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Publié le 29 Janvier 2011

 

Ah, voilà une séquence plutôt drôle... Murat face à Hugues Delatte....  puis face à Ruquier, et surtout Jean-Bernard Hebey qui l'avait aidé au départ... même si on peut trouver le chewing gum agacant...

 

On retrouve également l'agacant Pocrain qui, en plus de taper ses petites amies est écolo, ce qui aurait pû susciter plus d'étincelles avec Murat...

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 17 Janvier 2011

 

Je pensais que Five avait épuisé le stock... mais non, il nous livre ce jour un petit trésor... que je ne connaissais pas. Je n'étais pas encore sur le net à ce moment-là faut croire.   Les vidéos qui annoncaient Taormina sur le site officiel !

Outre quelques belles images de femmes, photos rares de Jean-Louis aux premières heures,  cartes postales de la Bourboule,  et même des peintures de jean-Louis (Dieu, femelle et foot!),   ces films nous offrent des versions alternatives de titres de Taormina (avec un véritable Duo sur Billy avec Laure je pense), ou même une  musique originale...  

 

Ah, ça, c'était du teaser.. nettement mieux que Jean-Louis dans les arbres! On espère retrouver ce genre de choses en 2011!

 

 

 

Pour compléter sur TAORMINA :
Je ne lis pas trop le blog de Didier car  je pense que c'est mieux qu'on fasse notre truc de chaque côté, tant pis s'il y a des redites...  mais là, je suis tombé dessus via google... et c'est intéressant. Il a du temps le retraité!

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 12 Janvier 2011

 

Un petit titre paru sur une compilation "DIGNITY" en 2002  (vendue pour Reporters sans frontières)  ressorti du placard par Omblemor sur youtube.

 

(http://www.priceminister.com/offer/buy/61916440/Dignity-Reporters-Sans-Frontieres---Inclus-Indochine-Road-To-Nowhere-Jean-Louis-Murat-Ophelia-15-Titres-Cassettes-Mini-disques-Laser-disques.html)

 

 

Sur Wikipédia, je vois que c'est un titre issu des sessions de Mustango.  La fin est assez intéressante...  et rappelle son chant en concert.

 

Ophélia http://murattextes.chez.com/participations.htm#ophelia

 

On dit que s'en vont
les rires et les je t'aime
que c'est naturel
que ceux qui vivront
d'amour et de pardon
auront toujours raison

Si le temps nous sépare
éloigne le fruit gâté
le citron de la rhubarbe
qui peut bien décider ?

Route pavée de pluie
noyée comme est le lit
le lit de la rivière
Que la mélodie
d'un frisson nous emporte
au loin nous déporte

Que le fond des choses est doux
est doux comme un satin
quand la rosée y dépose
ton odeur de jasmin

Que la mélodie
creuse creuse son lit
comme creuse la rivière
Redonne vie
à l'étoile sanguine
au grand mystère

Dans le grand funiculaire
sous terre, je descends
pour voir au fond des choses
si ressurgit le temps

 

Les références à la rivière et à l'eau peuvent faire penser à l'
Ophélie de Rimbaud...

 

 

RIMBAUD

Ophélie

I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile:
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

I

O pâle Ophélia! belle comme la neige!
Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits;

C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux!

Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton oeil bleu!

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

 

Arthur Rimbaud (1854 - 1891), Poésies (1895), Ophélie (1870).

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 19 Décembre 2010

 

Voila de quoi découvrir un peu l'univers des Rancheros... 

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=dicoDtl&idDico=30

 

...  On a échappé au 2e album... hélas... Comme le lien défait, je ne dévoilerais pas l'identité des musiciens...  http://owen.monblogue.com/2003/4/9/

 

 

 

 

 

Ma préférée...

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 19 Décembre 2010

 

 

En tournée acoustisque et solo... en 2009... C'està-dire dans la deuxième partie de la tournée, là, où il s'était décidé à jouer debout... et à prendre sa guitare électrique... J'ai d'ailleurs été étonné de le voir là aussi avec une guitare acoustique.  Au Palais idéal en juillet, il avait délivré le set uniquement avec la caster... il me semble...  

 

cc20 1

 

 

Merci Scotwalk1

 

L'hermine:
Et yes sir... comme on l'avait découvert pour la première fois...
Le compte-rendu de Noelle sur LE LIEN DEFAIT :
EXTRAITS:
"Ce concert était gratuit, offert par le conseil général de Nice (étonnant choix quand on connait leur politique!!!!!) donc je pense que tout était cadré et minuté, des rumeurs disaient que c'était une heure pas plus, aucune affiche dans la ville...bon. En tout cas la salle de 750 personnes se remplit et nous nous enfonçons dans nos fauteuils, nous nous sommes muratiens, les autres, on ne sait pas, mais certainement pas autant ni si fort que nous....

Un Es-spécialiste dans la biographie de Murat fait une quasi conférence derrière nous, il étale ses connaissances comme de la confiture...., il parle fort, c'est un signe, il n'est pas intime....mais presque insupportable, enfin cela n'est pas grave il fascine deux nénettes égarées qui trouveront certainement en lui un substitut bien pâle de "notre aimé" ;-)

Alain Bonnefont s'occupe des deux guitares qui sont dans l'attente de l'attention du Maitre comme nous...(je me laisse un peu emporter par les mots mais ca sonne mieux ;-))

Enfin le voila il arrive, armé d'une guitare érigée prête à l'amour ou à la guerre, on verra.

Mousse Noire
L'hermine
L'amour en fuite
Brûle moi
Chante bonheur
Caillou
Ou es tu Amour
L'au-delà
Taormina
Yes Sir
Si je devais manquer de toi
Royal Cadet
Les jours du Jaguar

C'était fort, il était constant, nickel, très cadré (peut être trop?), c'était intime, pur, grand moment avec un Royal Cadet suivi par Jaguar énorme, d'où un arrêt brutal et limite frustrant...non pas limite, frustrant, un arrêt au plaisir le plus haut...

On a bien essayé de le voir après, mais bon il était déjà parti...

Alors on est rentré, du son et des images plein le cœur, j'espère que la prochaine fois c'est pas dans 5 ans....

Noëlle"
 
 
LE LIEN EN PLUS :
 
Dois-je feindre de ne pas l'avoir vu et apprécié?  Non... car je dois vous la faire partager : une cover par un certain Manteau DP,   joli voile sur la voix...
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Décembre 2010

 

 

 

 

 nydee reprend Murat.... comme quoi on peut aimer Murat et Oasis... bein, oui, au fait: pourquoi pas? a, c'est "déjà vu", Gallaguer!

 

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Restons dans le doux :
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Et un peu d'humour... Le retour de l'immense Wiwi : (le papillon est saigné à blanc)
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Allez,  revenons en aux fait : quelques images de l'alhambra  (pour les retardataires):
Assuremment, je me répète, le plus beau moment de la tournée que cet "examen de minuit"...

 

 

Remarquez: le train bleu... c'était pas mal non plus...  Quelle voix...

 


Le Train Bleu
envoyé par patschub. -
MERCI PATSCHUB
LE LIEN EN PLUS :
 
En hommage à LENNON puisque c'est le jour... même si Murat est Rolling stones :

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 7 Décembre 2010

 

 

Allez, zoupi! Confettis!

 

(j'ai l'impression d'être Mr Bean qui fête le réveillon moi!)

 

Je vous propose encore un petit truc pour fêter l'anniversaire du blog:

 

Ce n'est pas un enregistrement de haute qualité, puisqu'enregistré avec un petit mp3, mais vu l'ambiance intime de la soirée, le son n'est pas trop trop saturé, j'ai dis "pas trop trop"...

 

Voici donc un petit témoignage de la première date de la TOURNEE TRISTAN au théâtre Jean Vilar de BOURGOIN-Jallieu le 24/09/2008:

 

1e partie: http://www.megaupload.com/?d=1GCWW3AM

2e partie:  http://www.megaupload.com/?d=HZARYE7W

3e partie: http://www.megaupload.com/?d=7JUC1214

 

Spéciale dédicace à Isabelle (désolé pour le retard).

 

 

VOICI mon compte-rendu de l'époque telle que l'a conservé LE LIEN DEFAIT :

 

La brume s’est levée enfin dans mes terres iséroises, je file le cœur léger vers la capitale.

J'attends mais pas de JLM : l’équipe va manger sans lui, Alain Bonnefont commente : « maintenant, le sort en est jeté »

3 ou 4 fans assidus me rejoignent devant la porte. Peut-être discuterons-nous une autre fois ?

La salle se remplit rapidement. On est au théâtre, on nous remet un programme présentant Murat où on apprend plein de choses approximatives…genre : JLM a joué de tous les instruments sur Tristan, et une ligne plus loin : qu’il a invité pleins d’amis à l’accompagner sur ce disque…

Tout le monde est là : M. le maire La cote à Lourdes (comme aux abattoirs la fois précédente), son adjoint à la culture qui ne fera pas son dodo (peut-être les berjalliens comprennent), le chanteur du plus grand groupe lyonnais (Voyage de NOz, http://www.noz-online.com/) et même Madame Collagène- mabouche meprécèded’unmètre-, oui, c’est une soirée de gala….

Les dernières personnes s’assoient alors que JLM commence… (pas de première partie –Racine-comme initialement annoncé)…

De noir vêtu, avec une tunique, de maquignon ?, cheveux longs et barbu ; la tension est palpable, guitare 12 cordes…harmonica très souvent et une chaise. Et une lampe en forme de… allez, de virus de sida…lampe nord africaine avec une ampoule rouge… Quelques jeux de lumières par ci par là (une ombre de vitrail), un peu de fumée… l’essentiel n’est pas là…

Jean-Louis est tellement tendu qu’il se plante un peu sur Mousse noire… mais petit à petit il s’installe. Après le concert, Marie Audigier dira que le set aura commencé sur « Brûle moi », première surprise d’un set qui n’en manquera pas… L’au-delà et le jaguar, taormina, caillou, sur lequels Jean-Louis ne fait pas l’impasse n’ont rien à voir avec les tournées précédentes et on est de nouveau ravi de les découvrir.

Quelques impressions physiques de Neil Young (quand il se penche sur sa guitare, les cheveux sur les yeux), et de Willy Nelson –la barbe blanche- plus tard, on a beau chercher des références, il faut bien se dire qu’on a là un artiste à part… n’hésitant pas à délivrer un set exigeant, et sans facilité, malheur à ceux qui pensaient se détendre lors d’une soirée feu de camp…. Notamment sur le morceau très long (royal cadet ?) fait d’un accord ou deux… où le temps s’arrête…

Jean-Louis Murat se détend enfin…et nous parle… du grand classique (les collègues y passent : Bénabar, Souchon, Ségolène et le traiteur intraitable et le rugby…)… si bien qu’il a parfois du mal à se reconcentrer… « soit je ne parle pas, et on me traite de prétentieux, soit je parle, je passe pour un demeuré… »…. Mais il a besoin d’évacuer la pression… « ah, ca va mieux, parce que la première fois, ce n’est pas évident »…

Le souvenir qui me restera sans doute : la chanson-prière pour ses enfants que tous les parents feront leur… et qui finit de me décider : ma fille à naitre se prénommera Corina* (Lilith)…

Presque deux heures de set plus tard, pari gagné… Marie A. qui l’a vraiment poussé à faire cette tournée, exulte… Elle explique que traqueur, JLM a beaucoup travaillé pour la préparer mais qu’elle était sûr que ça marcherait…

Pierrot

* JLM m’apprendra après que « corina corina » vient d'un album de Taj Mahal

http://www.leliendefait.com/index.php?idPage=concertDtl&idConcert=377&idTournee=11

(autres comptes-rendus disponibles: trouverez vous qui se cache sous le pseudo NIZANIEN?)

 

 tounee10

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 6 Décembre 2010

 

Je vous avais mis il y a quelques temps... ah, oui, il y a presque un an déjà...  la premiere partie  de ma vidéo du concert de CLUSES le 7/7/7.

 

http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-cadeau-de-noel-41894537.html   (taormina)

 

Voici les deux titre suivants:

SI je devais manquer de toi et les chemins des poneys. Un Jean-Louis Murat dans sa meilleur forme... et désolé pour les choeurs en sus...

 

Bonne écoute!

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 7 Novembre 2010

 

  ARTICLE Complété  en 2012  :http://www.surjeanlouismurat.com/article-mlle-personne-le-film-que-personne-n-a-vu-ou-presque-suite-115548877.html 

 

 

Voila quelques mois que Matthieu, sur un trottoir de Clermont, à l'heure où il serait temps d'aller se coucher, me parlait de "mlle personne" et me confiait la mission d'enquêter... 

 

 

Ce film, on en connait la bande originale (  http://www.deezer.com/fr/music/jean-louis-murat/live-mademoiselle-personne-338579)  et quelques images (cf les deux vidéos), mais je n'ai pas de connaissance qu'il ait un jour circulé (ni officiellement, ni sous le manteau -de pluie).    Pourtant, il existe et on trouve quelques traces:

 

http://www.imdb.com/title/tt0116955/

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=30738.html

  (le site indique même une date de sortie :

Date de sortie cinéma : 21 février 1996
Réalisé par Pascale Bailly
Avec Elodie Bouchez,  Denis Clavaizolle,   Romain Duris....

 Long-métrage français . Genre : Divers
Durée : 01h28min Année de production : 1996 )

 

 

J'ai cherché quelques temps à contacter Elodie Bouchez, Pascale Bailly,   Romain Duris... mais sans succès.

 

 

 

 

 

 

Voici donc ce qu'on trouve dans quelques archives (mais je n'ai pas tout épuché):

 

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L'image reste votre péché mignon ?

Ça m'intéresse autant que la musique. Pour la tournée que je vais faire cet hiver, j'ai demandé à une jeune réalisatrice, Pascale Bailly (qui a déjà mis en scène un premier long métrage, Comment font les gens), de faire un film, une fiction. C'était d'ailleurs la condition que j'avais posée à ma maison de disques : s'il n'y a pas de film, il n'y a pas de tournée. En ce moment, avec Pascale, on réf1échit, on écrit ensemble, c'est un vrai travail en commun.

 

Chorus 93 

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As-tu peur d'une certaine accoutumance ?

MURAT : L'érosion ne peut pas venir de là. Ce qui me rend fort c'est d'écrire continuellement des chansons. J'ai déjà quelques maquettes pour le prochain album, je prépare aussi ma première tournée. C'est un vaste projet assez compliqué. Dans un premier temps, j'ai cherché des musiciens, dans un deuxième temps, je répète tout en préparant le film, c'est-à-dire une fiction qui se déroulera en même temps que les concerts. Le film sera globalement réalisé par Pascale Bailly, auteur du film, "Comment vont les gens ?", présenté l'an passé au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand et diffusé en salle avec succès. D'ailleurs, il sort ces jours-ci à New-York dans quelques salles. Le projet "Murat en plein air" avec des moyens moins importants, évidemment, avait déjà été très excitant. Comme en prémices.

Joueras-tu ton propre rôle ?

MURAT : Oui et non, je serai Murat. Enfin Murat ne reste que la moitié de moi-même.

Dans l'élaboration de "Vénus", as-tu composé en intégrant l'idée du film ?

MURAT : Non, j'ai évité de mélanger l'idée du disque et l'idée du film. Quant aux concerts, je n'y crois pas trop. Il s'agit, je pense, d'une forme plutôt démodée pour écouter de la musique. On en sort souvent les oreilles assourdies. Trop de nouveaux groupes jouent une guerre de décibels. Pour moi, c'est une véritable régression. Mais il est vrai qu'en pensant à la tournée, ma seule vraie motivation, c'est le film. Je me répète sans cesse, je monte sur scène pour aider à réaliser le film.

Avec un mélange fiction/réalité, est-ce que cela va être un "Hard day's night" à la française ?

MURAT : Non, je ne pense pas. J'espère en tout cas. Ça sera une première dans le cinéma français. Sachant que peu de films musicaux sont réussis - on peut penser à "Renaldo et Clara" de Dylan mais c'est un peu aride - Mon préféré, je croîs, est "Under the cherry moon" de Prince.

Dans le cinéma es-tu intéressé par le montage ?

MURAT : Plus encore que le mixage dans la musique, le montage au cinéma est réellement un moment exaltant. Celui où les choix se font. Tu te sens alors le maître du monde. C'est là que se situe la véritable jouissance.

Est-il vrai que, dans le projet de ta tournée et du film, se dessine l'enregistrement d'un album live composé uniquement de titres inédits joués à cette occasion ?

MURAT : Normalement, je devrais enregistrer un live composé exclusivement d'inédits mais rien n'est sûr en fait. J'aimerais beaucoup tous les soirs, changer de répertoire. Le choix des musiciens s'est déjà fait dans la difficulté. J'ai mis du temps à les trouver. J'ai auditionné des dizaines et des dizaines de mecs. J'attends de ce melting-pot mais je ne suis sûr de rien. Je désire un groupe, j'essaie de mélanger des gens qui viennent d'horizons divers.. Mais l'idée initiale de travailler soixante chansons et d'en jouer une vingtaine de différentes tous les soirs, je ne sais pas si j'arriverai à tenir ce pari.

Pourquoi n'avoir pas choisi les musiciens de tes albums ?

MURAT : Tout simplement parce que, déjà, ils font chacun des choses de leur côté. Aussi bien Alain Bonnefont que Christophe Pie, que Marie et que Denis qui composent aussi et sortent des disques. Et puis, on se connaît trop, autant faire une expérience nouvelle.

Tu prépares une tournée, pourtant on ne te voit pas aux concerts...

MURAT : C'est vrai que les groupes noisy m'ont un peu coupé l'envie d'aller aux concerts. Après, pendant trois jours, tu n'entends plus rien. C'est quand même une de mes phobies: me retrouver avec un audiogramme nase. J'ai pourtant quelques bons souvenirs de concerts... Jimmy Hendrix et Jim Morrison... Un de mes derniers bons concerts fut celui de Ride, Lush, Blur, des gens comme ça. Ride. très bon, très fort.

Pour en revenir au disque, "Vénus", pensais-tu déjà au film lorsque tu l'a abordé ?

MURAT : D'une certaine façon oui. Pour chaque alblum j'ai ma petite méthode. Je raisonne par analogie. Souvent, il se fait avec le cinéma. Pour le "Manteau de pluie", je voulais faire du 35 mm technicolor. "Cheyenne autumn" était plutôt 16 noir et blanc. Quand mon PDG m'a demandé quelle allait être la couleur du prochain album, j'ai dit du super 8 tremblé huit pistes en huit jours. Avec Denis Clavaizolle, on a été assez d'accord sur les principes-là pour retrouver cette simplicité qui à mon avis fait défaut dans le "Manteau.."

 

 

ROCKSOUND, novembre 1993

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L'Express du 26/09/1996
Jean-Louis Murat
En route pour le mythe

par Sophie Grassin

Après un an de gestation, Jean-Louis Murat nous offre Dolorès. 12 titres faits de spleen, d'images familières et d'amours ensevelies. 12 chansons dédiées aux femmes, qui «incarnent le seul lien entre le surnaturel et nous».

«Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui»

 

 

Du pire il a extrait le meilleur. Dolorès (Virgin), album adulte et acéré, a l'abîme en abscisse et le chagrin en ordonnée. «Je voulais un prénom de fille. Dolorès sonnait comme désirable. Douleurs, l'autre sens du mot, commence seulement à m'apparaître.» Jean-Louis Murat (Le Manteau de pluie, Cheyenne Autumn, etc.), l'œil gauche à moitié fermé par la fumée d'une cigarette, porte le dégoût chic et les cheveux longs. Dolorès est son antidote au poison de l'abandon.

 

Le disque prend sa source dans la seule tournée que Murat ait jamais faite, la seule, dit-il, qu'il fera jamais. «Un piège. J'ai répété sept semaines avec les musiciens, assis sur un tabouret. Puis je me suis emmerdé six mois, sur le même tabouret, à me répéter, moi.» Pascale Bailly (Comment font les gens) filme la scène, les mecs un peu flambards quand les filles rôdent le soir. «On se la donne. On la joue Rolling Stones. Je tenais à ce qu'une femme pose son regard sur la vulgarité de ce monde-là.»

 

Mademoiselle Personne n'est jamais sorti. Murat, lui, pressent déjà la catastrophe. «Lorsque je visionne la cassette, c'est patent, je me comporte comme si...» Comme s'il savait que Marie, sa compagne de toujours, allait le quitter au retour.

 

Murat touche le fond, se survit, trempe sa plume dans le sang des amours ensevelies. Il écrit 50 chansons, en enregistre 25, en garde 12. Pour l'accompagner, des photos de baisers, dont celle de Sharon Stone dans Basic Instinct, des figurines de vierges, entières ou amputées, plusieurs éditions d'Eugène Onéguine. D'un rire, il désamorce ce que l'émotion, parfois, peut avoir d'indécent: «J'ai eu une année Pouchkine. Eugène représente mon double, mon vrai-semblant. Nous ratons tous deux nos rendez-vous.» Certains morceaux, Le Môme éternel, Margot, enfoncent encore le clou: «Chhht chhht pas de bruit/Sur la mort de Jean-Louis

 

L'optimisme, selon Cioran, est un tic d'agonisant. Le spleen, selon Murat, une seconde nature. «L'autre, en s'en allant, tue ta meilleure part. Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui. Je rappelle que je viens d'une famille de dépressifs, de suicidés... et que je m'en passerais.» A chaque texte il accroche un pays, une image, quelque chose qui, au fond, lui serve d'échafaudage. Dieu n'a pas trouvé mieux est anglais, Perce-Neige, auvergnat, A quoi tu rêves, italien. Sur Aimer glisse l'ombre de Jeanne Moreau, pour laquelle il a composé un album. Tandis que Sharon Stone veille sur Le Baiser, où tombe une «pluie sacrée» qui évoque Corridor humide: «Le Baiser se réfère au sexe, et uniquement à cela», confirme bien Murat.

 

Le reste relève de sa mystique habituelle. Pendant l'écriture du Môme éternel, Murat regardait une photo de lui, maigre comme un stylo, en premier communiant. Car ce mécréant collectionne les crucifix, achète des chasubles et passe des heures au fond des chapelles. «Pendant mon adolescence, je me suis complu dans Gide, que je tiens aujourd'hui pour néfaste. Il m'a appris le cynisme.» Murat reprend donc plutôt Baudelaire (cf. Réversibilité, une ode aux anges, «apparence que nous tentons tous de revêtir dès que nous sommes amoureux») et se souvient de Jean de la Croix: «Si on ne sait pas que ses poèmes s'adressent à Dieu, on peut imaginer qu'ils célèbrent une femme. Or je chante pour les femmes. Elles incarnent le seul lien entre le surnaturel et nous. J'ignore ce qu'elles ont de si divin. Mais je le leur envie beaucoup.»

 

Des femmes à demi nues hantent la pochette de Dolorès. «Ma maison de disques entendait me rendre mon contrat. Il paraît que je suis un garçon difficile... Je n'approuvais pas, mais j'ai cédé.» Sincérité fielleuse, vague à l'âme, lucidité... Murat nous a tellement manqué

 

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Cet article pourrait faire croire effectivement que c'est  Murat qui aurait bloqué la sortie du film du fait de cette rupture en préparation...  Mais tout cela reste à creuser. 

 

Concernant Marie, et comme en écho à  l'article du blog  précédent, j'ai trouvé cela :  

  

 

Où trouves-tu ton plaisir ?

Il n'y a que dans l'amour que tu peux prendre de la hauteur. Etre avec la fille que j'aime. Il n'y a que dans mon histoire avec Marie que je prends de la hauteur. Bien que ce soit extrêmement compliqué, qu'on ait chacun un caractère de cochon... Moi, je ne me sens vraiment bien que si je peux donner du plaisir à la fille que j'aime. C'est le seul moment où tu ne te poses pas de question, où tu ne te sens pas archi-déglingué. Ce sont des moments à saisir rapidement, parce que tu as toujours l'impression que le plaisir et le chagrin sont cousins germains, que tu prends toujours le plus grand plaisir dans l'antichambre de la mort. Tu es dans le plus grand bonheur, mais tu frôles le plus grand malheur. Parler du chagrin ou du plaisir, c'est un peu la même chose. Le Manteau, ce sont toutes des chansons de sexe, quand même (rires)...



PS :  A Lyon, le 23 décembre 1993, le dernier jour du tournage du film "Mademoiselle Personne" se trouva être celui de l'enregistrement public Murat Live.  Quelques mois plus tard, les musiciens se retrouvèrent pour enregistrer en quelques jours, ci-jointe, la bande-son du film.

 

Dans « Info Matin » le 15 mars 1994,Patrick WILLARD  :

« Profitant des concerts, il fait l’acteur. La trame : une star de la chanson rencontre une de ses groupies (rôle joué par Elodie BOUCHEZ » et l’embarque dans sa tournée pour une curieuse histoire qui met à jour les rapports entre une idole et ses fans. Plus de 50 heures de rushes ont été emmagasinées par Pascale BAILLY. Sur la base de cette histoire écrite, ils ont utilisé les lieux et les personnes croisées lors de ce périple pour nourrir l’intrigue. C’est ainsi qu’à Clermont, le voisin de l’appartement où ils ont planté leurs caméras, fait le figurant et finit, après deux jours de tournage en (faux) cadavre sur la route d’Aurillac. Véritable aventure pour nombre d’inconnus sortis de l’anonymat, à la grande joie de MURAT qui, de son côté improvisait à chaque prise, changeait ses textes et défiait toute idée de scénario. Le montage ne va pas être facile ».  

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Novembre 2010

Petit montage joli sur "DOLORES" par DEVINCE 94
et Sandrine nous livre un "voyageur perdu" à BARENTIN, de grande tenue, avec harmonica, de 7 minutes.... On se croirait presque dans "il était une fois dans l'ouest" pour débuter... avant que la douceur n'arrive  :
 
Malgré ce que j'entends et ce que je lis,  on ne peut pas dire que Murat fait du sous-murat en ce temps-ci.... peut-être juste du Murat, juste du Murat...  que du Murat?

 

 

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Rédigé par Pierrot

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