Publié le 6 Février 2010

A ton goulot d’amphore

 

Dans la chambre obscure

Où tu mallaites

La chair s’ouvre avale l’air

Plus de lait

16h00 c’est la tétée

 

Donne-nous le lait

 

Dieu m’a prié de boire

D’avaler le joyau

Au bénitier de miel

Tout sépare le bon grain

le serpolet

Tout me mène à son gré

De lait et de vin

Est-ce boire la mort

Boire cette eau limpide

 

Au dedans de moi Ta liqueur

Quel est cet œuf

Citron volage

Le pissenlit coquelicot

Nous allons manquer de pain

 

L'irrésistible moisson

 

Je t'aurais mangée sais-tu
Si grande fille !!

 

Gruau de sarrasin

Si le ciel vient à gronder
Récoltes en quantité

Peu de fruits on mangera

Qui fait abondance de grains

 

Mais jolies framboises

Timides myrtillers

 

Au cabaret, le vin de table
Sous la tonnelle des regrets
Nous rappelle à grandes rasades

La perspective de bonbons

 

Tout me transperce le lard

 

De la même stricte peine qu'on attendrit dans les boucheries

A grands coups de serpillière, à coup de torchon

La méthode charcutière a du bon

Allez, allez, envoie la chanson

 

C'est l'amour qui passe
qui vient nous désaltérer

c'est l'amour qui passe
qui vient nous dévorer

 

Ma première framboise
j'allais savourer

Toujours une fiole

Tu croques un peu de neige

 

Dans ma tisane

 

Aspergé de citron

Aspic des neiges

Du jus de pêche sur les jambes

Voudriez-vous me jeter
Le fructose le glucose

 

J'asperge au Tabasco
Ma platée d'aligot


Belgrade et deux kirs

Allez patron et deux demis

-         D'eau tout étourdis –

 

Mieux que le fruit mieux que son zeste

Mieux que le goût de la noisette

si les frimas épargnent les blés

Notre troupeau devait donner du lait au goût
De réglisse et d'airelles

Des noms d'arbres fruitiers

Limonade ou thé glacé

De l'eau des vitamines

 

 

On crache le champagne

 

Je jette une orange

Mon âme a soupé de ces peines

J'ai dans mon sang
le vin de messe
J'ignorais rien

jus de pomme
grappe jaune

 

Viande rouge

 

laisse-moi manger des yeux

un goût de miel

dans ton bol j'ai mis du miel

 


Cassis






(merci au site Murattextes)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 5 Février 2010

bonjour,

oui, je viens vous faire un petit coucou...  Non, je vous laisse pas tomber!! Je vous assure que je bosse d'arrache-pied! Le résultat bientôt!

Je voulais quand même vous informer... parce que moi, du sud-est, ça m'inquiétait... Je veux parler de la deuxième partie de la tournée!  Des dates avaient été données par Caramba et sur le site officiel, et puis, zuh... ou ouh!... ou... scritch: disparues!    Vraiment, ça m'inquiétait : genre, il en marre, il arrête... J'ai donc appelé plusieurs salles :  Certaines dates ne sont pas officielles car le programme 2010 n'est pas encore réellement établi, mais je suis rassuré! Il devrait bien y avoir une tournée automnale!  J'ai eu confirmation pour Nantes (la bouche d'air), Tournai.... et d'autres salles m'ont bien confirmé que c'était dans les tuyaux. 

Enfin, concernant Françoise Hardy, l'info sur un titre signé Jean-Louis Murat que j'avais trouvé sur un forum, est confirmé, notamment ici:   http://www.evous.fr/musique/Francoise-Hardy-Pluie-sans,9108.html
Hélas, le single est signé Calogero...


-   Un petit lien de Belgique: annonce de concert:
 http://www.spectable.be/jean-louis-murat/108750/180946
Jean-Louis Murat (F)
Dimanche 09 Mai 2010
20h00
Botanique
Belgique - Bruxelles-capitale - Saint-josse-ten-noode (1210)
Rue Royale

Les Nuits Botanique
Toujours en marge des courants musicaux actuels, l'Auvergnat reste fidèle à lui-même et expérimente sans cesse de nouveaux styles (acoustique, jungle, électronique, classique, pop,…). Auteur, compositeur et interprète, Jean-Louis Murat mêle tout en simplicité musique et poésie à travers des textes tourmentés, des compositions sobres entrecoupées par des chœurs envoûtants et quelques bruitages significatifs de la vie quotidienne. Il vient de sortir un nouvel album «Le Cours Ordinaire Des Choses» enregistré à Nashville.

Tarifs

(16), 19, 22€



- et pour finir, une nouvelle interview chez Ardisson sur le site de l'INA!  Un camarade nous avait signalé ce site il y a quelques temps... Que ceux qui avaient râté ça, fouillent un peu... (il y a notamment la séquence avec la belle Hardy rosissante!)
http://www.ina.fr/media/entretiens/video/I08253679/interview-jugement-dernier-de-jean-louis-murat.fr.html

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 2 Février 2010

Une belle interview type "carte blanche"...


Propos recueillis par Christian Authier
http://www.lopinion.com/public/lopinion/html/fr/semaine/public.php?article=1
Consulter  l'article sur leur site!              



Vendredi 29 Janvier 2010 n°2913
MUSIQUE
Jean-Louis Murat en liberté
Son dernier album a beau s’intituler Le cours ordinaire des choses, il n’y a rien d’ordinaire chez cet artiste singulier et totalement indomptable. Rencontre avec l’un de nos derniers esprits libres.
Avant sa prochaine tournée qui débute en mars, Jean-Louis Murat était de passage à la Fnac de Toulouse le 21 janvier pour une rencontre afin d’évoquer ses goûts musicaux, littéraires et cinématographiques. Cette manière de rompre avec le ronron promotionnel ne surprendra pas ceux qui l’ont suivi depuis ses débuts. Refusant le formatage industriel, l’auvergnat s’est attaché à construire une œuvre atypique où le meilleur héritage anglo-saxon (pour résumer : l’axe Bob Dylan / Leonard Cohen / Neil Young) croise un classicisme très français à l’image de l’album où il chante des poèmes de Baudelaire sur des musiques de Léo Ferré, ou encore des disques consacrés à la poétesse du XVIIème Antoinette Deshoulières et au plus grand chansonnier du XIXème Pierre-Jean de Béranger. Par la variété de ses inspirations et de ses productions, l’auteur, compositeur et interprète incarne une liberté devenue anachronique qui ne craint pas d’offenser les imbéciles. En célébrant la beauté, le Ciel, les oiseaux, les paradis perdus, les demoiselles, les anges déchus, Jean-Louis Murat bat le rappel des sentiments d’autrefois. «Mon cœur imite les anciens / Chanter est ma façon d’errer», nous dit-il dans Le cours ordinaire des choses.  Ce chanteur errant et enraciné nous enjoint à ne pas jeter aux orties nos amours, nos rêveries et nos espérances. Sa présence comme ses disques sont de puissants réconforts.

Vous avez enregistré les chansons du Cours ordinaire des choses, à Nashville avec des musiciens américains. En quoi est-ce différent que de travailler avec des musiciens français ?
Les musiciens américains parlent moins que les français. Ils réfléchissent moins et jouent plus. Cela ne chipote pas, quoi… Ils sont super professionnels. La grosse différence est qu’ils mettent leur ego dans leur poche pendant le temps de la séance. Cela permet d’aller plus vite. J’avais déjà travaillé à New York. Là-bas, ils sont un peu plus chiants, plus intellos. Ils te cassent les couilles avec Derrida et Jean-Paul Sartre. A Nashville, non.
Certains titres ou refrains de vos chansons sont parfois en anglais, mais envisageriez-vous de chanter en anglais ?
Je l’ai souvent fait, confidentiellement ou dans des concerts, mais dans l’ensemble non. Enfin, je dis non, mais la semaine dernière j’ai enregistré un titre avec Françoise Hardy où je chantais en anglais.

Vous avez fait des albums entièrement consacrés à des auteurs du XVIIème comme Antoinette Deshoulières ou du XIXème comme Baudelaire et Pierre-Jean de Béranger. Aimeriez-vous refaire ce genre de disques ?
Oui, mais c’est le business qui ne suit pas. J’ai pu faire des projets comme ceux-là avant la crise, mais maintenant c’est impossible. Sinon, j’aimerais beaucoup, notamment reprendre des gens pas très connus. Moi qui n’ai pas fait d’études, cela me permet d’en faire par procuration. Pour l’album Ferré / Baudelaire, j’ai passé un an à lire Baudelaire. J’étais incollable… Aujourd’hui, je proposerais de faire un disque sur des textes inédits de Lautréamont avec de super musiciens, je ne trouverais pas une seule maison de disques…

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire cette mini tournée dans quelques Fnac consistant à évoquer vos goûts musicaux, cinématographiques et littéraires ? C’est un moyen de contourner la promo traditionnelle ?
Je n’avais jamais voulu faire les rencontres Fnac, puis j’en ai fait une à Lyon et cela m’a bien plu. C’est une journée de vacances : je fais de la voiture, comme là pour venir à Toulouse. Dans une station-service, j’ai trouvé une réédition cultissime des Pretty Things. Plus un live d’America ! Cela me permet de sortir un peu. Sinon, je suis en studio ou en tournée. Après, voir les gens est sympa, mais ils me demandent en général la même chose que les journalistes.

Vous avez souvent évoqué dans la presse vos goûts littéraires, notamment pour Bernanos, Bloy ou Muray. Qu’est-ce qui vous attire chez ces imprécateurs, ces pamphlétaires ?
Oui, j’aime beaucoup Bloy, Bernanos, Huysmans, Philippe Muray… J’aime leur liberté de pensée, leur rapport au vocabulaire, la musique de la langue. Dans le Journal de Bloy, il y a de véritables trouvailles langagières. Philippe Muray est l’un des meilleurs stylistes français du vingtième siècle. De même pour Bernanos. J’aime les gens qui ne sont ni de gauche ni de droite, mais plutôt d’une sorte d’anarchisme classique. Cela produit les esprits que je préfère. Ils ne sont enfermés dans rien, se remettent toujours en question et sont toujours contre. Bernanos a eu raison sur tout. C’est le seul intellectuel qui se barre de France au moment des accords de Munich, le seul qui se dit : «Je ne peux pas rester dans ce pays à la con». Ils ont des visions hautes. On retrouve cela chez les Camelots du Roi qui incarnent un mélange que j’aime beaucoup : des sortes d’anarchistes de droite qui sont à la fois chrétiens et à gauche des communistes. Ils voient la foi comme un super communisme. C’est une façon de penser qui me plaît et qui a quasiment disparu. J’essaie de la retrouver chez des moralistes, chez des écrivains, mais ils se font laminer : Houellebecq, Dantec, Nabe… Je ne suis pas toujours d’accord avec eux, mais j’aime bien ces gars-là et leur état d’esprit combatif.

Aviez-vous découvert Philippe Muray à travers ses chroniques publiées dans La Montagne non loin de chez vous ?
Je connaissais déjà ses livres. Avant qu’il ne décède, il m’a envoyé une lettre car j’avais parlé de lui plusieurs à reprises en interview. Une fois, j’avais réussi à le caser dans Télérama. Le journaliste ne savait absolument pas qui était Philippe Muray et je lui avais dit qu’il s’agissait d’un auteur incomparable, de notre meilleur moraliste fin de siècle. Ensuite, quand Philippe Muray a fait son disque, j’ai pu faire passer un titre sur France Inter. Là, c’était le bouquet !

L’un de vos premiers albums portait le titre d’un film de John Ford : Cheyenne Autumn. Quels sont les cinéastes qui ont compté pour vous ?
Il y avait aussi la voix de Tarkovski sur ce disque. J’aime les films de Ford, de Tarkovski, les vieux, le cinéma classique, Hawks, Pabst… Tarkovski me semble assez indépassable. Après cela, je ne peux pas aller voir Avatar. A part Kurosawa, je n’ai pas vraiment accroché avec le cinéma asiatique. Je trouve qu’il n’y a rien de mieux qu’un quart d’heure de n’importe quel Laurel et Hardy. J’aime aussi beaucoup l’esprit de Billy Wilder qui représente bien la sensibilité des juifs d’Europe de l’Est qui se sont retrouvés à Hollywood après avoir fuit le nazisme. J’avais lu une phrase de Wilder sur Antonioni à propos duquel il disait qu’il ne faisait pas des films sur l’incommunicabilité, mais qu’il ne savait tout simplement pas écrire de dialogues… J’adore cela ! En plus, c’est la pure vérité. J’aurais aimé connaître Billy Wilder.

On vous avait vu comme acteur dans La vengeance d’une femme de Doillon en 1990. C’est une aventure à laquelle vous n’avez pas donné suite… 
J’en ai gardé un souvenir très désagréable. A cause de Doillon d’ailleurs. On devait refaire un film ensemble, mais j’ai laissé tombé. Parfois, je regrette. Comme pour Michael Haneke. J’ai beaucoup travaillé avec lui puis j’ai abandonné au tout dernier moment car le scénario ne me plaisait pas. Une autre fois, je devais faire des essais avec Lars von Trier. La veille, j’ai dit : «Non, je ne viens pas.» Cela m’attire et me fait un peu peur à la fois car j’aime trop le cinéma classique. Celui qui se fait aujourd’hui ne m’intéresse pas vraiment.
 
Parmi les chanteurs que vous aimez, les grands maîtres comme Neil Young, Leonard Cohen ou Bob Dylan restent-ils des références ou appartiennent-ils au passé ?
Il y a cette idée à la con selon laquelle il y aurait chaque semaine quelque chose de génial ou les nouveaux Beatles. On sait bien que c’est de la blague et que le meilleur de la musique populaire a été fait. Cela ne m’empêche pas de suivre ce qui se passe, mais si quelqu’un de génial émerge, il y a toujours un pote pour vous le signaler. C’est la même chose en littérature. Stendhal, Proust, Montaigne ou Nietzsche font très bien l’affaire. On n’est pas obligé de suivre l’actualité. D’instinct, je vais vers Proust ou Bernanos de la même façon que je vais vers Dylan ou les Stones. Pour moi, c’est la même chose. Dans mon inculture d’autodidacte, j’aime tout mélanger. Je fais ma petite cuisine et elle m’alimente.

Voici quelques jours a été publiée la liste des chanteurs ayant obtenu les plus gros revenus en 2009. En tête, il y a Johnny Hallyday suivi de Mylène Farmer et Calogero. Que vous inspire ce palmarès ?
Je crois que cela a toujours été la même chose. Quand vous lisez le Journal de Flaubert, vous voyez que la plupart des auteurs les plus fameux de cette époque ont disparu. Chaque époque se trompe. Il peut y avoir des exemples où quelque chose d’exceptionnel rencontre le public, mais dans l’ensemble les tocards ont toujours tenu le haut du pavé. Dans son dernier roman, Philip Roth évoque le classement des cent meilleurs écrivains américains fait par l’intelligentsia. Il n’y a ni Faulkner ni Hemingway… Il est donc normal que ceux qui ramassent le plus de pognon en France avec la musique soient des tocards

Dans vos interviews, on a le sentiment que vous aimez choquer le «bobo». Dans un récent portrait paru dans Libération, vous qualifiez le dernier roman de Marie NDiaye de «pissat de femelle», vous traitiez les Verts de «vieux cons» avec un «QI de ver de terre», vous disiez aimer la corrida ou encore éviter soigneusement les bureaux de vote… 
Oui, c’est vrai, je pense cela… Mais quand on le dit, on est mort. On reçoit des milliers de messages d’insultes. C’est ce qui m’est arrivé avec les associations anti-corrida. C’est délirant. Ce n’est pas le goût de la provocation qui me guide. Ce n’est pas parce qu’on a donné le Goncourt à Marie NDiaye que je n’ai pas le droit d’avoir mon opinion. J’ai lu assez d’écrivains pour juger cela insipide. A la limite, il vaut mieux ne rien dire. C’est ce qui est terrible dans l’époque. Elle veut t’intimider. Il faudrait que je sois timide vis-à-vis de ce que je suis, que je ne dise pas que Marie NDiaye est nulle et que j’adore la corrida. Moi, j’emmerde l’époque. Or, plus elle va vers cette chape de plomb et plus j’ai envie de lire Bloy, Huysmans, de vivre… On n’en peut plus d’être obligé de se taire, de ne plus dire que l’on aime le cul des filles, l’alcool ou la corrida. Tout devient répréhensible. Comment fabriquer dans ces conditions des individus représentant un quelconque intérêt, des êtres qui soient d’une matière romanesque ? C’est pour cela aussi que j’aime bien Houellebecq, mais on va le faire taire. La matière romanesque des gens s’évapore. Alors, la vie en société devient insupportable. Pourquoi on aime revoir les films de Georges Lautner ou Touchez pas au grisbi ? Parce qu’on ne trouve plus d’individus comme cela. On a beau aller dans des troquets, les mecs ont le charisme d’un animateur de TF1. Les gens n’ont plus de matière romanesque. La diversité de comportement, de pensée, d’expression a disparu. Il n’y a plus rien. Cela me donne l’impression de rouler avec le frein à main. En fait, il faudrait que je ferme ma gueule ou que je change de métier.


Propos recueillis par Christian Authier
Le cours ordinaire des choses,
Scarlett / V2.
Article paru dans l'édition du Vendredi 29 Janvier 2010

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 2 Février 2010

Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 31 Janvier 2010




Jean-Louis Murat - Black session 1998 (3/3)
envoyé par five-r. -


Apparemment, quelqu'un a pensé que vendre les cd des blacks sessions seraient rentables... bien qu'on les trouve assez facilement  :

http://www.freewebs.com/blacksessions/ 
Mais pour  36 dollars!! C'est un peu cher!
Pour des simples bootlegs, c'est un peu cher, ils en parlaient là en 2007:
http://www.blacksessions.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=53

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 31 Janvier 2010

J'ai pris du retard dans la transmission des infos. Avec l'interview,  j'ai manqué de temps dans la semaine.   Du coup, je mets le gros paquet ci-dessous.  


1) Je n'ai même pas trop suivi l'actualité, mais apparemment Georges, Georges, Georges, Frêches a encore dérappé. Encore une preuve que les français sont des veaux... à réélire des barons type Balkany- pâté pour chien- ... mais je dérape à mon tour....

En soit, pourquoi parler de ça? Parce qu'au niveau polémique, Jean-louis Murat n'est pas le dernier, et qu'un blogueur sur l'affaire Frêches l' évoque : 

 "Les «noirs de l’équipe de France», en surnombre à cause de la «nullité des blancs» ? Une expression maladroite de la pensée généreuse de son auteur, qui aurait voulu dire, en fait, qu’il était anormal que les « Français issus de la diversité», comme on dit pudiquement rue de Solférino, ne puissent réussir que dans la chanson ou dans le sport. Après tout, Jean-Louis Murat avait bien tenu le même discours dans le mensuel de foot de gauche So Foot sans déclencher la même avalanche de reproches…  "
http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/01/georges-freche-ou-le-caillou-dans-la-chaussure/


Voici les propos tenus dans so foot: Vous verrez que le discours de Jean-Louis Murat est assez clair. Même s'il sait qu'il marche sur des oeux, son discours est clairement "sociologique".
5

 l'article complet de so foot :




2) Sur le site DUCLOCK réservoir culturel que j'ai dans mes favoris, une chonique du "cours ordinaire des choses"

"samedi 30 janvier 2010

Jean Louis Murat, Le cours ordinaire des choses

Il y a du banjo dans Le cours ordinaire des choses, oh... trois fois rien, un roll, et puis du violon. On voudrait penser au violon de Scarlet Riviera (la violoniste de l'album Desire de Dylan) quand on s'envole sur La tige d'or, mais non c'est le violon de Larry Franklin et c'est une chanson de Jean Louis, à force de l'écouter on peut l'appeller Jean Louis, pas vrai ? Dans une précédente chronique pour Le Moujik et sa femme, je causais de blues. Ici, alors qu'il enregistre à Nashville avec des musiciens rencontrés sur place, c'est de rock qu'il s'agit. De ce rock dont Gérard Manset causait dans une émission de France Inter dans les années 80. Le texte joue sur la résonance des mots et leur rythme sans oublier le sens, mais sans qu'il se pose en dictat. Et puis c'est du rock à la Murat, mélodique et feutré, faussement désabusé. Je ne voudrais pas m'avancer de trop, mais il me semble clair que Murat compose pour ne pas s'ennuyer, il doit toujours y avoir quelque chose qui lui trotte dans la tête, une mélodie, une phrase... à mettre dans les tuyaux ; ensuite il a sûrement envie de nous causer et voilà sa façon. Un album de chansons reliées entre elles par des ponts suspendus au-dessus du bruit. Le cours ordinaire des choses serait alors une promenade avec son lot de rêverie et de considérations"  DJ DUCLOCK.


3) Autre petite chronique :   http://tostaki.canalblog.com/archives/2010/01/31/16737358.html     :

Jean-Louis Murat

 

murat

En enregistrant à Nashville aux mythiques studios Ocean Way avec des musiciens qui ont travaillé avec James Taylor, Alison Krauss, Willie Nelson, John Fogerty, R.E.M. ou Al Green, l’Auvergnat de la chanson rock que le monde nous envie ne pouvait pas se tromper. Eternellement assoiffé d’expériences, Jean-Louis Murat a trouvé naturel d’y laisser traîner ses souliers en février 2009 et d’enregistrer là la dizaine de chansons qu’ils avaient amenées avec lui. Interprétées par un orchestre constitué de musiciens locaux certainement ravsi de se mettre au service de ce frenchy amoureux de mélodies et de mots à faire glisser dessus, elles bénéficient toutes de cette délocalisation ponctuelle. Chanter est ma façon d’errer insiste d’ailleurs Murat dans le quatrième morceau du disque, mais il va droit au but dans Comme un cowboy à l’âme fresh et copine avec ses vieux démons dans Lady Of Orcival. Ceux qui suivent sa carrière depuis le début, dans les années 80, auront certainement un faible pour La Mésange Bleue en accords piqués et surlignée de slide guitar, et rêveront de grands espaces en écoutant Taïga.

 

Posté par zirkal à 14:02


4)  http://www.nordeclair.fr/Loisirs/Musique/sorties_disques_-_rencontres/2010/01/28/pourquoi-johnny-hallyday.shtml
Nord éclair regrette l'absence de Murat aux Victoires



5) Du côté du blog de Brunet (canada), Chronique de  "la superbe" où l'on apprend que Biolay ne fait pas tourner avec une petite mention de son goût pour Murat
http://blogues.cyberpresse.ca/brunet/?p=917
Dans les commentaires, on apprend que "finistériens" de Miossec n'est pas sorti au canada.

6) Bel article sur Huppert...
http://forcedynamique.blog.fr/2010/01/30/isabelle-huppert-7906991/

"en 2001, elle enregistre un disque en hommage à Madame Deshoulières en compagnie du chanteur Jean-Louis Murat mais le succès n'est pas au rendez-vous. Puis à vrai dire, Isabelle Huppert chante faux ! Dans les génériques de fin des films les soeurs fachés notamment ou dans la Vie Promise , elle n'est vraiment pas doué dans la chanson car sa voix sonne faux..."

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 28 Janvier 2010

Inter-ViOUS et MURAT-, numéro 2:

BAPTISTE VIGNOL

Je vous propose aujourd’hui une interview d’un grand spécialiste de la chanson française : Baptiste Vignol. Auteur de plusieurs livres sur la chanson française dont nous parlerons plus bas, éditeur à la Réunion, nous l’avons découvert ici grâce à son blog « Mais qu’est-ce qu’on nous chante ? ».

BV

 - Alors, bien que né en Tunisie, et grand globe trotter,  vous n'en êtes pas moins d’origine auvergnate. On a tout de suite envie de savoir si cela a joué dans l’intérêt que vous portez à Jean- Louis Murat ? 


B.VIGNOL :   D'origine auvergnate, mais plus précisément de la Limagne. Depuis ma fenêtre, je vois l'antenne du Puy-de-Dôme et, par temps clair, la cathédrale de Clermont-Ferrand. Alors oui, "La neige qui tombe sur Ceyrat a dû être pluie là-bas", ça me parle! Et parfois, ça m'émeut quand je suis loin de chez moi.

 
- Que pensez-vous de son « auvergnatitude » (dont il  joue parfois,  d’autres fois dont il voudrait se débarasser)?

B.VIGNOL : Je ne pense pas qu'il en joue plus que ça. Ce sont souvent les journalistes, toujours à court d'idées et d'imagination, qui lui collent cette étiquette. L'Auvergne, chez Murat, elle est dans son accent, et dans la topographie touffue qu'il injecte dans ses chansons. Probablement pour la musicalité des mots.

FN
- Au chapitre Auvergne, vous co-organisez un « la chanson des livres »,  salon du livre de la chanson francophone à Randan, au Nord de Clermont. Avez-vous essayé de faire venir le régional de l’étape ? Le salon se déroulera 3 jours avant son concert de Murat à Clermont ? Y assisterez-vous ?

B.VIGNOL : Je n'ai jamais essayé de le contacter car je ne me fais pas d'illusion: imaginez-vous Murat assis à une table, entre Marcel Amont et Nicoletta (pour qui j'ai le plus grand respect), en train de dédicacer "Le dragon à cent visages" ou "1451"? C'est dommage d'ailleurs, car il s'entendrait bien avec Ricet Barrier, l'autre régional de l'étape, qui est un bon copain.
 
 
- Oui, effectivement, même si Jeanne Cherhal était aussi présente une année.   

B.VIGNOL : Je tiens à préciser que je ne portais pas un jugement sur Marcel Amont et Nicoletta, loin de là. Jeanne Cherhal est effectivement venue à Randan, comme Olivia Ruiz, Allain Leprest, Jacques Bertin, Julos Beaucarne, Kent, Anne Sylvestre (qui revient cette année), Pierre Vassiliu, bref des gens très respectables.


- Pierre Vassiliu dont Arnaud Fleurent-Didier s'est réclamé l'autre jour à la télé d'ailleurs... Le salon se déroulera 3 jours avant le concert de Murat à Clermont ? Y assisterez-vous ?

B.VIGNOL : Je ne savais pas qu'il se produisait ce soir-là à Clermont. Si je suis encore en Auvergne, cela me ferait plaisir d'y aller. La dernière fois que je l'ai vu, il se produisait en solo à l'Européen, Place Clichy à Paris. C'était fortiche.
 
 

P: Donc sur la dernière tournée... L'avez-vous vu à d'autres occasions? Si oui, que pensez-vous de ses prestations scéniques?

B.VIGNOL : Oh oui! Je me souviens d'un concert au Musée Grévin, où Murat, habillé en costume par sa maison de disques, expliquait que ses chaussures valaient je ne sais plus combien de milliers de francs. Denis Clavaizolle était aux claviers. Il y avait de belles vidéos. Mais le concert avait été très court, à peine une heure. Murat était parti en ronchonnant. Je me souviens d'un autre concert, sensationnel, au Café de la Danse. D'un autre encore dans cette même salle, si je ne me trompe pas. Ça devait être pour A bird on a poire. Et d'un quatrième à la Cigale, je crois, l'un de ses premiers, "en vedette" comme on ne dit plus, à Paris. Il y avait des feuilles mortes sur la scène et Murat portait un pull trop grand pour lui. Claire Denis était dans la salle je crois. Ses prestations sont toujours intéressantes car Murat ne fait pas du copier-coller, tout dépend de son humeur, du moment. Il semble assez imprévisible. On va au show quoi!


assass


- Vous avez été programmateur pour Pascal Sevran durant 3 ans. Là, encore, il n'a jamais été question de  l'inviter?  Il  chante pourtant comme Jean Sablon d'après Dominique A!!

B.VIGNOL : J'aurais adoré, mais mes sollicitations sont toujours restées sans réponse. Il y avait pourtant un décalage intéressant, non? J'ai réussi à faire venir de sacrés bons artistes à La Chance comme Clarika, Vincent Baguian, Rachel des Bois, Jacques Bertin, Polo, Pierre Schott, Gilles Vigneault, Marc Ogeret... Des gens intègres.




- Oui, c'est bien pour ça que je posais la question! J'avais souvenir de cette programmation.

B.VIGNOL : Par contre, je ne savais pas que Dominique A comparait Murat à Jean Sablon! Jean Sablon... Le Bing Crosby français comme on l'appelait en Amérique. C'est forcément un compliment; Dominique A connaît la chanson, à tel point qu'il s'inscrit lui-même dans la lignée de Jean Ferrat. Et puis c'est vrai que Jean Sablon était un des premiers vrais chanteurs de charme!


                                            

- Vous avez écrit un livre "Cette chanson qui emmerde le Front national"  où vous parlez de "Mégret et les pédés".  Bien que le champ "politique" ne soit pas complétement absent dans les textes de JLM ("giscard", "le coup de jarnac"...), c'est quand même une chanson très particulière dans sa discographie, et aussi dans "mustango" que vous avez classé comme un des meilleurs albums de sa décennie ? 

B.VIGNOL : C'est vrai que c'était assez inattendu, entendre Bruno Mégret dans la bouche de Murat, mais cela ajoute à l'écho qu'on en a donné. Le Coup de Jarnac est une belle chanson, à la Renaud, que Julien Clerc a refusée je crois. Giscard ne figure sur aucun enregistrement il me semble. Dommage. Oui, Mustango est un album magnifique, indispensable à toute discothèque qui se respecte. Tout comme le live qui l'a suivi d'ailleurs. Du Murat olympique! Affûté comme un grimpeur colombien.



- Oui, même s'il ne parle plus trop de vélo en ce moment!

 B.VIGNOL : Lui aussi, comme beaucoup, doit être saoulé par les affaires qui chaque année viennent salir le Tour de France... À ce propos, à quand un contre la montre sur le Puy-de-Dôme?


- En fait, le train à crémaillère  le rendra impossible désormais!
 Vous évoquez Renaud. Vous avez écrit un livre sur lui, et placez 3 de ses albums dans votre "best off" des années 80.  Ca m'a fait penser à Manset qui dans un paris match il me semble, citait ces deux chanteurs comme ayant inventé quelque chose. Ils se sont invectivés un peu, mais c'est de la petite histoire... Quelles places ils occupent à votre avis dans l'histoire de la chanson française   et votre panthéon personnel?

B.VIGNOL : Oui, ils se cherchent des poux, on dirait, s'insultent copieusement. Je cultive ce paradoxe-là: mes deux chanteurs préférés se détestent. Je ne savais pas que Manset avait fait cette déclaration. Je suis bien d'accord avec lui. Il existe des chansons de Murat que Renaud aurait pu écrire et inversement. Ils ont tous deux une écriture très académique dans le fond, très poétique. Plus Baudelairienne que Brassenssienne pour Murat, certes!

                                                                          renaud
- Pour parler de la chanson, de la variété ou de la pop, qui semble être votre domaine!, on peut utiliser aussi le terme de musique populaire. Jean-Louis Murat l'a été, mais ne vend plus de disques. Parallélement, il se refuse souvent de se situer dans "la chanson française" dont il dit qu'elle n'existe pas. Qu'en pensez vous?

B.VIGNOL : Je ne comprends pas bien ce qu'il veut dire par là, mais je dois avouer que je ne le comprends pas tout le temps, ce qui ne m'empêche pas d'être porté, touché par ce qu'il chante. Murat est en marge. Sa culture, son intelligence le rendent insolent. Il s'est un peu exclu lui-même du système, non? Et il a bien fait. Bien sûr, il le paie régulièrement, en n'étant pas nominé aux Victoires de la Musique par exemple. Mais JP Nataf, qui a sans doute enregistré le plus bel album de 2009, ne l'est pas non plus. C'est un gage de qualité que de ne pas être nominé aux Victoires.
Concernant les ventes, Murat n'est hélas pas le seul à ne plus vendre ce qu'il vendait. Le marché du disque est mort. Vive la chanson! C'est très inquiétant. Et personne ne semble avoir la solution. Il faudra bien pourtant continuer à vendre de la musique, sans quoi les studios fermeront, les musiciens ne joueront plus, et il n'y aura plus de chanson. Inimaginable. 

 
- Alors vous placez "Clair" avant "Le cours ordinaire des choses"? 
B.VIGNOL : Peut-être parce que Nataf est plus rare que Murat! Ce qui est rare est parfois précieux. Mais surtout, Nataf  a atteint un niveau d'excellence avec cet album, avec le titre Seul alone notamment. Précisons que son précédent CD, Plus de sucre, était également épatant.


- Quel est votre album préféré de Jean-Louis Murat?
B.VIGNOL : Cheyenne Autumn, parce que c'est le premier d'une longue et foisonnante série, que Murat mettait la barre haute et qu'il ne s'est jamais montré désolant, trouvant le moyen de rebondir après chaque demi-déception. Le cours ordinaire des choses, Lilith, Mustango, A bird on a poire... Il fallait les faire tout de même!


- Et  vos chansons préférés?
B.VIGNOL : De Murat? "Le voleur de rhubarbe". Je ne pourrais pas trop vous expliquer pourquoi. Un air du folklore, je trouve. "Le venin" dans Cheyenne Autumn. Et "Nu dans la crevasse". Voilà mon tiercé.

anthologie

- J'en parlais ici il y a peu: il n'y a pas encore de livre consacré à Jean-Louis Murat. Un lecteur m'a dit qu'il n'y avait pas assez d'acheteurs potentiels. En tant qu'éditeur et écrivain, qu'est-ce que vous en pensez? 

B.VIGNOL : Je vais vous confier un secret : j'ai proposé, il y a quelques années, à deux éditeurs de m'y atteler, sur le modèle de ce que j'ai fait sur Renaud dans "Tatatssin", une approche textuelle, thématique, loin de la biographie gnan-gnan, tapageuse. Les deux m'ont répondu qu'ils n'y croyaient pas, en tant que produit... Mais ça finira par se faire! Je veux dire, quelqu'un le fera. 


- Espérons!   Enfin, parlons un peu de vous: quels sont vos projets?  Ecrivez-vous un nouveau livre?
B.VIGNOL : Oui, je suis sur des chantiers, c'est long, fastidieux... Sinon, je m'occupe d'un site photographique plutôt décalé dédié aux lunettes de soleil vintage Alain Delon (www.danslesyeuxdalaindelon.com), et de ma petite maison d'édition à La Réunion où je me suis installé. Savez-vous qu'il y a, sur cette île de l'océan Indien, un plateau qui ressemble foutrement à l'Auvergne, au Cézallier? C'en est troublant, vert et volcanique, nuageux parfois, avec des vaches disséminées ici et là - ce ne sont pas des Salers. Cette région s'appelle la plaine des Cafres. Et son principal village, tenez-vous bien, s'appelle Bourg-Murat! 


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Bourg-Murat!

L'arrière plan est en effet frappant.





























Interview réalisée par mails du 25 au 29/01/10.
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Les principaux livres de Baptiste Vignol dont j'ai présenté les couvertures ci-dessus,  sont édités aux Editions TOURNON. On peut lire leur présentation, des revues de presse et quelques pages de ces livres sur leur site:

http://editionstournon.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=13
http://www.editionstournon.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=3
http://www.editionstournon.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=18

Pour préparer votre voyage à la Réunion ou rêver de votre lit,
http://www.editionsduboucan.com/
La maison d'édition de M. Vignol.

Enfin, son blog où il élabore son palmarés du siècle passé, une décennie après l'autre.
http://delafenetredenhaut.blogspot.com/
et le fameux projet, un peu spécial...
www.danslesyeuxdalaindelon.com

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LE LIEN EN PLUS:

La presse en parle:
- http://www.technikart.com/archives/3354-baptiste-vignol
- http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2214/articles/a339173.html


Merci à Baptiste Vignol pour sa disponibilité.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 28 Janvier 2010

 

3e fois que je vois Marchet en concert (Cluses en 2007, avant Jean-Louis Murat), Frère Animal à St-Priest… et donc, cette fois-ci, dans le cadre d’un festival à la programmation intéressante au Théâtre Ste-Marie d’en bas… Grenoble.

 

Le lieu est plutôt intéressant : une ancienne église classique ou baroque, dans laquelle a été monté dans  la nef  des gradins (avec une architecture métallique, 150 places je dirais). La scène occupe le vaste chœur, cerné de belles colonnes. Le tout mériterait un peu de travaux (moquettes scotchées, sièges un rien bringuebalants)… mais ma foi, on oublie vite. Le bar, mini, cosy, à côté, a un côté rétro et cabaret parfait.

 

Rideau rouge…. Et entrée ratée…  car c’est une sortie… Un ampli récalcitrant l’a obligé à bricoler…et il n’a pas eu le temps de se cacher avant l’ouverture… Ca lui donne l’occasion de débuter avec un peu d’humour… et à ce niveau là, ça n’arrêtera pas de tout le concert. Très drôle, le gars. Mais  un humour un peu particulier, cherchant à titiller le public traité de ploucs, puis de voleurs urbains, et j’en passe ! On ne se laisse pas vraiment prendre par ce personnage hautain, imbu et provocateur, mais le décalage avec les textes des chansons  peut quand même interroger. Il faudrait qu’il reprenne « j’empire » du « Voyage du NOZ » (huez-moi!), il prendrait son pied.

 

Les jeunes filles seront intéressées de savoir qu’il portait  moustache, renforçant son image de Berry’s farmer  et son aspect féminin aussi, car on pense à Freddy Mercury forcement.

 

 

3 musiciens l’accompagnent : le fidèle batteur, un bassiste, et un excellent guitariste occupant aussi le siège du synthé et petites programmations (avec un peu de xylophone aussi).  En fait, Marchet me le révèle après : ce sont des musiciens de Syd matters dont il est très fan  (Florent n’a donné que leur prénom au cours du concert,  mais il s’agit de  Rémi Alexandre, excellent  et Jean-Yves Lozac'h, au charisme d’un musicien de Cranberries... mais cela dit on ne demande pas un bassiste de faire la java !).

 

Après l’entrée ratée, morceau énergique pour débuter. Inédit, peut-être la chanson titre du nouvel album puisqu’on y entend le mot « courchevel ». On a du mal à entendre le texte, avec la voix pas encore chaude et l’énergie du morceau, mais la musique est excellente. Florent est à la guitare acoutisque, et y reste pour le deuxième morceau tout aussi rythmée. Il y est question d’un certain « Benjamin ». Autre inédit. Tout cela démarre sur les chapeaux de roue.

« Mon idole »  arrive ensuite, avec Florent passant au piano à queue. Il se la pète avec son beau piano… mais le son de l’instrument est magnifique, et j’avoue avoir kiffé veugra ses parties de piano, notamment dans certaines parties instrumentales extra. J'ai également beaucoup aimé les choeurs des musiciens sur certains morceaux.

Cette chanson déjà jouée et découvert sur le net est là aussi bien boostée par le groupe. Fera-t-elle partie de l’album ?

Ensuite, on a droit à «mes nouveaux amis » ; puis un autre inédit « pourquoi êtes-vous si triste » (enfin, c’est la phrase qui revient dans la chanson). On retrouve le thème de l’enfance dans cette chanson car le garnement dit avoir 12 ans. C’est la première chanson où Remi se glisse au synthé.

On repart à Levallois-Perret ensuite, chanson du premier album, puis « notre jeunesse » voit florent et rémi reprendre leur guitare. A mon avis, encore un peu de travail à faire sur cette chanson… Ils n’ont répété que 4 jours, et ont donné hier un premier concert à herblay, et fait 10 heures de route pour venir (ils sont passés par où ?)…

 

Les musiciens vont se rafraichir, et Florent, solo, au piano, interprète une trentenaire, au prise avec une vie en dent de scie, une « histoire à l’eau de rose ».  Toutes les chansons sont réellement chantées, pas de talk over, ça tombe bien, on l’attendait peut-être un peu trop là, lui auquel on a tant comparé Arnaud Fleurent-Didier.  Et il faut dire qu’il chante plutôt bien et pour le public,  se tournant au piano, comme un Gilbert Becaud pour attraper l’auditoire.

 

Encore une chanson en solo ensuite, mais cette fois-ci à la guitare,  5e inédit, « qui je suis ? dis moi qui je suis ? ». Plutôt pas mal là encore.

 

Entracte, qui fait l’objet de pas mal de plaisanteries de la part de Marchet (là, il nous traite d’alcooliques…).

 

Après 10 minutes, on repart :

Nouvel inédit ou peut-être deux (un instrumental + une chanson enchainée) : on a droit à une longue introduction avec une guitare électrique de Rémi et un piano de Florent extraordinaire, ça pulse bien.  J’imagine bien cela en introduction du disque… la chanson ensuite m’évoque « gagner l’aéroport »  (de Murat, que Florent avait repris avec Frère animal), mais il est plus question de « perdre l’aéroport » ou de le quitter. « l’avion est en feu » en est peut-être le titre.

 

Morceau nettement moins anxiogène ensuite : « Narbonne plage », Florent toujours au piano. C’est du Marchet pur sucre, l’ambiance familiale, le bonheur qui s’enfuit peut-être bien, les catastrophes en construction. France profonde, français moyens. Comme cette tapisserie à grosses fleurs très 70's devant laquelle il pose. Et ce thème des vacances  souvent présent (cf "les gdes vacances" dans le premier album) : France, été 36,  mais c'est en 2010, et c'est la crise...  

Idem pour la chanson après, un hommage à la famille Kinder, dans lequel même l’ami ricoré, oui, celui du petit déjeuner réussi !, est convoqué. J’apprécie là les jeux variées sur la batterie (classique, percu sur batterie électro type partenaires particuliers...vous voyez, puis encore simplement les baguettes tapées horizontalement sur la caisse claire ).  Sur FB, Florent rigolait qu’il mettait les amplis sur 11, blague du film « spinal tap »... Pour être réellement en adéquation avec ce film, il faudrait changer ce batteur ! Il respire le calme et la sérénité. A vrai dire, ça fait du bien…

 

Ensuite, on l’attendait, il est là : le yuku ! C’est sur « la charrette ». Une chanson découverte sur internet et déjà chanté en concert. Je la pensais issu du projet « frère animal ». Là, encore, une belle orchestration.

« Tous pareils » du premier album en groupe, puis un beau « Rio baril » en piano solo viennent ensuite.

 

Je crois que c’est là qu’intervient le premier rappel pour un « je n’ai pensé qu’à moi », du premier album. Non, c’était le deuxième rappel déjà… Florent se lâche bien, faisant ce mouvement assez caractéristique :  le buste penché à la Neil Young,  la jambe gauche partant en vrille…  peut-être avec le but de chasser des mouches.

 

« Je m’en tire pas mal » pourrait peut-être être sa conclusion pour ce concert de rodage ! D’ailleurs, ce titre est semble-t-il rajouté en dernière minute, Florent se trompe sur le texte et recommence. D’ailleurs, il interprète ce titre en solo avec le batteur, comme les deux suivants : « les grandes écoles » et « la chance de ta vie ».  Je prends un peu moins de plaisir du coup à cette partie plus acoustique, surtout du fait des titres qui ne sont pas mes préférés à  vrai dire. Néanmoins, l’ambiance est là et la soirée se termine sur un joli succès.

 

 

Vraiment sympa de découvrir les nouveaux titres qui m’apparaissent très réussis et abordables à la première écoute. Ils ne semblent pas qu’il y ait une révolution musicale et textuelle dans l’album, mais au 3e, il s’agit plus de confirmer par le fameux, l’incontournable, oui, il est là, le voici, « l’album de la maturité »,  que de se révolutionner. Je retiens aussi le pied terrible à l’écoute de son piano, moi qui serait plutôt guitare (je me suis dis du coup que j’irais bien voir Sheller, en solo,   cet été au Palais idéal).   

 

 

Après le concert, Florent Marchet est disponible au bar  pour dire un gentil mot et signer un petit mot amical.

 

C’est malgré tout pour une mauvaise nouvelle : l’album ne sortira pas de si tôt, mais un 4 titres viendra présenter l’album au printemps. Ah, les gens du marketing, quelle belle invention ! Mais.. Mais… Florent rajoute qu’il se mettra rapidement à écrire un nouvel album car il a retenu la leçon ! Il a  encore le soutien d'une maison de disque et  c'est un bel exploit. On retrouvera aussi sur sa plume grâce à quelques collaborations: Axelle Red (avec Manset!), Dominique Fidanza... après avoir travaillé avec La Pirate et Clarika.


Pierrot  

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 26 Janvier 2010


Jean-Louis Murat Saint-amant vs La vengeance d'une femme
envoyé par five-r. -

Cette vidéo a été supprimée de dailymotion... copyright? je ne sais pas puisque le précédent extrait est toujours là. Vous pouvez toujours me contacter.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 26 Janvier 2010


1) Dernier reportage au Sancy: belle image du guery, et  ski de fond à Orcival...




2) 1990-2010 : c'est les 20 ans de "PESSADE 90".... une petite visite au village pour l'occasion:




LE LIEN EN PLUS :


http://delafenetredenhaut.blogspot.com/
Baptiste Vignol continue ses classements... et retourne dans les années 80: C'est cette fois Le manteau de Pluie qu'il met à l'honneur.  Comme Gérard Manset,   il apprécie Murat et Renaud. 
Ca m'a fait plaisir de voir le Ferrat 80 que j'ai écouté beaucoup à l'époque, à 7/9 ans. 

Si vous avez envie de poser une question à Baptiste Vignol, laissez là en commentaire. -Si je la trouve intéressante!!-, nous la lui poserions car il a accepté de nous parler de Murat dans l'interViOUS et Murat N°2

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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