bon apparemment, avec ce printemps bien avancé, c'est déjà Pâques, quelqu'un est ressuscité et c'est un juif: Serge Gainsbourg. Je n'avais pas prévu de vous parler de ça ce soir, mais cédons à l'anniversaire. Avoir regardé les documentaires télé de la semaine, m'a replongé dans mes années lycée, le disque live du casino de Paris tout ça.... Même si j'ai assez peu écouté depuis.
Dans le documentaire diffusé sur France 3, nous avons vu des images de l'enregistrement Initial BB à Londres... et on y apercevait Claude Dejacques.
Claude Dejacques, après Barbara, Boby Lapointe et avant Yves Simon, Duteil et MURAT, a en effet joué le rôle de Directeur Artistiques de Gainsbourg durant 7 ans. Je vous avais fait sa bio et parlé de l'épisode Murat là.
Avant Gainsbourg, il s'était occupé de Brigitte Bardot, et il indique dans son livre avoir insisté auprès d'elle pour qu'elle accepte de rencontrer Serge... Elle préférait Ricet Barrier! Dans les quelques pages sur Barbot, il raconte l'enregistrement de "je t'aime moins non plus", les disques qu'il fait gravés pour la promo et qui seront les seules à être conservés, et le courrier de l'avocat de BB bloquant l'utilisation du titre...
Voici les pages consacrées à GAINSBOURG ci-dessous (livre "piégée? la chanson...?" édition entente, 1994). On y apprend notamment le rôle de Guy Béart dans "Gainsbourg percussion" (Claude joue de l'euphémisme dans l'influence que le disque d'Olatunji a eu sur Gainsbourg)...
C'est déjà un article assez lourd.... alors je vous donne rendez-vous ce soir ou demain pour une deuxième partie "MURAT/GAINSBOURG".
Est-ce ceci dont parle Dejacques?, OUI ! Issu de "centrale variétés" et cela se termine par la javanaise...
« C’est le fameux tournage de “La javanaise” qui a déclenché sa rupture avec sa femme : mon idée de scenario était que Serge écrivait la chanson chez lui puis elle se développait à travers Paris, alors on a commencé à tourner rue Tronchet. Il y avait là une super moquette toute propre et les godasses des technicos avaient laissé quelques traces… Sa femme était absolument furieuse. Après notre départ je sais qu’ils se sont engueulés…»
Au cours de cette ultime dispute, elle lui flanque un pot de confiture à la tête : il l’évite, le projectile s’écrase sur un mur, il regarde fasciné l’explosion murale, les fraises qui dégoulinent dans une sanglante mélasse…
Claude Dejacques :
« Alors elle a pris le bracelet de diamants et rubis qu’il lui avait offert et elle l’a balancé par la fenêtre en lui disant d’aller le chercher. Mais il n’y a pas été… »
Texte de DEJACQUES au verso de l'album Gainsbourg percussions:
« Au début, c’est un rythme de doigts sur le bord d’une table de bois Empire. Des idées, des images naissent. Bientôt, Serge ne dort plus sans battement, sans une touffe de battements où se mêlent les pulsations naturelles de la vie. Deux mois plus tard, Alain Goraguer et moi nous retrouvons dans le même état : il faut opérer d’urgence. Résultat, le studio se met à battre aussi autour de cinq percussionnistes et de douze choristes. Quelques titres d’un style plus «jazzistique» se greffent aisément sur la couleur purement africaine. Au-dessus de tout cela, les textes, ciselés, incrustés sur les Sons : la marque Gainsbourg. »
A noter que Dejacques a dirigé le disque de ZIZI JEANMAIRE où elle chante du Gainsbourg (live 1977)
PS:
MERCI A TOUS LES CONTRIBUTEURS DU PROJET "AURA AIME MURAT"!!!!
J-2 avant la fin de la période initiale du crowdfunding et nous avons atteint la somme!!! Les frileux peuvent désormais commander le disque et les bonus avec un risque limité! Tout l'argent récolté servira à améliorer le disque et le projet. 116 contributeurs, ça reste peu!
1) L'autre jour, je fais un petit post facebook sans nommer et taguer Olivier Adam (il me semble)... Juste pour me rappeler ce beau cadeau de cette dédicace:
ça fait combien de livres qu'il m'oublie depuis? ;.)
Et M. ADAM... a commenté et m'a adressé son livre!! Oui, je me la ramène je sais, mais votre amour m'est très nettement insuffisant par moment, surtout qu'il est bien médiocre, je ne suis au mieux qu'une maitresse à qui on accorde quelques minutes sur un smartphone en cachette... et inutile d'aller me chanter : ne joue pas au jeu de l'amant le plus vaniteux... enfin passons. Et vous savez quoi, il y était de nouveau question de Jean-Louis Murat... Oui, encore (dans les quelques feuilletons disponibles sur ma plateforme, ceux qui ont le plus de "saisons" sont "Games of thrones de la pop : Dominique A/Jean-Louis Murat" et "la famille ADAM" sans aucun doute)... Voici en replay:
Le livre débute par du Murat sur "ça, c'est fait, babe"... Il est donc question de séparation... mais ça va bien au delà d'un divorce.
Pour la saison 2021, globalement, j'ai trouvé qu'on restait bien dans l'univers d'Olivier, la mer, la Bretagne, l'exploration de l'univers familial, le héros qui est loin d'en être un (après l'incompréhension, il se rend compte et nous aussi des raisons de la séparation), et sa passion pour le Japon... qui pourtant est sévèrement égratigné, en mettant en scène en bonne partie ce que Carlos Ghosn a reproché à la justice de ce pays. Mais ce n'est peut-être pas essentiel... même si comme dans tout bon mélo, différentes cordes sont tirées pour que le drame se noue. Injustice judiciaire et injustice de la vie. Si fortes. Et c'est sans doute l'histoire qui m'a le plus touché dans l'oeuvre d'Adam, aussi parce qu'il est question de mariage mixte, de la fragilité de l'amour, et d'enfants, et qu'Olivier Adam ajoute une autre histoire de disparition à la principale (et même une 3e): un fils qui choisit de rompre avec ses parents bourgeois pour rejoindre l'ultragauche. C'est peut-être un peu casse-gueule dans le roman, mais là, encore, j'ai été ému par ce que cela m'évoquait. (J'hésite à le formuler, mais j'ai pensé à Matthieu et à sa maman- amitiés).
Pour en revenir à l'histoire principal même si on devine le dernier coup de poignard à l'intitulé du chapitre, celui-ci fait tout de même son effet, et ce "tout peut s'oublier" est un renoncement absolument terrifiant.
- On en revient à des choses plus légères et l'humour?
Le nom de Jean-Louis Murat est également cité dans le livre entre les Tindersticks et Etienne Daho.
Mais c'est Dominique A qui prend le dessus, cité deux autres fois: "au revoir mon amour, peut-être un autre jour, peut-être une autre année, aurait chanté Dominique A" et également "Ah, comment certains vivent, aurait chanté Dominique A. si de nouveau nous l'avions convoqué pour commenter - mais sans doute préférerait-il qu'on le laisse tranquille". Et nous aussi, car le name dropping occupe par endroits beaucoup de place... et en plus si c'est pour citer du Etienne Daho, franchement!: "il n'est pas de hasard. Il est des rendez-vous. Pas de coïncidence"-p.65 (je rigole). Enfin, on retrouve Daniel Balavoine... avec bien sûr "mon fils, ma bataille" (utilisé comme une expression idiomatique), et "Il était comme Daniel Balavoine. La vie ne lui apprenait rien".
Sachez que j'ai ri de la pique : le personnage principal étant programmateur d'un ciné "un Ken Loach, le nouveau James Gray et un truc avec Luchini parce qu'il fallait bien contenter les retraités", et comme en écho avec les chroniques familiales qu'il écrit: "Il écouta tout de même son père lui vanter les mérites d'une énième comédie avec Franck Dubosc, ou Kad Merad, d'un quelconque film de réunion de famille ou s'ébattaient Jean-Paul Rouve ou Guillaume de Tonquédec, et d'une daube de Nicolas Bedos..." ( Kad a bien-sûr joué dans "je vais bien, ne t'en fais pas", adaptation d'un livre d'Olivier....)
à 9'08: il est question de Murat : Adam "C'est fondateur"... "le manteau de pluie du singe même m'a conduit à lire de la poésie japonaise". Juste avant, il parle de Dominique A influence stylistique majeur pour lui. La séquence sur Murat à écouter :
Olivier Adam, tout s'oublier, flammarion, 20 euros.
Un grand merci à lui.
2) Et dans la série "ah quoi tu en es rendu mon fils", j'ai dû acheter un livre sur Johnny Hallyday!! Oui, je sais... Il va vite aller dans le placard "archives Murat". Normalement, j'aurais volé une petite photo au Cultura du coin, mais quand l'auteur est un bienfaiteur du blog... ça ne se fait pas... même si au passage, je l'ai grondé! En effet, Baptiste VIGNOL qui s'est sans doute plus volontiers consacré à son "Alain Delon, le dernier guépard" (sublime selon la presse unanime), a commis une boulette... que je ne pouvais pas laisser passer après mes deux articles précédents autour d'"a bird on a poire".
Le livre recense les chansons dans lesquelles Johnny est évoqué... et c'est effectivement assez surprenant de voir le nombre de titres... à commencer par la première: Ferré dès 1961.
Et naturellement, Jean-Louis Figure avec Mashpotétisés.
Vous avez vu la coquille?
Je vous laisse quelques instants pour y réfléchir. Aurait-il fallu citer également d'autres titres de Murat où figure le prénom "Johnny"? Jean-Louis répond:
Non johnny c’est moi ! Dans plusieurs de mes chansons je m’appelle Johnny. J’ai pris cette habitude depuis mes débuts, surtout lorsque je mets des paroles en anglais. Ce Johnny est un mec raté qui n’a pas eu de bol comme Johnny Hallyday qui aurait du naître à Nashville, mais a vu le jour à Montmartre, il chante Johnny B. Good mais ça fait rigoler tout le monde … Il a un côté un peu dérisoire, mais ce n’est pas Johnny Hallyday ».
Murat refuse sans doute que ce prénom soit privatisé par un SMET, ces références à lui étant sans doute Johnny Guitare, et Johnny Frenchman (deux titres de film), mais dans "le tremplin", il cite tout de même Les portes du pénitencier à quelques vers de Johnny...
Le fait est Johnny welcome home Johnny welcome
Oh les jours de neige de neige au Veillis Quelques bonnes longueurs de ficelle au cas où En bas claquent Les Portes du Pénitencier Mais bon dieu bon dieu elle va pas tout gâcher
Cela faisait un petit moment que je ne prenais pas la peine de signaler la date... mais suite à un post ce week-end sur facebook à ce sujet, grâce auquel j'ai constaté un certain intérêt, je me suis décidé à faire cet article. LE BLOG FETE DONC SES 11 ANS (depuis le 3/12). Au démarrage, j'avais convenu avec moi-même sans négociation, de faire régulièrement un bilan dans une volonté de transparence. J'ai laissé tomber il y a 4/5 ans je pense, oui, 2016... Après le départ de Matthieu...( http://www.surjeanlouismurat.com/2016/12/7-ans-debriefing-annuel.html le coeur n'était plus à la fête).
Bon, alors, tentons ce petit bilan... avant de repartir vers de nouvelles aventures.
En créant ce blog sans trop y réfléchir le 3/12/2009, afin d'avoir mon espace à moi, avec une ligne éditoriale se voulant libre et ouverte, et dans une décontraction jemenfoutiste (mon premier article s'appelait "j'aime pas Jean-Louis Murat"), est-ce que je pensais vivre tout ça, même si ce "ça" se situe dans une certaine virtualité d'écran et d'anonymat, et le sentiment d'être un grand usurpateur ? Me retrouver dans une liste de 40 spécialistes de la chanson dans un livre de Baptiste Vignol, entre Vergeade et Varrod!, se faire recommander par Yves Bigot sur TV5 monde, et interviewer Françoise Hardy, Jeanne Cherhal, et quelques autres (Je tiens beaucoup au lien amical qui s'est créé avec Michel ZACHA)? Non, évidemment pas. D'ailleurs, on peut se dire que les grandes heures du blog sont derrière nous, je me contente de surveiller l'actualité, et les visiteurs quotidiens ont du mal à passer désormais la barre des 100, mais je m'accroche au devoir que je m'étais confié. Et si je voulais faire de l'audience, je n'avais qu'à choisir de parler de jeux vidéos, que je pose en strocpop, strucpup, trocpeup, crop-top sur instagram... avec mon beer belly (mon instagram).
A l'époque, le blog convenait bien, avec le site Le LIEN DEFAIT en parallèle, qui permettait une recherche facile, notamment pour la restitution sur les tournées, les chansons. Le LLD désormais en mode pause, un lieu pour les archives est donc à créer... si on ne veut pas passer que par Google (Didier Le Bras est arrivé ensuite, mais ces sites ne disposaient pas d'un menu très pratique non plus). Bon, le fait est que dans mon petit coin, caché dans l'ombre, cela permet de ne pas trop s'embêter avec le copyright et en 11 ans, je n'ai pas eu trop de souci à ce sujet (parce que je trouve important d'offrir cette banque de données, en reproduisant au maximum tout ce qui est écrit sur Murat, même si on peut rêver meilleur système d'archivage). Pour compenser, je vous invite toujours à lire les articles d'origine en suivant les liens que je mets toujours en évidence, et j'espère que vous le faites.
Très rapidement, un certain Matthieu est devenu un partenaire formidable, et ses recherches, et ses qualités de rédacteur ont fait passer le blog dans une autre dimension, avec des articles originaux et un vrai travail journalistique ou historique. Grace à lui, le blog a donc sorti quelques infos ou archives inédites (Murat journaliste ici et là, le festival de la Bourboule , tentant de percer le mystère de "suicidez-vous" etc...). Nos échanges étaient un booster pour mes propres rédactions. Poursuivre surjeanlouismurat.com est une manière de lui rendre hommage, et vous le savez, il n'est jamais loin quand je m'attelle à une rédaction. Vu qu'il avait sans doute du mal avec ça, il aurait peut-être profité d'une chanson pour faire passer le message qu'il m'a porté avec son départ : "On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime" (Chedid).
Bon, justement, concernant Jean-Louis Murat, ce blog n'avait pas forcement pour but de lui clamer un amour sans fin, et peut-être que ces derniers temps, j'ai un peu trop gommé l'aspect critique (mon but n'est d'ailleurs pas de toujours donné mon avis en fait), mais après 11 ans, je reste toujours aussi passionné par les interrogations qu'ils m'aspirent, tant dans son oeuvre que sa personnalité médiatique. J'espère qu'il nous offrira encore longtemps des occasions de se questionner, de rire, de s'offusquer, de rêver, via des nombreux nouveaux épisodes... Je suis un de ses humbles feuilletonnistes.
J'espère pouvoir continuer longtemps, et n'hésitez pas, pour me secouer, à me faire part de vos idées, suggestions, articles, infos... et je suis ouvert à toutes propositions de collaboration (notamment pour être notre correspondant clermontois ou parisien, ou autour de l'analyse littéraire de chansons, secteur laissé en friche depuis très longtemps). Cette semaine, on m'a ainsi parlé d'un projet sur lequel j'ai déjà passé un peu de temps... et j'espère pouvoir vous en reparler très vite.
Voici quelques chiffres (et je remarque par la même occasion que le million de pages vues est dépassé):
Total depuis la création
584 091Visiteurs uniques
1 006412Pages vues
1,723Vues / Visiteur
Total des Droits d'Auteur bruts générés par le blog
(Depuis le début du partenariat)
349,85 €
J'ai donc un versement de 48 euros environ tous les 14/15 mois en moyenne, avec un revenu de 0.15 centimes par jour quand il y a du passage, en sachant que la version "premium" d'overblog coûte 60 euros par an. Avec les magazines, les livres que je me procure... ce n'est donc pas une activité rentable... C'est pourquoi je ne me suis pas encore résolu à suspendre les publicités (notez que je n'ai pas autorisé la pub en"fenêtre volante" qui serait la plus embêtante pour le lecteur).
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Je m'arrête là pour cet article. J'ai des courses à faire... et l'actualité muratienne m'attend! Joyeux noël malgré tout ça, soyez vraiment prudent...
Merci of course à M., Five, Manu, Baptiste-Michel, et Florence(s), Isabelle, Pierre, Samuel, Thierry, Emmanuelle... Laure... et à tous les lecteurs bienveillants, et à ceux que j'oublie.
Mais la grande faucheuse, tu vas me laisser buller devant la télé un peu? Pas moyen d'être tranquille! Après Maradona, Anne Sylvestre... voilà encore une icône muratienne qui... euh, icône? Façon de causer... On est entre auvergnats... même si Giscard au bout du compte de l'élection, il s'était un peu dés-ancré... préférant les... d'autres... cul-terreux du Loir et Cher. La richesse est moins pénible dans un château spacieux.
Bon, désolé Jean-Louis, mais désormais aux yeux des cercles parisiens, tu seras plus que jamais le représentant attitré de l'Auvergne. La concurrence des vivants se dissipe. Font pas le poids Jacques Mailhot, Nolwenn Leroy, l'immigré Hortefeux, Claire Chazal, Mazarine Pingeot ou les Michelin, ou le terne fiston VGE qui végète à Cham. Y'a que Vercingétorix qui ferait encore le poids. Qui connaît encore La Fayette, Pompidou, Vialatte, Pialat, Pascal, Michel Charasse et Jacques Barrot et Danielle Gilbert?
Ça sera donc sous Macron (selon l'expression que Murat aime utiliser en concert... Sous Mitterrand...) que l'on va enterrer Giscard.... Ça ne sera pas à Chamalières, ville qui vit la naissance de Jean-Louis en 52. [Tiens, on peut lancer le générique d'Amicalement vôtre pour faire genre]. VGE entre noblesse, et dynastie politique, un Louis dans la famille (XV*), JLM entre classes ouvrière et paysanne, un Loï dans la famille (XVIII... mort en 18 en Somme). Cette année-là, VGE était à l'ENA, mais avait fréquenté le lycée Blaise Pascal de Clermont que Bergheaud rejoint quelques années plus tard (Delors, C.Lanzmann et D'Ormesson l'ont également fréquenté... mais seule notre musicien fonde une bande et influencera durablement ses camarades... Tiens, on retrouve également Alain Rey, autre trépassé récent, je lui dédie les fautes d'orthographe de cet article).
*V'là Louis le quinziste, y manquait plus qu'ça chantent les Rancheros
Giscard remonta à Paris ensuite, et y rencontra plus de succès que Jean-Louis dans sa période parisienne... la cuillère en argent lui évite la vache enragée du zonard, même si, ne lui enlevons pas, Giscard s'engagea dans les combats de la 2e guerre... Après la guerre, il effectua un premier séjour aux Etats-Unis et au Canada, soirées Mousse et tango pour lui, à moins qu'il ne suivît déjà son cours ordinaire des choses politiques. Comme un cowboy à l'âme fresh, vas-y, je suis Kennedy. Murat chante plutôt "Chappaquiddick"... et Bob dit l'âme.
C'est en 56 que Giscard devient député du 6/3 (suffrage à la proportionnelle). En 58, il se frotte au Sancy: le petit brenoï s'amuse alors à lui ficher une belle moustache (et pas une tête de noeud car il est alors trop jeune) sur les affiches électorales des cantonales du canton de Rochefort-Montagne (où se situe Orcival, Murat Le Quaire et la Bourboule)... C'est peut-être pas vrai, mais on fera comme si. Quelques temps après, Murat commence la musique, mais ça ne sera pas l'accordéon, que VGE a appris sur le tard pour s'occuper en Autriche. En 1970, il joue d'ailleurs un air autour d'un "chat noir" auprès de l’enamourée Danielle... mais je cherche vraiment toutes les petites bêtes pour rapprocher les deux hommes... d'autant que dans la chanson "je cherche fortune autour du chat noir", il n'est pas question de l'animal mais d'un cabaret.
En 66, Giscard ne fait plus partie du gouvernement, et de conseiller municipal, il devient maire de Chamalières en 67. Il rate une belle occasion de montrer qu'il était un grand visionnaire en n'attribuant pas à un joli square de la ville le nom de "Jean-Louis Bergheaud, enfant de la ville".
En 1973, l'un s'installe dans le salon Murat sur un poste en CDD, l'autre multiplie les petits boulots, avant de fonder son parti Clara et, au bout de la décennie, de choisir ce pseudo, et de chanter "suicidez-vous le peuple est mort"... par désespoir de voir le notable auvergnat se faire balayer... NON? Ah, on me dit que ce n'était pas ça (avec "Suicidez-vous le peuple est mort"... et "le coup de Jarnac", Murat aura plutôt chanté Mitterrand). On retiendra du septennat concernant JL, la création du divorce par consentement mutuel, ça peut toujours servir (faute à la fidélité, thème cher à Murat, que ce soit pour ses amours ou pour l'Auvergne, VGE semble en avoir lui une vision plus "19e"). Quelques années plus tard, les Rancheros improviseront sur Bokassa (2e album resté inédit)... mais pas certain qu'on puisse faire un rapprochement.
Refusant la traversée du désert auquel JLM lui est contraint, Giscard repart en campagne. Député; et président de la région Auvergne en 86, et c'est là qu'il va avoir l'idée de faire un trou... alors que Jean-Louis perce enfin... "ah si je devais manquer de toi"...
Quelques années plus tard, Murat sur l'un de ses thèmes de prédilection de la ruralité en crise :
AU PAYS DE GISCARD (inédit live 99)
Antoine te fait la bise, on pense à toi
On a bien rentré les salers hier soir
Ils ont aussi rentré leurs grands bœufs
Dans la combe à Rieu
Quelle journée j'ai eu oui je te dis
J'ai eu la visite de Johnny
Il fait des fèves aux lards du Canada
J'en suis toute flagada
Mon Dieu quel monde y'avait Dimanche
Ils ont dit une messe pour Monsieur Planche
Ton père a encore eu mal au bras
Quel malheur qu'on ait plus la Maria
Il paraît André dit qu'à Orcines
Ils veulent nous construire un genre d'usine
Un truc affreux en fer que veut Giscard
Je te jure quels tocards
Ils auraient pas bien lu le règlement
Ils ont fait un trou ils ont rien mis dedans
Au lieu de nous faire payer de impôts
Qu'ils nous donnent du boulot
Y'a pas assez du feu pour els pompiers
C'est dans l'purin que les gars vont se jeter
Comme celui des Etables bien trop endetté
Ton père me jure qu'on va tous y passer
A part ça au pays de Giscard, ça va...
Très belle chanson...
Sur le site de la fondation "vge", il est écrit: "Son attachement à l’Auvergne, dira-t-il, n’est pas politique mais génétique : ses quatre grands-parents et ses deux parents y sont enterrés". Autant du coup ne pas gâcher et s'en servir comme on peut, même si, comme Jean-Louis, la relation n'est pas si univoque. Jean-Louis n'aime pas tant que ça "Clermont" ("Clermont, c'est Versailles", "Quand je change de vallée, j'ai un sentiment presque d'infidélité. Ou de jalousie. Ça ne me plaît pas tant que ça".) alors que VGE se fait recaler par la plèbe clermontoise pour le poste de maire. L'ultime défaite de 2004 aux régionales, ai-je entendu au JT de France 2, portera un coup sévère à l'attachement de Giscard à l'Auvergne... Alors que Jean-Louis est plus que jamais ancré.
On collera à tous les deux l'étiquette d'érotomane... Murat jouant Marlène ("Cuisses entrouvertes,
Dis comme tu y vas") et autre "princess", Valery joua avec Marlène et peut-être la Princesse D... De cette inspiration, l'homme politique se sera rêvé en sa retraite homme de lettres, tentant de parler d'amour et de séduction, JLM refuse toujours à cette heure le costume en ne franchissant pas le seuil du roman ("par manque de suite dans les idées dit-il, mais aussi " Moi, ça ne compte pas. Je fais des chansons pour réparer la toiture".). Néanmoins, on citera Baudelaire pour les rapprocher: VGE fait également régulièrement allusion au poème de Charles BaudelaireMoesta et errabunda dit wikipédia.... et appréciait énormément Maupassant dont il parla à Apostrophes.
En mai 2010, Michel Drucker, autre disparu de cette année, fait écouter sur Europe 1, "TERRE DE FRANCE" de Jean-Louis Murat à VGE. La présentatrice indique : "c'est une chanson que vous aimez beaucoup, enfin vous aimez beaucoup le chanteur, c'est Jean-Louis Murat". Drucker dit :"il habite le col de la Croix morand"... et l'ancien président d'indiquer: "c'est magnifique, près du Sancy, j'y suis allé souvent", et Drucker ajoute "il est très fier de cette région, Jean-Louis Murat"...
En mai 2010, Michel Drucker, autre disparu de cette année, fait écouter sur Europe 1, "TERRE DE FRANCE" de Jean-Louis Murat à VGE. La présentatrice indique : "c'est une chanson que vous aimez beaucoup, enfin vous aimez beaucoup le chanteur, c'est Jean-Louis Murat". Drucker dit :"il habite le col de la Croix morand"... et l'ancien président d'indiquer: "c'est magnifique, près du Sancy, j'y suis allé souvent", et Drucker ajoute "il est très fier de cette région, Jean-Louis Murat"...
Terminons par quelques citations:
Dans Magic numéro 59, G comme Giscard (mars 2002)
On s’enfonce tellement dans le médiocre que Giscard va bientôt passer pour le meilleur président de la Ve République. On va halluciner, c’est-à-dire que Pompidou est un génie, De Gaulle Charlemagne, et Giscard d’Estaing, Colbert. Giscard, chez moi, en Auvergne, il se fout de tout, il pense à sa gloire personnelle, et il a vidé les caisses de la région avec Vulcania. En passant aux trente-cinq heures et en les prolongeant tous jusqu’à quatre-vingt-quinze ans, il faut bien en faire quelque chose. Donc tu balades des gens en bus. Vulcania, c’est un billard finalement. Tu as tous les grabataires de France et d’Europe qui viennent passer trois heures à regarder fumer un truc dans le parc des volcans. Moi, de toute façon, je déteste le tourisme et les touristes, et depuis que je suis tout petit. Enfant, j’ai été élevé à la ferme, et chaque fois que mon grand-père voyait un touriste, il sortait son fusil avec les cartouches à sel. À côté de ça, dans ma commune, ils nous ferment l’école, la Poste. Alors ça nous fait une belle jambe que les mecs viennent bouffer au McDo et restent trois heures, parce que tout ça est payé avec notre pognon. Les pauvres Auvergnats n’en verront pas la couleur revenir. Je trouve que c’est une idée du siècle dernier de penser qu’on va développer les pays et les régions. On se croirait revenu en 1975, en plein dans la période Giscard. Comme dans le foot, à trente-cinq ans, il faudrait obliger les mecs à se retirer parce qu’ils ne sont plus performants. Giscard est sincère, sauf que son idée a trente ans de retard.
Interview FOUTRAQUE 2003 à propos d'un projet giscardien:
Et si on te propose de jouer au nouveau Zénith d’Auvergne de 8500 places, une réalisation de Valéry Giscard d’Estaing…
Jamais ! C’est trop grand, je suis pour qu’on multiplie les petites salles de 500 places en France. Comme ça tous les gens qui savent jouer, comme les Rogojine, pourront vivre de la musique. C’est quoi ce délire de foutre du pognon sur des trucs pour Johnny Hallyday ou Bruel, on a rien à voir avec ça ! Si ça se trouve le Zénith va tuer la Coopérative de Mai en plus… Qu’est ce tu veux que j’aille foutre au Zénith ? Pierre-Yves Denizot veut tuer la Coopé, enfin, les Giscardiens veulent tuer les socialistes. Il ne vaut mieux pas mettre les pieds là-dedans parce que s’ils tuent La Coopé, on n’aura que les yeux pour pleurer !
Tu estimes que la Coopé, c’est une chance pour Clermont-Ferrand ?
Bien sûr, mais le problème maintenant c’est qu’avec les lois Sarkozy, tu ne peux plus boire trois bières ou en rouler un sans être emmerdé quand tu rentres chez toi. Ils sont en train de vider les salles de France surtout sur des villes comme Clermont où Il y a beaucoup de gens viennent de l’extérieur en voiture. Et puis les gens sont des veaux, il y a 15000 étudiants dans cette ville, on n’en voit jamais un seul au concert ! Ils sont plus vieux que leurs grands-parents, quel pays de morts, de macchabées ! C’est « macchabéeland », Clermont !
Inrocks 1994:
J'ai aussi tourné en automne un film qui s'appelle Notre-Dame de Roche Charles, une chapelle du XIIe dans laquelle on a enregistré des chansons, avec les paysans tout autour.
Toutes les chansons concernent le monde paysan, avec des images qui vous plairaient beaucoup. On pourrait dire que ça ressemble à certaines de vos photos : tous les objets qui disparaissent. Je me sentais une sorte de responsabilité. Enfin, j'ai enregistré une assez longue chanson, un chant de Noël en patois. J'ai retrouvé des clichés d'un abbé, vers 1899 , j'ai fait tout un montage avec. Donc, j'ai déjà donné. Mais à un moment, on m'invitait à des débats sur les problèmes d'agriculture... Et ce n'était pas vraiment le sujet. Je ne veux pas devenir le spécialiste. Pour moi, ce mouvement est irrémédiable. Je suis toujours là en train d'insulter Giscard d'Estaing et le Gatt.
Le MONDE 2004
Pour les hommes politiques, après un détour vers Valéry Giscard d'Estaing, initiateur de Vulcania, parc d'attractions auvergnat, Murat cite Edmond Rostand : "Se rendre compte que ce monde est réglé par des hommes politiques aujourd'hui, c'est aussi stupéfiant que de constater qu'au Moyen Age les barbiers étaient aussi chirurgiens."
LE LIEN EN PLUS
J'ai oublié hier de consulter le livre de Claude Dejacques, qui signa Murat chez Pathé... Et bien, il participa à relancer Anne Sylvestre chez Philips et fut donc son Directeur artistique durant 4 albums... Voici ce qu'il en dit:
Et bien, comme d'habitude, on a droit à la série... et ce jour, c'est Anne Sylvestre qui nous quitte. Voici rapidement quelques éléments qui seront peut-être complétés ce soir...
Jean-Louis Murat l'aimait beaucoup. Très récemment, il l'avait interprétée de manière un peu improvisé:
Dans une interview accordé à Sud-Ouest, Jean-Louis Murat y citait la chanson comme l'une des chansons clés : pour lui, c'est du "blues français, pur et dur". Une description qui colle bien aussi à la musique de Murat…
Anne Sylvestre lui avait parlé ensuite par Laure Adler interposée...
- Petite séquence surprise et cadeau : Anne Sylvestre, enregistrée, vient parler à Jean-Louis pour lui dire qu'elle a été touchée par ses propos sur elle, lui explique la chanson "le mur pour pleurer".... et interroge Jean-Louis : "avez-vous trouvé votre mur pour pleurer"?
JLM se dit "très touché".. et raconte qu'il n'a pas osé aller lui parler quand il en a eu l'occasion. A la question, il répond:
- "oui, j'y pense... la poitrine de la fille que j'aime actuellement".
Jean-Louis avait également parlé d'Anne à Valérie LEHOUX:
Et aujourd’hui, dans cette loge sans luxe et pas vraiment chauffée, il est d’humeur taquine. « Au fait, puisque tu t’intéresses à la chanson française, tu sais qui est la référence pour moi ? Anne Sylvestre. Mais évidemment, personne dans les médias ne la défend... ».
Ah ben, en voilà une qu'elle est bonne ! S’il y a une artiste dont j’essaye de parler le plus possible, c’est bien Anne Sylvestre. En dix-huit ans ans de service à Télérama, je l’ai citée quarante-six fois – dixit le service doc. Et toc... Mais en quelques mots, Jean-Louis Murat vient aussi de marquer un point : il n’est pas aussi prévisible que je le pensais. Nous venons de nous découvrir un point commun capable de dépasser toutes les chamailleries passées ou à venir.
Aimer Anne Sylvestre, c’est un peu comme un signe de reconnaissance. « Je peux l’écouter tous les jours... C’est intelligent et jamais ringard. Y’a pas longtemps, sur France Inter, j’ai même repris l’une de ses chansons : Un mur pour pleurer ». Pas la plus connue, mais l’une de mes préférées ! Et voilà qu’il se met à fredonner par cœur : « On ne pleure plus, paraît-il, on rigole, c'est plus facile. On n'écoute plus les poètes, les errants. On leur dit : “Taisez-vous Vous n'êtes pas marrants". On est télé, télé... On est si fatigué de penser »… http://www.surjeanlouismurat.com/2019/01/un-moment-avec-murat-par-valerie-lehoux.html
EDIT: Les INROCKS rappellent que TOBOGGAN doit beaucoup à ANNE:
Toboggan (2013), lui a été inspiré par un morceau de l'autrice-compositrice décédée le 30 novembre, à l'âge de 86 ans : “Le titre de l’album m’est venu à cause de Le Toboggan d’Anne Sylvestre. En fait j’aime autant Gimme Shelter des Stones qu’une comptine d’Anne Sylvestre. Après, c’est vrai, c’est difficile de mélanger tout ça”, confiait-il alors. On apprenait aussi, au détour de cette interview, que sa chanson préférée était donc... Un mur pour pleurer.
Bon, je tiens à dire que l'auteur de ce blog ne prépare aucune nécro en avance... même si je profite de ces événements fâcheux pour me faire quelques lignes... Alors, ce soir: GGGOOOOOOAAAAAAAAAAALLLLLLL, MARADONNNNAAA......
Je vois que certains disent: "pourquoi tout ce bruit pour ça?"... Et bien, Jean-Louis donne une réponse dans sa chanson sur le football, "achille à Mexico" (sorti sur le disque "amour foot"), consacrée à Platoch... mais qui pourrait tout aussi bien parler à l'Argentine:
Le genre humain, tous les oiseaux
Dans le ciel blanc de Mexico
Tout devenait si personnel entre eux et nous
C'est l'unité, il faut me croire
C'est l'unité, il faut me croire
C'est l'unité
Solennité il faut me croire
C'est assez clair pour ne pas en rajouter, et comme l'a dit le chanteur : "il ne faut pas donner d'arguments à ceux qui n'aime pas le foot". Murat peut s'interroger (en y cédant un peu?) sur l'émotion d'une nation suscitée par le décès de F.Mitterrand, ce "florentin" qui n'a pas ressuscité le peuple, suicidé depuis longtemps (Quel est ce deuil sur nos âmes Quel est ce deuil qui nous tient " -le coup de jarnac-), mais certainement pas devant l'émoi du dernier départ d'un grand champion, et pas seulement espagnol... Encore moins s'il a été un peu brigand (JL, avant Murat, héros napoléonien à la chevelure maradonienne, avait choisi en alias Aymerigot Marchès bandit du peuple, ayant frayé du côté de Vendeix... sans oublier de citer "la complainte de Mandrin" qui fait partie de son top ten des chansons que l'on devrait tous connaître par cœur). Ah, tiens d'ailleurs, amusant de constater que Murat comparera Maradona à Mitterrand (voir-ci dessous), physiquement (pas pour un centre déposé venu de la gauche ou un crochet à droite à VGE...).
Jean-Louis, en 1990, était en Italie pour Libération, billettiste all-accès... Il n'en livra finalement que 3, que ce blog republia en intégralité, mal-être et trouille le fit rentrer fissa... d'autant que "Maradona jouait mal".
Dans l'Equipe du 10/02/94, le journaliste indique: "Murat quittait Naples et la plume après un Argentine-Urss où "Maradona jouait mal". JLM:
"« C’était le délire dans le stade. Ils étaient tous pour l’Argentine, ça te filait la trouille. Ils étaient prêts à tuer les Russes. Cette ambiance hystérique et méchante, je ne la sentais pas du tout. Faut y aller dans les tribunes ! "
« « Libé » m’avait envoyé en 1990 en Italie sur le Mondial. J’étais correspondant. Je suivais les matchs. Je suis allé à Naples, à Rome, tout ça. J’ai fait la première semaine. J’ai vu ARGENTINE – URSS. A Naples, il y avait une ambiance de chiottes, avec MARADONA qui faisait n’importe quoi. J’ai envoyé un dernier papier à « Libé » en disant : c’est quoi c’te bug, et puis j’ai repris la bagnole pour rentrer chez moi ». (le soir)
Pourtant, sa 2e chronique évoque joliment le dieu DIEGO: "homme pur que Dieu choisit", "comme un pur-sang fou,comme un voyou (jouer de la main). De la main de dieu, imbécile génial. J'ai senti naître en moi l'infini tendresse, celle que j'ai pour Johnny, Vega, Neil Young, car même le ventre plein comme un oeuf et la verge bandée comme un arc, il mourra lui aussi d'amour et de faim".
Et le troubadour de nous livrer une chanson de gestes: "nous sommes venus pour une animation sacrée. Voilà le pré, le nouveau monde où nous entrons en lice... Un monde de geste et de religion. Beaux gestes, vilains gestes, efficacité des gestes, amélioration des gestes, gestes de polémiques, gestes pires que les mots, gestes de reconnaissance,gestes divins".
L'intégralité du texte:
Après avoir écrit un poème pour Thierry Henry (en 2004), dans l'interview fameuse de So foot (2005), loin de la déprime napolitaine, Murat cause encore de Maradona, en dénonçant l'époque..."sans odeurs, sans poils", qui finalement l'éloignera du football.
"Ils jouent comme des sans-couilles. Moi, ce que j'aime, c'est le contraire: Maradona. C'est le dernier Dieu du football, le dernier des mohicans, l'homo footballicus absolu qui trichait, prenait de la coke, trainait avec la mafia".
Bien sûr, on rappellera que récemment avec Il francese , JL Bergheaud a clamé son amour pour Naples... C'est sans doute un peu bête de dire qu'il aime forcement donc l'idole de la ville... car il chérit sans doute autant ou plus les image de "l'or de Naples", film qu'il invita les lyonnais à regarder un soir de 2018 (à lire et écouter ici), mais un remake 2020 ferait sans doute apparaître "el pibe del oro" (De Sica: « Mon film est une comédie, et pourtant l'idée de mort y apparaît constamment en filigrane").. Et hier, cet "enfant est mort", et son enterrement me fera sans doute penser à la fierté de la "mama" du film...
LES CITATIONS "et les autres" EN PLUS (cherchez l'intrus)
"Quand on joue, c'est moi qui dirige les manœuvres, j'ai une vision d'ensemble, je suis d'emblée Platini, un peu Beckenbauer, un peu Pelé"
Je ne sais toujours pas si c’est un ange ou un démon. Il grimace comme un serial killer, et il a le sourire de Sainte-Thérèse D’Avila, tu ne sais plus. Il doit être un peu fou, c’est pour cela qu’il est génial au foot. Il y a deux Zizou qui cohabitent dans le même. Chaque fois que je le vois jouer, j’y pense. C’est un mystère, il me fait penser à Johnny, on ne sait pas, on ne sait rien, c’est romanesque (magic)
'Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie..." et bien sûr Didier Deschamps...' euh,oups... :
LE LIEN DE CIRCONSTANCE EN PLUS
Mustang revient avec un titre "memento mori"... et F. Vergeade évoque la "muratisation" de leur leader (cf article précédent, on peut d'ailleurs penser à Dominique a à l'écoute) J. Felzine: A l'instar d'un autre célèbre chanteur auvergnat, on connaît le stakhanovisme de Jean Felzine qui, entre deux albums de Mustang, duettiste avec Jo Wedin ou s'échappe en solo et sans guitare. Trois ans après Karaboudjan EP, où le groupe s'essayait avec brio au “krautabilly”, et une tournée anglaise avec Blondie, Mustang revient enfin avec un nouveau single, Memento Mori. Derrière ce poignant éloge funèbre, on retrouve le sens de la composition racée et de l'écriture inspirée de Mustang.
Voilà que j'ai aperçu que sur twitter, Murat était une nouvelle fois sur une affiche rouge, une cible sur le dos. C'est l'association anti-corrida qui l'a rangé dans les personnalités "qui ne ratent aucune occasion de défendre leur passion mortifère"!
Jean-Louis a effectivement dit qu'il aimait la corrida... et dans le même temps le machisme... dans les interviews où il jouait la polémique, c'est pour moi de la pure provocation et en faire un ardent défenseur de la tauromachie, c'est un rien abusé.
Je propose de retenir plutôt cette citation: "La cruauté du monde est amortie par les animaux"... même si l'amour lui évoque la bête sur le sable:
[Herbe têtue rouge calèche
Toboggans rentrés
Le temps est long qui nous ramène
Les filles avec l'été ]
[Quand le retour des cigognes
chaque jour est retardé
on scrute à l'horizon
les prémices de l'été
on n'attend que ça
on n'attend que ça]
[" Dans quelques jours l'été J'en perds la mémoire Comme pans effondrés Dans un enclos cathare Reviens vite je prends Le corridor humide]
Mais enfin, un jour, il est là...
Vu de trois quarts
Ce juillet sans orage
Vu de trois quarts
C'est la faim au village
Vu de trois quarts
Ne serait-on alors
Vu de trois quarts
Heureux que par hasard
Et oui, vous l'aurez compris, plongeons-nous dans l'été, orage, moiteur amoureuse, chaleur langoureuse propre au romantisme... Murat semble juillettiste, laissant le mois d'août aux hordes touristiques.
Nous avons commencé par ce "vu de trois quarts" que je n'ai pas trouvé en ligne. J'ai donc monté la vidéo en cherchant quelques portraits où Murat se défile des profils et de face... Extrait du miniCD "mashpotétisés" (avec Fred Jimenez).
Ah, la douceur de juillet, on se sent fort, prête à résoudre même le plus grand des mystères:
Qui est cette fille, l'humide secret
Que je déshabille dans la pénombre de juillet
Quel est ce mystère, quelle est cette envie
Qui me désattelle alors de tout ce que je vis
Ce sont yeux qui brillent, quenottes de chat
Salives et soupirs mêlés une première fois
Un rêve liquide dans ma nuit d'été
Tout pour une fille qui se pâme retournée
Juillet, pas encore le temps des bilans de saison... on fera ça plus tard:
[Je regrette ces soirées d'été où nous faisions des parties de cache-cache]
Voyager tout l'été
Nous aura mis face à la beauté
Comme a bird on a poire
Viens ma toute belle
Canoter c'est l'été
Nous aurons le ciel à partager
Il y a tant d'étoiles au ciel
Les nuits d'été
22' vlà... le 22 juillet:
j'habitais rue Bondy
vous rue des Pyrénées
quand soudain vers minuit
ce lundi vingt-deux juillet
je vis loin de Paris
et vous où je ne sais
pensez-vous vers minuit
à nous les vingt-deux juillet
C'est AMEN OTIS (single PAR MEGARDE/période VENUS, même si ça sonne plus Dolorés), hommage à OTIS REDDING....
En passant, je signale aux parigo, qu'à OTHIS (77), un dealer de Cantal nommé Bruno Bergheaud vous fournit tout un tas de produits made in "15" et-6-3 dans son échoppe "le cantal vous régale" (bières, charcut, porc frais...). Amen. Il y a de la diaspora heureuse. A part ça, IL n'y a plus de rue de Bondy à Paris depuis 1944 (désormais rue rené boulanger).. Il se trouve qu'un certain Béranger y aurait vécu, composant une chanson sur "son grenier" et la vie de peu qu'il y vécut... Murat nous a conté ses mêmes déboires... Paris ou Haute-Savoie, le cafard n'est pas loin...
["Ami de tête Suons l'été Tout nous crève dans ce taudis" ("princesse évaporée")]
["le parcours de la peine s'arrête un seul été à l'échancrure vierge du corps d'une fée"]
Parcours parisien suite....
Place des Abbesses en plein juillet
J'ai cru trouver
Mais l'ombre boulevard Pereire
Avant minuit
S'est effacée
Sans toi tous les lieux
Me désespèrent
Sans toi tous les lieux
Sont à désespérer
Le texte écrit pour Eryk.e fait écho à celui d'Amen Otis... Souvenir d'une date, des lieux... en souvenir de x. Tout cela est à désespérer... alors que le bonheur est dans le 6/3 peut-être, alors, alors.... :
Alors mon esprit
Prend par Lusclade
Grisé par les senteurs
De juillet
Soudain une faible flamme
Jaillit dans cette obscurité
Tiens... le voleur de rhubarbe
Mais on a beau s'ancrer, fonder, la nostalgie peut s'emparer de nous.
[J'ai marché sur l'hydre du cerveau
Marché sur la bête levée tôt
J'ai passé la porte en dansant
J'ai pensé aux enfants
Alors que la mer et les forêts
Dansaient sous les coups d'un vent d'été
Perdu sur la pente étoilée
J'ai failli tout lâché (UN HOMME OU BIEN, bonus vinyle morituri)]
La chanson de dolores est pour certains la plus belle jamais écrite par Jean-Louis.
Et depuis parée de cet amour
J'ai dansé tour à tour
Tous les champs de la terre
Surprise en décembre en juillet
Partout où nous menaient
Des joies similaires
Sur le net,on trouve : "On peut voir dans ce texte d'une façon plus générale toute relation qui va à l'encontre des stéréotypes, tous ces amours de jeunesse où la liberté chasse les responsabilités, cette irrégularité mis à mal par la régularité que représente la prise de responsabilités, l'âge adulte, représentée ici par le mariage".
ah, les amours de jeunesse, la jeunesse... ce n'est pourtant pas toujours la joie... même en juillet.
JE TRAINE ET JE M'ENNUIE
je vis dans un mois de juillet
sous-titré pathétique
où des héroïnes en anglais
me rendent romantique
je sors en chialant des cinés
puis je cours rue Montlosier
donner mon sang pour l'Afrique
Encore une fois, l'impasse des grandes villes... vive l'utopie paysanne et ce mois de Juillet où il n'y a plus de temps pour tout ennui.
Le jour se lève sur Chamablanc
C'matin Bozat est encore blanc
Les enfants dorment c'est l'été
Dans le pays où je suis né
Là-haut surveille un Jean-le-Blanc
Le vieux ruisseau part en chantant
A la recherche de rien vraiment
Dans le pays où dort l'enfant
Seul dans l'étable Levacher
Soigne le veau de l'enragée
Grand-mère a mal c'est l'été
Dans le pays où je suis né
Mille vaches
Vendeix-Haut
Oui comme en été
As-tu mis ta vigne vierge
Vierge vigne frangine
As-tu mis l'amour du bon côté
Tu auras oui belle mine
Dans la vie en rose
Que je te promets
Un juillet ensoleillé
Nous remplit caves et greniers
Pourquoi juillet irait donc
Comme janvier
Allons faucille à la main
Noirs de bouche
Secs au gosier
A la Saint Germain
Il nous pleuvra du vin
Ah, satané calendrier qui va faire venir le temps des aoûtiens.... ça me donne le blues:
Tout rêve de la fille allumée
En poignée de brindilles pour l'été
Tout aime que se fixe le sujet
Monter au cou du cygne et gicler
Dans un studio du quartier
Dans un désordre fou
Après un simple baiser
Je crois bien au mois d'août
J'ai vu la folle analogue
Sur l'ordi hier matin
Elle grignotait au réveil
En partie le butin
KIDS
L’an
Était au mois d’août
Nous en allions les trois nus cassés
Au loin gronde orage
Good bye
En souvenir de vous
Je guette du Ventoux
Le moindre feu de paille
Good night
Le mois d’été est doux
Toutes les fleurs écloses
Dansent en souvenir de vous
Bon été à tous! Et attention à Pauline qui traverse l'été à cheval de manière distraite...
Le compositeur du "le charme", du "venin", "les hérons", du "fier amant de la terre" nous livre ce matin une reprise du "VOLEUR DE RHUBARBE" : Alain Bonnefont, qui a repris depuis quelques temps la guitare et chante dans la région Clermontoise régulièrement. Je vous laisse découvrir sur sa chaine
(j'aurais d'autres choses à vous dire mais ça attendra ce soir ou demain!)
Alain chez JLM avec Théfaine (pour Chorus)
La chaine "french kiss" permet aussi d'attendre un grand musicien clermontois, parfois cité même comme le plus doué, Christophe ADAM. Un point commun avec lui et Alain il me semble (je crois) est que des groupes facebook reclamaient à un moment donné qu'ils fassent tous les deux un nouvel album.
1) "Amazone", le disque de MORGANE IMBEAUD, est sortie cette semaine en édition physique, il faudra attendre un peu pour le streaming.
On peut écouter un premier texte cosigné avec Jean-Louis Bergheaud.
Music Publisher: Because Editions / Roy Music Publishing / Scarlett Productions Editions
Author: Jean-Louis Murat Author: Morgane Imbeaud Composer: Renaud Brustlein
Elle commence à avoir pas mal de presses et médias. On retrouve Jean-Louis Murat cité, mais sans autres commentaires ou remarques pour 'l'instant. A voir: live sur France 3
Pour rappel, celle qui figure sur plusieurs disques de Jean-Louis, avait déjà fait appel à lui pour son "Songes de Léo" (textes sur muratextes). Pour rappel:
2014: Morgane prend des photos de son ami Guillaume Bongiraud lors de l'enregistrement de Babel. (PS/ Guillaume était ces derniers temps en tournée avec le Cirque du Soleil, via l'Australie).
2) On en profite du coup pour donner des nouvelles de tout le monde!
- Tournée française en cours de Matt Low et d'Alexandre Delano (qui annonce un nouveau disque):
Enfin, le spectacle "Dévaste-moi" avec Emmanuelle Laborit et les musiciens des DELANO se poursuit encore en 2020: 2/04/20 DIJON / Théâtre des Feuillants 9/04/20 TOULON / Le Liberté
- ET puisqu'on y est, allons jusqu'à donner des nouvelles de Cherie Oakley du COURS ORDINAIRE DES CHOSES, qui continue d'évoluer dans le monde de la country à Nashville. On peut l'entendre faire un point sur sa carrière dans une interview datée d'octobre dernier.
- And last but not least... Celui qu'on retrouve plus que jamais au côté de Murat : Denis Clavaizolle. Il lance lui aussi un nouveau projet toujours accompagnée de la belle Lucie Boyer (qui était déjà le précédent "touch music"- duo avec Sonia Hizzir, créditée dans "travaux sur n89"):
ELKEEN (disco pop , pop dance , synth pop) , album 21 titres, disponible maintenant sur toutes les plateformes digitales : ( Deezer , Spotify , iTunes etc ....) , chaque semaine découvrez un nouveau titre en vidéo sur youtube . Cette semaine : 6/21 " MIDNIGHT LOVER " . n'oubliez pas de liker, partager, et de vous abonner pour suivre chaque semaine une nouvelle vidéo .
https://imusiciandigital.lnk.to/K1Io2
LA MUSIQUE EN PLUS
J'ai mis en ligne pour mes camarades manséens deux petites raretés. Je vous les partage aussi...
D'abord un texte de Manset chanté par son ami MALEK, puis une reprise du "Marin'bar"... (quand Manset essayait lui aussi de faire un tube).
Et pour évoquer le nouvel album de Brigitte FONTAINE, j'ai mis en ligne cette très belle version (dé-punkinisée) par ALAIN KLINGLER (spectacle "le cabaret des garçons d'honneur", avec leur reprise du "lien défait"). Sur ce, essayons tous d'être moins cons cette semaine.
Hello, Messieurs, Dames, bon, je suis en vacances mais je pense à vous... et à....
Ce n'était pas hier mais aujourd'hui...
Mais demain, je fais l'oreiller killy... Je vais sans doute me gameler si je cherche à réfléchir en même temps à ce que peut être les portes prises dans l'acide.... En tout cas moi, la (haute-)Savoie, ça ne me fout pas le cafard, et je ne vais pas chercher de crevasse dans laquelle me jeter.... Je vais plutôt fêter les 30 ans des Bronzés font du ski...
Allez, sur ce, redevenons sérieux parce que ce soir, le programme n'est pas à la drôlitude.
1) En passant, La presse continue d'annoncer Baby Love comme un des événements de l'année... mais aucun détail à se mettre sous la dent.
2) ... On a appris le décès de Marc Morgan cette semaine. J'avoue que je l'avais oublié... mais son titre "notre mystère, nos retrouvailles" m'est resté dans la tête durant deux jours. Le site belge ci-dessous le rapprochait de Murat... et je suis allé plus loin...
Et effectivement, Marc Morgan a joué en première partie de Jean-LOuis Murat sur des dates belges, dans le groupe qu'il avait avec Rudy Léonet... celui qui est à l'origine du rapprochement Murat/Sirkis. Tout ceci est rappelé dans l'article ci-dessous chez le Haut-Savoyard G.Bar-David... et un peu plus: Murat a fait une reprise (inédite) du groupe belge.
Et puis il avait mis son talent au service de La Variété, le groupe qu’il avait formé avec son ami Rudy Léonet – il me disait toujours, « tu devrais rencontrer Rudy, je suis sûr que vous vous entendriez bien. » On ne s’est jamais rencontré. J’avais adoré l’album, je l’avais chroniqué, un peu seul au milieu de l’indifférence générale. A une exception notable près : Jean-Louis Murat, homme de goût, qui les avait pris en première partie et avait même enregistré une version de « Dans ma nature » (justement ma chanson préférée) qu’il n’a jamais sortie. Probablement parce qu’il était impossible d’égaler l’original. Cette chanson terrassante est une merveille. Quand je commence à l’écouter, je la remets en boucle à l’infini. Ce que je fais maintenant en pensant à Marc." (Stan Cuesta)
On retrouve la mention de cette reprise sur le site officiel dans la partie "a repris"
Réalisé à la maison, l'album "Pour La Gloire" du groupe belge La Variété sortira sur le label Rosebud d'Alan Gac. D'abord épaulé aux guitares par Marc Morgan, également compositeur, ce collectif sous forte influence pop sera rejoint sur scène par Kurt Fontaine (ex-Vincent Van Gogh et collègue de Guy Chadwick - en rupture de House Of Love - exilé en Belgique).
Les chansons de La Variété, taillées dans de belges étoffes (remember Polyphonic Size) ont paré plusieurs premières parties de Jean-Louis Murat. Ce dernier enregistrera d'ailleurs une reprise de leur titre "Dans Ma Nature" restée inédite.
Dans ma nature.
Je ne peux pas mentir J’aime quand ça brille Et si ça m’attire C’est que ça scintille Mais je laisse aux gens Leur teint éclatant Je préfère les nuits Sans leur mines réjouies
C’est dans ma nature D’aimer les choses qui durent Mais le bruit des ruptures Est dans ma nature C’est dans ma nature
J’aime toujours sourire Pas par politesse Ni même par paresse Mais juste pour m’enfuir Loin de la tristesse Des remords qui me blessent De m’être un jour noyé Dans un bain de bulles dorées
J’aime tenir les portes Et je laisse passer D’un geste obligé Car rien ne m’apporte Autant de vrai plaisir Que l’air que je m’inspire Le revers en avant J’aime la langue du serpent
C’est dans ma nature D’aimer les choses qui durent Mais le bruit des ruptures Est dans ma nature C’est dans ma nature
Encore deux détails:
- sur la page wikipédia:
En 2001, Marc Morgan publie en Belgique l'album Les Parallèles Se Rejoignent réalisé à Cournon-d'Auvergne avec Denis Clavaizolle (complice de Jean-Louis Murat)!
- C'est Yves Bigot qui a signé Marc Morgan sur le label Fnac Music, et ce dernier l'a encore accompagné lors d'un changement de label.
- On termine avec des archives par rapport à Rudy Léonet: