Sheller, «un projet ambitieux et risqué où l’on ressent fortement l’influence de la musique classique » m’a dit le patron de label Bertrand Betsch auquel j’ai fait écouter le disque.

 

L’album « Seize » (de 10 chansons) sortira en téléchargement numérique (amazon, deezer, Itunes...) à la mi-mars... peut-être le 16... 2016,  Et nous aurons l'occasion bien sûr d'y revenir!

 

En première mondiale, le 12 Février, Eryk E. jouera pour la première fois ses chansons (accompagné de plusieurs musiciens dont Guillaume Bongiraud), en première partie d'un joli nom de la pop française (c'est secret), à l’occasion du Festival du Court Métrage, dans l’espace éphémère L'EMBASSY, 39 rue des Chaussetiers à Clermont-Ferrand. Le lendemain, on retrouvera dans le même lieu... Barbara Carlotti (là, je vous le dévoile!).

 

A liker : sa page facebook ERYK E. https://www.facebook.com/Eryke-661722910636414/

 

J’ai l’honneur de vous présenter la magnifique pochette signée Esther Decluset  (qui n’est pas sans rappeler en plus ensoleillée celle du « Cours ordinaire des choses »). On retrouve le nom d'Esther sur le site jlmurat.com : elle en a fait le design!

ERYK E., nouveau coup de coeur-coup de pouce de Murat

Et j'oubliais, voici en écoute deux titres... dont  "Les lieux ", texte de Jean-Louis Bergheaud.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 16 Mai 2015

En paix, du côté des étoiles en terre ou au ciel

Ils nous ont quitté...

- B.B. KING:

Jean-Louis Murat dans Magic en 2002 "Les exemples, c’est John Lee Hooker, B.B. King, Bob Dylan, Bob Marley, Duke Ellington [...]. Il n’y a que dans le blues et dans le jazz que les mecs ne s’étiolent pas et continuent à assurer".

Jérôme PIETRI nous disait: "Il faut pas oublier que B. B. King, qui sait à peu près de quoi il parle, s'est insurgé entre autres contre cette définition inexacte et puis stupide du blues et il a dit : « Il ne faut pas oublier que le blues, c'est aussi un cri de révolte et de colère contre l'injustice et l'oppression ». Donc moi, c'est cette définition que j'aime, les chansons d'amour, je m'en tape !"

Je n'ai pas trouvé beaucoup d'autres éléments (Murat parle plus souvent de John Lee Hooker bien sûr). Je n'ai pas retrouvé notamment dans les émissions où il délivre ses choix musicaux de séquence sur BB King, mais Murat aime souvent privilégier ses chers "seconds couteaux".

- Pierre OSTIAN:

On n'en entendra moins parler que BB King... mais c'est le créateur et producteur de feu l'émission "MONTAGNE", dont Murat avait été invité et dont il avait fait le générique. Il vient de mourir à l'âge de 70 ans. Il était originaire d'Isère.

Bio: un article sur le site de France 3 Région.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez