divers- liens-autres

Publié le 27 Juillet 2016

Cover "Rouge est mon sommeil" par Gu's Musics

 

 

Dans la livraison d'A DECOUVRIR ABSOLUMENT (40e compilation cette fois-ci constituée de reprises), et après le Tribute to MUSTANGO (qu'il faut aller écouter si vous ne l'avez pas fait, et même acheter si vous voulez avoir une belle pochette avec mon nom dessus!), nous trouvons une reprise de Murat par Gu's Musics (Rouge est mon sommeil de Vénus). Il nous livre une version très réussie, un peu plus énergique que l'originale, avec une jolie guitare.

La compilation est téléchargeable sur le bandcamp gratuitement, meme si un petit coup de pouce au webzine est recommandé. Le prochain tribute portera sur Morrissey.

 

Un peu plus d'infos sur Gu's Musics

- Bio trouvée sur le site Electrophone :

Après un parcours de musicien au sein de deux groupes de 1990 à 2004, Gérald (alias Gu’s Musics) reprend la musique à la fin de l’année 2012.

Yan Kouton, poète et romancier brestois découvre alors ces premières chansons…

Quelques échanges de mails suffisent à nouer un début de complicité entre ces deux âmes sensibles.Une relation d’amitié forte se créé de sorte que ces deux talents décident de collaborer ensemble.Sur une proposition du site A découvrir absolument, Yan Kouton écrit six poèmes.

Six textes rédigés sur-mesure qui composeront le corps de la chanson « Silence ». La plume et le verbe du brestois se marient à merveille avec l’univers fort et impressionniste de Gérald.

Gu’s Musics : « Nous nous nourrissons l’un de l’autre pour créer, lui écrire les mots de musique et moi composer la musique de ses mots ». « Depuis ce titre, nous travaillons ensemble, je compose mes chansons à partir de ses textes qu’il écrit pour moi, sur-mesure. ». Ces collaborations fructueuses aboutissent à l’écriture d’un premier album : Aquaplaning [nom déjà utilisé par Rogojine les copains de Murat]. Huit titres réalisés entièrement à la maison, d’un rock sombre, mélodique et puissant. Sur des lignes d’accords épurées, Gérald bâti de véritables cathédrales sonores.  Huit chansons à la tonalité intime et forte avec lesquelles Gu’s Musics s’adresse directement à son auditeur.

Début novembre 2014, le disque voit le jour d’abord en ligne puis en vente sous sa forme physique (cd digipack). Face à son succès, Gu’s Musics décide de chercher des musiciens afin de donner vie sur scène à ses chansons.

 

- Dans une interview du site Addict culture:

A l’écoute d’Aquaplaning j’ai ressenti des inspirations du coté de Jean-Louis Murat ou Rodolphe Burger. Des artistes qui te touchent ?  Oui j’aime bien leur travail et ces deux-là reviennent souvent quand on cherche à me rapprocher de quelques références. Mais la meilleure description, je l’ai eue il y a une semaine on m’a présenté comme le « Joe Dassin indé », ça m’a beaucoup plu …

 

Gu's écrit actuellement son 2e album. Il recherche des partenaires (label/éditeur/tourneur) pour l''accompagner et l'aider au développement.  Un des nouveaux titres en écoute:

https://www.facebook.com/gusmusics

En écoute sur soundcloud, d'autres reprises (Jean Bart) et des extraits du premier album.

LE LIEN EN PLUS PAS INDISPENSABLE (MAIS C'EST CE QUI FAIT LE PRINCIPE DU LIEN EN PLUS)

 

Je parlais à Séverin de la reprise de Murat d'une chanson de Jobim il y a quelques jours (bon il faut que je retranscrive maintenant)... et je suis tombé sur cette vidéo un peu étonnante. Il parait que Murat fait cet effet-là à certaines personnes:

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 24 Juillet 2016

archive

archive

Avant de revenir à du Murat, je vous parle de mon 3e concert de la semaine.... et finalement dernier (je renonce à John Mac Laughlin mercredi... peu inspiré par le jazz fusion, et à du Earth Wind and Fire ce vendredi, pour cause de pluie et d'orage).

J'ai de toute évidence cherché à prolonger ce bon moment en rédigeant l'article et en cherchant à en savoir plus sur le net.

 

Il s'agissait de Christopher Cross dans le cadre des Estivales en Savoie à Chambéry mardi 19 juillet. J'ai hésité un moment avec Dick Annegarn en Chartreuse... mais j'avais envie d'aller écouter "ride like the wind", un titre que j'ai toujours beaucoup aimé, un tube de mon enfance, comme Hotel california. C'est à peu près la seule chose que je connaissais du chanteur... qui traine une image pas glorieuse en France et aux Etats-Unis. Rolling stone le classe dans sa "short history of the Grammys' most bizarre honor". Même Jon Bon Jovi (ah, c'est l’hôpital qui se moque de la charité!) a dit:

Souffrez-vous de ne pas être reconnu par la critique ?

" Plus maintenant, j’ai dépassé ce stade. J’ai un Grammy, un Golden Globe, une nomination aux Oscars. On ne vend pas un seul billet avec ces symboles de la reconnaissance. Vous vous souvenez de Christopher Cross ? Il a raflé tous les Grammys en 1980. Le temps de prendre la photo et le type avait disparu pour toujours". (moi, je me rappelle que Springsteen avait invité Bon Jovi à chanter un titre avec lui un soir à Lyon... et à peu près personne ne l'a reconnu.)

On trouve vraiment peu d'interview sur le net en français de Cross, mais j'ai trouvé ceci:

Le pire souvenir de musicien a été quand je parlais à un journaliste pour un magazine de variété à Los Angeles qui m’a dit que la presse pensait que les deux pires récompenses des Grammy étaient Milly Vanilly et… moi ![...] Je respecte beaucoup la presse et en particulier la presse écrite comme je te l’ai dit ! Et le fait que cette affirmation vienne d’un journaliste de presse écrite m’a beaucoup touché ! J’ai écrit et chanté toutes ces chansons et même si je n’ai pas gagné face à un album comme "Sergent Pepper’s", j’ai quand même gagné une récompense cette année-là en face des plus gros albums jamais enregistrés par des artistes comme Pink Floyd ou Sinatra… Mais c’est surtout que je pense que c’est injuste parce que au-delà du succès que j’ai pu avoir par la suite, j’ai quand même ces chansons, ce n’est pas le cas de Milly Vanilly !
C’est vraiment le moment le plus sombre parce que je disais : "Mince, les gens de la presse pensent ça !". C’était déprimant !
" interview complète (à noter: Murat apprécie certains groupes qui peuvent parfois faire l'objet de la détestation snob: JethroTull, Eagles, ZZ top ou Family).

 

L'homme Cross donne ainsi une image assez sympathique, simple, notamment en allant jouer avec des français dans une tournée en bus ("autour de la guitare" avec Félix Lalanne en 2015)... alors qu'il devrait pouvoir rester sur le bord de sa piscine (même s'il a connu un divorce après plus de 15 ans de mariage... et qu'il a perdu la moitié de son argent). A lire aussi du côté de RTL, "la saga Christopher Cross".

Bon, on ne parlera pas des oeuvres complètes de Cross, une variété américaine souvent si mal exportable, mais je voulais signaler que ses goûts et ses influences correspondent à une partie de ce que Murat a écouté, Joni Mitchell en tête (on peut parler de passion).

J'ai commencé à jouer de la batterie à l'âge de dix ans. Au départ, j'aimais beaucoup le jazz, des gens comme Dave Brubeck, Miles Davies, Art Tatum et Oscar Peterson. Et puis vers quinze ans, je me suis mis à la guitare. Mes premières influences ont été Buddy Holly, les Everly Brothers et puis bien sûr, les groupes anglais, John Lennon et Paul McCartney. J'ai aussi été influencé par Brian Wilson pour l'écriture et par Carl Wilson pour le chant. Mais je crois que ma plus grande influence, c'est Joni Mitchell. J'ai toujours suivi sa carrière. J'aime aussi Randy Newman, Leonard Cohen, Bob Dylan, Tom Waits, tous les grands auteurs compositeurs, ceux dont tout le monde s'inspire."

D'ailleurs, il a chanté à Chambéry une nouvelle chanson inspirée de la vie de Joni (un titre extrait d'un projet plus large d'après ce que j'ai compris - un américain que j'arrive à comprendre - bon... à 60%- quand il parle, c'est énorme). Un autre rapprochement: il a commencé sa carrière à 30 ans... Il a mis des années à convaincre Warner de le signer, alors qu'il jouait dans les bars 6 soirs par semaine durant des années.

 

Mais revenons en arrière: mardi soir, bonne chaleur, idée d'écouter "ride like the wind"...j'en étais là... Les estivales en Savoie sont organisés par le Département dans l'enceinte du château des Ducs... qui regroupe aujourd'hui, la Préfecture et le Conseil départemental. Autant vous dire que ce n'est pas la fête à Neuneu, même si c'est gratuit.... Pas de buvette et gros filtrage à l'année. Les places assises (un tout petit millier) sont toutes occupées 45 minutes avant le concert, mais les gens restent debout sur les côtés ou vont s'assoir sur une petite bande de pelouse sur le côté). La jauge montera à 2 000 si j'en crois le Dauphiné Lib.

Étant arrivé dans les premiers, je prends une chaise au premier rang, juste devant le micro. Pour pouvoir venir avec un appareil photo, j'ai tenté de me faire accréditer ... mais seule la presse professionnelle peut l'être (aucune retombée internet du coup sur cette soirée!).

En fond de scène, la sainte chapelle (gothique flamboyant, qui va flamboyer de lumière durant le set).

Cross n'a pas fait le voyage avec ses musiciens américains, mais seulement avec ses deux choristes from Nashville: Marcia Ramirez (dont le sourire fait plaisir à voir, site officiel) et Kim Parent. Elles ne me convainquent pas tout à fait bien que Cross les emploient beaucoup (notamment pour chanter certaines de ses parties). Le clavier-saxophoniste est un habitué des tournées européennes: Andy Suzuki, et je prends un kiff sévère sur ses solos. Au premier rang, j'ai même un moment qu'il me regarde et joue pour moi.  Il a jouée avec Coréa, Brubeck, Al Jarreau ou Marcus Miller.

Le reste de la bande est française... Le clavier me dit quelque chose (le batteur aussi)... Je lui demande son nom que je n'ai pas compris, à son retour sur scène après le concert : Vincent Bidal. En fait, c'était le clavier de la nouvelle star mais il fait également du jazz (groupe Sayé) et a accompagné Ayo par exemple. Le batteur s'appelle lui Francis ARNAUD, et accompagne Aznavour, Aufray et des jazzmen réputés: Eddy Louisss, Jimmy Drouillard ou encore Dany Brillant et Papillon Paravel. La basse est tenue par Kevin REVEREND. Chaque musicien a sa tablette et c'est beaucoup plus pratique que les feuilles scotchées (si vous voyez ce que je veux dire)... On voit Christopher Cross jeter quelques coups d'oeil au texte sur quelques chansons.

C'est sûr qu'il ne paye de pas mine, avec son poids d'américain moyen, sa casquette cachant une calvitie et sa tête de sosie de Sergent Garcia.... mais quand il pose ses gros doigts sur la guitare qui parait du coup toute petite, c'est impressionnant. Seul guitariste sur scène, il n'en fait pas des tonnes, mais livrent quelques solos bien maitrisés. Very good.

"Sailing" arrive rapidement et j'en ai des frissons, d'autant qu'elle est précédée par un long morceau - très beau- de piano par Vincent Bidal (plus long à Chambéry que ci-dessous). Apparemment, c'est aussi une vraie Madeleine de Proust de mon enfance. Quelle tube.

vidéo fb sailing

 

 

Je me rends compte que je connais d'autres chansons: "arthur's theme", pour lequel il a eu un oscar.

D'autres titres joués: "rendez-vous", pour débuter... "say you'll be mine", "I Will (Take You Forever)" il me semble  (une chanson devenue un classique des mariages américains), walking in avalon, "The light is on"  (avec son piano et un beau solo de guitare, puis de sax, et encore le piano) (live 2016 ) et puis "thinks of Laura": dans une partie plus acoustique (où il doit chanter un titre seul, puis rejoint petit à petit par différents membres du groupe sur d'autres titres):

"Ma petite amie à l'époque s'appelait Page. Je lui avais dédié mon deuxième album : 'Another Page'. Sa meilleure amie s'appelait Laura Carter ; elles fréquentaient la même école. Laura est morte tragiquement. Elle était en voiture avec ses parents ; ils allaient dîner. Des hommes se battaient devant un café. L'un d'entre eux a sorti une arme et a tiré. Il a manqué sa cible et quand la voiture est passée, la balle a atteint Laura et l'a tuée. Ça a été un accident horrible, d'autant qu'elle était fille unique. Ça a été terrible pour Page, une grande perte. J'ai écrit cette chanson, assis sur mon lit, en trente minutes, à Los Angeles, un hommage à la vie et à la mémoire de Laura. Parce que je ne pouvais pas me libérer et que je me sentais loin de Page. J'ai demandé aux parents de Laura si je pouvais mettre la chanson sur l'album. Ils ont accepté en disant que ça pourrait apporter du réconfort à d'autres personnes qui ont perdu quelqu'un."

Émotion particulière ce soir-là: il explique que le 19 juillet était le jour de son anniversaire...

 

 

Quand arrive le refrain d'"all right", je me dis: "mince! mais c'est de lui aussi ça!... mais la version est un peu molle du genou (comme l'an dernier à Vienne) alors que la version studio est idéale pour rouler sur les highway cheveux au vent (enfin pour les autres). On a quand même une jolie succession de solos sur le titre: piano, batterie, sax puis de guitare). Il fait chanter une partie des titres aux choristes, et c'est dommage, même si on ressent que la voix n'est pas toujours aussi juste que sur disque... et manque un peu de punch et de variation... Je suis un peu dure: en réécoutant "thinks of Laura"... je la trouve vraiment belle...

image archive

image archive

Et puis voilà "ride like the wind"... la chanson si pratique pour servir de bande-son aux reportages télé... et là, encore, je surkiffe d'entendre en vrai cette chanson... Overdose de sucrerie. Ah, c'est bon de ne pas jouer le snob de temps en temps, une bonne dose de soft rock:

un peu plus d'ambiance à Chambéry?

Christopher joue deux titres en rappel dont... Imagine pour rendre hommage aux victimes de Nice. Ce n'est pas une chanson que j'aime beaucoup, mais il nous fait chanter... et c'est jeuuuli.... (apparemment, il a néanmoins l'habitude de la chanter: vidéo de juin dernier:

Enfin voilà, j'ai passé une excellente soirée... à écouter des excellents musiciens, une voix d'exception, et en me connectant à tant de vieilles émotions.... C'est bizarre mais Emile et Images, l'autre soir, c'était un peu moins fort comme sentiment... (même si, j'y repense, JJ. Goldman cite "un plus près des étoiles" dans son top ten de ses chansons françaises préférées.).

Quelques images animées de Chambéry pour finir... Beau succès et une partie du public continue d'applaudir un long moment pour obtenir un 2e rappel.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 20 Juillet 2016

Encore et encore des concerts pour moi! (mais on parle un peu de Murat tout de même!)

 

 

Je vous avais annoncé la sortie du nouvel album de Silvain Vanot "Ithaque", et son écoute m'a décidé de venir le voir hier dans le cadre des "Nuits de Fourvière"... Une scène in-off dans un autre lieu appartenant au Département du Rhône : le parc de Lacroix-Laval, à la limite des Monts du Lyonnais.

Je ne savais pas que le périf nord était fermé pour travaux... et résultat: 2 heures de trajet pour y arriver... Le gratuit se mérite parfois. J'arrive donc en retard, d'autant que je dois parcourir les 600 mètres restant à faire à pied dans le parc, en boitant et en souffrant (certaines parties de mon corps n'ont pas aimé les 150 km de vtt du week-end).

J'arrive transpirant au petit chapiteau ouvert sur le côté sur une miniplace de village, et je me glisse au 2e rang.

 

Rappel:

Compte-rendu du Concert aux Arcandiers par M (et interview)

interview croisée Murat-Vanot

Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)
Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)

Je n'ai pas vraiment les chansons d'Ithaque dans les oreilles, ni les plus anciennes... mais je passe un excellent moment. Vanot est accompagné de Christian Quermalet (qui figurait avec les Married Monk sur le disque "comme un seul homme" avec Murat (1998 disque pour le don d'organe). Celui-ci alterne à la batterie, à la seconde guitare, et aussi à l'hammond. On voit que le duo a bien profité de sa résidence à l'Épicerie Moderne pour peaufiner un spectacle bien construit, avec une alternance des orchestrations, des instruments... C'est parfois rugueux et épuré car avec deux musiciens sur scène... mais une succession de petites surprises éloigne toute monotonie : une petite mise en scène autour d'une sorte de théremine dont Silvain joue avec une lampe de poche, des effets électro et de guitare, une petite boucle réalisée live par Silvain avec sa guitare-bidon (une boite de biscuits en fait) au son presque banjo ou sitar, avant qu'il aille jouer du clavier, puis revienne sur la fin à la guitare pour une partie que j'ai vraiment adorée ... Sur ce titre, il me semble "Ithaque" -, on a même droit à la participation au violoncelle de Marguerite Martin, proche de Richard Robert (L'oreille absolue, ex-inrock et collaborateur des nuits de fourvière)... Elle reste également pour le suivant. D'autres instants frisent parfois l'expérimental et le noisy, m'évoquant parfois les ambiances du Mustangotour avec le son de guitare enrobé dans de l'électro. Sur un des titres de rappel ("de faute"), c'est le son de la guitare qui m'interpelle et me subjugue.

Voici pour l'enrobage... Reste le coeur, et les chansons d'Ithaque sont vraiment belles : notamment "le nom d'un autre". En écoutant le disque au retour, je suis saisi par la beauté et la justesse de la voix sur certains titres. Sur le concert, c'est plutôt la sensibilité et la fragilité qui m'ont touché, même si comme Murat parfois, les entames de phrases sont un peu lâches. On peut en tout cas profiter des textes et du sens des chansons... et de ce côté-là, c'est quand même du haut-niveau. Au retour dans la voiture, certains textes me refont penser à Gilles Vigneault qui pensait que les plus beaux vers  étaient fait de monosyllabes  (" le plus beau vers de la langue française. Jean Racine, dans Phèdre, écrit : « Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur. » Tout est dit en douze pieds").  On retrouve je pense une recherche d'épure et de simplicité, notamment sur Ithaque, et c'est superbe.

 

Enfin soit, conquis je suis.

La set-liste ci-dessous. 

 

Tee-shirt rock and roll pour Christian, un petit style "papa d'Angus Young"
Tee-shirt rock and roll pour Christian, un petit style "papa d'Angus Young"

Tee-shirt rock and roll pour Christian, un petit style "papa d'Angus Young"

Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)
Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)

"j'ignore comment le tri s'opère mais voyez

Je suis toujours là

Loin du wagon de tête avec les indécis, ça me va"

Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)
Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)

"Je ne t'entends pas quand tu m'annonces la fin du monde, j'entends le brouhaha qui monte et gronde" ("Ma siamoise"... encore un titre à pleurer, avec un son de guitare façon sitar)

 

 

 

 

PS: Un feu fatigué, je m'éclipse après m'être fait dédicacé le disque, et ne vais pas poser LA question à Richard Robert (est-ce qu'il est possible de voir Murat un jour aux Nuits de Fourvière? peut-être via une soirée "Clermont rugit la nuit", pour fêter l'unification dans la nouvelle région? ;.) ), et ne vais pas me présenter à l'ami facebook Christiane Quermalet....

Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)
Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)
Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)

"le jour où le bateau vint, la lumière d'août brûlait ma peau

mais elle tenait ma main, le matin j'avais glissé un anneau à son doigt le plus fin

face au blanc des voiles,sur le bleu de l'eau, je sentais venir la fin"

notre photographe lyonnais  culte est là. Richard Bellia

notre photographe lyonnais culte est là. Richard Bellia

Silvain VANOT, nuits de Fourvière, 18/07 (et nuit du blues)

Vanot parle de Murat à Richard Robert

 

LA PRESCRIPTION EN PLUS DE RICHARD ROBERT : La nuit du blues 16 juillet

 

Richard Robert journaliste des Inrocks a interviewé, chroniqué Murat à plusieurs occasions. Vous trouverez ci-dessous sa chronique pour Mustango.

Il s'est rangé des voitures pour rentrer dans la banlieue dorée lyonnaise il y a quelques années, créant son webzine l'oreille absolue (il y avait partagé sa rencontre intégrale avec Manset notamment). Il collabore donc aux Nuits de Fourvière désormais.  Une de ses grandes réalisations de l'année était la soirée MOONDOG à l'odéon, les amateurs d'Eicher connaissent bien ce musicien new-yorkais (le chanteur suisse était d'ailleurs des invités de cette grande soirée).  Je n'y étais pas... mais je suis allé à la soirée "nuit du blues" dont il était aussi partie prenante (16 juillet).  J'en dis quelques mots vite fait:

L'occasion fait le larron (et le marron; j'avais un oeil au beurre noir)... et le nom de TAJ MAHAL m'avait  attiré... Prescription de Richard Robert... et de Jean-Louis Murat!  C'est lui qui a inspiré à Murat le "corrina corrina" de "l'âme qu'on nous arrache" de Lilith. Et L'un des premiers disques que Murat a acheté est celui de Taj :

Oui, ça a fait un scandale dans la famille. J'avais une cousine qui se mariait. Ma mère avait donné du pognon à mon père pour me descendre le samedi après-midi à Clermont-Ferrand acheter une veste et un pantalon. J'ai fait une embrouille je suis allé dans un magasin de disques, et avec l'argent du pantalon ou de la veste, j'ai acheté Tupelo Blues de John Lee Hooker, un Janis Joplin et le premier Taj Mahal.

Autant vous dire que cette histoire remonte un peu... et qu'il est temps d'aller le voir sur scène. Il joue désormais assis et le petit déplacement vers le piano est délicat... mais la voix étonnante reste.Du pur blues, avec son Taj Mahal trio. J'espérais qu'il joue "corinna"... mais ce ne fût  pas au programme. Quelques titres à la guitare métallique, puis à l'acoustique, banjo, son "petit bébé" (une mini),  puis guitare électrique et aussi piano, on a droit à toute la panoplie. Ce n'est pas vraiment mon truc... mais il y a des jolis moments: notamment quand l'artiste précédant Habib Koitié vient danser avec la compagne de Taj sur Zanzibar,  un titre lorgnant vers l'afrique, avec une longue mélopée tant de guitare que de voix.

Ecoutez :  https://www.youtube.com/watch?v=HfppeKpE7F4

Taj nous parle un peu expliquant que s'il parle un vieux français c'est qu'il l'apprend avec des québecois. Petite fausse note: l'irrespect du public qui pour une partie s'en va petit à petit (des changements de plateau un poil plus rapide auraient été biens)... même si le rappel permet enfin de se mettre debout, et d'aller se coller à la scène et d'avoir un peu de "communion".

 

Avant Taj Mahal,  la soirée avait commencée par un hommage aux victimes des attentats et une ovation qui a duré et duré. Le saxophoniste Raphaël Imbert a poursuivi ce moment  par un bel instrumental. Il a ensuite livré un set plein de groove  autour de Paul Robeson, un chanteur au parcours étonnant. Des petites interventions entre les chansons nous ont permis d'en apprendre plus sur lui.  J'ai vraiment adoré la prestation, avec le saxo que j'apprécie de plus en plus mais aussi des parties de guitare impressionnantes et la jolie voix de la chanteuse Marion Rampal. Prestation trop Courte. Raphaël Imbert New Quintet  Flowers For Paul Robeson"

 

Eric Bibb (filleul de Robeson!) & Habib Koité sont arrivés ensuite pour une rencontre New-York - Mali, à la recherche des sources du blues. Pour moi, c'est l'occasion de repenser à l'album "africain" que Murat aurait pu faire (projet avorté).  Jolie rencontre, très édifiante. Plus d'infos.

A voir: et entendre le beau "we don't care" https://www.youtube.com/watch?v=W6hhOkKhk1Q

La bonne humeur d'Habit Koitié faisait plaisir à voir, notamment quand il a raconté qu'à Bamako, on ne le croira jamais s'il raconte qu'il était à Lyon hier (il fait l'aller-retour pour le concert).  .

 

 

--------------------------------------------------------------------

La conquête de l'ouest

Ou comment Murat, tout au long de sa discographie, a peu à peu sorti sa musique de sa simple condition de décor, pour en faire finalement sur Mustango un espace vivant, cultivable : son Amérique à lui.

Par Richard Robert

Le parcours discographique de Jean-Louis Murat ? Celui d'un trouvère. Des allées et venues de chanteur itinérant, pas franchement fixé - ni sur son art ni sur son sort. D'album en album, Murat donne l'impression de flotter : son ancre chasse. Des disques comme Le Manteau de pluie et Dolorès, où certains l'ont cru sédentarisé, n'ont été finalement que des étapes. Des passages plus sûrs, des gués où il a eu un peu plus pied. Plus tard, on l'a croisé ailleurs, un peu plus avancé, mais toujours pas arrivé. Car la vocation du trouvère n'est pas de trouver - un point d'attache, un toit à soi - mais bien de chercher sans fin, de quêter une étoile inaccessible, de battre infatigablement le pays, jusqu'à s'égarer parfois.
Dans l'arbre généalogique de la chanson française, Murat appartient à une sorte de rameau brisé, ou à une souche séparée dont les rejets disparates pourraient s'appeler Alain Bashung, Dick Annegarn, Gérard Manset, Rodolphe Burger ou Silvain Vanot. Autant de cousins lointains, trop occupés à se dégager des voies personnelles pour s'enclore dans un lieu commun et qui forment comme une diaspora musicale au sein même de l'Hexagone.

S'il est une exception française dans le domaine de la chanson populaire, c'est sans doute à cette cohorte d'exilés de l'intérieur qu'on la doit. Et à cet inconfort particulier que tous ont pu éprouver, dans un pays où les ressources poétiques sont intactes mais où le sous-sol musical s'est irrévocablement appauvri : un pays même pas fichu de sauver son blues à lui, de maintenir ses traditions autrement que dans la gangue sèche et puante du folklore.

Nomades forcés, ces chercheurs d'or sonore, de souffle et d'espace ont, un jour ou l'autre, fatalement lorgné du côté de l'Amérique. Une Amérique non littérale, recomposée, dont ils se sont abstenus de singer les codes. Une Amérique intérieure, même, ralliée en creusant des tunnels imaginaires, dont ils ont voulu atteindre les grandes prairies par des trajets clandestins et les hautes plaines par des défilés tordus. "Comme des exilés s'en vont d'un pas traînard / Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ", écrivait Baudelaire dans Réversibilité. Des phrases que Murat reprendra à son compte dans son album Dolorès.

La conquête de son Far West personnel, le Français l'a ainsi engagée bien avant d'enregistrer Mustango entre New York et Tucson. Mais il l'a souvent entreprise de manière plus ambiguë et désordonnée. Pendant longtemps, Murat n'a paru accorder à la musique qu'un simple rôle de support, décor plus ou moins chiadé devant lequel sa voix, ses textes et ses innombrables états d'âme occupaient sans partage les premiers rôles. Dans Cheyenne autumn (89) et Le Manteau de pluie (91), les climats sonores sont ainsi calqués sur la météo intime du bonhomme, les chansons habillées en fonction de sa température interne - basse, en général.

Certaines parties de Cheyenne autumn, avec leurs arrangements synthétiques sous-vitaminés, ont aujourd'hui l'air de vieilles barquettes oubliées au fond du congel new-wave. Plus léché, l'impressionniste Manteau de pluie propose une collection de chansons fumigènes, devant lesquelles se découpe mieux que jamais la gueule d'atmosphère de Murat. Voix déposée au creux de l'oreille, usage lancinant du mid-tempo, songwriting simplissime et à la limite du chichiteux, arsenic mélancolique : le genre de disque à l'écoute duquel on se laisse volontiers engourdir et envoûter, en sachant pertinemment qu'il soulève peu d'enjeux esthétiques.

C'est par la suite que Murat semble réellement placer son identité musicale au premier rang de ses préoccupations. Son problème, alors, est simple : que faire lorsqu'on est chanteur et français, qu'on s'est toujours senti proche de Neil Young, Leonard Cohen, John Lee Hooker ou Bob Dylan et qu'on ne peut plus le cacher ? Se sommant de répondre vite fait à cette question, l'Auvergnat enregistre Vénus (93) en huit jours : traduction française plutôt convaincante du country-rock, l'album entraîne la musique hier frigide de Murat dans les sous-bois et la dénude sans ménagement, esquisse des parallèles entre les chants de la terre américaine et ses complaintes frustes de bougnat boudeur.

A la suite d'une tournée où l'on entend beaucoup couiner la pedal-steel, Murat envisage de chevaucher le Crazy Horse de Neil Young, puis recule, pris par la pétoche : trop tôt, trop évident peut-être.

Revenu à ses machines et à sa solitude, il monte Dolorès (96). Plus qu'une simple parenthèse dictée par le dépit amoureux, c'est un joli chantier désenchanté où il agrège mieux que jamais la forme musicale et le fond de son âme. Au meilleur de son écriture fille de joie et sœur de chagrin, Murat signe un album qui grogne de plaisir et de douleur, sanguinaire et mielleux comme une saison des amours. La musique, extirpée de l'arrière-plan, est devenue chez lui terreau porteur, cultivable : un enjeu territorial, aiguisant ses appétits de pionnier, son désir de trouver un paradis qui lui ressemble. Mustango n'a donc pas surgi par hasard, mais à un moment où Murat a pu enfin faire son baluchon, traverser l'Atlantique, se mesurer à ses obsessions de façon moins naïve et rassembler tout ce qu'il avait exprimé jusqu'alors sous forme de pièces détachées. L'Amérique n'est plus là pour lui tendre un miroir fidèle, mais pour lui amener des analogies, des complicités, des outils. Ici, la présence de Calexico, Marc Ribot ou Elysian Fields n'est pas innocente : avec ces voyageurs qui aiment à arpenter et habiter chaque recoin de musique, Murat est parvenu à faire de Mustango un champ sonore bien concret autant qu'un espace mental et affectif. C'est un disque à la fois enrichi et aéré où les mots, moins en vedette et moins lourds de sens, se consacrent davantage à une sorte de phrasé ornemental, traits de couleur accordés à la pâte musicale.

Mustango n'est pas forcément l'album définitif de Jean-Louis Murat. Mais c'est certainement celui où il a su le mieux faire le point, où il a semblé enfin y voir plus clair et plus loin : c'est un premier vrai surplomb, d'où il peut enfin mesurer le chemin accompli, embrasser du regard les plaines déjà traversées et entrevoir sans doute quelques-unes de ses prochaines destinations.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 17 Juillet 2016

Allez, je suis vanné de trois jours de vélo... et je bâcle - encore plus que les autres- mon dernier article sur le Vercors Music Festival: j'ai encore quelques photos à partager...

Crédit: J.Brunet- un grand merci!

Crédit: J.Brunet- un grand merci!

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

On est détendu là-haut... et en bas:

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
Crédit: J.Brunet

Crédit: J.Brunet

Crédit: J.Brunet  - les  hauts-savoyards de Jack and the Giant been.

Crédit: J.Brunet - les hauts-savoyards de Jack and the Giant been.

Joli blues folk d'un groupe localisé sur Annecy, tout prêt de décrocher l'intermittence...

https://www.facebook.com/JackandtheGiantBean

Crédit: J.Brunet

Crédit: J.Brunet

Raphaèle L., ci-dessous, on en a déjà parlé un peu.

Crédits: J.Brunet
Crédits: J.Brunet
Crédits: J.Brunet
Crédits: J.Brunet

Crédits: J.Brunet

Et voilà Thiéfaine.... Et grande claque rock. Le groupe déchire. Le guitariste Alice Botté déjà croisé avec Higelin est d'enfer, comme le fiston d'Hubert. On ne capte pas vraiment les paroles... mais soit. Et quel ambiance sur "la fille du coupeur de joints"....

un prompteur... mais HFT ne le regarde pas vraiment du concert semble-t-il.

un prompteur... mais HFT ne le regarde pas vraiment du concert semble-t-il.

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

Le lendemain, après Séverin: Taimane (from Hawaï) met l'ambiance en mixant quelques airs connus à des compositions plus cosmiques (une chanson pour chaque planète)... avec son yukulélé. Gentil.

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
Crédit: J.Brunet

Crédit: J.Brunet

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

Et on reviendra bientôt sur le porteur d'espadrille:

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

SEVERIN.... Je l'ai interviewé ensuite.

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

En formation réduite (avec un batteur) et assurant l'ouverture de l'après-midi... il a livré un joli set, et les compositions pop bossa passent bien la barre sous cette forme épurée.

dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...
dernier retour sur le Vercors Music Festival: H.F. Thiéfaine, Séverin...

Je suis resté deux jours, la moitié du festival. L'affluence a été très bonne les jours suivants, malgré la météo plus décevante le dernier jour.

 

 

------------------------------------

Coup de gueule post -14 juillet, sans volonté polémique mais je me sens obligé de le dire :

J'ai interrogé le programmateur  pour faire suite à mon étonnement de ne pas trouver d' "espaces partenaires" (privés), type village, montrant le peu de soutien privé sur le festival et le discours sur la recherche de financements publics (avec un festival qui a pris un jour de plus cette année). Il m'a indiqué que c'était lié à la jeunesse du festival et que ça serait étudié à l'avenir. Le fait est que mise à part l'appui important de la SPEDIDAM (60 000 euros je crois), les subventions de la Région et du Département ont été primordiales... Dans le même temps, dans un contexte de restrictions budgétaires,  celles-ci ont notamment fait des choix limitant l'action en faveur de l'insertion des jeunes et des bénéficiaires du RSA... ce qui n'aide pas à promouvoir la cohésiion sociale... et prévenir la radicalisation.

Quelques liens:

http://www.lerassemblement-isere.fr/prevention-specialisee-en-debattre-pour-preserver-les-chances-de-la-jeunesse-iseroise/

http://www.placegrenet.fr/2016/03/02/missions-locales-remontees-contre-departement/82909

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2016/03/03/le-conseil-departemetal-de-lisere-veut-diviser-par-deux-son-financement-aux-missions-locales-et-passer-de-la-subvention-a-lappel-a-projets/

Du côté de la Région, on peut parler de la suppression des Bilans de compétences, de la mesure Stage d'Expérience professionnelle et des Contrats territoriaux emploi formation (CTEF). La question est naturellement plus complexe  et large que ce que j'évoque.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 13 Juillet 2016

 

Dans l'épisode précédent, nous vous contions la première partie de la soirée, avec Alex Beaupain... Sage show façon grande variété... Nous étions tous assis calmement, sauf une trentaine de personnes sur les côtés. C'était surprenant de trouver des chaises alors que pour Raphaèle Lannadère la veille en première partie de Thiéfaine, ce n'était pas le cas. Je me demande si ce n'est pas le contrat d'Alex qui prévoit que le public soit bien installé.

Je me disais donc que pour Dionysos, les choses allaient rester ainsi. Je ne sais plus qui me disait que Mathias Malzieu s'était un peu calmé depuis sa maladie.

En tout cas, bien assis, je profite à fond des 5/6 titres de Neil Young qui passent pendant l'entre-acte.

Et puis, retentit une vieille chanson blues folk que je n'identifie pas, et les musiciens s’installent. Babet joue du violon, fait des choeurs, et retentit un harmonica, le public applaudit, s'arrête, reprend... et d'un coup, on entend du bruit de l'arrière:

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet

Mathias arrive en traversant l'allée centrale... avec un porte-voix lumineux du plus bel effet... et tout le monde se lève... Certains rejoignent du coup les tribunes en fond de salle.

Crédit : J Brunet

Crédit : J Brunet

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet
Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet
Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet

Voici donc ci-dessus la set-liste de la soirée. 4 titres du dernier album pour débuter, j'ai dû entendre Skateboarding quelque part, j'ai l'impression de la connaitre. Mathias part dans un petite délire oratoire en fin de titre... avant de dire "bonsoir tout le monde". Il raconte ensuite que cela lui fait tout drôle de revenir faire un concert là où il faisait du ski enfant. Valence n'est pas loin. Et parle de sa peur du téléski à l'époque... puis invite le public à faire le plus grand cri du festival en guise "d'ascenseur ascensionnel".

Hospital blues en anglais a un chouette refrain, les choeurs de Babet me plaisent bien: oh oh oh oh oh.... Le public est chaud et tape dans les mains sur tous les titres. La thérémine a servi pendant le morceau... et Mathias commence "le vampire de l'amour" (la mécanique du coeur) en s'amusant avec (notamment en mettant la tête vers l'appareil puis en invitant le public à tenter d'imiter les curieux bruits de la machine). Bonne ambiance...et ça part plus dans un délire que dans une grande orchestration: le petit fauve est lâché... Mathias reste le même...

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet

Encore un titre en anglais... qui m'ennuie un peu. La batterie domine. D'ailleurs, le public cesse d'applaudir il me semble... J'en profite donc pour faire une pause en extérieur...

Je reviens pour entendre un coucou suisse... C'est "le jour le plus froid du monde (oh Madeleine)" de la Mécanique du coeur (j'ai le CD, que j'ai dû écouter 3 ou 4 fois mais avec plaisir, en faisant la cuisine, ça passe bien). Encore une fois, j'apprécie beaucoup la voix de Babet.

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet

Ci-dessous, elle vient de jouer un peu de synthé sur son téléphone portable(ou bien ?).

pas moyen de remettre d'aplomb cette photo de jeune communiante (désolé)

pas moyen de remettre d'aplomb cette photo de jeune communiante (désolé)

Petite prise de parole.... mais le mieux, c'est d'écouter... et c'est l'introduction de... The TITRE.... "Songs for JEDI".

On a un peu l'impression que ça part dans tous les sens... et on n'a bien sûr pas l'intensité de la fameuse version des victoires de la Musique 2004. (7 minutes)

Je fais un peu ma mauvaise tête: en fait, je suis un peu fatigué de ma courte nuit et de ma sortie vélo, et je pense à la route que je dois faire pour rentrer... Je suis un peu "sorti" du concert.

3e titre en anglais. Après le JEDI, c'est un peu dure... mais le titre finit presque a capela et c'est plutôt joli.

Je ne sais plus ce qui s'est passé ensuite...

Il me semble que c'est sur l'un des titres suivants qu'on a droit au body surfing traditionnel -il me semble- du chanteur. La foule étant un peu clairsemée jusqu'à la console, il est porté par quelques uns jusqu' à là, où il joue un peu d'harmonica, avant d'être ramené sur scène par le régisseur (qui le porte sur l'épaule). On a la totalité du programme Dionysos (les petits sauts du berger autricho-drômois y compris bien sûr), on n'est pas venu pour rien!

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet
Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet
Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet

Petite innovation: Mathias a proposé un grand clapping à l'islandaise pour soutenir les bleus... et cela introduit : HEROES. C'est plutôt sympathique, notamment le violon, et c'est un titre qui va bien à Mathias, qui racontait quelques minutes auparavant ses rêves d'être un jedi ou encore avant une rock star livrant des solos de guitare :

ll manque en fait plus de la moitié du titre... notamment le final plutôt calme où le leader fait chanter les uns à la suite des autres aux membres du groupe "we can be heroes", Mathias assurant le bis. Tiens, je n'avais pas vu le soir même qu'il y avait deux batteurs sur ce titre... je comprends mieux pourquoi ça déménageait (Deux batteurs, ça m'évoque toujours Higelin live à Mogador: "mais pourquoi -j'ai pris- deux batteurs? -parce qu'il y en a toujours un qui arrive en retard).

Le final est plus doux : le groupe s'installe assis sur le devant de la scène... et je crois qu'ils chantent sans amplification. Je quitte le chapiteau pour m'avancer un peu... et j'entends la toute fin du concert de l'autre côté de la toile. Ça vibre. Le public n'est pas déçu du voyage.

Et je prends la route pour descendre dans le samedi soir caniculaire de la plaine... Bon sang, quel beau séjour à Autrans... Découvrir sur scène coup sur coup Thiéfaine et Dionysos! C'était une sacré chance... et en terme de prestation scénique, je n'ai pas été déçu. Cela fait du bien parfois de faire autre chose qu'un concert intimiste à la Murat... et de voir les gens danser, de ressentir la vibration de la foule!

Dionysos au Vercors Music Festival, 10 Juillet
Crédit : J Brunet

Crédit : J Brunet

Crédit : J Brunet

Crédit : J Brunet

- Désolé, on n'en a pas encore fini avec le VERCORS MUSIC FESTIVAL.. mais ça occupe en ce temps de disette muratienne (mais je vous promets de belles choses dans les prochaines semaines pour en revenir à nos moutons habituels)!!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 11 Juillet 2016

1er jour du Vercors Music Festival, vendredi 8 juillet, Autrans.

- Je ne connaissais pas bien Alex Beaupain... Faute sans doute au fait que je ne suis jamais tombé sur les films d'Honoré, alors que j'adore les films musicaux. Il a même fallu que Matthieu se fâche pour que j'apprenne à écrire son nom il y a quelques semaines. J'avais tendance à le confondre avec un député écolo favorable à la décroissance de son cercle d'amies. Je montais donc dans le Vercors en partie pour réparer cette erreur.

Alex arrive sous des applaudissements nourris... et commence direct par les vannes: "ça va? ça a l'air. Vous sortez de l'apéro? je vais vous calmer direct vous allez voir"

Et c'est "couper les virages"... du dernier album. Un titre enlevé et sautillant.

"Merci, vous êtes gentils. Vous avez très très bons goûts. Je voulais vous dire que cette chanson était peut-être la seule chance de frapper dans vos mains. Globalement quand on me demande de faire des festivals d'été, je me demande toujours si c'est une très bonne idée. Par rapport à ce qu'on chante, et vous avez vu comment on est habillé. Volontairement. Et je disais à mes musiciens, bon, ce n'est pas grave, car vous verrez à Autrans, la journée, c'est décontracté, bernudas, pantacourt, et puis le soir, ils s'habillent... Je suis beaucoup déçu. Je plaisante". Puis Alex présente Victor Paimblanc qui a écrit des musiques.

Bon, vous êtes en bermudas, mais on ne fait pas n'importe quoi. Gardez le sens des proportions: on n'applaudit pas les musiciens comme si c'était moi [...]".

Et "les voilà" (dernier album)... Un brin de manque d'originalité... même le texte dit : "on dirait du Chopin"... Le violoncelle est plutôt joli... Une partie du public bavarde, mais Alex peut aussi compter sur une autre qui est venue pour lui.

"Vous voyez ce que je vous ai dis: vous n'êtes pas habillé comme il faudrait. Heureusement la chanson qui suit est une chanson un peu de circonstance, puisqu'elle s'appelle LA MONTAGNE...et on est à la montagne. Voilà c'est tout".

Toujours le dernier album à l'honneur. Là, encore, une chanson qualité france à l'ancienne. Là, encore, la violoncelle est charmant.

Alex Beaupain  au Vercors Music Festival
Alex Beaupain  au Vercors Music Festival
Alex Beaupain  au Vercors Music Festival

Merci les amis. Ah, ça, ça vous plait, dès qu'il y a un peu la montagne, ça vous rend dingue. Mais en même temps, c'est les Pyrénées...

Un duo avec la violoncelliste... J'aime bien. Avant la haine... une chanson d'un film d'Honoré tiens justement. "on ne se débarrasse pas de moi comme ça".

Valentine

Valentine

Alex fait applaudir chaleureusement son accompagnatrice... alors qu'il y a toujours un bruit de fond très désagréable.

Et voilà ensuite "novembre" de 2013, une version assez punchy, moins pop que sur l'album, avec sur la fin une guitare saturée.

Alex est parfois à son piano sur le côté et parfois debout au milieu de scène ou assis sur un tabouret. Plutôt fixe, mais avec une posture plutôt agréable et stylée à la Daho.

Mince, on trouve encore l'occasion de taper dans les mains! C'est "après le déluge" (2013). Jolie mélodie... et le texte très musical avec ses "quitté-qui t'es"... et qui me font penser au "t'es où? pas là, pas là". Le petit synthé très années 80 qui se permet une très courte envolée sur la fin est amusant.

merci. [à un "alaaainnn" qui arrive:] Je suis là bébé.... Je sais ce que vous pensez : c'est un peu vulgaire un morceau un peu dynamique comme ça. J'aimerai bien tout de même chialer un peu. C'était marqué comme ça dans le programme. Le chanteur des cimetières tout ça. J'ai ce qu'il vous faut.

Et là, la meilleure vanne de la soirée, qu'il a demandé de ne pas répéter mais le devoir d'information m'oblige à poucaver:

Je suis très attentif de la chanter à chaque fois car elle a été écrite par un garçon que j'essaye de pousser dans le métier, qui commence et qui s'appelle Julien Clerc. Applaudissements. Ah, y'a des endroits où on l'aime plus. C'est l'air de la montagne. Ils entendent beaucoup (raclement de gorge).. bêler toute l'année.

Re-applaudissements, avec quelques sifflets.

Et voilà donc "je te supplie" de 2016... et ce n'était pas la peine de dire que la musique était de Julien... c'est assez évident... Redite? Un peu... mais c'est tout de même une bonne chanson (et un muratien est mal placé pour se plaindre d'un artiste qui creuse le même sillon).

 

Alex Beaupain  au Vercors Music Festival
Alex Beaupain  au Vercors Music Festival
Alex Beaupain  au Vercors Music Festival

"La bastille".. et encore une fois, c'est une chanson issue du film "les chansons d'amour" qui me convainc. Superbe batterie avec violoncelle sur un long pont musical qui descend doucement vers la fin... et je maudis les gens qui bavardent à côté.

 

ça va? Oui? vous n'écoutez pas ce que je raconte alors.... On va tous mourir et si j'en crois la moyenne d'âge, certains beaucoup plus tôt que moi". Puis présentation du batteur Jean Stévenin.

Et malgré le propos introductif, encore une chanson très enlevée... même si "la tristesse durera toujours" (la chanson "Van Gogh"). Un refrain tubesque, avec des jolies choeurs.

Et toujours une chanson qui ne pue pas la chaise, RESTE (2016)... avec des rimes si prestes. Beaupain décidément assure bien quand il faut accélérer le débit. Jolie composition.

Et voilà la plus mauvaise vanne de la soirée:

Merci. C'est bien de faire ce que je raconte, que je chante Reste... et vous restiez. Silence Bon, elle n'est pas bien cette blague. Je pensais que c'était un truc de région... mais non, elle n'est pas bien cette blague. C'est la dernière fois que je la fais. Vous applaudissez n'importe quoi.

Et de nouveau, Alex refait la présentation des musiciens... avant de présenter le bassiste qui n'est pas un titulaire... "qui avait sans doute mieux à faire que de tourner avec moi. Je ne vois pas bien ce qui peut être mieux... mais..."

"je vais vous chanter une chanson de gauche, enfin ce qu'il en reste". AU DEPART.

Et voilà t'y pas qu'on doit encore faire clap clap. Entrainant. Et encore une chanson où le chant se fait sur un rythme assez haletant. Le morceau ralentit, puis redémarre. Bien troussé.

Le public applaudit vigoureusement... et c'est a priori le moment du moment du rappel... mais Alex ne quitte pas la scène. Alex s'explique qu'il n'aime pas le petit jeu du rappel. Je vous fais grace des 4/5 vannes... bon, 6/7 facile...

Beaupain remercie encore les techniciens...et fait une allusion au petit défaut de cette cathédrale moderne: le son.

On va finir par un moment calme: Brooklyn Bridge ("les chansons d'amour"), seulement accompagné d'une guitare. Mais non: on a droit à une chanson supplémentaire: Loin (2016). Le chanteur prend un peu des risques vocales sur cette chanson, là encore, assez marquée 80's. Bon, un soupçon de plaisir coupable d'écouter un tube du top 50.

 

Alors: et bien, j'ai passé plutôt un bon moment, set d'une heure, et sans connaitre au départ le répertoire, ce n'était pas gagné. C'est pro, la grande école à la française... avec les petits mots taquins qui accrochent le public. Petits mots très écrits? ou improvisés? J'ai cédé à la tentation de les rapporter pour le savoir (si un habitué des concerts de M. Beaupain veut bien nous le signaler). 

Ai-je pourtant envie d'écouter les albums? Pas vraiment... Mais de retourner le voir en spectacle oui, assurément... et de voir enfin les films d'Honoré....

 

 

 

 

Alex Beaupain  au Vercors Music Festival
crédit: J. Brunet.    (autres: surjeanlouismurat.com)

crédit: J. Brunet. (autres: surjeanlouismurat.com)

Droits: J.Brunet

Droits: J.Brunet

Mais... mais... que se passe-t-il après la pause? Mais quel est cette lueur?

Alex Beaupain  au Vercors Music Festival

(à suivre Dionisos, 2e partie de la soirée)

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 9 Juillet 2016

Avant d'aller se coucher, vite fait : un petite reportage sur le VERCORS MUSIC FESTIVAL, jour 1 sur 4. Il a fait beau, il a fait chaud et la bière est du Vercors.

Je suis arrivé un peu tard pour profiter des concerts gratuits.

la scène gratuite
la scène gratuite

la scène gratuite

1ere journée du Vercors Music Festival
La vue des toilettes

La vue des toilettes

1ere journée du Vercors Music Festival
1ere journée du Vercors Music Festival

Raphaële Lannadère

a joué pour la deuxième fois dans une formation "allégée", acoustique en partie, avant l'arrivée d'une guitare amplifiée. Percussion et violoncelle pour la majorité des titres je crois. Ambiance de première partie avec une qualité d'écoute un peu faible... et cette formation rend le set périlleux, ainsi le petit tube du premier album passe presque inaperçue. En arrivant, je l'entendais sur France Bleue : elle a une voix assez unique et j'étais impatient de l'entendre... Mais je suis un peu passé à côté. Restera-t-elle une belle promesse? On attend donc son 3e album.

droits: J.BRUNETdroits: J.BRUNET

droits: J.BRUNET

droits: J.BRUNET

droits: J.BRUNET

Quant à Hubert-Felix Thiefaine, ouuahhh... Une heure quarante cinq de rock puissant... avec l'immense Alice Botté (déjà vu avec Higelin) à la guitare, et le fiston qui se débrouille bien aussi. Je ne connais pas bien le répertoire, je ne capte pas vraiment les paroles... mais j'ai pris beaucoup de plaisir... et c'est un bonheur immense d'entendre Loreleï... et le rappel : la fille du coupeur du joint... et également de voir le public chanter et danser... et réclamer de longues minutes après que la salle se soit allumée le retour du chanteur. On reviendra plus longuement sur tout cela.

Droits réservés: J. BRUNETDroits réservés: J. BRUNETDroits réservés: J. BRUNET
Droits réservés: J. BRUNET

Droits réservés: J. BRUNET

J. Brunet
J. Brunet

J. Brunet

1ere journée du Vercors Music Festival
1ere journée du Vercors Music Festival

Rappel : le grand SEVERIN gratuit à 15h30 demain, et le soir Alex Beaupain et Dionysos.

Et l'organisation est en mesure de vous annoncer que dimanche, le match sera diffusé sur la pelouse entre Charlie Winston et Deluxe... en espérant qu'il n'y aura pas de prolongation.

TOUTES LES INFOS:

http://www.vercorsmusicfestival.com/

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 30 Juin 2016

Allez:  un peu de publireportage non rémunéré pour soutenir  les petits festivals... où l'on pourra se rencontrer j'espère... oui, toi!

 

1) Je vous avais parlé de la première édition du VERCORS MUSIQUE FESTIVAL l'an dernier avec la belle découverte d'ESKELINA.

Cette année, j'ai pris la vache qui fait le bleu du Vercors par les cornes et obtenu une accréditation... Au programme: Beaupain, Raphaëlle Lanadère (ex-L), HFT et Dionysos... pour les deux premières soirées... avant que les stars anglophones arrivent: Selah Sue et Charlie Winston. Programmation plutôt intéressante.

Bon principe pour le festival : offrir 3 heures de concert gratuit chaque jour à partir de 15h30, avant les concerts du soir payant. Bon principe pour animer un peu la station touristique et mixer randos et musique, d'autant que le programme gratuit est de qualité. Eskelina l'an dernier par exemple, et en 2016, une future tête d'affiche, curieusement programmée à 15h30, SEVERIN. A ne pas rater! Voyez ce qu'en dit Baptiste VIGNOL:

Non seulement son troisième album, ÇA IRA TU VERRAS, paru début 2016, est l'un des quatre ou cinq plus beaux disques de chanson française sorti depuis l'an 2000, non seulement son concert donné à Paris le 7 avril dernier aux Étoiles figure parmi les plus séduisants vus ces vingt-cinq derniers années, non seulement il possède tous les atouts pour devenir immense: la gueule, l'identifiable grain de voix, la plume claire et taillée, l'inestimable capacité de décocher des mélodies arc-en-ciel (il est probablement le meilleur compositeur français en activité), mais son nouveau clip, Les hommes à la mer, tourné par Aurélie Saada du binôme Brigitte, devrait déjà recevoir la Victoire de la meilleure vidéo 2016. la suite à lire

Et vous savez quoi? Il se pourrait qu'il soit  en interview ici même.

Un petite impression à la Arnaud Fleurent-Didier

Son précédent titre:

La Féline en repérage... en 2015
La Féline en repérage... en 2015

2) Deuxième rendez-vous et toujours une 2e édition: les Belles journées à Bourgoin, le 9 et 10 septembre.

http://www.bellesjournees.fr/

On en a parlé longuement l'an dernier, notamment avec l'interview de LA FELINE, et les belles prestations d'autour de Lucie, d'Aline, Robi ou encore H Burns... Une programmation de muratiens tout-à-fait étonnante (ça sera moins le cas en 2016).

Cette année, LA GRANDE SOPHIE est une belle tête d'affiche avec Armand Mélies le samedi. Le vendredi, on attendra ROVER et Grand Blanc, avant Dominique Sonic. Et bien sûr, on compte sur le programmateur Laurent Toquet (son inter-ViOUS ET MURAT-) pour avoir compléter l'affiche avec de belles découvertes : HAROLD MARTINEZ. Broken Back ou encore MENSCH (ça a l'air drôlement bien):

En prévente, le pass deux jours est à 25 euros et 18 pour les moins de 18!

On espère que cette 2e édition trouvera un peu plus son public et qu'il y fera beau les deux jours (l'an dernier, il avait plu sans discontinuer le samedi!)

Festivals in my land dauphinois!

3) L'autre rendez-vous de l'été dauphinois, c'est les RENCONTRES JACQUES BREL à St-Pierre de Chartreuse. Les têtes d'affiche plutôt word - folk ne me pousseront pas à faire le trajet cette année mais Dick Annegarn joue deux soirs de suite dans la petite chapelle de St-Hugues, connue pour ses peintures contemporaines. Le 19 et 20 Juillet.

4) Du côté des festivals où l'on a pu voir Murat ces dernières années:

- CLUSES: http://www.musiques-en-stock.com/ Le festival a commencé aujourd'hui! C'est gratuit. (Murat, c'était en 2007)

- Uriage-en-Voix: Le 3 et 4 septembre, on pourra y voir là encore gratuitement : Bertrand Belin et la Grande Sophie, Debout sur le Zinc.

- Quant aux Invités de Villeurbanne.... pas d'édition en 2016 (il faudra attendre 2017). On y avait vu Murat pour la tournée Babel avec The Delano Orchestra (comme à Uriage).

LE LIEN EN PLUS

Un petit coup de pouce aussi au petit MOULINSTOCK... L'an dernier pour cause d'orage, ils avaient bu le bouillon, et moi j'avais raté Mlle K.

Ce coup-ci, la programmation ne m'intéresse pas trop... Mais c'est familial, festif et pas cher (billet gratuit pour les enfants).

http://www.generations-moulinstock.fr/

 

LE LIEN EN PLUS EN PLUS HAUT

 

Plus haut  car pour cette musique là, il vous faudra peut-être monter: LA TOURNEE DES REFUGES 2017. Je vous en avais parlé l'an dernier à l'occasion d'une très belle soirée au refuge du Lavey, quelques jours avant que les musiciens hissent leur musique jusqu'au Mont-Blanc!   Les musiciens repartent cette année, avec les instruments sur le dos pour une virée de 40 concerts à travers le sud des alpes et l'italie (il était peut-être question de monter une randonnée de 100 dates... mais ça n'a semble-t-il pas été possible, et du coup, c'est un peu loin pour moi cette année).  -

http://tourneedesrefuges.fr/tournee_2016.html

Chaque année, un disque live enregistré au fil de la tournée-trek (une troukrnée donc) voit le jour. Il est possible de le commander sur le site.

Festivals in my land dauphinois!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 16 Juin 2016

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016

Le ying et le YOUNG, l'alfa et jamais l'omerta/ Young est Rock-Rock est Young/Crescendo vers le Young/ Jamais OLD / Cure de jouvence... (ce à quoi vous avez échappé).

Deuxième concert de Neil Young pour moi, après Vienne il y a 3 ans... je vous fais un article, mais c'est surtout pour moi un moyen de prolonger la soirée, de réécouter et d'identifier les chansons... Pas vraiment un live report donc.

Le vieux Neil ne semble toujours pas prêt à prendre sa retraite, et il entame d'ailleurs une nouvelle carrière professionnelle: chez "Earth and Young", et son audit de la planète n'est pas folichon. Quelques stands d'organisations environnementales sont dressés à l'entrée, tandis qu'on nous distribue des tracts à l'entrée sur le "procès Monsanto". Le concert débute aussi par une mise en scène (un peu naïve et cheap... c'est la marque de fabrique?): deux fermiers sèment des graines, puis arrivent des "pulvérisateurs masqués" qui projettent de la fumée (en guise d'insecticides) sous les huées timides de certains (production américaine: il y avait des affiches qui avertissaient que du gaz carbonique sans danger pour la santé était utilisé sur scène) ... Ça sera à peu près tout en matière de mise en scène et de scénographie (mise à part des effets vidéos pour les deux écrans où est projeté la prestation, et des distributions de cerises par Neil Young aux musiciens et au public). Côté light show, c'est de l'éclairage, blanc, et parfois blanc, ou encore blanc, malgré les 6 ou 7 gars perchés à 20 mètres... et qui n'ont pas grand chose à faire). Donc, voilà, on est là pour de la musique, rien que de la musique.

20h50, pas de retard... Voilà Le loner, alone. Et boum pour une sacrée quadrilogie: after the gold rush, heart of gold, comes a time, the needle and the damage zone (guitare ou piano). Oui, quand même. C'est joli, impressionnant... mais il me prend un peu de court, à froid... A Vienne, après un chaos de deux heures, sur des airs peu connus, j'avais eu des frissons sur "heart of cold"... Là, je tergiverse... Je ne mesure pas ma chance sur l'instant.

Encore un titre ensuite, en solo, à l'orgue: Mother earth... cover de la "ballade irlandaise" de Renaud... non, je déconne (la chanson date de 90, celle de Renaud de 91.. mais ont bien sûr la même origine: un air traditionnel irlandais). Je ne connaissais pas la version de Young, mais c'est magnifique... et c'est bien sûr d'actualité: son nouvel album s'appelle "earth" (c'est un live).

Les petits jeunots le rejoignent ensuite... A côté de Neil, ils ont l'allure d'adolescents.Durant ses quelques titres, Neil semble leur laisser un peu les manettes: il garde sa guitare acoustique, puis prend une guitare semi-creuse, mais toujours sans se livrer à la guitare... Le groupe est bon, mais ça ne m'accroche pas tout-à-fait... Apparemment, je ne suis pas le seul. Le public lyonnais et de France (vu les plaques d'immatriculation autour de la salle) est encore plus calme que d'habitude... même si on peut aussi remarquer des anglais qui profitent de l'Euro pour faire des sorties culturelles.

Je vois arriver la gibson noire portée par un roadie... et je sens le frémissement dans le public... et là... et là... cela change tout.... Piano, guitare sèche solo, guitare sèche + groupe, guitare électrique lead back... et enfin la GIBSON.... Un crescendo d'une dizaine de titres... avant que le Neil Young électrique prenne le pouvoir.

Je ne me rappelle plus sur quel titre la bascule s'est fait... Mais je retiens la belle chanson "alabama"... et en rentrant, mettant "harvest" dans l'autoradio, je me dis que j'aurais dû réviser mon Young avec cet album... et pas avec le very best of... On a droit à 5 titres de l'album (!!) dont le joli words (l'autre album à l'honneur est "ragged glory" avec 5 titres aussi (mais pas l'"over and over" qui y figure, chers muratiens!. C'est "l'album qui a fait de lui le parrain du grunge").

Les autres titres:

out of the week-end (harvest)

from hank to hendrix (harvest moon 1992)

western hero (1994)

here we are in the years (1968) (je ne trouve pas de vidéo live récente sauf celle-ci de 2015)... ce qui explique que le fiston Nelson ait eu du mal à se rappeler de la partition... et ait du se reprendre!

Someday (1989)

winterlong (1977)

Like an inca (de trans de 1982...), pas de vidéo live dispo.

En piochant dans les vidéos récentes, je tire la conclusion que le passage au grand Rock s'est fait sur LOVE TO BURN (encore un titre de l'album de 90)... C'est parti pour les solos de guitare et les titres à rallonge... même dans la toute fin, où l'on croit que ça va s'arrêter, mais Neil rajoute encore une vibration, un larsen (fin de Monsanto years interminable)... L'ado, c'est lui...

Vient ensuite "revolution blues"... Je ne connaissais pas le titre, mais Olivier Nuc (dont j'ai fait la connaissance à la soirée livre unplugged) m'en parlait juste avant le concert... en me disant que c'était son rêve de l'entendre (NY l'avait joué à LONDRES)!!!  Je n'ai pas retenu le nombre de fois qu'il l'a vu en concerts (je crois plus d'une vingtaine) mais ce jour, il me disait que ce concert de Lyon avait été  "exceptionnel, vraiment". (J'ai aperçu également Michka Assayas... mais je ne vais pas l'embêter en lui parlant de ses deux collaborateurs pour le Dico du rock interviewés ici et ). 

de l'album ZUMA

Encore un titre de 90, avec cette chouette mélodie toute électrique: papa-pa-pa lala ou un truc comme ça...

(un peu génante cette cymbale au départ...)

Puis vient un tout nouveau titre... suivi de "monsanto years"

joli gimmick

Vient ensuite un titre de 2006 "after the garden" (je ne comprends pas l'anglais mais je me dis qu'il n' y a peut-être pas de hasard dans ce choix):

What will people do?
After the garden is gone
What will people say?
After the garden

On revient à du plus calme : harmonica et guitare sèche. Wolf moon (2015). Joli... mais finalement, on repart pour un tour dans l'électrique: Love and only love... Ci-dessous version de 20 minutes, on ne devait être pas loin du compte hier!! Quel final!

Après une telle débauche d'énergie, et vu l'heure (on s'approche de minuit), je me dis qu'on va en rester là... Le public en redemande... et les roadies réaccordent les guitares longuement... Et ça sera "cortez the killer" (1975 zuma)... semble-t-il peu joué sur la tournée (Je n'ai trouvé que cette vidéo ci-dessous datant de 9 mois). Et encore un bon quart d'heure... qui nous fait dépasser largement les 3 heures de set!!! Une chanson douce mais de quoi finir de se saouler d'électricité... magnifique!

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016
Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016



Par rapport à Vienne, Neil nous livre plus d'une heure de concert supplémentaire... et n'ayant pas à l'oreille la très grande majorité des titres, je suis dans une situation un peu inconfortable. A défaut de "like the hurricane", j'espérais au moins "down by the river" et "rockin in the free world" qui sont souvent au programme de la tournée, mais on n'y a pas eu droit, même si je me dis que les titres joués hier n'avaient rien à envier à ces titres... et puis, j'avais déjà eu mon "hey hey my my" à Vienne... On ne peut pas demander ça deux fois.

Bon, je n'ai pas vu Mac Cartney l'autre jour à Paris, mais que dire de ce type (né en 45, qui sort des disques depuis 1965) qui crée encore cette musique là, avec cet engagement-là - sur tous les plans-? Bon, il y a Dylan, il y a Cohen... - et j'aurai vu les 3- et j'ai pensé à Murat qui disait récemment qu'il s'était senti trahi par le rock et les Rolling stones... Mais merde... là, on a envie d'y croire... surtout quand on voit Neil aux côtés de ces jeunes qui l'accompagnent, les rejetons de Willy Nelson. Quand les écrans les filment de côté, bien alignés, faisant les choeurs, je pense à CSN and Y... mais on les voit aussi souvent rassemblés au centre...

Neil Young and the promise of real, Lyon, 15 Juin 2016

Un autre avis d'un camarade de Facebook à lire ici

Murat dans chorus en 2002

Murat dans chorus en 2002

Bon, ce n'est pas tout ça mais j'ai ma valise à préparer pour le week-end moi!!!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0

Publié le 26 Avril 2016

Concert A comme 1er concert, premier concert véritable,  et M. était là, pour son plaisir... Il revient pour nous sur cet événement... et petite surprise,  il vous offre la possibilité  de gagner  le disque "Seize" qu'Eryk a finalement sorti dans une belle édition physique  (un beau collector). Une petite question toute simple vous attendra en fin d'article ce soir à 18h00 (26/04).

  - De quoi? y'a des retardataires? M'enfin, faut suivre: Eryk E, c'est le dernier artiste avec lequel Jean-Louis Murat a travaillé (en lui offrant 3 textes et sa guitare). Retrouvez son interview ici et une petite chronique sur son disque là.

.---------

C'est au Puy-de-la-Lune, à proximité de la place de l'Étoile, qu'Eryk Einsenberg invitait ce mardi 19 avril à la découverte scénique de son univers musical, sous le nom d'Eryk E. En attendant de pouvoir rêver un jour d'un Olympia pour lui tout seul, il se présentait lors de cette soirée en trio, dans un Caveau de la Michodière petit mais comble, pour ce qui était son premier véritable concert – après un mini-tour de chauffe en février.

À ses côtés, dans ce voyage d'une heure et demie environ, il put compter sur Frédéric Leclair, dit Lézard, qui réussit à nouer à la guitare électrique un intéressant dialogue avec et en contrepoint du clavier, l'ensemble compensant sans trop de difficultés l'absence de section rythmique. Si Lézard est un excellent instrumentiste, dont la réputation dans la région n'est plus à faire, on regrettera pourtant qu'il soit resté un peu en retrait ce soir-là, alors qu'il n'hésitera pas à s'affirmer davantage, quatre jours plus tard, à la Coopérative de Mai, pour le concert de lancement du nouvel album de John Brassett (dans un style musical, il est vrai, fort différent).
À sa décharge, il faut dire qu'il avait pour voisine, au centre de la scène, la chanteuse Gaëlle Cotte, qui capte immédiatement l'attention. Toute de vert vêtue, un fichu dans les cheveux, la jeune femme se fit volontiers joueuse pour solliciter le public, combler les temps morts ou taquiner la vedette. Comme tous les (bons) acteurs, elle brilla aussi par sa qualité d'écoute
oscillant légèrement sur sa chaise haute, l'air songeur, un regard bienveillant posé sur le chanteur, lors des escapades en solo de celui-ci. Vocalement, elle démontra de nouveau la richesse de sa palette, en évoluant d'un parler-chanter d'une rare justesse sur "Colloque sentimental" à de puissantes vocalises afro-jazz pour "Maisons closes", d'une jolie voix aiguë lors des refrains de "Notre exercice difficile" à une impressionnante envolée dans le final de "Seize", qui réveilla au passage le gyrophare du limiteur acoustique, plus habitué en ce lieu à flasher saxophonistes et batteurs…
Quant au leader du trio, barbe fraîchement taillée et marinière printanière sur le dos, il assuma son nouveau statut de chanteur-claviériste en passant la soirée assis derrière un Nord Stage 2, réglé en mode piano ou Hammond, selon l'atmosphère recherchée. Avec cet instrument, il parvint à bien occuper l'espace sonore, faisant montre d'une belle agilité, notamment sur une adaptation au swing délicat de "Je voudrais pas crever", dont on comprend qu'elle ait séduit Jean-Louis Murat, lorsque le médecin la lui fit écouter, voici quelques années (Murat, qui sera évidemment remercié au cours de la soirée, pour son "aide précieuse"). En l'entendant s’accompagner ainsi à l'orgue, on se disait par instants qu'il y avait quelque chose de Mengo dans l'art d'Eisenberg... Sa voix était bien en place, toujours aussi plaisante dans les aigus, parfois plus fragile dans les basses
surtout en fin de concert, mais sans qu'aucune menace d'aphonie ne plane pour autant.

Deux photos (signées Michael Duque) de la soirée du 12 février 2016 à The Embassy. Découvrez le travail de ce jeune photographe clermontois sur sa page : The Mic Raw's.

Le répertoire proposé comportait dix-neuf chansons, de diverses provenances : la quasi-totalité de l'album Seize, des nouveautés, des reprises de classiques, des poèmes mis en musique et même une vraie-fausse reprise dotée d'une nouvelle musique. Fort heureusement pour lui, Eryk E conserve une marge de progression importante, il eût été dommage qu'il atteignît la perfection dès sa première prestation en public. On se dit ainsi que des titres tels que "Le Bouquet" ou "Épanadiplose" sont pour l'instant sous-exploités et que son auteur n'a pas encore mis au point la formule optimale, qui permettrait d'en tirer sur scène tout le suc. Dans un autre registre, son interprétation des "Lieux" fut un peu raide, de sorte que le lyrisme originel de la chanson resta par trop corseté. À l'inverse, "Seize" confirma son potentiel d'excellent morceau de scène et si Gaëlle Cotte ne chercha pas cette fois-ci à faire chanter l'assistance, il est certain que le trio tient là un titre idéal pour fins de set chaleureuses et fraternelles, en contraste avec un texte sombre. Côté découvertes, Eisenberg nous ravit avec deux nouvelles chansons, "Planèze" et "Notre exercice difficile", à l'écriture plus dense que les textes de l'album : en se montrant moins elliptique, en développant davantage son propos (sans pour autant le surcharger), en jouant de métaphores autour du désir amoureux et en n'hésitant pas (fidèle ici à Gainsbourg plus qu'à Brassens) à taquiner les rimes difficiles, Eisenberg livra deux morceaux qui, à première écoute, nous parurent de belles créations, dans une direction inédite pour lui. Il nous séduisit en outre par certaines prises de risque, qu'elles se révèlent à l'arrivée plus ou moins payantes. Son adaptation de "Colloque sentimental" est d'une remarquable pertinence et le dialogue à deux voix qu'il instaura avec sa choriste fut, répétons-le, d'une grande justesse. Dans un autre genre, reprendre "Mon enfance" était pour le moins intrépide et si le chanteur ne chuta pas, il connut le frisson de la glissade, saisi par l'émotion – quelle idée, me direz-vous, d'aller se frotter à un interprète de l'envergure de… Patrick Bruel. On retiendra pourtant avant tout l'audace de la démarche, nettement préférable (dès lors qu'elle ne sacrifie pas l'humilité) à ce qu'aurait donné le confort pépère d'un tour de chant verrouillé de toutes parts.

Interrompons ici l'évocation de ce concert, afin de laisser le plaisir de la découverte aux spectateurs qui iront écouter Eryk E dans les prochains mois. Au final, on retiendra que cette soirée chaleureuse a levé les quelques éventuelles interrogations que l'on pouvait avoir sur la capacité du néo-chanteur à étoffer son répertoire au-delà des titres de son album ou à tenir la distance sur tout un concert. Et comme l'on sait, de source sûre, que l'opération de la hanche à laquelle le Dr Eisenberg devait participer le lendemain dès 8h00 s'est déroulée sans incident majeur, on peut dire que ce baptême scénique sous le nom d'Eryk E fut une réussite. Souhaitons pour le chanteur et ses musiciens qu'elle en appelle beaucoup d'autres…

Quatre informations récentes concernant Eryk E :

1. La première est déjà connue, mais elle a pu échapper à certains : sachez donc que le clip de la chanson "Bleu", réalisé par Élodie Huré, est désormais visible sur le net. Par exemple ICI.
2. Ce concert au Puy-de-la-Lune ayant affiché complet, la salle a décidé de programmer une nouvelle venue d'Eryk E le 11 octobre prochain.
3. Autre bonne nouvelle pour l'artiste, il fait officiellement partie des huit sélectionnés (parmi plus de quatre-vingts candidats) pour les prochaines rencontres Matthieu-Côte, qui auront lieu le 11 novembre, à Sémaphore (Cébazat). Lui qui était présent dans le public lors du dernier passage, pour le moins agité, de Jean-Louis Murat dans cette salle (cf. les comptes rendus de l'époque par Yseult et Fred) aura donc cette fois l'occasion de monter sur la scène. Le blog vous en reparlera certainement en temps et en heure. Découvrez la liste complète des huit artistes retenus pour ce tremplin ICI.
4. La quatrième information est également une bonne nouvelle, mais elle VOUS concerne, chers lecteurs du Blog de Pierrot, puisque Eryk E a gentiment accepté d'offrir un exemplaire dédicacé de son disque à l'un d'entre vous. Pour le gagner, il vous reste à participer à un petit jeu-concours :

*****


Pour remporter un exemplaire de l'album Seize d'Eryk E, il vous suffisait d'être le premier à résoudre notre énigme, dite du Père Fouras muratien. Au préalable, quelques points de règlement, afin d'éviter les malentendus :
- Le gagnant sera la personne qui réussira à trouver la réponse à l'énigme, en l'explicitant au moins à 50 %. Il est donc inutile de lancer des réponses en vrac en espérant tomber par hasard sur la bonne, seules les réponses assorties d'explications seront acceptées. Il s'agit donc à la fois d'un jeu de réflexion et de rapidité.
- Les réponses doivent être proposées dans la zone "Commentaires" de cet article et NULLE PART AILLEURS. Celles qui seront données sur Facebook ou en message privé ne seront pas prises en compte.
- C'est la date et l'heure du commentaire qui permettront de départager les candidats ayant donné la bonne réponse, au cas où ils seraient plusieurs. Le jeu prendra fin dès qu'une personne aura trouvé la bonne réponse et expliqué celle-ci (au moins à 50 %). Elle sera alors invitée à fournir ses coordonnées postales en message privé et recevra dans les jours suivants son album.
- Le jeu est ouvert à tous les lecteurs du blog (qu'ils soient réguliers ou occasionnels), à l'exception de son directeur et de son actuel collaborateur. Les participants ne peuvent proposer qu'une seule réponse à la fois, mais ont le droit de tenter leur chance autant de fois qu'ils le souhaitent.
- Comme ce concours est organisé sans huissier de justice et à la bonne franquette, nous invitons tous les participants à faire preuve de fair-play et à respecter "La loi du sport" (comme dirait qui vous savez).
Voici l'énigme du Père Fouras muratien qu'il vous fallait élucider pour gagner :

L'horloge posée sur la plage
Quel est ce noble personnage
Qui pédale, pédale là
Au fond du bleu de l'au-delà ?

 

*****

Voici l'explication détaillée de l'énigme, dite du Père Fouras muratien, sur laquelle vous avez courageusement planché pendant plus de quarante heures !

L'énoncé de cette énigme comportait quatre allusions plus ou moins faciles à repérer, une allusion nettement plus obscure et surtout  un piège assez grossier. Je vais commencer par éclaircir ce dernier point.

Le mot "pédale" pouvait fort logiquement faire penser au cyclisme, sport qui passionne depuis son enfance Jean-Louis Murat. Pourtant, il fallait ici prendre le verbe "pédaler" dans son sens le plus large, le moins spécialisé, celui d'"actionner une pédale", attesté par Le Lexis comme par Le Robert. Dès lors, la pédale en question pouvait être celle d'un vélo... ou de tout autre chose. Étant donné que nous nous trouvons sur un blog musical et que l'enjeu de ce concours était de remporter un disque, vous pouviez éventuellement songer à la pédale d'un instrument de musique. En l'occurrence, il était fait référence ici à celles que l'on trouve sur une batterie, pour jouer de la grosse caisse et de la charleston.

Notre quatrain contenait par ailleurs quatre titres de chansons en lien avec Jean-Louis Murat ou Eryk E. Vous aviez d'ailleurs fini par toutes les identifier. Ainsi, "L'Horloge" est un titre interprété par JLM sur Charles et Léo ; "Bleu" est le morceau d'Eryk E qui fait l'objet du joli clip d'Élodie Huré évoqué ci-dessus ; "L'au-delà" est une de ses chansons que JLM a le plus souvent chantée sur scène ; enfin, "sur la plage" est la traduction littérale de "On the beach", chanson de Neil Young reprise par Murat en plusieurs occasions et qui, selon lui, aurait fortement contribué à sa vocation d'ACI (nous en parlions encore tout récemment).

Pour élucider l'énigme, il vous fallait donc identifier quelqu'un qui actionne une pédale, tout en étant lié à ces quatre chansons. Et cette personne n'est autre que STÉPHANE MIKAÉLIAN. C'est en effet lui qui joue sur "Bleu", comme cela est précisé dans le générique du clip ; c'est aussi lui qui se trouve à la batterie sur "L'Horloge" (cf. le site officiel), alors que la rythmique est assurée sur le reste de l'album par Christophe Pie ; Mikaélian a également joué de la batterie sur "On the beach" lorsque JLM a repris ce titre au cours de son traditionnel concert pour Clermauvergne, le 28 juin 2014 (Pierrot l'évoquait dans son compte rendu) ; enfin, il a accompagné ses vieux amis Jean-Louis Murat, Alain Bonnefont et Christophe Pie sur "L'au-delà", à l'occasion d'une émission de télévision diffusée en juin 2008, dont la vidéo a été remise en avant par Stéphane lui-même sur sa page Facebook, le 1er avril dernier...

Stéphane Mikaélian était désigné dans notre énigme comme un "noble personnage", car au sein du groupe culte Les Rancheros, il portait le nom de Comte de Montlo, en référence à la rue Montlosier (celle de "Je traîne et je m'ennuie"), où il vécut durant de longues années (Pierrot vous en disait quelques mots dans son compte rendu du Koloko 2013). Rappelons, pour l'Histoire, que Les Rancheros ont naguère signé, en ouverture de leur hymne officiel, la fameuse apostrophe "Hé oh hé oh Les Rancheros", dont s'inspira directement le ministre Stéphane Le Foll pour lancer le mouvement "Hé oh la gauche !". Pierrot avait tenté de vous mettre sur la voie des Rancheros, en vous indiquant que Mornac était le nom de Murat dans le groupe. Il avait aussi fait allusion à l'harmonica, à cause du frère de Stéphane, Pascal Bako Mikaélian, harmoniciste de blues réputé, bien connu des habitués de Koloko.

Bravo à EM'M qui remporte donc l'album digipack aimablement offert par Eryk E (que les autres participants peuvent évidemment acquérir auprès du chanteur, en le contactant via sa page Facebook). Un grand merci à vous tous de vous être pris à ce petit jeu et d'avoir porté si haut l'étendard du délire interprétatif. Et une mention spéciale à Pierre K et Pascal, qui auraient sans conteste remporté ex æquo le prix de la combativité... s'il avait été question de cyclisme.

Enfin, puisque Stéphane Mikaélian se retrouve, sans l'avoir demandé, la star de notre concours, profitons-en pour signaler qu'en tant que programmateur de Jazz à la Coopé, il organise le 4 mai prochain la venue à Clermont du Kenny Garett Quintet : https://www.facebook.com/events/1411457042514169/.

Voir les commentaires

Rédigé par M

Publié dans #divers- liens-autres

Repost0