Néanmoins, le volume de ventes n'est pas indiqué... et le marché étant ce qu'il est.... pas sûr que cela se traduise par des meilleurs ventes... Alors, il est toujours possible d'offrir des "grands lièvres" à vos amis pour leur anniversaire, ou juste "pour dire je t'aime"...
On en saura plus en suivant l'évolution de ce classement... Pour le Cours ordinaire, cela avait été rapide... disparition en un mois il me semble! Cette fois, on espère que La tournée va permettre de maintenir l'actualité... et on espère les ventes...
Ah, un interview par un spécialiste muratien, ça fait du bien... (faut que je remette en ligne son inter-ViOUS ET MURAT malencontreusement effacé)... Par contre, un peu court... Je retiens surtout sa phrase sur les concerts...
On notera dans l'interview, un extrait de "qu'est-ce que ça veut dire" qui n'a pas été retenu pour figurer en intégralité...
En trente ans de carrière, Jean-Louis Murat a réalisé le tour de force de publier une vingtaine d'albums. Un chiffre qui le place parmi les chanteurs français les plus prolifiques de sa génération.
On sait moins qu'il écrit aussi trente ou quarante chansons lors de la création de chaque disque, avant de procèder à une sélection drastique. «Je garde les plus attachantes», confie Jean-Louis Murat devant les caméras du «Live». Sur sa nouvelle parution, Grand lièvre, il a effectué les bons choix. Solides et harmonieux, ses dix nouveaux titres forment un ensemble dense... et empreint d'une mélancolie si chère à l'auteur-compositeur. «On perd beaucoup la mémoire», explique-t-il. «Je me sens dans une époque où il y a des creux.»
Dans Vendre les blés, il aborde la question de l'exode rural. «C'est peut-être lié à mon histoire personnelle, indique Jean-Louis Murat. J'ai été élevé dans une ferme, sûrement comme au XVIe siècle. Il n'y avait pas d'électricité, pas d'eau courante... Ça me donne une vision un peu rétrospective des choses.»
En finesse, il pose un même regard désabusé sur la période actuelle, tout en recensant des motifs d'espoir. «Chacun essaie de se débrouiller dans son coin en revenant à des valeurs totalement inattendues, relève-t-il. Si on m'avait dit il y a quinze ans: “Tu vas penser à la mémoire, tu vas trouver un refuge dans la famille, tu vas célèbrer les morts”, j'aurais répondu: “Ce n'est pas possible”.»
Il est acquis, en revanche, que Jean-Louis Murat ne changera pas son mode de vie dans le futur. «Ca me rendrait dingue d'habiter en ville, conclut-il. Je préfère vivre avec les corbeaux et les vaches.» “Tout est dit”, comme il le chante sur l'une de ses interprétations de jadis.
Vendre les prés
LES ROUGES SOULIERS:
le dernier titre est dans l'article du blog précédent.
Excellent concert! Avec quasiment tout Grand lièvre (sauf "Je voudrais..." donc) , des arrangements qui sonnent vraiment bien sur scène, quelques cafouillages de début de tournée mais rien de grave, on sent que certains morceaux vont encore maturer, les concerts à venir risquent de nous réserver encore quelques bonnes surprises. Un "Hello.." d'entrée efficace, une fantastique chevauchée au final de "Sans pitié pour le cheval", un chaloupé émouvant pour "Rémi..", Une douce apnée pour "Alexandrie" et son final envoutant, un "Haut Averne" puissant, un nouvel arrangement live vraiment plaisant pour "Vendre les prés", une surprise pour le départ au sprint du "Champion espagnol", des "Rouges souliers" claquants, et pour conclure l'exécution de Grand lièvre un "Lettre..tout droit retour à l'expéditeur. Non, le sacrifice de Grand lièvre n'était pas pour ce soir et le public en redemande encore! Quelques perles d'avant pause : "Mousse noire" jubilatoire - "Yes sir!" exaltant Retour sur scène avec dixit le chanteur le seul morceau qui a réussi à franchir le Puy de Dôme: "Foule romaine" Une nouvel arrangement pour "Jim", on s'en lasse pas, un formidable titre pour la scène des centaines de fois joué live et toujours de manière différente! "Alcaline" point d'orgue du concert! extraordinaire! à voir absolument si vous avez la chance d'aller sur cette tournée. Et pour clore "Les voyageurs perdus" nous apaisent avant de recroiser la route du "Jaguar" plus puissant que jamais, retour gagnant! Pour ma part prochaine hostilités à Toulouse, d'ici là bon concert à tous.
Voici la set list (sous réserve d'un oubli)
breve du soir:
RIO set list, peut etre j'en oublie une
1 Hello.. 2 Sans pitié.. 3 Rémi... 4 Alexandrie 5 Haut Averne 6 Vendre.. 7 Le Champion.. 8 Les rouges... 9 La lettre... 10 Mousse noire 11 Yes Sir 12 Foule romaine 13 Jim 14 Alcaline 15 Les voyageurs perdu 16 Les jours du jaguar
Une set liste intéressante... même si elle ne comporte pas de grande pioche dans le passé... Content de voir Alcaline et le grand retour du Jaguar.... Mousse noir, Yes Sir sont à mon avis les choix les plus surprenants... puisqu'il s'agit de la 3e tournée où JLM nous les présente finalement.
Après" les sonos tonnent" dimanche, voilà une émission du même genre... même si c'est plus douloureux à écouter... Ah, il faut bien que certains n'aiment pas ce disque... et il est question de nous à un moment donné... les fans de Murat... ... On comprendra pourquoi Murat n'a pas l'honneur de Chronicart...
Enfin soit, on a le droit d'apprécier le sillon de Murat... sa petite musique.... et surtout, aimer comme, malgré tout, chaque disque ait différent du précédent, et être sensible aux images que donne ses textes, même si le sens général de la chanson nous échappe.
A noter qu'Hugo Cassavetti joue encore l'avocat de service....
Le CD de la semaine : Jean-Louis Murat, "Grand lièvre", Polydor, 16,99E
Tour à tour solaire ou mélancolique, Murat rend hommage à son terroir dans cet album rock et sensuel qui sent l'herbe mouillée. Jamais sa voix n'a été aussi puissamment érotique et ses textes aussi inspirés. Du grand Murat !
Jean-Louis le stakhanoviste n’arrête jamais de sortir des disques, plus ou moins réussis. Il renoue ici avec les thématiques environnementales qui lui tiennent à cœur et sort un de ces meilleurs albums depuis longtemps. Ambiance troublante et planante comme sur ces perles précédentes Mustango ou Taormina . Du country rock, truffé de bons mots. Mention spéciale pour les morceaux Alexandrie, les rouges souliers et Qu’est ce que ça veut dire en ouverture. Dès les premières notes, on sent qu’on est en présence d’un grand disque !
En concert le 22/10 à Liège (nuits InD), le 20/11 au Botanique
Jean-Louis Murat n’a pas dit qu’il voulait arrêter de faire des disques? Deux ans à peine après le fort bien reçu Le cours ordinaire des choses, un album plus dynamique et peut-être aussi plus «rock» que les précédents, l’Auvergnat poursuit sur le mode de la spontanéité en enregistrant en quelques jours ce Grand lièvre. Rien de neuf ici dans l’univers de Murat, si ce n’est ce sentiment d’urgence palpable tout au long de l’album et cette approche minimale où la simplicité semble priorisée. On notera aussi les bruitages et dialogues de films incorporés à la musique. On pourrait dire que les dix chansons de l’album vont un peu nulle part, mais ce côté simple et sans prétention, presque artisanal, a son charme.
On retrouve l'interview menée par Catnat sur son blog (pour ceux qui l'aurait râtée):
Et en l'honneur de la début de tournée... ma petite vidéo de CLUSES EN 2007... pour rappeler que Murat n'aime pas trop qu'on le filme... voir pas du tout... Alors... amis vidéastes... euh, faites ce que vous voulez... je suis preneur de toute façon.
Allez, la tournée, ça commence ce soir (et il reste des places) et pour fêter ça (la tournée, pas qu'il reste des places!), un grand article tiré des ECHOS... qui malgré la crise, traite quand même du chat... à foueter? (est-ce que ça veut dire quelque chose?...)
Le premier poème que Jean-Louis Murat a appris par coeur s'appelait « Les Petits Lapins » d'Emile Verhaeren. Voici bondir l'excellent « Grand Lièvre » qui ramène le chanteur vers les hautes terres d'Auvergne, après un détour par Nashville. Chez les Indiens d'Amérique du Nord, le lièvre, architecte de l'univers, est un esprit farceur. Sauvage et libre comme l'air. Rétif à toute domestication. « "Grand Lièvre" était un titre provisoire, explique Murat. Finalement, je l'ai gardé jusqu'au bout, même si la chanson qui portait ce titre a sauté. Le sens, je m'en fous un peu. J'aime surtout la graphie de ce titre, sa sonorité. A l'oreille, en bouche, ça se tient. Je pratique une poésie instinctive. Je n'aime pas la poésie pensée. Le rap, c'est la mise à mort de la poésie, ce qu'il y a de plus bête dans l'art poétique, le mécanisme mis à nu de façon simpliste. La poésie, c'est la langue des dieux. Aujourd'hui, publier un recueil de poèmes, c'est devenu suspect. »
« Vendre les prés »
D'une écriture inspirée, cet album aux grandes oreilles évoque la guerre, celle de 14-18 où s'est illustré un ancêtre homonyme Jean-Louis Bergheaud (« Sans pitié pour le cheval »), et la résistance (« Rémi est mort ainsi »). « Vendre les prés » et « Haut Arverne » sont un vibrant plaidoyer contre le dépeuplement des campagnes et l'abandon de l'agriculture au profit d'un industrie touristique mal maîtrisée et destructrice. On y croise aussi Federico Bahamontes et Andreï Tarkovski.
Au départ, Murat disposait de quarante-quatre chansons, écrites à l'été 2010. « J'avais la matière à quatre albums. Ca m'a rendu malade d'en écarter autant. J'en ai gardé une dizaine. » Selon quels critères ? « Celle dont je me souviens au bout de trois jours, je la garde. C'est qu'elle est nécessaire. Il ne faut pas perdre de vue la nécessité d'une chanson. Ce métier est dégoûtant quand il cherche à rendre vrais des mensonges. Un tube, c'est un mensonge qui a l'air vrai. »
L'enregistrement s'est fait dans l'urgence, avec les fidèles Fred Jimenez, Stéphane Reynaud et le piano de Slim Batteux -un magnéto 24 pistes tournant en continu. « Le principe était : "on ne touche à rien". Je voulais conserver tout ce que le mixage enlève habituellement, le travail, la sueur, les interrogations, les erreurs. » En revanche, cette fois, les choeurs, mis en avant, jouent un rôle plus important qu'à l'ordinaire.
Tournée en préparation
Pour la tournée qui s'annonce (à partir du 12 octobre à Lyon avec un passage au Trianon à Paris, le 10 novembre), les répétitions ont commencé. « On fait deux ou trois jours de répétition, cinq ou six fois chaque chanson. Après, je fais l'artiste. Je suis capricieux : si une chanson ne me plaît pas, elle saute. Les chansons qui manquent de vérité m'obligeraient à des clowneries. Or, pendant la tournée, j'ensemence pour le prochain album en interprétant les chansons d'avant. » Et pas question de chanter forcément les titres les plus attendus. « Les gens se démerdent avec leur attente. Je ne suis pas là pour faire plaisir. Mon public sait que s'il me demande une chanson, je ne la ferai pas. » C'est dit.
J'ai l'impression d'être tombé dans une machine chinoise à remonter le temps... J'aurais voulu aller voir le Général Murat, mais la machine s'est cassée en 2009... et je retombe là pour revivre la promo du Cours Ordinaire des choses... Mêmes journaux, mêmes avis, même Murat hors-bergheaud, même train-train bleu.... et je retombe sur les mêmes blogs qui chroniquent... et toujours aucune couv...
D'habitude, je suis toujours avide de découvrir ses nouveautés, cette fois, sans plus. Je me l'écoute et là, je tombe sous le charme, comme le chantait Murat en 90 sur l'album Diversion et qui était une reprise de Louise Feron.
Dix morceaux qui ne semblent en faire qu'un. Le disque s'ouvre avec le sublîme Qu'est-ce que ca veut dire, morceau de près de 7 minutes, Murat y chante comme jamais. Murat a des textes pas évident à comprendre mais on sent la violence sociale et même guerrière.Au coeur de l'album, il se raconte comme jamais avec Je voudrais me perdre de vue.
Son 19ème album est sorti le 26 septembre dernier. Un album qui nous a emballés dès la première écoute, contrairement à d'autres. A la première écoute, nous avons été emballés. Il y a des sonorités à la "Dolorès" (1996) à la Mustango (1999). Les choeurs sur de nombreux morceaux donnent un ton orignal à ce nouvel opus. Un album qui s'écoutera en suivant les paroles ou en se laissant bercer tranquillement...Il faudra patienter novembre pour que nous puissions le voir en concert.
Après avoir bu mon café, je me dois quand même de constater qu'il y a moins d'avis négatif sur "grand lièvre" que sur le Cours ordinaire... même si à la fois, personne ne le classe d'office, comme le précédent, dans les meilleurs albums de l'année... un peu curieux...Ce grand lièvre est moins "clivant" (absence de titres rédhibitoires pour certains, comme le cow boy ou 16 heures, absence de guitare slide que certains vomissent...).
LE LIEN EN PLUS :
Même chez les indépendants, on adopte les techniques des plus grands; on nous annonce il me semble une 3e réédition de COURCHEVEL du côté de Florent Marchet (il y avait eu une édition avec des hauts et des bas il me semble). Là, il s'agit d'un coffret avec Courchevel, avec plusieurs titres en sus + un CD "NOEL SONGS". FLorent MARCHET avait sorti 5 ou 6 titres l'an dernier... Il fait donc paraitre cette année le reste, comme prévu. Je vous avais dévoilé tout ça en exclusivité mondiale!
Il faudra suivre cela de près puisque je le rappelle, il pourrait y figurer une cover de Murat "NOEL à la MAISON". Pour l'instant, conditionnel!
Le CD "noel songs" pourra être acheter seul via le FB.
Mais je découvre sur twitter le scoop révélé par Gilles Médioni... qui devrait être quelqu'un dont on peut se fier... même s'il n'adhère pas franchement au "Grand lièvre" :
Voilà donc une bonne nouvelle, même si c'est sur la durée d'au moins un mois* que l'on saura si Jean-Louis Murat arrive à vendre un peu plus d'albums que ses derniers temps... Le Cours Ordinaire des Choses était arrivé à la 15e place en première semaine, puis tombé à la 32e place dès la deuxième semaine... et 97e en 3e....
*... Zaz est encore 4e avec son album sorti il y a combien de mois??
LE LIEN EN PLUS:
MERCI à Sébastien Bataille, collaborateur de plusieurs revues (Rolling stones...) de m'avoir informé de sa chronique de GRAND LIEVRE sur son blog, que je n'avais pas encore déniché...
ET il a beaucoup aimé, même s'il ose une comparaison osée... et euh... vraiment étonnante :