Publié le 10 Mai 2026

 

Un petit mot de restitution sur la soirée de mercredi m'est parvenu et j'ai hélas appris le lendemain que ca avait été diffusé en direct (désolé de ne pas l'avoir annoncé).. mais bonne nouvelle, la vidéo reste disponible.

Voici le petit compte-rendu: 

 

 

Nous étions si nombreux ce mercredi soir, lovely hearts, cœurs battants : une salle comble pour Jean-Louis Murat, et la joie d’entendre ses silences attentifs, ses rires à la lecture des interviews (et aux apartés de JP Nataf !) son enthousiasme.

Emotion devant cette unité sur scène, où chacun fait entendre sa voix singulière, mais aussi où nombre de morceaux sont partagés – les rappels notamment, « Nus dans la crevasse », « Le lien défait » sont magnifiques. Si éloquents, le regard de Nesles écoutant ses camarades, son sourire quand ils sont acclamés.

          Surprise, et plaisir fou d’avoir l’impression de redécouvrir un répertoire qu’on croyait connaître par cœur, avec une set list qui mêle les tubes joliment réarrangés (superbe « Si je devais manquer de toi » par JP Nataf, « L’amour qui passe », « L’au-delà », « Le mont sans souci », « Foule romaine »…) aux chansons moins souvent portées sur scène (Très émouvant « Dans la direction du Crest », « Oiseau de paradis », « Et le désert avance » magnifique en ouverture…)

           Plaisir aussi d’entendre la voix de Murat par celle d’Olivier Bas – initiateur du projet, rappelle Nesles - qui lit une sélection d’interviews [sourcées]. Rapport au paysage - aux oiseaux, aux rivières - à la création, à son image, aux femmes : on y retrouve son humour et ses piques, mais aussi sa curiosité, sa capacité à admirer (avec un éloge du rap), et son sens des images, lorsqu’il dit par exemple qu’il voudrait que ses chansons vieillissent comme des meubles anciens, ou qu’il connaît tous les oiseaux par leur prénom.

           Joie d’étirer ces moments en revenant devant le bar sur tout ce qui était si beau… Et « Accueille-moi paysage » … Et « Le troupeau »… « Le Pont Mirabeau »… Et même les sons qui nous ont accueillis en entrant dans la salle, entre les chants d’oiseaux chers à Murat et les jeux sonores de Nesles dans ses derniers concerts.

            Immense gratitude pour ce désir si visible et généreux de faire vivre cette œuvre que l’on sent tellement vibrante en chacun. Pour nourrir ainsi notre admiration et nous faire à notre tour nous sentir si vivants et heureux.

Joie enfin de savoir que ce n’est qu’un début !

 

Merci, madame!    Olivier Bas connu pour sa fonction de jury dans La Nouvelle Star,  a connu Jean-Louis Murat à ses débuts à Virgin. Il était attaché de presse.  Ayant pris les rênes de l'émission CD d'aujourd'hui, il avait tenu à mettre Jean-Louis Murat à l'honneur dans sa première émission.

Et voilà donc la vidéo disponible sur le fb de la Manufacture chanson pour découvrir ce vrai travail de groupe, avec des orchestrations et des chœurs soignées. Tout le monde a été ravi semble-t-il. 

 

 

Edit:

Serge de Suisse a fait le déplacement:

Hello.
Je rentre de Paris et je te fais un petit compte-rendu de la soirée. Un concert très sympa, très pro et à la fois chaleureux. Des interprétations très originales de morceaux parfois très souvent joués (L'au-delà, L'amour qui passe, Au Mont Sans-Souci, Si je devais manquer de toi,...)  et d'autres plus rares (Le troupeau, Foule romaine,...). Je ne connaissais pas tous les musiciens du Murat's Lovely Hearts Club Band, comme ils se sont appelés (!). Matt Low, vu au Week-end Murat, toujours aussi timide mais très bon à la basse. JP Nataf excellent, et les autres (Armelle Pioline, Vincent Mougel, Sylvain Vanot) très compétents et tous avec l'air d'être fort contents d'être là. Bref une très belle soirée même si je me sens toujours un peu étranger à tous ces gens et un peu perdu dans un public également étranger pour moi. Un seul bémol: les interventions d'un nommé Olivier Bas qui interrompaient les musiciens pour nous répéter les interviews parfois grinçants de JLM. C'était trop long, dans un concert on préfère .... la musique!
 
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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Publié le 6 Mai 2026

En attendant les retours de la soirée Murat de la manufacture (avec Nesles) - on me dit déjà que  c 'était très chouette-, Voici "la chanson de Jean-Louis" en live, la chanson qui figure sur le dernier disque de la maison Tellier. Le groupe a livré un très joli set devant un public très nombreux et très chaud. C'était assez émouvant de sentir cette ferveur pour un groupe de qualité qui se dit dans la suite de Murat et de Manset. Pour "la chanson de Jean-Louis", l'écoute a vraiment été très belle, j'ai vu beaucoup de personnes sortir leur téléphone alors que la voix de Jean-Louis débutait le morceau.

Un peu plus tard, Helmut le chanteur a expliqué qu'il avait enregistré le morceau en extérieur, avec un autre, en s'inspirant d'Higelin (à Hérouville, sous son parasol)... Petit clin d'oeil à Michel Zacha, qui se dépatouilla avec ça pour sortir un disque, en bon sorcier du Son ( c' est Higelin qui le dit)... et enregistra ensuite Murat en 82...

Helmut sera à Rouen le 19 mai pour l'écoute du disque "Tour de France 2022".,.. Il restait encore des places pour cette semaine. Il est possible qu'il soit accompagné par un autre membre du groupe aux multiples talents... 

Retrouvez cet excellent groupe dans toute la France, et à Clermont à l.'automne (20/11)... et quelques autres villes qui ont  vu JEAN-Louis lors de sa dernière tournée (Oignies, Allonnes...). Dates et billets:

https://lamaisontellierofficiel.fr/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 29 Avril 2026

 

J'ai pris le temps  pour restituer l'ensemble des archives du dernier week-end Murat, yes sir, 3e édition, au fotomat (Clermont-Ferrand), le 20 et 21 juin dernier.  Il y avait une forme de rétention peut-être ou l'envie de faire perdurer un peu ces souvenirs.  Et puis, je me suis mis à attendre les occasions.  Et voilà, celle qui nous permet d'en terminer :  un concert des PORCO ROSSO du camarade YANN GIRAUD.  Ce groupe qui  s'était illustré sur du Murat il  a bien des années renaît de ses cendres. 

(Archives:  https://www.surjeanlouismurat.com/2020/08/cover-par-fleur-du-mal.html  et son interview de 2010)

Vous pourrez donc les retrouver le 23 mai prochain avec Fieldscape à L'Armony (Montreuil) - métro croix de chavaux

Et c'est donc l'occasion pour :   Revenir sur les prestations de Yann Giraud lors du dernier week-end ! En plus de jouer sur scène, il avait également la charge de la conférence qui ouvrait la soirée de samedi, du fait de sa qualité de chroniqueur musical, notamment dans Crossroads revue dans laquelle il a signé une discographie importante en septembre 2009. Celui qui est aussi professeur d'économie est parti sur ce terme, une façon de nous parler de la vision/posture/profession de foi  "indé" de Jean-Louis Murat. Voici une petite lecture (la conférence a duré une petite trentaine de minutes).   

(Je réalise que la sortie du  live "Tour de France 2022" le 22 mai fournissait également une "occasion"... car cela illustre très bien les propos de l'auteur)      (PS:  La première conférence de 2023 par Pascal Torrin imprimée en livret doit toujours être disponible  au bar du Fotomat! Et si vous êtes à Paris pour l'écoute du disque le 20 mai, je peux vous en livrer un pour 5 euros). 

« L’économie morale de la musique de Jean-Louis Murat »

Tout d’abord, je voudrais remercier Pierre Venet (Pierrot) d’avoir organisé, une fois de plus, ce week-end et de m’avoir invité à vous parler de Jean-Louis Murat. Nos routes se sont croisées avec Pierre, d’abord au gré des forums consacrés à JLM, puis ensuite lorsqu’il a eu l’amabilité de me contacter pour parler de mon admiration pour Murat, en lien avec le groupe que j’avais alors — et qui s’appelle toujours d’ailleurs — Porco Rosso. Je crois que peu de blogueurs ou de chroniqueurs sur des webzines auront passé autant de temps que Pierre à promouvoir toutes sortes de projets musicaux auxquels j’ai participé. Malgré tout un tas d’engagements que j’ai en ce moment, je ne pouvais absolument pas manquer l’occasion de venir faire cette conférence et jouer quelques chansons. À cette occasion, je voudrais aussi remercier Antonin, sans l’enthousiasme duquel j’aurais encore pu trouver une ou deux raisons d’annuler à la dernière minute.

Cela étant posé, me voici donc coincé devant vous, et pour tout vous avouer, il y a encore quelques jours, je n’étais pas sûr de ce que j’allais bien pouvoir vous raconter. Lorsque Pierre m’a demandé il y a quelques mois si j’avais un titre pour ma présentation, j’ai été un peu pris de court et j’ai dit : « Think global, act local ? Murat entre autoproduction et ouverture au monde. » Hmm… Pierre a sans doute bien compris que ce titre, assez médiocre — il faut le dire —, n’allait pas faire recette, et il a donc préféré dire que j’allais parler de la musique de Murat, sans en dire plus. Bien lui en a pris, puisqu’entre-temps, j’ai trouvé un titre bien plus universitaire, et donc bien plus pompeux.

Avant de vous expliquer ce que j’entends par « économie morale », laissez-moi me présenter, vous dire de quel point de vue je parle. Je suis universitaire, professeur en histoire de la pensée économique à l’Université de Cergy. J’ai aussi écrit pendant quelques années dans Crossroads, un mensuel dédié à la musique, pour lequel j’ai rédigé une longue discographie commentée de Murat, ainsi qu’un entretien avec ce dernier au moment de la sortie de Tristan, en 2008.

Mais avant tout, comme la plupart d’entre vous, je suis d’abord un admirateur de Murat. Ce n’est pas parce que j’étais chroniqueur musical que j’ai écrit sur lui, mais bien parce que j’avais envie d’écrire sur lui que je suis devenu chroniqueur musical. À cet égard, je n’ai pas plus de mérite que la plupart d’entre vous. Je parcours les réseaux sociaux, je lis les posts des fans ici ou là et je sais que beaucoup d’entre vous sont plus érudits que moi sur la question. Les vrais Dolos, contrairement à moi, peuvent rectifier la date d’enregistrement d’un morceau ou d’un concert, vous dire la marque de la table de mixage sur laquelle il a été enregistré, retracer l’évolution des diverses variations de textes d’une même chanson à travers ses versions live successives. En ce sens, les Dolos font partie, au même titre que les musiciens, les producteurs, les tourneurs, le crew, etc., de cette économie morale dont je vais vous parler. J’y reviendrai en conclusion.

Pour ma part, je suis venu à Jean-Louis non pas à ses tout débuts mais au moment où est sorti Mustango — j’avais alors une vingtaine d’années — et j’ai tout de suite vu en lui une influence majeure pour le musicien amateur que j’étais, ainsi qu’une porte ouverte sur tout un tas de choses. C’est en écoutant Mustango que j’ai compris que je ne m’exprimerais jamais autrement qu’en français dans ma musique. Pourtant, Murat ne m’a pas vraiment initié à la chanson française ; il m’en a même dégoûté, tant presque tout le reste m’a paru fade et sans intérêt en comparaison. Je pense avoir à peu près partagé ses opinions sur ses « concurrents » et sa vision générale du milieu… à vrai dire, il n’y a que ses piques à Daho que je ne cautionne pas. Pour le reste, je reste persuadé que l’œuvre de Murat se situe deux ou trois crans au-dessus de toutes les autres dans la chanson française, et j’inclus notamment celle de Bashung, laquelle me semble très surestimée en comparaison — mais on pourra toujours en débattre. Je pense que le sillon qu’il a tracé en France est unique, que sa musique est un modèle par sa substance et par la démarche qui la sous-tend.

Murat n’est pas juste le créateur d’une œuvre de grande qualité : c’est aussi un pourfendeur de la médiocrité et, à ce titre, je ne peux m’empêcher de le comparer à un autre musicien disparu récemment, Steve Albini. Albini était le guitariste de Big Black et de Shellac, mais surtout l’ingénieur du son sur des disques tels que ceux de Pixies, Nirvana, PJ Harvey, Palace Brothers ou Songs: Ohia, et de tout un tas de groupes et musiciens dont la liste serait bien trop longue pour être citée. À ma connaissance, les routes de Steve Albini et de Murat ne se sont pas croisées, mais leur degré de séparation est infime. En 1997, Albini a enregistré (on ne dit pas « produit ») ce qui aurait dû être le deuxième album d’Elysian Fields, mais qui n’a jamais vu le jour. C’était donc quelques mois avant que Murat n’enregistre avec ces derniers pour Mustango. Albini est connu pour la qualité de ses enregistrements, au son mat et minimaliste, pour sa démarche résolument indépendante, et pour ses propos très acides sur le milieu de la musique. Son texte The Problem with Music, où il décrivait, chiffres à l’appui, la manière dont le principe de l’avance sur recettes exploitait les artistes indépendants — lesquels ne gagnaient pas plus qu’un serveur de restaurant pendant que toute une chaîne de l’industrie musicale se goinfrait sur leur dos — est considéré comme un classique du genre.

« Le groupe en est maintenant au quart de son contrat, a enrichi l’industrie musicale de plus de 3 millions de dollars, mais est à découvert de 14 000 $ sur les royalties. Les membres du groupe ont chacun gagné environ un tiers de ce qu’ils gagneraient en travaillant dans un 7-Eleven, mais ils ont eu le privilège de voyager dans un bus de tournée pendant un mois.

Le prochain album sera à peu près pareil, sauf que la maison de disques insistera pour qu’ils y passent plus de temps et dépensent plus d’argent. Puisque le précédent album n’a jamais été "rentabilisé", le groupe n’aura aucune marge de manœuvre, et devra s’y plier... Certains de tes amis sont probablement déjà dans ce pétrin. »

Quelques minutes avant de décéder d’une crise cardiaque, Albini avait posté sur les réseaux sociaux : « Le logo des Rolling Stones, mais ce serait un cul au lieu d’une langue, cela me donne une idée. » Tel était Steve Albini : un provocateur, un caillou dans la chaussure de l’industrie musicale. Mais surtout, et c’est sans doute ce qui rendait ses saillies acceptables, un artiste d’une grande intégrité, connu pour faire des disques avec un bleu de travail, à l’ancienne, sur du matériel analogique. Un travailleur acharné, qui considérait d’abord son art comme un métier. Au groupe anglais Placebo, qui l’avait contacté pour travailler avec lui et lui avait envoyé des maquettes du futur album, il aurait répondu : « Sortez les maquettes. » Pour Albini, il n’y avait aucun intérêt à essayer de polir une musique déjà enregistrée. Il fallait juste s’employer à capter le moment, ne pas trop se poser de questions. Feature it or fuck it — « intégrez-la ou jetez-la » — est une phrase qu’il répétait régulièrement aux musiciens hésitant à refaire une prise.

Il y a un parallèle évident qu’on peut faire avec ce qu’a dit Jean-Louis Murat, par exemple cette phrase recueillie en 2003 par Franck Vergeade :

« [S]i j’avais dix-huit ans, je me mettrais à l’anglais et je partirais aux États-Unis. Ça, c’est sûr. Quand tu vois comment ils font de la musique dans les circuits parallèles, c’est le rêve. La vie de musicien, c’est de pouvoir gagner trois cents balles en liquide en allant jouer cinq-six chansons dans un bar, et pas de s’agenouiller aux Assedic devant un enculé de fonctionnaire CGT qui veut t’en radier. »

Au-delà du ton et de la provocation, il y a cette idée de s’inspirer du modèle de « l’indie » américain, qu’il s’agisse du rock indépendant cher à Albini — que JLM va côtoyer sur Mustango — ou de la country outlaw de Johnny Cash, Waylon Jennings et consorts. Il y a cette idée qu’en musique, la nécessité devrait faire loi, qu’une forme de précarité — ou du moins de contrainte économique — n’est pas une mauvaise chose, mais un véhicule créatif. Murat a parfois affirmé regretter de ne pas avoir été un chanteur populaire. Il a dit être blacklisté par les Restos du Cœur, par les radios commerciales. Il a souvent parlé des chiffres de vente décevants générés par ses albums. Je ne doute pas qu’à certains moments, il se soit comporté avec certains attachés de presse ou cadres de maisons de disques comme une diva. Cependant — et je vais aller ici contre ce qui est généralement rapporté à son sujet — je pense qu’il s’est globalement parfaitement épanoui dans cette indépendance, qu’elle lui a permis de faire une musique qui a mieux traversé les années que celle d’artistes plus établis, et qu’elle lui a surtout permis de trouver une sorte de justification morale à sa démarche, véhiculant l’image de l’artiste travailleur dans un milieu essentiellement constitué de rentiers et dominé par une sorte de noblesse de classe : celle des grands comptes de la Sacem sortant un disque certifié or ou platine tous les cinq ans, pendant que lui, sur la même période, sortait quatre ou cinq disques — dont un double.

C’est cela que j’entends par « économie morale », terme que l’on doit à l’historien E.P. Thompson, et qu’il emploie par opposition à l’économie libérale de marché. Il s’agit de considérer que l’économie ne constitue pas seulement une série de contraintes matérielles et financières, mais aussi une forme d’adhésion collective à des valeurs qui dépassent les questions d’argent. Un exemple d’économie morale, c’est le milieu auquel j’appartiens : celui de la recherche — du moins lorsqu’il fonctionne bien. Les chercheurs, la plupart du temps, ne mesurent pas leur effort selon un calcul coût-bénéfice. Ils peuvent travailler pour des revenus relativement faibles par rapport à d’autres secteurs, tout simplement parce qu’ils pensent que la recherche scientifique ne peut être réduite à son utilité sociale.

Il me semble qu’il est possible de relire les interviews que Murat a données et de réinterpréter son œuvre à la lumière de ce concept. Murat a, bien plus que ses collègues musiciens, évoqué les contraintes financières qui pesaient sur son travail. Il parlait régulièrement des ventes de ses disques, de la difficulté à faire des concerts dans de bonnes conditions. Lorsque je l’ai interviewé en 2008, il expliquait notamment les raisons pour lesquelles il avait été amené à n’utiliser pratiquement que la Telecaster et un ampli à modélisation, le fameux Vetta Line 6. C’était juste plus pratique à emporter, moins onéreux qu’avoir un ampli à lampes. Il évoquait un ingénieur du son qui aurait endommagé son Fender Twin Reverb, car il l’aurait débranché avant que les lampes aient pu refroidir. Il insistait pour dire que ce dernier l’avait pris pour Jean-Louis Aubert, lui demandant s’il comptait reformer Téléphone !

Au-delà de la blague, ce type de posture avait pour but non seulement de se plaindre, mais aussi de légitimer une attitude d’indépendance, une certaine forme de valeur travail dans un monde qui serait profondément immoral et décadent. Même si ce type de saillie a pu le faire apparaître comme un chanteur porteur de valeurs « de droite » — sa critique de l’intermittence, de la Sacem, des syndicats, etc. — elle s’inscrit aussi dans une critique d’un capitalisme qui ne raisonne qu’à court terme, nuit aux carrières longues et ne célèbre que le changement et la nouveauté. Pour Murat, il existerait une sorte d’alliance objective entre un système de financement de la musique qui décourage l’effort et une industrie musicale dans laquelle il y a une forte concentration des profits.

Le travail, la prolificité dont il faisait preuve ne sont pas vus comme des conditions pour réussir, mais comme des garanties de qualité. Il insistait régulièrement pour dire que la réussite n’était pas possible dans le milieu de la musique. Il affirmait vouloir que ses enfants ne deviennent pas musiciens, qu’ils exercent plutôt une activité manuelle. Il critiquait les dynasties, les « fils et filles de », ironisait sur la peur qu’il aurait à ce que ses enfants se lancent dans le jazz manouche.

Une première conclusion est qu’il n’y a pas, contrairement à ce que l’on peut souvent lire dans les ouvrages qui lui sont consacrés — et même dans les témoignages de ses proches — de contradiction entre la qualité de sa musique et ses saillies provocantes dans les interviews ou sur des plateaux télé. Ces dernières auraient prétendument contribué à éclipser la première. Je pense au contraire que l’une et l’autre se complètent, qu’en se positionnant en pourfendeur de la médiocrité, Murat articule une proposition alternative et se réclame d’une certaine forme d’indépendance.

Cette attitude est totalement en phase avec ce qui se passait à la même époque dans le monde anglo-américain avec la montée du grunge et du rock alternatif, qui ne proposait pas seulement une musique nouvelle — inspirée du punk anglais et de quelques précurseurs comme Sonic Youth ou Dinosaur Jr. — mais aussi de créer un nouveau modèle d’indépendance censé balayer les dérives des années 1980 : la musique commerciale et le rock masculiniste. Bien sûr, ce mouvement a vite été rattrapé par le milieu mainstream et par les maisons de disques — c’est bien sûr dans ce contexte, quelques mois avant la mort de Kurt Cobain, qu’il faut lire le texte d’Albini — mais il a tout de même porté ses fruits, embarquant toute une scène alternative qui, sans connaître le même succès que Nirvana, va jouir d’un fort succès d’estime.

C’est dans ce contexte-là également que vont émerger des figures plus cultes, des niches musicales, comme cette fameuse scène americana ou roots rock à laquelle appartient le groupe Giant Sand. Ce groupe, qui va signer à la fin des années 2000 sur le label V2, créé par Richard Branson, est notamment connu pour sa section rythmique composée de John Convertino (batterie) et Joey Burns (basse), laquelle va former le groupe Calexico.

Giant Sand est le groupe d’Howe Gelb, un musicien multi-instrumentiste né en Pennsylvanie mais installé à Tucson, en Arizona. Fan de country, de Leonard Cohen mais aussi de punk rock, il crée sa propre version sudiste du rock alternatif de Dinosaur Jr., incorporant des éléments de musique mexicaine tout comme des expérimentations sonores. Les disques de Giant Sand sont souvent autoproduits, sortent sur de nombreux labels et dans une certaine indifférence, ce qui n’a jamais empêché Gelb d’être prolifique.

Sur le fond, la musique de Gelb mêle une certaine forme de sincérité — avec des morceaux bouleversants, comme ceux consacrés à son ami Rainer Ptacek, mort d’une tumeur au cerveau — et un esprit potache, avec parfois des jeux de mots et un goût pour une certaine absurdité. Même si, avec Mustango, Murat va surtout contribuer à faire connaître Calexico en France, il me semble que c’est Gelb qui est réellement son alter ego. Sur l’album de 1999, ce dernier n’a qu’un rôle secondaire, mais la paire enregistre tout de même un morceau, « Enfonce-moi dans l’édifice », qui sortira en face B et qui a toutes les qualités de la musique que Gelb fait dans ses groupes ou en solo.

Je pense ne pas me tromper en disant que certains des morceaux les moins sérieux sur des disques comme Le Moujik et sa femme (« Vaison-la-Romaine », « Baby Carni Bird »), Mockba (« Nixon ») ou Taormina (« Maudits ») ont une forme de familiarité avec le rock sudiste de Giant Sand.

Au-delà d’un goût commun pour le blues cabossé et une forme d’ambition littéraire, Gelb et Murat partagent aussi des manières de faire analogues. Aucun des deux, par exemple, ne voit la réalisation d’un album comme un travail qui doit être finalisé. Cette attitude a bien sûr des antécédents : Neil Young ou Dylan, par exemple, ne cherchaient pas à faire des albums, mais juste à trouver un débouché à leur créativité. Ils écrivaient sans cesse, et lorsqu’ils avaient suffisamment de chansons, cela donnait un disque. Peu de disques de Neil Young sont issus d’une même session : ce sont souvent des enregistrements épars qui sont rassemblés. Même un disque ayant connu un succès phénoménal comme Harvest n’est en réalité qu’une forme de compilation d’enregistrements réalisés avec différents musiciens, à des dates différentes. Il en va de même pour On the Beach, dont Murat est un grand admirateur.

Aujourd’hui, les archives permettent de découvrir des versions alternatives des morceaux de ces albums, ou de repenser la chronologie de leurs sorties dans les années 1970. On comprend, en écoutant des lives d’époque, que « Heart of Gold » n’était pas censée être une chanson en tant que telle, mais la seconde partie de « A Man Needs a Maid ». Gelb va s’inspirer de ce processus et le pousser assez loin. Il réenregistre parfois les mêmes morceaux des deux côtés de l’Atlantique, soit avec des musiciens de l’Arizona, soit avec des musiciens danois. Certaines de ses chansons sont enregistrées en studio, d’autres le sont dans sa cuisine. On entend son micro-ondes.

Murat n’est pas allé aussi loin — du moins pas sur des albums studio — mais certaines de ses maquettes, sorties sur Internet à la fin des années 1990 ou au début des années 2000, témoignent d’une démarche analogue. Les lives, également, sont souvent vus comme une manière de revisiter le répertoire. « Les jours du Jaguar » ou « Le mou du chat » sont accélérées ou ralenties. Elles peuvent durer deux ou trois fois plus longtemps que les versions studio ou, au contraire, être écourtées. Faire cela est également un pied de nez à l’attitude qui domine généralement en France, et qui veut qu’un artiste réalise un album très léché, très finalisé, tous les quatre ou cinq ans, et l’interprète fidèlement sur scène.

Une autre caractéristique de cette « économie morale » réside dans la volonté de faire bande. On pense bien sûr aux Rancheros, mais, d’une manière générale, on peut constater qu’il y a une certaine fidélité dans la carrière de Murat, au-delà des brouilles passagères. Denis Clavaizolle, qui met en sons les premiers disques de Murat avec leur spleen synthétique, va revenir pour produire ses quatre derniers albums, lesquels constituent une synthèse intéressante de ses années blues rock et des sons typés des débuts. Jusqu’à son décès prématuré, Christophe Pie sera régulièrement mobilisé. C’est grâce à lui que Murat va pouvoir réaliser ce qui était sans doute un fantasme pour ses fans : un disque sur lequel l’artiste trouverait un backing band local à sa mesure — le Delano Orchestra.

Malgré quelques accidents de parcours, la collaboration avec Fred Jimenez se poursuit et devait donner lieu à un nouvel album. Quand on regarde qui joue sur les vingt albums studio de JLM (je mets de côté les collaborations et les lives), on voit de grandes disparités quantitatives, puisque cela va de Tristan, où l’artiste fait tout sans le moindre collaborateur, aux vingt-deux musiciens de Mustango. Cependant, ce dernier, malgré un casting impressionnant — convoquant, outre Calexico, la scène downtown new-yorkaise gravitant autour du Tonic et de John Zorn —, fonctionne essentiellement parce qu’il bénéficie aussi de l’appui de fidèles comme Clavaizolle et Alain Bonnefont. Ceux-ci donnent à l’album une touche plus française, et peut-être plus spleenétique, qui permet de ne pas tomber dans les clichés de l’album-type du Frenchie qui va aux States — un écueil auquel, il me semble, Le cours ordinaire des choses, sorti dix ans plus tard, n’échappe pas.

Mustango n’est en effet pas un disque d’americana. C’est en réalité un disque de transition entre la pop synthétique mélancolique des débuts et le tournant blues rock de la série de disques qui suit. Si l’album est souvent considéré par les fans de Murat — et même par des personnes qui n’aiment généralement pas sa musique — comme un sommet discographique, il est loin d’être sûr que Murat l’ait lui-même vu comme tel. Nous l’avons déjà dit : Murat n’a pas d’inclination particulière pour le format album. Il n’a pas non plus particulièrement de nostalgie. Ni 2009 ni 2019 n’ont été l’occasion de fêter l’anniversaire de ce disque. Par ailleurs, en interview, Murat a souvent été critique de Dolorès, vu également comme un de ses chefs-d’œuvre, en affirmant que la production y était trop travaillée, que l’usage de Pro Tools avait nui à la spontanéité du disque.

Non seulement JLM a relativement peu réinterprété ce répertoire par la suite, préférant jouer ses derniers disques en date, mais il s’est en plus employé à privilégier l’immédiateté, en tournant le dos aux possibilités d’édition qu’offre la technologie numérique au profit de disques plus directs et enregistrés en quelques jours. Cette démarche va bien sûr de pair avec la nécessité d’enregistrer à moindre frais, dans un contexte où les maisons de disques ne peuvent plus financer de longues séances d’enregistrement, et où les artistes sont « invités » à s’autoproduire et à négocier avec les labels des accords de licence.

Si l’on a beaucoup affirmé que Murat avait pâti des chamboulements du monde de la musique — notamment des fermetures, fusions et restructurations de ses maisons de disques — on peut aussi dire que ce nouveau système lui a été bénéfique, puisqu’en réalité sa musique a toujours été autoproduite. La paire que Murat forme à ses débuts avec Denis Clavaizolle, sur des albums où les deux jouent 90 % des instruments et ne font appel qu’à quelques invités pour étoffer leur musique, précède de plusieurs décennies ce que font aujourd’hui des stars comme Lana Del Rey, Billie Eilish ou Taylor Swift, qui travaillent souvent en home studio avec un partenaire multi-instrumentiste et n’ajoutent des instruments qu’à la marge.

Aujourd’hui, même la pop mainstream qui bénéficie de centaines de millions d’écoutes est issue de l’autoproduction. En d’autres termes, tout est « indie », même le mainstream.

Bien sûr, cette « économie morale de la musique » s’est aussi heurtée aux rigidités du système à la française. Si Murat fantasme le modèle à l’américaine, où les musiciens passent de sessions d’enregistrement en concerts, il oublie que les musiciens outre-Atlantique ne bénéficient d’aucune sécurité sociale, d’aucune protection en cas de pépin. La facilité, la fluidité qu’il y a à pouvoir jouer avec d’excellents musiciens pour un coût souvent minime se paie par une très grande précarité. Si les musiciens ne s’arrêtent pas, c’est aussi parce que souvent ils ne peuvent pas se le permettre. Des maux de dos et des dépressions sont souvent la conséquence de cela. L’addiction aux antidouleurs, qui a emporté des artistes comme Prince ou Tom Petty, en est une illustration.

Ce que Murat a pu réaliser aux États-Unis avec d’excellents musiciens de session n’aurait sans doute pas pu être réalisé en France, et ce pour de simples raisons financières. Par ailleurs, le marché du disque français s’est avéré incapable d’absorber l’intense créativité dont Murat a fait preuve entre 2002 et 2007, et a fortiori à la fin des années 2010. Pour les derniers albums, l’économie de moyens est vraiment maximale. Elle génère en revanche des disques très originaux et attachants, qui ont sans doute été un peu mésestimés à leur sortie, et qui, espérons-le, seront redécouverts d’ici quelques années.

Ce qui m’amène à mon dernier point, qui, pour moi, est une partie importante de cette « économie morale » muratienne : le rôle du public et des fans. Murat a toujours eu vis-à-vis de ces derniers une attitude ambivalente. Il le disait en interview. Il estimait que son public se devait d’être exigeant, et qu’il exigeait lui-même beaucoup de lui. Comme certains artistes connus pour leur grande intégrité artistique — je pense à Dylan ou Lou Reed, par exemple —, Murat avait de bons et de mauvais soirs. Certains de ses concerts révèlent un ou deux moments de grâce au milieu d’une prestation moyenne. On peut reprendre les propos de Silvain Vanot, frère d’armes de Murat et spécialiste de Dylan, à propos de ce dernier : il y a des concerts où l’on plaint les absents, et des concerts où l’on aurait préféré être chez soi.

C’est souvent le cas pour des artistes qui cherchent constamment à revisiter leur répertoire et à ne pas jouer deux soirs de suite les chansons de la même façon. Ce type de démarche nécessite donc un public qui se transforme en passeur. La collecte systématique et la digitalisation des enregistrements de concerts existants — fussent-ils pirates — doit permettre de perpétuer l’œuvre tout autant que les disques officiels.

Une expression récurrente entendue lors du décès de Jean-Louis Murat a été de dire que son œuvre était inachevée. Je ne doute pas que JLM ait eu l’ambition de construire une œuvre – même si je dirais qu’il rêvait surtout d’être l’auteur d’un songbook, comme peuvent l’être les grands songwriters américains. Je ne suis pas sûr, en revanche, que cette œuvre n’ait jamais eu vocation à être achevée, quand bien même son auteur aurait sorti d’autres disques. Les disques de Murat étaient, plus que des œuvres finies, des jalons censés documenter sa créativité. Une forme d’insatisfaction permanente vis-à-vis de sa production était inhérente à son travail. L’œuvre ne sera donc jamais achevée, mais peut être complétée par la circulation de documents inédits, d’extraits de concerts, etc. Il y a sans doute des barrières pouvant freiner cette circulation, mais peut-être est-ce le rôle de l’Institut Jean-Louis Murat d’œuvrer pour les dépasser. Des bootlegs Jean-Louis Murat, sur le modèle de ceux qui circulent pour le Grateful Dead, ça aurait tout de même de la gueule.

L’autre chose à faire, c’est ce qui va se passer, là, dans quelques minutes : faire vivre sa musique en la reprenant, en la réinterprétant. Là, il va s’agir de ne pas trop la respecter. Il va falloir la bousculer. La chanter au vocoder, à l’auto-tune, en rap, en metal, en punk, etc. Bien sûr, il est normal de vouloir donner le nom de Jean-Louis a des lieux évoqués dans ses chansons – des routes, des rues, des jardins, etc. – mais attention à la muséification, à ne pas le statufier.

Bref, cette économie morale que j’ai tenté de vous présenter, désormais, c’est vous. Je vous remercie. 

 

Merci Yann!

 

Et en droite ligne de sa conférence qui parle d'Albini, d'americana, et de rock indé,  on écoute ses deux reprises: "hombre" et "le désert avance". Ca dépote!  Avec Guss, Aurélien Bunch (Aymar...) et Antonin Lasseur (Soleil Brun).

ET puisqu'il y a une occasion aussi, voici la prestation de Soleil Brun, cheville ouvrière importante des trois soirées tribute des week-end Murat, yes sir. Il jouera le 6/06 dans le Var avec le groupe Jean-Louis Murat Expérience.

Bastide Saint Pierre, Bargème, France, 83840   Renseignements

Ici, "le mou du chat" et le plus rare "rivière" au piano (avec projection aqueuse), puis  en hommage à Christophe Pie, le titre Avallon de son groupe Rogojine, qu'il avait repris sur son album Sky lumina.  avec Yann à la E bow (la chanson est cosignée par Jérôme Caillon qui était présent -ses prestations ici-, on va bientôt parler de son nouvel album pour lequel il a travaillé avec Denis C., Morgane Imbeaud et Alain Bonnefont). 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #week-end Murat

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Publié le 24 Avril 2026

Après l'annonce de la soirée parisienne du 6 mai (complet), du disque live, des trois avant-premières, et du livre recueil des textes chez Seguers (cf article précédent, on le trouve maintenant en précommande, avec deux informations nouvelles: un  titre Une orgie de sainteté et Y. HAENEL en signe la préface!),   voici encore une actualité bien sympathique :

 Saint-Malo et la Route du Rock rendront hommage à Jean-Louis  du 18/07 au 16/08, et son visage ornera la Tour Bidouane sur les remparts. La destination "Saint-Malo Baie du Mont Saint-Michel", c'est  2,8 millions de nuitées touristiques et autant de visiteurs à la journée (sur le 1/07 au 15/08/2025), autour de 30 000 festivaliers, et vu la crise pétrolière, les Français devraient y être nombreux en 2026 : autant vous dire que cela peut offrir une visibilité remarquable. La tour Bidouane, sur une avancée face à l'océan, est un lieu d'exposition de la mairie de St-Malo, je me rappelle y être entré lors d'une visite de la ville. 

Ah voilà, j'y avais vu des photos sélectionnées par Daho! C'était en 2018

Ah, mon dieu, "fais comme Daho!", c'est  une malédiction !  

 

Ce sont les photos de Frank Loriou qui seront exposées sur les trois étages. Son Photorama continue plus que jamais son tour de France. Frank a travaillé à ce projet avec le festival de la Route du Rock (Marie Audigier a donné un coup de pouce final).  

Les infos officielles ici   :

"Tous les jours de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00

Photographies de Frank Loriou

Figure singulière de la chanson française, chanteur, poète et artisan d’une pop érudite et exigeante, Jean-Louis Murat nous a quittés brutalement le 25 mai 2023. Son œuvre, souvent comparée à celle de Neil Young ou Bob Dylan, est profondément ancrée dans les paysages de son Auvergne natale et suscite l’admiration par sa liberté, son intensité, sa sensualité et son indépendance artistique. L’insaisissable Jean-Louis Murat laisse aussi derrière lui son mystère. Tour à tour charmeur, espiègle, provocateur, l’artiste aimait brouiller les pistes et déconcerter, parfois, jusqu’aux plus ardents de ses fidèles.

Le photographe et graphiste breton Frank Loriou, né à Lannion en 1966, a entretenu avec le chanteur auvergnat un lien privilégié durant vingt années. Auteur de plus de 300 pochettes d’albums et de photographies pour d’innombrables artistes de la scène française, il a aussi été, longtemps, le seul photographe autorisé par l’artiste. Celui-ci le convoquait régulièrement pour se livrer à son objectif, et ils ont réalisé ensemble neuf pochettes d’albums et plusieurs séries de photos argentiques. Des sessions intenses et pittoresques, au cours desquelles le photographe attendait parfois trois jours les quelques minutes que l’artiste voudrait bien lui consacrer, en général d’Empire au milieu des vaches, en chemise mais sans pantalon, assis à la table de la maison de son voisin Émile, à la cave, au grenier, à vélo, sur la paille ou cueillant des groseilles.

Frank Loriou dévoile aujourd’hui ce trésor d’images inédites et le récit exclusif de leur intense collaboration dans le livre hommage : « Jean-Louis Murat – Photorama » (Le Boulon, 2025), ainsi que dans une grande exposition présentée à la Tour Bidouane de Saint-Malo du 18 juillet au 16 août 2026, dans le cadre du festival La Route du Rock, dont les liens avec le chanteur auvergnat sont historiques".

Il sera possible d'y croiser parfois Frank (vernissage, pendant le festival...) et il a tenu à ce que les visiteurs puissent entendre les chansons de Murat.  Ps: vous pouvez le contacter si vous êtes intéressé pour recevoir l'exposition.

 

Voici ce que le Festival avait publié lors du décès du chanteur :

Adieu Jean-Louis. Tu fais partie de notre histoire (programmé en 1994 et 2002). Tu n’avais pas hésité à nous aider à nettoyer le site du Fort de Saint-Père lors de l’apocalypse météo d’août 2002. Nous t'avions croisé par hasard dans le public, tranquillement assis avant le concert de PJ Harvey en 1998, qui te donna envie d'écrire cette magnifique chanson "Polly Jean", puis recroisé plus récemment à La Nouvelle Vague en 2015. Tu avais été charmant, comme toujours avec nous. Tu étais humble, gentil et sans doute trop sensible pour un monde qui t’écorchait. 🖤 (article recueil des hommages)

 

Oui, heureux et humble, car avec Laure il a été fidèle durant de nombreuses années à "son festival préféré", et payait sa place. C'est avec une grande surprise que les organisateurs le croisent devant PJ Harvey, et se retrouvent au moment de faire les comptes avec un chèque signé Jean-Louis Bergheaud... qu'ils ont gardé en souvenir il me semble!

En 1994, Jean-Louis était parfaitement heureux après son premier passage :

Deuxième passage en 2002: 

Mais son histoire avec  st-Malo ne se résume pas au Festival. Il y a fait deux autres concerts :

Concert 2010:  https://www.surjeanlouismurat.com/article-compte-rendu-st-malo-47092799.html

En 2015, il fait une résidence pour préparer sa tournée (salle de la Nouvelle Vague).  St-Malo magazine en garde une trace dans son numéro 125 :  

 

 - En 2002, dans le festival,  il joue avec son groupe et fait également une prestation avec le projet TRASH PALACE (Maculée conception) un peu plus tard au cours de la même soirée : 

Extrait de Trash Palace (avec Brian Molko, Asia Argento) : sur son trône, puis dans une prestation explosive, vers la 10e minute, sous les clameurs du public :

 

Il figure sur une compilation "la route du rock" cette année-là avec l'Au-delà 

 

Pour rappel : Frank Loriou et son livre Photorama : on en parlait ici

 

LE CLICHE EN PLUS

Puisque j'y suis, je vous mets en sus des photos de ma visite de la Tour Bidouane de 2008 : Aline (Romain Gueret), Jean Felzine et Dominique A... (non Daho n'avait pas sélectionné Jean-Louis Murat dans son panthéon de la Française Pop).

Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été
Jean-Louis Murat de retour à Saint-Malo tout l'été

 

Mais... mais quand même, on ne va pas se quitter sans s'écouter "Polly jean" !  Version live de Jean-Louis Murat avec Camille en 2000, et une reprise par Bertrand Louis...  Saint-Malo, la mer, les corsaires, les marins, les rochers, ça peut être votre programme de l'été... mais PJ n'a pas de dates prévues ! 

LE BONUS EN PLUS

Et puisque c'est vendredi, et qu'on a entendu Camille, et que l'amour est passé à St-Malo...  J'ai retrouvé cette vidéo (je ne sais plus son origine) et je l'ai remise en ligne. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 22 Avril 2026

Bonsoir,

1) LE DISQUE LIVE :

Il est organisé trois événements pour se réunir et écouter le disque live de Jean-Louis Murat juste avant sa sortie et sa livraison pour ceux qui l'auront précommandé, avec une belle brochette de Guests pas marinée. Et c'était pour moi évident mais c'est GRATUIT! (précisons aussi qu'il n'y aura pas de ventes de l'objet). L'annonce est faite sur les pages officielles et via une newsletter. 

 

- Mardi 19 mai : Dans la petite Coopé, cette salle si chère à nos cœurs, qui a vu tant de concerts de Jean-Louis Murat (avec les koloko, ou le concert de 11 heures du matin avec The Delano Orchestra, cela va faire très... "drôle" de l'entendre là-bas...),  70 personnes pourront venir, en présence de Denis Clavaizolle, qui a pris toutes ses responsabilités dans la sélection des morceaux,  Didier Blandin* (régisseur/backliner de la tournée), Laure Desbruères, Véronique Jeetoo (la dernière amie de Jean-Louis Murat), Les rancheros Alain Bonnefont et Jérôme Caillon, Morgane Imbeaud et... Elysian Fields (Jenny de A Bird on a poire et Bang Bang) présents en France pour leur tournée quasi-annuelle. 

Réservation: 70 places https://billetterie.lacoope.org/agenda/1233-PRE-ECOUTE-EXCEPTIONNELLE-DE-L-ALBUM-LIVE-DE-JEAN-LOUIS-MURAT?session=1233&fbclid=IwdGRjcARUg2tjbGNrBFSDaGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHs2PdYskIJSM4oXFdqkfGGKQv0cp2-1jxgyd8BKtWLMe3O-rU22hO8DpjhFN_aem_P_DmhpiVBZixmm79_a-Cjg

Devant la Coopé, Koloko 2012, nous découvrons le modèle Jean-Louis, dans une seyante tunique marinière du Marché de la Bourboule (chez le Père Besse, 12 Francs 99) et sac cousu machine très coloré Vitakraft (pet's friendly, 0 centime-prix conseillé-selon revendeurs), une tenue confortable autant pour se montrer sur les plages de Servière que dans les soirées bohème chic Place des Abbesses)

 

- Au même moment, à Rouen,  à la librairie LES MOTS EPHEMERES,  seront là: Marie Audigier  (cf l'avant-dernier article), Amparo Kerling du groupe Te garder près de nous de facebook, et des musiciens de LA MAISON TELLIER qui viennent de dédier leur disque à Jean-Louis Murat (et une chanson), + guest surprise possible. 

40 places réservables : https://www.billetweb.fr/pre-ecoute-album-live-de-jean-louis-murat-tour-de-france-2022-live

 

- Enfin à Paris 9e, le 20 MAI, dans les locaux de la nouvelle  maison d'édition de l’œuvre de Jean-Louis Murat WISE (on en  a parlé ),   nous pourrons écouter le disque avec Fred Jimenez*, bassiste de la tournée, l'équipe du label Cinq7/Wagram, Justine Bergheaud,  Frank Loriou (artwork), Thierry Jamois (éditeur), Fabienne Azzaro (rappelez-vous de la la jeune femme brune qui surveillait les séances de dédicace sur une ou deux tournées -2011-2012)... et moi-même (le hasard a bien fait les choses et Marie Audigier également).   17h30. 

Là aussi, toute petite j auge : réservations https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfkbH2350zZL0ByZn5BhCHECoDRmLnIxuuM1HOlDqakFqdIrw/viewform?pli=1

J'ai sollicité Cédric Barré qui sera présent dans la salle, et dédicacera ses livres avec plaisir. 

 

ARCHIVES 2000 à la Coopérative (koloko-concert pour Clermauvergne): 

Trois avant-premières du disque live/ Prologue du "Tour De France 2022" (Paris, Clermont, Rouen)

* On remarquera  la présence de membres fondateurs de l'Institut JL Murat qui ont quitté cette association depuis.

voici la communication officielle: newsletter (on peut s'y inscrire sur le site officiel):  


3 pré-écoutes de "Tour de France 2022", à Clermont-Ferrand, Rouen et Paris
Quelques jours avant la sortie officielle de l’album, 3 pré-écoutes de Tour de France 2022 – Live sont proposées en présence de collaborateurs ou de proches de Jean-Louis Murat.

Gratuit, sur inscription

19 mai à 18h  Club de la Coopérative de Mai - Clermont-Ferrand 

En présence de : Denis Clavaizolle réalisateur du live, Laure Desbruères productrice @Scarlett, Didier Blandin régisseur/backliner,

Et aussi Elysian Fields, Morgane Imbeaud, Alain Bonnefont, Jérôme Caillon et Véronique Jeetoo.

19 mai à 18h   Librairie Les Mots Éphémères - Rouen 

En présence de Marie Audigier manager historique de Jean-Louis Murat, Yannick Marais, chanteur de la Maison Tellier et Amparo Kerling, animatrice du groupe facebook le plus important dédié à Jean-Louis Murat Te garder près de nous. Projection de ses archives de deux concerts de la tournée 2002 dans la région : Saint-Etienne de Rouvray et Lillebonne.

20 mai à 17h30    Wise Music France - Paris

En présence de Justine Bergheaud, fille de Jean-Louis Murat, Fred Jimenez, bassiste, Frank Loriou (artwork de la pochette de l’album), Pierrot, animateur du blog de référence surjeanlouismurat.com, Fabienne Azzaro (Fan no2) et les équipes de Wise Music France et Cinq7 Wagram.

I

- article dans les Inrocks. F. Vergeade dévoile une partie de ce qui est raconté dans le livret: 

Trois ans après la disparition du chanteur auvergnat, paraîtra le 22 mai un enregistrement live de sa dernière tournée en 2022, comportant l’inédit “Hello You”.

“Dès la première date, Jean-Louis avait souhaité enregistrer chaque concert dans l’idée de sortir un live, tout en tournant le dos à ses habitudes – je crois que je n’apprendrai rien à personne en précisant que c’était justement dans ses habitudes que de changer ses habitudes ! Son idée était simple : ne garder que les meilleures versions des titres joués pendant la tournée, une idée d’autant plus compréhensible qu’on n’interprétait jamais les chansons de la même façon – parfois, on partait même très loin et bien sûr, on adorait ça…”, se souvient le musicien Denis Clavaizolle, l’acolyte historique de Murat, qui l’accompagnait sur la tournée de l’album La Vraie vie de Buck John (2021) avec Fred Jimenez à la basse et son fils Yann Clavaizolle à la batterie. Une semaine avant sa disparition soudaine, le 25 mai 2023, Jean-Louis Murat donnait son tout dernier concert à Tulle.

Pour ce nouvel enregistrement live de sa discographie, après notamment Live in Dolorès (1998) et Muragostang (2000), Murat avait décidé d’en confier les clefs à Denis Clavaizolle et déjà choisi le titre, en clin d’œil à sa passion cycliste. “Aujourd’hui, parmi les images fortes qui me restent, au-delà de la complicité qui transpirait sur scène – avec ou sans moi –, je garde précieusement en mémoire son immense sourire quand Jean-Louis m’a confié : ‘On pourrait appeler ce disque Tour de France 2022, en hommage au vélo’ – et je sais que cette idée lui tenait à cœur, comme il adorait le cyclisme et que chaque été, il embarquait Gaspard, Justine et Laure pour assister à une étape, même s’il y avait des kilomètres à faire.”

Reflétant la superbe alchimie qui régnait entre le chanteur et ses trois musiciens sur cette ultime tournée muratienne, Tour de France 2022 comporte treize titres piochés dans plusieurs albums depuis l’immense Taormina (2006) (dont Jean Bizarre, Ciné Vox, Chacun sa façon, Frankie, Battlefield, Le Chemin des poneys) et l’inédit Hello You, une chanson à la fois entraînante et si poignante à (ré)écouter aujourd’hui."

 

2)  En attendant une ou deux autres bonnes et sympathiques nouvelles, dans les tréfonds d'internet, nous pouvons découvrir une information pour le 17 septembre 2026 :

https://www.furet.com/livres/paroles-jean-louis-murat-9782232149511.html       ou

https://www.aumoulindeslettres.fr/livre/26454872-paroles-jean-louis-murat-seghers

Postface par Erik Reinhart, chez Seghers (collection Poésie et chansons).  Cela semble être un recueil des textes de chansons...  560 pages.  Une étape consécratoire... mais je ressens un petit choc:  comme si le site muratextes, objet vivant, respirant, se figeait... Il faut hélas bien s'y résoudre. 

 

- Concerts DOUHARESSE de Matt LOW ce week-end :  Vendredi 24  Art Café à Saint Saulge
                                                        Samedi 25  Pont des anciens abattoirs, Premery

C'est dans la NIEVRE!

 

LE LIEN EN PLUS

Koum lors de la scène des INOUIS à Bourges a donné une jolie prestation et a livré sa version de Si je devais manquer de toi. Le Berry Républicain nous l'apprend dans sa chronique quotidienne de l'événement. 

chronique

Koum lors du dernier week-end Murat, yes sir: 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 14 Avril 2026

 

- A l'occasion de l'ouverture des précommandes,  un teaser réalisé avec des images prises par la fille de Denis Clavaizolle  vient d'être diffusé. 

https://www.instagram.com/reel/DXHkLk-DUwY/?igsh=MWozaDVmb2h5a3M5MA==

Précommande Fnac: ici et le vinyle est disponible chez eux en édition bleu à 29,99 (deux disques). 

-  Pour remercier les fans qui sont semble-t-il tous  heureux de la nouvelle,  une petite exclusivité a été accordée  pour le groupe facebook:  "Tour de France 2022 de Jean-Louis Murat raconté par son public"

LA TRACKLIST DE L'ALBUM 

ET LA LISTE DES CONCERTS EFFECTUES...   (On sait que c'est un peu compliqué de les retrouver via ce blog, d'autant que sur 2022 et 2023, il y a eu des reports, des annulations, des ajouts.... L'amie Vivien a mis son site à jour qui est lui organisé pour s'y retrouver). 

Le groupe commence à bien être alimenté, notamment avec des vidéos, mais on en espère aussi que vous prendrez vos plumes (vous pouvez le faire via la zone commentaires du blog, je relaierai). 

 

2e communication autour du "TOUR DE FRANCE 2022" de Jean-Louis Murat, l'album live

A propos du disque, pas de grande surprise: c'est bien ce qui a été chanté le plus souvent lors des concerts 2022, avec une moitié de Buck John, l'inédit de la tournée Hello you,  un Taormina qui a clôturé nombres de concerts mais ici dans une version plus ramassée, et un magnifique  Chemin des poneys.    On ne retrouvera pas le beau moment de "l'arc en ciel" en version dépouillée (reprise de Celentano qui figure dans Baby Love DC), mais la pharmacienne d'Yvetot, Cinévox et Frankie, permettent de retrouver le chanteur susurrant au milieu de chansons plus dynamiques. 

Et on se retrouve maintenant jeudi pour d'autres informations! (on arrêtera ensuite le feuilleton en attendant la presse). 

 

Voici la tournée en dates : 2022 et 2023 et des liens en plus après.

2e communication autour du "TOUR DE FRANCE 2022" de Jean-Louis Murat, l'album live

LE LIEN DE PRECOMMANDE EN PLUS 

Vous pouvez en profiter d'être sur votre précommande du disque pour précommander en même temps le livre de Cédric Barré, "French lynx, Murat de A à Z".  Je ne l'ai pas lu mais au vu de son précédent travail, on peut penser que lui  respecte les sources et ne  multiplie pas les erreurs, même si la formule du dico ne nous fait pas  trépigner....   

https://www.fnac.com/a22943751/Cedric-Barre-French-Lynx

LE LIEN EN PLUS

La Maison Tellier, en tournée, parle de JLM à RFI: 

 

« La chanson de Jean-Louis » est un hommage à Jean-Louis Murat, décédé en mai 2023, et auquel ce disque est dédié. « Je l’ai vu plusieurs fois en concert. Sa démarche était semblable à la nôtre. C’était un mec qui passait plus de temps à travailler ses chansons dans sa ferme que dans les cocktails mondains, explique Helmut Tellier. "La mémoire neuve" de Dominique A, "Boire" de Miossec, et "Mustango" de Murat, ont été des disques importants dans les nineties. J’avais l’impression que ces gars reprenaient le flambeau de la génération des Higelin, Renaud ou Thiéfaine, qui ont nourri mon imaginaire quand j’étais plus petit. »

https://www.rfi.fr/fr/musique/20260413-la-maison-tellier-c%C3%A9l%C3%A8bre-vingt-ans-de-folk-rock-%C3%A0-la-fran%C3%A7aise-avec-timidit%C3%A9-des-arbres

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 12 Avril 2026

Au moment de la dernière tournée "Buck John", on savait que les concerts étaient enregistrés, c'était le souhait de Jean-Louis d'immortaliser ce moment et il était donc attendu, normal, et dans le cours ordinaire des choses qu'un disque sorte, même si un "live à Schiltigheim" (2005- Mockba) est déjà resté dans les cartons... 

Voici donc, d'une "grande Boucle" dont les  étapes casse-pattes ont duré trois ans, le cd gagnant à la socquette légère, capable de giclettes fulgurantes   :  "TOUR DE FRANCE 2022 - Jean-Louis Murat en concert", un titre soufflé par le chanteur lui-même, ultime clin d’œil à sa passion pour le cyclisme, et voilà de quoi nous refaire un peu la cerise (promis, ça ne va pas vous faire tomber dans la luzerne!).  Cela sera donc pour le 22 mai chez Cinq7-Wagram, en format vinyle, CD et numérique. Les précommandes seront  possibles à partir du 14/04. 

Ce disque prend donc la suite des captations d' Innamorato (Il Francese), Live au pias nites (Babel)Murat live,  les quelques titres live du Toboggan Spécial et l'édition limitée de Grand lièvre, les faux live Parfum d'acacias, Murat en plein air, Live in Dolores... sans oublier la masterpièce de Muragostang (aux yeux de Grégoire Bouillier et de quelques autres)... des nombreux disques qui disent l'intérêt de Jean-Louis pour cet exercice (sans parler de "Mademoiselle Personnequi portait le sous-titre: "Jean-Louis Murat a-live").

Voici la pochette (artwork: Frank Loriou) :  qui reprend la typographie  de l'album La vraie vie de Buck John. 

 

Voici le message sur les réseaux sociaux qui a été posté à l'instant et sur le site officiel:

 

« Tour de France 2022 » - Live
2022, Jean-Louis Murat part sur les routes pour défendre sur scène ce qui sera son dernier album studio « La vraie vie de Buck John » sorti le 22 octobre 2021. Avec Fred Jimenez à la basse, Yann Clavaizolle à la batterie et Denis Clavaizolle aux claviers, une tournée dans plus de cinquante villes où tout sera enregistré.  Ce "Tour de France 2022" réunit 14 titres, dont La pharmacienne d’Yvetot, Taormina, et l’inédit Hello You. Vous pourrez  précommander le disque à partir du 14 avril, et l'acheter en magasins en vinyle ou en CD à partir du 22 mai. 

Début de la précommande : 14 avril

Sortie physique et digitale : 22 mai

Pour accompagner  la sortie du live de Jean-Louis, « Tour de France 2022 » j’ai demandé à ses fans de nous accompagner :
- Amparo (Jean-Louis Murat, Te garder près de nous- groupe Facebook) 

Pascal Loyer (Passion Jean-Louis Murat - youtube) 

Vivien Marsh (muratmusiques.com)

 Pierrot (surjeanlouismurat.com)

Ils vont créer et animer un groupe dédié aux fans, qui ont toujours été à nos côtés.

Le "Tour de France 2022" de Jean-Louis Murat raconté par son public"  (la dernière tournée de JLM vécue et racontée par ses fans, avec leurs vidéos, textes et photos.

Marie Audigier

 

Merci à Christophe Arnal pour sa photo

Donc, comme vous l'avez lu, j'ai été sollicité. On ne m'a laissé beaucoup de temps pour y réfléchir et j'ai accepté, à la condition de réunir cette équipe et en réaffirmant mon indépendance. 

Concernant cette sollicitation, si vous n'êtes pas sur facebook, vous pouvez participer ici en commentaires, en nous racontant vos souvenirs de concerts de cette dernière tournée, et un peu plus largement, nous parler de ce qu'était un concert de Jean-Louis Murat, et ces messages pourront être relayés sur différents réseaux et ainsi participer à la promotion du disque.   

Le groupe facebook sera en mode public d'ici trois jours. Jusqu'à là, il faudra demander l'adhésion. Il n'a pas pour objet de remplacer les autres groupes.

On se donne rendez-vous mardi à 18 heures pour d'autres éléments. 

Partagez l'information de ce nouveau disque!

PS : Marie Audigier?  J'en vois deux ou trois qui suivent attentivement. et lèvent le sourcil. Doit-on s'étonner de la retrouver là?   A la fois oui, à la fois non. Quand elle a choisi de travailler pour la patrie (Directrice Déléguée à l'institut Français du Congo), elle avait dû lâcher notre pater pas trop pépère (cesser ses fonctions de management de Jean-Louis!)... un peu à regret. Cette mission terminée et, forte de cette expérience diplomatique, devant ce qui se déroulait depuis 2023, elle a décidé de revenir aux affaires, avec l'accord ou à la demande de deux ayants-droits... 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2026 Tour de France 2022

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Publié le 4 Avril 2026

bonjour,

Dans la petite salle (toute petite) de la Manufacture chanson, à Paris,  des camarades musiciens bien connus ici chanteront du Murat.

Nesles: compte-rendu de concert

Armelle Pioline: interview 

Silvain Vanot, présent sur Aura aime Murat, et  notamment qui a été interviewé par Matthieu

et Matthieu Geghre, dont on a parlé avec Alain Klingler

et on ne présente plus JP Nataf et Matt Low...

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 3 Avril 2026

En attendant l'"ORCIVAL" de Florent Marchet,  voici donc la chanson dont on a déjà parlé ici, celle de LA MAISON TELLIER (mince, j'ai encore failli écrire la famille Tellier -avec les deux frères Tellier,  mais Famille Bélier et Maison Tellier, maison Tellier et famille Belier...). 

 

 

Elle figure sur le disque la Timidité des arbres sortie ce jour.   "Pour cette nouvelle galette le groupe est allé puiser dans ses nombreuses références Folk, de Shane MacGowan (The Pogues) aux chansons de Jean-Louis Murat à Enio Morricone en passant par le mariachi mexicain qu'on retrouve sur le single Love Again"  nous dit tendance ouest

Le très CALEXICOcien single  LOVE AGAIN: 

Et on peut maintenant s'interroger sur le fait que les artistes se sentent plus d'écrire une chanson sur Jean-Louis que de proposer une reprise, de faire sienne sur un disque une chanson... Ce qui est quand même le plus bel hommage. J'attends celui qui pourra faire un petit tube dans cet exercice! 

 

En attendant, on va voir ce que le disque de nouveau MANSET nous propose... les critiques sont nombreuses et pas mauvaises... mais c'est avec le disque de Bonnie Prince Billy qu'est convoqué JLM par la rédaction de Sud Ouest : "L'inoublié JLM avait un petit frère aux Etats-unis. Même inspiration prolifique, même goût de la production maison, même carpe diem."

 

Le batteur de la Maison Tellier, avec Christophe Pie et Stéphane Reynaud par bibi un soir de Koloko  Il y a 10 ans...  

Encore une chanson hommage (la Maison Tellier)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 25 Mars 2026

Oula, mars 2026, et il me reste encore des choses en réserve du dernier week-end Murat... 

 

Vu que Cédric Barré nous révèle ce jour la couverture de son livre "Murat de A à Z" chez Camion Blanc, à paraître le 20 avril (préface Florent Marchet, photo F. Loriou), voilà l'occasion d'écouter sa prestation... 

*En même temps que l'expo Murat à Clermont (jusqu'au 7/04): Des photos d'artistes de Frank sont visibles à la médiathèque de St-Agnant. Jusqu'au 18 avril. 

 

Une bien belle prestation... avec humour et talent (avec le son de la console!), et les chœurs du public: 

On retrouve Camille sur scène cette année notamment aux nuits de Fourvière (on peut écouter le concert donné pour Inter en balladodiffusion).... 

On reste avec le Week-end Murat... et gros plaisir de voir que de ces rencontres naissent de nouvelles amitiés et d'autres concerts. Ainsi, en 2023, Belfour invitait et faisait connaissance du trompettiste Julien Quinet des The Delano Orchestra... et ils seront en concert le 28/03...  

https://www.lamontagne.fr/maringues-63350/loisirs/concert-unique-a-riom-le-groupe-belfour-et-l-harmonie-maringoise-fusionnent-musique-actuelle-et-classique_14936927/

"Il est né de la rencontre du groupe Belfour avec le trompettiste Julien Quinet, également arrangeur et président de l’harmonie maringoise, à l’occasion d’un concert en hommage à Jean-Louis Murat en 2023.

Rock, blues, folk…

Le rock lancinant, la folk, le blues, la poésie des textes du groupe Belfour – composé de Lucie Mena et Michael Saccheti – racontent une histoire toujours émouvante et pleine de sensibilité comme dans Juste une seconde , Comme les hyènes ou Si la rivière coule .

L’harmonie maringoise et ses 25 musiciens, dirigée par Sylvain Aymar, travaille actuellement sur cette soirée à la salle de musique Albert-Fouilhoux afin de donner à ce concert son caractère original, expérimental et convaincant".

Juste avant (Samedi 28 mars), vous pourrez écouter le  Douharesse (Matt Low chante Murat) au Pole culturel De Croix de Neyrat,17h
 
 
- En parlant de reprise, Dominique A a chanté du Jean-Louis Murat lors de la soirée anniversaire des INROCKS... Ca a suscité beaucoup de critiques... à ma grande incompréhension... D'abord, difficile de se faire vraiment une idée avec ces captations... et comme le dit Cédric Barré, ci-dessus, il n'y a pas de plus bels hommages que de faire vivre les chansons de Murat, quitte à les tordre... 
 
 

LE LIEN EN PLUS 

On se quitte avec un peu de tendresse... je vous en souhaite... Venu de Suisse:

https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/jean-louis-murat-le-baiser-29185662.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #week-end Murat

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