Publié le 3 Janvier 2017

Des nouvelles de Denis... entre autres choses.

JLM, Bako et  Denis... il y a quelques années...

-  A la période faste de succès de Jean-Louis Murat est associé  le nom de Denis Clavaizolle. La collaboration synthétique a atteint son paroxysme sur "muragostang".  Après une participation sur "Charles et Léo" en 2007, c'est une belle surprise de le retrouver ensuite sur  la tournée 2010 (avec ce moment ultime pour moi de "l'examen de minuit" ). Ces dernières années, il n'a pas chomé devenant un musicien recherché et "sorcier" précieux... du côté de Clermont et ailleurs. Du côté du blog,  on l'avait retrouvé en produisant "la chorale de la coopé" qui avait repris "le cri du papillon"  et aussi en enregistrant en son studio avec Jean-Louis l'album de "Eryk e".

On le retrouve en 2017 à l'origine d'un nouveau projet : le groupe "Touch"  où il met en musique deux voix féminines (clermontoises... mais en anglais)... qu'il semble avoir repéré au sein de "la grande chorale de la coopé"... dont elles étaient membres (je crois qu'on croise aussi l'une d'elle du côté du catering de la coopé).

Touch est la rencontre du musicien Denis Clavaizolle et des voix de Fanny Boyer et Sonia Hizzir. C’est en entendant ces deux perles rares chanter que l’idée d’un groupe avec des voix féminines a commencé à grandir dans la tête de Denis, l’inspirant pour écrire les premiers titres de Touch.

Touch nous livre une musique puissante avec un son pop rock électro à mi-chemin entre Abba et Gossip. Le groupe trouve aussi ses influences dans la French Touch et dans des groupes comme Air, Phoenix ou encore Kavinsky.

Une résidence au Tremplin (près de Clermont)  s'est déroulée en ce début d'année pour préparer du live (et un tremplin pour le printemps de Bourges le 28/01 à la coopé).  On attend plus d'informations et de musique (notamment un clip) pour février.

FACEBOOK DU GROUPE

3 titres sur soundcloud en écoute:

Des nouvelles de Denis... entre autres choses.

Pour rappel, à lire : Denis qui revient sur les collaborations avec Murat.

Et pour les collectionneurs acharnés, un truc que je n'avais pas en mémoire: un disque de 2008 sorti sous le nom de "denis clavaizolle" (et le X-Tet band) toujours disponible.( 6 euros)

 

Denis avec un exemplaire du disque d'or du manteau de pluie au mur.

 

BAKO (Mikaélian que l'on voit sur la première photo) a également une actualité, avec la formation blues  THE RIDE. Leur 2e disque va sortir. PLUS D'INFOS avec une interview  

 

 

 

LE LIEN EN PLUS DANS LE CLASSEMENT

Le journal belge (on peut faire confiance aux belges) L'avenir n'oublie pas Jean-Louis Murat. On retrouve Morituri dans leur classement de l'année (pour au moins une journaliste... et au milieu de choix parfois étranges comme Mika et Capéo).

"3. Jean-Louis Murat, «Moritury»

Murat touché par l’actualité en a fait des textes magnifiques, avec des musiciens magnifiques".

Maurituri, c'est une tuery...  magnify. Ah, les belges... ce n'est plus ce que c'était... d'autant que dans un autre journal "DH", on promet la retraite à Jean-Louis sous prétexte d'un très prochain "passage de cap" : 65 ans... aux côtés de Renaud, Jean-Paul Gaultier et Désireless...  On apprend également que Carla B aura elle 50 ans, mais cela fait plusieurs années qu'elle a pris sa retraite.

 

LE LIEN EN PLUS CINEMA

A la limite, je ne savais même pas qu'un star wars était sorti....alors vous m'excuserez de vous parler avec un peu de retard de

L'AMI, FRANÇOIS D'ASSISE ET SES FRÈRES

Le film est sorti la dernière semaine de 2016. Et pourquoi je vous en parle?  Je vous laisse 30 secondes...

tic, tac, tic tac tic tac....tic tac...

Réponse: "Grégoire Hetzel signe la musique du drame historique de Renaud Fely (et Arnaud Louvet) qui avait fait appel à Jean-Louis Murat sur son premier film "Pauline et François" (2010). Sa partition tantôt chorale, avec 4 flûtes, tantôt mélodique et sinueuse (avec un dialogue entre la flûte, le basson et le cor anglais ou un lent solo de flute), cherche à gagner un sentiment général de plénitude et d'élévation pour l'aspect religieux du film, tout en participant à l'ascèse de la mise en scène, au ton sec de cette oeuvre rigoureuse. Viennent s'ajouter pour dialoguer avec la flûte l'élégiaque cor anglais, et les sonorités profondes et masculines du basson.

 

 

Allez, pour finir: une prestation très down tempo sur "l'aventure" de Matt Low filmé par le Bruit des graviers:  (Matt Low qu'on retrouve aussi du côté du site de  Libé)

ah, oui, j'oubliais: Meilleurs voeux !

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 23 Décembre 2016

Certaines années, c'est plus dans un esprit de fête que je fais mon article "bilan/profession de foi/transparence". Aujourd'hui, c'est plus par sens du devoir et dans l'obligation de respecter  mon engagement de faire un point sur l'activité du blog à chaque anniversaire. En effet, depuis 6 mois, j'ai très nettement relâché:  Je n'ai même pas partagé les plus belles photos de mon séjour en Auvergne cet été (ah, mais c'est aussi que le téléchargement d'images est devenu très chiant sur over-blog), ni finalisé une interview que j'ai fait en juillet, ni même... mais la liste des sujets non traités est trop importante.  Ce n'est que la maigre actualité muratienne qui me fait reprendre le clavier quand elle se présente... Et encore, cela m'arrive d'oublier d'aller à sa recherche...  Chers lecteurs... fouettez-moi!! Oh, oui, fouettez-moi! ... euh, je viens d'aller à confess avec le Père Albert...

Bon, justement à propos de fouets, les chats sont nombreux sur mon chemin et cela m'a détourné un peu d'ici. Difficile de me plonger dans une rédaction à partir de 21 heures...  J'avais un petit détonateur depuis le début du blog, c'est de faire un article si la barre des  visiteurs par jour descendait au dessous de 100... Vu le stock d'articles et le référencement google, il se trouve que le blog tourne presque tout seul à cet étiage (en période "haute", on est plutôt autour de 200/300).  Dernière explication: j'ai exploité quelques années une brave âme, un petit bougnat loqueteux... et ce serviteur brillant... m'a... nous... a honteusement abandonné. Je veux bien sûr parler de M, Mathieu, ou Fred Plainelle. Ses mails me maintenaient en alerte... sans compter les infos qu'il apportait.  J'ai d'ailleurs encore un article de sa main sous le coude... J'attends le déluge pour le publier sans doute (en fait, j'ai aussi très envie de l'amender). Bon, ceci dit: ce blog n'a toujours vécu que pour l'actu de Jean-Louis... Quand il n'y en a pas, c'est une traversée du désert... Et de ce côté-là, c'est "et le désert avance...". Rien à l'horizon.

 

1)  Les grands moments de l'année:

Le 3/12/2015: M retrouvait le graffiti "suicidez-vous le peuple est mort"... qui réapparaissait comme par hasard quelques semaines plus tard.

En décembre, Rose sortait son clip sur le duo avec JLM... déjà un an... On en parlait dans l'article précédent... et les Dory 4 nous faisaient découvrir leur chanson hommage à Jean-Louis alors que Delpech partait (Murat lui avait écrit deux chansons).

En janvier, on apprenait la sortie de "Morituri"... Mince, seulement... Que cette campagne "promo" fut courte... Un vrai gâchis  pour un album qui ne manquait pas de charme. Je regrette de ne pas en avoir fait un peu plus... d'autant qu'il est encore et toujours dans l'actualité.

En ce début d'année, on entendait aussi Dominique A chanter Murat, et on n'entendait pas Murat chanter lors d'une soirée privée à la coopé (petite prestation avec Morgane Imbeaud et Matt Low).

En Février, gros "client" du blog sur cette année, et scoop que l'on m'avait réservé: Eryk e. Je vous annonçais cette collaboration surprise de Jean-Louis avec ce médecin. M réalisait ensuite une belle interview, et une chronique d'un concert, puis je vous parlais plus en détail du disque.

Et puis, c'était l'arrivée de "French lynx"... un single à nouveau un peu décevant au milieu d'un peu de teasing à peu de frais du côté de Scarlett et Pias (des textes de chanson dévoilés, des photos...). Notre teasing à nous était plus rigolo: les cygnes du jardin  lecoq.

Pour ma part, j'avais révélé la pochette alternative: les cygnes sur fond blanc

 Ah, cet exercice de revenir un peu en arrière est parfois bien agréable: Le premier mars sortait le TRIBUTE TO Jean-Louis Murat autour de l'album Mustango (par le site A DECOUVRIR ABSOLUMENT), et c'est un beau moment personnel, puisque j'y ai - très modestement- contribué en partageant l'information auprès des amis musiciens. Cela n'a pas fait le bruit escompté... et mérité, mais l'ensemble est très intéressant. Entorse à mes principes: (j'ai été out-é) mon vrai nom figure sur la pochette dans les remerciements...

En mars, j'avais l'honneur de vous présenter le magnifique travail de M. sur une partie méconnue de la vie de Jean-Louis, montrant une nouvelle fois qu'un biographe sérieux avait des choses à nous révéler: Jean-Louis Murat journaliste (partie 1 sur la revue "chansons" saluée notamment par Fred Hidalgo, partie 2 avec un article inédit signé Bergheaud). Quelques mois plus part, Fred Plainelle plongeait dans les archives à propos des premières parties de Clara pour le groupe Téléphone (ah, tiens, je l'avais oublié celui-là!!).

En avril, 30 articles sur le blog (en fait, en seulement 21 jours)... C'était la sortie de Morituri, coup de chaud très momentané... et rapidement, la promo qui tourne autour de l'absence de tournée... et d'un buzz suite à une déclaration très modérée sur Polnareff. Les moments plus marquants? Un passage sur France 5 (dans le journal de.. Claire Chazal là là là là) et un live dans C à vous, une interview radio sur sud radio, la première heure sur RTL, et chez Taddéi chez Europe 1 et une rencontre Fnac annulée, et ce qui était un peu original: un article dans "Point de vue images du monde" , un petit passage au JT de France 2, ... et surtout, la retransmission de la PIAS NITE sur artelive... On attendait depuis longtemps une bonne captation de Murat en live. Là, encore, on n'échappe pas à une petite polémique (un connard, des cons, et un beau "enculé" en final).

Le concert est toujours disponible...

Et nous voilà déjà fin mai, et M. nous livre encore un petit éclairage inédit après des heures dans les archives, sur quelques "oeuvres" de Murat :  "Quand Murat fait son enfoiré" (concerts caritatifs pour la Roumanie et le Kurdistan).

En juin, je me faisais moi un 2e concert de Neil Young, avant le Koloko (traité et ici, avec un petit clin d'oeil de Mathieu Pigné, le batteur de Julien Doré). Un concert façon grand boeuf mais qui nous a permis d'entendre Morituri en live (2 concerts seulement!!) et quelques vieilleries pour une fois.

Dernière trouvaille  de l'année: on ne trouvait pas sur le net les chroniques de Murat écrites pour Libération lors de la coupe du monde 1990 en Italie. Un épisode un peu pénible pour Jean-Louis. Elles sont désormais disponibles.

C'était à mon tour de m'amuser plus que jamais à jouer au journaliste: accréditations en poche pour les festivals Le VERCORS MUSIC FESTIVAL à Autrans (juillet) et Les Belles Journées à Bourgoin (en septembre). Entre temps, j'allais écouter aussi VANOT et Taj Mahal,  et Christopher Cross. Puis, en  octobre, Elysian Fields

Et je rentrais déjà en hibernation durant l'été... Je publiais pour passer le temps le dernier article de M... préparé longuement au fil des années: un article reprenant une bonne partie des arguments et des piques non argumentées portées par certains sur Jean-Louis. J'ai appelé ça "article pour masochistes". Une occasion de rappeler que ce blog a été créé  pour parler de l'univers de Jean-Louis Murat, sans censure, avec les bonnes choses et les critiques. Globalement, je pense qu'on s'y est tenu. On peut être "fan" sans être ayatollah.

Depuis septembre, c'est morne plaine... et je ne vous offre presque que des liens en plus, soulignant tout de même le prix nobel de Bob dit l'âme (et je n'ai pas fait l'article sur Cohen par contre...). 

Même si les derniers mois ont été marqués par une crise d'investissement de ma part et un manque d'actu, le retour en arrière me fait réaliser que l'année  a été particulièrement riche, notamment en terme d'informations inédites. Et puis, pour une fois, - mince, moi, qui adore la contrition (n'oubliez pas de me fouetter!), je ne pense pas avoir de mea culpa à effectuer, ni de revenir sur des polémiques pour cet exercice 2016. Peut-être aurais-je pu faire un peu plus sur Morituri et communiquer sur la mobilisation des fans autour de l'absence de tournée (une pétition avait été lancée)?  Tout cela me paraissait bien vain sur une question qui nous dépassait... Pour finir, j'en reviens au fait marquant pour moi: le départ de M. du blog (et oui, cher M! ça t'énerve que j'en fasse des tonnes?).  Mon collaborateur clermontois me manque pour relever le défi d'animer un blog sur l'actualité sans actualité... J'en profite pour repasser ma petite annonce :"Blog de Pierrot cherche correspondant permanent ou occasionnel à Paris et Clermont pour veille sur l'information, live-report (possibilité d'invitation à certaines occasions). Barbu s'abstenir".

Merci aux lecteurs fidèles, aux abonnées (pensez-à le faire en vous inscrivant à droite), à ceux qui prennent le temps de me communiquer des infos et à laisser des commentaires (c'est devenu calme de ce côté-là)...

 

 2) J'oubliais de parler des interviews de 2016, et là, encore, ça a été riche :

)

Interview de LA FELINE alias Agnès Gayraud, philosophe et journaliste à Libé, qui sort un nouveau disque prochainement. 

 

 

 

 

 

 

 - Une rencontre lyonnaise (avec Sly Apollinaire, Mathis, et Le Voyage de Noz) :

les noz au Radiant en Mai et Sly Apollinaire est sur Kiss Kiss bang bang

- Laurent Saligault (qui nous a plongé dans l'histoire du rock en nous parlant de Mickey Finn)

On attend le 2e album avec impatience... puisqu'il est enregistré.

Sébastien Polloni   un nouveau chanteur auvergnat signé sur le label de B.Betsch

Franck Courtès   photographe romancier, qui nous a autorisé à publier  des photos inédites de Jean-Louis

Enfin, nous faisions des rencontres un peu particulière avec un moine érudit et randonneur. et un journaliste sportif Dominique Sévérac.

 

 

3) Statistique:

Je n'ai pas le temps, ni l'envie de creuser le sujet cette année mais pour ne pas faire l'impasse... A ce jour:

376 506
visiteurs uniques
698 508
pages vues

Le 29 avril, plus de 800 visiteurs jour.

Je n'ai plus de classement de blog à communiquer puisque j'apprends que Teads a arrêté la mise à jour il y a plus d'un an.  Aucun site n'offre le même service semble-t-il. Alexia me permet de voir que j'ai perdu 2 millions de place depuis 3 mois (je suis dans les 7 millions)... mais tout cela est anecdotique..

En matière de pub, pas de changement:  je touche tous les 8 à 10 mois un peu moins de 50 euros qui permet de payer en partie l'abonnement premium à Over-blog (59 euros). rappel: Je n'ai pas paramétré l'option la plus "rémunératrice": la publicité flottant au-dessus du contenu, se déplaçant ou fixée sur un côté.

Sur ce...  au coucher du soleil, le Rhône  se joint à moi pour vous dire:

7 ans, Débriefing annuel!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 22 Décembre 2016

 

1) Murat a été évoqué deux fois sur "La bande originale" (chez Nagui sur France inter) mercredi 21 décembre lors de l'invitation d'Isabelle Huppert.

En première heure, Huppert choisit d'écouter Cohen, julien Clerc, Sanson et Camille... et entre temps, petit extrait de Mme Deshoulières.. et un petit commentaire (sans grand intérêt).

En deuxième,  la diffusion d'un extrait de  "Cartier-Bresson" pour introduce to her une question sur la photographie.

Intégralité de l'interview

 

 

Isabelle Huppert

Avez-vous aimé chanter, comme vous l'aviez déjà fait dans 8 femmes,de François Ozon ?
Isabelle Huppert. Oui, bien sûr, ça faisait aussi partie du désir de faire le film. J'ai travaillé très tôt avec Thomas Lauderdale, le leader de Pink Martini, ça m'a beaucoup plu. Il a adapté ses musiques à ma voix. J'ai tout de suite senti que les thèmes musicaux se reprenaient facilement autour de moi. Le « Je dis oui » de la fin du film entraîne tout le monde à sa suite.

Seriez-vous tentée d'enregistrer un disque un jour ?
Isabelle Huppert. Une actrice qui chante, c'est toujours délicat. Il faut trouver la bonne personne, celui ou celle qui compose un univers pour vous. Ce fut déjà le cas avec Jean-Louis Murat sur son album Madame Deshoulières, même si la plupart du temps c'était du parlé-chanté. Mais cela reste à faire. Tous les acteurs veulent chanter et tous les chanteurs veulent jouer. L'acteur pense souvent, et à juste titre, que le chant, enfin disons l'art lyrique, et la musique permettent d'exprimer des choses que l'art dramatique limite. La musique est au-delà du sens des mots, elle libère quelque chose d'infini dans les émotions et leur expression. Le chant apparaît alors pour l'acteur comme un territoire immense, un continent, et on envie les chanteurs qui ont la chance de pouvoir atteindre ces hauteurs-là.

3)  Dans Libération, c'est Julien MIGNOT le photographe qui est mis à l'honneur pour un travail artistique avec Camille Rousseau.

«Jean-Louis Murat», mai 2014. «C'était lors d'une séance photo pour faire la pochette de son avant-dernier album. La prise de vue a eu lieu, dans la brume, au Col de Diane, au fin fond de l'Auvergne, ma région. Ce n'était peut-être pas l'image de lui qu'il souhaitait, mais j'étais content.»   Photo Julien Mignot & Camille Rousseau

 

Photo Julien Mignot & Camille Rousseau

Photo Julien Mignot & Camille Rousseau

D'autres photos: http://next.liberation.fr/arts/2016/12/24/julien-mignot-john-cale-la-seance-photo-la-plus-courte-de-mon-histoire_1536925

 

4) On trouve "Morituri" dans quelques classements des meilleurs albums de l'année... dans quelques. (et également dans quelques listes en conseil de cadeaux de Noël).

Par exemple,

https://comptoir.org/2016/12/21/quelques-disques-de-2016-a-se-faire-offrir-pour-noel/

Ou chez Alain de Repentigny (top 10): http://www.lapresse.ca/arts/musique/disques/201612/23/01-5054208-top-10-des-albums-de-2016-les-choix-dalain-de-repentigny.php

5) On se quitte par un peu de musique:

Tiens, cela est tombé:

 

Et on va se dire "joyeux noël" avec Florent Marchet et Murat... L'occasion de dire que "Frère animal 2" est dans les bacs (chronique de Télérama). Il faut que je m'achète un billet pour la tournée...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 19 Décembre 2016

 

”Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés.”  dit un proverbe russe, mais de la bouche de  la chanteuse Rose, des flagrances plus épicées et âpres sont émises parfois. Celle qui s'interrogeait comment faire  "Pour  être deux", et s'interroge encore et encore à ce sujet ( "Dans l'amour, il n'y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes ; le reste, c'est du remplissage"?), a en effet tenu quelques propos sur lesquels on peut s'interroger. C'est en ligne sur le site de la nouvelle revue musicale sur la chanson "HEXAGONE" (le numéro 2 vient de sortir, à commander vite car comme le disait ce cher Fred (non! pas notre Plainelle!) : " La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil").

 

Comment expliques-tu la difficulté du milieu aujourd’hui et qu’un album comme celui-ci ne fonctionne pas comme on aurait pu l’imaginer ?
On a du mal à expliquer. L’œuf ou la poule. Je n’arrive pas à savoir si ce sont les médias qui choisissent eux-mêmes des choses qu’ils donnent au public ou si c’est le public qui est en attente de quelque chose. Il faut qu’on vous voie beaucoup pour qu’on vous passe beaucoup, mais si on ne te passe pas, on ne te voit pas. On rentre dans des cercles vicieux. J’étais en plein là-dedans. La radio n’a pas voulu passer mon single, qui n’a pas tourné donc qui n’a pas été en télé, donc les gens ne te voient pas, donc ils n’achètent pas tes disques et ne vont pas à tes concerts. Je n’ai aucune aigreur par rapport à ça. Je sais qu’au moment où moi j’ai réussi, il y a d’autres gens qui faisaient d’autres choses qui n’ont pas été entendus. On m’a donné ma chance, c’est aussi à moi de la garder et de faire en sorte que les gens aient toujours envie d’écouter. Peut-être que je n’ai pas été assez tenace. On ne fait pas toujours les bons choix, ce n’est pas toujours le bon moment. Après il y a des choix très commerciaux. Est-ce que c’était une bonne idée de suivre cette envie de chanter avec Jean-Louis Murat, sachant qu’il n’est pas forcément très médiatisé non plus ? J’aurais pu faire un choix un peu plus judicieux en demandant à quelqu’un qui passe en radio et avec qui cela aurait aussi pu me plaire de l’enregistrer. Julien Doré par exemple. Ce n’est pas du tout dit qu’il aurait dit oui, mais ça m’a traversé l’esprit. C’était autre chose forcément de le chanter avec quelqu’un de plus jeune, de plus moderne, de plus actuel.  (interview complète à lire ici)

Ah, oui, ce duo était prometteur, promu en single... et... Rose émet ce qui ressemble à des regrets que le titre n'ait pas eu la même vie que "Regrets"...  Ah, Rose:  "qui n'attend rien évite beaucoup de déceptions!!".

"La musique adoucit les moeurs" parfois, dit-on, mais Baptiste Vignol sur fb (sur la page du rédacteur en chef d'Hexagone), avec le caractère qu'on lui connait  n'a pas apprécié du tout la remarque:  "- Plutôt qu'être fière de son duo avec Jean-Louis Murat (dont l'œuvre traversera le temps), elle regrette aujourd'hui de ne pas avoir sollicité Julien Doré. Sans blague. -Au motif qu'il est plus jeune, plus moderne, plus actuel. Sans dec.   - Mademoiselle Rose oubliant simplement que si sa chanson sonnait, c'est parce que Murat y avait apporté sa patte. Suffit juste de voir ce que ça rendait chanté avec Vianney...".

Je n'ai pas envie de blâmer (même si le camarade Nuc dirait: "Sans la liberté de blâmer il n'y a point d'éloge flatteur") notre Rose, car "Donne un cheval à celui qui dit la vérité, rappelle un proverbe afghan, il en aura besoin pour s'enfuir". Je ne suis pas certain que Murat aurait tenu un autre discours, surtout en ce moment où semble-t-il,   il se résigne à ne plus pouvoir être entendu ("L'art de se modérer  est celui du riche, l'art de se résigner celui du pauvre"... même si le moujik aux pieds crottés nous avait surtout habitué à ne pas se "modérer").

Car "à l'impossible, nul n'est tenu", je pense que je vais vous épargner une tentative de répondre à la question de savoir si le duo et l'album de Rose auraient eu une autre vie si Doré avait chanté à la place de Murat. Je me demande juste si on avait demandé à Jean-Louis de s'engager à faire de la promo avant de le faire chanter... Si non, ça mettait une bonne épine dans le pied du single, qui ne manquait pas de jolis vers (à 6 pieds) : “Lorsqu’on achète des souliers, on s’informe du pied.” En tout état de cause, la chanteuse écrit déjà son prochain album, elle...    “Ce n'est pas la force, mais la persévérance, qui fait les grandes oeuvres.” à moins que “L’erreur soit humaine. C'est persévérer qui est diabolique”.

 

 

"Quand on a bonne conscience, c'est noël en permanence".
De Benjamin Franklin... J'avoue que je ne mets pas des boules au sapin tous les jours.

Allez, on écoute encore cette bonne chanson:

 

LE LIEN EN PLUS NUMERO SPECIAL NOEL

Baptiste Vignol, (son inter-ViOUS ET MURAT- à lire ici) qu'on a recroisé ci-dessus a une riche actualité ( A force d'écrire sur tout, il va bien finir par pouvoir nous l'écrire son "Murat")...

En effet, il a signé quatre livres qu'on trouve sur les étales des marchands en ce moment:

Un Bécaud sorti en mars, Un sur Téléphone ("3400 nuits") chez GRUND, un autre (à nouveau) sur Renaud  et le plus récent: "Les Tubes, ça s'écrivait comme ça" (des entretiens avec 15 paroliers célèbres: Bergman, Barouh, Duval et Mac Neil...et son pote Baguian... parce qu'il n'est pas le dernier pour rendre hommage à ses amis...).

On le retrouve bien sur sur son blog: http://delafenetredenhaut.blogspot.fr/ . Dernièrement, il parlait de Patricia Kaas et pose la question: "Que devient une chanteuse populaire quand elle n'a plus de chansons?". Il ne cite pas Murat que Patricia avait sollicité sans que cela débouche...  

Autre article récent : sur le disque de Marjolaine Piemont qui avait si bien chanté Murat avec Antonin Lasseur lors de la soirée "Livre Unplugged". J'avais oublié d'en parler... C'est fait!

 

LE LIEN EN PLUS CROWFOUNDING DU JOUR

Sly Apollinaire nous parlait de ses négociations avec des maisons de disque lors d'une interview croisée avec Mathis et Stéphane Pétrier du Voyage de NOZ.(à lire ici). C'était en début d'année... et... cela n'a pas abouti. Il a donc lancé sa campagne sur Kiss Kiss bang bang.... et à ce jour, il a atteint 93% de l'objectif!   Encore un petit effort, il faut pousser pour faire sortir ce petit bébé qui attend depuis si longtemps de voir le jour!

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/sly-apollinaire-nouvel-album

 

Dernière news lyonnaise:

LE VOYAGE DE NOZ a enfin annoncé son grand retour en disque!! Pour le mois de mai et... un concert est programmé au Radiant. LE 4 MAI 2017.

J'imagine qu'on en reparlera.  Ca s'appelle : "le  début... la fin... le début".  Un titre   qui va bien à nos Peter Pan du rock lyonnais - pas encore morts!!-.

 

 

LE LIEN EN PLUS POUR NE PAS SE QUITTER COMME CA A LA VEILLE DE NOEL PARCE QUE.


Allez, pour se quitter sur des choses plus joyeuses, et parce que les NOZ ont aussi chanté "Arcadia", je vous fais écouter : Brian S. Cassady.

L'album "alpine seas" est sorti chez Microculture en novembre, et ça fait du bien par où ça passe. Les amateurs du "cours ordinaire des choses" et des Delano orchestra peuvent aimer...  Un américain d'Austin qui chante les lacs alpins, ça peut faire peur (ah, du folk indie barbant!!)... mais  c'est un petit bijou, avec une très jolie voix, et des orchestrations et des ambiances assez variées. Excellent pour le moment.

A écouter aussi le très beau: "the south" (et son banjo et son final avec choeur d'enfants, cordes)

Et le "make believen" et ses cuivres... et sa rupture de ton en milieu de chanson. Magnifique.

 

Facebook de Brian   et l'album sur bandcamp

Sur ce... Joyeux noël sincèrement. Peace and love.

 

Ps: J'ai eu 7 ans début décembre... il faut que je me colle à "ma profession de foi" annuelle (c'est pour moi contractuel avec vous).

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Rédigé par Pierrot

Publié le 8 Décembre 2016

LE LIEN EN PLUS POUR PARLER TOUT DE MEME DE MURAT

Allez, pour la première fois,  on débute par le lien en plus, puisqu'il est d'une extrêmement haute importance :  A Plestan (Côtes-d'Armor), la station service.... est à vendre! C'est un bon placement, puisque c'est le rendez-vous des stars, nous informe  l'hebdo du pays de St-Brieuc et de Lamballe ... "Les patrons Yves et Annick se souviennent : « On a eu de nombreuses célébrités à venir prendre de l’essence ici ». Ils se rappellent de Jean-Louis Murat, Nicoletta, Poulidor et il y a quelques mois, Clémentine Célarié". Merci aux fans de ne pas s'y précipiter pour la démonter dans l'optique d'en avoir un bout en souvenir : La station vient d'être remise à neuf.

C'est une sortie plus culturelle que Jean-Louis Murat a fait le week-end dernier: il a assisté au concert désormais régulier d'Alain Bonnefont (accompagné de C. Pie et de S.Mikaélian les rancheros). Il n'a pas chanté.   

A ce propos, on retrouvera le trio le 9/12 au bar La Fourmi à Chamalieres et 17/12 au Font de l'Arbre (Le chalet).  (A noter deux nouvelles chansons sur le soundcloud de Christophe: La sève et Posé dans le ciel)

 

1)  Matt Low

Encore un mini disque pour Matt, avant de passer à un vrai album on espère, avec toujours le soutien de PIAS (sous édition Scarlett). 

Je trouve vraiment très bon le single: "l'aventure", sur un texte signé par le bassiste Clément Chevrier (Murat ne signe pas toutes les paroles!).

"des nouvelles" est un peu moins fort, mais l'orchestration est vraiment bien, notamment sur la fin où ça s'envole, avec un saxophone notamment et un étrange son saturé de guitare.

"Dans l'ermitage": on part toujours sur un truc assez down tempo, un peu de charme avec un petit choeur féminin, avant qu'une trompette (signée bien sûr par M. Quinet du The Delano Orchestra) ne donne définitivement une belle couleur à la chanson. On est dans la coolitude absolue... la zénitude de l'ermite.

Hangar bleu: là, encore, ça commence très tendu... et puis arrive

deezer : http://www.deezer.com/artist/8867172

 

Le clip (interactif) disponible sur le site : http://www.mattlow-laventure.com/

 

2)  On avait parlé des SONGES DE LEO  de Morgane Imbeaud, co-écrits avec Jean-Louis Bergheaud... sorties en disque et avec deux soirées à l'opéra de Clermont... et puis, plus rien... La vie éclair d'un disque lambda à notre époque, même de bonne qualité?  Apparemment non, Morgane explique que l'album n'a pas pu être promu suffisamment avec la faillite du label au même moment... et elle tente de reproposer une 2e vie à son héros, un chat (sur ses 9, il y a de la marge)... en ressortant le disque (en mars 2017 avec 5 titres inédits) avec le soutien d'un tourneur. En effet, disque, livre, spectacle, c'est un projet complet qui est proposé, et qui mérite d'être plus amplement diffusé.

Un crowfounding est proposé pour aider à la production et au financement d'une attachée de presse.  Svp, aidez le, aidez-la!! (aidez  moi: ça me permettra peut-être d'avoir  un cd promo!! ;.))

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/les-songes-de-leo--2

 

3)  Un CD promo, j'en ai eu un de la part de l'AP de KID PARADE... et j'ai bien aimé,  même si ces 4 français ont choisi de s'exprimer en anglais.

Le premier titre est le single-tueur: "Marnie"...  Si c'était chanté par Gwen Stefani ou la chanteuse des Cardigans, j'imagine le carton... Bon, je dis ça parce que la voix douce et j'imagine sexy du chanteur ne me tourneboule pas le bas ventre.   Reste cette magnifique intro et ce refrain... avec cette étrange petite nappe de synthé originale.  Et en plus,  le clip est vraiment de belle qualité:

 

 

On pense un peu à Syd matters dans l'idée de ne pas faire d'esbrouffe dans la pop, même s'il manque un peu d'harmonie vocale qui permettrait d'enluminer un peu la voix  du chanteur pas vraiment hors-norme. The Cure est une des références citées, on peut effectivement y penser (Tattooed Girl, my dog is a cat...), mais avec l'aspect gothique en moins: on sent plus la fleur du côté de Kid parade (à l'image de la chouette pochette pastel), même si les arrangements distillent tout de même un peu de brume.

Autres jolies titres: l'instrumentale The Turtle waltz,  I Feel Alright, Reflections (bel intro)...

en écoute

Plus d'infos:   http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article680

http://www.kidparademusic.com/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 28 Novembre 2016

Allez, soyons fou, soyons fou, ne résistons à aucune incongruité pour alimenter ce blog: invitons un journaliste sportif du PARISIEN à parler de Murat! ... Quoi "quoi?"? Non, je ne suis pas devenu dingue!    DOMINIQUE SEVERAC a beau être  membre de la joyeuse bande des chroniqueurs de "l'équipe du Soir" (sur l'équipe 21) qui, sans se lasser, discutent de Lass, Benzema, de Knysna ou autre Bielsa durant des heures, il n'en ait pas moins un grand admirateur de Murat et fan de bonne musique en particulier... Non! même pas de Sardou! Il a même interviewé Murat pour le journal "l'Humanité"! Oui, l'Huma!  Et on pourra même en profiter pour  revenir une fois de plus sur quelques propos de Murat autour du football, un sujet sur lequel il était régulièrement sondé (allant jusqu'à se faire chroniqueur pour Libération). Certains de ses mots sont même repris encore actuellement dans le monde entier (à propos de Zidane).

Dominique a sorti un livre avant l'euro "la face cachée des bleus", édition Mazarine-Fayard, avec quelques anecdotes croustillantes sur les coulisses de l'EDF... mais avec toujours un regard bienveillant et humaniste (de gauche?), qui est souvent sa marque de commentateur. 

(Dans les inter-ViOUS et MURAT, la catégorie "journalistes" était déjà bien représentée (avec Olivier NUC, Philippe BARBOT), pas sûr par contre qu'on recroise un jour un spécialiste du PSG).

 

- Pour commencer, j’aimerais en savoir un peu plus sur votre parcours personnel (contexte familiale, étude) si cela ne vous ennuie pas. En effet, on ne trouve pas d’éléments biographiques sur le net vous concernant, je ne sais pas si c’est quelque chose sur laquelle vous veillez. J’ai vu que vous aviez fait des études à Lyon 3, on s’est peut-être croisé sur les quais 

D. Sévérac: Je ne sais pas si c’est très intéressant en fait. Et si on ne trouve rien, c’est parce que je ne suis pas connu et que ça n’intéresse personne. J’ai fait une licence d’histoire à Lyon III de 91 à 94. Une école de journalisme (ESJ Paris) de 94 à 97.

- Comment êtes-vous rentré en « journalisme » ?

D. Sévérac: Bernard Lenief, journaliste au courrier de Saône et Loire, animait un après-midi un atelier journalisme au collège. J’avais 11 ans (c’était en 1984) et il m’a donné envie de faire ce métier. Je ne l’ai jamais revu en dehors de ce jour-là.

- Et la musique ? Votre facebook déborde de photos du Velvet, et d’un peu de Murat, parfois du Cohen, du Manset, du Bashung et très peu de football… Comment la musique est venue à vous ? (vos parents ? la radio ?....). Quelle place occupe-t-elle dans votre vie ?

D. Sévérac: Une curiosité personnelle. Beaucoup d’écoute de radio et un jour Bernard Lenoir. En 86 sur Europe 1 puis sur France Inter jusqu’à la fin. 25 ans à l’écouter tous les jours ou presque.

- Quels sont vos grands souvenirs musicaux (album, concert…) ?

Tout Murat, tout Manset, Tout le Velvet, tout Lou Reed, les Beatles, Neil Young, Iggy Pop, Bowie, Cash, Kills, Strokes, Ferré, Brassens, Bashung, Gainsbourg et tant d’autres. J’ai 2000 disques je pense, peut-être plus, peut-être moins, je ne compte pas. Leonard Cohen plus grand concert en 2008 à l’Olympia. Les Pixies à Belfort dans les 80’s. Le Velvet en 93 à l’Olympia. Lou Reed en 92 à Lyon. Dylan à Belfort. J’ai vu tous ceux que je voulais voir sauf Iggy Pop.

- Alors, je me rappelais vous avoir vu en photo avec un fan de Murat à la suite d’un concert parisien de celui-ci et je suis tombé sur une vieille interview parue dans l’humanité en septembre 99. Est-ce le début de votre histoire avec Murat ? Comment le journaliste sportif se retrouve à interviewer Murat ? (il y a effectivement quelques questions sur le sport).

D. Sévérac: Murat, je le découvre à la sortie de Cheyenne Autumn, sur Inter et dans Lunettes noires pour nuits blanches chez Ardisson. Coup de foudre immédiat. Un ami rencontré à l’école de journalisme m’a permis de réaliser cette interview. Il travaillait alors à France Soir et il a demandé à JLM si je pouvais venir. Il a accepté. On a passé deux ou trois heures ensemble rue des Tourelles chez son label de l’époque. C’était génial. Ses réponses sont fantastiques. Ma seule itw de lui. Je ne l’ai jamais rencontré depuis.

- Entretenez-vous des relations avec lui ?

D. Sévérac: Aucune

Questions rituelles :

-Votre album préféré de Murat ? et pourquoi

D. Sévérac: Peut-être Mustango. Peut-être parce qu’il synthétise tout ce que j’aime de lui, dans les textes, les mélodies, les recherches, les expérimentations, les duos. Un album symbole de ce qu’il incarne : le génie musical, la poésie chantée

- 3 chansons de lui ?

D. Severac:

1) New Yorker. Le train bleu. Ma demeure c’est le feu.

2) Noyade au Chambon. Entre Tuilière et Sanadoire. Tomber sous le charme.

3) La liberté. Au pays de Giscard. Le corridor humide.

- Un souvenir particulier d’un concert ? des impressions de Murat en live ?

D. Sévérac:   Les concerts à la Cigale entre 2000 et 2010. Tous bons, tous drôles.

Concert de Murat à l’opéra Bastille, organisé par la FNAC Bastille qui n’existe plus. Je ne me suis jamais ennuyé à un concert de JLM. Ils ont tous une saveur particulière, leur originalité. C’est chaque fois un moment fantastique.

Dominique à la sortie d'un concert de Murat (au trianon) avec Martial - t'es le plus fort Jean-Louis- de Destination Murat (fb)

Dominique à la sortie d'un concert de Murat (au trianon) avec Martial - t'es le plus fort Jean-Louis- de Destination Murat (fb)

- Est-ce que dans le milieu du sport, vous avez trouvé des gens qui partageaient votre goût pour la musique de qualité ? chez les journalistes ou des sportifs ?

D. Sévérac:  Il y en a, oui. Christophe Larcher à L’equipe vient quasiment à tous les concerts de Murat, invité par Marie Audigier dont il était le voisin ! Il n’a pas de passion pour Murat mais il aime bien. Olivier Joly, qui vient de quitter le JDD, aime beaucoup aussi sans être fan. Jocelyn Gourvennec, l’entraîneur de Bordeaux, est connu pour ses goûts musicaux originaux (par rapport au milieu dans lequel il évolue où c’est Sardou et rap pour schématiser)

- La grande passion pour l’évènementiel sportif de la part de Murat qui disait « « A part le foot et lire l’équipe, les plaisirs y en n’a pas à la pelle » en 91, semble s’éteindre à partir des années 2000 (le 2e album des rancheros ne voit pas le jour en 2002, «Ça a été un tel fiasco que ça nous a coupé la chique ! On n'est pas des professionnels les Français n'assurent pas, on n'enregistre pas Impossible de faire semblant alors qu 'on était accablés... 2006, il déclare avoir regardé la finale avec le maillot italien, puis en 2008, qu’il n’aime plus le football.

En 2013au figaro, « Le foot, ça va, j’ai lâché l’affaire… Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie. Sinon, les autres, ils sont complètement idiots, vraiment trop bêtes. C’est impossible de s’investir sur des gros nazes pareils qui ne pensent qu’à s’acheter des grosses voitures et à tirer des gonzesses. Ils sont encore plus cons que les rappeurs ! Ils n’inculquent aucune valeur. La Coupe du Monde au Qatar, ça aussi, c’est une bonne fumisterie. Ils ont acheté tout le monde, Zidane a pris une fortune, et maintenant, ils veulent la faire jouer en Janvier. Qui regarde la coupe du Monde ? Les mômes. Qu’est-ce qu’on va leur dire à ces gamins qui ont école en janvier et qui ne pourront pas se lever à 4 h du mat pour suivre les matchs ? Mais c’est quoi ce travail ! » ou encore

« « L’équipe de France c’est onze adolescents qui cherchent leur maman. Ils vont peut-être devenir des hommes à 35 ans, mais en attendant, il faut se taper une espèce de petite tribu de nigauds »

Ces dernières citations, est-ce un résumé de « la face cachée des bleues » ?

D. Sévérac: Pas du tout. C’est très drôle de la part de JLM mais moi, j’ai juste exposé des faits, raconté 20 ans de off des Bleus, sans porter de jugement. C’est au lecteur de décider.

- Dans votre interview de 99, il était assez prophétique concernant Anelka :

- " Les footballeurs, ce n’est pas possible. Je pense qu’ils ont essentiellement un rôle éducatif. La ségrégation, par exemple, diminue beaucoup grâce au sport. Il faut avoir un peu de tenue. La façon de se charger de Virenque, c’est de la gnognotte en comparaison des déclarations d’Anelka. Le joueur donne cette idée que c’est un élu, que le don lui est tombé dessus et envoyez la monnaie, tout pour ma pomme et je vous emmerde. C’est un modèle tragique. Je n’aimerais pas avoir douze ans et porter un tee-shirt Anelka. S’il prend la monnaie, c’est bien parce qu’il y a des crétins comme nous qui ont été pendant quinze ans abonnés à l’Équipe, qui se sont pelés en février à Saint-Étienne, qui ont pris les abonnements Canal pour suivre les matchs, etc. Anelka ne va pas nous dire fuck quand même. Il nous dit : " Fuck ", on lui dit : " On t’emmerde ". On t’emmerde. Quand on suivait l’équipe de Georges Boulogne, il était où lui ? Moi, j’étais à fond derrière. Avec les petits résultats de Georges Boulogne, on a peut-être construit un petit bout de parpaing à Clairefontaine où lui a été logé, nourri pour apprendre le job. Il ne va pas venir me dire fuck à moi maintenant. Je ne peux plus supporter cette mentalité ". Est-ce qu’Anelka mérite au bout du compte cette image ?

D. Sévérac:  Evidemment, c’est du Jean-Louis, c’est drôle, provocateur, subtil, génial, poétique. Il ne faut pas se focaliser sur Anelka en particulier. Il dit vrai sur beaucoup de joueurs. Après, il faut les connaître, leur parler pour bien analyser leur vie. C’est plus complexe que ce que dit JLM même s’il y a une part de vrai.

- Dans toutes ses déclarations, transpire l’enfant, ses rêves devant les exploits, et les déceptions de l’adulte… Entendre PLATINI dire : « Pardon où sont les toilettes », ça me dégoûterait (rires) … C’est la déception permanente .Ce sont des rêves d’enfance. J’ai tellement fantasmé sur tous les trucs de sport sans voir ce que c’était vraiment. C’est une façon d’aller au plus près de sa passion. Mais j’en retire comme à chaque fois de la déception.

On peut retrouver le même de genre de citations quand il parle de ses héros musicaux (rolling stones). Est-ce que pour être journaliste sportif, il faut être un grand enfant ?

D. Sévérac: Ce n’est que ça. Le foot, c’est l’enfance. La part de rêve et d’éternité. Le reste, ce sont des foutaises.

- Vous avez écrit : « Le problème des footballeurs, c’est qu’ils sont seuls, toujours dans le doute, avec une soif de reconnaissance qui ne peut pas être comblée par leurs millions ou leur vie de famille ». Le footballeur est-il un artiste comme un autre ?

D. Sévérac:Il y a des similitudes. Mais tous ne sont pas artistes dans leur expression. Il y a des Calogero ou des Garou aussi chez les footballeurs. Mais leur vie se compare même si l’un crée de l’art et l’autre ne donne que des émotions, ce qui est déjà pas mal.

- Vous êtes très élogieux sur DESCHAMPS dans le premier chapitre du livre : Deschamps, c’est un héros français. Ce n’est pas une légende comme Platini, Zidane ou Noah, mais c’est le capitaine de l’équipe de France championne du monde et championne d’Europe, le type qui a réussi partout où il est passé ». Même si Murat le tacle gentiment dans So foot, dans la chanson « la loi du sport », il dit : Elle m'a r'pris de l'aspirine Puis un ouvrage pour cinéphile Quelqu'longueurs en toile de jute Mon effigie d'Didier Deschamps ». Je vois son indulgence pour Deschamps pour le côté extrêmement populaire que l’entraineur a gardé (populaire pour Murat, donc un « fan de Michel Sardou »). Qu’en pensez-vous?

D. Sévérac:  Deschamps est très populaire en effet. Je suis élogieux sur l’entraîneur, l’homme je ne le connais pas et ses goûts musicaux m’importent peu. Deschamps ne connaît sans doute pas JLM et ça ne me dérange pas. Ce n’est pas ce qu’on lui demande.

- Sur le cyclisme.. Les déclarations de Jean-Louis ont souvent portés sur le dopage… et défendre Lance ou Virenque. « Je suis complètement étanche à ça. Pour moi le dopage n’existe pas. C’est comme la drogue, cela tue les cons ! Les gens qui n’aiment pas le sport n’arrêtent pas de parler du dopage. C’est le cas notamment du journal L’Equipe. ZIDANE ou NOAH chargés comme des mules, ça ne les a jamais dérangés ». Une petite réaction ?

D. Sévérac: Jean-Louis Murat  en rajoute, comme souvent. JLM, fait du Zlatan et j’adore ça. Tant que c’est drôle… Avec Jean-Louis, c’est toujours drôle. Le fond mériterait des heures de débat. Avec JLM, je ne sais jamais s’il pense à 100% ce qu’il dit ou s’il veut créer le débat. 

- Quand Murat critique, ça passe souvent par la critique des médias et des journalistes : en 99 , il vous disait : « Les sportifs peuvent toujours compter sur les médias pour abrutir le peuple et passer leurs petites combines ». En tant que journaliste sportif qui revendiquez une vraie position de journaliste, avec une déontologie, et pas refuser d’être considéré comme « un supporter », est-ce que les attaques de Murat contre les journalistes vous chagrinent ? (A la maroquinerie en mai dernier, il sabordait la fin de son concert dans un coup de gueule contre les journalistes) ?

D. Sévérac:  Je déteste plus que je n’aime les journalistes donc ça ne me dérange pas du tout. C’est un métier génial, que j’adore. Je m’éclate comme un fou mais force est de reconnaître qu’il est pratiqué par une ribambelle de connards et d’abrutis, qui ne savent pas écrier, cherchent le buzz et répètent ce qu’ils ont lu ou entendu sans esprit critique. Ils ne pensent quasiment jamais par eux-mêmes. En sport, c’est flagrant. Des moutons et des cons.

- Dernière question foot: quel est votre principale source d'excitation à propos de "l'année football" à venir?

D. Sévérac: Le PSG d’Unai Emery évidemment. Ben Arfa, un génie . Les Bleus et les qualifs pour le Mondial. Dembélé à Dortmund. Carlo au Bayern, le meilleur entraîneur du monde. Benzema, éternellement.

 

 

Interview réalisée par mails en septembre 2016

 

LE LIEN EN PLUS : MURAT ET LE FOOT (repères non exhaustifs)

 

1990   Chroniques dans Libé pour le  mondial 90

1991 (Les Inrocks)   « A part le foot et lire l’équipe, les plaisirs y en n’a pas à la pelle ».  

1994  Dans l'équipe,  « Toutes ces affaires dans le foot … C’est la vieille bourgeoisie contre les bougnoules »

1998  Achille à Mexico (Chanson sur Platini)

2000   Les Rancheros (foot, bières et autres, et musique) pendant l'euro 2000

2002  Coupe de monde en Corée.  disque avorté des Rancheros. Commentaire de Murat. «Ça a été un tel fiasco que ça nous a coupé la chique ! On n'est pas des professionnels les Français n'assurent pas, on n'enregistre pas Impossible de faire semblant alors qu 'on était accablés...

2004  Ode à Thierry Henry

2005 Interview dans So Foot (photo avec le maillot du barca)

2006 "Je me sens de moins en moins français, j'ai regardé la finale de la Coupe du monde de foot avec le maillot italien

2008  "je n’aime plus le football" (interviews vidéos de Magic)  "l'engouement pour le foot est un truc de vieux de con"

2009  Chanson "la loi du sport" (Elle m'a r'pris de l'aspirine Puis un ouvrage pour cinéphile Quelqu'longueurs en toile de jute    Mon effigie d'Didier Deschamps

2010 Dans La Montagne : Le décès de Fignon, ça m'a beaucoup touché ; que l'ASM soit enfin championne de France, c'est bien. Quand au football, je ne sais même plus ce que ça veut dire. Aucun intérêt.

2011  Le champion espagnol

2013  Dans le Figaro,  "Le foot, ça va, j’ai lâché l’affaire… Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie.  Sinon, les autres, ils sont complètement idiots, vraiment trop bêtes. C’est impossible de s’investir sur des gros nazes pareils qui ne pensent qu’à s’acheter des grosses voitures et à tirer des gonzesses. Ils sont encore plus cons que les rappeurs ! Ils n’inculquent aucune valeur. La Coupe du Monde au Qatar, ça aussi, c’est une bonne fumisterie. Ils ont acheté tout le monde, Zidane a pris une fortune, et maintenant, ils veulent la faire jouer en Janvier. Qui regarde la coupe du Monde ? Les mômes. Qu’est-ce qu’on va leur dire à ces gamins qui ont école en janvier et qui ne pourront pas se lever à 4 h du mat pour suivre les matchs ? Mais c’est quoi ce travail !"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 11 Novembre 2016

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On entendait parler il n'y a pas si longtemps du manque qui pouvait exister sur Clermont en matière de "tourneur". Qu'à cela ne tienne,    Matt Low a pris la galère par les cornes (ou un truc dans ce genre), et a réussi à se concocter une jolie série de dates, en s'associant à Garciaphone (Oliviez Perez qui joue aussi de la batterie pour Matt), et à Dragon Rapide, autre formation auvergnate. Une occasion de passer une bonne soirée avec 3 ambiances bien différentes, même si la guitare est bien-sûr à l'honneur.  A ne pas rater d'autant que le prix d'entrée est symbolique.

 

Dans les affiches édition Chambéry, Matt était interrogé sur sa collaboration avec Murat:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On retrouvera les 3 groupes donc:

Ce soir à Lauzanne (la Datcha)

samedi 12/11 Lyon (Bar les clameurs)      1/12 Amiens (La taverne Electrik)

2/12 Bruges (B52)                                            3/12 Lille (Lokarria)

4/12 Corni (l'antre de Manu)                          10/12 Tours (les colette's)

3/03 Tarbes (le Celtic)                                       4/03 Cassagnabère (la Pistouflerie)

la set-liste de Garciaphone

la set-liste de Garciaphone

Devant une assistance hélas clairsemée (la météo n'incitait pas à sortir hier soir),   Garciaphone en solo a ouvert la soirée, avec son folk acoustique (à l'image du prochain album en préparation, avec lequel il a travaillé avec Matt et  Zak (ex Laughed - de son vrai nom Zacharie Boisseau - dont on avait perdu la trace).  C'est intime et doux.  Après deux ou titres, Olivier commence à jouer un peu de la pédale de "sample", et sans être dans la démonstration, le set prend un virage plus rythmé... même si certains titres restent pour le moins "pointu"... (pas un hasard qu'on le retrouve à côté  "Pain noir" -ex St-Augustine- : Matt Low et lui l'accompagnent sur scène). 

Rappelons ce que Murat a dit en avril d'Olivier dans ce magazine musical fameux ("Point de vue-Images du Monde):  ils "m'épatent. Ils chantent souvent des ballades. Et même si elles sont essentiellement écrites en anglais, je les trouve d'un extrême bon goût".

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

Très joli final avec des boucles de guitare, et Garciaphone qui chante dans la caisse de sa guitare:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

 

- Les Dragon Rapide, trio, s'emparent ensuite de la scène... avec de l'électricité. Anglais toujours de vigueur, mais pour de la brit'pop énergique, c'est plutôt logique.. C'est accrocheur et dynamique, surtout par l'utilisation des deux voix toujours très réussie  

Le groupe travaille actuellement sur un premier album et espère le sortir dans les mois qui viennent. Leurs titres sont en écoute sur leur site: https://dragonrapideblog.wordpress.com/

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
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(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

 - Et pour finir la soirée, celui qui est signé chez Pias, et qui vient aussi d'être sélectionné pour  une compil de la souterraine (en écoute), Matt Low.

On retrouve les titres jouées en première partie de Murat comme Banzaï, Mitsy, comment fais-tu ça?, Blow... et des nouveaux  qui figurent en partie sur le nouvel EP "hangar bleu" à sortir le 18/11... et qui sera soutenu par le très joli refrain de  "l'aventure".  Petite surprise pour moi: c'est Clément Chevrier, le bassiste, qui a écrit le texte..et quelques autres, et  ils ne sont donc pas tous signés par Jean-Louis Bergheaud (Matt Low m'a dit lesquels, mais je ne me rappelle plus!).  Je pense là encore un excellent moment: Matt est vraiment un excellent guitariste, et il est peut-être en passe de se construire un univers musical assez proche de celui de Bertrand Belin.  Une connaissance que j'ai la surprise de rencontrer a lui aussi beaucoup aimé.

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On parlera encore de Matt Low avec la sortie de son EP prochain, la sortie d'un clip...et une promo (Matt semble vraiment content de sa collaboration avec Pias).

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Et pour finir, un petit solo d'une minute:

LA MUSIQUE EN PLUS

Leonard Cohen... On se contentera pour ce jour d'une reprise par le " French Leonard Cohen" (Mojo) du maitre poétique. La paix en son âme lui était déjà acquise.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 24 Octobre 2016

Dans un récent article, je reproduisais un article du journal "LA REPUBLIQUE" sur un livre "cantique de l'infinistère" dans lequel Murat était cité...

Le journaliste y indique que : Près du Mont-d'Or [sic!], la ferme de l'Angle est un point d'ancrage «mythique et mystique » pour François Cassingena-Trévedy. C'est là, entre les cols de la Croix-Morand et de la Croix-Saint-Robert, sous le puy de l'Angle, qu'il situe son centre de gravité intime. Son mont Palatin à lui, qui, né à Rome en 1959, a établi sa Trinité-des-Monts entre le puy de l'Angle, le puy de Mareilh et le puy du Barbier (source La rép).  Il dit aussi:  «Les yeux fermés je connais par cœur le chemin des crêtes, l'arc glaciaire du Sancy… la rude beauté de ces infinis me bouleverse toujours autant».

Aucun lecteur de ce blog et auditeur de Murat ne sera surpris par l'effet que peut produire le Sancy sur celui qui le traverse. On en parlait notamment avec Magali Brénon, auteur du livre "jamais par une telle nuit" dans lequel les corps et l'esprit sont remués et éveillés par les forces diffusées par la terre auvergnate. L'éveil raconté dans "Cantique dans l'infinistère" n'est pas par celui du ventre.. mais de l'esprit, autant par l'érudition littéraire que de l'exercice du "pèlerinage", de la marche... sans ambition sportive. L'auteur François Cassingena-Trévedy est moine... et ancien de l'école normal sup... et aussi très connecté:

Le lendemain de l'article, je recevais de l'abbaye où il vit, près de Poitiers, un mail de sa part  pour me remercier... et me demander le moyen de contacter Jean-Louis. S'en est suivie un petit échange.

Quelques éléments biographiques:

Né à Rome en 1959 de père italien et de mère bretonne, il rejoint ensuite les Hauts de Seine... et suit un parcours brillant:  Hypokhâgne et Khâgne au Lycée Louis le Grand (Paris). Entrée à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm, promotion 1978, option Lettres Classiques.  1980 : Maîtrise de Lettres Classiques (Philologie) avec un mémoire sur Ténèbres et lumière dans le théâtre d’Eschyle, en fréquentant également les cours sur les Pères de l'église.

Il entre en 1980  dans la vie monastique bénédictine et est ordonné en août 1988 alors qu'il continue ses études de théologie.  Latiniste depuis l’âge de onze ans, helléniste depuis l’âge de douze, hébraïsant depuis l’âge de dix-huit, syriacisant depuis l’âge de vingt-six,  il devient spécialiste de la patristique syriaque (la discipline qui traite de la vie, de l'œuvre et de la doctrine des Pères de l'Église, en l'occurrence dans la tradition des chrétiens d'orient  -Je ne manque alors pas de l'informer de l'inédit de Jean-Louis, "le martyre des chrétiens d'orient"-). 

Moine bénédictin,  et très séculier:  Maître de chœur (Schola grégorienne) depuis 2008, écrivain, maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris depuis 2001, enseignant invité au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris). Il intervient ponctuellement à Paris IV-Sorbonne dans les domaines de l’Antiquité tardive, de la musicologie du haut Moyen-âge et de la littérature du XVIIe siècle et collabore au Laboratoire d’études sur les Monothéismes (CNRS).

... Tout cela  tout en travaillant aussi pour son monastère qui a comme source de revenu la création d'émail sur cuivre (créations).  D'ailleurs, il livrera prochainement une de ses créations à... La Basilique d'Orcival (C'est dans le 6.3. pour ceux qui ne connaissent pas). Je ne manque pas (2e fois) de lui faire écouter "Lady of Orcival"... qu'il a l'amabilité de trouver "de fait, magnifique...".

De Jean-Louis Murat, il ne connait que peu de chose:      

" au moins pas de l’actuel.

Mais ce que je connais et sens de lui me fait penser qu’il a un vrai don poétique".

Je me permets alors de lui donner du grain à moudre:  le goût de Murat pour Proust, Léon Bloy et Bernanos (alors que François cite dans son livre d'autres auteurs chrétiens: Claudel, Teilhard de Chardin )... et quelques propos sur le sacré: En 92, dans une émission enregistrée au sein de la basilique d'Orcival, Murat compare les chansons à la prière, en leur capacité de susciter le recueillement. C'est finalement très chrétien?  Est-ce que le chant a toujours fait partie de la liturgie?

 "Tout cela me touche de près et me rapproche encore de Jean-Louis.

J’aime profondément les trois auteurs cités…

C’est vrai que la chanson est prière !

Ma pratique du grégorien est quotidienne et elle est centrale, vitale, dans ma vie.

Le chant a toujours fait partie de la liturgie…".

- Que représente l'Auvergne pour vous?

 

 

" Je la fréquente depuis 1970 (vacances familiales au Mont-Dore) Découverte du pays et du monde paysan en profondeur.  L’Auvergne représente pour moi ce que Julien Gracq disait du Finistère : « une province de l’âme ».  Un pôle d’attraction d’une puissance inouïe. Un « infinistère ».  Lieu de souvenir et de désir, lieu de délicieuse perdition. Nostalgie de ses longues neiges, fascination de ses feux intimes".

 

 François Cassingena-Trévedy sera en Auvergne ces jours-ci:

- le 25:

Dédicace - Librairie Maison de la Presse LE MONT-DORE

le matin - 17, Place du Panthéon 63240 LE MONT-DORE INFOS : 04 73 65 00 87

- le 26:

Dédicace - La Procure de Clermont-Ferrand

de 15h à 18h

- le 29:

Lancement du livre Cantique de l'Infinistère - Bistrot L’écir et l’angélique Brion Haut

à 16h. Bistrot « L’écir et l’angélique » Brion Haut 63610 COMPAINS

 Toutes les infos: sur le site de l'éditeur

le 28/10, dans le cantal, également: Dédicace / Rencontre - Librairie Maison de la Presse à ALLANCHE, 37, Garderie de l’Abbé de Pradt -15160 ALLANCHE à 10h.

 

Et en exclusivité mondiale, voici la petite évocation de Murat dans le livre via un passage à Compains:


 

 

"Le hameau perdu de la Godivelle – quelques maisons autour d’une vaste fontaine circulaire – emprunte son nom à celui d’une très ancienne famille de Besse-en-Chandesse. C’est Antoine Godivel qui compila, en 1575, le terrier de Catherine de Médicis, fille de Madeleine de la Tour d’Auvergne et comtesse de la province à la mort de sa tante Anne. Plus tard, le sieur Godivel, subdélégué de Besse (dont Jean-Baptiste Le Grand d’Aussy rapporte, dans son Voyage d’Auvergne, qu’il échoua, en 1726, à sonder la profondeur du lac Pavin[1]), fait un portrait peu flatteur de la paysannerie du Cézallier : Le païsan naturellement méfiant et qui n’aime pas à faire plaisir craint toujours d’être embarrassé et obligé au-delà de ce qu’on lui propose… Pensant probablement à ces contrées balayées par l’écir, où avait bien dû le conduire quelque visite épiscopale, Massillon – pour le citer encore une fois – n’en donnait pas moins à ses prêtres ce conseil inspiré par la finesse psychologique autant que par l’observation circonstanciée du climat : Ainsi, mes Frères, plus nos peuples sont grossiers et féroces, plus la patience et la douceur sont nécessaires à un pasteur pour les adoucir. Malgré toute leur rudesse, il en est d’eux comme des vents impétueux ; un peu d’eau, une seule parole douce les calme…[2] Les modillons de l’église romane de la Godivelle, figurant les sept péchés capitaux, invitaient-il à résipiscence ces trempes revêches qui ne reculaient ni devant les beuveries aux foires de Brion, ni devant le meurtre lors des partages de terre et des successions d’héritage ? L’édifice est placé sous le patronage de saint Blaise que l’on invoque pour les maux de gorge, les maladies des animaux, et qui a donné son nom de baptême à « l’effrayant génie » auvergnat dont ces quelques mots fameux entre tous ne cessent de me hanter, tant ils pourraient servir d’exergue à la terre que j’entreprends de traverser :

 

Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie[3].

 

Le hameau pourrait se réveiller – se rêver – isthme ou presqu’île entre les deux lacs qui l’environnent, l’un (le lac d’En-Haut) d’origine volcanique, l’autre (le lac d’En-Bas) d’origine glaciaire, et dont l’étrange gémellité, au milieu des sagnes aux allures de toundra, compose l’un des paysages les plus puissamment oniriques qui soient au Cézallier, à moins que ce ne soit tout simplement au monde.

 

Alors de la Godivelle à Compains

On me jure que c’est sortilège…

 

chante un chansonnier contemporain, natif de la région clermontoise[4]. Mais quoique la fascination exercée par les deux miroirs et l’imaginaire qu’ils alimentent compte certainement parmi les ressorts capitaux de mon attrait pour cette contrée, la visibilité est décidément trop réduite aujourd’hui pour que je n’estime pas plus raisonnable de remettre à plus tard l’inventaire de pareils joyaux.

 

            Au lieu de prendre le GR 30 qui file au sud-ouest vers la Godivelle, je contourne donc la Motte par le midi et m’engage sur le GR 41 qui s’en va droit au sud, vers Jassy. J’ai devant moi, au loin, les bois qui couvrent, d’ouest en est, une vaste superficie, depuis la montagne de Las Tiolas et le Teston du Joran jusqu'à la Garde. Il faut un certain temps pour que je retrouve, après la longue pause, mon alacrité du matin, d’autant que je suis alourdi par de nouvelles victuailles. Je salue au passage, dans l’herbe grise, quelques œillets sylvatiques dont la note estivale semble s’être égarée. L’étreinte du froid s’est un peu relâchée en ce début d’après-midi, la terre se fait plus grasse et plus adhésive aux semelles, le dais nuageux s’essaie à s’élever, mais je ne conçois nul regret de n’avoir point poursuivi de côté de la Godivelle, tant ce que j’arpente de ce côté-ci inspire pareillement le sentiment de l’insolite. Tandis que je descends en pente très douce vers des tourbières étendues, je commence de mesurer l’ampleur et la puissance de la houle qui me reçoit dans ses plis, j’entends des filets d’eau qui causent comme des passereaux : les trois syllabes du Cézallier qui roucoulent sur des galets de lave dépolie… Un petit pont me fait traverser l’Eau-Derrière, à peine débarbouillée des narses où les bêtes à l’estive enfoncent leurs sabots, et qui a sans doute inspiré le nom du lieu-dit voisin : la Ribeyrette. Mer des roseaux préludant à la Terre promise, minuscule Rubicon au-delà duquel mon périple va entrer dans sa phase illuminative et dont le franchissement s’entoure pour moi seul d’une émouvante et secrète solennité. Car le rien qui déploie tout alentour son empire fait au fond de mon être une éclaircie toujours croissante d’allégresse, et je le bois tout pur, jusqu’à l’ébriété. Une pause pour m’enraciner dans ma condition d’errant, pour savourer  mon rêve de reitre, pour saturer, jusqu’à son point le plus intense, jusqu’à sa teinte la plus vive, la joie terrestre. Je consens à la jouissance de l’obscur, comme à l’humeur des tourbières le narcisse et la tige creuse du sureau : de cette éruption de sève qui me traverse et m’inonde tout à coup, épaisse, irrépressible, la pipe que je bourre est-elle le cratère ?

 


[1] J.-B. Legrand d’Aussy, Voyage d’Auvergne, p. 325-326.

[2] Massillon, Discours synodaux, 1737 (De la douceur nécessaire aux ministres).

[3] Blaise Pascal, Pensées, 91.

[4] Jean-Louis Murat, Perce-neige (1996).  

Cantique de l'infinistère

À travers l'Auvergne  François Cassingena-Trévedy

L'infinistère d'Auvergne,  le moine du Poitou l'écrit,  le mécréant Murat la chante.
article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

LE LIEN EN PLUS

Un autre hermite? Julien Doré?   De la théorie de la  relativité...

" Perfectionniste, impliqué dans les moindres détails de ses disques, du mixage à la pochette, l’autodidacte progresse. "Tant que j’estime que je n’ai pas quelque chose de fort, je ne présente pas." On le voyait comme un fils du dandy Yves Simon. Il semble se vivre comme un descendant des hermites Gérard Manset ou Jean-Louis Murat... "

http://aliceadsl.gqmagazine.fr/pop-culture/musique/articles/rencontre-avec-julien-dore-pour-son-nouvel-album-/46934

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 15 Octobre 2016

20h30... aux abattoirs, on ouvre les portes au dernier moment, voir un peu plus tard...  Et je vous trouve ça un rien dommage... surtout depuis qu'ils vendent de la bière.... et la tête d'affiche débute à 22 heures, ça commence à faire tard pour un vieux comme moi (pour Luke, il y a deux semaines, c'était la même chose).

 

- Norma :   qui remplace au pied levé la première partie prévue. Cette toulouso-parisienne est toute jeune... mais semble promis à un bel avenir. Fille à guitare électrique, on pense bien-sûr à  PJ... attachement qu'elle revendique: "Norma est la fille de PJ Harvey et Tom Waits, la sœur de Fiona Apple et la femme de Jack White. Norma hurle des ballades grunge, susurre des raps féministes, prêche des incantations gospel". En matière de voix, la voix un peu juvénile me fait penser moi à la chanteuse des Bangles ou à Debbie Harry. La musique sonne ainsi parfois assez post punk, new wave, "moins rock" qu'avec son trio habituel indique-t-elle, puisque ce soir, elle joue seule... ou avec un peu de boite à rythme sur un titre ou deux.

A part ça, comment encore se faire appeler juste "NORMA" à l'heure de l'internet ? Même si le prénom n'est pas courant,  on ne tombe pas sur elle de suite sur fb ou google...  http://normaville.com/

Elle sort son premier EP bientôt.

 

- Elysian Fields n'a donc pas fait le plein. C'est maigrichon, l'assistance, comme pour le concert de Barbara Carlotti là-bas, qui n'en reste pas moins un magnifique souvenir... Dans ces conditions, je pense qu'on peut voir les artistes qui ont, si ce n'est du coeur, au moins un grand professionnalisme... et pour le coup, je n'ai pas été déçu... même si on est resté dans le registre de l'intimité.

Jennifer Charles est vêtue d'une robe, si elle n'était point marron, que j'aurais qualifiée de "veuve sexy". Le set commence très jazzy : avec Monsieur au clavier,  une contrebasse et la batterie. Je suis un peu surpris de la grande fragilité de la chanteuse car je la "classais" dans la catégorie (celle que disait  préférer Murat) des voix des femmes qui ne semblent pas avoir peur des garçons. Elle bouge lentement sur ses hauts talons. Fait des gestes doux et parfois étranges avec ses bras.  Je ressens un grand manque vu mon niveau d'anglais  à ne pas comprendre les paroles.
On n'est pas pour autant surpris que Murat et eux se soient trouvés. La musique est douce mais non dénué de tempo. Ont-ils parlé avec lui de la règle des 3T - tempo, tonalité, tructure-?

Oren Bloedow habillé d'un pantalon à carreau très saillant prend sa guitare. Cela devient un chouia plus énergique... de plus en plus: Un titre joué avec deux claviers sonne même presque new wave, puis en rappel, un titre se termine par un long solo excellent de batterie, suivi de celui d'Oren- guitare- tout aussi bien... et cela s'enchaine magnifiquement par le dernier titre.  Le concert aura duré une heure trente,  au départ, je me disais que cela me suffirait bien comme durée craignant une lassitude... mais avec le crescendo rock, j'applaudis vigoureusement pour les faire revenir.  Sans succès.

 


 

Oren arrive une dizaine de minutes après le concert au merch'. Autant vous dire qu'il n'y a pas grand monde. Quelques disques vendus tout de même. Jennifer arrive ensuite. Je suis témoin d'un joli moment: une fan (qui connaissait toutes les chansons par coeur) rencontre la chanteuse. La fan est émue... et la chanteuse semble le devenir tout autant,et finit par la prendre dans ses bras. Elles parlent espagnol toutes les deux. 

A la suite, je lui demande de signer quelques produits liés à "a bird on a poire"... en bredouillant un "someone thinks it's the best album of Jean-Louis" (c'est vrai, j'ai les noms). -ah, thanks, me dit-elle.  Elle parle alors un peu français avec une autre personne... mais je ne tente, ou n'ose, pas entamer une discussion.  

PROCHAINS CONCERTS EN FRANCE : Archèche, Marseille, Cénon (chez leur label Vicious Circle, St-Nazaire,

archives sur le blog:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-elysian-fields-actuellement-en-france-74088247.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-a-night-full-of-stars-in-beaumont-123376638.html

 

un document promo (taille d'un 45 T).

un document promo (taille d'un 45 T).

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante  pas sur ce titre....)

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante pas sur ce titre....)

On termine par un "Bang bang" lors d'un concert du groupe en 2001 et un clip récent:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que Jean-Louis Murat a été heureux  d'apprendre que BOB DYLAN dit - selon Murat- Bob dit l'âme, avait le prix Nobel de Littérature, ou son côté conservateur et humble concernant l'artisanat de la "chanson" ne lui a pas fait regretter, comme Pierre Assouline, que ce ne soit  pas Jim Harrison, par exemple, qui permette de rendre hommage à l'Amérique? 

  On ne connait pas la réponse... Un média aurait pu avoir l'idée de l'interroger, ça n'a pas été le cas à ma connaissance.  Alors, pour ce jour, contentons nous de replonger dans les archives, et notamment le CHORUS qui consacra un dossier à BOB DYLAN.

Jean-Louis Murat y était interrogé au milieu d'autres chanteurs, dont Eicher ou le fiston de Cohen (dont on a beaucoup parlé par ricochet ses derniers jours, d'autant qu'il signe un dernier single superbe).

(Pour ma part, j'ai été très heureux que l'on rende hommage ainsi à la chanson et à la pop music, qui imprègnent (ou reflètent?) tant l'histoire immédiate et nos vies...

 

 

 

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Pour l'anecdote fameuse...

Pour l'anecdote fameuse...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Propos recueillis par Jean Théphaine...

Propos recueillis par Jean Théphaine...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

- Deux idoles de Murat sur la même affiche (que je viens de retrouver dans mes archives):

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

On termine par une chanson que Murat apprécie puisqu'il l'avait choisi dans un "onze d'or" (compile créé ensuite par la DOLO).

LE PETIT LIEN EN PLUS SUR FRANCE INTER

 

Je vous ai dis que "Interroge la jument" était en playlist sur France Inter et ailleurs. Je l'ai entendue deux dois dont hier soir dans "Si tu écoutes, j'annule tout". Cela a valu quelques sarcasmes-vannes de ces deux travailleurs immigrés belges qui officient à cette heure-ci:

https://www.franceinter.fr/emissions/si-tu-ecoutes-j-annule-tout/si-tu-ecoutes-j-annule-tout-14-octobre-2016

A 25'49, Début de la chanson... (c'est quand même un bon single je pensais... même si la voix de JL me parait un peu trainante).

A 28'47, fin de la chanson: "et c'était Jean-Louis Murat... et ça veut dire que vous êtes... où? Sur France INTER!"... "interroge la jument"   

la petite séquence:
Audio recording >>

L'hommage:

 

humourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumour

par un trait...

 

Merci  Pierre Etaix (23/11/1928 - 14//10/2016)  dont j'ai adoré le livre "Dactylographismes" enfant... et plus tard le film "yoyo".

Article dans Le POINT

mousse noir de mes...

mousse noir de mes...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri