Publié le 28 Novembre 2016

Allez, soyons fou, soyons fou, ne résistons à aucune incongruité pour alimenter ce blog: invitons un journaliste sportif du PARISIEN à parler de Murat! ... Quoi "quoi?"? Non, je ne suis pas devenu dingue!    DOMINIQUE SEVERAC a beau être  membre de la joyeuse bande des chroniqueurs de "l'équipe du Soir" (sur l'équipe 21) qui, sans se lasser, discutent de Lass, Benzema, de Knysna ou autre Bielsa durant des heures, il n'en ait pas moins un grand admirateur de Murat et fan de bonne musique en particulier... Non! même pas de Sardou! Il a même interviewé Murat pour le journal "l'Humanité"! Oui, l'Huma!  Et on pourra même en profiter pour  revenir une fois de plus sur quelques propos de Murat autour du football, un sujet sur lequel il était régulièrement sondé (allant jusqu'à se faire chroniqueur pour Libération). Certains de ses mots sont même repris encore actuellement dans le monde entier (à propos de Zidane).

Dominique a sorti un livre avant l'euro "la face cachée des bleus", édition Mazarine-Fayard, avec quelques anecdotes croustillantes sur les coulisses de l'EDF... mais avec toujours un regard bienveillant et humaniste (de gauche?), qui est souvent sa marque de commentateur. 

(Dans les inter-ViOUS et MURAT, la catégorie "journalistes" était déjà bien représentée (avec Olivier NUC, Philippe BARBOT), pas sûr par contre qu'on recroise un jour un spécialiste du PSG).

 

- Pour commencer, j’aimerais en savoir un peu plus sur votre parcours personnel (contexte familiale, étude) si cela ne vous ennuie pas. En effet, on ne trouve pas d’éléments biographiques sur le net vous concernant, je ne sais pas si c’est quelque chose sur laquelle vous veillez. J’ai vu que vous aviez fait des études à Lyon 3, on s’est peut-être croisé sur les quais 

D. Sévérac: Je ne sais pas si c’est très intéressant en fait. Et si on ne trouve rien, c’est parce que je ne suis pas connu et que ça n’intéresse personne. J’ai fait une licence d’histoire à Lyon III de 91 à 94. Une école de journalisme (ESJ Paris) de 94 à 97.

- Comment êtes-vous rentré en « journalisme » ?

D. Sévérac: Bernard Lenief, journaliste au courrier de Saône et Loire, animait un après-midi un atelier journalisme au collège. J’avais 11 ans (c’était en 1984) et il m’a donné envie de faire ce métier. Je ne l’ai jamais revu en dehors de ce jour-là.

- Et la musique ? Votre facebook déborde de photos du Velvet, et d’un peu de Murat, parfois du Cohen, du Manset, du Bashung et très peu de football… Comment la musique est venue à vous ? (vos parents ? la radio ?....). Quelle place occupe-t-elle dans votre vie ?

D. Sévérac: Une curiosité personnelle. Beaucoup d’écoute de radio et un jour Bernard Lenoir. En 86 sur Europe 1 puis sur France Inter jusqu’à la fin. 25 ans à l’écouter tous les jours ou presque.

- Quels sont vos grands souvenirs musicaux (album, concert…) ?

Tout Murat, tout Manset, Tout le Velvet, tout Lou Reed, les Beatles, Neil Young, Iggy Pop, Bowie, Cash, Kills, Strokes, Ferré, Brassens, Bashung, Gainsbourg et tant d’autres. J’ai 2000 disques je pense, peut-être plus, peut-être moins, je ne compte pas. Leonard Cohen plus grand concert en 2008 à l’Olympia. Les Pixies à Belfort dans les 80’s. Le Velvet en 93 à l’Olympia. Lou Reed en 92 à Lyon. Dylan à Belfort. J’ai vu tous ceux que je voulais voir sauf Iggy Pop.

- Alors, je me rappelais vous avoir vu en photo avec un fan de Murat à la suite d’un concert parisien de celui-ci et je suis tombé sur une vieille interview parue dans l’humanité en septembre 99. Est-ce le début de votre histoire avec Murat ? Comment le journaliste sportif se retrouve à interviewer Murat ? (il y a effectivement quelques questions sur le sport).

D. Sévérac: Murat, je le découvre à la sortie de Cheyenne Autumn, sur Inter et dans Lunettes noires pour nuits blanches chez Ardisson. Coup de foudre immédiat. Un ami rencontré à l’école de journalisme m’a permis de réaliser cette interview. Il travaillait alors à France Soir et il a demandé à JLM si je pouvais venir. Il a accepté. On a passé deux ou trois heures ensemble rue des Tourelles chez son label de l’époque. C’était génial. Ses réponses sont fantastiques. Ma seule itw de lui. Je ne l’ai jamais rencontré depuis.

- Entretenez-vous des relations avec lui ?

D. Sévérac: Aucune

Questions rituelles :

-Votre album préféré de Murat ? et pourquoi

D. Sévérac: Peut-être Mustango. Peut-être parce qu’il synthétise tout ce que j’aime de lui, dans les textes, les mélodies, les recherches, les expérimentations, les duos. Un album symbole de ce qu’il incarne : le génie musical, la poésie chantée

- 3 chansons de lui ?

D. Severac:

1) New Yorker. Le train bleu. Ma demeure c’est le feu.

2) Noyade au Chambon. Entre Tuilière et Sanadoire. Tomber sous le charme.

3) La liberté. Au pays de Giscard. Le corridor humide.

- Un souvenir particulier d’un concert ? des impressions de Murat en live ?

D. Sévérac:   Les concerts à la Cigale entre 2000 et 2010. Tous bons, tous drôles.

Concert de Murat à l’opéra Bastille, organisé par la FNAC Bastille qui n’existe plus. Je ne me suis jamais ennuyé à un concert de JLM. Ils ont tous une saveur particulière, leur originalité. C’est chaque fois un moment fantastique.

Dominique à la sortie d'un concert de Murat (au trianon) avec Martial - t'es le plus fort Jean-Louis- de Destination Murat (fb)

Dominique à la sortie d'un concert de Murat (au trianon) avec Martial - t'es le plus fort Jean-Louis- de Destination Murat (fb)

- Est-ce que dans le milieu du sport, vous avez trouvé des gens qui partageaient votre goût pour la musique de qualité ? chez les journalistes ou des sportifs ?

D. Sévérac:  Il y en a, oui. Christophe Larcher à L’equipe vient quasiment à tous les concerts de Murat, invité par Marie Audigier dont il était le voisin ! Il n’a pas de passion pour Murat mais il aime bien. Olivier Joly, qui vient de quitter le JDD, aime beaucoup aussi sans être fan. Jocelyn Gourvennec, l’entraîneur de Bordeaux, est connu pour ses goûts musicaux originaux (par rapport au milieu dans lequel il évolue où c’est Sardou et rap pour schématiser)

- La grande passion pour l’évènementiel sportif de la part de Murat qui disait « « A part le foot et lire l’équipe, les plaisirs y en n’a pas à la pelle » en 91, semble s’éteindre à partir des années 2000 (le 2e album des rancheros ne voit pas le jour en 2002, «Ça a été un tel fiasco que ça nous a coupé la chique ! On n'est pas des professionnels les Français n'assurent pas, on n'enregistre pas Impossible de faire semblant alors qu 'on était accablés... 2006, il déclare avoir regardé la finale avec le maillot italien, puis en 2008, qu’il n’aime plus le football.

En 2013au figaro, « Le foot, ça va, j’ai lâché l’affaire… Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie. Sinon, les autres, ils sont complètement idiots, vraiment trop bêtes. C’est impossible de s’investir sur des gros nazes pareils qui ne pensent qu’à s’acheter des grosses voitures et à tirer des gonzesses. Ils sont encore plus cons que les rappeurs ! Ils n’inculquent aucune valeur. La Coupe du Monde au Qatar, ça aussi, c’est une bonne fumisterie. Ils ont acheté tout le monde, Zidane a pris une fortune, et maintenant, ils veulent la faire jouer en Janvier. Qui regarde la coupe du Monde ? Les mômes. Qu’est-ce qu’on va leur dire à ces gamins qui ont école en janvier et qui ne pourront pas se lever à 4 h du mat pour suivre les matchs ? Mais c’est quoi ce travail ! » ou encore

« « L’équipe de France c’est onze adolescents qui cherchent leur maman. Ils vont peut-être devenir des hommes à 35 ans, mais en attendant, il faut se taper une espèce de petite tribu de nigauds »

Ces dernières citations, est-ce un résumé de « la face cachée des bleues » ?

D. Sévérac: Pas du tout. C’est très drôle de la part de JLM mais moi, j’ai juste exposé des faits, raconté 20 ans de off des Bleus, sans porter de jugement. C’est au lecteur de décider.

- Dans votre interview de 99, il était assez prophétique concernant Anelka :

- " Les footballeurs, ce n’est pas possible. Je pense qu’ils ont essentiellement un rôle éducatif. La ségrégation, par exemple, diminue beaucoup grâce au sport. Il faut avoir un peu de tenue. La façon de se charger de Virenque, c’est de la gnognotte en comparaison des déclarations d’Anelka. Le joueur donne cette idée que c’est un élu, que le don lui est tombé dessus et envoyez la monnaie, tout pour ma pomme et je vous emmerde. C’est un modèle tragique. Je n’aimerais pas avoir douze ans et porter un tee-shirt Anelka. S’il prend la monnaie, c’est bien parce qu’il y a des crétins comme nous qui ont été pendant quinze ans abonnés à l’Équipe, qui se sont pelés en février à Saint-Étienne, qui ont pris les abonnements Canal pour suivre les matchs, etc. Anelka ne va pas nous dire fuck quand même. Il nous dit : " Fuck ", on lui dit : " On t’emmerde ". On t’emmerde. Quand on suivait l’équipe de Georges Boulogne, il était où lui ? Moi, j’étais à fond derrière. Avec les petits résultats de Georges Boulogne, on a peut-être construit un petit bout de parpaing à Clairefontaine où lui a été logé, nourri pour apprendre le job. Il ne va pas venir me dire fuck à moi maintenant. Je ne peux plus supporter cette mentalité ". Est-ce qu’Anelka mérite au bout du compte cette image ?

D. Sévérac:  Evidemment, c’est du Jean-Louis, c’est drôle, provocateur, subtil, génial, poétique. Il ne faut pas se focaliser sur Anelka en particulier. Il dit vrai sur beaucoup de joueurs. Après, il faut les connaître, leur parler pour bien analyser leur vie. C’est plus complexe que ce que dit JLM même s’il y a une part de vrai.

- Dans toutes ses déclarations, transpire l’enfant, ses rêves devant les exploits, et les déceptions de l’adulte… Entendre PLATINI dire : « Pardon où sont les toilettes », ça me dégoûterait (rires) … C’est la déception permanente .Ce sont des rêves d’enfance. J’ai tellement fantasmé sur tous les trucs de sport sans voir ce que c’était vraiment. C’est une façon d’aller au plus près de sa passion. Mais j’en retire comme à chaque fois de la déception.

On peut retrouver le même de genre de citations quand il parle de ses héros musicaux (rolling stones). Est-ce que pour être journaliste sportif, il faut être un grand enfant ?

D. Sévérac: Ce n’est que ça. Le foot, c’est l’enfance. La part de rêve et d’éternité. Le reste, ce sont des foutaises.

- Vous avez écrit : « Le problème des footballeurs, c’est qu’ils sont seuls, toujours dans le doute, avec une soif de reconnaissance qui ne peut pas être comblée par leurs millions ou leur vie de famille ». Le footballeur est-il un artiste comme un autre ?

D. Sévérac:Il y a des similitudes. Mais tous ne sont pas artistes dans leur expression. Il y a des Calogero ou des Garou aussi chez les footballeurs. Mais leur vie se compare même si l’un crée de l’art et l’autre ne donne que des émotions, ce qui est déjà pas mal.

- Vous êtes très élogieux sur DESCHAMPS dans le premier chapitre du livre : Deschamps, c’est un héros français. Ce n’est pas une légende comme Platini, Zidane ou Noah, mais c’est le capitaine de l’équipe de France championne du monde et championne d’Europe, le type qui a réussi partout où il est passé ». Même si Murat le tacle gentiment dans So foot, dans la chanson « la loi du sport », il dit : Elle m'a r'pris de l'aspirine Puis un ouvrage pour cinéphile Quelqu'longueurs en toile de jute Mon effigie d'Didier Deschamps ». Je vois son indulgence pour Deschamps pour le côté extrêmement populaire que l’entraineur a gardé (populaire pour Murat, donc un « fan de Michel Sardou »). Qu’en pensez-vous?

D. Sévérac:  Deschamps est très populaire en effet. Je suis élogieux sur l’entraîneur, l’homme je ne le connais pas et ses goûts musicaux m’importent peu. Deschamps ne connaît sans doute pas JLM et ça ne me dérange pas. Ce n’est pas ce qu’on lui demande.

- Sur le cyclisme.. Les déclarations de Jean-Louis ont souvent portés sur le dopage… et défendre Lance ou Virenque. « Je suis complètement étanche à ça. Pour moi le dopage n’existe pas. C’est comme la drogue, cela tue les cons ! Les gens qui n’aiment pas le sport n’arrêtent pas de parler du dopage. C’est le cas notamment du journal L’Equipe. ZIDANE ou NOAH chargés comme des mules, ça ne les a jamais dérangés ». Une petite réaction ?

D. Sévérac: Jean-Louis Murat  en rajoute, comme souvent. JLM, fait du Zlatan et j’adore ça. Tant que c’est drôle… Avec Jean-Louis, c’est toujours drôle. Le fond mériterait des heures de débat. Avec JLM, je ne sais jamais s’il pense à 100% ce qu’il dit ou s’il veut créer le débat. 

- Quand Murat critique, ça passe souvent par la critique des médias et des journalistes : en 99 , il vous disait : « Les sportifs peuvent toujours compter sur les médias pour abrutir le peuple et passer leurs petites combines ». En tant que journaliste sportif qui revendiquez une vraie position de journaliste, avec une déontologie, et pas refuser d’être considéré comme « un supporter », est-ce que les attaques de Murat contre les journalistes vous chagrinent ? (A la maroquinerie en mai dernier, il sabordait la fin de son concert dans un coup de gueule contre les journalistes) ?

D. Sévérac:  Je déteste plus que je n’aime les journalistes donc ça ne me dérange pas du tout. C’est un métier génial, que j’adore. Je m’éclate comme un fou mais force est de reconnaître qu’il est pratiqué par une ribambelle de connards et d’abrutis, qui ne savent pas écrier, cherchent le buzz et répètent ce qu’ils ont lu ou entendu sans esprit critique. Ils ne pensent quasiment jamais par eux-mêmes. En sport, c’est flagrant. Des moutons et des cons.

- Dernière question foot: quel est votre principale source d'excitation à propos de "l'année football" à venir?

D. Sévérac: Le PSG d’Unai Emery évidemment. Ben Arfa, un génie . Les Bleus et les qualifs pour le Mondial. Dembélé à Dortmund. Carlo au Bayern, le meilleur entraîneur du monde. Benzema, éternellement.

 

 

Interview réalisée par mails en septembre 2016

 

LE LIEN EN PLUS : MURAT ET LE FOOT (repères non exhaustifs)

 

1990   Chroniques dans Libé pour le  mondial 90

1991 (Les Inrocks)   « A part le foot et lire l’équipe, les plaisirs y en n’a pas à la pelle ».  

1994  Dans l'équipe,  « Toutes ces affaires dans le foot … C’est la vieille bourgeoisie contre les bougnoules »

1998  Achille à Mexico (Chanson sur Platini)

2000   Les Rancheros (foot, bières et autres, et musique) pendant l'euro 2000

2002  Coupe de monde en Corée.  disque avorté des Rancheros. Commentaire de Murat. «Ça a été un tel fiasco que ça nous a coupé la chique ! On n'est pas des professionnels les Français n'assurent pas, on n'enregistre pas Impossible de faire semblant alors qu 'on était accablés...

2004  Ode à Thierry Henry

2005 Interview dans So Foot (photo avec le maillot du barca)

2006 "Je me sens de moins en moins français, j'ai regardé la finale de la Coupe du monde de foot avec le maillot italien

2008  "je n’aime plus le football" (interviews vidéos de Magic)  "l'engouement pour le foot est un truc de vieux de con"

2009  Chanson "la loi du sport" (Elle m'a r'pris de l'aspirine Puis un ouvrage pour cinéphile Quelqu'longueurs en toile de jute    Mon effigie d'Didier Deschamps

2010 Dans La Montagne : Le décès de Fignon, ça m'a beaucoup touché ; que l'ASM soit enfin championne de France, c'est bien. Quand au football, je ne sais même plus ce que ça veut dire. Aucun intérêt.

2011  Le champion espagnol

2013  Dans le Figaro,  "Le foot, ça va, j’ai lâché l’affaire… Bon d’accord, il y a MESSI, le nouveau Bonaparte, un génie.  Sinon, les autres, ils sont complètement idiots, vraiment trop bêtes. C’est impossible de s’investir sur des gros nazes pareils qui ne pensent qu’à s’acheter des grosses voitures et à tirer des gonzesses. Ils sont encore plus cons que les rappeurs ! Ils n’inculquent aucune valeur. La Coupe du Monde au Qatar, ça aussi, c’est une bonne fumisterie. Ils ont acheté tout le monde, Zidane a pris une fortune, et maintenant, ils veulent la faire jouer en Janvier. Qui regarde la coupe du Monde ? Les mômes. Qu’est-ce qu’on va leur dire à ces gamins qui ont école en janvier et qui ne pourront pas se lever à 4 h du mat pour suivre les matchs ? Mais c’est quoi ce travail !"

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 11 Novembre 2016

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On entendait parler il n'y a pas si longtemps du manque qui pouvait exister sur Clermont en matière de "tourneur". Qu'à cela ne tienne,    Matt Low a pris la galère par les cornes (ou un truc dans ce genre), et a réussi à se concocter une jolie série de dates, en s'associant à Garciaphone (Oliviez Perez qui joue aussi de la batterie pour Matt), et à Dragon Rapide, autre formation auvergnate. Une occasion de passer une bonne soirée avec 3 ambiances bien différentes, même si la guitare est bien-sûr à l'honneur.  A ne pas rater d'autant que le prix d'entrée est symbolique.

 

Dans les affiches édition Chambéry, Matt était interrogé sur sa collaboration avec Murat:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On retrouvera les 3 groupes donc:

Ce soir à Lauzanne (la Datcha)

samedi 12/11 Lyon (Bar les clameurs)      1/12 Amiens (La taverne Electrik)

2/12 Bruges (B52)                                            3/12 Lille (Lokarria)

4/12 Corni (l'antre de Manu)                          10/12 Tours (les colette's)

3/03 Tarbes (le Celtic)                                       4/03 Cassagnabère (la Pistouflerie)

la set-liste de Garciaphone

la set-liste de Garciaphone

Devant une assistance hélas clairsemée (la météo n'incitait pas à sortir hier soir),   Garciaphone en solo a ouvert la soirée, avec son folk acoustique (à l'image du prochain album en préparation, avec lequel il a travaillé avec Matt et  Zak (ex Laughed - de son vrai nom Zacharie Boisseau - dont on avait perdu la trace).  C'est intime et doux.  Après deux ou titres, Olivier commence à jouer un peu de la pédale de "sample", et sans être dans la démonstration, le set prend un virage plus rythmé... même si certains titres restent pour le moins "pointu"... (pas un hasard qu'on le retrouve à côté  "Pain noir" -ex St-Augustine- : Matt Low et lui l'accompagnent sur scène). 

Rappelons ce que Murat a dit en avril d'Olivier dans ce magazine musical fameux ("Point de vue-Images du Monde):  ils "m'épatent. Ils chantent souvent des ballades. Et même si elles sont essentiellement écrites en anglais, je les trouve d'un extrême bon goût".

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

Très joli final avec des boucles de guitare, et Garciaphone qui chante dans la caisse de sa guitare:

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

 

- Les Dragon Rapide, trio, s'emparent ensuite de la scène... avec de l'électricité. Anglais toujours de vigueur, mais pour de la brit'pop énergique, c'est plutôt logique.. C'est accrocheur et dynamique, surtout par l'utilisation des deux voix toujours très réussie  

Le groupe travaille actuellement sur un premier album et espère le sortir dans les mois qui viennent. Leurs titres sont en écoute sur leur site: https://dragonrapideblog.wordpress.com/

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).
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(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

(Je repars de la soirée avec un CD gravé de démos du groupe, et une belle affiche. merci).

 - Et pour finir la soirée, celui qui est signé chez Pias, et qui vient aussi d'être sélectionné pour  une compil de la souterraine (en écoute), Matt Low.

On retrouve les titres jouées en première partie de Murat comme Banzaï, Mitsy, comment fais-tu ça?, Blow... et des nouveaux  qui figurent en partie sur le nouvel EP "hangar bleu" à sortir le 18/11... et qui sera soutenu par le très joli refrain de  "l'aventure".  Petite surprise pour moi: c'est Clément Chevrier, le bassiste, qui a écrit le texte..et quelques autres, et  ils ne sont donc pas tous signés par Jean-Louis Bergheaud (Matt Low m'a dit lesquels, mais je ne me rappelle plus!).  Je pense là encore un excellent moment: Matt est vraiment un excellent guitariste, et il est peut-être en passe de se construire un univers musical assez proche de celui de Bertrand Belin.  Une connaissance que j'ai la surprise de rencontrer a lui aussi beaucoup aimé.

 

Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)
Matt Low, Garciaphone et Dragon Rapide en tournée (Chambéry, 10 novembre 2016)

On parlera encore de Matt Low avec la sortie de son EP prochain, la sortie d'un clip...et une promo (Matt semble vraiment content de sa collaboration avec Pias).

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Clément Chevrier,ex The Delano orchestra, et qui signe donc les textes avec JLM pour Matt Low

Et pour finir, un petit solo d'une minute:

LA MUSIQUE EN PLUS

Leonard Cohen... On se contentera pour ce jour d'une reprise par le " French Leonard Cohen" (Mojo) du maitre poétique. La paix en son âme lui était déjà acquise.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 24 Octobre 2016

Dans un récent article, je reproduisais un article du journal "LA REPUBLIQUE" sur un livre "cantique de l'infinistère" dans lequel Murat était cité...

Le journaliste y indique que : Près du Mont-d'Or [sic!], la ferme de l'Angle est un point d'ancrage «mythique et mystique » pour François Cassingena-Trévedy. C'est là, entre les cols de la Croix-Morand et de la Croix-Saint-Robert, sous le puy de l'Angle, qu'il situe son centre de gravité intime. Son mont Palatin à lui, qui, né à Rome en 1959, a établi sa Trinité-des-Monts entre le puy de l'Angle, le puy de Mareilh et le puy du Barbier (source La rép).  Il dit aussi:  «Les yeux fermés je connais par cœur le chemin des crêtes, l'arc glaciaire du Sancy… la rude beauté de ces infinis me bouleverse toujours autant».

Aucun lecteur de ce blog et auditeur de Murat ne sera surpris par l'effet que peut produire le Sancy sur celui qui le traverse. On en parlait notamment avec Magali Brénon, auteur du livre "jamais par une telle nuit" dans lequel les corps et l'esprit sont remués et éveillés par les forces diffusées par la terre auvergnate. L'éveil raconté dans "Cantique dans l'infinistère" n'est pas par celui du ventre.. mais de l'esprit, autant par l'érudition littéraire que de l'exercice du "pèlerinage", de la marche... sans ambition sportive. L'auteur François Cassingena-Trévedy est moine... et ancien de l'école normal sup... et aussi très connecté:

Le lendemain de l'article, je recevais de l'abbaye où il vit, près de Poitiers, un mail de sa part  pour me remercier... et me demander le moyen de contacter Jean-Louis. S'en est suivie un petit échange.

Quelques éléments biographiques:

Né à Rome en 1959 de père italien et de mère bretonne, il rejoint ensuite les Hauts de Seine... et suit un parcours brillant:  Hypokhâgne et Khâgne au Lycée Louis le Grand (Paris). Entrée à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm, promotion 1978, option Lettres Classiques.  1980 : Maîtrise de Lettres Classiques (Philologie) avec un mémoire sur Ténèbres et lumière dans le théâtre d’Eschyle, en fréquentant également les cours sur les Pères de l'église.

Il entre en 1980  dans la vie monastique bénédictine et est ordonné en août 1988 alors qu'il continue ses études de théologie.  Latiniste depuis l’âge de onze ans, helléniste depuis l’âge de douze, hébraïsant depuis l’âge de dix-huit, syriacisant depuis l’âge de vingt-six,  il devient spécialiste de la patristique syriaque (la discipline qui traite de la vie, de l'œuvre et de la doctrine des Pères de l'Église, en l'occurrence dans la tradition des chrétiens d'orient  -Je ne manque alors pas de l'informer de l'inédit de Jean-Louis, "le martyre des chrétiens d'orient"-). 

Moine bénédictin,  et très séculier:  Maître de chœur (Schola grégorienne) depuis 2008, écrivain, maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris depuis 2001, enseignant invité au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris). Il intervient ponctuellement à Paris IV-Sorbonne dans les domaines de l’Antiquité tardive, de la musicologie du haut Moyen-âge et de la littérature du XVIIe siècle et collabore au Laboratoire d’études sur les Monothéismes (CNRS).

... Tout cela  tout en travaillant aussi pour son monastère qui a comme source de revenu la création d'émail sur cuivre (créations).  D'ailleurs, il livrera prochainement une de ses créations à... La Basilique d'Orcival (C'est dans le 6.3. pour ceux qui ne connaissent pas). Je ne manque pas (2e fois) de lui faire écouter "Lady of Orcival"... qu'il a l'amabilité de trouver "de fait, magnifique...".

De Jean-Louis Murat, il ne connait que peu de chose:      

" au moins pas de l’actuel.

Mais ce que je connais et sens de lui me fait penser qu’il a un vrai don poétique".

Je me permets alors de lui donner du grain à moudre:  le goût de Murat pour Proust, Léon Bloy et Bernanos (alors que François cite dans son livre d'autres auteurs chrétiens: Claudel, Teilhard de Chardin )... et quelques propos sur le sacré: En 92, dans une émission enregistrée au sein de la basilique d'Orcival, Murat compare les chansons à la prière, en leur capacité de susciter le recueillement. C'est finalement très chrétien?  Est-ce que le chant a toujours fait partie de la liturgie?

 "Tout cela me touche de près et me rapproche encore de Jean-Louis.

J’aime profondément les trois auteurs cités…

C’est vrai que la chanson est prière !

Ma pratique du grégorien est quotidienne et elle est centrale, vitale, dans ma vie.

Le chant a toujours fait partie de la liturgie…".

- Que représente l'Auvergne pour vous?

 

 

" Je la fréquente depuis 1970 (vacances familiales au Mont-Dore) Découverte du pays et du monde paysan en profondeur.  L’Auvergne représente pour moi ce que Julien Gracq disait du Finistère : « une province de l’âme ».  Un pôle d’attraction d’une puissance inouïe. Un « infinistère ».  Lieu de souvenir et de désir, lieu de délicieuse perdition. Nostalgie de ses longues neiges, fascination de ses feux intimes".

 

 François Cassingena-Trévedy sera en Auvergne ces jours-ci:

- le 25:

Dédicace - Librairie Maison de la Presse LE MONT-DORE

le matin - 17, Place du Panthéon 63240 LE MONT-DORE INFOS : 04 73 65 00 87

- le 26:

Dédicace - La Procure de Clermont-Ferrand

de 15h à 18h

- le 29:

Lancement du livre Cantique de l'Infinistère - Bistrot L’écir et l’angélique Brion Haut

à 16h. Bistrot « L’écir et l’angélique » Brion Haut 63610 COMPAINS

 Toutes les infos: sur le site de l'éditeur

le 28/10, dans le cantal, également: Dédicace / Rencontre - Librairie Maison de la Presse à ALLANCHE, 37, Garderie de l’Abbé de Pradt -15160 ALLANCHE à 10h.

 

Et en exclusivité mondiale, voici la petite évocation de Murat dans le livre via un passage à Compains:


 

 

"Le hameau perdu de la Godivelle – quelques maisons autour d’une vaste fontaine circulaire – emprunte son nom à celui d’une très ancienne famille de Besse-en-Chandesse. C’est Antoine Godivel qui compila, en 1575, le terrier de Catherine de Médicis, fille de Madeleine de la Tour d’Auvergne et comtesse de la province à la mort de sa tante Anne. Plus tard, le sieur Godivel, subdélégué de Besse (dont Jean-Baptiste Le Grand d’Aussy rapporte, dans son Voyage d’Auvergne, qu’il échoua, en 1726, à sonder la profondeur du lac Pavin[1]), fait un portrait peu flatteur de la paysannerie du Cézallier : Le païsan naturellement méfiant et qui n’aime pas à faire plaisir craint toujours d’être embarrassé et obligé au-delà de ce qu’on lui propose… Pensant probablement à ces contrées balayées par l’écir, où avait bien dû le conduire quelque visite épiscopale, Massillon – pour le citer encore une fois – n’en donnait pas moins à ses prêtres ce conseil inspiré par la finesse psychologique autant que par l’observation circonstanciée du climat : Ainsi, mes Frères, plus nos peuples sont grossiers et féroces, plus la patience et la douceur sont nécessaires à un pasteur pour les adoucir. Malgré toute leur rudesse, il en est d’eux comme des vents impétueux ; un peu d’eau, une seule parole douce les calme…[2] Les modillons de l’église romane de la Godivelle, figurant les sept péchés capitaux, invitaient-il à résipiscence ces trempes revêches qui ne reculaient ni devant les beuveries aux foires de Brion, ni devant le meurtre lors des partages de terre et des successions d’héritage ? L’édifice est placé sous le patronage de saint Blaise que l’on invoque pour les maux de gorge, les maladies des animaux, et qui a donné son nom de baptême à « l’effrayant génie » auvergnat dont ces quelques mots fameux entre tous ne cessent de me hanter, tant ils pourraient servir d’exergue à la terre que j’entreprends de traverser :

 

Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie[3].

 

Le hameau pourrait se réveiller – se rêver – isthme ou presqu’île entre les deux lacs qui l’environnent, l’un (le lac d’En-Haut) d’origine volcanique, l’autre (le lac d’En-Bas) d’origine glaciaire, et dont l’étrange gémellité, au milieu des sagnes aux allures de toundra, compose l’un des paysages les plus puissamment oniriques qui soient au Cézallier, à moins que ce ne soit tout simplement au monde.

 

Alors de la Godivelle à Compains

On me jure que c’est sortilège…

 

chante un chansonnier contemporain, natif de la région clermontoise[4]. Mais quoique la fascination exercée par les deux miroirs et l’imaginaire qu’ils alimentent compte certainement parmi les ressorts capitaux de mon attrait pour cette contrée, la visibilité est décidément trop réduite aujourd’hui pour que je n’estime pas plus raisonnable de remettre à plus tard l’inventaire de pareils joyaux.

 

            Au lieu de prendre le GR 30 qui file au sud-ouest vers la Godivelle, je contourne donc la Motte par le midi et m’engage sur le GR 41 qui s’en va droit au sud, vers Jassy. J’ai devant moi, au loin, les bois qui couvrent, d’ouest en est, une vaste superficie, depuis la montagne de Las Tiolas et le Teston du Joran jusqu'à la Garde. Il faut un certain temps pour que je retrouve, après la longue pause, mon alacrité du matin, d’autant que je suis alourdi par de nouvelles victuailles. Je salue au passage, dans l’herbe grise, quelques œillets sylvatiques dont la note estivale semble s’être égarée. L’étreinte du froid s’est un peu relâchée en ce début d’après-midi, la terre se fait plus grasse et plus adhésive aux semelles, le dais nuageux s’essaie à s’élever, mais je ne conçois nul regret de n’avoir point poursuivi de côté de la Godivelle, tant ce que j’arpente de ce côté-ci inspire pareillement le sentiment de l’insolite. Tandis que je descends en pente très douce vers des tourbières étendues, je commence de mesurer l’ampleur et la puissance de la houle qui me reçoit dans ses plis, j’entends des filets d’eau qui causent comme des passereaux : les trois syllabes du Cézallier qui roucoulent sur des galets de lave dépolie… Un petit pont me fait traverser l’Eau-Derrière, à peine débarbouillée des narses où les bêtes à l’estive enfoncent leurs sabots, et qui a sans doute inspiré le nom du lieu-dit voisin : la Ribeyrette. Mer des roseaux préludant à la Terre promise, minuscule Rubicon au-delà duquel mon périple va entrer dans sa phase illuminative et dont le franchissement s’entoure pour moi seul d’une émouvante et secrète solennité. Car le rien qui déploie tout alentour son empire fait au fond de mon être une éclaircie toujours croissante d’allégresse, et je le bois tout pur, jusqu’à l’ébriété. Une pause pour m’enraciner dans ma condition d’errant, pour savourer  mon rêve de reitre, pour saturer, jusqu’à son point le plus intense, jusqu’à sa teinte la plus vive, la joie terrestre. Je consens à la jouissance de l’obscur, comme à l’humeur des tourbières le narcisse et la tige creuse du sureau : de cette éruption de sève qui me traverse et m’inonde tout à coup, épaisse, irrépressible, la pipe que je bourre est-elle le cratère ?

 


[1] J.-B. Legrand d’Aussy, Voyage d’Auvergne, p. 325-326.

[2] Massillon, Discours synodaux, 1737 (De la douceur nécessaire aux ministres).

[3] Blaise Pascal, Pensées, 91.

[4] Jean-Louis Murat, Perce-neige (1996).  

Cantique de l'infinistère

À travers l'Auvergne  François Cassingena-Trévedy

L'infinistère d'Auvergne,  le moine du Poitou l'écrit,  le mécréant Murat la chante.
article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

article du FIGARO du 06/10 "un moine errant en Auvergne"

LE LIEN EN PLUS

Un autre hermite? Julien Doré?   De la théorie de la  relativité...

" Perfectionniste, impliqué dans les moindres détails de ses disques, du mixage à la pochette, l’autodidacte progresse. "Tant que j’estime que je n’ai pas quelque chose de fort, je ne présente pas." On le voyait comme un fils du dandy Yves Simon. Il semble se vivre comme un descendant des hermites Gérard Manset ou Jean-Louis Murat... "

http://aliceadsl.gqmagazine.fr/pop-culture/musique/articles/rencontre-avec-julien-dore-pour-son-nouvel-album-/46934

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 15 Octobre 2016

20h30... aux abattoirs, on ouvre les portes au dernier moment, voir un peu plus tard...  Et je vous trouve ça un rien dommage... surtout depuis qu'ils vendent de la bière.... et la tête d'affiche débute à 22 heures, ça commence à faire tard pour un vieux comme moi (pour Luke, il y a deux semaines, c'était la même chose).

 

- Norma :   qui remplace au pied levé la première partie prévue. Cette toulouso-parisienne est toute jeune... mais semble promis à un bel avenir. Fille à guitare électrique, on pense bien-sûr à  PJ... attachement qu'elle revendique: "Norma est la fille de PJ Harvey et Tom Waits, la sœur de Fiona Apple et la femme de Jack White. Norma hurle des ballades grunge, susurre des raps féministes, prêche des incantations gospel". En matière de voix, la voix un peu juvénile me fait penser moi à la chanteuse des Bangles ou à Debbie Harry. La musique sonne ainsi parfois assez post punk, new wave, "moins rock" qu'avec son trio habituel indique-t-elle, puisque ce soir, elle joue seule... ou avec un peu de boite à rythme sur un titre ou deux.

A part ça, comment encore se faire appeler juste "NORMA" à l'heure de l'internet ? Même si le prénom n'est pas courant,  on ne tombe pas sur elle de suite sur fb ou google...  http://normaville.com/

Elle sort son premier EP bientôt.

 

- Elysian Fields n'a donc pas fait le plein. C'est maigrichon, l'assistance, comme pour le concert de Barbara Carlotti là-bas, qui n'en reste pas moins un magnifique souvenir... Dans ces conditions, je pense qu'on peut voir les artistes qui ont, si ce n'est du coeur, au moins un grand professionnalisme... et pour le coup, je n'ai pas été déçu... même si on est resté dans le registre de l'intimité.

Jennifer Charles est vêtue d'une robe, si elle n'était point marron, que j'aurais qualifiée de "veuve sexy". Le set commence très jazzy : avec Monsieur au clavier,  une contrebasse et la batterie. Je suis un peu surpris de la grande fragilité de la chanteuse car je la "classais" dans la catégorie (celle que disait  préférer Murat) des voix des femmes qui ne semblent pas avoir peur des garçons. Elle bouge lentement sur ses hauts talons. Fait des gestes doux et parfois étranges avec ses bras.  Je ressens un grand manque vu mon niveau d'anglais  à ne pas comprendre les paroles.
On n'est pas pour autant surpris que Murat et eux se soient trouvés. La musique est douce mais non dénué de tempo. Ont-ils parlé avec lui de la règle des 3T - tempo, tonalité, tructure-?

Oren Bloedow habillé d'un pantalon à carreau très saillant prend sa guitare. Cela devient un chouia plus énergique... de plus en plus: Un titre joué avec deux claviers sonne même presque new wave, puis en rappel, un titre se termine par un long solo excellent de batterie, suivi de celui d'Oren- guitare- tout aussi bien... et cela s'enchaine magnifiquement par le dernier titre.  Le concert aura duré une heure trente,  au départ, je me disais que cela me suffirait bien comme durée craignant une lassitude... mais avec le crescendo rock, j'applaudis vigoureusement pour les faire revenir.  Sans succès.

 


 

Oren arrive une dizaine de minutes après le concert au merch'. Autant vous dire qu'il n'y a pas grand monde. Quelques disques vendus tout de même. Jennifer arrive ensuite. Je suis témoin d'un joli moment: une fan (qui connaissait toutes les chansons par coeur) rencontre la chanteuse. La fan est émue... et la chanteuse semble le devenir tout autant,et finit par la prendre dans ses bras. Elles parlent espagnol toutes les deux. 

A la suite, je lui demande de signer quelques produits liés à "a bird on a poire"... en bredouillant un "someone thinks it's the best album of Jean-Louis" (c'est vrai, j'ai les noms). -ah, thanks, me dit-elle.  Elle parle alors un peu français avec une autre personne... mais je ne tente, ou n'ose, pas entamer une discussion.  

PROCHAINS CONCERTS EN FRANCE : Archèche, Marseille, Cénon (chez leur label Vicious Circle, St-Nazaire,

archives sur le blog:

http://www.surjeanlouismurat.com/article-elysian-fields-actuellement-en-france-74088247.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-a-night-full-of-stars-in-beaumont-123376638.html

 

un document promo (taille d'un 45 T).

un document promo (taille d'un 45 T).

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante  pas sur ce titre....)

Cd single... avec les 3 autographes (même si Jennifer ne chante pas sur ce titre....)

On termine par un "Bang bang" lors d'un concert du groupe en 2001 et un clip récent:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que Jean-Louis Murat a été heureux  d'apprendre que BOB DYLAN dit - selon Murat- Bob dit l'âme, avait le prix Nobel de Littérature, ou son côté conservateur et humble concernant l'artisanat de la "chanson" ne lui a pas fait regretter, comme Pierre Assouline, que ce ne soit  pas Jim Harrison, par exemple, qui permette de rendre hommage à l'Amérique? 

  On ne connait pas la réponse... Un média aurait pu avoir l'idée de l'interroger, ça n'a pas été le cas à ma connaissance.  Alors, pour ce jour, contentons nous de replonger dans les archives, et notamment le CHORUS qui consacra un dossier à BOB DYLAN.

Jean-Louis Murat y était interrogé au milieu d'autres chanteurs, dont Eicher ou le fiston de Cohen (dont on a beaucoup parlé par ricochet ses derniers jours, d'autant qu'il signe un dernier single superbe).

(Pour ma part, j'ai été très heureux que l'on rende hommage ainsi à la chanson et à la pop music, qui imprègnent (ou reflètent?) tant l'histoire immédiate et nos vies...

 

 

 

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Pour l'anecdote fameuse...

Pour l'anecdote fameuse...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!
Propos recueillis par Jean Théphaine...

Propos recueillis par Jean Théphaine...

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

- Deux idoles de Murat sur la même affiche (que je viens de retrouver dans mes archives):

BOB Dit l'AME  PRIX NOBEL!

On termine par une chanson que Murat apprécie puisqu'il l'avait choisi dans un "onze d'or" (compile créé ensuite par la DOLO).

LE PETIT LIEN EN PLUS SUR FRANCE INTER

 

Je vous ai dis que "Interroge la jument" était en playlist sur France Inter et ailleurs. Je l'ai entendue deux dois dont hier soir dans "Si tu écoutes, j'annule tout". Cela a valu quelques sarcasmes-vannes de ces deux travailleurs immigrés belges qui officient à cette heure-ci:

https://www.franceinter.fr/emissions/si-tu-ecoutes-j-annule-tout/si-tu-ecoutes-j-annule-tout-14-octobre-2016

A 25'49, Début de la chanson... (c'est quand même un bon single je pensais... même si la voix de JL me parait un peu trainante).

A 28'47, fin de la chanson: "et c'était Jean-Louis Murat... et ça veut dire que vous êtes... où? Sur France INTER!"... "interroge la jument"   

la petite séquence:
Audio recording >>

L'hommage:

 

humourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumourhumour

par un trait...

 

Merci  Pierre Etaix (23/11/1928 - 14//10/2016)  dont j'ai adoré le livre "Dactylographismes" enfant... et plus tard le film "yoyo".

Article dans Le POINT

mousse noir de mes...

mousse noir de mes...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 11 Octobre 2016

Voici l'hiver!

Voici l'hiver!

1) Le 3/10 sur le Facebook de l'Ambassade de France en Uruguay où on n'aime la bonne musique, on trouvait la vidéo de "j'ai fréquenté la beauté":

[LUNES DE MÚSICA] Compartimos hoy esta hermosa canción del rebelde y talentoso Jean-Louis Murat, que con su forma de cantar particular y sus climas melancólicos se ha ganado un lugar de culto dentro del rock francés desde fines de los años ochenta. Visceralmete ligado a la región de Auvernia donde siempre ha vivido, encuentra su inspiración poética sobre todo en la naturaleza y en el campo.

Mes 8 ans d'espagnol me permettent de vous fournir une traduction des plus approximatives: on partage aujourd'hui cette belle chanson du rebelle et talentueux JLM, qui avec sa façon de chanter particulière et ses climats mélancoliques - oui, c'est facilo l'espagnolo comme disait ma prof- est devenu culte dans le rock français depuis la fin des années 80. Viscéralement lié à la région de l'Auvergne où il a toujours vécu, il trouve son inspiration poétique surtout dans la nature et la campagne.

Une occasion de rappeler que Murat n'a jamais profité d'une tournée culturelle dans des pays étrangers et non francophones via des ambassades ou une alliance française. Il n'a joué qu'une fois en dehors de la France, Belgique et Suisse, et Québec. C'était à Benicassim sur la tournée Mustango. Il s'en expliquait une fois il me semble (en 2000 en vidéo là) notamment par son refus d'aller faire des lectures dans des classes de français... A-t-il peur de ne pas pouvoir partager son univers avec des oreilles non francophones? J'ai des soupçons. En tout cas, il déclarait que Benidorm était un de ses meilleurs souvenirs de tournée sur son site officiel... avec le concert de l'Olympia qui pourtant a été très discutable et polémique! Pierre Andrieux rapporte que Murat en Espagne avait impressionné les médias espagnoles: Jean-Louis Murat avait, paraît-il, fait forte impression auprès de la presse espagnole l’année dernière… Il avait donné un concert de 45 minutes sans interruption en enchaînant tout et en improvisant la plupart du temps…

L'ambassade de France en Belgique, elle, n'a pas manqué de faire de la pub pour la soirée de prestige au Botanique avec les THE DELANO ORCHESTRA et MATT LOW programmée le 11 octobre:

Qui sait de quoi Matt Low (du Delano Orchestra) a bien pu parler avec Jean-Louis Murat quand il a fallu accompagner le plus exigeant des chanteurs d’ici. Pour que l’aîné des deux Auvergnats confie tant de mots précieux aux mélodies du plus jeune, une rencontre a dû se jouer, dépassant usages et attendus. Depuis Clermont-Ferrand, Matt Low s’est jeté, guitare ou basse en main, dans toutes les aventures où l’amitié domine, accompagnateur fidèle de sa riche scène folk. De fil en aiguille, ses propres chansons sont venues tenir compagnie à celles des autres, concoctées discrètement par cet amoureux de la mélodie en ligne claire, héritier de l’orfèvrerie pop, incapable de décider quelles rives de la Manche ou de l’Atlantique ont sa préférence.

Pour en rester sur l'étranger: J'avais déjà diffusé ce lien il y a quelques temps: les radios étrangères commentent la musique de JLM: http://www.francodiff.org/fr/2-les-media-en-parlent/5-les-commentaires-des-radios/1007-jean-louis-murat/4705-caillou/

2) En Suisse, Frederic PAJAK dessinateur, écrivain et éditeur franco-suisse a choisi la chanson de Dolorés comme une de ses références musicales sur la RTS:

http://www.rts.ch/play/radio/mp3/audio/mp3-les-references-musicales-du-jour-de-frederic-pajak?id=8020152

3) On a parlé des DELANO: une petite info sur le très sollicité Gaël Rakotonbrabe.

"Pour perdre ses repères et retrouver son équilibre, Mélanie Pain s’est offert un rêve : Gael Rakotondrabe, pianiste et arrangeur sur la dernière tournée du vénéré Antony and the Johnsons (et puis CocoRosie aussi ou encore Jean-Louis Murat). Parachute est entièrement centré autour du piano, sans aucune guitare".

http://conferencedereda.canalblog.com/archives/2016/10/06/34407323.html

4) Et maintenant Morgane... avec ou sans Cocoon:

http://www.sudouest.fr/2016/09/30/cocoon-naturellement-2518605-2780.php

"Seule ombre au tableau, l'absence de Morgane. « Elle a voulu prendre du recul mais c'est un manque irremplaçable. Elle viendra quand même pour quelques dates de la tournée. »Presque autant que Jean-Louis Murat, pourrait-on dire… Sauf que le chanteur de Cocoon est fâché avec le père de la scène auvergnate, qui a tenu sur le duo des propos à la tronçonneuse, comme à son habitude. Pas de quoi gâcher le sourire de Mark Daumail. Ni son envie de chanter"

Moi, c'est Morgane que je croyais fâchée avec Mark... ou le contraire!

Morgane qu'on retrouve dans une vidéo d'Auvergne Tourisme: elle parle de Clermont:

https://www.facebook.com/auvergnetourisme/videos/1289035687782296/

5) Je suis allé voir LUKE vendredi dernier à Bourgoin-Jallieu. Ca m'a nettoyé les oreilles... Enervé le Thomas Boulard, le dernier album "pornographie" dresse un sale constat sur la société actuelle... On peut comprendre pourquoi il aime Jean-Louis Murat... Il l'a notamment repris en live ou choisi dans mon taratata à moi de revoir sa prestation. Petite devinette: ils ont été côte à côte dans une liste il y a quelques années. C'était où? Réponse en fin d'article.

http://www.sonymusic.fr/news/Luke-32025/pornographie-le-nouvel-album-de-luke/

Avec Subway (le groupe de fille qui accompagna Murat) en 2008

6) et puisqu'on en est à l'Auvergne pour finir: un petit conseil lecture! http://www.larep.fr/loiret/mag/culture/livres-bd/2016/09/30/lauvergne-infinie-et-absolue-de-francois-cassingena-trevedy_12093250.html

François Cassingena-Trévedy raconte sa traversée du Cézalier dans « Cantique de l’infinistère ».

Une randonnée « liturgique » pour un récit érudit qui célèbre l’Auvergne infinie. Près du Mont-d'Or, la ferme de l'Angle est un point d'ancrage « mythique et mystique » pour François Cassingena-Trévedy. C'est là, entre les cols de la Croix-Morand et de la Croix-Saint-Robert, sous le puy de l'Angle, qu'il situe son centre de gravité intime. Son mont Palatin à lui, qui, né à Rome en 1959, a établi sa Trinité-des-Monts entre le puy de l'Angle, le puy de Mareilh et le puy du Barbier. Moine bénédictin à Ligugé, près de Poitiers (Vienne), il marche régulièrement depuis quarante-cinq ans dans les paysages du plateau des Rigolets. « Les yeux fermés je connais par cœur le chemin des crêtes, l'arc glaciaire du Sancy… la rude beauté de ces infinis me bouleverse toujours autant. » L'automne dernier, carnet de notes en main, François Cassingena-Trévedy a fait un « pèlerinage personnel » du puy de Sancy au puy Mary, « pour porter le bonjour de l'un à l'autre ». Sur les chemins de son enfance, une itinérance en solitaire et à pied, « parce que c'est la seule manière de faire connaissance avec un tel pays de rudesse et de tendresse, pas à pas, religieusement. La marche nous fait rencontrer humblement et patiemment le détail du monde. » Il a choisi octobre, pour sa rigueur et ses couleurs, pour les « mystères » de l'automne dans le Cézallier, cette « estive élevée à l'état d'éternité ». François Cassingena-Trévedy voyage seul mais en compagnie des auteurs qu'il fréquente depuis ses humanités. Le récit érudit qu'il a tiré de sa traversée est balisé de petits cailloux littéraires. Il n'est pas de ruisseau, de mont, d'arbre, de troupeau qui ne lui rappelle un psaume où un mot de Sidoine Apollinaire, Dante, Virgile, Pascal, Claudel, Teilhard de Chardin, Pourrat… Jean-Louis Murat. Giono n'est jamais loin. Musicologue, chef de chœur, il accompagne la précision de ses descriptions de thèmes de Haendel et Vivaldi, de chant grégorien dans un parcours construit comme une partition. De gîte en ferme, de buron en troquet, d'étable en chapelle, il fait d'improbables rencontres. « Les Auvergnats des montagnes ne sont pas de grands causeurs, mais ils sont d'une fidélité remarquable. » Adepte de saint Benoît, François Cassingena-Trévedy ne rechigne par pour autant à partager quelques pieds de cochon et « canons » de vin de pays au fil de sa transhumance. « La grande austérité n'empêche pas l'expérience humaine festive, justifie-t-il. La vraie expérience religieuse ne nous sépare pas du réel. Bien au contraire ! » Alors que l'automne avance, François Cassingena-Trévedy vient de faire provision de nouvelles cartes IGN pour rêver de sa prochaine traversée, du massif du Cantal à l'Aubrac cette fois-ci. Cantique de l'infinistère.

À travers l'Auvergne, François Cassingena-Trévedy, éditions Desclée de Brouwer, 178 pages, 16,90 €.

Et je vous promets rapidement une "inter-ViOUS ET MURAT"....

Réponse à la devinette: Jean-Louis Murat et Luke étaient nommés aux Victoires de la Musique comme "meilleur album pop/rock" à la 20e édition de la cérémonie. C'était pour "a bird on a poire".

Les micro-news: à l'étranger, les copains et lecture

Rappel:

Eryk e. quant à lui sera en concert le 18/10:

Caveau de La Michodière

3 rue de la Michodière, 63000 Clermont, Auvergne, France

https://www.facebook.com/events/340962492906252/

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 22 Septembre 2016

Mesdames, Messieurs, bonjour... J'ai l'impression de faire ma rentrée... mais dans un pays où tout le monde serait en vacances. Ce que je veux dire, c'est que c'est le grand calme.

Alors qu'en catimini, il semble que "interroge la jument" fasse l'objet d'un single et de quelques diffusions radios (mais c'est à confirmer), je n'ai absolument rien à vous dire depuis un bail. Est-ce que Murat baille aux corneilles? Mystère.

Alors à défaut de vendre des grives, voyons du côté des merles:

1) Matt low alias Matthieu Lopez pour qui JL Bergheaud est auteur sera en tournée cet automne.

Dans le calme plat, rien que des liens en plus!

Matt sera accompagné comme précédemment d' Olivier Perez et Clément Chevrier.
Ils seront souvent accompagné de leurs amis Dragon Rapide. Olivier jouera aussi des chansons de Garciaphone (dont Murat avait parlé dans "Images du monde"!

Eryk e., lui aussi interprète de textes inédits de Murat, et qui est en résidence au Tremplin ces jours-ci, sera en concert au caveau de la Michodière le 18 octobre (à Clermont).

2) On avait vu il y a un moment que Jean-Louis Murat pouvait servir de support dans les cours d'histoire dans l'article "avis aux élèves de première". Depuis, il a chanté la guerre de 14 mais ce n'est pas de cela dont il est question sur le site "webpédagogique"... mais de l'exode rurale dans le cadre d'un cours pour 3e.

GÉO 3ème I.2 – Les espaces de faibles densité et leurs atouts

La première partie du cours t’a montré que les hommes et les activités se concentrent dans les aires urbaines, les vallées fluviales, les espaces frontaliers et sur les littoraux.

À l’inverse, il existe des espaces naturels et agricoles qui comptent moins de 30 hab/km2. C’est en étudiant deux chansons de l’Auvergnat Jean-Louis Murat puis en découvrant tous les aspects du Parc Naturel Régional du Pilat que tu vas voir les dynamiques et les atouts de ces espaces de faible densité.

Les deux chansons sont "j'ai fréquenté la beauté" et "chacun vendrait des grives"... et non pas "il faut vendre les près" ou encore "tous mourrus"...

http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/tag/jean-louis-murat/

-bon je vous avais prévenu que je n'avais rien à dire....

3) Allez, on va se consoler en se disant que Murat est dans les inrocks... cité par Julien Doré. Alors que Manset disait que le repli de Murat est problématique (sic), pour Doré, au contraire, c'est une aspiration...

Dans le calme plat, rien que des liens en plus!

4) Quelques brèves touristiques récoltées tout l'été:

- Ah, les touristes: http://www.lamontagne.fr/economie/secteurs/tourisme/2016/08/26/jesus-est-enterre-a-volvic-et-autres-questions-insolites-des-offices-de-tourisme_12046725.html

- Un petit article sur les bars du Sancy:

http://www.lamontagne.fr/gf/LM_bars_sancy/index.html

Oui, je sais c'est passionnant.

5) allez, on finit par quelques évocations de Murat à droite à gauche:

- le musicien Her aime beaucoup Murat: "J’aime aussi beaucoup Jean-Louis Murat. Ça ne ressemble pas vraiment à ce qu’on fait, ce n’est pas le même son, mais j’ai aussi écouté beaucoup de jazz, on écoute du rock en tous genres depuis qu’on est adolescents".

http://www.deezer-blog.com/fr/five-minutes-kendrick-lamar-et-la-motown-on-a-parle-avec-her/

- Olvier Salaün aussi: http://www.benzinemag.net/2016/06/19/55-olivier-salaun/

Jean-Louis Murat : Babel – 2014
Je n’apprécie pas beaucoup la chanson française, mais j’ai un faible pour Jean-Louis ! J’adore sa voix, sa diction, le côté recherché, voire un peu précieux, parfois suranné, de ses textes, qui sont toujours suffisamment travaillés pour avoir du mystère et de la profondeur, et sur ce disque, le son et les arrangements sont particulièrement réussis. Depuis Mustango, Murat fait du rock et ça lui va très bien. Et puis, j’ai beaucoup d’estime pour sa démarche et son caractère : on le dit parfois insupportable mais il est drôle et intelligent, et il creuse son sillon en toute indépendance d’espr
it.

- 3e album pour un Cocoon sans Morgane. http://www.sudouest.fr/2016/09/04/nouvel-envol-pour-cocoon-2488025-2780.php "Un proche de Jean-Louis Murat m'a ouvert les portes de..."

- Une interview d'un historien de la chanson où est évoqué Murat/Béranger: http://www.lemonde.fr/les-geants-de-la-chanson/article/2016/08/25/serge-hureau-la-chanson-francaise-est-un-patrimoine-a-faire-vivre-et-a-transmettre_4987920_4986262.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Morituri

Publié le 14 Septembre 2016

Belle atmosphère, non?

Belle atmosphère, non?

Allez, avant publication de DEUX Interviews inédites et de repartir sur l'actualité de Jean-Louis Murat (au bout de deux mois, on pourra peut-être arriver à faire un article de micro-informations d'ici quelques jours), voici le dernier compte-rendu sur le dernier festival de l'été... Les Belles Journées à Bourgoin-Jallieu.

Après Mlle Drand, et Harold Martinez, voici celui que j'attendais avec impatience, car il est bien sûr le plus proche de la pop française que j'apprécie: Arman Méliès... J'attendais une occasion de me raccrocher au wagon... et elle est arrivée ce samedi.

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

J'ai vraiment beaucoup apprécié l'ambiance et les orchestrations parfois un peu atmosphériques, notamment par l'intervention d'un saxo (j'adore le saxo, j'imagine que vous commencez à le savoir). Je retiens le titre "constamment je brûle" et un nerveux instrumental pour finir. Devant la scène, je m'interrogeais un peu sur la voix, un peu commune peut-être, assez "variété"... mais en écoutant le disque, je me dis qu'elle est assez convaincante. Et le jeu de scène est vraiment bien. Arman bouge et vibre, sans aller nous chercher agressivement. C'est véritablement le seul set des deux jours où je me suis dis "merde, c'est fini, déjà!".

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Si j'en crois ce que je vois sur facebook et ce que j'ai vu samedi, Arman Méliès profite un peu, après l'écho Bashung, de l'effet Doré (Arman l'accompagne depuis deux tournées et écrit pour lui). Les fans de celui-ci le soutiennent, comme les fans de Murat se sont accrochés à The Delano, Elysian Fields, Calexico, Matt Low etc... Ces mêmes fans vont-il par extension se mettre à écouter le saxo/clavier d'Arman?

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken BackBelles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken BackBelles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

J'ai découvert par hasard sur mon mur d'actualité que ce grand brun vient de signer chez TOT OU TARD:Adrien Soleiman Son premier album "brille" sort le 23 septembre et il est semble-t-il salué par la critique. C'est la seule personne à laquelle j'aurai osé adresser la parole au cours du festival pour lui dire comme j'avais apprécié le saxo (j'aurais pu voir Arman, Grand Blanc ou encore Pauline Drand... mais cette année, j'ai manqué d'entrain et de préparation).

- L'ambiance famille qui régnait samedi soir:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
De l'espace VIP...

De l'espace VIP...

- Et voilà celle que la petite foule attendait : La Grande Sophie. Enfin! Enfin! De la musique pop gentille et pas prise de tête, avec quelqu'un au micro qui ne fait pas la gueule!! Autant vous dire que ça trépignait sur la pelouse... même les VIP sont sortis de leurs canapés fourrés et moelleux. Quant au Maire, il semblait soulagé en se mettant les mains derrière la tête:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

... Un petit succès au prix d'une entorse?... C'est une artiste Polydor, pas vraiment "indé", même si je ne vais pas relancer le débat sur ce terme entamé l'année dernière avec le programmateur Laurent Toquet et La Féline. Elle est pop en tout cas et livre un set semble-t-il millimétré dans une "mise en scène " assez rock, avec une voix très intelligible et en avant.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis à flâner en cours de set. La faim qui m'a orienté vers le food truck pour un temps déserté? Le snobisme? Non... La grande Sophie est très honorable et c'est une Françoise! La fatigue et le rhume? Des a priori s'appuyant sur quelques bruits de couloirs? Sans doute. J'en suis même arrivé à penser son show un peu démagogique et populiste (dans ses interventions auprès du public).. mais j'étais limite fiévreux. Je déraillais sans doute. Le plus important est qu'il y avait une belle ambiance et les gens semblaient ravis de la prestation.

La set-liste:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Vous ne verrez pas en cliché La Grande Sophie car j'ai signé un document, avec l'accréditation, m'obligeant à faire valider toute photo d'elle avant publication. Malgré les deux spots sur pied posés de chaque côté d'elle pour un belle éclairage blanc anti-rides, je ne juge pas essentiel de passer devant le jury avec mes photos... Par contre, j'ai essayé de photographier Edouard Marie, le bassiste déjà vu avec Florent Marchet et Julien Doré:

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Je ne sais pas qui est en blanc sur cette photo

Je ne sais pas qui est en blanc sur cette photo

L'ambiance :

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Dernière grosse tête d'affiche du festival totalement inconnu au bataillon pour moi : Broken Back... Bon, je n'étais pas mentalement très disponible et je n'ai pas accroché à ce truc simili world avec une guitare acoustique, sur des textes en anglais, livré en chemise boutonné, ce n'est pas mon truc... J'ai retenu la jolie multi-instrumentiste (basse clavier, guitare...) qui faisait sa première date avec ce groupe, et le joli laser.

- Mince, sa page facebook compte déjà le double de like que celle de Murat...

Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back
Belles journées, Samedi 10 septembre: Arman Méliès, La Grande Sophie, Broken Back

Voilà, c'est fini pour les Belles journées 2016... On espère une programmation toujours aussi pointue l'année prochaine, avec peut-être une tête d'affiche qui permette d'attirer un peu plus les lyonnais et grenoblois, sur le modèle de cette année.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 12 Septembre 2016

C'est le Jour 2, celui qu'on retient, celui qui s'effac... mais houla, non, je ne peux pas convoquer Louane pour vous raconter le deuxième jour du festival des Belles journées... Quoi que... cela a commencé par une jeune fille sage à guitare sèche ayant participé à un radio crochet! C'est à peu près leur seul point commun sans doute. Et Pauline Drand, elle, était "une bête de concours" pour Didier Varrod sur Inter, et est en passe de devenir une égérie folk des Inrocks et de la presse spécialisée. Elle est tellement in qu'elle a participé à deux "livre unplugged" de l'ami Pierre Krause, dont tout récemment pour avoir mise en musique des poèmes inédits de Karen Dalton (en écoute ici).

Le soleil frappait encore fort à 18 heures 30, et nous n'avons donc pas vu voir ses yeux, mais son élégance bourgeoise, en noir et blanc, très Fanny Ardant, faisait son petit effet. Enfin vous, je ne sais pas, mais à moi oui.

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

La voix est belle, et m'évoque beaucoup Raphaële Lannadère "en moins Barbara" néanmoins. Pauline joue de la guitare sèche, accompagné parfois d'une guitare électrique discrète qui il me semble assurée par son producteur Lo Brifo (qui travaille avec Armelle Pioline).

Joli moment... avec une majorité de textes en français.

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

- On avait enfin un peu plus de monde sur la pelouse en ce samedi (J'en profite du coup pour indiquer que je n'ai pas changé d'avis sur les Food Trucks en festival... enfin: LE Food Truck, qui n'avait plus d'hamburger au milieu de la soirée et m'a vendu un hotdog en disant que j'allais voir ce que j'allais voir, sous prétexte que je pouvais y fourrer des oignons frits sortis d'un sachet... #vivelamerguez. Du côté du stand de crêpes, c'était la pénurie aussi en fin de soirée).

- Après ce set tout en douceur, il nous a fallu traverser des plaines plus arides, le désert américain aux virevoltants (tumbleweed) cinématographiques (le custom de la grosse caisse ne trompe pas). Virevoltantes, le terme pourrait aussi convenir aux jambes d'HAROLD MARTINEZ, ex-aecquo en la matière avec Arman Méliès. La musique est âpre, livré brut et sans clin d'oeil, mais livrée avec une énergie incroyable.

« …un aperçu saisissant et très original : mélange de country plaintive, folk
déjanté et blues obsessionnel… une réussite frappadingue portée par une
voix habitée et une scansion incantatoire… » – Rock’n'folk

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

De Belles guitares:

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold MartinezFestival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

Si le festival l'année dernière m'avait semblé marqué les bassistes, cette année, j'ai surtout été frappé (dans tous les sens du terme) par les batteurs.... Fabien Tolosa (Harold Martinez est en fait un véritable groupe), également le batteur de Dominic Sonic.

A noter également : ce samedi, pour la première fois, je remarque vraiment les lights show (comme ci-dessous) très réussis sur Harold Martinez et Arman Méliès. Broken Back et la Grande Sophie eux seront sur scène avec leur propre mise en lumière (un joli laser pour les premiers, et des projections assez réussies pour la Grande Sophie... mais je vous raconterai peut-être ça demain... parce qu'il est tard... et que j'ai la tête comme une coucourde...).

Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez
Festival Belles journées, Samedi 10 septembre: Pauline Drand et Harold Martinez

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

Publié le 11 Septembre 2016

Dans l'article précédent, je vous avais rapidement raconté le début de cette première journée du Festival des Belles journées avec Ubikar, Mensch et Grand Blanc.

Une captation vidéo de Grand Blanc que j'ai mise en ligne depuis:

La tête d'affiche de la soirée était donc ROVER.

Quel personnage et surtout quel voix... Notre véritable Elvis (même s'il a surtout des airs de Dutronc bouffi, avec les lunettes). Je l'ai trouvé excellent, et sympa (parlant un peu, ôtant ses lunettes sur la 2e partie).

Voici 9 minutes du concert (Après les Cure, Joy Division des Mensch, et avant les Stooges et MC5 de Dominic Sonic, Rover lui délivre une musique qui m'évoque Bowie):

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
le multi-instrumentiste Sébastien Collinet à ses côtés (on l'avait découvert avec Florent Marchet (Courchevel)

le multi-instrumentiste Sébastien Collinet à ses côtés (on l'avait découvert avec Florent Marchet (Courchevel)

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

- La soirée s'est terminée par Dominique Sonic, le rescapé (une bonne interview qui revient sur son parcours).. Du bon rock à l'ancienne (avec une reprise de T Rex - 20th Century boy), mais avec beaucoup d'humour et de joie sur scène.

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

En:vidéo, la seule chanson à la guitare sèche et en français qui a offert une petite respiration dans le set très rock  (Bashung lui aurait demandé des textes à une époque: Barclay insistait sur le fait qu’il voulait vraiment me rencontrer. On a finalement fait un festival ensemble dans le Massif Central, on a pris le train ensemble. On a commencé à parler tous les deux et il y avait une espèce d’évidence absolue. Il m’a invité le soir même à le rejoindre sur scène. On est ensuite restés en contact et il s’est mis à m’appeler tous les jours. Un jour il m’a demandé des textes. Malheureusement, cela n’était pas ma priorité à ce moment là. J’avais de gros soucis personnels. Il insistait tellement que, au final, je lui ai envoyé de la merde, des trucs faits vite fait. C’est un de mes plus grands regrets…Quand il a sorti « Osez Joséphine », j’y ai retrouvé une phrase de moi. Je lui avais envoyé la phrase : « des moments durent plus que des moments doux » qu’il a changé en « et que ne durent que les moments doux »! 

Son set aux Vieilles Charrues est visible sur CULTUREBOX.

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Quand une paire de baguette ne suffit pas...

Quand une paire de baguette ne suffit pas...

Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)
Belles journées, Rover et Dominique Sonic (9 septembre)

Une première soirée des Belles journées qui a donc été très rock et lorgnant un peu vers le passé, mise à part Grand Blanc qui tente ou revendique d'explorer des territoires nouveaux. Un paradoxe pour un festival indé peut-être... même si on a pu entendre une belle diversité, et qui a démontré qu'on pouvait être aussi fort que les ricains (Rover, Dominique Sonic)... Le fait est malgré tout, que la "pop française" m'a un peu manqué par rapport à la première soirée de l'an dernier.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres