Publié le 20 Mars 2013

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Le petit bulletin de Grenoble nous propose une interview nettement plus excitante... On en apprend plus sur la tournée: duo confirmé, multiples guitares, avec cette fameuse surprise de mise en scène (des vidéos dont Murat peut gérer la diffusion), et sur l'album... Et je suis tout-à-fait emballé! Vite, la semaine prochaine!

 

Merci AUX  3 GAULES, excellent resto lyonnais pour l'info.

 

A lire sur leur site en priorité merci:  

 http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-45243-%C2%AB+Parfois+Murat,+j+en+ai+un+peu+ras-le-bol+%C2%BB.html

 

Murat semble oublier TRISTAN... qui avait déjà été fait à la maison... Il est vrai qu'il a fait d'autres projets entre temps (BO...). Il révèle également qu'il a ou effectue en ce moment une résidence à Chateau rouge à Annemasse et travaillera encore sur Grenoble ensuite. Il ne faudrait pas qu'il oublie de lancer ces fameuses vidéos alors qu'il se concentre sur sa guitare ou son chant... En tout cas, plaisant de lire "je me suis vraiment éclaté à faire ça"... Murat a encore de l'énergie et de la vitalité artistique! Et on aura droit encore à un album différent! 

 

  UN chronique de l'album accompagne l'interview:  http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/musique-soirees-article-45242-Descente+d%E2%80%99orgueil.html  (on avait déjà croisé l'auteur au cours des campagnes précédentes).

« Parfois Murat, j'en ai un peu ras-le-bol »
Article publié le Lundi 18 mars 2013 par Stéphane Duchêne Grenoble Petit Bulletin n°881 consulté 64 fois

À deux jours de la résidence qui marquera le début de sa tournée, Jean-Louis Murat, posé et aimable, réfléchissant à haute voix plus qu'il ne s'explique, évoque pour nous les grandes lignes et les courbes de Toboggan, son dernier album : ses envies de changement, le quant-à-soi destructeur de son double Moi, le long hiver auvergnat, l'amour, la mort et le vélo, un peu. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

 

Pour cet album, Toboggan, vous avez radicalement changé de manière de travailler...

 

Jean-Louis Murat : Oui. Sur les derniers albums, je travaillais en groupe avec quatre ou cinq musiciens. On bossait dans la même pièce en live. Et puis on partait en tournée. J'ai dû enchaîner quatre ou cinq disques comme ça. Celui-là, je l'ai enregistré tout seul, chez moi... Avec un ingénieur du son quand même. C'est un peu comme si j'avais fait un album solo après avoir longtemps fait partie d'un groupe.

 

 

 

Pourquoi avoir cette methode d'enegistrement à laquelle vous sembliez tenir? Ne serait-ce que pour la spontanéité qu'elle permet ?

 

C'est un peu le hasard. Je me suis à enregistrer des démos, je ne sais pas pourquoi. D'habitude, je ne fais jamais de maquette et là je me suis dit (il rit) « tiens je vais faire des maquettes ! ». L'idée d'enregistrer seul est venue ensuite. Ca m'a paru logique. Quelque part, ça s'est fait en se faisant...

 

 

 

N'était-ce pas une manière de vous recentrer ?

 

Si, mais surtout de me secouer. J'aime bien, à chaque album, prendre un peu de risque, me fixer un pari. Voir les choses différemment, sortir de mes habitudes, de ma routine. Le principe de base, le plus important, c'était « surtout ni guitare électrique, ni basse, ni batterie ». J'en avais un peu marre de ce schéma. Après, ma foi, il faut que les gens écoutent pour savoir ce qu'ils en pensent mais j'espère avoir gagné en intensité et en personnalité.

 

 

 

Beaucoup de cris d'animaux, de bruits environnementaux sont intégrés aux morceaux de Toboggan. Souvent même, ils sont placés très en avant... Comme si vous aviez voulu plonger l'auditeur dans votre environnement immédiat, développer un rapport plus intime...

 

J'ai toujours beaucoup pratiqué ça. Bon, peut-être pas à ce point. C'est une manière de rendre compte de ce que j'entends tout les jours, de tout ce qu'on peut entendre quand on enregistre à la campagne : le vent, le bruit des bois, les cris d'animaux. S'il y a du vent quand on enregistre eh bien, on met du vent. J'aime faire participer les éléments naturels à l'ambiance de mes disques. Il y a toute une technologie qui nous incite à toujours enlever les bruits de fond, moi, je suis plutôt partisan de les mettre très fort. Ça donne une âme au son.

 

 

 

Comment allez-vous retranscrire cet album si particulier sur scène, pour la tournée qui débute ces jours-ci ?

 

Ca risque d'être un peu différent : je serai en duo avec un batteur-percussionniste et j'aurai plusieurs guitares sur scène. Ce qui va un peu changer, c'est qu'on aura trois écrans derrière nous. J'ai tourné pas mal de petits films et on sera pris dans les images, sans signification, mais qui participeront à l'ambiance des chansons. C'est moi qui les choisirait avec un pédalier, selon l'humeur du moment, suivant que j'ai envie que la chanson soit comme-ci ou comme-ça. Je vais découvrir cette installation en résidence à Annemasse.

 

 

 

Pour revenir à Toboggan, vous a également livré un travail particulier, surprenant et remarquable  sur votre voix, systématiquement doublée, harmonisée, parfois filtrée... Ce n'était pas le cas auparavant, où vous vous contentiez de chanter plus à l'instinct, sans forcément jouer les chanteurs, d'ailleurs.

 

En groupe, je me suis toujours retenu de faire ce travail. Quand on enregistre dans les conditions de la scène : en général j'ai une voix lead et il n'y a pas d'harmonies. Mais ça fait aussi partie de la musique d'harmoniser les choses et de ne pas rester trop brut. J'adore faire des harmonies vocales, je ne le fais pas assez sur mes disques d'habitude. Sur celui-ci, je me suis vraiment éclaté avec ça.

 

 

 

Il y a un morceau où ce travail vocal prend tout son sens, c'est Amour n'est pas querelle, où vos « deux voix » se répondent distinctement dans ce qui semble être un règlement de comptes entre Bergheaud [son nom à l'état-civil  – NDLR] et Murat. En 1990, en promo de Cheyenne Autumn, vous confiiez à Laurent Boyer, être en perpétuel conflit avec vous même : une partie de vous trouvant l'autre prétentieuse et pas à la hauteur. Aujourd'hui, vous êtes donc toujours prisonnier de cette dialectique ?

 

Ca, j'ai bien peur que ce soit à vie. J'ai un Moi particulier qui fait des disques, qui répond aux questions, qui est aussi un peu une création. Et puis un autre Moi, beaucoup plus naturel et beaucoup plus apaisé. Alors, forcément, entre les deux, souvent, il y a du tirage. Parfois, Murat j'en ai un peu ras le bol, et inversement.

 

 

 

Et pourtant ce texte ressemble aussi à un dialogue amoureux...

 

Oui, oui, aussi. (Il réfléchit) C'est-à-dire, il faut bien s'aimer... Si on ne s'aime pas, c'est là que commencent les pulsions guerrières. Quand on ne peut plus se saquer, on déclenche des guerres mondiales. Les gens qui ne s'aiment pas sont toujours des êtres très dangereux.

 

 

 

L'autre dualité de cet album, c'est l'opposition hiver/printemps. Vous faites beaucoup référence à l'hiver et, à travers lui, au printemps qu'on attend ou qui arrive.

 

Alors là,  je peux vous dire que là où je vis, loin de tout, les saisons je les vois passer. C'est toujours assez fendard, d'ailleurs, quand on vit à la campagne, en montagne, et qu'on est sous la neige cinq mois par an, de voir Paris bloqué par trois centimètres de neige. C'est un peu la comédie du monde moderne dans ce qu'elle a de plus ridicule. Ici, en hiver, on compte les jours, on compte les heures. Et puis, avec l'âge, l'été semble toujours plus court et l'hiver de plus en plus long. J'ai enregistré en novembre-décembre... Il neigeait (rires).... Ca a dû influencer pas mal le disque. Même si j'aime beaucoup l'hiver, j'attends toujours avec une grande impatience le printemps qui reste ma saison préférée. Alors très certainement, l'enregistrement se faisant en hiver, sous la neige, il y avait une aspiration à voir arriver le printemps. Il arrive toujours très en retard chez nous.

 

 

 

L'hiver c'est aussi une métaphore de la fin d'un cycle, de la mort, encore très présente sur ce disque...

 

C'est-à-dire qu'à part l'amour et la mort il n'y a pas grand chose. C'est ce qui nous inspire le plus. On cherche l'amour et on attend la mort. C'est comme ça depuis la nuit des temps et moi je reste assez simple et assez basique, classique (rires). Je suis un petit mec en France qui voit disparaître la campagne, les paysans. La disparition des gens, la disparition de soi et l'amour qu'on peut avoir pour les autres, ce sont les deux mamelles de la créativité. On peut bien sûr s'intéresser à d'autres choses mais il n'y a rien d'aussi inépuisable.

 

 

 

Vous y pensez quand vous écrivez ou est-ce quelque chose qui vous échappe ?

 

J'écris beaucoup chaque jour mais ça m'échappe un peu. En plus en général, je tricote paroles et musiques en même temps et comme je n'aime pas laisser les chansons en plan, je les termine assez rapidement et je passe à autre chose. Après, le disque sort, les gens écoutent, on me dit : « tu parles de ci, tu parles de ça ». J'entends les commentaires, je me dis : « ah oui, c'est vrai, ah oui, c'est vrai ». Mais sur le coup, je ne me rends compte de rien. J'écris, j'écris, j'écris et tous les deux ou trois mois, je me replonge là-dedans, je réécoute ce que j'ai pu faire, j'essaie de me faire une opinion... (il s'interrompt). Enfin voilà, c'est un style, et le style c'est l'homme, non ?

 

 

 

Pourquoi ce titre, Toboggan ?

 

C'est un joli mot, je trouve. C'est un mot indien en plus (dérivé de l'Algonquin, peuple « natif » du Québéc et de l'Ontario, il désigne, encore aujourd'hui au Canada, un traîneau, NDLR). Avec les deux « g », ça a de la gueule. La qualité esthétique, sonore, du mot me plaît. Et puis, bêtement, c'est aussi la sensation du toboggan. J'ai l'impression que tous les gens autour de moi sont dans ce cas : personne ne sait trop où il va, on est un peu ballotté, comme quand on est enfant et qu'on se laisse glisser. On ne contrôle rien. Le monde est sur un toboggan : il dévale à une vitesse folle et on ne sait pas où ça va finir. Il faut attendre que la glissade soit terminée.

 

 

 

Sur la pochette, on vous voit sur un vélo. Vous roulez toujours [Murat est un grand amateur de vélo et de champions cyclistes  – NDLR] ?

 

Oui, beaucoup. Vous savez quand on est à la campagne, on fait du sport. Je cours quasi tous les matins, là j'attends que la neige fonde un peu pour reprendre le VTT. Je fais aussi beaucoup de vélo de route. (Impatient, élevant la voix) J'attends que le printemps arrive ! Pour reprendre l'entraînement et préparer le Tour de France, comme tous les ans (rires).

 

 

 

A l'eau claire ?

 

Hé, hé, à l'eau claire, oui".

 

 

L'article accompagnant:

 

 

"Descente d’orgueil
Article publié le Lundi 18 mars 2013 par Stéphane Duchêne Grenoble Petit Bulletin n°881 consulté 107 fois

En sortie d'une résidence à Annemasse et d'un festival marseillais, Murat entame à Meylan la tournée de son 20e album (selon la police) : l'hypnotique "Toboggan". Un disque affranchi des habituels oripeaux rock de l'Auvergnat, où Jean-Louis Murat et Jean-Louis Bergheaud (son véritable nom) se livrent à un fascinant huis-clos hivernal et cotonneux, dans l'attente d'une éclaircie. Ou de la fin de la descente. Stéphane Duchêne

 

L'esprit de contradiction chevillé au corps, Murat est capable, on le sait, de dire tout et son contraire. On ne s'étonnera donc guère de constater que sous la pochette de Toboggan – où on le trouve, plein soleil, « à bicyclette », chapeau pouilleux vissé sur la tête – se cache un disque hivernal. Un album d'hibernation : d'entrée, comme en écho hasardeux à une actualité météorologique imprévue et paralysante, JLM constate, comme regardant par la fenêtre : « Il neige / Il n'y a place que pour le silence / Au couteau sur ta chair blanche / L'état de mon cœur est de tout savoir ». En son ouverture, on jurerait entendre le cri déchirant du loup du Nightcall de Kavinsky, « gorge de loup dans la ténèbre ».

 

 

 

« Ici [les montagnes d'Auvergne, où il vit – ndlr], le printemps est toujours en retard, souffle Murat, et avec l'âge, l'été semble toujours plus court et l'hiver de plus en plus long. J'ai enregistré en novembre-décembre... Il neigeait.... Ça a dû influencer pas mal le disque. » De fait, la musique résonne, à l'étouffée, sourde comme un paysage recouvert du linceul hivernal. C'est que pour ce disque Murat a voulu enterrer ses principes : du trépied rock guitare électrique / basse / batterie, sur lequel il avance en moine-soldat depuis une tripotée (auvergnate) d'albums enregistrés live, il ne reste rien ou presque. Guitares nylon, claviers, cuivres, cordes, sitar, Murat a tout enregistré chez lui, seul, cerné par les éléments et les cris d'animaux, instruments et ingrédients à part entière de ce mille-feuilles sonore. Un renversement « esth-éthique » complet qui rappelle, en touches impressionnistes, certains passages de Mustango (1999), les plages les plus calmes de Lilith (2003) ou même Cheyenne Autumn (1989), sans le poinçon 80's.

 

 

 

 

 

Règlement de comptes

 

 

 

 

 

Surtout, Murat s'est « éclaté » à donner de la voix comme rarement : « Quand on enregistre dans les conditions de la scène, en général, j'ai une voix lead et il n'y a pas d'harmonies. Mais ça fait aussi partie de la musique d'harmoniser les choses. J'adore faire des harmonies vocales, je n'en fais pas assez sur mes disques d'habitude. » Ici, doublées, filtrées, harmonisées, vocodées, les voix de Murat sont multiples mais pas impénétrables.

 

 

 

Mieux, elles éclairent au ras la psyché muratienne, comme sur Amour n'est pas querelle, à classer parmi les pics musicaux du massif auvergnat : chanson de Roland version Jean-Louis où le cor dans la vallée sonne la reddition en règlement de comptes de Bergheaud et son double Murat, déclaration dialoguée d'amour vache. Manière de dissiper un malentendu tenace qu'il a pourtant souvent contribué à entretenir : Murat n'en veut à personne, si ce n'est à lui-même. Il ne se supporte pas, se collerait des beignes. Murat maudit Bergheaud, ce médiocre, qui ne peut pas sentir Murat, ce matamore.

 

 

 

Voilà l'escarpe dialectique sur laquelle cheminent l'homme et le musicien depuis toujours ; comment la bête à deux dos se balance d'un pied sur l'autre, ne cherchant l'amour et la paix, ce vœu pieu, que dans le regard de l'être aimé. S'accordant, parce que « les gens qui ne s'aiment pas sont des êtres dangereux », quelque trêve vite rompue.

 

 

 

Ulysse à la con

 

 

 

 

 

Cela, il l'évoquait déjà, il y a presque un quart de siècle, à la sortie de Cheyenne Autumn, sur le plateau de Laurent Boyer (on a connu Murat moins bon client !), et ça ne l'a pas quitté : « J'ai bien peur que ce soit à vie. J'ai un Moi particulier qui fait des disques, qui répond aux questions, qui est aussi un peu une création. Et puis un autre Moi, beaucoup plus naturel et beaucoup plus apaisé. Alors, forcément, entre les deux, souvent, il y a du tirage. Parfois, Murat j'en ai un peu ras le bol, et inversement. »

 

 

 

Plus tard, en écho, sur Agnus Dei Babe : « Trop noble pour moi / Ta légende, babe, je n'en veux pas (…) Ce dont nous souffrons vient de ton nom ». Emmuré dans ses sons, attifé de ses mots, empesé de ses maux, Murat/Bergheaud se cherche, à tous les sens du terme, s'invective : « Quel pauvre Ulysse à la con / Quel déboussolé » (Extraordinaire Voodo) ; excelle à ne se trouver qu'en Robinson égaré de jour comme de nuit « sous un ciel sans aucun abri ».

 

 

 

Et alors pourquoi Toboggan ? Parce que sensation de glissade, disque d'un « petit mec de France », ballotté comme un enfant, qui a « démoli [ses] nerfs à chanter l'amour passé », hanté par l'hiver de sa vie, la disparition de soi, de la campagne, des autres : « Le monde est sur un toboggan, on dévale à une vitesse folle et on ne sait pas où ça va finir. Il faut attendre que la glissade soit terminée. », risque-t-il en guise d'unique espoir de délivrance. En attendant la fin du parcours, Over and Over, guettant pour patienter le retour du printemps, que faire qu'il n'ait toujours fait ? S'oublier en « Neverland » musicaux comme sur le psychotropical Extraordinaire Voodoo, «  faire semblant d'être un autre / Seule façon d'exister ». Aussi pesante soit-elle".

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 20 Mars 2013

Allez une première  interview... qui ne nous apprendrera pas grand chose sur Toboggan, et qui fera plaisir aux clermontois.. On s'étonnera juste du titre choisi...
A lire en priorité en suivant le lien:

http://www.bretagne-actuelle.com/jean-louis-murat-nolwenn-leroy-pourrait-etre-auvergnate-/l-invite/l-invite/351-7-15

 

"Jean-Louis Murat : « Nolwenn Leroy pourrait être Auvergnate !

 

Site officiel de Jean-Louis Murat :
http://www.jlmurat.com/

 

Nouveau disque de Jean-Louis Murat enregistré à la maison après un album enregistré dans le sud à La Fabrique (Grand Lièvre) et les grands espaces Américains (Le Cours Ordinaire Des Choses). Avec le temps l’homme creuse le sillon de la douce mélancolie qu’il habille de sa voix chaude, surtout il continue à explorer le sacré de la Terre et ses innombrables richesses. « Toboggan » donne le vertige, celui de la chute forcément libératrice mais également follement jubilatoire, c’est un retour au home sweet home. 



Est-ce important le lieu de l’enregistrement ?
Jean-Louis Murat : Le lieu influence forcément, mais au départ il y a toujours une question de moyens. J’arrive à m’isoler, j’oublie le lieu dans lequel je suis quand je fais de la musique, pourtant il y a évidemment comme une empreinte invisible qui s’immisce. L’ambiance est plus calme que pour le précédent, c’est d’abord l’envie de casser la routine. Il n’y a pas de stratégie, après les machines et le rock plein les ballons, là c’était plus posé.


L’album s’ouvre sur la chanson "Il neige", c’est de saison…
Jean-Louis Murat : J’aime l’hiver, depuis tout petit j’aime ça, je voudrais que jamais ça ne s’arrête, qu’il en tombe encore et toujours, deux trois quatre cinq mètres. Oui c’est l’enfance, je suis fasciné, la neige ça veut dire qu’on est isolé, coupé de tout. J’ai beau habiter dans la montagne, je trouve qu’il n’en tombe pas assez, j’aime la neige.


Et au mois d’août tu es malheureux ?
Jean-Louis Murat : J’aime pas trop, c’est bourré de touristes et tout, c’est pas très agréable.


Que signifie ce titre « Toboggan » ?
Jean-Louis Murat : J’aime bien les mots, je trouve que c’est joli, c’est un nom algonquin, c’est donc un nom indien quoi, ce n’est pas européen. Les deux g tout ça j’aime bien, aussi au niveau graphique. (Pour la tribu des Algonquiens le toboggan désigne un traîneau en bois qui sert à transporter du bois pendant la saison hivernale)


Tu as écrit pour Nolwenn Leroy récemment la chanson "Sur mes lèvres" sur le disque « O Filles De L’eau », as-tu des affinités bretonnes ?
Jean-Louis Murat : J’ai su par un manager interposé qu’elle cherchait des chansons, et je lui en ai envoyé une en empruntant un téléphone portable car je n’en ai pas. Ma chanson lui a plu et elle l’a mise sur son disque, il y a plus indigne que d’écrire pour Nolwenn Leroy. Elle dit qu’elle est Bretonne mais elle pourrait tout aussi bien dire qu’elle est Auvergnate parce qu’elle est moitié moitié.


Est-ce qu’il y a un vrai distinguo entre Clermont-Ferrand et la Bretagne, est-ce que tu perçois des différences selon les régions lorsque tu tournes ?
Jean-Louis Murat : Oui au niveau de la spontanéité et la chaleur du public, Clermont Ferrand est l’un des public les plus pourris de France, tout le monde dit ça, c’est une ville très bourgeoise, très bobo, très étudiant, c‘est quand même la ville de France qui a battu le record des vote Mélenchon. C’est connu tout le monde le sait, jouer à Clermont-Ferrand c’est galère ? Moi j’aime beaucoup le sud, Nice, Cannes, Montpellier, et puis le nord et la Bretagne. C’est vrai qu’il y a un ventre mou entre Bourges et Tour, la France moyenne un peu bourgeoise où les gens viennent pour voir ce que c’est mais ils restent sur leur quant-à-soi. Ils sont moins le sens de faire la java, dans le sud, le nord c’est plus la java, en Bretagne aussi. Je suis sûr que ça a un rapport étroit avec la consommation de drogue et d’alcool, plus tu vas dans les endroits où il y en a, plus c’est chaud.


Et à Paris ?
Jean-Louis Murat : Ça n’existe pas vraiment le parisien, il n’y a que des provinciaux à Paris, quand je passe à Paris j’ai l’impression de jouer que devant des auvergnats, que je reste l’enfant du pays qu’ils viennent soutenir.


Tu es monté à la capitale française quand t’étais plus jeune ?
Jean-Louis Murat : C’était pour bouffer, il y avait déjà du chômage en Auvergne et comme j’ai été chargé de famille très jeune, j’avais besoin de gagner de l’argent. Fallait que je bosse, et c’était encore à Paris qu’il y avait le plus de boulot. Ce que j’aimais bien ici c’est que tous les soirs je pouvais aller à des concerts, j’avais des copains journalistes qui avaient des invitations et j’en ai pas mal profité.


Quels sont les concerts que tu as vus alors ?
Jean-Louis Murat : Le premier concert de Bob Marley à Paris, c’était incroyable, je me souviens de Marvin Gaye, James Brown, je me souviens de Bob Seger dont je n’avais jamais entendu parler, c’était un concert sensationnel. Je me souviens d’Aretha Franklin seule au piano, et Curtis Mayfield, j’étais au premier rang. On était une centaine de personnes, je suis resté torse nu à ses pieds, il postillonnait en chantant et je suis ressorti trempé, je suis resté devant, je pouvais toucher ses orteils. Je te parle de ça, c’était dans les années 1970.


Ce côté musique noire n’est pas évident dans ta discographie.
Jean-Louis Murat : Ce n’est pas parce que tu aimes que tu vas pratiquer, si j’avais été élevé aux Etats-Unis j’aurais fait de la soul, mais comme ma langue naturelle c’est le français, je ne vais pas chanter comme Wilson Pickett en étant français. Mais il est vrai que toute mon affection se porte sur la musique Américaine, c’est ce que j’ai eu dans mon biberon, et si j’ai envie d’écouter un disque, c’est dans cette direction que j’irai.


Tu m’avais dit un jour que heureusement que l’homme n’est pas immortel, c’est à cause de cela qu’il travaille.
Jean-Louis Murat : C’est le fait de se savoir mortel qui pousse à faire quelque chose, pas pour faire quelque chose, c’est transmettre quelque chose, et je ne crois pas forcément que ce soit de l’orgueil ou de la vanité, mais je pense qu’il faut transmettre quelque chose de soi. Je suis papa, grand-père tout ça m’a toujours paru très important. Je suis d’une lignée paysanne, où tout a disparu, les fondations tout ça, tout avait été gommé. J’ai été élevé dans une ferme où il n’y avait pas d’eau courante par exemple, et j’ai vu la génération de mes parents tout laisser tomber, ne pas reprendre les fermes, et les bâtiments s’effondrer, les touristes arriver et des lotissements pousser. J’ai vu le monde que j’ai connu jusqu’à 15 ans se fracasser et disparaître. Il n’existe plus, alors j’ai quelques reliques, des brabants, des charrues de mon grand-père, ses chaînes comme il était forestier. Il me reste très peu de choses qui pour moi sont sacrées, quelques outils. Donc j’ai surement cette idée-là de transmission, je me fabrique des outils que je peux transmettre, pour que l’on puisse dire un jour, tiens grand-père il a fait ci il a fait ça, il a essayé de se bouger. Mais c’est vrai que si on était immortels on n’aurait plus raison de faire quoi que ce soit…


Propos recueillis par Christian Eudelinepublié le 20-03-2013

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 18 Mars 2013



Alors que sur la page FB de l'artiste, certains font part de leurs doutes, d'autres, dont Baptiste Vignol sont assez enthousiaste ("Définitivement la plus belle voix masculine de nos contrées"). Composition sans doute moins belle qu'"il neige",  je suis quand même étonné que personne n'y souligne le retour à une orchestration synthétique qu'on croirait revenir du passé... accompagnée d'une voix  à "la Jean Sablon" (Dominique A tout ça, cf les épisodes précédents). C'est en tout cas au niveau des atmosphères assez différents d'"over and over" et d'"il neige"... et je trouve ça intéressant. Dans la série c'est mon avis, et je le partage, au moins pour 5 minutes.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 15 Mars 2013

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Je ne crains pas trop la honte par expérience... Alors, j'vais commencer illico à vous avouer que je ne m'étais pas trop intéressé auparavant à Barbara Carlotti... d'autant que je n'ai aucune excuse... au vu des ses amis masculins dont je vous bassine les écrans depuis 3 ans (Florent Marchet -et Arnaud Cathrine-, JP Nataf, Olivier Libaux...). Le fait est que l'on ne s'était jamais "croisé", et en matière de voix féminine, je suis extrêmement difficile, je ne me laisse pas facilement séduire, ou pour un soir ou deux (n'est-ce pas Carla? Adrienne? Camille?). Est-ce par un impératif besoin de s'identifier? de se transposer dans le chant?  Enfin soit. Pas d'excuse je vous dis... et puis, et puis, apparemment, je ne suis pas le seul... 
 
Malgré des ventes d'albums correctes (20 000, c'est déjà ça, n'est-ce pas Murat?), et une présence aux Victoires (dans une prestation un peu en dessous certes), on était en effet peu nombreux à Bourgoin ce mardi  12 février. Dans les 100 maxi... et moi qui était invité par Soul Kitchen, grâce à un bien aimable petit concours.  Les abattoirs étaient bien tristounes. Faut dire qu'il fallait un peu de courage pour sortir ce soir- là, quelques flocons se perdant même sur les collines dans la soirée. Cela m'évoquait un peu la soirée du Courchevel Tour (Marchet) au Kao...
 
 3 rangées de chaises ont été installées sur le fond de la "fosse"... laissant 3 mètres vides devant la scène. Quelques rangées sont remplies sur un des paliers supérieurs... Et il fait froid... je me demande si on aura droit à un vrai show...
Première partie ludique avec le nouveau groupe de Joe Staline, ancien de la scène rhône-alpine: Rural Petzouil... programmation audacieuse pour une première partie de Barbara (qui s'exclamera perchée au dessus de ses belles chaussures rouges à talons un peu plus tard entre deux chansons: "c'est étrange, y'a de la terre (sur scène)"!      Les 2 filles sont sympathiques, des trucs drôles, mais manquant d'originalité à mon goût: marie-jeanne, l'écologie, chanson sur Choron....ce qu'on peut imaginer de la chanson n'anar...  Rigolo de l'entendre chanter une chanson sur la CGT  devant l'élu PC à la culture, puis défendre l'ancien directeur du théâtre qu'il dit viré peut-être de l'avoir trop souvent invité. Je viens de voir qu'il tente même de faire une liste aux européennes 2014 avec le Front de libération des Oisifs Prolétariens dont la proposition phare est l'abolition du travail. Une saine idée qui ne manquera pas d'être productive.
 
Le public apprécie et s'amuse, de quoi réchauffer un chouia l'atmosphère... mais mon impression d'étrangeté de la soirée se renforce, vu le décallage dans l'offre proposée.
 
 
Barbara arrive, robe noire légère dont l'originalité tient dans une mini-cape lui recouvrant le haut des épaules... presque façon hirondelles,  les longs cheveux blonds remplaçant le képi. La comparaison est osée... car il n'y a aucun rapport...quoique... Elle pourrait passer par l'inspectrice de CLOSER au prise avec 5 individus un peu louches: d'un premier abord, certains font un peu peur (costumes sombres,yeux eye-lignés?)... Après la France profonde, on prend un retour de Parisiens sévère. Fracture spacio-temporelle: on passe du PMU d'Hauteville Lompnes au Rose bonbon en un noir... d'autant qu'il faut se familiariser avec la gestuelle pouvant apparaitre maniérée (impression accentuée par la tenue), et bien-sûr à la  voix de Barbara... snobe? Oui, peut-être mais façon bourgeoise qui ne se débarassera jamais de ses origines populaires (je dis ça sans rien connaitre de la bio de Barbara). Mais je crois vous avoir parlé déjà que j'étais très snob en musique...  et le première titre musicalement me convainc... longues parties instrumentales : Partir ailleurs.  On est dans de la belle pop, deux claviers + occasionnellement celui de  Barbara, une batterie,  basse et guitare (qui ne prend jamais le dessus dans l'orchestration me semble-t-il). Deuxième titre que je n'ai pas retrouvé ("perdre"), puis "j'ai changé" et "l'idéal". Belle entrée en matière.
 On rentre dans des choses plus complexes ensuite: "dimanche d'automne" (mais quelle belle rythmique), puis surtout avec "ouais, ouais, ouais, ouais" et son texte troublant (Barbara porte un masque vénitien durant la chanson) et "le coeur à l'ouvrage", cette fois du fait de sa musique... difficilement compréhensible à la première écoute.
On retourne à des choses plus légères et pop avec "vous dansiez"...
Puis, puis... Barbara insiste pour que nous brisions la glace, rompions un tantinet le froid ambiant, elle doit insister même...  et nous détendons alors nos muscles ankylosés... J'abandonne mon stylo... et on se rapproche de la scène. Ca reste très clairsemé... mais Barbara fait du great job... Et le concert peut réellement commencer...
 
 Je ne sais plus ce qui a été chanté ensuite... tous les titres du dernier album me semble-t-il, message personnel (dans une version plus fidèle à la version originale que le duo avec Dominique A présent sur le disque de Barbara), Tunis, Cannes, et les deux singles excellents (14 ans, et l'amour, l'argent...)... mais le fait est que tout est troublé, je ne sais plus où j'en suis,qui je suis, ou vais-je... car après que nous nous soyons levés, Barbara nous propose de faire un bal de village... puis en pleine chanson, elle saute de scène (en robe et talons), et...se jette sur moi... pour que nous dansions... Je transpire, je fonds, je me moitifie, je ne sais plus où me mettre dans ses mains et sur son corps.... et la belle qui me vaporise me surprend en se cambrant en arrière, laissant plonger ses mèches blondes vers le sol... Le geste était maitrisé... heureusement... et elle se redresse en me disant "ET BIEN, SI VOUS ME LAISSEZ TOMBER..."... aaaahhh... oohh... J'en suis fort marri. Ah, mince, j'ai pas assuré!! Même pas penser à lui griffer le dos avec mon pouce, comme me l'a appris mon tonton Guy... Enfin, BREF, j'ai dansé avec Barbara Carlotti.
 
Le concert se termine par un excellent moment: Barbara et le groupe descendent de la scène... et nous livrent une chanson acoustique non amplifiée... Barbara se promène dans la maigre assistance, suivi des membres du groupe, qui font des choeurs ou des petites percussions... et l'on se dit qu'on était sacrément privilégiés ce soir...  une soirée VIP... Et un vrai COUP DE COEUR.  Barbara a fait le show comme si la salle était pleine... et ce fut un grand plaisir de succomber à ses chansons dès la première écoute.... J'ai acheté et fait dédicacer l'album ensuite... que j'ai ensuite écouté sans discontinuer durant deux, trois semaines. J'aime vraiment beaucoup ces ambiances pop, les orchestrations, les chansons plus faciles comme celles qui nous amènent dans un univers plus étrange et questionnant (ouais... et le coeur à l'ouvrage). Je me suis rendu compte que les versions scènes étaient assez fidèles à la richesse des orchestrations de l'album, étirées de quelques ponts musicaux. 
 
 
 
Elle est encore en tournée en avril, mai, juin. Ne la ratez pas. J'essayerai de la revoir à st-Genis laval près de Lyon le 11/04. J'ai réservé des cours de danse dans la semaine précédente, et prévu du talc dans mes poches.
 
SAM_9136.JPG
 
 
 
 
 PS : J'oubliais de vous dire que Barbara Carlotti a fait figurer dans son classement des 10 chansons qu'elle aurait aimé écrire, "FOULE ROMAINE"  ("le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" editions lecarpentier)
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 15 Mars 2013

Un extrait seulement... partagé par PIAS et sur le FB de Jean-louis Murat



Je suis assez convaincu à la première écoute...  Très jolie mélodie, et joli écho ou choeur... ponctué d'un petit cri de loup au départ...  Evidemment, les muratiens bruitistes (lilithiens grand lièvristes) se sont déjà exprimés un peu déçu... mais on est là dans une saine alternance... qui semble devenir la règle.... Enfin, c'est à étudier... Album qui pue la chaise? On verra si Murat nous ressort le couplet...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 13 Mars 2013



D'abord du conditionnel, on attend une communication officielle, mais il devrait y avoir un concert pour Clermauvergne le 22 juin 2013. L'information a été donnée sur le forum. (info confirmée depuis par Jean-Louis). 

 

 

- Ensuite, du confirmé mais à l'extension au conditionnel... euh... C'est-à-dire que LA MAISON DE LA MUSIQUE DE MEYLAN vient d'annoncer que le concert du 23 mars serait en DUO. J'ai demandé des précisions... et seule la batterie accompagnera Jean-Louis (le moins surprenant).  Vu que Toboggan est marqué par la guitare nylon (d'après les informations ayant filtrées), on pourrait donc avoir un concert  acoustique.  Le conditionnel, c'est qu'on ne sait pas si c'est la formule qui est choisie pour l'ensemble de la tournée: on a déjà eu par le passé un concert solo (Ile de ré) avant une tournée en groupe. EDIT: Je réalise qu'en duo avec une batterie, une guitare électrique aurait peut-être plus sa place qu'une guitare sèche... façon White stripes... J'ai supputé un peu trop vite...

 

La maison de la musique indique aussi des surprises scéniques. Promo?   piano (ça ferait plaisir, non?)... On saura bien vite...



meylan.jpg

 



LE TWEET d'hier:

 

@ChapelleDavid
Toute cette neige, c'est une vaste opération de promo pour Toboggan, le prochain Jean-Louis Murat. Piste 1: "Il neige". #Le25Mars

LE LIEN EN PLUS:

Désir d'être aimé et désiré? ou désamour?   Olivia Ruiz qui arrive quand même à 70000 albums vendus (on s'en contenterait!!)  tacle sa maison de disque dans une interview : http://www.chartsinfrance.net/Olivia-Ruiz/news-84778.html
L'occasion de relire ce petit article que j'aime bien et qui parlait de la nouvelle direction de Polydor :
http://www.surjeanlouismurat.com/article-industrie-du-disque-87457937.html


Et aussi l'interview d'ALAIN ARTAUD, l'ancien...
http:
//www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-10-alain-artaud-75198522.html

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 10 Mars 2013


Je me demandais quand cela allait enfin arriver... car c'était le "pot au noir", la solitude des lattitudes, le calme olympien.... alors que l'album sort dans deux semaines... et que des nouvelles dates de concert tombent dans à peine un mois... A peine un tweet de ci, de là  (Frank Vergeade de Magic!  qui s'interroge si toboggan ne serait pas le meilleur album de Murat depuis Dolorés...) mais à part ça... rien dans la presse (à ma connaissance).

 

Il faudra donc savoir se contenter de peu pour l'instant.... c'est-à-dire d'un édito dans la pqr... qui donne une piste sur la prochaine tournée!

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2013/03/08/un-toboggan-signe-murat

 

Privilège de journaliste : recevoir avant tout le monde CD et livres.

Celui de Jean-Louis Murat est arrivé un matin de février, gris et sombre brutalement illuminé par ce nouvel opus. Avec une régularité de métronome, le garçon de Chamallières_ et oui, il n’y a pas que Giscard d’Estaing à avoir pris rang au pied des volcans d’Auvergne_ livre un album par an. Toboggan qui ne sortira que le 25 mars est de la plus belle eau, univers intimiste, voix fragile et textes oniriques qui disent toujours l’absence, les choix difficiles, la solitude.

Dix titres bien troussés tant et si bien qu’on ne peut se défaire de son écoute. La touche replay fonctionne à merveille sur Il neige, la chanson inaugurale, Over and over et Agnus dei babe.

Murat nous emporte dans son univers en lévitation, il tisse une toile évanescente, faite d’ambiances savamment ourdies en studio. Mais, gare à l’usage trop poussé de la réverbération ou aux effet de voix superposées… Séduisant mais quid en concert ? D’autant qu’on l’annonce dans une formation acoustique.

Car, Jean-Louis Murat est attendu avec impatience à la Cave à musique de Mâcon mercredi 27 mars à 20 heures.

 

 

 

 

LA TOURNEE:

J'ai annoncé sur FB dans la semaine une date à LAVAL, et une autre dans le sud à st-Jean de Vedas (34)

  http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat-saint-jean-de-vedas-155173    le 10 avril

Pour Laval:  http://www.upconcert.fr/concert/jean-louis-murat-laval-155051  le 14 avril, avec Robi

Je crois que je n'avais pas évoqué ici LORIENT qui était tombé quelques jours avant.

 

Ils ont été ajoutés dans le site officiel, mais il y a un écart avec le site du tourneur concernant le 4/4 : sur jlmurat.com, c'est indiqué EVREUX, sur danslaboite, magny Le Hongre... Il semble que ce soit bien EVREUX mais le site de la salle n'indique rien pour l'instant.

 

22 mars 2013 / Festival avec le Temps - Marseille (13)
23 mars 2013 / Maison de la Musique -
Meylan (38)
27 mars 2013 / La Cave à Musique - Macon (71)

4 avril 2013 / L’Abordage - Evreux -  (27)

5 avril 2013 / Le Trianon - Paris (75)
8 avril 2013 / Le Connexion Live - Toulouse (31)
9 avril 2013 / Le Rocher de Palmer - Cenon (33)
11 avril 2013 / Victoire 2 - Montpellier (34)
13 avril 2013 /  L’Imprévu - Saint-Ouen l’Aumône (95)
14 avril 2013 /  6x4 - Laval (53)
17 avril 2013 / La Manège - Lorient (56) 
18 avril 2013 /   L’Archipel - Fouesnant (29) 

2 mai 2013 /  L’Aéronef - Lille (59)
5 mai 2013 /
 
Les Nuits du Botanique - Bruxelles (BE) 
11 mai 2013 / Le Silex - Auxerre (89)
14 mai 2013 /
L’Etage - Rennes (35)
16 mai 2013 / Maison de la Culture -
Amiens (80)

A l'automne, Strasbourg... 25/10

 

Je suis quand même très étonné de ces dates bookés aussi tardivement... Comment peut-on imaginer de belles affluences?  Sur Paris, des affiches annoncent le TRIANON dans le métro. Si vous en voyez en Province, signalez le moi.

 

Pour MACON, le concert est annoncé depuis quelques semaines dans le petit livret de promo de la salle :

SAM_9135.JPG

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

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Publié le 3 Mars 2013

 
 
Au bord du Rhône sauvage, sentiers des lônes, côté Ain et Isère... Première journée de printemps, sur fond de chants d'oiseaux...
SAM 9065

Encombrions de fleurs, l'étang noir de vos songes
Venions fouiller la nuit la vase des marais
Nous nous aimions tant, comme on s'aimait Miette
Nous nous aimions tant, il faut nous séparer



SAM 9022

SAM 9024SAM 9024
 Libérer perruches et castors, libérer les enfants
 
 


SAM 9032Par les chemins, les rivières. Où le bonheur attend.
SAM 9035


SAM 9037

 

je traîne au bord de l'eau comme un mendiant à Rio
SAM 9039

SAM 9043

 Quand dans un vol d'oies sauvages. Sur les étangs s'élève. Mon cœur épris de voyages




 SAM 9040
 pluie d'automne
sur les hommes
comme Rhône à la Saône
tu te mêles à moi


 SAM 9049
 




je connais la rigueur des ans ô gué ô gué où s'épuisent l'âme et le sang ô gué le sang je connais la fureur du vent ô gué ô gué qui m'apporte le grand tourment ...


 SAM_9046.JPG
PS : Au fait, une   nouvelle date vient de tomber : Jean-Louis MURAT sera à LORIENT le mercredi 17 AVRIL.
SAM 9056



Pour un feu, des brindilles, un lapsus, une ortie
 
SAM 9057

fais de mon âme une branche
de mon corps un talus
SAM 9031

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #montagne - rando et photos

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Publié le 1 Mars 2013

 http://userserve-ak.last.fm/serve/_/125281/Daniel+Darc.jpg
La nouvelle de la mort de Daniel Darc ne quitte pas mon esprit depuis hier... J'aurai donc éternellement le regret de ne me pas m'être secoué pour aller le voir sur scène...
Daniel Darc, c'était d'abord ce maxi orangé "cherchez le garçon"... le must (avec Plastic Bertrand et One step behond)  pour les boums des frères et soeurs dans lequel je m'incrustais à 8/9 ans.  J'ai suivi via les clips l'histoire de TAXI GIRL (PARIS, Aussi belle qu'une balle)... puis une fois devenu grand, j'ai commencé ma première collection avec eux... sans que je m'investisse plus que ça dans la carrière solo de Darc, même si j'ai beaucoup aimé son dernier album.  J'aimais beaucoup lire ses interviews, où il se montrait sincère et ne cachait rien de ses difficultés. C'était un personnage passionnant : son parcours  de miraculé (de la drogue,  d'une chute chez lui, de divers maladies, de la prison... ), sa conversion au protestantisme qui pourtant ne lui avait pas offert la paix, son goût pour la littérature, sa timidité maladive dont il se rassurait en la qualifiant de "phobie sociale".     
 
 
Au delà de Lescop, c'était une véritable influence pour les chanteurs et chanteuses que nous aimons ici.  "cherchez le garçon" est ainsi classé 87e  dans "le top 100 des chansons que l'on devrait tous connaitre par coeur" (Vignol, Ed. Carpentier, cité par Bazbaz, V. Leuillot, Loanne, A. Varlet), Marie MOOR cite elle dans son top ten "la seule fille sur terre", Bruno Maman "la taille de mon âme", Lescop et A. Baupain "Rouge rose", Doriand et Joseph d'Anvers "aussi belle qu'une balle", Louis-Ronan Choisy "le feu follet", et  Buzy "crève coeur".
Dominique A a dit:
"Ce qui reste dans la chanson, ce sont les bons interprètes ; les bons chanteurs, on s'en fout ! Daniel Darc, par exemple, est un interprète sublime alors qu'il est un chanteur exécrable. Mais il est dans une telle justesse de ton qu'il en devient bouleversant".
Cali lui rend hommage sur FB: "Ce soir bel ange, tu t'es envolé. Tu reposes désormais aux côtés d'Elvis, de Johnny Cash et de James Dean. Je te serre fort bel ange. Tu me manques.
Sois sanctifié".
 
 
Difficile de faire la transition pour évoquer Murat... car leur parcours ne se croise guère.  
 
Seul un site ose une comparaison:
"Ses deux premiers albums : « Murat » (1982) et « Passion Privée » (1984) sont pourtant des échecs commerciaux. Très marquée par la New Wave de groupes comme Taxi Girl, il y mise sur un rock synthétique un poil stéréotypé et de toute façon gâché par une production avare. Des chansons comme « Johnny Frenchman », variation sur le mépris du paysan pour l'artiste, démontrent malgré tout l'originalité de son talent". http://musique.ados.fr/Jean-Louis-Murat.html

Murat n'était pas un "jeune gens moderne", lui aime les Rolling Stones... même si sa pique contre Jimmy Page chez Guillaume Durand montre des vieux restes punk... 
 
Je n'ai trouvé qu'un propos de  Murat sur Darc suite à une question de Pierre DERENSY (2004 dans Rock'n France):

"Daniel Darc serait plus enclin à endosser le costume ?
-  Mais non ! ou alors le maire de paris est subversif. Je pense que c'est une sorte de nostalgie de la défonce. Ce ne sont que des types qui ont mal lu Burrough. On n'a jamais vu la lumière au bout d'un shoot d'héroïne. Je ne suis pas plus fasciné par la dope que par le ricard. C'est un peu de la pose ces trucs là. La posture n'a qu'une syllabe pour basculer dans l'imposture".
Réduire Darc à la dope, c'est bien réducteur... Mais Matthieu qui dialoguait avec Murat sur la "posture et l'imposture" un soir à Lyon appréciera la citation.  On n'en tirera pas plus que cela des conclusions...  Voici une citation de Darc sur ses influences littéraires:
 
"Comme quand Flaubert disait : « Mon rêve, c'est d'écrire un livre sur rien. »A la formation de Taxi Girl, j'étais inspiré par Guy Debord, mais plus encore par William Burroughs et le cut-up, toute cette façon d'écrire. Le beat, quoi ! D'ailleurs je me considère avant tout comme un beat. Kerouac, Burroughs, Ginsberg, cette liberté que l'on n'a jamais retrouvée ailleurs... Moi, je n'ai jamais voulu travailler. Je me dois d'être un parasite de la société, c'est le devoir de tout artiste, je crois. Je n'ai pas à mendier, j'ai jamais été intermittent. Je fais ce que je veux, quand je veux. Si je n'avais pas été chanteur, j'aurais été braqueur".
http://www.telerama.fr/musique/la-vie-en-musique-de-daniel-darc,80733.php?xtatc=INT-41


Murat lui se veut un travailleur, un artisan... C'est le paysan contre l'habitant de M.E.R.D.E.... même si Murat a évoqué des épisodes SDF... où ils se sont peut-être croisés. D'ailleurs, Murat aussi est un survivant:
 
"Tu as toujours vécu avec la mort en ligne de mire ?
Pour moi, la course contre la mort a commencé quand j'avais 26 ans. Sur un lit d'hôpital, après avoir lamentablement loupé un suicide qui, cette fois, devait être définitif. J'avais fait ça en écoutant Tim Buckley, je voulais quitter cette vallée de larmes avec cette cassette à donf qui n'arrêtait pas de tourner. Je me suis senti partir, j'étais très content, apaisé. Quand je suis revenu à la conscience, je me suis dit "Putain, que t'es con." Comme je m'étais raté, j'ai senti que je n'avais pas d'autre choix que de me mettre dans la course et commencer à fond. La première chose que j'ai faite, c'est d'aller brûler un cierge. C'était pourtant pas dans mes habitudes. J'avais vu la mort de tellement près. J'ai mis longtemps à repenser que j'étais vivant. J'étais dans le fossé, j'ai commencé à remonter, comme un coureur cycliste. J'ai acheté une guitare, passé une petite annonce et monté un groupe".    Darc cite Tim Buckley comme une référence au départ de Taxi Girl...    
 
 
Du côté de DARC, ce que j'ai trouvé comme citations ne nous aidera guère:
"Sur cette tournée, chaque fois que tu présentes Denis Clavaizolle, tu envoies une petite pique à Jean-Louis Murat "Il l’a supporté pendant 14 ans, applaudissez-le"…
Je dit ça de la même façon que si Denis Clavaizolle arrive à sortir de notre collaboration vivant, il sera très méritant aussi ! Je pense qu’on est des casse couilles, je ne me fous pas de la gueule de Murat quand je dis ça. Murat, je ne le connais pas, je connais un peu son travail. A mon avis, il doit être pénible, comme moi je dois être pénible, incroyablement pénible. Donc, c’est pas un truc méchant que je fais contre Murat, pas du tout…
Je crois que tu n’avais pas aimé ses propos peu amènes et provoc à l’encontre d’Etienne Daho…
Ouais, bien sûr que je n’ai pas aimé… C’est pitoyable ce genre de choses, c’est pour ça que je n’ai pas envie de m’enfermer là-dedans. Je te le dis, franchement, j’aime bien ce qu’il fait et je pense que c’est un mec bien, cela dit quand il critique d’autres mecs comme Daho, je ne vois pas l’intérêt… Même si je n’écoute pas tout ce que fait Etienne, c’est un mec incroyablement honnête par rapport à son travail, par rapport à d’où il vient ; il a toujours renvoyé l’ascenseur, il a toujours été honnête, il a toujours été bien avec les gens (avec moi le premier)… et incroyablement gentil avec Dani. Etienne, c’est un mec très bien, après, est-ce qu’on écoute ses disques ou pas, ça nous regarde, nous. Moi, un mec qui se fout de la gueule d’Etienne, c’est comme s’il se foutait de ma gueule… Est-ce que c’est très intéressant de faire de la provoc aujourd’hui, vu ce qu’on fait comme musique ? On n’a pas inventé Search & destroy en 1973 ! De notre côté, on fait ce qu’on peut, encore une fois, moi je préfère te dire du bien des gens que j’aime en France et m’arrêter là plutôt que de dire du mal d’autres dont je ne te dirai pas de mal puisque je n’en ai rien à foutre, ça les regarde…
Je ne te demande pas ça…
Oui mais tu comprends, on est peu en France à faire un truc de qualité (je m’inclus dedans, peut-être à tort) et c’est ça qui m’intéresse. Si peux faire découvrir le dernier Bashung par exemple à des gens qui ne connaissent pas , je suis vachement content et je préfère ça que dégommer d’autres mecs qui font de la merde, je m’en fous de ça !
 
 C’est vraiment méchant, ça, Daniel ! (rires)
Que Jean-Louis Murat est… (il cherche – Ndlr) Le jour où il aura arrêté de croire que c’est rock’n’roll de dire du mal de tout, il sera « gentil » aussi… Tout le monde est gentil, en France ! Franchement ! J’aime bien Berry, qui fait notre première partie ! J’aime bien Keren Ann, j’aime bien cette meuf… J’aime bien Miossec… J’aime bien Azyl, aussi !"
http://www.myspace.com/leshommesdupresident/blog/446566026 2008
 
 
Daho qui a aidé et produit Darc quand il était au fond du trou... Mais Murat s'est expliqué depuis sur ses petites attaques sur Daho... 
 
Edit 12/12/13:  Darc parle de Murat dans Pollen : http://chansonfrancaise.hautetfort.com/archive/2013/12/10/daniel-darc-sur-le-rock-francais-1989-5241070.html   En indiquant qu'il serait heureux si on parlait de Murat, Bashung et Manset en angleterre, plutôt que des Negresses vertes...
Pour l'anecdote, on indiquera que Murat et Darc ont fait disques communs par deux fois:
 
- Le disque "comme un seul homme",   pour le don d'organes
 
-  et une autre compilation "la bande à jojo"  où Darc reprend les champs Elysées  http://www.deezer.com/fr/album/6068365
  
On remarquera aussi un duo avec Morgane Imbeaud également chez DARC, mais c'est une autre collaboration qu'il faut mettre en avant, une collaboration avec une personne dont Murat revendique l'amitié:
 
"Parle-nous de la présence de Robert Wyatt sur Amours suprêmes
 Il fait des respirations sur Ça ne sert à rien et pose sa voix superaiguë comme à la fin de Sea Song dans Rock Bottom. Il a un souffle circulaire comme les joueurs de didgeridoo (instrument à vent utilisé par les aborigènes – ndlr), il voulait me l’apprendre. Il peut tenir en apnée pendant vingt minutes. Pour moi, c’est impossible. Je l’ai rencontré grâce à Steve Nieve. Comme il était en promo à Paris, il a accepté de venir. C’est quelqu’un d’incroyablement gentil et timide. Il venait d’arrêter de boire, ce qui m’a bien fait marrer, à son âge… Maintenant il ne boit que de la tisane et de nous deux, franchement, c’était lui le môme".

Murat et Wyatt se sont recontrés pour une interview croisée avec TELERAMA en 1997:
"JEAN-LOUIS MURAT : Vous savez, je n'ai pas l'habitude de faire des interviews. Mais pour moi, vous êtes quelqu'un de très important. C'est vous qui m'avez donné l'envie de devenir chanteur, d'écrire des chansons...ROBERT WYATT : Je suis très touché. J'ai lu des interviews de vous et j'y ai retrouvé des émotions que je partage. Par exemple, quand vous parlez des animaux, vous dites qu'il faut les observer longtemps, essayer de se mettre à leur place pour les connaître et les respecter. Justement, il y a une chanson, Alien, dans mon disque, qui tente d'exprimer cela...  "
 
Bayon évoque Wyatt dans l'interview paru dans Libé le 25/03 et Murat le cite comme une inspiration pour son album Toboggan.
       
-----------------------------------------------------------------------------
 
VOICI UNE petite Sélection d'articles à lire à propos de DANIEL DARC: 
 
 
Une version live hallucinante... avec Olive, autre cramé...  mort à 50 ans.
 PS : Je l'ai déjà indiqué plusieurs fois, mais c'est Mirwais qui doit produire le prochain film de L.MASSON. De là, à ce que Madonna produise le prochain murat, il n'y a qu'un pas.
 
Les jours sont bien trop longs:

 
   
  ET pour finir une chanson d'adieu... en l'occurrence de Darc à Mirwais...  Et oui, Darc est déjà parti plusieurs fois...
 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 21 Février 2013

   


 

Puisque je suis en train d'expier mes fautes en ce moment par la souffrance et le manque de sommeil, voilà encore une correction que je dois apporter. J'avais consacré un article que j'estimais assez complet  au film "Mademoiselle Personne".

 http://www.surjeanlouismurat.com/article-mademoiselle-personne-le-film-que-personne-n-a-vu-60473002.html  mais...

 

 ... il y a quelques semaines, voilà que je tombe sur un statut FB d'un ami évoquant une bonne soirée en regardant une VHS de "Mademoiselle PERSONNE"... Je demande illico des précisions en indiquant qu"  "i can beleive it"... mais il m'a fallu rapidement me rendre à l'évidence : il existe effectivement des VHS de "Mlle Personne".

 

Elles sont d'ailleurs évoqués dans l'interview que je vous propose d'écouter, avec KRISS sur FRANCE INTER (émission Roue libre de Mars 97). On en apprend un peu plus sur le film également.

Toute l'émission est  écoutable sur Soundcloud   :https://soundcloud.com/surjeanlouismurat-pierrot

 

 

 

Un article du MONDE en 96 évoque aussi "Mlle personne" :

 

 

 

 

mlle-personne.png

MOFO en 1996:

D'où vient cette chanson déglinguée que tu as refilée pour la compile « 5 heures » ?

Au départ, c'est un morceau qui figure dans une version ‘normale’ sur la B.O. du film « Mlle Personne ». Elle accompagnait l'édition limitée du live. Il y avait un piano punaise, dans le studio. Elodie Bouchez qui participait aux sessions avait amené une copine. Pour déconner, j'ai dit à la copine : toi, on va bien te faire faire quelque chose. Elle était un peu cassée, en plus. Alors, j'ai proposé à Denis (Clavaizolle, le collaborateur de toujours) d'en réaliser une version juste piano/voix. Et dès la deuxième prise, ça roule. D'ailleurs, il y a le métro qui passe. Je l'ai mise derrière le micro et je lui ai proposé de faire vaguement la mélodie. Elle était cuite fracassée et elle a accompli ce truc incroyable. La B.O., d'ailleurs, c'est celui de mes albums que je préfère. C'était vraiment du boulot : 6 jours de prises pour un coût de 120 000 FF (NDR : 18 000€) ! Et encore, ils m'avaient filé 100 000 balles (NDR : 15 000€) et les 20 restants (NDR : 3 000€), c'est moi qui les ai mis de ma poche. C'est la moitié d'un budget de Sylvain Vanot. Chez Virgin, ils ont estimé ça tellement effrayant qu'ils ne l'ont même pas sorti, si ce n'est sur ce tirage limité à 4 ou 5 000 exemplaires.

Qu’est devenu ce film?

Bloqué dans un tiroir, pour des problèmes de contrat à la con qui me dépassent. Ca ne se débloquera sans doute jamais, mais ça ne me regarde pas : c'est un problème avec le producteur et Pascale Bailly, la réalisatrice. C'est une caractérielle. Je ne crois pas qu'elle veuille que le film sorte. Moi je voulais qu'au moins le disque soit publié normalement. Il y a quelques mois, lors d'une discussion avec le PDG de Virgin, je me suis rendu compte qu'il ne l'avait même pas écouté. Il croyait que les morceaux étaient uniquement instrumentaux.

Et ta tournée, comment a-t-elle été perçue ?

Ca n'a pas plus à Virgin. Aux médias, pas tellement. Le public, c'est un gros fainéant, super-décevant. Moi, quand j’assiste à un concert, je déteste qu'on me refasse le disque. J'adore aller voir des nouveaux groupes que je ne connais pas. Le public, il paie 150 balles (NDR : 22€50) et il veut entendre l'album. J'ai jamais compris pourquoi il me faisait la tronche parce que je chantais des inédits ou des versions différentes de chansons qu'il connaissait déjà! Le public a fait la gueule, les gens n'ont pas acheté et les critiques m'ont ‘destroyé’... J'avais pris des risques : les musiciens avaient été recrutés par petites annonces. J'en ai auditionné plus de 100. On a répété pendant 7 semaines comme un groupe, sans qu'ils entendent les versions originales des chansons. Que personne n'ait suivi, c'est une grosse déception, je ne suis pas près de remonter sur scène.

(Article paru dans le n° 47 du magazine Mofo d’octobre 1996)

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #vieilleries -archives-disques

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