AVIS aux élèves de première!

Publié le 12 Janvier 2010



On avait vu à une autre époque que la musique de Jean-louis Murat faisait partie (c'est un projet des Francofolies de la Rochelle) d'un coffret pédagogique destiné aux élèves du primaire. 

On sait aussi qu'il est très fier d'avoir sortie du néant Miss  Deshoulières (un doctorat avait été fait à la suite d'un album)... et avec 1829, on sentait qu'il voulait refaire le même coût avec Béranger... Ca n'a pas eu le même succès (il est vrai que l'adéquation entre le texte et la musique était moins réussie qu'avec Huppert)... Néanmoins,  les profs d'histoire peuvent faire appel au disque.

Voici l'article qui m'a alerté:
http://histoire-geo-premiere.blogspot.com/2010/01/la-legende-napoleonienne-en-chanson-au.html


Il renvoit au site suivant où deux chansons sont analysées:
http://lhistgeobox.blogspot.com/2009/01/132-pierre-jean-brangerles-souvenirs-du.html

http://lhistgeobox.blogspot.com/2009/11/cinq-mai-une-chanson-autour-de-la.html

Une troisième chanson figure sur le site:   le coup de jarnac, (avec LUCIA dont on attend toujours des nouvelles) que  je ne résiste pas à copier :

Dans cette chanson de 1998, Jean-Louis Murat s'intéresse à la mémoire de François Mitterrand, président de la République pendant deux mandats et décédé en janvier 1996. Personnage complexe et fin stratège politique, Mitterrand fascine les artistes, les chanteurs en particulier (Renaud consacre sa chanson "Tonton" à Mitterrand; Barbara écrit "regarde" le 12 mai 1981 pour fêter la victoire du président socialiste).

 

Ici, le chanteur auvergnat s'intéresse plus particulièrement aux obsèques du président et à la mémoire de celui-ci. Dans son testament, il écrit « Une messe est possible ». En fait cet agnostique, fasciné par la question spirituelle, aura même droit à deux messes, le 11 janvier 1996. L’une, officielle, à Notre-Dame de Paris, présidée par le cardinal Jean-Marie Lustiger rassemble les dirigeants politiques de la planète; l'autre à Jarnac, la terre de son enfance, où sont célébrées les obsèques privées et où apparaissent, pour la première fois en… public, les « deux » familles, la légitime et l’illégitime formée par Mazarine et sa mère.

François Mitterrand repose dans le caveau familial, à Jarnac. Murat intitule d'ailleurs son titre "le coup de Jarnac", en référence à la célèbre expression d'origine historique dont le Littré disait: « Gui de Chabot Jarnac, dans un duel, le 10 juillet 1547, fendit d’un revers de son épée le jarret à son adversaire François de Vivonne, seigneur de la Chateigneraie. Ce coup fut trouvé très habile et fournit une expression proverbiale, qui a pris un sens odieux; mais c’est un tort de l’usage, car le coup de Jarnac n’eut rien que de loyal, et le duel se passa dans toutes les règles de l’honneur."

Une expression qui correspond très bien au défunt président, roué et imprévisible, capable de désarçonner n'importe quel interlocuteur.

"Le coup de Jarnac" Jean-Louis Murat (1998).

 


Quel est ce deuil sur nos âmes                                     

Un mammifère sur le chemin

Un impromptu immémorable

Dans l'antichambre du destin


Dans le pays quelle chamade

Pour la mort d'un florentin

Quel est ce deuil sur nos âmes

Quel est ce deuil qui nous tient


 

 

Charmé par le souci de l'âme

Comme Osiris, chacun vient

Toucher l'éventail de flammes

La truffe du labrador câlin


C'est à ou  ta Nation, la communarde

Qui pleure à la fin du roman

Heure où chacun est de passage

Où se dénoue le grand tourment

   


Voilà le vertige peu banal

Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre délices étincelants

                                                     ou  

Voilà le vertige peu banal

Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre des lys étincelants



Ce soir, un peuple, seul à la table

Éprouve un désir très chrétien

Pour l'idée vierge, la clocharde

Que tu connais, que tu connais enfin

 

Quel est ce deuil sur nos âmes

Est-ce bien le deuil auquel tu tiens ?


 

Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Romain 14/01/2010 12:26


Il est plus probable que ce soit Jean-Louis qui voyage entre les lys plutôt que l'idée rouge.
Concernant Dylan, il veut mieux écouter d'abord (c'est de la musique avant tout) et lire ensuite si on le souhaite ; il a lui-même souvent remanié ses textes et il existe plusieurs versions
pour certaines chansons, une chanson c'est aussi de la pâte à modeler. Aujourd'hui, à la manière dont il chante (et sa "prononciation"), on peut parfois entendre autre chose, c'est
la magie de l'instant !


Pierrot 13/01/2010 22:38


j'ai corrigé l'article avec murattextes, mais en fait: point de "rouge"!!


Romain 13/01/2010 22:00


C’est la première fois que je lis les paroles de cette magnifique chanson (une de mes préférées) et j’avais en tête un texte assez différent. J’aime beaucoup cette mélodie romantique sur un rythme
langoureux, les images attachantes (je revois Mitterrand sur la plage avec son chien "Baltique"), le deuil d'une nation - tel qu'il est relaté dans le récit des enterrements des grands hommes du
XIXe (écrivains ou politiques) - pour la puissance historique donnée à l’évènement, et pleins d'autres choses encore qui en font une des chansons les plus forte de Murat.

Mais j'avais en tête un cinquième couplet bien plus politique :
Voilà le vertige peu banal du lièvre qui va à pas lents, comme une idée rouge voyage entre des lys étincelants !

soit "l'idée" socialiste (évanescente à partir de '83) qui pointe et s'immisce dans les allées du pouvoir royal – puisque avant le retour à la monarchie, Mitterrand était présenté à raison
comme le dernier président régalien.
J’y ai toujours vu un clin d’œil habile ou un coup de patte de Murat et ça me plaisait bien…

On entend vraiment que ce que l'on veut en musique et je me suis souvent pris les pieds dans le tapis avec les chansons de Dylan avant de tomber sur les textes « véritables » (lui aussi
d'ailleurs... ), mais je ne suis peut-être pas le seul sur ce coup-là et mon petit couplet tient tout à fait la route. Si Lucia était bel et bien Laure et si mon interprétation était juste, cette
chanson serait-elle un petit coffret magique ?

Qu’en penses-tu Pierrot ?

Bonne continuation pour ce blog de plus en plus intéressant !


Pierrot 13/01/2010 22:24


Je viens de vérifier: en fait, il semble que -on va faire confiance à Murattextes.chez.com -  que c'est toi qui a raison!! Il y a erreur dans la version que j'ai mis!!

Merci pour le commentaire...  C'est vrai que c'est une belle chanson... J' lui ai  dit après un concert qu'on attendait  une chansons sur Sarko, après Giscard, Miterrand...
Ca l'a fait marrer...

Je ne connais pas beaucoup Dylan mais l'an dernier, j'avais eu envie d'acheter à sa sortie, un livre de traduction (avec le texte anglais en face) dont j'ai entendu du bien..


Julie 12/01/2010 23:46


Lucia, j'ai tjs pense que c'etait un doux surnom pour Laure sa compagne....m'enfin je me trompe peut etre.


Pierrot 13/01/2010 13:34


ah... c'est une piste! Est-ce que la voix correspond sur Tristan, Taormina? Je vais écouter ça..