2026 tour de france 2022

Publié le 27 Juillet 2026

Pas des tonnes d'article sur le disque live "tour de France de Jean-Louis Murat" mais j'ai quand même un peu de stock à partager. Bonjour quand même!

Pour commencer, la masterpiece, sur le style et le fond,  et on ne s'étonnera pas que ce soit signé Clément Chevrier pour Section26,  l'ancien musicien des The Delano Orchestra et de Matt Low ou Garciaphone. On avait déjà lu son hommage pour Christophe Pie (dont il sera question), ses mots sur Les travaux sur la n89, ou pour le décès de Jean-Louis.

Je vous invite à lire sa chronique publiée le 5/06/2026 dans les meilleurs conditions sur le site: https://section-26.fr/jean-louis-murat-tour-de-france-2022-scarlett-wagram-cinq7/ et de revenir pour la suite...

« As-tu aimé poser ton cœur à l’intérieur d’un être heureux ? »

C’est une vieille question qui revient à l’écoute de Tour de France 2022, l’ultime album – à date – de Jean-Louis Murat, et le premier posthume de ce que les fans les plus insatiables espèrent voir devenir une série – une nouvelle carrière, peut-être.

Le rêve d’un coffre aux merveilles, d’un vault comparable à celui de Prince à Paisley Park, a été entretenu par l’Auvergnat lors de ses interviews. Il aimait gloser sur la discipline de l’artisan, sur l’écriture quotidienne, et les comptes montent vite : malgré le rythme effréné de publication adopté à partir des années 2000, des montagnes de chansons inconnues dorment quelque part – peut-être.

Mais – toustes les auteurices de chanson issu·es de cette Terre vous le diront : à moins d’un état de grâce particulier, il faut écrire beaucoup pour ensuite trier le bon grain de l’ivraie, et savoir jeter, jeter et jeter – et semer. Ce que Murat a su et dû faire, en se plantant parfois – comme tout le monde. Aussi, quiconque l’a vu en concert sait qu’il y a toujours eu des inédits, que certains ont fini sur les albums, d’autres non, et que parfois les merveilles restaient sur le carreau, sans autre trace que les mémoires. Et que nul disque n’est parfait – hors la période qui s’étend de Live in Dolores à Le Moujik et sa femme et presque Lilith – l’état de grâce. Avant, des choses ont vieilli, des intentions ont pesé sur les chansons. Après, il y a eu deux tentations entre lesquelles naviguer : celle de la zone de confort musicale, parfois combattue, parfois non, et celle d’obsessions dans les paroles qui ont pu être redondantes – ce n’est pas un reproche, mais un constat inévitable dans l’art difficile de faire carrière.

Un sommet s’élève dans cet après, l’inusable Taormina, parce qu’un disque qui abrite « Accueille-moi paysage » est aussi existentiel que possible, et que c’est peut-être la meilleure veine de Murat – la métaphysique du quotidien, non dénuée d’humour. Babel est juste derrière – tout juste.

*Hors vault, on se retrouve donc en 2026 avec ce live d’une tournée réputée excellente – que j’ai loupée, et – spoiler – je m’en mords les doigts, parce que le groupe fonctionne comme il n’a pas fonctionné depuis longtemps – le Delano Orchestra de Babel ? Les débuts du trio avec Stéphane Reynaud et Fred Jimenez ? Tout n’est pas parfait – heureusement – ce n’est pas le propos – jamais. Il ne s’agit que de sentir le temps ne plus s’écouler de la même façon, parfois même de le voir étal, tel qu’il est – on n’est pas à l’abri d’un coup de pot.

Sur scène en 2022 avec Murat, le fidèle Jimenez à la basse – cf. Benicassim 2000, coup de pot 3000 – et les Clavaizolle père et fils, Denis et Yann aux claviers et à la batterie. Advient ce que l’on n’osait espérer : la sortie des petits sentiers qui tournaient de plus en plus en rond, de plus en plus près de la maison – ce qui faisait que les derniers disques et les obsessions devenues patrimoniales pouvaient laisser au loin, à la porte – fermée de l’intérieur, un riff et un ciné vox de plus et cætera, un peu rock, un peu soul, un peu ça – des rêves barricadés de maréchaux d’empire, loin des quasars et des prairies.  On sent Murat heureux d’avoir un groupe aussi bon – capable de trouver de nouvelles directions, de le surprendre – pas seulement solide – comme s’il fallait à la fois se connaître et ne pas se connaître, parce qu’il s’agit bien là de l’opposé du « se connaître par cœur », il s’agit d’attention à la chanson et il s’agit d’inspiration, et de surprise, et de je-ne-sais-pas – de relations renouvelées, et de moment.  Les claviers varient les timbres et sortent la guitare de Murat de la tentation du discours, autant qu’ils la soulagent de la charge harmonique – et ainsi peut-il en faire moins, choisir, et en faire moins au chant pour faire mieux, autre – la façon dont il arrive à « la mort est dégueulasse » sur Taormina redit en une entame de couplet sa dette infinie envers Véronique Sanson. Denis Clavaizolle applique une discrète Leslie à un piano acoustique glissé parmi les nappes, et on entend soudain les échos des encablures qui séparent Taormina de Pompei, l’Etna du Vésuve.  Une autre dette, envers Léo Ferré, sur le duo piano-voix de « La Pharmacienne d’Yvetot » : même étirement dans le koan paroles et musique, même fond de colère anarchiste, sans le cœur à gauche. Issue de Morituri, il y a également « Frankie », aussi inspirée en mélodie – la marque de cet album post-Babel – sauf que les paroles posent question à l’auditeur.ice qui n’éprouve pas la peine de Murat pour la fin de certains mondes.

Parmi les chansons récentes, qui composent en majorité le reste de la set-list, ce sont les plus éloignées du terreau ciné vox, celles qui vont voir du côté de l’amour – venu, parti – qui enchantent – La Princesse of the Cool, Battlefield – de même celles qui rigolent – évidemment il y a Poulidor et Anquetil sur Montboudif, sur un disque intitulé Tour de France 2022, et les anquetilistes savent – on peut toujours crier « allez Poupou », un slogan ne suffit pas à gagner – et sans humour il n’y a pas de vie. En retrait, Où Géronimo rêvait ou Marilyn et Marianne se tiennent droit dans leurs bottes, beaucoup d’art au service d’un propos moins fin – Bitter Tears de Johnny Cash a plus de cinquante ans. Je songe avec regret que Murat n’a jamais rencontré son Rubin – son maïeuticien des adieux – il n’en a pas eu le temps.  Et j’écoute Sonny Rollins qui vient de quitter le navire à son tour, et je regrette aussi que Murat n’ait pas pu ou su mener le même genre de retraites musicales, comme disparaître pour jouer trois ans sous un pont. Ça supposait sans doute de retrouver certains démons de certaines décennies, de déranger leur sieste pour leur marcher sur les sabots dans des gigues sans fin – on ne peut pas lui en vouloir, depuis l’autre côté de disques que nul ne nous force à écouter, d’avoir continué à publier et publier sans pause ni repos. Le long silence subi à l’orée de la carrière était un traumatisme, semble-t-il.

Et je ne regrette pas ces regrets – humains.

On rencontre un inédit à deux faces, Hello You, qui fait penser à la tendance pépère géniale de Leonard Cohen et son orchestre, une ambiance de bal dans laquelle le groupe excelle aussi – c’est un compliment – et c’est la troisième dette du disque. Pour la dette envers Neil Young, Parfum d’acacia au jardin avait déjà conclu il y a longtemps – avec la rythmique du grand trio, Stéphane Reynaud et Fred Jimenez, et Christophe Pie en Poncho Sampedro. Pie, dit l’homme qui faisait mieux jouer, qui tenait le disque à la force de sa guitare rythmique imperturbable et discrète – on peut fermer les yeux et n’écouter que lui sur Parfum… comme sa batterie sur Babel, une leçon pour les bavards et pour les silencieux. Et une piste : sur Tour de France 2022 comme sur Parfum d’acacia… ou Muragostang, le format du quartet, par ses contraintes différentes de celles du trio – ne pas marcher sur les pieds des autres, avoir une conscience d’une direction générale même en cas de digression – convient d’une étrange façon au Jean-Louis Murat de concert, celui qui voulait qu’il se passe quelque chose. Clavaizolle fils marche ainsi dans les pas de Pie : il fait mieux jouer qui a la chance de jouer avec lui, il tient sans bavardage, sans se retenir, fluidité et cailloux, la barre ferme sous les vents pendant que Murat désigne au loin différentes îles, différents caps, et que ça se débrouille, ça tire des boulets de canons un peu dans tous les sens parfois – cf. Paul Bley pour la théorie des divergences fécondes –, sur la même cible à d’autres, ça scrute le lointain sans même un murmure à d’autres moments – ça surprend.

C’est, autrement dit, la grande forme, et c’est un bonheur de pouvoir enfin l’écouter avec un son aussi beau. Merci à qui de droit.

*  Reste qu’il m’est impossible d’imaginer une personne découvrir la musique de Jean-Louis Murat avec ce disque, d’imaginer sa réaction privée des passions et des mémoires dans lesquelles nous baignons. On songe à Tom Petty, chez lequel la porte d’entrée de ce côté de l’océan est le plus souvent Wildflowers – le vernis rock-quoi réduit au minimum, comme le vernis indie-comme-il-faut première façon de Murat a disparu de Mustango à Lilith, avant que ne s’applique un autre vernis en couches répétées – l’artisan folk-rock parfois imprévisible, inventeur du Facebook de 2026 à la télévision de 2006 – pas son meilleur geste.

Tour de France 2022 n’est pas Wildflowers, mais il est peut-être son Live at Leeds sans la démesure – un live qui tape, qui transfigure des chansons pas les plus courues de son répertoire pour en faire un geste artistique nouveau, riche et subtil – plus subtil que les riffs qui entament certaines chansons – et tant pis pour moi s’il y en a que j’aime un peu moins, parce qu’il y en a que j’aime follement, et que ça suffit à faire follement aimer un disque. Et puis, la dernière piste, Le Chemin des poneys, issue de Taormina, arrive en cadeau inespéré. Même le solo de guitare bourrin est finement posé comme un juron au détour d’un vers – dérangement et beauté. Tout est dans cette chanson, même ce que l’on n’entend pas. Ce que peu de gens gens ont su faire advenir.

 

Un grand merci à Clément et à l'équipe de Section26.  

Sur cette chronique, on aura très rapidement l'occasion de revenir sur le terme "redondance" des paroles, ce qui sera évident à la lecture de l'intégral des textes à paraitre chez Seghers, ce qui n'empêche pas cette "métaphysique du quotidien" bien trouvée. J'aime beaucoup cette référence à Véronique Sanson sur "la mort est dégueulasse". 

-  Note 5/5 pour le Télégramme  

Par Gérard Classe

Ce sixième album - live, qui s’ajoute aux… vingt-deux enregistrés en studio, ponctue le parcours exceptionnel de Jean-Louis Murat, disparu subitement en 2023, tel un clin d’œil affectif à son « épais » public multigénérations. Celui-ci peut donc enfin apprécier « Tour de France 2022 » comme le présent testamentaire d’une chanson à jamais vivante de l’artiste. Forcément « collect’Or », en double vinyle ou CD, il reprend une quinzaine de morceaux, captés à chaque séance d’une tournée française de 40 dates, sélectionnés par Jean-Louis parmi les meilleures prises… juste avant de s’en aller. Réalisé par son complice pianiste de toujours Denis Clavaizolle, « ‘Tour de France » (titre de la tournée choisi par l’auteur du « col de la Croix Morand », fan de cyclisme), est tout simplement somptueux.

On y savoure dans un son haute couture plusieurs œuvres du dernier opus « La vraie vie de Buck John » arrangés façon scène parmi lesquels « Jean Bizarre », « Marylin et Marianne » et quelques autres, ainsi que l’inédit « Hello You » en titre porteur de cet ultime bijou.

Jean-Louis Murat. « Tour de France 2022 ». Scarlett Wagram.

 

- On passe au fidèle Michel Troadec de Ouest france: 

Le concert posthume

Chanson. Jean-Louis Murat nous a quittés le 25 mai 2023, six jours seulement après la fin de la tournée qui accompagnait son dernier album, « La vraie vie de Buck John ». Cet enregistrement lui rend donc hommage, avec une majorité de titres de cet ultime opus. Le chanteur-guitariste y est particulièrement à l’aise, entouré d’une équipe de fidèles et excellents musiciens, les Clavaizolle père et fils (claviers, batterie) et le bassiste Fred Jimenez. Concert intense d’où se détachent « Taormina » (« La mort est dégueulasse », y fredonne-t-il…) tout en progression sur plus de six minutes. Mais aussi la très pop « Chacun sa façon » ou encore la perle inédite « Hello You »… Un disque qui nous rappelle combien le talent de Jean-Louis Murat nous manque, son chant magnétique, ses inspirations, sa vision du monde. On peut compléter l’écoute par la lecture du « Roman de Murat », signé Yann Bergheaud (Albin Michel, 22,90 €), où le regard d’un fils sur son artiste de père. Michel Troadec

 

- Dans le SOIR de Belgique:

Le Soir  - Wallonie
 mercredi 24 juin 2026 164 mots, 

Un live d’outre-tombe

Cela fait déjà trois ans que Jean-Louis Murat est mort et il nous manque. De là où il est, il nous envoie cette carte postale… Oh, c’est peu de choses, un disque live, témoignage de son ultime tournée en 2022, mais c’est aussi beaucoup. Point d’extraits des grands albums ici (Mustango, Dolorès, Le Moujik et sa femme), mais une version hantée de Taormina, une autre pas moins hallucinée de ce blues de l’Auvergne qu’est Le chemin des poneys et le plaisir de retrouver pour un moment furtif cette figure essentielle de la chanson. Paysan et poète, Murat était quelque chose comme un Neil Young à la française, son rock était aussi fiévreux que sa voix était douce et apaisante, ses mots convoquaient les grands espaces, la terre, l’intime et la grande histoire. Ne l’oublions pas. Où que tu sois, salut à toi, l’Auvergnat ! D.Z.

 

- Et un petit mot dans TELEPOCKET:

Télé Pocket - Télé Pocket
Thursday, June 4, 2026 63 mots, p. 90

Jean-Louis Murat

Trois ans après la disparition, le 25 mai 2023, de Jean-Louis Murat, “Tour de France 2022” propose 14 titres captés lors de diverses dates de sa dernière tournée. Sur ce live, le chanteur et guitariste est plus “neilyoungesque” que jamais. Impossible ainsi de résister aux somptueuses relectures du Chemin des poneys et de Taormina , deux chansons plus anciennes. C.V.D.

- Enfin, la chronique d'Hubert:   https://lamouetterouge.blogspot.com/2026/07/murat-live-2022.html

un très court extrait : "Au total une heure  quinze de bonheur. C'est beaucoup trop court! Encore! Merci à ceux qui ont fait ce disque possible. Je pense que c'est le meilleur disque live de Murat. Muragostang traumatise trop les chansons (j'étais au concert c'était fou, d'une puissance sonore inégalée, mais trop loin des chansons pour moi). Le Murat live de 1993 souffre de la comparaison au niveau de la sonorité groupe rock. Les autres enregistrement live (Parfum d'acacia par exemple) sont des expériences certes superbes mais ne rendent pas la notion de concert. Murat était un très grand, ce disque le prouve une fois de plus. Répertoire, jeu de guitare, chant. Et les musiciens sont excellent"

 

L'ARCHIVE EN PLUS

Après avoir eu un échange avec Marie Audigier ce matin, j'ai vaqué à mes occupations, dont regarder au moins une étape de l'édition du Tour de France, le faux, pas celui de 2022, puis retourner à mon grand ménage d'été, au fond de mon grenier, qui n'est pas occupé par une malle à secret... quoique... hier, j'ai retrouvé une belle affiche d'un Koloko... Bon, là, en l'occurrence, je me plongeais dans un carton non ouvert depuis 2005 provenant directement d'Allemagne.  Sur la pile à jeter, je pose directement un livre de 1987 destiné aux étudiants en Français Langue étrangère...

et je me dis, tiens, il y a peut-être un truc sur l'Auvergne... Le sommaire aurait dû me faire faire demi-tour: Est mentionné pour  "la France du Centre":  terre d'exil, puis le Pays... mais je persiste... Et voilà que je tombe sur un article sur Clermont en 1982... Je me délecte car il est abordé le sempiternelle sujet qui a fait l'objet d'un glorieux débat ici : on "traine et on s'ennuie" à Clermont-Ferrand... et sur la deuxième page... oh, mais quoi? what?... Voilà un témoignage d'une jeune vendeuse de la FNAC, habitant SUGERES (et pas Sauxillanges) ... et oui, il s'agit bien de Marie Audigier, qui nous raconte ses rêves de musique, avec sa soeur Agnès!  Et le tout est tiré d'un magazine féminin JACINTE, de novembre 1982. 

C'est peu de choses, mais c'est quand même un peu rigolo, non?

 

A la demande générale, et pour mettre à l'honneur Nathalie de Radio Riom et cette jeunesse clermontoise rencontrée,  je vous mets l'article entier: 

C'est tout pour aujourd'hui.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 5 Juin 2026

Avant de revenir sur l'actualité "TOUR DE FRANCE 2022", passage par :

1) La  Maison Tellier. 

On a déjà partagé la version live de "la chanson de Jean-Louis" qui figure sur leur dernier disque "la timidité des arbres". Matthieu Pigné le batteur m'avait dit qu'ils bossaient sur une reprise... et ils se sont lancés!  Vous trouverez donc ci-dessous leur prestation en Vendée, avec JIM... 

 

Dans les articles qui leurs sont consacrés, il est souvent question de Jean-Louis Murat.  Un exemple:

La République des Pyrénées (site web)
Edition principale
mercredi 3 juin 2026 377 mots

Le groupe est connu pour son style unique au service d’influences folk, blues, voire country, une musique bâtarde quelque part entre Calexico, Creedence Clearwater Revival et Jean-Louis Murat. Le disque lui est d’ailleurs dédié, ainsi qu’à Shane MacGowan.

Le public est attendu en nombre pour cet anniversaire à ne manquer sous aucun prétexte. Il faut penser à réserver, le nombre de places disponibles étant limité. Comme à chaque concert, l’ouverture des portes se fera à 19h et le début des concerts à 20h. Buvette et petite restauration seront proposées sur place ; il ne faut pas oublier d’apporter son ecocup.

Les tarifs sont de 5, 8 et 10 euros, et l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Pour les réservations : https://www.billetterie.festik.net/blackrainbow/. Pour tout renseignement : 06 11 74 82 52.

Samedi 13 Juin 2026 à 20h00    MOURENX, Salle Daniel Balavoine

2)  Que font les grands partenaires historiques de Murat de cette nouveauté discographique?  Je veux parler de Libération et les Inrocks. Le minimum...

Pour Libération, deux lignes (et le partage d'une vidéo - dite pirate- puisque seul un teaser est disponible officiellement.)

https://www.liberation.fr/culture/musique/thibaut-pez-ange-jean-louis-murat-autour-de-lucie-coup-dur-folamour-leon-phal-la-playlist-du-cahier-musique-de-liberation-20260530_OJPRXGGZYVFP7HVVJ3CBG3HUS4/

Pépite d’un excellent album live de sa dernière tournée, cet inédit rappelle les meilleures années du poète rocker montagnard. Un parfum de Cours dire aux hommes faibles.

Il est aussi question du nouvel album d'AUTOUR DE LUCIE que je recommande. Quel plaisir de réentendre cette voix.

 

Quant aux inrocks, nous n'avons droit qu'à un édito dans une newsletter et le site internet. C'est bien sûr F. Vergeade qui s'y colle.

https://www.lesinrocks.com/musique/jean-louis-murat-son-ultime-tour-de-france-2022-696658-29-05-2026/

Trois ans après sa disparition, un ultime album live de Jean-Louis Murat ravive le souvenir de ses derniers concerts.

Trois ans déjà que Jean-Louis Murat nous a quittés subitement, un matin sombre du 25 mai 2023. Une semaine plus tôt, le chanteur auvergnat livrait à Tulle (Corrèze) le tout dernier concert de sa tournée entamée l’année précédente. On se souvient encore de notre dernière discussion, un samedi soir de novembre 2022 dans les loges de La Marbrerie à Montreuil, après une performance magnétique en trio avec Fred Jimenez à la basse et Yann Clavaizolle à la batterie.

Le musicien auvergnat ne faisait rien comme personne

Comme l’écrit Laure Desbruères, sa dernière femme et mère de Justine et Gaspard Bergheaud, dans un magnifique et déchirant post sur Instagram, “Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : ‘Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas.’ Tu sortais exsangue de la tournée Vénus… Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : ‘Je fais des disques pour aller sur scène ! […] Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux !” Car cet ultime enregistrement live, tout comme Live (1995), Live In Dolorès (1998), Muragostang (2000) et Innamorato (2019), démontre encore une fois que le chanteur et musicien auvergnat ne faisait rien comme personne, particulièrement sur scène, métamorphosant ses morceaux comme bon lui semblait : “Chacun sa façon/Chacun sa façon en son infini/De se dire un jour alors c’est fini”.

 

J'ai lu cette chronique vendredi dernier juste avant d'aller voir un spectacle de l'ami ALAIN KLINGLER, participant du disque "AuRa aime Murat"... qui a interrompu  le soir évoqué (en novembre 2022) la discussion entre Jean-Louis et F. Vergeade! Il a franchi la porte accueilli par un grand sourire de Jean-Louis...et garde lui aussi ce moment dans son cœur. Ce soir-là, Jean-Louis lui promettait de venir au premier week-end Murat de juin 2023... 

Alain Klingler sera en Avignon au festival off, en jouant en alternance son spectacle "Constellation Bobin/Leprest" et le nouveau consacré à Arthur Rimbaud (Déflagration Rimbaud)!  Même si Murat ne s'est pas frotté à Arthur (peut-être parce que c'était sa réincarnation comme certaines le disent...), pour les amateurs de chansons à texte, c'est à ne pas rater! C'est au Verbe Fou (12h45).  Deux autres participants d'Aura Aime Murat seront présents en Avignon : l'excellent Paugam qui tropicalise Brassens (à l'Arrache-coeur qui reçoit également Stan Mathis). Le 8 et 15/07, Baptiste W. Hamon jouera également son spectacle Americana qui semble prometteur (même si Murat n'est pas mentionné dans sa sélection)

 

 

3)  L'auteur de la chronique pour lust4live était à la pré-écoute parisienne et nous en parle. Il a apprécié, et nous parle joliment du disque:    « Ce live, c’est la précision de la langue française alliée au son anglais…on sent une véritable attention dans la production. ». Voici un « best-of live » d’une rare intensité, composé de titres accrocheurs et immédiats.

https://lust4live.fr/jean-louis-murat-en-concert-tour-de-france-2022-les-quatre-fantastiques/

« Jean-Louis Murat en concert. Tour de France 2022. » Les quatre fantastiques.
En ce mercredi de Mai, nous voici une poignée de fidèles réunis dans les bureaux de Wise Music France afin d’écouter en avant-première le live posthume du regretté Jean-Louis Murat. Triste anniversaire, le poète auvergnat ayant rejoint « l’au-delà » le 25 mai 2023. La plupart de ses proches, professionnels ou familiaux, sont rassemblés afin de nous faire part d’un souvenir précis de l’artiste. Marie Audigier, ex-compagne et ex-manager, anime cette rencontre et c’est au cœur de l’intime que se dessine un portrait de l’un des plus grands auteur, compositeur et interprète de la chanson française. Fred Jimenez, bassiste fidèle, égrène quelques souvenirs amusants et rappelle combien l’homme était attachant. La fille de ce dernier, Justine, se remémore un dernier Trianon triomphant et Frank Loriou, ami de longue date et responsable de l’artwork du dit LP, nous fait part de son émotion, la gorge nouée.
 
Et l’album ? Il est un résumé de cette dernière tournée via 14 titres choisis par Jean-Louis Murat et Denis Clavaizolle acolyte de toujours. L’intégralité des concerts donnés fut enregistrée, laissant le champ libre au duo. De quoi grapiller des versions habitées et électriques d’un répertoire partant de « Taormina » pour s’acheminer vers « La vraie vie de Buck John ».
 
Ce qui nous saisit, à l’écoute des morceaux proposés, c’est le caractère sauvage et insaisissable du quatuor. Murat hulule, grogne, siffle et s’exclame. Étire les introductions et réfrène ses conclusions. Pousse ses camarades de jeu vers de nouveaux territoires, de nouvelles expériences sensorielles. La batterie de Yann Clavaizolle lui répond et rebondit, tout en souplesse maitrisée. Le clavier de Denis Clavaizolle taquine la guitare du chanteur et la basse de Fred Jimenez se cale, sans mal, sur ces nombreuses séquences improvisées et chaloupées.
 
Comme le dit si bien mon ami Marco, « Ce live, c’est la précision de la langue française alliée au son anglais…on sent une véritable attention dans la production. ».
Voici un « best-of live » d’une rare intensité, composé de titres accrocheurs et immédiats. Murat y chante comme jamais. Mi Jaguar, mi Bob Dylan.
 
Et puis, cette matière rugueuse qui enveloppe chaque ritournelle donne un cachet « brut » à cette restitution. Aux antipodes des productions léchées qui fleurissent tant dans les bacs des fournisseurs.
En poussant le son, vous aurez la divine impression d’avoir ce « Tour de France 2022 » dans votre salon. Face à vous.
 
A présent que l’artiste n’est plus, cette captation sonore rend hommage à l’Ami Auvergnat mais aussi à son public. Quelles soient chaotiques ou d’une générosité folle, Jean-LouisMurat goûtait voluptueusement ses prestations scéniques.
A notre tour d’en savourer tous les contours.
 
John Book.

 

 

LE PREMIER LIEN EN PLUS 

J'avais cru comprendre qu'il y avait une actualité Mylène Farmer, sans en savoir plus, ni chercher à le savoir... Mais un chroniqueur de  Sunburnsout fait l'éloge du parcours de Mylène en faisant le lien avec Murat... 

https://www.sunburnsout.com/a-t-on-fait-le-tour-de-mylene-farmer/

C’est sans oublier le parfum de mystère plus que de scandale d’ailleurs, faisant encore effet quarante ans après, preuve indubitable. Par l’écriture. La voix. Le style. Le travail de cohérence. L’aura internationale. La magie, quoi… J’enrage quand certains se refusent, à défaut d’y penser, à dresser des ponts entre un Jean-Louis Murat, Les Occidentaux et Farmer, mais aussi Éric Serra ou Uman pour ne citer qu’eux, tant des connexions et croisements sont multiples, évidentes, relevant d’un renouveau melancochic pop et français des années 80/90. Une telle longévité ne peut être fondée sur du flanc.

 

LE DEUXIEME LIEN EN PLUS POUR CHERCHER LA PETITE BETE MAIS ON VA PAS MOURIR DE RIRE POUR AUTANT

oh, Mickey!

https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2026/05/31/mickey-3d-le-foreztival-je-suis-heureux-d-y-aller-et-heureux-qu-il-existe

Dans un article qui parle de l'ASSE, autant vous dire qu'il ne faut pas s'attendre à grand chose...  même si un concert unique en forme de retour du groupe Mickey 3D, dans leur département  est une nouvelle sympathique.  Par contre, l'évocation de Jean-Louis Murat par Mickaël Fournon me questionne:

 Quand j’ai sorti mon album en 2023 ( Nous étions des humains ), je n’ai pas fait de tournée. Je n’en n’avais pas envie, mes filles étaient petites et je n’étais pas du tout focalisé là-dessus. Je voulais juste sortir un disque. J’ai toujours fait des concerts depuis que j’ai 16-17 ans et là j’avais envie de faire un truc à la Jean-Louis Murat qui faisait des disques, chez lui, sans faire de tournée.

Ok pour les albums home made pour Murat... mais il avait toujours à cœur d'aller ensuite les jouer sur scène!! 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 3 Juin 2026

bonjour,

 

1)   On commence par un article dans LA GRUYERE, journal suisse fidèle à Murat.  Un grand merci à Serge Péclard qui a pu m'envoyer l'article!

Album posthume. Jean-Louis Murat pour une dernière tournée

A sa disparition, il y a tout juste trois ans, Jean-Louis Murat venait d’achever une tournée de 50 dates. Un album sort ces jours, témoignage de ses ultimes concerts, efficaces et sans fioritures inutiles.

Il suffit de quelques notes du très groovy Jean Bizarre et des premiers mots de cette voix incomparable pour comprendre à quel point il nous manque: Jean-Louis Murat est mort il y a tout juste trois ans et l’on n’a pas fini de mesurer son absence. Reflet de son ultime tournée, ce Tour de France 2022 vient rappeler à quel point l’ombrageux Auvergnat régnait alors au sommet d’un art libre et authentique.  Suite réservée aux abonnées

 
Chroniques du diques France/Belgique/Suisse:        La Gruyère, Magic, Sunburnsout, vif, Dh

L'article revient sur le côté grande gueule... et j'ai constaté que certains avaient jugés intéressants de refaire circuler sur facebook un paragraphe de saillies qui est en fait une compilation  de phrases vaches sur des dizaines d'années. Dommage alors qu'il y a une actualité à promouvoir et de quoi faire découvrir son oeuvre... Mais soit...

 

2) Chronique MAGIC par Cédric Barré

 

  3)    Une première chronique belge dans DH La Libre Belgique par Charles Van Dievort (27/05/2026)

 

Le dernier “Tour de France” de Jean-Louis Murat : voici ce que nous avons pensé de son album live posthume qui vient de paraître

À l’occasion des trois ans de la mort du chanteur est sorti un album live retraçant les moments les plus forts de sa dernière tournée. Un disque épique, à la Neil Young, qui rappelle combien l’artiste occupait une place unique dans le paysage musical.

Le 25 mai 2023, la nouvelle tombait comme une douche froide, on apprenait la mort de Jean-Louis Murat à l’âge de 71 ans. Rien ne laissait présager une disparition aussi brutale, le chanteur ayant tout juste terminé sa première tournée post-Covid quelques jours plus tôt.

Ironie du sort, le lendemain était commercialisé le premier best of de l’artiste. Lui qui avait toujours manifesté une hostilité totale à toute compilation regroupant ses plus grands succès, avait fini par céder.

Depuis, en dehors de concerts hommage et de livres – plutôt nombreux -, aucun disque de l’Auvergnat, posthume ou autre, n’était venu caresser les oreilles des fans et du public… jusqu’à ce vendredi 22 mai, date de sortie d’un live immortalisant la dernière tournée du plus bougon des orfèvres de la chanson française.

Une relecture à la Neil Young de son œuvre

Intitulé Tour de France 2022, il propose 14 titres captés lors de différentes dates de la tournée qu’il a clôturée juste avant de mourir. Des chansons choisies par ses soins après une sélection effectuée par son comparse de (presque) toujours, Denis Clavaizole. “Tous les concerts de l’année 2022 ont été enregistrés. Absolument tous, explique ce dernier dans les notes du livret qui accompagne le CD et le double vinyle. Et Jean-Louis m’a désigné comme personne de confiance pour effectuer un premier tri, choisir les quatre ou cinq meilleures versions de chaque titre. Ensuite, c’est bien sûr lui qui tranchait […] Deux mois avant sa disparition, ça ne faisait aucun doute pour lui : 'C’est bon, on a tous les morceaux !'.”

Sur ce live, Jean-Louis Murat est plus “neilyoungesque” que jamais, avec notamment de longues chevauchées comme il les aimait tant. Comment résister aux somptueuses revisites du “Chemin des poneys” et de “Taormina”, deux des rares chansons plus anciennes figurant sur cet album.

Les aficonados du gars de Douharesse le savent, Murat se projetait toujours vers l’avant, regardait rarement en arrière. Ses succès gravés sur disque, il passait à autre chose. Dans ce cas-ci, C’est son dernier album La vraie vie de Buck John qui est à l’honneur, avec quelques titres de son prédécesseur, Baby Love.

Des chevauchées endiablées

Pour ceux que ces deux disques ont déroutés par leur approche musicale orientée électro-funk pour le second et inclassable pour le premier, voici l’occasion de redécouvrir les chansons sous de nouveaux atours. Car ce n’est pas là le moindre des talents de Jean-Louis Murat que d’emmener ses créations vers des contrées insoupçonnées lorsqu’il les présente sur scène. Les précédents l’attestent : Live in Dolorès en 1998, qui revisitait Dolorès en mode “acoustique”, et Muragostang en 2000, formidable déclinaison 100 % électronique du très organique Mustango sorti l’année précédente.

Comment ne pas succomber aux chevauchés, souvent endiablées, que proposent les interprétations de “Jean Bizarre”, “Ma Babe”, Montboudif” et “Battlefield”. Sans oublier l’épique “Où Geronimo rêvait” !

Et que dire de ces moments où le temps semble suspendu quand Murat se fait doux comme du velours avec “La princesse of the cool”, le jazzy “Frankie” et la pièce maîtresse de cet album live, “La pharmacienne d’Yvetot”.

Un inédit somptueux

Un titre que cette dernière chanson se dispute avec le seul inédit gravé sur ce disque : “Hello You”. Comme à son habitude, Jean-Louis Murat gratifiait son publique de quelques-unes de ses plus belles perles exclusivement interprétées sur scène. Voilà qui n’est pas sans rappeler d’autres morceaux du même acabit : “Ami, Amour, Amant”, “Michigan”, etc.

Quatorze titres qui font revivre tout le talent de l’Auvergnat, bien entouré pour ce dernier Tour de France. Le bassiste Fred Jimenez, rencontré pour l’enregistrement du triple album Lilith en 2003, est à l’œuvre, avec le claviériste Denis Clavaizole qui accompagne le chanteur depuis Cheyenne Autumn, en 1989. Et, comme pour boucler la boucle, c’est le fils de ce dernier, Yann, qui est à la batterie. C’est lui qu’on entend, alors qu’il était bébé, sur “Déjà deux siècles 89”, titre extrait de Cheyenne Autumn !

Le point final de l’histoire ?

La seule déception à l’horizon nous vient du livret du disque. Ou plutôt de ces phrases qui le clôturent, signée Laure Desbruères, l’ex-femme du chanteur qui fut productrice pour Scarlett à partir de 2004, la structure qui réalisait les disques de Jean-Louis Murat à partir de 2006. “Scarlett, ce furent quelque vingt années intenses et exigeantes, et la moitié de la production phonographique de cet immense artiste-auteur-compositeur”, note-t-elle. “Scarlett, ce fut une très belle aventure. Une très belle aventure qui s’achève ici et vous laisse une œuvre intemporelle signée Jean-Louis Murat, une œuvre qui n’en finira pas d’être redécouverte.”

Si Scarlett termine son existence avec ce Tour de France 2022, en référence bien sûr à la passion qu’éprouvait le chanteur pour le cyclisme, notamment Wout Van Aert, faut-il comprendre qu’il n’y aura plus d’autre sortie signée Jean-Louis Murat ? N’avait-il pas dit, régulièrement, qu’il avait des “tonnes” d’inédits et même des albums prêts à paraître après sa mort ? Les entendra-t-on un jour. Pas sûr…

 

Du même auteur, du côté de MOUSTIQUE: 

Moustique (site web) - Moustique

Monday, June 1, 2026 

Un album anniversaire de Jean-Louis Murat, un disque enregistré en live pour Dua Lipa et le retour du groupe Inferno pour débuter la semaine

Trois ans après sa disparition, le 25 mai 2023, à l’âge de 71 ans de Jean-Louis Murat, “Tour de France 2022” propose 14 titres captés lors de différentes dates de sa dernière tournée.

Sur ce live, le chanteur et guitariste est plus “ neilyoungesque” que jamais, avec notamment de longues chevauchées comme il les aimait tant. Impossible ainsi de résister aux somptueuses relectures du Chemin des poneys et de Taormina , deux des rares chansons plus anciennes figurant sur cet album.

Nostalgie quand tu nous tiens

Pour le reste, c’est son dernier album “La vraie vie de Buck John” qui est à l’honneur, avec quelques titres de son prédécesseur, “Baby Love”. Si les chansons de ces deux disques avaient dérouté par leur approche musicale -orientée électro-funk pour le second et inclassable pour le premier-, Murat en propose ici des versions complètement remaniées.

Jean Bizarre, Ma Babe, Montboudif, Battlefield ou encore l’épique Où Geronimo rêvait! Plus loin, Murat se fait doux comme du velours avec La princesse of the cool, le jazzy Frankie et la pièce maîtresse de cet album live, La pharmacienne d’Yvetot. Cerise sur le gâteau: l’inédit Hello You. L’Auvergnat était particulièrement bien entouré pour ce dernier Tour de France. Le bassiste Fred Jimenez, rencontré pour l’enregistrement du triple album “Lilith” en 2003, est à l’œuvre, avec le claviériste Denis Clavaizole qui accompagne le chanteur depuis “Cheyenne Autumn”, en 1989. Et, comme pour boucler la boucle, c’est le fils de ce dernier, Yann, qui est à la batterie.

4)  Toujours chez les belges,   dans les sorties de la semaine,  VIF indique:

3. Jean-Louis Murat – Jean-Louis Murat en concert – Tour de France

Il aura donc fallu que Murat casse sa pipe (en 2023, à 71 ans) pour que s'interrompe l'une des discographies les plus aventureuses (et les plus foisonnantes) de la scène française. "Ce n'est pas une excuse", aurait pu répliquer le poète retors. Pardonnez la boutade: il y a des disparus qui manquent plus que d'autres… Trois ans quasi jour pour jour après son décès, Jean-Louis Murat a droit à un premier album posthume : un live capté lors de son ultime tournée, en 2022.

A l'époque, le chanteur vient tout juste de sortir La Vraie Vie de Buck John, qu'il décide d'emmener sur la route en formation resserrée: Fred Jimenez à la basse, Yann Clavaizolle à la batterie et Denis Clavaizolle aux claviers. Au programme, une tournée de plus de 50 villes. Un véritable tour de France pour ce fan de vélo (auquel la course a d'ailleurs rendu hommage l'an dernier, lors de son passage dans le col de la Croix-Morand). Enthousiaste, Murat décide d'enregistrer chaque concert, imaginant un album live qui ne garderait que les meilleures versions de chaque chanson –un parcours du combattant quand on connaît la manie de l'intéressé de ne jamais jouer deux fois le même titre de la même manière.

C'est Denis Clavaizolle qui va s'y coller, proposant une sélection finale à Murat, deux mois avant sa disparition. Par la force des choses, elle se concentre sur ses derniers disques –de Buck John à Morituri (2016), avec l'une ou l'autre incartade dans Taormina (2006)–, augmentée d'un inédit (Hello You). Soit quatorze chansons au total, où l'on retrouve un Murat presque jovial –au point de vouloir faire chanter le public sur Battlefield–, labourant son blues-rock auvergnat (Où Geronimo rêvait) avec ce mélange toujours aussi savoureux de roublardise (Marilyn et Marianne) et de magnétisme troublant (La Pharmacienne d'Yvetot).● L.H.

Distribué par Cinq7/Wagram. La cote de Focus : 3,5/5

5)  Et chez les amis de Sunburnsout (vous pouvez aller sur le site pour lire: je termine l'article du jour, ici!, pas envie de lien en plus aujourd'hui, n'insistez pas)

“Bon sang ! Qu’est-ce qu’il était vivant !” Comme tous les disparus, Murat respirait, chantait, blasphémait et swinguait du tonnerre… avant de ne plus pouvoir le faire du tout, pour cause de mort. “Qu’est-ce qu’il vivait !” C’est ce qu’on se dit dans ces cas là mais on sait qu’il y en a qui sont un peu plus vivants que d’autres et le Murat que l’on entend à l’entame de ce live des trois ans… qui date de quatre ans, et qu’on écoutera sûrement encore dans cinq ou dix, l’était bel et bien… vivant.

On n’entend que ça sur Jean Bizarre qui était aussi l’un des morceaux de son dernier album, La Vraie Vie de Buck John, sorti en 2021, la vie qui bruisse sur cette chanson et explose dans des allitérations, des échos de mots et de sonorités, visiblement choisies pour la manière dont elles s’entrechoquent et se combinent avec la rythmique mi-jazz, mi-folk rock du morceau. C’est un beau morceau pour entamer un disque live, un morceau amusant, sûrement pas facile à chanter mais qui met en confiance et donne la patate. Ce n’est pas négligeable : il arrivait qu’on aille à un concert de Murat avec une boule au ventre ou du moins un peu d’appréhension. Parce qu’il n’était pas toujours tendre avec son public et parfois de mauvais poil. Ce n’est pas le cas cette fois. Murat, même mort, nous accueille avec l’oeil jubilatoire et la langue agile. On en avait bien profité lorsqu’on l’avait admiré pour la dernière fois de notre vie de supporteur, c’était à Allonnes en mai 2022.

Ce Jean Bizarre dit au moins une chose quand on entend scatter l’Auvergnat comme à la parade, c’est qu’il était en forme/vivant et plutôt content d’être là. On se fout un peu qu’il avale les mots sur la Princesse of the cool, comme s’il avait une chaussette dans la bouche, parce que c’est justement de cela dont il est question ici : être cool, se laisser aller et tant pis pour la clarté de la diction. On a les doigts en éventail et on slacke à la France, en charentaises et en poésie. On avait bien aimé Baby Love, disque sur lequel on trouve la chanson. Murat en joue aussi Montboudif sur ce live. Mais c’est surtout Buck John qui est à l’honneur avec des cris d’indiens ou de vieux paysans sur Où Géronimo Rêvait et quatre autres morceaux (en plus du premier). Ce Tour de France 2022 est foutrement rock et foutrement joueur parce que Buck John était un album pétillant et “décomplexé”, pas comme la droite du même nom, un album décomplexé qui, à la façon de Murat, s’en fout royalement d’être rock, blues, jazz ou chanson française et qui passe de l’un à l’autre par la virtuosité des musiciens et la grâce de son chanteur. Murat chante, il hurle, il hulule même. C’est le Jon Spencer Blues à la mode de Riom, Alan Vega 63, habité par le souffle de l’Amérique et la vitalité des monts d’Auvergne.

C’en est presque triste, alors qu’on sait qu’il est mort, quelque part d’avoir choisi un concert aussi généreux et relâché du tubercule. Le groupe est particulièrement agile ici avec Fred Jimenez à la basse, Denis Clavaizolle au clavier, Yann Clavaizolle (le fils de Denis) à la batterie. Les deux premiers ont joué avec Murat depuis ses débuts et le trio propose ici un accompagnement formidablement rythmé qui sied parfaitement aux titres retenus. On adore la liberté et l’espace entre les instruments sur Ciné Vox, l’un des meilleurs morceaux du très bon Il Francese,que Murat ralentit et semble ne pas vouloir terminer. Taormina est bouillant et électrique. Murat mélange les nouveautés du moment avec Ma Babe, Marylin et Marianne, Chacun sa Façon ou Battlefield, et des titres qui viennent d’un peu plus loin comme la Pharmacienne d’Yvetot (2016) ou le sublime Chemin des Poneys (sur Taormina, il y a vingt ans). La performance d’ensemble est généreuse et met en relief la culture rock (des années 50 aux années 70) d’un Murat qui aimait autant les textes bien tournés que les guitares électriques bavardes. C’est cette expressivité des guitares (sur Marylin et Marianne, bien soutenues par un clavier à la Jerry Harrison, fougueux) qui donne à l’ensemble une vitalité extraordinaire. Le groupe négocie à la perfection les changements de tempo, se changeant sur la Pharmacienne en un piano band pourpre et nocturne. On a un petit faible pour la version velvetienne d’un Frankie qui taquine les sept minutes. L’inspiration américaine irrigue le disque et cette période finale d’un Murat splendide dans son minimalisme et ses regains d’électricité. Le Chemin des Poneys est sûrement pensée comme LA grande chanson du set. Elle l’est et nous ouvre les portes électriques d’un ciel encore trop haut pour nous.

Ce disque est un témoignage précieux du “dernier” Murat par la force des choses, un Murat qui, parce qu’il n’y en eut pas d’autre, nous semble avec le recul, une bonne synthèse voire une synthèse presque parfaite de tous les Murat qui sont passés avant, la somme d’héritages accumulés sur cinq décennies au moins, de la chanson française au punk rock américain. Tout est là, niché au creux d’une poésie ancienne. Tour de France 2022 est un beau disque crépusculaire et vibrant d’irrévérence. Un disque qu’on aimera écouter et réécouter, jusqu’à ce que les vers de deux ou trois chansons se mélangent pour en former d’autres. Façon cut-up.

An 1163
L’ordure leva
Le pont-levis
Mon cœur est
Mort de froid

Il n’y a rien ma mie
Qui doit nous faire peur
La portière ouverte
Ressens-tu la chaleur
Berger du néant
Troupeau d’éternité
Viens mon ange

La mort a rarement du bon. Elle est comme le froid et le vent.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 29 Mai 2026

 

Je n'ai jamais aimé les anniversaires, et je n'ai fait aucune allusion l'autre jour... mais voici un petit tweet de Pascale Clark:

Et vu le nombre de like et de repartage, la publication sur les réseaux de Rock And Folk:

Promos 2 : L'équipe, france info, interview Frank Loriou et un peu de "Murat de A à Z"

Pour ne pas faire trop long, je garde d'autres chroniques déjà parues pour un prochain article, mais voici une petite sélection: 

- Le journal L'Equipe  est encore au rendez-vous pour parler de Jean-Louis Murat:

 

Cycle Jean-Louis Murat

Sa mort en mai 2023 nous avait abasourdis. Un poète disparaissait. Jean-Louis Murat nous revient par la grâce d'un album posthume nommé Tour de France 2022 , soit quatorze chansons enregistrées en live lors de son ultime tournée, une cinquantaine de dates dans tout le pays. L'allusion à la Grande Boucle était un choix conscient de l'Auvergnat, accro de vélo, pratiquant ardent et érudit. « Le Tour, c'était son moment de bonheur ! » , dit Marie Audigier, sa manager historique. Hors de question de planifier un enregistrement ou des concerts en juillet, le chanteur du Col de la Croix-Morand suivait la course devant la télé, sans le son, cartes et encyclopédies à portée de main. Et se déplaçait avec entrain si le peloton passait dans ses parages vallonnés. Il racontait que le Tour de France « dévoile une part très intime de chacun de nous, une nostalgie d'enfance, une pulsion de voyage, nourrit une passion estivale qui dit beaucoup de l'étrangeté du Français ».

Pour Tour de France 2022 , Jean-Louis Murat avait sélectionné des titres captés à Aurillac, Paris, Beauvais, Cholet... À chaque fois dans une version revisitée du morceau original pour chasser la lassitude et bousculer le fan, dans une veine très Neil Young. S'y mêlent des chansons récentes et des classiques tel l'envoûtant Taormina. Plus un inédit, Hello you. C. L.

 

 

- La chronique en forme de Best of musical de B. DICALE:

 

https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ces-chansons-qui-font-l-actu/jean-louis-murat-retrouvailles-posthumes_7992995.html

Ces chansons qui font l'actu Bertrand Dicale Le samedi à 18h23, 20h53 et 23h55, le dimanche à 17h23, 19h23, 21h23 et 23h23

L'album "Tour de France 2022", enregistré en public, vient de sortir. L'occasion de revenir sur une trajectoire d'artiste d'une opiniâtre liberté. 

Nous sommes en 2022, quelque part en France, à un concert de Jean-Louis Murat. Avec lui, son très fidèle pianiste Denis Clavaizolle, le fils de celui-ci, Yann Clavaizolle à la batterie et Fred Jimenez à la basse. "Marylin et Marianne" est une chanson de l’album La Vraie de vie de Buck John, paru l’année précédente, qu’il emmène en tournée.

Ces concerts forment la matière de l’album Tour de France 2022, album live et posthume qui vient de sortir – son sixième album live pour une trentaine d’albums en une quarantaine d’années avant sa mort soudaine le 25 mai 2023.

 

- Et on peut retrouver une belle et  Longue interview de Frank LORIOU chez Froggy par l'ami Sy!

https://www.froggydelight.com/article-29442-Frank_Loriou.html

Un court extrait:

C’est de là que vient l’idée du livre, avec l’envie d’en parler ?

Frank Loriou : Ce n’est pas que j'avais envie d'en parler, j’ai vu une peine immense que la disparition de Jean-Louis Murat a causée évidemment chez moi, mais aussi chez tous ceux qui l'aimaient et qui l'écoutaient, un vrai choc. Et je me suis dit : mes disques durs sont pleins d'images que personne n'a jamais vues et ne verra jamais. Et je trouvais ça injuste d'être le seul à les avoir. Et puis il y a beaucoup de gens qui sont venus vers moi pour acheter des tirages photos, mais tout le monde n'avait pas les moyens d'acheter des tirages photos, ça coûte cher un tirage d'art.

C'était aussi une manière de partager avec tous, qu’il n’y ait pas un élitisme, qu’il y ait une forme de justice et que quels que soient les moyens qu'on a, on peut retrouver un livre accessible, c'est cher 38 € mais ce n’est pas très cher pour 200 pages couleurs.

Il n’y a pas ton nom sur la couverture, pourquoi ?

Frank Loriou : C’est volontaire évidemment, c'est pour ça que j'étais gêné par ta remarque tout à l'heure où tu disais que je parle de moi parce que justement, je veux parler surtout de Jean-Louis quand même et donc c'est venu extrêmement naturellement, ce n’était pas important pour moi d'avoir mon nom sur la couverture, pas du tout.

Cependant, c'était important et beaucoup plus beau parce que je ne voulais pas rivaliser avec lui. En fait, je suis surpris parce que dans les articles de presse, je vois ma photo en grand et je suis très surpris de ça et même parfois un peu gêné parce que j'ai envie qu'on voit du Jean-Louis Murat en grand partout.

Au départ, je voulais faire ce que j'appelle un hommage silencieux. Je voulais faire un livre avec que des images, pas de texte du tout et on aurait ouvert et ça aurait été un long silence et juste des photos de Jean-Louis Murat qui défilaient comme elles sont organisées dans le livre.

Puis je me suis dit que c'était dommage de ne pas partager aussi toutes les petites choses qu'on avait vécues et qui pour moi étaient quand même une forme de normalité. C'est parce que je travaille avec beaucoup d'artistes, donc c’est un peu notre quotidien, c'est un peu les cuisines et donc je me suis dit que tout ça c'était aussi très précieux pour moi et pour les gens.

J'avais aussi envie de raconter le Jean-Louis Murat que j'ai connu vraiment et donc j'ai écrit ce texte et c'est devenu un livre moins silencieux. C'est la première fois que je publie un texte que j’ai écrit, j'ai gardé la structure initiale mais avec une part où je raconte et une autre part avec les photos. Je n’aime pas les photos avec des légendes, il y a des légendes qui enlèvent la poésie d'une image et puis la photo est belle et le gars a mis un titre complètement absurde, ça casse tout.

et ailleurs: 

Frank Loriou : Les chansons de Jean-Louis, ce sont un peu des nouvelles, un disque, un recueil de nouvelles. Il y a une chanson, c'est "Robinson" sur Tobogan, il dit : apprends à t'orienter de jour, apprends à t'orienter de nuit. C'est un morceau qui me bouleverse.

Je n’en ai jamais parlé à personne, peut-être que personne ne l’a remarqué ce morceau, ou peut-être que plein de gens se disent : moi aussi ça me bouleverse. Il y a plein de petits trésors. C’est pour ça qu’une écoute d'un album de Jean-Louis, ce n’est pas une musique d'ambiance. Chaque morceau est un petit univers avec un langage, des personnages, des codes, des mystères.

Je pense que tous ces gens qui sont venus vers moi avec émotion, c'est parce qu’ils ont trouvé dans des petites chansons des trésors qui leur ont parlé de leur vie et tout cette part d'universel, c'est ça aussi Murat.

Aujourd'hui, il nous manque, mais ses albums nous manquent aussi. On avait l'habitude d'avoir tous les ans un album qui arrivait et aujourd'hui on ne l'a plus. On est orphelin de sa musique, de ses chansons et de ce qu'il nous disait dans ses chansons et de ses mots. Il y avait cette générosité. Quand on dit parfois qu’il gérait son image, mais il ne gérait rien du tout. Non, il vivait aussi au jour le jour, il aimait créer et justement il ne calculait pas. Quand on démarrait, on ne savait pas ce qu'on allait faire, on n’était pas en train de penser une stratégie. Il était libre et il est resté libre jusqu'au bout.

 

 - Et on termine par un article de BENZINE sur le livre de Cédric Barré:

Je vous invite bien-sûr à le lire avec facilité in situ :

https://www.benzinemag.net/2026/05/25/french-lynx-murat/

[Essai] « French Lynx – Murat de A à Z » de Cédric Barré : Murat is Alive (suite)

25 mai 2026 Jérôme Barbarossa 7

Benzine honore la mémoire de Jean-Louis Murat, disparu il y a 3 ans. Zoom sur l’abécédaire ludique de Cédric Barré, sorte de portrait chinois de « l’Animal »…

Trois ans après sa disparition, le bluesman auvergnat est célébré de diverses façons, notamment par la sortie très récente de French Lynx – Murat de A à Z, ouvrage de Cédric Barré, directeur des affaires culturelles de la ville de Laon, musicien lui-même et spécialiste de JLM (et entre autres rédacteur à Magic ! R.P.M. et Mowno). Un deuxième livre en deux ans sur le « Bougnat » après son étude approfondie du Moujik et sa femme.

Une nouvelle réussite, dans le genre plus ludique de l’abécédaire, qui propose une biographie déguisée, oblique, par le prisme de thèmes fondateurs, sujets de prédilection ou détestation, anecdotes et collaborations marquantes de l’individu et de l’artiste complexes Murat. Un clin d’œil pertinent quand on sait que le Larousse fut longtemps le livre de chevet de Murat, sa découverte à l’âge de 9 ans lui ayant ouvert un monde insoupçonné. « Ce livre n’est ni un continuum journalistique, ni une thèse appliquée. Il s’agit d’un abécédaire, non exhaustif mais de cœur. En grande partie, ce que j’aurais voulu savoir sur Jean-Louis Murat sans oser le lui demander. Cédric Barré est sans aucun doute un des gardiens précieux de la flamme muratienne » explique Florent Marchet, autre gardien précieux du temple, dans la belle et longue préface de l’ouvrage.

French Lynx est ainsi une occasion d’explorer ou d’approfondir sa connaissance du territoire muratien, d’une traite ou en papillonnant selon les envies au long de la centaine d’entrées, de « Animal » à « Zimmerman ». On y sourit, on s’émeut, on retrouve des envolées ou des énervements, en découvre d’autres. Au menu, entre autres, Camille, Leonard Cohen, Denis Clavaizolle, Clara, ses passions du vélo et du football, Tony Joe White, Neil Young inévitablement, Bayon et Bernard Lenoir, le Groënland, Ferré et Farmer, l’Auvergne et le cinéma, les femmes de sa vie, Marie Audigier et Laure Desbruères, et plus généralement son rapport aux femmes, à l’érotisme et sexe, si présent dans ses textes… Et on y parle aussi, bien sûr, de live, et du rapport complexe évolutif à la scène depuis ses débuts contrariés en première partie de CharlElie Couture. Un éclairage pertinent au moment où est enfin publié le live de sa dernière tournée, Tour de France 2022.

Cédric Barré rappelle cette déclaration de 1996 à Mofo : « Le public, c’est un gros fainéant, super-décevant. Moi, quand j’assiste à un concert, je déteste qu’on me refasse le disque. J’adore aller voir des nouveaux groupes que je ne connais pas. Le public, il paie 150 balles et il veut entendre l’album. J’ai jamais compris pourquoi il me faisait la tronche parce que je chantais des inédits ou des versions différentes de chansons qu’il connaissait déjà ! » Mais, de fait, après de premières expériences difficiles, « le Brenoï » y prend goût, prenant un soin parfois maniaque à préparer certaines tournées, et des enregistrements parfois associés. Avec un art du contre-pied consommé. Le meilleur exemple en reste la tournée de Mustango, album si organique, enregistré à Tucson avec les musiciens de Calexico et d’Elysian Fields, qui aura une déclinaison électronique sur scène ! Murat avait dû composer avec l’absence des musiciens ayant enregistré l’album, et décidé de proposer une expérience totalement différente à son public. Un choix risqué, clivant, restant toutefois raccord avec ses débuts plus marqués par les machines (déjà gérées par Clavaizolle, sorcier clermontois du son). Une expérience qui m’avait personnellement déstabilisé lors d’une soirée au Trianon que je ne suis pas près d’oublier, et dont je comprends mieux désormais la richesse ludique, mais aussi tout le travail artistique à l’œuvre, que l’on peut entendre sur le live alors publié (Muragostang). Trente ans après, le verdict de l’histoire donne raison à l’Auvergnat : Mustango, reste un album de chevet et le chef d’œuvre de cette discographie — dont Florent Marchet, qui le souligne dans la préface — et Muragostang est un OVNI génial, inclassable, un autre album très réussi à part entière.

Résultat des courses, ce constat résumé dans une citation connue de JLM dans la Libre Belgique, rappelée par Cédric Barré : « Ouais, j’suis devenu accro. Moi qui passais mon temps à dire : ‘la scène c’est de la merde, j’veux pas en faire’. Quel con ! Non, mais les années passant, je trouve que ce qu’il y a de mieux dans mon job c’est la scène. Chaque fois que je compose une chanson je pense tout de suite au concert. J’adore être sur scène, capter l’attention des gens. C’est une vraie révélation pour moi ». Pas au point d’être totalement vacciné, puisqu’il écourtera par exemple la tournée du Moujik et sa femme, ne se sentant pas bien avec son groupe, et mettra un certain temps à trouver sa formule idéale, souvent en power trio avec Stéphane Reynaud et Fred Jimenez, comme le rappelle Barré. Ce parcours de labeur, fait de de virages, nids-de poule et travaux sur la nationale du « live », pour préparer l’épreuve de la réception en direct de son œuvre par son public est en tout cas une raison de plus pour écouter ce Tour de France 2022 aujourd’hui édité.

 

 

LE LIEN EN PLUS

Le camarade Gregoire Bouillier a sorti un livre sur Arsène Lupin, et son podcast avec Radio France dans lequel François Morel rend honneur au style et à la fantaisie de l'auteur de son texte.  Grégoire a réussi à placer le nom de  Murat rapidement dans le livre!  : "Le primesaut est ce qui s'oppose au cafard qui, comme le chante Jean-Louis Murat, fait un carnage chez les colibris"...  (pp 196-197).  

On peut aller le rencontrer à Périgueux et même casser la croûte!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022, #bibliographie

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Publié le 25 Mai 2026

Un temps prévu chez Wagram, la pré-écoute du disque a finalement eu lieu dans les locaux de Wise Music France (premieremusic.fr/), la maison d'édition des oeuvres de Jean-Louis Murat (on parlait de la vente du fond ).  Dans les beaux quartiers, il faut se hisser par l'escalier quasi-monumental pour arriver dans les bureaux, une grande pièce a été vidée pour l'occasion. 

La jauge était de 40 personnes et beaucoup de têtes connues...  dont la surprise de voir les suisses Marc Aymon et Milla, invités du dernier Week-end Murat, yes sir! Je propose aussitôt qu'ils nous improvisent une petite chanson pour finir...  

Arrivé un peu juste, je serai fidèle à ma réputation de grand vidéaste*... en n'installant pas de trépied, et en confiant la caméra à une personne qui offrira un beau contre jour... mais pour une fois, la carte mémoire a suffisamment de capacité et la batterie tiendra. Naturellement, il faudra aussi tendre l'oreille et une écoute au casque est conseillé. (*je pense surtout à mon expérience malheureuse  au Toboggan de Décines)!  

On commence par un mot d'accueil de Thomas Jamois. 

Je vais en profiter pour donner quelques éléments biographiques trouvés sur internet puisqu'il devient un personne centrale pour faire vivre l'oeuvre de JL Murat: Formé au marketing chez VIRGIN FRANCE puis gérant du label et des éditions TRICATEL aux côtés de Bertrand Burgalat, il fut directeur des Editions musicales et de la synchronisation au sein de la société NAÏVE jusqu’en 2010 (Cela lui a donné l’occasion de collaborer étroitement avec les plus grands compositeurs français : Alexandre Desplat, Bruno Coulais, Gabriel Yared, Michel Legrand)  avant de monter sa propre société d’édition VELVETICA. Il est désormais Managing Director de Wise Music Group où il a une expérience de la gestion patrimoniale d'un catalogue (Becaud, Salvador notamment- ils ont aussi Bashung). Dans sa carrière d'une trentaine d'années, il a supervisé l’administration et la sous-édition pour des artistes et labels de renom (Lomepal, Phoenix, Caravan Palace, Muse, Asa, Michel Houellebecq, Moriarty, Claire Diterzi, Alex Beaupain…). 

 

https://wisemusiccreative.com/fr/writers/jean-louis-murat/

Cette première vidéo s'arrête quand Marie Audigier me demande d'intervenir sur le choix des titres. J'ai fait très bref, mais mon choix a été de faire écouter :  

Où Geronimo rêvait  : Pour représenter les titres plus récents et celui-ci  a été peu joué sur la tournée

Taormina  : parce que c'est un  grand morceau de fin de concert avec Les Jours du jaguar, Extraordinaire voudou, même s'il n'a pas joué ce rôle-là en 2022. 

La pharmacienne d’Yvetot, Le chemin des poneys et Frankie, car l'interprétation et l'ambiance sont magnifiques et je pense que ces chansons étaient plus à même de toucher l'assistance. Hello you ayant été diffusé dans la journée sur les plateformes, elle n'était plus inédite, mais fait partie de mes préférés du disque. Le fait que ce soit les titres les plus longs n'est pas un hasard, c'est ce que j'aime en concert. 

J'ai regardé l'assistance pendant la session et c'était très émouvant de "voir cette [qualité d'] écoute",  voir cette concentration, chez Nesles ou Christophe, l'émotion de Samuel et de Florence et de quelques autres, les yeux fermés d'autres pour se plonger en concert...

 

[oups, en fait, dans les vidéos, il manque quelques présentations effectuées par Marie: les personnes de la maison de disque Cinq7 (Alain Gac, Pauline Dageville et Stéphane Vérité qui a assuré la vente des disques...), le webmaster depuis 17 ans (JB Serres), Fabienne Azzaro, "fan numéro 2" selon Jean-Louis lui-même, celle qui a travaillé avec Jean-Louis sur une ou deux tournées (on peut la connaître par le fait qu'elle encadrait les séances dédicace de fin de concert). J'apprends que c'est grace à Jean-Louis qu'elle s'est professionnalisée dans la musique. Elle travaille maintenant au FAIR (fonds d'action et d'initiative rock). La veille à Rouen devait être présent "Fan n°1" (toujours selon Murat), de son prénom Stéphane, une personne discrète mais qui s'était fait repérer par JL  (on parlait dans le dernier article de ceux qui ont des histoires intimes avec Jean-Louis, en voilà donc deux de plus).  Il manque aussi un court propos de Frank Loriou sur la pochette, en voici l'audio où on entend son émotion finale:

 

La vidéo commence quand il parle de l'expo à St-Malo, vient ensuite quelques questions au si adorable Fred Jimenez et à Justine. 

(c'est peu audible, mais en me rendant sur Paris, j'ai essayé de compter le nombre de concert de Fred avec Murat, et c'est sans doute plus de 200 - J'avais atteint 260 mais  j'ai oublié de retirer ses remplacements par David Fangione et Christophe Minck). 

[J'ai un autre souvenir marquant avec Justine, c'est sa prise de parole en l'église d'Orcival. J'ai fait le choix de ne pas en parler dans mon article de l'époque pour ne pas faire du Paris Match, mais je l'ai toujours gardée en mémoire et cette sincérité m'a influencé par la suite.  La discussion que j'ai eue encore en privé après avec Fred me fait garder le même cap]. 

 

- Ensuite,   Marie présente Alain Artaud, on en a souvent parlé ici (dès 2011), Florence Beauville, Stéphanie Giraud (époque Virgin- j'ai une interview sous le coude!). Et lit un texte de Pascal Aznar qui était à la promo télé avant d'être le directeur de la com à Canal+ (vous le trouverez le texte ci-dessous). Guillaume Depagne, le dernier manageur est intervenu ensuite sur l'idée du live, la dernière date en 2023, le Best of qu'il avait accepté ("confiant la sélection des titres à Jean-Luc Marre de Pias en qui il avait toute confiance"), de l'album qui était en préparation [hors-vidéo]. Il y a ensuite Olivier NUC qui indique qu'il doit beaucoup à Murat, puis Nesles pour sa belle initiative  (meme si j ai un peu trouvé qu'il oubliait qu'il y a eu d'autres initiatives pour chanter du Murat: tribute band et soirées hommage). Et on a terminé par l'éditeur... qui était là à Benicassim lors de la rencontre entre Murat et Fred... et Houellebecq.  Il cite l'intelligence artificielle comme un des éléments qui pourra intervenir dans la gestion de l’œuvre... 

 

Le texte de Pascal Aznar:

La meilleure façon de boucler La Grande Boucle

avec cet album live intitulé "Le Tour de France de Murat".

La mythologie du cyclisme a régulièrement été représentée dans l'oeuvre de Jean-Louis Murat : les titres "Le champion espagnol" ou plus récemment "Les Molteni" en témoignent. Pour le film de Pascale Bailly "Mademoiselle Personne" avec Elodie Bouchez, il avait parcouru quelques étapes de sa tournée sur son Pinarello de meilleur grimpeur. On repense à cette réunion dans le bureau d'Emmanuel de Buretel avec son potentiel tourneur et ses cheffes de projet pour le convaincre de tourner et accompagner la sortie de Venus. Au bout d'une discussion très longue et assez animée, JLM finit par lâcher "OK si je joue dans des villes traversées par le Tour de France de 1952 remporté par Fausto Coppi (avec un passage au col de la Croix Morand)". J'ai bien senti que j'étais le seul à avoir la référence autour de la table et suis parti dans un fou rire. Je me souviens que cette tournée passait donc parfois par des villes qui n'avaient ni théâtre, ni salle des fêtes et que Denis et Christophe Dupouy dépensaient beaucoup d'énergie à essayer de limiter les dégâts soniques d'un gymnase en structure métallique avec une hauteur de plafond digne des Wembanyama locaux. Ce fut finalement assez conforme avec le son brut que Murat avait imposé pour cette tournée. Plus tard, Jean-Louis me fit faire la descente de La Bourboule où Stephen Roche s'imposa dans le Tour de 1992. Aujourd'hui il repose en paix à quelques mètres de la ligne d'arrivée en attendant le prochain peloton. La Grande Boucle est bouclée.

Bises Pascal Aznar

 

Et on termine par la prestation de MILLA :

En y repensant, c'était vraiment beau cette petite réunion de famille mixant ceux qui ont travaillé avec Jean-Louis, pour certains à partir de 1989 -dois-je encore préciser que cela montre bien que collaborer avec lui n'était pas si abominable que ça, ce que m'a confirmé Fred ensuite qui réfute absolument le fait que Murat l'ait engueulé lors d'un concert, même  une seule fois!),  le cercle professionnel plus récent mais qui continue d’œuvrer et les fans qui ont aussi une connaissance intime du chanteur. Le temps était hélas un peu limité pour la discussion publique du fait du showcase qui a suivi, mais les échanges ont pu se poursuivre et nous avons pu profiter d'un joli buffet et de boissons jusqu'assez tard dans la nuit, et des talentueux Lichen (Michael Clark, fils de Gavin Clark, auteur-compositeur basé dans le sud de Londres) et la new soul  de  Ngaiire, originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée et basée en Australie. Et vu qu'on est chez leur éditeur, il a été souligné qu'on a entendu leur musique dans plusieurs séries et films internationaux!

Un grand merci  aux trois, quatre personnes qui se sont adressés à moi pour me remercier  pour le blog ou le week-end Murat, yes sir!  Ca rebooste pour un petit tour... 

 

Allez, en petit bonus, en audio : une petite anecdote donnée à Rouen par Mathieu Pigné de la maison Tellier.

merci à Marie pour les photos ci-dessous et pour tout le reste!

La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 24 Mai 2026

bonsoir,

Est-ce que j'écris que ça fait un peu bizarre de se retrouver en mode "période promo"? (vu que je suis dans le train du retour, j'ai le temps de causer...). 

Bon, des "promo" post-2023, on en a vécu, avec les livres, les événements mais là, un disque...  Les amateurs l'ont attendu si longtemps : 4 ans et demi (sortie de La vraie vie de Buck john en octobre 2021), une éternité. On peut donc comprendre l'enthousiasme des fans qui ont enfin la possibilité de se mettre du neuf sous la dent, entre les oreilles, dans les neurones. Oui, ce n'est qu'un live, mais Jean-Louis faisait désormais des disques pour être sur scène et ce témoignage-là est essentiel pour montrer que Jean-Louis Murat n'est pas le cliché du chanteur neurasthénique et dépressif mais un musicien heureux de faire vibrer une salle sur des rythmes électriques... même si on retrouve aussi le chanteur au tempo plus lent et à la voix de velours (magistral Pharmacienne d'Yvetot, Frankie et le chemin des poneys), avec l'inédit hello you qui mixe les deux en guise de symbole de sa musique. Reste que, oui, ça fait drôle de ne pas avoir quelques  bons mots, un petit storytelling de derrière les fagots (même si le "Tour de France" cycliste est sa dernière petite astuce)... Je sais très bien que beaucoup en ont marre d'avoir passé trois ans à écouter les autres parler de Murat, et ne veulent  pas lire les ouvrages qui sortent, mais il faut bien s'y résoudre... ou tout simplement, s'enfermer avec ce disque.

Je restituerai l'événement parisien un peu plus tard, et en attendant les autres actualités :

 

1)   JEUDI  21 Mai à  13h30, Marie Audigier et Denis Clavaizolle étaient sur France Inter:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-21-mai-2026-3844679

 

Denis explique la genèse du projet (notamment l'essai qu'avait constitué la session live 7 titres), et l'idée que Jean-Louis avait eue de faire une sélection des meilleures versions (Denis était chargé de lui faire des propositions). On apprend ainsi que c'est Jean-Louis qui a choisi les versions qui sont sur le disque, par exemple en préférant un titre joué à Caluire plutôt qu'au Trianon. On n'en saura pas plus sur les crédits car on nous dit que Denis a égaré le papier sur lequel il avait noté la sélection finale. Cela offre l'avantage de justifier le titre "Tour de France" et cela me plait assez d'imaginer qu'on entend le Silex d'Auxerre, qui était un peu vide mais un fantastique concert, ou les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, et pas seulement le Trianon, enfiévré et plein comme un œuf -j'étais sur un strapontin ! (Marie Audigier indique qu'elle a été marqué ce soir-là par la qualité d'écoute quasi "religieuse" du public)

Il est aussi question du choix du titre et du cyclisme, on y reviendra. Vu que des questions du public sont prises, on a droit à l'arlésienne d'un disque d'inédits. Et Denis confirme qu'il y a de la matière... même si je pense qu'il y a beaucoup d'inédits qui ont déjà été dévoilés de droite et de gauche, et que l'on retrouve aujourd'hui sur les (you)-"tubes". 

Gaspard le dernier fils de Jean-Louis est également nommé (c'est lui qui a fait découvrir Kendrick Lamar à son père et il a été également dit qu'il discutait avec son père des concerts à son retour). Cette sortie est pour lui et sa soeur l'occasion d'enfin parler (lors des pré-écoutes). Je suis heureux qu'ils le fassent, même s'ils accordent à Marie Audigier toute leur confiance pour continuer à faire vivre l’œuvre de Jean-Louis Murat. Marie indique, comme je l'ai beaucoup dit, que cela passera sans doute avec des interprètes ou le travail d'éditeur pour que la musique de Jean-Louis apparaisse dans des films et des séries et parvienne à des oreilles vierges. (Si je ne crois pas qu'on le placera dans un nouveau Stranger things comme Kate Bush, j'ai en tête Manset :  Léopoldine (Hummel) et Maxime Kerzanet ne connaissaient rien de lui, le générique d'Holly Motors a été un choc, et ils ont ensuite créé un très beau spectacle qui a été joué pendant plusieurs années partout en France).  Dernier petit commentaire : alors qu'il est question des textes de JL Murat, Marie parle de construction de chanson comme des "cartes mentales" et qu'elle ne sait pas ce qu'il a pu susciter "la pharmacienne d'Yvetot"... On a quand même quelques pistes : Annie Ernaux ou l'empathie du chanteur pour certaines fans - En plus du texte, pour l'une, un message sur un répondeur en témoigne  -. 

A ce sujet, même si certains fans sont viscéralement attachés à Jean-Louis  seulement par l'écoute de ses disques, considérant même qu'il y a là une histoire personnelle et particulière, d'autres ont des histoires plus concrètes qui les relient à lui.  Par exemple, Arthur rencontré mercredi.  Mais il me faut remonter à ma rencontre   avec  Valli lors d'un spectacle avec Chamfort en 2025 (je n'avais pas eu l'occasion d'en parler encore). Interrogé sur son lien avec Murat, elle m'a raconté une anecdote:  lors d'un concert sur Inter (2019), un salarié d'Inter était venu avec sa fille qui souffre d'un handicap, et elle se rappelle que Jean-Louis avait tout de suite compris, avait pris sous son aile l'enfant et avait été adorable avec elle.  Et bien, cette enfant devenue grande était là mercredi, très émue à l'écoute du disque... et son papa nous a répété l'anecdote en nous montrant des photos de ce moment.   Bon, ceci aurait pu figurer dans mon compte-rendu futur de la soirée mercredi, mais soit. On cause, on cause et on déborde.

Un article du site 7 jours à Clermont est aussi disponible mais qui reprend les infos données sur France Inter. 

 

 

2)  Vu que le camarade Jean-Charles n'a pas pu se libérer pour la Coopérative, j'ai joué le pompier de service pour parler du disque sur les ondes de Radio Totem pour sa sortie (deux montages différents pour les journaux du Puy-de-Dôme du matin le 22 mai).  Une retranscription est sur le site:

https://www.radiototem.net/tour-de-france-2022-l-album-qui-redonne-vie-a-jean-louis-murat

Tour de France 2022 (Cinq7/Wagram) sort ce 22 mai 2026

Tour de France 2022 a été enregistré durant la dernière tournée de l‘artiste auvergnat. 14 titres sélectionnés au gré des concerts, figurent sur cet album, dont un inédit « Hello You » déjà sorti en single ce printemps. Toutes les dates avaient été méticuleusement enregistrées et Murat et ses complices ont eu le choix du roi pour en garder les meilleurs morceaux.  Jean-Louis Murat s’était produit une bonne partie de cette tournée en quatuor, accompagné de deux compagnons de longue date :  Fred Jimenez qui a aussi été bassiste de Johnny Hallyday, et Denis Clavaizolle, fidèle des premiers succès (mais pas seulement) et à qui on doit notamment les synthés de l’album Cheyenne Autumn (1989) ou du Col de la Croix-Morand (1991). Il faut y ajouter son propre fils à la batterie, Yann Clavaizolle. Rien que ce line-up représente un beau symbole de quasiment toute la carrière de l’artiste auvergnat. Et tous ont plusieurs fois répété le bonheur qu’ils avaient eu à jouer ensemble sur scène lors de cette tournée.

"Ce live met vraiment le tempo à l'honneur"

  Pierre V. est le fondateur du blog de référence « Surjeanlouismurat.com ». Il se réjouit de la sortie de ce disque : « c’est chouette et important d’avoir une trace discographique de cette dernière tournée ».  Lui qui a assisté à plusieurs dates (7, quand on aime, on ne compte pas) , a aussi eu le privilège d’entendre ce disque en avant-première. Premier verdict, il est fidèle à ce qu’il a vu sur scène. C’est à dire un set rythmé : « Jean-Louis parlait beaucoup de sa règle des 3T : tonalité, tempo et « tructure » pour la petite blague…  Ce live met vraiment à l'honneur le tempo et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie chez Murat… Même si effectivement il ne fait pas de la musique forcément très dansante ».

Ses derniers albums, davantage tournés vers l’électro et la soul, avaient fait mentir cette image. « Pour les gens qui ne le connaissent pas, on a effectivement un peu cette image de musique dépressive, etc…  mais il y a quand même toujours pour moi, même dans les morceaux un peu plus lents, quelque chose qui donne envie de taper du pied. Et là, on met vraiment à l'honneur aussi ce côté groove des titres du dernier album (La Vraie Vie de Buck John), mais aussi des précédents, Il Francese, Baby Love… Des titres très influencés par la musique américaine, soul, black... »

Murat le guitar hero 

Au-delà de la joie qu’ont eu les quatre compères de tourner ensemble, il y avait aussi le sentiment de livrer peut-être les meilleures versions du répertoire de Murat interprété sur scène.

Pour Pierre V., cette tournée (et ce disque) ont effectivement plusieurs forces : « déjà, le clavier. C'est vrai que par rapport à pas mal de tournées où ils ont tourné à 3,  la fameuse formule du power trio, avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud notamment (sur une bonne partie des tournées de l’artiste à partir de 2002), ça offre aussi une richesse d'orchestration.

Les claviers de Denis, mais aussi la basse de Fred Jimenez, ça permet aussi à Jean-Louis de se concentrer sur son interprétation, son jeu de guitare…. Et toute personne qui a vu Murat sur scène, sait que c’est un de ses atouts. «  C'est quand même presque un guitar hero pour nous qui l'avons beaucoup vu jouer »…

On retrouve aussi le Murat plus lent, davantage interprète, que certains apprécient plus. « Aux sessions de découvertes de l’album (organisées ces derniers jours à Rouen, à la Coopé de Mai à Clermont-Ferrand et à Paris) , les yeux étaient humides à l’écoute de certains titres comme La Pharmacienne d’Yvetot, Frankie, le Chemin des Poneys »…

Et puis il y a les chœurs, masculins forcément, « ce qui n’est pas sans rappeler l’album Grand Lièvre, ils avaient fait parler à l’époque «  (2011). Ils sont très importants dans ces versions et font partie de la soul music. C’est une petite richesse supplémentaire sur ce disque …».

 

Comme d'habitude, je ne suis pas particulièrement satisfait de mes propos, mis à part le fait que je parle de la musique, et pas des textes qui sont souvent mis en avant ! C'est bien que cette sortie de disque en soit l'occasion... avant que le recueil que j'ai annoncé depuis plusieurs semaines sorte (on a appris que c'est Eric Reinhardt, annoncé comme postfacier, qui en est le maître  d’œuvre). 

Podcast pour le journal de 8 heures (passage en fin du journal)

 

3)  Au moment de réaliser la pochette, le seul matériel disponible sur la tournée était des vidéos de la fille de Denis Clavaizolle, mais l'objet est quand même plutôt réussi, sous la houlette de Frank Loriou. Le  livret qui est collé donne une petite touche d'originalité à l'objet. Il y figure,  outre un mot de Denis, c'est une petite surprise de découvrir un mot de Laure Desbruères. Au-delà des remerciements de circonstance, il s'agit de clôturer l'histoire de Scarlett qui "devait" contractuellement encore un album à Cinq7. Le texte qu'elle a publié hier sur les réseaux est un peu plus personnel et touchant, le voici :

 

Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux ! Il est comme tu le voulais avec Denis, avec ton titre. On s’est battu, Denis le premier et tu peux le féliciter tu sais ! On s’est battu vaillamment et mes premières pensées vont à Guillaume Depagne parce que ça n’a jamais été aussi difficile (et je n’oublierai pas cet été 2025), aux enfants, à mes proches qui supportent hélas tout ça au quotidien, et à Marie Audigier qui a pris le relais et qui est si courageuse...
Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : « Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas ». Tu sortais exsangue de la tournée Vénus... Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : « Je fais des disques pour aller sur scène ! » Travailler avec toi, c’était accepter les contradictions, les coups de gueule, les abandons intempestifs mais surtout la créativité débordante, l’adaptation, la précision maniaque, la patience de l’artisan. Je n’ai fait que servir au mieux cette intelligence-là et Scarlett Productions Éditions, créé par Marie en 1991, était notre outil pour t’aider à construire cette œuvre monumentale, une petite production indépendante, dans laquelle beaucoup se sont investis et je tenais à les remercier avec ce court générique de fin dans le livret de ce live.
Il y a des oublis forcément, mais qu’importe, il fallait le souligner car tu savais prendre soin de tous ces gens qui t'entouraient, tu savais, toi, que sortir des disques est un travail d’équipe.
Une équipe qui se retrouve derrière ce Tour de France, le dernier disque de Scarlett Productions. Un disque qui est désormais à vous…

 

4 ) Petit article du Figaro, petit car il ne s'agit pas vraiment d'une  chronique du disque: 

Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

 5)  Et voilà justement deux vraies chroniques :

 

- Pierre ANDRIEU, l'auteur du livre Les jours du jaguar sur concertandco. A LIRE ICI

Extrait : [...] Ce qui frappe à l'écoute du disque, c'est que les versions que l'on y découvre s'éloignent de celles dévoilées devant nous à l'époque. Clairement, Murat n'avait pas oublié sa bonne habitude de changer sa proposition artistique quasiment chaque soir. Cela dit, à l'exception de la très bonne adaptation de "L'arc en ciel" d'Adriano Celentano (qui ne figure pas sur le disque à cause du refus des ayants droits de l'artiste italien), on retrouve un concert classieux conforme à ce que l'on garde en mémoire. Avec de nombreux extraits de La vraie vie de Buck John, souvent supérieurs à leurs versions studio, des titres figurant sur des disques récents, Baby Love et Il Francese, un retour gagnant vers Taormina et Morituri, sans oublier un superbe inédit à double détente, "Hello You". Sur cette perle qui comporte deux (très bonnes) chansons en une seule, on retrouve deux des visages de l'Auvergnat : le songwriter ténébreux poétisant en piano voix, puis le crooner posant ses mots doux sur des instrumentations plus rythmées. On peut retrouver tout cela sur les meilleurs titres de Tour de France 2022 : "La pharmacienne d'Yvetot" (avec son piano enjôleur et son texte à tomber à la renverse), "Frankie" (même tonalité, avec l'ajout d'une guitare à la Neil Young & Crazy Horse), "Taormina" et "Le chemin des poneys" (un duo de titres aux atmosphères plus folk rock, absolument géniaux) ou encore "Ciné Vox" et "La princesse of the cool", ruisselants de sensualité. Et puis le très en jambes JLM enclenche un gros braquet et se lance dans des boogie rock de nature à faire taper du pied ses fans : "Jean Bizarre", "Où Géronimo rêvait", "Montboudif", "Ma babe" ou encore "Battlefield", entre autres. Moins subtil, peut-être, mais tout aussi réjouissant, car Murat n'oublie pas de chanter divinement sur chaque titre. Très à l'aise à ces altitudes peu fréquentées, l'homme semble prendre un pied pas possible au micro, et ses fréquents changements de tempo provoquent des émotions en forme de montagnes russes. Jean-Louis Murat, avant d'être accueilli à bras ouverts par les paysages arvernes qu'il affectionnait tant, avait donc pris soin d'effectuer une dernière série d'étapes victorieuses, dont ce live est un magistral témoignage [...].

 

- Et sur BENZINE, par Jérôme Barbarossa: A LIRE ICI   "un live incendiaire…"

Extrait :  

"[ longue introduction et retour sur la période 2023-2026...]   Le son est cristallin, et, ce qui frappe, c’est que Murat chante particulièrement bien, et de manière si… vivante.

2018 12 10 Jean-Louis Murat Café de la Danse (12)
Jean-Louis Murat au Café de la Danse en 2018 – Photo : ED

Titré Tour de France 2022 en clin d’œil à la passion de JLM pour le cyclisme et la course hexagonale, l’album reflète les setlists de cette tournée, soit un corps d’une quinzaine de chansons utilisées au total. La track-list propose 13 chansons, dont 6 des 12 chansons du dernier album, et un choix parcimonieux dans cette discographie pléthorique piochant dans les tentations italiennes Ciné-Vox (extrait d’Il Francese) et Taormina dans l’album éponyme, ou encore dans les albums récents, Frankie et La pharmacienne d’Yvetot (sur le magnifique Morituri, à redécouvrir), La princesse of the cool et Montboudif (sur le mésestimé Baby Love, album durant le confinement).

Principal cadeau pour les fans, un inédit, Hello You, qui était effectivement joué quasi systématiquement sur cette tournée, et qu’on ne peut écouter aujourd’hui sans être troublé par cette lancinante introduction sur une discrète mélodie piano – guitare : « Je pense à l’envolée / Mais où est-il, mais où est-il ? / Dis, où t’es-tu caché ? / Mais où est-il, mais où est-il / Mais… / Quelque part, dans le bleu des forêts / Mais où est-il ? / Quelque endroit dans la fleur de mai / Mais où est-il / Mais… » Cet inédit s’envole ensuite dans un groove rudimentaire et efficace, qu’il partage avec la plupart des titres ici. Difficile de ne pas être remué par ces versions entraînantes, vivantes, souvent rallongées, des chansons sélectionnées ici. Avec un son d’une clarté intense, le plaisir du jeu de ce quatuor complice — avec les « anciens » Denis Clavaizolle et Fred Jimenez à la basse, renforcés par Yann Clavaizolle, « fils de », à la batterie — transpire de partout, favorisé par le choix éditorial de proposer les « meilleures » versions choisies.

Au global, alors qu’il ne s’agit pas a priori de « très grandes chansons », sauf Taormina, ce choix permet de vérifier la capacité de Murat et de son groupe à transcender ce type de morceaux, en théorie pas inoubliables sur les albums. Car « le Brennoï » a toujours fait ce qu’il voulait sur scène, et ce n’est pas à 72 ans que cela allait changer. Seules réserves, malgré tout, on a toujours un peu de mal à adhérer à Jean Bizarre et La princesse of the cool, qui ouvrent le recueil, que l’on trouve toujours poussives et un peu dans l’auto-caricature muratienne, ou Ma Babe, qui nous semble rester anecdotique, et confirmer que leur auteur n’est pas à son meilleur dans l’usage d’un sabir franglais. Mais comment ne pas s’abandonner aux versions dantesques de Taormina, Où Geronimo rêvait, Chacun sa façon, Battlefield et Frankie, cette dernière étant à notre avis le sommet de cette collection, avec ce piano se mariant parfaitement aux arpèges et aux chœurs des hommes en fusion ? Là, aux confins du rythm’n’blues, du folk et de la soul de ce sud américain si fantasmé, Murat, haletant, embrasé vivant, donne le meilleur de lui-même, même s’il n’a pas toujours été compris par son public dans ses choix pour la scène, aussi bien pour les arrangements que pour les setlists. Et c’est tant mieux, c’est aussi pour cela qu’on l’aimait. Qu’on l’aime.

J'aurais  mentionner "le chemin des poneys" dans les grandes chansons, surtout dans cette version live.

J'en arrête là même si d'autres choses sont arrivées... 

N'HESITEZ PAS A PARTAGER VOTRE AVIS  SUR LE DISQUE en commentaire! 

Je vais maintenant  voir pour restituer la fin d'après midi parisienne le 20/05... 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #2026 Tour de France 2022

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Publié le 22 Avril 2026

Bonsoir,

1) LE DISQUE LIVE :

Il est organisé trois événements pour se réunir et écouter le disque live de Jean-Louis Murat juste avant sa sortie et sa livraison pour ceux qui l'auront précommandé, avec une belle brochette de Guests pas marinée. Et c'était pour moi évident mais c'est GRATUIT! (précisons aussi qu'il n'y aura pas de ventes de l'objet). L'annonce est faite sur les pages officielles et via une newsletter. 

 

- Mardi 19 mai : Dans la petite Coopé, cette salle si chère à nos cœurs, qui a vu tant de concerts de Jean-Louis Murat (avec les koloko, ou le concert de 11 heures du matin avec The Delano Orchestra, cela va faire très... "drôle" de l'entendre là-bas...),  70 personnes pourront venir, en présence de Denis Clavaizolle, qui a pris toutes ses responsabilités dans la sélection des morceaux,  Didier Blandin* (régisseur/backliner de la tournée), Laure Desbruères, Véronique Jeetoo (la dernière amie de Jean-Louis Murat), Les rancheros Alain Bonnefont et Jérôme Caillon, Morgane Imbeaud et... Elysian Fields (Jenny de A Bird on a poire et Bang Bang) présents en France pour leur tournée quasi-annuelle. 

Réservation: 70 places https://billetterie.lacoope.org/agenda/1233-PRE-ECOUTE-EXCEPTIONNELLE-DE-L-ALBUM-LIVE-DE-JEAN-LOUIS-MURAT?session=1233&fbclid=IwdGRjcARUg2tjbGNrBFSDaGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHs2PdYskIJSM4oXFdqkfGGKQv0cp2-1jxgyd8BKtWLMe3O-rU22hO8DpjhFN_aem_P_DmhpiVBZixmm79_a-Cjg

Devant la Coopé, Koloko 2012, nous découvrons le modèle Jean-Louis, dans une seyante tunique marinière du Marché de la Bourboule (chez le Père Besse, 12 Francs 99) et sac cousu machine très coloré Vitakraft (pet's friendly, 0 centime-prix conseillé-selon revendeurs), une tenue confortable autant pour se montrer sur les plages de Servière que dans les soirées bohème chic Place des Abbesses)

 

- Au même moment, à Rouen,  à la librairie LES MOTS EPHEMERES,  seront là: Marie Audigier  (cf l'avant-dernier article), Amparo Kerling du groupe Te garder près de nous de facebook, et des musiciens de LA MAISON TELLIER qui viennent de dédier leur disque à Jean-Louis Murat (et une chanson), + guest surprise possible. 

40 places réservables : https://www.billetweb.fr/pre-ecoute-album-live-de-jean-louis-murat-tour-de-france-2022-live

 

- Enfin à Paris 9e, le 20 MAI, dans les locaux de la nouvelle  maison d'édition de l’œuvre de Jean-Louis Murat WISE (on en  a parlé ),   nous pourrons écouter le disque avec Fred Jimenez*, bassiste de la tournée, l'équipe du label Cinq7/Wagram, Justine Bergheaud,  Frank Loriou (artwork), Thierry Jamois (éditeur), Fabienne Azzaro (rappelez-vous de la la jeune femme brune qui surveillait les séances de dédicace sur une ou deux tournées -2011-2012)... et moi-même (le hasard a bien fait les choses et Marie Audigier également).   17h30. 

Là aussi, toute petite j auge : réservations https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfkbH2350zZL0ByZn5BhCHECoDRmLnIxuuM1HOlDqakFqdIrw/viewform?pli=1

J'ai sollicité Cédric Barré qui sera présent dans la salle, et dédicacera ses livres avec plaisir. 

 

ARCHIVES 2000 à la Coopérative (koloko-concert pour Clermauvergne): 

Trois avant-premières du disque live/ Prologue du "Tour De France 2022" (Paris, Clermont, Rouen)

* On remarquera  la présence de membres fondateurs de l'Institut JL Murat qui ont quitté cette association depuis.

voici la communication officielle: newsletter (on peut s'y inscrire sur le site officiel):  


3 pré-écoutes de "Tour de France 2022", à Clermont-Ferrand, Rouen et Paris
Quelques jours avant la sortie officielle de l’album, 3 pré-écoutes de Tour de France 2022 – Live sont proposées en présence de collaborateurs ou de proches de Jean-Louis Murat.

Gratuit, sur inscription

19 mai à 18h  Club de la Coopérative de Mai - Clermont-Ferrand 

En présence de : Denis Clavaizolle réalisateur du live, Laure Desbruères productrice @Scarlett, Didier Blandin régisseur/backliner,

Et aussi Elysian Fields, Morgane Imbeaud, Alain Bonnefont, Jérôme Caillon et Véronique Jeetoo.

19 mai à 18h   Librairie Les Mots Éphémères - Rouen 

En présence de Marie Audigier manager historique de Jean-Louis Murat, Yannick Marais, chanteur de la Maison Tellier et Amparo Kerling, animatrice du groupe facebook le plus important dédié à Jean-Louis Murat Te garder près de nous. Projection de ses archives de deux concerts de la tournée 2002 dans la région : Saint-Etienne de Rouvray et Lillebonne.

20 mai à 17h30    Wise Music France - Paris

En présence de Justine Bergheaud, fille de Jean-Louis Murat, Fred Jimenez, bassiste, Frank Loriou (artwork de la pochette de l’album), Pierrot, animateur du blog de référence surjeanlouismurat.com, Fabienne Azzaro (Fan no2) et les équipes de Wise Music France et Cinq7 Wagram.

I

- article dans les Inrocks. F. Vergeade dévoile une partie de ce qui est raconté dans le livret: 

Trois ans après la disparition du chanteur auvergnat, paraîtra le 22 mai un enregistrement live de sa dernière tournée en 2022, comportant l’inédit “Hello You”.

“Dès la première date, Jean-Louis avait souhaité enregistrer chaque concert dans l’idée de sortir un live, tout en tournant le dos à ses habitudes – je crois que je n’apprendrai rien à personne en précisant que c’était justement dans ses habitudes que de changer ses habitudes ! Son idée était simple : ne garder que les meilleures versions des titres joués pendant la tournée, une idée d’autant plus compréhensible qu’on n’interprétait jamais les chansons de la même façon – parfois, on partait même très loin et bien sûr, on adorait ça…”, se souvient le musicien Denis Clavaizolle, l’acolyte historique de Murat, qui l’accompagnait sur la tournée de l’album La Vraie vie de Buck John (2021) avec Fred Jimenez à la basse et son fils Yann Clavaizolle à la batterie. Une semaine avant sa disparition soudaine, le 25 mai 2023, Jean-Louis Murat donnait son tout dernier concert à Tulle.

Pour ce nouvel enregistrement live de sa discographie, après notamment Live in Dolorès (1998) et Muragostang (2000), Murat avait décidé d’en confier les clefs à Denis Clavaizolle et déjà choisi le titre, en clin d’œil à sa passion cycliste. “Aujourd’hui, parmi les images fortes qui me restent, au-delà de la complicité qui transpirait sur scène – avec ou sans moi –, je garde précieusement en mémoire son immense sourire quand Jean-Louis m’a confié : ‘On pourrait appeler ce disque Tour de France 2022, en hommage au vélo’ – et je sais que cette idée lui tenait à cœur, comme il adorait le cyclisme et que chaque été, il embarquait Gaspard, Justine et Laure pour assister à une étape, même s’il y avait des kilomètres à faire.”

Reflétant la superbe alchimie qui régnait entre le chanteur et ses trois musiciens sur cette ultime tournée muratienne, Tour de France 2022 comporte treize titres piochés dans plusieurs albums depuis l’immense Taormina (2006) (dont Jean Bizarre, Ciné Vox, Chacun sa façon, Frankie, Battlefield, Le Chemin des poneys) et l’inédit Hello You, une chanson à la fois entraînante et si poignante à (ré)écouter aujourd’hui."

 

2)  En attendant une ou deux autres bonnes et sympathiques nouvelles, dans les tréfonds d'internet, nous pouvons découvrir une information pour le 17 septembre 2026 :

https://www.furet.com/livres/paroles-jean-louis-murat-9782232149511.html       ou

https://www.aumoulindeslettres.fr/livre/26454872-paroles-jean-louis-murat-seghers

Postface par Erik Reinhart, chez Seghers (collection Poésie et chansons).  Cela semble être un recueil des textes de chansons...  560 pages.  Une étape consécratoire... mais je ressens un petit choc:  comme si le site muratextes, objet vivant, respirant, se figeait... Il faut hélas bien s'y résoudre. 

 

- Concerts DOUHARESSE de Matt LOW ce week-end :  Vendredi 24  Art Café à Saint Saulge
                                                        Samedi 25  Pont des anciens abattoirs, Premery

C'est dans la NIEVRE!

 

LE LIEN EN PLUS

Koum lors de la scène des INOUIS à Bourges a donné une jolie prestation et a livré sa version de Si je devais manquer de toi. Le Berry Républicain nous l'apprend dans sa chronique quotidienne de l'événement. 

chronique

Koum lors du dernier week-end Murat, yes sir: 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 14 Avril 2026

 

- A l'occasion de l'ouverture des précommandes,  un teaser réalisé avec des images prises par la fille de Denis Clavaizolle  vient d'être diffusé. 

https://www.instagram.com/reel/DXHkLk-DUwY/?igsh=MWozaDVmb2h5a3M5MA==

Précommande Fnac: ici et le vinyle est disponible chez eux en édition bleu à 29,99 (deux disques). 

-  Pour remercier les fans qui sont semble-t-il tous  heureux de la nouvelle,  une petite exclusivité a été accordée  pour le groupe facebook:  "Tour de France 2022 de Jean-Louis Murat raconté par son public"

LA TRACKLIST DE L'ALBUM 

ET LA LISTE DES CONCERTS EFFECTUES...   (On sait que c'est un peu compliqué de les retrouver via ce blog, d'autant que sur 2022 et 2023, il y a eu des reports, des annulations, des ajouts.... L'amie Vivien a mis son site à jour qui est lui organisé pour s'y retrouver). 

Le groupe commence à bien être alimenté, notamment avec des vidéos, mais on en espère aussi que vous prendrez vos plumes (vous pouvez le faire via la zone commentaires du blog, je relaierai). 

 

2e communication autour du "TOUR DE FRANCE 2022" de Jean-Louis Murat, l'album live

A propos du disque, pas de grande surprise: c'est bien ce qui a été chanté le plus souvent lors des concerts 2022, avec une moitié de Buck John, l'inédit de la tournée Hello you,  un Taormina qui a clôturé nombres de concerts mais ici dans une version plus ramassée, et un magnifique  Chemin des poneys.    On ne retrouvera pas le beau moment de "l'arc en ciel" en version dépouillée (reprise de Celentano qui figure dans Baby Love DC), mais la pharmacienne d'Yvetot, Cinévox et Frankie, permettent de retrouver le chanteur susurrant au milieu de chansons plus dynamiques. 

Et on se retrouve maintenant jeudi pour d'autres informations! (on arrêtera ensuite le feuilleton en attendant la presse). 

 

Voici la tournée en dates : 2022 et 2023 et des liens en plus après.

2e communication autour du "TOUR DE FRANCE 2022" de Jean-Louis Murat, l'album live

LE LIEN DE PRECOMMANDE EN PLUS 

Vous pouvez en profiter d'être sur votre précommande du disque pour précommander en même temps le livre de Cédric Barré, "French lynx, Murat de A à Z".  Je ne l'ai pas lu mais au vu de son précédent travail, on peut penser que lui  respecte les sources et ne  multiplie pas les erreurs, même si la formule du dico ne nous fait pas  trépigner....   

https://www.fnac.com/a22943751/Cedric-Barre-French-Lynx

LE LIEN EN PLUS

La Maison Tellier, en tournée, parle de JLM à RFI: 

 

« La chanson de Jean-Louis » est un hommage à Jean-Louis Murat, décédé en mai 2023, et auquel ce disque est dédié. « Je l’ai vu plusieurs fois en concert. Sa démarche était semblable à la nôtre. C’était un mec qui passait plus de temps à travailler ses chansons dans sa ferme que dans les cocktails mondains, explique Helmut Tellier. "La mémoire neuve" de Dominique A, "Boire" de Miossec, et "Mustango" de Murat, ont été des disques importants dans les nineties. J’avais l’impression que ces gars reprenaient le flambeau de la génération des Higelin, Renaud ou Thiéfaine, qui ont nourri mon imaginaire quand j’étais plus petit. »

https://www.rfi.fr/fr/musique/20260413-la-maison-tellier-c%C3%A9l%C3%A8bre-vingt-ans-de-folk-rock-%C3%A0-la-fran%C3%A7aise-avec-timidit%C3%A9-des-arbres

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 12 Avril 2026

Au moment de la dernière tournée "Buck John", on savait que les concerts étaient enregistrés, c'était le souhait de Jean-Louis d'immortaliser ce moment et il était donc attendu, normal, et dans le cours ordinaire des choses qu'un disque sorte, même si un "live à Schiltigheim" (2005- Mockba) est déjà resté dans les cartons... 

Voici donc, d'une "grande Boucle" dont les  étapes casse-pattes ont duré trois ans, le cd gagnant à la socquette légère, capable de giclettes fulgurantes   :  "TOUR DE FRANCE 2022 - Jean-Louis Murat en concert", un titre soufflé par le chanteur lui-même, ultime clin d’œil à sa passion pour le cyclisme, et voilà de quoi nous refaire un peu la cerise (promis, ça ne va pas vous faire tomber dans la luzerne!).  Cela sera donc pour le 22 mai chez Cinq7-Wagram, en format vinyle, CD et numérique. Les précommandes seront  possibles à partir du 14/04. 

Ce disque prend donc la suite des captations d' Innamorato (Il Francese), Live au pias nites (Babel)Murat live,  les quelques titres live du Toboggan Spécial et l'édition limitée de Grand lièvre, les faux live Parfum d'acacias, Murat en plein air, Live in Dolores... sans oublier la masterpièce de Muragostang (aux yeux de Grégoire Bouillier et de quelques autres)... des nombreux disques qui disent l'intérêt de Jean-Louis pour cet exercice (sans parler de "Mademoiselle Personnequi portait le sous-titre: "Jean-Louis Murat a-live").

Voici la pochette (artwork: Frank Loriou) :  qui reprend la typographie  de l'album La vraie vie de Buck John. 

 

Voici le message sur les réseaux sociaux qui a été posté à l'instant et sur le site officiel:

 

« Tour de France 2022 » - Live
2022, Jean-Louis Murat part sur les routes pour défendre sur scène ce qui sera son dernier album studio « La vraie vie de Buck John » sorti le 22 octobre 2021. Avec Fred Jimenez à la basse, Yann Clavaizolle à la batterie et Denis Clavaizolle aux claviers, une tournée dans plus de cinquante villes où tout sera enregistré.  Ce "Tour de France 2022" réunit 14 titres, dont La pharmacienne d’Yvetot, Taormina, et l’inédit Hello You. Vous pourrez  précommander le disque à partir du 14 avril, et l'acheter en magasins en vinyle ou en CD à partir du 22 mai. 

Début de la précommande : 14 avril

Sortie physique et digitale : 22 mai

Pour accompagner  la sortie du live de Jean-Louis, « Tour de France 2022 » j’ai demandé à ses fans de nous accompagner :
- Amparo (Jean-Louis Murat, Te garder près de nous- groupe Facebook) 

Pascal Loyer (Passion Jean-Louis Murat - youtube) 

Vivien Marsh (muratmusiques.com)

 Pierrot (surjeanlouismurat.com)

Ils vont créer et animer un groupe dédié aux fans, qui ont toujours été à nos côtés.

Le "Tour de France 2022" de Jean-Louis Murat raconté par son public"  (la dernière tournée de JLM vécue et racontée par ses fans, avec leurs vidéos, textes et photos.

Marie Audigier

 

Merci à Christophe Arnal pour sa photo

Donc, comme vous l'avez lu, j'ai été sollicité. On ne m'a laissé beaucoup de temps pour y réfléchir et j'ai accepté, à la condition de réunir cette équipe et en réaffirmant mon indépendance. 

Concernant cette sollicitation, si vous n'êtes pas sur facebook, vous pouvez participer ici en commentaires, en nous racontant vos souvenirs de concerts de cette dernière tournée, et un peu plus largement, nous parler de ce qu'était un concert de Jean-Louis Murat, et ces messages pourront être relayés sur différents réseaux et ainsi participer à la promotion du disque.   

Le groupe facebook sera en mode public d'ici trois jours. Jusqu'à là, il faudra demander l'adhésion. Il n'a pas pour objet de remplacer les autres groupes.

On se donne rendez-vous mardi à 18 heures pour d'autres éléments. 

Partagez l'information de ce nouveau disque!

PS : Marie Audigier?  J'en vois deux ou trois qui suivent attentivement. et lèvent le sourcil. Doit-on s'étonner de la retrouver là?   A la fois oui, à la fois non. Quand elle a choisi de travailler pour la patrie (Directrice Déléguée à l'institut Français du Congo), elle avait dû lâcher notre pater pas trop pépère (cesser ses fonctions de management de Jean-Louis!)... un peu à regret. Cette mission terminée et, forte de cette expérience diplomatique, devant ce qui se déroulait depuis 2023, elle a décidé de revenir aux affaires, avec l'accord ou à la demande de deux ayants-droits... 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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