Julien Doré a annoncé son nouveau disque, avec une modestie... de bon aloi? feinte? fausse? Je vous laisse qualifier comme vous le voulez... puisqu'il l'a nommé "l'imposteur"! Le fait est, et on l'a parfois abordé avec un peu d'ironie, qu'il s'était pourtant souvent rangé du côté des grands : Bashung, Manset, Christophe... ou Murat.
Ca ne se reflète pas dans ses choix de reprise puisqu'il a choisi "ah, les crocodiles", "cuitas les bananas", "la kiffance", "les démons de minuit", "femme like U", "saraperché ti amo"... et quand même un petit Sinatra... entre autres ("paroles paroles" avec Sharon Stone). Ca fait rêver...
C'est bien marketé... Et les marchands du temple ont encore frappé (enfin, si c'est pour faire plaisir aux fans...): il y aura 3 disques ! 3 versions différentes par la couleur (de l'épingle à cheveux et du vinyle) et deux chansons supplémentaires... et dans l'édition noire (ah, bein, pas de chance! ... et il est au même prix que les blancs et rouge), il y aura "je te promets"... et "l'ange déchu"... Bon, vous l'aviez compris, c'était dans le titre.
On nous annonce des tirages limitées mais pas numérotées et sans préciser le volume... Disponible vinyle et cd. Parution en novembre
PS: J'aime bien Julien, et j'ai toujours adoré "Lolita"... donc pourquoi pas! Mais peut-il réussir 18-24 fois cet exploit?
Et bon, puisque je n'ai pas de son à vous proposer, je vous fais écouter la reprise de notre Ju... notre Jeune'sse Doré Lyonnais, notre héro Pétrier qui a eu les cheveux longs comme l'Héraultais, l'an dernier au Week-end Murat... en attendant d'autres vidéos du week-end Murat 2024 qui arrivent rapidement.
Les NOZ :
VENDREDI 23 AOÛT :
FESTIVAL ROC EN TERRE / TUPINS-ET-SEMONS (69)
SAMEDI 12 OCTOBRE :
FESTIVAL ROCK À WILLY / PUSIGNAN (69)
Le 13/09, à vaugneray, avec les Factory... avec lesquels on peut tisser quelques liens avec Murat au début des années 1980, mais c'est une autre histoire... Billetterie
J'ai souvent eu un peu de dédain pour la chanson française des caves, celle qui n'a pas rencontré les Beatles, le punk et la new-wave... et c'est pour ça que je ne connaissais rien de Romain Didier. Dire qu'il n'a pas rencontré les Beatles est sans doute faux ceci dit... En assistant à son spectacle, piano-guitare, à Avignon, j'avais l'impression immédiate d'écouter un GRAND de la chanson. Humilité, humour, un accompagnement au piano absolument magnifique... le compagnon de route de Leprest m'a touché... si bien qu'à la sortie, je faisais l'achat de son intégral. une quinzaine de cd rempli comme un oeuf pour 60 euros. https://romain-didier.fr/
Cette chanson, elle figure dans l'autre beau moment passé : Alain Klingler et son spectacle sur BOBIN/LEPREST... On en reparlera lors de sa programmation parisienne que l'on espère. J'ai été heureux d'apprendre que j'ai été un tout petit petit maillon de cette chaine entre Alain et Bobin... mais c'est une longue histoire.
Rencontre Romain Didier/Alain Klingler dans les rues bouillonnantes d'Avignon:
Ce fut le 3e concert de Calexico pour moi, au cours d'une soirée bien arrosée (... de la pluie! de la pluie! Sauf pendant le set du groupe) et ma 3e visite (Eicher, Murat) au Festival Musiques en Stock (passé de Cluses à Sconzier, après une petite interruption). C'est gratuit, et c'est bien sympathique... même si la grande place de Cluses offrait un cadre sans doute plus majestueux (le grand préau - une Grenette- de Sconzier qui accueille le bar est pourtant bien pratique avec la pluie, on peut aussi parler des nombreux bénévoles qui œuvrent).
Le concert de Cologne (l'article revient sur l'épisode Mustango) m'avait beaucoup plu, celui de Feyzin un peu moins, mais ce soir, en mode festival et best of, j'ai pris un grand pied! Malgré la maigre assistance, le band a joué avec une belle énergie et joie. Ci-dessous: petite vidéo pas forcement représentative de la soirée musicalement, mais l'hommage à la musique européenne par ces représentants de la musique du grand Ouest était très sympathique:
Je m'étais donné une mission : celle- de remettre la carte postale "Mustango", dessin de F. Le Fahler qui figure dans le livre "les jours du jaguar" aux deux musiciens, et grâce au patron du festival... elle a été accomplie!! (Ça m'a aussi permis de mettre au sec une bonne partie de la soirée, et d'avoir l'affiche du festival signée par son créateur ZEP! - il jouait avec son groupe The Woohoo).
J'avais sorti le livret de Mustango, mais j'ai finalement oublié de le prendre, mais j'ai fait dédicacer "Murat en amérique"...
J'ai passé un petit moment avec Joey et deux "fans" qu'il avait invités en backstage. Mon anglais était défaillant et avec l'émotion, ça a été encore pire... Je lui ai montré le livre, il a fait un joli "ouaah" et je pense qu'il a compris quand je l'ai remercié pour son petit mot à la mort de Jean-Louis (on le retrouvera dans l'article "recueil" des messages).
Un grand merci à Christian Lacroix!
J'ai également vu Marc Minelli qui était le M. LOYAL du festival. Je l'avais vu à Bourgoin-Jallieu en première partie de Murat et il m'a dit qu'il en avait fait une autre à Blois. Il m'a raconté que c'était un formidable souvenir, bien qu'on lui avait prédit mille misères. En fait, Jean-Louis l'avait reçu chaleureusement, connaissait son travail (son album FACES - ils étaient chez Virgin au même moment) et la soirée s'était poursuivie en loge... Marc ne l'avait pas rencontré auparavant, mais aimait Cheyenne Autumn et le Manteau de pluie, et les défendait auprès de ses amis rockeurs.
Mais revenons-en à Calexico:
4 Diaporamas (jPar contre, je vois que sur mon téléphone, les photos ne s'affichent pas en diaporama):
Dernière série avec Martin Week, l'allemand, qui a accompagné Eicher sur une super tournée où ses talents de multi-instrumentiste avaient fait merveille, comme avec Calexico :
... Euh? oui? Je n'ai pas parlé du Week-end Murat? Oui, certes, mais j'ai pris des vacances (bien méritées). On y revient dans la semaine.
On s'y attendait, à cette nouvelle, depuis si longtemps... Déjà en 2015, Madame m'écrivait :"Merci beaucoup pour votre invitation [soirée Unplugged Murat], mais mon état physique m'empêche désormais de me rendre à tout spectacle", en 2021, qu'elle n'écrivait presque plus... Des années de souffrance et... cette loi sur la fin de vie qui est retardée encore et qui fut la dernière occasion de l'entendre si je ne m'abuse.
Depuis que Baptiste Vignol m'avait permis de réaliser une interview en 2010, moi qui débutait presque, j'étais si surpris et fier de pouvoir la réaliser... et découvrir ce mail qui s'affiche "HARDY -DUTRONC", quelle émotion! Je l'avais contactée trois ou quatre fois ensuite, et elle m'avait toujours répondu avec gentillesse. Et ils ne sont pas nombreux ceux dont on sait qu'on aura toujours une réponse, et c'est pour ça aussi qu'elle était dans le panthéon des "Grands"... la classe absolue, une icône totale, et que je n'aimais pas les critiques qu'on lui faisait. Comme Murat, elle avait sa liberté de ton... et c'est tout à son honneur.
En mai 2023, je l'avais sollicité pour participer à la libre antenne sur Europe 1 avec Moix (que je savais très fan):
"Je ne peux plus rien faire maintenant. En tout cas, je garde un très bon souvenir de la séance de Memory divine et j’adore toujours cette chanson que j’avais reçue alors que mon album (Rendez-vous sous la pluie, je crois) était quasiment terminé. Mais j’aimais trop cette chanson pour ne pas l’enregistrer in extremis. Dommage que vous ne me l’ayez pas demandé plus tôt. Bonne émission ! " (en 2021, elle m'avait quand même dit ne plus avoir écouté JLM depuis des années).
On avait ensuite échangé car Régis Pulisciano (Oomiaq, le musicien du Mustango tour, je pense à lui ce matin) m'avait demandé que je le mette en contact. Et elle avait acceptée... C'était un petit bonheur de faire ce plaisir à Régis dont Françoise est la chanteuse préférée. Françoise était la star qu'il ne fallait pas craindre de rencontrer (même si pour moi, ce ne fut que par mails)...
Voici quelques mots à cette occasion:
Sans son pygmalion Serge, Jane n’aurait jamais chanté, l’idée ne l’aurait sans doute pas effleurée. Mais Camille c’est très différent, elle est et a en tout cas été une géniale mélodiste et parolière, une géniale chanteuse aussi bien sûr. Pas besoin de pygmalion ! On m’a transmis que Serge aurait regretté que je ne lui demande pas de faire tout un album avec lui et j’ai répondu que si j’avais fait un album avec lui les chansons auraient été les siennes alors que je préférais que ce soit les miennes même si elles n’étaient pas aussi bonnes que les siennes.
Camille : qu’est-elle donc devenue, on ne l’entend plus ? J’adorais ses chansons et elle le sait bien. J’aurais aimé chanter un duo avec elle dans mon album de duos (commandé par ma maison de disques), mais je n'arrive pas à chanter correctement ce qui est très rythmique alors j’y avais renoncé. Vous savez ce qu’elle devient ? Je sais juste qu'elle a eu un enfant. (Dans cet album, il y a un duo génial avec un chanteur auteur-compositeur anglais Ben Christophers : My beautiful demon.)
Voici donc l'interview de 2010. Je lui avais transmis une série de questions, qu'on avait un peu complété je crois.
Inter-ViOUS et MURAT-, numéro 5 : FRANCOISE HARDY
Alors ce qui est bien, c'est qu'on pourrait se passer de présentation pour une fois... mais une personnalité de ce genre mérite "introduction", tapis rouge et canapés... Elle nous accompagne depuis les sixties (une période étrange sans doute située d'après mon enquête entre les années 1950 et 1970) et mène carrière en toute humilité.... malgré un statut d'icône mérité : Damon Albarn avec Blur, Malcom Mac Laren (qui vient de mourir) ont fait appel à elle pour des participations, et elle a écrit ou interprété des nombreuses chansons qui resteront... et qui, signe de leur qualité, font l'objet de nombreuses reprises: mon amie la rose, comment te dire adieu, fais moi une place, message personnel, au fond d'un rêve doré (nana surf), l'amitié.... Bien sûr, c'est à l'occasion de la sortie de "la pluie sans parapluie" où figure un titre écrit et produit par Jean-Louis Murat (memory divine) qu'elle a bien voulu répondre à mes questions... mais point question de promotion: elle aime réellement Jean-Louis Murat... et lui rend un bel hommage ici.
Baptiste Vignol a eu la gentillesse de vous parler de mon modeste blog et je suis très honoré que vous acceptiez de répondre à quelques questions (je suis dans mes petits souliers...). Le principe de "l'interViOUS et MURAT" est de faire parler une personne de son lien avec le sieur Murat et pour un artiste d'évoquer des points communs artistiques ou des divergences.
Voilà depuis janvier que je suis de près l'histoire de cette collaboration puisque l'info de l'enregistrement d'une chanson de Jean-Louis est sorti sur un forum qui vous est consacré un ou deux jours après l'enregistrement (janvier)... On en a, petit-à-petit, appris un peu plus... mais il reste quelques points à éclaircir...
-Etpour commencer, je suis obligé de vous poser une question (les Muratiens, acharnés des inédits, m'en voudraient trop si je ne vous la posais pas). Jean-Louis vous a envoyé 4 chansons et vous n'avez retenu que "Memory divine". Vous rappelez-vous des titres des autres chansons?
F. HARDY : Les autres chansons s'intitulaient : Tous les chanteurs sont malheureux,L'envie de vivre, La nature du moi. Mais aucune ne m'emballait autant que Memory divine or, à quelques exceptions près, je ne me lance dans l'enregistrement d'une chanson que si j'ai un coup de foudre pour elle.
- Vous avez reçu des maquettes assez abouties. Est-ce à dire qu'elles n'étaient pas des simples démos "guitare-voix"?
F. HARDY : Il y avait juste une rythmique, mais les guitares et l'ambiance musicale étaient si parfaites pour mon goût, que je ne voulais rien d'autre.
- Comment s'est passé le choix de confier la production à Jean-Louis Murat (Il est venu plusieurs fois à Paris et a enregistré la base rythmique à Clermont )? Vous avez dit que ça avait été"facile" et "hyper rapide": cela ne nous étonne pas de Murat... et sa "façon" de ne pas trop se poser de question en studio mais comment cela a-t-il été compatible avec votre perfectionnisme et votre anxiété naturelle?
F. HARDY : Mon album était presque terminé, nous avions des deadlines qu'il était impossible de repousser encore. Il fallait donc faire vite. Mais même si j'avais eu tout le temps devant moi, j'aurais tenu à ce que ce soit Jean-Louis qui refasse dans ma tonalité ce qu'il avait fait sur sa demo. Il m'a mailé la nouvelle rythmique qu'il a faite chez lui et comme l'intro n'était pas exactement la même que dans la 1ère version, j'ai chipoté à ce sujet pour finir par lâcher prise.
- Il était en studio avec vous. Avez-vous eu des discussions sur l’interprétation à proprement parler du titre ?
F. HARDY: Non. Je faisais juste à la fin une petite faute de mise en place que Jean-Louis m'a signalée. Par ailleurs, j'étais surprise qu'il ne reste pas pour le choix des prises de voix - il pensait sûrement que c'était plus de mon ressort que du sien - et qu'il n'assiste pas au mix du début à la fin – mais sans doute faisait-il confiance à son ingénieur du son auquel il avait dû donner ses instructions. Pendant le mix, nous papotions dans une sorte de petit salon : c'était une situation totalement inédite pour moi. Je connais des chanteurs que le choix des prises de voix et les mix assomment, Jacques Dutronc par exemple, alors que pour moi, il est inconcevable de ne pas y participer ne serait-ce que par ma seule présence.
- Jean-Louis avait donné un texte à Thierry Stremler (un de vos compositeurs) il y a quelques années. Ce dernier a-t-il joué un rôle dans cette collaboration ?
F. HARDY: Vous me l'apprenez. Si Thierry avait joué un rôle dans cette collaboration inattendue, il me l'aurait sans aucun doute fait savoir.
- Est-ce que vous avez été surprise de recevoir un titre en anglais de la part de Jean-Louis Murat? On le sait défenseur de la chanson française, tout en ayant en stock semble-t-il un grand nombre de chansons en anglais... Y a-t-il eu une vraie discussion pour qu'il fasse un texte en français? Ensuite, il a été aussi question de modifier "lick" en "live"?
F. HARDY: Bizarrement, j'étais tellement enthousiasmée par la chanson que je ne me suis pas posé de questions sur le fait qu'elle soit en anglais. Virgin aurait aimé un texte en français. J'ai transmis la demande à Jean-Louis qui tenait à ce que son texte reste en anglais. De toute façon, nous étions trop pressés par le temps pour envisager une autre texte. Il est vrai qu'il y a eu un tout petit problème sur le mot "lick". Jean-Louis avait d'abord écrit : I want to lip a late passion" après c'est devenu "I want to lick". Comme mon gros dictionnaire anglais me donnait des signifiications improbables des deux mots ou pas de signification du tout, j'ai pensé les remplacer par "live". Mais lors des premières prises de voix, dès que Jean-Louis m'a entendu chanter "I want to live", il est arrivé en trombe pour me dire que c'était "lick" et pas "live", et que son texte avait été vérifié par un agrégé d'anglais. Ce qui est amusant, c'est que j'ai mailé la chanson à Ben Christophers, un artiste britannique avec lequel je travaille de temps en temps et dont j'étais impatiente d'avoir l'avis. Il m'a répondu ceci : "Yes the song is great, I like your double vocal in the chorus, I'm not sure what the lyrics mean either but it's cool…"
- Oui, avec Murat, on n’est jamais sûr de ça !! Vous avez craqué sur cette chanson ( "j'étais folle de la maquette" et " De nature obsessionnelle, je n’écoutais alors plus que cette chanson" avez-vous dit). Est-ce que vous écoutez encore la maquette ou votre version?
F. HARDY: Les deux mon capitaine.
-… petit moussaillon plutôt !…. Vous avez eu ce commentaire : "j’ai régulièrement fantasmé d’enregistrer un album avec Jean-Louis Murat, dont les réalisations me paraissent toujours d’une perfection absolue et dont je suis attentivement la carrière depuis Mustango ". Ce n'est pas un mince compliment et même peu de ses fans le diraient! Est-ce que vous avez d'autres albums fétiches de Jean-Louis? et pourriez-vous nous citer les 3 titres que vous aimez le plus?
F. HARDY: J'ai surtout eu ce fantasme, lors de difficultés surgies pendant l'enregistrement de mon dernier album, parce que j'avais écouté certains morceaux du dernier album de Jean-Louis et avais été saisie, en effet, par la perfection de la production.
S'il fallait choisir trois titres de Jean-Louis Murat, je prendrais : L'amour et les Etats-Unis, Monsieur craindrait les demoiselles, M le maudit. Mais ça me contrarie de ne pas citer Caillou ni aucun titre de Mustango que j'ai écouté en boucle pendant un an à peu près.
-Au grand journal ( ouétait-ce pas dans On n'est pas couché de Ruquier ?), vous avez dit qu'il vous était difficile d'envisager de donner à quelqu'un la charge entière d'un de vos albums. Même à Murat, malgré cette "perfection absolue"?
F. HARDY: La production et la réalisation sont deux choses différentes. Il est impossible dans l'absolu qu'un artiste, si talentueux qu'il soit, fût-il Gainsbourg, ponde douze très bonnes chansons pour un même album.
"route Manset"
- Par ailleurs, vous étiez avec Murat sur le tribute "Route Manset"... On cite régulièrement cette référence concernant Murat... Qu'est-ce que vous en pensez? J'aime bien l'impression "ligne claire" pour votre musique... et je trouve qu'elle correspond bien à une bonne partie de la discographie de Manset (le pop "atelier du crabe" par exemple). Par ailleurs, ils ont tout deux écrit leur "vénus" (Manset pour Bashung). En tant que vénusienne, lequel des deux titres préférez-vous?
F. HARDY: Pour ne pas faire de jaloux, je choisirai la Vénus de Bananarama!
- Ma question sur Manset ne vous inspire pas… Dommage… j’y travaille en ce moment et j’aurais bien voulu l’avis d’une grande spécialiste de la chanson…
Concernant une comparaison entre vous et ces deux artistes, ce qui me vient à l’esprit, c’est quand même la hauteur de leur « prétention », artistique… (même s’ils s’aiment aussi en artisan) alors que vous semblez d’une humilité à toute épreuve ? Est-ce que vous vous rangez à l’avis de Gainsbourg sur la chanson art mineur ?
F. HARDY: La plupart des gens ignorent la signification d'"art majeur" et d'"art mineur". Serge qui était pervers sur les bords a joué là-dessus. Il savait qu'il serait mal compris et que cette incompréhension susciterait des discussions totalement à côté de la plaque qui satisfairaient son goût de la provocation. UN ART MAJEUR EST UN ART QUI REQUIERT UNE INITIATION (la peinture, l'architecture, la grande musique) ALORS QU'UN ART MINEUR N'EN REQUIERT AUCUNE. Mais cela n'a rien à voir avec la qualité des productions. Il y a au moins autant de très mauvaises choses en musique classique qu'en pop music et une mélodie très inspirée de pop music n'a rien à envier à un thème mélodique inspiré de musique classique. AUTREMENT DIT, EN MATIERE D'ART, LES TERMES "MAJEUR" ET "MINEUR" QUALIFIENT LA NATURE DE CET ART, EN AUCUN CAS SA VALEUR.
En fait, je n'ai pas bien compris votre question. Est-ce que"Route Manset" est la compilation qui a été faite avec des interprétations des chansons de Manset par des artistes différents, dont moi ? Je ne m'en souviens plus bien, car, malheureusement, je n'ai pas le CD.
J'ai eu une très mauvaise expérience avec Gérard Manset dont j'apprécie beaucoup certaines chansons ("Je tuerai la pianiste" sur le dernier Bashung fait partie de ses nombreux petits ou grands chef d'œuvre) : chaque fois qu'il m'a proposé quelque chose, j'ai trouvé ça très mauvais et très éloigné de ma personnalité profonde.
Il me semble que Jean-Louis est plus prolifique que Manset. La prolificité implique une certaine facilité à composer, à écrire, mais le revers en est souvent un manque relatif de discernement sur la valeur de ce que l'on fait. Et puis, si l'on produit trop, on fatigue le client et on ne se renouvelle pas toujours assez ! On ne peut pas écrire et composer des chansons vraiment fortes si on en en compose et en écrit non stop. C'était un gros défaut de Benjamin Biolay dont les albums s'enchaînaient sans transition et comportaient de moins en moins de mélodies fortes. Un arbre ne peut pas donner des fruits toute l'année. Ni Serge ni Bashung n'étaient prolifiques - et Souchon et Voulzy ne l'ont jamais été non plus.
- Vous connaissiez à peine Jean-Louis Murat (je n'ai pas trouvé trace de rencontre, ou peut-être sur un plateau d'Ardisson) ... Est-ce qu'il est devenu votre ami?
F. HARDY: Je l'avais invité dans mon Vivement dimanche de l'an 2000 (je crois) [cf ci dessous l'extrait] et j'étais ensuite allée le voir à l'Olympia. Ca s'est arrêté là. Il faut des circonstances diverses et variées pour qu'une amitié se construise. Il faut surtout avoir vécu des choses ensemble. Mes plus grands amis sont des personnes avec qui j'ai travaillé et que les circonstances m'ont amenée à revoir. Un ami, c'est aussi quelqu'un qui peut vous parler de choses intimes et vice versa. Je ne veux que du bien à Jean-louis Murat. En ce sens, je suis donc son alliée. Mais ça ne suffit pas pour parler d'amitié.
- Jean-Louis Murat (en évoquant sa choriste du dernier album Cherie ) disait "j'adore les voix de filles qui ne craignent pas les garçons". Pensez-vous avoir à ses yeux cette qualité là (tout en ayant "cette absence de sérénité touchante" dont il vous a parlé)?
F. HARDY: Je ne pense pas. j'ai toujours eu peur de tout, en particulier des insectes, des virus et des garçons (sortes de virus macroscopiques). C'est sans doute la raison pour laquelle ma voix est si limitée ! De toute façon, je ne suis plus une fille mais une femme passablement blette. Et certains hommes mûrs, voire blettes, me font encore plus peur aujourdhui que les garçons hier.
- Jean-Louis Murat aime le « vous » , il me semble que vous y êtes fidèle aussi dans vos textes… Est-ce que vous auriez d’autres points de comparaison entre vos deux styles ?
F. HARDY: Beaucoup d'auteurs aiment le vouvoiement, ne serait-ce que parce que la sonorité de "vous" est si belle. Serge Gainsbourg l'a pas mal utilisé (- "J'avoue, j'en ai bavé pour vous, mon amour, avant d'avoir eu vent de vous..." - Quelle beauté ! ) Guy Béart aussi : "Ce qu'il y a de bon en vous, c'est vous" dans sa chanson "Vous"… etc… L'une de mes chansons préférées "Cet enfant que je t'avais fait" de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin fait plus fort encore avec le protagoniste masculin qui utilise le tutoiement et la protagoniste féminine qui utilise le vouvoiement (Offrez-moi une cigarette, J'aime la forme de vos mains,Que disiez-vous ? Caressez- moi encore la tête, J'ai tout mon temps jusqu'à demain, Que disiez-vous ?)
Est-ce que dans votre œuvre, vous avez une chanson qui vous fait penser à Murat, ou dont Jean-Louis Murat aurait participé à l’inspiration ?
F. HARDY: Le mot "œuvre" est un grand mot qui va pour Murat, Manset, Gainsbourg, Trenet, Brassens… Pas pour moi !
Non, je ne crois pas. Mon vocabulaire est mille fois plus limité que celui de Jean-Louis et mon inspiration moins riche, plus simple aussi : toute ma vie, j'aurai juste tenté de mettre en mots sur des mélodies venant du cœur les émotions et les sentiments que je ne pouvais exprimer de vive voix à la personne qui me les inspirait plus ou moins malgré elle. Ca n'allait pas plus loin - ça ne va pas plus loin - alors que l'inspiration de Jean-Louis me semble aller beaucoup plus loin. Même si nous avons le Capricorne en commun, le Verseau et d'autres facteurs que je ne connais pas, parmi lesquels le talent qui relève plus de l'inné que de l'acquis, lui auront valu un champ de conscience à coup sûr moins étroit que le mien !
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Interview réalisée par mails du 18/05/2010 au 20/05/2010.
Dans cette interview, aucune question ne traite de la crise du marché du disque.
Tous mes remerciements à Françoise Hardy, et à Baptiste Vignol.
PS:
"J'adore son caractère d'ado chiante", nous avait confessé Jean-Louis Murat. On avait alors joué les messagers. "C'est mon côté saturnien ça. On sait que les gens qui sont nés à la culmination ou à la levée de Saturne ont une fixation au stade de l'adolescence". L'écouter répondre ça un après-midi de mars 2010, allongée sur le canapé de son appartement du XVIe arrondissement parisien, ce n'était pas rien. RFI ce matin
EDIT 4: Sur RTL, le 11/09, Indochine indique que la vidéo a été faite par des fans et qu'ils ne sont pas responsables.
EDIT 3 21/05:
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EDIT 3 21/05 : Et oui, dans le panneau, je suis tombé, surtout à cause de cette intro parlée, vraiment comparable à la chanson envoyée à Mamie, la patronne du bar de Montemboeuf... Et si le texte n'était pas franchement au niveau (façon Chronique Gilets jaunes), j'ai imaginé que Murat voulait un texte qui collait bien aux Indo... Le petit regret : ne pas avoir exprimé plus des doutes... Vu le projet sur l'IA. J'avais pris mon temps pour relayer, après avoir consulté les réseaux sociaux qui m'avaient paru assez unanimes (dont certains autres "spécialistes")... mais c'est vrai que j'étais étonné que peu de médias traditionnels reprennent (avant que la Montagne et Paris-Match le fassent à leur tour!). Et puis, il y avait cette mention "version 2 retravaillée" qui pouvait bien penser à un travail d'IA...
Après avoir fait mon malin dans la chronique du Vergeade, ça tombe pile poil!! Toute la rédaction de moi-même se joint à moi et à moi pour vous présenter mes excuses!
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Édit 2: mention officielle des Salingers qui parle d' "Hommage"? 3 jours avant la présence de Sirkis à la Coopé, tout ça est très très étrange.
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La description sur YouTube a été modifiée: Titre de l'au-delà généré par Intelligence Artificielle
En Hommage au talentueux et regretté JLM 🩷🩵 🤖
Musique & Paroles : The Salingers / I.A
Voix : JLM (généré par I.A)
-- Contenu généré algorithmiquement par I.A
À qui de droit,
Suite à la réception d'une tentative d'intimidation écrite, avec ultimatum, exigeant la suppression totale et expresse de la chaîne Youtube The Salingers ainsi que de tous ses réseaux sociaux connexes, ayant pour motif l'usurpation d'identité ou encore la violation des droits d'auteur, sous peine de poursuites judiciaires, nous sommes aujourd'hui dans l'expectative.
Le titre intitullé "JLM - Sans toi c'est autre chose" a été écrit et composé, en partie, par l'humain afin d'être généré avec l'aide de l'Intelligence Artificielle. La voix du talentueux et regretté Jean Louis Murat a été entraînée par ordinateur afin de laisser la machine, sans cœur et sans âme, s'en rapprocher synthétiquement. Cette pièce musicale n'a jamais eu d'autre finalité que de rendre HOMMAGE à l'Artiste ainsi que de poursuivre sur la thématique du projet artistique et dystopique The Salingers.
Par le biais de ce message, nous souhaitons formuler ici nos plus sincères excuses auprès de toute personne se sentant blessée ou ressentant le moindre malaise à l'égard de cette production musicale ci-dessus présentée.
Nous profitons également de cet aparté pour sensibiliser et responsabiliser, encore une fois, chaque personne se sentant de près ou de loin concernée par l'utilisation de l'I.A dans le monde de la Culture. Le dialogue doit rester ouvert entre les artistes, les législateurs, les experts juridiques et les défenseurs de la liberté d'expression afin d'élaborer une loi efficace et adaptée à l'ère numérique et sa croissance grandissante.
The Salingers
Nikola Sirkis nous a fait une surprise hier soir...
En train de teaser son dernier disque (sous le nom des Salingers) qui, si j'ai bien compris, causera de l'I.A. et de ses dangers (après les Feu!Chatterton qui nous ont causé de ces putains de lunettes spéciales, du blue-touffe...), Nikola Sirkis nous fait écouter une démo envoyée par Jean-Louis Murat.
Je suis étonné qu'il nous la fasse découvrir si la chanson a été retenue pour figurer sur le disque, mais il semble que cela puisse être le cas.
On entend ainsi Jean-Louis Murat s'adresser à Nikola, "je t'envoie... fais-en ce que tu veux"... avant de commencer à chanter un titre légèrement orchestré.
C'est donc le premier titre "post-mortem" qu'il nous est possible de découvrir... et c'est donc troublant... en plus du texte qui évoque le ciel. Le titre: "sans toi, c'est autre chose" (on sait avec ses deux précédentes collaborations que Jean-Louis tisse des fils avec ce qu'il sait de Sirkis, ce que les fans d'Indochine ont adoré, et c'est possible là qu'il ait voulu parler de son frère).
📄 Version retravaillée [V2] : Dans l’éclat des étoiles Question cosmique Evidemment, nous voguons dans l’espace Toi et moi, errants à la surface C’était si vif, c’était si beau Ecoutes, là haut, le chant des oiseaux Sur le fil de la Voie lactée Nos rêves gravitent en liberté La lueur lunaire dessine ton visage Ensemble on traverse les âges Le temps s’efface sous nos pas Dis moi tu crois qu’on se retrouvera ? Dans l’univers, nos âmes perdurent encore Deux étoiles jumelles, malgré le temps qui s’évapore Les années ont passé, comme des comètes filantes Dans nos souvenirs, brûle une flamme incandescente Les constellations murmurent notre histoire, Chaque étoile scintille, comme un signe de mémoire Malgré les galaxies qui nous séparent, Notre amour demeure, tel un astre qui s'égare Evidemment, nous voguons dans l'espace Evidemment, nos âmes flottent à la surface Le temps s’écoule et s’efface sous nos pas Dis moi, crois tu qu’on se retrouvera ? Evidemment, nous voguons dans l'espace Dans l’éclat des étoiles, question cosmique Evidemment, nos âmes perdurent à la surface Ensemble, on brave les âges et les orages
J'ai oublié de fêter notre anniversaire: le blog vient de passer le cap des 14 ans (né le 3/12/2009 sur un coup de tête... d'où le nom que je traine depuis). Pour l'instant, pas question de lâcher...
On fête ça en musique avec un compagnon de route de Jean-Louis Murat. On l'a aperçu au Fotomat le 22 juin dernier pour venir voir "Mlle personne"... peut-être qu'il repassera par là...
Mais en attendant, il nous a offert cette semaine une belle version de sa chanson "le Charme", live aux Vinzelles, à Volvic, sorti en 1992 sur l'album "amaretto" (sur les disques du crépuscule, fameux label belge dont on a déjà parlé et qui signait également Marie Audigier.. avec certains titres signés Alain... ). Murat a repris ensuite cette chanson sur sa première tournée. infos complémentaires sur un des premiers sites muratiens. ou encore ici et sur baby bison
Alain Bonnefont, ex-Clara, Rancheros, a aussi composé "le venin", "les hérons", "le fier amant de la terre", fut de "passions privées", "mustangotour", des Koloko, de la collaboration avec Marie Möör, ou encore compagnon de tournée solo pour "Tristan", ou membre du all-star band à filles Steve McQueen... avant de devoir reprendre une activité salariée. Jean-Louis s'en était alarmée dans plusieurs interviews... Depuis, Alain a retrouvé le chemin des scènes auvergnates, le plus souvent avec Jérôme Caillon, autre Rancheros (projet Root Songs). On les retrouve à ROYAT le 21/12 au Moulin des pierres.
La version du disque:
La version de Jean-Louis Murat:
ET une reprise par Christophe Adam, avec lequel il a joué dans FAFAFA (certains clermontois se demande encore pourquoi ce groupe n'a pas eu le succès national qu'il méritait).
Et une reprise de Murat par Alain:
3 chansons de Bonnefont/Caillon disponibles en vidéo:
J'ai en ma possession, offert par Matthieu, le généreux, le disque de Georges Megalos, dans lequel Alain chante magnifiquement deux chansons. Une très belle histoire: George a accompagné : Piaf, Trenet, Brassens, Brel, Bécaud, et mis son médiator au service de plusieurs notoriétés jazzy (Michel Legrand, Quincy Jones, Stéphane Grappelli...), et il a commercialisé son premier disque à 83 ans! Il est décédé en 2016.
L'occasion fait le marron (chaud de décembre) : virée en Auvergne le week-end dernier! Release Party d'Adèle COYO, écoute d'artistes et échange avec le Fotomat pour un prochain événement en juin 2024, conf de rédac avec ma acolyte (sous le regard bienveillant de Matthieu, qui veille toujours sur les amateurs de musique clermontois dans son couloir)... et randonnées.. Presque 10 ans tout juste après une autre petite virée plus rapide: le concert matinal des 10 ans de France Inter, le premier avec les DELANO, avant BABEL.
PREMIERE PARTIE NOCTURNE:
On s'attendait à une belle assistance au Fotomat pour le concert de sortie du premier album d'Adèle Coyo (le vent décide); avec Sophiane Productions (Cocoon, Rogojine...) aux manettes, je pensais que le petit monde de la musique clermontois se déplacerait. Non, c'était intime... et la neige sur Aurillac a empêché quelques supporters de la cantalienne de venir. Ce qui n'était pas le cas de quelques muratiens! L'ami JLL de Paris et Laurent de Marseille ont fait le déplacement! Je n'y suis pas tout à fait pour rien et ça me fait donc plaisir. Le talent d'Adèle n'avait pas sauté aux yeux de Stardust pour le CD aura aime Murat, et une petite argumentation avait été nécessaire de ma part. La livraison du titre "tout est dit" est venue clore tout débat! D'où la bonne place sur le CD (avec le streaming, on constate que les premiers titres des disques sont très largement plus écoutés)... Adèle a ensuite fait vivre sa version via un joli clip... et continue de l'inclure dans son tour de chant en présentant la chanson comme une étape importante de son parcours. D'ailleurs, il est question d'AURA Aime Murat dans les articles qui lui sont consacrés (Francofans, L'humanité magazine... ) et là, encore, je ne boude pas mon plaisir. C'était malgré tout ça, une surprise de voir dans le livret de son nouvel album la mention de Jean-Louis Murat. Il y a peut-être un peu de storytelling là-dedans (elle ne le cite pas dans une interview récente), une volonté de la raccrocher un peu à la montagne auvergnate (cf pochette), alors que l'inspiration est par moment plus "marine"(je parle de l'eau)... même si le vent, la nature, les orages, sont bien présents et nous rappellent l'univers muratien. En terme de promotion, j'aurais sans doute moi choisi d'évoquer plus encore le courage, comme une nécessité, qu'elle a eu de se lancer, la trentaine bien tassée, dans la musique, en abandonnant son poste d'éducatrice... alors que "les jobs à côté" (comme il disait) devient un peu la norme chez les artistes Indé.
En tout cas, "intemporel, touchant, j'ai été touché" a déclaré Didier Varrod sur cet album.
Il y’a des rencontres qui nous marquent plus que d’autres.
La première avec Jean Louis Murat s’est faite comme beaucoup, à travers ses chansons.
Puis lors d’un concert sur la tournée Babel, je découvrais un homme sans filtres, un musicien talentueux, un immense poète, et une désinvolture unique qui m’a touché.
Lors de sa dernière tournée j’étais invitée à un concert et à le rencontrer après dans la loge…
J’avoue que j’étais heureuse mais pas 100% sereine !
J’ai écrit quelques mots en rentrant chez moi, parmi eux :
« J’ai rencontré un homme sincère empreint de sensibilité et poésie…. Sûr nos chemins se recroiseront… ».
Je me souviendrai longtemps de notre échange, de ce môme éternel, de ce qu’il m’a dit ce soir-là …
Triste de le voir partir.
Les chemins qui mènent à Jean-Louis Murat sont et seront encore nombreux mais le vide qu’il laisse aujourd'hui est à la hauteur de son héritage … immense.
Bon, alors, cette soirée?
Invités par Talk Back Studio (Louis Fayolle alias Delayre, musicien et arrangeur d'Adèle) qui travaille avec eux, nous avons eu deux premières parties agréables : en premier, une membre du duo lyonnais Bleu Lagon a dû improviser un petit set solo (sa collègue était malade), et on a découvert une excellente musicienne (guitariste). FFAR ensuite, a chanté son troisième EP ("la traversée"), à la guitare avec de belles orchestrations enregistrées, les compositions sont sympas.
Adèle Coyo a ensuite rejoint la scène associée à Delayre (machine) et Laurent Berthon à la 2e guitare (Laurent joue également avec le groupe Arcwest avec Jack Daumail). Là encore, c'est bien agréable et la Dame chante très bien. L'assistance un peu clairsemée n'aide pas à ressentir de la chaleur, et Adèle reste sur la réserve, devant les yeux de Fred Roz (Directeur artistique et coach scénique, dont elle avouera qu'il l'a parfois fait pleurer). Ce soir, le regard d'un des historiques du rock clermontois semble d'une grande bienveillance sur sa protégée. On apprécie quand le set s'aventure dans le plus rythmé (avec une version "concert" de "touché coulé" il me semble, qui rentre en playlist sur FIP ).
Prochaines dates:
30/03/24 SALLE CULTURELLE ST ELOY LES MINES(63)
27/03/24 LA 2DEUCH LEMPDES (63)
14/02/24 LES 2 PIEDS SOUS LA TABLE AURILLAC (15)
16/12/23 ZIMPHIL MARCOLES (15)
On attend une session live filmée, avec Denis Clavaizolle. Je partagerai!
- On reparle prochainement de DELAYRE dont on a apprécié le talent d'arrangeur avec FFAR et Adèle...
- DEUXIEME PARTIE DIURNE:
Il y a la nuit, il y a le jour... où l'appel des sommets est irrésistible. Mais avec la neige en abondance et l'état des routes, difficile d'accéder à nos points habituels (Guery, col...). Je m'arrête avant Orcival, sous le lac du Servières.... et on voit où ça nous menera.
Arrivé au point Embrasse moi paysage: "Dernier nuage Aperçu sur l 'Aiguiller Derniers feux" , mais pour constater que "l'Ouire est blanc, il a neigé", il manquera quelques pas et un coin d'éclaircie...
Entre Douharesse et Servière: ça se dégage quand même un peu...
vue inédite pour moi:
Les eaux du lac sous un soleil timide offrent presque un arc en ciel:
Je suis parti comme tu le sais à l'improviste. Pas eu le temps non de faire mes adieux.
Pas vilains ces petits puys... Peut-être que demain?
On change d'ambiance le lendemain... et effectivement, pour ne pas aller trop loin, ça sera Puy de la Vache, et de Lassolas, que j'avais fait en été. Mais ça se mérite, + 200 mètres à gravir avec des escaliers...
Panorama du Puy de la Vache:
(en zoomant, on voit même l'arrivée du téléphérique du Sancy)
Entre brumes et soleil... Le Dôme a choisi
LE LIEN EN PLUS
On retrouvera tout ça chez l'ami Laurent Guillaume (chroniques d'en haut) sur France 3 le 28/01/2024. Ils étaient de tournage ces jours ci là bas, après avoir consacré une émission au monde de Jean-Louis Murat.
- Bon, Madame Florence, faudrait voir à justifier votre poste, y'a beaucoup de monde à la porte, vous savez! Le job de bénévole non indemnisé souffre-douleur du blog de Paulo, ça fait rêver! Et j'ai connu des plumes à barbe nettement plus enclines à faire tout le boulot à ma place! Alors, et que ça saute, il y a une soirée coopérative de Mai à Paris, go go... - Euh, plait-il Paulo? - hein? -PAULO! - .euh.. désolé... Vous sierait-il de vous rendre à un concert voir le charmant Coco, ça serait super sympa pour vos lecteurs de leur proposer votre avis?
L’Elysée Montmartre, Le Trianon, La Cigale… Remonter le boulevard Rochechouart, c’est replonger dans tant de souvenirs de concerts, de découvertes et de rencontres - Jean-Louis Murat était au Trianon pour ce qui fut son ultime concert parisien… Tout au bout, alors que Rochechouart est devenu Clichy, presque discrète à un angle de rue, la salle qui évoque des grands noms de la chanson française, qui a vu passer Brel, Brassens, Vian, Gainsbourg, Gréco, celle qui depuis toujours fait émerger des artistes, Les Trois Baudets met ce soir l’Auvergne à l’honneur : en ce jeudi 9 novembre, la Coopé de Clermont y est invitée (c'est le cas une fois par an semble-t-il : Belfour avait joué en 2021).
Les fauteuils rouges au sous-sol se garniront au fur et à mesure de l’avancée de la soirée, mais même encore un peu clairsemé (20 heures pétantes pour le début, j’ai bien failli être en retard) le public accueille avec enthousiasme Coco Macé. Coco, c’est notre découverte de l’an dernier au week-end “Murat, Yes sir !”, avec sa reprise de “Montagne” toute en sobriété et émotion. Ce soir la formation à trois fait résonner bien joliment ses textes tour à tour inquiets, tendres, mélancoliques. Il dessine à nouveau la montagne, ses paysages, ses habitants - la sienne, c’est le puy Mary, qui regarde le Sancy par delà le moutonnement du Cézallier. Petit nuage accroché au cou, voix douce et sourire rayonnant même quand l’intranquillité ou une forme de dureté pointe, Coco chante l’intime, des histoires d’amour, sa tendresse pour sa fille, le temps qui passe… et avance vite d’ailleurs en sa compagnie. Déjà sont annoncées les dernières chansons, le set ne dure que 30 minutes et il est temps de céder la place à Argil.
Ah
Eux aussi sous le nom d’Hiver Pool se sont illustrés par une belle reprise sur l’album Aura aime Murat, une relecture inspirée du “Monde intérieur” (ci-dessous), véritable invitation au départ, à l’envolée. Anna de Noailles, George Sand, Verlaine, Baudelaire, ce soir ils présentent des mises en musique de poèmes du 19ème et 20ème siècle, autour de la célébration de la nature. La musique, les voix mêlées où domine celle, envoûtante, de Théotime, portent au plus haut le lyrisme des textes, nous enveloppent dans l’atmosphère d’un paysage glacé de Verlaine ou la communion avec le monde de celle qui se rêve arbre… Le set culmine avec “Élévation” de Baudelaire, qui offre à nouveau une longue envolée (Bertrand Louis en propose également une magnifique interprétation sur son disque dédié aux Fleurs du mal).
La salle s’est remplie peu à peu, et la scène se fait plateau de théâtre : on y dispose des fleurs dans des vases, trois livres, parmi lesquels, la poésie étant décidément à l’honneur ce soir, je distingue un recueil de René Char. Les musiciens se préparent, vêtus d’une combinaison noire ornée de dessins. Tout est en place pour l’arrivée de Lémofil (nom qui me laissait dubitative mais suscitait carrément les sarcasmes de Pierrot, -vous connaissez son mauvais esprit-, heureusement qu'il n'a pas vu le nuage sur la tête de Coco, les bermudas et le bandeau de pirate sur le jeune chanteur d'Argil...)
La lumière s’éteint, le bruissement de la salle s’apaise. Arrive un jeune homme avec une valise… et déjà nous voilà saisis, toutes réserves balayées. La langue et le phrasé, le flux de cette parole poétique nous transportent instantanément sur un quai de gare, dans le déchirement et les espoirs d’un départ pour un ailleurs rêvé. La présence scénique, dense, habitée, peu à peu se déploie, capte nos regards, embrasse tout l’espace. Dans le deuxième morceau, chant douloureux de ceux qui sont restés, me vient tout à coup l’image de Jacques Brel (référence revendiquée, je le verrai après), pour son intensité, cette poésie d’un chagrin, d’une rage livrés sans retenue ni prudence. Le début d’un autre morceau, “Jusqu’au bout du monde”, me fera par la suite penser fugitivement à “Jeff”, sa main tendue à l’ami découragé, qui ouvre chez Lémofil sur des horizons dessinés, l’impulsion à partir ensemble, vite, parce qu’ “il y a la prudence qui nous rattrape en courant”... Dans cette recherche d’expressivité, tout ce qui peut porter les textes, les faire sonner, tout ce qui peut nous faire vibrer est convoqué, sans que rien ne devienne jamais systématique : la scansion du slam, le parler de la poésie, le flow du rap, la chanson, et même des bribes de narration pour faire le lien entre les morceaux, et des musiciens les personnages d’un récit. La belle et riche composition musicale suit, lie, porte le tout. Plus qu’un enchaînement de chansons, c’est un spectacle qui nous est offert, c’est beau et brûlant. La salle transportée se soulève d’ailleurs pour une standing ovation. “C’est la première fois” sourit Lémofil, pas sûr dans un premier temps de pouvoir assurer un rappel, mais qui finit par nous offrir un dernier morceau enragé.
Il serait sans doute très artificiel de chercher une spécificité auvergnate à ces trois groupes aux inspirations bien différentes. Pourtant on a goûté tout au long de la soirée le soin apporté à l’écriture, la présence des poètes, la peinture des paysages et de la nature, une dimension lyrique assumée, et la tension entre le chez soi et l’ailleurs, le départ et le retour rêvé ou accompli. Tout pour combler des fans de Jean-Louis Murat…
Et c’est décidé, dès ce soir je retourne voir Lémofil sur scène (mercredi 15/11)
- Et bein qu'est-ce qu'on dit ? hein? merci PAULO! Mais enfin, y retourner ce soir? Dois-je rappeler ce que Murat disait de Brel? hein? euh, ok...
Je crois que j'ai fait la bise à Stéphane Reynaud l'autre jour à Orcival. Je ne me voyais pas me rapprocher de certains, mais Stéphane, je voulais aller lui témoigner de ma sympathie. Il a toujours été très gentil avec moi, sa timidité est touchante, et il y a notre fraternité montagnarde: En été 2008, je descendais des Cornettes de bise, montagne du Chablais, dans un sentier alternatif, sous un couvert de végétations, et humide.. voilà que dans une partie bien raide, portant un gros sac à dos en bon papa, surgit un batteur en plein effort... et sa famille. Tout le monde est bien surpris qu'un fan le débusque là! La rencontre est furtive, l'endroit ne se prêtait pas à plus... mais c'était rigolo.
Je ne suis pas le seul qui l'apprécie tant l'article du Dauphiné Libéré paru dimanche a fait plaisir aux fans sur les réseaux sociaux. J'arrive donc un peu tard, et je vais donc tenter d'apporter mon petit plus.
« Jean-Louis Murat était l’artiste avec un grand A » : son ex-batteur, Stéphane Reynaud, garde le tempo Pascal Arvin-Bérod-07 oct. 2023
Après avoir accompagné durant 20 ans Jean-Louis Murat, le batteur Stéphane Reynaud est de retour dans le Chablais. S’il parle volontiers de ses souvenirs et son admiration pour le musicien auvergnat, aujourd’hui il participe à des projets et donne des cours de batterie avec son fils.
Après avoir accompagné durant 20 ans Jean-Louis Murat, le batteur Stéphane Reynaud est de retour dans le Chablais. S’il parle volontiers de ses souvenirs et son admiration pour le musicien auvergnat, aujourd’hui il participe à des projets et donne des cours de batterie avec son fils.
Dans cet “atelier du rythme” où il transmet son art avec passion, vingt ans de complicité avec Jean-Louis Murat continuent d’inspirer le batteur Stéphane Reynaud.
Caisses et fûts, pédales et cymbales comme s’il en pleuvait, garnissent cet “atelier du rythme”, aménagé au rez-de-chaussée du domicile de Stéphane Reynaud. La pièce idéale pour un cours de musique. De ceux que dispense le batteur thononais, associé à son fils Léonard dans Guitar drum lab, une petite structure via laquelle père et fils forment à la musique en groupe.
« Une façon, aussi, de m’ancrer », ajoute Stéphane Reynaud. Le Chablais n’a jamais cessé d’être son port d’attache, entre deux enregistrements ou deux tournées aux côtés de Jean-Louis Murat. Deux décennies de fidélité à l’auteur-compositeur-interprète, brutalement disparu le 25 mai dernier. De quoi charrier un flot de souvenirs.
À commencer par Lilith , double album qui fête ses vingt ans. Stéphane Reynaud n’a pas oublié. « Fred Jimenez, un ami bassiste qui jouait avec Jean-Louis, m’appelle pour me dire que ce dernier recherche un batteur. Je dis ok, on me donne rendez-vous au studio. Je n’ai même pas passé d’audition. Nous avons enregistré à Paris puis nous sommes partis en tournée dans la foulée. »
Entre le Chablaisien et l’Auvergnat, le courant passe d’emblée. Une passion commune pour la soul et le rhythm’n’blues des années 50 et 60 a servi d’accélérateur. « Jean-Louis était fin connaisseur. Il s’intéressait aussi au jazz et à la musique classique » souligne, toujours admiratif, le batteur.
Autre dénominateur commun, leur aversion partagée pour un « milieu parisien branché » que ces deux provinciaux attachés à leurs terres ont côtoyé. « J’ai bien essayé de m’installer à Paris mais… je ne suis pas un citadin », reconnaît Stéphane Reynaud. Et d’évoquer le souvenir de la ferme de Jean-Louis Murat, où celui-ci aimait à recevoir ses musiciens.
Au fil d’albums enchaînés à un rythme soutenu, le batteur a appris à composer avec le versant médiatique de son métier. « La télé embellit tellement les choses. Les journalistes à la recherche du buzz chauffaient Jean-Louis. Arrivait toujours ce point de rupture, qui pouvait le faire passer pour quelqu’un de détestable. » La scène est un autre jardin dans lequel chanteur et batteur se sont épanouis. « Grand fan de cyclisme ou de Formule 1, Jean-Louis y voyait une dimension sportive. J’aime cette idée. »
Un rythme soutenu que le Covid a brisé. « Je n’ai pas repris de tournée depuis le deuxième confinement, un peu lassé aussi, il faut dire, d’être souvent sur la route », confie Stéphane Reynaud.
Son activité, quelque peu recentrée géographiquement, se partage désormais entre plusieurs projets, dont celui du trio du pianiste Pascal Wintz. Et, naturellement, dans cet “atelier du rythme” où il déploie une notion qui lui est chère, celle de transmission.
Une pièce emplie de musique, de passion et aussi d’un grand absent, à jamais présent. Jean-Louis Murat, salue avec émotion son batteur, était « l’artiste avec un grand A, avec ce que cela peut comporter d’excès, dans l’exagération comme la gentillesse. »
Bio express : itinéraire d'un batteur
Classique, jazz, rock… On écoute de tout chez les Reynaud. Stéphane, le cadet, découvre la batterie à 11 ans. Il essaye d’autres instruments mais sa décision est prise tandis qu’il accompagne, dans la cave de ses parents, le groupe de son frère. « Une révélation. » Dans les bacs du disquaire Jacques Favrat, il fouine, découvre, s’emballe. Après deux ans de solfège, il opte pour un apprentissage empirique. Puis c’est le temps des groupes de bal, et celui du conservatoire d’Oyonnax, aux côtés d’un professeur féru de jazz. À 16 ans, il tourne en première partie des Inmates. « 16 ans, c’était un peu jeune mais on se crée un réseau. » Avec les Bordelais de Kid Pharaon, il enregistre outre-Manche. De retour dans son fief, alors qu’il dispense ses premiers cours de batterie, l’aventure Murat est sur le point de le happer.
Murat à "Taratata", Johnny à Genève
Outre Murat, Stéphane Reynaud a accompagné en tournée le Suédois Peter von Poehl, avec lequel il a – de même qu’avec Murat- enregistré “Taratata”.
Au sein de son groupe Daddy-O, il a accompagné Johnny Hallyday. « C’était à Genève. Nous avons joué du rock’n’roll des années 50. J’ai été scié ce soir-là par sa voix. »
Beau souvenir également que le tandem Murat-Reynaud, seul sur scène en 2013, lors de la tournée Toboggan.
Autre tandem, celui formé avec son fils Léonard. Leurs cours sont ouverts à tous.
En 2011, un article du même genre, où il était aussi question de sa collection de vieilles batteries: à lire ici
Au Koloko 2011 (concert pour ClermAuvergne), je capte la section rythmique que la France et la Suisse de la musique envie à Murat... et dont certains profiteront tout de même (au fil des années, on a parlé à l'occasion: Marc Aymon, L'autre Philippe).
- Stéphane Reynaud dans les MANIACS de Genève... qui ont bien bourlingué (notamment aux cotés des Thugs, et des Needles de Fred Jimenez) et réalisé plusieurs albums. Article ici et une page wikipédia (en allemand), et une chaine youtube
Ensuite, Stéphane jouera notamment avec les KID PHARAONS (pas de rapport avec l'Egypte cette fois). Il portait déjà le gilet mais on le voit faire quelques mouvements chorégraphiques de baguette que l'on n'a peut-être pas vu en accompagnant de Murat!):
- Saut dans le temps: à l'occasion de LILITH (Batteur magazine N°162)
On termine par la tournée toboggan évoquée dans le premier article, Stéphane et Murat en duo...
Quelques mois après Jean-Louis, c'est une autre personnalité du rock à Clermont qui disparaît: Joël RIVET, lui aussi beaucoup trop jeune (il était même le cadet de Murat de 5 ans). Il figurait bien-sûr dans le livre "une histoire du rock à Clermont" de P. Foulhoux, avec 4 pages.
C'est, gars de Gerzat, au collège à 15 ans qu'il se met avec la musique avec son premier groupe qu'il forme avec Alain Bonnefont -et son frère Philippe- (Smack). Il fréquente le lycée de Montferrand quelques temps après Murat, le groupe d'alors s'appelle Ambulance. Puis, il y eut les études, et les séjours à Londres (assistant de français). Il se rappelait quand même vaguement avoir été sur scène au côté de Jean-Louis au Festival de la Bourboule de 78 que Matthieu nous a relaté: Je me rappelle avoir chanté peut être sweet little 16 accompagné par Jean Louis qui en avait fait un arrangement inédit ET Je revois les yeux complètement éclatés de Patrick Eudeline sans ses lunettes, ni gris ni verts.. Retour plus durable en 81, il joue dans les Tortionnaires, et les guêpes... et dans le même temps, avec les frères MIKAELIAN qui jouent avec Murat, dans Série B.
Il y aura ensuite les Pale Riders avec Jack Moiroud, l'organisateur du concert pour la Roumanie, et les Rivets Sauvages, dont j'ai partagé une vidéo à l'occasion de l'interview de Jack Daumail au printemps dernier. Ce dernier nous disait: "Joël Rivet, rencontré lors d’une fête de la musique alors qu’il jouait avec les Guêpes, m’a directement invité à monter sur scène alors qu’on ne se connaissait pas, nous avons rapidement joué ensemble avec son frère Christophe, François, Bruno Sauvage, puis Christophe Adam". Par ce dernier, il est devenu un acteur régulier de la chaine youtube French Kiss (voir ci-dessous), parfois avec sa fille Anouk (une des représentantes de la 2e génération au côté des enfants Clavaizolle, Mikaelian, Izoard, Daumail). Sincères condoléances à elle et à sa famille et à tous ses camarades musiciens "irréductibles".
Voici ce qu'il disait de Jean-Louis dans le livre de Foulhoux:
Voici encore quelques extraits de son témoignage :
Autre lien avec Murat: ici avec JL Alos, autre disparu, qui joua dans Clara et à qui est dédié Taormina. (photo-collection d'Alain B., toutes mes amitiés aux rancheros qui voient encore partir un des leurs). Je pense que c'était avec les Guêpes (dans lequel joua aussi Stéphane Mikaelian).
On va apprendre qu’à Clermont, il y a eu vraiment une génération derrière Jean-Louis Murat avec les Joël Rivet, les Christophe Adam, les Marie Audigier, tous ces gens-là qui sont tous au lycée de Montferrand en même temps, au moment des grèves. Marie Audigier, c’est un leader avec toute une bande, et ça a fédéré des gens qui se sont mis à faire de la musique grâce à eux.
Minck DeVille, apparemment en manque, s'est jeté sur lui en plein concert: "il s'est littéralement jetté sur moi, belliqueux. Je l'ai ceinturé et embrassé en lui disant we love you, Willy [...] Il est monté sur scène et il a chanté en me regardant une belle version de you better move on".
Place à la musique:
On se quitte avec une de ses chansons de coeur, qui nous permettra de faire un petit clin d'oeil à Christophe Pie, qui accompagna Chuck.
On termine avec le festival les Belles journées 2023. PS: On me reproche d'honorer Izia par message... J'ai juste partagé des photos, par courtoisie pour la Mairie qui m'accorde une accréditation depuis le début du festival et que ça m'amuse de faire et partager des photos, même si elles sont loins d être pro. Cette lectrice oublie que par le passé j'ai même "honoré" Slimane, Armanet ou M. Kaye.
Enfin soit, après avoir fait plusieurs comptes-rendus ici (Le palais idéal, un Fourvière, et Villefranche, où j'émettais des réserves sur son jeu de scène), je n'avais pas forcement prévu et envie de renouer avec Benjamin B. suite à un comportement que je juge indigne d'une "star" à qui tout sourit (qu'il soit de gauche, lyonnais, muratien, supporter de l'OL et talentueux me rend la chose encore plus triste)... Après, ce n'est pas parce que j'ai des réticences - et même au contraire-, que sa musique ne m'est pas "accessible". Et puis il est copain avec Laetitia Masson. Le problème, c'est essentiellement que depuis... Palermo Hollywood?... je n'accroche pas aux disques (je continue pourtant de les acheter). J'ai tant écouté "à l'origine", j'ai même eu du mal pendant l'été à retirer "la superbe" de mon autoradio... si bien que vendredi, j'ai vraiment "vibré" sur "sans viser personne"... Juste ça me suffisait (même si l'orchestration était un peu trop musclée...).
A part ça, je l'ai trouvé plutôt bon et finalement j'ai peu cédé à l'agacement, comme par le passé, j'ai même toléré son gant et "ses mains sur le coeur". J'ai trouvé surtout impressionnant cette voix bien en avant alors que le groupe joue fort... Pour autant, décidément, je n'accroche pas à la machine à tubes qu'il est devenu. Ceci dit, je crois que je vais me laisser tenter par son nouveau disque symphonique prévu en ce mois de septembre...
4 diaporamas:
A part ça, deux jours de météo exceptionnelle, le parc et ses arbres, une meilleure gestion des files d'attentes et des nombreux bénévoles, et encore un gros succès public... Et une programmation très féminine (à part Biolay), faut le noter, mais à mon goût, un peu monocorde... (Je n'ai pas assisté au show de la dernière invitée Zazie).