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2023 apres

Publié le 24 Juillet 2026

Nous apprenons le décès de deux animateurs radios fervents muratiens. Sincères condoléances à leurs proches. 

 

- Simon Pegurier de Vence, l'animateur de l'émission "l'oreille qui gratte". Il était encore présent pour les aventures du groupe "Jean-Louis Murat Expérience" récemment. La presse locale salue unanimement son engagement pour la culture. 

Article sur Grassemat.info, et : 

Vous retrouverez son interview de Jean-Louis Murat en 2003 en fin d'article, et ici son article au moment de la mort du chanteur.

 

 

- Et plus récemment, et tout aussi brutalement, c'est Jean-Michel LEBREUX, journaliste et cofondateur de Crock Radio à Vienne dont on apprend la disparition via un post de Silvain Vanot. Il a très bien connu Jean-Louis Murat, a été dolo, ayant même l'honneur d'avoir un inédit rattaché à son nom, Jean-Louis Murat lui ayant offert "Cavalier seul". Il avait également réalisé un CD compilation "15" où figurait Jean-Louis. Il avait encore salué le mois  dernier le livre de Cédric Barré en parlant de son actif avec Jean-Louis Murat.

 

Le Progrès

Un témoignage d  un ami photographe concernant sa relation avec JLM sur le site vivre-villes

« Il avait été chargé en tant que journaliste d’interviewer le chanteur Jean-Louis Murat à Paris. Il avait d’abord attendu longtemps que le chanteur daigne de le recevoir et l’interview s’était plutôt mal passé. Il était revenu quasiment bredouille », raconte Guy Carlier.

« Ils s’étaient recroisés quelques années plus tard lors d’un concert. Jean-Louis Murat est alors venu vers lui et s’était excusé : ils étaient ensuite devenus très proches. Ils se sont suivis ensuite tout au long de leurs carrières respectives. Jean-Michel a été très affecté lors la disparition de Jean-Louis Murat, en 2023 », conclut Guy Carlier.

 

 

 

Voici son interview au moment de Mustango (je l'ai en petits bouts):

Pour revenir à Simon Pégurier, voici son interview de Jean-Louis Murat de 2003:

 

Depuis près de 15 ans j’admire ce franc tireur de la chanson française, j’avais toujours souhaité le rencontrer, mais l’ours auvergnat est difficile à approcher, il se laisse difficilement apprivoiser. Beaucoup de mes collègues y ont laissé des plumes, rembarré par une humeur maussade associée à un sens de la formule et de la rhétorique imparables. A chaque tournée ou album je revenais à la charge, toujours plus conquis par ce parcours sans fausses notes, où l’intelligence se mêle au verbe et à la culture, le tout porté par des mélodies ensorcelantes jouées de manière impeccable sous des faux airs désinvoltes. Mes efforts ont été largement récompensés avec cet entretien rare de plus d’un heure, partant dans tous les sens, pour toujours retomber sur ses pieds, où le seul mot à retenir est intégrité. Quant a moi  je me sens un peu moins seul pour affronter la médiocrité qui nous assaille quotidiennement. 

As tu plus de liberté avec ta maison de disque ? On peut remarquer que tu sors plus d’albums que par le passé. Tu as maintenant le rythme d’un par an, alors qu’avant tu n’en sortais qu’un tous les deux ans et de plus aujourd’hui  Lilith est un double.Oui oui, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai demandé a être transféré. Avant j’étais chez Virgin, maintenant je suis chez Labels qui est une division très cool de Virgin. Chez Labels je fais ce que je veux, encore que tout est relatif, en gros on ne me fait pas chier Je déteste être aux ordres, obéir. Je suis très bien chez Labels je fais ce que je veux. On me fout la paix.

Tu te vantes régulièrement d’avoir dans tes tiroirs des centaines de chansons je me demande alors pourquoi  Lilith est ton premier double album. Et ou peut on trouver ces multiples chansons ?Je ne passe pas mon temps à enregistrer mais c’est vrai que j’ai plein de titres. Les fans savent bien où les trouver, comme sur le net par exemple. J’ai déjà deux albums totalement terminés, ça me fait deux disques d’avance. J’adore travailler, j’adore chanter, j’adore jouer de la guitare. Quand je suis chez moi, j’écris bien une chanson par jour. C’est mon rythme, ça ne me fatigue pas, bien au contraire. Je suis plutôt fatigué quand je n’écris pas de chansons, comme actuellement pendant les périodes de promotion.

Pour les deux albums d’avance dont tu viens de parler, la formule est elle la même que sur Lilith, un trio basse, guitare, chant ?Non, ce sont des projets marginaux c’est plus original. Je ne te dirais pas ce que c’est, mais c’est original. J’aime bien les projets parallèles comme par exemple Madame Deshoulières. Les deux disques que j’ai d’avance ce sont des projets parallèles.

J’en parlais avec les gars de la maison de disque, moi ce que je souhaiterais c’est passer a deux par ans. Donc il font la gueule au label. J’ai bon espoir d’en faire deux en 2004.

A ce rythme la et notamment avec un double album n’as tu pas peur de décourager le public ?Pourquoi décourager. Ceux qui on envie d’acheter achètent. Non ça ne décourage pas. Les Beatles sortaient un album tous les huit mois, un 45 Tours inédit tous les deux mois, et une tournée mondiale par an. C’était leur cadence. C’était la cadence moyenne des gens dans les années soixante. J’ai entendu récemment Bowie dire la même chose : qu’il voulait faire deux albums par an, que c’est ce qu’il faisait dans les années 60, 70, il ne voyait pas pourquoi maintenant le bisness ne lui en laissait  faire qu’un tous les quatre ans. Moi je pense pareil, je suis tout a fait capable de faire deux albums par an, je ne vois pas pourquoi je ne les ferais pas.

Sur Lilith il y a 23 chansons, ne penses-tu pas que l’album aurait été plus efficace et plus agréable a l’écoute si tu n’avais gardé que  les 10 meilleurs titres ?  Je m’en fous de ça. Ce qui m’intéresse moi c’est de faire, d’enregistrer, d’écrire. Je ne vois pas les choses comme ça. Cet été en juillet, août, par exemple j’ai écrit un album entier donc ce qui m’intéresse maintenant c’est de l’enregistrer. J’ai écrit tous ça sans forcer. Je pense que chacun a son rythme il y des écrivains qui sortent un bouquin tous les dix ans, d’autres un par an, d’autres deux par ans. Simenon par exemple en sortait cinq par an. Chacun son rythme. Je pense pas qu’il y ait un rythme qu’on doive imposer a chacun. Chacun fait suivant sa créativité.

Pour parler du choix des chansons je ne trouve pas, au risque de te fâcher, que les singles soient tes meilleurs morceaux ?   Autant je ne suis pas cool avec tout le reste, avec ma maison de disque je fais exactement ce que je veux. Il n’y a qu’un seul truc où je ne dis rien c’est sur le choix des 45 Tours. Ca m’évite beaucoup beaucoup de problèmes sinon on passe des jours et des jours a discuter. Je décline toute responsabilité, depuis plusieurs albums, je ne dis rien. C’est la seule initiative que je laisse à ma maison de disque, c’est elle qui choisit. Moi je n’aurais pas pris « Le cri du papillon », ils ont trouvé que c’était mieux. Ok allez-y, sortez « Le cri du papillon », je n’en fais pas une affaire, si tu veux.

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N’as tu pas peur de plomber l’ambiance d’entrée, en démarrant par la phrase « Le tourment et le désespoir » ?Non penses tu. Il faut bien les secouer. Il y a beaucoup de gens qui pensent ça, je ne trouve pas ça particulièrement rude. J’étais très content de commencer comme ça, autant y aller franchement, plutôt que de chipoter. Non non c’est sympa comme ça. 

Tes chansons traitent principalement des femmes, quelle est ton opinion sur les hommes ?Bonne question on me demande toujours ce que je pense des femmes mais jamais des mecs. Ouais, et bien je ne suis pas très fan des mecs. C’est pas très facile pour les garçons, c’est le bordel quoi. Mais il y a tellement de diversité.On transforme tellement les gens en consommateurs que les mecs il ne doivent pas rigoler tous les jours. Aujourd’hui c’est pas le bon créneau d’être consommateur de sexe ou de tendresse, il vaut mieux être producteur et le désarroi il vient beaucoup de ça. On est habitués à consommer et non à produire. On ne nous apprend pas ce qu’il faut être ou faire pour être heureux, on nous apprend a consommer. Alors aujourd’hui le petit gars il ne sait plus quoi faire ni ou mettre sa bite, dans le voisin, la voisine ou sur l’oreiller. Non vraiment je n’ai pas de tendresse particulière pour les mecs. 

 Il y a une contradiction dans ce que tu viens de dire. Tu sous entends que c’est plus dur aujourd’hui pour les mecs que par le passé et en même temps tu défends les mouvements féministes notamment en donnant comme nom à ton album Lilith. C’est sûrement en partie en raison de l’égalité homme-femme que le macho de base est paumé aujourd’hui.Mais oui tu as tout a fait raison. Mais il faut que les mecs suivent mais il n’y arrivent pas. Il faut se cramponner il faut être meilleur. Il ne faut plus miser que sur sa petite bite. Et c’est vrai que c’est difficile pour les mecs de miser sur autre chose que leurs petite queue a trois balles. C’est pathétique tout ça. Il ne faut pas qu’ils aient peur de se féminiser. L’avenir des mecs c’est de devenir demi PD. Et ça les mec ils ne savent  pas trop, c’est pas facile pour eux. Les nanas deviennent de plus en plus autosuffisantes, il faut donc fabriquer une tonne de tendresse par jour mais ce n’est pas facile.

Tes copains de Rogojine on piqué leur nom au héros milliardaire et meurtrier de « l’idiot », l‘indispensable chef d’œuvre de Dostoïevski. Comme lui j’ai l’impression que tu n’as  aucune illusion sur la nature humaine ?Ah oui ça on peut le dire. Oui je ne me fais aucune illusion. Je ne peux pas dire que je sois enthousiaste sur la nature humaine. Je pense que l’être humain a quelque chose de pourri et de vicié a l’intérieur. Je ne pense pas qu’on s’en sorte. Non vraiment je ne peux pas dire que j’aie une vision rose des choses et de la nature humaine, et particulièrement de mes contemporains, vraiment j’y crois que moyennement.

Ton opinion sur le MAITRE  Dostoïevski ?Moi je suis moins tracassé par la foi que lui. Le dernier truc que j’ai lu, (c’était au mois de juin après avoir terminé l’album) c’était la nouvelle « le sous-sol », qui est vraiment un admirable texte. Glusman fait un rapprochement dans un des ses bouquins entre le terrorisme du 11 Septembre 2001 et la nouvelle « le sous-sol ». J’ai aussi relu « le joueur » qui est phénoménal, il y un an et demi a peu près. Dostoïevski il a un truc qui me fait peur, je ne peux t’en dire plus que ça. Il est complètement timbré, en même temps c’est excitant, mais ça fout les jetons. Il me fait peur.. 

L’album, comme la majeure partie de tes chansons traite de la relation amoureuse. Pourtant je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que tu ne crois pas vraiment en l‘amour. Penses tu comme moi et Aragon qu’il n’y a pas d’amour heureux ou comme les Mitsouko que les histoires d’amour finissent mal, en général ?Non, non, moi je suis accro a l’amour. J’ai toujours été amoureux j’y crois a fond. Je ne peux pas vivre une journée sans être amoureux. C’est sur que ça fait mal car ça ne dure pas éternellement c’est douloureux. Mais si on n’était  pas amoureux la vie n’aurai pas de sens. 

 C’est grâce au titre de l’album Lilith que j’ai découvert ce personnage de la mythologie. Je ne savais pas du tout qu’Adam avait eu une première femme au fort caractère avant Eve. Peux tu revenir sur ce personnage et sur le choix du nom de l’album ? Ma femme, a le double L dans son nom. C’est comme les Lolitas, Loulou, Lola…  qui sont un peu des femmes diaboliques. Et c’est ce qui m’intéresse. J’ai longtemps été fasciné par le personnage de Lolita. Je trouve complètement  fascinant le personnage de Lilith et aussi le fait qu’on ait  donné une première femme a Adam sur un pied d’égalité et qu’ensuite on se soit aperçu qu’une femme égale de l’homme ce n’était pas possible, c’était obligatoirement diabolique. Donc on est reparti à zéro et avec une côte d’Adam on  en fabrique une toute neuve, elle sera bien vierge, et ce ne sera plus une chieuse. Je trouve que tous les problèmes qu’il y a sur terre son bien résumés dans cette petite anecdote de l’ancien testament. C’est hyper intéressant cette histoire, il y a tout sur l’état de notre monde. (N.D.L.R. : Voir mon explication du mythe a la fin de l’interview.)

On peut lier ça aussi au début de la chanson et au début du langage amoureux, disons au XIIeme XIIIeme siècle. La tradition des troubadours de l’Occitanie se sépare des troubadours andalous sur l’image de la Femme. C’est a dire que la poésie Arabo andalouse prend définitivement comme image mythique de la Femme la vierge et la poésie Occitane prend la femme mariée, mal mariée. On est véritablement le produit de ce choix là. Toute la Poésie arabo musulmane mythifie la vierge et la met au dessus de tous, nous nous sommes issus de la tradition culturelle des troubadours qui met comme image de femme la femme marié. C’est pourquoi le langage amoureux employé, développé n’a rien a voir. Une vierge c’est super chiant, il n’y a rien de plus con que les vierges. Notre culture c’est de baratiner une femme mariée, une femme mal mariée. Cette différence culturelle porte un peu tous les problèmes de l’humanité, elle se fait là a travers la chanson, dans ce clivage entre poésie arabo andalouse et  poésie occitane. Et tout ça s’est produit au XIIIeme siècle. C’est très très intéressant, parce que du coup nos imaginaires et nos inconscients sont façonnés par ça. On voit une nette opposition entre les gens pour qui la femme absolue c’est la vierge et les gens pour qui la femme absolue c’est la femme mariée ou mal mariée, en tous cas une nana qui n’est plus vierge. En avion tu passes d’un pays musulman, a Manathan ou tu passes a Paris d’un seul coup, rien qu’en regardant les publicités ou en te baladant dans la rue tu vois qu’il y a deux types de femme. Il y a des Eve et des Lilith. Les mecs comme moi ou comme toi je suppose on est pour les Lilith à fond. 

A l’instant tu viens de parler de poésie et de musique. Actuellement la poésie est en train lentement de mourir. Penses tu que c’est dû a la chanson qui petit à petit la remplace ?Je pense que la charge poétique des choses, des êtres, des situations, des couleurs ou de je ne sait quoi a changé. Tu vois entre le cinéma, la photo, la peinture, le théâtre, il y a plein d’expressions poétiques nouvelles depuis un sicle, un siècle et demi. Il y a beaucoup d’expressions artistiques qui portent la charge poétique de ce qui nous entoure et qui l’expriment et évidemment il y a la chanson et sa diffusion industrielle, alors maintenant pour trouver de la poésie pure, des ouvrages de poésie c’est carrément impossible. Bien qu’ici j’ai un ouvrage de poésies, d’un poète niçois comme toi justement un mec qui s’appelle Daniel Biga dont le titre est « Le poète ne cotise pas  à la sécurité sociale » aux éditions du Castor astral. Il parle notamment d’un autre niçois dedans. Ca se passe pas mal a Nice, souvent il parle de Nice et des ses environs, c’est pas mal du tout. Il a déjà sorti une trentaine d’ouvrages de poésie c’est vraiment bien.

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Le titre sonne libertaire, Léo Férré.Il y a un peu de ça, mais le meilleur du livre ce n’est pas son titre. Remarque les gens s’en souviennent. 

 Tu passes pour un rebelle mais tu n’es pas politisé pourquoi ?Non. Je suis plutôt contre tous les craignos de la politique a trois balles. Je suis dans l’autre sens. Je pense que les Besancenot, Jose Bové, Mamère, Jack Lang c’est de la merde, c’est tous des connards. Je peux pas saquer tous ça. Je pense que tous ceux qui nous défendraient, seraient de notre coté sont plutôt nos pires ennemis. Je ne dis rien, je me permets simplement de dire de temps en temps que Jack Lang c’est un trou du cul, et José Bové un connard. C’est tout, je m’en fous complètement. Je trouve que la vie politique française est vraiment minable, je ne peux pas m’identifier a qui que se soit. Je les trouve ringards, des show bizzé a trois balles. C’est surtout ça qui m’énerve. 

Oui Mais devant ce constat tu n'as pas envie de t'engager d'agir ? Non je m’en fous. Je ne vois pas ce qu’on peut faire dans notre vie a part constater les dégâts, constater le désastre ou nous retirer sur les hauteurs pour voir passer le bordel. Je ne pense pas du tout qu’on puisse intervenir, je pense que le seul domaine dans lequel  on peut être efficace c’est dans la sphère privée. On doit donc se comporter comme on juge qu’il est le mieux de le faire, et puis artistiquement de faire des disques dans lesquels on est intrégres. Le reste non, tu ne  me verras pas m’engager en quoi que ce soit en politique, je n’y crois pas du tout. Hélas je ne pense pas que la politique puisse changer les choses, et on est de plus en plus nombreux a le penser. On les regarde comme si on regardait un Boys Band, c’est nul.

Pour illustrer ça j’ai retenu une phrase de toi que je trouve très belle qui est : La vérité est au fond des impasses.   Oui je me souviens pas avoir dit ça. Mais malheureusement cette phrase est tout a fait exacte. Hélas.  

 Tu as mis longtemps avant de te lancer sur scène, alors qu’aujourd’hui tu es  sur les routes, regrettes tu ce retard à l’allumage ?Non, je suis lent pour tout, j’ai la cadence des paysans. Il me faut du temps pour me faire au choses. Au début de ma carrière je n’avais pas les munitions pour monter sur scène, il a fallu attendre que je me fasse un répertoire.

 La derniere fois que je t'ai vu en concert, (Le 04 Mars 2000 à Cannes) lors de la tournée Mustango, j'avais été dérouté et honnêtement déçu car tu avais changé la formule, tu avais mis beaucoup de machines et cela sonnait variété. Cherche tu as tout prix a differencier les albums de la scène ? Des fois oui, des fois non. Pour la tournée Lilith ce sera proche de l’album on sera en trio, comme pour les conditions d’enregistrement. Pour la tournée Mustango on avait choisi de s’éclater un max avec des machines. Mais j’aime bien les expériences même si ça déconcerte un peu. Sur la durée c’est profitable d’essayer plein de choses d’avoir de la diversité.

Tu parles de son, je trouve justement que celui de Lilith ton dernier album est plus brut plus direct, je me demandais si tu l’avais cherché, pour mieux ensuite le reproduire sur scène ?Oui oui tu as raison. Je m’étais éloigné avec Mustango et là, je voulais faire plus proche. Je ferai quand même quelques versions un peu space. Mais pour la première fois je vais coller très très près du disque.

Mais malheureusement vous ne pourrez pas voir ça, j’ai beau avoir trente dates dans ma tournée, aucune ne passe près de chez vous dans les Alpes maritimes ou le Var.

Toujours pour rester dans le son, je trouve que les titres « Les jours de Jaguar » et « Lilith » sonnent plus noisy qu’à l’accoutumé. D’un autre coté « Se mettre aux anges » est plus classique. T’es tu appliqué à changer de style ? et envisages tu d’aller plus loin notamment dans de futurs albums Le style vient avec l’écriture des chansons. Lilith et Les jours du jaguar se prêtaient a ça car ça dépote mais je n’ai pas de schéma pré- établi, c’est le hasard qui me dicte. Si l’album est un peu plus rock cela vient aussi certainement du batteur Stéphane Reynaud. Pour être honnête il faut aussi dire que j’aime de plus et plus jouer de la gratte, je m’éclate vraiment a la guitare.

Tu es assez sévère avec la chanson francaise. Pourtant je trouve que Lilith sonne très chanson française n’y a t’il pas là un paradoxe ? A oui ça tu peux le dire, je suis très difficile avec les artistes français. (rire). Quand je dis du mal de la chanson française je ne me mets pas dedans. Avec l’égo que j’ai, tu comprends bien que je ne vais pas me mettre dans le troupeau, non non moi je suis hors troupeau. Je dis que le troupeau … Quant a nous ce n’est pas parce qu’on va jouer comme ça que… Je m’en fous de la chanson française, je réponds ça seulement quand on me pose la question. Je sais même pas car je n’écoute pas, je ne sais même pas ce qui se passe.

En t’écoutant je vois que tu fais beaucoup beaucoup de musique, as tu le temps de faire autre chose dans ta vie,  je pense notamment à la peinture ?     J’habite à la campagne et je ne dors que cinq à six heures par nuit. Je me couche a minuit je me lève a six heures, six heures et demie, ça me fait de longues journées, j’ai le temps de faire des chansons, de faire de la musique, d’écrire, de peindre, de dessiner, de faire de la photo, d’aller courir, d’aller faire du vélo, de marcher dans la montagne. C’est mon quotidien. J’ai une vie de privilégié, j’en profite.

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Pour rester dans tes creations je suppose que la pochette de Lilith est une des tes oeuvres ? C’est moi qui ai fait toutes les photos. Autant pour la presse, les affiches, le disque. Je me suis occupé de tout. Et en plus je sors un bouquin dans les jours a venir avec 100 autoportraits peints, ça s’appelle « Le dragon a 100 visages ». J’ai fait beaucoup d’autoportraits et je me suis servi de tout cela pour toute la promo. Comme ça je n’ai eu aucune photo à faire.

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Peux-tu un peu plus parler de ce boucquins ? Je vais le vendre après les concerts. C’est moi qui le sors. Tirage limité numéroté a 1000 exemplaires.

Avec un bouquin ou l’on retrouve 100 autoportraits de toi tu n’as pas peur de te faire traiter de narcissique et d’égocentrique ?J’ai dépassé ce stade, ça ne me fait même pas peur. Moi le premier je sais que j’ai un égo sur dimensionné mais sinon je ne ferais pas ce métier. Au tirage au sort de la nature j’ai eu le trucs égo surdimensionné, je fais avec. C’est un métier de taré, tu as bien du t’en rendre compte avec toutes les interviews que tu fais. Il y en a beaucoup qui sont dans un état limite de la maladie mentale. Je ne vois pas pourquoi j’échapperais a la règle. Je n’en fais pas un genre, mais je sais bien que pour faire 150 autoportraits dans un mois il faut être un peu flippé. Même moi je me rends compte de l’étrangeté du phénomène. Mais bon je fais avec.  

Où en sont tes copains de Clermont Rogojine dont on avait remarqué le titre aquaplaning ?Ils vont faire une dizaine de mes premières parties. Ils sortent un disque dans les jours qui viennent. C’est diffusé par Pop Lane. Ils continuent leur petit bonhomme de chemin et moi j’essaye de les aider dans la mesure du possible.

J’ai rencontré il y a peu Yann Seul un artiste Clermontois lui aussi signé chez Pop Lane qui produit de la pop a La Elliot Smith avec des Textes francais doux amers. Il m’expliquait qu’en Auvergne il y avait deux clans : les pros et les anti-Murat. Et que pour les premiers tu avais un rôle de mécène. J’ai deux trois potes que j’aide, mais tu peux pas donner un coup de main a tout le monde. Pour Rogojine ça fait longtemps que je les connais, par exemple on a fait les Rancheros ensemble. Je suppose qu’il y a d’autres groupes. Mais il m’est difficile de combiner l’affaire pour eux. Je ne peux pas non plus aider tout le monde. J’ai personnellement une petite préférence pour Rogojine. Si chaque artiste essayait d’aider vraiment sérieusement un ou deux groupes ça irait mieux pour pas mal de gens, mais moi je ne peux pas faire plus.  

Tu viens parler des Rancheros, où en est le groupe ? (NDLR : groupe formé autour de Murat qui  interprète des chansons paillardes : l’album sorti en 2000 est uniquement disponible sur le net)Un deuxième disque est prévu, on devrait le faire pendant l’Euro de foot au mois de Juin. On enregistre uniquement pendant les compétitions de foot. On regarde les matchs et après ou avant on enregistre. Après Golden Couillase on a prévu Silver Connase. On a déjà pas mal de chansons. Enfin on le fera seulement si on en a envie ça prend deux trois jours c’est super vite fait.

Tu as une image super Intello, seuls les média sérieux (Le monde, Liberation, Magic, Les Inrockuptibles) te soutiennent, tu n’as pas peur de casser ton image avec les Rancheros ?Je suis double comme garçon. Je suis un petit péquenot qui essaye de se cultiver. Je peux passer d’un phase a l’autre sans problème. Je me sens bien de jouer sur deux tableaux. Ca me fait des vacances de passer du sérieux a la franche déconnade. J’aime bien être sur les deux. Je m’en fous de mon image. L’image de déconneur me plait aussi, l’image de délirant c’est moi aussi.

Quel est ton rapport aux interviews ?Avec toi c’est bien, c’est rigolo. On passe d’un truc a l’autre, ça n’est pas trop formel. Mais des fois c’est vraiment chiant, quand tu fais des interviews avec des mecs qui ne connaissent rien a ce que tu fais, qui ne te demandent que des trucs généraux.Dans l’interview il y a deux temps, le temps de l’interview et celui ou tu relis, il a la sensation de ce que tu dis dans l’entretien et la manière dont c’est retranscrit, c’est ce décalage qui est énervant. Des fois tu passes une heure super avec un mec et à la fin tu as un papier à la con. Donc des fois c’est bien et des fois c’est décevant. Maintenant je ne le fais plus trop, mais il m’arrive de rappeler le redac Chef pour savoir « C’est quoi ce bordel ? ». J’ai toujours mauvais caractère, si ça va pas ou si ça me fait chier je le fais savoir, je gueule.

En raison du mauvais caractère dont tu viens de parler, tes passages télé ont souvent été très mouvementés. N’as tu pas peur en représailles d’être boycotté ?  Ce n’est pas le cas c’est moi qui les boycotte. Cet après midi encore j’étais avec le mecs du label en charge des Télés, et il en a marre, j’ai eu 40 propositions et pour le moment  j’en ai fait deux. Toutes les merdes comme Ardison, Fogiel, Durand… J’ai vraiment pas envie de les faire, c’est que des conneries, c’est moi qui dit non.Ces émissions ne me font pas vendre un disque, ce qu’on nous demande de faire est tellement éloigné de notre job. T’arrive sur le plateau, le mec te dit « Alors vous avez dit : José Bové c’est un trou du cul » Alors qu’est ce que tu veux que je me fasse chier a monter de chez moi pour aller dans une télé ou  le mec est incapable de parler de musique. Du coup ça fait discussion Café Du Commerce. On se croirait aux grosses têtes de Bouvard. Toutes les émissions aujourd’hui, c’est comme ça. Bon alors moi quand j’allais faire ce genre de trucs, il arrive un moment ou tu te dis, mais allez quoi , il faut arrêter ces conneries, vous êtes tous tarés ici. Les gens se disent : si ça ne lui plait pas la télé il n’a qu’a pas en faire. Tu te retrouves donc vite dans une situation ambiguë. Si tu y vas, tu joues le jeu, ou si tu ne veux pas jouer le jeu, si tu n’aimes pas la télé tu n’y vas pas. Moi je suis dans une phase où je ne veux pas faire de télé. Mais par contre ils insistent beaucoup pour que j’en fasse. Je suis un bon client.   

La légende veut que ce soit toi qui aies fait démissionner Linda Hardy ex co-animatrice auprès d'Ardisson est ce vrai ? Oui oui c’est vrai elle en a eu marre elle a laissé tomber. (rire). La pauvre Fille. Ouais Ouais…

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 J’ai l’immense privilège de t’interviewer une heure avant la référence absolue Bernard Lenoir de France Inter. Ce dernier t’a toujours défendu. Quels sont les autres journalistes et médias qui t’ont toujours aidé ?Oui lui c’est un fidèle c’est sur. Il y a Libé qui est la depuis le début, Le Monde, Magic. Les Inrockuptibles au début mais c’est vraiment devenu un torche cul infect, je ne peux plus les saquer, ni les lire, je suis en guerre avec eux. C’est vraiment trop nul je ne veux même plus faire d’interview pour eux.  Je dois en oublier, et bien sur Le noir qui a toujours été présent.J’aime bien quelques personnes mais tu sais je les compte sur les doigts de la main.

C’est bien ce que je te disais tout à l’heure tout ça c’est des médias Intello.  Mais oui mais que veux tu que j’y fasse. Punaise. Mais tu sais en France tu as France Inter ou NRJ. Il n’y a pas 50 000 Choses. Mais ce n’est pas moi qui les choisis, c’est eux.

J’en parlais avec Houellebecq qui lui me disais qu’il visait et qu’il aimait la presse féminine, car c’est la qu’il touchait le plus de monde. Il ajoutait aussi qu’il comprenait beaucoup mieux la psychologie humaine et la marche du monde dans Elle que dans le monde ?A ben ouais moi aussi. Par exemple ce matin j’ai fait 20 ans. Je fais Elle, Marie Claire, tous ça… J’adore. Le seul vrai magazine que je lis vraiment toutes les semaines c’est Elle. Moi aussi je suis très très presse féminine. Je puise plein d’information dedans. Je lis ça en douce. La presse Féminine c’est ce qu’il y a de plus Fun je trouve. C’est bizarre. (rire). Souvent je découpe des trucs, je fais des collages, des machins. Tu as l’impression d’espionner. Tu as des nanas qui se racontent des trucs « Ouais moi j’ai un amant, je fais ça, je fais çi… » On a vraiment l’impression d’écouter sous la porte. Les magazines pour les plus jeunes des fois ça craint un peu c’est du style : « comment lui tailler une pipe ? » « Taillez lui une pipe ça lui fera plaisir ». Ca craint vraiment. Les magazines plus jeunes c’est pas top mais Elle c’est vraiment bien.

J’écoute ce que tu fais depuis Cheyenne Autumn en 1989. Mon amour pour ta musique a souvent été sujet de railleries de la part d’amis , il est vrai aux goûts rances qui écoutent Joe Coker, Lavillier ou Telephone (groupes à la crédibilité rock). J’explique cela par ton duo « Regrets » avec Mylene Farmer en 1991 qui t’aurait fait d’après moi plus de tord que de bien au niveau de ton image. Qu’en penses tu ? et as tu une autre explication ?Ah oui ça arrive souvent, que mon nom soit sujet a raillerie.Oui je pense comme toi que le duo avec Mylene Farmer a mis un coup à ma crédibilité aux yeux de beaucoup, ça m’a fait une image variateur. Oui oui je le pense. Ce duo c’est bien un des trucs que je regrette le moins dans tout ce que j’ai fait. Ce duo était vraiment délibéré de sa part pour me donner un coup de main, de me faire basculer ailleurs. Après ce duo j’étais beaucoup plus installé, j’ai signé tout de suite après un contrat avec ma maison de disque. Non non c’est un coup de pouce vachement bien. Je suis très content de l’avoir fait, et j’ai toujours gardé beaucoup de tendresse pour Myléne. Je trouve ça extra de décider de donner un coup de main a quelqu’un. C’est vraiment pas mal, il n’y a pas beaucoup de gens qui le font. C’est assez incroyable un truc pareil, c’est dingue qu’elle ait décidé ça. Elle est maligne Mylène elle est dix fois plus maligne qu’un mec comme moi.

Te sens tu accepté par le milieu rock ? Pas vraiment, mais ça ne me dérange pas. Tu sais les églises…  Le public est large, je vois bien que dans mes concerts il y a des gens qui ont des disques de Patrick Bruel, ils adorent Etienne Daho. J’ai des gens qui écoutent de tout, des gens de tous ages. A force tu prends de la maturité tu te rends compte que le public est beaucoup plus diversifié qu’on le pense, et qu’on est dans un métier tellement petit que ce n’est pas la peine de s’enfermer dans une chapelle, sinon ce n’est pas trop viable. Moi ça ne me dérange pas de taper dans tous les genres. Je sais qu’il y a  des fans d’Anne Silvestre qui m’écoutent mais aussi des fans de Nirvana, de Dylan, et il y aussi des fans d’Hugues Aufray, ça fait un drôle de mélange tout ça. On est condamnés nous les artistes français, à ne pas trop s’enfermer dans un genre parce que le vivier est trop réduit pour certain type de musique. Si tu t’enfermes dans une imagerie rock t’es cuit après. J’essaye de rester dans des entres deux. De ne pas avoir vraiment d’étiquette ça ne me déplait pas.

Tu viens de parler de Daho. Hors il t’arrive souvent de le casser dans tes interviews. Je n’ai jamais compris ça. Pour moi Daho est un des rares artistes qui marche bien qui ait un véritable intérêt artistique ?Non j’explique souvent cela en interview, mais les journalistes ne doivent pas trop reprendre l’explication. C’est une vielle blague en fait. Avant j’étais dans la maison mere de Virgin, comme Daho. Donc j’étais coincé entre Renaud, Julien Clerc, Etienne Daho et tous ça. Et durant mais deux ou  trois premières années chez Virgin j’ai vécu l’enfer, parce que la phrase que j’ai entendue le plus souvent c’était : « Etienne le fait bien ». Par exemple on me disait : on pourrait faire une bouffe avec la programmation d’NRJ, je disais vous êtes surs, ça me fait vraiment chier, et on me répondait mais enfin « Etienne le fait bien ». On me disait : on pourrait aller voir le mec de la chance aux chansons, « Etienne le fait bien ». A la fin j’en avait marre je disais Etienne je l’emmerde, il voulait toujours me faire faire ce que Etienne avait fait. Alors petit a petit dans les interviews j’ai commencé a dire Etienne Daho, il me fait chier, parce qu’il dit amen a des truc que je ne ferais jamais. Après on voudrait que je les fasse en me disant : « Pourquoi tu crois que tu es mieux qu’Etienne Daho ? Tu peux bien faire les trucs que fait Etienne. Etienne le fait bien »  Et petit a petit ça s’est développé au fil des interviews je disais je ne suis pas Etienne Daho, quel con ce Daho, tous ça avec l’air de péquenot que je sais parfois faire admirablement bien. Petit a petit j’ai rajouté des couches sur Daho, et une couche, deux couches, quinze couches, vingt couches, vingt cinq couches. Je ne sais même plus qui est Etienne Daho. C’était devenu une blague, je dis Etienne Daho. A cause de cette phrase « Etienne le fait bien ». Bizarrement tant pour lui que pour sa musique j’ai rien contre. Imagine que tu es dans une boite : on veut te faire faire des trucs, et la seule justification qu’on te donne c’est un tel la bien fait. Et lui Daho il faisait des trucs pas possibles, il pouvait tenir les bollocks d’un type d’NRJ pendant trois heures durant, sans broncher, moi je ne pouvais pas le faire. Alors « Etienne le fait bien ». Voilà c’est pour ça. Mais sinon je n’ai vraiment rien contre lui, vraiment rien du tout.Chez Virgin, ils ne savaient pas où me foutre, entre Daho et Julien Clerc. Ils orientaient ma carrière comme ils pouvaient. Ils voulaient que j’écrive un album pour Julien Clerc, et que je fasse les trucs que faisait Etienne Daho, c’était leurs deux seules références. C’est pour ça que j’en pouvais plus, que j’ai voulu partir, la vie était infernale pour moi. « Etienne le fait bien », c’est une phrase qui me réveillait la nuit. Je me réveille droit sur le lit, ma copine me demande ce qui se passe, je lui répond « Etienne le fait bien ». Donc tu vois a quel point ça m’a traumatisé.

Sur l’album il y a une chanson « Gel et Rosée » à la mémoire de Dominique Laboubée ex-chanteur des Dogs aujourd’hui décédé. Pourquoi cette dédicace?        Super bon mec. Il était vraiment sansas. C’est une perte. Pour moi quand j’ai commencé en musique, et dans des groupes a la fin des années 70, dans les années 80, ça a toujours été une référence. J’ai eu l’occasion de travailler sur une de ses chansons. Je connaissais bien sa nana. Enfin bref…    Quand on voit comment ça s’est terminé pour lui, on voit bien qu’on est dans un pays de trou du cul. Dominique Laboubée si ça avait été un anglais ou un américain ça aurait été une super stars, une mega stars. Ca fait réfléchir.Cette dédicace ça me remet d’ou je viens, des gens qui m’ont influencé. C’est naturel, c’est bon de témoigner ça. Je sais que ça a touché des gens proches, sa famille. Si ça peut leur donner l’illusion que leur enfant, leur ami, n’est pas passé sur terre pour rien, qu’à un moment précis quelques personnes peuvent continuer a penser a lui. Ca mange pas de pain.

Quand tu dis « d’où je viens» tu viens de quelque chose de plus violant que la chanson que tu fais aujourd’hui ?Et ben oui, c’est sur. J’ai commencé a faire de la musique en groupe en 77, tu imagines bien les groupes que c’était. Je me suis retrouvé avec une étiquette chanson française un peu par hasard.  Ca n’a jamais été spécialement mon truc.

Toi qui passes pour le rebelle de la chanson française, que penses tu du système anti copie des CD ? Et n’es tu pas gêné qu’il soit apposé sur le tien ?Je tiens à ce système, ça ne me gêne pas du tout. La musique sur le net en elle même ne me dérange pas, c’est simplement, que je sais que chez E.M.I. ou même chez Labels ils préparent une charrette de licenciements, ils vont virer les trois quarts des artistes et la moitié du personnel. L’argument qui est donné c’est qu’ils ne font plus de bénéfice car les gens piquent les disques. Donc moi je vois les conséquences directes des types qui ont des disques sans payer : des petit mecs et des nanas vont peut être aller se pendre, parce qu’ils ont fait un disque ou deux et que maintenant on leur rend leur contrat. Et comme c’est la crise partout il n’ont aucune chance d’être signés. Pour avoir longtemps vécu dans cette situation là, je n’hésite pas a critiquer la piraterie sur internet. C’est tous les artistes qui ne vendent pas beaucoup qui en prennent plein la gueule. C’est les premiers virés, les petits labels qui sont obligés de mettre la clé sous la porte. Ca fait ce genre de dégâts, donc par solidarité pour les quinze artistes Virgin qui vont être virés dans les mois qui viennent, et pour la moitié des gens avec qui je travaille toute l’année qui vont être virés, se retrouver au chômage, et qui vont vraiment beaucoup galérer, avec leurs gamins, leur  nana, pas de pognon machin. Non sur les deux plateaux de la balance il y a ça. Il y a le mec qui se dit c’est fun je vais aller télécharger trois albums, et de l’autre coté des familles, des couples, des gens, des destins, des vies qui s’amorcent, des gens assez jeunes et qui du coup démarrent dans la difficulté. 

Pour moi le vrai problème n’est pas là. Je sais que c’est un  peu simpliste mais baisser le prix des CD me semble une bonne idée. De plus tu défends un système pourri a la base, on parlait tout a l’heure de tes copains de Rogojine qui sont au bord de la route alors que c’est Obispo et Star Academy qui occupent le haut de l’affiche. Je me demande comment on peut défendre un tel système ?   Je suis bien de ton avis, mais la situation est tellement embrouillée que c’est difficile de savoir. Donc j’essaye de voir les choses d’une façon très simple. Ca crée du chômage, ça amène a ce qu’on rende leurs contrats aux meilleurs d’entre nous, même Sylvain Vanot risque de se retrouver au chômage. Personnellement, je ne pense pas qu’il me rende mon contrat encore qu’on sait jamais. Je pense que d’un seul coup la diversité de la vie musicale va en prendre plein la quille. Même vous les journalistes a l’autre bout de la chaîne, vous allez vous retrouver de plus en plus avec des produits industriels, à la chaîne et des trucs a la con et des disques pour NRJ. Dans dix ans on verra une sorte de creux terrible dans lequel va s’engouffrer, toute une génération d’auteurs compositeurs interprètes. Quand on fera le point historiquement ça sera une génération perdue, une génération qui n’aura pas eu droit au chapitre a cause du net et des mecs qui tirent des trucs sur le net. Voilà c’est tout. Je maintiens, je reste sur cette position très très simple que je leur pisse au cul à ces connard qui tirent des chansons sur le net. C’est tout, je n’ai rien d’autre à dire.L’ambiance chez Labels ça craint, il vont déménager au mois de Décembre, et donc il vont en profiter pour faire une putain de charretée. Donc il font un audit, je crois qu’ils ne vont garder que trois ou quatre artistes, tout le monde va virer. Je les connais je sais déjà dans quelle merde il sont financièrement, et comment il vivent, avec trois bouts de ficelle, je ne sais pas du tout ce qu’ils vont devenir . Ca me fend le cœur, merde.Quand a baisser le prix des disques c’est trop simple en attendant il y a des gens qui vont remplir leurs discothèque et de l’autre côté ça crée du chômage. Et je le répète pour toi journaliste, et c’est ça le plus terrifiant, on va couper le sifflet à une génération. Et il ne diront rien sur rien, et je trouve ça terrible.

 Sinon pour un mec chauvin comme moi, je trouve rassurant qu’un mec comme toi ait pris pour nom de scène le nom de son village natal.Oui mais comme le dit Antoine De Caune heureusement que je ne suis pas né a la Queue en rebie ça la foutrait mal. Il vaut mieux être né a Murat.

 Propos recueillis par Simon Pégurier 

  NDLR : Pour être tout a fait exacte l’histoire de Adam et Lilith est  extraite de la mythologie kabbalistique une branche ésotérique du judaïsme. La légende raconte que Adam et Lilith sont nés ensemble de la boue dos a dos. Lilith ne voulant se soumettre a Adam, notamment lors de l’acte sexuel a fuit le jardin d’eden. Adam a alors pleuré  Dieu. Ce dernier a envoyé trois anges retrouver Lilith et lui faire du chantage lui demandant de revenir et de se soumettre a Adam sinon elle enfanterai de nombreux enfants qui seront tous des Démons et 100 de ses fils mourraient chaque jour. Lilith refusa de revenir elle fut donc bannie, et la sentence exaucée. Dieu créa  alors Eve a partir de la cote d’Adam afin d’être sûr qu’elle lui soit soumise. Ensuite Lilith pour se venger se serait réincarnée en serpent tentateur.

 Eve représente donc la femme soumise qui accepte les valeurs familiales, Lilith elle est l’inverse, elle passe pour la sallope, une dépravée car elle ne soumet pas a l’homme. Cette mythologie est passionnante car je trouve qu’ elle résume bien l’état de notre monde.

 Par contre pour rectifier Murat l’ancien testament ne fait pas mention de Lilith il dit simplement que Dieu a crée Eve pour servir Adam, ce qui est déjà bien assez affligeant vous le reconnaîtrait  sans doute… 

Interview Réalisé le mardi 23 septembre 2003 entre 18 H et 19 H.

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 19 Juillet 2026

bonjour, 
 
 
1) Nous vous l'annoncions en exclusivité en avril en parlant du lien fort entre Jean-Louis Murat et la ville de St-Malo, l'exposition PHOTORAMA de Frank Loriou est désormais ouverte dans la cité malouine!
 
𝗧𝗼𝘂𝗿 𝗕𝗶𝗱𝗼𝘂𝗮𝗻𝗲 – 𝗜𝗻𝘁𝗿𝗮-𝗠𝘂𝗿𝗼𝘀
📅 𝗗𝘂 𝟭𝟴 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗮𝘂 𝟭𝟲 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲
🕙 𝗗𝗲 𝟭𝟬 𝗵 𝗮̀ 𝟭𝟮 𝗵 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝟭𝟰 𝗵 𝗮̀ 𝟭𝟴 𝗵
🎟️ 𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁𝗲
 
Un grand Merci à Frank pour les photos, qui nous permet de découvrir l'ambiance de l'exposition et ses trois étages. Ne manque que la playlist préparée par Denis c. qui se trouve en fond sonore (73 titres!!). On espère que beaucoup de curieux vont franchir la porte, même si c est pour se protéger de la canicule, de la pluie ou des mouettes chapardeuses... 
Frank Loriou (et JP) on tour: St-Malo en photos, et autres dates, des liens et mon retour d'Avignon
Frank Loriou (et JP) on tour: St-Malo en photos, et autres dates, des liens et mon retour d'AvignonFrank Loriou (et JP) on tour: St-Malo en photos, et autres dates, des liens et mon retour d'AvignonFrank Loriou (et JP) on tour: St-Malo en photos, et autres dates, des liens et mon retour d'Avignon

Photo de Ouest France pour un article  paru hier ICI (abonnés):

[NB: prudence avec les citations de Frank qui sont mal rapportées]

 

Salle du haut ci dessus, salle du bas tout en dessous, et la salle intermédiaire là voilà :

2)  On retrouvera FRANK LORIOU du côté de St-Quentin (02), à l'invitation de Cédric Barré le 6/10.

"La Manufacture de Saint-Quentin a eu la chance d'accueillir sur sa scène en 2019 l’artiste Jean-Louis Murat. Un beau souvenir que nous souhaitons faire revivre à travers le regard de Frank Loriou. Au cœur d'une exposition de photographies tirées de son livre Photorama, Frank Loriou évoque avec humour et sensibilité les chemins de la création au plus près de cet artiste singulier. Il partage avec le public ses souvenirs, ses anecdotes, et l'histoire de ces images presque animées, nées de sa complicité avec le chanteur auvergnat. Pour l’accompagner dans cette évocation, JP Nataf (chanteur des Innocents et grand admirateur de l’œuvre) se joint à lui à la guitare pour revisiter quelques chansons et faire résonner, en musique, toute la poésie de Murat. Ce triple événement rare ; entre photographie, récits et musique ; se prolongera par une rencontre-dédicace autour d’un verre. Une expérience à vivre sur plusieurs rendez-vous : À la Manufacture : - Du 6 au 9 octobre 2026 : Exposition “Photorama” de Frank Loriou, visite sur rendez-vous. Une plongée émouvante, drôle et tendre, dans l’intimité et le processus créatif de cet artiste d’exception, avec qui Frank Loriou a entretenu durant vingt ans une relation privilégiée et avec qui il a réalisé 9 pochettes d’albums. Un récit émouvant, de nombreuses anecdotes qui lèvent un coin du voile sur cet artiste des plus mystérieux qui n’avait jamais été raconté ainsi. À la Médiathèque : - Du 19 septembre au 01 octobre 2026 : Lancement exposition “Photorama” de Frank Loriou. - 19 septembre 2026 à 15h00 : Concert tribute Jean Louis Murat par le groupe Mustang. Échange avec les musiciens en compagnie de Yann Bergheaud, fils de Murat et auteur de “Le Roman de Murat”. -26 septembre 2026 : Entretien et dédicace avec Cédric Barré, auteur de “Murat de A à Z “ et “Jean-Louis Murat : Le Moujik et sa femme”, en compagnie de Frank Loriou.

 

- article "Site jds

Hommage à Jean Louis Murat
 Retrouvez toutes les informations pratiques sur la page de La Manufacture, salle de concert à Saint-Quentin.

- L'Aisne Nouvelle l'évoque aussi (accès abonnés)

Dans la même ville, Mustang jouera le samedi 19/09 dans la bibliothèque Guy de Maupassant à 15h.

 

 

Encore plus tard, le 19/03/2027, nous retrouverons Frank et JP Nataf, en Ardèche, à Vernoux En Vivarais, à 15h grâce au Théâtre de Privas. Une participation est demandée.  infos  mais on me souffle que ça ne sera pas le seul rendez-vous ardéchois! On en reparle à la rentrée!

 

LES LIENS EN PLUS 

 

1) Petit hommage honnête sur une radio du net spécialisée dans le français même si ce n'est pas bouleversifiant  : 

https://www.maxifrance.radio/episode-podcast/hommage-a-jean-louis-murat/

2) Et un des marronniers juillettistes : les chansons qui parlent du tour de France : https://www.lejdc.fr/paris-75000/sports/des-chansons-a-ecouter-en-attendant-le-tour-de-france-dans-la-nievre_15009975/

3) Bon anniversaire à William Sheller, à l'occasion de ses 80 ans, quelques articles et séquences radios qui nous ont permis de voir citer le nom de Jean-Louis Murat, pour l'aide qu'il lui a apporté à ses débuts. lavenir.net

4) Une chronique belge pas mal faite, même si on peut discuter de certains points dont la façon de prononcer Bergheaud, a été rediffusée (j'en parlais déjà en août 2025), si comme moi, vous l'aviez oubliée, vous pouvez la réécouter:

https://auvio.rtbf.be/media/les-sequences-de-matin-premiere-sur-une-bande-magnetique-un-peu-folle-3490246  Olivier Monssens a interviewé JLM dans AL DENTE à revoir là

 

DU COTE D'AVIGNON

J'ai bravé la canicule pour passer quelques jours en AVIGNON avec l'envie de soutenir des bons camarades participants AURA aime MURAT

- Alain KLINGLER jouer son DEFLAGRATION RIMBAUD, à 12h45 au Verbe fou. 

Murat y est cité dans les admirateurs de Rimbaud (un titre des inrocks était : "j'aime autant Rimbaud que Robert Johnson"), et Alain m'a glissé qu'il aurait aimé y faire figurer "les jours du jaguar" qui est selon lui un titre rimbaldien (ainsi que "j'ai fréquenté la beauté").   Ce récit plutôt biographique est ponctué de chansons tirées de poèmes ou inspirés par Arthur. On peut ainsi entendre Sapho dont Dejacques a été aussi le directeur artistique (il a signé Murat chez Pathé), Ferré, ou HFT (lui, c'est le fils de Dejacques qui l'a signé dans sa maison de disque, comme B. Belin). A ce propos, j'ai pu croiser Catherine Lara (après son spectacle avec une compagnie de danse) qui a pleuré dans les bras de Dejacques, mais trop entourée, je n'ai pas pu lui en parler... 

On sent l'admiration sans bornes pour le poète dans ce "Déflagration Rimbaud", très documenté, qui restitue à merveille l'univers rimbaldien dans une belle simplicité.  Un moment intime de partage. Superbe !  Nicolas Arnstam de Froggy delight!

 

- J'ai passé également   un excellent moment également  avec Nicolas Paugam qui tropicalise Brassens, à l'arrache-coeur, à 11h40. C'est disponible sur disque!   Il y a du soleil, mais aussi beaucoup de respect, même si Nicolas n'hésite pas à mêler 3 chansons à lui dans le set d'une heure, et c'est très bien (j'avais la veille poser une question à ce sujet à Alain et pour lui, c'était inconcevable de mêler même une composition de lui à ces spectacles piochant dans le répertoire, notamment aux côtés de  chansons de Ferré).  Interview et extraits musicaux:

 

Côté musique, je me suis laissé aller à un spectacle sur B. LAPOINTE ("entre et assieds-toi"), l'idée de scénario n'est pas extraordinaire mais il y a des jolis versions. C'est au chapeau rouge, 16h20 (là, où un spectacle sur les Fleurs du mal fait le plein le matin à 10h).  Et le TRIBU NOUGARO à l'arrache coeur à 18h, est très bien aussi, avec deux bons musiciens, et un choix de chansons qui n'est pas un best of, comme celui de Nicolas Paugam, et on peut ainsi découvrir ou redécouvrir des pépites.

Enfin, j'ai pu avoir une place pour Claire Diterzi qui joue dans une petite salle du musée Angladon, assise sur une table au plus près du public en rond autour d'elle.  L'intimité est un peu perturbé par le groupe qui joue fort sur la place à côté, mais c'est une sacrée expérience. Elle joue des clochettes, de verres en cristal, et de différentes choses, mais le plus souvent de sa petite guitare dont j'ai beaucoup aimé la frappe énergique, qui a fini par blesser le bois. Claire avait fait une première partie de Murat il y a presque 30 ans, et figurait sur le CD "contresens" à ses côtés... mais je n'ai pas attendu pour lui en parler (vu que je n'avais pas fait ces recherches avant). On la verra moins intime au théâtre de l'ODEON en 2027 avec ses deux filles.

Je vous dis tout: j'ai vu également  une magicienne mentaliste Coralie Andy (qu'on peut régulièrement voir sur Paris, -c'est fini à Avignon-, elle est toute jeune mais elle a beaucoup de talent, et en plus, c'est ma petite cousine), "une histoire de la musique classique" à l'Oriflamme qui est bien fait, instructif et très drôle (10h), et le Tartuffe du Nouveau Théâtre populaire qui était dans le IN et qui se joue maintenant à la Scala à 10h, il y a des séquences vraiment plaisantes. Pour les amateurs de Molière, j'ai également vu "Les insomnies de Molière" au  3T Les platanes à 10h.   Voilà, je n'ai pas trop chômé... même si j'aurais du aller voir le spectacle sur Anne Sylvestre ou Alice in the roof plutôt que de regarder un match de foot de m... 

 

LA MUSIQUE EN PLUS

Très bon single de Matthieu MALON, que l'on a connu reprenant Le lien défait et interviewé pour un projet Monopsome en 2017 avec Erik Arnaud.   Ca s'appelle "la rivière"avec des chants d'oiseaux au démarrage.

Il reste peut-être quelques vinyles  (bandcamp). L'album s'appelle La poudre aux yeux. à paraitre le 18/09

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 28 Mai 2026

Je devrais publier un article "promo" sur "Tour de France 2022" mais j'ai été distrait!

Merci à l'amie Véronique qui m'a signalé un podcast, qui nous permet de retrouver un camarade multiplement croisé, que ce soit lors d'une soirée en commun avec Nesles, avec Baptiste Vignol sur son petit livre sur les chansons sur Johnny, ou illustrant le "Française de Pop" de Christophe Conte... et surtout pour avoir croisé, croqué Jean-Louis Murat dans le RING-deezer disponible sur youtube.... et j'ai oublié quelque chose... mais quoi... Ah oui! Vous dire qu'il s'agit de Charles Berberian, le dessinateur scénariste,  peintre et musicien. 

Et dans ce podcast, il nous offre une chanson, une reprise, qui m'a beaucoup touché... et son petit mot ensuite pour l'expliquer l'est tout autant, touchant, car il indique que quand l'angoisse le prend les nuits d'insomnie, il se récite ce texte...   

Je me suis permis d'en faire une petite vidéo, avec des images de son face à face avec Murat et des dessins qu'il a signé de Jean-Louis, et son petit propos a été ajouté à la fin.

Podcast disponible sur youtube et autres plateformes, et l'appli Radio France.

https://www.youtube.com/watch?v=SUdsrbPk7AM&list=PLXwdR7CVwCFtEbHARjTKwD8sWdVD5rtMj&index=2&t=2401s

Quitter sans partir, c’est l’histoire de nos vies ballotées entre les avions, les passeports, les années qui passent et ces pays qui restent en nous. Ni d’ici, ni d’ailleurs, ou peut-être un petit peu des deux ?  Ce cinquième épisode de « L’Orient-La Nuit », le podcast de « L’Orient-Le Jour » est consacré à ceux qui échappent aux étiquettes et habitent un entre-deux.  Nous quittons exceptionnellement Beyrouth pour accoster à Saint-Malo pour le festival Étonnants Voyageurs, dont le Liban est l’invité d’honneur.  Stéphanie Khouri reçoit l’écrivain Selim Nassib et le dessinateur Charles Berberian. Deux invités dont les parcours traversent les frontières, les langues et les mémoires, entre attachement au Liban, vie ailleurs et identité plurielle. Selim Nassib est issu d’une famille juive libanaise d’origine syrienne. Il vit en France depuis le début des années 70. Quant à Charles Berberian, il est né en Irak d'un père arménien et d'une mère grecque-chypriote. Il passe sa jeunesse au Liban avant de partir pour la France.  À une époque où les identités se crispent et où les frontières se ferment, que signifie avoir plusieurs patries ? Comment apprend-on à vivre entre plusieurs rives, plusieurs histoires, plusieurs « chez-soi » ?  Une conversation sur la transmission, le déracinement, les fidélités invisibles et cette manière singulière qu’ont certains destins de faire de l’entre-deux non pas une perte, mais un lieu de vie. Musique : Charles Berberian reprend « L’Ange déchu » de Jean-Louis Murat, interprète des extraits de « Ring them bells » de Bob Dylan et des extraits de « Avalanche » de Leonard Cohen.  Nos invités : 

  • Selim Nassib, écrivain

  • Charles Berberian, dessinateur

Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair 

 

A très vite !

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #divers- liens-autres

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Publié le 24 Mai 2026

bonsoir,

Est-ce que j'écris que ça fait un peu bizarre de se retrouver en mode "période promo"? (vu que je suis dans le train du retour, j'ai le temps de causer...). 

Bon, des "promo" post-2023, on en a vécu, avec les livres, les événements mais là, un disque...  Les amateurs l'ont attendu si longtemps : 4 ans et demi (sortie de La vraie vie de Buck john en octobre 2021), une éternité. On peut donc comprendre l'enthousiasme des fans qui ont enfin la possibilité de se mettre du neuf sous la dent, entre les oreilles, dans les neurones. Oui, ce n'est qu'un live, mais Jean-Louis faisait désormais des disques pour être sur scène et ce témoignage-là est essentiel pour montrer que Jean-Louis Murat n'est pas le cliché du chanteur neurasthénique et dépressif mais un musicien heureux de faire vibrer une salle sur des rythmes électriques... même si on retrouve aussi le chanteur au tempo plus lent et à la voix de velours (magistral Pharmacienne d'Yvetot, Frankie et le chemin des poneys), avec l'inédit hello you qui mixe les deux en guise de symbole de sa musique. Reste que, oui, ça fait drôle de ne pas avoir quelques  bons mots, un petit storytelling de derrière les fagots (même si le "Tour de France" cycliste est sa dernière petite astuce)... Je sais très bien que beaucoup en ont marre d'avoir passé trois ans à écouter les autres parler de Murat, et ne veulent  pas lire les ouvrages qui sortent, mais il faut bien s'y résoudre... ou tout simplement, s'enfermer avec ce disque.

Je restituerai l'événement parisien un peu plus tard, et en attendant les autres actualités :

 

1)   JEUDI  21 Mai à  13h30, Marie Audigier et Denis Clavaizolle étaient sur France Inter:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-21-mai-2026-3844679

 

Denis explique la genèse du projet (notamment l'essai qu'avait constitué la session live 7 titres), et l'idée que Jean-Louis avait eue de faire une sélection des meilleures versions (Denis était chargé de lui faire des propositions). On apprend ainsi que c'est Jean-Louis qui a choisi les versions qui sont sur le disque, par exemple en préférant un titre joué à Caluire plutôt qu'au Trianon. On n'en saura pas plus sur les crédits car on nous dit que Denis a égaré le papier sur lequel il avait noté la sélection finale. Cela offre l'avantage de justifier le titre "Tour de France" et cela me plait assez d'imaginer qu'on entend le Silex d'Auxerre, qui était un peu vide mais un fantastique concert, ou les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, et pas seulement le Trianon, enfiévré et plein comme un œuf -j'étais sur un strapontin ! (Marie Audigier indique qu'elle a été marqué ce soir-là par la qualité d'écoute quasi "religieuse" du public)

Il est aussi question du choix du titre et du cyclisme, on y reviendra. Vu que des questions du public sont prises, on a droit à l'arlésienne d'un disque d'inédits. Et Denis confirme qu'il y a de la matière... même si je pense qu'il y a beaucoup d'inédits qui ont déjà été dévoilés de droite et de gauche, et que l'on retrouve aujourd'hui sur les (you)-"tubes". 

Gaspard le dernier fils de Jean-Louis est également nommé (c'est lui qui a fait découvrir Kendrick Lamar à son père et il a été également dit qu'il discutait avec son père des concerts à son retour). Cette sortie est pour lui et sa soeur l'occasion d'enfin parler (lors des pré-écoutes). Je suis heureux qu'ils le fassent, même s'ils accordent à Marie Audigier toute leur confiance pour continuer à faire vivre l’œuvre de Jean-Louis Murat. Marie indique, comme je l'ai beaucoup dit, que cela passera sans doute avec des interprètes ou le travail d'éditeur pour que la musique de Jean-Louis apparaisse dans des films et des séries et parvienne à des oreilles vierges. (Si je ne crois pas qu'on le placera dans un nouveau Stranger things comme Kate Bush, j'ai en tête Manset :  Léopoldine (Hummel) et Maxime Kerzanet ne connaissaient rien de lui, le générique d'Holly Motors a été un choc, et ils ont ensuite créé un très beau spectacle qui a été joué pendant plusieurs années partout en France).  Dernier petit commentaire : alors qu'il est question des textes de JL Murat, Marie parle de construction de chanson comme des "cartes mentales" et qu'elle ne sait pas ce qu'il a pu susciter "la pharmacienne d'Yvetot"... On a quand même quelques pistes : Annie Ernaux ou l'empathie du chanteur pour certaines fans - En plus du texte, pour l'une, un message sur un répondeur en témoigne  -. 

A ce sujet, même si certains fans sont viscéralement attachés à Jean-Louis  seulement par l'écoute de ses disques, considérant même qu'il y a là une histoire personnelle et particulière, d'autres ont des histoires plus concrètes qui les relient à lui.  Par exemple, Arthur rencontré mercredi.  Mais il me faut remonter à ma rencontre   avec  Valli lors d'un spectacle avec Chamfort en 2025 (je n'avais pas eu l'occasion d'en parler encore). Interrogé sur son lien avec Murat, elle m'a raconté une anecdote:  lors d'un concert sur Inter (2019), un salarié d'Inter était venu avec sa fille qui souffre d'un handicap, et elle se rappelle que Jean-Louis avait tout de suite compris, avait pris sous son aile l'enfant et avait été adorable avec elle.  Et bien, cette enfant devenue grande était là mercredi, très émue à l'écoute du disque... et son papa nous a répété l'anecdote en nous montrant des photos de ce moment.   Bon, ceci aurait pu figurer dans mon compte-rendu futur de la soirée mercredi, mais soit. On cause, on cause et on déborde.

Un article du site 7 jours à Clermont est aussi disponible mais qui reprend les infos données sur France Inter. 

 

 

2)  Vu que le camarade Jean-Charles n'a pas pu se libérer pour la Coopérative, j'ai joué le pompier de service pour parler du disque sur les ondes de Radio Totem pour sa sortie (deux montages différents pour les journaux du Puy-de-Dôme du matin le 22 mai).  Une retranscription est sur le site:

https://www.radiototem.net/tour-de-france-2022-l-album-qui-redonne-vie-a-jean-louis-murat

Tour de France 2022 (Cinq7/Wagram) sort ce 22 mai 2026

Tour de France 2022 a été enregistré durant la dernière tournée de l‘artiste auvergnat. 14 titres sélectionnés au gré des concerts, figurent sur cet album, dont un inédit « Hello You » déjà sorti en single ce printemps. Toutes les dates avaient été méticuleusement enregistrées et Murat et ses complices ont eu le choix du roi pour en garder les meilleurs morceaux.  Jean-Louis Murat s’était produit une bonne partie de cette tournée en quatuor, accompagné de deux compagnons de longue date :  Fred Jimenez qui a aussi été bassiste de Johnny Hallyday, et Denis Clavaizolle, fidèle des premiers succès (mais pas seulement) et à qui on doit notamment les synthés de l’album Cheyenne Autumn (1989) ou du Col de la Croix-Morand (1991). Il faut y ajouter son propre fils à la batterie, Yann Clavaizolle. Rien que ce line-up représente un beau symbole de quasiment toute la carrière de l’artiste auvergnat. Et tous ont plusieurs fois répété le bonheur qu’ils avaient eu à jouer ensemble sur scène lors de cette tournée.

"Ce live met vraiment le tempo à l'honneur"

  Pierre V. est le fondateur du blog de référence « Surjeanlouismurat.com ». Il se réjouit de la sortie de ce disque : « c’est chouette et important d’avoir une trace discographique de cette dernière tournée ».  Lui qui a assisté à plusieurs dates (7, quand on aime, on ne compte pas) , a aussi eu le privilège d’entendre ce disque en avant-première. Premier verdict, il est fidèle à ce qu’il a vu sur scène. C’est à dire un set rythmé : « Jean-Louis parlait beaucoup de sa règle des 3T : tonalité, tempo et « tructure » pour la petite blague…  Ce live met vraiment à l'honneur le tempo et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie chez Murat… Même si effectivement il ne fait pas de la musique forcément très dansante ».

Ses derniers albums, davantage tournés vers l’électro et la soul, avaient fait mentir cette image. « Pour les gens qui ne le connaissent pas, on a effectivement un peu cette image de musique dépressive, etc…  mais il y a quand même toujours pour moi, même dans les morceaux un peu plus lents, quelque chose qui donne envie de taper du pied. Et là, on met vraiment à l'honneur aussi ce côté groove des titres du dernier album (La Vraie Vie de Buck John), mais aussi des précédents, Il Francese, Baby Love… Des titres très influencés par la musique américaine, soul, black... »

Murat le guitar hero 

Au-delà de la joie qu’ont eu les quatre compères de tourner ensemble, il y avait aussi le sentiment de livrer peut-être les meilleures versions du répertoire de Murat interprété sur scène.

Pour Pierre V., cette tournée (et ce disque) ont effectivement plusieurs forces : « déjà, le clavier. C'est vrai que par rapport à pas mal de tournées où ils ont tourné à 3,  la fameuse formule du power trio, avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud notamment (sur une bonne partie des tournées de l’artiste à partir de 2002), ça offre aussi une richesse d'orchestration.

Les claviers de Denis, mais aussi la basse de Fred Jimenez, ça permet aussi à Jean-Louis de se concentrer sur son interprétation, son jeu de guitare…. Et toute personne qui a vu Murat sur scène, sait que c’est un de ses atouts. «  C'est quand même presque un guitar hero pour nous qui l'avons beaucoup vu jouer »…

On retrouve aussi le Murat plus lent, davantage interprète, que certains apprécient plus. « Aux sessions de découvertes de l’album (organisées ces derniers jours à Rouen, à la Coopé de Mai à Clermont-Ferrand et à Paris) , les yeux étaient humides à l’écoute de certains titres comme La Pharmacienne d’Yvetot, Frankie, le Chemin des Poneys »…

Et puis il y a les chœurs, masculins forcément, « ce qui n’est pas sans rappeler l’album Grand Lièvre, ils avaient fait parler à l’époque «  (2011). Ils sont très importants dans ces versions et font partie de la soul music. C’est une petite richesse supplémentaire sur ce disque …».

 

Comme d'habitude, je ne suis pas particulièrement satisfait de mes propos, mis à part le fait que je parle de la musique, et pas des textes qui sont souvent mis en avant ! C'est bien que cette sortie de disque en soit l'occasion... avant que le recueil que j'ai annoncé depuis plusieurs semaines sorte (on a appris que c'est Eric Reinhardt, annoncé comme postfacier, qui en est le maître  d’œuvre). 

Podcast pour le journal de 8 heures (passage en fin du journal)

 

3)  Au moment de réaliser la pochette, le seul matériel disponible sur la tournée était des vidéos de la fille de Denis Clavaizolle, mais l'objet est quand même plutôt réussi, sous la houlette de Frank Loriou. Le  livret qui est collé donne une petite touche d'originalité à l'objet. Il y figure,  outre un mot de Denis, c'est une petite surprise de découvrir un mot de Laure Desbruères. Au-delà des remerciements de circonstance, il s'agit de clôturer l'histoire de Scarlett qui "devait" contractuellement encore un album à Cinq7. Le texte qu'elle a publié hier sur les réseaux est un peu plus personnel et touchant, le voici :

 

Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux ! Il est comme tu le voulais avec Denis, avec ton titre. On s’est battu, Denis le premier et tu peux le féliciter tu sais ! On s’est battu vaillamment et mes premières pensées vont à Guillaume Depagne parce que ça n’a jamais été aussi difficile (et je n’oublierai pas cet été 2025), aux enfants, à mes proches qui supportent hélas tout ça au quotidien, et à Marie Audigier qui a pris le relais et qui est si courageuse...
Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : « Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas ». Tu sortais exsangue de la tournée Vénus... Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : « Je fais des disques pour aller sur scène ! » Travailler avec toi, c’était accepter les contradictions, les coups de gueule, les abandons intempestifs mais surtout la créativité débordante, l’adaptation, la précision maniaque, la patience de l’artisan. Je n’ai fait que servir au mieux cette intelligence-là et Scarlett Productions Éditions, créé par Marie en 1991, était notre outil pour t’aider à construire cette œuvre monumentale, une petite production indépendante, dans laquelle beaucoup se sont investis et je tenais à les remercier avec ce court générique de fin dans le livret de ce live.
Il y a des oublis forcément, mais qu’importe, il fallait le souligner car tu savais prendre soin de tous ces gens qui t'entouraient, tu savais, toi, que sortir des disques est un travail d’équipe.
Une équipe qui se retrouve derrière ce Tour de France, le dernier disque de Scarlett Productions. Un disque qui est désormais à vous…

 

4 ) Petit article du Figaro, petit car il ne s'agit pas vraiment d'une  chronique du disque: 

Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

 5)  Et voilà justement deux vraies chroniques :

 

- Pierre ANDRIEU, l'auteur du livre Les jours du jaguar sur concertandco. A LIRE ICI

Extrait : [...] Ce qui frappe à l'écoute du disque, c'est que les versions que l'on y découvre s'éloignent de celles dévoilées devant nous à l'époque. Clairement, Murat n'avait pas oublié sa bonne habitude de changer sa proposition artistique quasiment chaque soir. Cela dit, à l'exception de la très bonne adaptation de "L'arc en ciel" d'Adriano Celentano (qui ne figure pas sur le disque à cause du refus des ayants droits de l'artiste italien), on retrouve un concert classieux conforme à ce que l'on garde en mémoire. Avec de nombreux extraits de La vraie vie de Buck John, souvent supérieurs à leurs versions studio, des titres figurant sur des disques récents, Baby Love et Il Francese, un retour gagnant vers Taormina et Morituri, sans oublier un superbe inédit à double détente, "Hello You". Sur cette perle qui comporte deux (très bonnes) chansons en une seule, on retrouve deux des visages de l'Auvergnat : le songwriter ténébreux poétisant en piano voix, puis le crooner posant ses mots doux sur des instrumentations plus rythmées. On peut retrouver tout cela sur les meilleurs titres de Tour de France 2022 : "La pharmacienne d'Yvetot" (avec son piano enjôleur et son texte à tomber à la renverse), "Frankie" (même tonalité, avec l'ajout d'une guitare à la Neil Young & Crazy Horse), "Taormina" et "Le chemin des poneys" (un duo de titres aux atmosphères plus folk rock, absolument géniaux) ou encore "Ciné Vox" et "La princesse of the cool", ruisselants de sensualité. Et puis le très en jambes JLM enclenche un gros braquet et se lance dans des boogie rock de nature à faire taper du pied ses fans : "Jean Bizarre", "Où Géronimo rêvait", "Montboudif", "Ma babe" ou encore "Battlefield", entre autres. Moins subtil, peut-être, mais tout aussi réjouissant, car Murat n'oublie pas de chanter divinement sur chaque titre. Très à l'aise à ces altitudes peu fréquentées, l'homme semble prendre un pied pas possible au micro, et ses fréquents changements de tempo provoquent des émotions en forme de montagnes russes. Jean-Louis Murat, avant d'être accueilli à bras ouverts par les paysages arvernes qu'il affectionnait tant, avait donc pris soin d'effectuer une dernière série d'étapes victorieuses, dont ce live est un magistral témoignage [...].

 

- Et sur BENZINE, par Jérôme Barbarossa: A LIRE ICI   "un live incendiaire…"

Extrait :  

"[ longue introduction et retour sur la période 2023-2026...]   Le son est cristallin, et, ce qui frappe, c’est que Murat chante particulièrement bien, et de manière si… vivante.

2018 12 10 Jean-Louis Murat Café de la Danse (12)
Jean-Louis Murat au Café de la Danse en 2018 – Photo : ED

Titré Tour de France 2022 en clin d’œil à la passion de JLM pour le cyclisme et la course hexagonale, l’album reflète les setlists de cette tournée, soit un corps d’une quinzaine de chansons utilisées au total. La track-list propose 13 chansons, dont 6 des 12 chansons du dernier album, et un choix parcimonieux dans cette discographie pléthorique piochant dans les tentations italiennes Ciné-Vox (extrait d’Il Francese) et Taormina dans l’album éponyme, ou encore dans les albums récents, Frankie et La pharmacienne d’Yvetot (sur le magnifique Morituri, à redécouvrir), La princesse of the cool et Montboudif (sur le mésestimé Baby Love, album durant le confinement).

Principal cadeau pour les fans, un inédit, Hello You, qui était effectivement joué quasi systématiquement sur cette tournée, et qu’on ne peut écouter aujourd’hui sans être troublé par cette lancinante introduction sur une discrète mélodie piano – guitare : « Je pense à l’envolée / Mais où est-il, mais où est-il ? / Dis, où t’es-tu caché ? / Mais où est-il, mais où est-il / Mais… / Quelque part, dans le bleu des forêts / Mais où est-il ? / Quelque endroit dans la fleur de mai / Mais où est-il / Mais… » Cet inédit s’envole ensuite dans un groove rudimentaire et efficace, qu’il partage avec la plupart des titres ici. Difficile de ne pas être remué par ces versions entraînantes, vivantes, souvent rallongées, des chansons sélectionnées ici. Avec un son d’une clarté intense, le plaisir du jeu de ce quatuor complice — avec les « anciens » Denis Clavaizolle et Fred Jimenez à la basse, renforcés par Yann Clavaizolle, « fils de », à la batterie — transpire de partout, favorisé par le choix éditorial de proposer les « meilleures » versions choisies.

Au global, alors qu’il ne s’agit pas a priori de « très grandes chansons », sauf Taormina, ce choix permet de vérifier la capacité de Murat et de son groupe à transcender ce type de morceaux, en théorie pas inoubliables sur les albums. Car « le Brennoï » a toujours fait ce qu’il voulait sur scène, et ce n’est pas à 72 ans que cela allait changer. Seules réserves, malgré tout, on a toujours un peu de mal à adhérer à Jean Bizarre et La princesse of the cool, qui ouvrent le recueil, que l’on trouve toujours poussives et un peu dans l’auto-caricature muratienne, ou Ma Babe, qui nous semble rester anecdotique, et confirmer que leur auteur n’est pas à son meilleur dans l’usage d’un sabir franglais. Mais comment ne pas s’abandonner aux versions dantesques de Taormina, Où Geronimo rêvait, Chacun sa façon, Battlefield et Frankie, cette dernière étant à notre avis le sommet de cette collection, avec ce piano se mariant parfaitement aux arpèges et aux chœurs des hommes en fusion ? Là, aux confins du rythm’n’blues, du folk et de la soul de ce sud américain si fantasmé, Murat, haletant, embrasé vivant, donne le meilleur de lui-même, même s’il n’a pas toujours été compris par son public dans ses choix pour la scène, aussi bien pour les arrangements que pour les setlists. Et c’est tant mieux, c’est aussi pour cela qu’on l’aimait. Qu’on l’aime.

J'aurais  mentionner "le chemin des poneys" dans les grandes chansons, surtout dans cette version live.

J'en arrête là même si d'autres choses sont arrivées... 

N'HESITEZ PAS A PARTAGER VOTRE AVIS  SUR LE DISQUE en commentaire! 

Je vais maintenant  voir pour restituer la fin d'après midi parisienne le 20/05... 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #2026 Tour de France 2022

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Publié le 20 Mai 2026

Avant de prendre le train pour la session d'écoute sur Paris à 17h30, voici la première chronique de Marion Guilbaud sur Inter avec en exclusivité un large extrait de l'inédit "hello you".... qui vient également de sortir sur toutes les plateformes (par exemple deezer) !! 

C'est une belle chronique notamment via les extraits choisis par Marion dont l'intérêt pour Murat s'était déjà fait connaître sur l'émission "Côté club" notamment. 

Si vous étiez à la Coopérative de Mai hier ou à Rouen, n'hésitez pas à nous raconter ! 

la Montagne: 

Message de Pierre Jean:

Salut,

Suite à la suggestion que tu as faite sur ton blog :

La soirée à la Coopérative valait surtout par les témoignages des invités. Écoute de 4 morceaux seulement, Taormina (le moins convaincant à mon goût), La pharmacienne d’Yvetot, Frankie, Hello you. Cet inédit est pêchu et au carrefour de diverses voies empruntées par JL dans son parcours.

Sur l’estrade Denis, extrêmement ému au début, Laure, Gaspard, le gars de la Coopé, un de Cinq7 Wagram, d’autres dont j’ai pas retenu l’identité. 

Puis Matt, Jérôme, Morgane, les Elysan Fields, un Ranchero (batteur [S. Mikaelian]). Alain n’a pas voulu se joindre à eux. La fille d’Elysan Fields est semble bien "perchée" mais Laure a dit qu’elle avait pas mal de points communs avec JL. Son acolyte a dit que JL était un des hommes les plus sensibles qu’il ait jamais rencontré, et qu’il y avait aussi une agressivité palpable en lui. D’ailleurs il avait giflé un tourneur - ou un gazier de maison de disques. En parlant de gazier, un soir à de concert à Vichy il faisait froid dans la salle, JL a demandé s’ils n’avaient pas le gaz à Vichy…

Bon, les témoignages les plus  intéressants c’était ceux de Denis et de Laure, bien sûr. Même si les lecteurs de ton blog, Pierrot, n’auront rien appris de nouveau ! JL voulait ce disque live de la tournée 2022, dont il était content. Mais il aurait aimé un disque live quasiment après chaque tournée ! Il voyait Gaspard entre les dates et lui disait chaque fois qu’ils s’étaient améliorés depuis les concerts précédents. Laure semblait impliquée ce qui m’a étonné. Denis a répondu aux questions, depuis Cheyenne et Col de la Croix-Morand jusqu’à Tour de France. Impossible de savoir quels soirs ont été enregistrés les 14 titres, Denis a perdu le papier. Au moins 12 concerts différents en tout cas, dont celui de Lyon. 

Ont aussi été évoqués les souvenirs à la Coopé, les concerts caritatifs, et les Rancheros avec surtout des sous-entendus…

Un guitariste de rock reconnu (ayant joué avec les Blues Brothers ??) a félicité JL pour la qualité de son jeu de guitare, ça l’avait profondément réjoui. [Steve Crooper]

Laure a dit que JL tenait un journal intime et que celui-ci est maintenant propriété de ses trois enfants. Elle a remercié Denis et aussi le public qui était si important pour JL (triste quand les salles n’étaient pas pleines). 

Moi une fois de plus j’ai constaté que Denis était d’une importance capitale dans l’œuvre de JL.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 10 Mai 2026

 

Un petit mot de restitution sur la soirée de mercredi m'est parvenu et j'ai hélas appris le lendemain que ca avait été diffusé en direct (désolé de ne pas l'avoir annoncé).. mais bonne nouvelle, la vidéo reste disponible.

Voici le petit compte-rendu: 

 

 

Nous étions si nombreux ce mercredi soir, lovely hearts, cœurs battants : une salle comble pour Jean-Louis Murat, et la joie d’entendre ses silences attentifs, ses rires à la lecture des interviews (et aux apartés de JP Nataf !) son enthousiasme.

Emotion devant cette unité sur scène, où chacun fait entendre sa voix singulière, mais aussi où nombre de morceaux sont partagés – les rappels notamment, « Nus dans la crevasse », « Le lien défait » sont magnifiques. Si éloquents, le regard de Nesles écoutant ses camarades, son sourire quand ils sont acclamés.

          Surprise, et plaisir fou d’avoir l’impression de redécouvrir un répertoire qu’on croyait connaître par cœur, avec une set list qui mêle les tubes joliment réarrangés (superbe « Si je devais manquer de toi » par JP Nataf, « L’amour qui passe », « L’au-delà », « Le mont sans souci », « Foule romaine »…) aux chansons moins souvent portées sur scène (Très émouvant « Dans la direction du Crest », « Oiseau de paradis », « Et le désert avance » magnifique en ouverture…)

           Plaisir aussi d’entendre la voix de Murat par celle d’Olivier Bas – initiateur du projet, rappelle Nesles - qui lit une sélection d’interviews [sourcées]. Rapport au paysage - aux oiseaux, aux rivières - à la création, à son image, aux femmes : on y retrouve son humour et ses piques, mais aussi sa curiosité, sa capacité à admirer (avec un éloge du rap), et son sens des images, lorsqu’il dit par exemple qu’il voudrait que ses chansons vieillissent comme des meubles anciens, ou qu’il connaît tous les oiseaux par leur prénom.

           Joie d’étirer ces moments en revenant devant le bar sur tout ce qui était si beau… Et « Accueille-moi paysage » … Et « Le troupeau »… « Le Pont Mirabeau »… Et même les sons qui nous ont accueillis en entrant dans la salle, entre les chants d’oiseaux chers à Murat et les jeux sonores de Nesles dans ses derniers concerts.

            Immense gratitude pour ce désir si visible et généreux de faire vivre cette œuvre que l’on sent tellement vibrante en chacun. Pour nourrir ainsi notre admiration et nous faire à notre tour nous sentir si vivants et heureux.

Joie enfin de savoir que ce n’est qu’un début !

 

Merci, madame!    Olivier Bas connu pour sa fonction de jury dans La Nouvelle Star,  a connu Jean-Louis Murat à ses débuts à Virgin. Il était attaché de presse.  Ayant pris les rênes de l'émission CD d'aujourd'hui, il avait tenu à mettre Jean-Louis Murat à l'honneur dans sa première émission.

Et voilà donc la vidéo disponible sur le fb de la Manufacture chanson pour découvrir ce vrai travail de groupe, avec des orchestrations et des chœurs soignées. Tout le monde a été ravi semble-t-il. 

 

 

Edit:

Serge de Suisse a fait le déplacement:

Hello.
Je rentre de Paris et je te fais un petit compte-rendu de la soirée. Un concert très sympa, très pro et à la fois chaleureux. Des interprétations très originales de morceaux parfois très souvent joués (L'au-delà, L'amour qui passe, Au Mont Sans-Souci, Si je devais manquer de toi,...)  et d'autres plus rares (Le troupeau, Foule romaine,...). Je ne connaissais pas tous les musiciens du Murat's Lovely Hearts Club Band, comme ils se sont appelés (!). Matt Low, vu au Week-end Murat, toujours aussi timide mais très bon à la basse. JP Nataf excellent, et les autres (Armelle Pioline, Vincent Mougel, Sylvain Vanot) très compétents et tous avec l'air d'être fort contents d'être là. Bref une très belle soirée même si je me sens toujours un peu étranger à tous ces gens et un peu perdu dans un public également étranger pour moi. Un seul bémol: les interventions d'un nommé Olivier Bas qui interrompaient les musiciens pour nous répéter les interviews parfois grinçants de JLM. C'était trop long, dans un concert on préfère .... la musique!
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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Publié le 6 Mai 2026

En attendant les retours de la soirée Murat de la manufacture (avec Nesles) - on me dit déjà que  c 'était très chouette-, Voici "la chanson de Jean-Louis" en live, la chanson qui figure sur le dernier disque de la maison Tellier. Le groupe a livré un très joli set devant un public très nombreux et très chaud. C'était assez émouvant de sentir cette ferveur pour un groupe de qualité qui se dit dans la suite de Murat et de Manset. Pour "la chanson de Jean-Louis", l'écoute a vraiment été très belle, j'ai vu beaucoup de personnes sortir leur téléphone alors que la voix de Jean-Louis débutait le morceau.

Un peu plus tard, Helmut le chanteur a expliqué qu'il avait enregistré le morceau en extérieur, avec un autre, en s'inspirant d'Higelin (à Hérouville, sous son parasol)... Petit clin d'oeil à Michel Zacha, qui se dépatouilla avec ça pour sortir un disque, en bon sorcier du Son ( c' est Higelin qui le dit)... et enregistra ensuite Murat en 82...

Helmut sera à Rouen le 19 mai pour l'écoute du disque "Tour de France 2022".,.. Il restait encore des places pour cette semaine. Il est possible qu'il soit accompagné par un autre membre du groupe aux multiples talents... 

Retrouvez cet excellent groupe dans toute la France, et à Clermont à l.'automne (20/11)... et quelques autres villes qui ont  vu JEAN-Louis lors de sa dernière tournée (Oignies, Allonnes...). Dates et billets:

https://lamaisontellierofficiel.fr/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 24 Avril 2026

Après l'annonce de la soirée parisienne du 6 mai (complet), du disque live, des trois avant-premières, et du livre recueil des textes chez Seguers (cf article précédent, on le trouve maintenant en précommande, avec deux informations nouvelles: un  titre Une orgie de sainteté et Y. HAENEL en signe la préface!),   voici encore une actualité bien sympathique :

 Saint-Malo et la Route du Rock rendront hommage à Jean-Louis  du 18/07 au 16/08, et son visage ornera la Tour Bidouane sur les remparts. La destination "Saint-Malo Baie du Mont Saint-Michel", c'est  2,8 millions de nuitées touristiques et autant de visiteurs à la journée (sur le 1/07 au 15/08/2025), autour de 30 000 festivaliers, et vu la crise pétrolière, les Français devraient y être nombreux en 2026 : autant vous dire que cela peut offrir une visibilité remarquable. La tour Bidouane, sur une avancée face à l'océan, est un lieu d'exposition de la mairie de St-Malo, je me rappelle y être entré lors d'une visite de la ville. 

Ah voilà, j'y avais vu des photos sélectionnées par Daho! C'était en 2018

Ah, mon dieu, "fais comme Daho!", c'est  une malédiction !  

 

Ce sont les photos de Frank Loriou qui seront exposées sur les trois étages. Son Photorama continue plus que jamais son tour de France. Frank a travaillé à ce projet avec le festival de la Route du Rock (Marie Audigier a donné un coup de pouce final).  

Les infos officielles ici   :

"Tous les jours de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00

Photographies de Frank Loriou

Figure singulière de la chanson française, chanteur, poète et artisan d’une pop érudite et exigeante, Jean-Louis Murat nous a quittés brutalement le 25 mai 2023. Son œuvre, souvent comparée à celle de Neil Young ou Bob Dylan, est profondément ancrée dans les paysages de son Auvergne natale et suscite l’admiration par sa liberté, son intensité, sa sensualité et son indépendance artistique. L’insaisissable Jean-Louis Murat laisse aussi derrière lui son mystère. Tour à tour charmeur, espiègle, provocateur, l’artiste aimait brouiller les pistes et déconcerter, parfois, jusqu’aux plus ardents de ses fidèles.

Le photographe et graphiste breton Frank Loriou, né à Lannion en 1966, a entretenu avec le chanteur auvergnat un lien privilégié durant vingt années. Auteur de plus de 300 pochettes d’albums et de photographies pour d’innombrables artistes de la scène française, il a aussi été, longtemps, le seul photographe autorisé par l’artiste. Celui-ci le convoquait régulièrement pour se livrer à son objectif, et ils ont réalisé ensemble neuf pochettes d’albums et plusieurs séries de photos argentiques. Des sessions intenses et pittoresques, au cours desquelles le photographe attendait parfois trois jours les quelques minutes que l’artiste voudrait bien lui consacrer, en général d’Empire au milieu des vaches, en chemise mais sans pantalon, assis à la table de la maison de son voisin Émile, à la cave, au grenier, à vélo, sur la paille ou cueillant des groseilles.

Frank Loriou dévoile aujourd’hui ce trésor d’images inédites et le récit exclusif de leur intense collaboration dans le livre hommage : « Jean-Louis Murat – Photorama » (Le Boulon, 2025), ainsi que dans une grande exposition présentée à la Tour Bidouane de Saint-Malo du 18 juillet au 16 août 2026, dans le cadre du festival La Route du Rock, dont les liens avec le chanteur auvergnat sont historiques".

Il sera possible d'y croiser parfois Frank (vernissage, pendant le festival...) et il a tenu à ce que les visiteurs puissent entendre les chansons de Murat.  Ps: vous pouvez le contacter si vous êtes intéressé pour recevoir l'exposition.

 

Voici ce que le Festival avait publié lors du décès du chanteur :

Adieu Jean-Louis. Tu fais partie de notre histoire (programmé en 1994 et 2002). Tu n’avais pas hésité à nous aider à nettoyer le site du Fort de Saint-Père lors de l’apocalypse météo d’août 2002. Nous t'avions croisé par hasard dans le public, tranquillement assis avant le concert de PJ Harvey en 1998, qui te donna envie d'écrire cette magnifique chanson "Polly Jean", puis recroisé plus récemment à La Nouvelle Vague en 2015. Tu avais été charmant, comme toujours avec nous. Tu étais humble, gentil et sans doute trop sensible pour un monde qui t’écorchait. 🖤 (article recueil des hommages)

 

Oui, heureux et humble, car avec Laure il a été fidèle durant de nombreuses années à "son festival préféré", et payait sa place. C'est avec une grande surprise que les organisateurs le croisent devant PJ Harvey, et se retrouvent au moment de faire les comptes avec un chèque signé Jean-Louis Bergheaud... qu'ils ont gardé en souvenir il me semble!

En 1994, Jean-Louis était parfaitement heureux après son premier passage :

Deuxième passage en 2002: 

Mais son histoire avec  st-Malo ne se résume pas au Festival. Il y a fait deux autres concerts :

Concert 2010:  https://www.surjeanlouismurat.com/article-compte-rendu-st-malo-47092799.html

En 2015, il fait une résidence pour préparer sa tournée (salle de la Nouvelle Vague).  St-Malo magazine en garde une trace dans son numéro 125 :  

 

 - En 2002, dans le festival,  il joue avec son groupe et fait également une prestation avec le projet TRASH PALACE (Maculée conception) un peu plus tard au cours de la même soirée : 

Extrait de Trash Palace (avec Brian Molko, Asia Argento) : sur son trône, puis dans une prestation explosive, vers la 10e minute, sous les clameurs du public :

 

Il figure sur une compilation "la route du rock" cette année-là avec l'Au-delà 

 

Pour rappel : Frank Loriou et son livre Photorama : on en parlait ici

 

LE CLICHE EN PLUS

Puisque j'y suis, je vous mets en sus des photos de ma visite de la Tour Bidouane de 2008 : Aline (Romain Gueret), Jean Felzine et Dominique A... (non Daho n'avait pas sélectionné Jean-Louis Murat dans son panthéon de la Française Pop).

Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été

 

Mais... mais quand même, on ne va pas se quitter sans s'écouter "Polly jean" !  Version live de Jean-Louis Murat avec Camille en 2000, et une reprise par Bertrand Louis...  Saint-Malo, la mer, les corsaires, les marins, les rochers, ça peut être votre programme de l'été... mais PJ n'a pas de dates prévues ! 

LE BONUS EN PLUS

Et puisque c'est vendredi, et qu'on a entendu Camille, et que l'amour est passé à St-Malo...  J'ai retrouvé cette vidéo (je ne sais plus son origine) et je l'ai remise en ligne. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 4 Avril 2026

bonjour,

Dans la petite salle (toute petite) de la Manufacture chanson, à Paris,  des camarades musiciens bien connus ici chanteront du Murat.

Nesles: compte-rendu de concert

Armelle Pioline: interview 

Silvain Vanot, présent sur Aura aime Murat, et  notamment qui a été interviewé par Matthieu

et Matthieu Geghre, dont on a parlé avec Alain Klingler

et on ne présente plus JP Nataf et Matt Low...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 3 Avril 2026

En attendant l'"ORCIVAL" de Florent Marchet,  voici donc la chanson dont on a déjà parlé ici, celle de LA MAISON TELLIER (mince, j'ai encore failli écrire la famille Tellier -avec les deux frères Tellier,  mais Famille Bélier et Maison Tellier, maison Tellier et famille Belier...). 

 

 

Elle figure sur le disque la Timidité des arbres sortie ce jour.   "Pour cette nouvelle galette le groupe est allé puiser dans ses nombreuses références Folk, de Shane MacGowan (The Pogues) aux chansons de Jean-Louis Murat à Enio Morricone en passant par le mariachi mexicain qu'on retrouve sur le single Love Again"  nous dit tendance ouest

Le très CALEXICOcien single  LOVE AGAIN: 

Et on peut maintenant s'interroger sur le fait que les artistes se sentent plus d'écrire une chanson sur Jean-Louis que de proposer une reprise, de faire sienne sur un disque une chanson... Ce qui est quand même le plus bel hommage. J'attends celui qui pourra faire un petit tube dans cet exercice! 

 

En attendant, on va voir ce que le disque de nouveau MANSET nous propose... les critiques sont nombreuses et pas mauvaises... mais c'est avec le disque de Bonnie Prince Billy qu'est convoqué JLM par la rédaction de Sud Ouest : "L'inoublié JLM avait un petit frère aux Etats-unis. Même inspiration prolifique, même goût de la production maison, même carpe diem."

 

Le batteur de la Maison Tellier, avec Christophe Pie et Stéphane Reynaud par bibi un soir de Koloko  Il y a 10 ans...  

Encore une chanson hommage (la Maison Tellier)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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