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Publié le 5 Février 2016

Je vous avais promis cette surprise lors d’un précédent article… Et voici enfin l’instant de vous la dévoiler.

 

Après Rose, Matt Low et Morgane Imbeaud (pour parler des toutes récentes collaborations), Jean-Louis Murat vient de participer à un autre projet, assez particulier.

Il s’agit du premier disque d’un musicien ERYK  E. exerçant dans le civil le métier de… médecin anesthésiste (auteur d’un livre de référence dans le domaine),  médecin pas malgré lui… mais musicien depuis toujours, auteur, compositeur et interprète (après le bac, il s’était même consacré un temps à la musique avant finalement de reprendre ses études).

 

Un jour, dans l’été 2010, il a croisé la vie d’un certain Bergheaud. Ils sont devenus amis…

 

« Il y a 3 ans environ que Jean-Louis lui-même, après que je lui ai fait écouter 2 ou 3 trucs à la maison, m'a un jour dit "il faut que tu enregistres un album, et moi je peux t'aider si tu en as envie". Comme j'étais en pleine rédaction de la seconde édition de mon livre, je n'ai pas pu me consacrer tout de suite au projet musical qui pourtant est devenu pour moi un objectif fondamental. Une fois le livre sorti en septembre 2014, Jean-Louis m'a dit "maintenant tu n'as plus de prétexte!", et alors je me suis pleinement investi dans l'écriture ».

 

En août/septembre 2015, ils se sont retrouvés dans le studio de… Denis Clavaizolle, qui a pris les manettes, fait quelques claviers. Guillaume Bongiraud, Julien Quinet des Delano Orchestra sont venus… A la section rythmique : Stéphane – la Fourme- Mikaelian, ranchero, et Clément Peyronnet, multi-instrumentiste et musicien pro, a pris la contrebasse. Une choriste à la voix surprenante intervient également sur quelques titres : Gaëlle Cotte.

 

Quant à Jean-Louis Murat, il a offert sa guitare… et 3 textes inédits écrits sur des musiques dont Eryk E. n’avait pas encore les paroles : des textes courts mais pas banals, dont JEUNE FACE, évoquant le Ferré de «20 ans» et d’ «avec le temps» , et LES LIEUX, surprenante –pour Murat- évocation parisienne (rue des blanc-manteaux, place des abesses) : « Sans toi, tous ces lieux sont à désespérer »… et quelques-uns verseront sans doute une larme sur ce titre, tant Jean-Louis s’est mis au diapason de la musique déchirante et dépouillée…

En effet, double effet surprise : même si l’une des rares images d’Eryk sur le net le montre à l’harmonica et que l’appréciation que m’a donnée Jean-Louis de la session était « on s’est bien amusé »… on est loin d’une ambiance blues rock auquel je m’étais attendu. C’est une musique essentiellement piano, qui évoquera Barbara et Sheller, «un projet ambitieux et risqué où l’on ressent fortement l’influence de la musique classique » m’a dit le patron de label Bertrand Betsch auquel j’ai fait écouter le disque.

 

L’album « Seize » (de 10 chansons) sortira en téléchargement numérique (amazon, deezer, Itunes...) à la mi-mars... peut-être le 16... 2016,  Et nous aurons l'occasion bien sûr d'y revenir!

 

En première mondiale, le 12 Février, Eryk E. jouera pour la première fois ses chansons (accompagné de plusieurs musiciens dont Guillaume Bongiraud), en première partie d'un joli nom de la pop française (c'est secret), à l’occasion du Festival du Court Métrage, dans l’espace éphémère L'EMBASSY, 39 rue des Chaussetiers à Clermont-Ferrand. Le lendemain, on retrouvera dans le même lieu... Barbara Carlotti (là, je vous le dévoile!).

 

A liker : sa page facebook ERYK E. https://www.facebook.com/Eryke-661722910636414/

 

J’ai l’honneur de vous présenter la magnifique pochette signée Esther Decluset  (qui n’est pas sans rappeler en plus ensoleillée celle du « Cours ordinaire des choses »). On retrouve le nom d'Esther sur le site jlmurat.com : elle en a fait le design!

ERYK E., nouveau coup de coeur-coup de pouce de Murat

Et j'oubliais, voici en écoute deux titres... dont  "Les lieux ", texte de Jean-Louis Bergheaud.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 16 Mai 2015

En paix, du côté des étoiles en terre ou au ciel

Ils nous ont quitté...

- B.B. KING:

Jean-Louis Murat dans Magic en 2002 "Les exemples, c’est John Lee Hooker, B.B. King, Bob Dylan, Bob Marley, Duke Ellington [...]. Il n’y a que dans le blues et dans le jazz que les mecs ne s’étiolent pas et continuent à assurer".

Jérôme PIETRI nous disait: "Il faut pas oublier que B. B. King, qui sait à peu près de quoi il parle, s'est insurgé entre autres contre cette définition inexacte et puis stupide du blues et il a dit : « Il ne faut pas oublier que le blues, c'est aussi un cri de révolte et de colère contre l'injustice et l'oppression ». Donc moi, c'est cette définition que j'aime, les chansons d'amour, je m'en tape !"

Je n'ai pas trouvé beaucoup d'autres éléments (Murat parle plus souvent de John Lee Hooker bien sûr). Je n'ai pas retrouvé notamment dans les émissions où il délivre ses choix musicaux de séquence sur BB King, mais Murat aime souvent privilégier ses chers "seconds couteaux".

- Pierre OSTIAN:

On n'en entendra moins parler que BB King... mais c'est le créateur et producteur de feu l'émission "MONTAGNE", dont Murat avait été invité et dont il avait fait le générique. Il vient de mourir à l'âge de 70 ans. Il était originaire d'Isère.

Bio: un article sur le site de France 3 Région.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 20 Avril 2015

Calexico in Köln (E Werk) le 20 avril 2015

Il n'y avait pas de brouillard pour franchir le Rhein grande
J'ai lu E-Werk Koln
Mais tu es qui, toi?

Calexico ... Que je n'avais que survolé... Profondément bête que j'étais

Too tough to die
ça c'était les Ramones... trop vieux pour les découvrir, moi plutôt...


Je ne voyais plus dans la culbute franco-française... plus rien à devoir aux ricains.

Aimer
Mais qui peut sans façon être sûr

En terre Allemande, ce soir, j'étais
d'Arizona (il parait que c'est loin l'Arizona...)
L'âme et le cœur cher Al
Tout à la fois


Hey! Joey, John,
Are you sure, les gars?...
Oui je vois mieux qui je suis moi là

Avec Calexico ... Je dis Calexico, Calexico

Calexico à Cologne   20 avril

- 2 très bonnes heures de concert, une petite partie pour le nouveau album que l'on dit pas le meilleur... mais c'est pourtant avec le titre en espagnol y figurant que l'ambiance se réchauffe tout-à-fait: Cumbia De Donde et le tubesque Falling from the sky... Les deux trompettes mettent le feu (avec l'allemand Wenk que j'avais vu chez Eicher), et les musiciens changent d'instrument, Joe laisse le micro pour deux titres au trompettiste, l'accordéon, le xylo, la jolie guitare énergique de Depedro (Jairo Zavala) qui slide parfois comme un vrai gars du bayon... Joe qui n'a certainement pas la plus belle voix du monde, ni le charisme exceptionnel... mais quand il livre un titre presque solo, le charme opère... Et John a plus que jamais l'air de Buddy Holly qui aurait décidé de rater un avion... Voilà... je viens de rentrer d'Arizona, un Arizona plein d'espagnol, d'allemand, d'un bout de français, de pop anglaise...

Ils sont au TRIANON le 26 avril. Il reste des places. A Cologne, il y avait 2000 personnes.

Merci Véro d'avoir sonné le rappel!

Set-liste (sur fb officiel)

PS: Voici ce que dit LE LIEN DEFAIT sur la relation Murat/Calexico:

"C'est Denis Clavaizolle qui est à l'origine de la collaboration de Murat avec le groupe de Tucson : "Je l'ai encouragé à contacter les gens de Calexico parce que j'aimais beaucoup OP8 ainsi que leurs propres albums."

Murat rencontre Joey Burns (bassiste) et John Convertino (batteur) dans les coulisses du New Morning fin 1998. Joey Burns raconte "Il nous a laissé ses albums, qu'on a écoutés. Sa voix nous a plu et on l'a recontacté pour lui dire qu'il était le bienvenu à Tucson s'il voulait qu'on travaille ensemble".

Leurs échanges se poursuivent pas e-mails et quelques mois plus tard, Murat débarque en Arizona avec des maquettes bien avancées du futur Mustango. Joey Burns explique : "Nous n'avions qu'à jouer par-dessus ce qu'il voulait entendre. Il avait suffisamment de chansons pour se sentir sûr de lui. Pour le titre Bang bang par exemple, il avait une bande avec le squelette du morceau. Nous avons apporté les muscles, la peau et quelques organes."

En fait, Murat sait précisément ce qu'il attend de Calexico : "Je suis fasciné par le son de leur rythmique, ce son chaud fabuleux de la batterie et de la contrebasse. Pour moi, le rock est avant tout une affaire de section rythmique. Burns et Convertino, ils ont ce que n'ont pas la plupart des groupes. Ils sont comme les Stones ou Creedence, on reconnaît leur rythmique en un quart de seconde." Un point de vue que Joey traduira à sa manière : "Il voulait seulement une touche de Calexico, ma basse et la batterie jouée avec des balais de John." Dès lors, pour Calexico, la tendance sera à l'épure : "John et moi avions tendance à jouer beaucoup de notes, dont les chansons de Jean-Louis n'avaient pas besoin. Ce fut une leçon de minimalisme pour nous."

Sans doute les musiciens de Calexico auraient-ils aimé aller plus loin, car la collaboration semble leur avoir laissé un peu de frustration : " Nous avons manqué de temps pour développer le dialogue musical, qui entre parfois plus dans le temps simplement passé ensemble que dans les répétitions. Nous avons peu composé ensemble. Nous avons seulement écrit Viva Calexico ! et une autre chanson qui sera peut-être sur une face B. Il nous a dit qu'il aimerait revenir à Tucson pour expérimenter la composition collective. On a travaillé ensemble quelques jours, puis il est parti dans le désert et on l'a très peu revu."

Après une vingtaine de jours, Murat retournera à New York pour faire d'autres rencontres qui aboutiront à Mustango.

Joey Burns gardera d'excellents souvenirs du temps passé hors du studio, à faire découvrir à Murat les restautants et les boutiques d'instruments de musique de Tucson : " Nous avons appris à connaître Jean-Louis en passant du temps ensemble dans les restaurants mexicains, à l'écouter parler de ses expériences. (…) On s'est beaucoup amusés avec lui, j'ai beaucoup aimé les histoires de Jean-Lo
uis, il a beaucoup d'expériences à partager."

[Toutes les citations sont extraites de "Murat en Amérique", supplément des Inrockuptibles consacré à Mustango.]

http://www.casadecalexico.com/"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 29 Octobre 2014

 

C'était donc le 29 octobre, 21 heures...Sur RADIO NOVA.

http://www.novaplanet.com/radionova/bientot-dans-les-oreilles-de-dans-les-oreilles-de-jean-louis-murat

 

Oh, "Col de la Croix saint-Morand" (oups) dit la présentatrice... pour démarrer... mais passons.

Chouette, cette émission... façon reportage confession (sans perte de temps à écouter des questions)... et une chouette BO : Gloria Lasso pour commencer...

Et puis en vrac, et de manière non exhaustive:

l'évocation de la découverte de Ray Charles, l'harmonie municipale, les deux premiers disques (des anecdotes connues cela dit), le prof d'anglais qui fait écouter Charlie Parker, les voyages en Angleterre (who, doors, Hendrix en stop...)... puis de la musique éthiopienne, égyptienne, les Talkings Heads, une évocation de ses 33 Tours vendus par un copain junkie...son goût pour les choses imparfaites plus enrichissantes et son "écoute quasi-professionnelle" des vieux disques... Et dire qu'il a commencé l'émission en se définissant comme "chanteur régional, auvergnat"....

 

L'interview tourne ensuite sur sa façon de produire... Une date de sortie, puis retroplanning: date de production, réservation studio... puis seulement écriture.

Ah, tiens, Gimme Shelter... Ah, quelle surprise! "Pour qu'il y ait une chanson, il faut un gimmick de guitare, de mots"...

Et tiens donc, diffusion de "déjà deux siècles"... chouette idée de sortir ce titre. Ah, c'est une idée de BAYON!!

Vraiment un plaisir d'entendre Murat défendre et parler de ses goûts si nombreux, plutôt que de taper sur ses collègues... Il se dit même "inconditionnel" de Mickael Jackson...Ceci dit, pas de french dans l'émission... Pour quelqu'un qui pousse les autres à chanter en français!

 

Podcast et playlist disponible à partir du 30/10:

http://www.novaplanet.com/radionova/podcast-dans-les-oreilles-de

 

 

LE LIEN D'AUTOPROMO EN PLUS DU BLOG:

Vous retrouverez Murat évoquant ses goûts avec Manoeuvre dans une vieille émission télé  :

http://www.surjeanlouismurat.com/tag/le%20gout%20de%20qui%20vous%20savez/

Et on termine avec son dernier coup de coeur. Mc Morroy.

 

Dans les Oreilles de .... sur RADIO NOVA

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...), #le goût de qui vous savez

Publié le 26 Juillet 2014

Des fois, tu vois des trucs sur Fb, et tu te laisses avoir... Une connerie, une vieillerie... ou sur le net, un truc qui annonce un concert... qui a eu lieu il y a deux ans... J'ai oublié, je prends un coup de speed, je pars dans les recherches... et je me rends compte que c'est du réchauffé, de l'éventé, de l'éculé... et je me dis "ouf, je n'ai pas publié d'article". 

 

Aujourd'hui... je suis encore parti sur les chapeaux de roue (je ne dénoncerai pas d'où c'est venu...mais je le remercie tout de même). Parce que j'ai raté un truc l'année dernière. JJ CALE est mort... Si... comme Giscard... et c'est autrement plus important.

 

Il est donc mort il y a un an tout juste.Je devais être en congés l'année dernière pour avoir raté ça. La coincidence avec Johnny Winter....

 

 

http://userserve-ak.last.fm/serve/500/86979367/JJ+Cale+photo1.png

comme-un-cow-boy.jpg

 

 

Avec Dylan et Neil Young, c'est le nom que l'on retrouve régulièrment accoler à Murat...  Magic allant jusqu'à appeler Jean-Louis  "le J.J. Cale auvergnat"   http://www.magicrpm.com/a-lire/chronique/jean-louis-murat/grand-lievre

 

Depuis mon adolescence, je suis imbibé de Neil Young, du Creedence Clearwater Revival, de Bob Dylan, de JJ Cale. Mon rêve, c'est de faire un disque comme le font ces géants. Le truc qu'il est impossible de dater, qui s'écoute au présent et revit chaque fois que vous le posez sur la platine. J'aurais eu une tout autre carrière s'il y avait en France les studios et des musiciens comme on en voit aux Etat-Unis. D'une certaine façon, ma vie fantasmée est là-bas.  Télémoustique

 

J'ai toujours aimé les trucs un peu laidback. Je dois avoir tous les disques de JJ Cale...

à Christophe Comte, dans son 11 d'or, le titre : naturally

 


« On peut facilement passer d'une ambiance J.J. Cale en picking à Booker T. and the M.G.'s complètement débridée », s'amuse sa directrice artistique. « Oui, c'est vrai, dit le chanteur, j'aime que mes chansons soient comme des jaguars assoupis prêts à bondir à n'importe quel moment. » (sud-ouest en 2006)

 

l y a une chanson qui parle de JJ Cale sur Taormina… Peux-tu parler de cet artiste ?
Je suis fan de la première heure, j’ai tous ses disques ! On me parle toujours de Neil Young, mais je me reconnais beaucoup plus dans JJ Cale. S’il y a un artiste dont je me sens proche, c’est bien de lui !  

http://www.foutraque.com/inter.php?id=101

 

 

Les références à JJ CALE par les journalistes sont pléthoriques:

    Bertrand Dicale dans le Figaro à propos de tristan: voici que Jean-Louis Murat sort cette semaine Tristan (chez Polydor-Universal), disque qui navigue entre JJ Cale et Neil Young en méditant sur un mythe médiéval.

   A propos de cet album, le camarade Nicolas Brulebois lui pour froggy's delight dit : "J.J. Cale VS Chrétien de Troyes"

 

 

 Chapus dans Rock and folk à propos de taormina:   Retour à un rock paysagiste mélangeant Creedance Clearwater Ravival , JJ Cale et Mark Hollis. Retour à l'animalité

 

 

 

 

Le texte promo de Mustango en parlait  également:  

Moitié air du terroir, moitié son roots venu d’ailleurs. Si loin si proche, pas vraiment Paris Texas, plutôt La Bourboule Tucson. Echos du rock laid back de J.J. Cale, du folk électrique de Crazy Horse. Crazy Horse

Et dans Libé en 2002:

    Ecriture inégalable, mélodie et phrasé tout en moelleux vénéneux, quelque chose comme «J.J. Cale chante Pascal Quignard», impossible fusion reconduite d'A la Claire Fontaine et de Joy Division 

 

Et pour finir:

 A l’instar de Morrissey, Daho ou Lawrence, Murat reste incapable de la moindre triche, du moindre opportunisme. Preuve (s’il en fallait encore une ?) avec ce « Toboggan » dont le vernis doucereux cache mal l’existentialisme tortueux d’un artiste fascinant (un peu notre Neil Young à nous ; celui qui ose citer J.J Cale prend la porte).

http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article4606

 

Allez, un peu de JJ CALE:

 

 

 

 

et un petit COCAINE en live...mieux qu'en ligne:

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

Quelques minutes avec le JJ CALE alsacien! L'ami Pierre Schott qui nous a fait son petit compte-rendu du concert de Murat l'année dernière... à lire là: http://www.surjeanlouismurat.com/article-le-concert-de-murat-a-strasbourg-par-pierre-schott-120835995.html

 

 


 

 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 20 Janvier 2013

 
Le camarade Baptiste VIGNOL, "inter-ViOUvé ET MURAT" numéro 2, et qui m'a apporté un appui important par la suite, fait paraitre le 24 janvier,   un nouveau livre intitulé :
 "le Top 100 des chansons que l'on devrait connaitre par coeur" (Edition Le Carpentier).

Même si le titre évoque une émission de TF1 présentée par Dechavanne, on retrouve la fine plume érudite et acérée de Baptiste telle qu'on la lit sur son blog "qu'est-ce qu'on nous chante?".  Le principe était simple... mais sans doute bien difficile et long à réaliser : demander à des artistes francophones de donner leurs 10 chansons de chevet. 
 Avant de vous  parler  de manière plus détaillée du livre, je vous propose de découvrir la sélection de Jean-Louis MURAT, ce qui me permet de réactiver la "catégorie d'articles: le goût de qui vous savez"...
Livre en vente:  (18, 95 euros) ou
 
 http://ecx.images-amazon.com/images/I/51sAbvpLV9L._SL160_.jpg
 
 
 
- Une bien belle chanson pour commencer...  (Venez découvrir le pays de Mandrin, c'est bien joli... du côté de St-Genix sur guiers).
 
Une version orientale par Faudel et Lavilliers : http://www.dailymotion.com/video/x4ee3b_bernard-lavillier-et-faudel_music#.UPvsiGfVHEw


 - L'affiche rouge : Ferré-Aragon.
«Dans ce désert qu'est la chanson française, le moindre artiste sert de repère. Il y a la piste Brassens, la piste Ferré, la piste Brel ou Boby Lapointe. Léo Ferré est un mec du xixe siècle que l'on est bien obligé de rencontrer un jour ou l'autre, car il reste un maître: il n'y a rien à jeter dans La Mémoire et la mer, son chef-d'œuvre. J'ai toujours été un grand fan, même si je n'ai jamais adhéré à ses idées politiques. L'anarchie selon Ferré, c'est Bagdad. Je l'ai rencontré une fois, quand j'étais gamin. Il passait en concert à Clermont-Ferrand, des anars bloquaient la rue et il s'est senti obligé de se justifier d'avoir un chauffeur. A sa place, j'aurais foncé dans le tas.» (L'express, en 2007)




- Le passage au titre suivant va être un peu brutale,  même si ça parle aussi d'exécution :
Ne pleure pas, Jeannette est une chanson traditionnelle francophone. "Cette chanson anonyme est apparue dans les armée françaises à la fin du 19e siècle comme chanson de marche puis fut reprise par les scouts et devint une chanson enfantine; Il s'agit d'une reprise simplifiée, mais sur le même thème, d'une chanson bien plus ancienne "la Pernette se lève" sur une musique très différente (voir chansons historiques de France 251 )"

interprétation : Lucienne Vernay et les quatre Barbus, disque "rondes et chansons de France"


- On en revient à une chanson moins originale pour ce genre de classement... La seule chanson de ce classement qu'il a reprise.
          la version de Murat : http://www.youtube.com/watch?v=iU1imbGG11s



- Et petit pied de nez à la Murat... il insère dans son classement aussi la version de COHEN...

J'ai trouvé une petite vidéo avec introduction par Joe Dassin...qui aurait peut-être pu figurer dans ce classement... 


- On rebascule encore dans le passé...par l'immense Malicorne... Ce n'est pas les "Tristes noces" dont j'ai pourtant déjà entendu dire que c'était la plus belle des chansons françaises (par Bernard Lallement, chef de choeur)... mais Marions les Roses
A noter que Murat se trompe de titre et indique :  les roses font un beau bouquet (quand elles sont jolies)


- On trouve encore deux grands classiques : LES FEUILLES MORTES (Yves Montand), et LE TEMPS DES CERISES... Après le chant des partisans et l'affiche rouge, voici encore une chanson à haute valeur historique, hymne du peuple de gauche...  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_cerises_(chanson)

J'ai beaucoup aimé la version de Noir Désir:



- Dans tout classement de chanson... Il faut un TRENET... et Murat choisit, non pas la MER (qui est la chanson choisie par le public)  mais une chanson plus personnelle de l'auteur de "que reste-t-il de nos amours?" (classé 10e)   :
La Folle complainte est d'ailleurs classée 12e.
Très belle évocation de son enfance... dont on comprend facilement qu'elle touche l'auteur Bergheaud.
 
Dans la maison qui dort,
La bonne n'est pas sage
Mais on la garde encore.
On l'a trouvée hier soir,
Derrière la porte de bois,
Avec une passoire
Se donnant de la joie.  ...  Je n'ai pas aimé ma mère.
                                       Je n'ai pas aimé mon sort.
                                       Je n'ai pas aimé la guerre.
                                       Je n'ai pas aimé la mort.
ET ceci qu'y pourrait être du Bergheaud  : 
La vie, la mort, les squares
Et les trains électriques,

Les larmes dans les gares,
Guignol et les coups de triques,
Les becs d'acétylène
Aux enfants assistés
Et le sourire d'Hélène
Par un beau soir d'été.


- Le dixième titre nous permet de finir sur un peu d'humour...  avec le grand Boby...  dont on aurait aimé qu'il nous laisse un peu plus de chansons... Murat l'avait déjà cité, notamment à côté de Dassin et Caussimon dans une interview avec RAPHAEL (de 2006).  On ne sera donc pas étonné de ces choix peu modernes faits par Murat. Ce classement illustre bien les propos qu'il tenait au Nouvel-Obs en 2002:
C’est la chanson française actuelle que je mets en cause parce qu’elle ressemble de plus en plus à de la variété internationale. Par le passé, il y a eu des artistes formidables comme Bourvil, Boby Lapointe, Dick Annegarn, Isabelle Aubray, Charles Trenet... Je constate qu’aujourd’hui il y a une sorte de mondialisation qui me déplaît souverainement. Les chanteurs québécois, qui sont le cheval de Troie de la culture anglo-saxonne, hurlent dans le micro comme si l’électricité n’avait jamais été inventée. Par eux, c’est la culture américaine qui s’infiltre et dénature notre paysage. Alors que nous, les peuples d’Europe, sommes des murmurants. Pour moi, la voix de la France, c’est Etienne Daho ou Miossec, Johnny Hallyday étant une exception. Mais cette tendance un peu vaine qui consiste à mélanger ce qu’il y a de plus branché dans le rock avec ce qu’il y a de plus branché dans la poésie m’agace. Cela dit, on pourrait me retourner le compliment! C’est difficile d’être un chanteur français. Je pense que c’est une espèce en voie de disparition.
A noter tout de même la présence de Prévert  qu'il a déclaré "détesté" et d'Aragon qualifié de "sous Baudelaire" (L'express, 2007).

"II me semble que dans la chanson française on s'est de plus en plus éloigné de la musique de la langue, jusqu'à arriver à une sorte d'impasse. Gainsbourg, Bashung, évidemment que c'est sensas. Mais si tu les mets sur l'arbre de la langue, c'est une branche morte. Tu ne vois pas quelle descendance ils peuvent avoir. Moi, j'essaie plutôt de rester dans le tronc, dans la montée de sève. Quand tu travailles sur des textes comme ça, tu t'aperçois que ce qu'on appelle la chanson française, c'est la langue classique, celle qui a été posée au XVIIe siècle et qui possède sa musique intérieure. Et on y revient toujours, quels que soient les détours. Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa. Et aujourd'hui, par un détour fulgurant, Salvador cartonne, en chanson française, avec un album bossa ! C'est pourquoi, à l'arrivée, je trouve pathétique la manière de Gainsbourg de jouer avec les mots. S'il parlait de la chanson comme d'un art mineur, c'est finalement qu'il ne s'en sortait pas ! Il aurait bien aimé faire toujours Je suis venu te dire que je m'en vais, faire du Verlaine, mais ça ne marchait pas. Comme le Gainsbourg avait un esprit de synthèse fort, qu'il voyait bien quelles musiques marchaient et qu'il ne voulait pas ronronner, il dynamitait les mots. Mais après quoi, c'est l'horreur. Parce que tu te retrouves dans un langage publicitaire, parce que tu fais du publicitaire. Arrivent alors des mecs élevés au Gainsbourg qui font du publicitaire, et comble de l'horreur, qui arrivent à te le faire passer pour de la littérature : Frédéric Beigbeder, par exemple. La langue est alors finie.
Dans la variété, ça donne toutes ces biches, ces petites nanas qui déplacent l'accent tonique et chantent comme des Américaines pour faire sauter le dernier verrou de la langue. Alors que la grande tradition de la chanson française, c'est l'articulation. Ce phrasé, c'est d'ailleurs la force de Gainsbourg. Là, il est dans la lignée de Nat King Cole qui institue, avec Frank Sinatra, le grand phrasé américain. Salvador est tout à fait là-dedans. Yves Montand aussi. Moi, je ne le fais pas assez, je baragouine, comme me le dit tout le temps Isabelle".


 
 
A noter que Dominique A a choisi "Amours débutants" (et pour Manset, Camion baché) et Florent Marchet "Nu dans la crevasse"... Cherhal, Bertrand Soulier, Robi ont également indiqué un Murat... mais je n'ai pas fini de vous compiler tout ça... On en reparle! 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 30 Octobre 2012

 

Vous n'avez pas "Sky lumina"?  L'album de Christophe Pie... Et bien, c'est dommage...  Et pas seulement parce qu'on y trouve un peu de Jean-Louis Murat...

 

En attendant de trouver le moyen de vous le procurer,  vous pouvez écouter les deux inédits tout chauds que Christophe vient de mettre en ligne:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les retardataires: Chistophe Pie a été le premier d'une belle série (Inter-ViOUS ET MURAT)

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-numero-1-christophe-pie-41170983.html

 

http://www.surjeanlouismurat.com/article-cover-de-la-vie-des-bleuets-par-christophe-pie-107208178.html

 

SAM 6918

 
                                        Sur l'album "passions privées"... (en fait, il est gentil)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 28 Octobre 2012

 

Reprenons la lecture des extraits des chroniques d'ALEXANDRE VIALATT débutée ici:  http://0z.fr/bkJHW

 

 

SAM 8315

 


SAM 8316"Il est pour les montagnes, une altitude morale. Le Puy de Dôme, moralement, est bien plus haut que lui-même. Historiquement, le Puy de Dôme est plus grand que le Mont-Blanc. Ou alors, que fait-on d'Astérix, de Gergovie, de Vercingétorix? Ils valent bien Guillaume Tell. Ce qui n'empêche pas les suisses de regarder le puy de Dôme de haut. N'hésitons pas à lui donner mille ou deux mille mètres de plus. Il faut impressionner les Suisses. Nous aurons pour nous la morale, et le commerce y gagnera. Une géographie orientée parvient souvent à de très bons résultats."

SAM 8317

SAM 8317SAM 8318

 

SAM 8319

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

Publié le 21 Janvier 2010

Encore une livraison de Five'r (merci à lui)... TOP BAB avec PHILIPPE MANOEUVRE.


 A l'époque de Mustango... Jean-louis parlait déjà de la musique u.s.à travers de pas mal d'anecdotes... :


Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (1/3)
envoyé par five-r. -

Belle et longue livraison, car elle contient tous les choix musicaux de Jean-louis Murat, qui feront penser à ceux qu'il a fait à RTL chez LANG en 2009 (on retrouve Family par exemple). Young bien sûr.  Taj Mahal n'est pas une surprise non plus (il a chanté corrina corrina), tout comme Marvin Marvin et  curtis Mayfield. 
Intéressant de l'entendre parler de M. Gaye et son amour... et sa virée à  Londres Wembley pour voir le Dead (il avait parlé de White mais ça, je ne savais pas)...



Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (2/3)
envoyé par five-r. -

Jolie anecdote sur l'achat de deux disques au lieu d'un pantalon pour un mariage.. et excellente chanson -chapeau!- de Taj  (père de Neneh cherrie, et même de son frère à elle... -oui, son nom m'échappe là-)...
et encore une virée en stop à Londres pour un concert ("c'était rapide à l'époque, le soir, on y était".... Et oui, mes enfants, c'était avant l'eurostar et ses pannes sous le tunnel!!)
Jean-Louis raconte aussi qu'il a appris à jouer sur Neil Young...  question intéressante sur la chanson sur l'actualité... et l'évocation de Nixon explique peut-être sa chanson de Mocka.
Encore une anecdote... celle qu'il avait raconté chez Lang... : il a rêvé de family... mais là, il précise que c'était la veille de la première répét de Clara... Chez Lang, je ne crois pas qu'il avait parlé de ce cadre là, mais avait indiqué qu'après cette nuit, il avait été convaincu de vouloir être musicien... et de se lancer dans la musique.


Jean-Louis Murat TOP BAB Canal Jimmy (3/3)
envoyé par five-r. -

Un peu d'interview pour Mustango... frappant comme on pourrait copier ça avec la promo sur le "cours ordinaire des choses"...   et un peu sur la scène...   et là, on est frappé avec tous ses choix musicaux... par le choix du Mustango tour de partir avec des machines... "folk électro" dit-il...Et on termine par le clip du Mont sans soucis, une chanson pour enfants... Oui, il aime ça... Ca, c'est une idée pour lui, faire un album intelligent pour enfants!  Mes enfants adorent tellement le cow boy... Il ferait sûrement quelque chose de bien... 
 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez