2021 buck john

Publié le 5 Février 2023

Merci à Christophe A. et à Régis!

Commençons par les impressions de Christophe:

Lignières 04/02/2023
“J’ai l’impression de faire une repèt devant des tontons et des tatas” dit un Jean Louis au beau millieu du concert.
C’est sans doute le meilleur résumé que quiconque pourra faire de la soirée d’hier soir à Lignières.
Car oui, de repèt, il en était presque question tant les impros, les prises de paroles entre deux titres pour soit blaguer, soit expliquer les textes soit réfléchir à voix haute étaient présentes.
Passé la setlist sans surprise (si tant est qu’on ait été au courant de l’absence de Denis au clavier pour ces concerts de fin de tournée et du retour de la 12 cordes qui permettent d’intégrer 3 “nouveaux” titres non joués jusqu’avant la semaine dernière: Mousse noire, Marlène et Haut-Arverne) il va de soi que ce concert, sans être le meilleur de la tournée Buck John, sera sans doute le plus bavard -en tout cas de ceux auquel j’ai assisté- et le plus artisanal (beaucoup d’impros: normal pour une repèt).
Une setlist classique sur cette fin de tournée donc: Jean bizarre, Princesse of the cool, Cine vox, Ma babe, Hello you, Montboudif, Mousse noire, Marlene, Chacun sa façon, Haut Arverne, Battlefield pour un concert de 1h40.
Tout commence tranquillement: Jean Louis jauge le public, le public (pas beaucoup de fans) jauge Jean Louis et le groupe déroule les titres. L’absence de clavier se fait ressentir: beaucoup moins de finesse, c’est plus brut de décoffrage. Jusqu’à Montboudif le groupe est en pilotage automatique. C’est bon, c’est rôdé, ça fonctionne et le public adhère.
Le premier moment de grâce, et ça marquera un tournant dans ce concert, arrivera avec Mousse Noire. Jean Louis s’empare de sa 12 cordes et nous annonce que si Montboudif était une nouvelle chanson ils allaient maintenant jouer un vieux titre. Il se met à réfléchir et dit: “Mais qu’est-ce que je raconte moi? Voilà que je parle comme Jean Louis Aubert maintenant”. Le public rigole, Yann et Fred en font autant et c’est parti pour un Mousse Noire à rallonge.
A partir de cet instant Jean Louis se lâchera complètement, passant à ce “mode repèt” dont on parlait plus haut. Il nous expliquera quelques textes (Chacun sa façon), improvisera sur la fin de Marlène (Jean Louis renommera Yann et Fred “les Rubettes”), échappera à un fou-rire en plein Battlefield quand le public chantera des “ou-oui” sans qu’il ne s’y attende vraiment, etc…
Ce concert, de mémoire de vieux fan, restera donc un peu à part. Il n’aura pas réussi à nous faire taper le cul par terre (de toute façon, on était assis sur des fauteuils #jenpeuxplusdesconcertsassis ) mais il aura été parmis les plus plaisants.
Je sors des fois des concerts de Jean Louis frustré ou tendu ou déçu ou enchanté et des fois un peu de tout ça en même temps. Hier soir je suis sorti de ce concert détendu.
Jean Louis nous a plusieurs fois dit, entre deux chansons, qu’il était maintenant en fin de carrière. C’est le sentiment que j’ai eu. Oui la fin arrive (on aura quand même plusieurs autres tournées à se mettre sous la dent, faut pas abuser) et faisons en sorte d’apprécier chaque concert comme il se doit, détendus.
Les tatas et tontons ont dû apprécier le concert du « gamin ». Je me surprends encore, après autant d’années à le suivre, à ne pas me lasser. Sans doute suis-je moi aussi un gamin.
C’était une chouette répèt hier soir à Lignières.

 

Et le mot de Régis:

 

Quel plaisir de retrouver hier soir Murat à Lignières, petite commune rurale chère à mon cœur.
En étant tout à fait sincère, j'ai eu, dans un premier temps, du mal à croire à la venue de notre auvergnat préféré à Lignières.
Il faut savoir que dans ce village du Cher de nombreuses maisons sont à vendre et la plupart des commerces sont fermés.
Lignières c'est aussi aussi un lieu que je traversais adolescent à vélo, la commune étant située à quelques kilomètres de notre maison de campagne familiale.
Bref , j'étais heureux de voir Jean Louis en concert à Lignières et très content de retrouver Christophe pour ce moment unique.
Arrivés aux " Bains Douches ", nous avons découvert une très jolie petite salle de spectacle à la programmation éclectique.
Il faut dire que trouver ce beau lieu culturel dans ce village éteint est particulièrement surprenant.
Les habitants du coin remercient d'ailleurs les parents du chanteur Florent Marchet d'avoir imaginé, monté et dirigé très longtemps cette salle de spectacle.
Après avoir discuté un long moment avec la fidèle Jocelyne, nous nous sommes installés Christophe et moi au deuxième rang de la salle.
Le public plutôt sage de Lignières a manifesté son enthousiasme tout au long du concert par des applaudissements nourris et par des réactions à l'humour de notre Johnny Frenchman.
Parce que disons le tout de suite, je n'avais jamais vu un Murat aussi bavard entre ses chansons , faisant mouche à chaque anecdote racontée de façon détaillée, allant même jusqu'à faire une explication de texte de ses chansons ( notamment pour "Chacun sa façon" ! ) .
Nous avons eu droit à 11 chansons de cette setlist alléchante ( pas de "Marylin et Marianne", de "Dieu n'a pas trouvé mieux " , du " Cafard"" , de " L'heure du Berger", de " Autant en faire quelque chose " ni de " Taormina" ).
Mention spéciale à une " Mousse Noire" tonitruante.
"Haut Arverne fut également de toute beauté.
Et quel plaisir de découvrir " Marlène" sur scène, titre chanté par une assistance conquise.
La" Princesse of the cool" a été délivrée avec délicatesse , la version très rock de "Ma Babe" a aussi fait son effet.
Au total, 1h40 de concert devant 320 personnes ( chiffres des entrées payantes).
Une fois de plus, JLM nous a surpris pour notre plus grand plaisir.
C'est vrai qu'avec lui les concerts ne se ressemblent jamais.
C'est aussi pour ça que je continuerai à faire des kilomètres pour aller applaudir Murat.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 4 Février 2023

Merci à l'amie Laetitia pour ce beau compte-rendu livré presque aussi vite qu'une pizza, mais de plus grande qualité.... Et petite cerise sur la pizza: une nouvelle date annoncée.

(Image de 2022)

Concert Jean-Louis Murat 3 février Meymac, cinéma le Soubise


J’arrive un peu trop juste pour tout ce soir, confiante dans le fait de me glisser dans les premiers rangs puisque je suis seule, et les gens laissent souvent de la place en arrivant pour ne pas se coller. J’ai juste eu le temps de dîner « chez Françoise », restaurant caché dans le haut du centre ville, petit bijou où la comtoise marque le temps d’autrefois, je suis triste d’arriver si tard et de manger sur le pouce, la librairie est malheureusement déjà fermée, là aussi, c’est mon lieu favori dans la région.
Je profite quand même d’un temps d’avant concert pour saluer Jocelyne, et acheter le vinyle du Moujik mon chouchou, les muratiens qui ont eu le malheur de ne pas le sélectionner dans leur top liste le savent (N’est ce pas Regis Luce et Pierre-Emmanuel Herbain!?! je n’ouvre pas la polémique ici, je la reprends en fin de compte rendu… et je reste disponible pour les contestations futures !)
Jocelyne me confirme que Clavaizolle Denis ne sera pas des nôtres. Et comme je lui parle de Tristan, deuxième chouchou, elle confirme le changement de la set liste qui sera forcément un peu moins douce, adieu l’Arc en ciel qui file la chair de poule, mais bonjour Mousse noire et Marlène...
Pour la première fois de ma vie, je suis placée à un concert de Jean-Louis, et surtout, toutes nos noms sont imprimés sur les sièges. J’ai heureusement une place plus que correcte, troisième rang extrême gauche, sur une chaise, ce qui fait que je suis sur-élévée par rapport à tous les fauteuils en velours qui jouxtent ma place, moi toute petite, je domine la salle comme si j’étais débout.
Le concert démarre, ça pulse sympathiquement avec un Jean Bizarre bondissant, et un solo de guitare avant le chant, aucun problème de son, de retour, on y est et tout est en place.
Le public me semble un peu trop vautré dans les fauteuils de ce cinéma assez classieux, tout est trop discret à mon goût mais Jean-Louis est tranquille, il emmène tout ce petit monde au paradis vaille que vaille. Le « t’as vu ça mon chat » de la Princesse of the cool est électrisé, un solo splendide qui donne toute l’ampleur et le ton de son concert, parfois blues mais principalement rock péchu aux solos extraordinaires dont notre chanteur a le secret, imposant son vodoo en virtuose. Il chantonne des petits « mon chat » comme une caresse, et j’ai le bonheur de partager la bonne humeur ambiante. Jean Louis va faire un immense concert, dans cette petite salle perdue dans la Haute Corrèze, et j’adore ça, que mes plus beaux concerts ne soient pas nécessairement dans les salles prestigieuses. Murat invite les musiciens « bon allez-y et vite » et Yann donne immédiatement le tempo tonitruant. Il joue à la perfection, donne le rythme et calme le jeu avec une dextérité remarquable. Cette nouvelle formation sans le grand Denis a su proposer un autre ton, et il n’est pas moins réussi ! Le Ciné vox est parfait, avec toute la plénitude nécessaire. Le chant est doux, les paroles sont si émouvantes, « se glisser dans une autre vie » est accentué comme je l’aime et « cet art d’écrire comme un écuyer » m’invite à sourire. Le grand sorcier n’a rien d’un écuyer…. Je crois que c’est un des plus beaux textes de ces quelques derniers albums à mon sens. Là encore le solo de guitare est époustouflant, Murat nous salue « bonsoir les voisins, sur des échasses je vois ici ! En plus j’ai de la famille ! » (je laisse les spécialistes de la généalogie préciser les détails que je ne connais pas de cette famille corrézienne!) et une petite vanne au passage « C’est moins stressant qu’à Clermont ici, les Clermontois, c’est comme les Parisiens… mais sans la ville !» Il parle ensuite des Rancheros et d’une chanson sur Clermont Ferrand qu’il finit par chantonner. « Allez y faites de la musique, les gens sont venus pour ça! » Jean Louis présente les musiciens, tout le monde applaudit, c’est parti pour un My Babe tonitruant, au rythme endiablé qui embarque la salle. Hello You commence en douceur, la voix très légèrement voilée à l’attaque, mais Jean Louis sait jouer de cette voix qui devient un peu rocailleuse, et maintient le cap. La voix s’éclaircit et tout se pose impeccablement, c’est la voix du mépris « tu ne vaux plus coup » qui est balayée par la musique. Ça soigne le chagrin, la déception, et on est plusieurs dans la salle à accompagner les chœurs de Fred Jimenez et Yann Clavaizolle. La basse imprime sa rondeur, je trouve toujours qu’on ne l’entend pas assez, mais bon, la basse y en a jamais assez nulle part, surtout quand c’est Fred ! Je rêve encore et toujours d’une Foule romaine en live mais ce sera pas pour ce coup-ci. Le Hello you s’arrête avant de reprendre sur le tempo lent. Montboudif est très enlevé, Yann toujours aussi remarquable sait parfaitement s’adapter aux désirs du moment. C’est pour moi la plus belle version de cette chanson sur les quatre concerts vus jusqu’alors pour cette tournée. Le groove m’embarque complètement, la salle réagit en écho à cette générosité. Je ne suis pas la seule à crier en même temps que Jean Louis, le sourire de Yann et la complicité des trois en dit long sur la satisfaction partagée, les applaudissements sont évidemment très nourris. Jean Louis change de guitare pour Mousse noire, SPLENDIDE ! Je n’ai pas de mots, je crois que c’est la première fois que je l’entends en concert. Le temps de guitare est digne des plus grands moments de Jean Louis sur scène, je ne suis pas capable de retranscrire la force de cette chanson offerte ce soir. Tout est parfait, quel trio ! Envie que ça ne s’arrête jamais, la basse est grave, somptueuse et la batterie rageuse, alchimie parfaite entre chant et jeu aussi. Il faut dire que Tristan est un album qui n’a pas pris une ride. Jean Louis crie pendant qu’il joue, connecté je ne sais où, capable d’invoquer un Dieu qui ne se manifeste pas que dans ses meilleurs concerts. Jean Louis sifflote et plaisante « Ici vous êtes au Pays Basque, ça vous fout pas les boules ? C’est une idée de Macron ça ou quoi ? » Il fait référence au nom du bled : Meymac-près-Bordeaux. Drôle de nom effectivement qui a une explication sur laquelle je ne m’étends pas, wikipedia éclairera les curieux. Chacun sa façon est vive, peut-être un peu trop rapide, pas le temps de s’y accrocher suffisamment. Marlène « c’est la deuxième fois qu’on joue cette chanson sur scène » il commente « Si je dis rien on dit que je fais ma tête de con, si je parle, on dit que je suis con. Faudrait se volatiliser… » Le public réagit peu à ses commentaires, c’est vrai. Je me tais pour une fois, moi qui ai l’habitude de l’ouvrir. Mais je suis déjà trop volubile pendant les chansons. Pas envie d’en rajouter, la musique à l’honneur ce soir, et elle est d’un tel niveau que je regrette de ne pas pouvoir danser. Un enfant et son père se sont posé la question en se mettant sur le coté mais ils ont changé d’avis, dommage, je les aurais rejoints. J’entends qu’on est plusieurs à entonner Marlène, l’ambiance est encore au rendez-vous, Jean-Louis tape le rythme sur sa guitare, pour une deuxième, c’est vraiment déjà très beau. Je mesure le chemin parcouru depuis un an, moment où Yann et Jean-Louis n’avaient pas encore fait beaucoup de concerts ensemble. Un an après, on atteint une perfection, une complicité impressionnante. Ça pulse de bonheur. Marlène finit rock en diable, pfiou ! C’est l’heure du salut, le rappel ne se fait trop attendre, les applaudissements sont fournis. Haute Arverne me semble presque sage. Battlefield est chouette, très enlevé. Jean-Louis invite le public à chanter avec lui mais ça reste trop timide à mon goût, tout le monde applaudit, ça accélère, que ça mériterait d’être debout. Beaucoup d’applaudissements avant Taormina qui vient clore la soirée. Le solo qui nous fait entrer dans la chanson est encore une pépite, il annonce le solo final absolument prodigieux. J’ai pourtant l’habitude d’entendre Taormina régulièrement, mais là, il y a une transe particulière, une vitalité qui trompe la mort, incarne la chanson, donne à partager, une joie délirante. Jean Louis chante son salut et ses remerciements. Concert en 1h40 mais dont l’intensité donne un ressenti à 2h facile...
On se retrouve autour du stand de Jocelyne. J’échange avec un couple qui connaît pas mal Murat, on se met d’accord sur le Moujik, où il est rare de trouver un tel album, avec pépites sur pépites.
Cerise sur le gâteau de ma soirée déjà magnifique. Jocelyne nous annonce qu’une nouvelle date vient d’être annoncée le jour même et dans la région ! Tulle le 19 mai, nous nous retrouverons une cinquième fois sur cette tournée. Il y a encore des monticules de neige à Meymac (-près-Bordeaux!), mais avec la chaleur musicale, on peut tout affronter. Merci au trio d’avoir transmis autant au cœur de l’hiver.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #BUCK JOHN

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Publié le 2 Février 2023

Merci à Jean-Pierre T. qui nous partage son enthousiasme, du concert et de son week-end... qui lui permet de nous évoquer des grands souvenirs muratiens... et le complément d'Isabelle W.

Petit compte rendu du concert de JL Murat du vendredi 27 Janvier dans la belle salle « La Quintaine » à Chasseneuil-du-Poitou de la part d’un grand grand amateur de Jean-Louis depuis 2002 et « Le moujik et sa femme ». J’ai depuis cette date (re)découvert tous les bijoux qu’il avait pu réaliser avant (Mustango, Dolores, Cheyenne Autumn…).

 

Revenons au concert (billet acheté en Septembre dernier). Si la salle de 340 places assises n’était pas complète, le fait de fermer le haut des allées sur les côtés donnait l’impression d’une assistance importante. Nous devions être, je pense, entre 250 et 300 personnes. Jean-Louis est revenu pour ce concert à la formule du trio : plus de claviers avec Denis Clavaizolle mais Yann Clavaizolle est toujours là comme batteur avec Fred à la basse et Jean-Louis à la guitare électrique. Jean-Louis semblait vraiment content lors de ce concert avec des petits sourires de complicité envoyés toute la soirée à ses acolytes et quelques bons mots adressés à notre attention comme il sait le faire quand il est bien disposé. Vraiment sympa ! Ambiance très agréable donc, ce qui change du dernier concert de JLM auquel j’ai assisté en Mars dernier sur Nantes (à quatre avec Clavaizolle père) où Jean-Louis nous avait expédié le set en à peine 1h15 sans un mot et sans rappel. Dur. (Seul concert décevant parmi les dix auxquels j’ai eu la chance d’assister en deux décennies. D’autres concerts furent géniaux !!).

 

Vendredi soir ce fut un (très) bon concert d’une heure trente minutes avec pour finir en rappel Taormina et un autre titre aussi je crois (??). Si je ne suis pas un grand fan du dernier album alors que j’avais adoré « Baby Love », « Baby Love DC » et « Il francese », les titres joués live en mode assez lent (mid-tempo ?) m’ont paru très agréables (à la louche je dirais morceaux pour moitié « La vrai vie de Buck John » et pour moitié issus d’autres albums : Montboudif, La princesse of the cool (?), Marlène (super version), Cinevox, La pharmacienne d’Yvetot..., Taormina). Ce fut donc un concert très sympa même si, à titre personnel, je préfère lorsque Jean-Louis est avec sa Fender 12 cordes électroacoustique, ce qui donne un son que je trouve plus rond, moins métallique et pourtant très puissant (ce n’est que mon avis). (Super concert à la Rochelle en Octobre 2020).

Jocelyne était présente au merchandising mais j’étais en béquilles pour cette soirée. Je ne suis donc pas allé la voir (sorry) vendredi. J’espère la sortie d’un nouvel album dans un avenir proche mais je n’ai donc pas d’info à ce sujet. Un verre pris ensuite avec un couple d’anciens parisiens franco-américain (la cinquantaine) installés depuis 2 ans sur Poitiers (madame était originaire du Poitou) avec qui j’ai échangé pour la première fois après ce concert. Ils ont découvert JL Murat ces dernières années et le voyaient pour la première fois vendredi (ils ont adoré !). Supers échanges (« Le Cours ordinaire des choses » …). Enfin deux jours après ce concert qui vous fait démarrer un week-end de la meilleure des façons possibles, il y avait la Bourse aux disques de Fontaine le Comte (à côté de Poitiers) et là, au gré des achats de vinyles et cd, j’ai pu discuter avec un professionnel de Cahors, grand amateur de rock et grand fan de………. Jean-Louis Murat ! En milieu d’après-midi, quand le gros des clients avait fait ses emplettes, nous avons pu échanger longuement sur Jean-Louis (« Toboggan » et ses ambiances que nous aimons beaucoup tous les deux même si les critiques étaient à l’époque plus mitigées je crois, « Grand Lièvre » que j’ai personnellement adoré au moment de sa sortie mais dont les chœurs sur beaucoup de titres gênaient un peu mon interlocuteur, « Parfum d’acacia au jardin » : GENIAL pour tous les deux…). Il m’a également parlé de deux concerts mythiques de Jean-Louis auxquels il a eu la chance d’assister. Un premier sur Bordeaux lors de la tournée de « Venus » (1996 ? live mademoiselle personne) avec un parterre magique de fleurs déposées sur la scène. Durant ce concert Jean-Louis était filmé (pour le projet de film avorté ?) et s’était très vite agacé de la présence des cameramen avant de s’énerver « Bon, c’est bon, vous avez fini de filmer, on va pouvoir commencer le concert maintenant… ». Il avait, parait-il, ce soir-là refait un deuxième concert d’1h30 à la fin du concert filmé en demandant au public les morceaux qu’il voulait entendre. Super souvenir pour notre fan de Jean-Louis. Un second concert sur la tournée Muragostang : magique m’a-t-il dit !!!! Entre rock, folk et électro : il en garde un souvenir incroyable gravé à jamais dans sa tête. J’ai pris énormément de plaisir à écouter ses paroles qui m’ont fait vivre par procuration des concerts auxquels je n’ai malheureusement pas eu la chance d’assister. J’essaie de me ratrapper depuis. Vivement le prochain album et la prochaine tournée ! Vous comprendrez que ce week-end fut pour moi un week-end musical magique grâce à Jean-Louis. Yes sir !

 

 

Isabelle nous confirme que du fait de l'absence de Denis (bon courage à lui), Jean-Louis a modifié sa set liste. 
 
Deux "nouveaux" titres en raison de l'absence des claviers de Denis Clavaizolle (dixit JLM):
Haut Arverne (en solo guitare-voix, batteur et bassiste dans les coulisses)
et un autre titre, oublié.
 
Pour les "classiques" (ordre approximatif):
Cinévox
La Princesse of the cool
Chacun sa façon
Battlefield
Montboudif
Maryline et Marianne
Marlène (je confirme)
Mousse noire
Taormina
 
Pas de Pharmacienne à Yvetot, pas de Frankie, pas d'Arc-en-ciel.
Mais que du bonheur!!!
 
En vrac:
- Bonne ambiance malgré un ou une jeune endormi(e) au 1er rang pris à la rigolade par JLM sur le mode "c'est la 1e fois que...".
- Tirade sur la Vendée qui va demander son indépendance...
-  T-shirt "I'm still alive" comme sur une photo de concert de janvier 2022: en rapport avec son anniversaire du 28 janvier?
- JLM a demandé s' il y avait des ribaudes* à la Ribaudière (château-hôtel de Chasseneuil, étape de la nuit).
 
 
*Femme de mauvaise vie... au Poitou? Charente partout...
 
EDIT: j'ajoute le petit mot de Marie qui a posté en commentaire
 
Salut l'ami-Pierrot,
Quelques mots pour compléter ceux de Jean-Pierre T. et d'Isabelle, puisque j'étais aussi au concert de Chasseneuil. Avec Murat, on sait jamais quel genre de soirée on va passer - et ça, j'adore ! Là, j'ai retrouvé avec bonheur le son rock d'il y a un gros paquet d'années, la formation à 3 au final c'est très efficace, et la voix de Jean-Louis - instrument à part entière dont il fait ce qu'il veut - me touche toujours autant ! J'ai adoré en particulier "Mousse noire" et "Taormina", versions très rock et puissantes, et aussi "Hello you" et "Marlène", très touchée également par "Haut Arverne" - mais tout, absolument tout, était bon !!!
Une p'tite correction par rapport au "compte-rendu" de Jean-Pierre T. La tournée avec les feuilles mortes qui recouvraient la scène, c'était en 93, et à l'occasion du tournage de "Mademoiselle personne", à Annecy, où j'ai vu ce concert, Élodie Bouchez était présente sur scène. On était pas nombreux, dans la salle du Théâtre national d'Annecy ! J'avais découvert Murat depuis très peu de temps, grâce à France Inter que mes parents écoutaient et qui était alors la seule radio à diffuser des chansons de l'Auvergnat, et cette soirée reste gravée dans ma mémoire ! D'ailleurs, j'ai réalisé, vendredi soir, que c'était quasi pile le trentième anniv' de mon premier concert de Murat et j'aurais beaucoup aimé célébrer avec lui ces 30 années d'amour....mais cette fois, il n'est pas apparu pour une p'tite séance dédicaces-et-bavardages comme il le fait parfois.
P'tite anecdote : j'étais assise au 1er rang, avec mon Jules, et à côté de lui, il y avait 2 jeunes nanas, celle dont parle Isabelle qui dormait, en effet, et une autre qui a passé tout le concert à bouquiner avec une lampe de poche !! Une première, en effet !
 
Je suis bien embêté: je retrouve un peu d'excitation à voir JLM en trio... mais on souhaite quand même  retrouver Denis dès ce week-end. 
 
LE LIEN EN PLUS
 
On redit que c'est complet à Meymac demain mais il reste de la place ailleurs:
 
  • Jean Louis Murat au Roudour à Saint-Martin-des-Champs, samedi 25 février 2023

 

L’artiste est de ceux qui comptent sur la scène française pour sa liberté créatrice, son exigence et ses textes poétiques gorgés de nature. Il est de retour avec un nouvel opus enregistré sur ses terres auvergnates et intitulé « La vraie vie de Buck John ». On y retrouve les thèmes qui lui sont chers : les voyages, l’amour, la transmission, l’histoire et de nombreuses références aux grandes figures qui ont marqué sa vie.

Au Roudour saint-Martin-des-Champs, samedi 25 février, à 20 h 30. Tarifs : 27 €, 24 €, 7 €.

et en Ardèche nord:

https://www.hebdo-ardeche.fr/actualite-13257-ardeche-ca-va-groover-avec-la-smac

 

https://www.jlmurat.com/concerts/

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 14 Janvier 2023

Pierre Périllat de Vélo Magazine (décembre 22)  signe un joli article sur une virée au Sancy avec l'ancien pro BROCHARD... et convoque Jean-Louis Murat... et pas qu'un peu!

 

 

 

 

 

 

 

Il est question de "députés biberonneurs" au lac Chauvet. "J'avais pas la réf", j'ai donc cherché: C'était le lieu de pêche habituel de trois anciens députés du Puy-de-Dôme : Joseph Planeix, Arsène Boulay et Fernand Sauzedde, ainsi que leur assistant parlementaire Michel Charasse. François Mitterrand leur rendait visite tous les ans (premier week-end du mois d’août), avec Anne Pingeot, y compris lorsqu'il était président de la République... et jusqu'à sa mort. Il a été fait un documentaire  ("Le promeneur du Lac Chauvet" écrit et réalisé par Marc-Alexis Roquejoffre et Barcha Bauer)  sur ces rendez-vous moins connus que la Roche de Solutré. Il y a une plaque commémorative au lac semble-t-il que j'ai dû voir, mais que je n'ai pas gardé en mémoire :

Un autre reportage visible ici:   https://www.facebook.com/watch/?v=176337297882387

Emmanuel Macron y est allé aussi de son pèlerinage en janvier 2018...

Je me suis demandé si JLM n'avait pas glissé une allusion dans sa chanson sur Mitterrand mais non:

Pour rappel : sur cette chanson

http://www.surjeanlouismurat.com/article-avis-aux-eleves-de-premiere-42826012.html

 

LE PREMIER LIEN EN PLUS

 Interview assez longue et intéressante de Pierre Mikaïloff dans la dépêche d'Evreux: On pourra le retrouver à la médiathèque local le 27/01... et au détour d'une phrase:

« J’adore rencontrer des gens dont, parfois, je ne connais absolument rien. J’adore m’immerger dans leur travail avant de les voir. Parmi les rencontres que j’ai beaucoup appréciées et qui m’ont même donné une autre opinion du personnage, il y a, par exemple, Jean-Louis Murat. Un personnage extrêmement intelligent, extrêmement drôle à interviewer.

 

LE LIEN CONCERTS EN PLUS

Du côté du site les ENCHANTEURS, on a trouvé un ami belge pour faire figurer Murat dans son "best" des concerts de l'année 2022 :

Jean-Louis Murat (au Réflektor à Liège), avril 2022. Jean-Louis Murat enchaîne les albums (on a renoncé à les compter) et se produit sur scène sans discontinuer. Ce soir-là, entouré d’une équipe de fidèles, il nous a présenté un concert de rêve, mêlant blues-rock et country, avec quelques incursions dans la pop histoire de dérider l’atmosphère. Des chansons en majorité au rythme lent, pour nous emmener au loin, dans les montagnes de son Auvergne chérie ou dans les grands espaces américains. Une échappée comme seule la musique peut nous offrir. Murat est décidément le plus grand songwriter français.

Alors, pour ne pas le rater :

27 janvier: Chasseneuil du Poitou

Dans le DAUPHINE LIBERE,

Chansons terriennes, samedi 1er avril à 20 h 30 au Théâtre d’Annonay (de 5 à 18 euros). La forte tête du pop-rock fabrication française entre en scène avec son dernier album studio au « savoureux goût de western auvergnat ». Dans La vraie vie de Buck John, on retrouve ses thématiques favorites : les voyages, l’amour, la transmission, l’histoire…

Dans la Montagne, une toute  petite mention du concert de Meymac dans un article sur les concerts autour de TULLE.         Ambiance sans doute plus introvertie et rock avec le chanteur auvergnat Jean-Louis Murat, qui sera sur la scène du cinéma Le Soubise, à Meymac, le 3 février, avec son nouvel album enregistré chez lui et en petit comité, La vraie vie de Buck John.      Après Montluçon, ça sera forcement un concert réussi : Si ça avance, si ça recule, comment veux-tu que je manque TULLE? s'est déjà dit le chanteur.

 

LE LIEN ELEVATION DE NIVEAU POUR NE PAS FINIR SUR UNE MAUVAISE NOTE

 Je vois que LE POINT a parlé du disque BLAISE CENDRARS dans un article consacré à quelques beaux livres... mais l'article est réservé aux abonnés (comme celui du JDD)...  Un autre article du Point est lui lisible : avec une vidéo avec un extrait de la récitation...

"Finir l'année et commencer l'autre avec Blaise Cendrars C’était un projet qui lui tenait particulièrement à cœur, et l’enregistrement, sur une idée de sa fille Marie, eut lieu à Bruxelles en 1990. Quand on entend aujourd’hui la voix de Jean-Louis Trintignant disant La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, accompagné par la musique de Jean-Louis Murat, on part avec lui, le train nous secoue, la petite Jehanne nous émeut, avec ses « Dis Blaise… » et Moscou est bien la ville aux mille et trois clochers, et Cendrars le « mauvais poète », « qui ne savait pas aller jusqu’au bout ». En plus d’avoir redonné vie à ce projet, présenté par le spécialiste du poète, Claude Leroy, les Disques du maquis y ont associé Enki Bilal, ami de Trintignant, joignant son talent dans ce livre objet musical, premier d’une collection de Bookson, qui met d’emblée la barre très haut et redonne à la croisée des genres tous ses sens ! Il faut dire que Cendrars ne cesse de surprendre et d’émerveiller : la preuve par cet autre poème, intitulé La fin du monde filmée par l'ange N.-D., fruit de « ma plus belle nuit d’écriture, ma plus belle nuit d’amour », dira Cendrars de ce moment d’exception du 1er septembre 1917 qui remit sa main (la gauche, celle qui lui reste) à la page. Le fac-similé des éditions de la Sirène (1919), où Cendrars était illustré par Fernand Leger, est publié par Denoël. Un superbe livre et une lecture ad hoc pour terminer l’année puisqu’il commence ainsi : 31 décembre : « Dieu le père est à son bureau américain »… début d’une promenade divine qui verra « toutes les villes du monde s’agglomérer Parvis notre Dame », et bien d’autres choses encore, sous l’œil de l’Ange à la trompette….

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 6 Janvier 2023

Ah, ça, j'aime un article qui arrive tout fait, c'est parfait après les fêtes pour essayer de se reprendre en main un peu... Moi qui vous avait promis de l'animation à l'occasion des 13 ans du blog!  Disons que j'ai juste un peu de retard...  Un peu comme M.F.  et son compte-rendu de Montluçon... mais OUI! MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS! Donc à bientôt pour pleins de choses "tard que jamais"... Si jamais faut attendre l'automne pour le nouvel album, ceci dit, faut pas se presser non plus... D'autant qu'ils annoncent de la neige...  

Enfin, soit, un grand Merci à M.F.!   Et on compte sur vous pour les retours pour les concerts de Meymac notamment!

Vague à l' âme sur l’embarcadère.

Murat de nouveau à Montluçon !  Je n'en croyais pas la rumeur. Avait-il croisé Rover lui vantant, après ces trois  passages, les qualités du pâté aux pommes de terre et l'accueil extrêmement chaleureux des Bourbonnais ?

Un seul concert ici, en trente ans, les Betty boop avaient forcément changées mais leur enthousiasme était toujours intact et dans les campagnes environnantes, les bandes de fidèles parmi les fidèles seraient immanquablement au rendez-vous.

Enfin, pour une fois, nous n'aurions pas à descendre dans son fief, c'est lui qui venait à nous, pour sûr, c' était une bonne nouvelle.

Bref, il fallait se mobiliser, recruter quelques nouveaux adeptes ; ceux et celles passé.e.s sans le voir, appeler les quinquas acquis à la cause ; téléphone en surchauffe : tu sais quoi ?...

Perso, j'étais toujours sous l’emprise des vapeurs d' iode du concert estival en Charente ...  Soit disant que ça lui ne réussissait pas la mer et l'iode au J-L, ses montagnes lui manquaient, tu parles Charles, loin des yeux, loin du cœur...  jamais je l'avais vu autant frétillant, détendu, plein d'humour et séduisant avec sa chemise couleur fraises écrasées ! Faut dire que les conditions étaient réunies, un charmant festival de la chanson dans les dunes, chaleur d'été, brise du soir, une cause pour soutenir la recherche contre une maladie… Public conscient de leur chance et touché en plein cœur ; les ingrédients étaient là...

Je l’attendais avec impatience cette future soirée de décembre...le jour J, aucun bémol, les copines et copains au diapason, mais ce soir-là, comment dire... coté ambiance... à Montluçon, ce fut un concert un peu singulier, tendance surréaliste ! 

Le premier commentaire de J-L pris la forme d'une diatribe contre un journaliste local et son article de l'époque, il y a 30 ans... rancunes tenaces, quand elles nous tiennent... Ensuite, les intermèdes alternaient entre scuds envoyés par ci, par-là, saupoudrés d’humour potache, voire vachard, un brin acerbe suite aux propos, trop complaisants d'une sympathisante dans la salle... laquelle sans le vouloir, nous l’a énervé un peu plus.

En quelque sorte, rien de surprenant, le J-L qu'on affectionne aussi, plus ou moins habile selon l’humeur du jour, « aficionados » des joutes verbales, de l’ironie, des provocations, comme des propos éloignés du politiquement correct. A prendre avec des pincettes ou à ignorer, c'est selon les caractères.

D'aucuns diront qu'il semblait las, pas motivé, il dira lui-même avant de commencer qu'il fallait bien se mettre à jouer ! C'était le dernier concert de cette tournée... il nous l'a bien dit, pas de chance pour vous...flûte alors, Demi-soupir !

Cafardeux, fatigué ? Tout passe, tout lasse, tout casse... Soit.

Cependant, une fois rodé, l’Auvergnat et ses musiciens se lancent, assurent et enchaînent les chansons du dernier album avec raffinement et rythmique hypnotique. Petits détours par le chemin des poneys, rencontre éphémère avec un chat et une princesse of the cool, à Yvetot, la pharmacienne nous indique la route pour Monboudif, près du Ciné Vox, l'endroit préféré de Jean Bizarre afin de contempler l 'arc-en-ciel, puis direction Taormina, pied au plancher.

Rien à redire. Toujours excellent notre J-L  entre douceur introspective et énergie galvanisante.

Devant la scène, ça chaloupait, les quinquas et autre jeunesse en goguette retrouvaient leurs 20 ans. Manquait quand même la cerise sur le gâteau, la chemise couleur fraises écrasées ! 

Et puis, ce fut l'apothéose...A force de mauvaises ondes, les forces diaboliques s’abattaient sur la fin de la soirée, les mystiques ont même pu croire au châtiment divin. Soudainement, un claquement intempestif se fit entendre, les regards se tournèrent vers les spots, pas de fumée... Le concert continua, malgré un J-L et des musiciens dubitatifs. Les pétarades s’enchaînèrent, le bruit fut localisé, les amplis s’emballaient, la guitare fulminait, coupe, coupe...(Marcel !) fini par lancer J-L.

Console et enceintes endiablées furent éteintes. Cette fois, le fil conducteur s'était définitivement rompu, tout ça ce n’était vraiment pas courant, dépité J-L fit volte-face, lumières !

Une fin curieuse et écourtée, un public interrogatif, dans l’empathie pour l’artiste interloqué à juste titre et cette fois pour rien dans l'affaire...

Une traversée de soirée légèrement kafkaïenne, un peu comme un rendez-vous à part, un peu manqué, parcouru par ce sentiment de vacuité qui nous étreint parfois.

Dis, quand reviendras-tu ?

Peut-être pour le prochain album, histoire d’exorciser les démons et d'ironiser sur les surcharges électriques à Montluçon...

Lilith. (hiver 22)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 12 Décembre 2022

bonjour,

j'ai mis de côté le blog cette semaine, et pas avancé comme je l'aurais pu. On verra si je rédige un compte-rendu de St-Egrève...  Ce n'est pas gagné... Mais priorité à l'actu.

 

1)  J'ai récupéré samedi mon exemplaire 208 du disque Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France dont on annonçait la sortie avec quelques détails en juin dernier. Pour résumer, nous concernant, il s'agissait d'un accompagnement musical de Jean-Louis M. d'un enregistrement d'un long poème de Blaise Cendras par Jean-Louis T. Trintignant.  32 minutes.

Je n'en attendais pas grand chose, d'autant qu'il est confirmé que les 2 Jean-Louis ne se sont pas rencontrés, et même que Murat a dû travailler sur une interprétation déjà enregistrée. Quelques notes de violoncelle au démarrage (Murat indique qu'il s'agit d'un musicien de l'opéra mais personne n'a conservé son nom). A 6 minutes, pour quelques dizaines de seconde, on retrouve un peu de synthé(son de flûte traversière) et des oiseaux. On perçoit quelques sons très légers par derrière, avant le retour du violoncelle quelques secondes. Par la suite, c'est lui qu'on entend très régulièrement. Murat indique qu'il s'agit de "respirations et un peu d'ambiance", essentiellement,  générateur de tensions, appuyant sur l'interprétation de Trintignant elle aussi très "tendue". Il n'y a rien donc de continu et pas réellement de "morceaux". C'est à rapprocher de son travail pour des musiques de film comme "Pauline et François". 

Concernant l'objet, la présentation est austère. Il était annoncé une interview de Jean-Louis Murat mais elle est décevante. Elle clôt le livre et il n'y a que quelques bribes d'un phoner. On y apprend un peu du détail de l'enregistrement (un studio à Paris près de la Bastille), qu'il n'avait pas "senti la profondeur" du poème mais que Trintignant "le transcende avec son voix et son phrasé". Il est ensuite question de choses connues: la révélation sur Verhaeren, le Petit Larousse, son travail sur Béranger et Deshoulières.  Par contre, les dessins de Bilal en double page sont très chouettes.

La page Murat: 

Bilal qui cause Manset:

L'origine du projet:

Trintignant touchant quand il dit "j'aimerais le connaître"(Jean-Louis Murat):

Le tirage est de 3000 exemplaires ce qui me parait énorme au vu des chiffres réalisés en musique, mais concernant un objet littéraire, je ne sais pas pas. Autre surprise : une soirée parisienne de lancement a eu lieu à la maison de la poésie le 8/12 devant une belle assemblée. 

Et il y a un peu de promo:

-  On entend le thème du violoncelle au début d'émission: Bilal le trouve "sublime" et explique ensuite son travail d'illustration: (je n'ai pas pris le temps de tout écouter. S'il est question de Murat, merci de le signaler!)

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/poesie-et-ainsi-de-suite/enki-bilal-blaise-cendrars-et-le-livre-simultane-9994690

 

- Le Temps, en Suisse, parle de l'actualité autour du poète suisse et cite la sortie.

 

- Aussi une séquence sur France 5 avec Pierre Lescure dans C à vous sur France 5 :  vidéo

- Mention sur télérama.fr : collaboration des deux Jean-Louis dans une "fastueuse édition".

-Enfin, j'étais tombé sur le Grand Atelier de V. Josse qui nous permet d'entendre le travail qu'a poursuivi Trintignant avec la poésie... et un autre musicien.

 

2)  Il a été question de Murat assez longuement (près de 3 minutes) dans "la bande originale" de Nagui sur Inter il y a déjà quelques jours... et non, pour une fois, pas dans une séquence humoristique. Merci à Catherine pour l'info.  Rendez-vous à 35'15 du podcast 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-bande-originale/la-bande-originale-du-vendredi-25-novembre-2022-3104551

Le résumé exhaustif est compliqué mais voici :  choix musical de François-régis Gaudry, "foule romaine"... et on devine  les regards entendus en plateau (rire de Leila Kaddour). "ah, c'est un bonhomme quand même", Gaudry: "J'ai toujours adoré JLM, avec ses excès, ses phrases délirantes, son côté raide" et de rajouter qu'il a été déçu d'une rencontre pour l'Express. Journaliste cuisine, il avait obtenu de la Rédaction d'être malgré tout chargé d'une interview. Journée promo dans un hôtel, on sait que Jean-Louis n'y est souvent pas très bon...  "Il ne me regardait pas dans les yeux.. mais ça ne m'empêche pas d'adorer", "je l'ai vu pleins de fois en concert" et de souligner qu'il aime son "côté artisan" qui pouvait aller vers le succès populaire et "a préféré rester dans son coin, sa petite campagne".  Et Nagui de faire son laïus aussi : "il a son caractère, il ne s'est pas fait que des amis, il faut composer dans le métier". Kaddour se rappelle: "c'est le seul concert où je me suis fait engueuler quand même, enfin le public parce qu'on ne réagissait pas". "je l'ai vu battre des enfants dans la rue" ajoute Morin. Et Nagui de raconter un souvenir douloureux d'une interview de Murat le concernant, et indique "mais il a raison, il a raison". (Je ne reviens pas sur l'historique entre les deux).

 

ET puisque c'est vous, je vous ai retrouvé la trace de cette rencontre Murat/ Gaudry... Face à un journaliste qui a pu se dire "vaut mieux que je me contente de parler de patates et de pizzas", Murat n'est pas si mauvais...  Et moi, je vais aller tester la "justine"...

 

LE LIEN DOMINIQUE A EN PLUS

Quand Dominique A ne parle pas de Murat, les journalistes s'en chargent. Très bel article de M. Muscat:

https://www.lyoncapitale.fr/culture/concert-au-radiant-bellevue-le-monde-selon-dominique-a

Si l’on pense beaucoup, dans ce rapport prosaïque à la nature, presque animiste, divinement changé en poésie, cette solitude chargée, à Jean-Louis Murat, pour la première fois sans doute, et c’était à faire, Dominique A marche sur quelques bouts de terre appartenant à Gérard Manset, ce grand poète et musicien voyageant en solitaire depuis cinquante ans sans jamais se mesurer à personne, ni à la scène ni aux modes, développant un monde musical aussi épique et étendu que la Terre du Milieu de Tolkien ou le Westeros de Game of Thrones, hors du temps et hors de tout, au caractère mythique mais à la résonance bien réelle.

Je pensais peut-être aller le voir mercredi, à l'Isle d'Abeau, mais outre des contraintes personnels, je boycotte intensivement la coupe du monde...comme beaucoup de monde. Ils restent donc de la place. Pas de chance pour lui et les abattoirs de Bourgoin (en association avec le théâtre du Vellein), deux salles qui ont accueilli JLM. 

 

LE LIEN CARLA EN PLUS puisque Murat l'évoque dans l'article de l'express

'Jean-Louis Murat en sort un tous les six mois, Francis Cabrel tous les six ans. Disons que je me situe entre les deux. Pourquoi ?"   dans le Nlle Obs (réservé aux abonnés)

Et bien... on attend le prochain... de Murat.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 5 Décembre 2022

Bonjour,

Je suis très mauvais élève, pas de compte-rendu de ma part de St-Egrève pour moi (pour l'instant)... mais je vous propose un retour... même deux retours sur Montluçon... 

Sommeil sommeil j'ai sommeil v'là Montluçon merde Montluçon quel flip

 

Nous disait Jean-Louis Murat dans "Coltrane" sur Travaux sur la n89... Est-ce que c'était prémonitoire? Peut-être que Jean-Pierre en tout cas nous donne une piste pour expliquer ce vers dans son compte-rendu...  

Merci à Lui. 

Concert à "l'Embarcadère", à la fin un peu galère…

 

  Le lieu avait pour nom « L'embarcadère », une salle de spectacles associative dans l'Allier, à Montluçon.

  J'avais quitté mes « Monts Humbles » de la Montagne Bourbonnaise ce samedi 3 décembre en fin d'après-midi, roulant sous la pluie et dans les brumes passagères, un vrai temps automnal face nord, pas celui des couleurs mordorées et dorées qui caractérisent cette saison. Mon frère habitant Montluçon, j'aurais un pied à terre me permettant de repartir le lendemain matin. La neige serait peut-être alors encore sur les monts au loin.

   J'allais voir Jean-Louis Murat.

  De cette tournée « Buck John » 2022, j'avais déjà assisté au concert de Nevers (11 Mars) et à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand.(12 Avril)

   Depuis sa première tournée, j'en avais vu des concerts de Murat, avec toujours quoiqu'il arrive un renouvellement de ses propositions musicales et de ses humeurs.

   A  Nevers il était malade, et la salle de la Maison de la Culture n'était pas vraiment propice à  une transcendance muratienne. J'avais eu un petit coup de blues, avais trouvé le public respectueux et âgé, assis donc, avait admis que mon héros avait vieilli et moi aussi. Heureusement le final de « Taormina » m'avait transporté et contaminé. Du coup, le lendemain j'avais le Covid. Murat peut-être aussi, il annula Limoges le lendemain.

   Sur ses terres, à la Coopérative de Mai, le curseur avait été placé beaucoup plus haut ; j'étais juste devant, dans une salle moyennement remplie, mais assistant à un concert sincère et enchainant les titres avec justesse et variations, bien porté par ses complices musiciens, musique et voix au diapason. Les comptes-rendus déjà parus dans « Overblog » m'épargnent un plus vaste descriptif, et pour conclure, seule déception, je m'étais fait piquer la playlist par mon compagnon de concert, j'étais content pour lui, dépité pour moi.

   Bon, maintenant cela devient plus complexe dans la narration, il faut bien le dire. Car je suis parti voir ce concert à Montluçon avec une pensée bien ancrée dans mon esprit tortueux. Ce serait peut-être le dernier concert de Murat auquel j'allais assister. Non pas qu'on m'avait décelé récemment une maladie incurable - bien que je n'avais pas l'intention de m'éterniser!-, mais m'effleurait depuis peu la pensée que c'était sa dernière tournée, et que je ne m'en réjouissais pas. Je ne le voyais pas entamer un « Never Ending Tour », comme l'inusable Bob Dylan, et le concert de Montluçon eut tendance, malheureusement, à confirmer mon intuition, et j'espère bien sûr me tromper.

   Je ne vais pas au concert pour voir un spectacle sur écran géant. A «  l'Embarcadère », je fus aussi aux premières loges, nous étions moins de deux cents. Et je ne suis pas sûr que les autres dates et lieux visités de cette tournée ne dépassent beaucoup ce chiffre. Est-ce suffisant pour équilibrer financièrement, une telle logistique ?

   Le concert fut ni bon ni mauvais, c'était un concert de Murat avec ses moments de certitude et de doute, ses envolées et ses errements, des feulements et des susurrements, des musiciens assurant et rassurant, sa voix et sa guitare bien présentes, certains moments de grâce et de désolation, et c'est ce que j'aime chez lui. La playlist (que je me fis encore chiper à la fin, pas vrai ça!) était proche des concerts déjà décrits sur le blog, avec des points culminants sur « Cinevox » « Hello you », « Frankie » en particulier.

   Commençant sans tarder - pas de première partie, et c'est peut-être aussi bien -, ponctué de quelques commentaires débonnaires sur le Bourbonnais, quelques propos anti-Macron, des dérives chantonnées autour de « Montluçon » « Ma Lucette », le rappel d'un de seul passage à Montluçon, « il y a soixante ans... », un des concerts les plus mémorables (négativement) de sa carrière, car il se souvenait d'un journaliste qui avait écrit le lendemain dans la Montagne « que JLM ne devrait pas poursuivre dans ce métier... ». J’espère que le journaliste en question n'était pas dans la salle, car il lui adressa quelques propos corsés. Je me suis souvenu de ce concert, c'était il y a 29 ans, début novembre. J'habitais alors en Touraine, mes filles (deux ensemble) venaient de naître, et sur la route, il neigeait. Il y avait un décor d'automne sur scène, dispensable, c'était une tournée acoustique post Cheyenne Autumn.

   J'avais aimé (j’ai aimé tous les concerts de Murat). Mon frère et sa femme avaient détesté. Il ne revint d'ailleurs pas le voir avec moi samedi dernier. C'est pour cela que j'aime Murat et que je lui suis fidèle.

   Donc, revenons au concert de « l'Embarcadère ». La fin en fut très particulière, un peu tragique quelque part. Le fait qu'il s'agisse de la dernière date de l'année 2022 en fut-il la cause ? ( mais pas de la tournée, 7 dates sont programmées en 2023, une le 4 Février à Ligniéres, le fief de Florent Marchet, et la dernière date le premier Avril à Annonay)

  Déjà une sortie prématuré après une heure et quart de présence bouleversa la routine, pas de « chemin des poneys », pas de « l'heure du berger », un adieu qui ne pouvait en rester  là ...retour rapide sur scène, quelques plaisanteries avec les musiciens, mais une certaine désillusion, une fatigue palpable, un léger désabusement entrainant une difficulté à entrer en contact en entrer avec le public, des tentatives mi-figue, mi-raisin, en annonçant le fait qu'il n'était pas un chanteur triste comme on l'affirmait, mais qu' il pouvait écrire des choses drôles comme quelque chose autour des « tomates et leur couleurs » ( ???)....Pour ma part, il n'était pas nécessaire que j'écoute cette version...

   La reprise du concert avec « Chacun sa façon » me laissa un peu sur ma faim, ce n'est pas un de mes titres de référence.

     Et puis vint la vraie fin, non méritée pour cette dernière date de l'année avant un break mérité avant les fêtes. Déjà, sur l'avant-dernier titre, un claquement intense vint contrarier son jeu de guitare, le faisant même quitter les cordes un instant. Bref problème technique, qui s'amplifia malheureusement sur le final d'un très beau « Taormina »... gâché par plusieurs « explosions » successives, l'énervant et le déroutant dans un premier temps, puis l'inquiétant et le paniquant, l'obligeant à couper ses instruments puis les baffles, cherchant des explications vers la table de mixage, (« qu'est-ce que vous foutez! ») puis debout devant la scène annonçant un peu perdu qu'il fallait « tout couper », et comme un enfant qui veut se faire pardonner , la mine défaite, « c'est pas de notre faute ! » avant de s'éclipser sur un maussade « salut », laissant les musiciens un peu aussi chamboulés.

   Le technicien de scène revint vérifier l'extinction des machines, les lumières revinrent, it is the end...

   Je me fis devancer pour la capture de la playlist, tournai un peu et sortis sous la pluie...

   Je ne pense pas que Jean-Louis revint pour saluer ou s'expliquer.

   Je pouvais en rester là. Je ne lui en voulais pas.

   J'avais passé un bon moment.

   C'était peut-être mon dernier concert de Murat, je ne l'espérais pas, mais cette fin particulière et émouvante, ne me semblait pas vraiment rassurante.

    Etre débarqué à « 'l'Embarcadère », cela ne peut finir comme cela, Jean-Louis …

JPTheBlack 04 12 2022

 

Florence(d):  Après avoir adoré Auxerre  (compte-rendu) et Montreuil (compte-rendu)

Je découvre avec plaisir ce compte-rendu, qui remet les choses à leur juste place… moi qui suis sortie de ce concert filandreux frustrée et très agacée – et pas par la sortie de scène de Murat qui avait toutes les raisons d’être contrarié.

Oui, Murat était sans doute fatigué samedi soir, après cette longue tournée et dans une phrase d'enregistrement d'album… Fatigue qui pouvait tout de même passer pour une absence d’envie – malgré une arrivée tout sourire de l’ensemble du groupe. Le public était présent et fervent, mais la mise en route a été longuette – il a fallu attendre « Montboudif » pour trouver véritablement le rythme et l’énergie. Murat semblait parfois retarder le moment de se remettre au boulot, étirant à l’excès ses interventions parlées et ses agaceries aux musiciens. Certains propos ironiques ressemblaient même à des aveux : « On est très décontracté, c’est le dernier concert de la tournée… C’est dommage que ça tombe sur vous… », « J’essaie de me débrouiller pour que ce soit notable ce soir… Comme l’autre fois à Montluçon… Je fais vraiment tout pour que ce soit une catastrophe… », « J’écris des chansons chiantes, et en fin de tournée elles me paraissent encore plus chiantes » ou encore, empoignant sa guitare, « Bon on se retrouve dans 4 minutes »

Alors oui, il y a eu, un peu épars, de beaux moments, des vannes rigolotes, et les amis autour de moi, qui n’avaient jamais assisté à un concert de Murat, ou pas depuis très longtemps, étaient heureux de leur soirée. Mais après avoir vécu sur cette tournée plusieurs concerts éblouissants, sans baisse de rythme ou presque, il est toujours agaçant qu’on puisse penser qu’avec Murat, il est normal qu’on ne comprenne rien aux textes (singulièrement marmonnés et malmenés ce soir-là), ou qu’aux pépites succèdent des moments bien faibles. A être si bien traité, on devient exigeant…

L’idée qu’il puisse s’agir d’une forme d’adieu ne m’a jamais traversée. Question de tempérament sans doute, et puis confiance joyeuse dans la vitalité du monsieur. Mais, JP a raison de le souligner, sans doute y avait-il une vraie fatigue, voire une forme de lassitude ce soir-là – dont il semble difficile de tirer des conclusions définitives, avec un personnage aussi insaisissable…

 

Merci à vous deux! 

Vos impressions viennent renforcer mes interrogations du week-end. Oui, la frontière est mince entre un bon concert de Murat et un moyen (même quand la salle est en configuration debout) : des moments d'agacement du chanteur et du public, trop de cris, la voix loin du micro, un manque d'intention... Mais quand c'est très bon, Jean-Louis Murat n'oublie pas de penser aux mots, se connecte un peu plus avec le public, et l'improvisation reste au service du morceau.   

 Sur Saint-Egrève, j'ai lu un:  "Jean-Louis Murat et moi, c'est fini"... alors que mes camarades et moi étions globalement satisfaits...  D'autres ont aimé sans trop de réserves, tant à St-Egrève qu'à Montluçon... Tel est la vie des avis... et le blog a été créé pour qu'ils s'y expriment... il y a 13 ans!  Et comme vous le savez, ce que j'aime en Murat, c'est les interrogations qu'il me suscite. Pour ce week-end, c'est gagné. 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 28 Novembre 2022

bonjour,

Jean-Louis Murat a encore fait passer un bon week-end à ses spectateurs, du côté de la Belgique à Mouscron (Centre Marius Staquet), et à la Marbrerie de Montreuil, ce qui a permis aux parisiens de bénéficier d'une deuxième date. 

Les prochains rendez-vous:  Saint-Egrève et Montluçon vendredi et samedi prochain!

Merci à Florence(d) pour le compte - rendu de Montreuil:

 

Ca a beau être mon sixième concert de cette tournée… La set list a beau être inchangée… Un concert de Jean-Louis Murat, c’est toujours nouveau, c’est toujours réjouissant. Pas aux mêmes endroits, pas de la même façon… mais toujours il nourrit l’enthousiasme et la ferveur.

26 novembre, donc, La Marbrerie à Montreuil. Quelques rangées de chaises devant la scène, l’espace paraît petit mais sera finalement comble, avec des spectateurs massés derrière les chaises, sur plusieurs rangs derrière le comptoir qui surplombe la scène, sur l’espace supérieur qui fait office de balcon. Arrivée tôt, je réserve une place au deuxième rang, mais finalement je resterai au comptoir, hasard d’une jolie rencontre avec Alain Klingler auquel je peux enfin dire mon admiration pour sa magnifique reprise des « Jours du jaguar » sur l’album AuRA aime Murat.

Ce soir, Jean-Louis Murat est en voix, et en joue joliment, tout en sensualité et en émotion dans les premiers morceaux, « La princesse of the cool » qui évidemment s’y prête, un « Ciné Vox » tant de fois entendu qui m’émeut à nouveau, par son phrasé, sa langueur (et malgré un oubli sur le texte), l’inédit « Hello You » dans une version elle aussi extrêmement touchante. C’est tout à fait autre chose qui se dessine qu’à Auxerre par exemple, où le concert avait débuté par un « Jean Bizarre » très enlevé, avec une belle intro à la guitare, un plaisir communicatif du jeu. Ici c’est la voix, le chant qui semblent au premier plan et servent comme jamais les textes.

Fred et Yann attaquent l’intro bien connue de « Marilyn et Marianne »… mais Jean-Louis les arrête tout de suite, pour improviser autre chose, à moitié chantonné. Changement de programme ? Un nouvel inédit ? Mais non c’est bien « Marilyn et Marianne » qu’il a décidé de donner dans une autre version, très intense, très habitée – et d’ailleurs l’ombre de l’assassinat de Samuel Paty plane de façon très explicite, puisqu’il modifie le texte : « sans penser y perdre la tête », « perdre la tête pour Marianne… »

On enchaîne avec du plus léger, et du bien rythmé : un « Montboudif » où la guitare reprend toute sa place, et qui soulève l’enthousiasme de la salle. Puis « La Pharmacienne d’Yvetot », toujours très belle en clavier / voix, mais dont la fin est tout de même un peu expédiée. Murat s’amuse d’ailleurs : « J’ai beaucoup de chansons chiantes »… Il enchaîne avec un « Frankie » extrêmement sobre et retenu, la voix s’élève très peu sur le refrain, reste grave et posée, tandis que le morceau monte progressivement en puissance pour culminer en un des moments les plus intenses du concert.

Et c’est déjà la fin, les musiciens quittent la scène. Ils ne tardent pas à revenir, avec un « Chacun sa façon » toujours aussi efficace, « L’Arc-en-ciel » et un sublime « Taormina », comme en suspension. 

Un magnifique concert, tendu, dense, avec un Murat peu disert mais tenant l’émotion jusqu’au bout. Qui incite à y revenir quelques fois encore, puisque la tournée continue, et qu’il sait maintenir intacts la curiosité et le désir de découvrir ses infinies variations…

 

merci encore Florence!  

Retour sur les deux dates en photo sur l'instagram de Christophe:

https://www.instagram.com/jean_louis_murat_fan_club/?hl=fr

 

 

LE LIEN EN PLUS 

Le nouvel album de Mylène Farmer fait ressortir le nom de Murat à droite et à gauche... mais quand un ancien dolo fait un article... il va jusqu'à demander à Mylène : " A quand tout un album décliné de cette façon comme Jean-Louis Murat l'a fait pour les textes de Charles Beaudelaire mis en musique par léo Ferré?"

(article réservé aux abonnés)https://www.dhnet.be/medias/musique/2022/11/25/nous-avons-ecoute-lemprise-le-nouvel-album-de-mylene-farmer-voici-notre-verdict-GPAXXUMOOJGOLER5XQO6QT6DGM/

 

Pour Télérama, "le duo avec Murat demeure un coup de cœur absolu"(réservé aux abonnés également) et le Monde indique que le duo rayon vert est loin des réussites qu'ont été regrets et les mots"... mais Matthieu M., disquaire fnac, et sans doute un peu trop fans de Mylène s'interroge:  "Jean-Louis Murat, qui a collaboré avec elle sur le duo Regrets, aurait-il eu la carrière qui est la sienne, lui qui était passé de l’ombre à la lumière grâce à ce succès ?"...   Cela l'a certes conduit à être connu d'un plus large public mais il s'est arrangé pour ne pas surfer là dessus. 

 

LE LIEN EN PLUS EN PLUS

Biscuit production a encore frappé... avec le nouveau clip de LOUISE ATTAQUE... qui a pour batteur Nicolas Musset, le batteur de Mustang. Alexis Magand: "«  C’est un projet qui m’a beaucoup excité. C’est comme quand j’avais bossé avec Jean-Louis Murat. Ce sont des personnes dont j’aime bien le boulot, qui ont accompagné une partie de ma vie. C’est une vraie chance de collaborer avec ces personnes ». Il conclut : « Ce sont des projets marquants. C’est déjà une rencontre humaine. On se dit qu’on va continuer dans ce sens-là ». La société de production clermontoise a déjà plein de projets en cours et compte bien proposer par la suite de nouvelles jolies surprises.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/pourquoi-louise-attaque-a-choisi-clermont-ferrand-pour-son-dernier-clip-la-frousse-2653644.html

C'est tourné à Clermont:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 23 Novembre 2022

Et oui, c'est la période de l'anniversaire du blog (Moi, Pierrot S, 13 ans, pas trop drogué et un rien prostitué-  le 3/12)  et c'est moi qui vous fait des cadeaux!

Après une première rencontre avec un artiste très attachant ( LA FILLE DE LA COTE), une autre interview un peu spéciale va arriver... et un autre concours... mais pour aujourd'hui, grâce à la commune de Saint-Egrève, et la Vence Scène sa belle salle de spectacle et de cinéma dont le nom vient du ruisseau qui descend de la Chartreuse pour se jeter dans l'Isère et ses eaux si... euh..., passons... 

Je vous propose de gagner 2 X deux places pour le concert de Jean-Louis Murat le 2/12/2022... et comme vous le savez, un concert de Jean-Louis Murat, ça se mérite... Mais je ne vais pas vous demander de gravir l'imposant Néron qui domine la ville (c'est réservé aux experts).

 

Je vous propose donc de répondre à deux questions pour assister à cet événement exceptionnellement exceptionnel... puisque ça sera l'avant-dernier concert de Murat en 2022. Oui, c'est ouf! Plus sérieusement, Jean-Louis Murat est en grande forme et livre des prestations convaincantes même pour les initiés !  Ne le ratez pas!

En plus, je serai là, avec mon billet acheté, moi!  J'ai testé sur deux personnes les questions. Apparemment, la première est très facile, la deuxième a nécessité plus de temps... mais c'est néanmoins facile de trouver... Donc rassurez-vous, je n'ai pas convoqué l'esprit de Matthieu pour confectionner les questions, comme aux grandes heures de notre premier concours  (j'ai relu une partie  des commentaires ce matin ).

PS: Il reste des places à vous procurer sans se triturer les méninges entre 14 et 18 euros. ICI

Les billets iront aux deux personnes les plus rapides pour me répondre  via le mail pierrotjlm[at ]hotmail  [point]fr    Les autres amis qui aiment bien les petits concours, je vous invite à jouer pour la beauté du geste, et toute mon estime,  dans les commentaires mais une fois que les places sont attribuées.

 

1)  CHARADE: 

"Mon premier "Vous pouvez venir  de Tanger de Santiago"

Mon deuxième (1 mot):  "dis...  En hélicoptère  Que je te dépose aux cieux"

Mon tout est une charmante ville où je vais finir si je continue à proposer des jeux pareils. (Veuillez expliquer pourquoi)".

 

2) "L'an prochain, nous fêterons les 20 ans de la naissance de tout "Lilith". C'est un autre anniversaire tout tout récent, ce mois-ci,   qui me le rappelle. Lequel?  Bonne recherche!" 

 

(Des indices seront ajoutés lundi prochain 18h30 au cas où)

EDIT 24/11 : Il n'a fallu que 2 heures pour avoir nos gagnants! Félicitations à I. et  P.y., deux candidats malheureux au concours du  concert de Bourgoin. Content qu'ils en profitent à leur tour.  VOUS POUVEZ MAINTENANT REPONDRE POUR LE PLAISIR DANS LA ZONE DE COMMENTAIRE sur les deux questions ou non.  Il reste quelques places à vous procurer en billeterie!

 

See you in Saint-Egrève... et salutations à tout ceux qui seront du côté de Montreuil... de Mouscron, et de Montluçon (en AuRA... mais c'est vraiment trop loin...).

25/11/22 Mouscron Centre Culturel Mouscron BE
Heure: 20:00.
26/11/22 Montreuil La Marbrerie FR
 
02/12/22 Saint-Egrève La Vence Scène FR
Heure: 20:00.
03/12/22 Montluçon Le 109 FR

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN

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Publié le 29 Octobre 2022

 

1) Le BIEN PUBLIC nous propose un retour en photo sur le concert de jeudi soir. Un minitexte accompagne:

À chaque fois c'est la même chose. On se dit qu'il est passé de mode, dépassé par les rappeurs et les chanteuses à petite voix. Mais on retourne voir Jean-Louis Murat. L'Auvergnat a fait halte jeudi soir au club de La Vapeur. Pendant un concert où il a souri de la pénurie de moutarde, moqué les bières régionales, il a surtout chanté l'amour comme un ruisseau ardent qui irrigue toute une vie. La prochaine fois ce sera pareil. On hésitera encore un peu. On se sentira passé de mode. Et on ira écouter Jean-Louis Murat.

On voit la belle proximité avec le chanteur dans cette salle équipée d'une scène très basse et le public debout... et des jolies lumières...  Pas un mot sur Raoul Vignal en première partie qui est un maître folkeux.

Mathias m'avait transmis la feuille de la set-liste. Immuable. Donc pas de surprise. Merci à Mathias pour les photos:

On était une nouvelle fois sur une affluence un peu réduite... Effectivement, on peut se poser la question de "la mode"...  Même l'annonce du futur enregistrement dans l'article précédent ne me fait remonter presque aucune réaction... 

 

2)   Je vous annonçais  en juin avec quelques détails l'arrivée en gare de  La "Prose du transsibérien" dont Jean-Louis Murat a composé la musique. On connaît précisément l'heure d'arrivée : 2 décembre.

 

Cet enregistrement inédit du poème de Blaise Cendrars est le dernier projet de Jean-Louis Trintignant.
La Prose du Transsibérien rêve à un mélange et à une communication entre tous les arts. L’interprétation du regretté Jean-Louis Trintignant (1930-2022) est considérée par les spécialistes de Blaise Cendrars comme la meilleure jamais réalisée. L’acteur donne à entendre, par le jeu des modulations de sa voix la traversée d’un voyage éternel. La voix intemporelle de Jean-Louis Trintignant devient ici musique. On embarque à bord du train à travers la Russie en sa compagnie et celle d’Enki Bilal : les mots du poète, la voix de l’acteur et les couleurs du peintre communiquent et se répondent, la peinture et la musique sont enfin à nouveau du voyage.
Livre-disque d’art avec CD & Vinyle.
Édition de luxe limitée et numérotée, avec livret quadri intérieur 36 pages, incluant textes, dessins et peintures. Texte intégral du poème, préface par Claude Leroy, entretiens inédits avec Jean-Louis Trintignant, Enki Bilal, Jean-Louis Murat. Œuvres originales d’Enki Bilal.
Premier volume de la collection livres-disques d’art BOOKSON des Disques du Maquis, qui pour objectif de réunir toutes les formes d’art, littéraires, visuelles et sonores.

https://www.fnac.com/a17447984/Jean-Louis-Trintignant-Prose-du-transsiberien-et-de-la-petite-Jeanne-de-France-Edition-Deluxe-Limitee-et-Numerotee-Vinyle-album#omnsearchpos=1

"Dernier projet"? Cela date de 1990...

Le visuel est un peu décevant pour un objet  d'art... mais on espère des belles illustrations de Bilal et on nous promet des propos inédits de Jean-Louis. Ca coute quand même 60 euros...

 

LE LIEN EN PLUS BIBLIOGRAPHIE

J'avais quelques minutes dans la bibliothèque de Grenoble hier... je me suis rendu au rayon musique... Juste eu le temps de trouver ça :

Livre "La Musique: 1970'-1980'-1990'-2000'" Relié du 18 décembre 2011   306 pages.

 

On le trouve d'occasion pour un prix correcte. le célèbre article de Bayon est le seul sur Murat qui figure dans le livre mais  un index permet de retrouver quelques autres citations (articles sur Bob Dylan) et dans celui-ci:

 

LE LIEN EN MOINS

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 BUCK JOHN, #bibliographie

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