2023 apres

Publié le 29 Décembre 2023

On commence par quelques mots de Pierre Lescure devant Emmanuel Macron, Pierre aura la malice de diffuser la Marseillaise de Gainsbourg quelques instants, mais pas l'effronterie de diffuser les titres "gilets jaunes"de Jean-Louis...    [pour rappel; le communiqué de l'Elysée de mai dernier]

C'était le 20 décembre... et on a plutôt retenu ce que le Président a dit de Depardieu... 

 

-  Merci une nouvelle fois à Elisabeth Quin et à son équipe pour 2 minutes et quelques sur Jean-Louis Murat (une chronique de M. COQUET qui avait interviewé Jean-Louis sur France Culture)  Rien de bouleversifiant pour le contenu mais les images sont belles.

et on termine par une autre séquence du 22/12 animée, toujours dans la même émission:  en intégralité ici

LE LIEN EN PLUS

 

Adèle Coyo était sur Inter hier soir chez Côté Club.  A la fin de l'émission,  Il est question de sa rencontre avec Jean-Louis, de sa reprise. Elle confie comme Jean-Louis était angoissé de jouer à Paris et de monter sur scène, parfois à en vomir. 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 27 Décembre 2023

Salutations gentes Mesdames,   ouais mmm, salut les autres,

1)  En lien avec un nouveau groupe facebook qui est apparu après le mois de mai dernier, tenu par une fan belge historique (l'histoire continue), des émissions radios ont lieu chaque mois sur une radio associative du Bourbonnais (Allier), Radio Qui Qu'en Grogne. J'ai un peu zappé de vous les signaler (et de les écouter, j'ai été pris par autre chose -cf ci dessous).

Une dernière émission est en podcast, pour une courte période. L'invité est Cédric Barré, programmateur de la Manufacture de St-Quentin.  Et il a une nouvelle...  Il a écrit une livre sur "le moujik et sa femme" qui sortira à la fin de l'année 2024, dans le cadre d'une collection sur des albums musicaux.  J'attendais de pouvoir vous l'annoncer... et c'est donc le moment...  Un autre livre devrait sortir plus prochainement...

https://rqqg.fr/emission/promenade-en-chansons/   (émission du 22/12). 

 Cédric indique aussi qu'il a commencé un autre livre sous forme d'abécédaire, et qu'il est à la recherche d'un éditeur.

 

2) On retrouve les copains Antonin et Alexia cette fois sur Agora cote d'azur, avec l'Oreille qui gratte, Simon Pégurier que l'on a déjà croisé ici (notamment pour une interview de Jean-Louis en 2011) et Christophe Carrafang et Michel Borla. Au programme, des  reprises originales...   et des témoignages de chacun des participants.

- Si je devais manquer de toi (version instrumental) - Jean Louis Murat : Accueille moi paysage - Michel Borla : Il Neige (avec la participation d'Alexia Aubert) - Christophe Carrafang : Parfum d’acacia au jardin - Alexia Aubert / Soleil Brun : Morituri - Soleil Brun : Haut Arverne. - Jean Louis Murat : Rester dans le monde

 

3)   On reste avec Antonin.  Il a pu bricoler et plutôt bien une vidéo sur "l'absence de vraie vie"  avec les images qu'on avait du Week-end Murat, yes sir!, avec l'excellent son  sorti de console fourni par l'ingé-son Théophane Berthuit.

Et il a dévoilé dans le même temps qu'il serait présent présent lors d'une 2e édition le 21 et 22 juin à Clermont!

.... ah bein voilà, on finit bien l'année! Deux scoops que j'avais depuis des mois et je me fais griller !     Je plaisante :  Antonin m'a demandé...

 

On retrouvera donc Antonin du côté du Fotomat lors de ce 2e week-end Murat, yes sir!, toujours à la St-Jean (cette année, on vous évitera d'errer vainement dans vos villes à la recherche de bonne musique lors du 21 juin), avec quelques participants de l'an dernier, mais la liste des invités a été largement renouvelée... et je vous promets de belles surprises, de très belles surprises, et un casting de choix le vendredi pour accompagner "Mademoiselle personne"... Alors, c'est le moment de poser vos congés!

Plus de détails et la billetterie prochainement!

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS RABAT-JOIE DESCENTE EN TROMBE

Les livres écrits par l'IA, des chansons écrites par l'IA... et des sites maintenant... Putes et sex toy à clics...

C'est dramatique... et consternant... et malgré tout, ça a fini par me faire rire (photo de Laure Adler pour illustrer Laure B/D, et récit de la collaboration entre Murat et un certain Bergheaud). Vous y allez une fois et vous ne vous ferez pas avoir une 2e fois... Le temps est précieux.

https://lacelebrite.fr/nouvelle-compagne-de-jean-louis-murat/

https://lacelebrite.fr/jean-louis-murat-et-son-fils/

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 20 Décembre 2023

Murat, trop important pour en parler?

1) Les réseaux sociaux de deux rédacteurs (parmi la vingtaine dont Dicale, Cachin, Ghosn)  m'ont appris l'existence du livre Rock La France réalisé sous la direction de Patrice Bardot, Alexis Bernier et Didier Varrod.... Chargé de causer de  Lyon, Christophe Simplex  met à l'honneur le Voyage de Noz ce qui était déjà une information sympathique. Et on apprenant que c'était naturellement à Patrick Foulhoux  qu'il avait été demandé de causer de Clermont. Ça ne garantissait pas qu'on y lise beaucoup d'éléments sur Murat vu que le Monsieur s'intéresse à beaucoup plus rock... Mais soit, Varrod et Barbot,  c'était rassurant de ce côté là. Dans ce pavé grand format de 255 pages (Marabout/radio France), on allait bien trouver de quoi vous fournir votre dose...

Le sous titre est "60 ans de guitares et d'électricité", les auteurs ne vont pas au delà pour définir le rock, et précise qu'il n'y a pas là volonté encyclopédique et exhaustivité. On est dans le domaine du subjectif. Pour autant,  c'est bien dommage de ne pas nous mettre un index avec l'ensemble des artistes cités si nombreux.  A ce sujet, j'ai tenté de contacter sans succès deux patrons du projet ( P.Barbot avait répondu à mes questions en 2015), avec quelques questions... mais sans succès (je leur reprochais de ne pas citer les auteurs des articles, mais oups: cela figure dans le sommaire avec les crédits photos, on voit que les 3 directeurs ont énormément travaillé!). 

J'ai  lu le livre avec intérêt. On se promène entre articles de synthèse par décennie, salles mythiques (Golf, Gibus, Rose bonbon, ou moins : Le bar Three), labels (Cobra,...), artistes (dont interviews inédites me semble-t-il) et personnalités (Constantin, Bruno Lion), courants musicaux ("le nu métal"...), et des choix de disques par période histoire de rattraper peut-être quelques oublis,  puis des villes. 

J'ai notamment retenu les propos sur l'amateurisme des tournées dans les années 70 (interviews de Burgalat et Camus), et qui m'évoquent notre article sur le Festival de la Bourboule.

Quelques artistes à l'honneur : Daho (interview et article+ article sur Rennes), Ferrer, Miossec et Dominique A, Bashung,  Noir Désir, Indochine (dieu du stade), Louise Attaque et  je pioche un peu au hasard :  Superbus, mlle K, Saez, Dionysos, des groupes récents à succès Shaka Ponk, La Femme, The Liminanas, Feu C!, Added.... sans oublier Jojo et Téléphone et rappel (insus) à travers plusieurs articles   mais aussi nombreux groupes moins connus :  Frustration (born bad records), Cheveu...   Luke est mentionné via "la tête en arrière" (10 disques des années 2000) aux cotés d'Izia et Mickey 3D, Eiffel.

Et donc, forcement, à quel honneur à droit Jean-Louis Murat?  Si Daho a droit à tout ça (lui pas si électrique que ça!)... Euh, je cherche... Richard Pinhas, The Frenchies, Kalfon, Kid Pharaons (dans lequel joua stéphane Reynaud) soit... on va dans les placards: Edith Nylon que les Clara ont failli démolir... on va dans toutes les pièces :  les Frigos, WC3...  Ah... euh... Et Murat, on finit par le trouver dans le choix de disques des années 90 avec Mustango:

"Figue essentielle de la scène française, paysan labourant la frontière entre folk, rock et chanson, cet auvergnat rochon à l'inspiration prolifique aurait mérité une plus grande exposition dans ces pages, mais le cataloguer rock français" serait réducteur. Sorti e 1999, et enregistré avec de nombreux musiciens américains aussi inclassables que lui (Marc Ribot, John Convertino, Joey Burns, Jennifer Charles....), ce disque compte parmi ses plus beaux et électriques.

Alors là, c'est quand même très amusant! Qu'on fasse un mea culpa d'accord, mais tenter de justifier par le "cataloguer rock français serait réducteur"... alors que les auteurs n'ont pas ses scrupules pour Daho ou Dominique A...  je me suis esclaffé! Alors même que pour moi, Jean-Louis est une vraie figure du rock, par son histoire, ses goûts, ses choix, et son attitude et son instrument de prédilection (même si lui était critique sur ce qu'on pouvait rattacher au rock, préférant le monde des artisans du blues et du folk).  L'événement de mai a dû arriver après la fin de la rédaction du livre certes mais...  on a  besoin d'être cajolé, non?

Je constate qu'Alexis Bernier apporte à France Info la réponse à une question que j'avais posé, et refait un mea culpa (oui repens-toi! flagelle toi, cher Monsieur) :

Quelle est la frontière, parfois ténue, entre le rock français et la chanson française ?
Je n’ai pas la réponse à cette question, on se l'est posée très souvent. Dans le livre, on parle d’Etienne Daho par exemple, qui évoque ses groupes de rock français préférés. Pour autant, je ne vais pas prétendre que Daho est un rocker pur et dur. Néanmoins, et c'est pour ça qu'il est là, c'est un parent proche, et un ami proche : il est nourri de toute l'histoire du rock français, par son amitié avec les Stinky Toys, avec Jacno, le fait d'avoir participé aux premières Trans Musicales de Rennes. Mais pourquoi est-ce qu'on a fait Daho et pas Murat ? Murat, c'est une sorte de country folk-rock à la française, un artiste que j'adore, on l'a évoqué, on a parlé de son album le plus rock, mais on aurait sans doute pu faire plus. Niagara, qui est typiquement un groupe à la frontière, a donné lieu à de nombreux débats entre nous. Au final, il y a Niagara dans le livre et je pense que c’est bien. Cette question de la frontière entre rock et chanson française est difficile, et finalement, on n’a pas vraiment cherché à la résoudre, préférant se laisser guider par notre instinct, notre passion et nos goûts. On assume nos partis pris et nos erreurs. Mais on était aussi limités par le nombre de pages du livre. Mon seul regret, c'est qu'on n'ait pas eu 40 pages de plus pour accueillir un peu plus de gens des coulisses comme Alain Maneval, un peu plus de villes, un peu plus de salles, un peu plus de groupes oubliés à tort. Je serais ravi de faire un volume 2.

 

Autre grand oublié : Manset! Pour voir le nom du chanteur de 2870 (pour faire référence à l'électricité), il faut être attentif en bas de page et entre parenthèse, et encore ce n'est que pour citer quelques collaborations de Bernard Estardy, que Bergalat cite comme un grand producteur "le Phil Spector de la variété française".  Olivier Nuc disait hier (cf ci-dessous) quelle influence majeur il avait été...

On lit quand même quelques phrases sur Jean-Louis dans l'article sur Clermont : "A cette époque Jean-Louis Bergheaud fait ses premières armes  avec le groupe Clara, drainant derrière lui toute une génération de futurs musiciens de premier plan". Puis : "Mais à Paris, Jean-Louis Murat a fini par voler de ses propres ailes, tout en restant éternellement fidèle  à sa région".  Et voilà...  Dans l'article est cité, les Frère Méténier (Guillaume nous vaudra d'écouter Jean-Louis sur "la balla de melody nelson" et J. Daumail nous avait parlé de Philippe) et aussi "les mille et un projets de Vincent Rostan", que nous avons pu voir sur scène lors du "week-end Murat" en juin dernier.

 

Bon, quand je l'ai reçu et lu, j'avais envie de vous chroniquer plus en détail ce livre qui reste très intéressant  (une fois qu'on a sauté les mises en lumière inutiles sur johnny ou Téléphone), mais le temps me manque. J'ai parcouru les années punk avec intérêt avec les groupes croisées quand on a travaillé sur Clara, avec le petit regret de ne pas y trouver le nom de Michel Zacha (producteur du LP Murat, Higelin pour lequel il était "le sorcier du son" n'est lui aussi présent qu'avec la mention de BBH75).  J'avais noté que, c'est douloureux de le dire en tant que Lyonnais, mais la ville de St-Etienne aurait peut-être mérité un petit article (Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulouse y ont droit  à côté des villes qui ont décroché le titre médiatique de capital du rock à un moment donné : Clermont, Rennes, Bordeaux). Ils ont si peu, on aurait pu leur faire cette honneur.

https://www.radiofrance.com/les-editions/livre/rock-la-france

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rock/il-suffirait-d-une-etincelle-pour-qu-on-redecouvre-le-rock-francais-l-anthologie-rock-la-france-raconte-six-decennies-de-guitares-et-d-electricite-made-in-france_6197613.html

 

 

2) Dans la série "Murat trop important pour en parler", je me suis farci hier soir (près de deux heures avec un présentateur qui va finir sur Cnews) une émission sur le figarortv qui avait pour but de dresser une liste des 30 plus grands chanteurs/ses français.  Avec Olivier Nuc, ça me semblait intéresser et ne connaissant pas physiquement Nicolas Ungemuth que je suis sur fb, j'étais curieux.   Bon, ça n'avait vraiment aucun intérêt... mise à part celui qu'on peut avoir à suivre la fin du concours de l'Eurovision... ou à contempler les subjectivités des deux journalistes (Olivier Nuc a ainsi choisi de placer Manset, Burgalat ou Jean Guidoni par exemple).

https://video.lefigaro.fr/figaro/video/le-top-30-des-plus-grands-chanteurs-francais-par-le-figaro/

 Mais soit, on arrive vite à Jean-Louis Murat (36e minutes) qui est placé au départ à la 5e place. Olivier Nuc veut le placer en 3e position : derrière Samson et Brassens, devant trenet, Polnareff, Becaud, Bashung, Dominique A) mais c'est Ungemuth qui prend ensuite la parole :  "moi, respect total pour Murat. même si j'écoute très très rarement sa musique [leitmotiv de l'émission pour lui, fallait pas l'inviter] mais quand je l'écoute, j'y prends beaucoup de plaisir, même l'homme, j'aime son caractère, sa franchise, son intelligence, et j'aime son courage, car il a fait une musique assez courageuse qui ne rentre pas dans le moule".  Le présentateur se tourne vers Olivier, "vous étiez proche de Murat...."  et Olivier : "j'aimais sa musique avant d'être proche de lui, et j'ajouterai rien et je reprendrais mot pour mot ce qu'a dit Nicolas". ... Voilà d'où ma petite frustration... sur laquelle j'éditorialise un petit peu (avec mauvaise foi? d'autant que peut-être Olivier craint d'en parler avec trop d'émotions) , mais il y a peut-être du vrai dans le constat qu'on a statufié Murat, mais qu'on laisse pour l'instant la poussière se poser sur le monument.

Pour revenir à l'émission, le 3e larron, qui défend la variété (Sardou, Goldman qui s'est fait "pulvérisé" par les deux autres),  dit qu'il ne connait pas suffisamment Murat pour s'exprimer. Il est donc question de la popularité comme critère mais Nuc et Ungemuth ne souhaitent se positionner que sur la qualité.  C'est ce dernier qui tranche pour le placer en 5e position à ce moment là (derrière Polnareff et Becaud). 

Il finira en 15e position (Sheller et Etienne Daho devant lui...).  C'est tellement anecdotique mais allez, soyons-en content. 😑😐

J'en profite pour citer Nicolas Ungemuth (qui hélas ne consulte pas ses mp -je voulais savoir d'où sortait cette citation... et en profitais pour lui dire que j'aurais aimé que quelqu'un organise une rencontre avec lui et JLM, notamment autour de leur intérêt commun pour Peguy). 

 « Toutes les nécrologies parues dans la presse depuis ce matin sont proprement affligeantes, écrit-il. On ne parle que de ces joutes sur les plateaux de télévision. Mais Jean-Louis Murat [...] ne supportait tout simplement pas de devoir débattre avec des incultes, lui dont la culture musicale et littéraire était hors normes. Il disait juste ce qu’il pensait. C’était un "mécontemporain", une sorte de Philippe Muray avec une guitare. »

 

 

LE LIEN EN PLUS

Pas envie pour l'instant de sortir les articles "ils nous ont quittés en 2023"...  Mais Benjamin Locoge, (avec lequel j'ai discuté au dernier trianon, ils étaient très peu de journalistes ce soir-là), merci à lui, met le best of dans son top ten des albums de l'année.   Article réservé aux abonnés. Si quelqu'un tombe dessus!

https://www.parismatch.com/culture/musique/decouvrez-le-top-des-albums-de-lannee-2023-232731

 

LE LIEN EN PLUS faisons nous un ami en plus

Le réalisateur vosgien Erwan Le Duc a choisi de faire écouter "nos amours débutants " dans l'émission le grand canal (Eva Baster).  Il raconte à la 40e minute, qu'il avait failli appeler son film "perdrix" ainsi... et qu'il aimait beaucoup Jean-Louis et qu'il est très triste de sa disparition...et donc heureux de l'entendre.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-canal/grand-canal-du-mardi-19-decembre-2023-2333184

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #bibliographie

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Publié le 21 Novembre 2023

bonjour,

Quelques jours après que Stéphane Reynaud nous ait parlé de Lilith, en kiosque, un hors-série "2003, l'histoire immanquable de 10 albums cultes" des Inrocks  met à l'honneur Lilith, avec Blur, Radiohead, Biolay, Massive Attack, Madonna, The Strokes... Quand on a les archives des Inrocks, ça serait bête de ne pas essayer de faire la grat' pour survivre... donc faudra pas y chercher de l'inédit...

Il s'agit donc de reproduire les propos tenus à Stéphane Deschamps en décembre 2003.. mais avec des photos un petit peu rares (pris via l'agence Getty images pour certaines) et anachroniques (mais mention spéciale à la photo en noir et blanc de concert).  C'est agréable de les découvrir avec ce beau format... mais on peut aussi préférer les illustrations d'époque, très bit'cturales, d'où le titre inchangé: A poil sous l'orage. C'était l'époque où Jean-Louis refusait toute photographie et refilait ses faces de "dragon - aux milles visages" à la presse peu ravie de la dêche... On notera qu'il a toujours refusé de "refaire une bite en or" :  "C'est l'amour au naturel. Qui m'a fait comme ça. Sans pudeur particulière" faisait-il chanter à son amie Christophe Pie.

Mais soit, l'article est quand même très chouette, et quelle introduction de Deschamps (Murat aurait-il eu l'idée de garder une effigie du journaliste à côté de celle Didier?): "pour en arriver là, à cette orgie libératrice, à ces fulgurances qui durent, il lui a fallu lire beaucoup de livres, écouter beaucoup de disques. Murat connait les classiques - ou même plus ancien que ça. Murat qu'on traitait hier encore comme un paysan inspiré, est devenu une faune, un petit Dieu immortel et fécond aux pouvoirs surnaturels". AHHH!!!  MURATIENS LILITHIENS de tous les pays, levez-vous et unissons nous! Frottons-nous... de ses "voluptueuses giclées" de "sperme spirituel".... Euh, pardon...  C'est pas moi, c'est eux qui ont commencé... Merci Stéphane Deschamps !(à ne pas confondre avec celui de France bleu).

Quant à Murat, il est en verve, affirmant qu'il n'écrira plus de chansons "assis" (ça deviendra une longue histoire), qu'il se bagarre avec ses gênes familiaux, parlant de sa voix et le reliant au saxophone... et on pourra avoir un pincement au coeur quand il affirme qu'il ne se cache pas  : son ambition est "de remplir des Zenith" (même s'il indique ensuite qu'il ne peut pas faire de tubes, "il y a des résonances dans ma voix qui ne passent pas dans toutes les oreilles, même avec une bonne chanson" et "je ne pourrais pas me regarder dans une glace".  Ses propos sur la voix de Carla Bruni nous ramènerait à la libido (il cite Iglesias), je ne veux plus m'échauffer mais ils aident à comprendre pourquoi il fera appel à elle. A ce sujet, il indique : "une fois, les programmateurs d'une grosse radio FM m'ont dit: nos auditeurs sont à majorité féminine, on ne peut pas programmer ton disque parce qu'il est sexuellement agressif"... La bonne blague (je me refuse à tirer la conclusion, chères camarades nombreuses, chères lectrices, que vous n'êtes qu'une bande de machos, des Erectus refoulés, ou simplement des libineuses... non même pas, vous êtes très sages). 

"En faisant des disques, je lance des petits phares" dit-il aussi. Et on peut raconter toutes les conneries autour, ils brillent toujours.

 

PS: Dans l'édito de ce hors série, F. Vergeade:  "En bon stakhanoviste, JLM echaine son 3e disque en 3 ans et signe le premier triple album vinyle de sa carrière, le mémorable lilith. Avant de laisser un vide immense au printemps 2023 en disparaissant brutalement".

LE LIEN EN PLUS

"Murat chante comme s'il avait un batteur de jazz suant dans la bouche" est-il écrit dans l'article ci-dessus... C'est avec Morituri qu'il s'est approché du jazz... avec l'aide de Gael Rakotondrabe... au piano.

Il sort un disque!

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/open-jazz/gael-rakotondrabe-une-revelation-sort-de-l-ombre-5833476

Release party au studio de l'hermitage le 30/11.

Voilà où il amène les Beatles:

LA REFERENCE EXPLICITée EN PLUS

La beauté de "Sky lumina" (l'album de Christophe Pie) que mon esprit tordu mais éclairé est allé chercher dans le texte ci-dessus:

Texte de Jean-Louis Bergheaud (1952-...)

A très vite.. avec une interview inédite, pleine d'amour, tout aussi naturel.

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #vieilleries -archives-disques

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Publié le 16 Novembre 2023

On a parlé il y a peu de Stéphane Reynaud suite à une publication d'article dans le Dauphiné Libéré l'occasion de  revenir sur son parcours 

Il confie quelques mots à la médiathèque de THONON pour rendre hommage à Jean-Louis Murat en nous donnant la liste de ses chansons préférées... C'est en ligne depuis ce matin mercredi... le jour où les INROCKS sort un numéro spécial sur les meilleurs albums de 2003... dont LILITH... On verra ça rapidement.

 

Hommage à Jean-Louis Murat : le choix de Stéphane Reynaud
Publié le Mercredi 15 Novembre 2023 à 10h43
 

Le Thononais Stéphane Reynaud a été, vingt années durant, le fidèle batteur de Jean-Louis Murat, disparu le 25 mai dernier. Spécialement pour la médiathèque, il a sélectionné, dans le vaste répertoire de l'auteur-compositeur-interprète auvergnat, quelques chansons qu'il apprécie particulièrement, issues de quatre albums que vous trouverez dans le rayon "chanson francophone".

 

L'interview de Stéphane Reynaud
Lilith
Sur l'album "Lilith", qui date de 2003 et qui marque le début de ma collaboration avec Jean-Louis, j'aime particulièrement deux chansons : "A la morte fontaine" pour son esprit médiéval, son côté troubadour qui rappelle la chanson de geste du Moyen-Âge et qui lui correspondait parfaitement. Il y a également "L'âme qu'on nous arrache", dans une veine bluesy-groovy qui n'est pas sans me rappeler nos longues improvisations scéniques, en compagnie du talentueux bassiste, ami et compagnon de route Fred Jimenez. Les influences folk et blues se font particulièrement sentir dans cette chanson et les song-writers américains qu'aimait Jean-Louis (JJ Cale, Neil Young, Tom Waits, Dylan ... ) sont très présents. J'aime également beaucoup le texte, dont les paroles en disent long sur la perte de soi et de toutes ces petites choses que l'on oublie, qui nous sont enlevées au fur et à mesure du temps qui passe, par un monde formaté, froid, où la technologie voudrait supplanter la sensibilité et les émotions.
A bird on a poire

L'autre disque que j'aime beaucoup est un peu particulier, car c'est une collaboration entre Jean-Louis Murat pour les paroles, Fred Jimenez pour la musique et les arrangements et l'interprétation de Jennifer Charles, chanteuse du groupe Elysian Fields. Le disque s'intitule "A bird on a poire" et date de 2004. J'aime beaucoup le second titre : "Monsieur craindrait les demoiselles", les paroles sont drôles, les arrangements musicaux et les chœurs en font une très bonne chanson.
Moscou

Le disque suivant, "Moscou", sorti en 2005, comporte un morceau que j'aime beaucoup, qui s'intitule "Winter". Il met particulièrement en avant la guitare "slide" de Jean-Louis et on sent bien l'utilisation du bottleneck, cet accessoire s'apparentant à un goulot de bouteille, utilisé par les bluesmen et qui donne la couleur à ce titre. J'adore la manière dont nous interprétons cette chanson, on sent bien que c'est une première prise, une "one take ", et nous jouons vraiment bien ensemble. C'est toujours un plaisir de la réécouter. Sur ce disque, j'aime aussi "La fille du capitaine" et "Ce que tu désires" avec Carla Bruni. Le premier titre, pour ses paroles, qui parlent de l'incendie de Moscou par les troupes du Tsar, pour provoquer la déroute de Napoléon. Le texte en dit long sur ce sombre épisode... Le second titre, pour le duo chanteur-chanteuse, les deux voix et les deux personnalités se complétant parfaitement. Le texte, un brin provocateur, laissant transparaître entre les deux une rencontre amoureuse qui n'arrivera pas, est très poétique et évocateur.

 

Grand Lièvre
Le dernier album est "Grand lièvre". Ce disque date de 2011 et deux chansons retiennent mon attention : "Qu'est ce que ça veut dire", pour son évocation de la maladie, de la vieillesse et de l'incompréhension qui en découle... J'aime beaucoup l'orgue de Slim Batteux qui vient en nappes successives et participe à la progression du morceau. Et "Sans pitié pour le cheval", qui parle de la folie humaine qui s'est emparée du monde en 1914, provoquant la Première Guerre Mondiale et ses 10 millions de morts, une boucherie inutile et sans fin.

 

LE LIEN EN PLUS DE LA MONTAGNE

Après des nouvelles de Thonon,  un petit rappel avec le livre de F. LARDREAU que j'ai chroniqué... et qui a l'honneur de France info

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/livres-et-jeunesse/leurs-montagnes-32-personnalites-racontent-de-fabrice-lardreau_6150627.html

Jean-Louis Murat, décédé en mai dernier, en parle avec beaucoup de respect et de pudeur et il l'a chantée surtout, notamment avec le titre Col de la Croix Morand.

Fabrice Lardreau nous fait découvrir les liens de toutes ces personnalités avec la montagne et nous fait entrer par cette voie dans l'intimité de chacun. Comme si parler de la montagne impliquait une certaine posture d’humilité et de dépouillement.

L'auteur sera présent au FIFAV pour une rencontre vendredi 17 novembre à 14h. (LA ROCHELLE)

http://www.surjeanlouismurat.com/2023/09/bibliographie-9-fabrice-lardreau-leurs-montagnes-32-personnalites-racontent.html

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 6 Novembre 2023

Cette semaine, en deux jours (vendredi et samedi), deux jeux télé de France TV ont interrogé les candidats sur Jean-Louis Murat... et ce n'est pas brillant. Dans "tout le monde a son mot qui à sa place à prendre" ou un truc dans ce genre, les candidats ne trouvent pas, même si Olivier Minne reprend plusieurs fois "chanteur auvergnat"... et dans "questions pour attendre le Journal régional",  il faut attendre la toute fin pour qu'un candidat glane un malheureux point. 

Les deux émissions  n'ont pas la même production (Nagui et Freemantle) et il s'agit donc d'un hasard.

Voici les extraits (son faible): 

Pas d'erreur dans les énoncés, comme en mars dernier, sur TF1.  La question était : qui a chanté "la maladie d'amour"? avec 4 photos de chanteur dont Murat et Sardou... Il fallait trouver Sardou.... sauf que Jean-Louis a bien-sûr intitulé une de ses chansons ainsi également.  http://www.surjeanlouismurat.com/tf1-12coupsdemidi-jeu-images-chaudefour-neige-2023-03-jeanlouismurat

 

Enfin, voilà... tout ça, tout ça... C'est lundi... 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 27 Octobre 2023

J'ai fait l'article précédent très vite fait sans prendre le temps de recherche. Il s'agissait de vous parler d'un concert hommage ce vendredi 27/10 au Café du Palais à Lons Le Saunier.  JLR (merci) me signale des vidéos du projet (même si ce soir il y aura un bassiste en plus).

Comme l'année dernière où j'ai raté d'un jour le concert à Dijon, je suis passé à Lons hier... 

Il y a des enfants un peu turbulents lors de cette captation. Sur le Mont Sans Souci, ça nous rappellera presque Jean-Louis en train de babiller... 

https://www.facebook.com/Sacreblues.harp

Voilà pour ceux qui avait projeté les sources de La Loue, les reculées, et de s'avaler du Mont-Dore d'OR... 

LE LIEN EN PLUS

 

L'archiviste en chef Five-R a modifié le nom d'affichage de sa chaine Dailymotion en "Passion Murat". C'est l'adresse à connaître pour se replonger dans des archives. https://www.dailymotion.com/five-r

Mais il a mis en ligne sur youtube une belle séquence live, l'émission Pollen de 94 avec Foulquier avec un excellent son:

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 25 Octobre 2023

Bonjour 

Je n' en sais pas plus... Mais je vous partage ceci.

Le lien en plus

"De fait, son album La Symphonie des éclairs provoque un éblouissement rare, du même ordre – et ce rapprochement n'engage que l'autrice de ces lignes – que jadis Cheyenne Autumn de Jean-Louis Murat. L'impression de pénétrer dans un univers à nul autre pareil, d'emprunter un passage secret vers des sentiments nouveaux..."

https://www.marieclaire.fr/zaho-de-sagazan-interview-la-symphonie-des-eclairs,1461715.asp

Le lien en plus

Je vous ai parlé du livre de F. Lardreau. libération aussi: 

https://www.liberation.fr/forums/trente-deux-personnalites-par-les-monts-emerveilles-20230911_ZNMPUZOLRBAZHBPUAANYNDE24E/

Le lien en plus 

On a déjà croisé Sinaïve ici. Il cite encore Murat: 

https://www.popnews.com/2023/09/11/sinaive-il-fallait-creer-son-propre-modele/

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 10 Octobre 2023

bonjour,

Je crois que j'ai fait la bise à Stéphane Reynaud l'autre jour à Orcival. Je ne me voyais pas me rapprocher de certains, mais Stéphane, je voulais aller lui témoigner de ma sympathie. Il a toujours été très gentil avec moi, sa timidité est touchante, et il y a notre fraternité montagnarde:  En été 2008, je descendais des Cornettes de bise, montagne du Chablais, dans un sentier alternatif, sous un couvert de végétations, et humide..  voilà que dans une partie bien raide, portant un gros sac à dos en bon papa, surgit un batteur en plein effort... et sa famille. Tout le monde est bien surpris qu'un fan le débusque là! La rencontre est furtive, l'endroit ne se prêtait pas à plus... mais c'était rigolo.

Je ne suis pas le seul qui l'apprécie tant l'article du Dauphiné Libéré paru dimanche a fait plaisir aux fans sur les réseaux sociaux.  J'arrive donc un peu tard, et je vais donc tenter d'apporter mon petit plus.

En attendant, voici donc l'article récent:  https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2023/10/07/l-ex-batteur-de-jean-louis-murat-stephane-reynaud-garde-le-tempo?fbclid=IwAR152S_psgWnnAfW1wpQMWTc08_Z5rnNG2OflATobsN46_41-ygA7slZ6nU

 

« Jean-Louis Murat était l’artiste avec un grand A » : son ex-batteur, Stéphane Reynaud, garde le tempo   Pascal Arvin-Bérod - 07 oct. 2023 
Après avoir accompagné durant 20 ans Jean-Louis Murat, le batteur Stéphane Reynaud est de retour dans le Chablais. S’il parle volontiers de ses souvenirs et son admiration pour le musicien auvergnat, aujourd’hui il participe à des projets et donne des cours de batterie avec son fils.
Après avoir accompagné durant 20 ans Jean-Louis Murat, le batteur Stéphane Reynaud est de retour dans le Chablais. S’il parle volontiers de ses souvenirs et son admiration pour le musicien auvergnat, aujourd’hui il participe à des projets et donne des cours de batterie avec son fils.
Dans cet “atelier du rythme” où il transmet son art avec passion, vingt ans de complicité avec Jean-Louis Murat continuent d’inspirer le batteur Stéphane Reynaud.
Caisses et fûts, pédales et cymbales comme s’il en pleuvait, garnissent cet “atelier du rythme”, aménagé au rez-de-chaussée du domicile de Stéphane Reynaud. La pièce idéale pour un cours de musique. De ceux que dispense le batteur thononais, associé à son fils Léonard dans Guitar drum lab, une petite structure via laquelle père et fils forment à la musique en groupe.
« Une façon, aussi, de m’ancrer », ajoute Stéphane Reynaud. Le Chablais n’a jamais cessé d’être son port d’attache, entre deux enregistrements ou deux tournées aux côtés de Jean-Louis Murat. Deux décennies de fidélité à l’auteur-compositeur-interprète, brutalement disparu le 25 mai dernier. De quoi charrier un flot de souvenirs.
À commencer par Lilith , double album qui fête ses vingt ans. Stéphane Reynaud n’a pas oublié. « Fred Jimenez, un ami bassiste qui jouait avec Jean-Louis, m’appelle pour me dire que ce dernier recherche un batteur. Je dis ok, on me donne rendez-vous au studio. Je n’ai même pas passé d’audition. Nous avons enregistré à Paris puis nous sommes partis en tournée dans la foulée. »
Entre le Chablaisien et l’Auvergnat, le courant passe d’emblée. Une passion commune pour la soul et le rhythm’n’blues des années 50 et 60 a servi d’accélérateur. « Jean-Louis était fin connaisseur. Il s’intéressait aussi au jazz et à la musique classique » souligne, toujours admiratif, le batteur.
Autre dénominateur commun, leur aversion partagée pour un « milieu parisien branché » que ces deux provinciaux attachés à leurs terres ont côtoyé. « J’ai bien essayé de m’installer à Paris mais… je ne suis pas un citadin », reconnaît Stéphane Reynaud. Et d’évoquer le souvenir de la ferme de Jean-Louis Murat, où celui-ci aimait à recevoir ses musiciens.
Au fil d’albums enchaînés à un rythme soutenu, le batteur a appris à composer avec le versant médiatique de son métier. « La télé embellit tellement les choses. Les journalistes à la recherche du buzz chauffaient Jean-Louis. Arrivait toujours ce point de rupture, qui pouvait le faire passer pour quelqu’un de détestable. » La scène est un autre jardin dans lequel chanteur et batteur se sont épanouis. « Grand fan de cyclisme ou de Formule 1, Jean-Louis y voyait une dimension sportive. J’aime cette idée. »
Un rythme soutenu que le Covid a brisé. « Je n’ai pas repris de tournée depuis le deuxième confinement, un peu lassé aussi, il faut dire, d’être souvent sur la route », confie Stéphane Reynaud.
Son activité, quelque peu recentrée géographiquement, se partage désormais entre plusieurs projets, dont celui du trio du pianiste Pascal Wintz. Et, naturellement, dans cet “atelier du rythme” où il déploie une notion qui lui est chère, celle de transmission.
Une pièce emplie de musique, de passion et aussi d’un grand absent, à jamais présent. Jean-Louis Murat, salue avec émotion son batteur, était « l’artiste avec un grand A, avec ce que cela peut comporter d’excès, dans l’exagération comme la gentillesse. »
Bio express : itinéraire d'un batteur
Classique, jazz, rock… On écoute de tout chez les Reynaud. Stéphane, le cadet, découvre la batterie à 11 ans. Il essaye d’autres instruments mais sa décision est prise tandis qu’il accompagne, dans la cave de ses parents, le groupe de son frère. « Une révélation. » Dans les bacs du disquaire Jacques Favrat, il fouine, découvre, s’emballe. Après deux ans de solfège, il opte pour un apprentissage empirique. Puis c’est le temps des groupes de bal, et celui du conservatoire d’Oyonnax, aux côtés d’un professeur féru de jazz. À 16 ans, il tourne en première partie des Inmates. « 16 ans, c’était un peu jeune mais on se crée un réseau. » Avec les Bordelais de Kid Pharaon, il enregistre outre-Manche. De retour dans son fief, alors qu’il dispense ses premiers cours de batterie, l’aventure Murat est sur le point de le happer.
Murat à "Taratata", Johnny à Genève
Outre Murat, Stéphane Reynaud a accompagné en tournée le Suédois Peter von Poehl, avec lequel il a – de même qu’avec Murat- enregistré “Taratata”.
Au sein de son groupe Daddy-O, il a accompagné Johnny Hallyday. « C’était à Genève. Nous avons joué du rock’n’roll des années 50. J’ai été scié ce soir-là par sa voix. »
Beau souvenir également que le tandem Murat-Reynaud, seul sur scène en 2013, lors de la tournée Toboggan.
Autre tandem, celui formé avec son fils Léonard. Leurs cours sont ouverts à tous.

 

En 2011, un article du même genre, où il était aussi question de sa collection de vieilles batteries:  à lire ici

 

Au Koloko 2011 (concert pour ClermAuvergne), je capte la section rythmique que la France et la Suisse de la musique envie à Murat... et dont certains profiteront tout de même (au fil des années, on a parlé à l'occasion: Marc Aymon, L'autre Philippe).

des nouvelles de Stéphane Reynaud... et  des souvenirs avec Stéphane Reynauddes nouvelles de Stéphane Reynaud... et  des souvenirs avec Stéphane Reynaud
des nouvelles de Stéphane Reynaud... et  des souvenirs avec Stéphane Reynaud

- Stéphane Reynaud dans les MANIACS de Genève... qui ont bien bourlingué (notamment aux cotés des Thugs, et des Needles de Fred Jimenez) et réalisé plusieurs albums.  Article ici et une page wikipédia (en allemand), et une chaine youtube

En 2009:

https://www.discogs.com/fr/artist/509098-St%C3%A9phane-Reynaud  (il n'a pas participé au très intéressant disque "égyptien" du groupe... Petit clin d'oeil à un projet non abouti de Murat).

Ensuite, Stéphane jouera notamment avec les KID PHARAONS (pas de rapport avec l'Egypte cette fois). Il portait déjà le gilet mais on le voit faire quelques mouvements chorégraphiques de baguette que l'on n'a peut-être pas vu en accompagnant de Murat!):

 

 

 

 

- Saut dans le temps:  à l'occasion de LILITH  (Batteur magazine N°162)

 

 

 

On termine par la tournée toboggan évoquée dans le premier article, Stéphane et Murat en duo...

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #2023 après

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Publié le 6 Octobre 2023

bonjour,

Je vous propose de découvrir mon petit travail de la semaine... qui est un très très vieux projet (dès la sortie du disque?). J'ai décidé de m'y mettre enfin  lors d'une montée à Paris pour le concert du Trianon en 2022. Mon matériel étant décevant, je l'ai à nouveau mis de côté... Mais le magnifique enregistrement live de la chanson (sorti de console, merci au talentueux Théophane Bertuit) lors du Week-End Murat, yes sir!,  m'a incité à m'y remettre.  Magnifique interprétation et que dire de la guitare du fameux Fred "Lézard".

Voici donc mon petit clip sur "les lieux" d'Eryk e. , texte de Jean-Louis Murat. (je vous invite à le regarder sur un écran pas trop petit). 

 

 

Voici le live que je vous remets pour écouter le propos préalable d'Eryk e, qui était très ému.

 

Dans la chanson, dite inédite, AMEN OTIS (face B de "par mégarde", dont le titre fait aussi référence à OTIS Redding: on l'entend en introduction chanter son "amen" ):   on retrouvait déjà cette rue des Pyrénées et cet amour déçu en juillet...      Est-ce que le fait d'en avoir fait deux chansons prouve qu'il y a là une histoire vraie? Mystère...  Il n'existe pas en tout cas à Paris de Rue Bondy depuis 1944 (c'est la rue René Boulanger, je vous en parlais dans un article "playlist juillettiste"-mais ne cherchez plus la boutique de produits auvergnats Bergheaud à OTHIS, c'est fermé).

 

AMEN OTIS

 

ralentissez le pas
pour le pire, pour le meilleur
gardez les yeux sur moi
pour le pire, pour le meilleur

amen, amen

j'habitais rue Bondy
vous rue des Pyrénées
quand soudain vers minuit
ce lundi vingt-deux juillet

vous veniez
à l'affection, à la douceur
j'aimais me dévouer
à la religion du bonheur

je vis loin de Paris
et vous où je ne sais
pensez-vous vers minuit
à nous les vingt-deux juillet

quand vous veniez
à l'affection, à la douceur
j'aimais me dévouer
à la religion du bonheur

amen, amen

La version du disque:

 

LIENS EN PLUS DES HABITUES

Habitués du blog:

- Bertrand Dicale qui doit lutter pour ne pas placer du Murat dans chaque chronique... mais pour parler du Pape, il n'y avait pas pléthore de choix.   "le pape musulman":

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/ces-chansons-qui-font-l-actu/le-pape-plus-souvent-drole-que-severe_6051467.html

 

- Olivier Adam a sorti son livre annuel... On n'y retrouve pas Murat a priori cette fois (utilisez la zone recherche du blog pour retrouver les différents articles)... mais il en parle en interview quand on l'interroge sur l'artisanat, "j'adore Jean-Louis Murat"... et de parler "des chansons qui puent la chaise". c'est un peu avant 8 minutes.... avant la diffusion d'un extrait de  "chanter est ma façon d'errer" (que cite encore ADAM ensuite).

https://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/invite-rtl-olivier-adam-ecrire-c-est-revenir-au-monde-et-le-toucher-sans-mettre-de-gants-7900298476

 

LE LIEN EN PLUS QUI ARRIVE DE DIABLE VAUVERT

Emission sur France Culture sur Ferré/Baudelaire... et Murat est convoqué avec Morgane Imbeaud:

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/tour-de-chant/leo-ferre-et-les-poetes-2-charles-baudelaire-9805626

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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