Non, pas un, pas deux, mais trois... ce qui commence à faire un beau plateau d'hommages. Sa-alers bien. On parlera aussi des décès de la semaine.
-attention: de la musique d'une vidéo - tout en bas- se déclenche automatiquement !-
1) Une chanson sur Jean-Louis justement appelée La chanson de Jean-Louis figurera dans le nouveau disque de la MAISON TELLIER. Une chanson très courte, sur fond d'oiseaux, autour d'une bonne idée, une interrogation... mais il faudra attendre plusieurs mois avant de découvrir La timidité des arbres après un crowdfunding particulièrement réussi (plus de 40 000 euros récoltés). Je les avais invités pour le week-end Murat l'an dernier, mais les discussions se sont vite arrêtées du fait de leur agenda.
Oui. Concernant Murat, on a travaillé avec Pascal Mondaz à la réalisation et à la prise de son de « A7LAS » qui avait bossé avec lui sur l’album « Babel » (ndlr. Sorti en 2014) avec le Delano Orchestra. Il voulait marier des musiques très ancrées en Amérique avec un langage très ancré en France et plutôt fin de 19e. Et ça, ça me touche beaucoup. Chez Murat, il n’y a pas forcément de constance, et c’est normal depuis le temps qu’il fait des albums, mais par contre, il y a des éclairs de pur génie : il y a des trouvailles qui me mettent par terre, quelque chose de très, très brillant qui me touche en plein cœur. Je trouve qu’il n’y a pas tellement d’équivalent dans la chanson française quand il produit cet éclair de génie.
Concerts:... avec peut-être possibilité d'entendre des nouveaux titres:
- 27 novembre, l'Antichambre à Mordelles (35)
- 28 novembre, Centre Culturel Georges Brassens à Avrillé (49)
- 29 novembre, Espace Culturel Saint Clément à Craon (53)
[J'ai enfin lu le livre de leur batteur et muratien Matthieu Pigné, Royal Bourbon, disponible en poche. Un polar intéressant où on se promène entre les univers -d'Olivier Adam, l'underground rock, les mouvances d'extrême droite et la mafia russe jusqu'à une surprise finale à la Bussi...]
2) Après la version "répétition" visible ici (que j'ai tendance à préférer d'ailleurs car plus originale), on m'a fait passer la version "concert" de Foule romaine par Nesles. C'était vendredi à l'Archipel, à Paris, pour la release party de l'album Barocco. Un excellent concert, comme d'habitude, à en croire la personne qui nous a filmé ça. Nesles, aux multiples talents -il est aussi acteur- est très bon sur scène, un côté très partageur et vraiment très sympathique... et très bien accompagné... notamment de Jérôme Castel... et sur Foule Romaine... par un spécial guest Frederic LO! On retrouvera ce dernier avec F. Loriou à la Librairie de Paris, toujours sur du Murat. C'est ce soir!
Autre invité de la soirée: Silvain Vanot... inutile de préciser son lien avec Jean-Louis Murat (sa reprise de Rouge est mon sommeil sur Aura Aime Murat).
Et puisqu'on est entre amis, petit featuring avec Dominique A qui figure sur son nouveau disque (pour un final très Florent Marchet)
3) Et enfin, dans la série AURA aime vraiment Murat, après notamment l'EP du savoyard Sauveterre, il vient d'être annoncé par des lyonnais sous le nom MaDam(s) un Ep qui sera disponible via bandcamp autour de Jean-Louis Murat.
tandem trouble. Dams : basse, batterie, prog, lead Mk : claviers, guitares, lead We make it Suntori Time(s)
Jean-Louis Murat nous a quittés. Un tandem, frères de coeur, a souhaité rendre hommage au génie, en empruntant ses voies.
. Un EP 7 titres en hommage à @jeanlouismurat, compositions originales inspirées de l'univers de JLM. Sortie en janvier 2026 sur Bandcamp. Single à venir : "Eenie meenie miney moe" disponible le 15/12/2025 avec un clip.
L'oeuvre de Jean Guidoni m'est globalement inconnu, même si je le connaissais après son succès de la fin des années 80 avec Tramway Terminus nord qui le voit passer à la télévision... au même moment où Jean-Louis, plus jeune d'une année, apparaît sur nos écrans. D'ailleurs, ils ont été dans la même émission le 17/01/88 (La nouvelle affiche sur Fr3 présentée par Julien Lepers).
A part ça, difficile de faire beaucoup de rapprochement avec Murat, même si Guidoni a collaboré avec Dominique A, Jeanne Cherhal, Philippe Katerine, ou Sheller, des muratiens attestés. On a une forte pensée pour l'ami Alain Klingler, que Jean Guidoni avait reçu pour écouter ses chansons. Il nous en parlait en 2023.
Même si les univers étaient très différents, j'ai quand même envie de noter en guise de petit clin d'oeil que les deux artistes sont très représentés dans le livre Des chansons pour le dire, une anthologie de la chanson qui trouble et qui dérange de Baptiste Vignol (Ed Tournon)... plus avec le bas-ventre pour Jean-L. et tout ce qu'on catégorise par les bas-fonds pour Jean- G.
- Autre décès : Biyouna... Je n'aurais jamais pensé l'évoquer... mais une story de Marie Audigier m'interpelle: "adieu Biyouna, Biyouna chérie, repose en paix. La production de l'album où j'ai le plus ri, c'était le tien. et on l'a réussi. Et tu en étais très fière". C'était le disque Blonde dans la Casbah en 2008 avec un sacré casting: Racaille, Christophe et Marie Moor, et Jacques Duvall, et D. Wampas, mais sur les sites comme la Fnac, on trouve qu'il a été réalisé avec "des collaborateurs de JL Murat" . Marie, mais aussi Christophe Dupouy, son ingénieur du son.
Vous pouvez quitter les lieux: Non, je ne fais pas de rappel pour Jimmy Cliff...
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vous êtes encore là?
Bon, on sait que Jean-Louis a vu Bob Marley à Paris. Voilà, c'est tout ce que j'ai... et difficile de ne pas penser à lui à l'écoute du gospel présent dans "nu dans la crevasse" :
How many roads to cross How many rivers to cry vs "Many rivers to cross"
EDIT 6/12
Murat a joué sur la même date que Jimmy Cliff en 1984. Sur la tournée de Charlélie qui a imposé Murat sur cette date. La journée s'était mal passée avec un accident de voiture. Le groupe n'a pas pu répéter.
Ceci était sur le blog de Didier, qui n'est plus accessible :Didier CORNUque j’ai eu au téléphone se souvient de cette période. De mémoire il m’indique verbalement donc :« Le concert de Redon se déroule au parc des sports, les artistes doivent se regrouper à l’entrée de la ville, monter dans des voitures décapotables et traverser les rues de Redon en fête. En ce 21 juillet MURAT qui n’est connu de personne se fait attendre. C’est donc sans lui que le cortège démarre. MURAT nous a été imposé par Charlélie COUTURE. Pour les organisateurs que nous sommes c’est un surcoût qui n’était pas prévu. Pour ce qui me concerne je garde de vagues images du concert de MURAT. Lui et ses musiciens sont donc arrivés après le défilé. Ils avaient été victimes d’un accident de la circulation. Je me souviens qu’ils nous sont arrivés en piteux état ».
Dans le livre de Bataille : Couture raconte « Nous voyagions séparément, et je me souviens d’un jour d’angoisse parce qu’ils n’arrivaient pas. Finalement, quelques minutes avant de monter sur scène on les a vus venir et ils ont dû monter sur scène sans même faire la balance. Les uns avaient les mains sales, et ils étaient haletants, car ils avaient eu un accident debagnole ».(…)« Pour eux c’était grave parce qu’ils n’avaient pas un max de soutien logistique, ils devaient se démerder avec les moyens du bord ».
EDIT 1/12:
ALain Bonnefont indique dans "les jours du jaguar" que Pierre-Yves Denizot, le tourneur auvergnat, a pris FAFAFA (le groupe de Christophe Adam) dans lequel il a bassiste un court moment, en tournée au début des années 80 (entre le lp Murat et Passions Privées)... en première partie de Jimmy Cliff!
Jimmy était en France en 1982, Jimmy cliff, c'était déjà énorme...
La promo de Photorama de Frank Loriou a continué de se faire avec succès, ce qui permet de faire parler de Jean-Louis Murat. Voici les 6 derniers principaux épisodes :
J'en profite pour un autre rappel: Le Voyage de Noz fête ses 40 ans (si!) au Radiant à Caluire le 4/12 et incroyable, il reste des places! (c'est bien dommage de ne pas avoir fait ça un week-end!). article et billets
a) A l'occasion de la soirée aux Vinzelles, JC Virlogeux de Radio Totem, après son interview de Frank déjà diffusée, a interrogé JP Nataf. Une très belle interview qui évoque la relation avec Jean-Louis mais dresse un très joli portrait d'un musicien infiniment sympathique.
Vraiment très chouette interview, et je suis content qu'elle soit enfin réalisée! J'avais décroché son email à Annecy en 2011 pour une inter-ViOUS ET MURAT, j'avais traîné, perdu le mail...
Lui et Jean-Louis n'avaient pas une relation intime et suivie, mais on apprend quand même des jolies choses sur ce qu'on peut quand même qualifier d'amitié. Une relation fluide, des invitations à chaque concert parisien, et Jean-Louis qui envoie une énorme peluche de poule pour la naissance du premier fils de JP (qui aura toujours appelé l'objet "la poule de Murat"). JP indique que c'est via Marie Audigier qu'il rencontrait facilement sur Paris qu'il avait des contacts. Sans surprise, il parle de la richesse des moments passés avec Jean-Louis Murat. Par rapport au succès, il explique que le vivre en groupe est sans doute très différent que de le faire en solo... mais que cela leur a permis de faire "post partum", leur "pet sound", radical à leur façon et leur 4e "real word", plus austère, qui lui ne rencontrera pas de succès. La différence avec Jean-Louis a été que leur réussite a été rapide, voire "violente" (selon le terme de JP), même si le succès n'a jamais eu de conséquences négatives sur leur vie (il faut rappeler ce que c'était les Innocents à l'époque: deux Victoires consécutives). JP indique qu'il n'a pas du tout le même besoin que Murat d'écrire et qu'il peut passer 3 ans sans écrire (hélas pour nous) mais que la musique est "toute aussi importante pour lui", il se dit "musicien", d'où le fait qu'on le trouve de tant et tant de projets (prochainement, participant dans While my guitar gently weeps, avec beaucoup de camarades talentueux dont il parle en fin d'interview), et toujours sur la route. Il se dit simplement heureux et privilégié de pouvoir vivre de sa passion, même si c'est en jouant dans des petits endroits, faire des ateliers en prison... quitte à annuler Drucker! Le reste de ses propos le rend tout aussi sympathique... même si finalement, on aimerait qu'il puisse avoir un peu plus d'égo afin qu'il écrive de nouvelles chansons.
Il est rapidement évoqué le concert de Noirmoutier de Jean-Louis en août 2007. Ce jour-là, JL lui a donné ses deux recettes de cocktail (je pense le Gaspard et la Justine, sous réserve: l'un redbull/bourbon, l'autre pastis/Gentiane). JP Nataf a évoqué cette date dans la pochette de Clair, puis a parlé d'un des breuvages (en le buvant) en concert.
JP Nataf a deux albums : "Clair" et "plus de sucre" à écouter absolument, et je recommande aussi la bande originale de je me suis fait tout petit. + rappel de ma captation d'un de ses concerts, un moment absolument unique pour moi (et c'était dans une cave, et pas une arena).
b) L'ARGENTique de LORiou
On commence par rappeler la soirée parisienne avec F. LO, à la Librairie de Paris mercredi 26/11 à partir de 19h, mais un autre rendez-vous en province a lieu:
13/12 LANNION (22) Médiathèque
Conférence / rencontre "La création de pochettes d’albums à l'ère digitale"
Présentation et signature du livre "Jean-Louis Murat Photorama", en collaboration avec la Librairie Gwalarn
et ça nous vaut cette belle page dans le Trégor:
Toutes les DATES :
26/11 PARIS - LIBRAIRIE DE PARIS - Place de Clichy (19H)
Dédicace livre & Rencontre - Avec la participation musicale de FRÉDÉRIC LO
30/11 REIMS - FESTIVAL CHARABIA - Théâtre du Manège (14H)
Dédicace livre & Rencontre « La photo est-elle une écriture comme une autre ? » avec Christophe Crénel animée par Olivier Bas
16/01 BAYONNE - MÉDIATHÈQUE
Dédicace livre & Conférence « La création de pochettes d’albums à l’ère digitale »
Exposition « Face à Face, portraits des musiques actuelles » du 24 octobre au 24 janvier 2026
31/01 HYÈRES LES PALMIERS - MÉDIATHÈQUE
Exposition « Face à Face, portraits de la musique actuelle » du 31 janvier au 14 février 2026
et ce n'est pas fini en 2026...
c) Autre interview dans BENZINE : (ils avaient déjà fait un article en octobre)
Benzine : Dans votre ouvrage, vous racontez fort bien votre première rencontre avec un brin d’appréhension. Murat avait en effet sa réputation. Comment gagnait-on sa confiance ? Y a-t-il eu un moment décisif qui fit basculer ensuite votre relation vers un véritable compagnonnage ?
Frank : Un gâteau au chocolat. Mais l’histoire avait commencé avant. On a travaillé ensemble sur Mustango à la fin des années 1990, puis il y eut une interruption de plusieurs années. Quand Jean-Louis Murat a appris que j’étais devenu photographe, il m’a « convoqué » en Auvergne pour faire des images, et une nouvelle aventure a commencé. C’est lui qui m’a choisi plutôt que l’inverse. Mais le moment décisif, c’est un jour où je suis passé le voir avec mes enfants peu de temps après, et qu’une vraie complicité est née autour d’un gâteau au chocolat dans le jardin, pendant que ses enfants jouaient avec les miens.
Benzine : Votre livre fait bien évidemment la part belle à l’Auvergne et à l’enracinement de Murat, très profond et si terrien, qui traverse son œuvre également. Deux paysages magnifiques encadrent d’ailleurs votre texte. Quel rapport avait-il avec son territoire ?
Frank : Il a écrit et chanté Accueille moi paysage, tout est dit ! Il faisait corps avec l’Auvergne. Il skiait, courait dans les bois, connaissait le nom des plantes, des animaux, des églises, des rochers. Il y en a plein ses chansons. Quand il marchait dans sa campagne, il remettait en place les piquets des clôtures, l’air de rien. On a fait la majeure partie des images à quelques mètres de sa maison, dans ce pays qui lui ressemble. Jusqu’au climat, qui va des plus grandes froideurs au soleil le plus ardent.
Benzine : Vous écrivez à un moment le regret de ne pas avoir évoqué vos origines avec Murat. Vous partagez en effet avec lui le fait d’être un autodidacte, “un chien dans un jeu de quilles”, une sorte d’outsider. Vous pouvez nous en dire davantage ?
Frank : Au moment où on travaillait sur Mustango, je pensais n’avoir pas su lui dire combien son œuvre me touchait, et comme j’aimais son tempérament exigeant, radical, insoumis, poétique, curieux. En fait il l’avait compris, puisqu’il m’a rappelé des années plus tard. Comme moi, il se sentait étranger au microcosme parisien de la musique, qui pourtant lui faisait la cour, et dont il se protégeait. J’ai quitté l’école à 17 ans, lui aussi. J’ai grandi dans un petit village breton, loin des villes, comme lui au milieu des montagnes. On n’était pas forcément invités au banquet au départ, lui et moi. Je me sentais bien décalé quand je suis arrivé à Paris, mais j’étais aussi bien ancré, j’avais déjà vécu plusieurs vies, côtoyé tous les milieux. J’avais travaillé dix ans dans dans l’imprimerie. Ça lui parlait. On avait la même approche de la création artistique, très intuitive, presque animale. On allait à l’essentiel. la suite ici
Il est notamment indiqué "Il aurait pu écrire pour beaucoup d’artistes, mais parfois, pour un seul mot qu’on lui demandait de changer dans le morceau, et il refusait". J'avais déjà dû le glisser: cela a été le cas je pense pour Calogero. Murat en parlait dans Télérama en 2014.
d) Frank et Murat sont aussi dans la belle revue PERSONA automne 2025, que l'on peut se procurer ici (avec aussi les muratiens Belin et Carlotti au programme, et Claude Gassian qui l'a photographié). On trouve ce partage sur les réseaux sociaux:
e) Tout ceci permet une diffusion de Sentiment nouveau sur RFI où était invité Charles Pépin qui signe la préface de Photorama. C'était le choix musical de Charles. A 37 minutes. Charles Pépin parle ensuite du morceau, et du franc-parler du chanteur qu'il aimait (c'est ce dont il parle dans sa préface).
Au passage, même si je ne suis pas vigilant à tout ce qui se passe autour de REGRETS, le duo avec Mylène Farmer (j'ai jamais cherché à compléter la collection de ce côté là), indiquons que le titre figure sur une compilation. Best of 86/97. Articles à lire sur weculte ou gonzomusic
LA MUSIQUE EN PLUS
J'ai découvert François Puyalto quand j'étais venu voir Nicolas Paugam à A THOU BOUT DE CHANT à Lyon en 2014. Ils ont tous les deux une actualité. Je les réunis donc à nouveau.
Quant à Paugam, son nouvel album est un disque de reprises de Brassens. L'assassinat sort le 28/11. Celui qui avait repris le Reason why sur Aura aime Murat tropicalise Brassens, avec des chansons qui ne sont pas dans le Best of du chanteur sétois à quelques exceptions près. J'ai juste survolé le disque pour l'instant. Pop news
Le vieux -20 ans- PC familial, le seul ordi de la maisonnée capable de lire le CD-Rom "Morceaux choisis", ayant été ressorti du grenier, je saisis l'occasion de vous parler enfin de cette pièce de collection... et pour le coup, ça fait un peu voyager dans le temps. Si les vinyles, et les cassettes, ont encore un peu de vitalité (un jeune label clermontois les disques bleus utilise ce support), le "CD-rom" culturel lui fait bien partie du passé...
Si par le plus grand des hasards, des gens nées après 1990 lisent cet article : Le cédérom (en français) est né du disque compact (laser) en 1985... et a remplacé la disquette (8 pouces -souples-, 5,5 puis 3.5 pouces) comme support de stockage. La commercialisation grand public arrive en 1988 pour des jeux et une encyclopédie. Quelques CD se substituaient à 20 kg de livres volumineux. L'interactivité et la possibilité de jouer entre images, sons, animations suscitent la création d'objets culturels. On visite par exemple Le Louvre dans son salon.
En 1995, ce n'est pas encore très grand public, comme on le voit dans cet article de Libération :
Vous êtes installé devant votre ordinateur, un whisky dans la main gauche, une souris dans la main droite. Vous venez de choisir un CD-Rom et le sujet vous passionne. Le prix, 315 francs (une moyenne, le prix des CD-Rom varie de 100 à 500 francs, voire davantage), vous a fait hésiter, mais la pochette alléchante a emporté votre décision. Vous lancez le disque. Musique? Non, un message «veuillez vérifier la configuration de votre ordinateur». Vous passez alors quelques minutes à vous débattre avec la notice du CD-Rom, jonglant entre icones et tableaux de bord.
Enfin, vous voici devant un choix: écouter un commentaire, lire un historique, voir des photos, visionner un film. Le commentaire? Plat, inintéressant. Vous faites la moue. La vidéo? Hélas, elle est réduite à la dimension d'une carte de visite, couleurs douteuses et images saccadées. Le texte? Mal présenté, incomplet, et truffé de fautes d'orthographe. Reste les photos. Une quinzaine de clichés s'enchaînent, archiconnus, avec en fond sonore une explication pontifiante. Mais impossible d'interrompre ce diaporama indigeste. Un peu excité, vous finissez par «planter» votre ordinateur. Vous vous dites alors que rien ne vaut un vrai livre ou une vraie cassette vidéo.
On peut parlerd'un phénomène commercial, avec une offre pas toujours au niveau... Et Libération sur la période 1995-2021 consacre 1 757 articles au CD-Rom et aux nouveautés.... mais dès 1997, on trouve un premier article qui s'interroge sur l'avenir... et en 2001, un autre titré "Le CD rom perd connaissance". Ceci explique que j'ai trouvé dans les bacs d'un GIFI à deux euros cet objet quelques années plus tard. Pour mémoire, Jean-Louis Murat est un des premiers à créer son site jlmurat.com début 1998 sur internet, qui rendra caduc le CD-Rom.
Cette parenthèse historique n'est pas inintéressante car le Cd rom "Morceaux choisis" fait bien partie de cette histoire: il est présenté par le journal comme la première compilation musicale interactive. Il est indiqué "volume 1" sur le côté de la boite... mais je ne trouve aucune trace d'un volume 2. Rappelons que Libération est à l'origine de plusieurs pièces de collection "muratienne": cd "Murat en plein air", cd 2 titres "Murat live" et Cd "vendre les près"... sans parler des UNE qui seront consacrées à Jean-Louis.
Voici un article qui parlait du Cd-Rom: Libération19/01/96 Balade et ballades interactives
"Bashung, Cesaria Evora, Jimmy Scott, Lobi Traore, Manset, Portishead et Soul Coughing ensemble sur un même CD, ce n'est pas pour un concert exceptionnel au profit d'une cause quelconque. C'est Morceaux choisis, la première compilation "interactive" réalisée par Virgin et Libération, à partir d'une sélection de groupes et de chanteurs représentatifs des grandes tendances musicales du moment.
Morceaux choisis est un CD hybride, à la fois CD-Rom et CD audio. On peut le passer sur une platine laser, pour entendre les morceaux in extenso. A condition toutefois de ne pas lire la première piste où sont placées les données informatiques (risque réel d'endommagement du matériel hi-fi). C'est quand même avant tout un CD-Rom, à condition de ne pas vouloir écouter trop de musique. Morceaux choisis propose une balade dans l'univers des musiciens, grâce à la collaboration graphique d'une douzaine d'illustrateurs comme Carlotta, Cathy Millet, ou Makeit. On peut aussi voir des minividéos mettant en scène des critiques musicaux de Libération, ou lire certains de leurs articles. C'est assez beau, mais un peu lent.
"Morceaux choisis", éditeurs Virgin et "Libération", compatibilité PC et Mac, 250 F."
Voici donc ma petite vidéo bricolée sur cette curiosité:
Après avoir fait le Geek du RETROGAMING sur ma chaine twhich, schitwh...euh: twitch!
j'ai vite l'envie de passer à autre chose... et de parler un peu plus de ce que Jean-Louis choisit de chanter... avec la contrainte de durée qu'on avait dû lui donner. Cette vidéo me laisse des impressions mitigées, mais les signaux envoyés sont effectivement contradictoires. Sous cette lumière tamisée et romantique, Jean-Louis, plus "jeune premier" (à 42 ou 43 ans!) que jamais, semble néanmoins un peu sorti du sketch des inconnus ("et vice et versa" de 1992) et minaude, peut-être un peu intimidé de chanter a capela... Et que nous chante, ce jeune Hidalgo -tourmenté du talon de Platini-*? Une chanson sur un nigaud! A la fin, l'oeil coquin et ses "mmm mmm" laissent penser qu'il y a là de la malice, en plus de chanter un air traditionnel dans le truc le plus hype et moderne de l'époque. Et si l'illustration dans le cd-rom est clairement inspirée par le petit prince (en étant un peu hors-sujet au vu de ce que chante Murat dans "St- Ex" -clip en bas de l'article), ce jardin clos verdoyant peut évoquer aussi le jardin du Roman de la rose (œuvre poétique française médiévale de 21 780 vers octosyllabiques)... Murat aurait donc pu y trouver l'idée de cette chanson ancienne.
*bon, j'éclaircis : Hidalgo, c'était l’entraîneur de l'équipe de france de Football à la coupe du monde au Mexique. Platini que Murat appréciait souffrait du talon durant toute l'épreuve, et ça a donné la chanson "Achille à Mexico" en 1998.
Le fait est que ce choix ne doit pas nous surprendre: quelques années plus tôt dans "Murat en plein air", il chante déjà Le pastrassou dien sa tsabano, une chanson traditionnelle auvergnate recueillie par J. Canteloube, qui a dit : « Les chants paysans s'élèvent bien souvent au niveau de l'art le plus pur, par le sentiment et l'expression, sinon par la forme». En 2013, dans ses chansons préférées, il donnera "la complainte de mandrin", "ne pleure pas, jeannette"(que lui chantait sa grand-mère -le monde 1991), et "marions les roses" (chant traditionnel immortalisé par Malicorne, groupe qu'il appréciait - Il en a témoigné à Marie, la chanteuse, qui travaillait à Virgin quand il fréquentait les bureaux de la maison de disque). Cette perpétuation de la chanson traditionnelle française, on la trouve partout dans l'oeuvre de Jean-Louis où l'on chante les bois et les roses, les fontaines, les mois et les saisons, le coucou et les chats, Colin et Margot, et même les soldats, avec des sous-entendus sexuels qui vont avec ("nous n'irons plus au bois", "le rossignol"...cf ici ou là). En 2002, il disait:
Moi, j'essaie plutôt de rester dans le tronc, dans la montée de sève. Quand tu travailles sur des textes comme ça, tu t'aperçois que ce qu'on appelle la chanson française, c'est la langue classique, celle qui a été posée au XVIIe siècle et qui possède sa musique intérieure. Et on y revient toujours, quels que soient les détours.
Dernier élément: il a évoqué à de nombreuses reprises sa grand-mère qui "chantait tout le temps. Elle connaissait des centaines de chansons. Des qu'elle en entendait une, elle essayait de la reprendre. EIle avait une oreille très juste et chantait super bien". Il pense sans doute à elle avec cette chanson.
Alors, cette chanson (qui est largement présente dans les compilations de comptines, chez Henri Dés et même le Grand Orchestre du Splendid ), on la connaît chez les muratiens, sous le nom de "et toi de m'encourir"... mais on trouve de nombreuses appellations ce qui complique quand même les recherches!! Voyez plutôt:
Le petit nigaud,Le coucou, Le bois ou En passant par un petit bois ou même: En passant dans un p'tit bois où les coucous chantaient (tel que dans le recueil des chansons populaires de 1887) ou encore : et moi, je m'enfoui-foui (en lieu et place de Encourir, par Guy Béart, Chansons éternelles de France 1966 ou 67 -), et même Peureux, Peureux de tout ou du « Poltron », et donc quand même "à toi de m'encourir"... verbe qui a l'avantage d'être peu usité et facilite donc les recherches. Il peut signifier ici : "devoir supporter quelque chose de fâcheux". M. Sarkozy ne connaît sans doute pas le terme, cela n'empêche donc pas d'être un nigaud.
En premier lieu, disons que la chanson n'est pas auvergnate, elle a beau exister dans un fond patrimonial du Pilat, on la trouve aussi répertorié dans le Loiret, le Finistère (recueil des chansons populaires de E. Rolland de 1887).
Dans une source citée dans le paragraphe précédent, elle est classée comme "une chanson de randonnée".
« Le Petit Nigaud » fait partie des ces chansons et contes de « randonnées », un terme très imagé pour décrire les formes littéraires orales qui pourraient se réciter à l’infini. La « randonnée » se déroule comme lors d’une promenade, le personnage principal faisant sur sa route de multiples rencontres : ici, le canard, le coucou, le moulin… L’histoire est simple, tout comme la construction du récit, accessible aux tout-petits qui s’amusent par ailleurs beaucoup des répétitions du texte.
Il y a plusieurs types de « randonnées » (par accumulation – à l’exemple de “Alouette, gentille alouette” ou par élimination, entre autres) et il s’agit vraisemblablement ici d’une « randonnée de succession » c’est-à-dire un récit d’étapes au sein desquelles un problème, une situation, un scénario se répète inlassablement.
Théoriquement, la « randonnée de succession » s’achève lorsqu’une solution apparaît. Dans le cas de notre petit nigaud, nous n’avons mis la main sur aucune fin connue… Peureux il est, peureux il restera !
Jean-Louis ne chante que quelques couplets, mais d'autres strophes existent... et deux qui pourraient avoir une connotation anticléricale car l'enfant y a peur du "prieur" (qui chante Alléluia) et de "moines" (chantant Te Deum)... Cela aurait pû lui évoquer sa grand-mère : "J'avais une grand-mère qui, à vingt ans, a fait six cents kilomètres à pied, dans les bois, parce qu'elle s'était sauvée d'un couvent où l'avaient placée ses parents lorsqu'elle était gamine. Autant dire que dans la famille, il ne fallait pas nous parler des curés et de la religion" (Inrocks 1989, n°18).
Et un autre couplet où une "bonn'femme" lui propose de faire dodo (Il faut avoir l'esprit mal tourné quand on écoute des comptines!). Ceci nous amène à une dernière interprétation qui serait de dire que "le monde est plein de méfiant" (cf cette chronique suisse)... et cela me donne l'image du petit auvergnat, dans sa vallée enclavée, qui se méfie du monde extérieur et des quolibets des bourgeois, des touristes et versaillais-clermontois... et qui rêve néanmoins des aventures de l'aviateur Saint-Exupery. Par la suite, il a rencontré l'amérique... et c'est une autre histoire...
En passant près d'un p'tit bois
(Le peureux)
En passant près d'un p'tit bois
Où le coucou chantait,
Où le coucou chantait
Et dans son joli chant disait :
"Coucou coucou ! Coucou coucou !"
Et moi qui croyais qu'il disait :
"Coupe-lui le cou ! Coupe-lui le cou !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant près d'un étang
Où le canard chantait,
Où le canard chantait
Et dans son joli chant disait :
"Can can can can ! Can can can can !"
Et moi qui croyais qu'il disait :
"Jette-le dedans ! Jette-le dedans !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant d'vant une maison
Où la bonn' femm' chantait,
Où la bonn' femm' chantait,
Et dans son joli chant disait :
"Dodo, dodo ! Dodo, dodo !"
Et moi qui croyais qu'elle disait :
"Cass'-lui les os ! Cass'-lui les os !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant près d'une rivière
Où les pêcheurs pêchaient
Où les pêcheurs pêchaient
Et dans leur joli chant disaient :
"Quel beau poisson ! Quel beau poisson !"
Et moi qui croyais qu'il disait :
"Quel polisson ! Quel polisson !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant devant les blés
Les moissonneurs fauchaient
Les moissonneurs fauchaient,
Et dans leur joli chant disaient :
"Ah! Quelle chaleur! Ah quelle chaleur !"
Et moi je croyais qu'ils disaient :
"Ah! quel voleur ! "Ah! quel voleur !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant devant l'église
Le prieur célébrait,
Le prieur célébrait,
Et dans son joli chant disait :
"Alléluia ! Alléluia !"
Et moi je croyais qu'il disait :
"Faut prend' le gars ! Faut prend' le gars !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
En passant près d'un moulin
Pendant qu' la roue tournait
Pendant qu' la roue tournait,
Et dans son joli chant disait :
"Tic tac, tic tac ! Tic tac, tic tac !"
Et moi je croyais qu'il disait :
"Mets-le dans l' sac ! Mets-le dans l' sac !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
Tout en passant près du couvent
Les moines y priaient,
Les moines y priaient,
Et dans leur joli chant disaient :
"Te Deum Te Deum ! Te Deum Te Deum !"*
Et moi je croyais qu'ils disaient :
"Tuez donc l'homme ! Tuez donc l'homme !"
Et moi de m'encourir
Et moi de m'encourir.
La version de Béart:
En passant près d'un moulin
Que le moulin tournait (bis)
Et dans son joli chant disait
Ketiketac ketiketak
Et moi je croyais qu'il disait
Attrappe attrappe
Et moi je m'enfoui foui
Et moi je m'enfouiyais (bis)
En passant dans un grand bois
Que les coucous chantaient (bis)
Et dans leur joli chant disaient
Coucou coucou
Et moi je croyais qu'il disaient
Coupons'y l'cou, coupons'y l'cou
Et moi je m'enfoui foui
Et moi je m'enfouiyais (bis)
En passant près d'une église
Que les abbés chantaient (bis)
Et dans leur joli chant disaient
Alleluia alleluia
Et moi je croyais qu'il disaient
Ah le voilà, ah le voilà
Et moi je m'enfoui foui
Et moi je m'enfouiyais (bis)
En passant près d'une prairie
Que les faucheurs fauchaient (bis)
Et dans leur joli chant disaient
Ah l'beau faucheur, Ah l'beau faucheur
Et moi je croyais qu'ils disaient
Ah vl'à l'voleur, ah vl'à l'voleur
Et moi je m'enfoui foui
Et moi je m'enfouiyais (bis)
LA NOTE EN PLUS
En 2010, lors d'un "chat" organisé par Télérama, une personne a demandé à Jean-Louis Murat, ce qu'il chantait à ses deux jeunes enfants. C'est à lire ici:
C'est étrange, non?, que les anglais utilisent le terme COVER pour REPRISE. Une reprise (pas terrible non plus ce nom), ce n'est pas un couverture, un couvercle, une protection. C'est tout le contraire, une ouverture, une découverte, un risque... Faire re-vivre une chanson et pas l'étouffer, comme les troubadours, les mères puis les enfants de leurs enfants, transmettaient les ritournelles et les chansons aux générations futures.
J'ai fait une recherche rapide, et il se trouve que le terme Cover dans le cadre du commerce musical peut effectivement s'assimiler à une couvercle, on y trouvera donc peut-être l'origine de cette appellation: " Titre à succès que les compagnies de disques font enregistrer à l’un de leurs poulains dans le but de concurrencer la version originale.Les covers subissent souvent la censure par remodelage de paroles jugées trop dérangeantes ou obscènes : c’est le cas, entre de nombreux autres, de Shake, Rattle and Roll de Big Joe Turner qui sera un tube national dans la reprise propre et aseptisée qu’en donnera Bill Haley quelques mois plus tard". On est dans ce cas-là, loin de mon idéalisme... mais on se rappellerait sans doute moins de Big Joe Turner sans Bill Haley (à ce sujet, je vous avais déjà conseillé le documentaire sur la chanson alléluia de Cohen).
Pour les plus courageux, la citation ci-dessus vient d'un article savant mais très intéressant Christophe Kihm, « Typologie de la reprise », Volume !, 7 : 1 | 2010, disponible ici.
Et donc, où est-ce que je veux en venir, c'est à quel sujet?, dans quel état j'erre?
Euh, alors, oui, le point de départ du jour, c'était l'interview de Pierre Andrieu, auteur du livre "les jours du jaguar" (édition le boulon) sur Radio Grand Brives par Guillaume Lebouis, mon Meymacois (comme la chanson de Piaf) préféré.
Un moment agréable entre deux grands admirateurs de l’œuvre de JLM:
PS: On retrouve ce soir Guillaume à Tulles et demain (7/11) à Périgueux avec son groupe City of exiles (avec Sébastien Miel -la famille Tellier- et Matthieu Pigné - autre muratien, le batteur écrivain, dont je me suis enfin procuré le polar qui vient de sortir en poche).
Cette actualité était donc l'occasion de publier le passage de Pierre Andrieu lors du Week-end Murat, yes sir 2025! Il a été invité pour l'accompagner par Alexandra Issartel du groupe Shezlöng. Le groupe sera au Lieu-Dit (Clermont-Ferrand) avec les excellents Montanita (on en a parlé plusieurs fois) samedi 8/11 à partir de 19 heures. Montanita également aux Vinzelles le 21/11.
Ils ont clôturé la très longue soirée tribute, et c'était presque le milieu de la nuit lors de leur passage, ce qui explique l'assistance qui s'était clairsemée. C'était l'évidence qu'ils terminent la soirée... car ils avaient choisi de jouer "les jours du jaguar", qui a rythmé la fin de tant de concerts de Jean-Louis... Et on commence là-dessus... J'adore vraiment le début, la guimbarde, le sifflement et le feulement félin d'Alexandra. Et ces vidéos bénéficient toujours du son sorti de la console de Théophane Bertuit (studio polyphone).
Ils avaient commencé leur prestation par Jim,j'ai fréquenté la beauté... et vu que le public en réclamait encore, "foule romaine" en rappel... toujours en version "électrique brut", avec la stratocaster de Pierre Andrieu (qui n'a pas le vécu scénique des autres participants, et a dû vivre cette longue soirée avec le trac).
2) D'une cover à une autre... Le camarade Nesles que l'on avait interviewé lors d'un précédent album a livré sur instagram une reprise de "Foule romaine". Je me suis permis de la capter pour youtube. Il voulait saluer ainsi le livre de Frank Loriou, Photorama.
Le dernier disque de Nesles vient de sortir, il s'appelle Barocco. Il sera en concert à l'Archipel le jeudi 21/11. Florence nous avait livré un compte-rendu élogieux d'un concert parisien en janvier 2024 alors ne le ratez pas!
3) Milla et Marc Aymon nos invités suisses du week-end Murat ont rejoué ensemble en Suisse... et Murat était au programme... Je vous laisse découvrir l'endroit de leur prestation.... Le lac souterrain de Saint-Gontard!
4) Petit rappel : Matt Low et son Douharesse en tournée.... ça sera toujours d'actualité en 2026 (vous pouvez le contacter pour des concerts à domicile).
En attendant encore deux dates: en Belgique (16/11 : L'Ancienne Fée Verte, Anlier (Belgique ) et le 15 dans la Nièvre, avec Alain Bonnefont!
LA MUSIQUE ORIGINALE EN PLUS
Puisqu'on en est à parler du Week-end Murat, saluons l'actualité d'Adèle Coyo et des Belfour présents en 2023.
Et Belfour, le duo qui a clôturé le premier week-end Murat, sort une nouvelle chanson. Super démarrage pour le clip qui a déjà dépassé les 14 000 vues... et le paysage auvergnat est convoqué:
Cette chanson, c’est l’enfance dévoré à pleine dents, le bonheur de courir à l’air libre, de dépasser les frontières. Nos frontières à nous, c’était la chaine des Puys. Nous étions à la fois attirés mais effrayés par ces volcans qui pouvaient se réveiller à tout moment.
Et puis, ça nous tenait à cœur que Mémé/Janine participe à notre clip. Depuis longtemps, on répète dans la cabane au fond de son jardin à Olby, petit village Auvergnat au pied du Puy de Dôme. Mémé elle nous appelle souvent le midi pour venir manger comme si on avait 10 ans. Grâce à elle, on reste un peu des grands gamins jouant au fond de son jardin.
1) Après Didier Varrod, Olivier Adam, on termine cette série d'articles "Bibliographie" avec une autre pointure... Laurence Boccoloni et son livre Showtime, souvenirs du chaos chez KERO.
On avait déjà croisé Laurence Boccoloni ici car ses souvenirs avec Jean-Louis Murat avaient déjà suscité des articles dans la presse people et tv... On savait à l'époque qu'elle devait en parler à nouveau dans son prochain livre. Celui-ci est sorti en mars 2025. Antonin me l'a rappelé et je me le suis donc procuré... On n'en apprend pas beaucoup plus, mais c'est néanmoins sympathique et agréable d'avoir une telle description de Jean-Louis Murat qui passe même à l'improviste saluer Bernard Lenoir et Laurence.
Je ne me suis pas attardé sur le reste du livre mais les quelques pages sur la musique sont amusantes (rencontre avec Jim Kerr et le grand classique du livre de souvenirs rock : la rencontre avec Lou Reed, un vrai minotaure journalistique - note pour plus tard: idée d'article Combats de Minotaure: L. Reed/ Murat, le pire souvenir des journalistes? Mais Lou Reed l'emporterait haut la main! ). Le récit d'un voyage pleins de péripéties à Los Angeles pour la radio est assez tordant... dont l'anecdote suivante: Laurence doit interviewer Jimmy Page, ils l'attendent dans un hôtel avec pas mal de gens, elle parle mal anglais et indisposée par le bruit et les fumées de ganja, passe une heure avec un gars qu'elle pense être du management de Jimmy Page... et finalement fuit... Quand elle fait part à son accompagnatrice de sa déception de ne pas avoir pu voir Jimmy, celle-ci lui dit: "mais tu as discuté avec lui pendant une heure!!?"... Elle ne l'avait pas reconnu. Il semble que son seul souvenir est qu'il lui a parlé de l'artiste français qu'il aime bien: Gainsbourg. Le jour suivant, elle se fait draguer par Robert Palmer...
2) On passe à un gros rattrapage sur la promo de PHOTORAMA de Frank Loriou mais d'abord, une annonce :
Une nouvelle rencontre aura lieu à PARIS pleine de douceur, moelleuse, puisque ça sera une rencontre LO - LO ou FLo-FLo... F. LOriou et F. LO. Le 26 novembre, 19h à la Librairie de Paris, place clichy.
Presse:
Et plus conséquent, dans ROCK AND FOLK, par F. Basterra: