[EDIT 2023: L'automne dernier - 2022- on discutait avec un garde de la Réserve naturelle des hauts de Chartreuse de la possibilité qui existait de se promener partout, pour lui, propriété privée ou non, les randonneurs avaient le champ libre... En cet automne 2023, ce n'est plus le cas : toute la crête est interdite, grâce à une nouvelle loi dont le législateur n'a peut-être pas mesuré les effets... En tout cas, cette randonnée ci-dessous est désormais passible d'une forte amende... Rappel de la situation et pétition, merci Bruno de Quinsonas-Oudinot, qui se préoccupe plus des chasseurs que de maintenir "ouvert" (non boisé) l'alpage, le plus beau site de Chartreuse selon moi ]
Ah, encore un mercredi libéré, et je continue d'explorer les Hauts de Chartreuse... et je me décalle vers le nord... et je pars donc cette fois de St-Pierre d'Entremont... enfin, d'un hameau : Les Varvats... sur le côté du cirque de St-Même... permettant une montée tranquille et non-périlleuse (le Pas de la mort, lui, passe dans la falaise).
Une belle surprise de se retrouver ainsi rapidement juste au-dessus de la falaise... et de contempler la percée jusqu'au nord-Isère...
Quelques mètres encore, et on se retrouve sur l'alpage... qui monte doucement mais surement jusqu'à la crête... Du bas, j'avais déjà remarquée cette grande prairie qui ressemble presque à une piste de ski. On quitte là le sentier...
Tout au long du champ, des anciennes bornes frontières... Elles marquent encore le passage entre l'Isère et la Savoie.
Là-haut, je retrouve la crête si impressionnante.
Le granier au fond...
8h30
Je guette un peu les bouquetins... qui ont été réimplantés il n'y a pas si longtemps... mais de bouquetins...point.
C'est parti pour 4/5 km de cheminement le long de la crête.... herbeuse, agrémentée de quelques arbres...
Une poule (femelle du grand tétras) s'envole à 5 mètres... Ca surprend... C'est la deuxième fois que j'en vois... Depuis, j'ai appris qu'en hiver, qu'un tel décollage répété trois/quatre fois dans la journée peut les faire mourir d'épuisement...
La ballade dont je vous avais parlé là m'a tellement plu que j'ai décidé de repartir dans le même coin...
Saint-Pierre de Chartreuse, aux environs de 6h30... en direction du Col de Bonnefont (2 heures de montée)... mais là, je plonge de l'autre côté du col (au lieu de filer vers la Dent de Crolles)... parcourir le Vallon de Marcieu, belle propriété privée ma foi, et la forêt de l'aulp du seuil. Pas un parcours ultra-sportif et à sensation mais sous une journée caniculaire...
Vallon de Marcieu... Suspendu entre les falaises du Grésivaudan sous les nuages et les falaises des Lances de Malissard, et du cirque de Saint-Même... Comme ça, le bout du vallon ne me paraissait pas si loin... et si bas...
Hors-sentier le long des crêtes... et Belledonne enneigée...
Mont-Blanc
L'eau est rare... Elle file dans les lapias... et ressurgit quelques centaines de mètres plus bas... dans les Guiers...
La terre est trop froide... alors les arbres cherchent un peu de chaleur sur les cailloux... Beau dédale en remontant vers le col.
Je traverse le hameau et j'atteins l'alpette de la Dame... mais après 5/6 heures de marche (j'ai bien divagué dans le vallon)... avant de retrouver le GR... La remontée vers le Col est difficile... sous une chaleur étouffante... Je suis vanné. Et la redescente n'en finit pas... et j'ai très mal aux pieds... Aujourd'hui, je voulais me promener... et au final, largement plus de 20 bornes (5.6 pour le col, et 6km de vallon)... et 9 heures de marche... Le tout en chantant "je traine et je m'ennuie"... et "passions privées"... Bon, ça, ce n'était pas l'idéal... mais soit...
... Le coin m'a une nouvelle fois tellement plu... que je suis reparti la semaine suivante... A SUIVRE...
LE LIEN EN PLUS :
- Un inédit de l'ami Pierre Schott, le contemplatif.... sur sa page d'accueil....
Après le set "Passions privées" joué à Clermont, je me suis décidé à faire l'achat du vinyle "passions privées"... que je n'avais que via la réédition de 1989 (via les deux versions, la première avait des fautes d'orthographe)... et j'ai été ravi d'en découvrir la pochette intérieure que je ne connaissais pas... Je vous la fais donc découvrir... notamment avec d'excellentes (certes, un peu datées peut-être) photos d'Alain Bonnefont, Christophe Pie, Jérome Pietri, et Pascal Mikaelian.
Je vous donnais quelques éléments sur le disque ici:
Une façon bien original de mettre le texte des chansons... avec un choix de mettre en avant via des MAJUSCULES certaines expressions : col de l'oiseau mort, voleur impénitent, Nanga Parbat... mais qui ne sont pas les titres...
Matthieu et... je ne parlerai plus de sa barbe car j'ai constaté que google commence à référencer ce blog à ce sujet... pas de la barbe de Matthieu, mais de la barbe en général... et je ne souhaite pas que la barbe et Murat soient associés... les raccourcis sont trop vite faits... et donc, Matthieu, et sa coiffure seillante m'a gentillement livré le numéro de "Sancy Magazine", N°10, été 2012, à la coopé... m'évitant ainsi de me presser chez un bureau de presse... ce que j'ai fait le lendemain pour l'édition de la Montagne du dimanche matin. Il me l'a même gentillement offert, c'est la première fois qu'il m'a offert quelque chose qui ne se buvait pas... C'est donc très gentil. Merci à lui.
J'avais donc en effet vu qu'une entretien avec Murat y figurait... C'était même dans un coin de la couv: "Murat et le Sancy" , et dans l'édito ci-dessous : on nous annonce une des rares interventions médiatiques de Jean-Louis avec un "pour vous il évoque son rapport viscéral au massif"...
Ah, je suis bien curieux moi... Photo d'illustration rigolote...
Et... déception... On nous ment, on nous exploite! Pas d'interview.... Un article à la va-vite sans même réelle plongée dans ses textes sancéens...
Bon, tournons la page... au cas où... des belles photos... mais juste un article sur Clermauvergne...
Heureusement, on ne peut pas avoir un magazine sur le Sancy sans y trouver des éléments qui nous intéressent :
par exemple, mais que fait ce gens? Il ne colle pas des plumes... mais il est accroché sur la DENT DE LA RANCUNE (vallée de Chaudefour- Nu dans la crevasse)
Il s'agit de Jean-Pierre Frachon, clermontois qui a fait sa première dent sur la rancune... avant d'aller jusqu'à sur l'Everest.
Et voici une vue originale d'ENTRE TUILIERE ET SANADOIRE.... qui m'a tout l'air d'avoir été pris à quelque pas d'où vous savez. Il s'agit d'illustrer une interview du vice-président du Conseil régional chargé de l'environnement M. BOUCHARDY. Il est marié à une bourboulienne...ça arrive à beaucoup. Encore une fois, les journalistes ne posent pas les bonnes questions : on ne saura pas s'il a vu jouer CLARA...
Je vous fais grace d'une photo sans intérêt de la Dordogne, ma femme joconde, mon unique au monde.
Mais voici quelques termes sur les thermes de CHOUSSY...pour terminer.
et quelques angelots... qui en pincent pour l'infirmière... je les comprends... Elle est sympa:
J'apprends également que la Reine Margot était attachée à ses terres de la TOUR D'AUVERGNE, et beaucoup d'enseignes du coin (notamment à Besse, Bourboule) font référence à ce patronyme... La chanson de Murat n'évoque pas la reine... mais peut-être a-t-il découvert ce nom dans les rues de la bourboule... puisqu'il dit ne guère aimer Brassens?
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Un peu de pub pour ARTE... comme l'an dernier : c'est l'été, on peut regarder!
Toujours pour parler des KOLOKOs... je partage avec vous quelques clichés du "bulletin officiel de l'association Sapeurs-pompiers CLERMAUVERGNE HUMANITAIRE", dont quelques exemplaires étaient à disposition l'autre soir à Clermont...
Nous en sommes à 10 concerts de Murat... mais le nombre d'expéditions humanitaires réalisés est beaucoup plus importants (plus de 40)... et pas seulement en direction de KOLOKO, au Burkina (ah, je croyais que c'était au MALI)... ou en Mongolie.
le mot du président (extraits)
Après une présentation très complète de l'expédition vers la Mongolie qui partira au 4/07 de BESSE (budget de 40 000 euros dont 14 000 versés par les participants de l'expédition).. le bulletin rend de beaux hommages à la coopé et à son directeur, et à Murat... en reproduisant quelques articles de la presse locale (et aussi, notamment des articles parlant des lycées et collèges ayant réalisé des opérations pour aider l'association).
On apprend également que l'association a pour projet une expédition en MAURITANIE pour Janvier 2014... On espère que le 11e Concert pour Clermauvergne permettra de les réaliser... et que la situation en Afrique subsaharienne le permettra... il ne faudrait pas en effet que nos pompiers et leur cargaison se retrouvent aux mains de l'AQMI... Amis muratiens, bloquez vos week-ends autour du 21 juin 2013 afin de battre le record du bénéfice permis par le 10e concert!
Pas d'information à ce jour... sauf, un : "j'y étais, très bien" sur FB! Mais j'ouvre l'article au cas où quelques frontaliers ou amis belges voulaient nous laisser quelques commentaires sur ce concert. Merci à eux. N'ayez pas peur! Même quelques mots, je suis preneur!
En attendant, on peut découvrir la configuration de l'assistance là;
Un public installé dans une pente (c'est véritablement un théâtre de verdure), ce qui est prometteur d'ambiance et de chaleur... en espérant qu'il n'y ait pas eu les mêmes grêlons que l'Auvergne a reçus hier en fin d'après-midi.
EDIT1:
Via Fb, Chris : "Superbe concert de Monsieur Murat hier dans ma ville natale. Une heure d'intensité rare et de sincérité devant un public qui était loin d'être acquis".
Via quelques photos, j'ai constaté qui plus est que la nuit n'était pas encore tombée...forcément, c'était pour 20h30... et ce n'est pas très favorable....
Edit2 :
Merci à nos amis belges pour leurs commentaires... Inés-Serendipity était-elle là avec sa caméra?
Matthieu nous a encore gâté... Un texte pleins d'humour et d'émotion... comme les Koloko, concert pour CLERMAUVERGNE.... Je suis très content de vous, muratiens, dolo, anciens et novo, de vous permettre de lire :
COCORICO POUR KOLOKO !!!
J'ai eu le privilège de pouvoir assister à huit des dix concerts que Murat a donnés pour Clermauvergne - j'ai raté les deux premiers, en 2002 et 2003. Huit sur dix, il me semble que c'est une note très correcte. Converti dans les barèmes des agences de notations, si précieuses dans nos vies misérables, cela doit probablement être l'équivalent d'un AAB, ou d'un ABB+, voire d'un ABA– , enfin quelque chose comme ça. En ce dixième anniversaire, il est tentant de se livrer à l'exercice de la rétrospective. Huit Koloko, donc huit souvenirs – parmi beaucoup d'autres –, huit évocations subjectives forcément réarrangées par la mémoire, huit instantanés.
Je me souviens m'être demandé qui était ce garçon grand et mince qui assurait les chœurs sur le refrain de "Plus vu de femmes". Je me souviens que je ne comprenais rien à ce refrain, à ces paroles qui s'écoulaient avec la rapidité d'une cascade – je n'avais pas encore eu l'occasion de regarder le DVD, n'ayant pas de lecteur. Je me souviens que ce choriste d'un soir glissait de temps à autres des bribes d'une chanson pour enfants, clin d'œil à la naissance de Justine. Je me souviens avoir ensuite appris qu'il s'appelait Jérôme Caillon et qu'il était le leader de Rogogine. Je me souviens que ce groupe avait mis le feu sur la place de la Victoire quelques jours plus tard, lors de la Fête de la musique (Jérôme, tu nous manques !!) Je me souviens de toutes ces versions alternatives proposées par Murat : "Les jours du jaguar" en piano-voix, "Ceux de Mycènes" dans une langue inconnue ressemblant vaguement à du grec ancien, "Caillou" 100% instrumentale... Je me souviens aussi du plaisir de découvrir en avant-première des titres du prochain album. Je me souviens notamment de la joie et de la surprise ressentis en entendant Murat, accompagné au piano par Fred, chanter des mots tels que "Mon pauvre ami vous bandez trop / Saurez-vous jamais ce qu'est l'amour". Je me souviens qu'un drôle de type s'était approché de moi à la fin d'un concert et qu'il s'était présenté comme l'animateur d'un blog sur JLM. « Alors, vous devez être le fameux Pierrot ? » Je me souviens que nous avions longuement discuté jusque tard dans la nuit et que, déjà, il était pour moi comme une seconde mère, me demandant régulièrement : « Tu n'as pas froid avec ta chemisette ? » Je me souviens du plaisir de rencontrer chaque année d'autres muratiens, des néo et des archéo, venus pour certains en voisins et pour d'autres de très loin, tous passionnés, tous riches d'une foule de souvenirs et tous unis par un lien mystérieux, mais apparemment très solide, avec le chanteur de Douharesse. Je me souviens d'une année où il n'y avait plus de bassiste, Fred et Jean-Louis s'étant (provisoirement) brouillés. Je me souviens que Jean-Louis et Stéphane avait ainsi joué plusieurs morceaux en formation Gengis, à la manière de The Black Keys. Je me souviens de la version époustouflante qu'ils avaient livrée de « Et le désert avance ». Je me souviens qu'à la fin du concert, un fan avait demandé à Stéphane ce que signifiaient les vers « Aux âmes tant attachées / Les fesses en jus de cerise ». Stéphane lui avait répondu qu'il demanderait à Jean-Louis. Je me souviens des camions de pompiers stationnés devant la Coopé, qui nous ramène à chaque fois, mine de rien, en enfance, à cet âge où l'on se rêve en uniforme, avec un gros casque brillant sur la tête. Je me souviens m'être souvent dit, vers minuit ou une heure du matin : « Non, mais ils ne vont quand même pas conduire dans cet état ? » Je me souviens que ces dix années de Koloko ont marqué la naissance, puis l'ascension d'une vraie rock-star en puissance : l'adjudant-chef Jean-Marie Chastan. Je me souviens de cette fois où JLM avait repris plusieurs chansons de Neil Young. Je me souviens qu'à l'époque, je ne connaissais pas suffisamment le répertoire du Loner pour pouvoir apprécier ces reprises à leur juste valeur. Je me souviens de l'émotion éprouvée en 2011 en entendant Murat dédier « Alcaline » à Didier Veillault. Je me souviens que l'édition 2012 a été une apothéose, que le record de recettes a été battu, que JLM qui ne veut pourtant jamais regarder dans le rétroviseur s'est laissé aller cette fois-ci à une plongée trente ans en arrière, en reprenant la quasi-totalité de l'album Passions privées, avec ses fidèles compagnons, Christophe et Alain. Je me souviens que les frères Mickaelian, qui portent des noms de mafiosi arméniens, sont surtout de formidables musiciens. Je me souviens avoir ressenti lors de ce concert, en plus du plaisir et de l'émotion habituels, une excitation particulière. Je me souviens qu'après le concert, quelques muratiens sont allés traîner à proximité de la rue Montlosier et qu'ils ne se sont pas ennuyés. Je me souviens que chaque année depuis neuf ans, la vraie Fête de la musique a lieu pour moi quelques jours avant l'officielle, grâce à Murat et ses copains pompiers. Je me souviens de l'accessibilité de JLM à l'issue des concerts, de sa décontraction et de sa gentillesse – très loin de la réputation de beauf grossier et misanthrope qu'il semble parfois chercher à cultiver. Je me souviens qu'il règne à Koloko plus qu'ailleurs une atmosphère conviviale assez rare.
Je me souviens que j'y étais et que, comme dans la chanson de Bourvil, « c'était bien. [...] C'était bien ».
Merci de ne pas trop complimenter Matthieu, ça va lui monter à la tête... et il risque de décider de se raser la barbe que toutes les femmes (à barbe) de France et de Navarre lui envie.
Je vous mettrai un article dans les prochains jours concernant les POMPIERS DE CLERMAUVERGNE...
Vous pouvez retrouver tous les détails ou à peu près des concerts KOLOKO là:
Voici à l'intention des muratiens qui ont déjà eu l'opportunité de venir applaudir JLM à la Coopérative de Mai une photographie prise par Franck Boileau et parue dans La Montagne, photographie qui leur permettra de voir à quoi ressemble la grande salle de la Coopé lorsqu'elle est pleine jusqu'au sommet des gradins.
Pour voir et entendre Lou Reed, venu à Clermont-Ferrand lundi dernier.
Un vœu pour finir : qu'un jour prochain, JLM puisse se produire devant une Coopé aussi bien garnie. Inch'Allah !
- L'ami Vignol met en lumière sur son blog : Thierry Stremler, compositeur entre autres pour F. HARDY... Je vous avais informé de la sortie de son album en fin d'année... Une question concerne sa rencontre avec Murat....
Vous êtes aussi l'un des rares chanteurs pour qui Jean-Louis Murat ait écrit une chanson, Le plus grand amour. C'était sur votre troisième disque, JE SUIS VOTRE HOMME en 2007. Comment cela s'était déroulé avec Murat?
L'article en dessous est une réaction à un propos de Pascale Clark... Allez, courage, plus que quelques jours à l'écouter sur Inter avant les vacances!
- Il est annoncé une Emission SPECIALE sur FRANCE INTER dans l'émission "sous les étoiles exactement" avec Serge Levaillant... Un petit problème :c'est aussi une émission spéciale Jean-Louis... AUBERT... Partage d'affiche plus de 30 ans après celle de TELEPHONE ET CLARA? A voir... et à entendre.
- enfin, on retrouve en vidéo, ISABELLE BOULAY invitée d'Olivier NUC... Lors de sa tournée, elle rend semble-t-il un bel hommage à Murat avant de chanter le titre qu'il lui a écrit pour son dernier album. Il est fait mention de Murat dans le petit texte... mais point dans l'interview... je crois!
Je n'avais jamais accroché à ces titres de 82/84... Je me rappelle que je les avais écoutés dans la voiture en allant à Clermont l'année dernière... et en les écoutant, en les vivant en direct, voilà qu'elles m'ont accroché enfin... notamment "je traine et je m'ennuie" qui clôturait le set autour de "passions privées"... Après le concert, Matthieu m'emmenait en pélerinage "rue Montlosier".... et la décision était prise d'essayer de "cliper" ce titre... Le fait de le réentendre sans arrêt depuis n'a rien arrangé: j'adore... Même le saxo...
J'ai pris quelques images presque au hasard le dimanche matin... en ayant noté quelques mots : "je traine", "don du sang", "ciné".... Et puis, au fil des clins d'oeil qui se présentaient à moi dans les rues de Clermont; j'ai imaginé Murat allant au hasard... au prise avec l'ennui... de celui dont jaillit l'inspiration...
J'ai réussi à enregistrer en HD... mais ça n'a pas été simple...
Pour une première version (légèrement différente), j'avais été obligée de mettre en morceaux: Je vous la présente également... :
Je n'exclue pas de refaire une autre version... qui me satisferait un peu plus.
LE LIEN EN PLUS :
David, fidèle lecteur, régulièrement croisé en concerts, est passionné de photos 3D... Je voulais vous en parler depuis longtemps... et voilà l'occasion: Il expose des photos à la Préfecture à Clermont... Et vous y trouverez des clichés nombreux de "sites" muratiens (peut-être dent de la rancune... entre autres).
Du lundi 18 juin au vendredi 28 septembre 2012, l'Hôtel du Département accueille l'exposition « M'as-tu vu ? », qui retrace, à travers de nombreux clichés à découvrir avec des lunettes spécialisées, plus de 150 ans d'histoire de la photo en relief dans le Puy-de-Dôme.
nos héros avaient remporté une première bataille haletante contre les forces de l'ennui et les ennemis de l'art (la clef du chant de Murat n'est pas le bon goût). Le scénariste, habilement (euh), y amenait les conditions d'une suite....
Mais pour n'écarter aucun spectateur, notamment ceux qui n'auraient pas suivi les 352245 épisodes du pop-opéra ayant inspirés cette saga napoléo-sancyenne, nous nous voyons dans l'obligation de nous soumettre à la mode du PREQUELLE:
Générique en long Travelling arrière:
Le lièvre a du mal à remonter le cours ordinaire, mais pris dans son élan, dépasse 1829, puis, part au-delà du moyen-âge courtois... et s'emballe: passé même l'ère cabalistique de Lilith, dépassé le Népal, traversé la pluie, et les saisons, même le Miroir, dans une "chevauchée fantastique".... et tel Laurence, aux mêmes yeux bleus, reparcourir le long désert... jusqu'en 1984.
Nous voici donc à PASSIONS PRIVEES...
On en parlait via les mots de CLAUDE DEJACQUES là :
"A l'arraché, en mettant la gomme, je décroche un budget de 33T, ficelé total, musiciens inclus, des gars à lui; ceux des galères où Jean-Louis rame entre Clermont et Ussel*. C'est à RIOM que je retrouve l'équipe en répétition avant de plonger enfin au studio [...] Dès la sortie, la boite semble baisser les bras et le juridique cherche déjà l'issue de sortie du contrat".
Dejacques conclue ainsi "Il y a des artistes aux ailes déployées qui renient leur chrysalide, cet état transitoire où se conjuguent déjà les éléments de leur envol. Ils se veulent révélés en plein vol plutôt qu'en train de déplier leurs ailes encore flétries au soleil"... *Ussel?
Alors, oui, ce fut une surprise énorme (j'en ai fait mon joke de la première partie de Compte-rendu) d'entendre Jean-Louis annoncer l'interprétation de "PASSIONS PRIVEES" (tiré à 1000 à 2000 exemplaires selon les sources, Olivier Nuc coupant sans doute a poire en deux en disant 1500 dans sa conférence chantée)...
Surprise? Car Murat aurait-il rejeter ce disque? Sa mauvaise humeur face à la sortie de la compile "MURAT 82-84" par EMI pouvait peut-être le faire penser... mais en l'occurrence, il n'avait pas apprécié qu'EMI qui a lui rendu son contrat, cherche par la suite à se faire de l'argent sur son dos, avec un objet, qui plus est, mal fait (photo, faute)...
Dans une interview de Chorus en 1993, il indique : "En 82, j'ai enregistré un album de six titres, qui reste mon préféré, et en 84, Passions privées, tiré à mille exemplaires seulement, n'est quasiment pas sorti dans le commerce" (mince, je n'avais pas trouvé cette phrase lors de 'interview de Michel Zacha, ça aurait atténué ses regrets!!)...
Murat reprend pourtant "Johnny frenchman" dans "MURAT LIVE" (près de 10 ans plus tard, aux côtés de l'autre grand ancien : "suicidez-vous le peuple est mort"). Beaucoup ne doivent connaitre de "Passions privées" que ce titre du coup.
D'autres évocations dans des interviews:
"-Avec un vers comme "J'aimerais trouver la mort en voiture de sport", tu ne négliges pas ce que les autres pourraient ressentir ?
Non, ça ne dérange personne, ça. Les gens qui m'entourent me connaissent suffisamment. C'est de l'eau de rose en comparaison de "Passions privées" ou de "Suicidez-vous le peuple est mort", où il y a bien pire". (les inrocks 89)
Murat a expliqué qu'il ne pouvait pas chanter certains titres qui le replongeraient dans certains états émotionnels... Ce "pire" indiquerait donc que Murat n'a guère envie de regouter aux "états d'âme" de cette époque des galères... comme il ne goûte guère à se replonger dans "Dolores" (cf l'interview récente sur TV5,).
Autre citation ci-dessous intéressante que je résumerai par "Sincérité des émotions... et ambition artistique":
"Fais-tu un complexe vis-à-vis des Anglo-Saxons ?
-Dans Johnny Frenchman, sur Passions privées, je dis "Attends que la crinière pousse au lionceau", je parlais pour moi. Cette chanson était au départ une lettre ouverte à Costello, car j'avais lu une interview où il nous traitait de minables. C'était à l'époque des Pale Fountains : d'un seul coup, je sentais quelque chose de neuf, que je pourrais aller dans cette direction. Je voyais les Anglais comme des voyageurs modernes, avec une langue invincible mais je leur disais "Attends que la crinière pousse au lionceau", je sentais qu'il faudrait du temps. Ça peut s'apprendre, il faut avoir des connaissances en art poétique, aimer la grammaire, le vocabulaire, écouter beaucoup de musique, trouver son rythme à soi, ne pas se précipiter. J'avais conscience de partir de très loin. Un peu comme le retard de la renaissance française sur la renaissance italienne.
On pourrait penser qu'en vingt ans, le tour de ce genre musical a été fait. On peut soit baisser les bras, soit penser que le genre musical est acquis et que les territoires sont maintenant personnels, intérieurs. Et c'est encourageant, on peut croire que c'est un progrès de civilisation. Plutôt que de juger si le type est bon explorateur, s'il fait du nouveau, il s'agit de savoir s'il fait du vrai. Ici, on est assez fort pour l'exploration intérieure, pour avancer dans sa forêt vierge. On est plus introverti, on a plus le sens du sacrifice. A part quelques exceptions, des gens comme Lennon, eux ont assez peu le sens de la culpabilité. Dans cette espèce de far-west intérieur, on peut être les champions". (les inrocks 91)
dans la Montagne en 84
On ne peut donc pas parler de rejet de "Passions privées" par Murat... juste je pense du peu de goût pour se plonger dans le passé, préférer piocher des inédits plutôt que regarder en arrière... Et c'est bien pour cela que les fans hard-core ont immédiatement compris à l'annonce de cette réinterprétation qu'on allait vivre une soirée unique. Pour le reste du public, c'était plus délicat... notamment pour ceux qui réclamaient "le cri du papillon"... Cela peut expliquer le manque d'enthousiasme qui s'est installé globalement au cours de cette deuxième partie de concert... alors que cela avait gentiment chauffé précédemment.
Etait-ce pour autant un concert exigeant? Non, on n'a pas à se plonger dans un "ami amour amant" en solo... Juste effectivement pour l'assistance à "découvrir des airs et des textes nouveaux", délivrés guitare, basse, batterie... sans les ornements "sucrés" de Slim mais avec l'intervention des percussions et de l'harmonica des MIKAELIAN...
Mais soit...... j'avoue... Je ne sais plus comment retomber sur les pieds de mon compte-rendu, avec tous ces préalables.... J'aurais dû faire un plan en deux parties, deux-sous parties... Première partie : passions, Deuxième: privées... un truc comme ça, bien dialectique.... Allez, on recommence tout :
Il faisait beau ce soir-là.... et patati patata...et, ah, oui.... je reprends le fil!
Après l'annonce des résultats des bénéfices de la soirée pour l'association "Clermauvergne" de plus de 8000 euros (la plus grosse somme jamais atteinte pour un Kokolo?)... et un petit entracte, nous étions prêts à entendre "Passions privées":
Jean-Louis gratte un peu sa guitare...puis s'arrête... "On va vous le jouer dans l'ordre". Les assoiffés rejoignent la salle précipitamment... Sur scène, Christophe Pie et Alain Bonnefont semble très concentré et tendu.. Je suis un peu au fond de la salle pour avoir le meilleur son possible... au détriment de percevoir tout ce qui se passe sur scène (ainsi, JL qui perd son médiator.... l'épisode m'a totalement échappée).
Longue intro... plutôt basse, batterie... "LINDEBERG Business"... On retrouve la voix de Murat dans les aigues.. effet accentué par le refrain en s... On a droit à un bon solo, ponctué de "ooh", "oouh", de Jean-Louis. Bonne entrée en matière... mais mélodie un peu binaire. Ce n'est pas ma chanson préférée. Sur disque, elle est orchestrée avec beaucoup de synthés (Georges RODI) et une guitare à la ligne claire... qu'on ne retrouve pas... Il faut rappeler que Murat n'avait pas une totale confiance en son jeu de guitare à l'époque, Jérôme Pietri est crédité à ses côtés sur le disque. Le morceau est très largement étiré par rapport au disque (de deux minutes). Le texte est peu compréhensible... Murattextes fait semble-t-il une erreur : Matthieu me l'a signalé en discutant cette semaine.... Il faut entendre "tupamaro payera" ( au lieu de "To Pamaro vira"...), ce qui permet d'apporter l'éclairage d'une luciole dans l'obscurité de ce texte (je n'ai pas l'album vinyle encore, dans lequel les textes sont reproduits collés ensemble à la suite... comme le racontait Anne-Marie Paquotte, dans cet article qui fut si important pour Murat, que j'avais reproduit dans cet article consacré à quelques archives).
"Petite beauté"... Du Murat pur sucre. Mélodie simple ("fadeur curieuse" selon Bayon)... ponctuée par la basse... avec la voix qui peut se faire trainante. Le morceau pourrait passer pour une composition récente. Petit pont presque reggae? La version est assez fidèle au disque, même si la guitare me semblait acoustique en 84.
Murat: "Ca ne nous rajeunit pas, parce qu'on répétait comme ça tous les 3 y'a... On a fait quelques petites répètes et c'est revenu tout de suite... On est assez content de vous présenter ça...et ça sera une expérience unique"... Une phrase sans cynisme et ironie... J'y détecte peut-être un peu d'émotion...
Murat a un pupitre devant lui... mais sans papier visiblement... Il connait les textes par coeur. J'en suis un peu surpris. Bel effort ou professionnalisme..
Intro tout-à-fait proche du "cri du papillon"... mais cela reste down tempo.... C'est "Johnny Frenchman".... (et ce n'est pas dans l'ordre de l'album... je m'en rends compte maintenant). Sur Murat Live, la version était très country, peu dans l'émotion. Sur disque, une gimmick de guitare très funky... et une orchestration 80's... que j'aime bien. Jean-Louis reste peut-être plus fidèle à celle-ci. Le refrain est assez efficace... et Jean-Louis Murat se lâche bien... là, encore, un gros solo, violent, qui nous amène tout-à-fait ailleurs, avant de revenir sur le refrain en douceur, et un dernier redécollage... pour conclure? Non, de nouveau, un dernier couplet. Lancinant... Johnny, Johnny... Ah, le meilleur moment de la 2e partie pour le moment... Très très réussie! On connaissait deux versions très orchestrées... et le passage à "l'état brut" montre qu'on a effectivement à faire à une excellente compo de Murat (là, encore, indiquée comme telle par Bayon en 88).
Arrive sur scène Pascal Mikaelian... crédité sur le disque à l'harmonica, vibraphone et choeurs.
C'est pour "la louve"... mais je ne la tête guère (même si j'aime le Rhum). L'harmonica est certes plutôt sympa... L'interprétation de Jean-Louis permet quand même de sauver l'ensemble... Là, encore, pas ma chanson préférée. Un rien monotone. Basse lourde, rythme que je n'aime pas... Le morceau le plus faible de la soirée?
Très longue intro... avec une guitare qui vient s'immiscer de plus en plus fort... A ce moment-là, encore, je me dis que ça pourrait partir sur "le cri du papillon". C'est "USCHI"... et Jean-Louis fait jouer sa guitare... Pour Bayon, le titre était "parfait" sur disque (avec son orchestration originale, avec écho, percu, pont orientalisant), et ce soir, tout électrique, ça l'est également : dans Lilith, le titre se serait bien glissé.
Deuxième intervention (en gros) : remerciements des musiciens, "on était un groupe auvergnat bien avant que les (vannes aux groupes chantant en anglais?) soient là. Alain était au bahut, Christophe était en cavale... du collège... et on ne sait jamais perdu de vue.. On a fait Clara durant 3/4 ans", "On a enregistré à Riom, Riome Le beau [ce qui suscite l'agacement d'une Riomoise à côté de moi]... Ca fait une paye... vous étiez pas né je crois...". Puis, il appelle les frère Mikaelian : "bon, c'est pareil, c'était des gamins, on sentait déjà qu'ils allaient mal tournés". "on va tenter un truc pas évident, jazz rock un peu : Passions Privées".
Stéphane Mikaelian, ranchero, s'installe au djembé (c'est un certain SOUKA qui est crédité sur le disque). Le rythme donné est plutôt sympa... On a là une ambiance vraiment originale pour du Murat (et on se prend à rêver de l'album africain qu'il pourrait enfin faire). En réécoutant le titre sur le disque, je découvre sa belle orchestration (avec saxo)... "reste nue sous ta jupe en ce début juillet"... Jean-Louis Murat s'amuse cette fois plus avec sa voix... Christophe Pie assure les choeurs : "une femme, une femme". Excellent. Le public apprécie. Une jolie femme brune devant moi danse.
"Une dernière chanson typiquement clermontoise qui parle de la rue Montlosier..."... Une petite vanne à Pascal Mikaelan... Et ça termine très fort: vraiment la musique la plus prenante (air assez tubesque)... Et l'harmonica est très chouette (dès l'intro où il est au premier plan)... "encore une journée d'ennui"... Le texte est très court, et Murat scande certaines phrases... accentuant ainsi le propos... Très joli final... manque juste un gros solo de guitare fightant avec l'harmonica...
Applaudissements sages pour une prestation autour de "passions privées" de 40 minutes environ... J'avais compris qu'ils jouaient l'album en intégralité mais il manque finalement 3 titres à l'appel : "Pourquoi n'as-tu pas dis je t'aime?", "cargo de dieu", "l'étrangère"... Dommage de l'absence de "pourquoi n'as-tu..." qui est l'autre "tube" du disque à mon avis...
La lumière se rallume un court instant... mais le public continue de réclamer un rappel... et Jean-Louis revient rapidement... Ah, chouette... Il appelle : "Slim, Stéphane, vous êtes dans les parages?"... Murat commence à gratouiller... pour émettre le célèbre accord de conclusion... puis part sur une impro autour... Stéphane et Slim finissent par arriver... et on retombe sur les pattes du jaguar loin d'être ajourné... L'intro aura donc durée près de 3 minutes... en étant parfaitement "maitrisée" (on ne sent pas l'improvisation)... Ce n'est pas totalement débridé et sauvage, ni très ralenti, mais sur le ton juste... Jean-Louis finit en imitant le coq, le loup... 8 minutes trop courtes.
Cela se termine donc ainsi, et on est ravi de se diriger vers le bar et de pouvoir débriefer avec tous les fans de France et de Navarre... même si ça se clairseme très rapidement... Une petite fête privée semble organisée à l'étage... nous privant de discuter avec les musiciens, ou Rancheros présents (même si j'alpague tout de même Christophe Pie, avec lequel on parle de la tournée en première partie de Charlèlie Couture à la suite de l'album Passions privées, de la basse de droitier d'Alain... alors qu'il est gaucher... puis Stéphane M. qui nous évoque rapidement les conditions d'exercice du métier de Ranchero.. qui ne sont pas faciles).Quand le bar ferme, là aussi rapidement, certaines réclament de pouvoir remettre leur gros paquet cadeau, apparemment pleins de bonnes choses)... Jean-Louis arrive quelques instants plus tard... et discute un bon quart d'heure avec la dizaine de personnes présentes.
Même si les versions jouées par Murat sont toujours différentes, même si on a souvent des inédits, découvrir ou redécouvrir autant de titres étaient exceptionnelles... et ces titres ont largement démontrés qu'il méritait de figurer dans la discographie (même si le succès ne viendra que 3/4 ans plus tard). Constat aussi que Jean-Louis n'a rien perdu de sa voix et de sa capacité d'interprétation...bien au contraire.
Je me dis ainsi que peut-être Jean-Louis aurait peut-être intérêt à regarder plus attentivement ce passé... C'est devenu effectivement une mode, parfois un concept marketing (le succès récent de Gérard Lenorman...).. et des mauvaises langues pourraient dire que Jean-Louis Murat a copié sur Dominique A qui reprend "la fossette" en ce moment, mais ce n'est pas non plus totalement nouveau : les Sparks ont il y a quelques années chantés tous leurs albums (un par soir), Kraftwerk également il me semble.... Et je ne crierai pas au loup vendu aux Marchés si Murat faisait un "Manteau de pluie 2012"(avec un nettoyage de synthés)... ou misait sur un best of qui manque, je pense, pour conquérir quelques curieux et... faire tapis et relancer de 10... albums avec le succès revenu...
MERCI JEAN-LOUIS MURAT! POUR LES POMPIERS DE CLERMAUVERGNE, et pour les MONGOLES, et POUR NOUS...
- PROCHAINS CONCERTS:
* 30 Juin, NAMUR, concert gratuit... Où il démontra sa capacité à tenir en haleine une assistance de plus d'un millier de personnes, comme à Cluses il y a quelques années.
* 26 juillet aux Sables en VENDEE, avec Thomas FERSEN
Merci Armelle pour la photo, Merci Matthieu pour les quelques éléments donnés,
Je ne sais plus où j'ai récupéré les autres archives : alors, merci à tous les archivistes et aux grands anciens...
Allez, ouste, publication... ça ira bien comme ça...