Publié le 8 Avril 2010
divers- liens-autres
Publié le 20 Mars 2010

Même si la télécaster est à cette heure à l'honneur, on trouve un français sans peur, faisant des guitares comme certains feraient un film ou une mustang (l'auto)... Patrice Blanc. Il a fait quelques guitares pour Jean-Louis Murat qui a toujours fait de la pub pour ce maître artisan (site officiel ou dans les livrets)... pourtant autodidacte.
Le site officiel de Patrice Blanc est en rénovation, mais son ancien fonctionne encore. On trouve notamment cette vidéo:
ARTY P.BLANC 0824 005
envoyé par NANTES7. -
On trouve également une image du "parfum d'acacia"... et ce commentaire: Un jour, le directeur de l'import de Gibson France m'a dit: "c'est la plus belle guitare que j'ai vu dans ma vie"
http://patrice-blanc.com/rencontres.html
3 GUITARES POUR JEAN-LOUIS:
la continentale decoline (celle du parfum):


La dixie:



l'électra sonic:


MERCI à FIVE'R pour les photosPublié le 14 Mars 2010
J'ai eu la larme à l'oeil hier après-midi quand j'ai entendu les premières notes de "la Montagne".. alors que je la quittais moi-même pour ma morne plaine.Cette chanson m'évoque tant les fins de banquet familial dans les Monts du lyonnais... une chanson qui fait partie intégrante de l'histoire familiale par les souvenirs et son propos: l'exode rurale, le progrès des 30 glorieuses...
Bien sûr, c'est aussi une chanson qui nous fait penser aussi à Murat, un autre homme du massif central, qui sait si bien chanter ces moyennes montagnes ( sans parler du générique de l'émission MONTAGNE)... Je n'ai pas trouvé de liens très précis entre Murat et Ferrat (politiquement, beaucoup les opposent et Aragon n'intéresse que très peu Murat il me semble) ... mais quand même:
- Le Hall de la chanson parle d'un intérêt de Murat pour Ferrat, mais il n'a jamais repris de chansons à ma connaissance : http://www.lehall.com/docs/biographies/murat.pdf
- Ils ont chanté tous les deux les chants de partisans...
- Ils ont choisi tous deux comme pseudo un lieu géographique (même si pour Murat: il s'agit aussi du personnage historique)
AU REVOIR M. JEAN FERRAT
Publié le 25 Février 2010
elle parle encore de Jean-Louis Murat... C'est déjà ça!!
http://www.confidentielles.com/ttopic-85399-jeanne-cherhal----quot-je-suis-chocolavore---quot-.htm
"Jeanne Cherhal osrt un nouvel album "Charade" (Barclay). Confidentielles l'a rencontrée pour vous, elle répond à nos questions :
1. Quels sont vos « indispensables beauté » ?
Mon rouge à lèvre - Diorific
Se sentir aimé.
2. Les boutiques où vous aimez faire du shopping ?
Je ne fais pas trop de shopping à Paris mais à l’étranger car on a plus le temps.
Mais j’aime Martin Margiela, il m’habille sur mes tournées et également sur la pochette de mon CD.
3. Vos bonnes adresses de resto ?
Un très bon japonais dans le 19ème : NAKAGAWA.
4. La série tv que vous ne loupez jamais ?
Six feet under.
5. Le dessert pour lequel vous craquez ?
A base de chocolat. Je suis chocolavore !!!
6. Votre livre culte ?
Le joueur d’échec de Zweig.
7. Le dernier film que vous avez vu au ciné ?
Le film sur Gainsbourg.
8. Vos trucs pour être en forme après une soirée de fête ?
Le coca.
9. L’album que vous écoutez en ce moment ?
Le dernier Jean-Louis Murat « Le cours ordinaire des choses ».
Grizzly Bear.
10. Le mec le plus sexy ?
Alain Delon !"
Alain Delon sur lequel elle a écrit une chanson, pour le site de son ami Baptiste Vignol: http://danslesyeuxdalaindelon.com/une_intro.php
LE LIEN EN PLUS:
Avec Jean-Louis Murat, on a beaucoup parlé de la langue française et de l'anglais en matière de chansons. Un site vient de prendre une place de poids dans ce débat, je dirais même qu'il renverse les idées reçues... montrant le caractère insurpassable de notre génie français, je dirais même franchouillard... euh...
Enfin, vous vous ferez votre idée vous-même....
http://www.pardon-my-french.fr/
des chansons qui rendent aussi hommage aux synthés des années 80... de notre JL Murat notamment!
la sélection des inrocks:
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/pardon-my-french-ou-la-variet-internationale-version-jacques-toubon-1/?svc_mode=N&svc_campaign=nl&svc_partner=inrocks&estat_url=http%3A%2F%2Fwww.lesinrocks.com%2Factualite%2Factu-article%2Farticle%2Fpardon-my-french-ou-la-variet-internationale-version-jacques-toubon-1%2F
Enfin... C'est assez atroce...
Quoique... pour les fans de Dick ANNEGARD, allez voir la reprise d'Eleonor Rigby... c'est peut-être pas lui... mais ça ressemble....
- "juste deux de nous, là là, juste deux de nous, lallala, juste deux de nous"...... ah, putain, faudrait pas que j'ai ça dans la tête toute la nuit...
Publié le 21 Février 2010
- Cherie Oakley : Elle enregistre un album solo, et était en studio en novembre.
2 titres en écoute sur son myspace: http://www.myspace.com/cheriebebout
- une vidéo filmée par le fiston du batteur : Shannon Forrest, avec je pense Ilya Toshinskiy, c'est tout neuf:
Pour Ilya, son ancien groupe s'appelait Bering strait. On trouve un documentaire retracant l'histoire de ce groupe de jeunes russes venant vivire leur rêve américain... sur dailymotion (intégral 96 minutes)
Publié le 21 Février 2010
Allez, je vous propose de chanter, avec un petite karaoké sur "regrets" avec Mylène Farmer... C'est aussi l'occasion d'écouter une magnifique version instrumentale, que dis-je magnifique, superbe et inoubliable de ce duo, qui a tant fait pour Jean-Louis Murat ( cf article précédent: http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-murat-et-mylene-farmer-43331616.html )
Publié le 6 Février 2010
A ton goulot d’amphore
Dans la chambre obscure
Où tu m’allaites
La chair s’ouvre avale l’air
Plus de lait
16h00 c’est la tétée
Donne-nous le lait
Dieu m’a prié de boire
D’avaler le joyau
Tout sépare le bon grain
le serpolet
Tout me mène à son gré
De lait et de vin
Est-ce boire la mort
Boire cette eau limpide
Au dedans de moi Ta liqueur
Quel est cet œuf
Citron volage
Le pissenlit coquelicot
Nous allons manquer de pain
L'irrésistible moisson
Je t'aurais mangée sais-tu
Si grande fille !!
Gruau de sarrasin
Si le ciel vient à gronder
Récoltes en quantité
Peu de fruits on mangera
Qui fait abondance de grains
Mais jolies framboises
Timides myrtillers
Au cabaret, le vin de table
Sous la tonnelle des regrets
Nous rappelle à grandes rasades
La perspective de bonbons
Tout me transperce le lard
De la même stricte peine qu'on attendrit dans les boucheries
A grands coups de serpillière, à coup de torchon
La méthode charcutière a du bon
Allez, allez, envoie la chanson
C'est l'amour qui passe
qui vient nous désaltérer
c'est l'amour qui passe
qui vient nous dévorer
Ma première framboise
j'allais savourer
Toujours une fiole
Tu croques un peu de neige
Dans ma tisane
Aspergé de citron
Aspic des neiges
Du jus de pêche sur les jambes
Voudriez-vous me jeter
Le fructose le glucose
J'asperge au Tabasco
Ma platée d'aligot
Belgrade et deux kirs
Allez patron et deux demis
- D'eau tout étourdis –
Mieux que le fruit mieux que son zeste
Mieux que le goût de la noisette
si les frimas épargnent les blés
Notre troupeau devait donner du lait au goût
De réglisse et d'airelles
Des noms d'arbres fruitiers
Limonade ou thé glacé
De l'eau des vitamines
On crache le champagne
Je jette une orange
Mon âme a soupé de ces peines
J'ai dans mon sang
le vin de messe
J'ignorais rien
jus de pomme
grappe jaune
laisse-moi manger des yeux
un goût de miel
dans ton bol j'ai mis du miel
Cassis
(merci au site Murattextes)
Publié le 28 Janvier 2010
3e fois que je vois Marchet en concert (Cluses en 2007, avant Jean-Louis Murat), Frère Animal à St-Priest… et donc, cette fois-ci, dans le cadre d’un festival à la programmation intéressante au Théâtre Ste-Marie d’en bas… Grenoble.
Le lieu est plutôt intéressant : une ancienne église classique ou baroque, dans laquelle a été monté dans la nef des gradins (avec une architecture métallique, 150 places je dirais). La scène occupe le vaste chœur, cerné de belles colonnes. Le tout mériterait un peu de travaux (moquettes scotchées, sièges un rien bringuebalants)… mais ma foi, on oublie vite. Le bar, mini, cosy, à côté, a un côté rétro et cabaret parfait.
Rideau rouge…. Et entrée ratée… car c’est une sortie… Un ampli récalcitrant l’a obligé à bricoler…et il n’a pas eu le temps de se cacher avant l’ouverture… Ca lui donne l’occasion de débuter avec un peu d’humour… et à ce niveau là, ça n’arrêtera pas de tout le concert. Très drôle, le gars. Mais un humour un peu particulier, cherchant à titiller le public traité de ploucs, puis de voleurs urbains, et j’en passe ! On ne se laisse pas vraiment prendre par ce personnage hautain, imbu et provocateur, mais le décalage avec les textes des chansons peut quand même interroger. Il faudrait qu’il reprenne « j’empire » du « Voyage du NOZ » (huez-moi!), il prendrait son pied.
Les jeunes filles seront intéressées de savoir qu’il portait moustache, renforçant son image de Berry’s farmer et son aspect féminin aussi, car on pense à Freddy Mercury forcement.
3 musiciens l’accompagnent : le fidèle batteur, un bassiste, et un excellent guitariste occupant aussi le siège du synthé et petites programmations (avec un peu de xylophone aussi). En fait, Marchet me le révèle après : ce sont des musiciens de Syd matters dont il est très fan (Florent n’a donné que leur prénom au cours du concert, mais il s’agit de Rémi Alexandre, excellent et Jean-Yves Lozac'h, au charisme d’un musicien de Cranberries... mais cela dit on ne demande pas un bassiste de faire la java !).
Après l’entrée ratée, morceau énergique pour débuter. Inédit, peut-être la chanson titre du nouvel album puisqu’on y entend le mot « courchevel ». On a du mal à entendre le texte, avec la voix pas encore chaude et l’énergie du morceau, mais la musique est excellente. Florent est à la guitare acoutisque, et y reste pour le deuxième morceau tout aussi rythmée. Il y est question d’un certain « Benjamin ». Autre inédit. Tout cela démarre sur les chapeaux de roue.
« Mon idole » arrive ensuite, avec Florent passant au piano à queue. Il se la pète avec son beau piano… mais le son de l’instrument est magnifique, et j’avoue avoir kiffé veugra ses parties de piano, notamment dans certaines parties instrumentales extra. J'ai également beaucoup aimé les choeurs des musiciens sur certains morceaux.
Cette chanson déjà jouée et découvert sur le net est là aussi bien boostée par le groupe. Fera-t-elle partie de l’album ?
Ensuite, on a droit à «mes nouveaux amis » ; puis un autre inédit « pourquoi êtes-vous si triste » (enfin, c’est la phrase qui revient dans la chanson). On retrouve le thème de l’enfance dans cette chanson car le garnement dit avoir 12 ans. C’est la première chanson où Remi se glisse au synthé.
On repart à Levallois-Perret ensuite, chanson du premier album, puis « notre jeunesse » voit florent et rémi reprendre leur guitare. A mon avis, encore un peu de travail à faire sur cette chanson… Ils n’ont répété que 4 jours, et ont donné hier un premier concert à herblay, et fait 10 heures de route pour venir (ils sont passés par où ?)…
Les musiciens vont se rafraichir, et Florent, solo, au piano, interprète une trentenaire, au prise avec une vie en dent de scie, une « histoire à l’eau de rose ». Toutes les chansons sont réellement chantées, pas de talk over, ça tombe bien, on l’attendait peut-être un peu trop là, lui auquel on a tant comparé Arnaud Fleurent-Didier. Et il faut dire qu’il chante plutôt bien et pour le public, se tournant au piano, comme un Gilbert Becaud pour attraper l’auditoire.
Encore une chanson en solo ensuite, mais cette fois-ci à la guitare, 5e inédit, « qui je suis ? dis moi qui je suis ? ». Plutôt pas mal là encore.
Entracte, qui fait l’objet de pas mal de plaisanteries de la part de Marchet (là, il nous traite d’alcooliques…).
Après 10 minutes, on repart :
Nouvel inédit ou peut-être deux (un instrumental + une chanson enchainée) : on a droit à une longue introduction avec une guitare électrique de Rémi et un piano de Florent extraordinaire, ça pulse bien. J’imagine bien cela en introduction du disque… la chanson ensuite m’évoque « gagner l’aéroport » (de Murat, que Florent avait repris avec Frère animal), mais il est plus question de « perdre l’aéroport » ou de le quitter. « l’avion est en feu » en est peut-être le titre.
Morceau nettement moins anxiogène ensuite : « Narbonne plage », Florent toujours au piano. C’est du Marchet pur sucre, l’ambiance familiale, le bonheur qui s’enfuit peut-être bien, les catastrophes en construction. France profonde, français moyens. Comme cette tapisserie à grosses fleurs très 70's devant laquelle il pose. Et ce thème des vacances souvent présent (cf "les gdes vacances" dans le premier album) : France, été 36, mais c'est en 2010, et c'est la crise...
Idem pour la chanson après, un hommage à la famille Kinder, dans lequel même l’ami ricoré, oui, celui du petit déjeuner réussi !, est convoqué. J’apprécie là les jeux variées sur la batterie (classique, percu sur batterie électro type partenaires particuliers...vous voyez, puis encore simplement les baguettes tapées horizontalement sur la caisse claire ). Sur FB, Florent rigolait qu’il mettait les amplis sur 11, blague du film « spinal tap »... Pour être réellement en adéquation avec ce film, il faudrait changer ce batteur ! Il respire le calme et la sérénité. A vrai dire, ça fait du bien…
Ensuite, on l’attendait, il est là : le yuku ! C’est sur « la charrette ». Une chanson découverte sur internet et déjà chanté en concert. Je la pensais issu du projet « frère animal ». Là, encore, une belle orchestration.
« Tous pareils » du premier album en groupe, puis un beau « Rio baril » en piano solo viennent ensuite.
Je crois que c’est là qu’intervient le premier rappel pour un « je n’ai pensé qu’à moi », du premier album. Non, c’était le deuxième rappel déjà… Florent se lâche bien, faisant ce mouvement assez caractéristique : le buste penché à la Neil Young, la jambe gauche partant en vrille… peut-être avec le but de chasser des mouches.
« Je m’en tire pas mal » pourrait peut-être être sa conclusion pour ce concert de rodage ! D’ailleurs, ce titre est semble-t-il rajouté en dernière minute, Florent se trompe sur le texte et recommence. D’ailleurs, il interprète ce titre en solo avec le batteur, comme les deux suivants : « les grandes écoles » et « la chance de ta vie ». Je prends un peu moins de plaisir du coup à cette partie plus acoustique, surtout du fait des titres qui ne sont pas mes préférés à vrai dire. Néanmoins, l’ambiance est là et la soirée se termine sur un joli succès.
Vraiment sympa de découvrir les nouveaux titres qui m’apparaissent très réussis et abordables à la première écoute. Ils ne semblent pas qu’il y ait une révolution musicale et textuelle dans l’album, mais au 3e, il s’agit plus de confirmer par le fameux, l’incontournable, oui, il est là, le voici, « l’album de la maturité », que de se révolutionner. Je retiens aussi le pied terrible à l’écoute de son piano, moi qui serait plutôt guitare (je me suis dis du coup que j’irais bien voir Sheller, en solo, cet été au Palais idéal).
Après le concert, Florent Marchet est disponible au bar pour dire un gentil mot et signer un petit mot amical.
C’est malgré tout pour une mauvaise nouvelle : l’album ne sortira pas de si tôt, mais un 4 titres viendra présenter l’album au printemps. Ah, les gens du marketing, quelle belle invention ! Mais.. Mais… Florent rajoute qu’il se mettra rapidement à écrire un nouvel album car il a retenu la leçon ! Il a encore le soutien d'une maison de disque et c'est un bel exploit. On retrouvera aussi sur sa plume grâce à quelques collaborations: Axelle Red (avec Manset!), Dominique Fidanza... après avoir travaillé avec La Pirate et Clarika.
Pierrot
Publié le 26 Janvier 2010
1) Dernier reportage au Sancy: belle image du guery, et ski de fond à Orcival...
2) 1990-2010 : c'est les 20 ans de "PESSADE 90".... une petite visite au village pour l'occasion:
LE LIEN EN PLUS :
http://delafenetredenhaut.blogspot.com/
Baptiste Vignol continue ses classements... et retourne dans les années 80: C'est cette fois Le manteau de Pluie qu'il met à l'honneur. Comme Gérard Manset, il apprécie Murat et Renaud.
Ca m'a fait plaisir de voir le Ferrat 80 que j'ai écouté beaucoup à l'époque, à 7/9 ans.
Si vous avez envie de poser une question à Baptiste Vignol, laissez là en commentaire. -Si je la trouve intéressante!!-, nous la lui poserions car il a accepté de nous parler de Murat dans l'interViOUS et Murat N°2
Publié le 21 Janvier 2010
"Les Chants
Ce qui précède fait assez voir que notre patois d'Auvergne a pu se plier à la poésie autant que les dialectes méridionaux. L'identité du sentiment harmonique du langage dans ce dialecte et dans le français en ressort également. On a dû remarquer que la prosodie française n'avait pas d'autres règles fondamentales que la poésie patoise, et que les différents rhymes admis par le génie de la langue cultivée convenaient aussi à ce langage d'autrefois. La littérature, seulement, lui a manqué : j'entends celle qui rend les manières d'être, de penser, de sentir, et qui peint au vrai les situations. Après tout, et eu égard à sa condition matérielle, le peuple de nos campagnes a-t-il pu avoir une autre littérature écrite que celle dont j'ai donné tout à l'iieure des extraits ? Les seuls poètes capables de surgir dans son sein, ce sont les faiseurs de chants, dont les vers s'écrivent dans la mémoire et se conservent par la tradition. On dirait volontiers que la vraie littérature auvergnate est seulement orale : c'est celle que les laboureurs aux premières lueurs du jour, les bergers à la tombée du soir, chantent en pleine nature. Qui n'a entendu ces chants du labour, dont la phrase grave et lente monte doucement dans l'air? Au temps de la moisson ou des vendanges, qui n'a pas écouté les joueuses troupes des femmes entonnant, dans les plus hauts registres de la voix, leurs ballades sans fin, sortes de récits dialogues ou à refrain d'aventures imaginaires? C'est là la littérature populaire véritable, celle qui n'emprunte pas aux littératures cultivées ses formes, ses mots, ses choses, et dans laquelle la vie, son objet etc ...."
Extraits de "les patois de la Basse Auvergne"... livre ancien numérisé par Big Bro... euh, pardon... google... sans qui je ne ferais pas ce blog peut-être.... Les parties sur le chant sont à la fin du livre.
http://www.archive.org/stream/lespatoisdelaba00donigoog#page/n76/mode/1up
J'en parlais déjà là:
http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-en-direct-des-toyaux-uverts-5--43263263.html