Après les BANDIT BANDIT, un duo rock installé à Lyon, sur scène, avec un batteur et bassiste, qui joue un rock énergique en français, et une chanteuse qui s'agite énormément, Victor Bosch, le programmateur du festival, ne prenait pas de risque avec DELUXE... et son show (avec étincelles) pour les foules. Les gens adorent... et autour du merchandising bien fourni, il y aura foule encore une heure après le concert pour voir les artistes qui "font le job"... La semaine dernière, j'étais à Uriage, et j'ai vu un groupe "Big Yukulele Syndicate"... Idem, les gens adorent, mais pour moi, c'est du spectacle, froid et impersonnel (alors que "la tournée des refuges" avant... que c'était chouette, comme toujours!) . Deluxe a le mérite de mettre à l'honneur le saxophone (bon, même si...)... et de jouer des compos, et de s'appuyer sur une chanteuse pertinente. Ce n'est pas désagréable.
- J'en profite pour parler de Stéphan Eicher vu au PARC des OISEAUX de Villars les Dombes, que je retrouvais après une pause importante (les tournées "orchestre baloche", les automates, ne m'avaient pas vraiment inspirées)... et c'était drôlement chouette de le retrouver. J'aimerais qu'il oublie quelques tubes qui m'ont lassé depuis des lustres, mais on accroche bien aux nouvelles chansons et... "1000 vies" par exemple, suffisait à mon bonheur. Stéphan, promis, je raccroche les wagons!
Voilà un moment que j'étais à la recherche d'un document inédit, avec l'aide de notre correspondante parisienne mais il s'avère que l'on ne suivait pas la bonne piste. Jean-Louis Murat a parlé en interview d'un texte psychanalysant qu'il aurait écrit surHitchcock. Pour moi, il s'agissait d'un texte de jeunesse quand il s'essayait au journalisme (dans les inrocks en 2000: A mon arrivée à Paris, j'ai regardé dans l'annuaire les cinéastes qui y étaient. Il y avait Claude Sautet, je l'ai appelé, je suis tombé sur lui directement, on s'est vus, on parlait cinéma. J'ai écrit des papiers dans des revues de cinéma amateur). . ll parlait d'un travail fait pour une personne qui a travaillé ensuite pour Canal+ (j'ai ainsi questionné Philippe Dana, Dionnet...).
Et voilà qu'en naviguant sur un tout autre sujet, je tombe sur un article.... où figure ce texte signé Jean-Louis Murat à propos de VERTIGO... en 1990. Il figurait déjà sur le net depuis 2022. Je ne comprends pas tout et la mise en page interroge, mais on y croise Géronimo, Cohen et Neil Young... et Saul Bass (le graphiste de l'affiche du film)... et Freud... souvenir d'enfance et propos sur l'amour... Des bribes de toute une vie. Allo, Mme Cinéma?
- Tu te fous de moi, Paulo? Une journée entière à monopoliser les ordinateurs et les bibliothécaires, d’abord serviables et diligents, puis amusés du rempart de vieux papiers construit sur la plus grande table en un temps record, un peu inquiets de voir leurs gros cartons tanguer à 2 m de hauteur, consternés de me découvrir à la fermeture à croupetons sur leur moquette, de gros et précieux volumes étalés à même les allées… Et pendant ce temps, Paulo au téléphone : Toujours rien ?Tu as regardé la base de données ? Oui, tu n’y es que depuis 30 mn, et alors ? Et Tu en es où ? J’ai regardé la base de données, je te jure il y a des trucs. Et Ca avance ? Tu déjeunes ? Encore ? Tu comptes y retourner ? Parce que bientôt ça ne sera plus la peine, ça ferme tôt, hein, j’ai regardé les horaires, Et encore Ah, en fait, je dois te dire, ce que j’ai trouvé sur la base de données c’est à la Cinémathèque de Toulouse… Bon alors ?? OK, ne t’énerve pas. Laisse tomber Hitchcock. Tu peux chercher sur Mademoiselle Personne ? Sorti quand ? Euh, jamais. Pourquoi ? Et maintenant, tu viens me dire que ce texte était déjà sur les internets? T'as de la chance que le blog concurrent ne recrute plus!! Je te le dis! Bon, je t'écris un truc vite fait:
- C’est très émouvant de découvrir ce si beau texte, surtout après l’avoir laborieusement cherché et surtout sur un des plus grands films de tous les temps ! et de se dire qu’on n’a sans doute pas fini de découvrir des pépites et de continuer à s’émerveiller.
C’est bien du Jean-Louis Murat, à la fois aigu, poétique et buissonnier
Qui admiratif se promène dans les images et les motifs du film, des films d’Hitchcock
Qui malicieusement interroge ses obsessions dans un jeu sur la langue – traductions et jeux de mots - et les associations d’idées (le texte psychanalysant !)
Et, d’une obsession l’autre, retrouve dans ce vertige face au femmes, au temps et sa profondeur ce qui l’habite et l’anime, qu’il a chanté sa vie durant.
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Vertigo ; maladie des chevaux, qui se manifeste
par le désordre des mouvements,
Mais aussi ?
le nom d’une couleur
d’une ariane brune
le nom d’un empereur
d’un poète albanais
d’une maladie d’amour
du parfum des jonquilles
d’une Jaguar…..
Si le vertige donne des « sueurs froides »,
c’est donc La Peur ?
« La peur , c’est l’attente de la peur »
… le vertige , toujours …
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-enfant , quand l’un de nous avait le vertige, nous chantions
« oooh , il a la tige verte. » .
disait-on « oooh green cock » au petit Alfred ?
En - a- t’il été affecté ?
n’a-t’il mis en film depuis que ses passages à vide ?
l’Anglais est-il le moins terrien des humains ?
tous les Anglais sont-ils des marins ?
vide et emptiness ont-ils
La peur du vide est-elle naturelle ?
celui qui n’a pas peur du vide est-il un homme mort ?
pour l’Anglais, l’hypocrisie est-elle un art de vivre ?
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*1. Quand on a le vertige , on ne se penche pas sur les femmes.
*2.Quand on a le vertige , on ne se penche pas sur le passé.
*3.Quand on a le vertige , on ne se penche pas sur les films d’Hitchcock.
une fausse blonde, brune
Une fausse brune , blonde
ne saurait me tromper
mourir d’amour
c’est mourir de ne pas être aimé
ne pas être aimé c’est ne pas savoir aimer
vertige ?
non
2. le séquoia se nourrit de la terre
la peur se nourrit d’elle même
Neil Young se souvient de son amour
Pour une jeune Indienne
du temps de Montezuma
… couché sur l’herbe rase du Montana
Leonard Cohen écoute
les derniers échos
de la cavalcade
des guerriers des faits de Geronimo
Quand on a peur de regarder derrière soi
on a peur de regarder en bas
le passé dérange ceux qui n’en ont pas
vertige ?
non
3. « l’ attente de la peur est une folie »
un couple sans enfant
des lunettes
lui même
Freud
des mathématiques
des baisers
Saul Bass
des oiseaux
des communistes
des blondes
des désirs cachés
un échafaudage
le piège…
la trappe…
les chutes…
… toujours le vertige, et Hitchcock est heureux.
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Au début du texte, si Vertigo est effectivement une maladie dont sont atteints les chevaux et une voiture Jaguar, il semble que Jean-Louis laisse vaguer son inspiration sur ce nom, comme pris dans l'effet du même nom (procédé technique -travelling inversé- que crée le réalisateur sur ce film) ou les tourbillons du générique : pas de trace sur le net d'empereur, de poète albanais, et d'ariane brune (sans majuscule?)... alors que "le parfum des jonquilles", "la maladie d'amour" nous renvoient clairement à l'univers muratien. La suite se poursuit à cheval : par "BRIBES abattues".
Florence D, tu complètes, je n'ai qu'un souvenir vague du film?
- On pourrait multiplier les illustrations pour ce texte plein de références:
Sur le séquoia, contemporain de la découverte de l'Amérique, et même de la bataille d'Hastings:
Saisissantes stries de l’arbre, vertigineuse profondeur du temps. Et le mystère de cette femme qui dit venir de si loin. Superposition des époques, plongée dans le passé, comme Neil Young se souvenant de Moctezuma dans Cortes The killer et Cohen écrivant sur le sort funeste des « First nations » ("Kateri Tekakwitha" dans Beautiful loosers).
- Alors que le personnage est pris de vertige stérile et de peur à leur contemplation, pour les artistes, c'est un tourbillon vers l'inspiration et les souvenirs... comme ceux du parc fenestre (qui n'ont que 200 ans) ?
Certes... peut-être. Encore quelques échantillons, pour le plaisir?
- « Lui-même":
Même dans un huis-clos sur un bateau (Lifeboat)
- "Freud":
et Dali (La Maison du Docteur Edwardes).
- "Des baisers"…
On doit à Hitchcock le plus long de l’histoire du cinéma (Les Enchaînés)
- "Des blondes"… Et des britanniques
Grace Kelly (dans Fenêtre sur cour)
Hitchcock dans ses entretiens avec François Truffaut :
« Qu’est-ce qui me dicte le choix d’actrices blondes et sophistiquées ? Nous cherchons des femmes du monde, de vraies dames qui deviendront des putains dans la chambre à coucher. (…) Je crois que les femmes les plus intéressantes sexuellement parlant sont les femmes britanniques. (…) Une fille anglaise avec son air d’institutrice est capable de monter dans un taxi avec vous et à votre grande surprise de vous arracher votre braguette »
- oui, Blonde/brune... Murat a toujours choisi (Une fausse brune, blonde ne saurait me tromper")
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Merci Florence! NB: Vertigo est disponible en VOD entre 3 et 4 euros.
Le texte est tiré d'un article signé Pierre Gaffié, réalisateur-journaliste et ancien chroniqueur cinéma de Nulle Part Ailleurs... qui en profite pour nous raconter son Murat...
Il y a trois décennies, Jean-Louis Murat avait accepté d'écrire un texte sur "Vertigo" d'Alfred Hitchcock dans le cadre d'un livre que j'écrivais. En pleine promotion de "Cheyenne Autumn", il avait réagi avec une gentillesse incroyable au jeune provincial pressé que j'étais aussi. Il m'a envoyé ses deux textes (l'autre sur "Taxi driver") tapés à la machine dans une enveloppe kraft que j'ai encore. Le texte est plus bas... Quand je l'ai rencontré, je lui ai dit à quel point "Cheyenne autumn" était beau. Il avait fait un petit geste des épaules que je n'ai jamais oublié... C'était très sphynx et très humble à la fois. Comme s'il était déjà passé à autre chose...
1989 : "L'ange déchu" est un choc un coup de balai dans mes oreilles. Je n'en croyais pas mes sens. La chanson a habité mon esprit des mois et des mois. A l'époque, je présentais le cinéma sur "Nulle part ailleurs" (C+), ce qui avait quelques avantages induits, notamment l'amitié de Pascal Aznar, qui travaillait chez "Virgin", la boîte de Murat (qui s'y sentait d'ailleurs en boîte). J'ai reçu le CD du "Manteau de pluie du singe" par coursier et c'était comme une livraison de pain béni.
Je suis frappé par "Cours dire aux hommes faibles" et son rythme trépidant, qui s'accélère, alors que justement on parle de faiblesse. Quel oxymore ! "Col de la Croix-Morand" évidemment. J'y suis allé plusieurs fois dans ce col, à ce col, seul et accompagné. En 2016, ma compagne ne voulait pas monter au sommet : trop haut, trop chaud. Elle m'a conseillé d'y aller tout seul, que je lui raconterais, etc... J'ai grimpé au sommet de la montagne qui surplombe le col. Puis, en jetant un oeil distrait sur le contrebas, je vois un petit chien, le nôtre, qui monte à grandes enjambées. Cebeau Wwesty était en train de montrer le chemin à ma compagne, lui disant : "Viens, on va retrouver Pierre !" Nous nous sommes retrouvés à 3 en haut... Je crois à ces signes telluriques. Le chien s'appelait "Pégase", un nom cité par Murat dans "Fort Alamo".
La première fois que j'ai entendu parler de Murat, c'était dans un entretien de William Sheller. J'ai tendu l'oreille. Je trouvais "Si je devais manquer de toi", joli, inhabituel mais pas envoûtant au point de... Jean-Louis est venu la chanter sur le plateau de "La vie à plein temps" (France 3) à Toulouse. Ce jour là, pur hasard, je faisais une chronique cinéma en direct. Murat chantait juste après et j'ai eu l'impression de passer devant la caméra en quittant le plateau. Je me sentais con et embarrassant. Heureusement, en régie, le réalisateur ne dit qu'il n'a rien vu. J'avais donc frôlé Murat sans le masquer. Anecdote...
"Cheyenne autumn", quel album ! Depuis, je me suis dit (sans preuves) qu'il s'agissait sans doutes de chansons que Murat avait en stock depuis plusieurs années, et qui avaient été "embellies" par les synthés, boîtes à rythmes, bref l'emballage "Virgin" (et je dis ça comme un compliment). La preuve, il a peu chanté les chansons de cet album par la suite, y compris les plus belles ("Amours débutants", "Te garder près de moi", "Le garçon qu maudit les filles", "Le troupeau"...
C'est en écoutant ces chansons que je suis allé à Clermont-Ferrand pour la première fois. Mon grand-père m'en parlait souvent, lui qui négociait du bois depuis Brive-La-Gaillarde. En serpentant dans la ville, je pensais à "Ma nuit chez Maud" et à Murat, ce chanteur pas à la mode...
J'ai été déçu par "Vénus" qui bégayait selon moi. Trop vite. Je me souviens aussi d'une discussion avec le cinéaste Laurent Larivière (qui ne portait pas ce nom à l'époque) et qui me disait "Non, Pierre, c'est l'album de la maturité !". C'est bizarre les goûts...
"Dolorès" m'a frappé, comme un uppercut. Ce train bleu, ces allers-retours sentimentaux, ces "à quoi tu rêves", cette réinvention rythmique. Et surtout, j'étais bouche bée devant la crudité de "Fort Alamo" : "Tes gestes d'orfèvre, ta vie de femelle, je te jures que je m'en fous... De ma vie vulgaire dans l'armée de l'air, je garde l'amour, c'est tout... Si dans tes bontés internationales, je ne vaux plus le coup". Tellement de double sens, que c'est érotique, je trouve, une séparation quand on y pense. Je trouvais que c'était plus fort que Bashung, car sans humour et jeu de mot qui sauve. Murat y allait franco. Je me souviens qu'à la même époque Kubrick disait à son scénariste de "Eyes wide shut" (Frédéric Raphael) : "Surtout, pas de bons mots dans les dialogues !" Ça me plait cette rugosité. L'humour vient trop souvent rendre démagogique les coeurs blessés, je trouve.
"Mustango", c'est le cross-over. L'imaginaire américain rendu prégnant par les musiciens de "là-bas". J'ai toujours été fasciné par le petit roulement de batterie au début de "Jim". Pour moi, c'était comme si Murat appuyait sur la touche "extra ball" d'un flipper et relançait la partie, sa partie. Quelques années plus tard, Murat était chez Drucker, invité par Patrick Sébastien. A la fin de "Au mont sans-soucis" (pour moi l'équivalent moderne du "Fidèle" de Charles Trénet), Sébastien, briviste, a dit à Murat le clermontois : "C'est chouette que tu aies fait les chants d'enfants toi-même à la fin !". Ça m'a rendu Sébastien terriblement sympathique.
"Le moujik et sa femme", c'est la preuve qu'il faut savoir nommer une oeuvre. Quel beau disque. "Foule romaine", quelle ode à la sensualité, on se croirait au milieu des cigales, alors qu'il n'y en a probablement pas à Rome. "Moujik"... Oui, il faut nommer un disque, car quelques mots le colore alors que tant de chanteurs donnent des titres passe-partout et passe-plat.
Un jour à Colombes, j'ai pu revoir Murat, backstage. Il y avait des fruits et des sucreries dans des coupelles, ça m'a surpris. Il était non pas discret, mais désinvolte. Je crois que c'est sa manière de ne pas se prendre au sérieux ou peut-être de se dire que la vraie vie est ailleurs que dans les bavardages du quotidien. Quel dommage qu'il y ait succombé dans les médias. C'est quand même une énigme ce comportement médiatique, c'est presque comme Céline en littérature...
Pendant le concert à "L'avant-scène" de Colombes, un couple (vers le 5ème rang s'est levé et est parti, discrètement. Il n'y avait pas mort d'homme. Il devait être surpris de ne pas voir le Murat de "Regrets". C'était l'opposé à vrai dire : JLM déstructurait toutes ses chansons à la guitare et il a fallu du temps au public pour reconnaître "Jim". Ça aussi, c'est l'apport de Murat : la dialectique, la contradiction, entre ses albums studios et leurs rendu "live". Qui d'autre que lui l'a fait autant.
Quelques mois avant j'avais réalisé une fiction dans laquelle on entendait "Le verrou", cette magnifique chanson de Julien Clerc (peut-être sa plus belle) dont Murat avait écrit le texte. Pendant des années j'ai relancé" Murat pour savoir s'il avait vu le film, s'il l'aimait. Jamais de réponse. Là, on touche du doigt le fosssé. Quel regret. Mon souhait était de faire un clip pour lui. En 2023? j'y croyais encore...
La photo noir et blanc dans la pochette de "Babel", ambiance film policier à la Robert Siodmak me captive. Que se passe t-il vraiment sur cette photo ? Dites-le moi...
Murat, c'est une carte de géographie chantée : la lune est rousse à Cabourg, la Dordogne mijote les sentiments, le mendiant est à Rio, on va voir sa fiancée dans le Tarn-et-Garonne...
Dans un entretien, JLM avait n jour répondu : "Je serai toujours le mec qui fait des salles de 100 places et pas de 200 !". C'était incroyablement froid, et triste de façon grinçante. Cela aurait été vraiment intéressant qu'il fasse des Zeniths, pas pour la foule, mais pour le décalage. Il aurait dû mettre de l'eau dans son vin peut-être (pas sûr) mais le nectar aurait pu être délicieux
Quelle ironie : c'est son riff dans "Mashpotétisées" (où deux présidents de la république et Johnny sont attaqués) qui, repris dans une pub pour "La banque postale" qui aura été peut-être sa musique la plus lucrative. La vie est une farce...
"Grand lièvre" me semble supérieur à "Morituri". Il y a une fougue insouciante tellement pleine, tellement accueillante. Peut-être que Murat est plus fort question bestiaire (le lièvre) que question abstraction (je parle du titre)
La dernière fois que je suis allé en Auvergne, c'était après le premier confinement. J'avais trouvé un four à pain reconverti en maisonnette et il n'y avait aucun avis sur le site de location. Et les photos étaient bizarre : ce four à pain était diablement lumineux. Quand je suis passé près de la Bourboule, j'ai monté le CD dans la voiture : "Hold-up" le duo avec Morgane Imbaud, que je chantais à tue-tête...
En arrivant dans le "four à pain" (une merveille de maisonnette en pierre), le propriétaire m'a montré ses vaches, qui allaient dormir pendant 6 jours juste au-dessous du gîte. La nuit, certaines regardaient la pleine-lune. Regardez la pochette intérieure de "Innamorato"...
ET voilà que je me rends compte qu'on avait déjà croisé Pierre ici mais il y a bien longtemps, au tout début du blog... il avait publié le texte de Jean-Louis Murat sur TAXI DRIVER... dont je n'ai pas gardé l'intégralité! C'était là. Pierre Gaffié devrait remettre en ligne ce texte prochainement... et deuxième surprise, le texte était déjà en ligne dans un précédent article...
La Jaguar:
LE GRAND RETOUR DU LIEN EN PLUS VERS LE PASSE ET L'INFINI AU DELA
Je l'avais partagé à l'époque, mais Murat qui nous parle de 1969, c'est une très belle archive
Après avoir imaginé ce petit montage pour accompagner Coco Macé lors du premier Week-end Murat, yes sir! (cf ci dessous), j'ai décidé de vous en proposer une version sur la chanson originale. Elle est plus longue et j'ai donc ajouté quelques photos supplémentaires.
Comme toujours quand je fais un petit travail sur une chanson, elle devient tout-à-fait particulière à mon coeur, mais celle-ci, particulièrement.
Voici la version du talentueux COCO MACE... qui a su y intégrer un joli crescendo musical, alors que la version Murat est plus monocorde. Bon, je suis tout aussi fan... Je ne peux pas m'empêcher de la réécouter à chaque fois.
J'en profite pour vous renvoyer sur quelques vidéos de ma chaine qui ont été moins vues...
Ainsi, la version d'Elvinh avec Lucie de Belfour (et Karton) de BANG BANG, c'est vraiment une version que je garde en tête après chaque écoute: le timbre d'Elvinh, les coeurs de Lucie, le piano de Michel... vraiment tout le charme des longs morceaux épiques de JL.
Je ne republie pas toutes les chansons de cette soirée, vous savez où les trouver, pas non plus le succès des 3 derniers mois ("chacun sa façon", 2000 vues)
Tiens, par contre du ALINE, c'est d'actualité: Donald Pierre a annoncé cette semaine qu'ils pourraient reprendre du service.
tiens, j'ai envie de réécouter aussi ce moment doux avec ce cher Alain Klingler et Lionel Damei (et Christophe):
Dans les petits trésors - ça me rappelle d'un coup les beaux cadeaux que je recevais de la haute maison-, cette version de COLTRANE alternative, vraiment magnifique, et plus organique que la version studio.
Dans les cadeaux, il y avait eu la reprise d'ALCALINE, représentative du talent de Jean-Louis pour cette exercice. Une autre version a été diffusée chez Lenoir ensuite (vous avez été peu nombreux à l'entendre mais le son n'est pas terrible).
Ah, tiens, DOMINIQUE SONIC... souvenir des Belles journées... un autre disparu... à 55 ans en 2020, un très bon moment:
- Ah, je n'a pas réécouté ça depuis plus de 10 ans... Des amateurs qui proposent ROYAL CADET a capela:
- Pas revu depuis longtemps aussi ce petit montage pour l'anniversaire de "le garçon qui maudit les filles" (j'avais dans l'idée de le faire pour chaque anniversaire... mais je n'aurais fait que les 30 ans de Suicidez-vous et ceci)
Allez, on termine par une vidéo du 7/7/7 à Cluses... Je dois essayer de télécharger l'ensemble du concert en meilleur qualité depuis 12 ans, mais j'y pense et puis j'oublie... Murat devant 1000, 1500 personnes, c'était chouette...
Thomas Guienne, étudiant chercheur à l'université de Clermont, stagiaire à RCF Puy-De-Dôme, m'a contacté en juin pour participer à une émission sur Jean-Louis Murat dans le cadre d'émissions qu'il préparait pour l'été. Voici ce qu'il m'en disait: "Elles consistent en la présentation du paysage musical auvergnat avec un objectif aussi historique, il s'agit donc de parler de personnalités ayant impacté la région (Jean-Louis Murat, Alain Chanone, les Wazoos), ou bien d'événements marquants (le concert de Johnny à Pradelles en 1991, l'unique concert de Metallica à Clermont-Ferrand en 1987), mais aussi de présenter des festivals (Europavox, Aurillac en scène, Jazz en tête par exemple). J'ai répondu à ses questions une fois le Week-end Murat, yes sir! passé. J'ai raté la diffusion en direct... mais j'ai enfin trouvé le podcast.
Après deux titres, Thomas fait une petite bio, avec quelques petites erreurs et approximations ("A 7ans, il se consacre déjà à la musique", "Paris où il étudie le journalisme"....). Après "Foule romaine", c'est mon intervention où je réponds à des questions sur l'Auvergne, ses engagements, ses "clashs médiatiques" (j'ai pu préparer un peu les réponses). Thomas a fait un peu de montage et je pense qu'il a réduit un peu. Il me propose pour finir l'exercice de mes chansons préférées... ce que je déteste... Après "le Mont Sans Souci", Thomas fait un petit topo sur l'engagement de Jean-Louis avec l'association Clermauvergne et ses concerts Koloko... et ça se termine sur "si je devais manquer de toi".
Merci à RCF qui a soutenu le CD aura aime Murat également... Voici aussi un extrait du journal du 26 mai avec une petite intervention:
Le temps passe et c'est toujours difficile. Je me dis qu'on n'aura plus de nouvelles.... que des archives, de la poussière. C'est un peu pour ça que j'ai un peu du mal à traiter des articles parus depuis... Notamment, quand on lit ci-dessous...
2) Après le texte plus biographique qui figure sur le site officiel jlmurat.com, F. Vergeade a proposé en effet un autre article plus intime et sensible dans le traditionnel numéro d'été "spécial sexe" des inrocks,.
LE LIEN EN PLUS
Je ne fais pas ma pute à clics avec un titre d'article "un nouveau disque en 2023" qui reprendrait la mention de cette information figurant sur le site PURECHARTS (en toute fin)., Ca serait comme si j'annonçais la signature de M'Bappé au club "Dômes Sancy Foot" parce que j'ai entendu Roger et Gérard en parler au bar de l'hôtel Roche. Le site a repris des informations datant d'avant mai... tels que les événements auraient dû se passer...
Contrairement à ce que je disais à RCF le 26 mai, le nouvel album n'était pas terminé, il y avait encore une session prévue (je l'ai appris ensuite). Est-ce que cette première session suffira pour faire un album ? On ne le sait pas, même si j'ose l'espérer puisque l'enregistrement se faisait dans des conditions proches du live, tous les instruments ensemble... Il pourrait y avoir avant des premières archives peut-être. 2024?
J'avais préparé deux petits articles à publier pendant mes vacances... et j'ai même pas trouvé l'énergie et l'envie de le faire.... Bon, en voilà un...
Voici un hommage dans la revue AUVERNHA, le mag 100% Auvergnat (autour de quatre thématiques qui fait la part belle aux femmes et aux hommes qui font battre le cœur de l’Auvergne : outdoor, terre et saveurs, art de vivre et art et Culture). https://lesauvergnats.com/
C'est court, mais très joli... et c'est signé par M. Gilles Dupuy, amateur connu de Jean-Louis.
LE PETIT MOT EN PLUS D'UN AMI
Dans le rock and folk du mois, une interview de Franck ANNESE (So foot, So Ciety etc...):
On retrouvera ici l'interview dans So foot de 2005.
Sur la route des vacances, je suis tombé sur Alex qui chantait Murat... Si je devais manquer de toi... Et c'est très joli. Pas une commande de reprise, juste une envie de sa part de faire vivre JLM... C'était justement le thème de l'émission, qui est ensuite très intéressante, même si JLM n'est pas directement le sujet...
Je suis en train de remonter la vallée vers le refuge du Mont-Thabor, j'aperçois subrepticement le vol d'un aigle royal tout proche, et je le retrouverai un peu plus tard voler vers le fond de la vallée.
Le Cheval blanc:
des tags:
Je m'allège au Refuge, et je repars pour deux heures (AR) pour le col des Bataillières (2787m), ce qui me permet encore de découvrir 3 ou 4 lacs (lac marguerite, lac long).
L'appli IGN m'indiquera avoir fait 1272 m positifs et 15 km. Pour une journée calme, ça me va.
3e jour, départ à 7 heures, en espérant éviter la pluie que l'on m'annonçait... et je redoute les 1586 mètres de descente à faire...
J'apprécie le calme même si les bivouacs sont nombreux. La traversée du vallon après le col de la vallée étroite est magnifique, avec des superbes vaches, très cornues et leurs veaux déjà bien en chair.
le Vallon et le Thabor :
La partie la plus raide (au dessus du lac du Peyron) mais c'est rapide et facile:
Encore un peu d'alpage vert... avant d'arriver vers un paysage plus lunaire, pelé.
Petite troupe de bouquetins en montant...
Ca commence à cailler légèrement... Je croise un Monsieur qui redescend tout emmitouflé et qui me conseille de m'habiller (alors que je suis encore en tee-shirt). Son regard interloqué sur moi me fait plaisir, ca sera mon hommage du jour à Matthieu qui s'amusait de ces mêmes regards sur lui dans les rues froides de Clermont.
Le sommet est atteint avec un vent désagréable... J'ai mis un pull arrivé à la Chapelle qui est en passe de s'effondrer, un panneau de bois cache l'entrée, les fondations sont ficelées par des sangles. Quelques gouttes ne tardent pas à arriver. Je n'arrive pas au meilleur moment de la journée. Panorama:
Les cimes en multi-plants:
J'avais un peu d'appréhension de la première partie de la descente, mais pas de nevé depuis longtemps et le chemin est bon. Je me pose un peu au col de la Chapelle pour profiter un peu de la haute montagne.
Après le col, après un pierrier avec des gros blocs stables, je m'attendais à rejoindre un chemin agréable... Non, les pierriers se succèdent, et notamment une partie pentue, instable. Je fais rouler quelques pierres sur deux, trois mètres. Content d'être seul dans cette partie pour ne me soucier que de mes propres pas, d'autant que j'ai dû enfiler mon poncho, y a du crachin :
Je suis un peu dégoûté de voir le soleil réapparaître dans la vallée. Partir tôt n'était pas le bon choix pour le sommet... mais je descends doucement, et le chemin est long: 12 km! Je mets 6 heures, en multipliant les petites pauses.
j'ai un peu du scrupule à vous proposer des photos de vacances alors qu'il y aurait de quoi causer de Murat, mais c'est un moyen de me repencher sur le blog, de m'y remettre... et puis Marie Mai me demandait de mes nouvelles. Alors, c'est un moyen de lui répondre. Peut-être aussi de répondre à la "frénésie" des fans sur les réseaux. J'ai plutôt envie de me mettre à l'écart en ce moment.
Voici donc les photos d'un petit circuit réalisé en 3 jours, à partir de Valmeinier, pour faire un petit tour du Mont-Thabor, 3178 mètres, et d'en faire l'ascension. C'était un vieux projet, mais la durée m'a toujours effrayé pour une rando sur la journée.
Départ de Valmeinier vers 10h30 pour rejoindre le refuge des Marches (par le col du même nom, 2725 m.) dans la vallée d'après (par rapport à celle de la Maurienne qui m'a amené ici). On est à l'écart des pistes, les nombreux chalets d'alpage indiquent une activité pastorale intense, certains sont joliment rénovés ou en train de le faire.
Premier lac (Roche noire):
Le sentier serpente dans un alpage déjà bien marqué par la pierre. Les sommets environnant se découvrent : La Meije, ceux de l'Alpe d'Huez (les grandes rousses), et de Val Thorens, le fond de la Maurienne.
Virage:
Lac sans nom devant la retenue de Bissorte tout au fond.
Tout au long du périple, le vol de ce petit oiseau (niverolle?) précède mon pas très régulièrement.
Jour 2 : J'avais prévu une journée calme... mais je change d'idée. Col des sarrasins (2844) pour changer à nouveau de vallée (celle de Val Fréjus), et remonter au refuge du Mont-Thabor. Je ne regrette pas mon choix. C'est sauvage et je ne rencontre pas grand monde, et les vues sur les sommets sont magnifiques (la barre des Ecrins, les grandes Rousses, le glacier des deux alpes, les aiguilles d'arves...).
L'objectif : Le Mont-Thabor, et sa chapelle.
Je pars en hors-sentier pour voir une guirlande de lacs (sans noms).
Je redescends un peu trop bas à mon goût, et je découvre que le sentier pour remonter est devenu une piste. Ma carte est un peu ancienne.
Laetitia Masson sort son nouveau film demain au cinéma, "un hiver en été", avec un gros casting dont Elodie Bouchez... Et sur France inter, à l'instant, à deux mois tout juste du décès de Jean-Louis Murat, elle a voulu parler de ce dernier... avec beaucoup d'émotions. Emission "un monde nouveau"
Adolescente elle veut faire les beaux-arts, puis s’intéresse à la politique : c’est finalement le cinéma qui lui permettra d’exposer sa vision du monde. Dépeindre l’amour, mais aussi la trahison amoureuse et la fracture du couple, Laetitia Masson se décrit comme “très vite déçue par le monde” mais pas du tout fataliste : elle y trouve son énergie pour en découdre. Dans son prochain film, Un Eté en hiver, elle imagine un monde contraint par une chute de température record qui précipite les corps et les âmes à se livrer avant de, peut-être, disparaître.
L'interview débute à 20'30. Je l'ai pris au milieu et j'ai cru qu'elle en avait déjà parlé quand il y a une petite mention que je n'ai pas comprise, un petit peu avant 36 minutes (elle indique que c'est Jean-Louis Murat qu'elle cite musicalement le plus souvent), mais la séquence principale débute à 41'20
On entend Jean-Louis parler rapidement, et Laetitia est prise par l'émotion... avant de se ressaisir. Comme elle l'avait déjà dit par le passé, elle parle d'âme soeur... même si elle indique avoir surtout avoir eu des relations de travail avec lui. C'est bien émouvant. "on s'entendait sans parole", "il reste ses chansons"... "il chante l'amour, la transcendance... " et pour résumer, elle indique que c'était sa façon de changer le monde. C'est rapide... mais Laetitia Masson est vraiment agréable à écouter tout au long de l'émission... notamment quand elle parle de l'amour...
Voici l'interview dont les propos de Murat sont issus:
Décidément, Télé Toulouse l'inspirait déjà en 2000:
LES LIENS MASSON EN PLUS
Laetitia Masson est un personnage récurrent du blog... Exemples:
1) On commence par 3 heures de MURAT par RADIO NOVA... mixtape! J'ai survolé: c'est bien fait, avec des extraits d'interviews, des choix originaux avec des titres rares.
"Après la disparition soudaine de Jean-Louis Murat, il y a quelques semaines, Les Inrocks Radio vous replonge dans la discographie prolifique du chanteur de la contemplation à travers une mixtape exclusive.
Le génial paysan stakhanoviste de la chanson française Jean-Louis Murat, nous a quittés le 25 mai dernier à l’âge de 71 ans. Il avait sorti une vingtaine d’albums depuis son premier 45 tours en 1981. Les Inrocks Radio vous embarque dans un vaisseau spatial pour un voyage musical de trois heures dans le répertoire de l’artiste. 180 minutes de ballades intemporelles, de duos parfois inattendus, d’inédits rares, des reprises inspirées… 180 minutes, ou le temps de vous proposer une belle parenthèse réflexive.
Une mixtape imaginée et réalisée par Nicolas Pradeau, programmateur à Radio Nova Bordeaux et Les Inrocks Radio."
2) 2 minutes et quelques sur ARTE pendant le 28 minutes: "A LA LOOP"
3) J'avoue qu'à la mort de Jane Birkin, j'ai eu du ressentiment devant le déferlement médiatique que j'imaginais... Mais soit, j'ai bien profité des documentaires sur cette personnalité si attachante.
Je vous laisse éventuellement relire mon article sur la relation Murat/Gainsbourg. Je n'ai rien trouvé de plus précis sur Jane.
On ne sait pas si Murat a été approché quand il s'est agi de lui trouver des auteurs pour son premier album sans Serge : "à la légère", on y retrouve un texte de Manset... Comme pour Jeanne Moreau, c'est Daho qui emportera l'honneur de la collaboration.
On sait par contre que Camille a autant dédié son "baby carny bird" aux pygmalions Murat qu'à Gainsbourg. Il en aura fallu du temps pour que Jane dévoile ses textes... poussée par ses filles dont Lou qui partageait l'avis de Camille.
Quand Jean-Louis tourne avec Jacques Doillon, il est encore avec Jane, mais là, encore, on ne sait pas s'ils se sont croisés.
Par contre, Denis Clavaizolle a travaillé à Jane: la preuve, à la télé (et lors d'une soirée spéciale pour les 40 ans du printemps de Bourges).
Au cabaret, le vin de table
Sous la tonnelle des regrets
Nous rappelle à grandes rasades
Que le temps de Jane est passé (merci Hubert)
4) On termine par un petit mot pour Henri TACHAN (auvergnat d'allier qui a vite foutu le camp du secteur, même si Muse nous disait il y a quelques années, qu'il parlait de cultures auvergnates dans ses chansons (commentaires).
Evidemment, c'est un symbole d'une certaine chanson, y compris pour Murat: Dans Télérama, le chanteur conclut : « Ici, c’est un pays rude mais vrai. Ce décor m’aide à lutter contre les pressions de ce métier. Etre chanteur aujourd’hui, se résume trop souvent à faire des disques susceptibles de plaire aux programmateurs des radios FM. Ces gens là n’écoutent même pas mes chansons : pour eux je suis un artiste rive gauche, genre Henri TACHAN ou Georges CHELON. J’en ai marre de ce système. S’il faut entrer en résistance, créer son propre label, travailler artisanalement, je suis prêt. Je ne suis qu’un petit gars de La Bourboule, mais je suis têtu. Et malin, comme une mouche …
Pour faire une nouvelle référence à Manset (qui est en studio actuellement!), j'ai appris que Claude Léveillée, l'artiste québecois pour lequel Gérard a travaillé, a été important dans le parcours de Tachan et l'a incité à se lancer.
Mentor? Lucien Nicolas l'a peut-être été un peu pour Jean-Louis Bergheaud, apprenti journaliste. On retrouve la mention de Tachan dans l'article de Matthieu sur cette épisode de la vie de JLM, et c'est oh combien juste:
"Ils oublient encore que Nicolas considérait en 1974 comme une "révolution""l'apparition de la musique moderne dans la chanson 'à texte'" et qu'il redoutait, à propos d'artistes tels que Bertin ou Tachan, "qu'une prise en considération trop réservée [de leur part] de l'oreille musicale contemporaine puisse avoir pour conséquence une injuste limitation de leur audience." Dès lors, il y a quelque ironie à lire, trente ans précisément après le coup de la "naphtaline", les lignes suivantes, écrites dans le cadre d'un portrait de Jacques Bertin, par Patrice Delbourg : "Le vide dans lequel les 'chanteurs à textes' sont confinés sous nos latitudes continentales est proprement sidérant. Visiblement, ces artistes exerçant le même métier que d'autres n'ont pas tous les mêmes droits de se faire entendre sur nos antennes périphériques.
La liste est longue des tombés au champ d'honneur de la chanson de qualité […] tous ces artistes désemparés, ces sans-grade, oubliés dans les bas-côtés des routes nationales, tous ces poèmes et ces textes piétinés par le passage du troupeau de la rentabilité à tout crin, cornaqué par un système maffieux. Cette manière de chanter avec une parole libre pour changer le monde aurait-elle cessé d'être convenable ? Le jour venu, on se rendra compte du gâchis." [extrait des Funambules de la ritournelle, Écriture, 2013]. http://www.surjeanlouismurat.com/2016/03/chanson-volet-1-passage-en-revue-d-une-revue-musicale.html"