1) Le nouveau disquaire indépendant de Clermont "VACHEMENT BIEN" qui prend la place laissée par SPLIFF propose des vidéos avec des artistes locaux. Après les excellents Garciaphone et Montanita (avec Pascal Mondaz crédité sur Babel), c'est Morgane Imbeaud qui se colle à l'exercice de la sélection musicale, et elle choisit Jean-Louis Murat et Cheyenne autumn en premier.
Elle révèle que ses parents vivaient en colocation avec Alain Bonnefont... et reparle de l'hommage à la maison de la poésie, et de la mission de faire vivre l'oeuvre de Jean-Louis. [ Pour cela, une direction en 2025, le Week-end Murat le 20 et 21 juin à Clermont. Par ici, la billetterie et l'après midi, vous pourrez boire un petit café à Vachement Bien, 4 Rue Terrasse, 63000 Clermont-Ferrand
2) Mercredi 2 avril, la lettre de l'audiovisuel nous donne des nouvelles de Sébastien Bataille, grand maître auto désigné de la biographie. Après "coups de tête" sur Murat, il va sortir un "Stéphan Eicher", chez l'archipel. Ca sera l'occasion de revenir sur son dernier livre (autoédité) centré justement sur son art de la biographie, avec quelques pages sur son Murat et ses méchants fans vraiment trop injustes. Non, Matthieu, ne te retourne pas dans ta tombe, ça n'en vaut pas la peine. Si tu tu savais comment va le monde...
Au Fotomat, the place to be - Clermont a une rue JL Murat et un couloir M. Guillaumond.
3) Point Doré: du 29/03
– Justine : avec ces reprises, est-ce que tu imaginais défier les puristes avec tes versions à toi ?
« Aujourd’hui dans ce que je fais, il n’y a plus de provocation. Aujourd’hui, je suis au-dessus de ça, pas du tout dans le sens prétentieux, dans le sens où je trouve ça super si on déteste ma version, comme je trouve ça effectivement encore plus agréable si on l’aime bien. Mais ça ne va pas changer ma vie. Aller réveiller ou piquer la chanson française, ça ne m’intéresse pas. J’ai beaucoup de respect pour plein d’artistes mais beaucoup de ceux qui m’ont accompagné sont partis. Je pense à Christophe, à Jean-Louis Murat, à Françoise Hardy. Je n’ai pas besoin d’aller me prouver que je fais partie d’une grande famille de la chanson française. Et de me dire qu’il faut que je fasse ceci pour avoir une Victoire de la musique ou cela pour passer en radio. Je m’en fous complètement. Ce qui est chouette aujourd’hui, ce sont les retrouvailles que j’ai chaque soir avec vous en concert ! Ça me touche encore plus parce que je n’ai pas eu besoin d’aller à la conquête ou à la guerre pour obtenir de vous une oreille ou un regard. Je me dis que c’est dû à mon travail, à ce que je suis. »
4) Pierre Andrieu réussit à placer Jean-Louis Murat dans ses interviews, même si ça nécessite des cascades périlleuses. Ici, avec les LIMINANAS qui n'avaient jamais parlé de Murat :
Un grand fan de Jon Spencer et d'Alan Vega est mort il y a deux ans : Jean-Louis Murat. Je l'appréciais beaucoup et j'ai d'ailleurs écrit un bouquin pour lui rendre hommage. Est-ce que c'est quelqu'un dont vous aimiez la musique ? Ou que vous aviez croisé ? Lionel : Je connais un peu son travail et je me rappelle très bien de ce que je ressentais de sa personnalité en tout cas. C'est quelqu'un qui m'intriguait et m'intéressait beaucoup. Je pense que si ça avait été possible, on aurait adoré bosser avec lui. Et je me rappelle très bien de la première fois où je l'ai vu sur des plateaux de télé, dans un contexte qui était presque de la variété. Tu sentais très bien qu'il n'était pas du tout à l'aise, il avait envoyé bouler tout ça pour faire son propre truc et j'avais trouvé ça courageux. Mais je voyais ça vraiment de loin, c'était une époque où j'étais à fond dans le garage punk, le do it yourself et tous ces trucs, mais ce mec-là m'intriguait. J'aimais bien sa façon d'écrire aussi et puis cette espèce de douceur qu'il y avait dans son boulot. Mais je ne l'ai jamais croisé, ni vu sur scène.
Je crois que Bertrand Belin est très fan de Murat, d'ailleurs dans le bouquin j'ai mentionné qu'à mon avis il était un de ses descendants directs. Est-ce que vous avez écouté Bertrand reprendre "La tige d'or" de Murat tout seul chez lui pendant le confinement ? Lionel : Non, je ne connais pas, mais j'irai écouter.
5) Vous savez que Radio Qui Qu'en Grogne a une émission tous les 15 jours consacrés à Murat. La dernière recevait Oomiak... qui est venu avec des enregistrements des répétitions de la tournée Mustango. On connaissait déjà une version de Washington. Podcast disponible une dizaine de jours.
Je suis particulièrement heureux de vous annoncer la participation de la chanteuse Koum à la grande soirée du samedi 21 juin du Week-end Murat, yes sir! A Clermont-Ferrand, Fotomat, the place to be!
Heureux car, après Tristan Savoie lors des éditions précédentes, nous aurons ainsi une représentation de la toute jeune scène auvergnate. Que celle-ci chante Murat est une belle promesse que sa musique soit toujours vivante. Par ailleurs, le Week-end, c'est aussi célébrer le terroir artistique de l'Auvergne, dans toute sa diversité, et après Delayre l'an dernier, ou Coco Macé en 2023, Koum nous offrira peut-être des sonorités nouvelles... même si elle partage le goût de Murat pour la musique soul, et c'est aussi une source d'excitation supplémentaire (tiens, Kool of the kang, que Murat aimait a été un des premiers concerts complets aux nuits de Fourvière)... J'en prends pour preuve sa très très réussie participation à la soirée Te garder près de nous de mai 2023 à la Coopé. J'ai adoré son "Si je devais manquer de toi", en prima donna soul et jazzy. Elle se faisait grande interprète mais au Fotomat, on espère aussi vous faire découvrir la musicienne qu'elle est, comme moi, je l'ai découvert, à Bron, il y a peu de temps (co-affiche avec les Par.sek) : occupant la scène en solo, jonglant entre clavier et MAO, de manière très convaincante. Enfin, dernière satisfaction : offrir une nouvelle voix féminine (c'était un objectif de l'année de mieux les représenter sur scène - coucou à O. Nuc et B. Vignol qui pensent que seules des femmes peuvent reprendre du Murat). Nous aurons ainsi sur scène, avec Koum, Milla, Alexandra Issartel et Lili Em!
KOUM
Tout juste 20 ans, une voix suave et puissante, et un premier Ep qui touche en plein coeur. Jeune autrice/compositrice/interprète originaire de Clermont-Ferrand, Koum a déjà tout d’une grande, à commencer par son parcours, rêvé.
D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, la musique l’accompagne. Toute petite, elle réclame un instrument, que sa maman sera la première à lui offrir. Bercée par les disques de la maison (Pauline Croze, Charles Aznavour, Édith Piaf, qui donnera son prénom à sa petite soeur), Koum commence le piano à 6 ans. Aretha Franklin, Oxmo Puccino ou Camille lui soufflent l’envie de chanter, ce qu’elle fera devant un premier public bouleversé, à seulement 12 ans.
Quelques années plus tard, elle apprend le piano voix et interprète ses propres textes dans des cafés-théâtres, une voie royale qui incitera sa mère à l’inscrire en secret à la 6ème édition de The Voice Kids. Koum a 15 ans, et bluffe immédiatement le jury lors des auditions à l’aveugle, avec sa reprise d’une grande chanson de Sam Cooke*, A Change is Gonna Come, qui cumulera 1M de vues sur YouTube. L’aventure est belle, elle durera jusqu’aux demi-finales. L’année suivante, elle tombe amoureuse du live en chantant sur la scène du fameux festival « Jazz en tête » à Clermont Ferrand. Maintenant c’est sûr, elle consacrera sa vie à la musique… 2020, pandémie. Pendant le confinement, période propice à la création, elle touche à la MAO dans sa chambre, compose ses premiers instrus, ses premiers morceaux. L’année suivante, elle rencontre le producteur clermontois Jjjamais, avec qui elle sort sur les plateformes une nouvelle version d’un certain single, Encore. Le titre sonne parfaitement, la connexion et l’amitié sont immédiates, l’association donnera naissance au tout premier Ep de la jeune artiste. Très soul, très touchant, beau projet introspectif aux frontières d’une chanson délicate et intimiste, Tout le reste explore subtilement les questionnements d’une jeune femme métissée en pleine construction. Accompagnée par la Coopérative de Mai, Scène de musiques actuelles de Clermont-Ferrand, Koum sort son premier ep « Tout le reste » en novembre 2023, un projet de style chanson française aux sonorités musicales à la fois soul, electro, regroupant ses récits personnels, et sa vision d’esprit influencé par ses rencontres et ses expériences.
1- Camille, que Murat a bien-sûr contribué à faire connaître...
2-Murat: Ce tempo lent se trouve sur beaucoup de ballades de rythm'n'blues. Tous les gens que j'aime bien, les Otis et les Sam Cooke, travaillaient dans ces eaux-là. C'est le tempo de l'amour. Moi, je ne fais que des chansons d'amour et on ne peut pas parler d'amour sur un rythme de lapin mécanique. (1991- Les Inrocks)
Un petit mot de Koum: "Je ne connaissais pas réellement Jean Louis Murat avant de faire partie de l’hommage en mai dernier. Ce fut une immense découverte et expérience que d’en faire partie. J’ai sincèrement été touchée par l’univers à travers, non pas seulement ses innombrables musiques mais aussi en rencontrant ses proches durant cette soirée. Je ne peux qu’être reconnaissante d’en avoir fait parti et cette expérience me marquera en tant qu’artiste". Promettons à Koum que l'expérience du Week-end Murat soit elle aussi marquante! Elle y retrouvera Jérôme Caillon, grande figure lui aussi de la soirée de mai dernier.
Pour vous présenter l'affiche de notre tête.... d'affiche, un petit article... avant de vous annoncer un nouveau participant pour la grande soirée du samedi!
J'ai découvert Erik Arnaud avec "l'armure", son disque ("remarquablement vaste et généreux, procurant un sentiment d’achèvement et de complexité" selon Magic!) dans lequel figurait une reprise de Manset . C'était en 2010, mais je l'avais déjà vu sur scène, avec son copain Florent Marchet, en première partie de Jean-Louis Murat, à Cluses, le 7/7/2007. C'est à cette occasion qu'il le rencontre, mais Murat le connaissait déjà:
ERIK ARNAUD :Oui c'était à Cluses. C'était la 1ère fois que je lui parlais. Je savais qu'il me connaissait car en 2002, après la sortie de mon 2ème album, il m'avait fait savoir qu'il me proposait une de ses 1ères parties à La Cigale mais finalement ça n'a pas abouti (il a choisi le groupe Venus je crois). Nous avons été collègues chez 'Labels' mais on ne s'était jamais croisé. J'ai rencontré quelqu'un de très sympathique et chaleureux qui m'a tout de suite demandé quand j'allais sortir mon 3ème album (on était en 2007). Bien entendu, cela m'a fait plaisir venant de Murat mais c'était surtout un encouragement de plus pour que je termine ce disque. Je garde le souvenir de quelqu'un d'accessible, bavard, franc et généreux, exactement l'image que je me faisais de lui. Très bon moment passé avec lui.
Tiré de l'Interview de 2010 dans laquelle nous parlions de Neil Young, Manset, Murat et du travail d'ingéson pour Florent Marchet.
Lors de la préparation de cette interview, j'avais découvert comme notamment Franck Vergeade et Magic le portait aux nues : "importantissime" premier album (article de 2002).
Dans le Hors-Série anniversaire de Décembre 2000 (10 ans d'existence), Erik Arnaud fait partie du best of:
Sur le blog, on a retrouvé Erik en 2017 avec encore un gros coup de cœur pour son EP Golden homme, sur le label Monopsone (avec une reprise de "tous les cris, les Sos". Interview sur le blog Un retour de courte durée mais je suis dingue des deux chansons "Golden homme" et "golden femme".
Avec cette histoire commune, c'est donc naturellement que je me suis tourné vers lui pour parrainer avec S. Vanot et Pierre Schott le disque "Aura aime Murat". Il restait dans cette veine synthétique pour son "fort alamo".
L'interview en podcast, ci-dessous, me l'a rendu encore plus sympathique. On découvre l'homme, fan de football, loin du monde de la musique et du showbiz, sans égo d'artiste (pour lui, le succès, c'est de réussir à faire quelque chose, et pas la reconnaissance, la notoriété) avec un "refus de mentir", une "absence de jalousie", un peu d'intérêt pour les disputes. Il indique aussi: "ce qui me rend heureux: écouter de la musique, lire des livres, regarder des films et voir mes enfants, des enfants grandir"... Et si on n'a pas beaucoup de ses nouvelles, c'est qu'il s'épanouit totalement dans ses fonctions de professeur d'école ( sa plus grande fierté):
Son dernier concert à Paris était le 16 octobre 2024 et les amis de Sunburnsout en faisaient des tonnes mais cela montre bien comme on peut être fier et heureux de l'accueillir à notre tour, et quelle occasion peut-être unique cela représente de l'écouter en live lors des deux soirées : extraits
Le retour du roi : Pourquoi le concert d’Erik Arnaud le 16 octobre est un événement (indépendant) national ?
l’Armure, sur le label Monopsone. Le disque reprend les choses là où Erik Arnaud les avait laissées : au sommet d’une écriture à la française nourrie au rock anglo-saxon, splendide et éclairée. Les textes sont merveilleux, travaillés comme de petits poèmes intimes où Erik Arnaud multiplie les points de vue, époustoufle par sa vision décalée des choses, et toujours cette ironie désabusée sur l’existence, la sienne et par extension la nôtre. Son morceau Cheval fait forte impression et anticipe, bien avant que cela soit à la mode, la thématique des violences faites aux femmes. Nous vieillirons ensemble fait pleurer de bonheur. Le disque est l’un des meilleurs sortis cette année là, l’un des jalons qualitatifs de la pop française…[...]et puis une longue éclipse qui lui vaut parfois le surnom d’Imam caché de la pop française.
Aussi le retour d’Erik Arnaud est-il en soi un événement. Erik Arnaud a hérité du mauvais esprit et de la fraîcheur adolescente du Miossec des débuts. Il a la grâce poétique d’un Dominique A. Mais il joue aussi de la guitare comme Paul McCartney. C’est aujourd’hui un quinquagénaire séduisant et qui n’a rien perdu de sa vivacité (manquerait plus que ça). Histoire de vous rappeler combien il est doué, on s’est permis une petite balade dans son travail..... 5. Fort Alamo –De Murat à Arnaud, il y a quelques vers. Mais le même don d’observation, le même regard clinique et parfois cruel (et tendre) sur l’expérience humaine
ERIK ARNAUD au Fotomat (Clermont-Ferrand):
VENDREDI 20 JUIN co-affiche avec Matt Low (projet Douharesse, Matt Low chante Murat) et Jérôme Caillon, l'ami de Murat qui lui aussi nous livrera de toutes nouvelles chansons! Fin de soirée : Projection d'un live de JL Murat (2000)
SAMEDI 21 JUIN : participation à la grande soirée Tribute (avec Kandid, Lili Em, Milla, Marc Aymon, Aymar, Alexandra Issartel....et on vous annonce une nouvelle personne cette semaine!)
Erik est certes peu prolixe (même si on n'a pas parlé de quelques collaborations supplémentaires, notamment pour Clarika)... mais au rayon anecdotes, il peut quand même nous en distiller : Florent Marchet avec lequel il a travaillé sur Rio Baril, Frère Animal, et Courchevel (dans lequel il a partagé les manettes avec Stéphane Prin -Lilith, Moscou, Parfum...-) raconte
Erik s'est également retrouvé aussi dans le film très aventureux Process (2004) au côté de Béatrice Dalle (comme Murat chez Doillon), et Léos Carax, Guillaume Depardieu, Daniel Duval... sur une musique de John Cale!
Après Franck Courtès qui nous avait raconté avoir fini dans un lit avec Jean-Louis, après Frank Loriou, dont nous avons parlé à de nombreuses reprises (et ce n'est pas fini), voici à l'honneur un troisième œil, un autre regard, celui de Carole Epinette. Par le nombre d'occasions qu'elle a eues de "shooter" Jean-Louis, et le caractère iconique de certaines photos, elle occupe, avec Frank Loriou, une place particulière dans la carrière du chanteur, qui aura été pourtant sous l'objectif des plus grands : Mondino, Rheims, Sieff, Richard Dumas...
Carole est donc photographe rock depuis au moins 25 ans (pour les plus grands magazines et journaux notamment Best, Rock and Folk, Libération, Le Monde), et même très rock car les amateurs de "heavy métal" la connaissent bien pour ses clichés de Metallica, Motörhead, AC/DC, Manson. Elle a aussi saisi saisi sur le vif ou en coulisses les Sex Pistols, Alain Bashung, les Stones, Indochine, James Brown, The Cure, Pete Doherty, Bowie, et bien d’autres encore. Mais dans ses livres et expositions, elle laisse souvent une place à l'Auvergnat, comme dans son ouvrage Rock is dead en 2017 ou sa dernière exposition parisienne (café Caumartin, d'octobre 2024 à janvier 2025).
Carole Épinette est installée dans le Lot et c'est un indice pour trouver ses centres d'intérêts autres que la musique...
On avait déjà été en contact pour une participation au Week-end Murat en 2024, mais ça n'avait pas été possible... Carole a fait en sorte que cela le soit cette année, un grand merci à elle, qui comme tous les artistes présents, s'engage à nos côtés par amour, fidélité, à Jean-Louis Murat et par sympathie pour l'événement bénévole et amical. Ceci n'empêche pas de vouloir vivre de son travail et c'est aussi important pour nous de faire le maximum pour les artistes présents (d'où l'augmentation du pass cette année). C'est pourquoi il vous est proposé de faire l'acquisition de photos de Carole (tirages d'art, authentifiés, numérotés - 30 exemplaires maximum, de différents formats, nus ou contre-collés professionnellement sur plaque alu Dibond) à un prix tout-à-fait raisonnable (par rapport aux prix proposés par des agences) et livrables le week-end (ou non). Si vous êtes intéressés, Carole vous proposera une sélection d'une trentaine de photos. Veuillez la contacter à rockisdeadphotos[...]gmail[...]com ou en passant par la zone de contact du blog. Il est aussi possible de demander de vous faire tirer le portrait !
Carole Epinette, Rock fictions, livre paru en 2018 au Cherche-midi, avec des textes de Nothomb, Doherty, Thomas VDB, Bernard Minier.
PS: Je fais le choix de ne pas illustrer cet article avec des photos de Carole, et encore moins les inédites, pour privilégier leur utilisation dans la presse.
Bonjour, Carole !
- Je ne vais pas vous faire répéter comment vous êtes devenu photographe, puisque vous l'avez raconté ailleurs, avec la presse hard rock (Hard N’ Heavy, Rage). Avez-vous rapidement travaillé pour des labels ? Est-ce que c’est un travail différent ?
C. Epinette: Oui j’ai assez vite travaillé pour des labels. Le travail n’est pas différent. Il nécessite toujours de l’écoute sur les besoins, de la variété dans les images… Il est indispensable d’être créatif car les photos vont servir à alimenter toute la presse, les supports de communication pour la promotion (plv, album, affiches, etc..)
Xroads avec la discographie signée par Yann Giraud, notre conférencier de cette année!
- On connaît particulièrement votre session avec Murat en 2011 pour Grand Lièvre, mais vous l’aviez déjà photographié en 2009 en concert et je crois déjà chez lui ? Comment s’est passée cette rencontre ?
C. Epinette: Je l’avais rencontré et photographié trois fois avant la séance de 2011 : en mai 2009 pour son concert à la Cigale à Paris (j'avais aussi assisté aux répétitions, à la balance avant ce concert) puis chez lui en Auvergne en juillet 2009 et enfin pour son concert au Bataclan à Paris en Avril 2010.
La rencontre chez lui en 2009 a été mémorable. C’est son label Universal qui m’avait demandé d’aller faire une séance chez lui car Jean-Louis avait beaucoup aimé mes photos live de la Cigale et il était prêt à me rencontrer. Il m’a fait entrer dans son jardin, en tenue débraillée, n’a pas ouvert la bouche et a passé au moins deux heures à m’observer interagir avec ses enfants et sa femme. J’ai beaucoup ri avec sa fille car j’avais avec moi le Lonely Planet du Costa Rica que je feuilletais pour un voyage prévu quelques jours après, je lui montrais les photos et lui expliquais ce que je souhaitais faire là-bas. Avec Justine nous avons beaucoup parlé des animaux… Je ne faisais pas attention à Jean-Louis parce que je sentais bien qu’il était en phase d’observation et que, surtout, il fallait le laisser à son rythme, sans rien presser.
Au bout d’un moment, il est venu me voir et il m’a dit qu’il était d’accord pour faire les photos. Son appréhension était palpable, je sentais que c’était vraiment quelque chose pour lui de se prêter au jeu du portrait photo. Pour que cela soit plus doux pour lui, j’ai demandé à Justine d’être mon assistante photo et de tenir mon flash sur trépied… Cela a occasionné quelques sourires de Jean-Louis et quelques inquiétudes de ma part quand le flash était dirigé à l’opposé de lui !
J’ai travaillé vite pour « libérer » Jean-Louis de ce moment difficile pour lui. J’ai été touchée de ce qu’il m’a confié sur les émotions que cela créait en lui et sur son rapport à l’image.
Pour finir, il m’a dit: « tu restes dîner en famille » ?
Quelque chose s’était ouvert entre nous …. Je crois que je peux lui donner le nom de CONFIANCE.
- Est-ce que le travail avec Nikola Sirkis a été un élément de connexion ? (vous figurez sur ce qu’on peut considérer comme le plus gros succès public de Bergheaud : l’album Paradize d’Indochine!)
C. Epinette: Aucune idée. Il ne m’en a pas parlé... ou je n’en ai pas gardé souvenir.
- Est-ce qu’il y avait un lien particulier avec Jean-Louis ? Est-ce que le côté rock dont vous veniez a pu lui plaire ?
C. Epinette: Oui il y a eu je crois un lien particulier. Je vous ai raconté notre première « vraie » rencontre en 2009.
Cela a vraiment ouvert la porte à une relation de confiance. C’était très beau à mes yeux de le voir s’ouvrir comme cela. J’ai été émue de sentir au départ un homme méfiant, que l’on venait déranger dans sa grotte... qui prenait le temps de sentir, d’observer comme le ferait un animal… puis d’un coup de lâcher son appréhension et de s’ouvrir… dans la confiance.
- Vous avez fait une des rares couv du Cours ordinaire des choses avec Cigare magazine ! A l'intérieur du magazine, il y a la photo de Murat fumant le cigare (le tirage est commandable, même si le tirage de fumée n'est pas recommandable!). Il s'agit d'une commande pour cette revue ?
C. Epinette: Durant la séance photo Jean-Louis a eu envie de fumer, j'ai suivi son envie et j'ai profité de la fumée. Je n'ai pas le souvenir si c'était ou non une demande spécifique de sa part.
- J'aime beaucoup une photo dont la lumière me renvoie à un western fordien. Cheveux longs période Cours ordinaire des choses, mais le cadre est le même que la pochette de l'autre album américain de JL : Mustango (on reconnaît la chaîne). Vous y aviez pensé ?
C. Epinette: Pas du tout ! je ne connaissais pas l'album Mustango au moment où j'ai fait cette première séance photo avec jean-Louis.
Il est important de savoir que pendant une séance photo, je me laisse inspirer dans l'instant par ce qui se présente. J'ai rarement des idées de cadrages en amont puisque je m'adapte à ce qui passe dans l'instant.
Je peux par exemple avoir l'idée de rapporter des waders pour faire des photos dans l'eau mais je n'ai pas le cadrage ou la lumière dans la tête à ce moment là, ni l'endroit précis d'ailleurs. Sur place, je regarde, je ressens et c'est parti !
- Parlez-nous justement de cette session de 2011 vraiment fameuse, avec Murat habillé dans le Servière (le sympathique garde du lac, qu’on retrouve au téléphérique l’hiver, n’approuverait plus), et dans ce que j’ai appelé son antre (le fameux grenier), ou en bord de route..
C. Epinette: En 2011 c’est directement Jean-Louis qui m’a appelé, pas son label. J’ai beaucoup souri au téléphone parce que j’ai été un peu « cash » avec lui. Je lui ai dit que cette fois-ci, si j’acceptais, ce serait une vraie longue session, que j’avais plein d’idées, que je voulais le prendre en photo au milieu du lac.. que je voulais des portraits serrés, que je souhaitais aller à plusieurs endroits etc etc. J’ai mis la barre un peu haut en m’attendant à des discussions avec lui, à devoir « marchander » un peu sur mes envies… et non ! Il m’a répondu « oui tout ce que tu veux, j’ai confiance maintenant ». Eh bien … ça m’a coupé la chique !
Ce moment a été si précieux…
J’avais apporté les waders de mon amoureux pour que Jean-Louis puisse aller dans le lac tranquillement. Il a tout accepté, c’était un moment léger et intense en même temps… joyeux et profond… tellement de gratitude pour tout ça.
Libération
- On découvrira des photos restées inédites prises chez lui. Est-ce que cet environnement était trop privé pour qu’il les retienne ?
C. Epinette: C’est lui-même qui m’a proposé des photos dans son antre… cet espace où il composait … là où il y avait ses guitares, ses écrits, son énergie de musicien, d’artiste de génie.
Il me semble que certaines photos ont été retenues dans une sélection mais qu’elles n’ont peut-être tout simplement jamais été utilisées. Je ne suis pas certaine de cela.
- Et puis, il y a beaucoup de photos live. Des souvenirs de ces concerts ?
C. Epinette: Je n’ai pas de souvenirs particuliers en live si ce n’est d’avoir fait attention à ne pas me mettre sous son nez... à respecter son espace… à le laisser exulter sur scène et à simplement être un témoin discret de ce spectacle... en tendresse amicale.
- Est-ce qu’il y en a une photo qui vous est particulièrement chère ?
C. Epinette: Oui… Celle où derrière la fenêtre de chez lui il regarde ses montagnes chéries… des gouttes d’eau ruissellent, sa main est posée sur la vitre… comme un au revoir… Je la trouve très poétique.
Cette photo, choisie par ses plus proches, a accompagnée le cercueil durant la cérémonie.
A chaque fois que je la regarde depuis, elle m’émeut... encore plus…
- Les photos derrière la vitre sont en effet très belles, elles invitent à de nombreuses interprétations (notamment vos clichés, de manière évidente avec ses montagnes qui se reflètent) et ce n'est peut-être pas un hasard si la photo préférée de F. Courtès a été prise ainsi (la photo qu'il nous a prêtée pour Aura aime Murat, et la première édition du Week-end). Est-ce que vous avez utilisé des techniques photographiques particulières (j'ai cru voir qu'il y avait des outils spécifiques)?
C. Epinette: Pas de technique particulière pour cette photo....j'ai été inspirée par l'amour et la sensation de nostalgie que j'ai ressentie en Jean-Louis lorsqu'il regardait ces montagnes. Cette nostalgie qui est accentuée par sa main posée sur la vitre.
- Et une photo de Murat que vous auriez aimé avoir fait ? Vous appréciez beaucoup Jean-Lou Sieff…
C. Epinette: Oui, j’aime beaucoup Jean-Lou Sieff, c’est l’un des photographes qui m’a donné envie de faire ce métier, tout comme Sebastiano Salgado … mais ce n’est pas parce que j’aime les nus de Sieff que j’ai eu envie d’en faire avec Jean-Louis !
- Vous appréciez beaucoup l’Afrique où vous avez eu l’occasion de travailler et voyager, notamment pour les animaux. Murat étant un peu prisonnier de son étiquette américano-auvergnate, on sait peu de choses sur son intérêt pour ce continent à part un séjour en Egypte (Marie Audigier a sans doute contribué à sa connaissance de l’Afrique noire par la suite) comme celui pour l’Asie (un peu plus documenté malgré tout). On l’a dit intéressé un temps par le bouddhisme . Est-ce que ça a pu être d’objet de discussion avec lui ?
C. Epinette: Nous n’avons pas évoqué le bouddhisme… Dommage j’aurais adoré échangé à ce sujet avec lui et lui raconter mes nombreux voyages et expériences en lien.
- Murat est un modèle pour certains dans le fait de mener carrière en restant en « province » . Vous avez choisi aussi de vous installer loin de Paris… Ça vous rend la vie professionnelle sans doute plus compliquée ?
C. Epinette: J’ai décidé de m’installer en Dordogne en 2012. Oui cela a changé beaucoup de choses à ma vie pro mais c’était un choix mesuré. Je continue de faire des portraits. Tant de personnes ont envie de garder un souvenir d’elles, ou de se voir d’une façon qu’elles n’avaient encore jamais expérimentée. Je tente d’être toujours le témoin de ce que l’autre à à m’offrir de lui/d’elle et quand la confiance s’installe tout peut se passer… Il y a juste à cueillir.
Ce qui a changé c’est que les personnes que je photographie maintenant sont moins « célèbres » que les rock-stars que j’ai côtoyées pendant 25 ans mais qu’est-ce qu’elles sont magnifiques !
Ce qui m’intéresse, c’est la rencontre de l’humain... de cette sensibilité, de ce rayonnement à l’intérieur de chacun.e.
- Avez-vous luLa dernière photo de Frank Courtès ? Comprenez-vous qu’on puisse abandonner la photographie (du fait du marché tourné vers le portrait, entre autres affres du secteur - la presse peu délicate ?) Aimeriez-vous travailler sur d'autres sujets (on trouve quelques photos de nature sur votre site) ?
C. Epinette: Non, je n’ai pas lu ce livre.
Oui, le monde de la photo a changé avec l’arrivée du numérique, avec cette culture de « l’image gratuite » que véhicule internet.
Je comprends que l'on ait envie d’arrêter si on est tourné sur le passé et si la nostalgie gagne sur le moment présent. Oui c’est vrai que le lien était autre avant mais la Vie est mouvement… Tout bouge.
Le passé n'est plus et le futur pas encore là... Ce qu'il est proposé de vivre c'est le présent... Alors profitons en de ce moment.
Je crois que ce qui est important c’est de ressentir de la joie dans ce que l’on fait. Si elle n’est plus là... Oui, il est vital de bouger… pour retrouver cet élan vital.
Merci Carole! On fait court car les spectateurs du Week-end Murat, yes sir! auront ainsi l'occasion de vous poser en direct d'autres questions pendant les deux soirées. Et on laisse le mot de la fin à Frank Loriou:
Je ne connais pas personnellement Carole Epinette mais je connais bien sûr son travail. C’est une vraie photographe rock, dans le plus noble sens du terme, qui a fait beaucoup de portraits dans les coulisses des concerts, et shooté de très grands noms. J’ai découvert son travail dans Rock&Folk, notamment. Elle a aussi fait de très belles sessions, comme avec Jean-Louis Murat dans le lac du Servières, en avril 2011. Ma première session avec JL Murat a eu lieu quelques mois plus tard, en juillet 2011, où je suis venu faire des images pour la promotion de l’album Grand Lièvre, notamment la photo dans la prairie avec le manteau noir, qui fut affichée en 4x3 sur les quais du métro. Je ne connaissais pas les photos de Carole Epinette, ni même leur existence, mais je connaissais bien le lac, et j’ai proposé à JL Murat d’aller faire des images là bas. À quoi il me répondit qu’il venait justement de s’y plonger, quelques semaines auparavant ! Mon estime pour le travail de Carole Epinette n’en a été que plus grand encore, qu’elle ait repéré tout de suite ce si beau lieu ! Par la suite, Jean-Louis a choisi que je sois le seul à le photographier pendant une dizaine d’années, après s’être photographié lui même pendant aussi longtemps, et je lui en suis extrêmement reconnaissant. Je pense que je l’ai aidé à retrouver le goût et l’envie de ce que peut apporter un photographe, par son regard extérieur. Progressivement il a recommencé à s’ouvrir à d’autres photographes, et c’est bien naturel. À chaque session je n’étais jamais certain de faire la prochaine, c’était à chaque fois un cadeau, une surprise,une nouvelle aventure !
Nous ne pouvions pas vous annoncer l'intégralité du programme du vendredi 20 juin car une incertitude persistait... mais nous sommes arrivés à nos fins!
Après avoir déniché pour une première diffusion publique Mademoiselle personne, il était difficile de faire mieux. J'étais prêt d'ailleurs à diffuser le film une 3e fois, mais un petit sondage ciblé m'a indiqué que vous vouliez avoir du nouveau... Merci du cadeau. Avalanche de mails, relances, turpitudes et pleurs, mais au bout du compte : on ne se moquera pas de vous cette année encore ! Nous retrouverons Jean-Louis en live pendant une heure sur ce qui est souvent considéré comme sa meilleure tournée : celle de Mustango... En effet, nous diffuserons le live à Sanary-sur-mer, tourné pour Paris Première. Les images "VHS" sont certes disponibles sur internet, mais nous avons obtenu une version digitalisée à partir du master original, fournie par la société de production lyonnaise Sequence Sdp et l'aimable autorisation de Pias. Même si la philosophie du week-end n'est pas d'être dans la religiosité et le sacré, sur le grand fond blanc du studio du Fotomat et son excellente acoustique, ceci devrait nous offrir un beau moment de communion, un cinéma- messe de minuit, d'autant que Jean-Louis y est assez christique, et nous invite dans ce set à l'introspection et au recueillement... pas un hasard si cela se termine par le gospel de "Nu dans la crevasse"... C'est Jean-Louis qui a lui-même mixé le son du film au studio Davout, choisissant de faire figurer les inédits: "je me donne", "nous nous aimions tant", "les paysans" (plus connu sur le nom de "la complainte du paysan français" et "raspoutine" dans les 9 chansons du film.
Pour la petite histoire, la société lyonnaise a travaillé plusieurs fois avec Jean-Louis, jusqu'à être chargée de la session live (7 titres) de Buck John... avec le même réalisateur que le live de Sanary : Fabien Raymond.
Si ce n'est pas un nom connu du grand public, c'est un spécialiste de la captation live, avec notamment une Victoire de la Musique en 2010 pour Alain Bashung à l'Olympia, mais aussi Brian Ferry, Radiohead, Manu Chao (Babylon en Guagua), Lomepal, Nick Cave and the Bad Seeds (God Is in the House, 2003, filmé au Transbordeur) et des nombreuses captations pour les Nuits de Fourvière, Musilac, Eurockeennes... Il a aussi signé des documentaires, notamment avec Charlélie Couture (Chigago Nights, à Chicago sur le blues).
Un sacré CV signe d'un art certain, dont le film du concert de Sanary témoigne : avec une économie de moyen, et une scène assez sombre, Fabien Raymond concentre son/notre attention sur Murat, avec des gros plans. Il choisit pourtant de réduire la taille de l'image sur l'écran laissant un large cadre noir, ce qui joue l'effet d'une lorgnette. On est plongé dans le noir et au plus près. Ce cadre renforce le côté crépusculaire, et atmosphérique des images. Il joue ensuite des multi-écrans, doublant Jean-Louis ou offrant quelques vues sur les musiciens (assez peu mis en valeur je dois dire, alors citons les amis Alain Bonnefont et Régis Pulisciano-Oomiaq, et Denis Clavaizolle).
Autre petit détail: La société Séquence est dirigée par Pierre-François Carron... un nom que l'on avait croisé ici (c'était le manager de Sly Apollinaire quand on a interviewé ce dernier , avec Matthieu qui était par là)... Pierre est plus connu pour s'être occupé de... DAHO (de 2007 à 2013), Lescop, Lou Doillon... après avoir travaillé chez EMI, Virgin et Pias.
Encore merci à Pias, Séquence Sdp et l'accueil de Christine, MGMT et Scarlett.
- En plus de Cédric Barré et son livre Le moujik et sa femme, Il sera possible de faire dédicacer le livre (publié à compte d'auteur) de Florence Couté et Patrick Ducher Entre Prince et Spring, avec des interviews de Yann Bergheaud, Dory4, Tristan Savoie, Bertrand Louis et Antonin Lasseur, tous des participants du Week-end Murat en 2023, 2024 et 2025.
C'est à commander auprès de Patrick Ducher sur ses réseaux sociaux.
Vous avez également la possibilité avec votre billet de réserver le livret de la conférence de 2023, l'épopée du Grand O, par Pascal Torrin...
PS: Il me reste aussi des grandes cartes postales collector réalisées par F. Le Falher (5 euros les 2).
Et dans ce grand Supermurarché (pas mon invention la plus belle celle-ci), il vous sera également possible de commander les photos d'art de Carole Epinette (on en reparle rapidement). Et vu que vous serez conquis par certaines prestations, il ne vous restera plus qu'à acheter quelques cd des artistes en fin de soirée... et notamment celui de Nicolas Driot (ex Kandid). "Carthographie du coeur" sort le 14 mars, la pochette est réalisée par F. Loriou... et le premier single vient de sortir!
Nous nous retrouverons AU FOTOMAT, Bd Côte Blatin, j'espère aussi nombreux que les années précédentes le 20 et 21 juin 2025 pour notre rendez-vous amical!
Merci à Véro Jeetoo pour la photo
WEEK-END MURAT, yes sir!
La convention des muratiens
En route pour une 3e édition !
20 et 21 juin 2025
avec
LE FOTOMAT (Association Banana Split) et Surjeanlouismurat.com
Rencontre amicale et multidisciplinaire : expo, conférence, rencontres dédicaces, projection… et surtout beaucoup de musique !
Le public a réclamé avec tant de chaleur une 3e édition qu’il était presque impossible de la lui refuser.
« tant de beaux souvenirs » (Vivien de Londres), « moments magiques » ( Pascal de Montauban), « inoubliable » (PJ de Lyon), « un moment de partage exceptionnel et précieux » (Laetitia de Brives), « découvrir pleins de nouveaux artistes incroyables et d’univers très différents, merci » , « vivement l’année prochaine ! » (extraits du livre d'or)
Une bannière brandie à la fin de la soirée du samedi en 2024 dans le public... Merci Marie.
En 2025, un programme toujours exceptionnel et renouvelé en grande partie :
Exposition photos : Carole Epinette, qui sera avec nous.
Photographe rock depuis plus de vingt ans (notamment pour Best, Rock and Folk, Libération, Le Monde), Carole Épinette a saisi sur le vif ou en coulisses AC/DC, Sex Pistols, Alain Bashung, Metallica, Indochine, Motörhead, James Brown, The Cure, Pete Doherty, et bien d’autres encore… dont Jean-Louis Murat… chez lui, plongé dans le Servières ou sur scène, avec des photos devenus iconiques… ou encore inédites dans la presse ! Il vous est proposé de commander des tirages (livrables au week-end) ou de faire vous tirer le portrait ! Info à venir sur surjeanlouismurat.com, mais si vous êtes intéressé, vous pouvez me contacter via la zone contact ou réseaux sociaux.
Carole Epinette, Rock fiction, livre paru en 2018 au Cherche-midi.
Séance dédicaces : Cédric Barré et son livre sur le moujik et sa femme (à paraître en Avril, édition Densité), + ANNONCE A VENIR
Vendredi 20 Juin:
- Jérôme Caillon : après Alain Bonnefont l’an dernier, c’est son compagnon de scène qui nous livrera ses nouvelles chansons. Le Ranchero revient à l’écriture après une longue pause. Il nous a enthousiasmés l’an dernier à la Coopérative de mai ou lors du week-end Murat.
- Matt Low : compagnon de route plus récent de Jean-Louis Murat (qui lui a écrit des textes pour ses premières productions), le musicien des The Delano Orchestra a signé deux très beaux premiers albums. Il nous chantera plusieurs chansons de Jean-Louis.
- Fin de soirée surprise(-party?) : Avec Jean-Louis Murat…
Après deux projections du film Mlle personne, il nous fallait changer... mais nous passerons encore un moment avec Jean-Louis en images et en son.
Samedi 21 Juin :
- Conférence de Yann Giraud, chroniqueur musical (Crossroads, Exit Musik) et musicien. Après deux conférences plus axées sur l’auteur Bergheaud, nous avons passé une commande à ce muratien de longue date (Dolo, et forum Murat): parler de sa musique ! Son Interview de 2010
- LA GRANDE SOIREE TRIBUTE :
AVEC Jérôme CAILLON et Erik ARNAUD, nos têtes d'affiche du week-end!
Et pour la première fois des stars internationales :
- MILLA Besson et MARC AYMON de SUISSE
Marc a plus de 25 ans de carrière, a joué dans les plus grands festivals suisse (Paleo), fait la première partie de Lou Reed et enregistré un disque avec Fred Jimenez et Stéphane Reynaud ! Ses liens artistiques avec Murat sont nombreux : un album inspiré des Etats-Unis et enregistré là-bas, sa volonté d'expérimentation, des projets qui affirment un ancrage à un territoire (projet sur le lac de Genève, chansons traditionnelles... jusqu'au refus de répondre à des propositions françaises pour devenir un produit pour NRJ.) Site officiel
MILLA, on l'a découverte grâce à une cover de Murat sur Instagram, c’est une «personnalité musicale à suivre en 2025 » selon Le Temps (Genève), après un premier LP. Sa communauté grandit très vite et on est fier de vous la présenter pour la première fois en France!
Milla et Marc ont fait le tour du monde en 2024, jouent le 20/06 à Genève, mais l’envie de découvrir les terres de Murat était trop forte ! Et ils sont prêts à soulever des montagnes (et même prendre le train jusqu'à Clermont!). Je compte sur vous pour leur assurer un accueil qu'ils n'oublieront pas!
Et après vous avoir permis les années précédentes d'entendre Coco Macé, les Belfour, Eryk e, Tristan Savoie... voici les talents auvergnats à la solide expérience scénique qui nous font l'honneur de répondre présents :
Sur la scène de la Coopérative, avec la Grande Chorale il y a peu
Il sort un nouvel album sous son nom, le 14/03 (Cartographie du coeur) après avoir porté le nom de Kandid sur plusieurs disques et de nombreuses scènes françaises et des premières parties prestigieuses : Raphaël, Miossec, Bertignac, Thomas Fersen, La Rue Ketanou, Daniel Darc, Jeanne Cherhal. Ses dernières années, il s'était consacré à « Victor et le Ukulélé », un conte musical jeune public sur le thème de la différence, dont le succès fut au rendez-vous (plus de 300 représentations aux quatre coins de la France, participation au Festival d’Avignon, « Coup de Coeur » de l’Académie Charles Cros…). Il a enregistré son premier disque chez Denis Clavaizolle... et c'est F. Loriou qui l'a photographié pour son nouvel album! Sur France 3, en 2015
Une carrière toute récente (2020) mais déjà de nombreux concerts en Auvergne et en France. Elle était par exemple aux côtés de Clara Ysé en octobre à la Coopérative de mai et est programmée à Hibernarock à St Flour en Février. Elle était dans le public lors de la première édition!
- Alexandra Issartel
Elle est la chanteuse du groupe Shezlong qui propose des musiques traditionnelles d’Anatolie réarrangées en funk psychédélique! Un projet qui fait sensation : ils ont fait plus de 15 concerts en 2024 en Auvergne et en France et le premier album est en cours. On peut se demander si interpréter Murat ne nécessiterait pas parfois des talents de polyglotte émérite, et quand ce talent s'associe à l'amour de l'Auvergne comme du monde, et à une voix et un souffle puissant... on peut s'attendre au meilleur. facebookInstagram
Un peu de rock peut-être? Il s'agit du chanteur du groupe Aymar basé à Vichy (quatuor influencé par des artistes comme Miossec, Tarmac, Jean-Louis Murat, Noir Désir, Louise Attaque, Deportivo, un des membres jouenm également avec No one is Innocent). facebookPremier clip
Nous aurons l'occasion de mieux vous les présenter au cours des mois qui viennent.
Et aussi pour représenter la communauté muratienne :
- DORY4 et SOLEIL BRUN : ils ont eu un rôle important dans la réalisation de ces événements, et enflammé les précédentes éditions, ils ont donc leur fauteuil de membre permanent! "L'absence de vraie vie" par Antonin Dory4 dans "Foule romaine" Facebook Soleil BrunFacebook Dory4
- Notre conférencier Yann Giraud, ex - Porco Rosso, Fleur de mal représentera la capitale cette année!
- Cédric Barré : il vient pour son livre, mais l'ancien programmateur de la Manufacture de St-Quentin a été chanteur. On lui a demandé de reprendre sa guitare entrndue du côté d'Astaffort, du zénith de Caen et même à l'Olympia ou à la télévision.
Des invités supplémentaires sont peut-être à venir!
MERCI DE LIKER, PARTAGER... ou en parler à votre voisin!!
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Notre lieu d'accueil/Organisateur : LE FOTOMAT
Dans un esprit brut, industriel et modulable à la croisée du loft et de l’entrepôt.
Le Fotomat’ est une salle de spectacle et un atelier d’artistes où se fabriquent des rencontres et un public.
Espace de liberté indépendant et non subventionné, situé aux confluences des sensibilités et des arts.
Aussi sensible aux images qu'aux écritures, aux musiques, aux performances, qu’aux expérimentations.
Nous créons des équipes éphémères pour l’invention et la production de soirées originales.
Et laissons la place aux collectifs et associations qui souhaitent organiser et impulser des concerts, des expositions, des soirées singulières et inclusives, que nous pourrions avoir envie de défendre. Ainsi, le Fotomat est devenu le lieu incontournable d’expression pour la communauté et la scène LGBT+ à Clermont-Ferrand.
Et oui, le week-end Murat, 3e édition aura lieu... On vous en dit plus d'ici février.
- Ce jour, Rudy Léonet a mis en ligne la reprise de Jean-Louis Murat d'une chanson de son groupe LA VARIETE intitulé "C'est dans ma nature". Ce n'était pas encore en ligne, même si l'inédit est référencé (site officiel, Muratextes qui indique live 1993...) et connu. Rudy date lui de 1994.
A propos de Marc Morgan - on en a parlé lors de son décès- voici ce que disait Stan Cuesta (sur le site de Gérard Bar-David):
il avait mis son talent au service de La Variété, le groupe qu’il avait formé avec son ami Rudy Léonet – il me disait toujours, « tu devrais rencontrer Rudy, je suis sûr que vous vous entendriez bien. » On ne s’est jamais rencontré. J’avais adoré l’album, je l’avais chroniqué, un peu seul au milieu de l’indifférence générale. A une exception notable près : Jean-Louis Murat, homme de goût, qui les avait pris en première partie et avait même enregistré une version de « Dans ma nature » (justement ma chanson préférée) qu’il n’a jamais sortie. Probablement parce qu’il était impossible d’égaler l’original. Cette chanson terrassante est une merveille. Quand je commence à l’écouter, je la remets en boucle à l’infini. Ce que je fais maintenant en pensant à Marc.
A 26'20:
LE LIEN EN PLUS
On a parlé d'Anne-Lise Broyer lors d'une exposition de photos que lui avait inspirée Jean-Louis Murat. On la retrouve à la BNF
L’artiste française fait partie des quatre lauréats du prix Niépce-Gens d’images 2024, exposés à la BNF. Restée fidèle à l’argentique et au noir et blanc, elle capte le temps dans un contraste troublant où se mêlent souvenirs d’enfance et clins d’œil à ses pairs.
Son travail prend sa source dans la lecture, dans les images mentales qui en surgissent et s’imposent alors qu’on a oublié des myriades de détails. Anne-Lise Broyer, lauréate du prix Niépce 2024, emmagasine des récits, des poèmes, des chansons, de Georges Bataille à Pierre Michon, de Marguerite Duras à Jean-Louis Murat. Elle élabore ensuite des séries photographiques au long cours autour de ces écrivains qu’elle affectionne, mais sans illustrer à la lettre leurs écrits. Elle ne plaque jamais une image sur des mots, elle traduit.
De l'actualité s'est invitée, mais reprenons avec nos souvenirs du dernier week-end Murat, yes sir!
Vendredi 21 juin, on a drôlement bien fêté la musique au Fotomat, c'était vraiment un moment fort pour moi, de plaisir égoïste et solitaire de spectateur, mais aussi plaisir de programmateur de voir une salle pleine et... conquise.
Et la soirée avait commencée par Alain Bonnefont. Il n'avait pas forcement beaucoup chanté son répertoire ces derniers mois et il y avait quelque chose de spécial devant ce public ("de qualité"), sans doute de par ce qui nous relie à lui, et lui à Jean-Louis... Et Alain a tenu à nous faire des nombreux "cadeaux" ou "surprises"... Après avoir passé quelques heures sur ce set pour monter les vidéos, je suis plus que jamais sous "le charme". Certains airs me restent en tête depuis plusieurs jours. Si on attend des inédits de Jean-Louis, perso, je vais me mettre à attendre ceux d'Alain aussi...
Pour en revenir aux cadeaux de cette soirée, en premier lieu, un texte de Jean-Louis Murat sur une chanson inédite sur disque. Alain l'avait partagée en vidéo il y a une dizaine d'année et... je l'avais oubliée.
Voici "au dos des filles".
- Les vidéos sont toutes avec le son enregistré à la console par le maitre Théophane Berthuit.-
La version originale (et son illustration visuelle qui peut expliciter un peu le texte... dans lequel figure une nouvelle mention géographique auvergnate: Mirefleurs!)
AU DOS DES FILLES
Je n'ai pas le moindre fil
Pas la moindre automobile
Avant de quitter le nid
Pas la moindre envie
Je n'ai pas la moindre peau
Pour couvrir l'avoine folle
Je voudrais du fond du coeur
Redevenir chanteur
Accroché nu dans le vide
Au dos des filles
Pas la moindre cartomancienne
Pas d'ortie, pas d'asphodèle
Où peut-on franchir le pont ?
Où est la chanson ?
Pour retrouver le moteur
Il faudrait changer de coeur
A Mirefleurs, que des absents
Au bonheur des grands
Accroché dans le vide
Au dos des filles
Au dos des filles
----------------------
Autre petite surprise en début de set, un autre inédit disque, LINCOLN texte de Robert Basquin. Celui-ci avait envoyé des textes à Jean-Louis qui les avait appréciés, et proposés à Alain.... et cela a donné notamment ceci:
Basquin a notamment écrit pour... Renaud Hantson (le "jimmy" de la comédie musicale de Berger)... et...et... on en reparle en fin d'article... parce que je ne veux pas interrompre le set d'Alain.
- Autre inédit sur disque:
La soirée du vendredi s'appelle "Influences Murat?", et Alain nous a proposé deux nouvelles chansons, la première "qui parle de chez moi, au pied du Puy de Dôme"... et la 2e où il est question de Borvo (la Bourboule) et de chansons "qui nous jettent à Borvo" (j'ai eu quelques loupés de captation... d'où le petit montage vidéo). Toujours magnifique!
Autre évocation "par la bande" de Murat, avec un texte de Marie Möör. L'égérie de Bayon est venu travailler à Douharesse sur le projet Svoboda, Denis, Alain participaient... et quelques chansons ont vu le jour ensuite pour Alain (c'était avant que Marie n'apparaisse sur un disque de Christophe). Svoboda ici ou là et encore Là aussi, c'est une chanson inédite sur disque.
La prochaine n'est pas inédite (elle figure sur "mirabelle au réveillon" de 2009) mais Alain nous dit que c'est la première fois qu'il la chante en concert:
Et en rappel, voici "le Charme", sa chanson reprise par Murat. Elle figure sur son disque "Amaretto" (Les Disques du Crépuscule - 1992).
Un immense merci à Alain. On le retrouve avec Jérôme caillon chez Jeannette (à Riom) le 14/09. On peut retrouver sur ma chaine leurs 4 reprises lors du week-end Murat.
ET VOILA LE LIEN EN PLUS SUS-ANNONCE LE MONDE EST PETIT
On faisait donc le lien entre Murat et Renaud Hantson via Robert Basquin via Alain Bonnefont... Et la boucle est bouclée: Renaud va reprendre du Murat sur son prochain disque "ceux que j'aime". Bon, il ne fait pas dans l'original, comme Julien Doré ("l'ange déchu" en novembre), il proposera "si je devais manquer de toi".
Cette petite vidéo sur fb de l'enregistrement (sans la voix) fait assez envie!
LE LIEN EN PLUS POUR ETRE EXHAUSTIF
Un petit article paru dans divers journaux fin août:
24 Heures (Suisse), no. 22717
Thierry Coljon
« Le Soir »
Un an après sa disparition, il hante encore la chanson
Trois livres rendent hommage au chanteur auvergnat Jean-Louis Murat, décédé l'an dernier.
Sa mort subite dans son sommeil, à 71 ans, le 25 mai 2023, a été un véritable choc. Il a fallu du temps pour nous remettre de cette perte immense pour la chanson française de qualité aux allures blues et country. Jean-Louis Murat était le poète rural du désespoir, un auteur et compositeur exceptionnel, à la fois exigeant et séduisant. Au lendemain de sa mort, malheureusement, les réseaux sociaux n'ont retenu que son caractère particulier et son sens de l'humour souvent incompris.
L'homme aux yeux clairs et au franc-parler était devenu, au fil des ans et de ses rares apparitions à la télévision, le bougon de service, le Jean-Pierre Bacri de la chanson, le râleur s'en prenant à tout ce qui l'énervait: les modes, les inepties, le superficiel, l'esprit parisien. Oui, il pouvait se montrer parfois dur et cruel, mais c'était là son humour et son intelligence: il savait donner aux médias ce qu'ils attendaient de lui. Ce jeu de massacre en règle cachait surtout une grande sensibilité. Il n'y avait pas homme plus cultivé et plus attaché à sa terre que lui. Ses valeurs étaient celles des hommes sensés, simples et pas du tout prétentieux.
Sa musique, ses disques, heureusement, lui survivront et on n'a jamais cessé depuis sa disparition de l'écouter et de redécouvrir les perles livrées durant plus de quarante ans.
Le 1er anniversaire de sa mort a été célébré le 25 mai de cette année sur la scène de La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, à l'initiative de Denis Clavaizolle, son complice historique. Une vingtaine d'artistes ont chanté Murat (Morgane Imbeaud, le Delano Orchestra, Alex Beaupain, Frédéric Lo, Laura Cahen, l'écrivain Eric Reinhardt, Florent Marchet, la réalisatrice Lætitia Masson, Elysian Fields, Jeanne Cherhal, JP Nataf)... Des proches et des fans avant tout, plutôt que des stars, ce que Jean-Louis Murat, là où il est, a sans doute apprécié, le connaissant.
Les jours du jaguar
Trois livres, ensuite, viennent parfairecette célébration ô combien méritée. Ceux-ci arrivent après la réédition chez PIAS, le 24 mai dernier, en triple vinyle, en un tirage limité de 500 exemplaires, de « Parfum d'acacia au jardin » , sorti en DVD à l'époque. En attendant sans doute le disque posthume d'inédits dont il parlait déjà en 2020. Aux « Inrocks » , il avait confié: « J'ai écrit un disque sur la situation sociale du pays. Mais il ne sortira qu'après ma mort, je laisserai mes enfants gérer ça. Mais tu verras, c'est du sévère. »
Le premier de ces livres, « Les jours du jaguar » , par le journaliste clermontois Pierre Andrieu (préface de Jennifer Charles d'Elysian Fields), est un grand format illustré et cartonné réalisé avec l'aide de La Coopérative de Mai et la Ville de Clermont-Ferrand. On y retrouve de nombreux témoignages de proches et des photos resituant l'œuvre de l'Auvergnat dans son biotope, cet environnement et ces paysages qui l'ont tant inspiré.
Le deuxième livre, intitulé « Le lien défait » , est signé par Franck Vergeade, journaliste aux « Inrockuptibles » , fidèle du chanteur, qui revient sur sa carrière à travers ses nombreuses rencontres avec lui. Le troisième ouvrage, « Foule romaine » , est un essai d'Antoine Couder, de France Culture. Il revient sur l'importance de cette chanson qui est une des plus streamées de Murat, tirée de l'album « Le moujik et sa femme » , de 2002. L'auteur revient sur la chronologie qui a précédé la sortie de ce disque. Selon lui, « Foule romaine » est certainement la chanson qui cristallise au mieux l'idée de gloire et d'inquiétude qui traverse l'œuvre de Jean-Louis Murat ».
Après la mauvaise blague/hommage de mai dernier, et la prestation de Nikola Sirkis à la soirée "te garder près de moi", voilà la grande sortie du disque d'INDOCHINE (avec un gros show - concert privé- ce soir sur TMC).
Et on apprend que l'album est dédié à Jean-Louis Murat (et à Erwin Olaf, photographe). Même si Nikola a chanté "j'ai fréquenté la beauté" à la coopé, on ignore si le titre du disque est là pour faire une référence direct à Jean-Louis, "Babel Babel" est en tout cas une chanson sur Zelenski. On peut rappeler que Babel est une référence assez commune (même si Gabriel Yacoub, lui que Murat appréciait, s'était un peu plaint du "plagiat"de Murat . Faut-il rappeler que Murat faisait lui référence à St-Babel même si "tour de Babel" se prêtait bien à cette immersion sur les hauts plateaux?)
Il y a la mention de Jean-Louis Murat dans l'article web du Parisien (réservé abonnés) ce jour, celle-ci ne figure pas sur l'édition papier !
Plusieurs titres évoquent la mort, le deuil. Dans « Annabelle Lee » vous dites : « C'est l'année des parents qui s'en vont ». Ce sont vos parents ?
N.S.Ça reste du domaine de la vie privée. Mais oui, on devient orphelin... L'éternité que nous offrait le rock n'existe plus. On perd des parents, des amis. Cet album est dédié à Jean-Louis Murat (qui a écrit une chanson pour Indochine) à Erwin Olaf (photographe qui a réalisé la pochette du précédent album du groupe). La vie avance. Et, je ne l'accepte pas.
Vous avez peur de la mort ?
N.S. Non. Quoique... Ça me fait chier. On vit dans une sorte d'intemporalité avec Indochine. À 65 ans, faire du rock, c'est complètement fou, mais il faut rester les pieds sur terre. Et parfois, c'est assez violent.
Pour rappel:
Karma Girls, texte de Murat, a été entendu par 477 999 spectateurs sur leur dernière tournée
Ca me fait penser que je n'avais pas partagé les prestations de la soirée du 25 mai: Sur celle-ci (et ils en existent plusieurs captations), on dépasse un petit peu -légèrement- le nombre de vues des autres covers...
LE LIEN EN PLUS
On a déjà parlé de ce tribute et de ce dernier concert. La presse locale et le public se sont mobilisés:
Le Progrès (Lyon)
Edition du Jura
Actu | lons et région, dimanche 1 septembre 2024 249 mots, p. LCHJ18
Ruffey-sur-Seille
Un concert dédié àJean-LouisMurata fait salle comble
La salle de concert de l’association de La Grange a affiché complet ce jeudi 29 août pour le concert de Bertrand Plé, accompagné à l’harmonica par Nathan Cambruzzi, en hommage à l’artisteJean-LouisMurat, décédé en 2023. Beaucoup d’émotion dans la salle et sur scène car Bertrand, qui vit actuellement à Lyon, est un enfant du pays. Plus exactement de Bletterans, où sa famille réside. Beaucoup de personnes dans le public le connaissaient.
Bertrand (voix et guitare) a étudié à Lyon la trompette, le jazz, les musiques actuelles, l’histoire de la musique et la musicologie, l’harmonie et la composition. Il écrit ses propres musiques, mais à Ruffey-sur-Seille, c’est le répertoire deJean-LouisMuratqui a été à l’honneur avec des textes poétiques où la personnalité peu consensuelle et au grand cœur deJean-LouisMurata été révélée, avec douceur et classe, par les deux artistes. Ces derniers ont échangé, à l’issue de leur prestation, avec le public enthousiaste et les bénévoles de l’association.
C'est la rentrée! On n'a pas été bousculé par l'actualité... Cela nous permet de continuer doucement à revenir sur le Week-end Murat, 2024.
(Les vidéos ont le son enregistré à la console, de bonne qualité, grâce à notre talentueux Théophane Berthuit).
Voici la prestation de notre indispensable Antonin "Soleil Brun". Ps: entre-temps, il a finalisé un projet issu de fb. Le Buron du col (au Col de la Croix Morand) où l'on mange une bonne truffade notamment, dispose d'un panneau sur la terrasse qui reprend la chanson de Jean-Louis Murat. Il a été mis en place ses derniers jours grâce à une souscription auprès des camarades.
On retrouvera encore Antonin un peu plus tard, accompagnant la Féline.
PS: L'ami Pascal a eu l'idée de décoder certaines parties de la chanson originale : ici
L'autre Philippe, le musicien de Creil qui s'est fait accompagné par Fred Jimenez et Stéphane Reynaud sur un de ses disques et qui accompagnait Antonin, a lui chanté "Rendre l'âme" et "Sentiment nouveau". Les versions étant courtes, j'ai choisi de ne faire qu'une vidéo: