le gout de qui vous savez

Publié le 22 Février 2020

On part pour un petit article vite fait... et en tirant le fil de l'actualité et de la mémoire... on se retrouve en 1981, 1898

 

- Voilà le texte "promo" de BABY LOVE, et curieusement, c'est plus une disco qu'un discours sur le dernier album... Un paragraphe parle quand même du disque imprégné des Earth, wind and Fire... et de la guitare "pistachio" (Murat en parlait en avril 2019 dans les inrocks)

Plus les années passent, plus Jean-Louis Murat accélère son rythme discographique. Relativement économe de ses efforts au début de sa carrière (seulement trois albums dans la décennie 1980, quatre pour la suivante), l’Auvergnat a considérablement augmenté sa vitesse de publication au tournant des années 1990/2000, avec six disques parus par décennie (sans compter les projets parallèles, littéraires, ni les enregistrements publics).

Car il « écrit des chansons comme on purgerait des vipères ».

Au sortir d’une année 2019 passée en studio et sur les routes de France, Murat a notamment réédité deux authentiques chefs-d’œuvre. D’abord, son troisième album Cheyenne Autumn (1989), disque majeur et inusable qui a durablement marqué la chanson française et influencé nombre d’artistes hexagonaux à travers des ballades spleenétiques faisant le grand pont entre Leonard Cohen et Léo Ferré, Robert Wyatt et The Pale Fountains.
Autre réédition anniversaire, Mustango (1999), le septième album de Murat et le premier disque américain de sa carrière, enregistré entre New York et Tucson, aux côtés de Calexico, d’Elysian Fields et du guitariste inventif Marc Ribot.

Avec le transatlantique Mustango, l’homme privilégie l’immédiateté mélodique et retrouve son instrument de prédilection, la guitare, qu’il avait délaissée le temps de l’immense Dolorès (1996), œuvre de rupture sentimentale et artistique principalement composée au clavier.
Dans les années 2000, donc, Murat tient une cadence infernale, alternant albums studio (dont le classique Le Moujik et sa femme en 2002, le triple Lilith l’année suivante et l’atmosphérique Taormina en 2006), collaborations multiples (Isabelle Huppert avec Madame Deshoulières en 2001, Jennifer Charles et Fred Jimenez pour A Bird On A Poire en 2004) et adaptations musicales (Jean de Béranger, Baudelaire et Ferré).
Dix ans après Mustango, l’Auvergnat repart outre-Atlantique pour enregistrer à Nashville, le temple de la country. Le Cours ordinaire des choses (2009) résume bien cette décennie pour son insatiable auteur-compositeur-interprète.

“Chanter est ma façon d’errer”, comme il le dit lui-même.

S’ouvre alors une nouvelle décennie avec Grand lièvre (2011), avant que Murat ne tourne définitivement le dos aux majors et rejoigne le label indépendant [PIAS].
Cet artisan de la chanson française enchaîne les disques en solo (Toboggan, 2013) ou en groupe (le mirifique Babel en 2014 avec The Delano Orchestra, l’endeuillé Morituri en 2016).
En 2017, Jean-Louis Murat échafaude une fusée à trois étages, dont le premier volet volontiers électronique et expérimental, Travaux sur la N89, surprend son monde, avant que le superbe Il Francese (2018), marqué par le deuil (la mort de son batteur historique Christophe Pie) et les aspirations napolitaines, ne vienne couronner des années 2010 décidément prolifiques pour son auteur.

Et comme le chanteur sexagénaire n’en fait qu’à sa tête depuis le mythique 45 tours Suicidez-vous le peuple est mort (1981), il revient en mars 2020 avec un vingtième album, qui n’est pas la fin espérée du triptyque. Comme son titre l’indique, Baby Love est l’œuvre magistrale d’un homme amoureux – comme le miroir inversé de Dolorès un quart de siècle après.
C’est un disque qui groove. “J’en avais marre de réfléchir aux chansons, je voulais d’abord m’amuser et me mettre hors contrôle”, explique l’intéressé. “Cet album concentre toute la musique que j’aime, en particulier celle qui me donne envie de danser, comme le disco. Car je suis un danseur invétéré.”

En plein chamboulement personnel et écoutant en boucle le groupe Earth, Wind & Fire, Murat a composé et écrit ces onze chansons ramassées en quarante minutes, jouant tous les instruments avec son vieux complice Denis Clavaizolle. “Dans le studio de Denis, mon mot d’ordre était de lui dire que nous étions en 1985, comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique. Nous avons recherché la simplicité, avec des chansons au format 3’30.”
Tombé sous le charme d’une guitare Pistachio, Jean-Louis Bergheaud s’en donne à cœur joie et s’éclate comme rarement. “C’est la nouvelle guitare de ma vie”, s’enthousiasme-t-il. “En studio, je pensais d’ailleurs à la musique plutôt qu’aux paroles. J’ai presque découvert les textes au moment du mixage de l’album, un peu comme si leur sens m’avait échappé. Je constate que c’est de la chair à psychanalyse. Comme toujours dans mes disques, il est question d’amour finissant et d’amour débutant. J’ai souvent écrit dans cet état de suspension.” Baby Love balance ainsi entre amour nouveau (La Princesse of the Cool, Le Reason Why, Si je m’attendais) et désamour (le single Troie, Réparer la maison, Ça s’est fait). Derrière sa pochette typographique d’un rose disco, se cache le vingtième album studio de Jean-Louis Murat – déjà l’un des grands disques de 2020.

Crédits :

Réalisé par JL Murat
Tous instruments : JL Murat - Denis Clavaizolle
Arrangements : Denis Clavaizolle - JL Murat
Mixé par Aymeric Létoquart au studio de la Seine à Paris
Masterisé par Jean-Pierre Chalbos à La Source Mastering
Artwork et photos : Frank Loriou
Production exécutive : Laure Bergheaud
Management : Guillaume Depagne, gd@aimegmt.com
Paroles et musiques : JL Bergheaud Murat
Editions : Scarlett Productions Editions

 

- En plus de l'article paru dans la semaine, les inrocks.fr nous proposent une playlist de Jean-Louis Murat

https://www.lesinrocks.com/2020/02/21/musique/musique/en-couv-des-inrocks-cette-semaine-jean-louis-murat-devoile-sa-playlist/

Après avoir dit qu'il ne comprenait plus son intérêt pour Neil Young, voilà tout de même qu'il le choisit dans sa sélection...  avec Celentano, et Earth, Wind and Fire dont il a nous a parlé également. On retrouve également Talk Talk (à lire ici), Badu et GS Heron (figurant tous les deux déjà dans une playlist de 2008) avec les mêmes chansons. Plus rare:  du Prince, la californienne Khadja Bonet (extraterrestre) et un choix que je crois vraiment inédit : Tom Waits... dont Marc Ribot (Mustango) fut le guitariste.

Et c'est accompagné d'un nouveau cliché de DENIS POURCHER:  il fait un peu peur, non?

 

LE LIEN EN PLUS
 

Morgane Imbeaud, toujours grignette, connait Jean-Louis Murat depuis toute petite:

http://www.baz-art.org/archives/2020/02/14/37951226.html

"Jean Louis (Murat), je le connais depuis que je suis toute petite, il a travaillé avec mes parents et c'est vrai qu'on a commencé à collaborer ensemble depuis 2007 et Babel et depuis j'ai souvent eu l'honneur de collaborer avec lui sur certains de ses albums. Là il m'a écrit un morceau " si l'amour est un sport" que j'aime beaucoup et qui est totalement dans son esprit.  Jean Louis a su me faire confiance, il m' a permis de me libérer notamment sur scène où j'ose plus et ses conseils m'ont vraiment beaucoup aidé en cela. "

LE CLICHE EN PLUS

Un petit clin d'oeil au lecture actuel de Monsieur Bergheaud (cf article précédent).  Merci à Manu (pas Macron bien sûr) pour l'envoi qui aurait ravi Matthieu (...), l'auteur de l'article "au commencement était un graff" qui renvoyait déjà Murat au mouvement libertaire et anar, bien avant les gilets jaunes.

« Je passe plus de temps avec mes bouquins qu’avec la musique. Je suis un peu timbré des livres », glisse-t-il. Et de nous expliquer que l’ouvrage qui l’a le plus influencé s’appelle Histoire d’un ruisseau, écrit à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus, un géographe et anarchiste français. Une contemplation poétique de la nature, mais pas que…    ouest france en10/ 2018

 

On termine du coup par "l'idée", texte de Charles D'Avray (vers 1898), autre libertaire... alors, n'hésitez pas "suicidez-vous... le peuple est mort", même s'il faut mourir pour ses idées, mais de mort lente comme de bien entendu. Matthieu :

"J'ai contacté Claude Guillon, l'auteur de Suicide mode d'emploi (tu as sans doute entendu parler de ce bouquin qui fit du bruit dans les 80's) et très bon connaisseur de l’anarchisme. Il m'a dit que le suicide était rarement une solution proposée par les anars, ceux-ci le condamnant plutôt comme une forme de désertion... Pour ma part, cette partie-là du tag me fait davantage penser à l'esprit punk de l'époque (No Futur, etc.). En revanche, l'idée de peuple mort fait selon lui écho à une vieille thématique anarchiste, celle d'un peuple trop passif. De fait, Charles d'Avray (l'auteur de "L'idée")  a ainsi écrit un "Le peuple est vieux" et dans "Ni Dieu ni maître", tu trouves le vers "le peuple sommeille"...
 Donc, selon Guillon et moi, ce slogan porte les empreintes de l'anarchisme et du punk. L'humour de l'autre tag ("C'est plus propre") me paraît également le rapprocher du punk, voire d'un certain situationnisme.. Mais j'ai préféré résumer ces diverses conjectures, plutôt que d'ajouter une mini-thèse à l'album photos...[à propos de l'article Au commencement était un graff]

[Février... le moment de la chanson qu'il appréciait: peu me chaut... "S'il faut partir un jour, peu me chaut"]

Bon, ceci dit:

En parlant d’URSS et d’esprit de révolte, tu cites Kropotkine (ndlr. écrivain russe anarchiste, auteur de L’Esprit De Révolte, 1881) dans la chanson Voodoo Simple.
Oui, je lisais ça. C’est nul d’ailleurs, juste un joli nom : Pierre Kropotkine. Sur mon bureau, j’ai aussi son livre La Morale Anarchiste (1889), qui est terrifiant de connerie. L’anarchie s’est pourtant beaucoup appuyée là-dessus. Kropotkine s’essaie parfois à démontrer les preuves scientifiques de l’existence d’un comportement anarchiste, mais il n’y a pas un truc qui tient, c’est archinul.

http://www.magicrpm.com/entrevue-29-04-13/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez, #Baby Love

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Publié le 6 Mars 2019

Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk

Bon, désolé, je ne suis pas assidu en ce moment dans cette période de désert affec.... euh... d'actualités.  Pour rappel, pour ceux qui ne suivraient pas, ceux qui sont au fond près du radiateur:  1) on sait que la 3e étape de la fusée (travaux / Francese/ ?)  est en cours de fabrication    2) Pour patienter, il y a  des rééditions en vinyle (avec Vénus et Passions privées bientôt)     3) Murat est programmé au printemps de Bourges... mais c'est la seule date 2019 pour l'instant... mais bien-sûr il suffit de cliquer sur les articles précédents pour savoir tout ça et un peu plus.

Pour affronter cette disette de nouvelles fraîches, j'avais gardé quelques articles de presse non encore partagés (pour vous laisser la chance d'en profiter en kiosque). Alors voici l'interview de Rock and Folk paru en novembre 2018 (n°615 avec Bowie en couv). J'ai fait bien-sûr mon possible pour faire des photos pourries… mais c'est lisible sur PC.

On y retrouve un Murat délié avec quelques petites phrases,  se plaignant par exemple d'avoir filé son disque à un pote musicien et que celui-ci ne lui ai fait aucun retour par exemple. [Ah, Jean-Louis, ils ont été nombreux à en parler de ton disque, et récemment Charlélie Couture)

A part ça, une petite info en passant sur "suicidez-vous le peuple est mort" et son aversion pour Mitterrand en 81: son père lui a dit que Mitterrand aurait donné l'ordre de tirer sur les mineurs en grève à St-Etienne. (les infos ici: https://www.forez-info.com/actualite/culture/1798-mineurs-en-greve.html  et aussi dans l'humanité)

 

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PS: J'ai beaucoup alimenté ce blog durant les premières années avec les "en direct des tuyaux ouverts", l'actualité youtubesque souvent constituée des archives de M. Five'R.  Je rappelle que mon blog et celui de Didier lui doivent beaucoup (il nous a permis d'accéder aux archives que l'on a exploitées… Didier  a tous lu, moi pas).  En ce moment, Five distribue quelques archives télé en "privé" dans le groupe facebook "Jean-Louis murat". Vu que c'est privé, je ne peux les partager ici, mais je vous informe. Elles peuvent réjouir les amateurs de playback et du Murat minet (on peut l'apercevoir en costume et pantalon à pince…)… mais il y a a aussi un live de 84 écoutable sur Dailymotion (en fin d'article).

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Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk
Déjà une archive: Interview dans Rock and Folk et l'influence Talk Talk

LE LIEN EN PLUS POUR CAUSER CAUSER

Murat n'a pas toujours été celui qui ne jurait que la production américaine (de Lamar en passant par Dylan, et le blues et la soul). Durant un moment, il évoquait les Pale Fountains, Prefab Sprout (jusqu'à en prendre le batteur Neil Conti). Un grand nom de ce courant musical est décédé ces jours-ci, je veux bien sûr parler de Mark Hollis, de Talk Talk qui avait acquis un statut d' "artiste culte" puisque son retour était une des arlésiennes les plus fameuses de la pop. Murat avait envisagé (avec la maison de disque) de travailler avec leur producteur: Tim Friese-Greene.   Ici dans Rock and Folk (1992):

Dans le fameux article de Libération "au pays de Murat" d'oct 91 qui relate la fabrication compliquée de l'album du Manteau:

- Prefab Sprout, écouté en boucle durant l'été par Murat ("Pour nous, auteurs de chansons, Paddy McAloon, c'est l'horloger ...") ; Virgin propose aussi Brian Eno (option atmosphérique). Indisponible, celui-ci répondra par voie de courrier. Murat n'est en tous cas pas si chaud pour Dolby. "Peur de faire chic. De sonner comme un Brian Ferry à la française."
Il pencherait, lui, pour Tim Friese-Greene, qui givre élégamment les disques de Talk Talk ... Et après tout, il ne penche pour personne -- que lui-même.

- Toujours pas question de producteur. Sans doute pour plus tard. Pour le mix final. Friese-Greene, qui traverse l'Afrique à pied, a envoyé une lettre ("Si vous avez fait Cheyenne Autumn tout seul, vous pouvez vous démerder tout seul !").
Murat se remet au travail.

AVRIL. Après hésitation et négociations du côté de Ian Broudie, François Kevorkian, Stephen Hague, c'est finalement Julian Mendelsohn, producteur, entre autres, des Pet Shop Boys, qui apporte sa touche (discrète) à l'album. L'Australien n'en rajoutant pas, les deux hommes s'entendent et passent une dizaine de jours à peaufiner l'ensemble dans les studios ZTT. Au passage, le producteur, plutôt sollicité ces temps-ci du côté "dance", se laisse aller à une opinion sur le travail du frenchy : "En Angleterre, c'est le genre de musique que tout le monde voudrait entendre mais que personne n'achète."

 

Dans la non moins célèbre (si quand même un peu moins) interview dans les Inrocks de 91 (par C. Fevret), Murat évoque Talk Talk comme une influence majeure du manteau de pluie.

L'impression de faux plat tient au rythme, en l'occurrence ce mid-tempo insistant et confortable, qui domine tout l'album.

J'aime bien les chansons qui sont menées sur le ton de la conversation, ou d'un échange amoureux. Dès que le tempo est un peu élevé, les chansons te stressent. Le beat parfait, c'est le battement du cœur. Sorti du battement du cœur, je me sens gêné : j'ai l'impression d'avoir une démarche strictement commerciale lorsque j'accélère le tempo. Je pourrais dire tous les textes de l'album tranquillement, sans chanter. Ce tempo lent se trouve sur beaucoup de ballades de rhythm'n'blues. Tous les gens que j'aime bien, les Otis et les Sam Cooke, travaillaient dans ces eaux-là. C'est le tempo de l'amour. Moi, je ne fais que des chansons d'amour et on ne peut pas parler d'amour sur un rythme de lapin mécanique. Ce que j'aime bien chez Neil Conti (le batteur de Prefab Sprout jouant sur Le Manteau), c'est qu'il a le son de caisse claire du batteur d'Otis Redding, Al Jackson. Dans mon biberon, j'avais cette musique et cette sonorité. Ces trucs de rhythm'n'blues mais aussi Wyatt, Cohen : j'aime ce qui n'a jamais été à la mode. J'en reste aux mots, aux mélodies, aux arrangements qui vont toujours dans le sens des mots et à l'efficacité de la rythmique, sans qu'elle soit omniprésente. Mais pour moi, le grand exemple, c'est Prefab Sprout et Talk Talk. A Pessade, pour le travail sur Le Manteau, je n'avais que leurs disques, je voulais viser entre les deux. Je trouve que les mots français vont très bien sur ce genre de choses.

Fais-tu un complexe vis-à-vis des Anglo-Saxons ?

Dans Johnny Frenchman, sur Passions privées, je dis "Attends que la crinière pousse au lionceau", je parlais pour moi. Cette chanson était au départ une lettre ouverte à Costello, car j'avais lu une interview où il nous traitait de minables. C'était à l'époque des Pale Fountains : d'un seul coup, je sentais quelque chose de neuf, que je pourrais aller dans cette direction. Je voyais les Anglais comme des voyageurs modernes, avec une langue invincible mais je leur disais "Attends que la crinière pousse au lionceau", je sentais qu'il faudrait du temps. Ça peut s'apprendre, il faut avoir des connaissances en art poétique, aimer la grammaire, le vocabulaire, écouter beaucoup de musique, trouver son rythme à soi, ne pas se précipiter. J'avais conscience de partir de très loin. Un peu comme le retard de la renaissance française sur la renaissance italienne.

Dans Purjus.net en 1992: 

Talk Talk - "Laughing Stock"
Un disque de base, quoi. Y'a tout dedans. Ca m'a beaucoup changé ce disque-là. J'ai envie de faire des trucs comme ça après. j'avais contacté Tim Freezegreen, marc Hollis ça me disais rien, mais Feltam, et Harris le batteur. J'aurais aimé travailler comme ça.

Certains continueront de parler de Talk Talk même pour Mustango:

Dans le Temps (Suisse): Pourtant, malgré ce goût pour les caresses un peu rudes de la musique américaine, les ballades de Murat évoquent plus souvent l'univers éthéré d'artistes tels Talk Talk, Blue Nile ou David Sylvian.

Murat en 2016 dans une playlist pour RTL avait choisi de nous faire écouter : living in another world. 

Pour la petite histoire, Murat a peut-être joué du Talk Talk lors d'un concert caritatif (pour la Roumanie): il a joué en effet avec le groupe Steve Mac Queen constitué notamment des copains Alain, Jérôme et Stéphane (les mêmes qui accompagnent Murat dans la vidéo de 84 visionnable ci-dessous).  C'est Matthieu qui nous en causait avec des archives inédites: 

En la circonstance, ce nom doit nous évoquer autant le célèbre acteur américain que l'album éponyme de Prefab Sprout sorti en 85. En effet, le groupe clermontois, monté en septembre 89, compte notamment à son répertoire, en plus de ses propres compositions, des morceaux de Prince, Simply Red, Talk Talk, Joe Jackson ou, justement, Prefab Sprout  [  …] On ne connaît pas la setlist du groupe ce soir-là, mais on peut supposer que Murat préféra jouer des reprises plutôt que ses propres morceaux et qu'il puisa dans le répertoire habituel de Steve McQueen. On sait par exemple qu'il interpréta, les mains enfouies dans les poches de son grand manteau, "It's only love", dans une version plus proche de la reprise des Simply Red que de l'original de Barry White.

http://www.surjeanlouismurat.com/2016/05/article-concerts-caritatifs-en-cours.html

Merci mon Matthieu, et salut Hollis pour nous. Et je vous invite à écouter le live magnifique de Talk Talk à Montreux :

Allez, on termine par  Murat en live in Lyon en 84

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #il francese, #le goût de qui vous savez

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Publié le 25 Novembre 2018

Non, ce n'était pas au Ciné Vox, ni même au Roxy, le bar-ciné de la Bourboule, pas non plus près du quartier des abesses, au studio 28 (et pas, mais alors pas) à l'Atlas, ni dans un quelconque multiplex,  et pas non plus à Clermont un dimanche après midi où on s'ennuie... mais Jean-Louis Murat était invité de la salle du Toboggan pour nous parler cinéma le vendredi 23/11 peu de temps avant son concert au même endroit. Il a choisi dans une carte blanche, que soient diffusés "L'or de Naples" et "Accatone". 

                                              Teresa De Vita dans L'or de Naples

J'étais loin d'être certain qu'il soit effectivement présent, malgré ce qui était annoncé (du côté de Nantes ou de Bourgoin, sur les "à côtés" des concerts, il s'était parfois défilé)... et effectivement, jusqu'à 17 heures, c'est resté très incertain. ET malgré tout, devant une assistance un peu clairsemée, dont beaucoup de retraités (3/4 personnes du toboggan sont réquisitionnés comme figurants), voilà que se présente Vincent Raymond du "petit bulletin" (gratuit lyonnais) avec Jean-Louis... souriant et tranquille.  Vincent Raymond nous le connaissions déjà pour avoir livré le même exercice lors de deux rencontres FNAC, il y a bien dix ans pour la première. Je suis surpris que d'autres fans ne se soient pas mobilisés pour ce moment sympathique. 

Je me décide de filmer avec mon téléphone, avant de me rendre compte que la mémoire est pleine... puis passe à l'appareil photo qui est dans le même cas (ah, je n'ai pas anticipé...). J'efface ce que je peux pour libérer d'un côté en filmant de l'autre... mais il manque donc une partie des propos.

Murat se décoince petit à petit, restant timide, s'adressant surtout à l'intervieweur, mais une très bonne impression se dégage et je pense que le public gardera une très bonne image de Jean-Louis (c'est moins certain des spectateurs du concert qui suivra).  Bien-sûr Murat se délecte à parler culture: référence mythologique et philosophique (extrait manquant), lien que constitue l'Italie du Sud avec la civilisation grecque,  "l'or de Naples" et sa séquence la plus dramatique... Puisque personne connaissait   le film, à leur grand étonnement, ils ne nous en disent pas plus.

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)
Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

En fait, dans ce "sketch" dramatique, on suit une mère dans une longue procession mortuaire de son jeune enfant. Elle offre le visage d'une extrême gravité, mais elle souhaite que tout soit parfait, ajustant fleurs et bouquets, choisissant les rues les plus passantes... Le masque va s’effondrer. Murat résume en une interrogation "que faire d'un enfant mort?".  Le "court métrage" laisse la place à plusieurs interprétations... mais Murat raconte qu'il a déjà quitté une fille parce qu'elle n'avait pas ressenti la même chose que lui au cinéma... alors chut... et lui d’enchaîner sur Toy Story 3 d'où viendrait le titre "toboggan" et qui le ferait pleurer (j'ai retrouvé un bout de séquence du film, à voir ci-dessous).

J'ai passé un excellent moment en tout cas, sur la présentation et durant le film, qui donne à voir Naples... si inspiratrice pour Murat, des ruelles à des bâtiments évoquant des temples grecs... Quant à Silvana Mangano, elle est magnifique...

Petit regret: j'ai quitté la salle avant la fin du film, il était 20h30 et j'avais besoin de respirer avant le début du concert... Je ne sais pas du coup comment se termine le dernier sketch: le petit peuple d'une rue, les gens de peu, les gens de rien (qui l'occupe en permanence car ils n'ont pas la place chez eux pour vivre, ni même pour manger) se plaint du riche noble qui souhaite passer en voiture dans celle-ci, les obligeant à se retirer lors de son passage.

(Je crois l'avoir déjà indiqué, mais à propos de Naples, il écrivait déjà beaucoup de choses, en 1990, même si la dépression guettait, et que l'amour du foot disparaissait: à retrouver ici, notamment le lien avec le patois auvergnat). Jean-Louis indiquait (cf article précédent) qu'il se "renouvelle"... mais Murat, l'Italie, le cinéma, la mort, traversent toute son œuvre. On comprend également et de plus en plus qu'il trouve son inspiration chez des auteurs ou des cinéastes (par exemple, il a ainsi dit récemment J’ai écrit beaucoup de chansons tirées de son livre sur la Jamaïque - à propos de VS Naipol).

Les spectateurs sont invités à rester pour le concert, et Murat en remontant l'escalier répond :"m'ouais, il y a le match de foot, allez-y"... En effet, le derby OL-ASSE va se dérouler 2 km plus loin...

Il avait déjà parlé à plusieurs occasions de Toy Story 3, voici le Toboggan:

On se quitte avec "Silvana", et n'oubliez pas en ce dimanche, vos prières:

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour ma fille aimée

Que Dieu vienne choyer mon enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

Que Dieu me garde d'être un triste sujet du temps

Que Dieu vienne choyer son enfant

Que Dieu veuille agréer je dis pour mon fils aimé

Que Dieu vienne choyer cet enfant

Par la volonté de l'Homme

Toute grâce toute beauté

Je veux qu'un feu embrase son âme

Dieu veuille nous garder

 

Prière pour M...

Dieu des fleurs des ponts-levis
Dieu du rêve Dieu de l'ortie
Dieu des jeunes gens fugueurs
Amateur

Dieu de Sibérie
Dieu de la mélancolie
Dieu des peines de cœur
Laboureur

Dieu du jour Dieu de la peau
Dieu du masque Dieu du tombeau
Dieu des signes avant-coureurs
Dieu vengeur

Dieu des amants désunis
Dieu des larmes Dieu de l'oubli
Dieu du pigeon voyageur

 

Jean-Louis Murat parle cinéma (Carte blanche au Ciné Toboggan à Décines)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #cinéma, #le goût de qui vous savez, #il francese

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Publié le 12 Novembre 2018

Et oui, pas comme un lundi, car le ciel est bleu, les oiseaux chantent, on a du travail et notre Leader a rencontré le peuple et l'a regonflé à bloc.  Je parle du président, pas de Jean-Louis... quoi que... Il est en tournée, il nous parle de mémoire, de transmission... et  on l'acclame. Voyez plutôt à DIJON :

https://www.bienpublic.com/loisirs/2018/11/10/dijon-jean-louis-murat-etait-sur-la-scene-du-theatre-des-feuillants       On découvrira sur le lien deux photos de la soirée!

Une basse et une batterie pour l'accompagner, un power trio rock parfait pour apprécier le concert de Jean Louis Murat qui venait à Dijon présenter son nouvel album Il Francese sorti à la fin du mois de septembre. Le chanteur ouvre son concert avec, Achtung dans une version différente de celle de l'album. Il enchaîne avec Ciné Vox morceau « Muratien » par excellence, sa voix si pure et  particulière captive le public, le jeu de guitare est toujours reconnaissable entre tous. Il joue essentiellement son nouvel album mais les morceaux sont ralentis comme étirés sur la corde de l'émotion. Les versions de Hold-up, et Rendre l'âme sont magnifiques, entre langueur et ardeur. Il réserve pour son public quelques anciens morceaux, le très beau Il neige est à pleurer. Avec peu de mots échangé avec le public il parvient à tenir une sorte de fascination avec sa poésie et sa musique. On a la sensation d'un moment assez intime ou il nous offrirait ses réflexions poétiques. A 66 ans le dandy auvergnat continue de nous étonner et il offre en rappel une excellente reprise de Jour du Jaguar, chanson de 2003. Il a livré un concert rock, et touchant emprunt d'une mélancolie heureuse il ne reste plus qu'à passer l'hiver au chaud en écoutant le très beau  Il Francese et tous les autres. 

          Lydie Champrenault (CLP)

                                                                                 By Roxanne Gauthier

Voici un petit mot que l'on vient de m'envoyer (merci) :  "un petit aperçu de la set list capturée sur la console à St Avertin. Nombreux titres joués, concert complet, musique, voix et sons excellents. Pas de dédicaces. Chansons différentes que de celles du concert de Nantes. Bonne soirée. Laurence et Philippe"

 

1)   Le podcast de l'interview FRANCE INFO (8/11 le monde d'Elodie)  est dispo, même si le site n'est pas encore à jour à la page de l'émission, puisqu'elle affiche un alter ego de Jean-Louis au niveau de la drôlerie et de la magie (Eric Antoine).  5 minutes

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/19063-08.11.2018-ITEMA_21886061-0.mp3?track=false

Quelques mots sur ses parents, encore sur Christophe... pour finir par "retourner dans le ventre d'une femme"... un tour d'une vie en 5 minutes....

2)  J'avais ça sous le coude depuis un moment, mais j'ai bugué:  je ne trouvais pas l'interview sur le site...  En fait, il faut cliquer sur les différentes photos qui sont en fait "les choix culture" de Jean-Louis.

http://www.vivelaculture.com/jean-louis-murat/  

Quelques goûts déjà cités (surtout Lamar et Ocean, Nietzsche, Murray, Houellebecq, la mode- et oui-, et Toy story, mais c'est quand même intéressant) et d'autres choix plus rares, notamment NAIPAUL qui dit lui avoir inspiré plusieurs chansons. Merci d'aller lire ça sur leur site, avec les références et des vidéos.

 

« Je pourrais tenir des heures à passer d’un artiste à un autre. Je suis là en programmation automatique pour parler de moi et de mon disque, c’est comme si j’étais un lapin pris dans les phares d’une voiture. Je suis sûr que dans cinq minutes je vais me dire : ah pourquoi je n’ai pas parlé de ça… » Nous avons rencontré Jean-Louis Murat, intarissable sur les artistes qui le passionnent, en septembre à la sortie de son nouvel album. Il est actuellement en tournée. Il Francese
Jean-Louis Murat
"En musique, je suis passé par une phase « j’arrête, c’est une activité à la con », et je suis reparti un peu de zéro. C’est bien de s’imposer à soi-même de repartir du zéro en soi. Après RN 89, où je ne voulais pas l’ombre d’une mélodie, pas une seule chanson, j’ai fait un disque avec que de la chanson pure composée au piano, je reste dans ces préoccupations : quels témoignages peux-tu apporter sur ce que tu vis dans cette période inédite ? Jamais des humains n’ont connu autant de choses que nous. On va « fêter » les dix ans de l’iPhone, en même temps, on constate un recul de la démocratie un peu partout dans le monde. Est-ce qu’il y a un rapport ?"

 

Houellebecq
Collectif

 

"La lecture de l’été, pour moi, ça a été Les Cahiers de l’Herne consacrés à Michel Houellebecq. Ce que j’aime chez Houellebecq, c’est son œil, il a trouvé une façon de voir les choses. Je ne suis pas sûr que ce soit un très grand romancier, ce n’est pas un très grand penseur, ce n’est pas un très grand moraliste, c’est le parfait contemporain. Etant très fan de Philippe Murray, il me fait relire du Murray, partir dans tous les sens, et du coup, essayer de me lancer un peu dans Schopenhauer dont je ne suis pas un fan absolu - je trouve que Nietzsche est un plus grand écrivain que Schopenhauer. Ces Cahiers de L’Herne sont passionnants, d’une grande réussite. Je les ai recommandés à une dizaine de copains. Passionnant."

En présence de Schopenhauer
Michel Houellebecq
"J’ai une théorie qui est que Houellebecq est le prolongement de Murray, c’est tout le talent de Houellebecq d’ailleurs. Je pense qu’il est parfaitement contemporain. C’est saisissant mais je pense qu’en une décennie, ses livres, par exemple Soumission, vont vieillir… C’est comme dans le disque, il y a des disques qui sont hyper efficaces au moment où ils sortent, et puis dix ans après ça ne marche plus. Même L’Extension du domaine de la lutte, en en reprenant des bouts, déjà ça date. Je pense que Houellebecq a deux points faibles : ce qu’il écrit vieillira rapidement, et on sent trop qu’il veut le Nobel. Ça n’empêche pas que je l’aime beaucoup. Il m’obsède assez en fait. Je suis comme lui, dans le contemporain direct, au jour le jour. Dans le train en venant je me demandais : sur quoi travaille t-il ? Ca serait un excellent sujet sachant que c’est un parfait observateur de l’époque, un ultra journaliste…"

 

Essais : L'Empire du Bien, Apres l'Histoire I-II, Exorcismes spirituels I-IV
Philippe Murray
"On aurait tort d’oublier Philippe Murray. Il faut lire tout Philippe Murray. Même le Céline, même ce qu’il a écrit sur la Troisième République ; comment il explique l’opposition de Victor Hugo et Napoléon III, qui se battent sur les mêmes meufs. Il est très, très, très fort, Philippe Murray. C’est une perte immense, infinie. Un de mes grands regrets, c’est de ne pas avoir mis en musique des poèmes de Philippe Murray. La poésie un peu bébête de Houellebecq, elle vient aussi de Philippe Murray. Il y aurait un gros travail à faire sur ce qu’il y a de Philippe Murray chez Houellebecq. J’ai la chance d’avoir une lettre de Philippe Murray, qui avait été sidéré que je parle de lui dans une émission sur France Inter."
Le Gai savoir
Friedrich Nietzsche
"Je l’ai en je ne sais combien d’éditions mais, Auvergnat oblige, je privilégie la traduction d’Alexandre Vialatte (indisponible, le visuel est celui de l'édition de poche Ndlr)."
Guérilleros
V.S. Naipaul
"J’ai une bibliothèque qui repose beaucoup sur V.S. Naipaul. Son livre sur les gens du Sud des Etats-Unis est absolument sensationnel. Son livre sur l’Afrique, ou son livre sur la Jamaïque, aussi. J’ai écrit beaucoup de chansons tirées de son livre sur la Jamaïque. Son discours à Stockholm sur Proust, et son essai sur la littérature, alors là, c’est formidable. J’en ai lu des bouts à mes enfants. Je ne comprends pas l’image négative que peut avoir Naipaul. Il y a quelque chose qui me dérange. Je trouve qu’à sa mort il n’a pas été célébré comme il aurait du l’être. Il a quelque chose qui fait penser à Houellebecq. Un observateur, un hyper journaliste. Dans deux siècles les historiens diront : voilà, si je veux savoir ce qui se passait dans la Jamaïque des années soixante-dix, c’est tout à fait valable."
La Langue géniale : 9 bonnes raisons d'aimer le grec
Andrea Marcolongo
"Andrea Marcolongo est une jeune femme universitaire remarquable. C’est elle qui écrivait les discours de Matteo Renzi. Hier au soir, je discutais des philologues et de philologie, et un spécialiste me disait qu’il n’y a plus de formation de philologue maintenant. En lisant Nietzsche, je me disais que j’aimerais bien prendre le même itinéraire, mais on ne peut plus faire ces études. Ce livre d’Andrea Marcolongo est absolument magnifique."
You Better Run – The Essential
Junior Kimbrough
"Pour France Culture, on m’a demandé de choisir dix chansons, j’ai mis Junior Kimbrough qui est indiscutable. Il a eu une vie incroyable, il était garagiste, il réparait des tracteurs et tous les samedis soirs, il tapait le blues au fond de son garage transformé en club. Quand Junior Kimbrough, est mort, les Black Keys lui ont rendu hommage en sortant un six titres de reprises de ses morceaux. En discutant, on a aussi évoqué Crossroads, le film de Walter Hill sur la 30e chanson de Robert Johnson."

 

To Pimp A Butterfly
Kendrick Lamar
"En musique, je me suis entiché de Kendrick Lamar, au point que j’ai commencé un petit ouvrage sur lequel je galère, qui s’appelle Kendrick et moi. J’en suis à ça, plutôt à chercher un phare, en approche d’Alexandrie ! Existe t-il ? Et donc Kendrick Lamar me paraît être un assez bon phare, pour les Américains, c’est un peu un nouveau Dylan, ça m’intéresse de voir ce qu’il développe, quelle est sa mentalité, sa façon de voir les choses, et comment il arrive à se dépatouiller de préoccupations assez hautes et comment il arrive à gérer la vie intérieure avec une activité strictement matérialiste. Comment quelqu’un qui travaille une musique strictement matérialiste dans un univers, le rap, lui même strictement matérialiste, comment il va s’en sortir. C’est aussi des questions que je me pose : comment on peut faire passer l’intériorité de la bestiole en petite œuvre ou en petites chansons de trois minutes."

 

Blond
Frank Ocean
"En fait, mon grand engouement, c’est plutôt Frank Ocean. J’aime bien être complètement dépassé comme dans l’adolescence quand j’écoutais Leonard Cohen ou Neil Young et que, d’un seul coup, un monde me tombait dessus et que le temps de l’écoute d’un disque, je n’avais pas le temps de faire le tour de ce monde. Souvent on trouve des gens qui ont un tout petit monde dont on a vite fait le tour, c’est un F2, mais là, Frank Ocean, c’est grand. Je parlais de Jimmy Scott et je me rends compte que j’aime beaucoup les personnalités ou les voix androgynes. C’est comme si je ne voyais de la lumière que dans les interstices de l’indéfinition sexuelle, dans la sexualité indéterminée. J’ai toujours aimé ces voix-là, Anthony and the Johnson, Tiny Tim, Eddie Kendricks (The Temptations), - la maman de Kendrick Lamar qui était une grande fan d’Eddie Kendricks a appelé son fils Kendrick en hommage à Eddie Kendricks."
Exposition -
Gucci Garden
 
"Une chose me tient très à cœur, j’adore la couture et la haute couture. Ma mère est couturière, elle m’a appris à dessiner des pantalons et je sais coudre. Parfois je dis aux filles « vous voulez que je surfile ? ». Si je suis allé à Florence, c’était aussi pour aller au musée Gucci qui est fascinant, fascinant. Il y a notamment la robe de Björk dessinée par Alessandro Michele qu'elle portait dans le clip The Gate, sorti en 2017. Cette robe est sensationnelle. C’est pour ça que j’aime beaucoup l’Italie, pour l’amour des vêtements. Et surtout, en bon fils de couturière, pour la qualité du travail des petites mains. Mon père était menuisier et mes grands-parents, paysans, donc je vois bien ce que c’est la qualité des petites mains. Je peux rester un quart d’heure devant un col de robe, je pense à ma mère, je regarde comment c’est fait."
Toy Story
John Lasseter
"Plus j’avance en âge, plus je n’aime que les dessins animés. C’est étonnant. Même moi, ça me surprend ! Pour moi, John Lasseter est un dieu ! J’ai tout, je suis un fanatique absolu, j’ai même ses premiers courts-métrages. Je trouve que tout ce qu’il touche est d’une intelligence absolue. Je pourrais faire des cours de philosophie sur Toy Story ou uniquement sur les dessins animés."

 

LE LIEN EN PLUS

Allez, juste en clin d'oeil:   il est question d'aligot dans le New-York times... sans tabasco...

https://www.nytimes.com/2018/11/09/dining/sweet-potato-aligot.html

(merci Véro)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez, #il francese

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Publié le 23 Mai 2018

La coopérative de mai lance sa radio, en écoute sur son site et sur internet.

Des contributeurs participent aux choix musicaux... et forcement, Didier Veillault a fait appel à Murat...

Voici ces choix musicaux:

• MYKKI BLANCO - Loner
• KENDRICK LAMAR - Good kid
• JUNIOR KIMBROUGH - You better run
• GIL SCOTT HERON - Lady Day and John Coltrane
• ERYKAH BADU - Kiss me on my neck
• EDDIE KENDRICKS - Boogie down
 
En écoute ci-dessous...
 
PS: le site internet officiel a été mise à jour: il mentionne "TOURNEE EN AUTOMNE"
 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

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Publié le 5 Février 2016

Je vous avais promis cette surprise lors d’un précédent article… Et voici enfin l’instant de vous la dévoiler.

 

Après Rose, Matt Low et Morgane Imbeaud (pour parler des toutes récentes collaborations), Jean-Louis Murat vient de participer à un autre projet, assez particulier.

Il s’agit du premier disque d’un musicien ERYK  E. exerçant dans le civil le métier de… médecin anesthésiste (auteur d’un livre de référence dans le domaine),  médecin pas malgré lui… mais musicien depuis toujours, auteur, compositeur et interprète (après le bac, il s’était même consacré un temps à la musique avant finalement de reprendre ses études).

 

Un jour, dans l’été 2010, il a croisé la vie d’un certain Bergheaud. Ils sont devenus amis…

 

« Il y a 3 ans environ que Jean-Louis lui-même, après que je lui ai fait écouter 2 ou 3 trucs à la maison, m'a un jour dit "il faut que tu enregistres un album, et moi je peux t'aider si tu en as envie". Comme j'étais en pleine rédaction de la seconde édition de mon livre, je n'ai pas pu me consacrer tout de suite au projet musical qui pourtant est devenu pour moi un objectif fondamental. Une fois le livre sorti en septembre 2014, Jean-Louis m'a dit "maintenant tu n'as plus de prétexte!", et alors je me suis pleinement investi dans l'écriture ».

 

En août/septembre 2015, ils se sont retrouvés dans le studio de… Denis Clavaizolle, qui a pris les manettes, fait quelques claviers. Guillaume Bongiraud, Julien Quinet des Delano Orchestra sont venus… A la section rythmique : Stéphane – la Fourme- Mikaelian, ranchero, et Clément Peyronnet, multi-instrumentiste et musicien pro, a pris la contrebasse. Une choriste à la voix surprenante intervient également sur quelques titres : Gaëlle Cotte.

 

Quant à Jean-Louis Murat, il a offert sa guitare… et 3 textes inédits écrits sur des musiques dont Eryk E. n’avait pas encore les paroles : des textes courts mais pas banals, dont JEUNE FACE, évoquant le Ferré de «20 ans» et d’ «avec le temps» , et LES LIEUX, surprenante –pour Murat- évocation parisienne (rue des blanc-manteaux, place des abesses) : « Sans toi, tous ces lieux sont à désespérer »… et quelques-uns verseront sans doute une larme sur ce titre, tant Jean-Louis s’est mis au diapason de la musique déchirante et dépouillée…

En effet, double effet surprise : même si l’une des rares images d’Eryk sur le net le montre à l’harmonica et que l’appréciation que m’a donnée Jean-Louis de la session était « on s’est bien amusé »… on est loin d’une ambiance blues rock auquel je m’étais attendu. C’est une musique essentiellement piano, qui évoquera Barbara et Sheller, «un projet ambitieux et risqué où l’on ressent fortement l’influence de la musique classique » m’a dit le patron de label Bertrand Betsch auquel j’ai fait écouter le disque.

 

L’album « Seize » (de 10 chansons) sortira en téléchargement numérique (amazon, deezer, Itunes...) à la mi-mars... peut-être le 16... 2016,  Et nous aurons l'occasion bien sûr d'y revenir!

 

En première mondiale, le 12 Février, Eryk E. jouera pour la première fois ses chansons (accompagné de plusieurs musiciens dont Guillaume Bongiraud), en première partie d'un joli nom de la pop française (c'est secret), à l’occasion du Festival du Court Métrage, dans l’espace éphémère L'EMBASSY, 39 rue des Chaussetiers à Clermont-Ferrand. Le lendemain, on retrouvera dans le même lieu... Barbara Carlotti (là, je vous le dévoile!).

 

A liker : sa page facebook ERYK E. https://www.facebook.com/Eryke-661722910636414/

 

J’ai l’honneur de vous présenter la magnifique pochette signée Esther Decluset  (qui n’est pas sans rappeler en plus ensoleillée celle du « Cours ordinaire des choses »). On retrouve le nom d'Esther sur le site jlmurat.com : elle en a fait le design!

ERYK E., nouveau coup de coeur-coup de pouce de Murat

Et j'oubliais, voici en écoute deux titres... dont  "Les lieux ", texte de Jean-Louis Bergheaud.

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 16 Mai 2015

En paix, du côté des étoiles en terre ou au ciel

Ils nous ont quitté...

- B.B. KING:

Jean-Louis Murat dans Magic en 2002 "Les exemples, c’est John Lee Hooker, B.B. King, Bob Dylan, Bob Marley, Duke Ellington [...]. Il n’y a que dans le blues et dans le jazz que les mecs ne s’étiolent pas et continuent à assurer".

Jérôme PIETRI nous disait: "Il faut pas oublier que B. B. King, qui sait à peu près de quoi il parle, s'est insurgé entre autres contre cette définition inexacte et puis stupide du blues et il a dit : « Il ne faut pas oublier que le blues, c'est aussi un cri de révolte et de colère contre l'injustice et l'oppression ». Donc moi, c'est cette définition que j'aime, les chansons d'amour, je m'en tape !"

Je n'ai pas trouvé beaucoup d'autres éléments (Murat parle plus souvent de John Lee Hooker bien sûr). Je n'ai pas retrouvé notamment dans les émissions où il délivre ses choix musicaux de séquence sur BB King, mais Murat aime souvent privilégier ses chers "seconds couteaux".

- Pierre OSTIAN:

On n'en entendra moins parler que BB King... mais c'est le créateur et producteur de feu l'émission "MONTAGNE", dont Murat avait été invité et dont il avait fait le générique. Il vient de mourir à l'âge de 70 ans. Il était originaire d'Isère.

Bio: un article sur le site de France 3 Région.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 20 Avril 2015

Calexico in Köln (E Werk) le 20 avril 2015

Il n'y avait pas de brouillard pour franchir le Rhein grande
J'ai lu E-Werk Koln
Mais tu es qui, toi?

Calexico ... Que je n'avais que survolé... Profondément bête que j'étais

Too tough to die
ça c'était les Ramones... trop vieux pour les découvrir, moi plutôt...


Je ne voyais plus dans la culbute franco-française... plus rien à devoir aux ricains.

Aimer
Mais qui peut sans façon être sûr

En terre Allemande, ce soir, j'étais
d'Arizona (il parait que c'est loin l'Arizona...)
L'âme et le cœur cher Al
Tout à la fois


Hey! Joey, John,
Are you sure, les gars?...
Oui je vois mieux qui je suis moi là

Avec Calexico ... Je dis Calexico, Calexico

Calexico à Cologne   20 avril

- 2 très bonnes heures de concert, une petite partie pour le nouveau album que l'on dit pas le meilleur... mais c'est pourtant avec le titre en espagnol y figurant que l'ambiance se réchauffe tout-à-fait: Cumbia De Donde et le tubesque Falling from the sky... Les deux trompettes mettent le feu (avec l'allemand Wenk que j'avais vu chez Eicher), et les musiciens changent d'instrument, Joe laisse le micro pour deux titres au trompettiste, l'accordéon, le xylo, la jolie guitare énergique de Depedro (Jairo Zavala) qui slide parfois comme un vrai gars du bayon... Joe qui n'a certainement pas la plus belle voix du monde, ni le charisme exceptionnel... mais quand il livre un titre presque solo, le charme opère... Et John a plus que jamais l'air de Buddy Holly qui aurait décidé de rater un avion... Voilà... je viens de rentrer d'Arizona, un Arizona plein d'espagnol, d'allemand, d'un bout de français, de pop anglaise...

Ils sont au TRIANON le 26 avril. Il reste des places. A Cologne, il y avait 2000 personnes.

Merci Véro d'avoir sonné le rappel!

Set-liste (sur fb officiel)

PS: Voici ce que dit LE LIEN DEFAIT sur la relation Murat/Calexico:

"C'est Denis Clavaizolle qui est à l'origine de la collaboration de Murat avec le groupe de Tucson : "Je l'ai encouragé à contacter les gens de Calexico parce que j'aimais beaucoup OP8 ainsi que leurs propres albums."

Murat rencontre Joey Burns (bassiste) et John Convertino (batteur) dans les coulisses du New Morning fin 1998. Joey Burns raconte "Il nous a laissé ses albums, qu'on a écoutés. Sa voix nous a plu et on l'a recontacté pour lui dire qu'il était le bienvenu à Tucson s'il voulait qu'on travaille ensemble".

Leurs échanges se poursuivent pas e-mails et quelques mois plus tard, Murat débarque en Arizona avec des maquettes bien avancées du futur Mustango. Joey Burns explique : "Nous n'avions qu'à jouer par-dessus ce qu'il voulait entendre. Il avait suffisamment de chansons pour se sentir sûr de lui. Pour le titre Bang bang par exemple, il avait une bande avec le squelette du morceau. Nous avons apporté les muscles, la peau et quelques organes."

En fait, Murat sait précisément ce qu'il attend de Calexico : "Je suis fasciné par le son de leur rythmique, ce son chaud fabuleux de la batterie et de la contrebasse. Pour moi, le rock est avant tout une affaire de section rythmique. Burns et Convertino, ils ont ce que n'ont pas la plupart des groupes. Ils sont comme les Stones ou Creedence, on reconnaît leur rythmique en un quart de seconde." Un point de vue que Joey traduira à sa manière : "Il voulait seulement une touche de Calexico, ma basse et la batterie jouée avec des balais de John." Dès lors, pour Calexico, la tendance sera à l'épure : "John et moi avions tendance à jouer beaucoup de notes, dont les chansons de Jean-Louis n'avaient pas besoin. Ce fut une leçon de minimalisme pour nous."

Sans doute les musiciens de Calexico auraient-ils aimé aller plus loin, car la collaboration semble leur avoir laissé un peu de frustration : " Nous avons manqué de temps pour développer le dialogue musical, qui entre parfois plus dans le temps simplement passé ensemble que dans les répétitions. Nous avons peu composé ensemble. Nous avons seulement écrit Viva Calexico ! et une autre chanson qui sera peut-être sur une face B. Il nous a dit qu'il aimerait revenir à Tucson pour expérimenter la composition collective. On a travaillé ensemble quelques jours, puis il est parti dans le désert et on l'a très peu revu."

Après une vingtaine de jours, Murat retournera à New York pour faire d'autres rencontres qui aboutiront à Mustango.

Joey Burns gardera d'excellents souvenirs du temps passé hors du studio, à faire découvrir à Murat les restautants et les boutiques d'instruments de musique de Tucson : " Nous avons appris à connaître Jean-Louis en passant du temps ensemble dans les restaurants mexicains, à l'écouter parler de ses expériences. (…) On s'est beaucoup amusés avec lui, j'ai beaucoup aimé les histoires de Jean-Lo
uis, il a beaucoup d'expériences à partager."

[Toutes les citations sont extraites de "Murat en Amérique", supplément des Inrockuptibles consacré à Mustango.]

http://www.casadecalexico.com/"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

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Publié le 29 Octobre 2014

 

C'était donc le 29 octobre, 21 heures...Sur RADIO NOVA.

http://www.novaplanet.com/radionova/bientot-dans-les-oreilles-de-dans-les-oreilles-de-jean-louis-murat

 

Oh, "Col de la Croix saint-Morand" (oups) dit la présentatrice... pour démarrer... mais passons.

Chouette, cette émission... façon reportage confession (sans perte de temps à écouter des questions)... et une chouette BO : Gloria Lasso pour commencer...

Et puis en vrac, et de manière non exhaustive:

l'évocation de la découverte de Ray Charles, l'harmonie municipale, les deux premiers disques (des anecdotes connues cela dit), le prof d'anglais qui fait écouter Charlie Parker, les voyages en Angleterre (who, doors, Hendrix en stop...)... puis de la musique éthiopienne, égyptienne, les Talkings Heads, une évocation de ses 33 Tours vendus par un copain junkie...son goût pour les choses imparfaites plus enrichissantes et son "écoute quasi-professionnelle" des vieux disques... Et dire qu'il a commencé l'émission en se définissant comme "chanteur régional, auvergnat"....

 

L'interview tourne ensuite sur sa façon de produire... Une date de sortie, puis retroplanning: date de production, réservation studio... puis seulement écriture.

Ah, tiens, Gimme Shelter... Ah, quelle surprise! "Pour qu'il y ait une chanson, il faut un gimmick de guitare, de mots"...

Et tiens donc, diffusion de "déjà deux siècles"... chouette idée de sortir ce titre. Ah, c'est une idée de BAYON!!

Vraiment un plaisir d'entendre Murat défendre et parler de ses goûts si nombreux, plutôt que de taper sur ses collègues... Il se dit même "inconditionnel" de Mickael Jackson...Ceci dit, pas de french dans l'émission... Pour quelqu'un qui pousse les autres à chanter en français!

 

Podcast et playlist disponible à partir du 30/10:

http://www.novaplanet.com/radionova/podcast-dans-les-oreilles-de

 

 

LE LIEN D'AUTOPROMO EN PLUS DU BLOG:

Vous retrouverez Murat évoquant ses goûts avec Manoeuvre dans une vieille émission télé  :

http://www.surjeanlouismurat.com/tag/le%20gout%20de%20qui%20vous%20savez/

Et on termine avec son dernier coup de coeur. Mc Morroy.

 

Dans les Oreilles de .... sur RADIO NOVA

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #actus Babel (de oct 2014...), #le goût de qui vous savez

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Publié le 26 Juillet 2014

Des fois, tu vois des trucs sur Fb, et tu te laisses avoir... Une connerie, une vieillerie... ou sur le net, un truc qui annonce un concert... qui a eu lieu il y a deux ans... J'ai oublié, je prends un coup de speed, je pars dans les recherches... et je me rends compte que c'est du réchauffé, de l'éventé, de l'éculé... et je me dis "ouf, je n'ai pas publié d'article". 

 

Aujourd'hui... je suis encore parti sur les chapeaux de roue (je ne dénoncerai pas d'où c'est venu...mais je le remercie tout de même). Parce que j'ai raté un truc l'année dernière. JJ CALE est mort... Si... comme Giscard... et c'est autrement plus important.

 

Il est donc mort il y a un an tout juste.Je devais être en congés l'année dernière pour avoir raté ça. La coincidence avec Johnny Winter....

 

 

http://userserve-ak.last.fm/serve/500/86979367/JJ+Cale+photo1.png

comme-un-cow-boy.jpg

 

 

Avec Dylan et Neil Young, c'est le nom que l'on retrouve régulièrment accoler à Murat...  Magic allant jusqu'à appeler Jean-Louis  "le J.J. Cale auvergnat"   http://www.magicrpm.com/a-lire/chronique/jean-louis-murat/grand-lievre

 

Depuis mon adolescence, je suis imbibé de Neil Young, du Creedence Clearwater Revival, de Bob Dylan, de JJ Cale. Mon rêve, c'est de faire un disque comme le font ces géants. Le truc qu'il est impossible de dater, qui s'écoute au présent et revit chaque fois que vous le posez sur la platine. J'aurais eu une tout autre carrière s'il y avait en France les studios et des musiciens comme on en voit aux Etat-Unis. D'une certaine façon, ma vie fantasmée est là-bas.  Télémoustique

 

J'ai toujours aimé les trucs un peu laidback. Je dois avoir tous les disques de JJ Cale...

à Christophe Comte, dans son 11 d'or, le titre : naturally

 


« On peut facilement passer d'une ambiance J.J. Cale en picking à Booker T. and the M.G.'s complètement débridée », s'amuse sa directrice artistique. « Oui, c'est vrai, dit le chanteur, j'aime que mes chansons soient comme des jaguars assoupis prêts à bondir à n'importe quel moment. » (sud-ouest en 2006)

 

l y a une chanson qui parle de JJ Cale sur Taormina… Peux-tu parler de cet artiste ?
Je suis fan de la première heure, j’ai tous ses disques ! On me parle toujours de Neil Young, mais je me reconnais beaucoup plus dans JJ Cale. S’il y a un artiste dont je me sens proche, c’est bien de lui !  

http://www.foutraque.com/inter.php?id=101

 

 

Les références à JJ CALE par les journalistes sont pléthoriques:

    Bertrand Dicale dans le Figaro à propos de tristan: voici que Jean-Louis Murat sort cette semaine Tristan (chez Polydor-Universal), disque qui navigue entre JJ Cale et Neil Young en méditant sur un mythe médiéval.

   A propos de cet album, le camarade Nicolas Brulebois lui pour froggy's delight dit : "J.J. Cale VS Chrétien de Troyes"

 

 

 Chapus dans Rock and folk à propos de taormina:   Retour à un rock paysagiste mélangeant Creedance Clearwater Ravival , JJ Cale et Mark Hollis. Retour à l'animalité

 

 

 

 

Le texte promo de Mustango en parlait  également:  

Moitié air du terroir, moitié son roots venu d’ailleurs. Si loin si proche, pas vraiment Paris Texas, plutôt La Bourboule Tucson. Echos du rock laid back de J.J. Cale, du folk électrique de Crazy Horse. Crazy Horse

Et dans Libé en 2002:

    Ecriture inégalable, mélodie et phrasé tout en moelleux vénéneux, quelque chose comme «J.J. Cale chante Pascal Quignard», impossible fusion reconduite d'A la Claire Fontaine et de Joy Division 

 

Et pour finir:

 A l’instar de Morrissey, Daho ou Lawrence, Murat reste incapable de la moindre triche, du moindre opportunisme. Preuve (s’il en fallait encore une ?) avec ce « Toboggan » dont le vernis doucereux cache mal l’existentialisme tortueux d’un artiste fascinant (un peu notre Neil Young à nous ; celui qui ose citer J.J Cale prend la porte).

http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article4606

 

Allez, un peu de JJ CALE:

 

 

 

 

et un petit COCAINE en live...mieux qu'en ligne:

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS:

Quelques minutes avec le JJ CALE alsacien! L'ami Pierre Schott qui nous a fait son petit compte-rendu du concert de Murat l'année dernière... à lire là: http://www.surjeanlouismurat.com/article-le-concert-de-murat-a-strasbourg-par-pierre-schott-120835995.html

 

 


 

 


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Rédigé par Pierrot

Publié dans #le goût de qui vous savez

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