Promo Loriou: Interview de JP Nataf sur Murat et news: persona, Charles Pépin, Benzine...

Publié le 21 Novembre 2025

bonjour,

La promo de Photorama de Frank Loriou a continué de se faire avec succès, ce qui permet de faire parler de Jean-Louis Murat. Voici les 6 derniers principaux épisodes :

 

Rappel mes petites puces:  La rétrospective Laetitia Masson à la cinémathèque commence ce soir!  On entendra les BO de Murat dans "coupable" samedi 29/11, dans "petite fille" (dimanche 30) et un peu de sa musique dans "Chevrotine"(dimanche).

J'en profite pour un autre rappel: Le Voyage de Noz fête ses 40 ans (si!) au Radiant à Caluire le 4/12 et incroyable, il reste des places! (c'est bien dommage de ne pas avoir fait ça un week-end!). article et billets

 

a) A l'occasion de la soirée aux Vinzelles, JC Virlogeux de Radio Totem, après son interview de Frank déjà diffusée, a interrogé JP Nataf. Une très belle interview qui évoque la relation avec Jean-Louis mais dresse un très joli portrait d'un musicien infiniment sympathique. 

En podcast ou via youtube:

Lien vers le podcast

Petit résumé:

Vraiment très chouette interview, et je suis content qu'elle soit enfin réalisée! J'avais décroché son email à Annecy en 2011  pour une inter-ViOUS ET MURAT,  j'avais traîné, perdu le mail... 

Lui et Jean-Louis n'avaient pas une relation intime et suivie, mais on apprend quand même des jolies choses sur ce qu'on peut quand même qualifier d'amitié. Une relation fluide, des invitations à chaque concert parisien, et Jean-Louis qui envoie une énorme peluche de poule pour la naissance du premier fils de JP (qui aura toujours appelé l'objet "la poule de Murat"). JP indique que c'est via Marie Audigier qu'il rencontrait facilement sur Paris qu'il avait des contacts. Sans surprise, il parle de la richesse des moments passés avec Jean-Louis Murat. Par rapport au succès, il explique que le vivre en groupe est sans doute très différent que de le faire en solo... mais que cela leur a permis de faire "post partum", leur "pet sound", radical à leur façon et leur 4e "real word", plus austère, qui lui ne rencontrera pas de succès. La différence avec Jean-Louis a été que leur réussite a été rapide, voire "violente" (selon le terme de JP), même si le succès n'a jamais eu de conséquences négatives sur leur vie (il faut rappeler ce que c'était les Innocents à l'époque: deux Victoires consécutives).   JP indique qu'il n'a pas du tout le même besoin que Murat d'écrire et qu'il peut passer 3 ans sans écrire (hélas pour nous) mais que la musique est "toute aussi importante pour lui", il se dit "musicien", d'où le fait qu'on le trouve de tant et tant de projets (prochainement, participant dans  While my guitar gently weeps, avec beaucoup de camarades talentueux dont il parle en fin d'interview), et toujours sur la route. Il se dit simplement heureux et privilégié de pouvoir vivre de sa passion, même si c'est en jouant dans des petits endroits, faire des ateliers en prison... quitte à annuler Drucker! Le reste de ses propos le rend tout aussi sympathique... même si finalement, on aimerait qu'il puisse avoir un peu plus d'égo afin qu'il écrive de nouvelles chansons. 

Il est rapidement évoqué le concert de Noirmoutier de Jean-Louis en août 2007. Ce jour-là, JL lui a donné ses deux recettes de cocktail (je pense le Gaspard et la Justine, sous réserve: l'un redbull/bourbon, l'autre pastis/Gentiane). JP Nataf a évoqué cette date dans la pochette de Clair, puis a parlé d'un des breuvages (en le buvant) en concert.

JP Nataf a deux albums :  "Clair" et "plus de sucre" à écouter absolument, et je recommande aussi la bande originale de je me suis fait tout petit.  + rappel de ma captation d'un de ses concerts, un moment absolument unique pour moi (et c'était dans une cave, et pas une arena). 

 

 

b)   L'ARGENTique de LORiou

On commence par rappeler la soirée parisienne avec F. LO, à la Librairie de Paris mercredi 26/11 à partir de 19h, mais un autre rendez-vous en province a lieu: 

 

13/12 LANNION (22) Médiathèque
Conférence / rencontre "La création de pochettes d’albums à l'ère digitale"

Présentation et signature du livre "Jean-Louis Murat Photorama", en collaboration avec la Librairie Gwalarn

et ça nous vaut cette belle page dans le Trégor:

 

Toutes les DATES :
 
26/11 PARIS - LIBRAIRIE DE PARIS - Place de Clichy (19H)
Dédicace livre & Rencontre - Avec la participation musicale de FRÉDÉRIC LO
 
30/11 REIMS - FESTIVAL CHARABIA - Théâtre du Manège (14H)
Dédicace livre & Rencontre « La photo est-elle une écriture comme une autre ? » avec Christophe Crénel animée par Olivier Bas
 
16/01 BAYONNE - MÉDIATHÈQUE
Dédicace livre & Conférence « La création de pochettes d’albums à l’ère digitale » 
Exposition « Face à Face, portraits des musiques actuelles » du 24 octobre au 24 janvier 2026
 
 31/01 HYÈRES LES PALMIERS - MÉDIATHÈQUE
Exposition « Face à Face, portraits de la musique actuelle » du 31 janvier au 14 février 2026
et ce n'est pas fini en 2026... 
 
 

c) Autre interview dans BENZINE : (ils avaient déjà fait un article en octobre)

https://www.benzinemag.net/2025/11/08/interview-frank-loriou-photorama-est-ma-pierre-a-ledifice-de-murat/

Benzine : Dans votre ouvrage, vous racontez fort bien votre première rencontre avec un brin d’appréhension. Murat avait en effet sa réputation. Comment gagnait-on sa confiance ? Y a-t-il eu un moment décisif qui fit basculer ensuite votre relation vers un véritable compagnonnage ?

Frank : Un gâteau au chocolat. Mais l’histoire avait commencé avant. On a travaillé ensemble sur Mustango à la fin des années 1990, puis il y eut une interruption de plusieurs années. Quand Jean-Louis Murat a appris que j’étais devenu photographe, il m’a « convoqué » en Auvergne pour faire des images, et une nouvelle aventure a commencé. C’est lui qui m’a choisi plutôt que l’inverse. Mais le moment décisif, c’est un jour où je suis passé le voir avec mes enfants peu de temps après, et qu’une vraie complicité est née autour d’un gâteau au chocolat dans le jardin, pendant que ses enfants jouaient avec les miens.

Benzine : Votre livre fait bien évidemment la part belle à l’Auvergne et à l’enracinement de Murat, très profond et si terrien, qui traverse son œuvre également. Deux paysages magnifiques encadrent d’ailleurs votre texte. Quel rapport avait-il avec son territoire ?

Frank : Il a écrit et chanté Accueille moi paysage, tout est dit ! Il faisait corps avec l’Auvergne. Il skiait, courait dans les bois, connaissait le nom des plantes, des animaux, des églises, des rochers. Il y en a plein ses chansons. Quand il marchait dans sa campagne, il remettait en place les piquets des clôtures, l’air de rien. On a fait la majeure partie des images à quelques mètres de sa maison, dans ce pays qui lui ressemble. Jusqu’au climat, qui va des plus grandes froideurs au soleil le plus ardent.

Benzine : Vous écrivez à un moment le regret de ne pas avoir évoqué vos origines avec Murat. Vous partagez en effet avec lui le fait d’être un autodidacte, “un chien dans un jeu de quilles”, une sorte d’outsider. Vous pouvez nous en dire davantage ?

Frank : Au moment où on travaillait sur Mustango, je pensais n’avoir pas su lui dire combien son œuvre me touchait, et comme j’aimais son tempérament exigeant, radical, insoumis, poétique, curieux. En fait il l’avait compris, puisqu’il m’a rappelé des années plus tard. Comme moi, il se sentait étranger au microcosme parisien de la musique, qui pourtant lui faisait la cour, et dont il se protégeait. J’ai quitté l’école à 17 ans, lui aussi. J’ai grandi dans un petit village breton, loin des villes, comme lui au milieu des montagnes. On n’était pas forcément invités au banquet au départ, lui et moi. Je me sentais bien décalé quand je suis arrivé à Paris, mais j’étais aussi bien ancré, j’avais déjà vécu plusieurs vies, côtoyé tous les milieux. J’avais travaillé dix ans dans dans l’imprimerie. Ça lui parlait. On avait la même approche de la création artistique, très intuitive, presque animale. On allait à l’essentiel.  la suite ici

Il est notamment indiqué "Il aurait pu écrire pour beaucoup d’artistes, mais parfois, pour un seul mot qu’on lui demandait de changer dans le morceau, et il refusait". J'avais déjà dû le glisser:  cela a été le cas  je pense pour Calogero. Murat en parlait dans Télérama en 2014

 

d) Frank et Murat sont aussi dans la belle revue PERSONA automne 2025,  que l'on peut se procurer ici (avec aussi les muratiens Belin et Carlotti au programme, et Claude Gassian qui l'a photographié).  On trouve ce partage sur les réseaux sociaux:

 

 

 

e) Tout ceci permet une diffusion de Sentiment nouveau sur RFI où était invité Charles Pépin qui signe la préface de Photorama. C'était le choix musical de Charles. A 37 minutes.  Charles Pépin  parle ensuite du morceau, et du franc-parler du chanteur qu'il aimait (c'est ce dont il parle dans sa préface). 

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/autour-de-la-question-le-magazine-de-toutes-les-sciences/20251021-o%C3%B9-trouver-la-force

LE LIEN EN PLUS 

Au passage, même si je ne suis pas vigilant à tout ce qui se passe autour de REGRETS, le duo avec Mylène Farmer (j'ai jamais cherché à compléter la collection de ce côté là), indiquons que le titre figure sur une compilation. Best of 86/97. Articles à lire sur weculte ou gonzomusic

 

LA MUSIQUE EN PLUS 

J'ai découvert François Puyalto quand j'étais venu voir Nicolas Paugam à A THOU BOUT DE CHANT à Lyon en 2014.  Ils ont tous les deux une actualité. Je les réunis donc à nouveau. 

 

François fait partie de la petite famille des artistes indé que l'on aime (il a travaillé notamment avec les amis Travis Burki - ici et interview), Nesles, et encore Belin et BlauBird). Ce titre est extrait de l'album "Malrevert" que j'aime beaucoup,  disponible ici : https://kuronekomedia.lnk.to/Malrevert Site web: https://www.puyalto.fr Youtube:   / françoispuyaltomusic   Facebook:   / francoispuyaltomusic   Instagram:   / francoispuyalto  

 

Quant à Paugam, son nouvel album est un disque de reprises de Brassens. L'assassinat sort le 28/11. Celui qui avait repris le Reason why sur Aura aime Murat  tropicalise Brassens, avec des chansons qui ne sont pas dans le Best of du chanteur sétois à quelques exceptions près. J'ai juste survolé le disque pour l'instant.  Pop news 

Le samedi 13 décembre au Chair de poule, à Paris

https://www.nicolaspaugam.fr/

Rédigé par Pierrot

Publié dans #bibliographie

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