L'autre jour, j'écoutais Inter lors d'un déplacement matinal... et j'ai été capté par une chronique philosophique... que je crois même avoir compris. Et ça m'a fait penser à Murat.... pas seulement parce que Nietzsche est un peu cité... mais cela m'a donné à réfléchir à son côté insaisissable. Allez, un peu de réflexion ne vous fera pas de mal...https://youtu.be/ZAU4LBrxRiI
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.. Enfin, soit, c'est son Karma... TRANSITION habile:
LE LIEN AMICAL MAIS C'EST BON POUR LES EPINARDS AUSSI
KARMA GIRLS, le titre écrit par JLM, est le nouveau single d'INDOCHINE. Un clip tourné en Inde va sortir prochainement
Dans le Sancy, on n'a pas de pétrole, pas de vaches sacrées (enfin, si quand même), mais pour trouver son karma, on vous propose des bains de forêt... Pas besoin de produits pour avoir de la mousse.
Murat a repris Jobim, chanté Pars, Le Mendiant à Rio. Murat disait à l’époque du manteau de pluie qu’inconsciemment une chansons sur deux qu’il écrivait était une bossa:
"En ce qui concerne la bossa, c'est pour moi la musique du chagrin. Un souvenir très précis. Tout gamin, je n'avais pas le droit de regarder les films à 20 h 30. Il y avait Orpheo negro qui passait un soir. Je devais être tout triste, pauvre garçon dans mon lit. J'ai passé tout le film l'oreille collée à la cloison et ce fut un émerveillement. Ce que j'étais se trouvait en phase avec ces harmonies et ce tempo. Ça, je l'ai toujours gardé. Je pense que Le Mendiant à Rio est le truc définitif, que je ne ferai plus de bossa. Car il y a une connotation mièvre dans la bossa, c'est pour ça que je dis à la fin "Tu peux te moquer de moi" . beaucoup de gens n'arrêtent pas de se foutrent de moi parce que je fais de la bossa. On croit qu'il y a là une faiblesse élémentaire. Mais Joao Gilberto, c'est la voix que je préfère. Et les mélodies, les harmonies, c'est Antonio Carlos Jobim. Instinctivement, une chanson sur deux que je fais est une bossa, et je sais que ça vient de l'enfance. Michael Franks déteste l'adaptation de sa chanson sur Le Mendiant à Rio. Je lui ai pourtant envoyé une lettre en lui expliquant qu'il avait fait une chanson sur Jobim en tant que Californien et que moi, en tant que Français, j'avais une façon de voir les choses un peu plus cruelle, avec un sentiment de culpabilité".
"La chanson d'amour brésilienne est toujours noble"
"La tristesse est un cheval fou que la langue portugaise sait très bien dompter".
"Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa".
Le mendiant à Rio figure dans la réédition vinyle :
Extrait d'interview:
- Autre décès cette semaine: Anne Vanderlove.
J'ai quand même vérifié mais non, je n'ai pas trouvé de référence muratienne à cette chanteuse... qu'on pouvait comparer à Anne Sylvestre néanmoins. J'avais quand même envie d'en parler. Parce que je me rappelle l'avoir vu en concert, tout petit, et que j'ai encore le disque dédicacé.
Et puis je l'ai retrouvée chez Manset... quelques années plus tard, dans "la mort d'orion", voix additionnelle avec Exposito. C'est ce qui m'avait fait sollicité son "amitié facebookienne" depuis quelques années.
Alors, écoutons ce qu'elle aimait: notamment selon MC Blais de Radio Canada, la JONI Mitchel française (pour celle qu'on a appelé la Joan Baez française)
... Bon, article un peu vite fait... mais vous avez l'habitude...
Allez, amusons-nous cet été! Je vous propose un petit concours!
Après vous avoir proposé par deux fois une petite énigme remue-méninges (ah, le grand moment avec Matthieu là et le deuxième ici), je vous propose un autre défi!
Cette mission si vous l'acceptez (et y'a intérêt!) est de reproduire ou détourner une pochette d'un disque de Jean-Louis ou encore une de ses photos célèbres (j'ai envie de vous voir plonger dans le Servières tout habillé...mais pas forcement de vous voir tout nu dans différentes couleurs, hein!). J'ouvre également le concours à ce genre de montage:
J'ai moi-même relevé le défi pour montrer l'exemple... en oubliant de me raser pendant une semaine, mais je n'ai rien pu faire au niveau des cheveux...
Et aussi:
Bien-sûr, l'idée est de s'amuser et j'attends donc de l'humour, et pas forcement de la précision! UN CD ou deux sera proposé au(x) gagnant(x)! (PS: je n'ai pas oublié que Pierre K et Emmanuel doivent en recevoir un!).
NB: Vous autorisez la publication de votre travail sur le blog, mais la photo vous appartient. Merci de me la transmettre sur pierrotjlm@hotmail.com ou, mp sur les réseaux, en m'indiquant sous quel nom le crédit doit apparaître. Merci de ne pas la diffuser avant sur vos réseaux.
Je n'étais pas très décidé cette année à me présenter au Festival Les Belles Journées à Bourgoin-Jallieu alors que je n'avais pas raté les précédentes éditions. En effet, le festival d'une couleur "french pop indé" s'est tourné désormais vers "l'industrie musicale"(j'ai été frappé que Marina Kaye utilise cette expression pour dire que Soprano était un de ses meilleurs amis dans son milieu). L'année dernière (dernière programmation de Laurent Toquet), la Grande Sophie et Fersen étaient déjà une ouverture vers le plus grand public qui paraissait raisonnable. Victor Bosch, le nouveau programmateur, nous rapproche des Francofolies. Le premier producteur de Notre-Dame De Paris a revendu les droits de l'opéra et pourrait couler des jours heureux n'importe où dans le monde mais il poursuit toujours son travail au Radiant de Caluire, et aussi au Toboggan à Décines... et a remplit l'objectif fixé de remplir le festival (complet le samedi avec 3000 personnes, et sans doute pas loin le vendredi). Interrogé par mes soins (interview), il salue la qualité de la programmation des années précédentes, mais... il fallait faire plus populaire... et c'est donc des "artistes majors" qui nous ont été livrés (dont deux très "France Inter" néanmoins) , au prix d'une réduction à 3 noms par soir... et des soirées qui se terminent de bonne heure. Malgré tout, les gens sont contents, il fait beau (les deux soirs), et des "fans" sont rameutés. L'été était près de sa fin ; les enfants s'aimaient tous de plus en plus... Retour en photos!
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Vendredi : POMME, Marina Kaye et Slimane
Samedi: Fred Nevché, De Pretto, et Armanet
[j'ai eu pleins de soucis pour la mise en ligne, ça explique en partie mon retard... et j'ai traîné... et j'ai effacé la majeure partie de mes photos... Heureusement, j'avais emmené une nouvelle fois Florence avec moi... La plus grande partie des photos est donc d'elle. Merci Flo!] Je publie tout ça pour faire plaisir aux fans des artistes....
Une partie des photos sont accessibles sur facebook:
Marina Kaye:
Diaporama:
Et voilà le lien "Murat" et "Auvergnat": Le violoncelliste de l'album "BABEL", Guillaume Bongiraud, du DELANO ORCHESTRA, qui accompagne Marina depuis quelques temps et qui semble très complice avec elle. Si on prend quelques plaisirs au set, il en est pour beaucoup... comme d'habitude.
Et voici Juliette Armanet, qui a écumé les festivals cet été et qui en un album, a déjà conquis une petite troupe de fans:
Diaporama:
et voilà DE PRETTO:
Diaporama:
PS : pas encore de programmation 2019, mais j'ai jeté un oeil à celui du Vercors Music Festival (autrans), Le Grand Son (st-Pierre de Chartreuse) et du récent Le Passage Festival... On ne m'y verra sans doute pas cette année! :.(
Je vous avais parlé il y a déjà bien longtemps de Mamie de Montemboeuf, la propriétaire d'un petit bar de village devenu célèbre grâce à un festival, et son adoubement par l'équipe de Groland notamment. Jean-Louis Murat y a participé en 2000, et composé une petite chanson pour l'anniversaire de "mamie" en 2001. On vient d'apprendre sa mort dans la presse. Elle avait fermé boutique en octobre dernier seulement! France 3 lui consacre un petit reportage aujourd'hui avec des images datant d'il y a 13 ans... et il est montré la photo où elle pose dans les bras de Jean-Louis. Il est dit que "le personnage est un peu particulier, on n'aime ou on n'aime pas, n'empêche, il aime les gens vrais"
L'article de Didier donnait plus de détails, mais on ne sait pas si Jean-Louis a continué à fréquenter le lieu. Ailleurs, Didier a donné à écouter la chansonnette d'une minute 30. Cette investigation de Didier a été dans celles qui a contribué aux tensions entre lui et certains anciens qui pensaient qu'il allait trop loin.
L'origine de l'affaire (merci Five!)! Dans libération en 2003 :
Voici le texte de la chanson telle qu'elle est reproduite sur Murattextes!
C'est en lisant un petit commentaire de inénarrable suissesse Barbara (après avoir pris connaissance de la tristesse de Mme Bergheaud sur un réseau social), que je me suis rappelé qu'on avait eu connaissance des bonnes relations entre Murat et Rachid Taha : c’était au Paleo en 2007, où ils ont (petit-)déjeuné ensemble, ce dernier était déchaîné et mettait l’ambiance sur la terrasse.
Peut-être s'étaient-ils déjà croisés sur Lyon au début des années 80? Vécu quelques nuits avec Alain Bashung? Ils partageaient le même goût pour John Ford et Tarkovski.
Marie Audigier était un point de liaison. Voici ce qu'elle a posté :
Rachid taha est parti ...Crise cardiaque dans son sommeil. Il avait trop donné trop aimé trop tout . Ma première grosse ITW en tant qu artiste il y’a longtemps: RTL j étais terrorisée Rachid a été un amour m a réconfortée encouragée. Puis je l ai retrouvé chez naïve il y a trois ans quand je suis arrivée comme DG. Quel immense artiste! On t aime rachid Mais tu vas tellement nous manquer. Fais nous le couscous !
L'occasion une nouvelle fois (mais ça fait longtemps que je ne l'ai pas fait) de regretter que l'album "africain" de Murat n'ait jamais vu le jour, que ce soit du côté de l’Égypte, de l'Afrique noire chère à Marie ou du Maghreb...
En tout cas, les commentaires de ceux qui l'ont connus sont nombreux et très touchants (Burger, Eno...). J'ai sélectionné celui de F. DORDOR:
"Ma dernière photo de lui. C’était à Bath dans le studio de Peter Gabriel pour l’enregistrement de son ultime album Zoom. Une partie de ma vie vient de disparaître. De ma première rencontre à Lyon avec Carte de Séjour début 80 où il m’avait fait découvrir Oum Kalsoum , la chanteuse de génie derrière le mythe , et aussi la chorba dans un bouiboui de La Croix Rousse, au voyage avec Kertekian à Beyrouth au moment de Ya Raya où il fut accueilli comme le Roi qu’il était. Et tant d’...autres souvenirs... Rachid l’unique, Rachid l’étoile insolente, Rachid l’arabe du futur. Je crains qu’il ne soit honoré comme il se doit, comme l’immense artiste qu’il était, qu’outre manche par des fans aussi illustres que Brian Eno, Robert Plant ou Mick Jones de Clash qui ont su reconnaître en lui le défricheur, le transgressif, le passeur de cultures, celui dont chaque geste, chaque parole, chaque note, avait un sens et une portée politique. Mais n’oubliant jamais de donner à tout ça un air de fête. Et je mets quiconque au défi de trouver un mauvais album dans sa discographie, ou un moment faible. Sauf qu’après le succès de Ya Raya et l’anecdotique 1,2,3 Soleil avec Faudel et Khaled il y a eu le 11 Septembre et plus question de passer de chansons en arabe sur les ondes. Son adaptation de Now or Never aurait du faire un carton dans un pays qui ne soit pas peuplé de sourds et de racistes. Dommage collatéral ou pas, la France est passée à côté d’un talent hors norme même si lui même n’est pas exempt de reproches. N’empêche ça va faire vide sans lui, pas seulement pour la zique, pour les discussions sur le cinéma, la littérature où il me prenait toujours à contre pied ( l’adulation qu’il vouait à Jean Genet , à Tarkovski et à...John Wayne!!! ) pour la finesse de ses analyses, la curiosité jamais éteinte, la vigilance politique. J’aimais beaucoup la lueur qui s’égaillait alors dans ses yeux , comme une espièglerie qui lui restait de l’enfance. Au fond, c’était un personnage à la Truffaud , un Antoine Doinel beur, qui a fait les 400 coups, et en a bu 400 000. En vieillissant on est chaque jour un peu plus seul. Mais ce soir, c’est beaucoup plus".
J'ai apprécié aussi celui de PADOVANI, qui lui ose parler des problèmes de Rachid, parce que j'imagine qu'ils ont été nombreux à essayer de l'aider (même s'il disait "on ne fait jamais assez d'excès") :
J'écrivais ça en 2006. dans mon livre Secret Policeman. "En France, j’adore Rachid Taha. Pour moi, c’est peut-être le seul rocker français. Évidemment, quand je dis rocker, je parle de ceux qui vivent dans le monde que j’ai exposé plus haut. Rachid en fait partie. Et je sais que les journalistes de rock en France se demandent encore s’ils peuvent et doivent faire des interviews avec lui ! Le genre de mecs qui s’intéressent à Rachid Taha, c’est plutôt Mick Jones des Clash ou même Robert Plant et Brian Eno… mais pas les Français ! L’autre jour, avant son concert au Bataclan, il a donné une interview au Monde. Bien sûr, le journaliste lui a posé une question stupide : — Chanteriez-vous avec un chanteur juif ? Il y a qu’en France qu’on peut poser cette question. Et elle était tellement bête qu’elle méritait une réponse intelligente, une réponse que seul un mec comme Rachid pouvait donner : — Bien sûr, mais je choisis mon chanteur juif, je prends Lou Reed ou Iggy Pop ! Qu’est-ce qu’il espérait ce scribouillard du Monde ? Rika Zaraï ?"
Il est des journées difficiles. Quand on perd un frère, comme Rachid pouvait l être pour moi. J avoue que je suis encore sonné par la nouvelle. Bien sur que Rachid avait décidé de bruler la corde par les 2 bouts. Bien sur qu il n avait besoin de personne pour le faire et se laisser entrainer. Et la tristesse est aussi là. De savoir que cet amour de frère avait cette faiblesse en lui, un mal qui creusait en lui une force qu il n avait pas.. La tristesse de ne pas avoir pu être chaque seconde avec lui quand ça allait trop loin... Et quand bien même... Je préfère me rappeler que Rachid était avant tout quelqu un de profondément humain, comme peu peuvent l être, qui a aimé les gens plus que les gens ne l ont jamais aimé et compris, ou voulu le comprendre, et de supérieurement intelligent. Un très grand. Irremplaçable. Et la tristesse de se dire que aujourd hui on parlera enfin de lui parce qu il n est plus. Toute sa vie, en France, il aura porté sa croix tout seul, lui l arabe, et il aurait tellement aimé qu on lui dise tout le bien qu on pensait de lui quand il était encore là, que les medias et surtout les medias rock en France admettent son importance dans la musique qui nous passionne, son influence, son impact, son originalité, sa classe et l importance de son message!! Et que sans lui, le rock en France serait orphelin. Et je pèse mes mots. Les medias étrangers, et surtout les anglais, eux l ont toujours compris. En France, il devait en faire 10 fois plus que tout le monde, vraiment comme un étranger. Et ça ne suffisait pas. Et pourtant on parle de musique... argh... Bref, y a du boulot. A ce demander si même la musique perd de son pouvoir unificateur et fraternel dans ce pays qui nous abrite. C est une vraie question. En tous cas, j espère que Rachid, en ayant décidé de partir et de faire parler de lui comme jamais on aura parlé de lui, nous a fait un dernier cadeau, celui de se reposer cette vraie question.
Un dernier témoignage, celui de Gérard Bar-David, celui qui a connu Murat dès le début des années 80 en Haute-Savoie et qui a écrit le texte promo du EP Murat: Il a aussi connu Taha dès ses débuts: à lire sur son blog
Tout le monde parle des collaborations avec Eno, de M. Jones, mais on oublie Michel Zacha, réalisateur justement du EP Murat,qui a réalisé la même année le disque EP de Carte de Séjour avec le titre "Zoubida". (J'ai essayé de joindre Michel pour un mot, il me répondra peut-être -il m'a donné de ses nouvelles il y a peu: il coule une retraite heureuse-).
Alain Maneval était lui aussi bien triste:
J'allais peut-être le voir aux abattoirs à Bourgoin qui l'avait programmé cet automne.
LA MORTE EN PLUS En passant
- Murat « Le premier concert de Bob MARLEY à Paris, c’était incroyable, je me souviens de Marvin GAYE, James BROWN, je me souviens de Bob SEGER dont je n’avais jamais entendu parler, c’était un concert sensationnel. Je me souviens d’Aretha FRANKLIN seule au piano
- A propos du "Parfum d'acacias": texte promo
Parce que le premier album du Velvet Underground a été enregistré en 24 heures et qu'Aretha Franklin passait rarement plus de deux jours en studio. Pas besoin de plus quand les morceaux sont en place, et libre à eux d'évoluer ensuite sur scène ou à l'occasion d'une autre captation.
LA CHRONIQUE EN PLUS
Rolling Stones a aimé le disque de Chloé Mons et surtout le duo avec Murat
Allez, courage, plus que 13 jours avant la sortie d'El Francese! Puisque je vous dis tout, je vous avoue que je l'écoute déjà... mais je n'en dis pas plus.
Curieux que je sois en Bretagne pour vous l'annoncer... mais je romps la trêve estivale que je m'avais accordée pour vous l'annoncer (sans regarder toute autre actualité muratienne), celui que j'appelais, parfois jalousement, parfois conquérant,parfois moqueur, parfois amicalement, et toujours avec recul, mon "concurrent", est décédé cette semaine: Didier Le Bras.
Je me rappelle que je l'avais accueilli il y a quelques années sur le net alors qu'il me disait ne rien connaitre aux réseaux, aux forums, à l'internet. Je lui avais donné quelques aiguillages. Sa soif de découverte muratienne était énorme, et il a vite rattrapé son retard en profitant de sa retraite... hélas pour ses proches ou les jeunes qu'il formait au foot (stade rennais pendant très longtemps) et une bonne partie des fans muratiens, trop courte.
Il m'avait donc rejoint sur le marché muratien... surtout en se mettant à lire l'ensemble des archives fournis par certains anciens et en produisant un travail thématique important très utile sur le net. Je suis loin d'avoir réalisé tout ce travail et je m'en sers régulièrement.
Il a agacé beaucoup certains anciens, par son style, ses manières, des suspicions sur la façon de retrouver certains inédits et leur utilisation, son utilisation des discussions de la DOLO LISTE (tout relire, quelle folie!): Même s'il avait du mal avec ce terme, il était vraiment fan de Murat, et son blog reflète sa représentation de Murat. J'ai souvent essayé de m'en distinguer en affirmant sans cesse que "non, je ne connais pas le vrai Jean-Louis Bergheaud", qu'il reste pour moi une énigme et que c'est ses contradictions qui me passionnent. Ainsi, il avait parfois un peu de mal avec les témoignages un peu négatifs qu'il pouvait recevoir, et j'ai imaginé qu'il a digéré avec difficulté que Murat lui refuse d'éditer son travail (il lui avait demandé l'autorisation alors que ce n'était pas nécessaire, mais il avait eu des mots durs sur la biographie de Murat signée Bataille). C'est le moment où il a cessé d'alimenter son blog, mais cela coïncidait avec le début de ses problèmes de santé. Le fait est qu'il a pu néanmoins voir sa prose éditée au moins une fois avec son livre sur le football et je pense qu'il en a été très fier : https://www.letelegramme.fr/finistere/scaer/portrait-didier-le-bras-du-foot-aux-livres-09-06-2017-11547823.php
Bonne route, Didier! J'espère de tout coeur que tu as suivi la bonne, et je suis sûr que, à côté de Murat, tu as aussi profité de la vie (je dis ça pour ceux qui penseraient qu'on est de grands malades qui ne pensons qu'à ça).
PS: Je ne suis pas le mieux placé pour parler de Didier (alors n'hésitez pas à commenter, et ça sera sans doute passionnant pour moi: cela me rappellera les discussions avec Matthieu que l'on avait à propos de Didier - je gardais sous le coude la parodie signée M. de la prose du "manchot" comme il l'appelait de manière amicale, lui qui rêvait d'une united nation of Muratiens).
PS 1: Didier, tu me reprochais à distance mon jemenfoutisme et mes fautes d'orthographe, alors que je revendiquais moi mon côté "ranchero" de la force... Et bien.. je suis incurable...
Après un livre récemment, Manset sortira un nouvel album une semaine avant Murat : le 21/09, le 3e album du contrat chez Warner il me semble. "À bord du Blossom" en est le titre.
En écoute pour l'instant, un single "on nous ment"... et on n'est pas désarçonné il faut le dire, après le fumeux "aphrodite" (les journalistes s'amuseront peut-être des parallèles avec Murat). J'aime bien.
« L’univers d’Aphrodite, paru en 2016, laisse place à un concept parlant de mondes lointains, de terres étrangères et d’océans à peine cartographiés. Hommage aux gentilshommes navigateurs des siècles précédents, dans A bord du Blossom, il est question de paradis enfuis auxquels Manset intègre quelques évocations de capitaines emblématiques, d’îles n’ayant plus leur nom, d’indigènes, de douceurs. »
Je vous ai parlé de l'édition en vinyle de DOLORES. On a appris sur les sites de vente par un sticker apposé sur le disque que le disque contiendra deux inédits (les outcasts ont été nombreux... et on en connait beaucoup). Il y a eu aussi une remasterisation.
Et bien, voilà, encore un article "nécro" à faire. "C'est comme ça, c'est la vie", les naissances... et les morts... Mais c'est plus facile de traiter des morts (Quel plaisir à la nécro mais le bien est monotone), y'a plus de matière. J'improvise, je dis des conneries. C'est une sorte d'hommage... parce que Jacques, il en aura dit un peu quand même (notamment au concert auquel j'ai assisté en 2013, j'ai gardé peu de souvenirs de 1999 à Fourvière, si ce n'est d'avoir bien ri).
J'avais écrit quelques autres commentaires personnels... mais pour une fois, je me suis relu... et j'ai effacé... mais pour rajouter un autre hommage à l'hommage, je me suis décidé à vous proposer une petite devinette en cours d'article (je la publierai en début de soirée si ma connexion internet me le permet ce soir)...
Passons directement à l'exercice habituel: le couple "Higelin-Murat"... qu'est-ce qu'on peut en dire?
Il me semble qu'on n'a pas vu souvent les deux noms associés, même si dans la revue "chansons" (mars-avril 83), Jean-Paul Lambert chroniquant le Ep "Murat" le rapproche de Manset, Bashung (classique) mais aussi de Higelin, Couture et Capdevielle.... Auparavant, en 76, Bergheaud ne le cite pas dans l'article sur la chanson française qu'il signe et ne sauve que Manset et Ferré (Irradié et BBH75 étaient donc déjà sortis). Le fait est que Higelin, malgré le blues, les rythmes africains, est née de la rive gauche, de Vian et de Trenet, et de Chevalier, et de Mai 68... Murat a plus de mal avec cet héritage. Côté texte, français tous les deux assumés et revendiqués, je ne vais pas tenter de comparer leurs deux arts poétiques, mais Higelin est sans doute plus dans "la déclamation" alors que Murat est dans "l'intimité" et le susurrement.
1) En commun dans leur parcours : Claude Dejacques, dont je vous ai parlé régulièrement. Dans son autobiographie (un vendeur la propose à 400 euros sur la fnac.com) dont j'avais déjà mise en ligne les pages consacrées à Higelin, on découvre la vie de bohème que menait Jacques à l'époque...et le rôle important que Dejacques a eu au moment de BBH75. C'est ce dernier sans doute qui l’amènera à travailler avec Michel Zacha, que Higelin cite ainsi sur la pochette de 1982 "merci à l'artiste Michel Zacha célèbre musicologue et accoucheur des cas désespérés". Cette année-là, Zacha travaille en studio avec Murat pour son premier disque. L'histoire A relire ici. La collaboration aura été moins heureuse.
Voici de nouveau les pages consacrées à Higelin dans "piégée? la chanson":
Claude Dejacques qui s'est battu pour que son travail de direction artistique sur les disques soit crédité figure sur la pochette de BBh75, comme sur le Murat 82 (le site officiel donne toujours des informations erronées sur ce disque).
A noter que Zacha, avec les mêmes musiciens que ceux qui ont travaillés sur le Murat 82, a aussi travaillé avec Elisabeth Wiener, avec laquelle Higelin a beaucoup chanté.
Higelin à Hérouville.
2) Une autre personne aura croisé leur chemin: Nicole Bouchard. Celle-ci qui est citée nommément dans l'inédit "Québec" de Murat ( Comme le dit Nicole Bouchard. Si tu veux retrouver le pays de tes ancêtres. Viens donc à Québec) a écrit un post "public" sur fb très touchant sur Higelin et je me permets donc de le reproduire:
Ha mon Jacko! Qu’est-ce qu’on s’aimait tous les deux!
Higelin est l’artiste français avec lequel j’ai le plus travaillé et c’est assurément celui avec lequel j’ai le plus rigolé de toute ma carrière.
Je l’ai rencontré au début octobre 1994 pour la sortie de son album « Aux héros de la voltige ». Je l’avais invité à faire une tournée de promotion et un lancement de presse au Foufounes Électriques le 7 octobre 1994, très exactement le jour où on les avait fermées pour six mois. Sylvain Lafrenière y était. Quand j’ai appris la descente de police le matin même et que je lui en ai parlé, il m’a dit : «Mais c’est là qu’il faut qu’on soit! On y va quand même et je vais parler aux médias de ça.» Les deux photos sur lesquelles je suis dans ses bras, c’était aux Foufounes ce jour-là. Il était comme ça, ne reculant devant rien, et je l’aimais pour ça.
Son spectacle l’été suivant au Théâtre Maisonneuve lors des Francofolies de Montréal est passé à l’histoire. La veille, il était arrivé en ville directement de l’île de Gorée en Afrique avec une tête de déterré. Il avait bourlingué sa vie. La conférence de presse fut glauque. Pascale Pontereau s’en souviendra. Quelle horrible photo le lendemain dans Le Devoir. Toujours est-il que ce soir de concert, insatisfait de ses musiciens, il est sorti de piste et a pris la liberté de faire de son show une véritable pièce de théâtre (plus jeune, Higelin était promis à une très grande carrière d’acteur). Ceux qui y étaient s’en souviendront comme d’un moment unique et complètement déjanté, mais quelle prestation! Le tout s’est terminé aux petites heures, Higelin et Pagliaro au piano au resto Le Continental sur St-Denis. Au Festival d’été de Québec, le même été, 20 000 personnes devant la scène du parlement qui chantent « Mona Lisa Klaxon » et « Champagne » à tue-tête et la régie qui menace de couper le son parce que le Jacko déborde le couvre-feu. Il m’appelait « la belle Nicole dans sa petite robe noire ». Il m’a offert beaucoup de cadeaux et disait : « Tu fais partie de mon harem! », en rigolant bien sûr. Parce que mon Jacko n’a jamais été grossier avec moi. Jamais! On s’adorait. Je l’ai revu plusieurs fois en France au Printemps de Bourges, dans les conventions EMI et une toute dernière fois, au Théâtre du Palais Royal à Paris en 2003. Il était venu voir Yann Perreau sur mon invitation. On s’est reparlé une dernière fois au téléphone peu de temps après. Il ne m’avait pas oubliée, et moi non plus évidemment.
Je vous épargne toutes les petites anecdotes et fous rires que nous avons eus. Il y en a trop. Mais lui et moi, on s’attrapait les ailes et on volait ensemble. Je te souhaite bonne voltige, mon héros. Mon Jacko.
La belle Nicole dans sa petite robe noire
Passons à du plus anecdotique... Si vous trouvez encore d'autres éléments (il y en a sûrement), n'hésitez pas à commenter.
3) Alors que nous écoutions Murat et les Delano le matin pour les 50 ans d'inter, l'après-midi à Paris, Higelin chantait avec Camille pour la même occasion. Celle-ci que Murat a contribué à faire connaitre, a été vue plus souvent avec Higelin ensuite.
4) Johnny Lee Hooker: J'ai entendu que Higelin l'avait beaucoup écouté... C'est également le cas de Murat... mais lui a porté ses valises.
5) Des bêtes télévisuels: J'ai en mémoire la curieuse invitation de Higelin par Cavada à une "marche du siècle" spéciale, et Higelin déclarant: "ma femme m'a dit: "mais tu ne vas fumer avant d'aller chez Cavada...". Ça ne l'a pas dérangé... et il était bien survolté. On l'imagine un peu plus gentil avec ses camarades que Murat, mais il avait aussi un côté ours, pas forcement toujours à l'aise avec le public, ou capable de se mettre en colère contre ses musiciens ou les techniciens (ça a pu être le cas de Murat aussi).
6) Murat/Higelin: 20 minutes les convoquait tous les deux en 2013, après qu'ils aient été tous les deux sans maison de disque.
7) Ils se sont peut-être croisés lors des Francofolies du Canada de 2010 et 2014 à La Rochelle... mais Murat était dans les plus petites salles. Ils ont joué aussi tous les deux au Palais idéal du Facteur Cheval.
8) Murat a été l'invité de R. Burger "dans sa vallée" des Vosges pour un concert. Higelin a connu ses derniers "souffles" d'artiste là-bas... et avec l'aide précieuse du vosgien.
9) Higelin a une filmographie important comme acteur, celle de Murat sera de toute évidence limité à deux (Izia a tourné elle aussi avec J.Doillon récemment).
"Il est un peu comme un modèle, un mentor, un fantasme. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté étant ado. Je n'avais jamais imaginé chanter avec lui." La première rencontre a lieu il y a trois ans, elle est en première partie d'un de ses concerts. "Un moment très doux et très fort ! J'ai ensuite osé le rappeler pour lui proposer un duo". Je voudrais dormir est présent sur l'album. "J'avais tout prévu dans ma tête, c'était très précis et lui a été très à l'écoute, il a respecté ma chanson".
"Il est un peu comme un modèle, un mentor, un fantasme. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté étant ado. Je n'avais jamais imaginé chanter avec lui." La première rencontre a lieu il y a trois ans, elle est en première partie d'un de ses concerts. "Un moment très doux et très fort ! J'ai ensuite osé le rappeler pour lui proposer un duo". Je voudrais dormir est présent sur l'album. "J'avais tout prévu dans ma tête, c'était très précis et lui a été très à l'écoute, il a respecté ma chanson".
"Il est un peu comme un modèle, un mentor, un fantasme. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté étant ado. Je n'avais jamais imaginé chanter avec lui." La première rencontre a lieu il y a trois ans, elle est en première partie d'un de ses concerts. "Un moment très doux et très fort ! J'ai ensuite osé le rappeler pour lui proposer un duo". Je voudrais dormir est présent sur l'album. "J'avais tout prévu dans ma tête, c'était très précis et lui a été très à l'écoute, il a respecté ma chanson".
"Il est un peu comme un modèle, un mentor, un fantasme. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté étant ado. Je n'avais jamais imaginé chanter avec lui." La première rencontre a lieu il y a trois ans, elle est en première partie d'un de ses concerts. "Un moment très doux et très fort ! J'ai ensuite osé le rappeler pour lui proposer un duo". Je voudrais dormir est présent sur l'album. "J'avais tout prévu dans ma tête, c'était très précis et lui a été très à l'écoute, il a respecté ma chanson".
"Il est un peu comme un modèle, un mentor, un fantasme. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup écouté étant ado. Je n'avais jamais imaginé chanter avec lui." La première rencontre a lieu il y a trois ans, elle est en première partie d'un de ses concerts. "Un moment très doux et très fort ! J'ai ensuite osé le rappeler pour lui proposer un duo". Je voudrais dormir est présent sur l'album. "J'avais tout prévu dans ma tête, c'était très précis et lui a été très à l'écoute, il a respecté ma chanson".
10) Dans les interviewés sur le blog, Jeanne Cherhal considère Higelin comme son mentor, l'artiste qui a suscité sa vocation. Hardy l'apprécie aussi (interview):
- Jean-Louis Murat aime le « vous » , il me semble que vous y êtes fidèle aussi dans vos textes… Est-ce que vous auriez d’autres points de comparaison entre vos deux styles ?
F. HARDY: Beaucoup d'auteurs aiment le vouvoiement, ne serait-ce que parce que la sonorité de "vous" est si belle. Serge Gainsbourg l'a pas mal utilisé (- "J'avoue, j'en ai bavé pour vous, mon amour, avant d'avoir eu vent de vous..." - Quelle beauté ! ) Guy Béart aussi : "Ce qu'il y a de bon en vous, c'est vous" dans sa chanson "Vous"… etc… L'une de mes chansons préférées "Cet enfant que je t'avais fait" de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin fait plus fort encore avec le protagoniste masculin qui utilise le tutoiement et la protagoniste féminine qui utilise le vouvoiement (Offrez-moi une cigarette, J'aime la forme de vos mains,Que disiez-vous ? Caressez- moi encore la tête, J'ai tout mon temps jusqu'à demain, Que disiez-vous ?)
Avec Laurent Saligault, nous avions parlé du sacré Micky Finn, qui fut le guitariste d'Higelin.
11) Je n'ai retrouvé qu'une seule citation de Murat évoquant Higelin (interview dans foutraque),
Il n’y avait pas que Air et Jon Spencer à Saint-Malo… Je ne me souviens pas… J’ai regardé et j’ai écouté Dionysos, on dirait les enfants de Ange (en moins bien), mais c’est tout…
Tu n’as jamais écouté Ange ! Si, tu rigoles ? J’ai vu Ange, t’étais pas né ! Il y a un côté Ange chez Dionysos, qui est assez sympa…
Ils ne font pas du rock progressif, ils ne sont pas déguisés… Oui, mais chez eux, il y a une logique comme ça. Ils devraient faire leur prochain disque avec Jacques Higelin. Il y a un côté Higelin qui aurait écouté les punks, ça peut être plaisant (rires)… Un côté Maxime Leforestier qui aurait trop pris d’acide également. Ils sont bizarres ces gars là… mais c’est bien (rires) ! Quand il crawle sur le public, c’est un des grands moments du show. On dirait La piste aux étoiles… ou Intervilles (rires) : on se demande s’il va arriver jusqu’au bout de la salle. On dirait une compétition entre Pontarlier et Lons-le saunier… Dionysos, c’est sûrement le meilleur groupe français (éclats de rires) !
Dyonisos au Vercors Music Festival 2016
12) Je n'ai donc pas retrouvé trace de rencontre directe, mais Jérôme Pietri (le guitariste de Passions Privées) lui a une anecdote (je me permets de la reproduire pour l'Histoire):
"ça devait être en 74 à ... la patinoire, et on leur avait filé notre matos ( ils avaient eu une galère, on revenait de la Côte avec SOS, on avait ouvert pour eux . ( Bertignac et Jean-Pierre Kalfon aux guitares ) Des crèmes, ils avaient fait le matos avec nous, le grand Jacques avait chopé mon baffle Marshall avant que j'ai eu le temps de dire ouf :). Du coup on les avait emmenés au Gaulois (obligé) manger un steak à 1h du mat , super souvenir"[...] Suite de l'histoire, le lendemain, rencart à Gaillard pour casser la croûte, on arrive et... et on voit l’hôtel du Commerce, où ils dormaient, avec plus de fenêtres et le façade toute noire, ils avaient foutu le feu à l'hôtel"
PIETRI avec EL DIABLO sera en concert exceptionnel au TREMPLIN le 20/04. Matthieu en tomberait de sa chaise: malgré une interview fleuve en trois parties , le guitariste ne lui avait pas dit que Murat avait écrit une chanson sur ce groupe ("el diablo t'attend" sous réserve). Jérôme vient de me le signaler. Voilà donc un nouvel inédit de chez inédit à comptabiliser (à moins qu'à la Christophe Pie, il m'ait fait une blague...).
13) Allez, je vous propose une devinette... Vous étiez nombreux à l'attendre après la précédente édition suscitée par M. Si vous vous arrachez bien les cheveux, le gagnant aura un petit cadeau: un CD promo d'un artiste restant à définir.
Il faut bien-sûr trouver ce qui peut constituer le 13e point de cet article, avec l'ensemble de la phrase "traduite" ou expliquée.
Tombé O: Mené par la barbe, du fond des océans au col, l'autre a fait la route inverse. De l'astre mort frappeur, en passant au niveau moins 1 avec l'aide de celle qui est toujours l'Ex.
j'ignore si c'est difficile ou pas...
14) Ferré: Murat a été choisi par le fils Ferré pour l'album "Charles et léo"... mais Higelin a participé à plusieurs hommages à Ferré.
15) Pour finir, et avant mes vidéos de 2013 d'un concert à Bourgoin dont j'avais parlé ici, un petit commentaire: Higelin avait de toute évidence pris une nouvelle dimension ces derniers temps, peut-être plus cité comme référence par les jeunes artistes. Je pense qu'il n'avait pas tout-à-fait cet aura-là il y a encore quelques années. Réévaluation de son œuvre? prime à l'ancienneté? Je ne sais pas. Prenons pour étayer mon propos le livre de B. Vignol "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur"(2013)... Ce classement a été établi en demandant à 276 chanteurs leurs 10 chansons préférées. Une seule d'Higelin, cité par 5 chanteurs, figure au classement ("champagne", "parc montsouris" ayant été citée elle 4 fois). 10 chansons différentes de Higelin ont été données... loin derrière pour citer les contemporains Souchon (29), Bashung (25), Brigitte Fontaine (17!! ça peut paraitre étonnant), Renaud (19), Dominique A, Hardy (16)... Manset et Murat ont eux été citées avec 14 chansons. Assurément, ce même exercice donnerait une plus grande place à Higelin s'il était refait ce jour...
LE LIEN EN PLUS
En octobre, Colloque internationale sur "chanter les poètes"... Murat est cité dans la présentation
Je crois que depuis que j'ai créé ce blog, j'ai toujours entendu parler de Garciaphone, mais sans avoir croisé la route et le disque d'Olivier PEREZ. Murat avait fait un peu de pub au groupe lors d'une interview dans un grand journal de rock : Point de vue/images du Monde. "ils m'épatent", parlant de leur "extrême bon goût". C'était en 2016, et il a fallu attendre encore quelques mois pour qu'un album voit le jour (Nov 17, 4 ans après le précédent), avec Microculture/differ-ant, et donc avec un bon soutien promo.. qui a permis des bons... des excellents... retours dans la presse nationale.
J'aime beaucoup ce disque: en effet, même si l'anglais y vogue sur des airs folks plutôt intimistes, ce qui d'habitude, ne me suscite peu l'envie d'écoutes, j'ai beaucoup laissé sur mes appareils ce Dreamwater (rien que ce titre me tiendrait éloigné de cet objet si je n'y avais pas goûté. Le plus dur avec l'eau, c'est le premier verre, ou d'y mettre le doigt de pied).
En effet, malgré donc ce down tempo, cette absence de storytelling et le déficit d'image (ce n'est pas pour ce qu'on sait d'Olivier, de son histoire, de ce qu'il renvoit -il est un peu secret et se tient en retrait- que la curiosité se crée), ce disque est un petit bijou... et on l'écoute donc pour des bonnes raisons: des belles mélodies dans un écrin de 3 T (tempo, tonalité, Tructure, comme nous les a appris Murat).
Allez, on écoute vite fait:
"Don't let it die like this" nous cueille d'office, avec la voix, sans intro.Le petit piano donne un relief à l'orchestration et le refrain est superbe.
L'intro, c'est pour le morceau 2, "oh sleepless". Là, encore, magnifique construction élevant le morceau jusqu'aux choeurs. Là, encore, le piano de Zac Boisseau (Zac Laughed) apporte une belle couleur à ce folk.
La 3e chanson s'entame sur un peu de synthés pour changer. Il est encore à l'honneur sur le pont musical très original, presque expérimental, et pourtant très "musical"(...!) qui clôt le titre.
"I'll be a riddle", si on est toujours sur le rythme de la ballade, offre toute une série de variations. Là encore, le long pont musical est extra.
Attention là: ça rock.. enfin... non... disons que c'est le titre le plus endiablé... enfin... un peu plus énergique au niveau de la batterie: morning star, et qui du coup est livré avec le moins d'enrobage (peut-être une petite couche synthétique, et une intervention sur le final mais la batterie et la guitare sont à l'honneur, et c'est top)
On continue sur une excellente ryhmique: deadstar, avec un refrain tubesque, et une partie très enlevée ensuite. Là encore, un pont musical intervient assez débridé sur la fin. Les orchestrations éloignent tout sentiment éventuel de lassitude.
Si je n'avais pas grand chose à ajouter sur la suivante durant la première partie du morceau, il ne faut absolument pas zapper: le morceau semble se terminer vers 3 minutes... mais la musique reprend... toujours au piano avec le groupe derrière, puis du synthé, et intervient ensuite une magnifique partie vocale en harmonie. Un sommet du disque.
A hole in a universe est dans un premier temps plus dans la simplicité dans l'orchestration mais pas dans sa construction. La voix de Lopez y fait merveille: pur et mélancolique. Depuis Christophe Pie, on sait que les batteurs clermontois ont des voix plus que sensibles.
Sonorités presque blues pour Our time too spare... alors que Dusk débute sur des allures de requiem, avant de nous emmener sur autre chose,légèrement plus chaud, puis de retrouver ces notes inquiétantes, dans une longue partie musicale onirique.
Un disque à écouter au coin du feu, et à réécouter pour s'imprégner des mélodies et de toute sa richesse qu'une écoute trop rapide ne permet pas d'appréhender.
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Je vous avais déjà proposé l'interview d'une question, avec Dominique A, et en attendant celle d'Olivier Adam, voici LA question que j'ai pu posé à Olivier PEREZ. Je l'interrogeais sur le rôle de Christophe ADAM, l'autre "père" de la musique clermontoise, si ce n'est le plus important au vu de son rôle dans nombre de productions(notamment chez les KÜTU) et de groupes (pour le plus fameux Fafafa et avant, armée rouge et les Sales gosses, dans lesquels on retrouvait des gens passés par Clara). Pour la petite histoire, on le retrouve dans les choeurs de Babel (quelques archives en fin d'article sur son parcours)...
GARCIAPHONE : Mes condoléances pour Matthieu, je l'ai croisé quelques fois à des concerts et je me souviens avoir senti en lui une profonde gentillesse. Pour répondre à ta question sur Christophe Adam, je dirais que c'était vraiment la bonne personne au bon moment pour cet album de Garciaphone. Christophe est quelqu'un de passionné et qui sait écouter. Pour cet album, il a apporté le "son" de son studio à Montferrand et son savoir-faire pour ce qui est des prises de son. J'aimais beaucoup comment sonnait cette pièce où j'avais enregistré il y a quelques années avec Leopold Skin pour son deuxième album. C'est le son que je recherchais pour ce nouvel album. Christophe a participé aux sessions (il a joué de la contrebasse) mais il a surtout écouté avec attention les prises et son avis était toujours pertinent et aidait souvent à y voir plus clair dans les arrangements
GARCIAPHONE EST EN TOURNEE:
Je n'ai pas reprécisé qu'Olivier Perez est accompagnée par Matt Low, et son bassiste Matthieu Chevrier.
ET c'est l'occasion de vous indiquer que le disque "see the big picture" de DRAGON RAPIDE est sorti chez Freemount records. Et ça déménage! A lire: Chronique chez ADA
LE COIN DES ARCHIVES DE M : Christophe Adam et FAFAFA
"Christophe Adam, artiste local aussi réputé que méconnu (Dider Varrod considérait La grande muette, son unique album en solo, comme le meilleur disque de 2001...), qui le dépeint en songwriter intarissable et en leader charismatique :
« Les Sales Gosses [son premier groupe, 1976] ont duré deux ans et demi. On est devenus super potes avec la bande de La Bourboule. Tout ce petit monde s'est retrouvé embringué dans la secte de Jean-Louis Bergheaud. On découvrait une espèce de gourou qui écrivait des chansons non-stop sur des rouleaux de PQ. Écrire, c'était sa seule obsession. Je découvrais un poète barré qui ne pensait qu'à ça. On s'est retrouvés à faire des maquettes chez lui. Et là, il s'est mis à intellectualiser notre truc. Il avait à redire sur mes textes et gnagnagna, gnagnagna. Il y avait notamment un refrain qui faisait : 'T'en fais pas bébé, t'as déjà ta place au cimetière.' J'avais quatorze ans ! C'était notre tube. » (extrait de l'article de M : http://www.surjeanlouismurat.com/article-une-histoire-du-rock-a-clermont-le-livre-et-le-concert-121327492.html
CI-dessous spliff 6, interview de Christophe:
Avec Christophe Pie:
PS: Bein quoi? Ah, oui, ça fait un mois que je n'avais pas écrit... allez, je vous dis : désolé, et on se dit à très vite...