Je ne vous vous oublie pas.. Et la preuve que je continue de veiller (même tard le soir)... voici donc une information donnée au conditionnel par le journaliste de l'express Gilles MEDIONI sur twitter :
"JEAN-LOUIS MURAT AURAIT SIGNE CHEZ PIAS"
Les informations données par Jean-Louis Murat étaient donc exactes... Il n'avait donc plus bel et bien de maison de disques... Le nouvel album aura donc convaincu le petit mais costaud PIAS. Dans "l'écurie", on trouve EIFFEL, Agnes OBEL, dEUs, Noel Gallaguer, Miossec... et Lambchop... Ils ont notamment des contrats de distribution avec beaucoup de labels indépendants (libertines, Anthony and the johnsons...) and Florent Marchet.
Et je partage donc avec vous , fidèle à ma ligne éditoriale sinueuse, ce courrier envoyé via la fonction "contact" du blog. Je l'ai mise en forme pour une meilleure lisibilité.
"
COMMUNIQUÉ COMMUN
DE
L'ACC (ASSOCIATION DES CLERMONTOIS EN COLÈRE )
ET DE
LA CRICF (COORDINATION POUR LA REVALORISATION DE L'IMAGE DE CLERMONT-FERRAND)
Marceline De Blatin Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.
Monsieur,
Nos deux associations qui se sont souvent opposées par le passé (notamment pour savoir s'il aurait été souhaitable qu'Olivier Bianchi, notre adjoint à la Culture, entame un régime Dukan ou si le tramway n'aurait pas gagné à être repeint en jaune et bleu), ont cette fois jugé utile d'unir leurs forces : il est en effet de notre devoir de réagir avec la plus extrême vigueur à la campagne de dénigrement que vous menez actuellement à l'encontre de la ville de Clermont-Ferrand, via votre blog. Par la présente, nous vous demandons instamment de cesser de calomnier notre bonne ville, sous peine de poursuites judiciaires.
Voilà en effet plusieurs semaines, Monsieur, que vous prenez un malin plaisir à répandre à travers les articles que publie votre officine l'idée selon laquelle Clermont-Ferrand serait une ville ennuyeuse. Tout est parti, semble-t-il, d'une ignominieuse chanson écrite il y a trente ans par M. Jean-Louis Bergheaud, qu'un maigre public connaît mieux sous le nom de Jean-Louis Murat. Ce monsieur, à qui l'idée que je me fais de la culture, telle qu'ont su l'incarner avec éclat des figures locales comme Mme Claire Chazal, M. Jean-Luc Petitrenaud et Messieurs Giscard d'Estaing (père et fils), m'empêche d'attribuer le nom d'artiste, se plaît depuis plusieurs années déjà à multiplier les propos malveillants sur notre belle métropole, en s'en prenant à longueur d'interviews à ses habitants, ses étudiants, ses musiciens et en traitant sa mère nourricière, l'industrie MICHELIN, plus bas que terre par un silencieux mépris.
Le comble est que ce triste individu proclame par ailleurs à qui veut bien l'entendre son attachement à l'Auvergne, sans doute dans l'espoir mesquin de s'attirer la sympathie de quelques auditeurs régionalistes. Ainsi, il y aurait la belle Auvergne et l'affreuse Clermont-Ferrand ? Mais que serait l'Auvergne sans Clermont-Ferrand ? Un désert, Monsieur, un désert où survivraient avec peine, dans un dénuement complet, quelques milliers de paysans et autres bovidés et qui ne serait visité que par une poignée de touristes en mal d'exotisme. Mais il est vrai que M. Murat se prend lui-même pour un moujik. Qu'il émigre donc en Sibérie ! Oui, il est temps de l'affirmer avec force : l'Auvergne ne serait rien sans son auguste capitale. Je rappelle que le sieur Murat, quant à lui, est originaire d'une bourgade dont l'énoncé du nom suffirait à faire se gausser la France entière et que ses parents ont sans doute été fort soulagés de pouvoir lui donner la vie en toute sécurité dans l'un de nos formidables hopitaux. Lui-même a d'ailleurs dû être ravi de pouvoir trouver asile dans le quartier Vallières au cours des années 80... Cependant, tant d'ingratitude n'a rien d'étonnant : "Elève des corbeaux et ils te mangeront les yeux !".
Mais la haine de M. Murat pour Clermont-Ferrand ne date malheureusement pas d'hier. Il a en effet commis il y a trente ans une chanson que tous les vrais amateurs de musique avaient pris soin d'ignorer et qu'il a cru bon de rechanter sur scène voilà quelques semaines, au cœur même de notre accueillante cité. Dans cette ritournelle dont le narcissisme n'a d'égal que l'insignifiance, M. Murat se décrit en train de traîner et de s'ennuyer dans les rues de Clermont-Ferrand... alors que sa chanson prouve dans le même temps qu'il y a mille activités possibles dans notre chère ville : on peut y aller au ciné, y donner son sang, y chercher l'amour... (et il omet de dire que nos brocantes regorgent de recueils de poétesses méconnues...).
Non content de ressortir son "œuvre" d'un oubli qui lui convenait parfaitement, M. Bergheaud a poussé la provocation lors de son récital, jusqu'à accompagner celle-ci de commentaires sarcastiques que la politesse m'interdit de reproduire ici. C'en est assez ! Que vous admiriez -sous le couvert de l'anonymat!-, Monsieur Pierrot, un chanteur qui ne doit sa minuscule notoriété qu'à la complaisance ignare d'une poignée de journalistes parisiens qui ne sauraient même pas situer Clermont-Ferrand sur une carte, c'est votre droit. Mais que vous colportiez comme vous le faites depuis des semaines cette idée que Clermont-Ferrand serait une ville où l'on s'ennuierait, qui plus est en produisant même un clip pour cette chanson, les Clermontois ne peuvent le tolérer plus longtemps ! Il est rigoureusement impossible de s'ennuyer à Clermont, il est impossible de s'ennuyer à Ferrand, nous ne connaissons pas l'ennui à Clermont-Ferrand ! Si quelqu'un s'ennuie ici, c'est qu'il l'a décidé !
Apprenez ainsi que notre merveilleuse agglomération accueille en ce moment-même une compétition sportive de dimension internationale, qui n'a certes rien à envier à la manifestation qui se déroulera dans quelques jours à Londres. En effet, Monsieur, Clermont-Ferrand organise ces jours-ci le championnat du monde de billes. Oui, Monsieur, de billes ! L'événement est suffisamment considérable pour que La Montagne lui ait consacré sa une dans son édition du 12 juillet. Pas un article discret en page 7 ou une demi-page dans la rubrique "Sports", non la une. Je vous parle bien de La Montagne, le grand journal régional fondé par Alexandre Varenne qui a été, je vous le rappelle, désigné en 2010 comme le meilleur quotidien français. Et puis, évoquons aussi la place du 1er mai, où se dresse fièrement dans notre ciel actuellement, le plus grand toboggan gonflable du monde! Voilà deux exemples assez éloquents, me semble-t-il, pour anéantir les quolibets sous lesquels vous essayez d'ensevelir notre cité si vivante!
Vous avez récemment publié un article dans lequel vous disiez randonner en chantant l'odieuse chanson que j'évoquais plus haut. Et vous avez voulu narguer le bon peuple clermontois avec des photos de votre excursion. Mais sachez, Monsieur, que les Clermontois n'ont que faire des images des montagnes qui entourent votre patelin. Ils s'enorgueillissent au contraire de vivre dans une ville en travaux, une ville où l'on bâtit, une ville où l'on bétonne. Oui, à Clermont, nous bétonnons et nous en sommes fiers !
Pour terminer, je me dois de rappeler certaines réalités qui pourraient avoir échappé à des lecteurs de votre blog qui auraient naïvement accordé leur crédit à la contre-publicité scandaleuse que vous nous faites.
Je vous précise donc que Clermont-Ferrand, aux couleurs chatoyantes de gris et noir, est une ville jeune et dynamique, dont le cœur palpite au rythme de l'incessante activité des dizaines de milliers d'étudiants qui y résident. Parmi ceux-ci, nous nous flattons de compter nombre d'étudiants chinois venus trouver dans la cité arverne les connaissances et la culture qui leur permettront ensuite d'insuffler à leur petit pays un dynamisme comparable à celui de notre ville.
Clermont-Ferrand est aussi une future métropole européenne à taille humaine, un carrefour des civilisations où viendra bientôt s'arrêter le Train à Grande Vitesse... Et je ne vous parle pas du Panoramique des Dômes, merveille technologique qui, contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs malveillantes, fonctionne très bien et permet désormais à des centaines de milliers de touristes d'admirer la magnificence de notre ville, sans avoir à se salir les pieds en traversant d'inutiles et fangeux pâturages.
Tant d'attraits ne sont pas dus au hasard. Notre ville est en effet administrée avec talent, imagination et exemplarité par une majorité municipale socialiste, donc normale. Une équipe conduite avec fougue et panache par un maire lui aussi dynamique et normal qui va sur ses soixante-dix-sept printemps.
Enfin, Monsieur, comment ne pas vous rappeler à vous qui vous targuez d'être mélomane, que Clermont-Ferrand est la capitale française du rock n' roll, une ville qui regorge de jeunes groupes autrement plus talentueux que le misérable et médisant saltimbanque si cher à votre cœur, une ville dont les rues vibrent au son d'hymnes à la liberté et à l'hédonisme chantés par nos jeunes enfants dans la langue de Shakespeare.
Non, Monsieur, n'en déplaise au sieur Murat, Clermont-Ferrand n'est pas une ville où l'on traîne et où l'on s'ennuie. Clermont est une ville rock et l'on y joue aux billes. Qu'on se le dise !
Marceline De Blatin
Secrétaire Générale de l'Association des Clermontois En Colère.
Je ferme là les guillements : " .
ET VOICI MA REPONSE :
Madame, sachez que la muranitude est un combat... parfois contre soi-même... mais souvent contre son père fondateur... et son rejet de Clermont fait bien sûr partie des éléments difficiles à vivre. De Koloko en koloko, nous aimons Clermont... même oui, notre credo, notre confiteor est bien :
je suis heureux ça c'est montagne amoureux ça c'est la montagne tu peux au mieux être rivale tu peux au mieux dans tout cet attirail
Et nous aimons bien nous faire du mal... comme lui nous en fait parfois... Alors, voici quelques uns de ses propos sur Clermont (j'en rajoute pour vous faciliter vos démarches judiciaires).
Je réouvre des guillements, Murat speaking : "
- la petite ville, pour moi, c'était La Bourboule. j'étais toujours avec mon grand-père, on voyait trois bœufs par jour. L'école, aller en ville, c'était une vraie terreur. Après, il y a eu Clermont-Ferrand. Mes parents s'en souviennent très bien: j'ai toujours été malade pour aller à Clermont-Ferrand. j'ai toujours tout fait pour ne pas y aller. On s'arrêtait tous les dix kilomètres, j'étais malade en voiture, j'y restais couché tant qu'on était dans la ville. Depuis, j'ai la haine des citadins. Je vois chaque citadin comme un déserteur. Je leur souhaite le pire. Que toutes les villes soient rasées, qu'il ne reste absolument plus rien. Déjà, avec les filles, ça ne marchait pas du tout. Elles trouvaient toujours que je sentais la bouse de vache. Je me retrouvais toujours en marge. Même dans la classe. Toujours celui qui pue. Surtout à partir du mois d'avril, autour des vacances de Pâques, j'amenais du fumier, j'avais des pièces pour charger un tombereau chez les voisins. Et dans cette petite ville de La Bourboule, mille huit cents habitants, j'étais toujours en marge. Je les déteste tous encore. Tous. Je n'y fous jamais les pieds. Jamais je ne pourrai vivre avec une fille de la ville.
-Mais en ville, c'est une catastrophe. En ville, la vie n'existe plus. A part regarder les filles, il n'y a rien d'autre, quelques sourires, quelques regards, une démarche ou une silhouette. Sinon, une torture.
- Rien des noirceurs de la pierre clermontoise, cathédrale de lave, irriguée de ruelles aventureuses, avenues Michelin, bancs d'essai des pneus. Le point de passage obligé "pour aller àla capitale, et encore, ce n'est pas facile, le Téoz (nouveau train Corail de la SNCF) est déjà déglingué, quelle honte" (nouveau coup de patte).
-Moi je ne suis pas Clermontois. Pour nous à La Bourboule, Clermont, c'est Versailles. On déteste. C'est un peu l'émergence de la musique des bobos clermontois.
Ce n'est que quelques citations trouvées en quelques minutes...
Madame, Clermont, pour nous, muratiens, c'est la fête, les retrouvailles... mais pour lui, c'est le divorce, l'exode, la traversée du désert... et dans le coeur d'un enfant, et dans celui d'un adulte jamais apaisé, c'est un passif trop lourd...
Deux choses encore: - vous me menacez, Madame, mais si j'entends encore parler de vous... sachez que je diffuserais le titre "Clermont" des RANCHEROS dans le monde entier!
- vous vous plaignez des propos sur Clermont, estimez-vous heureuse de n'être point pas parisienne!
Allez, pour rappel... Le petit clip que vous évoquez... tourné un dimanche matin, dans les rues bien mortes de Clermont!
le paysage de ma précédente randonnée... Vallon de Marcieu, et le Col de Bellefond tout au fond.. J'y retourne....
Une belle harde... J'avance doucement...
Mais j'ai quelques remords... Je me demande si ce petit n'a pas perdu sa maman... La "saison" est néanmoins bien avancée, il est déjà costaud... et va vite retrouver le reste de la troupe.
Le fou du Manti... ou un crododile-cerf?
3 rando-alpinistes dans les falaises....
Pas pas là que les troupeaux peuvent monter...
Je me demandais pas où ils montaient... Ci-dessous... au prix d'une installation assez conséquente... et de barrières solides
Mais point de troupeaux en ce début juillet sur le vallon... Ne recoit-il plus de bêtes?
Voilà ma fin de parcours pour moi... J'ai atteint la zone que j'avais parcouru lors de la précédente randonnée... Je redescends sur le vallon... pour retraverser le bois ci-dessous..
Un regard sur le chemin aller : les crêtes...
belle faille...
De retour sur l'alpage de la dame...
Aux Varvats, Le crique de Saint-Même... et sa cascade supérieure....
Allez, c'est fini l'Isère... jusqu'au 17/18 août... direction l'OISANS...
[EDIT 2023: L'automne dernier - 2022- on discutait avec un garde de la Réserve naturelle des hauts de Chartreuse de la possibilité qui existait de se promener partout, pour lui, propriété privée ou non, les randonneurs avaient le champ libre... En cet automne 2023, ce n'est plus le cas : toute la crête est interdite, grâce à une nouvelle loi dont le législateur n'a peut-être pas mesuré les effets... En tout cas, cette randonnée ci-dessous est désormais passible d'une forte amende... Rappel de la situation et pétition, merci Bruno de Quinsonas-Oudinot, qui se préoccupe plus des chasseurs que de maintenir "ouvert" (non boisé) l'alpage, le plus beau site de Chartreuse selon moi ]
Ah, encore un mercredi libéré, et je continue d'explorer les Hauts de Chartreuse... et je me décalle vers le nord... et je pars donc cette fois de St-Pierre d'Entremont... enfin, d'un hameau : Les Varvats... sur le côté du cirque de St-Même... permettant une montée tranquille et non-périlleuse (le Pas de la mort, lui, passe dans la falaise).
Une belle surprise de se retrouver ainsi rapidement juste au-dessus de la falaise... et de contempler la percée jusqu'au nord-Isère...
Quelques mètres encore, et on se retrouve sur l'alpage... qui monte doucement mais surement jusqu'à la crête... Du bas, j'avais déjà remarquée cette grande prairie qui ressemble presque à une piste de ski. On quitte là le sentier...
Tout au long du champ, des anciennes bornes frontières... Elles marquent encore le passage entre l'Isère et la Savoie.
Là-haut, je retrouve la crête si impressionnante.
Le granier au fond...
8h30
Je guette un peu les bouquetins... qui ont été réimplantés il n'y a pas si longtemps... mais de bouquetins...point.
C'est parti pour 4/5 km de cheminement le long de la crête.... herbeuse, agrémentée de quelques arbres...
Une poule (femelle du grand tétras) s'envole à 5 mètres... Ca surprend... C'est la deuxième fois que j'en vois... Depuis, j'ai appris qu'en hiver, qu'un tel décollage répété trois/quatre fois dans la journée peut les faire mourir d'épuisement...
La ballade dont je vous avais parlé là m'a tellement plu que j'ai décidé de repartir dans le même coin...
Saint-Pierre de Chartreuse, aux environs de 6h30... en direction du Col de Bonnefont (2 heures de montée)... mais là, je plonge de l'autre côté du col (au lieu de filer vers la Dent de Crolles)... parcourir le Vallon de Marcieu, belle propriété privée ma foi, et la forêt de l'aulp du seuil. Pas un parcours ultra-sportif et à sensation mais sous une journée caniculaire...
Vallon de Marcieu... Suspendu entre les falaises du Grésivaudan sous les nuages et les falaises des Lances de Malissard, et du cirque de Saint-Même... Comme ça, le bout du vallon ne me paraissait pas si loin... et si bas...
Hors-sentier le long des crêtes... et Belledonne enneigée...
Mont-Blanc
L'eau est rare... Elle file dans les lapias... et ressurgit quelques centaines de mètres plus bas... dans les Guiers...
La terre est trop froide... alors les arbres cherchent un peu de chaleur sur les cailloux... Beau dédale en remontant vers le col.
Je traverse le hameau et j'atteins l'alpette de la Dame... mais après 5/6 heures de marche (j'ai bien divagué dans le vallon)... avant de retrouver le GR... La remontée vers le Col est difficile... sous une chaleur étouffante... Je suis vanné. Et la redescente n'en finit pas... et j'ai très mal aux pieds... Aujourd'hui, je voulais me promener... et au final, largement plus de 20 bornes (5.6 pour le col, et 6km de vallon)... et 9 heures de marche... Le tout en chantant "je traine et je m'ennuie"... et "passions privées"... Bon, ça, ce n'était pas l'idéal... mais soit...
... Le coin m'a une nouvelle fois tellement plu... que je suis reparti la semaine suivante... A SUIVRE...
LE LIEN EN PLUS :
- Un inédit de l'ami Pierre Schott, le contemplatif.... sur sa page d'accueil....
Après le set "Passions privées" joué à Clermont, je me suis décidé à faire l'achat du vinyle "passions privées"... que je n'avais que via la réédition de 1989 (via les deux versions, la première avait des fautes d'orthographe)... et j'ai été ravi d'en découvrir la pochette intérieure que je ne connaissais pas... Je vous la fais donc découvrir... notamment avec d'excellentes (certes, un peu datées peut-être) photos d'Alain Bonnefont, Christophe Pie, Jérome Pietri, et Pascal Mikaelian.
Je vous donnais quelques éléments sur le disque ici:
Une façon bien original de mettre le texte des chansons... avec un choix de mettre en avant via des MAJUSCULES certaines expressions : col de l'oiseau mort, voleur impénitent, Nanga Parbat... mais qui ne sont pas les titres...
Matthieu et... je ne parlerai plus de sa barbe car j'ai constaté que google commence à référencer ce blog à ce sujet... pas de la barbe de Matthieu, mais de la barbe en général... et je ne souhaite pas que la barbe et Murat soient associés... les raccourcis sont trop vite faits... et donc, Matthieu, et sa coiffure seillante m'a gentillement livré le numéro de "Sancy Magazine", N°10, été 2012, à la coopé... m'évitant ainsi de me presser chez un bureau de presse... ce que j'ai fait le lendemain pour l'édition de la Montagne du dimanche matin. Il me l'a même gentillement offert, c'est la première fois qu'il m'a offert quelque chose qui ne se buvait pas... C'est donc très gentil. Merci à lui.
J'avais donc en effet vu qu'une entretien avec Murat y figurait... C'était même dans un coin de la couv: "Murat et le Sancy" , et dans l'édito ci-dessous : on nous annonce une des rares interventions médiatiques de Jean-Louis avec un "pour vous il évoque son rapport viscéral au massif"...
Ah, je suis bien curieux moi... Photo d'illustration rigolote...
Et... déception... On nous ment, on nous exploite! Pas d'interview.... Un article à la va-vite sans même réelle plongée dans ses textes sancéens...
Bon, tournons la page... au cas où... des belles photos... mais juste un article sur Clermauvergne...
Heureusement, on ne peut pas avoir un magazine sur le Sancy sans y trouver des éléments qui nous intéressent :
par exemple, mais que fait ce gens? Il ne colle pas des plumes... mais il est accroché sur la DENT DE LA RANCUNE (vallée de Chaudefour- Nu dans la crevasse)
Il s'agit de Jean-Pierre Frachon, clermontois qui a fait sa première dent sur la rancune... avant d'aller jusqu'à sur l'Everest.
Et voici une vue originale d'ENTRE TUILIERE ET SANADOIRE.... qui m'a tout l'air d'avoir été pris à quelque pas d'où vous savez. Il s'agit d'illustrer une interview du vice-président du Conseil régional chargé de l'environnement M. BOUCHARDY. Il est marié à une bourboulienne...ça arrive à beaucoup. Encore une fois, les journalistes ne posent pas les bonnes questions : on ne saura pas s'il a vu jouer CLARA...
Je vous fais grace d'une photo sans intérêt de la Dordogne, ma femme joconde, mon unique au monde.
Mais voici quelques termes sur les thermes de CHOUSSY...pour terminer.
et quelques angelots... qui en pincent pour l'infirmière... je les comprends... Elle est sympa:
J'apprends également que la Reine Margot était attachée à ses terres de la TOUR D'AUVERGNE, et beaucoup d'enseignes du coin (notamment à Besse, Bourboule) font référence à ce patronyme... La chanson de Murat n'évoque pas la reine... mais peut-être a-t-il découvert ce nom dans les rues de la bourboule... puisqu'il dit ne guère aimer Brassens?
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Un peu de pub pour ARTE... comme l'an dernier : c'est l'été, on peut regarder!
Toujours pour parler des KOLOKOs... je partage avec vous quelques clichés du "bulletin officiel de l'association Sapeurs-pompiers CLERMAUVERGNE HUMANITAIRE", dont quelques exemplaires étaient à disposition l'autre soir à Clermont...
Nous en sommes à 10 concerts de Murat... mais le nombre d'expéditions humanitaires réalisés est beaucoup plus importants (plus de 40)... et pas seulement en direction de KOLOKO, au Burkina (ah, je croyais que c'était au MALI)... ou en Mongolie.
le mot du président (extraits)
Après une présentation très complète de l'expédition vers la Mongolie qui partira au 4/07 de BESSE (budget de 40 000 euros dont 14 000 versés par les participants de l'expédition).. le bulletin rend de beaux hommages à la coopé et à son directeur, et à Murat... en reproduisant quelques articles de la presse locale (et aussi, notamment des articles parlant des lycées et collèges ayant réalisé des opérations pour aider l'association).
On apprend également que l'association a pour projet une expédition en MAURITANIE pour Janvier 2014... On espère que le 11e Concert pour Clermauvergne permettra de les réaliser... et que la situation en Afrique subsaharienne le permettra... il ne faudrait pas en effet que nos pompiers et leur cargaison se retrouvent aux mains de l'AQMI... Amis muratiens, bloquez vos week-ends autour du 21 juin 2013 afin de battre le record du bénéfice permis par le 10e concert!
Pas d'information à ce jour... sauf, un : "j'y étais, très bien" sur FB! Mais j'ouvre l'article au cas où quelques frontaliers ou amis belges voulaient nous laisser quelques commentaires sur ce concert. Merci à eux. N'ayez pas peur! Même quelques mots, je suis preneur!
En attendant, on peut découvrir la configuration de l'assistance là;
Un public installé dans une pente (c'est véritablement un théâtre de verdure), ce qui est prometteur d'ambiance et de chaleur... en espérant qu'il n'y ait pas eu les mêmes grêlons que l'Auvergne a reçus hier en fin d'après-midi.
EDIT1:
Via Fb, Chris : "Superbe concert de Monsieur Murat hier dans ma ville natale. Une heure d'intensité rare et de sincérité devant un public qui était loin d'être acquis".
Via quelques photos, j'ai constaté qui plus est que la nuit n'était pas encore tombée...forcément, c'était pour 20h30... et ce n'est pas très favorable....
Edit2 :
Merci à nos amis belges pour leurs commentaires... Inés-Serendipity était-elle là avec sa caméra?
Matthieu nous a encore gâté... Un texte pleins d'humour et d'émotion... comme les Koloko, concert pour CLERMAUVERGNE.... Je suis très content de vous, muratiens, dolo, anciens et novo, de vous permettre de lire :
COCORICO POUR KOLOKO !!!
J'ai eu le privilège de pouvoir assister à huit des dix concerts que Murat a donnés pour Clermauvergne - j'ai raté les deux premiers, en 2002 et 2003. Huit sur dix, il me semble que c'est une note très correcte. Converti dans les barèmes des agences de notations, si précieuses dans nos vies misérables, cela doit probablement être l'équivalent d'un AAB, ou d'un ABB+, voire d'un ABA– , enfin quelque chose comme ça. En ce dixième anniversaire, il est tentant de se livrer à l'exercice de la rétrospective. Huit Koloko, donc huit souvenirs – parmi beaucoup d'autres –, huit évocations subjectives forcément réarrangées par la mémoire, huit instantanés.
Je me souviens m'être demandé qui était ce garçon grand et mince qui assurait les chœurs sur le refrain de "Plus vu de femmes". Je me souviens que je ne comprenais rien à ce refrain, à ces paroles qui s'écoulaient avec la rapidité d'une cascade – je n'avais pas encore eu l'occasion de regarder le DVD, n'ayant pas de lecteur. Je me souviens que ce choriste d'un soir glissait de temps à autres des bribes d'une chanson pour enfants, clin d'œil à la naissance de Justine. Je me souviens avoir ensuite appris qu'il s'appelait Jérôme Caillon et qu'il était le leader de Rogogine. Je me souviens que ce groupe avait mis le feu sur la place de la Victoire quelques jours plus tard, lors de la Fête de la musique (Jérôme, tu nous manques !!) Je me souviens de toutes ces versions alternatives proposées par Murat : "Les jours du jaguar" en piano-voix, "Ceux de Mycènes" dans une langue inconnue ressemblant vaguement à du grec ancien, "Caillou" 100% instrumentale... Je me souviens aussi du plaisir de découvrir en avant-première des titres du prochain album. Je me souviens notamment de la joie et de la surprise ressentis en entendant Murat, accompagné au piano par Fred, chanter des mots tels que "Mon pauvre ami vous bandez trop / Saurez-vous jamais ce qu'est l'amour". Je me souviens qu'un drôle de type s'était approché de moi à la fin d'un concert et qu'il s'était présenté comme l'animateur d'un blog sur JLM. « Alors, vous devez être le fameux Pierrot ? » Je me souviens que nous avions longuement discuté jusque tard dans la nuit et que, déjà, il était pour moi comme une seconde mère, me demandant régulièrement : « Tu n'as pas froid avec ta chemisette ? » Je me souviens du plaisir de rencontrer chaque année d'autres muratiens, des néo et des archéo, venus pour certains en voisins et pour d'autres de très loin, tous passionnés, tous riches d'une foule de souvenirs et tous unis par un lien mystérieux, mais apparemment très solide, avec le chanteur de Douharesse. Je me souviens d'une année où il n'y avait plus de bassiste, Fred et Jean-Louis s'étant (provisoirement) brouillés. Je me souviens que Jean-Louis et Stéphane avait ainsi joué plusieurs morceaux en formation Gengis, à la manière de The Black Keys. Je me souviens de la version époustouflante qu'ils avaient livrée de « Et le désert avance ». Je me souviens qu'à la fin du concert, un fan avait demandé à Stéphane ce que signifiaient les vers « Aux âmes tant attachées / Les fesses en jus de cerise ». Stéphane lui avait répondu qu'il demanderait à Jean-Louis. Je me souviens des camions de pompiers stationnés devant la Coopé, qui nous ramène à chaque fois, mine de rien, en enfance, à cet âge où l'on se rêve en uniforme, avec un gros casque brillant sur la tête. Je me souviens m'être souvent dit, vers minuit ou une heure du matin : « Non, mais ils ne vont quand même pas conduire dans cet état ? » Je me souviens que ces dix années de Koloko ont marqué la naissance, puis l'ascension d'une vraie rock-star en puissance : l'adjudant-chef Jean-Marie Chastan. Je me souviens de cette fois où JLM avait repris plusieurs chansons de Neil Young. Je me souviens qu'à l'époque, je ne connaissais pas suffisamment le répertoire du Loner pour pouvoir apprécier ces reprises à leur juste valeur. Je me souviens de l'émotion éprouvée en 2011 en entendant Murat dédier « Alcaline » à Didier Veillault. Je me souviens que l'édition 2012 a été une apothéose, que le record de recettes a été battu, que JLM qui ne veut pourtant jamais regarder dans le rétroviseur s'est laissé aller cette fois-ci à une plongée trente ans en arrière, en reprenant la quasi-totalité de l'album Passions privées, avec ses fidèles compagnons, Christophe et Alain. Je me souviens que les frères Mickaelian, qui portent des noms de mafiosi arméniens, sont surtout de formidables musiciens. Je me souviens avoir ressenti lors de ce concert, en plus du plaisir et de l'émotion habituels, une excitation particulière. Je me souviens qu'après le concert, quelques muratiens sont allés traîner à proximité de la rue Montlosier et qu'ils ne se sont pas ennuyés. Je me souviens que chaque année depuis neuf ans, la vraie Fête de la musique a lieu pour moi quelques jours avant l'officielle, grâce à Murat et ses copains pompiers. Je me souviens de l'accessibilité de JLM à l'issue des concerts, de sa décontraction et de sa gentillesse – très loin de la réputation de beauf grossier et misanthrope qu'il semble parfois chercher à cultiver. Je me souviens qu'il règne à Koloko plus qu'ailleurs une atmosphère conviviale assez rare.
Je me souviens que j'y étais et que, comme dans la chanson de Bourvil, « c'était bien. [...] C'était bien ».
Merci de ne pas trop complimenter Matthieu, ça va lui monter à la tête... et il risque de décider de se raser la barbe que toutes les femmes (à barbe) de France et de Navarre lui envie.
Je vous mettrai un article dans les prochains jours concernant les POMPIERS DE CLERMAUVERGNE...
Vous pouvez retrouver tous les détails ou à peu près des concerts KOLOKO là:
Voici à l'intention des muratiens qui ont déjà eu l'opportunité de venir applaudir JLM à la Coopérative de Mai une photographie prise par Franck Boileau et parue dans La Montagne, photographie qui leur permettra de voir à quoi ressemble la grande salle de la Coopé lorsqu'elle est pleine jusqu'au sommet des gradins.
Pour voir et entendre Lou Reed, venu à Clermont-Ferrand lundi dernier.
Un vœu pour finir : qu'un jour prochain, JLM puisse se produire devant une Coopé aussi bien garnie. Inch'Allah !