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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 16:47

Nous avions déjà parlé à Bertrand en novembre 2013 (interview à lire ici) à l'occasion de la sortie de son excellent disque "sans moi", la mise en musique de textes de P. Muray, projet que Murat avait entrepris. Le disque a été honoré par un "coup de coeur" de l'académie Charles Cros. On peut encore l'écouter "en live" le 3 FEVRIER à la maison de la poésie à Paris.

Quand Pierre Krause m'a demandé quel artiste pourrait reprendre Murat lors de la soirée LIVRE UNPLUGGED (21 février à la Bellevilloise), le nom de Bertrand Louis est sorti rapidement... aussi rapidement que sa réponse, favorable. Mal (ou bien?) lui en a pris: "Et quand même vous m'emmerdez parce que je crois que je suis en train de retomber amoureux de Murat à cause de vous..." m'a-t-il écrit.  Il a accepté d'actualiser son "inter-ViOUS ET MURAT"... et de nous parler des deux soirées parisiennes qui s'annoncent!

 

 

 

Inter-ViOUS ET MURAT- n°17: Bertrand LOUIS, soirée Murat du 21 Février

 

- Je voulais d'abord faire le point sur "sans moi"... On n'est pas tout à fait à la phase de bilan puisque vous avez encore au moins une date mais...

Bertrand Louis : Je n’aime pas trop faire le point ou le bilan car j’ai l’impression d’être toujours en mouvement. On peut tout du moins dire que la phase « disque » est terminée d’autant plus que ma maison de disque a déposé le bilan ; pour le coup ce sont eux qui ont fait le point ! Pour ce qui est du « spectacle » en revanche, cela continue avec une date importante à la Maison de la Poésie à Paris le mardi 3 février et quelques dates aux printemps. Finalement la « renommée » de Philippe Muray ne me sert pas vraiment car les programmateurs soit ne le connaissent pas, soit sont réticents. J’ai vraiment envie de continuer à développer ce spectacle dans lequel je me sens bien, même si je travaille déjà sur d’autres choses. Dans une optique plutôt « théâtre » je suis moins assujetti à l’actualité du disque. D’autant plus que Muray va en avoir, de l’actualité, puisque son journal va être publié à raison d’un tome tous les 6 mois pendant 3 ans.

 

- Donc vous continuez Muray mais en ajoutant des lectures, c’est cela ? Qu’est-ce que vous pourriez nous dire de cet exercice par rapport à l’interprétation d’une chanson ?

Bertrand Louis : Oui il y a quelques lectures en plus mais pas trop car je ne veux pas que cela devienne trop « intello ». J'aime de plus en plus l'alternance entre la lecture et le chant, même si ce n'est pas du tout évident de passer de l'un à l'autre. Pour la lecture, il faut être beaucoup plus froid et précis à mon avis, si on interprète trop cela devient ridicule. Il y a comme une tension dans la lecture qui peut se résoudre ensuite dans la chanson, ou l'inverse d'ailleurs. En fait, comme je ne parle pas au public, cela permet de remplacer. Et puis je trouve qu'avec une légère mise en scène cela donne un côté un peu moins « frontal » qu'un pur concert chanson. Nous avons aussi rajouté quelques « voix off ».

 

- Tiens, sur le thème du rapport avec le public, vous disiez dans notre précédente interview :

Je me souviens avoir adoré cette attitude du mec [Murat] qui chante ses chansons et n’a pas besoin d’en faire des tonnes à côté. C’était une époque où il y avait pleins de connards autour de moi qui pensaient que si j’étais plus sympa sur scène ou que si je me faisais « coacher », cela marcherait mieux pour moi ; son état d’esprit m’avait rassuré.

Le fait est que certains ressortent d’un concert de Murat en pensant qu’il faisait la gueule… et celui-ci souvent se résout à parler (c’est une consigne de sa manager je pense)… alors qu’il a aussi expliqué que cela le faisait « sortir » de son concert*… Monter sur scène implique forcément un compromis, celui d’être là si on n’a pas envie, d’être dans une mise en scène, une communication… Qu’est-ce que vous en pensez en tant qu’artiste et spectateur ?

*il arrive aussi qu’il se lance dans du blabla… pour gagner du temps, avant une chanson dans laquelle il a dû mal à se lancer…

Bertrand Louis : Question délicate que le rapport au public. Je pense que chacun doit faire comme il le sent, qu'il n'y a pas de règles. Ne pas parler et/ou « faire la gueule » ne veut pas forcément dire que l'on est absent. Si l'on va sur scène sans en avoir envie, il vaut mieux changer de métier. D'un autre côté, les chanteurs qui parlent plutôt bien et beaucoup au public peuvent ensuite leur balancer n'importe quelle merde, et ça passe ! Je pense que l'important est de gérer la conduite du concert, peu importe de quelle manière. Bon, c'est un peu flou ce que je suis en train de raconter, là.

Inter-ViOUS ET MURAT- n°17: Bertrand LOUIS, soirée Murat du 21 Février

- Alors, venons-en à cette soirée du 21 Février. Chanter des chansons des autres, est-ce que c’est un exercice que vous affectionnez ? Et chanter du Murat, est-ce un exercice particulier ?

Bertrand Louis : J'avais déjà fait quelques reprises par le passé (Ferré, Gamine, Dréjac-Constantin...) et c'est effectivement quelque chose que j'aime. Je vous avoue, qu'au départ, même si j'étais très flatté qu'on me propose de chanter Murat, j'étais un peu impressionné par l'ampleur de la tâche (une dizaine de reprises !). J'ai mis un peu de temps à trouver mon truc car la plupart de ses chansons sont basées sur un groove plutôt guitare et je voulais les jouer au piano. Mais je pense que j'ai trouvé petit à petit ma manière de les jouer et de les chanter et c'est devenu un vrai plaisir. J'ai en plus découvert de vraies pépites à côté desquelles j'étais un peu passé. Effectivement ce qui est particulier avec Murat, c'est que le texte, le groove et la voix sont très intimement liés et que parfois, enlever un ingrédient fait chanceler l'ensemble.

 

- Ah, oui, j’aime beaucoup la chanson de Gamine. Sans dévoiler la set-liste, qu’est-ce qui a guidé votre choix avec Olivier ?

Bertrand Louis : Nous en avons parlé simplement et nous sommes assez vite tombés d'accord. J'avais envie que cela tourne pas mal autour de Mustango (vous savez pourquoi...) et cela ne l'a pas dérangé. Ensuite, nous avons aussi essayé de reprendre des chansons sur toute la période, des tous débuts à aujourd'hui.

 

- Qu’avez-vous pensé de Babel ?

Bertrand Louis : Pour être franc, je l'ai trouvé un peu touffu à première écoute, mais ce n'est pas forcément un défaut. Et puis j'apprends petit à petit à apprivoiser la bête, titre par titre, surtout que j'ai vraiment envie d'en chanter une chanson le 21 février. Il faudrait que je pousse un peu l'écoute et la réflexion, mais on a comme l'impression d'un nouveau départ (encore!) dans sa discographie.

 

- Un petit mot sur vos dernières collaborations. On parlait du rap la dernière fois, et vous venez de réaliser l’album de NEGROTRIP? Et ANDONI ITURRIOZ ?

Bertrand Louis : Oui effectivement j'ai travaillé sur un EP avec un jeune groupe de rap de mon quartier (enfin du quartier d'à côté), ils en sont à leurs débuts mais je les trouve talentueux. J'ai découvert un univers que je ne connaissais que très peu, finalement. Ils sont marrants car ils m'ont dit qu'ils faisaient une pause dans le rap (déjà!) pour passer leur bac, c'est très sérieux, mais finalement assez réaliste. Un jour, je leur ai fait écouter ma chanson « Lâche-moi tout » pour leur dire que le rap m'influençait également et ils m'ont dit « Ah mais Monsieur vous êtes un bandit ! »...j'étais très flatté. Avec Andoni Iturrioz, c'est déjà le deuxième album que je réalise et l'on s'entend à merveille. J'aime beaucoup travailler avec lui car il n'a aucun code et aucune barrière. Il me dit par exemple : « Là, il faut que ce soit la fin du monde pendant 8 mesures... » et je dois faire avec.

 

- Pour finir, vous avez semble-t-il choisi le silence ces derniers jours, mais avez partagé sur fb le titre FUTUR ÉTERNEL DE SUBSTITUTION. Est-ce que vous souhaitez exprimer vos sentiments sur les événements (ou sur cette chanson)?

Bertrand Louis : Oui le silence est aussi une façon de s'exprimer, de porter le deuil. Je suis effaré par tout ce vacarme. J'ai eu le malheur de traîner un peu trop sur internet et sur les réseaux sociaux ces derniers jours et je suis vraiment lessivé. Je n'ai qu'une envie : dormir pendant 2 mois...et je ne peux pas malheureusement. Il y a quelque chose qui sonne faux dans tout ça.

« Futur éternel de substitution » est une chanson qui peut exprimer ce qui s'est passé dimanche « Nous aurons des journées nationales et mondiales... » et je ne sais pas, je trouve qu'il y a quelque chose d'apaisant à la fin « N'aie pas peur mon amour il restera le jour ». Mais j'ai surtout envie de relire le terrible « Chers djihadistes » écrit par Philippe Muray en 2002 où il conclut par ce retentissant « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts. »

Inter-ViOUS ET MURAT- n°17: Bertrand LOUIS, soirée Murat du 21 Février

RAPPEL:

- Maison de la poésie, Mardi 3 Février, 20 heures. Récital autour de SANS MOI

Les infos sur le site officiel: http://www.bertrandlouis.com/ Il reste encore de la place.

- Soirée LIVRE UNPLUGGED, avec www.surjeanlouismurat.com (oui, c'est moi):

Samedi 21 Février

On a eu de la chance: pas de concert de Murat ce soir-là, on ne lui fait pas de concurrence! Avec Bertrand Louis et Olivier Nuc, et avec la participation amicale de Marjolaine Piémont et Antonin Lasseur. Deux duos inédits...au prix de zéro, puisque l'entrée est gratuite... même si vous pouvez consommer au bar, ça nous arrange!

Il est possible de commander des tirages de photos à P. Gressien, qui sera présent. Il les a réalisé lors de l'émission LE RING. Visibles ici (notamment la photo qui figure sur l'affiche).

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:36
Le livre sur Murat commencera par un A

Comme nous l'avons annoncé depuis quelques temps déjà, Sébastien BATAILLE sortira le 5 février un livre sur Murat intitulé "coup de tête".

Il vient d'annoncer que la préface est signée par un Anényme.. monsieur Dominique A. C'est vrai qu'on ne l'avait pas entendu parler de Murat depuis un petit moment!!

L'auteur et l'éditeur nous promettent en plus des révélations "exclusives -et explosives" dans "ce livre qui risque de ne pas passer inaperçu"), révélations  piochées chez J.B. Hebey notamment (j'avais tenté de contacter ce Monsieur, mais sans succès). Ce premier "producteur" de Murat,  Michel ZACHA  en avait parlé ici même...

"C'était justement le label [Sumo] qu'avait créé J.B. Hebey pour coincer Murat (contrat de cinq ans, édition et tout le bazar... sans aucune structure conséquente). En effet, il avait été l'un des premiers à avoir entre les mains le 45 tours "Suicidez-vous le peuple est mort". Murat à l'époque ne connaissait rien au showbizz et mettra plusieurs années à s'en débarrasser".

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-11-michel-zacha-101277868.html

 

Michel Zacha nous avait appris beaucoup de choses... mais en refusant de déborder du champ de l'artistique... même en off (ou presque... mais l'off, on le respecte ici!).

Voilà en tout cas de quoi nous rendre un peu curieux... et qui semble montrer que le livre s'appuie sur des sources inédites et pas seulement une revue de presse.

Sébastien Bataille a accepté de répondre à mes questions... avant puis après lecture. On en reparle donc rapidement après la sortie.

Quelques pages à lire sur amazon avec la précommande. 17,9 euros (ou bien aller chez votre libraire indépendant leur demander! Editions CARPENTIER, le même que Baptiste Vignol. au cas où vous souhaitez faire un achat groupé)

 

 

DES LIENS EN PLUS

 

- Alors qu'Alexandre ROCHON a fait un communiqué cette semaine pour informer que le premier "KUTU FOLKS" était mort (depuis la fin d'un certain collectif) et sa décision de continuer malgré tout sous le nouveau nom de Kütü Records... Un article vient de paraitre... pas tout-à-fait à jour du coup... Puisqu'on y évoque justement ce collectif...  Et c'est un bel hommage.

http://sfrlive.sfr.fr/actualites/ecoute-un-peu-la-france-clermont-ferrand-719905

 

 - du côté du Canada, ça chronique encore BABEL:

http://rreverb.com/murat-babel/

 

- Enfin, la ville incisive de Thiers avait programmé Murat et son manche... de guitare. Mais la nouvelle municipalité de gauche a tranché:  pas assez populaire. La fine lame adjoint à la culture exerce la fonction de commerciale je crois, ceci explique peut-être cela (à moins que ce ne soit un retour de baton par rapport à Cebazat où le maire était du même bord... mais je suis sans doute mauvaise langue... J'ai le droit, je suis dans les Liens en plus que personne ne lit). C'est le très affuté PIERRE PËRRET qui l'a remplacé.Un coût haut? un coup bas? 

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/thiers/2015/01/14/adjoint-a-la-culture-claude-gouillon-chenot-evoque-la-programmation-passee-et-a-venir_11289752.html

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:32

Il suffisait d'attendre... Le correspondant M. nous délivre enfin ses impressions sur le show case de samedi.  Pantouflard comme pas deux, il n'aura donc pas eu besoin de trop s'éloigner de son antre, ni d'appeler Blablacar au secours pour s'y rendre. Il nous livre ses impressions personnelles sans blabla, mais avec de jolis dessins...(photos et set-list à retrouver dans l'article précédent)

Comme un p'tit Koloko, mon âme...

Un show-case aux Volcans, dix jours après un séisme...

C'est au moment où tout semblait s'effondrer que les salariés des Volcans, pour sauver leur peau et probablement un peu de leur passion, ont commencé à démarcher des artistes, histoire d'obtenir un coup de main symbolique. Quelques gars du coin s'y sont collés, ainsi qu'Emmanuelle Béart ou Moustic, venus dire leur attachement à la culture. On connaît la suite. Soutien massif du public, grosse gamberge en interne, appui des politiques (municipales obligent), escarmouches juridiques et, au final, une réouverture sous forme de SCOP. À partir de là, fini le temps où l'on était simple libraire ou disquaire ; chacun devient un peu tout à la fois : actionnaire, comptable, secrétaire, manutentionnaire... Les mains dans le cambouis. Drôle d'itinéraire que celui de cette vieille enseigne clermontoise qui n'avait rien de la petite-librairie-indépendante-de-quartier et qui se retrouve à porter haut les valeurs d'une sorte d'autogestion. Celles et ceux qui sont encore là aujourd'hui, sans être des héros, auront donc quand même dû mouiller leur chemise et faire preuve de courage, de foi, d'esprit d'équipe. De cœur. « Qu'est-ce qu'au fond du cœur / au fond du cœur là-bas / Qu'est-ce que c'est ? » Depuis, Les Volcans invitent, en plus des écrivains, des musiciens – tous genres confondus – pour des mini-concerts. Murat, qui avait suivi l'aventure de loin, vient donc faire résonner sa guitare ce samedi après-midi, hors-promo, avec ses Delano. Une journée de janvier pas trop frisquette où l'on adresse encore ses vœux, plus par habitude que par conviction, l'année ayant débuté... disons... couci-couça. Et le voici qui fend une foule compacte sur les coups de 17h00, escorté de Lopez, Rochon, Pie et Quinet. On embarque...

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Mais où est Charlie, se dit-on ? Charlie, Guillaume, qu'importe son nom exact, n'était pas dispo. Pas là, pas loin, pas grave – il sera au théâtre dans quelques jours. On regarde donc ces cinq-là en se demandant si les occasions de les revoir ensemble seront encore nombreuses. On mesure aussi le chemin parcouru depuis le concert fondateur sur Inter. Quatorze mois, qu'on n'a quasiment pas vu passer... Qu'en reste-t-il ? Comme au bout de n'importe quel voyage, sans doute d'abord le plaisir de la rencontre et du partage. À saisir les sourires de Mathieu Lopez, penché sur sa guitare acoustique, en réponse aux riffs taquins que lui adresse JLM, comme pour le déstabiliser, on songe que la complicité entre eux paraît sincère, pas surjouée, émancipée de tout surmoi marketing. À l'issue du concert d'Elysian Fields au Tremplin, Murat avait quitté le hall accompagné de Madame, en lançant au jeune Lopez : « Bosse la guitare pour demain. Bosse la guitare ! » Comme un pote de vestiaire, qui se prendrait pour un père, qui jouerait au grand frère... Ou quelque chose d'approchant. On augmente justement le volume de son instrument pour mieux l'entendre – à cette heure-ci, on peut encore se payer le luxe de mépriser les voisins. Les ajustements se font en direct, sans pression, sur des morceaux étirés et déstructurés à souhait. « On ne va pas se refaire le drame / Faut pas y compter ». V'là le Col de Diane avalé...

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Séquence déshabillage pour le leader du combo – il fait chaud, dans un volcan. Il prend son temps, concède qu'il n'a pas envie de chanter. Se tournant sur la gauche, vers les affiches du Rendez-vous du Carnet de voyage, il explique : « Ça m'a coupé la chique leur histoire. Depuis, j'ai pas chanté. » Michel Renaud, Clermontois d'adoption, avait fondé ce festival avec une poignée de copains, tous fous de voyages. Ce mercredi-là, il est monté à Paris avec un ami pour rendre à Cabu des dessins que celui-ci lui avait confiés, quelques semaines plus tôt, lors de la quinzième édition. « Ça vous dirait de rester, on va attaquer la conférence de rédaction ? » ............ Quelques photos du dessinateur de passage à Clermont sont aussi accrochées derrière Alex et Mathieu. Rien de morbide ou de glauque, mais ce genre d'environnement pèse son poids, forcément... « Je ne veux plus chanter / j'ai chanté trop abondamment ». Murat ne change pas fondamentalement ses habitudes, pourtant. Deux-trois vers, un bout de refrain, un demi-couplet, la même strophe répétée deux fois. « Lalala » pour combler les trous de mémoire. Le groupe s'est complètement approprié les chansons, alors autant en jouer comme d'un vieux chewing-gum : les mâchouiller longuement, les étirer, en faire des boules, puis des bulles, les éclater, les reprendre en bouche, etc. JLM n'a jamais donné dans le récital, c'est ainsi qu'on l'aime.

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Pour ceux qui ont l'artiste moins chevillé à l'épiderme que nous, l'exercice peut être surprenant, voire désagréable. « On ne comprend pas ce qu'il chante ». Exact. So what ? En plus, il se tient exprès à un bon mètre cinquante du micro. Mais globalement, les spectateurs, venus en nombre, restent et les applaudissements nourris augmentent même en intensité, synchrones avec le set. De Michel Renaud, 69 ans, marié, père de deux enfants, ses amis disent : « Si les échanges pouvaient être parfois houleux, ils étaient constructifs et l'amitié toujours reprenait le dessus. » Dans l'assistance, on aperçoit Barbara, devenue muratienne au début des années 90, sur et sans « Regrets ». Elle s'est levée à l'aube à Lausanne et a voyagé huit heures pour venir écouter trois quarts d’heure de show-case. Moins long, mais non dénué d'obstacles, le trajet que ce type a accompli avec son garçon à travers les rangées de spectateurs, pour lui permettre de voir correctement. Tenace, il a réussi à s'asseoir par terre, au premier rang, son gamin devant lui. Il y en a d'ailleurs quelques autres, des gosses. On imagine déjà la prochaine rédac' : « Samedi, je sui zalé à la librairi avec mé parents pour voir Jean-Louis Mura... » Toujours au rayon marmaille, on devine Paloma (celle de la chanson) dans les bras maternels et l'on entrevoit Justine et Gaspard B., attentifs au travail de Papa. « Pourquoi raconter l'histoire / de la chose qui finit mal / Faut pas faire de mal aux petits / quand il neige au Sancy ».

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Il y a donc des marmots... et même un chien. Oui, un petit, là, juste derrière, dans les bras de sa maîtresse. Tranquille, il ne bouge pas. Il n'a pas intérêt, notre attention est à présent tout entière vouée à d'autres animaux, plus petits et nombreux, les « Frelons d'Asie ». Gare au bourdon ! Si « Extraordinaire Voodoo » avait constitué pour nous l'incontestable sommet de la première partie de tournée avec le Delano, ce titre-ci est à nos oreilles LE morceau de la tournée post-Babel. Étrangement, les raisons de notre engouement sont presque inverses. La chanson tirée de Toboggan nous faisait l'effet d'une éclosion, d'un long étirement distordu se finissant en apothéose, qui nous laissait – nous laisse encore, à la réécoute – tétanisé d'émotion. En entendant « Frelons d'Asie », au contraire, on croirait l'éclosion impossible. Ici, pas de déploiement, on reste comme englué dans la mélancolie et la trompette, plus moriconienne que jamais, suit son chemin avec la sérénité impitoyable du destin, indifférente aux cris du chanteur. Ce qui doit s'accomplir s'accomplira. « Si le chien est le gabarit / Je ne veux plus te tourner / Adieu / Volcans chéris ». Mais non, enfin, Jean-Louis ! « Bonjour Volcans chéris ! » La librairie a rouvert, les lauriers ne sont plus coupés, nous retournerons aux bois, c'est sûr, dans la forêt, siège de cette âme qu'on nous arrache. Et pourtant, pourtant... Cette trompette qui avance, qui avance... Irrémédiablement.

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Un « Mujade ribe » de haute volée et c'est déjà fini. On consulte le chanteur : se fendra-t-il d'une déclaration sur la librairie, Charlie, l'état du monde ou la recrudescence des vols de sacs à main ? Un mot pour Anita Ekberg, peut-être ? Non, silence, c'est mieux. Il ne se défile pas pour autant, accepte volontiers de dédicacer ses disques, écoute les anecdotes de chacun d'une oreille distraite, répond aux questions, taquine, vanne, consent aux photos... C'est rare ça, d'ailleurs, les photos. Tout le monde a pu se faire plaisir aujourd'hui, amateurs comme professionnels. Et le chanteur semble y avoir survécu. On emporte le plateau de fromages au premier pour l'après-concert entre musiciens. Christophe Pie range sa batterie et plie le tapis sur lequel elle était posée, aidé par Gaspard. Le choriste et coauteur de « Camping à la ferme » fait ses classes de roadie« Je suis Christophe ! ». Plus tard, s'il est sage, Pie lui montrera que son tapis peut aussi servir de tapis volant et l'emmènera en balade aérienne vers des contrées plus clémentes. En attendant, on a les deux pieds sur la Terre, alors on va jeter un œil aux photographies d'un Cabu tout sourire, prises à Clermont, au mois de novembre. « Je suis Charlie ! ». « Où vont les morts ? / Mujade Ribe / arrête d'y penser ».

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Le public se disperse, on passe devant des livres dits beaux, soldés à des prix fous. Un petit groupe se forme – des fans de la première heure, des plus récents, d'autres qui ne le deviendront jamais. Matthieu, avec son look de Christ amoché qui aurait piétiné le cœur de l'aimée depuis belle lurette, a décidé de combattre sa réputation de « Pire organisateur d'after du monde ». Faussement enthousiaste, il lance : « On pourrait aller au Long John ? Long John... comme la chanson ? » Et le voilà parti avec ses apôtres, une Helvète, deux Franciliennes et un Cantalou, en direction de ce repaire de pirates bretons venus se planquer en Auvergne, avec leur trésor de bières. Traversée nocturne du centre-ville et débriefing de ce Koloko-en-hiver. Sur la place Jaude, la grande roue a disparu, laissant la place, sur le sol, à des inscriptions en tous genres. Charlie encore, Charlie toujours. Passage place Sugny, à deux pas du lieu de répétitions de Passions privées. Et puis l'arrivée au bistrot, enfin. Un Long John sans Morgane, plein à craquer de supporteurs, tous smartphones allumés... Drôle de sensation. « Il est temps fuyons / reprenons la mer Long / comme goélands / que nous porte le vent ». On songe au chanteur, qui confiait tout à l'heure débuter les répétitions avec ses nouveaux musiciens à partir de lundi. Avouant, avec un sourire, ne pas savoir du tout où il allait. Mais se préparant à y aller quand même.
Oui, il faut aller voir.
Il faut aller voir.
Aller voir.

The show-case must go on: Au dedans des Volcans par M.

Les affiches du Rendez-vous du Carnet de voyage utilisées pour illustrer cet article ont été créées, dans l'ordre d'apparition, par : Troub's, Claire et Reno Marca, Stefano Faravelli, Beb-deum, Damien Roudeau.

Le dessin de Bibendum a été réalisé par Cabu pour illustrer la une de La Montagne du 16 novembre 2014.

Le dessin en hommage à Michel Renaud est l’œuvre de Tazab.

Tous les renseignements sur ce festival – qui survivra à son créateur – sur le site officiel : http://www.rendezvous-carnetdevoyage.com/. Il est d'ailleurs possible d'y acheter des reproductions des affiches officielles.

Et pour suivre l'actualité de la librairie Les Volcans, on se rendra sur son blog : http://amislibvolcans.canalblog.com/

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:30

 

Pas beaucoup d'infos pour l'instant: le petit personnel bénévole n'est plus ce qu'il était. Depuis 19 heures samedi, je suis devant mon ordinateur à attendre un article de l'équipe (en effet, il est souvent plusieurs) de correspondants officieux sur Clermont, ... Et rien. Et même, je constate sur fb qu'il s'est compromis avec une fan suisse qui avait fait le déplacement... au lieu de rentrer faire son travail. S'est-il depuis retiré dans un couvent? Parti combattre en Syrie? Ou ses transports amoureux l'ont-ils fait se retrouvé bloqué par des camionneurs en grève? Nous l'apprendrons j'espère rapidement.

 

Jean-Louis était donc bien samedi en show-case... et "en soutien" à la Librairie des Volcans à Clermont. Il a chanté près d'une heure, devant une belle assistance debout.. et accompagné par les THE DELANO ORCHESTRA, chez qui manquait le violoncelliste. Cela confirme donc que Murat et le groupe ne sont pas fâchés, malgré la fin de la tournée commune, et qu'il est encore envisageable de les retrouver ensemble à l'avenir... C'est amusant de noter en tout cas que Murat rejoue avec les TDO juste quelques jours avant de répéter avec ses nouveaux musiciens.

Les titres de BABEL étaient bien-sûr à l'honneur: Qu'est-ce qu'au fond du cœur, col de Diane, neige et pluie au Sancy, Frelons d'Asie et Mujade Ribe. Séance de dédicaces ensuite.

 

 

Retour en images avec des photos issues du Facebook de LA LIBRAIRIE DES VOLCANS et une de la Montagne.

 

 

 


 

Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier
Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier
Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier
Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier
Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier
Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier

EDIT/

J'ai oublié d'aller jeter un oeil sur twitter:

trellawny a envoyé une photo et une vidéo:

http://instagram.com/p/x_dVj9sUdr/

Show-case à La Librairie LES VOLCANS 17 janvier

 

 

 

 

 

L'IMAGE EN PLUS:

Murat et les TDO à LODEVE:  37 clichés

https://www.flickr.com/photos/clodyus/sets/72157645938063405/

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 14:14
L'actualité du chanteur nommé Murat... en 6 points

Dur de revenir à la vie normale... la vie d'avant?  non.  J'espère qu'on est devenu un peu meilleur... Et que les français vont aussi arrêter de se dénigrer. 

Voici un texte (qui n'a pas eu beaucoup de succès sur mon mur mais soit...) de  Philippe Laloux, cuisinier-écrivain-musicien, un ami fb du Québec  (dont il faut souligner le courage des journaux le lendemain de l'attentat contre Charlie) pour faire echo au regard que le monde a porté sur nous depuis quelques jours:

France, tu es la plus belle, la plus belle du monde, si Goethe nous dit que tout homme a deux patries, la sienne et toi, c'est que nous portons, chacun de nous sur cette planète, une marque de ton génie, et ton génie c'est l'inutile. L'inutile parfum qui s'insinue dans la peau d'un amour, l'inutile saveur qui jaillit de la communion des biens de la terre, l'inutile littérature qui perle les yeux de plaisir, l'inutile poésie qui s'écrit au creux même d'un désastre et en révèle les absurdités avec l'espoir dans le chargeur, l'inutile musique qui ravive les parterres de violettes piétinées par les bottes de l'oppression, l'inutile génie des hommes quand ils inventent l'idée de liberté. Vive la France.

Nous avons plus que jamais le devoir de porter cette histoire, et l'esprit de "je suis Charlie"... Et cela passe par ne pas rester indifférent devant ce qui se passe au Nigéria et en Syrie... ou devant la condamnation d'un blogueur en Arabie Saoudite à des années de prison et 1000 coups de fouets, ou toutes agressions envers les musulmans, les juifs en France.  50 actes antimusulmans en France depuis jeudi... Ce chiffre est une douche froide après le petit  sentiment d'exaltation qui aurait pû naitre de dimanche.

NEPAL

 

Enfin soit, j'en arrête là, je suis sans doute meilleur pour la déconn...  et mon taf, c'est sur Murat, Jean-Louis, artiste... alors, revenons-en à lui...

 

1) RAPPELS:

- Les concerts de MURAT sont sold out en Belgique (Bruxelles et Mons). Réservez!

- Showcase samedi à CLERMONT: http://www.surjeanlouismurat.com/2015/01/de-la-culture-de-la-culture-de-la-culture.html

- Et j'vais quand même rappeler l'inter-ViOUS et MURAT- de Pierre Krause... J'n'ai pas choisi la bonne fenêtre de tir pour la publication.... quelques minutes avant le ball trap tragique... Ca a donc pû vous échapper si jamais vous pensez qu'il y a des choses plus importantes que Murat dans la vie, ce dont je doute bien-sûr (faut que je défende mon buziness!!):

http://www.surjeanlouismurat.com/2015/01/interview-pierre-krause-soiree-livre-unplugged-murat.html

A écouter en fin d'article ci-dessous, une petite chanson de circonstance de Bertrand Louis... signé Muray,  même si celui-ci fuit sans doute l'unanimisme.

 

De Muray, on peut passer à Causeur...

 

2) CHRONIQUE DANS CAUSEUR

 

Bataille nous y parle de BABEL... 

A lire sur le site de Causeur:

http://www.causeur.fr/charlelie-couture-murat-30881.html

De son côté, comme s’il n’était jamais satisfait d’une chose créée, Jean-Louis Murat passe à une autre compulsivement. L’argumentaire de son nouveau double album, Babel, repose sur son implantation locale intégrale : un disque du cru, enregistré et emballé avec des figures du coin, sans délocalisations dénaturantes. Le résultat donne à entendre un soft rock topographique, aux allures de carte de Tendre franchissant le Rubicon de la Mer dangereuse vers les Terres inconnues de l’identité d’une Auvergne jordanienne : « La ville de Murat contient un château, jadis, tenu par des Arabes. Murat vient de ”Maures”. L’idée que des Arabes aient pu être présents en Auvergne dès le Haut Moyen-âge me séduit. Cela questionne les origines […] L’Auvergnat est un mélange de Vikings et d’Arabes. » soulignait Jean-Louis à la sortie de Babel. Avec un tel pedigree, on comprend mieux la phrase d’un spécialiste des Auvergnats qui déclara jadis à leur sujet : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » (en même temps, un seul Murat suffit pour qu’il y ait des problèmes, demandez à ses confrères de la chanson française ce qu’ils en pensent).

Hormis une mécanique des chœurs poussive qui vient gâcher le plaisir sur « Chacun vendrait des grives » et un « Chant Soviet » un peu léger, l’objet commence véritablement à partir du troisième titre, « J’ai fréquenté la beauté ». Dans cette ballade gracile comme un vol d’hirondelles, l’auteur nous conte – au passé – un pan de sa vie de dauphin dans les eaux d’un quotidien au grand air, dans le coin de La Bourboule. Dommage que seule la flûte ne prenne pas son envol… Puis l’album déroule son charme caravanier avec une facilité déconcertante. « Dans la direction du Crest » sonne même comme du Charlélie Couture, c’est dire si le taux d’apesanteur est élevé.  Des parfums de désert où souffle une tension toute morriconienne concluent le CD1 admirablement (« Mujade Ribe »), avant la Lewis Carrollerie « Vallée des merveilles ». Et bis repetita avec le second CD, onctueux comme du Saint-Nectaire humecté d’une goutte de Jurançon doux, avec un zeste de bluegrass. Côté paroles : les chansons résonnent comme des Chroniques champêtres – Volume 1 – Dylaniennes de par leur dimension autobiographique de père de famille, mais aussi par l’évocation des souvenirs de tout ordre dans une prose environnementale limpide. Murat nous convie dans une géographie toute personnelle, arpentant les paysages de son passé qui surplombent son quotidien d’autochtone de la vallée du Vendeix.

Babel scelle – trente-cinq ans après les débuts déjà chaotiques du chanteur – la victoire à la Pyrrhus de Jean-Louis Murat sur le champ de bataille dévasté de la chanson française. Alors, après Babel, l’Olympe (auvergnat, bien sûr) ?

 

 

3)  VICTOIRES DE LA MUSIQUE:

Babel était dans la short-list... mais pas à l'arrivée. La liste des nommés sur le blog de VIGNOL qui râle bien-sûr sur ces choix...

http://delafenetredenhaut.blogspot.de/2015/01/et-les-nomines-sont.html

 

 

4) SEQUENCE RADIOPHONIQUE:

Cela nous avait échappé... Une petite séquence sur France CULTURE:

http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-en-musique-murat-delano-beau-babel-2014-10-16

 

5) UNE INFO ESSENTIELLE:

ROBI en promo nous informe qu'elle a pris le petit déjeuner avec Jean-Louis.

http://www.playlistsociety.fr/2015/01/2014-vu-par-robi/121194/

 

6)  UNE CHOUETTE COVER PAS DEGUEU:

 

 

 

LE LIEN EN PLUS

Par delà le dégoût et par-delà les pleurs
Nous aurons des journées comme avant le malheur
Par-delà le dégoût et par delà ta peur
Nous aurons des journées pour faire battre ton cœur

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 10:18

Pas envie de reprendre le cours ordinaire des choses, juste envie de rester sur internet, à écouter Inter... C'est trop juste pour aller à la minute de silence à l'institut Français de Dusseldorf, mais je la ferai dans mon coin.

L'actualité muratienne me permet néanmoins de dire, peut-être un peu bêtement, qu'il faut plus que jamais se battre pour la culture... Que les jeunes ne connaissaient pas Cabu, Charb ou les autres est effroyable... A Clermont, ils sont nombreux à avoir défendu cette cause en défendant la LIBRAIRIE DES VOLCANS. Vous trouverez ci-dessous des liens. Alors, voilà, j'ai appris hier que Jean-Louis allait y faire un show-case... et j'ose espérer que c'est bien-sûr pour leur donner un coup de main. Un geste concret pour celui qui dénonce notre manque de culture.

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2015/01/07/jean-louis-murat-a-la-librairie-les-volcans_11282287.html

Samedi 17 janvier, la librairie clermontoise Les Volcans accueillera Jean-Louis Murat à partir de 16 heures. Une rencontre-événement avec notamment une session acoustique. Avant cela, le 10 janvier, Bernard Becker dédicacera son ouvrage
"Bernard Becker Saltimbanque" (Editions Otrement) de 15 à 19 heures. A noter également que le mercredi 14 janvier à partir de 16h30, des lectures et chants bilingues sur la poésie de Féderico Garcia Lorca seront proposés. Ceci en partenariat avec l' association des étudiants de la faculté d' espagnol ATENEO, l' Université Blaise Pascal et le SUC , en préambule au
spectacle "Chants d'Espagne" programmé au Théâtre des 3 Raisins du 15 au 17
Janvier.

http://amislibvolcans.canalblog.com/

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/08/27/03005-20140827ARTFIG00115-la-librairie-les-volcans-fete-le-succes-de-sa-reouverture.php

De la culture, De la culture, De la culture...

LE LIEN EN PLUS:

 

Et on peut se féliciter au nom de la culture que BABEL s'est encore vendu à plus de 3000 exemplaires ces deux dernières semaines.

 

Et puis terminons par un peu de musique...  Pas de mal à nos enfants, même s'ils sont terribles... et Molly... la chanson à propos du 11 septembre...

 

Kiss.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 16:20

Voilà, ça fait un jour que je suis parti de France... et c'est dur de ne pas être avec vous.

J'étais content d'avoir publié une petite interview ce matin, j'étais heureux de la joie de P. Krause...et vlan, une heure après, je tombe sur la nouvelle... Effaré.... Puis choqué en apprenant que CABU comptait parmi les victimes... Je me rappelle très peu de RECRE A2... mais surtout de l'album de LE FORESTIER qu'on avait à la maison dont il avait fait la pochette, et de l'album "Mon beauf"... Quelqu'un de la famille... Je me rappelle surtout de ce dessin qui devait figurer dans un manuel d'économie je pense: Deux images: 1890 Les ouvriers faméliques manifestent devant un beauf patron très gras ... 1980 Des ouvriers bien enrobés manifestent devant un patron en train de faire du jogging... Du dessin qui vaut bien n'importe quel article de fond.

Je suis de tout coeur avec vous, sincères condoléances à vous. Merci de participer pour moi aux rassemblements qui s'organisent un peu partout. J'ai hésité à aller mettre un drapeau français à ma fenêtre...

CABU adorait la musique, le jazz et la chanson (Trenet...). Voici quelques dessins:

... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
dessin pour un album de Le Forestier

dessin pour un album de Le Forestier

... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...
... Avec vous...

Je me permets de partager le statut de LAURENT CACHARD:

Laurent Cachard

Je n'ai pas fait cours: j'ai dit à mes étudiants qui étaient Cabu, Charb, Wolinski, j'ai parlé de Reiser, de Rushdie, de Taslima Nasreen, d'autres... J'ai manqué de pleurer à chaque seconde, je leur ai dit qu'un homme de plus de quarante ans comme moi avait vécu trois tournants, celui de 89, celui de 2001, et celui-ci, qui voit des fous illettrés cribler de balles des bouffons de la République. Et putain, ça fait mal. J'aimais tous les autres, mais tuer Cabu, c'est fouler au pied la poésie. Que l'enfer soit inventé pour qu'ils y crèvent, ces fous de Dieu.

A lire aussi http://laurentcachard.hautetfort.com/archive/2015/01/07/non-5528163.html

Je n'ai pas pu moi-même en parler à mes enfants. (j'ai essayé... mais j'ai pas pu...). Bon, j'y suis arrivé ce soir... Mon fils: "et bien, je ne veux pas devenir dessinateur".... "Mais si J., tu ne dois surtout pas dire ça... Regarde.... "

Message de NICOLAS sur mon mur fb dans la même situation que moi:

Profondément choqué d'apprendre cette tragédie en vivant à l'étranger. Ces artistes immenses au talent unique ont été lâchement assassinés par des crétins ignorants, barbares et fous. Leur disparition nous laisse orphelins et le monde semble bien vide ce soir sans ces personnes qui ont marqué nos vies en nous faisant rire ce qui est le propre de l'être humain. J'ai honte de voir que la liberté d'expression est bafouée, la poésie tâche de sang, et la créativité stoppée par un acte monstrueux. Heureusement, ils rejoindront au paradis les regrettés Reiser, Coluche, Desproges et autres humoristes provocateurs géniaux qu'il est bon de voir et relire pour nous rendre la triste réalité plus douce et légère. Sincères condoléances aux familles et proches ! Nous n'oublierons pas le grand Duduche et tous les autres dessins magnifiques de ces grands artistes. A vos stylos citoyens, combattons en féroces dessinateurs cette plaie de notre époque qu'est l'extrémisme sans visage avec un Dieu qui n'est pas celui de l'Islam mais celui de l'apologie de la violence, du crime, de l'ignorance, de la bêtise et de la barbarie... On ne vous oubliera pas tout comme la peine qui nous touche en cette sordide journée ... Il y a eu "putain de camion" ... on peut dire tristement aujourd'hui "putain de canon" ...

Val sur inter bouleversant: https://soundcloud.com/franceinter/jai-perdu-tous-mes-amis

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Published by Pierrot
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 09:16

- Dis Pierrot, t'as pas une idée?

- Si... mais pas qu'une...

Voilà comment je me suis retrouvé embarqué dans cette belle aventure de la soirée Murat Livre Unplugged, qui aura lieu le samedi 21 février, à la Bellevilloise à PARIS, et bien que je n'aime pas trop sortir de mon fauteuil, bien calé avec l'ordi sur les genoux (mise à part 2/3 concerts l'an),  j'ai même décidé d'y assister.. même si j'espère qu'on vous permettra de discuter avec d'autres "guests" de l'univers muratien ce soir-là.

Mais à part ça, Pierre Krause, à la question! Dis nous en plus sur les Soirées Livre Unplugged.

 

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Inter-ViOUS ET MURAT copinage: 

PIERRE KRAUSE, co-fondateur de LIVRE UNPLUGGED

 

 

Interview Pierre Krause, soirée Livre Unplugged Murat

C'est quoi l'histoire de "LIVRE UNPLUGGED"?
Avec la journaliste Lauren Malka, nous avons créé ces soirées il y presque trois ans. Cela doit représenter une vingtaine de dates, toutes consacrées à des grands artistes du rock et du jazz. Nous sommes restés fidèles à notre concept de départ : proposer un portrait musical d'une icône à travers un concert de reprises effectuées par un artiste ou un groupe et un biographe qui vient, entre chaque chanson, partager avec le public quelques anecdotes sur ces chansons et sur la vie de l'artiste.
Depuis que nous organisons ces soirées à la Bellevilloise on peut compter sur un public de 100 à 200 personnes environ. Il y a des habitués, acquis à la cause des soirées Livre Unplugged, des gens qui viennent écouter le concert autour de leur artiste préféré et des curieux qui viennent prendre un verre à la Bellevilloise. L'entrée est toujours libre. Tout le monde est welcome.

 

 

Concrètement, à quoi doit on s'attendre 21 février ?
Bertrand Louis et Olivier Nuc vont interpréter une dizaine de chansons de Jean-Louis Murat qu'Olivier Nuc va commenter en les resituant dans leur contexte d'écriture. Ce sera l'occasion de dresser un portrait musical d'un chanteur dont la vie reste assez méconnue.
Ensuite, Antonin Lasseur et Marjolaine Piémont vont interpréter certaines des chansons les plus connues de Murat pour conclure la soirée.
Derrière la scène nous projeterons de nombreuses photos de Murat dont certaines signées Philippe Gressien qui sera présent.

 

 

Quelles sont tes grands souvenirs ou anecdotes autour de ces soirées ?
Mon meilleur souvenir concerne l'artiste dont j'avais peut-être le moins d'affinités. Je ne suis pas un grand amateur de jazz mais on avait décidé avec Lauren de consacrer une soirée à Django Reinhardt. J'ai profité de la soirée comme d'un curieux qui ne connaissait ni l'oeuvre ni la vie de l'artiste en question. Alexis Salatko lui a dressé un sublime portrait magnifié par les chansons de Django interprétées par le groupe Monsieur Jacquet.

Sinon, on a eu l'immense privilège, lors d'une soirée consacrée à Alain Bashung, de voir débarquer dans la salle Jean Fauque en personne. Il avait déjà participé à une soirée autour de Dessous de Songs un livre qu'il avait cosigné chez Ring mais je ne m'imaginais pas qu'il allait venir à cette soirée consacrée à Bashung. Il est non seulement venu en spectateur mais il a également chanté sur scène avec notre guitariste David Scrima. C'était un très beau moment qui a je pense touché chaque personne qui était dans la salle.

 

 

Est-ce que tu as eu l'occasion de parler de Murat avec certains de tes invités?
En préparant une soirée consacrée à David Bowie avec Olivier Nuc, je ne me suis rendu compte que ce dernier était non seulement un grand fan mais aussi un grand connaisseur de l'oeuvre de Murat. Il m'a raconté qu'il était déjà allé quelques jours chez lui et que Murat lui-même lui avait appris à jouer certaines de ses chansons ! L'idée d'une soirée sur le chanteur auvergnat était alors déjà présente dans mon esprit même si je pensais qu'elle était irréalisable.
Un peu plus tard, Olivier Nuc m'a dit qu'il avait organisé un événément très proche du concept des soirées Livre Unplugged avec Florent Marchet avec un concert commenté autour de JLM justement. Ce que Lauren et moi ignorions. Faire une soirée sur Murat avec

lui est une façon de joliment boucler la boucle. Il n'a pas écrit de livres sur Murat mais je n'ai jamais pensé un seul instant faire appel à quelqu'un d'autre que lui.
Je ne pense pas avoir tant parlé de Murat à mes autres invités. Je parle de lui à longueur de journée mais c'est une névrose dont j'essaie de me soigner, notamment en public !

 

 

Alors, t'es un acharné de Murat, pourquoi seulement maintenant une soirée sur lui?

Murat est probablement l'artiste que je connais le mieux, celui que j'écoute le plus, à égalité, peut-être, avec Bob Dylan ou, dans un tout autre registre, Alice Cooper.

On a fait deux soirées sur Dylan, une sur Bashung, une autre sur Neil Young. Pourquoi ne pas avoir abordé Murat plus tôt ? Cela me travaillait depuis que j'organise ces soirées avec Lauren mais je pense qu'on l'organise au bon moment. Magali Brénon a récemment écrit un très beau livre dont l'action gravite autour des terres muratienne. Le journaliste Sébastien Bataille publie une biographie en février et son dernier album, enregistré avec le Delano Orchestra rencontre un énorme succès critique mais aussi un bon succès public semble-t-il.
Il y a une sorte de momentum Murat que l'on compte bien prolonger en février avec notre soirée.

 

 

Personnellement quelle est la période de Murat que tu préfères ? Est-ce que tu imposes certaines chansons à tes invités ?
On ne leur impose rien mais on leur suggère toujours de ne pas faire l'impasse sur les tubes qui peuvent parler aussi bien aux fans qu'aux néophytes et les réunir pour chanter ensemble pendant le concert !
Sinon, c'est vraiment le biographe et le musicien qui décident de tout. L'idée étant de dresser le portrait musical de l'artiste, il est intéressant qu'ils puissent puiser dans toute la discographie de celui-ci, en ne négligeant ni les tubes donc, ni les perles méconnues, ses chansons qui ne sont peut-être connues que d'une poignée de fans mais qui ont changé leurs vies.

 

En ce qui me concerne et pour revenir à Murat, ce sont véritablement ses derniers albums qui me touchent le plus. J'ai découvert Murat à l'époque de Lilith et je ne suis jamais revenu de Parfum d'Acacia au jardin mais l'album qui me bouleverse à chaque écoute ce n'est ni Dolores (quine m'intéresse pas beaucoup), ni Mustango, ni Lilith, c'est le Cours Ordinaire des choses. Je ne dis pas que c'est son meilleur album, ni le plus riche, c'est simplement celui qui me parle le plus. Mais depuis Taormina, je ne suis pas sûr qu'il y ait un seul album qui ne soit pas proche du chef d'oeuvre.

 

 

A qui s'adresse la soirée ? Uniquement aux fans ?
Nos soirées ne s'adressent jamais uniquement aux fans de l'artiste dont il est question. Dans un lieu ouvert comme la Bellevilloise où l'entrée est gratuite, l'idée est de s'adresser aussi bien aux fans qu'aux curieux. Tout le monde qui aime le rock ou le jazz peut se retrouver autour de nos soirées. Quelqu'un qui connaît toutes les anecdotes autour d'un artiste ou d'une chanson, sera intéressé par les reprises originales et live de notre musicien et aura peut être la surprise de découvrir tout de même certains aspects méconnus de l'artiste qu'il connaît tant. Celui qui n'y connaît découvrira aussi bien les chansons que la vie de l'artiste ou d'anecdotes fascinantes.

En ce qui concerne la soirée Murat, je pense que même les réfractaires à son oeuvre peuvent être intéressés par cette soirée tant le personnage, hors norme, fascine.

Je crois également que ceux qui n'apprécient pas ses chansons et qui pensent qu'elles ne s'adressent qu'aux dépressifs notoires vont peut-être avoir quelques surprises. Il faut reconnaître que l'oeuvre de Murat demande une très grande attention. Vous ne pouvez pas l'aimer instantanément quand vous écoutez une de ses chansons à la radio. Il faut au contraire l'apprivoiser, accepter que ses chansons ne sont pas faites pour que l'on danse dessus. Une soirée de reprises de Murat par Olivier Nuc et Bertrand Louis auquel s'ajoute un mini concert bonus d'Antonin Lasseur et Marjolaine Piémont est une occasion en or pour découvrir autrement son oeuvre.

 

 

La première soirée Livre Unplugged de l'année, le mercredi 21 janvier -soit un mois pile avant le concert consacré à Jean-Louis Murat!- sera consacrée aux  Doors et son emblématique chanteur Jim Morrison !

"Pour nous raconter la vie de Mister Mojo Rising, chanteur- chaman pour les Doors mais aussi poète à Paris où il a fini sa vie à 27 ans dans circonstances encore troubles, nous pourrons compter sur scène sur Harold Cobert, auteur du livre "Jim" aux éditions Plon. Harold sera accompagné par les musiciens du groupe From Island et porté par la voix chaude et écorchée de leur chanteuse.
Rendez-vous le mercredi 21 janvier à 20h à la Halle aux Oliviers pour la rentrée rock des soirées Livre Unplugged !
"

 

Pour la soirée MURAT,  le Rendez-vous est:

le samedi 21 février dès 19h30 à la Bellevilloise à Paris. ENTREE GRATUITE.

 

 

Les soirées LIVRE UNPLUGGED:

https://www.facebook.com/livreunplugged

- On a appris il y a quelques semaines qu'Antonin Lasseur assurera la première partie de Murat le 18/03 à Creil.

 

- Bertrand Louis sera lui le 3 FEVRIER, à la MAISON DE LA POESIE, pour jouer son spectacle "SANS MOI". On en reparle bientôt. Son "intervious et Murat" à lire en suivant le lien hypertexte à la ligne au dessus.  Celle d'Olivier NUC : à lire  ici. En attendant leur mise à jour!

 

Interview Pierre Krause, soirée Livre Unplugged Murat

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 18:01
RADIOVINYLE, France Culture, 3/01

site de l'émission:

http://radiovinyle.radiofrance.fr/

podcast:

http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11910.xml

ou

https://itunes.apple.com/fr/podcast/radio-vinyle/id523088323?mt=2

Beaucoup de musiques entre des courtes séances de discussion dans les rayons de la discothèque de RADIO FRANCE, et de la sacré bonne musique... Une émission à ranger à côté des nombreuses interviews où Murat parle de ses goûts, notamment BAB...

C'est un peu difficile à suivre car c'est mené sur un rythme d'enfer, ça part dans tous les sens, et ça repasse par des chemins déjà parcourus parfois (Sinatra, "le salon de musique"...).... Bon, c'est peut-être parce que je tape en même temps l'article...

Rapidement, un filage de l'émission (non complet):

- Où Babel va-t-il être rangé dans la discothèque d'inter? D'abord, dans les acquisitions récentes... à côté de Magma... ce qui n'enchante pas Murat...

- Murat collectionneur... mais pour avoir la discographie complète des artistes, pas pour avoir une édition japonaise... et indique qu'il arrête d'acheter à la mort de l'artiste.

- A la question de savoir s'il a des disques en réserve, Murat indique sérieusement que son disque égyptien chanté en Arabe serait fait? écrit? Il parle également d'un hymne kurde chanté avec une classe... A bon rien d'autres?

- Murat raconte qu'il a rencontré plusieurs fois Steve Cropper, le guitariste d'Otis Redding (et Blues Brother band)...

- Petite séquence sur Dean Martin... "un fou"... "quand j'étais petit, j'aurais bien aimé chanter comme ça". .... Il a chanté comme Jean Sablon dirait Dominique A, ce qui n'est pas mal non plus... Puis sur Frank Sinatra "indispensable" ("y'a tout... de Verdi à Caruso à Ray Charles").

- On passe à JJ CALE, AL GREEN (c'est ce qu'il écoute en ce moment)... "supérieur à Otis".

- Un bout de discussion... ou de monologue de l'intervieweur à propos de BABEL... qui débute avec une écoute accélérée du Blues du cygne... qui aurait été le premier titre enregistré... Ca passe vite à autre chose: Dézingage de Johnny Cash.... qu'il compare au Pasteur de la nuit du chasseur...

- Passage par Tony Joe White... et Bob (Wyatt)... avec lequel il aurait toujours des contacts....

- Et grand écart: on passe par les disques auvergnats...

Et on repart sur les anecdotes sur John Lee Hooker, le Crazy Horse... connues... mais son propos ensuite sur "le Salon de musique" est plus rare, le film qu'il aurait le plus vu et dont il place au sommet la B.O.... ce qui expliquerait ses envies d'enregistrement en INDE... mais on repart au blues, à la soul : Sam Cooke, Pickett... Marvin.. et la masturbation... et on repart ensuite sur Tony Joe White encore... et Dusty Springfield

- Passage par la pop: Prefab Sprout et ses "mélodies hors pairs"... et évocation de l'ami Alain.. Va-t-on arriver aux PALE FOUNTAINS?... Y'a beaucoup de gens "au sommet" pour Jean-Louis Murat...

- Petite question sur Christophe PIE... qualifié d'arrangeur, producteur... Murat l'apprécie pour son côté punk et brut, et multi-instrumentiste...

- Et on termine par les choses les plus anciennes présentes dans les rayons... mais Murat n'apprécie pas le choix du présentateur de lui faire écouter du Cocteau... Pas grand intérêt...

- Puis retour en arrière avec encore Sinatra... dont Murat raconte un des secrets (travailler son souffle en piscine)... et "le Salon de musique"...

Vidéo de 16 minutes ci-dessus:

RADIOVINYLE, France Culture, 3/01
RADIOVINYLE, France Culture, 3/01

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:52

Bon, j'étais parti pour vous souhaiter sans y penser une bonne année parce que je me suis dis que j'avais deux ou trois photos à fourguer... Et en tapant le titre, en pensant à ce qui était important dans la vie, j'ai poursuivi et écrit "à moi"... Je n'ai pas encore pensé aux résolutions à vrai dire, et donc, je peux encore resté "égoïste" un petit moment! Surtout que l'année 2015 sera un peu spécial pour moi: je pars 6 mois en Allemagne. Je reste néanmoins sur le coup pour le blog, notamment pour un reportage de deux jours sur les concerts en Belgique (31/01 et 01/02), même si, pour suivre la presse et la télévision, ça s'annonce un peu compliqué.. mais je sais que je peux compter sur vous pour m'aider.... Ah, oui, je compte sur vous... Vous êtes quand même importants pour moi... A tord ou à raison? soit... mais voilà, je me résous donc de bon cœur à vous faire part de mes meilleurs voeux pour l'année 2015. ;.)

Allez, fini le chocolat de NOEL, passons au toblerone!

Renaud Monfourny (Inrocks 95) (meilleurs voeux à vous les filles!)

Renaud Monfourny (Inrocks 95) (meilleurs voeux à vous les filles!)

Et pour poursuivre quelques clichés : le Bugey... et la Chartreuse ces deux derniers jours.... J'ai dis "au revoir à ma montagne"...

BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!

Allez, marchons ensemble, dépouillés des soucis et des tracas, vers une douce et heureuse année... et célébrons chaque journée nouvelle.. en ouvrant nos grandes oreilles.

BONNE ANNEE 2015 à moi!
BONNE ANNEE 2015 à moi!

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  • : L'actualité et l'histoire de Jean-Louis Murat, Site non officiel.
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 - Prochains Concerts: ici  

- Retrouvez des interviews exclusives:   F.Hardy, J.Cherhal...  dans la catégorie "Inter-vious et murat".  Les deux dernières interviews: Jérome PIETRI et Benoit Laudier

- Le Double album BABEL est disponible chez PIAS

- Samedi 21 Février: Soirée Livre Unplugged MURAT, avec Le Blog de Pierrot, à la Bellevilloise,  concert exceptionnel de BERTRAND LOUIS, avec OLIVIER NUC, + guests.

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