Publié le 29 Mai 2026

 

Je n'ai jamais aimé les anniversaires, et je n'ai fait aucune allusion l'autre jour... mais voici un petit tweet de Pascale Clark:

Et vu le nombre de like et de repartage, la publication sur les réseaux de Rock And Folk:

Promos 2 : L'équipe, france info, interview Frank Loriou et un peu de "Murat de A à Z"

Pour ne pas faire trop long, je garde d'autres chroniques déjà parues pour un prochain article, mais voici une petite sélection: 

- Le journal L'Equipe  est encore au rendez-vous pour parler de Jean-Louis Murat:

 

Cycle Jean-Louis Murat

Sa mort en mai 2023 nous avait abasourdis. Un poète disparaissait. Jean-Louis Murat nous revient par la grâce d'un album posthume nommé Tour de France 2022 , soit quatorze chansons enregistrées en live lors de son ultime tournée, une cinquantaine de dates dans tout le pays. L'allusion à la Grande Boucle était un choix conscient de l'Auvergnat, accro de vélo, pratiquant ardent et érudit. « Le Tour, c'était son moment de bonheur ! » , dit Marie Audigier, sa manager historique. Hors de question de planifier un enregistrement ou des concerts en juillet, le chanteur du Col de la Croix-Morand suivait la course devant la télé, sans le son, cartes et encyclopédies à portée de main. Et se déplaçait avec entrain si le peloton passait dans ses parages vallonnés. Il racontait que le Tour de France « dévoile une part très intime de chacun de nous, une nostalgie d'enfance, une pulsion de voyage, nourrit une passion estivale qui dit beaucoup de l'étrangeté du Français ».

Pour Tour de France 2022 , Jean-Louis Murat avait sélectionné des titres captés à Aurillac, Paris, Beauvais, Cholet... À chaque fois dans une version revisitée du morceau original pour chasser la lassitude et bousculer le fan, dans une veine très Neil Young. S'y mêlent des chansons récentes et des classiques tel l'envoûtant Taormina. Plus un inédit, Hello you. C. L.

 

 

- La chronique en forme de Best of musical de B. DICALE:

 

https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ces-chansons-qui-font-l-actu/jean-louis-murat-retrouvailles-posthumes_7992995.html

Ces chansons qui font l'actu Bertrand Dicale Le samedi à 18h23, 20h53 et 23h55, le dimanche à 17h23, 19h23, 21h23 et 23h23

L'album "Tour de France 2022", enregistré en public, vient de sortir. L'occasion de revenir sur une trajectoire d'artiste d'une opiniâtre liberté. 

Nous sommes en 2022, quelque part en France, à un concert de Jean-Louis Murat. Avec lui, son très fidèle pianiste Denis Clavaizolle, le fils de celui-ci, Yann Clavaizolle à la batterie et Fred Jimenez à la basse. "Marylin et Marianne" est une chanson de l’album La Vraie de vie de Buck John, paru l’année précédente, qu’il emmène en tournée.

Ces concerts forment la matière de l’album Tour de France 2022, album live et posthume qui vient de sortir – son sixième album live pour une trentaine d’albums en une quarantaine d’années avant sa mort soudaine le 25 mai 2023.

 

- Et on peut retrouver une belle et  Longue interview de Frank LORIOU chez Froggy par l'ami Sy!

https://www.froggydelight.com/article-29442-Frank_Loriou.html

Un court extrait:

C’est de là que vient l’idée du livre, avec l’envie d’en parler ?

Frank Loriou : Ce n’est pas que j'avais envie d'en parler, j’ai vu une peine immense que la disparition de Jean-Louis Murat a causée évidemment chez moi, mais aussi chez tous ceux qui l'aimaient et qui l'écoutaient, un vrai choc. Et je me suis dit : mes disques durs sont pleins d'images que personne n'a jamais vues et ne verra jamais. Et je trouvais ça injuste d'être le seul à les avoir. Et puis il y a beaucoup de gens qui sont venus vers moi pour acheter des tirages photos, mais tout le monde n'avait pas les moyens d'acheter des tirages photos, ça coûte cher un tirage d'art.

C'était aussi une manière de partager avec tous, qu’il n’y ait pas un élitisme, qu’il y ait une forme de justice et que quels que soient les moyens qu'on a, on peut retrouver un livre accessible, c'est cher 38 € mais ce n’est pas très cher pour 200 pages couleurs.

Il n’y a pas ton nom sur la couverture, pourquoi ?

Frank Loriou : C’est volontaire évidemment, c'est pour ça que j'étais gêné par ta remarque tout à l'heure où tu disais que je parle de moi parce que justement, je veux parler surtout de Jean-Louis quand même et donc c'est venu extrêmement naturellement, ce n’était pas important pour moi d'avoir mon nom sur la couverture, pas du tout.

Cependant, c'était important et beaucoup plus beau parce que je ne voulais pas rivaliser avec lui. En fait, je suis surpris parce que dans les articles de presse, je vois ma photo en grand et je suis très surpris de ça et même parfois un peu gêné parce que j'ai envie qu'on voit du Jean-Louis Murat en grand partout.

Au départ, je voulais faire ce que j'appelle un hommage silencieux. Je voulais faire un livre avec que des images, pas de texte du tout et on aurait ouvert et ça aurait été un long silence et juste des photos de Jean-Louis Murat qui défilaient comme elles sont organisées dans le livre.

Puis je me suis dit que c'était dommage de ne pas partager aussi toutes les petites choses qu'on avait vécues et qui pour moi étaient quand même une forme de normalité. C'est parce que je travaille avec beaucoup d'artistes, donc c’est un peu notre quotidien, c'est un peu les cuisines et donc je me suis dit que tout ça c'était aussi très précieux pour moi et pour les gens.

J'avais aussi envie de raconter le Jean-Louis Murat que j'ai connu vraiment et donc j'ai écrit ce texte et c'est devenu un livre moins silencieux. C'est la première fois que je publie un texte que j’ai écrit, j'ai gardé la structure initiale mais avec une part où je raconte et une autre part avec les photos. Je n’aime pas les photos avec des légendes, il y a des légendes qui enlèvent la poésie d'une image et puis la photo est belle et le gars a mis un titre complètement absurde, ça casse tout.

et ailleurs: 

Frank Loriou : Les chansons de Jean-Louis, ce sont un peu des nouvelles, un disque, un recueil de nouvelles. Il y a une chanson, c'est "Robinson" sur Tobogan, il dit : apprends à t'orienter de jour, apprends à t'orienter de nuit. C'est un morceau qui me bouleverse.

Je n’en ai jamais parlé à personne, peut-être que personne ne l’a remarqué ce morceau, ou peut-être que plein de gens se disent : moi aussi ça me bouleverse. Il y a plein de petits trésors. C’est pour ça qu’une écoute d'un album de Jean-Louis, ce n’est pas une musique d'ambiance. Chaque morceau est un petit univers avec un langage, des personnages, des codes, des mystères.

Je pense que tous ces gens qui sont venus vers moi avec émotion, c'est parce qu’ils ont trouvé dans des petites chansons des trésors qui leur ont parlé de leur vie et tout cette part d'universel, c'est ça aussi Murat.

Aujourd'hui, il nous manque, mais ses albums nous manquent aussi. On avait l'habitude d'avoir tous les ans un album qui arrivait et aujourd'hui on ne l'a plus. On est orphelin de sa musique, de ses chansons et de ce qu'il nous disait dans ses chansons et de ses mots. Il y avait cette générosité. Quand on dit parfois qu’il gérait son image, mais il ne gérait rien du tout. Non, il vivait aussi au jour le jour, il aimait créer et justement il ne calculait pas. Quand on démarrait, on ne savait pas ce qu'on allait faire, on n’était pas en train de penser une stratégie. Il était libre et il est resté libre jusqu'au bout.

 

 - Et on termine par un article de BENZINE sur le livre de Cédric Barré:

Je vous invite bien-sûr à le lire avec facilité in situ :

https://www.benzinemag.net/2026/05/25/french-lynx-murat/

[Essai] « French Lynx – Murat de A à Z » de Cédric Barré : Murat is Alive (suite)

25 mai 2026 Jérôme Barbarossa 7

Benzine honore la mémoire de Jean-Louis Murat, disparu il y a 3 ans. Zoom sur l’abécédaire ludique de Cédric Barré, sorte de portrait chinois de « l’Animal »…

Trois ans après sa disparition, le bluesman auvergnat est célébré de diverses façons, notamment par la sortie très récente de French Lynx – Murat de A à Z, ouvrage de Cédric Barré, directeur des affaires culturelles de la ville de Laon, musicien lui-même et spécialiste de JLM (et entre autres rédacteur à Magic ! R.P.M. et Mowno). Un deuxième livre en deux ans sur le « Bougnat » après son étude approfondie du Moujik et sa femme.

Une nouvelle réussite, dans le genre plus ludique de l’abécédaire, qui propose une biographie déguisée, oblique, par le prisme de thèmes fondateurs, sujets de prédilection ou détestation, anecdotes et collaborations marquantes de l’individu et de l’artiste complexes Murat. Un clin d’œil pertinent quand on sait que le Larousse fut longtemps le livre de chevet de Murat, sa découverte à l’âge de 9 ans lui ayant ouvert un monde insoupçonné. « Ce livre n’est ni un continuum journalistique, ni une thèse appliquée. Il s’agit d’un abécédaire, non exhaustif mais de cœur. En grande partie, ce que j’aurais voulu savoir sur Jean-Louis Murat sans oser le lui demander. Cédric Barré est sans aucun doute un des gardiens précieux de la flamme muratienne » explique Florent Marchet, autre gardien précieux du temple, dans la belle et longue préface de l’ouvrage.

French Lynx est ainsi une occasion d’explorer ou d’approfondir sa connaissance du territoire muratien, d’une traite ou en papillonnant selon les envies au long de la centaine d’entrées, de « Animal » à « Zimmerman ». On y sourit, on s’émeut, on retrouve des envolées ou des énervements, en découvre d’autres. Au menu, entre autres, Camille, Leonard Cohen, Denis Clavaizolle, Clara, ses passions du vélo et du football, Tony Joe White, Neil Young inévitablement, Bayon et Bernard Lenoir, le Groënland, Ferré et Farmer, l’Auvergne et le cinéma, les femmes de sa vie, Marie Audigier et Laure Desbruères, et plus généralement son rapport aux femmes, à l’érotisme et sexe, si présent dans ses textes… Et on y parle aussi, bien sûr, de live, et du rapport complexe évolutif à la scène depuis ses débuts contrariés en première partie de CharlElie Couture. Un éclairage pertinent au moment où est enfin publié le live de sa dernière tournée, Tour de France 2022.

Cédric Barré rappelle cette déclaration de 1996 à Mofo : « Le public, c’est un gros fainéant, super-décevant. Moi, quand j’assiste à un concert, je déteste qu’on me refasse le disque. J’adore aller voir des nouveaux groupes que je ne connais pas. Le public, il paie 150 balles et il veut entendre l’album. J’ai jamais compris pourquoi il me faisait la tronche parce que je chantais des inédits ou des versions différentes de chansons qu’il connaissait déjà ! » Mais, de fait, après de premières expériences difficiles, « le Brenoï » y prend goût, prenant un soin parfois maniaque à préparer certaines tournées, et des enregistrements parfois associés. Avec un art du contre-pied consommé. Le meilleur exemple en reste la tournée de Mustango, album si organique, enregistré à Tucson avec les musiciens de Calexico et d’Elysian Fields, qui aura une déclinaison électronique sur scène ! Murat avait dû composer avec l’absence des musiciens ayant enregistré l’album, et décidé de proposer une expérience totalement différente à son public. Un choix risqué, clivant, restant toutefois raccord avec ses débuts plus marqués par les machines (déjà gérées par Clavaizolle, sorcier clermontois du son). Une expérience qui m’avait personnellement déstabilisé lors d’une soirée au Trianon que je ne suis pas près d’oublier, et dont je comprends mieux désormais la richesse ludique, mais aussi tout le travail artistique à l’œuvre, que l’on peut entendre sur le live alors publié (Muragostang). Trente ans après, le verdict de l’histoire donne raison à l’Auvergnat : Mustango, reste un album de chevet et le chef d’œuvre de cette discographie — dont Florent Marchet, qui le souligne dans la préface — et Muragostang est un OVNI génial, inclassable, un autre album très réussi à part entière.

Résultat des courses, ce constat résumé dans une citation connue de JLM dans la Libre Belgique, rappelée par Cédric Barré : « Ouais, j’suis devenu accro. Moi qui passais mon temps à dire : ‘la scène c’est de la merde, j’veux pas en faire’. Quel con ! Non, mais les années passant, je trouve que ce qu’il y a de mieux dans mon job c’est la scène. Chaque fois que je compose une chanson je pense tout de suite au concert. J’adore être sur scène, capter l’attention des gens. C’est une vraie révélation pour moi ». Pas au point d’être totalement vacciné, puisqu’il écourtera par exemple la tournée du Moujik et sa femme, ne se sentant pas bien avec son groupe, et mettra un certain temps à trouver sa formule idéale, souvent en power trio avec Stéphane Reynaud et Fred Jimenez, comme le rappelle Barré. Ce parcours de labeur, fait de de virages, nids-de poule et travaux sur la nationale du « live », pour préparer l’épreuve de la réception en direct de son œuvre par son public est en tout cas une raison de plus pour écouter ce Tour de France 2022 aujourd’hui édité.

 

 

LE LIEN EN PLUS

Le camarade Gregoire Bouillier a sorti un livre sur Arsène Lupin, et son podcast avec Radio France dans lequel François Morel rend honneur au style et à la fantaisie de l'auteur de son texte.  Grégoire a réussi à placer le nom de  Murat rapidement dans le livre!  : "Le primesaut est ce qui s'oppose au cafard qui, comme le chante Jean-Louis Murat, fait un carnage chez les colibris"...  (pp 196-197).  

On peut aller le rencontrer à Périgueux et même casser la croûte!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022, #bibliographie

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Publié le 28 Mai 2026

Je devrais publier un article "promo" sur "Tour de France 2022" mais j'ai été distrait!

Merci à l'amie Véronique qui m'a signalé un podcast, qui nous permet de retrouver un camarade multiplement croisé, que ce soit lors d'une soirée en commun avec Nesles, avec Baptiste Vignol sur son petit livre sur les chansons sur Johnny, ou illustrant le "Française de Pop" de Christophe Conte... et surtout pour avoir croisé, croqué Jean-Louis Murat dans le RING-deezer disponible sur youtube.... et j'ai oublié quelque chose... mais quoi... Ah oui! Vous dire qu'il s'agit de Charles Berberian, le dessinateur scénariste,  peintre et musicien. 

Et dans ce podcast, il nous offre une chanson, une reprise, qui m'a beaucoup touché... et son petit mot ensuite pour l'expliquer l'est tout autant, touchant, car il indique que quand l'angoisse le prend les nuits d'insomnie, il se récite ce texte...   

Je me suis permis d'en faire une petite vidéo, avec des images de son face à face avec Murat et des dessins qu'il a signé de Jean-Louis, et son petit propos a été ajouté à la fin.

Podcast disponible sur youtube et autres plateformes, et l'appli Radio France.

https://www.youtube.com/watch?v=SUdsrbPk7AM&list=PLXwdR7CVwCFtEbHARjTKwD8sWdVD5rtMj&index=2&t=2401s

Quitter sans partir, c’est l’histoire de nos vies ballotées entre les avions, les passeports, les années qui passent et ces pays qui restent en nous. Ni d’ici, ni d’ailleurs, ou peut-être un petit peu des deux ?  Ce cinquième épisode de « L’Orient-La Nuit », le podcast de « L’Orient-Le Jour » est consacré à ceux qui échappent aux étiquettes et habitent un entre-deux.  Nous quittons exceptionnellement Beyrouth pour accoster à Saint-Malo pour le festival Étonnants Voyageurs, dont le Liban est l’invité d’honneur.  Stéphanie Khouri reçoit l’écrivain Selim Nassib et le dessinateur Charles Berberian. Deux invités dont les parcours traversent les frontières, les langues et les mémoires, entre attachement au Liban, vie ailleurs et identité plurielle. Selim Nassib est issu d’une famille juive libanaise d’origine syrienne. Il vit en France depuis le début des années 70. Quant à Charles Berberian, il est né en Irak d'un père arménien et d'une mère grecque-chypriote. Il passe sa jeunesse au Liban avant de partir pour la France.  À une époque où les identités se crispent et où les frontières se ferment, que signifie avoir plusieurs patries ? Comment apprend-on à vivre entre plusieurs rives, plusieurs histoires, plusieurs « chez-soi » ?  Une conversation sur la transmission, le déracinement, les fidélités invisibles et cette manière singulière qu’ont certains destins de faire de l’entre-deux non pas une perte, mais un lieu de vie. Musique : Charles Berberian reprend « L’Ange déchu » de Jean-Louis Murat, interprète des extraits de « Ring them bells » de Bob Dylan et des extraits de « Avalanche » de Leonard Cohen.  Nos invités : 

  • Selim Nassib, écrivain

  • Charles Berberian, dessinateur

Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair 

 

A très vite !

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #divers- liens-autres

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Publié le 25 Mai 2026

Un temps prévu chez Wagram, la pré-écoute du disque a finalement eu lieu dans les locaux de Wise Music France (premieremusic.fr/), la maison d'édition des oeuvres de Jean-Louis Murat (on parlait de la vente du fond ).  Dans les beaux quartiers, il faut se hisser par l'escalier quasi-monumental pour arriver dans les bureaux, une grande pièce a été vidée pour l'occasion. 

La jauge était de 40 personnes et beaucoup de têtes connues...  dont la surprise de voir les suisses Marc Aymon et Milla, invités du dernier Week-end Murat, yes sir! Je propose aussitôt qu'ils nous improvisent une petite chanson pour finir...  

Arrivé un peu juste, je serai fidèle à ma réputation de grand vidéaste*... en n'installant pas de trépied, et en confiant la caméra à une personne qui offrira un beau contre jour... mais pour une fois, la carte mémoire a suffisamment de capacité et la batterie tiendra. Naturellement, il faudra aussi tendre l'oreille et une écoute au casque est conseillé. (*je pense surtout à mon expérience malheureuse  au Toboggan de Décines)!  

On commence par un mot d'accueil de Thomas Jamois. 

Je vais en profiter pour donner quelques éléments biographiques trouvés sur internet puisqu'il devient un personne centrale pour faire vivre l'oeuvre de JL Murat: Formé au marketing chez VIRGIN FRANCE puis gérant du label et des éditions TRICATEL aux côtés de Bertrand Burgalat, il fut directeur des Editions musicales et de la synchronisation au sein de la société NAÏVE jusqu’en 2010 (Cela lui a donné l’occasion de collaborer étroitement avec les plus grands compositeurs français : Alexandre Desplat, Bruno Coulais, Gabriel Yared, Michel Legrand)  avant de monter sa propre société d’édition VELVETICA. Il est désormais Managing Director de Wise Music Group où il a une expérience de la gestion patrimoniale d'un catalogue (Becaud, Salvador notamment- ils ont aussi Bashung). Dans sa carrière d'une trentaine d'années, il a supervisé l’administration et la sous-édition pour des artistes et labels de renom (Lomepal, Phoenix, Caravan Palace, Muse, Asa, Michel Houellebecq, Moriarty, Claire Diterzi, Alex Beaupain…). 

 

https://wisemusiccreative.com/fr/writers/jean-louis-murat/

Cette première vidéo s'arrête quand Marie Audigier me demande d'intervenir sur le choix des titres. J'ai fait très bref, mais mon choix a été de faire écouter :  

Où Geronimo rêvait  : Pour représenter les titres plus récents et celui-ci  a été peu joué sur la tournée

Taormina  : parce que c'est un  grand morceau de fin de concert avec Les Jours du jaguar, Extraordinaire voudou, même s'il n'a pas joué ce rôle-là en 2022. 

La pharmacienne d’Yvetot, Le chemin des poneys et Frankie, car l'interprétation et l'ambiance sont magnifiques et je pense que ces chansons étaient plus à même de toucher l'assistance. Hello you ayant été diffusé dans la journée sur les plateformes, elle n'était plus inédite, mais fait partie de mes préférés du disque. Le fait que ce soit les titres les plus longs n'est pas un hasard, c'est ce que j'aime en concert. 

J'ai regardé l'assistance pendant la session et c'était très émouvant de "voir cette [qualité d'] écoute",  voir cette concentration, chez Nesles ou Christophe, l'émotion de Samuel et de Florence et de quelques autres, les yeux fermés d'autres pour se plonger en concert...

 

[oups, en fait, dans les vidéos, il manque quelques présentations effectuées par Marie: les personnes de la maison de disque Cinq7 (Alain Gac, Pauline Dageville et Stéphane Vérité qui a assuré la vente des disques...), le webmaster depuis 17 ans (JB Serres), Fabienne Azzaro, "fan numéro 2" selon Jean-Louis lui-même, celle qui a travaillé avec Jean-Louis sur une ou deux tournées (on peut la connaître par le fait qu'elle encadrait les séances dédicace de fin de concert). J'apprends que c'est grace à Jean-Louis qu'elle s'est professionnalisée dans la musique. Elle travaille maintenant au FAIR (fonds d'action et d'initiative rock). La veille à Rouen devait être présent "Fan n°1" (toujours selon Murat), de son prénom Stéphane, une personne discrète mais qui s'était fait repérer par JL  (on parlait dans le dernier article de ceux qui ont des histoires intimes avec Jean-Louis, en voilà donc deux de plus).  Il manque aussi un court propos de Frank Loriou sur la pochette, en voici l'audio où on entend son émotion finale:

 

La vidéo commence quand il parle de l'expo à St-Malo, vient ensuite quelques questions au si adorable Fred Jimenez et à Justine. 

(c'est peu audible, mais en me rendant sur Paris, j'ai essayé de compter le nombre de concert de Fred avec Murat, et c'est sans doute plus de 200 - J'avais atteint 260 mais  j'ai oublié de retirer ses remplacements par David Fangione et Christophe Minck). 

[J'ai un autre souvenir marquant avec Justine, c'est sa prise de parole en l'église d'Orcival. J'ai fait le choix de ne pas en parler dans mon article de l'époque pour ne pas faire du Paris Match, mais je l'ai toujours gardée en mémoire et cette sincérité m'a influencé par la suite.  La discussion que j'ai eue encore en privé après avec Fred me fait garder le même cap]. 

 

- Ensuite,   Marie présente Alain Artaud, on en a souvent parlé ici (dès 2011), Florence Beauville, Stéphanie Giraud (époque Virgin- j'ai une interview sous le coude!). Et lit un texte de Pascal Aznar qui était à la promo télé avant d'être le directeur de la com à Canal+ (vous le trouverez le texte ci-dessous). Guillaume Depagne, le dernier manageur est intervenu ensuite sur l'idée du live, la dernière date en 2023, le Best of qu'il avait accepté ("confiant la sélection des titres à Jean-Luc Marre de Pias en qui il avait toute confiance"), de l'album qui était en préparation [hors-vidéo]. Il y a ensuite Olivier NUC qui indique qu'il doit beaucoup à Murat, puis Nesles pour sa belle initiative  (meme si j ai un peu trouvé qu'il oubliait qu'il y a eu d'autres initiatives pour chanter du Murat: tribute band et soirées hommage). Et on a terminé par l'éditeur... qui était là à Benicassim lors de la rencontre entre Murat et Fred... et Houellebecq.  Il cite l'intelligence artificielle comme un des éléments qui pourra intervenir dans la gestion de l’œuvre... 

 

Le texte de Pascal Aznar:

La meilleure façon de boucler La Grande Boucle

avec cet album live intitulé "Le Tour de France de Murat".

La mythologie du cyclisme a régulièrement été représentée dans l'oeuvre de Jean-Louis Murat : les titres "Le champion espagnol" ou plus récemment "Les Molteni" en témoignent. Pour le film de Pascale Bailly "Mademoiselle Personne" avec Elodie Bouchez, il avait parcouru quelques étapes de sa tournée sur son Pinarello de meilleur grimpeur. On repense à cette réunion dans le bureau d'Emmanuel de Buretel avec son potentiel tourneur et ses cheffes de projet pour le convaincre de tourner et accompagner la sortie de Venus. Au bout d'une discussion très longue et assez animée, JLM finit par lâcher "OK si je joue dans des villes traversées par le Tour de France de 1952 remporté par Fausto Coppi (avec un passage au col de la Croix Morand)". J'ai bien senti que j'étais le seul à avoir la référence autour de la table et suis parti dans un fou rire. Je me souviens que cette tournée passait donc parfois par des villes qui n'avaient ni théâtre, ni salle des fêtes et que Denis et Christophe Dupouy dépensaient beaucoup d'énergie à essayer de limiter les dégâts soniques d'un gymnase en structure métallique avec une hauteur de plafond digne des Wembanyama locaux. Ce fut finalement assez conforme avec le son brut que Murat avait imposé pour cette tournée. Plus tard, Jean-Louis me fit faire la descente de La Bourboule où Stephen Roche s'imposa dans le Tour de 1992. Aujourd'hui il repose en paix à quelques mètres de la ligne d'arrivée en attendant le prochain peloton. La Grande Boucle est bouclée.

Bises Pascal Aznar

 

Et on termine par la prestation de MILLA :

En y repensant, c'était vraiment beau cette petite réunion de famille mixant ceux qui ont travaillé avec Jean-Louis, pour certains à partir de 1989 -dois-je encore préciser que cela montre bien que collaborer avec lui n'était pas si abominable que ça, ce que m'a confirmé Fred ensuite qui réfute absolument le fait que Murat l'ait engueulé lors d'un concert, même  une seule fois!),  le cercle professionnel plus récent mais qui continue d’œuvrer et les fans qui ont aussi une connaissance intime du chanteur. Le temps était hélas un peu limité pour la discussion publique du fait du showcase qui a suivi, mais les échanges ont pu se poursuivre et nous avons pu profiter d'un joli buffet et de boissons jusqu'assez tard dans la nuit, et des talentueux Lichen (Michael Clark, fils de Gavin Clark, auteur-compositeur basé dans le sud de Londres) et la new soul  de  Ngaiire, originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée et basée en Australie. Et vu qu'on est chez leur éditeur, il a été souligné qu'on a entendu leur musique dans plusieurs séries et films internationaux!

Un grand merci  aux trois, quatre personnes qui se sont adressés à moi pour me remercier  pour le blog ou le week-end Murat, yes sir!  Ca rebooste pour un petit tour... 

 

Allez, en petit bonus, en audio : une petite anecdote donnée à Rouen par Mathieu Pigné de la maison Tellier.

merci à Marie pour les photos ci-dessous et pour tout le reste!

La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images
La soirée parisienne "pré-écoute" du "Tour de France 2022" du 20 mai 2026, en images

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 24 Mai 2026

bonsoir,

Est-ce que j'écris que ça fait un peu bizarre de se retrouver en mode "période promo"? (vu que je suis dans le train du retour, j'ai le temps de causer...). 

Bon, des "promo" post-2023, on en a vécu, avec les livres, les événements mais là, un disque...  Les amateurs l'ont attendu si longtemps : 4 ans et demi (sortie de La vraie vie de Buck john en octobre 2021), une éternité. On peut donc comprendre l'enthousiasme des fans qui ont enfin la possibilité de se mettre du neuf sous la dent, entre les oreilles, dans les neurones. Oui, ce n'est qu'un live, mais Jean-Louis faisait désormais des disques pour être sur scène et ce témoignage-là est essentiel pour montrer que Jean-Louis Murat n'est pas le cliché du chanteur neurasthénique et dépressif mais un musicien heureux de faire vibrer une salle sur des rythmes électriques... même si on retrouve aussi le chanteur au tempo plus lent et à la voix de velours (magistral Pharmacienne d'Yvetot, Frankie et le chemin des poneys), avec l'inédit hello you qui mixe les deux en guise de symbole de sa musique. Reste que, oui, ça fait drôle de ne pas avoir quelques  bons mots, un petit storytelling de derrière les fagots (même si le "Tour de France" cycliste est sa dernière petite astuce)... Je sais très bien que beaucoup en ont marre d'avoir passé trois ans à écouter les autres parler de Murat, et ne veulent  pas lire les ouvrages qui sortent, mais il faut bien s'y résoudre... ou tout simplement, s'enfermer avec ce disque.

Je restituerai l'événement parisien un peu plus tard, et en attendant les autres actualités :

 

1)   JEUDI  21 Mai à  13h30, Marie Audigier et Denis Clavaizolle étaient sur France Inter:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-21-mai-2026-3844679

 

Denis explique la genèse du projet (notamment l'essai qu'avait constitué la session live 7 titres), et l'idée que Jean-Louis avait eue de faire une sélection des meilleures versions (Denis était chargé de lui faire des propositions). On apprend ainsi que c'est Jean-Louis qui a choisi les versions qui sont sur le disque, par exemple en préférant un titre joué à Caluire plutôt qu'au Trianon. On n'en saura pas plus sur les crédits car on nous dit que Denis a égaré le papier sur lequel il avait noté la sélection finale. Cela offre l'avantage de justifier le titre "Tour de France" et cela me plait assez d'imaginer qu'on entend le Silex d'Auxerre, qui était un peu vide mais un fantastique concert, ou les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, et pas seulement le Trianon, enfiévré et plein comme un œuf -j'étais sur un strapontin ! (Marie Audigier indique qu'elle a été marqué ce soir-là par la qualité d'écoute quasi "religieuse" du public)

Il est aussi question du choix du titre et du cyclisme, on y reviendra. Vu que des questions du public sont prises, on a droit à l'arlésienne d'un disque d'inédits. Et Denis confirme qu'il y a de la matière... même si je pense qu'il y a beaucoup d'inédits qui ont déjà été dévoilés de droite et de gauche, et que l'on retrouve aujourd'hui sur les (you)-"tubes". 

Gaspard le dernier fils de Jean-Louis est également nommé (c'est lui qui a fait découvrir Kendrick Lamar à son père et il a été également dit qu'il discutait avec son père des concerts à son retour). Cette sortie est pour lui et sa soeur l'occasion d'enfin parler (lors des pré-écoutes). Je suis heureux qu'ils le fassent, même s'ils accordent à Marie Audigier toute leur confiance pour continuer à faire vivre l’œuvre de Jean-Louis Murat. Marie indique, comme je l'ai beaucoup dit, que cela passera sans doute avec des interprètes ou le travail d'éditeur pour que la musique de Jean-Louis apparaisse dans des films et des séries et parvienne à des oreilles vierges. (Si je ne crois pas qu'on le placera dans un nouveau Stranger things comme Kate Bush, j'ai en tête Manset :  Léopoldine (Hummel) et Maxime Kerzanet ne connaissaient rien de lui, le générique d'Holly Motors a été un choc, et ils ont ensuite créé un très beau spectacle qui a été joué pendant plusieurs années partout en France).  Dernier petit commentaire : alors qu'il est question des textes de JL Murat, Marie parle de construction de chanson comme des "cartes mentales" et qu'elle ne sait pas ce qu'il a pu susciter "la pharmacienne d'Yvetot"... On a quand même quelques pistes : Annie Ernaux ou l'empathie du chanteur pour certaines fans - En plus du texte, pour l'une, un message sur un répondeur en témoigne  -. 

A ce sujet, même si certains fans sont viscéralement attachés à Jean-Louis  seulement par l'écoute de ses disques, considérant même qu'il y a là une histoire personnelle et particulière, d'autres ont des histoires plus concrètes qui les relient à lui.  Par exemple, Arthur rencontré mercredi.  Mais il me faut remonter à ma rencontre   avec  Valli lors d'un spectacle avec Chamfort en 2025 (je n'avais pas eu l'occasion d'en parler encore). Interrogé sur son lien avec Murat, elle m'a raconté une anecdote:  lors d'un concert sur Inter (2019), un salarié d'Inter était venu avec sa fille qui souffre d'un handicap, et elle se rappelle que Jean-Louis avait tout de suite compris, avait pris sous son aile l'enfant et avait été adorable avec elle.  Et bien, cette enfant devenue grande était là mercredi, très émue à l'écoute du disque... et son papa nous a répété l'anecdote en nous montrant des photos de ce moment.   Bon, ceci aurait pu figurer dans mon compte-rendu futur de la soirée mercredi, mais soit. On cause, on cause et on déborde.

Un article du site 7 jours à Clermont est aussi disponible mais qui reprend les infos données sur France Inter. 

 

 

2)  Vu que le camarade Jean-Charles n'a pas pu se libérer pour la Coopérative, j'ai joué le pompier de service pour parler du disque sur les ondes de Radio Totem pour sa sortie (deux montages différents pour les journaux du Puy-de-Dôme du matin le 22 mai).  Une retranscription est sur le site:

https://www.radiototem.net/tour-de-france-2022-l-album-qui-redonne-vie-a-jean-louis-murat

Tour de France 2022 (Cinq7/Wagram) sort ce 22 mai 2026

Tour de France 2022 a été enregistré durant la dernière tournée de l‘artiste auvergnat. 14 titres sélectionnés au gré des concerts, figurent sur cet album, dont un inédit « Hello You » déjà sorti en single ce printemps. Toutes les dates avaient été méticuleusement enregistrées et Murat et ses complices ont eu le choix du roi pour en garder les meilleurs morceaux.  Jean-Louis Murat s’était produit une bonne partie de cette tournée en quatuor, accompagné de deux compagnons de longue date :  Fred Jimenez qui a aussi été bassiste de Johnny Hallyday, et Denis Clavaizolle, fidèle des premiers succès (mais pas seulement) et à qui on doit notamment les synthés de l’album Cheyenne Autumn (1989) ou du Col de la Croix-Morand (1991). Il faut y ajouter son propre fils à la batterie, Yann Clavaizolle. Rien que ce line-up représente un beau symbole de quasiment toute la carrière de l’artiste auvergnat. Et tous ont plusieurs fois répété le bonheur qu’ils avaient eu à jouer ensemble sur scène lors de cette tournée.

"Ce live met vraiment le tempo à l'honneur"

  Pierre V. est le fondateur du blog de référence « Surjeanlouismurat.com ». Il se réjouit de la sortie de ce disque : « c’est chouette et important d’avoir une trace discographique de cette dernière tournée ».  Lui qui a assisté à plusieurs dates (7, quand on aime, on ne compte pas) , a aussi eu le privilège d’entendre ce disque en avant-première. Premier verdict, il est fidèle à ce qu’il a vu sur scène. C’est à dire un set rythmé : « Jean-Louis parlait beaucoup de sa règle des 3T : tonalité, tempo et « tructure » pour la petite blague…  Ce live met vraiment à l'honneur le tempo et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie chez Murat… Même si effectivement il ne fait pas de la musique forcément très dansante ».

Ses derniers albums, davantage tournés vers l’électro et la soul, avaient fait mentir cette image. « Pour les gens qui ne le connaissent pas, on a effectivement un peu cette image de musique dépressive, etc…  mais il y a quand même toujours pour moi, même dans les morceaux un peu plus lents, quelque chose qui donne envie de taper du pied. Et là, on met vraiment à l'honneur aussi ce côté groove des titres du dernier album (La Vraie Vie de Buck John), mais aussi des précédents, Il Francese, Baby Love… Des titres très influencés par la musique américaine, soul, black... »

Murat le guitar hero 

Au-delà de la joie qu’ont eu les quatre compères de tourner ensemble, il y avait aussi le sentiment de livrer peut-être les meilleures versions du répertoire de Murat interprété sur scène.

Pour Pierre V., cette tournée (et ce disque) ont effectivement plusieurs forces : « déjà, le clavier. C'est vrai que par rapport à pas mal de tournées où ils ont tourné à 3,  la fameuse formule du power trio, avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud notamment (sur une bonne partie des tournées de l’artiste à partir de 2002), ça offre aussi une richesse d'orchestration.

Les claviers de Denis, mais aussi la basse de Fred Jimenez, ça permet aussi à Jean-Louis de se concentrer sur son interprétation, son jeu de guitare…. Et toute personne qui a vu Murat sur scène, sait que c’est un de ses atouts. «  C'est quand même presque un guitar hero pour nous qui l'avons beaucoup vu jouer »…

On retrouve aussi le Murat plus lent, davantage interprète, que certains apprécient plus. « Aux sessions de découvertes de l’album (organisées ces derniers jours à Rouen, à la Coopé de Mai à Clermont-Ferrand et à Paris) , les yeux étaient humides à l’écoute de certains titres comme La Pharmacienne d’Yvetot, Frankie, le Chemin des Poneys »…

Et puis il y a les chœurs, masculins forcément, « ce qui n’est pas sans rappeler l’album Grand Lièvre, ils avaient fait parler à l’époque «  (2011). Ils sont très importants dans ces versions et font partie de la soul music. C’est une petite richesse supplémentaire sur ce disque …».

 

Comme d'habitude, je ne suis pas particulièrement satisfait de mes propos, mis à part le fait que je parle de la musique, et pas des textes qui sont souvent mis en avant ! C'est bien que cette sortie de disque en soit l'occasion... avant que le recueil que j'ai annoncé depuis plusieurs semaines sorte (on a appris que c'est Eric Reinhardt, annoncé comme postfacier, qui en est le maître  d’œuvre). 

Podcast pour le journal de 8 heures (passage en fin du journal)

 

3)  Au moment de réaliser la pochette, le seul matériel disponible sur la tournée était des vidéos de la fille de Denis Clavaizolle, mais l'objet est quand même plutôt réussi, sous la houlette de Frank Loriou. Le  livret qui est collé donne une petite touche d'originalité à l'objet. Il y figure,  outre un mot de Denis, c'est une petite surprise de découvrir un mot de Laure Desbruères. Au-delà des remerciements de circonstance, il s'agit de clôturer l'histoire de Scarlett qui "devait" contractuellement encore un album à Cinq7. Le texte qu'elle a publié hier sur les réseaux est un peu plus personnel et touchant, le voici :

 

Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux ! Il est comme tu le voulais avec Denis, avec ton titre. On s’est battu, Denis le premier et tu peux le féliciter tu sais ! On s’est battu vaillamment et mes premières pensées vont à Guillaume Depagne parce que ça n’a jamais été aussi difficile (et je n’oublierai pas cet été 2025), aux enfants, à mes proches qui supportent hélas tout ça au quotidien, et à Marie Audigier qui a pris le relais et qui est si courageuse...
Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : « Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas ». Tu sortais exsangue de la tournée Vénus... Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : « Je fais des disques pour aller sur scène ! » Travailler avec toi, c’était accepter les contradictions, les coups de gueule, les abandons intempestifs mais surtout la créativité débordante, l’adaptation, la précision maniaque, la patience de l’artisan. Je n’ai fait que servir au mieux cette intelligence-là et Scarlett Productions Éditions, créé par Marie en 1991, était notre outil pour t’aider à construire cette œuvre monumentale, une petite production indépendante, dans laquelle beaucoup se sont investis et je tenais à les remercier avec ce court générique de fin dans le livret de ce live.
Il y a des oublis forcément, mais qu’importe, il fallait le souligner car tu savais prendre soin de tous ces gens qui t'entouraient, tu savais, toi, que sortir des disques est un travail d’équipe.
Une équipe qui se retrouve derrière ce Tour de France, le dernier disque de Scarlett Productions. Un disque qui est désormais à vous…

 

4 ) Petit article du Figaro, petit car il ne s'agit pas vraiment d'une  chronique du disque: 

Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

 5)  Et voilà justement deux vraies chroniques :

 

- Pierre ANDRIEU, l'auteur du livre Les jours du jaguar sur concertandco. A LIRE ICI

Extrait : [...] Ce qui frappe à l'écoute du disque, c'est que les versions que l'on y découvre s'éloignent de celles dévoilées devant nous à l'époque. Clairement, Murat n'avait pas oublié sa bonne habitude de changer sa proposition artistique quasiment chaque soir. Cela dit, à l'exception de la très bonne adaptation de "L'arc en ciel" d'Adriano Celentano (qui ne figure pas sur le disque à cause du refus des ayants droits de l'artiste italien), on retrouve un concert classieux conforme à ce que l'on garde en mémoire. Avec de nombreux extraits de La vraie vie de Buck John, souvent supérieurs à leurs versions studio, des titres figurant sur des disques récents, Baby Love et Il Francese, un retour gagnant vers Taormina et Morituri, sans oublier un superbe inédit à double détente, "Hello You". Sur cette perle qui comporte deux (très bonnes) chansons en une seule, on retrouve deux des visages de l'Auvergnat : le songwriter ténébreux poétisant en piano voix, puis le crooner posant ses mots doux sur des instrumentations plus rythmées. On peut retrouver tout cela sur les meilleurs titres de Tour de France 2022 : "La pharmacienne d'Yvetot" (avec son piano enjôleur et son texte à tomber à la renverse), "Frankie" (même tonalité, avec l'ajout d'une guitare à la Neil Young & Crazy Horse), "Taormina" et "Le chemin des poneys" (un duo de titres aux atmosphères plus folk rock, absolument géniaux) ou encore "Ciné Vox" et "La princesse of the cool", ruisselants de sensualité. Et puis le très en jambes JLM enclenche un gros braquet et se lance dans des boogie rock de nature à faire taper du pied ses fans : "Jean Bizarre", "Où Géronimo rêvait", "Montboudif", "Ma babe" ou encore "Battlefield", entre autres. Moins subtil, peut-être, mais tout aussi réjouissant, car Murat n'oublie pas de chanter divinement sur chaque titre. Très à l'aise à ces altitudes peu fréquentées, l'homme semble prendre un pied pas possible au micro, et ses fréquents changements de tempo provoquent des émotions en forme de montagnes russes. Jean-Louis Murat, avant d'être accueilli à bras ouverts par les paysages arvernes qu'il affectionnait tant, avait donc pris soin d'effectuer une dernière série d'étapes victorieuses, dont ce live est un magistral témoignage [...].

 

- Et sur BENZINE, par Jérôme Barbarossa: A LIRE ICI   "un live incendiaire…"

Extrait :  

"[ longue introduction et retour sur la période 2023-2026...]   Le son est cristallin, et, ce qui frappe, c’est que Murat chante particulièrement bien, et de manière si… vivante.

2018 12 10 Jean-Louis Murat Café de la Danse (12)
Jean-Louis Murat au Café de la Danse en 2018 – Photo : ED

Titré Tour de France 2022 en clin d’œil à la passion de JLM pour le cyclisme et la course hexagonale, l’album reflète les setlists de cette tournée, soit un corps d’une quinzaine de chansons utilisées au total. La track-list propose 13 chansons, dont 6 des 12 chansons du dernier album, et un choix parcimonieux dans cette discographie pléthorique piochant dans les tentations italiennes Ciné-Vox (extrait d’Il Francese) et Taormina dans l’album éponyme, ou encore dans les albums récents, Frankie et La pharmacienne d’Yvetot (sur le magnifique Morituri, à redécouvrir), La princesse of the cool et Montboudif (sur le mésestimé Baby Love, album durant le confinement).

Principal cadeau pour les fans, un inédit, Hello You, qui était effectivement joué quasi systématiquement sur cette tournée, et qu’on ne peut écouter aujourd’hui sans être troublé par cette lancinante introduction sur une discrète mélodie piano – guitare : « Je pense à l’envolée / Mais où est-il, mais où est-il ? / Dis, où t’es-tu caché ? / Mais où est-il, mais où est-il / Mais… / Quelque part, dans le bleu des forêts / Mais où est-il ? / Quelque endroit dans la fleur de mai / Mais où est-il / Mais… » Cet inédit s’envole ensuite dans un groove rudimentaire et efficace, qu’il partage avec la plupart des titres ici. Difficile de ne pas être remué par ces versions entraînantes, vivantes, souvent rallongées, des chansons sélectionnées ici. Avec un son d’une clarté intense, le plaisir du jeu de ce quatuor complice — avec les « anciens » Denis Clavaizolle et Fred Jimenez à la basse, renforcés par Yann Clavaizolle, « fils de », à la batterie — transpire de partout, favorisé par le choix éditorial de proposer les « meilleures » versions choisies.

Au global, alors qu’il ne s’agit pas a priori de « très grandes chansons », sauf Taormina, ce choix permet de vérifier la capacité de Murat et de son groupe à transcender ce type de morceaux, en théorie pas inoubliables sur les albums. Car « le Brennoï » a toujours fait ce qu’il voulait sur scène, et ce n’est pas à 72 ans que cela allait changer. Seules réserves, malgré tout, on a toujours un peu de mal à adhérer à Jean Bizarre et La princesse of the cool, qui ouvrent le recueil, que l’on trouve toujours poussives et un peu dans l’auto-caricature muratienne, ou Ma Babe, qui nous semble rester anecdotique, et confirmer que leur auteur n’est pas à son meilleur dans l’usage d’un sabir franglais. Mais comment ne pas s’abandonner aux versions dantesques de Taormina, Où Geronimo rêvait, Chacun sa façon, Battlefield et Frankie, cette dernière étant à notre avis le sommet de cette collection, avec ce piano se mariant parfaitement aux arpèges et aux chœurs des hommes en fusion ? Là, aux confins du rythm’n’blues, du folk et de la soul de ce sud américain si fantasmé, Murat, haletant, embrasé vivant, donne le meilleur de lui-même, même s’il n’a pas toujours été compris par son public dans ses choix pour la scène, aussi bien pour les arrangements que pour les setlists. Et c’est tant mieux, c’est aussi pour cela qu’on l’aimait. Qu’on l’aime.

J'aurais  mentionner "le chemin des poneys" dans les grandes chansons, surtout dans cette version live.

J'en arrête là même si d'autres choses sont arrivées... 

N'HESITEZ PAS A PARTAGER VOTRE AVIS  SUR LE DISQUE en commentaire! 

Je vais maintenant  voir pour restituer la fin d'après midi parisienne le 20/05... 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #2026 Tour de France 2022

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Publié le 20 Mai 2026

Avant de prendre le train pour la session d'écoute sur Paris à 17h30, voici la première chronique de Marion Guilbaud sur Inter avec en exclusivité un large extrait de l'inédit "hello you".... qui vient également de sortir sur toutes les plateformes (par exemple deezer) !! 

C'est une belle chronique notamment via les extraits choisis par Marion dont l'intérêt pour Murat s'était déjà fait connaître sur l'émission "Côté club" notamment. 

Si vous étiez à la Coopérative de Mai hier ou à Rouen, n'hésitez pas à nous raconter ! 

la Montagne: 

Message de Pierre Jean:

Salut,

Suite à la suggestion que tu as faite sur ton blog :

La soirée à la Coopérative valait surtout par les témoignages des invités. Écoute de 4 morceaux seulement, Taormina (le moins convaincant à mon goût), La pharmacienne d’Yvetot, Frankie, Hello you. Cet inédit est pêchu et au carrefour de diverses voies empruntées par JL dans son parcours.

Sur l’estrade Denis, extrêmement ému au début, Laure, Gaspard, le gars de la Coopé, un de Cinq7 Wagram, d’autres dont j’ai pas retenu l’identité. 

Puis Matt, Jérôme, Morgane, les Elysan Fields, un Ranchero (batteur [S. Mikaelian]). Alain n’a pas voulu se joindre à eux. La fille d’Elysan Fields est semble bien "perchée" mais Laure a dit qu’elle avait pas mal de points communs avec JL. Son acolyte a dit que JL était un des hommes les plus sensibles qu’il ait jamais rencontré, et qu’il y avait aussi une agressivité palpable en lui. D’ailleurs il avait giflé un tourneur - ou un gazier de maison de disques. En parlant de gazier, un soir à de concert à Vichy il faisait froid dans la salle, JL a demandé s’ils n’avaient pas le gaz à Vichy…

Bon, les témoignages les plus  intéressants c’était ceux de Denis et de Laure, bien sûr. Même si les lecteurs de ton blog, Pierrot, n’auront rien appris de nouveau ! JL voulait ce disque live de la tournée 2022, dont il était content. Mais il aurait aimé un disque live quasiment après chaque tournée ! Il voyait Gaspard entre les dates et lui disait chaque fois qu’ils s’étaient améliorés depuis les concerts précédents. Laure semblait impliquée ce qui m’a étonné. Denis a répondu aux questions, depuis Cheyenne et Col de la Croix-Morand jusqu’à Tour de France. Impossible de savoir quels soirs ont été enregistrés les 14 titres, Denis a perdu le papier. Au moins 12 concerts différents en tout cas, dont celui de Lyon. 

Ont aussi été évoqués les souvenirs à la Coopé, les concerts caritatifs, et les Rancheros avec surtout des sous-entendus…

Un guitariste de rock reconnu (ayant joué avec les Blues Brothers ??) a félicité JL pour la qualité de son jeu de guitare, ça l’avait profondément réjoui. [Steve Crooper]

Laure a dit que JL tenait un journal intime et que celui-ci est maintenant propriété de ses trois enfants. Elle a remercié Denis et aussi le public qui était si important pour JL (triste quand les salles n’étaient pas pleines). 

Moi une fois de plus j’ai constaté que Denis était d’une importance capitale dans l’œuvre de JL.

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 10 Mai 2026

 

Un petit mot de restitution sur la soirée de mercredi m'est parvenu et j'ai hélas appris le lendemain que ca avait été diffusé en direct (désolé de ne pas l'avoir annoncé).. mais bonne nouvelle, la vidéo reste disponible.

Voici le petit compte-rendu: 

 

 

Nous étions si nombreux ce mercredi soir, lovely hearts, cœurs battants : une salle comble pour Jean-Louis Murat, et la joie d’entendre ses silences attentifs, ses rires à la lecture des interviews (et aux apartés de JP Nataf !) son enthousiasme.

Emotion devant cette unité sur scène, où chacun fait entendre sa voix singulière, mais aussi où nombre de morceaux sont partagés – les rappels notamment, « Nus dans la crevasse », « Le lien défait » sont magnifiques. Si éloquents, le regard de Nesles écoutant ses camarades, son sourire quand ils sont acclamés.

          Surprise, et plaisir fou d’avoir l’impression de redécouvrir un répertoire qu’on croyait connaître par cœur, avec une set list qui mêle les tubes joliment réarrangés (superbe « Si je devais manquer de toi » par JP Nataf, « L’amour qui passe », « L’au-delà », « Le mont sans souci », « Foule romaine »…) aux chansons moins souvent portées sur scène (Très émouvant « Dans la direction du Crest », « Oiseau de paradis », « Et le désert avance » magnifique en ouverture…)

           Plaisir aussi d’entendre la voix de Murat par celle d’Olivier Bas – initiateur du projet, rappelle Nesles - qui lit une sélection d’interviews [sourcées]. Rapport au paysage - aux oiseaux, aux rivières - à la création, à son image, aux femmes : on y retrouve son humour et ses piques, mais aussi sa curiosité, sa capacité à admirer (avec un éloge du rap), et son sens des images, lorsqu’il dit par exemple qu’il voudrait que ses chansons vieillissent comme des meubles anciens, ou qu’il connaît tous les oiseaux par leur prénom.

           Joie d’étirer ces moments en revenant devant le bar sur tout ce qui était si beau… Et « Accueille-moi paysage » … Et « Le troupeau »… « Le Pont Mirabeau »… Et même les sons qui nous ont accueillis en entrant dans la salle, entre les chants d’oiseaux chers à Murat et les jeux sonores de Nesles dans ses derniers concerts.

            Immense gratitude pour ce désir si visible et généreux de faire vivre cette œuvre que l’on sent tellement vibrante en chacun. Pour nourrir ainsi notre admiration et nous faire à notre tour nous sentir si vivants et heureux.

Joie enfin de savoir que ce n’est qu’un début !

 

Merci, madame!    Olivier Bas connu pour sa fonction de jury dans La Nouvelle Star,  a connu Jean-Louis Murat à ses débuts à Virgin. Il était attaché de presse.  Ayant pris les rênes de l'émission CD d'aujourd'hui, il avait tenu à mettre Jean-Louis Murat à l'honneur dans sa première émission.

Et voilà donc la vidéo disponible sur le fb de la Manufacture chanson pour découvrir ce vrai travail de groupe, avec des orchestrations et des chœurs soignées. Tout le monde a été ravi semble-t-il. 

 

 

Edit:

Serge de Suisse a fait le déplacement:

Hello.
Je rentre de Paris et je te fais un petit compte-rendu de la soirée. Un concert très sympa, très pro et à la fois chaleureux. Des interprétations très originales de morceaux parfois très souvent joués (L'au-delà, L'amour qui passe, Au Mont Sans-Souci, Si je devais manquer de toi,...)  et d'autres plus rares (Le troupeau, Foule romaine,...). Je ne connaissais pas tous les musiciens du Murat's Lovely Hearts Club Band, comme ils se sont appelés (!). Matt Low, vu au Week-end Murat, toujours aussi timide mais très bon à la basse. JP Nataf excellent, et les autres (Armelle Pioline, Vincent Mougel, Sylvain Vanot) très compétents et tous avec l'air d'être fort contents d'être là. Bref une très belle soirée même si je me sens toujours un peu étranger à tous ces gens et un peu perdu dans un public également étranger pour moi. Un seul bémol: les interventions d'un nommé Olivier Bas qui interrompaient les musiciens pour nous répéter les interviews parfois grinçants de JLM. C'était trop long, dans un concert on préfère .... la musique!
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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Publié le 6 Mai 2026

En attendant les retours de la soirée Murat de la manufacture (avec Nesles) - on me dit déjà que  c 'était très chouette-, Voici "la chanson de Jean-Louis" en live, la chanson qui figure sur le dernier disque de la maison Tellier. Le groupe a livré un très joli set devant un public très nombreux et très chaud. C'était assez émouvant de sentir cette ferveur pour un groupe de qualité qui se dit dans la suite de Murat et de Manset. Pour "la chanson de Jean-Louis", l'écoute a vraiment été très belle, j'ai vu beaucoup de personnes sortir leur téléphone alors que la voix de Jean-Louis débutait le morceau.

Un peu plus tard, Helmut le chanteur a expliqué qu'il avait enregistré le morceau en extérieur, avec un autre, en s'inspirant d'Higelin (à Hérouville, sous son parasol)... Petit clin d'oeil à Michel Zacha, qui se dépatouilla avec ça pour sortir un disque, en bon sorcier du Son ( c' est Higelin qui le dit)... et enregistra ensuite Murat en 82...

Helmut sera à Rouen le 19 mai pour l'écoute du disque "Tour de France 2022".,.. Il restait encore des places pour cette semaine. Il est possible qu'il soit accompagné par un autre membre du groupe aux multiples talents... 

Retrouvez cet excellent groupe dans toute la France, et à Clermont à l.'automne (20/11)... et quelques autres villes qui ont  vu JEAN-Louis lors de sa dernière tournée (Oignies, Allonnes...). Dates et billets:

https://lamaisontellierofficiel.fr/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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