Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

Publié le 24 Mai 2026

bonsoir,

Est-ce que j'écris que ça fait un peu bizarre de se retrouver en mode "période promo"? (vu que je suis dans le train du retour, j'ai le temps de causer...). 

Bon, des "promo" post-2023, on en a vécu, avec les livres, les événements mais là, un disque...  Les amateurs l'ont attendu si longtemps : 4 ans et demi (sortie de La vraie vie de Buck john en octobre 2021), une éternité. On peut donc comprendre l'enthousiasme des fans qui ont enfin la possibilité de se mettre du neuf sous la dent, entre les oreilles, dans les neurones. Oui, ce n'est qu'un live, mais Jean-Louis faisait désormais des disques pour être sur scène et ce témoignage-là est essentiel pour montrer que Jean-Louis Murat n'est pas le cliché du chanteur neurasthénique et dépressif mais un musicien heureux de faire vibrer une salle sur des rythmes électriques... même si on retrouve aussi le chanteur au tempo plus lent et à la voix de velours (magistral Pharmacienne d'Yvetot, Frankie et le chemin des poneys), avec l'inédit hello you qui mixe les deux en guise de symbole de sa musique. Reste que, oui, ça fait drôle de ne pas avoir quelques  bons mots, un petit storytelling de derrière les fagots (même si le "Tour de France" cycliste est sa dernière petite astuce)... Je sais très bien que beaucoup en ont marre d'avoir passé trois ans à écouter les autres parler de Murat, et ne veulent  pas lire les ouvrages qui sortent, mais il faut bien s'y résoudre... ou tout simplement, s'enfermer avec ce disque.

Je restituerai l'événement parisien un peu plus tard, et en attendant les autres actualités :

 

1)   JEUDI  21 Mai à  13h30, Marie Audigier et Denis Clavaizolle étaient sur France Inter:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-21-mai-2026-3844679

 

Denis explique la genèse du projet (notamment l'essai qu'avait constitué la session live 7 titres), et l'idée que Jean-Louis avait eue de faire une sélection des meilleures versions (Denis était chargé de lui faire des propositions). On apprend ainsi que c'est Jean-Louis qui a choisi les versions qui sont sur le disque, par exemple en préférant un titre joué à Caluire plutôt qu'au Trianon. On n'en saura pas plus sur les crédits car on nous dit que Denis a égaré le papier sur lequel il avait noté la sélection finale. Cela offre l'avantage de justifier le titre "Tour de France" et cela me plait assez d'imaginer qu'on entend le Silex d'Auxerre, qui était un peu vide mais un fantastique concert, ou les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, et pas seulement le Trianon, enfiévré et plein comme un œuf -j'étais sur un strapontin ! (Marie Audigier indique qu'elle a été marqué ce soir-là par la qualité d'écoute quasi "religieuse" du public)

Il est aussi question du choix du titre et du cyclisme, on y reviendra. Vu que des questions du public sont prises, on a droit à l'arlésienne d'un disque d'inédits. Et Denis confirme qu'il y a de la matière... même si je pense qu'il y a beaucoup d'inédits qui ont déjà été dévoilés de droite et de gauche, et que l'on retrouve aujourd'hui sur les (you)-"tubes". 

Gaspard le dernier fils de Jean-Louis est également nommé (c'est lui qui a fait découvrir Kendrick Lamar à son père et il a été également dit qu'il discutait avec son père des concerts à son retour). Cette sortie est pour lui et sa soeur l'occasion d'enfin parler (lors des pré-écoutes). Je suis heureux qu'ils le fassent, même s'ils accordent à Marie Audigier toute leur confiance pour continuer à faire vivre l’œuvre de Jean-Louis Murat. Marie indique, comme je l'ai beaucoup dit, que cela passera sans doute avec des interprètes ou le travail d'éditeur pour que la musique de Jean-Louis apparaisse dans des films et des séries et parvienne à des oreilles vierges. (Si je ne crois pas qu'on le placera dans un nouveau Stranger things comme Kate Bush, j'ai en tête Manset :  Léopoldine (Hummel) et Maxime Kerzanet ne connaissaient rien de lui, le générique d'Holly Motors a été un choc, et ils ont ensuite créé un très beau spectacle qui a été joué pendant plusieurs années partout en France).  Dernier petit commentaire : alors qu'il est question des textes de JL Murat, Marie parle de construction de chanson comme des "cartes mentales" et qu'elle ne sait pas ce qu'il a pu susciter "la pharmacienne d'Yvetot"... On a quand même quelques pistes : Annie Ernaux ou l'empathie du chanteur pour certaines fans - En plus du texte, pour l'une, un message sur un répondeur en témoigne  -. 

A ce sujet, même si certains fans sont viscéralement attachés à Jean-Louis  seulement par l'écoute de ses disques, considérant même qu'il y a là une histoire personnelle et particulière, d'autres ont des histoires plus concrètes qui les relient à lui.  Par exemple, Arthur rencontré mercredi.  Mais il me faut remonter à ma rencontre   avec  Valli lors d'un spectacle avec Chamfort en 2025 (je n'avais pas eu l'occasion d'en parler encore). Interrogé sur son lien avec Murat, elle m'a raconté une anecdote:  lors d'un concert sur Inter (2019), un salarié d'Inter était venu avec sa fille qui souffre d'un handicap, et elle se rappelle que Jean-Louis avait tout de suite compris, avait pris sous son aile l'enfant et avait été adorable avec elle.  Et bien, cette enfant devenue grande était là mercredi, très émue à l'écoute du disque... et son papa nous a répété l'anecdote en nous montrant des photos de ce moment.   Bon, ceci aurait pu figurer dans mon compte-rendu futur de la soirée mercredi, mais soit. On cause, on cause et on déborde.

Un article du site 7 jours à Clermont est aussi disponible mais qui reprend les infos données sur France Inter. 

 

 

2)  Vu que le camarade Jean-Charles n'a pas pu se libérer pour la Coopérative, j'ai joué le pompier de service pour parler du disque sur les ondes de Radio Totem pour sa sortie (deux montages différents pour les journaux du Puy-de-Dôme du matin le 22 mai).  Une retranscription est sur le site:

https://www.radiototem.net/tour-de-france-2022-l-album-qui-redonne-vie-a-jean-louis-murat

Tour de France 2022 (Cinq7/Wagram) sort ce 22 mai 2026

Tour de France 2022 a été enregistré durant la dernière tournée de l‘artiste auvergnat. 14 titres sélectionnés au gré des concerts, figurent sur cet album, dont un inédit « Hello You » déjà sorti en single ce printemps. Toutes les dates avaient été méticuleusement enregistrées et Murat et ses complices ont eu le choix du roi pour en garder les meilleurs morceaux.  Jean-Louis Murat s’était produit une bonne partie de cette tournée en quatuor, accompagné de deux compagnons de longue date :  Fred Jimenez qui a aussi été bassiste de Johnny Hallyday, et Denis Clavaizolle, fidèle des premiers succès (mais pas seulement) et à qui on doit notamment les synthés de l’album Cheyenne Autumn (1989) ou du Col de la Croix-Morand (1991). Il faut y ajouter son propre fils à la batterie, Yann Clavaizolle. Rien que ce line-up représente un beau symbole de quasiment toute la carrière de l’artiste auvergnat. Et tous ont plusieurs fois répété le bonheur qu’ils avaient eu à jouer ensemble sur scène lors de cette tournée.

"Ce live met vraiment le tempo à l'honneur"

  Pierre V. est le fondateur du blog de référence « Surjeanlouismurat.com ». Il se réjouit de la sortie de ce disque : « c’est chouette et important d’avoir une trace discographique de cette dernière tournée ».  Lui qui a assisté à plusieurs dates (7, quand on aime, on ne compte pas) , a aussi eu le privilège d’entendre ce disque en avant-première. Premier verdict, il est fidèle à ce qu’il a vu sur scène. C’est à dire un set rythmé : « Jean-Louis parlait beaucoup de sa règle des 3T : tonalité, tempo et « tructure » pour la petite blague…  Ce live met vraiment à l'honneur le tempo et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie chez Murat… Même si effectivement il ne fait pas de la musique forcément très dansante ».

Ses derniers albums, davantage tournés vers l’électro et la soul, avaient fait mentir cette image. « Pour les gens qui ne le connaissent pas, on a effectivement un peu cette image de musique dépressive, etc…  mais il y a quand même toujours pour moi, même dans les morceaux un peu plus lents, quelque chose qui donne envie de taper du pied. Et là, on met vraiment à l'honneur aussi ce côté groove des titres du dernier album (La Vraie Vie de Buck John), mais aussi des précédents, Il Francese, Baby Love… Des titres très influencés par la musique américaine, soul, black... »

Murat le guitar hero 

Au-delà de la joie qu’ont eu les quatre compères de tourner ensemble, il y avait aussi le sentiment de livrer peut-être les meilleures versions du répertoire de Murat interprété sur scène.

Pour Pierre V., cette tournée (et ce disque) ont effectivement plusieurs forces : « déjà, le clavier. C'est vrai que par rapport à pas mal de tournées où ils ont tourné à 3,  la fameuse formule du power trio, avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud notamment (sur une bonne partie des tournées de l’artiste à partir de 2002), ça offre aussi une richesse d'orchestration.

Les claviers de Denis, mais aussi la basse de Fred Jimenez, ça permet aussi à Jean-Louis de se concentrer sur son interprétation, son jeu de guitare…. Et toute personne qui a vu Murat sur scène, sait que c’est un de ses atouts. «  C'est quand même presque un guitar hero pour nous qui l'avons beaucoup vu jouer »…

On retrouve aussi le Murat plus lent, davantage interprète, que certains apprécient plus. « Aux sessions de découvertes de l’album (organisées ces derniers jours à Rouen, à la Coopé de Mai à Clermont-Ferrand et à Paris) , les yeux étaient humides à l’écoute de certains titres comme La Pharmacienne d’Yvetot, Frankie, le Chemin des Poneys »…

Et puis il y a les chœurs, masculins forcément, « ce qui n’est pas sans rappeler l’album Grand Lièvre, ils avaient fait parler à l’époque «  (2011). Ils sont très importants dans ces versions et font partie de la soul music. C’est une petite richesse supplémentaire sur ce disque …».

 

Comme d'habitude, je ne suis pas particulièrement satisfait de mes propos, mis à part le fait que je parle de la musique, et pas des textes qui sont souvent mis en avant ! C'est bien que cette sortie de disque en soit l'occasion... avant que le recueil que j'ai annoncé depuis plusieurs semaines sorte (on a appris que c'est Eric Reinhardt, annoncé comme postfacier, qui en est le maître  d’œuvre). 

Podcast pour le journal de 8 heures (passage en fin du journal)

 

3)  Au moment de réaliser la pochette, le seul matériel disponible sur la tournée était des vidéos de la fille de Denis Clavaizolle, mais l'objet est quand même plutôt réussi, sous la houlette de Frank Loriou. Le  livret qui est collé donne une petite touche d'originalité à l'objet. Il y figure,  outre un mot de Denis, c'est une petite surprise de découvrir un mot de Laure Desbruères. Au-delà des remerciements de circonstance, il s'agit de clôturer l'histoire de Scarlett qui "devait" contractuellement encore un album à Cinq7. Le texte qu'elle a publié hier sur les réseaux est un peu plus personnel et touchant, le voici :

 

Il est sorti aujourd’hui ton Tour de France 2022, tu serais heureux ! Il est comme tu le voulais avec Denis, avec ton titre. On s’est battu, Denis le premier et tu peux le féliciter tu sais ! On s’est battu vaillamment et mes premières pensées vont à Guillaume Depagne parce que ça n’a jamais été aussi difficile (et je n’oublierai pas cet été 2025), aux enfants, à mes proches qui supportent hélas tout ça au quotidien, et à Marie Audigier qui a pris le relais et qui est si courageuse...
Quand je t’ai rencontré en 1994, tu me disais : « Je ne monterai plus sur scène, ça ne m’intéresse pas ». Tu sortais exsangue de la tournée Vénus... Presque trente ans de collaboration plus tard, tu m’as dit : « Je fais des disques pour aller sur scène ! » Travailler avec toi, c’était accepter les contradictions, les coups de gueule, les abandons intempestifs mais surtout la créativité débordante, l’adaptation, la précision maniaque, la patience de l’artisan. Je n’ai fait que servir au mieux cette intelligence-là et Scarlett Productions Éditions, créé par Marie en 1991, était notre outil pour t’aider à construire cette œuvre monumentale, une petite production indépendante, dans laquelle beaucoup se sont investis et je tenais à les remercier avec ce court générique de fin dans le livret de ce live.
Il y a des oublis forcément, mais qu’importe, il fallait le souligner car tu savais prendre soin de tous ces gens qui t'entouraient, tu savais, toi, que sortir des disques est un travail d’équipe.
Une équipe qui se retrouve derrière ce Tour de France, le dernier disque de Scarlett Productions. Un disque qui est désormais à vous…

 

4 ) Petit article du Figaro, petit car il ne s'agit pas vraiment d'une  chronique du disque: 

Interviews sur France Inter, Radio Totem, Chroniques et le Figaro...

 5)  Et voilà justement deux vraies chroniques :

 

- Pierre ANDRIEU, l'auteur du livre Les jours du jaguar sur concertandco. A LIRE ICI

Extrait : [...] Ce qui frappe à l'écoute du disque, c'est que les versions que l'on y découvre s'éloignent de celles dévoilées devant nous à l'époque. Clairement, Murat n'avait pas oublié sa bonne habitude de changer sa proposition artistique quasiment chaque soir. Cela dit, à l'exception de la très bonne adaptation de "L'arc en ciel" d'Adriano Celentano (qui ne figure pas sur le disque à cause du refus des ayants droits de l'artiste italien), on retrouve un concert classieux conforme à ce que l'on garde en mémoire. Avec de nombreux extraits de La vraie vie de Buck John, souvent supérieurs à leurs versions studio, des titres figurant sur des disques récents, Baby Love et Il Francese, un retour gagnant vers Taormina et Morituri, sans oublier un superbe inédit à double détente, "Hello You". Sur cette perle qui comporte deux (très bonnes) chansons en une seule, on retrouve deux des visages de l'Auvergnat : le songwriter ténébreux poétisant en piano voix, puis le crooner posant ses mots doux sur des instrumentations plus rythmées. On peut retrouver tout cela sur les meilleurs titres de Tour de France 2022 : "La pharmacienne d'Yvetot" (avec son piano enjôleur et son texte à tomber à la renverse), "Frankie" (même tonalité, avec l'ajout d'une guitare à la Neil Young & Crazy Horse), "Taormina" et "Le chemin des poneys" (un duo de titres aux atmosphères plus folk rock, absolument géniaux) ou encore "Ciné Vox" et "La princesse of the cool", ruisselants de sensualité. Et puis le très en jambes JLM enclenche un gros braquet et se lance dans des boogie rock de nature à faire taper du pied ses fans : "Jean Bizarre", "Où Géronimo rêvait", "Montboudif", "Ma babe" ou encore "Battlefield", entre autres. Moins subtil, peut-être, mais tout aussi réjouissant, car Murat n'oublie pas de chanter divinement sur chaque titre. Très à l'aise à ces altitudes peu fréquentées, l'homme semble prendre un pied pas possible au micro, et ses fréquents changements de tempo provoquent des émotions en forme de montagnes russes. Jean-Louis Murat, avant d'être accueilli à bras ouverts par les paysages arvernes qu'il affectionnait tant, avait donc pris soin d'effectuer une dernière série d'étapes victorieuses, dont ce live est un magistral témoignage [...].

 

- Et sur BENZINE, par Jérôme Barbarossa: A LIRE ICI   "un live incendiaire…"

Extrait :  

"[ longue introduction et retour sur la période 2023-2026...]   Le son est cristallin, et, ce qui frappe, c’est que Murat chante particulièrement bien, et de manière si… vivante.

2018 12 10 Jean-Louis Murat Café de la Danse (12)
Jean-Louis Murat au Café de la Danse en 2018 – Photo : ED

Titré Tour de France 2022 en clin d’œil à la passion de JLM pour le cyclisme et la course hexagonale, l’album reflète les setlists de cette tournée, soit un corps d’une quinzaine de chansons utilisées au total. La track-list propose 13 chansons, dont 6 des 12 chansons du dernier album, et un choix parcimonieux dans cette discographie pléthorique piochant dans les tentations italiennes Ciné-Vox (extrait d’Il Francese) et Taormina dans l’album éponyme, ou encore dans les albums récents, Frankie et La pharmacienne d’Yvetot (sur le magnifique Morituri, à redécouvrir), La princesse of the cool et Montboudif (sur le mésestimé Baby Love, album durant le confinement).

Principal cadeau pour les fans, un inédit, Hello You, qui était effectivement joué quasi systématiquement sur cette tournée, et qu’on ne peut écouter aujourd’hui sans être troublé par cette lancinante introduction sur une discrète mélodie piano – guitare : « Je pense à l’envolée / Mais où est-il, mais où est-il ? / Dis, où t’es-tu caché ? / Mais où est-il, mais où est-il / Mais… / Quelque part, dans le bleu des forêts / Mais où est-il ? / Quelque endroit dans la fleur de mai / Mais où est-il / Mais… » Cet inédit s’envole ensuite dans un groove rudimentaire et efficace, qu’il partage avec la plupart des titres ici. Difficile de ne pas être remué par ces versions entraînantes, vivantes, souvent rallongées, des chansons sélectionnées ici. Avec un son d’une clarté intense, le plaisir du jeu de ce quatuor complice — avec les « anciens » Denis Clavaizolle et Fred Jimenez à la basse, renforcés par Yann Clavaizolle, « fils de », à la batterie — transpire de partout, favorisé par le choix éditorial de proposer les « meilleures » versions choisies.

Au global, alors qu’il ne s’agit pas a priori de « très grandes chansons », sauf Taormina, ce choix permet de vérifier la capacité de Murat et de son groupe à transcender ce type de morceaux, en théorie pas inoubliables sur les albums. Car « le Brennoï » a toujours fait ce qu’il voulait sur scène, et ce n’est pas à 72 ans que cela allait changer. Seules réserves, malgré tout, on a toujours un peu de mal à adhérer à Jean Bizarre et La princesse of the cool, qui ouvrent le recueil, que l’on trouve toujours poussives et un peu dans l’auto-caricature muratienne, ou Ma Babe, qui nous semble rester anecdotique, et confirmer que leur auteur n’est pas à son meilleur dans l’usage d’un sabir franglais. Mais comment ne pas s’abandonner aux versions dantesques de Taormina, Où Geronimo rêvait, Chacun sa façon, Battlefield et Frankie, cette dernière étant à notre avis le sommet de cette collection, avec ce piano se mariant parfaitement aux arpèges et aux chœurs des hommes en fusion ? Là, aux confins du rythm’n’blues, du folk et de la soul de ce sud américain si fantasmé, Murat, haletant, embrasé vivant, donne le meilleur de lui-même, même s’il n’a pas toujours été compris par son public dans ses choix pour la scène, aussi bien pour les arrangements que pour les setlists. Et c’est tant mieux, c’est aussi pour cela qu’on l’aimait. Qu’on l’aime.

J'aurais  mentionner "le chemin des poneys" dans les grandes chansons, surtout dans cette version live.

J'en arrête là même si d'autres choses sont arrivées... 

N'HESITEZ PAS A PARTAGER VOTRE AVIS  SUR LE DISQUE en commentaire! 

Je vais maintenant  voir pour restituer la fin d'après midi parisienne le 20/05... 

 

 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #2026 Tour de France 2022

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F
Pas de plus bel hommage à Jean-Louis Murat que d'être sans concession, en quelque nom que ce soit et envers quelque nom que ce soit.<br /> <br /> De ce point de vue, vous avez raison, nous pouvons tous nous améliorer.<br /> <br /> Pardon, je me corrige immédiatement : de ce point de vue, nous pouvons tous nous améliorer.
Répondre
F
Jean-Louis Murat aurait peut-être sorti le même son mais pas la même iconographie.
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P
comme le dit Frank loriou à Paris (article suivant), la pochette est bricolée par la force des choses, mais elle reprend les caractères de buck john... et Frank a un petit peu de légitimité... Pour polémiquer, j'ai envie de dire qu'une oeuvre n'appartient plus au mort, surtout pour de la musique... Et il faut arrêter de parler en son nom. Aujourd'hui, on ne doit parler que de vision artistique, et de but artistique... et tant mieux si quelqu'un emmène l'oeuvre sur un territoire qu'il n'aurait jamais exploré (j'allais dire : et il aurait apprécié, mais non, ne parlons pas en son nom)!! S'il faut tout faire comme lui, est-ce qu'il faut se tirer une balle dans le pied quand il y a un disque comme le faisait Murat en créant un bad buzz? ;.)