La nuit a beau avoir été trop courte... Je me levais tôt pour être tôt en campagne... Pas de plans prévus, et encore pas de chance avec la météo (comme pour Cluses), c'est un peu couvert.
Je pars... et c'est tout... et je m'arrête sur ce qui me parait un bon "spot": larges plaines, forêts accueillantes, tout prêt du PUY. ... Petit tour de quelques kilomètres, et il se trouve qu'il y a quelque chose à voir: la Source St-AUBIN, puis en montant un peu plus, la vue sur la plaine. Un plaisir de marcher dans les genêts hélas non fleuris.
Le traditionnel passage par le Servière et le cliché habituel... Je n'avais pourtant pas prévu, mais ah, c'était au bout du chemin.
Je file par le Guery et COL DE LA CROIX MORAND. L'an dernier, je n'avais pas pu monter jusqu'en haut car il y avait trop de neige... Je fais donc la grimpette au COL DE LA VACHE, parcourant encore un bout de crête. Magnifique, avec ces couleurs de fin d'hiver sur la bruyère.
"Pessade 90", un titre de Murat...
Le buron du col tout en dessous... J'y mangerai ensuite une truffade.
J'ai encore un peu de temps, et je fais une dernière petite marche vers la DENT DU MARAIS connu chez Murat par le nom "saut de la pucelle". Je pars à côté du château de Murol. Déception : on reste au pied.
Bayon en 1989 dans libé aimait déjà montrer que personne ne connaissait Jean-Louis comme lui: « Février. Cher MURAT, Qu’es-tu devenu mon frère ? T’es-tu éteint, sur cette table de morgue où tu te réveillais jadis suicidé, près de la fille bleue ? N’y es-tu pas resté, près d’une sœur évanouie, prise aux glaces du cantal où tu épuisais ton enfance avec les miasmes maternels de Laqueuille (mille fois maudit soit ce nom !) ? Là-bas, quelque part entre le Vendeix de ton oncle, le Prégnoux* familial, et Fenestre ? La Roche des fées où tu jouais et le Pessy* maternel ? Là dans ce ravin de l’Eau Salée, ton jardin du Bon Dieu ? … »... Voilà de quoi épaissir les mystères de cette mythologie muratienne, cette odyssée statique... finalement très pudique (au contraire de ce que dévoile en pointillé Bayon**).
*des lieux-dits de La Bourboule, j'ai dormi en face de la Roche des fées...
**"Bayon aurait dû le garder pour lui" disait Murat déjà en 88 à la RTBF...
Essai (impressionniste et sans doute un peu injuste pour cette bonne ville...)
En tout cas, la Bourboule a beau affiché la joie de vivre:
en s'y promenant, en saison des toboggans rentrés, et au milieu des immeubles à l'abandon, certains en ruine, on peut facilement succomber à un sentiment muratien, de nostalgie, de temps révolu... même si c'est du Cabrel qui me vient aussi à l'esprit.
Même la communauté immigrée a fermé boutique.
"
"je parle des années 70 (celles qui me concernent à mon adolescence): La Bourboule, c'était un peu le trou du cul du monde, très jolie ville thermale, certes, mais qui n'offrait que peu de perspectives d'avenir à ceux qui n'ont pas les moyens ou les capacités d'en partir. Animée l'été (touristes, curistes) et morne l'hiver (hors vacances scolaires avec les skieurs). Le fossé social était très important : d'un côté "la bourgeoisie" locale, médecins, avocats, dentistes.. avec les fils et filles de...., de l'autre côté les autochtones du coin, les nombreux immigrés portugais dont la seule perspective était de devenir maçon ou carreleur comme les parents, et les commerçants du terroir ou saisonniers"me disait un camarade du cru. Finalement, la ville a-t-elle fini par ressembler à cette jeunesse des années 70/80 marquée par la dépression, la drogue?
Dans les quartiers excentrés, les maisons durement gagnées que l'on baptise, comme les belles villas du centre, entretiennent l'impression de se tenir dans une faille temporelle.
En reprenant de la hauteur, en se rapprochant de la nature, on devrait laisser tout ça derrière soit. Mais arrivé à l'EAU SALEE (à gauche après l'immeuble le "home Vendeix"), le chemin ancestrale semble prêt à disparaître tout-à fait. Les murs de pierre se devinent à peine.
Entre Rocher de l'Aigle
Et Eau salée
Tiens...
Bon, c'est juste une impression laissée par les dégâts de la neige (sur les arbres fragilisés par deux années de sécheresse, ils l'ont dit au JT de France 3 auvergne la veille, et même que les hêtres pourraient disparaître à l'horizon 2100 dans le Sancy...).... En fait, il semble qu'un chemin VTT passe par là et rejoint Vendeix le bas...
Allez, laissons ces idées derrière soi... L'air juilletiste du voleur de rhubarbe chasse les idées brumeuses. L'eau finit de les écouler : Fontaines à Vendeix le Haut et V. le Bas
Le Mont-Dore semble beaucoup plus dynamique... y a du mouvement: d'ailleurs, dans le Mont-Dore la fille court. court dans la rue Ramond
La station pourrait encore être ouverte...
Viens ma vie viens clémence J'attends Roc de Cussau (cuzeau): (profil nettement plus bonhomme à partir du col de la croix saint-robert)
Paysage alpin...
Qu'est-ce qu'elle a ma tronche
Oui j'habite aux Longes
Je suis étranger
Après la pause "achat de Saint-Nectaire", vu que je suis sur la route de Servières... je passe lui dire bonjour.
J'écoute de la musique et le paysage l'enregistre sur audacity:
diaporama:
Et de manière totalement indépendante de ma volonté.... Je l'ai croisé dans la montée, et au retour, il était encore là, demandant que je le photographie: Voici un GRAND LIEVRE d'Orcival!
"j'ai chanté trop abondamment le Sioulot le Vendeix les vergnes"... et je me rends compte qu'il y a un lieu-dit les Vergnes à Orcival... comme à La Bourboule. Quel était celui chanté par Murat?...
Le long du Guery:
Au dessus (vers le puy de la tâche): j'abandonne au 2/3 de la montée du fait de la neige et du temps me manquant (et de la paresse? et que j'ai oublié mon appareil photo en bas sur mon siège?)... Monter droit, ça va, mais la longue traversée à flanc dans la pente raide est pénible. Je suis suffisamment monté pour voir le Guery. Diaporama:
diaporama (à la descente), avec Chaudefour: Vous pouvez revoir ma rando de 2013 pleins de sensations avec la nature qui a explosé (narcissses, jonguilles, genêts): ici
Quel coin de France aimez-vous à la folie ?
Pour rester en Auvergne, j’aime beaucoup la vallée de Chaudefour. Ou sinon je pense à la vallée de la Loire avec les châteaux. Il y en aurait plein d’autres, mais ce sont ceux là qui me viennent à l’esprit. (Murat 2013)
"Oui, vous pouvez jeter les clefs".
Mais celles-ci perdues approximativement en 1998 attendent toujours leur propriétaire en bas du col.
Dent du Marais (saut de la pucelle):
Et encore le hasard en rejoignant l'a75: Je ne savais pas que j'allais dans la direction de "LE CREST".... qui fait face à Veyre-Monton et sa vierge à la con (coltrane)
Réveil assez tôt, et je commence ma rando vers 8h30. Circuit de la Fontaine Salée à partir de Picherande. Quel pied: le soleil, le calme, les oiseaux chantant, et la neige bien dure après le gel de la nuit... Je me rends vite compte néanmoins que ça ne sera pas très simple: glace, champs gorgés d'eau, chemins avec des congères... Bon, des personnes sont déjà passées les jours précédents, ça facilite. Grosso modo: ça ira... sauf sous le puy gros, où je perds les traces et la neige commence à mollir, "mollir d'amour, et vling v'la la déroute"... En arrivant au col de Genestre, je me dis que le plus gros est passé... Sauf que je retrouve la neige dans les bois... 16 km, avec 90% de neige.... 5h30 de périple... Et il me reste un peu de temps: je monte à Chastreix-Sancy, avec sa vue magnifique sur le sud, je passe à la Stèle au dessus de la Bourboule, je longe Chamablanc, détour par le Capucin, passage aux grands moulins, montée direction Guery, mince: la route du Servière est fermée... par acquis de conscience, je file du coup au petit hameau en dessous.... puis Murat le Quaire, merde: la banne d'ordanche est fermée au dessus de Super Murat, détour par Lusclade (il faut le vouloir! Que c'est raide!)... et enfin, la Bourboule (petit tour au Ciné vox, au parc fenestre).... J’intègre ma chambre à 19h05... ouf...
Petits filaments charmants sur le Sancy... et quand j'arrive dans la vallée, grand soleil.... mais les nuages arrivent... Dommage, le Sancy n'est plus très loin, mais dans le brouillard, je l'ai déjà fait!
Là-haut, le temps devient maussade... mais de belles vues tout de même vers le Cézallier.
La Roche vendeix:
Le ruisson des grands moulins, où je n'ai pas vu de pêcheurs (babel):
J'ai croisé Mornac... le chanteur des Rancheros:
l'Ouïr est blanc, il a neigé, les skieurs sont... (pas là... mais peu me chaut)
Pour commencer, des jolies petites collines visibles sur le clip de Matt Low! C'est beaucoup plus calme là où je suis passé...
Passage par Thiers et la frontière du parc du livradois-forez... très joli... et passage par la Beauté, et Saint-Babel, montée vers LA GODIVELLE (j'ai raté la route de Roche-Charles), petit détour par Compains... Lac Chauvet, puis arrêt à Picherande et ses vues sur les monts du Cantal....
Allez, une petite pensée aux grands confinés urbains... Je leur offre un reportage... sous les acacias... J'espère que l'odeur vous parviendra. Immersion dans LE VERT!
Presque un an et demi sans partage de photos (j'ai quand même mis deux heures pour les télécharger faut dire pour cet article, faut être motivé), mais avec le confinement, c'est le moment...
Donc, je vous propose pour aujourd'hui de l'air vivifiant, des embruns, du vert.... et demain, une session live avec mon accordéon... euh, un autre jour.
Et une pensée pour ce qu'aurait donné "TRISTAN" si...
«J'avais écrit ce disque sur Tristan et Yseult parce que je voulais aller enregistrer en Irlande. Je m'étais mis d'accord avec le patron de mon label, V2. Tout était prêt, j'avais trouvé un appartement pour rester à Dublin pendant trois mois avec ma famille et enregistrer avec des musiciens irlandais. Et, le 16 août, je découvre dans le journal que V2 est racheté par Universal. Alors, plutôt qu'attendre six mois au moins que tout se stabilise et que tout soit relancé, j'ai commencé à l'enregistrer à la maison.»
- Murat avait indiqué qu’il avait projeté d’enregistrer Tristan en Irlande… Vous y avez vécu. Avez-vous parlé de ce pays avec Murat ? ou est-ce que vous pensez que l’Irlande aurait sied à la musique de Murat ?
A. PIOLINE: Bien sûr que Murat trouverait en Irlande des tas d'influences très motivantes, comme Holden en son temps. La musique est partout, vraiment, dans n'importe quel pub perdu au fin fond du Connemara, il y un groupe qui joue; et l'esprit est resté beaucoup plus fraternel qu'ici et ça n'est pas rien quand on choisit de faire carrière dans la musique.
Mais pour moi, Murat resterait Murat où qu'il aille, il pourrait enregistrer au Pakistan et revenir avec un album proche de Neil Young ...
Et bien, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas partagé de photos ici (je suis moins avare sur facebook), mais j'ai pensé à ceux qui affrontaient un confinement compliqué... alors voilà: du vert, de l'humide, de la mousse et de l'humus, du sauvage.
Quelle joie de découvrir ce petit coin secret, réservé aux chasseurs... après la traversée d'un bord de route qui ressemble à une décharge sauvage (hélas)... L'eau jaillit rapidement mais après... jusqu'aux ruines d'un ancien moulin assez impressionnant, au bord du Rhône, qui se faufile dans un petit défilé... qui a échappé à la via Rhôna qui fait un détour dans la terre à cette endroit-là.
(photos prises sur deux sorties en mars 2020, dont une avec Baby love en boucle dans les oreilles)
Allez, en attendant le clip de HOLP UP dans deux jours, on continue la soirée Godiveaux/diapo/pépito... En Bretagne nord, avant la halte obligatoire en Normandie... Vous êtes sûr qu'il y avait une canicule en France? non? vraiment?
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Dans la baie de Morlaix:
Maison de Morlaix: fantastique, et cairn de Barnenez
Un petit peu de sentier, entre brume et ciel bleu:
CAP FREHEL et le fort La latte:
Baie de la Fresnaye:
Passage à St-Malo, Daho me prend en photo,
Et fin du tour de Bretagne au Mont-Saint-MICHEL... début de matinée dans la baie, sous une pluie parfois battante... Expérience client parfaite (le soir, dans mon lit, je sens mes pieds essayer de se sortir de la boue...).
J'arrive quand même à faire quelques photos à la fin de la randonnée.
Fata morgana?
Après s'être réchauffé, le soleil est revenu... La fin d'après midi est magnifique, et nous assistons à l'arrivée de l'océan dans la baie...
Ombre de l'abbaye en 4 effets (j'ai galéré pour télécharger le Noir et blanc étant limité à 8 pixels).
Dois-je vous infliger mes souvenirs de vacances? Je me suis posé la question cette fois car il n'y a rien de si extraordinaire, je vous l'avoue (ce n'est pas comme la montagne!!)... et je me suis dis, et bein, oui: vous êtes chez moi, vous vous invitez quand vous voulez, sans frapper, vous piochez, picorez... je me fends de repas à vocation gastronomique avec Olivier Adam, Franck Courtès, d'artistes à découvrir, et personne ne vient ou presque... alors, merde: ce soir, c'est soirée diapo, et ceux qui en veulent en profiteront! Na! Et puis, Murat est un régulier... en tournée, mais aussi du côté de St-Malo, Galure rouge sang tout ça... même s'il semble qu'il aime bien la lune rousse des voisins de l'autre côté de la baie... Et en plus, même lui nous inflige ses cartes postales de vacances en guise de promo... A part ça, je vais essayer de ne pas vous donner le cafart, donc on évite l'ile de Bréhat
Ma tête écrasait Je suis en Bretagne Je reprends haleine A la dérobée Île de Bréhat Face caméra Coupez Île de Bréhat Coupez
Allez, go, Démarrage en Bretagne Sud: Un coup de Carnac, puis du côté de la presqu'ile de Quiberon--ron-ron,
Dans le golfe du Morbihan, certains souhaitent passer le guet avant l'heure... Ils ont essayé...
Pont-Aven (en chantant du Manset... même si Benzine mag disait que Murat était le seul chanteur impressionniste). Et une petite photo avec des hortensias (puisqu'il y en a autant qu'en Auvergne et dans le Cantal, voire plus...).
Du côté du Ria d'Etel:
L'embouchure:
Vers la pointe du raz:
Et d'un coup, passage en Auvergne (monts d'arrée):
Et nous voilà en Bretagne Nord...
A l'est de Roskoff
Perros-Guirec (Côte de Granit Rose):
En chantant du Mickael Jackson, la pointe de Bihit:
Presqu'ile de Crozon (on a essayé de faire tous les "Vaut le voyage" du guide vert... en bons touristes)
Allez, puisque ces photos (prises lors de petits tours en vtt) s'y prêtent, j'ai pioché quelques vers de Murat pour les accompagner... Mai donne envie de poésie (et d'aimer) .... et puisque le soleil a disparu aujourd'hui (il a même neigé à Orcival), sans vouloir faire le rival, réchauffons nous de ces mots et photos mis bout à bout...
Il y a une petite surprise en fin d'article pour les plus jeunes d'entre-nous (ceux qui n'étaient pas là en 2009)....
Photos de mai et les mots de mai de Murat
Ame fervente Tout à ton sport De quoi veux-tu jouir Avant l'aurore
Citron volage Monde amoché De quel désir Veux-tu me faire le procès
Tu sais tu me dégoûtes Billy Tu n'es vraiment qu'un con Billy Prends garde à tes façons Billy Billy prends garde à toi
Vois je ne t'aime plus Billy Sans regret ni façon Billy Prends garde à tes façons Billy Billy prends garde à toi
Le pissenlit coquelicot Tous enfin chantonnèrent A demi-mot
Citron volage Monde amoché De quel désir Veux-tu me faire le procès
Le pissenlit coquelicot Tous enfin chantonnèrent A demi-mot
Le pissenlit coquelicot Tous enfin chantonnèrent A demi-mot
Tout est humeur et pissenlits
Dans le pays le pays d'ici
Le fromage et la fourmi
Se sont connus tout petits
Déjà dans les pissenlits
Ils se montraient leurs zizis
Le fromage et la fourmi
Hé matez sur le coeur La renoncule dorée La tendresse le physique Haut les cœurs V'là la vie
Des quasars des prairies Un vent solaire sur les hanches Puisatier galaxies Quinze milliards dans le ventre
Emotions tardives, nous sommes en mai
Emotions tardives, mois du bien aimé
Emotions tardives, pour le roi de cœur
Emotions tardives
Marche les nuits de mai
Quand les lilas
Envahissent le monde
Le corps apprivoisé
Pensée sauvages, dompte venin
Impatiente, mouron des oiseaux
Digitale, myosotis, verge d'or, épervière commune
Puis petite pluie de mai Rend tout le monde très gai Mai en bonne boue Fait bel épi en août Dans un mai fol et gracieux Tout mariage est malheureux Le beau mois d'avril Défait ce qui me plaît
joli moiS de mai
Joli, joli mois de mai...
L'amour nous rend belles,
Belles à désirer
L'amour ensorcelle quand revient le mois de mai
L'amour dit "je t'aime"
Sans fâcher les cœurs
L'amour naturel revient cueillir la fleur
Roulent sous sa langue
Les bijoux indiscrets
Et je à jure l'amour d'être toujours son sujet
Résonnent les chants
Chantent les journées
Je jure à l'amour, je jure de toujours aimer
Joli, joli mois de mai...
Courir l'aiguillon
Courir la beauté
Joie dans sa nature nous combe de qualité
Cœur reste toi même
Dans les sentiments
C'est l'instinct cruel qui fait la joie des amants
Mourir de plaisir
Sans s'en excuser
L'amour nous rend belles, l'amour est un faux danger
Paradis de joie
Sans dire ni penser
Sans plus de tourment femme fait ce qu'il te plait