"une orgie de sainteté", Chroniques et promo Florent Marchet et des liens en plus
Publié le 4 Octobre 2026
bonsoir,
- On commence par la promo d' "Une orgie de sainteté". Les fidèles sont là: Sam Olivier dans Francofans. PS : Francofans a failli périr, soutenez-les pour faire vivre un magazine important pour la musique française. C'est par ici: https://www.accfa.fr/
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Et Pascale Clark a conseillé le recueil sur la RTBF très rapidement: (dans quel monde, on vit du 25/09). La séquence:
Début septembre, c'était Yannick HAENEL qui était dans la même émission. Il est question de la séquence du film de Tarkovski dont il parle dans son livre et dans la préface du recueil. IL cite Jean-Louis à 10 minutes à propos des phrases qu'il peut murmurer, comme des mantras, puis, un peu plus loin, Murat fait partie de ses choix musicaux.
- Encore dans l'actu: L'activisme de F. Loriou avec la rencontre/concert avec JP NATAF à la Manufacture le 6/10. Article dans l'Aisne (29/09)
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Autre rendez-vous à l'automne : au Chant du Suc, à Yssingeaux avec JP NATAF, le 21 novembre de 20h30 à 21h25
2) Florent Marchet, et son titre "ORCIVAL" (ce n'est pas systématiquement évoqué dans les interviews et articles) mais:
Dans Ouest-France (27/09), Michel Troadec, le très fidèle, parle en premier lieu de la dernière chanson du disque "MOBIL HOME":
Quoi de mieux qu’une chanson pour rendre hommage à un chanteur disparu… Comme une surprise, à la fin d’un disque. « Dans la mélancolie / Et les mots qui détonnent / Dans les herbes jaunies / De nos Cheyennes automnes / Dans la roche pelée / Col de la Croix-Morand / Les prairies de genêts / Les yeux de tes enfants… » interprète ainsi Florent Marchet.
Cela s’appelle « Orcival », comme la commune d’Auvergne où vivait… Jean-Louis Murat. Avec, en écho, la jolie voix de la Clermontoise Morgane Imbeaud. Un bel hommage.
En chanson, les plumes littéraires se font rares, surtout quand elles savent aussi bien faire sonner notre langue. Florent Marchet est de ceux-là. Et ce n’est même pas parce que, depuis 2020, le natif de Bourges est aussi écrivain. Tous ses albums, depuis « Gargilesse » en 2004, ont cette fibre. Dans le précédent, « Garden Party » (2022), en partant de situations vécues de près ou de loin, il racontait avec précision des histoires de famille, de couples…
Sur justmusic: à lire en intégralité là 28/09/2026
JustMusic.fr : Peux-tu me présenter « Orcival », ton duo avec Morgane Imbeaud ?
Florent Marchet : Morgane et moi, on se connaît depuis longtemps, depuis l’époque de Cocoon, et on avait aussi des amis en commun. On s’est malheureusement retrouvés lors des obsèques de Jean-Louis Murat, à Orcival. C’est quelqu’un que j’appréciais déjà beaucoup, je savais qu’elle avait un talent fou, mais je ne la connaissais pas encore très bien humainement. Depuis, elle est vraiment devenue une amie.
Avant d’enregistrer un disque, j’ai pris l’habitude de jouer les morceaux devant un petit public. C’est la deuxième fois que je fais ça. Je cherche des endroits assez confidentiels, où les gens ne vont pas forcément filmer. J’ai notamment organisé des concerts chez l’habitant.
Lors de l’une de ces soirées près de Clermont-Ferrand, j’ai joué tous les morceaux du disque devant une centaine de personnes. J’ai demandé à Morgane : « J’ai une chanson sur Jean-Louis, est-ce que ça te dirait qu’on la chante ensemble ce soir ? » Tout était permis, c’était vraiment une sorte de laboratoire.
Elle a écouté la chanson, elle lui a beaucoup plu et on l’a interprétée ensemble. Là, ça a été une évidence. Nos deux voix fonctionnaient très bien et je me suis dit qu’il fallait qu’elle soit sur le disque.
Je me méfie toujours un peu des duos avec des chanteuses parce que ma tessiture n’est pas très facile à associer. Je n’ai pas une voix extrêmement grave ni extrêmement aiguë, donc il faut quelqu’un avec une grande étendue vocale pour pouvoir s’adapter. Morgane peut le faire, comme P.R2B avec qui j’avais déjà chanté. Ce sont de grandes chanteuses.
Parfois, j’aimerais chanter avec certaines artistes que j’adore, mais les deux voix ne fonctionnent tout simplement pas ensemble : soit je dois chanter à la cave, soit au grenier ! Avec Morgane, en revanche, tout a été très naturel.
Et puis, j’étais heureux de partager cette chanson avec elle parce qu’elle a aussi une longue histoire avec Jean-Louis Murat, auprès duquel elle a chanté pendant des années. Tout faisait sens.
Je n’avais pas décidé qu’il fallait absolument un duo sur ce disque. Au contraire, je n’en voulais pas forcément. Mais là, ça s’est imposé comme une évidence. C’est notre histoire, et je trouve que c’est bien comme ça.
Il reste de la place pour le premier concert de la tournée à Grenoble, avec Matt Low en première partie. J'y serai!
UN MURATIEN EN PLUS
Alerté par une mention de JLM dans un article, je vois qu'un muratien ("il a vu Murat 172 fois sur scène" peut-on lire quelque part) sort un recueil de poésie. Il s'agit de Christophe Esnault (sans rapport avec les Esnault de la Bourboule a priori). Et je lis chez l'éditeur qu'on croise bien Jean-Louis Murat dans le livre:
Le concept du recueil est simple : chaque poème s’ouvre comme une bouteille — étiquette, millésime, lieu — puis dévie. Ce qui se verse alors, ce sont des fragments de vie : amitiés, amours, corps, lectures, deuils, désirs, ratages. Une existence traversée par l’obsession de vivre, et par la conscience aiguë de ce qui échappe. Entre ivresse et lucidité, le texte avance par éclats : scènes, adresses, souvenirs, visions. La langue est directe, heurtée, traversée de poésie et de brutalité, capable d’embrasser aussi bien la joie que l’effondrement. On croise Philippe Léotard, Marguerite Duras, Nan Goldin, Malcolm Lowry, Iggy Pop, Bukowski, Toulouse-Lautrec, Villon, Jean-Louis Murat et beaucoup d’autres. Si le vin ne te rend pas génial, essaye une autre bouteille est un livre sur l’intensité — celle que l’on cherche, que l’on rate, que l’on recommence. Un livre sur ce qui reste, malgré tout, quand on continue d’écrire, d’aimer, et de tenir debout.
72 pages | Broché | ISBN : 978-2-491517-77-9|
Æthalidès | Collection « Le Zeste bleu»| Parution 24/9/26
Chronique (et une autre sur actualitte: "Sa bibliothèque accompagne ce mouvement. Bukowski, Duras, Jean-Pierre Martinet, Iggy Pop, Jean-Louis Murat, Allain Leprest, Thomas Vinterberg ou Leonard Cohen passent dans les pages moins comme références savantes que comme convives supplémentaires." ) et un touchant portrait en reportage vidéo
LA CHRONIQUE ANACHRONIQUE EN PLUS
ou pas... puisque DOLORES a 30 ans tout juste... (et le manteau de pluie 35 ans).
Signé par Calisto Dobson sur le site singulars
UN ARTICLE EN PLUS DANS UN JOURNAL QU'IL EST BON Y A MEME LA NAUSEE ET LES MAINS SALES
Valeurs Actuelles (site web)
Culture, vendredi 28 août 2026 596 mots
Culture : Gérard Manset et Jean-Louis Murat, deux albums comme deux invitations à la mélancolie
Parus en même temps, les deux derniers albums de Gérard Manset et Jean-Louis Murat négocient avec le temps qui passe.
Au seuil du grand âge, Gérard Manset avance sur sa « route de terre » devant un public plutôt nombreux pour quelqu'un qui n'a jamais fait de concerts et n'est pas revenu à la télévision depuis quelques play-back à la fin des années 1970. Son cadet, Jean-Louis Murat, passé brutalement de l'autre côté en mai 2023, était, lui, une bête de scène.
La coïncidence de parution de leurs derniers CD, un album studio et un live posthume, suggère un rapprochement entre deux artistes complets qui ne se fréquentaient pas, s'observaient de loin comme deux jaguars autour de la même proie, la chanson pop-rock-folk, chacun nourri à la musique anglo-saxonne et cependant fidèles à la langue française. Parce qu'ils ont pas mal de choses en commun, au-delà de la reprise d'Entrez dans le rêve de l'aîné par le cadet : une mise à distance de la mode, une manière d'exiger des paroles et musiques autre chose que le pur divertissement, et des fans qui sont souvent les mêmes.
Manset fait tout. Il compose beaucoup pour lui et un peu pour les autres, dont l'ultime Bashung. Il écrit, des bouquins aussi, il a commencé par la peinture, il a beaucoup photographié « le reflet d'un monde qui a disparu ». Il enregistre avec les mêmes complices, il orchestre, bricole à la console comme un artisan de l'époque psychédélique des Beatles. Il a bien eu autrefois un ou deux succès de variétés, Il voyage en solitaire, le Marin'bar, mais l'essentiel est ailleurs. Dans l'espace noir de la Mort d'Orion (1970), dans les « voyages solitaires » au Royaume de Siam (1979), sur la Voie royale dans le Cambodge de Malraux et « dans la jungle pire encore » de l'Enfant soldat (2006).
Photo méditative sur la pochette, signée Manset évidemment, l'album Je ne veux pas serait son 25 ou 26e, on se perd dans les rééditions. C'est son meilleur depuis Manitoba ne répond plus, il y a presque vingt ans. Alternant des prises plus ou moins récentes, il ne maquille pas la voix terriblement usée, ni les angoisses du deuil dans le flot pathétique de la chanson-titre, ni la nostalgie mélancolique de celui qui se retourne et se souvient qu'Il suffit parfois… Car, au XXIe siècle, Manset parle d'amour comme à la Renaissance.
Ce qui nous ramène à Murat dont l'amour était la source toujours, l'énergie électrique et le fruit inaltérable de sa terre d'Auvergne. Sélectionnées avec soin, ses dernières chansons en concert du Tour de France 2022 gravissent les sommets sans passer par les tubes. Elles se révèlent à la hauteur du « chagrin plus fort qu'une armée » de Dolorès (1996), des tentations américaines de Mustango (1999) et du Cours ordinaire des choses (2009)?; ainsi que des enregistrements live, dont un en studio, Parfum d'acacia au jardin (2004), qui nous rappellent combien Murat, son phrasé énigmatique et sa guitare de feu, savait y faire en matière de transe musicale.
Deux chants à écouter donc, sans s'interdire le droit d'inventaire, pour franchir nos propres seuils, existentiels ou dérisoires, définitifs ou saisonniers. Et passer du hiératisme désespéré de Manset, « Si tu connaissais le monde/Sa force, son ignominie », au clin d'œil lumineux de Murat, « C'en est bien fini de l'éternel retour du blues/Je te présente mon chat/La nouvelle princesse of the cool ».
« Je ne veux pas », de Gérard Manset, 1 CD Verycords (2026).
« Tour de France 2022 », de Jean-Louis-Murat, 1 CD Cinq7 (2026).
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Musique enregistrée : le label V2 Records relancé en France, signature de Madam et Klone
V2 Records annonce relancer son activité en France, « avec de nouvelles ambitions et de nouvelles signatures », le 15/09/2026.
Le label est dirigé par Charlotte Decroix, arrivée en mai 2026, aux côtés de Caroline Shadday, qui assure la promotion des artistes du label en France.
Label indépendant fondé par Richard Branson en 1996, cinq ans après la vente de Virgin Records, V2 Records est « historiquement lié au développement du rock et des musiques alternatives », avec des artistes tels que Stereophonics, Moby ou Bloc Party. Le label a été racheté en 2007 par UMG, à l'exception de la filiale néerlandaise, reprise par le groupe indépendant Artone, qui a redéveloppé la marque et le catalogue. Artone compte dans ses filiales les distributeurs Bertus et Proper Music Distribution, ainsi que la manufacture de vinyles Record Industry.
V2 France souhaite « développer un catalogue d'artistes indépendants locaux à potentiel international, et proposer une offre de label services et de distribution aux labels indépendants ». Deux signatures sont annoncées : Madam, un « power trio rock alternatif 100 % féminin » basé à Toulouse, et Klone, groupe de « metal progressif ». Celles-ci s'ajoutent à Sarāb et Temples, signatures réalisées par Jérôme Riera, resté label manager de V2 en France de décembre 2024 à mars 2026, avant de rejoindre le Hellfest Festival de rock, métal et musiques extrêmes se déroulant à Clisson (Loire-Atlantique)
« L'ambition pour V2 est de signer des artistes en développement, qui sont mûrs pour commencer à faire du marketing et à vendre des disques physiques. C'est vraiment le nerf de la guerre pour nous. Étant donné la structure de notre groupe, nous sommes très axés sur la vente physique. Nous regardons évidemment les données digitales lorsqu'il s'agit de signer, mais ce n'est pas du tout le premier levier. Un artiste qui ne streame pas énormément, ce n'est pas forcément un frein pour nous si d'autres voyants sont au vert », indique Charlotte Decroix à News Tank.
La première version de V2 en France
Le label monté par Richard Branson en 1996 comptait des bureaux dans différentes pays, notamment en France, où les disques étaient distribués par Warner.
La filiale, dirigée successivement par Thierry Chassagne
(1996-1999), Sophie Zannettacci (1999-2003) et Alain Artaud
Directeur @ Manassas (2003-2007), avait développé un catalogue local composé d'artistes tels qu'Anaïs, Passi, Jean-Louis Murat, TTC, Isabelle Boulay, Daphné, Nosfell ou encore Didier Super.
Cette filiale avait disparu après le rachat de V2 par Universal Music Group en août 2007. Le catalogue et les contrats avec les artistes locaux avaient été repris par Universal Music France.