Publié le 13 Janvier 2010


La liste des nommés est sorti ce jour...  On le sait, il n'est pas très partant pour participer...alors que c'est l'occasion unique de jouer live en prime time... et de marquer les esprits (cf  Dionisos)...  mais que "les professionnels de la profession"  ne reconnaissent pas son album, alors qu'un grand nombre d'articles de presse le conseillait comme le  meilleur album de l'année... Bon, la profession se faisant tapper dessus tout-au-long de l'année par Jean-Louis Murat n'a pas forcement envie, j'imagine, de voter pour lui...

La liste des nommés par ordre alphabétique  -les catégories seront connus fin janvier:
- Air
- Amadou et Mariam
- Archimède
- Alain Bashung
- BB Brunes
- Bénabar
- Benjamin Biolay
- Birdy Nam Nam
- Francis Cabrel
- Calogero
- Coeur de Pirate
- Etienne Daho
- Vincent Delerm
- Dominique A
- Cesaria Evora
- Helmut Fritz
- Charlotte Gainsbourg
- Jean-Jacques Goldman
- Grégoire
- David Guetta
- Johnny Hallyday
- Alexis HK
- Indochine
- Izia
- Kery James
- Salif Keita
- Laurent Konrad
- Kool Shen
- La Fouine
- Marc Lavoine
- Emily Loizeau (prix Constantin 2009)
- Olivier Lubeck
- -M-
- Maurane
- Olivier Megaton
- Sébastien Merlet
- Ariane Moffatt
- Pascal Obispo
- Valérie Pirson
- Pony Pony Run Run
- Oxmo Puccino
- Fabien Raymond
- Revolver
- Olivia Ruiz
- Mohammed Sadeghin
- Patrick Savey
- Keith Schofield
- Shaka Ponk
- Charlotte Silvera
- Sliimy
- Rachid Taha
- Tryo
- Wax Tailor
- Yodelice

Sur ce site, sont listés les grands absents:
http://aucommencementetaitlerock.blogs.letelegramme.com/archive/2010/01/12/victoires-de-la-musique-2010-54-artistes-en-lice.html
Si certains paraissent incontournables (Izia pour son premier album, Benjamin Biolay pour "La Superbe"), d'autres artistes comme Coeur de Pirate, Grégoire ou David Guetta laissent plutôt perplexes d'autant que, dans un même, la sélection a fait l'impasse sur quelques noms. Et les bons albums qui vont avec. Citons par exemple Jp Nataf, Eiffel, Dahlia, La Blanche, Murat ou Da Silva. Dans la catégorie DVD, on note l'absence des Wriggles.


A part ça... Murat n'est pas réapparu dans le classement des meilleurs ventes...
http://www.disqueenfrance.com/fr/page-256595.xml  (et quand on y voit ce qu'on y voit!)... Sur un blog, quelqu'un parlait du "cow boy à l'âme fresh " comme d'un tube...Je lui ai fais part de mon étonnement:  en fait, il m'a dit que la chanson est diffusée sur  RADIO NOVA! Ah, alors là, oui, je dis, c'est un tube... 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 12 Janvier 2010



On avait vu à une autre époque que la musique de Jean-louis Murat faisait partie (c'est un projet des Francofolies de la Rochelle) d'un coffret pédagogique destiné aux élèves du primaire. 

On sait aussi qu'il est très fier d'avoir sortie du néant Miss  Deshoulières (un doctorat avait été fait à la suite d'un album)... et avec 1829, on sentait qu'il voulait refaire le même coût avec Béranger... Ca n'a pas eu le même succès (il est vrai que l'adéquation entre le texte et la musique était moins réussie qu'avec Huppert)... Néanmoins,  les profs d'histoire peuvent faire appel au disque.

Voici l'article qui m'a alerté:
http://histoire-geo-premiere.blogspot.com/2010/01/la-legende-napoleonienne-en-chanson-au.html


Il renvoit au site suivant où deux chansons sont analysées:
http://lhistgeobox.blogspot.com/2009/01/132-pierre-jean-brangerles-souvenirs-du.html

http://lhistgeobox.blogspot.com/2009/11/cinq-mai-une-chanson-autour-de-la.html

Une troisième chanson figure sur le site:   le coup de jarnac, (avec LUCIA dont on attend toujours des nouvelles) que  je ne résiste pas à copier :

Dans cette chanson de 1998, Jean-Louis Murat s'intéresse à la mémoire de François Mitterrand, président de la République pendant deux mandats et décédé en janvier 1996. Personnage complexe et fin stratège politique, Mitterrand fascine les artistes, les chanteurs en particulier (Renaud consacre sa chanson "Tonton" à Mitterrand; Barbara écrit "regarde" le 12 mai 1981 pour fêter la victoire du président socialiste).

 

Ici, le chanteur auvergnat s'intéresse plus particulièrement aux obsèques du président et à la mémoire de celui-ci. Dans son testament, il écrit « Une messe est possible ». En fait cet agnostique, fasciné par la question spirituelle, aura même droit à deux messes, le 11 janvier 1996. L’une, officielle, à Notre-Dame de Paris, présidée par le cardinal Jean-Marie Lustiger rassemble les dirigeants politiques de la planète; l'autre à Jarnac, la terre de son enfance, où sont célébrées les obsèques privées et où apparaissent, pour la première fois en… public, les « deux » familles, la légitime et l’illégitime formée par Mazarine et sa mère.

François Mitterrand repose dans le caveau familial, à Jarnac. Murat intitule d'ailleurs son titre "le coup de Jarnac", en référence à la célèbre expression d'origine historique dont le Littré disait: « Gui de Chabot Jarnac, dans un duel, le 10 juillet 1547, fendit d’un revers de son épée le jarret à son adversaire François de Vivonne, seigneur de la Chateigneraie. Ce coup fut trouvé très habile et fournit une expression proverbiale, qui a pris un sens odieux; mais c’est un tort de l’usage, car le coup de Jarnac n’eut rien que de loyal, et le duel se passa dans toutes les règles de l’honneur."

Une expression qui correspond très bien au défunt président, roué et imprévisible, capable de désarçonner n'importe quel interlocuteur.

"Le coup de Jarnac" Jean-Louis Murat (1998).

 


Quel est ce deuil sur nos âmes                                     

Un mammifère sur le chemin

Un impromptu immémorable

Dans l'antichambre du destin


Dans le pays quelle chamade

Pour la mort d'un florentin

Quel est ce deuil sur nos âmes

Quel est ce deuil qui nous tient


 

 

Charmé par le souci de l'âme

Comme Osiris, chacun vient

Toucher l'éventail de flammes

La truffe du labrador câlin


C'est à ou  ta Nation, la communarde

Qui pleure à la fin du roman

Heure où chacun est de passage

Où se dénoue le grand tourment

   


Voilà le vertige peu banal

Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre délices étincelants

                                                     ou  

Voilà le vertige peu banal

Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre des lys étincelants



Ce soir, un peuple, seul à la table

Éprouve un désir très chrétien

Pour l'idée vierge, la clocharde

Que tu connais, que tu connais enfin

 

Quel est ce deuil sur nos âmes

Est-ce bien le deuil auquel tu tiens ?


 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 12 Janvier 2010



Pour suivre l'actualité et le débat autour d'Arnaud Fleurent-Didier, la rencontre sympa de 4 critiques qui débattent de la reproduction,  de N. Fernandez (oui, c'est pas parce que t'as chanté dans le même micro que Manset que tu l'es devenu...) et hommage à Lhasa...

http://www.telerama.fr/musique/les-sonos-tonnent-10-arnaud-fleurent-didier-nilda-fernandez-et-lhasa,51377.php

Intéressant le débat sur le plagiat... (on l'avait évoqué aussi pour Biolay).


Concernant Mano Solo, je l'avais vu sur quelques titres lors d'un festival au moment de la "marmaille nue"... c'était superbe. Par la suite, j'avais écouté énormément le disque... notamment à en connaitre par coeur au moins 5 chansons... que je chantais dans ma voiture alors que mon autoradio était en panne... Il y a 10 ans presque jour par jour j'y pense maintenant. La suite ne m'avait pas attiré... Il reste pour moi l'homme d'un cri, d'un album...

Je vous propose de lire l'article de Jean Théphaine (qui a fait une petite pub pour la tournée de Jean-Louis)... et le commentaire à celui-ci de Fred Hidalgo... J'ai trouvé tout cela assez émouvant de la part de ces deux personnes (qui ont perdu leur revue... mais garde la foi en la musique...).


http://touteslesmusiquesquejaime.over-blog.com/article-mano-solo-la-fin-du-combat-42730601.html


LE LIEN EN PLUS:

- NOÏ : http://www.myspace.com/noirock
Ce Monsieur Suisse écoute en ce moment le "cours ordinaire des choses"... et aime la langue française... c'est ce qu'il dit . Il cite Jean-Louis Murat comme une référence sur le myspace...   C'est assez rock...

- Biolay interprète "avec le temps" sur myspace (et "le temps des cerises"... et d'autres inédits).

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Janvier 2010

Article réédité le 11/11/2025

 

Dans le chat de Telerama.fr le 14 mai 2008, voici la question à laquelle répondait Jean-Louis Murat.... l'occasion de découvrir un nouvel artiste....



Helmut Hard (de Dijon)
Quelle est la chanson que tu chantes le soir pour endormir Justine et Gaspard ?
Jean-Louis Murat
Pour Gaspard, c'est "Ainsi font les petites marionnettes". Justine, c'est plutôt "A very extraordinary sort of girl", de Gilbert Sullivan. 

 


Perso, ça ne me disait rien... mais sa chanson  "get down" est bien sûr un mégatube (ci-dessous)... reprise par Tom Jones.

 

 

Le site de l'artiste (qui a démarré avec Rick Davies, avant Supertramp):

https://www.gilbertosullivan.co.uk/


Mais voici la fameuse chanson:

 

Une chanson moyennement douce... mais  on peut imaginer très bien ce que peut en faire et ce qu'elle représente pour  un papa... 


Ça m'a refait penser à ça, cette petite chanson pour enfant, petit morceau caché d'un CD rom Libération (moi, je l'ai!):  

 

 

 

 

 

Quant à "ainsi font font font les petites marionnettes",  ça peut donner ceci:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #le goût de qui vous savez

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Publié le 10 Janvier 2010

Je ne l'ai pas vu... mais à la lecture de la critique de Télérama et à l'écoute du masque et la plume, je me suis dit que ça méritait peut-être d'en parler. "bright star", le nouveau film de Campion raconte un épisode de la vie du poète anglais Keats. Je pensais que c'était un des poètes  dont Carla Bruni avait chanté des poèmes dans son deuxième album, mais ce n'est pas le cas, mais on peut trouver d'autres rapprochements. 
 

Sur Wikipedia, il est dit de Keats: Chantre de la nature sauvage synonyme de liberté et de pureté (Ode to Autumn - Ode to a Nightingale) et revendiquant la primauté de la sensation (Ode on Melancholy), John Keats est aujourd'hui considéré comme un des poètes emblématiques du romantisme anglais. Il s'est attaché aussi à d'autres thèmes romantiques comme la solitude (Hymn to Solitude), le goût pour le Moyen-âge (Isabella - La Belle Dame sans Merci) et pour le folklore (The Eve of St Agnes) tout en conservant l'attachement aux mythes classiques. 

Cette poésie de la sensation, ce chant de la nature, est bien sûr tout-à-fait conforme à l'inspiration de Jean-Louis Murat, même le "romantisme" n'est pas son "école " préférée.   Le film tente apparemment avec des plans de toute beauté, de filmer ses sensations (nature en fleurs, course des saisons).

Le film raconte l'amour impossible de Keats et de sa voisine, impossible du fait des règles sociales. 
Déjouant les pièges de la reconstitution historique, Jane Campion a réussi l'exploit de filmer la poésie de façon poétique. Chaque plan est composé comme un tableau aux touches légères. Peu à peu, sans jamais forcer le trait du fil narratif, la réalisatrice va accompagner l'éclosion des sentiments jusqu'au moment où les coeurs vont s'embraser portant l'amour à incandescence écrivent les échos (excellent journal de cinéma!). Il n'y aura pas d'amour physique, de sueur, comme parfois chez Murat...  mais.... "joute verbale où la défiance apparente masque déjà, sans doute, le désir qui monte"  (Télérama).  Je pense là à l'utilisation du vouvoiement auquel tient tant Jean-Louis....

Autre point de rapprochement avec notre auvergnat dans le Télérama qui parle de la poésie de Keats: si musique il y a chez keats, elle est languissante, elle tend vers le silence. Incarner la mélodie et la beauté du rossignol tout en montrant combien elle affligle, voilà ce qui donne par exemple toute la la force  et l'incroyable maturité de la fameuse ode à un rossignol entendue dans le film (Jacques Morice). Est-on tout prêt de la mésange bleue?   Ce poème le-voilà:

Ode à un rossignol

 

(in Les Odes,

trad. Alain Suied, Éditions Arfuyen)

 

Mon cœur souffre et la douleur engourdit

Mes sens, comme si j’avais bu d’un trait

La ciguë ou quelque liquide opiacé

Et coulé, en un instant, au fond du Léthé :

Ce n’est pas que j’envie ton heureux sort,

Mais plutôt que je me réjouis trop de ton bonheur,

Quand tu chantes, Dryade des bois aux ailes

Légères, dans la mélodie d’un bosquet

De hêtres verts et d’ombres infinies,

L’été dans l’aise de ta gorge déployée.

 

Oh, une gorgée de ce vin !

Rafraîchi dans les profondeurs de la terre,

Ce vin au goût de Flore, de verte campagne,

De danse, de chant provençal et de joie solaire !

Oh, une coupe pleine du Sud brûlant,

Pleine de la vraie Hippocrène, si rougissante,

Où brillent les perles des bulles au bord

Des lèvres empourprées ;

Oh, que je boive et que je quitte le monde en secret,

Pour disparaître avec toi dans la forêt obscure :

 

Disparaître loin, m’évanouir, me dissoudre et oublier

Ce que toi, ami des feuilles, tu n’a jamais connu,

Le souci, la fièvre, le tourment d’être

Parmi les humains qui s’écoutent gémir.

Tandis que la paralysie n’agite que les derniers cheveux,

Tandis que la jeunesse pâlit, spectrale, et meurt ;

Tandis que la pensée ne rencontre que le chagrin

Et les larmes du désespoir,

Tandis que la Beauté perd son œil lustral,

Et que l’amour nouveau languit en vain.

 

Fuir ! Fuir ! m’envoler vers toi,

Non dans le char aux léopards de Bacchus,

Mais sur les ailes invisibles de la Poésie,

Même si le lourd cerveau hésite :

Je suis déjà avec toi ! Tendre est la nuit,

Et peut-être la Lune-Reine sur son trône,

S’entoure-t-elle déjà d’une ruche de Fées, les étoiles ;

Mais je ne vois ici aucune lueur,

Sinon ce qui surgit dans les brises du Ciel

à travers les ombres verdoyantes et les mousses éparses.

 

Je ne peux voir quelles fleurs sont à mes pieds,

Ni quel doux parfum flotte sur les rameaux,

Mais dans l’obscurité embaumée, je devine

Chaque senteur que ce mois printanier offre

à l’herbe, au fourré, aux fruits sauvages ;

à la blanche aubépine, à la pastorale églantine ;

Aux violettes vite fanées sous les feuilles ;

Et à la fille aînée de Mai,

La rose musquée qui annonce, ivre de rosée,

Le murmure des mouches des soirs d’été.

 

Dans le noir, j’écoute ; oui, plus d’une fois

J’ai été presque amoureux de la Mort,

Et dans mes poèmes je lui ai donné de doux noms,

Pour qu’elle emporte dans l’air mon souffle apaisé ;

à présent, plus que jamais, mourir semble une joie,

Oh, cesser d’être - sans souffrir - à Minuit,

Au moment où tu répands ton âme

Dans la même extase !

Et tu continuerais à chanter à mes oreilles vaines

Ton haut Requiem à ma poussière.

 

Immortel rossignol, tu n’es pas un être pour la mort !

Les générations avides n’ont pas foulé ton souvenir ;

La voix que j’entends dans la nuit fugace

Fut entendue de tout temps par l’empereur et le rustre :

Le même chant peut-être s’était frayé un chemin

Jusqu’au cœur triste de Ruth, exilée,

Languissante, en larmes au pays étranger ;

Le même chant a souvent ouvert,

Par magie, une fenêtre sur l’écume

De mers périlleuses, au pays perdu des Fées.

 

Perdu ! Ce mot sonne un glas

Qui m’arrache de toi et me rend à la solitude !

Adieu ! L’imagination ne peut nous tromper

Complètement, comme on le dit - ô elfe subtil !

Adieu ! Adieu ! Ta plaintive mélodie s’enfuit,

Traverse les prés voisins, franchit le calme ruisseau,

Remonte le flanc de la colline et s’enterre

Dans les clairières du vallon :

était-ce une illusion, un songe éveillé ?

La musique a disparu : ai-je dormi, suis-je réveillé ?


... Non, je ne vois pas trop d'influence dans l'écriture de Murat... même si le terme "lethé" est utilisé dans un "inédit"... 

Autres pistes: mise à part le fait qu' un des acteurs était un de ceux qui jouait le rôle de Dylan dans le film 'i'm not there", Campion a comparé Keats à la fois à  Nick Drake et à Kurt Cobain...

Enfin, autre élément qui m'a frappé... une séquence avec des papillons...

  Fanny a capturé des papillons, comme pour emprisonner le bonheur du printemps. Elle s'enferme avec eux dans sa chambre, mais les insectes meurent, comme privés d'air. Image frappante, allégorie prophétique du chagrin à venir. On n'en dira pas plus, si ce n'est que les poètes n'ont pas forcément une espérance de vie supérieure à celle des papillons.

La force du film est de provoquer chez le spectateur une puissante empathie. S'agit-il pour lui, à la vision de Bright Star, d'éprouver les sentiments contrastés, joie puis désespoir intense, des deux protagonistes ? Ou, plus sûrement encore, de se souvenir à travers eux de son propre vécu, des enthousiasmes affectifs et des chagrins passés, de ces moments précieux d'hypersensibilité qui ont semblé décupler son rapport au monde ? Quel spec­tateur quittera la salle sans rêver de les ­revivre à nouveau ? Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l'amour.
http://www.telerama.fr/cinema/films/bright-star,385929,critique.php


Un film qui nous dit "il faut aimer"... ah, ça donne envie... Je cherche une babysitter!



Le lien (4) en plus:

- http://bibliobs.nouvelobs.com/20071017/1085/baudelaire-c-est-extra
Murat parle un peu de Baudelaire... et se lâche (au temps de Ferré-Baudelaire)... Comme quoi, il s'était déjà lâché à critiquer ferré et Brassens.

Et là:
http://www.lexpress.fr/culture/livre/qu-avez-vous-lu-jean-louis-murat_810102.html   :

Qu'avez-vous lu, Jean-Louis Murat ?

Par Baptiste Liger (Lire), publié le 01/05/2005

«Je crois que tous les livres ramènent à Marcel Proust! Il y a tout, chez lui, et tous les sens sont rassasiés. J'ai d'ailleurs passé une dizaine d'années avec un de ses livres à portée de main, et une bonne partie de ma bibliothèque lui est consacrée. Je traque toujours tout ce qui touche à lui. Je lis également beaucoup de poésie, mais je préfère les poètes secondaires, la poésie un peu bancale. Charles d'Orléans et Henri de Régnier me séduisent davantage que Rimbaud, Verlaine ou Baudelaire. La poésie du XXe siècle ne me touche pas tellement. Michaux ou René Char me tombent des mains! J'aime mieux me replonger dans la lecture des chansons de Pierre Jean de Béranger, dont je viens de faire un album de reprises. Il faut d'urgence rééditer ses textes! Au XIXe siècle, c'était une star, admirée par Victor Hugo, Goethe ou Lamartine. Il a été complètement autodidacte, comme moi, et il est devenu l'un des plus grands poètes du XIXe siècle. La richesse de son écriture n'a rien à voir avec le niveau de la chanson française d'aujourd'hui, qui illustre bien l'échec de l'Education nationale. Les textes ne disent rien, on remplit des cases avec des mots, comme s'ils étaient innocents...

Quand j'écoute la radio, je deviens dingue. On a l'impression de vivre pendant l'entre-deux-guerres, lorsque les vedettes de la chanson n'étaient autres que les pétomanes...

Le niveau du roman français contemporain, c'est pareil. Récemment, il n'y a guère que Philippe Muray et Renaud Camus qui m'aient semblé de vrais défenseurs de la langue française. Par contre, je ne lis pas beaucoup de littérature étrangère. J.M. Coetzee a été un choc de lecture, Jim Harrison aussi - même si, à mon avis, il n'est pas un écrivain majeur. Ah... j'oubliais Nabokov!»


Au bout du compte, et à la lecture de ses deux derniers articles... je me dis que j'ai peut-être fait fausse route en parlant de Keats et de Campion!


- Pour faire suite à la discussion sur les textes et le sens, en relisant le chat de TELERAMA.FR, je suis tombé là dessus :
isobelferper
J'écoute peu de chansons francaises parce que j'ai souvent l'impression d'en avoir fait le tour en 2 ou 3 écoutes, mais je peux écouter et réécouter vos disques sans comprendre le sens du texte, juste des bribres. Du coup les chansons gardent une part de mystère. Est ce que cela vous gêne qu'on écoute vos chansons juste pour la mélodie, le son de la voix et une vague idée de ce que raconte la chanson ? 
Jean-Louis Murat
Je suis un pur produit de la passion pour la musique anglo-saxonne. J'ai passé de longues années à écouter des 45-tours dont le charme irrésistible supposait que je ne comprenne pas un seul mot. Je pense qu'une partie de la chanson française des années 1980-1990 aux textes quasi incompréhensibles vient de cette particularité qu'est le yaourt, Bashung étant le maître en yaourt et en texte incompréhensible, mis au forceps sur ce charabia. Je suis dans ce no man's land où la sonorité des mots est plus importante que leur sens. C'est ça, le colonialisme culturel. 
http://www.telerama.fr/musique/tchat-avec-jean-louis-murat,28796.php



- Encore une interview de Dominique A citant Jean-Louis Murat à propos des synthés 80's.
http://www.mots-et-sons.com/2010/01/dominique-a-la-possibilite-dune-rencontre/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 10 Janvier 2010


Allez, c'est ce que je me suis décidé à faire vendredi soir... et forcement, j'vous invite à partager mes impressions... désolé... ... Vraiment, je pense que ce n'est n'importe quoi cette époque où dès qu'on fait quelque chose, ou qu'on ressent quelque chose, il faut qu'on en parle sur Facebook ou qu'on crée un blog... n'importe quoi... ... en plus, c'est longuet... longuet...


1) Biolay:

Bon, ça commence par la Superbe… Titre long, normalement fort vu les longs violons longs de l’hiver (piqués chez les Smiths…je connais mal les Smiths mais on m’a orienté)… mais qui m’ennuie un peu… sauf le final : les fusées qui partent, le saxo… même si le texte ne me parle pas trop… non mais c’est vrai ça… à l’école, on m’a appris de ne pas répéter les mots comme ça… Oui, ça allitère… mais marre des serpents qui sifflent sur ma tête….

 

 


15 août apparait au premier abord moins roboratif… Le titre peut apparaitre un peu répétitif… et puis… « teu » « teuf »  prononcés par le chanteur… quelques petites onomatopées, une voix de femme…. J’ai lu qu’il chantait sur cet album, juste un peu sur cette chanson…

 

3e titre : 3e ambiance, là : reggae à la machines. C’est Padam. Un peu étonnant… là, encore, il s’amuse comme un petit fou à la programmation : les effets sont variés…et c’est loin d’être répétitif malgré le gimmick centrale…

 

Miss catastrophe : intro d’enfer (2 minutes) … en deux temps… toujours avec de la programmation, mais aussi du saxo… Le premier grand moment du disque… J’adore là encore les petits pastilles, ou fusées électro, les petits bruit de fusils silencieux qui partent… même si l’allitération en s, encore une fois, ne me plait que moyennement.

 

L’héritage… Ah, une vraie chanson, piano, avec du vrai chant… et le thème qui va bien, qui plait à maman… et qui touche forcement quand on pense à l’enfant… mais bon sang ! mais je rime !! …. Et en plus, les cordes se mettent à pleuvoir… faudrait pas me tirer les larmes… Et encore une invention d’arrangement avec l’utilisation de la theremine :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A9mine

le plus ancien instrument de musique électronique….  Au départ, j’ai pensé à un son de scie musicale !

 



Allez, séchez les yeux…. Un titre pop…. A la Marc Lavoine un peu énervé… Là encore, le piano derrière est la petite touche du Monsieur   Bahlsen de l’arrangement…

 

Et sur un fondu enchainé de sirène de pompier…. On passe au titre suivant Night shop… Assez Beatles je trouve…. D’ailleurs, ça doit en parler :  il évoque un chant de fraises…. Là encore, bel émotion… cordes…. Et là, le Monsieur plus, qu’est-ce qui sort de sa manche ?  Une trompette piccolo , et l’on termine sur la sirène qui s’enfuit…

 

Et c’est déjà reparti… une chanson plus simple pour respirer… avec guitare sèche… percu… simple… et pourtant… là, encore, c’est un petit bijou…

 

« Sans viser personne » …. Un air assez magnifique…. Il parait que ça parle de politique… c’est ma foi vraie… « il n’y a plus de gauche »… ah, oui, c’est normal que ça m’émeut… Ca me fait penser que j’ai failli le croiser au PS du Rhône, le biolay…

 

Rupture  jazzsystique…. Encore une intro de plus d’une minute…. J’aime pas qu’on me parle de toxicomanie…et je regrette un peu ce thème…  après ton héritage, je trouve ça malvenu… même si cette chanson un peu particulière dans l’album permet une belle respiration « asphyxiée ».

 

Retour brutal à la programmation… Jolie voix de Jeanne…. C’est bien sur le texte le plus évident et qu’on écoute  et comprend… J’adore… excellent rythme… et quand on a écrit un post it une fois dans sa vie à quelqu’un, qu’on a été touché par la séparation… c’est forcement touchant… Là encore, le truc bien vu : chanter  les parenthèses et les écritures, les ordonnances et les recettes… l’accélération, puis la rupture brutale et inévitable..  Imparable… même si, en lisant la chronique du film « 5*2 » de F. OZON (qui passe sur Arte mercredi 13), je me dis que ce dernier arrive à raconter la même histoire mais avec nettement plus d’originalité. 

 

 

…. Ca passe vite…. Faut changer le disque…

 

 

Tempo rapide… Titre pop et tubesque… mais manquant un peu de charme… Faudrait que j’arrête de  penser à Marc Lavoine… A mettre au crédit de Mr plus :  le petit joke d’intro et le synthé vibrant

 

3e grande intro du disque… trop courte presque… Back in the 80’s au son de la basse imparable… Cette fois-ci, ça m’a fait penser à un de mes titres préférés «juste live heaven »  de Cure…

et là, j’aime sa voix…Il chante vraiment et la pousse un peu (« mon cœur »… ). Le pont est vraiment une œuvre historique de reconstitution que ne désapprouverait pas le découvreur de Lucie Yves Coppens … Un de mes titres préférés….  Tant pis pour ceux qui connaissent tout par cœur et qui mitraillent les références… Moi, je reconnais juste l’époque…et ça me convient…

 

Tout ça me tourmente…. Il pleut sur cette chanson… ça clapotte… mais ça ne capotte pas… la voix de Jeanne intervient encore en choriste…. Tout ça m’emporte… tout ça me tourmente…  beau.. beau… Guitare à droite contre piano à gauche  à la fin…

 

La bascule sur la techno du titre suivant est un peu brutale… jusqu’au refrain qui est réussi.. même si j’aime moins les couplets… C’est « assez parlé de moi »… Assez tubesque je pense…. Même si ce n’est pas trop mon truc…

 

Encore un petit reggae…  qui passe au ska endiablé sur le couplet… sans enchainement… Pas mon titre préféré… J’ai passé l’âge du pogo faut croire… C’est « Buenos aires »… un sample d’un vieux chanteur…  et petit pont intéressant pour franchir l’océan… Il nous fait son Tostaki ou quoi ? …. Passons….

 

Guitare sèche et pourtant limpide soigne mon oreille…  c’est « raté » et c’est réussi. On m’a dit que ça ressemblait à Mustang de Jean-Louis Murat… Mouais, c’est vague… Jaconelli, le vieux complice, joue bien de la guitare.. D’ailleurs, on ne sait pas trop quel part il prend dans la réalisation… Elle ne doit pas être négligeable. J’avais bien aimé son travail sur le « taxi europa » d’Eicher.

 

Lyon presque ile…  Pour un lyonnais comme moi, c’est un peu décevant… et un texte un peu terre à terre et trop explicite à mon gout… Et il nous avait déjà fait le coup du « retour »… et là, il n’y a pas de chorale d’enfant d’enfer pour clore le tout… Là, c’est un quatuor, et une trompette…. Oui, c’est pas mal… Je pense un peu au « rendez-vous » d’Eicher sur son dernier album (écrit par Raphael).

 

Le titre suivant retourne à une ambiance que j’apprécie… « Mélancolique »….  J’adore…Là, Biolay sort du placard : un flugelhorn…Ca ressemble à un nom de montagne de l’oberland bernois.. mais c’est une trompette… le bugle, c’était son instrument au conservatoire, d’ailleurs, c’est bien lui qui en joue ! 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bugle

 

« reviens mon amour »… Encore un titre pop variété… un peu trop facile à mon goût… Pour ça, j’ai la radio… Bon, c’est assez dansant… Un titre idéal pour danser sur la piste du camping des flots boeux avec son grand amour des vacances… Pour le coup, je prends une dose de nostalgie sévère…

 

Le titre suivant semble sortie d’ « à l’origine »… « jaloux de tout »…  très gainsbourien…. Le titre finit quand même par m’emporter sur la fin… enfin, non, ce n’est pas la fin…. Enfin, c’est la fin habituelle d’une chanson… 3 minutes… sauf que là, elle dure 7’35… Et oui, Messieurs les programmateurs radios, faut laisser les gens s’installer dans des chansons ! 7’35, pour moi, c’est la bonne durée d’une bonne chanson !! Sacré final… Ca pourrait finir là-dessus !

 

Mais non… encore un titre : « 15 septembre »… un titre très biolien, là encore, je pense à « à l’origine »… Encore un très beau titre… du chanté, des interludes parlés…. Des reprises de « sans viser personne ».. « de la superbe »…. C’est un opéra qui se termine….  On salut les musiciens… j’ai toujours aimé ça… et c’est effectivement ce final là qu’il fallait pour un double album… Mais  j’ai acheté l’édition limitée… et  « les grands ensembles » en bonus track  terminent mon disque….  sur une guitare tubesque et dansante… même si j’aime moins les couplets chantonnés…

 

 

Et bien… je ne me suis pas ennuyé… bon, j’ai triché : j’ai écris…. Mais c’est quand même du bon… Il est doué… doué… Et les textes n’ont jamais été aussi bons… ça ne veut pas dire que c’est du Manset ou du Murat… mais on commence à entendre des choses qu’on ne trouve pas dans tous les revues, et au coin (et au milieu) des 4 par 3… Ce que j’aime dans Murat, c’est qu’on ne trouve pas de phrases toutes faites et c’est justement ce que je reprochais à Biolay… c’est moins le cas….

 

Alors, maintenant, je me fais dans la foulée, un « cours ordinaire des choses » afin de comparer…

 

 2) Murat :

Ca frappe !  Là, ça sent la terre,  le vrai… et le texte frappe : « inutile de me chercher parmi les morts »…. On retient les mots… C’est le blues… un univers US usé et inusable vs des airs british pop…. J’adore ce titre, avec cette accélération menant à « comme un incendie »… et ce beau solo de guitare…. Tiens : pas vraiment de solo de guitare rock chez Biolay.. ça pourrait manquer….

 

On ne franchit pas l’océan non plus sur le titre suivant…. On passe le rio grande à la rigueur… Jean-louis Murat donne sa place au texte, lui laisse une chance d’exister… mais utilise l’anglais… alors que Biolay mise à part le nom «  night shop » ne cède pas à cette facilité.

Pas d’invention d’arrangement géniale… quoi que… les violons… les chœurs…la guitare de Dugmore…  « falling in love”… c’est un titre qu’il m’arrive de sauter.. mais j’ai tord… je ne peux pas me faire confiance…

 

 

Et de 3 : Guitare de suspens au début : où va-t-on aller ?… Et ça part sur un air rock un peu facile… C’est sans doute le titre le moins bon… mais les arrangements, comme chez Biolay, sauvent tout… et encore, chez Murat, c’est tout à la main, on n’utilise pas de machines pour rattraper tout ça… on sent la sueur… c’est à l’ancienne.

 

« chanter est ma façon d’errer »… Je ne sais pas si c’est que  j’ai plus cet album dans la tête… mais j’ai vraiment l’impression que les mots sonnent, frappent, ont le droit d’exister. … et il y a une voix, une vraie… et tout ça, c’est de la chanson…et dans chanson, y’a «  chant »  (je précise!). C’est granuleux, y’a du vrai… « vivre caché dans un  cylindre, à l’utérus qui m’a fait »….  C’est Murat… c’est exclusif….

 

Et que dire de l’intro du titre suivant….piano… et voix…. Boum…. Direct au cœur… « se pavane le cœur… » … Murat va dans les aigues… quel dommage ce « golden lady » qui fait sauter l’esprit, justement ces petits mots faciles que je reproche à Biolay …  alors qu’à côté… on trouve le bijou : « placer l’anneau dans l’axe du cerveau »….

Et voilà Chérie… Une voix encore, profonde..  Une composition magnifique !! Ah, bon, c’est décidé !!Je vais à la coopé !!  j’vais pas attendre l’automne  pour entendre ça ! D’autant que je vois Biolay le 26 mars, je pourrais comparer !

 

On passe en douceur au titre suivant… Oui, il y a le temps « métronomique » qui passe sur « 16 heures… »….mais ça pulse…come on, come on… tout cela sonne vrai… et quel solo….

 

Ginette Ramade… Décidemment, on est dans un univers qui nous amène ailleurs… si loin, si proche…. Tiens, Murat utilise un sample… bon, une voix piquée quelque part, même pas trafiquée… On ne sait pas grand-chose de Ginette… mais l’esprit peut vagabonder…

 

L’intro suivant m’intéresse moins… les premiers temps aussi… mais on n’utilise pas d’artifices, et on laisse l’oreille faire son nid dans le duvet de guitare… « alors, on retourne en forêt »… Biolay, lui, ne peut pas sortir de la ville… alors que la vraie vie, celle dont on vient, est ailleurs… (oui, j’aime Manset !)…. C’est peut-être le titre sur lequel je trouve la slide guitare trop présente.. alors que les ronds de guitare et le piano pouvaient me permettre de m’installer dans le truc….

 

Et bien, là encore, ça passe vite…. C’est la 8… Murat ose le folk-klorique, la parodie assumée… Dès que Murat n’est pas dans l’émotion ou la séduction, certains lui rapproche, il me semble…  Pourtant, sur ce titre-là, il me semble qu’il démontre une capacité d’arrangeur tout à fait remarquable… mais j’ai trop parlé du cow boy…

 « que fait cette tige d’or dans mon glacier ? »….
Petite crescendo… « rumine… buisson de lilas…. » ….Murat écrase Biolay sur les textes… K.O.  … mais c’est de la chanson… et dans chanson, il y’a des sons… Continuons… “la la la la » : c’est du sans ogm, sans électro… et pourtant…. Ça remplace  très bien un bugle ou un mélotron ou un theremine…

 

La suite continue sans chichi… un air absolu qui accroche… J’aime les chansons qui donnent envie de croire… et « taiga » est de celle-là…

 

Ah.. déjà… M. Murat, c’est trop court !! Pourquoi ne pas avoir gardé au minimum le « sniper » ? …. M.Biolay lui nous a fait un double ! et a écrit pas loin de 60 titres pour ce disque ! On parle de vous,  mais l’impossible Monsieur BB pond plus vite que vous…




3) BILAN :

 

Alors… alors… difficile de se prononcer… d’autant plus que c’est si différent.. Anglais et  actuel….Américain et intemporel et daté à la fois de l’autre… Urbanité trentenaire post-adolescente, generation x ?,  contre  la mise en musique d’un univers plus vaste ( nowhere land, hauts-plateaux)  ?  seculier et quotidien contre du sacré, de "l'élevé"...   Il faut quand même se rendre à l’évidence : l’un chante, l’autre joue. L’un chante des mots que personne n’a entendue, l’autre jouent des phrases de cinéma.  Je pensais avant ce soir puisqu’il faut faire des classements, c’est obligatoire, c’est comme ça, glisser Biolay en premier.. mais je me rends compte que le foisonnement des arrangements ne fait pas tout.  Bon, on n'est pas obligé de les opposer bien sûr, surtout qu'ils s'apprécient,  mais vu que Biolay semble devoir reporter le titre de meilleur album de l'année 2009 (académie charles cros, Victoire: assuré?), je voulais vraiment enchainer l'écoute des deux disques pour comparer mes émotions. 

Allez, suite du combat : sur scène !! En espérant que Murat sera assez fidèle à l’album… même s’il rallonge les morceaux pour mon plus grand plaisir… et que Biolay nous fasse autre chose que pour son petit show pour Magic, qui ne m’a pas convaincu:

Benjamin Biolay -- powered by http://www.magicrpm.com

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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Publié le 9 Janvier 2010


Toujours notre bienfaiteur Mister Five qui peut-être bloqué par la neige... a mis le paquet!!

1) promo mustango... avec cette petite icone des années 90, la mannequin, dont je ne savais pas qu'elle avait présenté une émission... Petite interview sympa...


Jean-Louis Murat M6 Music 2jourcomme2nuit (2000)
envoyé par five-r. -


2)
en 1998, avec Paul Amar ... Pas loin de 45 minutes en 3 parties... Les filles, apprenez à faire de la confiture...


Il parle encore de son fameux hôtel de Montmartre  « assez destroy »… heureusement, les murs et les veilleurs de nuits ne parlent pas….

Paul Amar semble amoureux de Jean-Louis Murat, mais je ne le supporte pas. 

Séquence intéressante où Murat relie sa vie, la qualité de sa vie… et ses chansons… en étroite relation. 

Il exprime un peu le regret d’avoir choisi le nom « Dolores ». 

Petit reportage assez intéressant sur la tournée, avec une interview de  Denis…

Séquence sur la promo… C’est le même  discours exactement qu’aujourd’hui…



Interview de Sheller, celui qui lui a donné un petit coup de main au moment de Clara. Intéressant de l’entendre sur ce qui lui a plu…. Leur liberté, le texte… Et il a toujours la K7 de Clara… et y a un extrait ! Une  rareté !   …Il le compare à Manset…

 Murat ne goute  ça que moyennement : « il est interdit de regarder en arrière ».

Ses paroles autour de la repentance, du peuple vieux, me font penser à Arnaud Fleurent-Didier… mais ses derniers disques ne sont pas particulièrement marqués par la modernité… mise à part les textes.




Encore un reportage au début, de courte durée, où l’on retrouve les fameuses vaches du premier site internet ! Il venait tout juste d’être créé !  D’ailleurs, si quelqu’un a des souvenirs visuels de ce site, je suis preneur.
Jean-Louis parle de ses rêves d'enfant, la ferme, le tour de France (j'ai l'impression qu'il a un peu tourné la page là-dessus)... et petite info: France 2 lui aurait proposé de commenter le tour... mais il a refusé...  
Petite séquence sur Mylène Farmer (quelques questions)... Quand on y pense, c'est vrai qu'elle a réussit l'exploit de le mettre dans  un cimetière... Effectivement, il l'avoue, ce n'est pas trop son truc!




3) saut en 2008 chez TF1... et oui... Ah, ça, j'avais déjà vu... et ça a dû circuler sur le forum.... avec la fameuse chemise bleue... et le fameux calcul des interviews données par Dylan qu'il aime bien utiliser... Et sa séquence vérité où il avoue que "tristan et Iseult", c'est juste un truc à raconter aux journalistes et au public...

 



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Rédigé par Pierrot

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Publié le 9 Janvier 2010

http://www.yakinfo.com/article/sujet-13174,denis-clavaizolle-musicien-arrangeur-compagnon-entre-autres-de-jean-louis-murat..html


 sur un site d'info locale "info magazine"... petite interview publicitaire pour le Bikini... cité 5 fois...

» Article paru le : 11/01/2010
» Sur les éditions : Puy-De-Dôme
 

Denis Clavaizolle Musicien-arrangeur, compagnon entre autres de Jean-Louis Murat.



Si vous n'aviez pas été musicien, qu'auriez-vous aimé être ?
Peintre.
Un livre préféré ? " Merry Christmas Mr Lawrence ".
Un film ? " Jackie Brown " de Tarentino.
Un animal de compagnie ? Un écureuil. Il m'empêcherait de dépenser trop en matériel de musique.
Votre hobby ? Faire des tableaux (huiles) d'artistes sur scène. Je prépare une expo pour 2011 quand j'en aurai assez.
Etes-vous plutôt ville ou nature ? Nature.
Un lieu à Clermont où vous aimez flâner ? La terrasse du Bikini.
Votre restaurant préféré ? Le kebab boulevard Trudaine, à côté du Bikini.
Un endroit pour boire un verre ? Le Bikini.
Le dimanche idéal selon vous ? Jouer au poker avec Andy et ses fistons (NB : membres du groupe The Elderberries et leur père) pour essayer de leur tirer du pognon, et essayer de boire autant de bières qu'eux, ce qui n'est pas une mince affaire…
Vos prochaines vacances ? Au Japon, parce qu'Olivier (NB : le patron) a prévu d'ouvrir un Bikini à Tokyo, en passant comme musique uniquement les disques des Elderberries (NB : le fils de Denis en est le batteur).
Qu'est-ce que vous aimeriez changer à Clermont ? J'aimerais avoir la mer et que la plage soit juste devant le Bikini. "



On peut bien sûr penser que tout cela est de la pub clandestine... enfin clandestine !! Plus c'est gros, mieux c'est... Mais le Bikini.. Il semble bien que ce soit une petite institution... et un lieu de concert 
D'ailleurs, les Elderberries, y ont consacré une chanson (on voit le lieu dans le clip)... Encore un coup publicitaire? Il est fort le patron!

 




- Sur ce site info magazine, article sur Lady of Orcival:



http://www.yakinfo.com/article/sujet-7807,patrimoine-notre-dame-d-orcival.html

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Janvier 2010




J'ai été étonné de voir Rosemary la chanteuse de Moriarty chanté avec un autre groupe l'autre soir chez Taddéi (ah, ça m'énerve, je ne sais jamais si ça prend un D ou 2 D!)... Les Moriarty étaient en Inde avant les fêtes, après la Russie... une tournée assez incensée... depuis x années.

Enfin soit, là, elle était avec THE FITZCARRALDO SESSIONS.  Inconnu au bataillon... mais en y regardant de plus près, on trouve des  vieilles connaissances:


the Fitzcarraldo sessions, c'est 11 titres composés et arrangés par les musiciens de JACK THE RIPPER  et interprétés par MORIARTY, PHOEBE KILLDEER (Phoebe Killdeer & The Short Straws / Nouvelle Vague), DOMINIQUE A, SYD MATTERS, BLAINE REININGER (Tuxedomoon), PAUL CARTER (Flotation Toy Warning), CRAIG WALKER (Archive / Power of Dreams), 21 LOVE HOTEL, EL HIJO (Migala)..... mais aussi  STUART STAPLES (des Tindersticks, référence de JL Murat, l'autre membre du groupe a participé à Moscou),  et JOEY BURNS (Calexico) présent bien sûr sur Mustango.  Ils précéderont (je ne sais pas si tout ce beau monde sera là)  Jean-Louis Murat au bataclan le 16 février).


la chanson avec Dominique A est en écoute sur le myspace  (pas mal, pas mal, ceux  avec Syd Matters et Burns sont jolis aussi)  et un autre inédit avec lui est téléchargeable sur itunes. Le reste sonne un peu comme du Moriarty...

Alors, hélas, c'est encore presque tout en anglais sauf Dominique A...   donc on pourra se reporter à ce blog sur le français et le rock où sont cités à la fois Jean-Louis Murat et Jack The Ripper justement:

http://arbobo.over-blog.com/article-13189657.html

A+ Bonne écoute... ah mais pour ça faudrait que je vous mette le lien du myspace... puisqu'en plus, faut vous mâcher le travail!!  Le voilà.

Et je vous mets une petite chronique du disque sur un site belge (vous y retrouverez  pas mal de chroniques de disques de Murat... mais pas du "cours ordinaire!"...):
http://mescritiques.be/spip.php?article956

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 8 Janvier 2010


Des jeunes producteurs de concert belges font confiance à Murat et le font venir à NAMUR:
http://www.actu24.be/article/namur_5000_%C2%AB_night__day_%C2%BB_desormais_organisateur_de_concerts/394717.aspx

NAMUR

« Night & Day » désormais organisateur de concerts

L'équipe des « Night & Day » se lance dans l'organisation de concerts. Après Coeur de Pirate en novembre, Jean-Louis Murat s'annonce en avril.

Alexandre DEBATTY
Vers l'Avenir Namur

Depuis une quinzaine d'années, les enseignes « Night & Day Presse » font partie du paysage namurois. Derrière cette success story se trouve la société JVP, baptisée selon les initiales des prénoms de ses trois fondateurs : Jérôme, Vincent et Philippe.

JVP diversifie maintenant ses activités en se lançant dans l'organisation de concerts. Une nouveauté ? Pas vraiment : au début de leur aventure commune, les trois Namurois ont monté pas mal de spectacles sur Namur. « C'était même notre activité principale à l'époque, explique Philippe Clinet. Puis les magasins prenant rapidement de l'ampleur, on a mis cette activité de côté, faute de temps. »

JVP a ainsi fait venir à Namur Patricia Kaas (au Théâtre de Verdure), Priba 2000 (au Bunker), BJ Scott (à l'Arsenal) ou encore Such A Noise. « On s'occupait aussi un peu du Verdur'Rock, rappelle Philippe Clinet. Et le problème de manque de salles adaptées sur Namur existait déjà à l'époque... »

Une première au Caméo

L'envie de programmer à nouveau des concerts de façon récurrente titillait l'équipe de JVP depuis quelques années. Une première tentative a eu lieu en novembre dernier. « On cherchait des artistes, on a appris que "Coeur de Pirate " était sold out à Bruxelles et qu'il y avait des dates libres dans sa tournée, explique Philippe Clinet. Le Théâtre royal de Namur étant indisponible, on s'est rabattus sur le Caméo et ça a été une bonne surprise : l'artiste et le public ont été enchantés par le lieu et l'ambiance. » Cette réussite encourageante a débouché sur un nouveau projet : Jean-Louis Murat, le 3 avril prochain au Théâtre de Namur. « Une salle qui convient bien au caractère intimiste du chanteur », note Philippe Clinet. Murat présentera en formule band son dernier album, Le cours ordinaire des choses, enregistré à Nashville, Tenessee, et teinté de sonorités country.

À la citadelle l'été ? Philippe Clinet est convaincu du potentiel de la nouvelle branche d'activité de JVP. « Le concert de Coeur de Pirate a été complet en quinze jours et à l'analyse des ventes on a remarqué que 70 % des tickets avaient été achetés à Namur, indique-t-il. Je crois que les Namurois sont prêts à aller au concert, mais pas forcément à se déplacer à Bruxelles ou Liège pour ça. Il faut faire venir les concerts à eux. » Quels genres de concerts, quel type d'artistes ? JVP ne se donne pas de ligne de conduite musicale particulière. « On ne ferme aucune porte, on saisira les opportunités, dit Philippe Clinet. On ne se fixe pas de limite, on sait juste qu'on aimerait organiser plusieurs concerts par an.On a aussi l'envie d'un concert important à la citadelle de Namur. On y réfléchit sérieusement. Ce sera peut-être déjà pour cet été. » Jean-Louis Murat, le 3 avril à 20h30 au Théâtre de Namur. Infos : 081/23 00 44 et www.librairie.be/jlm




2)   Prix de l'académie Charles Cros : Cette année, c'est Biolay et la Grande Sophie! et Aufray (pour sa carrière,  - et en plus, son album se vend bien ...)

http://www.telerama.fr/musique/grands-prix-de-l-academie-charles-cros,51326.php

le site de l'académie:
http://www.charlescros.org/main.php  (on y trouve un forum)

Tout ça pour dire:  Jean-Louis Murat, une des plus belles plumes de la chanson française ne l'a jamais emporté!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_Charles-Cros

Charles Cros était inventeur et poète... et cette académie, très branchée "chanson française" quand même, est quand même une institution reconnue et qui promeut bien un artiste....

Je sais faire des vers perpétuels. Les hommes
Sont ravis à ma voix qui dit la vérité.

La suprême raison dont j’ai fier, hérité
Ne se payerait pas avec toutes les sommes.
 
J’ai tout touché : le feu, les femmes et les pommes ;
J’ai tout senti : l’hiver, le printemps et l’été ;
J’ai tout trouvé, nul mur ne m’ayant arrêté.
Mais Chance, dis-moi donc de quel nom tu te nommes ?
 
Je me distrais à voir à travers les carreaux
Des boutiques, les gants, les truffes et les chèques
Où le bonheur est un suivi de six zéros.
 
Je m’étonne, valant bien les rois, les évêques,
Les colonels et les receveurs généraux
De n’avoir pas de l’eau, du soleil, des pastèques

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Cros

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo- 2010-aout 2011

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