2023 apres

Publié le 28 Mai 2026

Je devrais publier un article "promo" sur "Tour de France 2022" mais j'ai été distrait!

Merci à l'amie Véronique qui m'a signalé un podcast, qui nous permet de retrouver un camarade multiplement croisé, que ce soit lors d'une soirée en commun avec Nesles, avec Baptiste Vignol sur son petit livre sur les chansons sur Johnny, ou illustrant le "Française de Pop" de Christophe Conte... et surtout pour avoir croisé, croqué Jean-Louis Murat dans le RING-deezer disponible sur youtube.... et j'ai oublié quelque chose... mais quoi... Ah oui! Vous dire qu'il s'agit de Charles Berberian, le dessinateur scénariste,  peintre et musicien. 

Et dans ce podcast, il nous offre une chanson, une reprise, qui m'a beaucoup touché... et son petit mot ensuite pour l'expliquer l'est tout autant, touchant, car il indique que quand l'angoisse le prend les nuits d'insomnie, il se récite ce texte...   

Je me suis permis d'en faire une petite vidéo, avec des images de son face à face avec Murat et des dessins qu'il a signé de Jean-Louis, et son petit propos a été ajouté à la fin.

Podcast disponible sur youtube et autres plateformes, et l'appli Radio France.

https://www.youtube.com/watch?v=SUdsrbPk7AM&list=PLXwdR7CVwCFtEbHARjTKwD8sWdVD5rtMj&index=2&t=2401s

Quitter sans partir, c’est l’histoire de nos vies ballotées entre les avions, les passeports, les années qui passent et ces pays qui restent en nous. Ni d’ici, ni d’ailleurs, ou peut-être un petit peu des deux ?  Ce cinquième épisode de « L’Orient-La Nuit », le podcast de « L’Orient-Le Jour » est consacré à ceux qui échappent aux étiquettes et habitent un entre-deux.  Nous quittons exceptionnellement Beyrouth pour accoster à Saint-Malo pour le festival Étonnants Voyageurs, dont le Liban est l’invité d’honneur.  Stéphanie Khouri reçoit l’écrivain Selim Nassib et le dessinateur Charles Berberian. Deux invités dont les parcours traversent les frontières, les langues et les mémoires, entre attachement au Liban, vie ailleurs et identité plurielle. Selim Nassib est issu d’une famille juive libanaise d’origine syrienne. Il vit en France depuis le début des années 70. Quant à Charles Berberian, il est né en Irak d'un père arménien et d'une mère grecque-chypriote. Il passe sa jeunesse au Liban avant de partir pour la France.  À une époque où les identités se crispent et où les frontières se ferment, que signifie avoir plusieurs patries ? Comment apprend-on à vivre entre plusieurs rives, plusieurs histoires, plusieurs « chez-soi » ?  Une conversation sur la transmission, le déracinement, les fidélités invisibles et cette manière singulière qu’ont certains destins de faire de l’entre-deux non pas une perte, mais un lieu de vie. Musique : Charles Berberian reprend « L’Ange déchu » de Jean-Louis Murat, interprète des extraits de « Ring them bells » de Bob Dylan et des extraits de « Avalanche » de Leonard Cohen.  Nos invités : 

  • Selim Nassib, écrivain

  • Charles Berberian, dessinateur

Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair 

 

A très vite !

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #divers- liens-autres

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Publié le 24 Mai 2026

bonsoir,

Est-ce que j'écris que ça fait un peu bizarre de se retrouver en mode "période promo"? (vu que je suis dans le train du retour, j'ai le temps de causer...). 

Bon, des "promo" post-2023, on en a vécu, avec les livres, les événements mais là, un disque...  Les amateurs l'ont attendu si longtemps : 4 ans et demi (sortie de La vraie vie de Buck john en octobre 2021), une éternité. On peut donc comprendre l'enthousiasme des fans qui ont enfin la possibilité de se mettre du neuf sous la dent, entre les oreilles, dans les neurones. Oui, ce n'est qu'un live, mais Jean-Louis faisait désormais des disques pour être sur scène et ce témoignage-là est essentiel pour montrer que Jean-Louis Murat n'est pas le cliché du chanteur neurasthénique et dépressif mais un musicien heureux de faire vibrer une salle sur des rythmes électriques... même si on retrouve aussi le chanteur au tempo plus lent et à la voix de velours (magistral Pharmacienne d'Yvetot, Frankie et le chemin des poneys), avec l'inédit hello you qui mixe les deux en guise de symbole de sa musique. Reste que, oui, ça fait drôle de ne pas avoir quelques  bons mots, un petit storytelling de derrière les fagots (même si le "Tour de France" cycliste est sa dernière petite astuce)... Je sais très bien que beaucoup en ont marre d'avoir passé trois ans à écouter les autres parler de Murat, et ne veulent  pas lire les ouvrages qui sortent, mais il faut bien s'y résoudre... ou tout simplement, s'enfermer avec ce disque.

Je restituerai l'événement parisien un peu plus tard, et en attendant les autres actualités :

 

1)   JEUDI  21 Mai à  13h30, Marie Audigier et Denis Clavaizolle étaient sur France Inter:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-21-mai-2026-3844679

 

Denis explique la genèse du projet (notamment l'essai qu'avait constitué la session live 7 titres), et l'idée que Jean-Louis avait eue de faire une sélection des meilleures versions (Denis était chargé de lui faire des propositions). On apprend ainsi que c'est Jean-Louis qui a choisi les versions qui sont sur le disque, par exemple en préférant un titre joué à Caluire plutôt qu'au Trianon. On n'en saura pas plus sur les crédits car on nous dit que Denis a égaré le papier sur lequel il avait noté la sélection finale. Cela offre l'avantage de justifier le titre "Tour de France" et cela me plait assez d'imaginer qu'on entend le Silex d'Auxerre, qui était un peu vide mais un fantastique concert, ou les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, et pas seulement le Trianon, enfiévré et plein comme un œuf -j'étais sur un strapontin ! (Marie Audigier indique qu'elle a été marqué ce soir-là par la qualité d'écoute quasi "religieuse" du public)

Il est aussi question du choix du titre et du cyclisme, on y reviendra. Vu que des questions du public sont prises, on a droit à l'arlésienne d'un disque d'inédits. Et Denis confirme qu'il y a de la matière... même si je pense qu'il y a beaucoup d'inédits qui ont déjà été dévoilés de droite et de gauche, et que l'on retrouve aujourd'hui sur les (you)-"tubes". 

Gaspard le dernier fils de Jean-Louis est également nommé (c'est lui qui a fait découvrir Kendrick Lamar à son père et il a été également dit qu'il discutait avec son père des concerts à son retour). Cette sortie est pour lui et sa soeur l'occasion d'enfin parler (lors des pré-écoutes). Je suis heureux qu'ils le fassent, même s'ils accordent à Marie Audigier toute leur confiance pour continuer à faire vivre l’œuvre de Jean-Louis Murat. Marie indique, comme je l'ai beaucoup dit, que cela passera sans doute avec des interprètes ou le travail d'éditeur pour que la musique de Jean-Louis apparaisse dans des films et des séries et parvienne à des oreilles vierges. (Si je ne crois pas qu'on le placera dans un nouveau Stranger things comme Kate Bush, j'ai en tête Manset :  Léopoldine (Hummel) et Maxime Kerzanet ne connaissaient rien de lui, le générique d'Holly Motors a été un choc, et ils ont ensuite créé un très beau spectacle qui a été joué pendant plusieurs années partout en France).  Dernier petit commentaire : alors qu'il est question des textes de JL Murat, Marie parle de construction de chanson comme des "cartes mentales" et qu'elle ne sait pas ce qu'il a pu susciter "la pharmacienne d'Yvetot"... On a quand même quelques pistes : Annie Ernaux ou l'empathie du chanteur pour certaines fans - En plus du texte, pour l'une, un message sur un répondeur en témoigne  -. 

A ce sujet, même si certains fans sont viscéralement attachés à Jean-Louis  seulement par l'écoute de ses disques, considérant même qu'il y a là une histoire personnelle et particulière, d'autres ont des histoires plus concrètes qui les relient à lui.  Par exemple, Arthur rencontré mercredi.  Mais il me faut remonter à ma rencontre   avec  Valli lors d'un spectacle avec Chamfort en 2025 (je n'avais pas eu l'occasion d'en parler encore). Interrogé sur son lien avec Murat, elle m'a raconté une anecdote:  lors d'un concert sur Inter (2019), un salarié d'Inter était venu avec sa fille qui souffre d'un handicap, et elle se rappelle que Jean-Louis avait tout de suite compris, avait pris sous son aile l'enfant et avait été adorable avec elle.  Et bien, cette enfant devenue grande était là mercredi, très émue à l'écoute du disque... et son papa nous a répété l'anecdote en nous montrant des photos de ce moment.   Bon, ceci aurait pu figurer dans mon compte-rendu futur de la soirée mercredi, mais soit. On cause, on cause et on déborde.

Un article du site 7 jours à Clermont est aussi disponible mais qui reprend les infos données sur France Inter. 

 

 

2)  Vu que le camarade Jean-Charles n'a pas pu se libérer pour la Coopérative, j'ai joué le pompier de service pour parler du disque sur les ondes de Radio Totem pour sa sortie (deux montages différents pour les journaux du Puy-de-Dôme du matin le 22 mai).  Une retranscription est sur le site:

https://www.radiototem.net/tour-de-france-2022-l-album-qui-redonne-vie-a-jean-louis-murat

Tour de France 2022 (Cinq7/Wagram) sort ce 22 mai 2026

Tour de France 2022 a été enregistré durant la dernière tournée de l‘artiste auvergnat. 14 titres sélectionnés au gré des concerts, figurent sur cet album, dont un inédit « Hello You » déjà sorti en single ce printemps. Toutes les dates avaient été méticuleusement enregistrées et Murat et ses complices ont eu le choix du roi pour en garder les meilleurs morceaux.  Jean-Louis Murat s’était produit une bonne partie de cette tournée en quatuor, accompagné de deux compagnons de longue date :  Fred Jimenez qui a aussi été bassiste de Johnny Hallyday, et Denis Clavaizolle, fidèle des premiers succès (mais pas seulement) et à qui on doit notamment les synthés de l’album Cheyenne Autumn (1989) ou du Col de la Croix-Morand (1991). Il faut y ajouter son propre fils à la batterie, Yann Clavaizolle. Rien que ce line-up représente un beau symbole de quasiment toute la carrière de l’artiste auvergnat. Et tous ont plusieurs fois répété le bonheur qu’ils avaient eu à jouer ensemble sur scène lors de cette tournée.

"Ce live met vraiment le tempo à l'honneur"

  Pierre V. est le fondateur du blog de référence « Surjeanlouismurat.com ». Il se réjouit de la sortie de ce disque : « c’est chouette et important d’avoir une trace discographique de cette dernière tournée ».  Lui qui a assisté à plusieurs dates (7, quand on aime, on ne compte pas) , a aussi eu le privilège d’entendre ce disque en avant-première. Premier verdict, il est fidèle à ce qu’il a vu sur scène. C’est à dire un set rythmé : « Jean-Louis parlait beaucoup de sa règle des 3T : tonalité, tempo et « tructure » pour la petite blague…  Ce live met vraiment à l'honneur le tempo et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie chez Murat… Même si effectivement il ne fait pas de la musique forcément très dansante ».

Ses derniers albums, davantage tournés vers l’électro et la soul, avaient fait mentir cette image. « Pour les gens qui ne le connaissent pas, on a effectivement un peu cette image de musique dépressive, etc…  mais il y a quand même toujours pour moi, même dans les morceaux un peu plus lents, quelque chose qui donne envie de taper du pied. Et là, on met vraiment à l'honneur aussi ce côté groove des titres du dernier album (La Vraie Vie de Buck John), mais aussi des précédents, Il Francese, Baby Love… Des titres très influencés par la musique américaine, soul, black... »

Murat le guitar hero 

Au-delà de la joie qu’ont eu les quatre compères de tourner ensemble, il y avait aussi le sentiment de livrer peut-être les meilleures versions du répertoire de Murat interprété sur scène.

Pour Pierre V., cette tournée (et ce disque) ont effectivement plusieurs forces : « déjà, le clavier. C'est vrai que par rapport à pas mal de tournées où ils ont tourné à 3,  la fameuse formule du power trio, avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud notamment (sur une bonne partie des tournées de l’artiste à partir de 2002), ça offre aussi une richesse d'orchestration.

Les claviers de Denis, mais aussi la basse de Fred Jimenez, ça permet aussi à Jean-Louis de se concentrer sur son interprétation, son jeu de guitare…. Et toute personne qui a vu Murat sur scène, sait que c’est un de ses atouts. «  C'est quand même presque un guitar hero pour nous qui l'avons beaucoup vu jouer »…

On retrouve aussi le Murat plus lent, davantage interprète, que certains apprécient plus. « Aux sessions de découvertes de l’album (organisées ces derniers jours à Rouen, à la Coopé de Mai à Clermont-Ferrand et à Paris) , les yeux étaient humides à l’écoute de certains titres comme La Pharmacienne d’Yvetot, Frankie, le Chemin des Poneys »…

Et puis il y a les chœurs, masculins forcément, « ce qui n’est pas sans rappeler l’album Grand Lièvre, ils avaient fait parler à l’époque «  (2011). Ils sont très importants dans ces versions et font partie de la soul music. C’est une petite richesse supplémentaire sur ce disque …».

 

Comme d'habitude, je ne suis pas particulièrement satisfait de mes propos, mis à part le fait que je parle de la musique, et pas des textes qui sont souvent mis en avant ! C'est bien que cette sortie de disque en soit l'occasion... avant que le recueil que j'ai annoncé depuis plusieurs semaines sorte (on a appris que c'est Eric Reinhardt, annoncé comme postfacier, qui en est le maître  d’œuvre). 

Podcast pour le journal de 8 heures (passage en fin du journal)

 

3)  Au moment de réaliser la pochette, le seul matériel disponible sur la tournée était des vidéos de la fille de Denis Clavaizolle, mais l'objet est quand même plutôt réussi, sous la houlette de Frank Loriou. Le  livret qui est collé donne une petite touche d'originalité à l'objet. Il y figure,  outre un mot de Denis, c'est une petite surprise de découvrir un mot de Laure Desbruères. Au-delà des remerciements de circonstance, il s'agit de clôturer l'histoire de Scarlett qui "devait" contractuellement encore un album à Cinq7. Le texte qu'elle a publié hier sur les réseaux est un peu plus personnel et touchant, le voici :

 

Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux ! Il est comme tu le voulais avec Denis, avec ton titre. On s’est battu, Denis le premier et tu peux le féliciter tu sais ! On s’est battu vaillamment et mes premières pensées vont à Guillaume Depagne parce que ça n’a jamais été aussi difficile (et je n’oublierai pas cet été 2025), aux enfants, à mes proches qui supportent hélas tout ça au quotidien, et à Marie Audigier qui a pris le relais et qui est si courageuse...
Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : « Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas ». Tu sortais exsangue de la tournée Vénus... Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : « Je fais des disques pour aller sur scène ! » Travailler avec toi, c’était accepter les contradictions, les coups de gueule, les abandons intempestifs mais surtout la créativité débordante, l’adaptation, la précision maniaque, la patience de l’artisan. Je n’ai fait que servir au mieux cette intelligence-là et Scarlett Productions Éditions, créé par Marie en 1991, était notre outil pour t’aider à construire cette œuvre monumentale, une petite production indépendante, dans laquelle beaucoup se sont investis et je tenais à les remercier avec ce court générique de fin dans le livret de ce live.
Il y a des oublis forcément, mais qu’importe, il fallait le souligner car tu savais prendre soin de tous ces gens qui t'entouraient, tu savais, toi, que sortir des disques est un travail d’équipe.
Une équipe qui se retrouve derrière ce Tour de France, le dernier disque de Scarlett Productions. Un disque qui est désormais à vous…

 

4 ) Petit article du Figaro, petit car il ne s'agit pas vraiment d'une  chronique du disque: 

Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

 5)  Et voilà justement deux vraies chroniques :

 

- Pierre ANDRIEU, l'auteur du livre Les jours du jaguar sur concertandco. A LIRE ICI

Extrait : [...] Ce qui frappe à l'écoute du disque, c'est que les versions que l'on y découvre s'éloignent de celles dévoilées devant nous à l'époque. Clairement, Murat n'avait pas oublié sa bonne habitude de changer sa proposition artistique quasiment chaque soir. Cela dit, à l'exception de la très bonne adaptation de "L'arc en ciel" d'Adriano Celentano (qui ne figure pas sur le disque à cause du refus des ayants droits de l'artiste italien), on retrouve un concert classieux conforme à ce que l'on garde en mémoire. Avec de nombreux extraits de La vraie vie de Buck John, souvent supérieurs à leurs versions studio, des titres figurant sur des disques récents, Baby Love et Il Francese, un retour gagnant vers Taormina et Morituri, sans oublier un superbe inédit à double détente, "Hello You". Sur cette perle qui comporte deux (très bonnes) chansons en une seule, on retrouve deux des visages de l'Auvergnat : le songwriter ténébreux poétisant en piano voix, puis le crooner posant ses mots doux sur des instrumentations plus rythmées. On peut retrouver tout cela sur les meilleurs titres de Tour de France 2022 : "La pharmacienne d'Yvetot" (avec son piano enjôleur et son texte à tomber à la renverse), "Frankie" (même tonalité, avec l'ajout d'une guitare à la Neil Young & Crazy Horse), "Taormina" et "Le chemin des poneys" (un duo de titres aux atmosphères plus folk rock, absolument géniaux) ou encore "Ciné Vox" et "La princesse of the cool", ruisselants de sensualité. Et puis le très en jambes JLM enclenche un gros braquet et se lance dans des boogie rock de nature à faire taper du pied ses fans : "Jean Bizarre", "Où Géronimo rêvait", "Montboudif", "Ma babe" ou encore "Battlefield", entre autres. Moins subtil, peut-être, mais tout aussi réjouissant, car Murat n'oublie pas de chanter divinement sur chaque titre. Très à l'aise à ces altitudes peu fréquentées, l'homme semble prendre un pied pas possible au micro, et ses fréquents changements de tempo provoquent des émotions en forme de montagnes russes. Jean-Louis Murat, avant d'être accueilli à bras ouverts par les paysages arvernes qu'il affectionnait tant, avait donc pris soin d'effectuer une dernière série d'étapes victorieuses, dont ce live est un magistral témoignage [...].

 

- Et sur BENZINE, par Jérôme Barbarossa: A LIRE ICI   "un live incendiaire…"

Extrait :  

"[ longue introduction et retour sur la période 2023-2026...]   Le son est cristallin, et, ce qui frappe, c’est que Murat chante particulièrement bien, et de manière si… vivante.

2018 12 10 Jean-Louis Murat Café de la Danse (12)
Jean-Louis Murat au Café de la Danse en 2018 – Photo : ED

Titré Tour de France 2022 en clin d’œil à la passion de JLM pour le cyclisme et la course hexagonale, l’album reflète les setlists de cette tournée, soit un corps d’une quinzaine de chansons utilisées au total. La track-list propose 13 chansons, dont 6 des 12 chansons du dernier album, et un choix parcimonieux dans cette discographie pléthorique piochant dans les tentations italiennes Ciné-Vox (extrait d’Il Francese) et Taormina dans l’album éponyme, ou encore dans les albums récents, Frankie et La pharmacienne d’Yvetot (sur le magnifique Morituri, à redécouvrir), La princesse of the cool et Montboudif (sur le mésestimé Baby Love, album durant le confinement).

Principal cadeau pour les fans, un inédit, Hello You, qui était effectivement joué quasi systématiquement sur cette tournée, et qu’on ne peut écouter aujourd’hui sans être troublé par cette lancinante introduction sur une discrète mélodie piano – guitare : « Je pense à l’envolée / Mais où est-il, mais où est-il ? / Dis, où t’es-tu caché ? / Mais où est-il, mais où est-il / Mais… / Quelque part, dans le bleu des forêts / Mais où est-il ? / Quelque endroit dans la fleur de mai / Mais où est-il / Mais… » Cet inédit s’envole ensuite dans un groove rudimentaire et efficace, qu’il partage avec la plupart des titres ici. Difficile de ne pas être remué par ces versions entraînantes, vivantes, souvent rallongées, des chansons sélectionnées ici. Avec un son d’une clarté intense, le plaisir du jeu de ce quatuor complice — avec les « anciens » Denis Clavaizolle et Fred Jimenez à la basse, renforcés par Yann Clavaizolle, « fils de », à la batterie — transpire de partout, favorisé par le choix éditorial de proposer les « meilleures » versions choisies.

Au global, alors qu’il ne s’agit pas a priori de « très grandes chansons », sauf Taormina, ce choix permet de vérifier la capacité de Murat et de son groupe à transcender ce type de morceaux, en théorie pas inoubliables sur les albums. Car « le Brennoï » a toujours fait ce qu’il voulait sur scène, et ce n’est pas à 72 ans que cela allait changer. Seules réserves, malgré tout, on a toujours un peu de mal à adhérer à Jean Bizarre et La princesse of the cool, qui ouvrent le recueil, que l’on trouve toujours poussives et un peu dans l’auto-caricature muratienne, ou Ma Babe, qui nous semble rester anecdotique, et confirmer que leur auteur n’est pas à son meilleur dans l’usage d’un sabir franglais. Mais comment ne pas s’abandonner aux versions dantesques de Taormina, Où Geronimo rêvait, Chacun sa façon, Battlefield et Frankie, cette dernière étant à notre avis le sommet de cette collection, avec ce piano se mariant parfaitement aux arpèges et aux chœurs des hommes en fusion ? Là, aux confins du rythm’n’blues, du folk et de la soul de ce sud américain si fantasmé, Murat, haletant, embrasé vivant, donne le meilleur de lui-même, même s’il n’a pas toujours été compris par son public dans ses choix pour la scène, aussi bien pour les arrangements que pour les setlists. Et c’est tant mieux, c’est aussi pour cela qu’on l’aimait. Qu’on l’aime.

J'aurais  mentionner "le chemin des poneys" dans les grandes chansons, surtout dans cette version live.

J'en arrête là même si d'autres choses sont arrivées... 

N'HESITEZ PAS A PARTAGER VOTRE AVIS  SUR LE DISQUE en commentaire! 

Je vais maintenant  voir pour restituer la fin d'après midi parisienne le 20/05... 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #2026 Tour de France 2022

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Publié le 20 Mai 2026

Avant de prendre le train pour la session d'écoute sur Paris à 17h30, voici la première chronique de Marion Guilbaud sur Inter avec en exclusivité un large extrait de l'inédit "hello you".... qui vient également de sortir sur toutes les plateformes (par exemple deezer) !! 

C'est une belle chronique notamment via les extraits choisis par Marion dont l'intérêt pour Murat s'était déjà fait connaître sur l'émission "Côté club" notamment. 

Si vous étiez à la Coopérative de Mai hier ou à Rouen, n'hésitez pas à nous raconter ! 

la Montagne: 

Message de Pierre Jean:

Salut,

Suite à la suggestion que tu as faite sur ton blog :

La soirée à la Coopérative valait surtout par les témoignages des invités. Écoute de 4 morceaux seulement, Taormina (le moins convaincant à mon goût), La pharmacienne d’Yvetot, Frankie, Hello you. Cet inédit est pêchu et au carrefour de diverses voies empruntées par JL dans son parcours.

Sur l’estrade Denis, extrêmement ému au début, Laure, Gaspard, le gars de la Coopé, un de Cinq7 Wagram, d’autres dont j’ai pas retenu l’identité. 

Puis Matt, Jérôme, Morgane, les Elysan Fields, un Ranchero (batteur [S. Mikaelian]). Alain n’a pas voulu se joindre à eux. La fille d’Elysan Fields est semble bien "perchée" mais Laure a dit qu’elle avait pas mal de points communs avec JL. Son acolyte a dit que JL était un des hommes les plus sensibles qu’il ait jamais rencontré, et qu’il y avait aussi une agressivité palpable en lui. D’ailleurs il avait giflé un tourneur - ou un gazier de maison de disques. En parlant de gazier, un soir à de concert à Vichy il faisait froid dans la salle, JL a demandé s’ils n’avaient pas le gaz à Vichy…

Bon, les témoignages les plus  intéressants c’était ceux de Denis et de Laure, bien sûr. Même si les lecteurs de ton blog, Pierrot, n’auront rien appris de nouveau ! JL voulait ce disque live de la tournée 2022, dont il était content. Mais il aurait aimé un disque live quasiment après chaque tournée ! Il voyait Gaspard entre les dates et lui disait chaque fois qu’ils s’étaient améliorés depuis les concerts précédents. Laure semblait impliquée ce qui m’a étonné. Denis a répondu aux questions, depuis Cheyenne et Col de la Croix-Morand jusqu’à Tour de France. Impossible de savoir quels soirs ont été enregistrés les 14 titres, Denis a perdu le papier. Au moins 12 concerts différents en tout cas, dont celui de Lyon. 

Ont aussi été évoqués les souvenirs à la Coopé, les concerts caritatifs, et les Rancheros avec surtout des sous-entendus…

Un guitariste de rock reconnu (ayant joué avec les Blues Brothers ??) a félicité JL pour la qualité de son jeu de guitare, ça l’avait profondément réjoui. [Steve Crooper]

Laure a dit que JL tenait un journal intime et que celui-ci est maintenant propriété de ses trois enfants. Elle a remercié Denis et aussi le public qui était si important pour JL (triste quand les salles n’étaient pas pleines). 

Moi une fois de plus j’ai constaté que Denis était d’une importance capitale dans l’œuvre de JL.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 10 Mai 2026

 

Un petit mot de restitution sur la soirée de mercredi m'est parvenu et j'ai hélas appris le lendemain que ca avait été diffusé en direct (désolé de ne pas l'avoir annoncé).. mais bonne nouvelle, la vidéo reste disponible.

Voici le petit compte-rendu: 

 

 

Nous étions si nombreux ce mercredi soir, lovely hearts, cœurs battants : une salle comble pour Jean-Louis Murat, et la joie d’entendre ses silences attentifs, ses rires à la lecture des interviews (et aux apartés de JP Nataf !) son enthousiasme.

Emotion devant cette unité sur scène, où chacun fait entendre sa voix singulière, mais aussi où nombre de morceaux sont partagés – les rappels notamment, « Nus dans la crevasse », « Le lien défait » sont magnifiques. Si éloquents, le regard de Nesles écoutant ses camarades, son sourire quand ils sont acclamés.

          Surprise, et plaisir fou d’avoir l’impression de redécouvrir un répertoire qu’on croyait connaître par cœur, avec une set list qui mêle les tubes joliment réarrangés (superbe « Si je devais manquer de toi » par JP Nataf, « L’amour qui passe », « L’au-delà », « Le mont sans souci », « Foule romaine »…) aux chansons moins souvent portées sur scène (Très émouvant « Dans la direction du Crest », « Oiseau de paradis », « Et le désert avance » magnifique en ouverture…)

           Plaisir aussi d’entendre la voix de Murat par celle d’Olivier Bas – initiateur du projet, rappelle Nesles - qui lit une sélection d’interviews [sourcées]. Rapport au paysage - aux oiseaux, aux rivières - à la création, à son image, aux femmes : on y retrouve son humour et ses piques, mais aussi sa curiosité, sa capacité à admirer (avec un éloge du rap), et son sens des images, lorsqu’il dit par exemple qu’il voudrait que ses chansons vieillissent comme des meubles anciens, ou qu’il connaît tous les oiseaux par leur prénom.

           Joie d’étirer ces moments en revenant devant le bar sur tout ce qui était si beau… Et « Accueille-moi paysage » … Et « Le troupeau »… « Le Pont Mirabeau »… Et même les sons qui nous ont accueillis en entrant dans la salle, entre les chants d’oiseaux chers à Murat et les jeux sonores de Nesles dans ses derniers concerts.

            Immense gratitude pour ce désir si visible et généreux de faire vivre cette œuvre que l’on sent tellement vibrante en chacun. Pour nourrir ainsi notre admiration et nous faire à notre tour nous sentir si vivants et heureux.

Joie enfin de savoir que ce n’est qu’un début !

 

Merci, madame!    Olivier Bas connu pour sa fonction de jury dans La Nouvelle Star,  a connu Jean-Louis Murat à ses débuts à Virgin. Il était attaché de presse.  Ayant pris les rênes de l'émission CD d'aujourd'hui, il avait tenu à mettre Jean-Louis Murat à l'honneur dans sa première émission.

Et voilà donc la vidéo disponible sur le fb de la Manufacture chanson pour découvrir ce vrai travail de groupe, avec des orchestrations et des chœurs soignées. Tout le monde a été ravi semble-t-il. 

 

 

Edit:

Serge de Suisse a fait le déplacement:

Hello.
Je rentre de Paris et je te fais un petit compte-rendu de la soirée. Un concert très sympa, très pro et à la fois chaleureux. Des interprétations très originales de morceaux parfois très souvent joués (L'au-delà, L'amour qui passe, Au Mont Sans-Souci, Si je devais manquer de toi,...)  et d'autres plus rares (Le troupeau, Foule romaine,...). Je ne connaissais pas tous les musiciens du Murat's Lovely Hearts Club Band, comme ils se sont appelés (!). Matt Low, vu au Week-end Murat, toujours aussi timide mais très bon à la basse. JP Nataf excellent, et les autres (Armelle Pioline, Vincent Mougel, Sylvain Vanot) très compétents et tous avec l'air d'être fort contents d'être là. Bref une très belle soirée même si je me sens toujours un peu étranger à tous ces gens et un peu perdu dans un public également étranger pour moi. Un seul bémol: les interventions d'un nommé Olivier Bas qui interrompaient les musiciens pour nous répéter les interviews parfois grinçants de JLM. C'était trop long, dans un concert on préfère .... la musique!
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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Publié le 6 Mai 2026

En attendant les retours de la soirée Murat de la manufacture (avec Nesles) - on me dit déjà que  c 'était très chouette-, Voici "la chanson de Jean-Louis" en live, la chanson qui figure sur le dernier disque de la maison Tellier. Le groupe a livré un très joli set devant un public très nombreux et très chaud. C'était assez émouvant de sentir cette ferveur pour un groupe de qualité qui se dit dans la suite de Murat et de Manset. Pour "la chanson de Jean-Louis", l'écoute a vraiment été très belle, j'ai vu beaucoup de personnes sortir leur téléphone alors que la voix de Jean-Louis débutait le morceau.

Un peu plus tard, Helmut le chanteur a expliqué qu'il avait enregistré le morceau en extérieur, avec un autre, en s'inspirant d'Higelin (à Hérouville, sous son parasol)... Petit clin d'oeil à Michel Zacha, qui se dépatouilla avec ça pour sortir un disque, en bon sorcier du Son ( c' est Higelin qui le dit)... et enregistra ensuite Murat en 82...

Helmut sera à Rouen le 19 mai pour l'écoute du disque "Tour de France 2022".,.. Il restait encore des places pour cette semaine. Il est possible qu'il soit accompagné par un autre membre du groupe aux multiples talents... 

Retrouvez cet excellent groupe dans toute la France, et à Clermont à l.'automne (20/11)... et quelques autres villes qui ont  vu JEAN-Louis lors de sa dernière tournée (Oignies, Allonnes...). Dates et billets:

https://lamaisontellierofficiel.fr/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 24 Avril 2026

Après l'annonce de la soirée parisienne du 6 mai (complet), du disque live, des trois avant-premières, et du livre recueil des textes chez Seguers (cf article précédent, on le trouve maintenant en précommande, avec deux informations nouvelles: un  titre Une orgie de sainteté et Y. HAENEL en signe la préface!),   voici encore une actualité bien sympathique :

 Saint-Malo et la Route du Rock rendront hommage à Jean-Louis  du 18/07 au 16/08, et son visage ornera la Tour Bidouane sur les remparts. La destination "Saint-Malo Baie du Mont Saint-Michel", c'est  2,8 millions de nuitées touristiques et autant de visiteurs à la journée (sur le 1/07 au 15/08/2025), autour de 30 000 festivaliers, et vu la crise pétrolière, les Français devraient y être nombreux en 2026 : autant vous dire que cela peut offrir une visibilité remarquable. La tour Bidouane, sur une avancée face à l'océan, est un lieu d'exposition de la mairie de St-Malo, je me rappelle y être entré lors d'une visite de la ville. 

Ah voilà, j'y avais vu des photos sélectionnées par Daho! C'était en 2018

Ah, mon dieu, "fais comme Daho!", c'est  une malédiction !  

 

Ce sont les photos de Frank Loriou qui seront exposées sur les trois étages. Son Photorama continue plus que jamais son tour de France. Frank a travaillé à ce projet avec le festival de la Route du Rock (Marie Audigier a donné un coup de pouce final).  

Les infos officielles ici   :

"Tous les jours de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00

Photographies de Frank Loriou

Figure singulière de la chanson française, chanteur, poète et artisan d’une pop érudite et exigeante, Jean-Louis Murat nous a quittés brutalement le 25 mai 2023. Son œuvre, souvent comparée à celle de Neil Young ou Bob Dylan, est profondément ancrée dans les paysages de son Auvergne natale et suscite l’admiration par sa liberté, son intensité, sa sensualité et son indépendance artistique. L’insaisissable Jean-Louis Murat laisse aussi derrière lui son mystère. Tour à tour charmeur, espiègle, provocateur, l’artiste aimait brouiller les pistes et déconcerter, parfois, jusqu’aux plus ardents de ses fidèles.

Le photographe et graphiste breton Frank Loriou, né à Lannion en 1966, a entretenu avec le chanteur auvergnat un lien privilégié durant vingt années. Auteur de plus de 300 pochettes d’albums et de photographies pour d’innombrables artistes de la scène française, il a aussi été, longtemps, le seul photographe autorisé par l’artiste. Celui-ci le convoquait régulièrement pour se livrer à son objectif, et ils ont réalisé ensemble neuf pochettes d’albums et plusieurs séries de photos argentiques. Des sessions intenses et pittoresques, au cours desquelles le photographe attendait parfois trois jours les quelques minutes que l’artiste voudrait bien lui consacrer, en général d’Empire au milieu des vaches, en chemise mais sans pantalon, assis à la table de la maison de son voisin Émile, à la cave, au grenier, à vélo, sur la paille ou cueillant des groseilles.

Frank Loriou dévoile aujourd’hui ce trésor d’images inédites et le récit exclusif de leur intense collaboration dans le livre hommage : « Jean-Louis Murat – Photorama » (Le Boulon, 2025), ainsi que dans une grande exposition présentée à la Tour Bidouane de Saint-Malo du 18 juillet au 16 août 2026, dans le cadre du festival La Route du Rock, dont les liens avec le chanteur auvergnat sont historiques".

Il sera possible d'y croiser parfois Frank (vernissage, pendant le festival...) et il a tenu à ce que les visiteurs puissent entendre les chansons de Murat.  Ps: vous pouvez le contacter si vous êtes intéressé pour recevoir l'exposition.

 

Voici ce que le Festival avait publié lors du décès du chanteur :

Adieu Jean-Louis. Tu fais partie de notre histoire (programmé en 1994 et 2002). Tu n’avais pas hésité à nous aider à nettoyer le site du Fort de Saint-Père lors de l’apocalypse météo d’août 2002. Nous t'avions croisé par hasard dans le public, tranquillement assis avant le concert de PJ Harvey en 1998, qui te donna envie d'écrire cette magnifique chanson "Polly Jean", puis recroisé plus récemment à La Nouvelle Vague en 2015. Tu avais été charmant, comme toujours avec nous. Tu étais humble, gentil et sans doute trop sensible pour un monde qui t’écorchait. 🖤 (article recueil des hommages)

 

Oui, heureux et humble, car avec Laure il a été fidèle durant de nombreuses années à "son festival préféré", et payait sa place. C'est avec une grande surprise que les organisateurs le croisent devant PJ Harvey, et se retrouvent au moment de faire les comptes avec un chèque signé Jean-Louis Bergheaud... qu'ils ont gardé en souvenir il me semble!

En 1994, Jean-Louis était parfaitement heureux après son premier passage :

Deuxième passage en 2002: 

Mais son histoire avec  st-Malo ne se résume pas au Festival. Il y a fait deux autres concerts :

Concert 2010:  https://www.surjeanlouismurat.com/article-compte-rendu-st-malo-47092799.html

En 2015, il fait une résidence pour préparer sa tournée (salle de la Nouvelle Vague).  St-Malo magazine en garde une trace dans son numéro 125 :  

 

 - En 2002, dans le festival,  il joue avec son groupe et fait également une prestation avec le projet TRASH PALACE (Maculée conception) un peu plus tard au cours de la même soirée : 

Extrait de Trash Palace (avec Brian Molko, Asia Argento) : sur son trône, puis dans une prestation explosive, vers la 10e minute, sous les clameurs du public :

 

Il figure sur une compilation "la route du rock" cette année-là avec l'Au-delà 

 

Pour rappel : Frank Loriou et son livre Photorama : on en parlait ici

 

LE CLICHE EN PLUS

Puisque j'y suis, je vous mets en sus des photos de ma visite de la Tour Bidouane de 2008 : Aline (Romain Gueret), Jean Felzine et Dominique A... (non Daho n'avait pas sélectionné Jean-Louis Murat dans son panthéon de la Française Pop).

Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été

 

Mais... mais quand même, on ne va pas se quitter sans s'écouter "Polly jean" !  Version live de Jean-Louis Murat avec Camille en 2000, et une reprise par Bertrand Louis...  Saint-Malo, la mer, les corsaires, les marins, les rochers, ça peut être votre programme de l'été... mais PJ n'a pas de dates prévues ! 

LE BONUS EN PLUS

Et puisque c'est vendredi, et qu'on a entendu Camille, et que l'amour est passé à St-Malo...  J'ai retrouvé cette vidéo (je ne sais plus son origine) et je l'ai remise en ligne. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 4 Avril 2026

bonjour,

Dans la petite salle (toute petite) de la Manufacture chanson, à Paris,  des camarades musiciens bien connus ici chanteront du Murat.

Nesles: compte-rendu de concert

Armelle Pioline: interview 

Silvain Vanot, présent sur Aura aime Murat, et  notamment qui a été interviewé par Matthieu

et Matthieu Geghre, dont on a parlé avec Alain Klingler

et on ne présente plus JP Nataf et Matt Low...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 3 Avril 2026

En attendant l'"ORCIVAL" de Florent Marchet,  voici donc la chanson dont on a déjà parlé ici, celle de LA MAISON TELLIER (mince, j'ai encore failli écrire la famille Tellier -avec les deux frères Tellier,  mais Famille Bélier et Maison Tellier, maison Tellier et famille Belier...). 

 

 

Elle figure sur le disque la Timidité des arbres sortie ce jour.   "Pour cette nouvelle galette le groupe est allé puiser dans ses nombreuses références Folk, de Shane MacGowan (The Pogues) aux chansons de Jean-Louis Murat à Enio Morricone en passant par le mariachi mexicain qu'on retrouve sur le single Love Again"  nous dit tendance ouest

Le très CALEXICOcien single  LOVE AGAIN: 

Et on peut maintenant s'interroger sur le fait que les artistes se sentent plus d'écrire une chanson sur Jean-Louis que de proposer une reprise, de faire sienne sur un disque une chanson... Ce qui est quand même le plus bel hommage. J'attends celui qui pourra faire un petit tube dans cet exercice! 

 

En attendant, on va voir ce que le disque de nouveau MANSET nous propose... les critiques sont nombreuses et pas mauvaises... mais c'est avec le disque de Bonnie Prince Billy qu'est convoqué JLM par la rédaction de Sud Ouest : "L'inoublié JLM avait un petit frère aux Etats-unis. Même inspiration prolifique, même goût de la production maison, même carpe diem."

 

Le batteur de la Maison Tellier, avec Christophe Pie et Stéphane Reynaud par bibi un soir de Koloko  Il y a 10 ans...  

Encore une chanson hommage (la Maison Tellier)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 25 Mars 2026

Oula, mars 2026, et il me reste encore des choses en réserve du dernier week-end Murat... 

 

Vu que Cédric Barré nous révèle ce jour la couverture de son livre "Murat de A à Z" chez Camion Blanc, à paraître le 20 avril (préface Florent Marchet, photo F. Loriou), voilà l'occasion d'écouter sa prestation... 

*En même temps que l'expo Murat à Clermont (jusqu'au 7/04): Des photos d'artistes de Frank sont visibles à la médiathèque de St-Agnant. Jusqu'au 18 avril. 

 

Une bien belle prestation... avec humour et talent (avec le son de la console!), et les chœurs du public: 

On retrouve Camille sur scène cette année notamment aux nuits de Fourvière (on peut écouter le concert donné pour Inter en balladodiffusion).... 

On reste avec le Week-end Murat... et gros plaisir de voir que de ces rencontres naissent de nouvelles amitiés et d'autres concerts. Ainsi, en 2023, Belfour invitait et faisait connaissance du trompettiste Julien Quinet des The Delano Orchestra... et ils seront en concert le 28/03...  

https://www.lamontagne.fr/maringues-63350/loisirs/concert-unique-a-riom-le-groupe-belfour-et-l-harmonie-maringoise-fusionnent-musique-actuelle-et-classique_14936927/

"Il est né de la rencontre du groupe Belfour avec le trompettiste Julien Quinet, également arrangeur et président de l’harmonie maringoise, à l’occasion d’un concert en hommage à Jean-Louis Murat en 2023.

Rock, blues, folk…

Le rock lancinant, la folk, le blues, la poésie des textes du groupe Belfour – composé de Lucie Mena et Michael Saccheti – racontent une histoire toujours émouvante et pleine de sensibilité comme dans Juste une seconde , Comme les hyènes ou Si la rivière coule .

L’harmonie maringoise et ses 25 musiciens, dirigée par Sylvain Aymar, travaille actuellement sur cette soirée à la salle de musique Albert-Fouilhoux afin de donner à ce concert son caractère original, expérimental et convaincant".

Juste avant (Samedi 28 mars), vous pourrez écouter le  Douharesse (Matt Low chante Murat) au Pole culturel De Croix de Neyrat,17h
 
 
- En parlant de reprise, Dominique A a chanté du Jean-Louis Murat lors de la soirée anniversaire des INROCKS... Ca a suscité beaucoup de critiques... à ma grande incompréhension... D'abord, difficile de se faire vraiment une idée avec ces captations... et comme le dit Cédric Barré, ci-dessus, il n'y a pas de plus bels hommages que de faire vivre les chansons de Murat, quitte à les tordre... 
 
 

LE LIEN EN PLUS 

On se quitte avec un peu de tendresse... je vous en souhaite... Venu de Suisse:

https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/jean-louis-murat-le-baiser-29185662.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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Publié le 10 Mars 2026

bonjour,

Et bien, j'avais bien coupé après une période intense... et ce n'est pas désagréable du tout!  Je peux y prendre goût...  surtout que c'est quand même nettement moins intéressant de parler de ceux qui parlent de Murat que de suivre l'intéressé lui-même... et je n'ai pas envie de jouer les gardiens du temple ou le cerbère, d'autant que j'ai un peu l'impression que je vois plus clair dans  ce Mister " Mystère Murat" dont les zones d'ombre, les contradictions m'ont passionné tant d'années...  Le fait est que je suis aussi aussi bien occupé, même si je profite aussi de concerts  (J'ai beaucoup aimé entendre en live "les demoiselles de Rochefort" au Lido... si bien que je veux y retourner, et eu beaucoup d'émotions à entendre plus de 40 ans de tubes du sacré "branleur" Laurent Voulzy... si bien que j'y retourne demain. Vu aussi Biolay... si bien que... non... Il m'intéresse de moins en moins.  J'ai fréquenté aussi "Chicago" au Casino, "les Misérables" et Linda Lemay... c'est bien d'être forcé à être curieux...

 

1)  DEMAIN: 

Dans la Montagne:

- Franck Loriou & JP Nataf

"Librairie Les volcans. Mercredi 11 mars à 17 heures, la Coopérative de Mai et la librairie Les Volcans accueillent Frank Loriou et JP Nataf, pour une rencontre - signature autour de Jean-Louis Murat | Photorama , ouvrage paru aux Éditions Le Boulon, et réalisé avec le soutien de la Coopérative de Mai.

Photorama, c'est 150 photographies dont de nombreuses inédites, 20 pages de récit exclusif sur 20 ans de collaboration artistique entre Jean-Louis Murat et Frank Loriou, photographe et graphiste spécialisé dans le domaine musical, seul autorisé à photographier JLM pendant une dizaine d'années. Neuf pochettes d'albums sont nées de cette belle et intense rencontre, dont Frank Loriou aime à partager les chemins de la création et les nombreuses et truculentes péripéties. Amoureux de la plume et de l'oeuvre de l'artiste, JP Nataf, chanteur des Innocents, l'accompagne en réinterprétant à sa façon, et à la guitare, la splendide poésie muratienne".

Sur l'essentiel.fr:

https://www.lessentiel.fr/clermont-ferrand/idees-sorties/2026-03-10/photorama-les-cliches-intimes-de-jean-louis-murat-par 

Le photographe parisien Frank Loriou a eu le privilège de suivre pendant une vingtaine d’années le chanteur auvergnat Jean-Louis Murat. De cette collaboration sont nées neuf pochettes d’albums ainsi que plusieurs sessions photos en argentique. Ces clichés se dévoilent aujourd’hui dans une exposition intimiste, à découvrir au Pôle culturel de Croix-de-Neyrat.

L’histoire

  • Les deux hommes se sont rencontrés grâce à leurs racines respectives : "Je vis à Paris, mais je suis Breton, et lui était Auvergnat. Il m’appréciait parce que je n’étais pas un parisien du disque, comme il craignait d’en rencontrer", confie Frank.

  • À partir de là, Frank Loriou a suivi Jean-Louis Murat partout, toujours équipé de son appareil photo, un Hasselblad moyen format, et des pellicules Kodak Portra à portée de main. "J’étais été pendant une certaine période le seul autorisé à la photographier", précise-t-il.

  • Frank partageait des moments plus intimes avec le chanteur, capturant des portraits et des moments du quotidien, loin de la scène et des projecteurs. Ces images révèlent un Jean-Louis Murat plus proche, dans son environnement naturel, chez lui et autour de chez lui. 

À voir

  • Lorsque le chanteur disparaît en 2023, Frank ressent le besoin de partager ses images accumulées au fil des années. En 2025, il publie "Jean-Louis Murat - Photorama", un livre hommage qui réunit 150 photos inédites.

  • L’ouvrage dévoile des sessions photos complètes : "Les gens ont l’habitude de voir une ou deux images, rarement la totalité d’une session. Je voulais montrer la variété d’images qui peut en ressortir. Faire comme un petit film", explique le photographe.

  • Dans la continuité du livre, il décide d’aller plus loin en imaginant une exposition à partir de ces clichés. "C’est une autre manière de vivre les images" dit-il (plus d'infos).

Infos pratiques

  • L’exposition est à découvrir en visite libre jusqu’au 7 avril, aux heures d’ouverture du Pôle culturel de Croix-de-Neyrat. La librairie Les Volcans organise une rencontre musicale demain à 17h, en présence de Frank Loriou et de JP Nataf (entrée libre - infos).

  • Frank Loriou poursuit son travail dans les pochettes de disques et se consacre aussi à une photographie plus personnelle.

  • "Pour moi, c’est un très grand artiste français. J’ai envie qu’on parle de lui et qu’on continue à l’écouter", ajoute-t-il, exprimant son attachement à Jean-Louis Murat.

Y aller : Pôle culturel de Croix-de-Neyrat, 13 rue Solayer, Clermont-Ferrand ; La librairie Les Volcans, 80 boulevard François-Mitterrand, Clermont-Ferrand.

 

2) J'ai répondu longuement à une série de questions de Patrick Ducher, cela figure dans le tome 2 de son travail commun avec Florence Couté. "De  Johnny Frenchman à Géronimo".  Une interview de Jocelyne y figure également.   Pour commander l'ouvrage, il faut contacter Patrick Ducher sur facebook  et autres réseaux ou Florence Couté - aussi sur youtube.  Un petit commentaire sous l'article permettra sans doute aussi de vous mettre en relation.

 

Il est annoncé également par le camarade Cédric Barré, avec une préface de Florent Marchet... Possible que la lettre W nous réserve une surprise. Wait and see.   Chez Camion Blanc.

3) On n'oublie pas : le nouvel album de La Famille Tellier   "TIMIDITE DES ARBRES", sortie le 3 avril 2026 où figurera une chanson hommage à Jean-Louis Murat. 

En tournée partout en France à partir du 14 mars 2026, le 6 mai à Lyon, on devrait me trouver. 
 
Un point actu : Loriou, livres, La Maison Tellier, Miossec... ah

PS:

Merci à Charlie qui m'a signalé l'hommage de Miossec à Jean-Louis Murat lors de son concert à Clermont le 13/02 :

"Miossec a dit qu'il ne pouvait s'empêcher de "penser ici, à la Coopé, aux fantômes...Jean-Louis Murat, Bashung et Michel Delpech"...
Il était plein de respect, d'émotion, et attendait, je pense, une réaction du public (qui n'est pas venue 😬).
Plus tard dans la soirée, il a à nouveau fait référence à Jean-Louis Murat simplement en prononçant son nom pour l'associer à ceux qui manquent (lien avec une de ses chansons sur les disparus). Ça m'a beaucoup touché et j'espère que d'autres dans le public étaient heureux de cette pensée". 
 
 
LE LIEN EN PLUS EN ARCHIVE
 
Même si j'avais succombé aux charmes de la pop de Laurent Voulzy juste avant, en rentrant, j'ai écouté "le jour la nuit le jour" du LE FLEGMATIC...  Il ne sera jamais trop tard pour le découvrir! Si  on y retrouve de l'influence de Murat, pour moi, c'est dans cette science du tempo dans la chanson douce. 
A relire: 
 
On attend de pied ferme son nouvel album, même s'il faudra être encore un peu patient!
Allez, je retourne dans mon monde sauvage.
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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