Playlist juilletiste

Publié le 6 Juillet 2020

[Herbe têtue rouge calèche
Toboggans rentrés
Le temps est long qui nous ramène
Les filles avec l'été ]

[Quand le retour des cigognes
chaque jour est retardé
on scrute à l'horizon
les prémices de l'été
on n'attend que ça
on n'attend que ça]

[" Dans quelques jours l'été     J'en perds la mémoire     Comme pans effondrés Dans un enclos cathare  Reviens vite je prends   Le corridor humide]

Mais enfin, un jour, il est là...

Vu de trois quarts

Ce juillet sans orage

Vu de trois quarts

C'est la faim au village

Vu de trois quarts

Ne serait-on alors

Vu de trois quarts

Heureux que par hasard

 

Et oui, vous l'aurez compris, plongeons-nous dans l'été, orage, moiteur amoureuse, chaleur langoureuse propre au romantisme... Murat semble juillettiste, laissant le mois d'août aux hordes touristiques.
 

Nous avons commencé par ce "vu de trois quarts" que je n'ai pas trouvé en ligne. J'ai donc monté la vidéo en cherchant quelques portraits où Murat se défile des profils et de face...  Extrait du miniCD "mashpotétisés" (avec Fred Jimenez).

 

Ah, la douceur de juillet, on se sent fort, prête à résoudre même le plus grand des mystères:

 

Qui est cette fille, l'humide secret

Que je déshabille dans la pénombre de juillet

Quel est ce mystère, quelle est cette envie

Qui me désattelle alors de tout ce que je vis

Ce sont yeux qui brillent, quenottes de chat

Salives et soupirs mêlés une première fois

Un rêve liquide dans ma nuit d'été

Tout pour une fille qui se pâme retournée

 

 

Juillet, pas encore le temps des bilans de saison... on fera ça plus tard:

[Je regrette ces soirées d'été où nous faisions des parties de cache-cache]

 

Voyager tout l'été

Nous aura mis face à la beauté

Comme a bird on a poire

 

Viens ma toute belle
Canoter c'est l'été
Nous aurons le ciel à partager
Il y a tant d'étoiles au ciel
Les nuits d'été

 

22' vlà... le 22 juillet:

 
j'habitais rue Bondy

vous rue des Pyrénées
quand soudain vers minuit
ce lundi vingt-deux juillet

je vis loin de Paris
et vous où je ne sais
pensez-vous vers minuit
à nous les vingt-deux juillet


 

C'est AMEN OTIS (single PAR MEGARDE/période VENUS, même si ça sonne plus Dolorés), hommage à OTIS REDDING.... 

En passant, je signale aux parigo, qu'à OTHIS (77), un dealer de Cantal nommé Bruno Bergheaud vous fournit tout un tas de produits made in "15" et-6-3 dans son échoppe "le cantal vous régale" (bières, charcut, porc frais...).  Amen. Il y a de la diaspora heureuse. A part ça,  IL n'y a plus de rue de Bondy à Paris depuis 1944 (désormais rue rené boulanger)..  Il se trouve qu'un certain Béranger y aurait vécu, composant une chanson sur "son grenier" et la vie de peu qu'il y vécut... Murat nous a conté ses mêmes déboires... Paris ou Haute-Savoie, le cafard n'est pas loin... 

["Ami de tête   Suons l'été  Tout nous crève dans ce taudis"  ("princesse évaporée")]

["le parcours de la peine  s'arrête un seul été  à l'échancrure vierge  du corps d'une fée"]
 

Parcours parisien suite....

Place des Abbesses en plein juillet

J'ai cru trouver

Mais l'ombre boulevard Pereire

Avant minuit

S'est effacée

Sans toi tous les lieux

Me désespèrent

Sans toi tous les lieux

Sont à désespérer


 

 

Le texte écrit pour Eryk.e fait écho à celui d'Amen Otis... Souvenir d'une date, des lieux... en souvenir de x. Tout cela est à désespérer... alors que le bonheur est dans le 6/3 peut-être, alors, alors.... :

 

Alors mon esprit

Prend par Lusclade

Grisé par les senteurs

De juillet

 

Soudain une faible flamme

Jaillit dans cette obscurité

Tiens... le voleur de rhubarbe

 

Mais on a beau s'ancrer, fonder, la nostalgie peut s'emparer de nous.

 

[J'ai marché sur l'hydre du cerveau

Marché sur la bête levée tôt

J'ai passé la porte en dansant

J'ai pensé aux enfants

Alors que la mer et les forêts

Dansaient sous les coups d'un vent d'été

Perdu sur la pente étoilée

J'ai failli tout lâché  (UN HOMME OU BIEN, bonus vinyle morituri)]

 

  La chanson de dolores est pour certains la plus belle jamais écrite par Jean-Louis.

 

Et depuis parée de cet amour 

J'ai dansé tour à tour

Tous les champs de la terre

Surprise en décembre en juillet

Partout où nous menaient

Des joies similaires

 

Sur le net, on trouve : "On peut  voir dans ce texte d'une façon plus générale toute relation qui va à l'encontre des stéréotypes, tous ces amours de jeunesse où la liberté chasse les responsabilités, cette irrégularité mis à mal par la régularité que représente la prise de responsabilités, l'âge adulte, représentée ici par le mariage".


 

ah, les amours de jeunesse, la jeunesse... ce n'est pourtant pas toujours la joie... même en juillet.

JE TRAINE ET JE M'ENNUIE

je vis dans un mois de juillet
sous-titré pathétique
où des héroïnes en anglais
me rendent romantique
je sors en chialant des cinés
puis je cours rue Montlosier
donner mon sang pour l'Afrique

 

Encore une fois,  l'impasse des grandes villes...  vive l'utopie paysanne et ce mois de Juillet où il n'y a plus de temps pour tout ennui.

 

Le jour se lève sur Chamablanc

C'matin Bozat est encore blanc

Les enfants dorment c'est l'été

Dans le pays où je suis né

Là-haut surveille un Jean-le-Blanc

Le vieux ruisseau part en chantant

A la recherche de rien vraiment

Dans le pays où dort l'enfant

Seul dans l'étable Levacher

Soigne le veau de l'enragée

Grand-mère a mal c'est l'été

Dans le pays où je suis né

 

 

Mille vaches
Vendeix-Haut
Oui comme en été
As-tu mis ta vigne vierge
Vierge vigne frangine
As-tu mis l'amour du bon côté
Tu auras oui belle mine
Dans la vie en rose
Que je te promets

Un juillet ensoleillé
Nous remplit caves et greniers
Pourquoi juillet irait donc
Comme janvier
Allons faucille à la main
Noirs de bouche
Secs au gosier
A la Saint Germain
Il nous pleuvra du vin

Ah, satané calendrier qui va faire venir le temps des aoûtiens....  ça me donne le blues:

Tout rêve de la fille allumée

En poignée de brindilles pour l'été

Tout aime que se fixe le sujet

Monter au cou du cygne et gicler

 

 

Dans un studio du quartier

Dans un désordre fou

Après un simple baiser

Je crois bien au mois d'août

J'ai vu la folle analogue

Sur l'ordi hier matin

Elle grignotait au réveil

En partie le butin

 

 

KIDS 

 

L’an

Était au mois d’août

Nous en allions les trois nus cassés

Au loin gronde orage

Good bye

En souvenir de vous

Je guette du Ventoux

Le moindre feu de paille

 

Good night

Le mois d’été est doux

Toutes les fleurs écloses

Dansent en souvenir de vous

 

Bon été à tous!  Et attention à Pauline qui traverse l'été à cheval de manière distraite...

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #vieilleries -archives-disques

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Commenter cet article

Patrice 06/07/2020 19:55

Salut!
Passions privées:
"reste nue sous ta jupe,en ce début juillet..."
Une autre époque muratienne!
Belle vacance muratienne (?) et bel été.

Julien 06/07/2020 13:05

Et celle-ci !

J'ai fréquenté la beauté
Tout le mois de juillet
Pauvre cœur je manquais d'amour
J'ai fréquenté la beauté
Chaque jour abreuvé
à |'illusion des toujours

ArmElle 06/07/2020 18:28

Salut Pierrot! Bien sympa cette ode à l'été, à juillet... et justement je pars très bientôt et vais passer une semaine sur la route de la banne, me balader dans le périmètre de la carte de Babel...
Bravo Julien, bien vu pour l'oubli!