Publié le 10 Juillet 2017

Le projet X27?  J'avais compté 20 en 2010 mais j'avais décidé de ne pas comptabiliser les live... Ce jour, j'ai envie de les compter... Tout ceci pour dire que j'ai eu confirmation que Jean-Louis Murat était en studio il y a peu.

Non!!  Même si vous avez eu l'information que vous attendiez, ne partez pas pour autant! Puisqu'il semble que Murat ait travaillé avec Denis Clavaizolle, on va voir que leur travail commun déjà connu est plus que jamais d'actualité...  Sans en revenir à Dominique A.

- Tenez par exemple : je vous ai  parlé de l'excellent set proposé par Alain Klingler à Grenoble, avec sa reprise des Jours du jaguar. Il joue avec deux camarades un spectacle "LE CABARET DES GARCONS D'HONNEUR", que j'ai vu le week-end dernier à Grenoble. J'ai passé un excellent moment entre rires et émotions, avec l'accompagnement piano toujours classe d'Alain. Celui-ci livre également une reprise, avec quelques adaptations de textes hilarantes, de "conne" de Brigitte Fontaine. Et c'est Murat qu'ils ont convoqué pour une belle séquence émotion en chantant à trois "LE LIEN DEFAIT". 

Il était question que la chanson soit supprimée pour les représentations qui ont lieu actuellement en Avignon pour réduire la durée du spectacle... Ils ne s'y sont pas résolus... Alors, il vous reste encore  deux semaines pour aller entendre cette belle reprise "en off".  

DU 7 au 30/07 à 19 heures au Théâtre de l'atelier florentin en AVIGNON:

 

-  Et deuxième exemple:  Le groupe PARADIS... qu'on classe dans la musique électronique. Dans une interview récente, voilà t'y pas qu'ils -enfin, un des deux)  citent "Cheyenne automne"... C'est dans les Inrocks:

"Quels sont les artistes qui vous ont convaincu de chanter en français ?

Il y a pas d’artistes en particulier. Je pense que l’on peut être autant touché par Léo Ferré que par Etienne Daho. Mais j’ai une affection particulière pour Jean-Louis Murat et son disque Cheyenne Automne. Je trouve que cet album est assez proche de ce que l’on a ambitionné de faire sur le notre
". Pierre Rousseau

C'est vrai que... la chanson ci-dessous.... ça vous fera penser surement à quelque chose:

Petit détail amusant : Il semble que Pierre Rousseau travaille chez l'éditeur (très musical) "Le mot et le reste", qui a sorti le livre de Magali Brénon, très centré sur le Sancy et Murat. Chez cet éditeur, y avait été également croisé le bassiste et auteur de Matt Low : Clément Chevrier.... Ce qui nous amène à écouter ce 2e inédit de Matt Low... un texte une nouvelle fois de Matt Low... qui n'a semble-t-il plus besoin de M.Bergheaud pour trouver des mots... et c'est toujours avec M.Imbeaud.

 

 

PS: N'oubliez pas de lire les dernières interviews du blog: SEVERIN, MANUEL ETIENNE...

LE LIEN EN PLUS QUI ETAIT PLUS QU'UN LIEN EN PLUS raté:

Je ne vous dis pas bravo! Si vous croyez que je suis infaillible...  Y'a personne pour me rattraper!

Murat était semble-t-il dans le documentaire "La Marseillaise, je t'aime moi non plus" diffusé au printemps sur France3... et actuellement sur Tv5. Il a bien sûr repris ce petit tube du dimanche pour L.Masson et son projet "the end". 

A propos de ce documentaire, Murat est en photo là:  http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/qui-sommes-nous-2/marseillaise-je-aime-moi-non-plus-1224827.html

Et dans le lien ci-dessous, une citation d'une interview: "Et selon le chanteur Jean-Louis Murat, c’est un appel à la responsabilité toujours d’actualité".

  http://www.ledevoir.com/culture/television/502823/le-jour-de-gloire-est-arrive

Du coup, on écoute un peu de musique de "the end"... et moi, je vais me préparer pour mon road trip du mid'week: Camille dans le Vercors mardi (et François and the atlas moutain) et Julien Clerc au Palais idéal du Facteur Cheval mercredi. Pour mon dernier jour de travail avant CP, je vais être frais jeudi...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

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Publié le 30 Juin 2017

        Autrans (38), au pays du font -celui de la foulée blanche-  a trouvé une autre activité pour faire se défouler les jeunes, et les moins jeunes aux premières heures de l'été: le festival "Vercors music festival",  avant que "le grand Som" (ex-festival Jacques Brel)  ne fasse résonner le massif en face (Chartreuse).  Festivals en montagne, avec une vocation d'accueillir plusieurs milliers de personnes par soir, on joue la sécurité:  avec le chapiteau, pour se protéger des rigueurs nocturnes... mais Autrans se distingue par des spectacles gratuits en après midi sur les pelouses, même si cette offre se réduit il me semble cette année: en effet, les titulaires de billets resteront seuls à partir de 19 heures mais auront accès à deux scène distinctes (le foyer et le club).   L'année dernière, je vous avais fais part de mes impressions des concerts de    Thiefaine , Alex Beaupain  ou Dionysos. Cette année, le programme est tout aussi bien fourni: CAMILLE, François and the atlas mountain, Radio Elvis pour parler de la pop qui nous plait, et du divers : Morcheeba, Tryo, Ringer, la Femme ou Matmatah

La programmation complète du 7 au 11/07 juillet

         L'année dernière, je faisais donc connaissance de Séverin qui jouait sur la scène gratuite au milieu de l'après-midi, malgré une presse spécialisée et grand public qui avait beaucoup parlé de lui et de son disque "ça ira tu verras" :

« Le disque le plus rayonnant de ce début d’année » Le Figaro 
« Séverin déroule une pop voyageuse aux accents sincères » Libération
"ÇA IRA TU VERRAS n'est pas qu'un très bel album, d'une évidence qui impose à chaque seconde une beauté indiscutable, c'est aussi, et surtout, un disque important, des très rares qui, mieux qu'aérer la chanson française, la renouvellent, tout en douceur, mais de façon nette et irrésistible. Séverin est probablement, désormais, le meilleur mélodiste du pays"  Vignol.
 
          Il a sorti depuis un nouvel EP 5 titres "Albumzinho" comme une  "suite de l'album" dit-il (avec le duo avec Katerine).

        J'étais donc  curieux de le rencontrer notamment pour parler de musique brésilienne dont Murat s'est souvent inspiré au début. Je fais l'interview sur la terrasse dans l'espace VIP alors que Séverin vient de terminer sa prestation, il y a environs une heure.

Bonjour Séverin,

- Alors, vous sortez de scène, comment ça s'est passé?

 

Et bien, ça s’est bien passé je crois, c’était notre premier concert à deux, avec G à la batterie, c’était une toute première, j’ai l’impression que ça a plu aux gens et qu’on n’a pas été trop mauvais, mais c’est à toi de nous dire.

 

- Et bien, j’ai bcp aimé c’est vrai qu’on pouvait s’interroger ce que les chansons allaient donner dans une formule aussi simple par rapport aux belles orchestrations du disque, et ça passe bien, ça veut dire que les chansons sont bonnes.

 

Je te remercie. On va faire des premières parties aussi, pour Miossec je crois, notamment, et où on va jouer à deux, et c’était un moyen de tester cette formule là. D’habitude, sur scène, il y a un violoncelle, un peu plus de musique, là, c’est un peu rêche, mais ça met mes chansons en avant.

 

- En plus , c’est 15h30…C'est un peu étonnant de te retrouver aussi tôt dans la journée avec la presse que tu as eue.

 

Oui.. ça s’est signé il y a peu de temps, et c’est le coté soleil, ils ont dû se dire il faut le faire jouer quand le soleil est le plus haut, non ?

 

- L'environnement Montagne, ça te plait ?

 

C’est magnifique, mais je viens généralement l’hiver… c’est que je n’aime pas trop marcher. Ici, je pense que c’est essentiellement la rando et le vtt les sports nationaux, et ça je ne suis pas un grand adepte. Enfin, je suis surtout flemmard. Mais jouer devant une montagne comme ça, c’est magnifique. Y’a un ou deux moments dans le concert, même si t’es un peu focalisé, tu regardes un peu dans le vide, tu regardes la Montagne et où tu te me dis : ouah, quand même.

 

- Justement sur la prestation scénique, tu as fait les chantiers des francos [qui est une formation à la scène]

 

Oui

-Comme Alex Delano pour parler de la filière canadienne… Il y avait aussi Pain Noir cette année avec toi...

 

Non, ou c'était une autre session. Avec moi, il n’y avait qu’une artiste qui s’appelle Cléa Vincent [dont on a parlé dans l'interview de  Saligault]

 

- Ah, ok, et demain, ici, les Sages comme des animals, qui y sont allés également, Felzine aussi que tu connais bien. Qu'est-ce que ça t'a apporté?

 

C’est la première fois que je travaillais avec le groupe sur un autre axe, c’est-à-dire pas comme quand on répète en studio avec le groupe, on n'est que sur un truc « musique, musique »… alors que là, ils sont sur un registre plus émotion, placement du corps, des choses que je n’avais jamais travaillées, et je crois que j’ai pas mal appris., il y a vraiment un avant et un après. Prendre conscience de chanter vraiment, d’essayer de retrouver la sensation de chaque morceau, séparer émotionnellement chaque morceau plutôt que juste essayer de bien faire.

                                                 Severin à l'aise sur scène (Vercors Music Festival 2016)

- C’était le gars de Tryo qui vous coachait ?

 

Non, C’était Prohom.

 

- Ah, oui, il le fait depuis quelques années, un lyonnais.[ex-membre du Voyage de Noz, et auteur de plusieurs albums].  

J’ai regardé ton choix des « 10 chansons que l’on devrait tous connaitre par cœur » (dans le livre de Baptiste Vignol - le choix de JL Murat et les artistes qui ont choisi du Murat), il n’y a pas beaucoup de Murat… Donc, tu ne le connais pas ?

 

Ecoute, j’ai honte mais j’ai lu beaucoup d’interviews de lui, je me suis plus intéressé au personnage et je n’ai pas beaucoup écouté sa musique.

 

- Bon, pas de problème… Je vais quand même partir sur quelques points communs, ce qui te permettra peut-être de t’intéresser à lui… et il y a notamment la bossa, vous avez été cité ensemble récemment dans quelques articles qui traitaient de ce petit mouvement brésilien récent (notamment avec la sortie du disque de Paulien Croze). Murat a repris Jobim. C’est aussi une tradition française depuis les années 60… [on peut citer Françoise Hardy]

Alors, Murat il disait à l’époque qu’inconsciemment une chansons sur deux qu’il écrivait était une bossa. Toi dans quelle posture es-tu par rapport à ce style ? instinctif ? une influence ? un axe de production ?

 

C’est une influence, une inspiration. C’est plus dans le côté Brésil que j’ai découvert par ma femme, cette façon de faire passer certaines émotions, parfois légères, parfois moins, avec une musique qui est un peu teintée de soleil. Et aussi s’autoriser à chanter tout doucement, très calmement, de pouvoir dire des choses tristes avec une forme de bien-être. Et ça, je l’ai découvert dans la chanson brésilienne, alors que chez les français, tout semble plus… pas revendicatif mais plus frontal. Mais ça donne envie d’écouter des disques de Murat… tu me diras lesquels.

 

 - Et bien, c’est les premiers… enfin, le manteau de pluie notamment. Sur la bossa on va te coller cette étiquette-là. Est-ce que c’est vraiment une identité ? une orientation artistique durable ?

 

Oui, je pense. Ce qui est amusant, c’est qu’avant même de connaitre ma femme, j’avais déjà une chanson en portugais. J’ai toujours eu cette attirance pour ce truc exotique. Le fait d’être enfermé dans une cave finalement toute ta vie quand tu fais de la musique, tu as besoin de soleil, tu essayes de le trouver autrement qu’en allant dehors, et ramener des sonorités un peu ensoleillées dans ta cave, ça te permet d’être un peu moins dans l’ombre.

 

- J’ai trouvé quelques citations de Murat sur la bossa : je pense que tu vas confirmer, les propos mais voyons toujours :

C'est pour moi la musique du chagrin

La chanson d'amour brésilienne est toujours noble

La tristesse est un cheval fou que la langue portugaise sait très bien dompter.

Un autre extrait d'interview:

En ce qui concerne la bossa, c'est pour moi la musique du chagrin. Un souvenir très précis. Tout gamin, je n'avais pas le droit de regarder les films à 20 h 30. Il y avait Orpheo negro qui passait un soir. Je devais être tout triste, pauvre garçon dans mon lit. J'ai passé tout le film l'oreille collée à la cloison et ce fut un émerveillement. Ce que j'étais se trouvait en phase avec ces harmonies et ce tempo. Ça, je l'ai toujours gardé. Je pense que Le Mendiant à Rio est le truc définitif, que je ne ferai plus de bossa. Car il y a une connotation mièvre dans la bossa, c'est pour ça que je dis à la fin "Tu peux te moquer de moi" . beaucoup de gens n'arrêtent pas de se foutrent de moi parce que je fais de la bossa. On croit qu'il y a là une faiblesse élémentaire. Mais Joao Gilberto, c'est la voix que je préfère. Et les mélodies, les harmonies, c'est Antonio Carlos Jobim. Instinctivement, une chanson sur deux que je fais est une bossa, et je sais que ça vient de l'enfance. Michael Franks déteste l'adaptation de sa chanson sur Le Mendiant à Rio. Je lui ai pourtant envoyé une lettre en lui expliquant qu'il avait fait une chanson sur Jobim en tant que Californien et que moi, en tant que Français, j'avais une façon de voir les choses un peu plus cruelle, avec un sentiment de culpabilité.

Je pense par exemple à Carlos Jobim qui explique qu'il a inventé la bossa en jouant du Debussy. Il jouait du Debussy au piano, les fenêtres ouvertes, et c'est en entendant les rythmes provenant de la rue mélangés à Debussy qu'il a inventé la bossa.

 

Je suis complétement d’accord. C’est la saudade. Après évidemment, je pense qu’il est comme moi : la musique brésilienne dont il parle, c’est bien sûr une certaine musique des années 60, 70. Aujourd’hui quand tu vas au Brésil, la musique qu’écoutent les jeunes, ce n’est pas tellement celle-ci. C’est une musique hyper américanisée que je trouve assez dégueulasse.

 

        Hommage

On ne peut pas parler du Brésil, sans parler de Pierre Barouh. J'ai regretté de ne pas en avoir parlé avec Severin ce juillet 2016,  et dans le blog  à la mort du créateur de Saravah qui a suivi peu de temps après (28/12/2016).  

         Severin le connaissait depuis deux ans. Il parle de lui au FIGARO.

         Et il avait invité Pierre à chanter avec lui au Franco: 

Severin a repris ce titre dans son dernier EP.  On peut retrouver la dernière grande interview de Barouh dans le livre de Baptiste Vignol "les tubes, ça s'écrivait comme ça" (La Tengo, nov 2016).  Reprenons l'interview...

- Je voulais aussi te parler de Jean Felzine, ex-Clermontois, de Mustang. C’est un ami, il est sur ton disque. Parle nous de lui.

 

C’est un pote. On s’est rencontré… je crois d’abord par des scènes communes… en jouant les mêmes trucs. On s'est bien entendu. Et on a commencé à faire de la musique ensemble. Je bossais aussi avec Jo Wedin, qui est maintenant sa compagne. J’ai voulu pour ce disque me mettre en chanteur et faire venir des musiciens, qui se connaissaient pas forcement entre eux, mais qui pour moi étaient les meilleurs dans leur domaine et Jean, pour ceux que je connais à Paris, c’est le meilleur guitariste que je pouvais espérer avoir. Il est hyper identifiable. Il a son son, son truc.

 

- Quand j’écoutais le disque, je me disais : ça sonne effectivement comme Mustang, un peu rétro, mais aussi très brésilien, ça colle bien.

 

C’est ça que j’aime bien chez lui, on n'est pas des spécialistes de la musique brésilienne, tu vas dans n’importe quel bar au brésil, les gens jouent mieux que nous. Mais il a une approche un peu comme ça, tu vois, j’aime bien, j’ai vu l’expo du douanier Rousseau qui n’est jamais sorti de Paris, qui a fait toutes ses peintures sur la jungle alors qu’il allait au zoo de Vincennes. Et moi, j’aime bien qu’on ait une approche un peu comme ça, un peu puéril du truc, et lui c’est pareil. Quand il enregistrait pour le disque, pour lui, c’était de la rumba un peu congolaise qu’il devait jouer à la guitare. C’est un sorte de gros mélange.

 

- Et lui disait à propos de l'enregistrement, qu’'en autodidacte, il avait avec un petit complexe par rapport aux autres musiciens.

 

Oui, mais c’est son imagerie… Mais comme Chez Mustang, lui est fan de musique américaine mais il ne connait pas les Etats-Unis.

 

- Je m'interroge souvent sur la distinction entre la pop, le rock,  la variété…. Autant Murat a fait parfois de la variété, il a toujours été rock je pense… Je pose la question… mais j’ai l’impression que c’est pas quelque chose qui ne t’intéresse pas vraiment, tu confirmes ? L’impression, c’est la chanson ?

 

Oui, franchement… C’est un truc de commercial pour savoir dans quelle rayon, il faut te ranger à la fnac. Ce qu’il faut c’est que ce soit vrai. Je pense qu’il y a des gens qui pensent que je fais de la grosse variété, d’autres qui pensent que je fais de la musique hyper brésilienne Je ne sais pas trop. En tout cas, je ne fais pas de métal ça s’est sûr.

 

- Alors, aussi par rapport aux clips, on ressent que vous pouvez être un "Personnage"… J'ai vu que comme moi, certains avaient pensé à un côté "Pierre Richard", avec bien sûr, un gros capital sympathie immédiat.. On peut aussi évoquer Souchon qui est une référence. Alors est-ce que développer cet aspect, au delà des clips, vous intéressent via la comédie ou des albums concepts?

 

Franchement, ça me ferait marrer oui. Je doute que quelqu’un me le propose là, mais si quelqu’un cherche un Pierre Richard là… je le ferai avec plaisir.

 

- Et côté album concept ? raconter une histoire ?

 

Bon, c’est ce que je fais je pense, mais un album vraiment concept-concept … (hésitation), je ne sais pas… Mais je ne veux pas me mettre de barrières, même si là, je ne me sens pas d’écrire Starmania…. Bien que j’aimerais faire un disque qui a autant de succès… rires… pour ma ferrari qui..

 

- J’ai aussi pensé par certains aspects à Arnaud Fleurent-Didier…. le milieu parisien et sociale, C'est quelqu'un que tu connais?

 

On s’est déjà croisé et c’est vrai que j’aime beaucoup son disque la reproduction.

 

- J’y ai pensé en écoutant  la chanson "ton adn" sur ton papa    [Henri, ancien patron d'HEC et de RFI décédé à 51 ans en 94] … et Arnaud est aussi patron de son label…

 

Oui… tiens, mais ça fait longtemps qu’il n’a rien sorti depuis la reproduction…

 

- Il a sorti un clip…

 

Ah, oui, j’ai entendu…

- Sur les points communs avec Murat, j'ai trouvé ceci: Murat porte le nom d'un aïeul décédée en 1917, et il a indiqué que cela l'avait beaucoup troublé, j'ai lu que tu avais des souvenirs d'avoir porté la croix de guerre de ton grand-père. Est-ce qu'il y a un élément fondateur de ton histoire-là? Je fais le lien aussi avec la chanson "France"....

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un héros familial, mon grand père, compagnon de la libération, un des trois premiers à suivre De Gaulle, donc un truc un peu héroïque. Qui marque forcement ta famille. C’est un genre d’exemple. Et France, oui, il y a un peu de ça, dans la mesure où je me rendais compte, c’est une chanson d’amour sur mon pays, mais c’est aussi une autocritique, sur moi qui reste sous la couette. Et bien sûr, j’ai un sorte de sentiment de culpabilité par rapport à ça. Je ne me sens pas du tout héroïque.

 

- Par rapport à l'écriture en français,  comment est-ce que tu écris? C'est très spontanée ? est ce que tu te poses beaucoup de question ?

 

Je me prends la tête oui, mais comme n’importe quel mec qui fait des chansons si t’es un peu exigeant. Après souvent je trouve que quand l’impulsion vient vite, enfin : l’idée principale est bonne, C’est souvent qu’elle est bien… et je passe souvent beaucoup de temps sur des chansons, qui finissent par aller à la poubelle…. Parce que ça a été trop de… Il ne faut pas que le travail, ça se sente je trouve. Il faut donner l’impression qu’il n’ y a pas eu de travail. Sinon, ça devient un peu une dissertation d’école. Donc Spontané mais travaillé.

 

- A priori,  tu fais plus partie des gens qui veulent raconter une histoire? et moins de l'école des "le son fait sens".

 

Oui, mais ce que j'aime bien dans l'art d'écrire des textes, c'est d'arriver avec le moins de mots possible à dire le plus de choses possibles. Et c'est ça sur quoi je passe le plus de temps à essayer de faire des logos un peu, des slogans et trouver la simplicité: un sujet, un verbe, un complément, mais qui évoque le plus d'images. Faut pas que ce soit didactique non plus. C'est ce que je travaille pour le prochain disque.

 

- Alors en petit clin d'oeil à "l'ancrage" territorial cher à Murat,  la journaliste de libération a écrit dans son article sur toi [Séverin Tézenas du Montcel] , sans que ce soit une critique de sa part: "tout se passe chez les bobos, les hipsters". Qu'est-ce que tu en penses?      

 

C'est sûr, je crois que j'assume complétement le milieu duquel je viens, ça fait partie de moi. J'n'essaye pas de lutter contre, de faire semblant. Après bobo, même si j'habite à Paris, à Pigalle, on est au coeur du monde des bobos mais je ne mange pas de graines. Après j'ose espérer que mes chansons puissent parler à d'autres gens que ceux-là. Les gens qui sont tombés amoureux, se sont quittés...

 

- Oui, effectivement, je trouve cette remarque un peu exagérée puisque on a des chansons d'amour...

 

Oui, mais voilà, je ne vais pas tricher... Je ne vais pas m'habiller en pantacourt...

 

- Alors, je m'intéresse au couple mixte... Est-ce que tu t'es mis au portugais?

 

non... pas du tout

 

- Est-ce que c'est macho?

 

Non je crois pas, mais c'est elle qui est en France, si je m'étais installé avec elle au Brésil, c'était différent.

 

AVEC MADAME, dans le clip "FRANCE-BRASIL":

- Est-ce que tu as beaucoup voyagé? Est-ce que c'est important pour toi?

 

Je m'y suis mis ces dernières années, le fait d'être avec une femme qui est brésilienne forcement, et qui a une famille un peu éparpillée à travers le monde. J'ai la chance de pouvoir voyager, mais c'est pour les vacances, et pour moi, les vacances, c'est important. Je suis pour les vacances pour tous.

 

- Donc pas forcement une source d'inspiration?

 

Ah si si... Je ne travaille pas beaucoup quand je suis en vacances, je n'écris pas beaucoup de chansons, mais je suis très productif quand je reviens.

 

- Tu viens de passer à On n'est pas couché, alors est-ce qu'une pincée d'ONPC vaut un baril d'articles dans la presse spécialisée?

 

Oui, il y a un effet notoriété qui dépasse un peu la musique, un côté populaire. Le côté "vu à la télé", ça a une influence, c'est fou. Après, à titre personnel, ça a été très frustrant, je ne sais pas si tu as vu l'émission, mais il y a eu une coupure d'électricité, et j'ai trouvé que je n'ai pas eu le temps de m'exprimer. Dans une interview écrite, on peut mieux le faire. A la télé, c'est un peu le physique qui prime!

 

- Après, c'est le côté de "la prescription" culturelle qui est un peu en crise. Est-ce que tu as vu un effet?

 

Oui, oui, bien sûr. Ca a une influence de ouf.

 

- Je voulais parler aussi de ton label et il y a beaucoup d'artistes qui le font, mais peut-être pas de manière aussi professionnelle que toi, j'ai l'impression. Ca veut dire que tu mets les moyens?

 

J'ai investi tout ce que j'avais là dedans... et je vais réussir à me rembourser, donc c'est bien.C'est un risque, mais quand t'es un chanteur, tu as besoin d'exister par le disque, même si c'est un CV, une carte de visite.

 

-  Tu n'as pas d'accord du tout avec une maison de disque pour la distribution?

 

Non, c'est via deux distributeurs indépendants.

 

MERCI SEVERIN! (et désolé pour le retard)   

- Interview réalisée sous le  soleil du Vercors en juillet 2016, après une bière artisanale ou deux  (Bière du Vercors, + le 9 juillet à 14h30 visite de la brasserie organisée dans le cadre du festival)-

SITE OFFICIEL de SEVERIN

En concert à BLOIS le 22 juillet 2017

On écoute un peu de Severin:

 

Un des titres du dernier LP "albumzinho":

LE RESTE DE MES PHOTOS de SEVERIN au VERCORS MUSIC FESTIVAL:

Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL
Inter-ViOUS ET MURAT n° 25 : SEVERIN au  VERCORS MUSIC FESTIVAL

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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Publié le 25 Juin 2017

Non, vous n'avez pas lu "suicidez-vous le blog est mort". Il est juste un peu dans le coma... Ceci dit, on ne sait pas encore s'il se réveillera, ça dépendra sans doute de Murat. Le fait est que je me suis laissé aller au concret de la vie quotidienne... mais il suffit je l'espère d'un petit article comme celui-ci pour que je remettre le clavier de chauffe... d'autant que j'ai deux interviews en cours.

Allez, pour aujourd'hui, une grande archive et une petite chanson.

 

-    Mon avatar sur facebook depuis environ un an est issu de la vidéo ci-dessous... mais je ne l'avais pas diffusé, puisque je n'en avais pas l'autorisation. Elle fait partie des petits trésors visionnables dans les espaces INA ouverts aux publics. Quelqu'un m'en avait proposé des copies moyennant finance et je n'avais pas accepté:  ça finirait bien par sortir... et voilà..  pour un premier document... sans doute pas loin d'être le plus intéressant:  back in 1981

 

 

C'est issu d'une émission de France 3 Auvergne dans laquelle il interprète également la débâcle.

L'occasion de revenir sur ma vidéo pour les 30 ans de cette chanson... et se dire que l'on est en 2017 et que c'est au tour des 30 ans de Cheyenne...

 

 

-   Matt LOW lance une petite série pour cet été: une chanson par semaine et sa petite vidéo, tournée dans différents coins de France.  La première chanson est interprétée avec l'omniprésente Morgane Imbeaud sur des images du petit Rhône, direction le sud donc.  Ce n'est pas un texte de Murat mais de Matt Low lui-même.

 

LE LIEN EN PLUS EN RETARD

Très en retard même puisque Garciaphone (Olivier Perez qui a enregistré le titre ci-dessus) avait lancé sa campagne de crowfounding pour son nouvel album. Il a eu le soutien actif de Laure Bergheaud, Christophe Adam, Pain Noir, Zacharie Boisseau...

Je pense qu'on peut encore commander via le site le nouvel album et écouter deux titres:

http://www.microcultures.fr/fr/project/view/dreameater

 

 

Voilà ce que nous pouvions dire dans l'état d'avancement du cours ordinaire des choses pour le moment.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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Publié le 30 Mai 2017

Cherie Oakley a été la fille au coeur du Cours: la choriste, et un peu plus, du Cours Ordinaire des Choses. Les musiciens sélectionnés par Christophe Dupouy l'avaient tous conseillés comme la meilleure sur le "marché" (selon le discours officiel).  Sa carrière n'a depuis pas vraiment décollée. Elle a participé à THE VOICE, sélectionnée par C. Aguilera  et rapidement défaite... et a continué à jouer les choristes dans le domaine de la country, écrivant même pour sa chanteuse leader: Reba McEntire, une chanson qui semble avoir rencontré un beau succès dans les charts country.

Elle nous propose une reprise ces jours-ci:

http://cherieoakley.com

Allez, on la réécoute avec Murat sur Lady of Orcival sur une vidéo de la camarade Armelle:

 

 

 

- Et téléscopage de l'actualité un rien magouillé par un rédacteur en manque de news: c'est la voix féminine des derniers albums de Murat qu'on peut également entendre via un featuring sur une chanson d'un certain Hein Cooper, australien de son état... qui nous est présenté comme un postulant au tube de l'été.

La rencontre s'est faite via la maison de disque qui a eu l'idée de retravailler cette chanson initialement parue il y a un an, en incluant une voix féminine et un peu de français, histoire de faire percer l'artiste en France. Le tout avec un clip bien élaboré.

Une version live :

Et pour être complet:   CAMILLE présente sur Lilith et le Parfum d'acacia  sort son nouvel album le 2/06. Il s'appelle OUI... et on aura l'occasion d'en reparler.

CHINA MOSES (Lilith) a elle aussi sorti son album en mars chez PIAS.

Par contre, toujours pas d'info sur une éventuelle carrière solo de Laure... qui a chanté sur Taormina....

 

LE LIEN EN PLUS

On a entendu parler de Taormina ces jours-ci cause d'une petite sauterie de VIP...  Les échos dans une course aux clics a même pensé à faire une playlist! En un, "le rocker auvergnat".

https://www.lesechos.fr/26/05/2017/LesEchosWeekEnd/00078-006-ECWE_la-playlist-de-l-actu.htm

Personne n'a dit par contre que les puissants du monde voulaient en fait fêter les 10 ans de la tournée Taormina d'été ... 22 dates en 2007 (et 30 en 2006... une autre époque....), dont devant une foule immense à Cluses:

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Publié le 19 Mai 2017

Ca m'avait échappé et c'était depuis quelques jours sur la toile. C'est le groupe Destination Murat sur Facebook qui me l'apprend:

Jean-Louis Murat est rentré en studio... avec Denis Clavaizolle. C'est lui qui a vendu la mèche sur son instagram: "Petit atelier de travail avec JL Murat. On cherche :.)".   Petit atelier de travail et recherche, pour n'importe quel artiste, cela ne pourrait être qu'une petite phase d'ébauche et d'expérimentation... mais Jean-Louis n'a plus l'habitude depuis longtemps de "chercher des idées en studio".  Il semble donc bien qu'un nouvel album se prépare... mais c'est à confirmer...  

Pour rappel, Denis a son propre studio, récemment agrandi du côté de Clermont (Cournon).

http://www.denis-clavaizolle.com/

 

 

 

merci Martial

merci Martial

La collaboration en moins

ouf.. parce que c'était une moins bonne nouvelle que j'avais noté:  Après l'absence de Murat sur le nouvel album d'Isabelle Boulay,  c'est Nolwenn Leroy qui annonce son retour, avec un single. Et il semble qu'on ne retrouvera pas de Murat. On avait un petit espoir vu les propos flatteurs de Nolwenn sur le titre "sur mes lèvres"  écrit par Bergheaud pour son dernier album.

 

Rappel:

Vous avez une petite fibre de journaliste? envie d'écrire des chroniques? Venez m'aider pour faire vivre le blog... et si vous êtes parisien, possibilité d'avoir des invitations à des soirées et des concerts!

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 12 Mai 2017

Allez une petite séquence belge me permet de revenir sur la reprise par Murat du titre de Gérard MANSET "entrez dans le rêve":

Sur la Première, un chroniqueur se propose d'interpréter le texte de cette chanson:

https://www.rtbf.be/auvio/detail_paroles-paroles-de-sebastien-ministru-gerard-manset?id=2212645&utm_source=rss&utm_medium=feed

Nicola Sirkis (pour lequel Murat a écrit "un singe en hiver) avait également repris le titre:

 

LE LIVRE EN MOINS

J'avais oublié de vous en parler:  Il avait été annoncé deux livres sur Murat écrit par Didier Le Bras édité par Sophie Thircuir alias Sophie Desestoiles (celle là-même qui développe l'idée que  JLM est la réincarnation de Rimbaud).

Au bout du compte, il est annoncé que le projet est avorté... puisque Murat s'y oppose.

 

LA VIE EN PLUS

J'ai écouté beaucoup de Bashung cette semaine, notamment le texte de Manset "je tuerai la pianiste", que j'adore.

Je suis tombé justement sur ce paragraphe dans une chronique de Visage d'un dieu Inca de Manset:

Dans l’un des rares passages un peu drôles de ce Visage d’un dieu inca, Manset raconte comment il lui est arrivé d’être « reconnu » dans la rue par des gens qui l’avaient en fait confondu avec Arno ou avec Higelin. Mais il n’en prend pas ombrage, au contraire. Il trouve cela normal, puisqu’au fond, ils font tous le même boulot et ne sont que les différentes facettes d’un même ensemble. Le sait-il ? Lorsqu’il développe cette idée, Manset ne fait que réécrire les dernières pages d’un des plus beaux chapitres du Contre Sainte-Beuve de Proust, dans lequel celui-ci explique que si Baudelaire, Hugo, Leconte de Lisle et bien d’autres encore se ressemblent comme des frères sur certaines photographies, c’est parce que l’histoire de la littérature est en fait celle d’un seul poète — du Poète qui, parce qu’il faut bien qu’il soit homme aussi, passe ainsi, au fil du temps et de l’espace, d’une enveloppe charnelle à une autre

A part ça, bonne nuit...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 7 Mai 2017

Vous avez été nombreux (deux, c'est beaucoup) à me questionner hier...  Donc, on va le dire: Il n'y aura pas de KOLOKO cette année. L'information avait largement circulé sur fb, et j'ai oublié de refaire passer le message ici. Donc, toujours pas de nouvelle de Murat... Il n'a pas donné non plus de consigne de vote... mais le contraire aurait été étonnant!!

 

Deux petites actus quand même sur les écrans:

- Marie Myriam était hier invitée d'"On n'est pas couché". Le duo avec Murat a été évoquée: on a appris que c'était à l'initiative de Jean-Louis... et au studio Davout que la session avait eu lieu.  Cela correspond aux informations que contenaient le Cd "40 ans de carrière": le titre apparait comme une production Scarlett.

Peut-être en apprendra-t-on un peu plus prochainement (j'ai adressé quelques questions à Marie Myriam via son attaché de presse (Mathieu Johann))? Ce dernier m'a rapporté qu'ils avaient des retours des fans de Murat pour les remercier d'avoir sorti ce titre.

 

-  Julien Doré a souvent cité Murat, ou Manset ou Christophe ou Bashung.  Il le fait encore dans PARIS MATCH:

Tu refuses pourtant la chanson engagée…
L’intemporalité de mes textes fait qu’ils sont enracinés dans l’époque. Mais moi, je ne prends pas les gens par la main. Les chansons que j’aime sont celles où j’ai pu glisser ma vision. Jean-Louis Murat dit souvent : “Je me suis déjà fait chier à écrire mes chansons, je ne vais pas maintenant les expliquer.” C’est assez juste. Et j’ai l’impression que les gens qui m’aiment s’approprient mes chansons.

La citation est apocryphe bien qu'effectivement Murat n'aille jamais dans l'explication de texte. A ce sujet justement, j'ai retrouvé cette interview dans l'humanité au moment de Babel... avec une petite écho d'actualité au final:

"Jean-Louis Murat. J’ai tenté une écriture plus prosaïque. Les gens s’y retrouvent davantage. Il existe une tyrannie insupportable du « je ne comprends pas ce que vous voulez dire ». Je suis ni journaliste ni scénariste de série télé. De nombreuses oeuvres demeurent peu compréhensibles. Knut Hamsun ou William Faulkner n’étaient pas toujours compréhensibles. On voudrait que la chanson soit d’essence démagogique. Le public aimerait que l’on parle de façon simple de ce qu’il pense ou de ce qu’il vit. Caresser le peuple dans le sens du poil me dégoûte.

HD. Il existe toutefois une chanson réaliste ?

Jean-Louis Murat. Elle est aujourd’hui d’essence démagogique. La chanson, le cinéma et une sorte de littérature journaleuse ont contribué à imposer une forme de démagogie. Cela vaseline le réel et le réel devient simple. Or, le réel est rugueux et complexe. Une chanson devrait permettre d’appréhender le réel. Mon job n’est pas d’être compréhensible. L’être ? Pourquoi ? Leur expliquer la vie ? Pour qu’ils consomment comme des cons et s’achètent des iPhone ? Pour leur apprendre à se coucher ? Abaisser l’exigence conduit à l’avachissement général de la société. Nous sommes devenus collectivement cons. Nous en sommes tous responsables. Et les chanteurs aussi. La conscience de soi, des autres et de la collectivité est aujourd’hui dégradée. Même nos démocraties sont devenues démagogiques. À ce rythme, nous allons finir avec la famille Le Pen au pouvoir. Les artistes portent leur responsabilité. Ils n’ont pas tenu le bon rôle. Nous sommes débordés de pseudo-chansons réalistes totalement vaselinées qui ne correspondent à rien.

Concernant Doré -qui revendique par ailleurs son côté "enfantin" et joueur-, il lui reste je pense un peu à prouver... notamment sur scène. La mise en scène est-elle une démagogie? (vous avez 3 heures).

 

LE LIEN EN PLUS de rappel

 - Morgane Imbeaud avec les songes de Léo sont bientôt à la coopé:

http://www.lacoope.org/concert/les-songes-de-leo

- Eryk e en concert le 14/05

https://www.facebook.com/events/600522220072154/

 

LE COIN DES COVERS

Un petit moment qu'Eric n'avait pas partagé de reprise de JLM, voilà, il neige:

il avait déjà chanté "l"examen de minuit"...  J'en profite pour vous remettre la version d'Alain Klingler - en morceau caché de son dernier disque (à 5 minutes, mais vous pouvez aussi écouter le magnifique Vale) -... et son "jour du jaguar"...

Pendant que j'y étais, je suis allé voir si j'avais raté quelques covers. Et j'ai trouvé :

- Polly Jean, version live, par Séverine De Close dont on avait déjà parlé pour sa reprise du même titre qui a figuré sur l'hommage à Mustango.

- Matthieu Saïkaly (ex-candidat de la nlle star et qu'on entendait avec Nicolas Rey sur inter) y va de son "sentiment nouveau" (je crois qu'on en avait parlé mais je n'ai pas retrouvé).

une minute douce:

Et il y a compét de reprise de l' "au-delà" entre Bruno Romary et Chris (qui par ailleurs vous apprend à jouer JIM). Bruno l'emporte...

allez, pour le fun, une reprise non identifiée  de Regret en live, et surtout une version à la harpe celtique:

PS:  Je rappelle que si vous souhaitez me filer un petit coup de main en chroniquant des disques, participer à quelques événements sur Paris notamment, je suis ouvert à toute proposition!  Personne vénale, s'abstenir, même aujourd'hui.

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 5 Mai 2017

LE VOYAGE DE NOZ au RADIANT

Voilà des longs mois que ce rendez-vous était fixé... Le retour sur scène des VOYAGE DE NOZ pour la sortie de leur nouvel album (après Bonne espérance en 2010)!  Et malgré toute l'expérience qui les caractérise - SINCE 1986-... point de nouvel album en vente au bout du compte quand je me précipite au merchandising, dans la salle "club" du RADIANT (à Caluire). Juste des tee-shirts pictogrammés de la nouvelle "aventure": "le début... la fin... le début".   Expérimentés, oui... mais es-spécialistes du retard et de l'a-chronologie!    Le début, la fin,le futur, le passé,  la métempsycose, le chanteur qui rajeunit, Dorian Gray, le futur proche qui est déjà là,  on s'est déjà aimé avant  -et on s'aimera toujours-et j'en passe... et moi, j'ai presque toujours 20 ans quand je les entends. Et bon sang, j'ai l'impression qu'ils nous avaient concoctés une set-liste tout exprès pour nous retourner la tête et nous perdre dans l'espace temps... même si elle  parvient sur la console de Xavier Lestrat quelques secondes avant le début du concert. Heureusement,  en 2h30 de concert, on a un peu de temps... même s'il est distendu... j'en oublie presque mon mal de dos qui m'a consigné au fond de la salle, contre le mur pour m'adosser.  Mes 20 ans? Oui, bon, c'est dans le coeur...

 

 

Extraits vidéo:

A l'honneur, au départ - à moins que ce soit une fin-, quelques titres de Bonne Espérance, une ou deux autres vieilleries... La violoniste qui avait été recrutée au temps du concert du KAO n'est plus là... et c'est la femme de Stéphane Pétrier qui reprend du service, après avoir "interprété" Thelma sur Bonne Espérance.

Les NOZ jouent ensuite "leur nouvel album".... en intégralité? Cela me parait rapide pour cela. On retrouve les thématiques chères à Stéphane, des variations entre les airs rocks et des choses plus pops, au sein de chaque chanson,des ruptures, parfois des séquences plus en "talk over", le prénom-dropping ... Difficile de toujours capter le propos et d'adhérer immédiatement... mais ça a toujours été le cas pour moi quand je découvrais les nouvelles chansons. Exception: la chanson qui a été partagée sur leur sondcloud, avec un piano efficace:

 

Et le concert se poursuit encore... jusqu'à l'arrivée d'Emmanuel Perrin, le deuxième guitariste d'origine... qui a pris du recul... mais assure grave en guest star sur quelques tubes... qui enflamment enfin le public qui était bien calme jusqu'à là. Même si j'ai aimé la guitare d'Eric, l'arrivée d'une deuxième guitare redonne toute sa puissance à la force de frappe nozéenne (force de frappe progressive), même si la guitare acoustique de Stéphane sur quelques titres, les doubles claviers sur d'autres, ou encore le violon nous offrent des atmosphères différentes.

 

Ils l'ont fait... deux soirs de suite (mercredi 3 et jeudi 4)... normal, ils le font toujours.

Et à part ça, on attend donc une date de sortie officielle du nouvel album.... mais cela fait juste 7 ans qu'on attend. 

Facebook officiel:

Site officiel

LE VOYAGE DE NOZ au RADIANT
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Rédigé par Pierrot

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Publié le 28 Avril 2017

Ouest France et So Foot nous ont fait semble-t-il  une fausse joie l'autre jour, il y a un mois, en annonçant que Murat était pressenti pour être invité lors du Festival So Film à NANTES cet été. J'avais préparé l'article, j'avais le doigt sur "publiez"... et j'ai quand même cherché confirmation... qui n'est jamais venue. Et le programme officiel est désormais en ligne...Et on ne trouve pas de Murat, ni de Deneuve, ni de Marx,ni d'Asia Argento...  On reste donc sans nouvelle de l'artiste Jean-Louis Murat.

Tout ceux-là étaient indiqués comme  pressentis. Lionel qui a partagé l'article nous disait que l'année dernière,  tous les "pressentis" avait bel et bien été présents. De plus, puisqu'il  s'agit du SO FILM FESTIVAL,  3e édition,  on se dit que  Frank Annese avait bien de quoi  convaincre Jean-Louis. En effet, les liens semblent assez serrés entre eux... Interview dans So foot, dans So film... et finalement le clip de "vendre les prés" produit par SoFilm.  Il ne manquerait plus que Murat soit produit par Vietnam (le label maison, qui travaille avec H Burns -avec le fils de Denis Clavaizolle). 

A noter que Frank Annese se félicitait il y a peu sur fb de  l'excellente année de son groupe en terme de progression de chiffre d'affaire et de ventes...  Dans la presse écrite, c'est un bel exploit. Félicitation à lui et à ses équipes.

L'article de OUEST FRANCE:

Murat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes

Et vous savez quoi?  On n'a pas tout perdu : Je me rends compte que j'avais oublié de vous publier l'interview de Jean-Louis Murat dans SO FILM (N°40), parue à l'occasion de la promo de MORITURI. On y parle peu de musique mais de cinéma bien sûr. Et elle est très intéressante et pleine d'anecdotes!   Voici: (cliquez sur les photos pour voir en grand format).

Murat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes
Murat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes
Murat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes
Murat et le cinéma... et une invitation refusée à NantesMurat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes
Murat et le cinéma... et une invitation refusée à Nantes

Sharon Stone était en couverture du magazine, avec le nom de Murat sur le côté... Petit clin d'oeil amusant:  "le baiser", période DOLORES, aurait été écrit en regardant le portrait de la star...

"L'optimisme, selon Cioran, est un tic d'agonisant. Le spleen, selon Murat, une seconde nature. «L'autre, en s'en allant, tue ta meilleure part. Les cyniques croient que le désespoir me sert de système. Je me construis contre lui. Je rappelle que je viens d'une famille de dépressifs, de suicidés... et que je m'en passerais.» A chaque texte il accroche un pays, une image, quelque chose qui, au fond, lui serve d'échafaudage. Dieu n'a pas trouvé mieux est anglais, Perce-Neige, auvergnat, A quoi tu rêves, italien. Sur Aimer glisse l'ombre de Jeanne Moreau, pour laquelle il a composé un album. Tandis que Sharon Stone veille sur Le Baiser, où tombe une «pluie sacrée» qui évoque Corridor humide: «Le Baiser se réfère au sexe, et uniquement à cela», confirme bien Murat". l'express

 

Rappel:  MURAT et le cinéma (quelques articles pour prolonger)

http://www.surjeanlouismurat.com/article-cine-ma-cine-ma-cinema-cinema-47325575.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-les-inedits-de-the-end-etc-115305219.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-mademoiselle-personne-le-film-que-personne-n-a-vu-60473002.html

 

ET N'OUBLIEZ PAS DE LIRE  l'Interview de MANUEL ETIENNE et sur "le festival de la Bourboule"' où nous revenons sur les débuts de MURAT...

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 25 Avril 2017

Bien que blogueur de niche, j'ai la chance d'être dans  deux/trois listings d'attaché de presse...   Je n'écoute pas tout, mais j'essaye de vous "attraper" ce qui me parait intéressant dans l'univers de "la française pop" ou de la sphère muratienne. Et ce qui déclenche automatiquement l'écoute, c'est bien sûr l'utilisation du français... que je trouve trop rare.  C'est pourquoi j'ai sauté sur  MANUEL ETIENNE et son disque "ni pluies, ni rien", qui a très longtemps tourné ensuite dans mon autoradio.  Les titres les plus énergiques "arcane 99", "la masse du vide", "la nuit remue" ou encore "ni pluies ni riens" et "hors piste"  sont très convaincants dès la première écoute dans leur pop/rock soigné, et  les autres titres, en respiration,  proposent des univers peut-être plus singuliers. J'adore le dernier titre "la masse du vide" avec l'utilisation de cordes sur un rythme endiablé. J'ai eu envie d'en savoir plus...même si c'est Bashung, Christophe ou Daniel Darc qui sont plus souvent convoqués pour parler de Manuel Etienne (le site électrophone écrit néanmoins: "un romantisme qui me ferait presque penser au Mustango de Jean-Louis Murat" à propos de "la nuit remue", d'ailleurs, l'album de Murat qu'il préfère, c'est comme par hasard Tristan). Malgré  un planning très chargé (une série de concerts dont un "aux 3 baudets"), il a trouvé le temps de répondre à quelques questions.

 

Alors, Bonjour Manuel,  ça baigne?! -j'ai honte-             (Manuel tout à droite, avec son groupe)

Inter-ViOUS ET MURAT- n°24:  MANUEL ETIENNE

- Quel est votre parcours musical ?

Manuel Etienne:   Gamin, je chante sur Wham!, Michael Jackson en sautant sur mon lit vosgien, avec une banane comme micro, il était temps que le CD arrive, tous mes 45T avaient presque rendu l’âme dans mon mange-disque (ça portait vraiment bien son nom ce truc) orange, le fameux Lansay – Buggy. D’ailleurs c’était mon nom d’artiste imaginaire : Buggy Lansay. J’ai commencé la guitare classique à 11 ans puis la guitare électrique à 15 ans, et monté mon premier groupe de rock avec des copains du lycée dans la foulée. Ça s’appelait Korky, on avait gagné un tremplin et le prix c’était : l’enregistrement en studio d’un CD 4 titres. A l’époque c’était quelque chose, surtout pour des gamins de 17 ans – enregistrer un CD on disait.

Entre ce temps-là et Ni Pluies Ni Riens, il y a eu No Pingouin (rock prog) à Nancy, Devenir Gris (un spectacle musical entre Philip Glass et Terry Gilliam) dans les Vosges, The Spangles (rock indé) made in Nancy, Lova Mi Amor (pop folk) sur Strasbourg, Toxic Kiss (pop garage) sur Strasbourg également, Charly Sun (folk) à Paris, la création d’un collectif à Strasbourg : Növalis Impulse (2004-2009) avec plein d’amis. On organisait des concerts, on sortait des albums et des compiles avec collaborations entre les artistes du collectif, il y avait un sacré vivier de gens passionnés (graphistes, musiciens, techniciens, vidéastes, chroniqueurs) qui s’étaient rencontrés au bon endroit – au bon moment.

Entre 1997 et 2007 je suis donc basé à Strasbourg mais la moitié des musiciens avec qui je joue est à Nancy, alors je fais sans cesse des allers-retours entre l’Alsace et La Lorraine, avec mes baskets, les sabots n’existant plus. Entre 2007 et 2009 Je fais une halte de deux ans dans les Vosges, j’y enregistre mon premier titre en français « Vague à l’âme » sous mon nom, je le poste sur MySpace, je deviens riche et célèbre. Ah non mince… ça c’est Buggy Lansay pas Manuel Etienne. Ce sont les proches qui m’encouragent à écrire plus en français. Jusqu’à présent, tout ou presque était en anglais. Puis entre 2009 et 2012 je suis à Paris où je monte avec mon meilleur ami Charly Sun tout en continuant Toxic Kiss qui entre temps est devenu Nancéien (pas facile à suivre hein…).

Et plus discrètement, j’écris d’autres chansons plus personnelles, introspectives, sans aucune barrière artistique ; je les enregistre avec des amis à divers endroits et DETAILS sort en 2012, totalement autoproduit. Je fais quelques concerts en solo mais je m’ennuie un peu. Je me souviens que petit, timide et farouche, lorsque je me sens seul, je parle avec des écureuils. Pas évident de monter un groupe de rock avec des écureuils, alors je demande à David L’huillier (batteur de Toxic Kiss) de jouer avec moi ces chansons. Il me présente peu de temps après Fabien Pilard (basse) qui me présente à son tour Tom Rocton (guitare, claviers, mpc). Le groupe tel qu’il existe aujourd’hui est lancé en 2013. Ensemble, on décide de vite refaire un disque, qui sonnera comme ce que l’on est. Fixer l’instant. On enregistre VAUDEMONT qui sort en 2014. On tourne puis on enregistre NI PLUIES NI RIENS en 2015 qui sortira en 2016, produit par Christian Quermalet que j’avais rencontré à Lyon en 2010 lors d’un concert de Charly Sun.
 

Christian Quermalet, derrière Silvain Vanot (il a arrangé le dernier album de celui-ci : Ithaque)

Juillet 2017 à Lyon.

 

 

 

 

 

 


- Est-ce que la présence de l'école de musique MAI a une influence sur la vitalité de la scène locale à Nancy? (même si je ne vois que Grand Blanc qui ait émergé du côté de Metz). Plus largement, peux-tu nous parler de la scène locale, des évolutions (pour la création mais surtout dans les processus de "diffusion"  de sa musique)  ?   (pour faire écho par exemple aux propos  des musiciens lyonnais  Sly Apollinaire, Voyage de Noz http://www.surjeanlouismurat.com/2016/02/sly-apollinaire-voyage-de-noz-et-mathis-rencontre-lyonnaise.html : ) 

Manuel Etienne:  C'est marrant que tu me parles de la M.A.I, j'y ai mis les pieds pour la première fois de ma vie il y a deux semaines. Un ami y est prof, il m'a invité une demi-journée pour discuter avec ses élèves, leur parler de mon parcours musical de 96 à 2016. Il voulait que je mette l'accent sur l'importance de dévorer toutes sortes de musiques, de livres, que je les motive à persévérer tout en restant droits dans leurs pompes, et surtout que je leur parle de la dure réalité des choses, de toutes les concessions qu'il faut faire car on est souvent bercés d'illusions à cet âge. C'est légitime, je l'étais aussi. A 18 ans je pensais que j'étais le meilleur, qu'au-dessus de moi c'était le bon dieu. Et encore, lui n'existait pas, j'avais un avantage.

En bref, j'avais quelques appréhensions et ça s'est très bien passé. Ils avaient des choses à dire, des questions également, c'était vraiment intéressant. Pour en revenir à ta question, je ne sais pas si la MAI a une influence sur la vitalité artistique de la scène locale, mais elle existe et j'ai plein d'amis musiciens avec qui je joue qui ont effectivement fait cette école. Mon oncle Pascal Parisot était prof au CMCN - l'ancien nom. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a énormément de musiciens, de profs de musique sur Nancy, ça a peut-être un rapport.

A titre personnel, je n'ai - jusqu'il y a deux semaines - jamais rien eu à y faire. Donc je ne connais que très peu.

Ce que j'aime plus généralement dans cette ville, c'est qu'il y a une vraie solidarité entre les groupes (Hoboken Division, The Wise Dude's Revolver, Eddy la Gooyatsh, King Automatic, Mon Désert, Edouard Edouard, Dirty Work of Soul Brothers, Rich Deluxe, Toxic Kiss...), quel que soit le style. Il n'y a pas trop de sectes musicales. Tout le monde se connait, tout le monde joue avec tout le monde, je ne vois pas ici de rivalité comme j'ai pu le sentir sur Strasbourg, Lyon ou Paris lorsque j'y habitais. En même temps c'est plus petit. Mais les histoires de village ça existe aussi hein... ! On le sait tous. Sur Metz, je ressens la même chose. D'ailleurs notre groupe est moitié nancéien - moitié messin. Il y a plein de bons groupes ou de personnalités en Lorraine qui envisagent la musique de manière alternative. Tu parles d'émergence, mais pour moi l'émergence - celle qui m'intéresse - doit être artistique avant tout et ne va pas toujours de pair avec commercial.


Pour Ni Pluies Ni Riens, j'en suis heureux et reconnaissant, on a eu le soutien régional d'assos comme Muzik Live, l'émission Electrophone (Radio Fajet), RCN, Le disquaire La Face Cachée (Metz), L'Autre Canal (Smac de Nancy), Les Trinitaires à Metz, Bloody Mary Music & Records (booking, diffusion, Strasbourg)… sans eux ça aurait été plus compliqué. Ils nous ont vraiment fait confiance, presque aveuglement, rien que ça c'est déjà beau.

 

Est-ce que ça bouge ? C'est toujours pareil, dans tous les domaines, si une voile ne bronche pas par manque de vent, rien ne nous empêche de souffler dessus.

 

Inter-ViOUS ET MURAT- n°24:  MANUEL ETIENNE

- Pourquoi le passage au français? Qu'est-ce que cela implique? Et du coup, je vais te demander si tu avais quand même des références musicales françaises?

Manuel Etienne: Je suis passé au français parce que j’avais des choses précises et précieuses à dire et que mon niveau d’anglais ne me le permettait pas. Le français m’offrait une nouvelle liberté et ça me faisait marrer, c’était en 2009, la pop (en France) se chantait en anglais. Je sais qu’il y a des gens qui m’ont laissé sur place (vu que je viens du rock et du garage et qu’il n’y a pas pire « coincés du bas » dans le milieu) lorsque j’ai fait cette démarche, c’était d’autant plus excitant… j’aime bien enlever les cailloux blancs derrière le petit poucet de la brigade du bon goût. A la base je m’imaginais bien faire une sorte de variété lo-fi. Comme si les Moldy Peaches chantaient du Manset. On ne veut pas de ce que je fais, pas grave, je fais ce que je veux. Aujourd’hui que le français est à nouveau « fashion », je vais pouvoir repasser à l’anglais (ah ah ah !).

Ça implique que c’est beaucoup de travail me concernant. Il faut que ça ait du sens, que ce soit musical, et que ça résonne / raisonne pour l’auditeur, que ça fasse écho. Je suis un peu un psychopathe de la justesse dans l’écriture alors je reviens je ne sais combien de fois sur chaque texte jusqu’à ce que ça me plaise complètement. Moi, je ne me lève pas un matin avec des paroles toutes prêtes, un album inventé en rêve, avec l’arrangement pour tuba et cornemuse qui va avec, je n’ai pas ce talent. Il faut que je travaille, que je cherche (parfois ailleurs), il faut que ça m’amuse, et aussi il me faut l’aide d’autres gens si je veux aller plus loin.

Concernant mes références françaises, il s’agit + de chansons en français précises ou un album en particulier que d’un artiste dans toute sa globalité. Yves Simon, Christophe, William Sheller, Alain Bashung, Françoise Hardy, Katerine, Michel Delpech, Alain Souchon, Jean-Louis Murat (vous connaissez ?), Daniel Darc, Elli et Jacno, Etienne Daho, Georges Brassens, Pierre Vassiliu, Dominique A, Noir Désir, Albin de la Simone, il y a plein de choses que j’aime bien chez eux.

Même certaines chansons de Michel Berger (Seras-tu là ?), Véronique Sanson (Amoureuse) ou Daniel Balavoine (Lipstick Polychrome) je peux aimer. Ah merde ça y est je viens encore de perdre 10 points de popularité chez les punks, zut ! A moins que ce ne soit ça – être punk.

Mais pour être honnête, ça doit représenter 5% de ce que j’écoute, il est vrai. Je l’avoue. Alors j’essaye de développer une écriture un peu personnelle. J’essaye.

Pour Ni Pluies Ni Riens, au moment de composer, j’ai baragouiné un peu n’importe quoi en anglais, ça m’a aidé à me rapprocher de mes références, à trouver des mélodies « décomplexées », puis seulement après j’ai écrit en français. Comme ça j’ai pu garder ce côté anglo-saxon qui m’était tellement cher.


 

- Tu as vécu longtemps sur Lyon? Est-ce que tu as gardé une autre impression de la ville que la rivalité entre groupes?

Manuel Etienne: Je n’y ai vécu qu’un peu plus d’un an et encore je n’y étais pas tout le temps. Je ne connais pas assez bien pour affirmer qu’il y a une réelle concurrence entre les groupes, j’imagine bien qu’il y a des collectifs, des associations qui se bougent, des labels et des réseaux de groupes qui travaillent main dans la main, du moins je l’espère pour une ville aussi grande. En si peu de temps, il est difficile de faire des connexions et dans la musique je n’en ai pas fait, ça c’est sûr. C’est un ressenti personnel, j’y ai joué 5 ou 6 fois (Le Bistroy, Le Citron, un théâtre et d’autres bars dont j’ai oublié le nom…), à chaque fois j’y ai trouvé un public un peu « froid », « snob ». Peut-être que je n’ai pas eu de chance. A l’époque on m’avait proposé une date au Ninkasi avec Toxic Kiss, un de nos musiciens n’était pas disponible, j’étais dégoûté, j’aurais tellement aimé y jouer dans ce lieu. Ce qui est sûr c’est que la ville est très belle. Les pentes de la Croix-Rousse, le parc de la Tête d’Or, son jardin botanique, c’est magique. Et autour de la métropole, un détail qui a son importance pour moi, c’est illico presto - la nature. J’aime les deux. Le béton et la forêt. En 2010, j’y suis retourné avec Charly Sun, un duo qu’on avait monté à Paris avec mon meilleur ami, au Kraspek Myzic. Il y avait dix personnes ce soir-là et parmi elles, Christian Quermalet (The Married Monk) qui est venu me parler à la fin, il avait beaucoup aimé. On est resté en contact et l’an dernier il a mixé, produit Ni Pluies Ni Riens. Il n’est plus sur Lyon mais à Paris à présent.

- Je signale une jolie reprise live en compagnie de Christian Quermalet à visionner sur ta chaine youtube. Ton expression "variété low fi" confirme l'impression que j'avais à l'écoute du disque, de ne pas se trouver devant un disque qui se veut forcement rock, même si on retrouve aussi ce côté là (notamment sur le dernier titre où tu lâches un peu plus la voix). Est ce que l'idée était aussi d'être accessible ?

 

Manuel Etienne: En fait je ne cherche pas à correspondre à un public, une époque, à plaire ou déplaire. J’écris simplement les chansons qui me viennent selon l’humeur, l’instant, avec cette obstination à chasser le détail, la fantaisie, la sincérité. Je pense que Tom, David et Fabien ont le même raisonnement. Variété Lo-Fi je l’employais lorsque nous produisons des disques avec trois bouts de ficelles et puis je trouvais ça marrant d’être à la fois influencé par Daniel Johnston et Christophe pour donner un exemple. Le dernier album n’est vraiment pas Lo-Fi. Le prochain le sera peut-être, qui sait… Nous aimons tellement de choses, pourquoi se restreindre à une étiquette, un son, une mode.


- Plaisir personnel: tu cites Manset... je suis obligé d'y revenir puisque j'essaye de le citer à chaque interview. Est-ce que tu l'apprécies? plus certaines périodes?

Manuel Etienne: Ahahah ! Je dois être moins connaisseur que vous, ma femme ou encore mon beau-père, il ne faut pas que je raconte des conneries. Oui je l’apprécie beaucoup mais je ne connais pas encore toute son œuvre. Un jour je me le promets. « Sur Manitoba ne répond plus (2008) », j’adore « Dans un Jardin que je sais », « Comme un Lego » que Bashung reprendra sur « Bleu Pétrole ». Un disque que je n’aime pas d’ailleurs. Pour moi « Comme un Lego » sublimé par la voix de Bashung sauve l’album. En fait, il s’agit - encore une fois - plus de titres en particulier que d’albums entiers ou de périodes. « Attends… que le temps te vide », « La neige est blanche », « Entrez dans le rêve » (que je reprendrai un jour), « Je suis Dieu » et tant d’autres. On me parle souvent de La Mort d’Orion (1970), il faut que je prenne le temps de l’écouter.

 

 

- Obligations du blog: tu cites aussi Murat... j'espère que tu ne t'es pas senti obligé. Tu écoutes ses disques? Est-ce que tu peux nous citer un album préféré ? 3 chansons préférés (c'est mes questions rituelles...)

 

Manuel Etienne: Non j’ai toujours adoré sa voix, depuis gamin. Je ne connais pas tous ses disques (pareil, je vais y remédier un jour) mais de tous ceux que je connais, je pense que mon préféré c’est « Tristan » de 2008. A l’époque en 2004 j’avais beaucoup aimé « A Bird On A Poire » aussi, en collaboration avec Fred Jimenez et Jennifer Charles. Trois titres : « Les Anges Déchus », «L’Amour en Fuite », « Mustang ». J’ai droit à un quatrième ? J’aime bien « Le Cafard » sur son dernier. « C’est quoi le cafard ? Difficile à dire. C’est comme un buvard qui te boit la joie, te prépare au pire. »

 

- Peux-tu nous parler de 3/4 chansons de l'album, et nous raconter ce qui te tient le plus à coeur dans celles-ci, cela peut être l'inspiration, le texte, la musique, la production ou leur vécu depuis la création, le live.... ou tout ça....?

Manuel Etienne: La première serait Arcane 99. J’adore comme Christian a produit ce titre. Et pour des raisons sentimentales également puisqu’il parle de mon meilleur ami disparu dans un accident il y a un an et demi. J’imagine que je le retrouve sur une ligne de métro nommée 99. Il y a beaucoup de secrets que l’on aimerait connaître, de choses que l’on ne maitrise pas dans la vie. La chanson est un peu construite comme ça. Le clip d’Oliver Ramberti et Karina Perepadya, je l’aime énormément, ils se sont appropriés la chanson, les mots, en ont fait autre chose tout en respectant le sous-texte. C’est génial.

La Masse de Vide est mon titre favori en Live. Tom a écrit des arrangements terribles. Fabien pareil pour la ligne de basse, ça grince, c’est brut et sensible. David et son charley à la « Shaft » dans le break au milieu. Effectivement c’est le seul morceau de l’album où je me lâche au chant. Ce qui est assez rare, j’ai tendance à hurler et balancer les mots comme pour m’en débarrasser d’habitude. Je ne suis pas vraiment un « calme ». En société j’essaye de l’être mais à l’intérieur je bouillonne. Le texte, c’est le temps qui nous dévore.

Mon titre préféré aussi, la preuve:

- et une dernière?

 

Manuel Etienne: Kelly Capwell, parce que je crois que c’est le seul texte un peu drôle. Je fantasme que c’est Kelly qui à travers l’écran était folle amoureuse de moi et non l’inverse. Il y a un peu le second degré de « Succès fou » de Christophe. On aimerait être beau, alors on l’invente. Et musicalement je crois que l’on a réussi la combinaison cold wave 80’s et pop 60’s ce n’est pas fait exprès mais le résultat est marrant. Je pense que c’est un titre original. Et puis Robin Wright, quelle actrice !

J’aime toutes les chansons de l’album et je pourrais écrire un pavé sur chacune d’entre elles. En fait je n’aurais jamais osé mettre un titre sur cet album que je n’aime pas ou moins que les autres. Nous n’avons fait de compromis qu’avec nos vies privées pour le réaliser ce disque.

 

- ah, Kelly Capwell!! Mince, je n'avais pas fait le lien avec cette série qui avait captivé ma famille toute entière quelques semaines!!  Mais Parle nous un peu du titre "Béziers" qui pourrait être dans une réédition du livre  "Cette chanson qui emmerde  le Front National" du camarade Vignol (au côté du LE FLEGMATIC qui a aussi une chanson du même nom). J'ai vu que tu avais peut-être des connexions à Béziers (depuis que facebook nous permet d'espionner tout le monde). C'est l'origine du titre?    Mais peut-être faut-il préciser que c'est... un instrumental... qui est pourtant assez explicite... même si la douceur du sud est pourtant présente.

 

Manuel Etienne: J’y vais deux fois par an. Mes beaux-parents ont emménagé à Béziers pour se rapprocher de leur boulot (ils sont travailleurs sociaux), et aussi parce qu’ils aimaient la ville, quelques mois avant l’arrivée à l’autorité municipale de l’autre tête de nœud. Ils étaient un peu dégoutés. Il ne faut pas fuir devant la connerie, bien au contraire, et ils ont eu raison de rester. Je trouve ça courageux de leur part, ça va de pair avec leur boulot. Alors les cyniques me disent souvent que la plupart des biterrois l’aiment bien dans le fond ce maire et revoteraient sans problèmes pour lui. Je n’en suis pas sûr du tout, il y a plein de gens sur place qui se battent, résistent ; hors de question de se ranger du côté d’une majorité chauvine comme c’est la mode actuellement.

J’ai imaginé pour ce titre un documentaire sonore en me promenant dans la ville. Du haut des allées Paul Riquet (Roby il aime bien le théâtre, c’est classe. On l’y croise souvent. Le théâtre l’aime-t-il en retour ? Sûr que non.) Jusqu’au Plateau des poètes, j’ai compté à peu près 800 pas. D’où la marche rythmiquement parlant. Puis tout est dans votre question Pierre. C’est assez explicite effectivement. Que se passe –t-il dans ma tête durant ces 800 pas ? Il y a dans cette musique des paradoxes : agressivité - douceur, colère – apaisement, franchouillardise – ouverture. Sur chacun de mes albums il y a (jusqu’à aujourd’hui du moins) un morceau instrumental qui porte le nom d’un village, d’une ville. J’aime bien, la musique est assez forte pour se passer des mots, illustrer, évoquer une situation, une émotion. C’est magique.

 

- Si tu veux nous parler de tes autres projets, groupes etc... puisque tu sembles représentatif du jeune musicien actuel: être sur des multiples "projets"...


Manuel Etienne: Je joue dans Toxic Kiss. Un groupe créé à Strasbourg en 2002. Le line-up a un peu changé depuis les débuts. Nous avons fait 3 albums, un EP et un 45T. Nous sommes tous à Nancy à présent. On y retrouve le même batteur David que dans « Manuel Etienne » (bizarre de se citer, ça fait un peu Alain Delon). Influences punk, brit pop, soul, garage, indie. Le groupe était un peu en stand-by dernièrement, nous étions beaucoup pris avec David sur « Vaudémont » et « Ni Pluies Ni Riens » mais nous retournons en studio cet été pour un 4ème album. J’en suis super heureux.

Il y a également un spectacle musical à Strasbourg qui s’appelle « Billie(s) » avec le pianiste Sébastien Troendlé dans lequel je joue, écrit. Nous sommes 4 sur scène, c’est entre jazz, pop et opéra rock. On raconte une histoire, un secret (Billie) à travers un concert (et inversement). Il y a une scénographie, une mise en scène, j’ai co-écrit le texte avec Nicolas Turon. J’adore ce projet, c’est très fantaisiste comme j’aime.

Après quelques années de stand-by, il y a également le groupe Lova Mi Amor. De l’indie pop mais avec des instruments traditionnels et acoustiques, et un côté très folk donc. Ainsi que des influences qui débordent un peu des traditions européennes – africaines et cubaines notamment. Pareil que pour Toxic Kiss, nous allons en studio cet été pour un second album qui devait à la base sortir en 2009 je crois. Mais à l’époque, géographiquement, c’était mission impossible pour se voir. On refait tout.

Dans ces groupes je suis principalement chanteur guitariste et auteur-compositeur mais je suis également guitariste chez Rich Deluxe (Nancy – Pop Soul Garage) et Malaquet (Chanson Rock – Nantes) en renfort, pour filer un coup de main. Et c’est tout.

 
Merci Manuel!
 
Interview réalisée par mail du 17/01 au 11/04/2017
 
Retrouvez MANUEL ETIENNE sur :
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Manuel Etienne // Sortie d'album (3rd) Ni Pluies Ni Riens le 18 Nov 2016
Les Disques de la Face Cachée / Lafolie Records (distrib. Differ-Ant, Idol)
Booking : BLOODY MARY - Marie Vialle
contact@bloodymarymusicandrecords.com

 

- Premier album VAUDEMONT en écoute sur bandcamp (“Entre français et anglais, entre punk britannique et pop française, entre passé et futur, spleen rêveur et mur du son urbain, Manuel Etienne se taille un territoire bien à lui.” MAGIC – Mai 2014 –). On peut aussi y écouter "ni pluies, ni rien)

- Retrouvez Manuel avec les BILLIES:-
06.05.17 - Le RiveRhin de Village-Neuf

07.11.17 - L'Illiade (Illkich-Graffenstaden)

 

- Une autre interview (pour aller plus loin): site Skriber   (Dans la chanson, il s’agit d’évoquer des conditions en rapport avec ces riens. « Si la mort c’est du courage, je veux bien laisser ma place ». Dans ce cas, de quel courage te sens-tu capable ? ou As-tu déjà été confronté à ce vide ? )

 

- Quelques chroniques du disque: 

Indiepoprock (noté 9),

nosenchanteurs  Ni pluies ni riens fait partie de ces albums qui vous séduisent à la première écoute et que chaque nouveau passage révèlera un peu plus, cependant, tant on y découvrira de subtilités musicales, de sens caché.

addict culture  Sur ce disque,  Manuel et les trois autres musiciens qui composent son groupe parviennent à transcender la trame voix-guitare-basse-batterie en variant les atmosphères et les climats, et en instaurant des ruptures de rythme et de ton à l’intérieur d’un même morceau

LA MUSIQUE EN PLUS:

J'avais envie de refaire un peu de pub pour le bel album de BRIAN S CASSIDY dont j'avais déjà parlé  ici  (L'album "alpine seas" est sorti chez Microculture en novembre, et ça fait du bien par où ça passe. Les amateurs du "cours ordinaire des choses" et des Delano orchestra peuvent aimer...  Un américain d'Austin qui chante les lacs alpins, ça peut faire peur (ah, du folk indie barbant!!)... mais  c'est un petit bijou, avec une très jolie voix, et des orchestrations et des ambiances assez variées. Excellent pour le moment.)

A écouter ci-dessous le très beau: "the south" (et son banjo et son final avec choeur d'enfants, cordes)  et   "make believen" et ses cuivres... et sa rupture de ton en milieu de chanson. Magnifique.

Facebook de Brian   et l'album sur bandcamp

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

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