Publié le 27 Janvier 2024

La 39e cérémonie des Victoires de la musique  aura lieu le vendredi 9/02.  39e et toujours aussi contestable, la France n'a pas réussi comme aux Etats-Unis à construire une "institution" comme peuvent l'être les Grammy. Jean-Louis Murat a très régulièrement déploré le manque de culture musicale en France, ceci explique peut-être cela.  Et les organisateurs des Victoires ont très largement donné de quoi se faire battre... En replongeant dans le palmarès et les nommés:   Voici Corinne Hermès, Melody, Linda William,  Philippe Swann, Indigo, Vallée, Stephend, Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c’est beau!!     Hein? moi? de mauvaise foi?  Oui, certes, les scandales sont moins nombreux, certains grands ont été récompensés aussi. Et d'ailleurs,  je vous assure, promis, vrai de vrai, que je n'étais pas dans l'optique de polémiquer. Le débat actuel est d'ailleurs plus sur le fait que les musiques dites urbaines s'estiment sous représentées et ça, je m'en bas l'os... oups, je dévie encore. Reprenons.

Je voulais juste dire que j'espérais qu'un vrai hommage  soit rendu à Jean-Louis Murat (et pas seulement quelques secondes dans le "jardin du souvenir").  L'année dernière, un joli temps avait été accordé à l'anecdotique mais sympathique et qui a la carte VIP du club/de son club : Régine...  Cette année, "morbide", il y a embouteillage dans les funérailles d'antan:  en tête Jeanne Birkin... et F. Hadji-Lazaro mériterait oh combien d'être salué par son activisme... sans parler de la sympathie accordée à Guy Marchand ou des pointures internationales (Belafonte, Tina Turner, Cutugno ou Shane McGowan).

J'ai tenté de savoir si jamais... si enfin... peut-être...   via l'attaché de presse de la soirée, qui se trouve être un proche de Marie Audigier, et un muratien... mais il s'agit d'informations sensibles... distillées au compte-goutte.  Le 23 janvier, on apprenait par exemple qu'une victoire d'honneur serait  attribuée à Lavilliers.

On va donc se contenter de croiser les doigts et espérer que la télévision populaire accorde enfin  un joli moment à Jean-Louis Murat. On me dit que ce n'est pas important, vu  ce que ce dernier en pensait notamment. Je ne suis pas d'accord, et j'ai toujours été critique de la façon dont Murat sabordait Bergheaud (ou inversement), même si c'est aussi ce que j'ai aimé raconter toutes ces années. Murat, comme Manset, mérite la popularité et la reconnaissance (Qu'est-ce que ce serait de voir Manset une fois sur scène, à la télévision, devant les professionnels de la profession:)

Mais pour l'instant, n'en restons pas là avec les Victoires :  bien qu'a priori, il n'y ait pas de quoi en faire une série, revenons-en aux saisons précédentes, car on peut tout de même se raconter quelques histoires et racontars au  coin du feu... en attendant le dernier épisode  (et la séquence aux Césars pour saluer le compositeur de musique de films, acteur, amateur et chroniqueur JL B.?). 

 

 

Jean-Louis Murat et les Victoires de la Musique

"Réputé pour son intransigeance artistique et son franc-parler en interviews, jamais récompensé aux Victoires de la musique". C'est ce qu'écrivait  L'Equipe le 25/05 dernier. Le journal des sports s'attache classiquement aux trophées et aux classements. On répondra d'un premier abord que ce n'était pas le cas de Jean-Louis lui-même, au profil pourtant batailleur. Des récompenses: une chronique de Anne-Marie Paquotte, au début, le bon point de Melody maker pour Avalanche4, sa reprise de Cohen,  pouvaient en être une à ses yeux, la bonne critique dans Mojo (pour Grand Lièvre) un peu plus tard également... à moins qu'il en cherche avant tout ailleurs  ("Chaque fois qu'on fait l'amour, c'est une victoire"- le Temps en 2004).  Il n'a pas non plus fait grand cas de sa décoration comme Chevalier de l'ordre des arts et des lettres.... mais ne l'a pas refusé (comme Ferré ou des artistes plus récemment). Pour les Victoires, c'est idem... Fauve avait refusé sa nomination (c'est plus facile de le faire une fois qu'on a eu un succès énorme et pas de maison de disque pour qui c'est un enjeu important derrière soi), un rappeur cette année également.  Un peu comme avec ses fans actifs  auxquels il a toujours foutu une paix royale (de la Dolo à muratextes.. et quelques autres), Murat laisse faire, ce qui l'intéresse, c'est  faire des disques, gérer une carrière moins...  Une façon d'être dedans et dehors,  comme avec les médias... tant pis pour les incohérences et contradictions (tant mieux penserait-il).

 

Jean-Louis Murat  est nommé deux fois comme révélation masculine lors de la 4e  (novembre 1988, victoire de Pagny)  et 5e édition (février 90, victoire de P. Lafontaine, Pour vous resituer:  "Vanessa Paradis, très émue d'être nommée meilleure chanteuse de l'année pleure, avant ... un peu pendant ... et beaucoup après l'interprétation de sa chanson" nous-dit la fiche INA, puis "- Vanessa Paradis se pince les joues pour reprendre des couleurs, assise dans la salle").

En 1989, sur TF1, à Thierry Beccaro qui lui prédit une Victoire de la Musique, il répond: "ouais, mais c'est une couillonade ça".

Bernard LENOIR (sur Europe 1,  1990) lui a proposé de réagir  : "C'est nul, évidemment on devrait mettre une limite d'âge aux révélations, j'arrive à un âge canonique, ça fait 12 ans que je fais de la musique, donc c'est révélation pour qui, pour quoi, on se demande. Par définition, ce genre d'épreuves et de compétition, c'est nul. déjà l'industrie du disque de mes collègues je m'en tamponne, ça me ferait faire un effort considérable pour m'intéresser à un truc qui ne m'intéresse pas du tout.  Les gens achètent ce qu'ils veulent, moi, je m'en fous royalement. Ça serait beaucoup plus simple si ça s'appuyait sur les ventes de disques, et on donne une papillote, un bon point à chacun".  Relancé par l'animateur, il indique en prenant l'exemple anglo-saxon que ça serait à certains médias de lancer des distinctions parallèles pour récompenser "par exemple Bashung, ou le groupe Gamine".

En 2003 (dans Jim), il raconte:   "On  fait un 2ème 45 tours avec Denis « le garçon qui maudit les filles » et « Virgin » me laisse faire un album. Je sors enfin « Cheyenne Autumn » (en 1989 futur disque d’or) et me retrouve aux Victoires de la Musique … où je refuse d’aller sur les conseils de SOUCHON qui me dit que ce n’est pas pour moi !" (Souchon était un des maîtres de cérémonie de la 4e édition). 

Notre correspondante parisienne a accepté de passer un moment à l'INA pour vérifier cela : aucune trace de Murat... si ce n'est lors de la 4e édition, son nom et une photo que je ne connaissais pas, sur fond noir, un Jean-Louis sévère, avec une surchemise bariolée, bleu claire (aux motifs type polaire de montagne).  Il est possible que la photo soit de Frédérique Veysset (la tenue ressemble à celle de la pochette du 45t "le garçon qui maudit les filles"). Lors de la 5e, les nommés ne sont pas montrés.  Indiquons qu'à l'époque, tous les nommés n'avaient pas le droit de venir chanter, comme actuellement.

Pourtant,  en 2013, il nous indique qu'il aurait participé: (interview Evene): « Je cours après un train que je n'ai pas envie de prendre... Il y a quelque chose de mortel dans le succès. Une fois que tu l'as, qu'est ce qui se passe ? Je préfère me préserver. J'essaie de tracer mon chemin. C'est une banalité affligeante mais ce qui compte dans ce métier, c'est de durer. Je mise la dessus. Je ne veux pas être un chanteur éphémère  [...] Une fois, ma maison de disques de l'époque, Virgin, m'a emmené aux répétitions des Victoires. Mais comme je suis un impulsif, j'ai failli me friter avec Bruel et Pagny. Je sais qu'à n'importe quel moment ça peut déraper lorsque je suis en public. Surtout si j'ai un imbécile en face de moi. De toute façon, c'est de famille. Chez nous, on démarre au quart de tour. Je viens d'un milieu populaire où on dit: « Tu vas fermer ta gueule ou je te fous le verre sur la tronche. » Je vois ça comme une blague, mais cela n'amuse pas tout le monde. J'ai eu beaucoup de problème avec le showbiz ou avec les gens qui bossent avec moi. »

C'était  lors de la 7e édition, en février 1992, quand Le manteau de pluie est nommé comme  meilleur album.  Avec JJ Gargamel (Fredericks-Goldman et Jones) et William "Sheller en solitaire" qui l'emporte (ah, oui, je sais ce que vous vous dites: ah mais c'était la même période que ces disques là... ça me fait toujours ça...).

On ne trouve pas de trace de Pagny cette année-là, mais Bruel est élu interprète de l'année... mais pour le reste, on n'a pas pu visionner la cérémonie. Ce n'était pas disponible. Ah que le regretté Matthieu a râlé devant ces petits soucis et les erreurs de fiche quand il s'est enfermé quelques après-midi dans un centre de consultation INA, je vous invite néanmoins à le faire: il y a encore quelques trésors... notamment la preuve que Jean-Louis "il est trop beau" Murat était bien présent à cette cérémonie en 1992:

- 10/02/1992:  GIGA DANS LES COULISSES : LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE : Reportage réalisé avant et pendant les Victoires de la musique auprès des chanteurs invités et "nominés" : arrivée au milieu des fans, répétition, artistes recevant leur récompense, réaction, remerciement... Joëlle URSULL, Jean-Louis MURAT, William SHELLER, Eddy MITCHELL, Jil CAPLAN, MC SOLAAR, LES INCONNUS, SMAIN, Patricia KAAS, Jane BIRKIN et Patrick BRUEL disent en quelques mots ce que signifie pour eux cette manifestation.

On voit Murat répéter "sentiment nouveau", signer des autographes à des enfants (ils réalisent le sujet) et il dit:  « Ah non, mais je sais déjà que je vais pas gagner, donc je vais faire de la figuration, moi. Si avec Goldman et Sheller, on faisait ça au foot, aux fléchettes ou à la lutte, je dis pas. Mais là on le fait, je sais pas comment, je sais  même pas qui vote, d’ailleurs dans ces trucs-là … ». Giga était une émission pour ado, diffusant un peu de reportages entre Sauvé par le gong et  Le prince de bel air.

                                                                                         Télé 7 jours

Amusant de constater que Jean-Louis concoure avec  Sheller une douzaine d'années après qu'il a donné son coup de main, et je note aussi Nilda Fernandez qui arrivait, c'est  Claude Dejacques, comme Murat en 1981 pour EMI, qui l'avait signé des années auparavant. C'est aussi peut-être là que Jil Caplan a connu Jean-Louis, elle lui est restée très attachée. Eicher (Engelberg, album de la communauté francophone) et Mylène Farmer étaient également nommés.

Fin de l'histoire?

 

En 2003, à un journaliste qui l'interroge sur une éventuelle nomination de Lilith, « J'irai surtout pas ».

Et à Gilles Medioni en 2004 (l'express), Caliméro sur le cheval du maréchal M. :

"Je ne me crois pas aigri, ni prétentieux, mais mon franc-parler me coûte cher. Le show-business me respecte et me déteste à la fois. On ne m'invite pas à la télé, on ne passe pas mes chansons à la radio, on ne me nomme pas aux Victoires de la musique, et pourtant j'aimerais que mon travail soit pris en considération. Le show-business, c'est le FLNC! L'omerta règne. Pourquoi ne pas expliquer la réalité politique et artistique du métier? Et aussi sa réalité commerciale et pragmatique? Parler des cachets? Proportionnellement aux dix grands qui ramassent la caillasse, moi, je touche le RMI. Dernièrement, j'ai même donné un concert dans le centre Leclerc de Niort, la ville des mutualités; c'était très bien organisé. D'ailleurs, je ferais bien une tournée des centres Leclerc... Mais mes disques plafonnent à 100 000 exemplaires. C'est pile le point d'équilibre pour rembourser les frais d'enregistrement. Autour de moi, on me conseille de mettre de l'eau dans mon vin pour être plus «vendable», d'employer moins de 200 mots dans mes textes car les gens veulent écouter des trucs faciles sur leur autoradio. C'est le syndrome Star Academy. Et, quand je suis vraiment dans le rouge, on m'incite à écrire pour Isabelle Boulay. Mais c'est un autre job et je ne suis pas un mercenaire".

Cette même année, à la presse belge, il se dit même boycotté:

Rencontre avec un libertaire farouche, en fin de contrat avec sa maison de disques et se disant officieusement «boycotté» par les dernières Victoires de la musique (2004) :   "Tout comme j'ai appris officieusement qu' Universal Music ne voulait pas de moi parmi les nommés des dernières Victoires de la musique" dit-il.

Dedans et dehors... toujours, et c'est vrai qu'on peut être surpris que ni Dolorés, ni Mustango, ni Lilith, ne lui ai permis d'être nommé.  Ça faisait un peu parler à l'époque:

En 2000:  "A l'heure où se déroulaient les Victoires de la Musique, lui, le grand oublié, se posait à Colombes ce 11 mars dans le cadre du festival Chorus des Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne. Le grand oublié, parce que son cinquième album "Mustango" (Labels/Virgin), enregistré aux Etats-Unis, et bien qu'unanimement salué par la critique, a tout simplement été ignoré par les professionnels de la profession. Est-ce parce que Jean-Louis Murat s'est répandu dans toute presse sur la compétence des musiciens américains et inversement sur le peu d'entrain des musicos de studio en France ? Fâcheuse coïncidence. Ce soir encore, égal à lui-même, le chanteur bougonne" . (RFI en 2000).

On retrouvera néanmoins Murat nommé pour A BIRD ON A POIRE dans les albums pop rock (20e édition, 2005).  C'est Fred Jimenez qui était présent au cas où... mais Arno l'emporte avec son French bazaar (avec la tête en arrière  de  Luke et 1964 de Miossec).

Pour TAORMINA, deux ans plus tard. c'est Superbus qui passe devant (on sait que Jean-Louis  aimait bien Jennifer).

En 2012, Grand lièvre fait l'objet d'une réédition limitée "Edition Victoires de la musique", quelques jours avant la cérémonie... mais pas de nomination (HF Thiéfaine remporte 2 trophées).  C'est sans doute la preuve d'un grand intérêt de la maison de disques pour l'événement. 

En 2013, c'est la victoire de Dominique A, qui arrivent après celles de Bashung... Pour faire un raccourci, pour certains, et moi à l'époque, c'est aussi un peu celle de Murat. L'AFP: "Comme Jean-Louis Murat ou Alain Bashung, il a toujours concilié dans sa démarche artistique une approche à l'anglo-saxonne centrée sur la musique, dont il a une connaissance pointue, et la culture du texte de la chanson française".  La dépêche se poursuit ainsi : "Pendant vingt ans, j'ai pensé que j'étais un looser. On me récompense sur la durée, pour une carrière en marge. Je suis aimé par peu de gens pour le moment, mais ils me donnent beaucoup d'amour", a déclaré Dominique A dans les coulisses".

 Dans Paris Match, on  demande à Jean-Louis :  - Quand Dominique A est couronné aux Victoires, ne pensez-vous pas que les choses évoluent ?  Au départ, j’étais super content pour lui, on est un peu dans la même galère. Mais après, il a dit qu’avoir la statuette lui donnait l’impression d’être un winner, que depuis vingt-cinq ans il se sentait loser. Quand tu fais l’artiste, ce n’est pas pour être loser ou winner, ça c’est pour les tradeurs. Moi, je me sens proche de gens qui ont des comportements irréprochables, sans ambiguïté, comme Mylène Farmer ou Nicola Sirkis".  Dominique A lui en voudra un peu...

 

En 2015,  avec BABEL, on retrouvera son nom en 2015 comme artiste de l'année (avec un système faisant apparaitre plus de noms) aux côtés des  "éliminés au second tour" : Alain Souchon et Laurent Voulzy, Ben l'Oncle Soul, Miossec, et Dick Annegarn. Les véritables nommés sont cette année,  Julien Doré (vainqueur),  Calogero et Johnny Hallyday.

[notons que Paradize d'Indochine, album auquel il participe reçoit la victoire en 2003, le disque de F. Hardy avec "memory divine" est aussi nommé]

 Les albums suivant méritaient-ils un accessit? On peut quand même le penser. P. Mikailoff, au Progrès, en 2020:  "Par exemple Jean-Louis Murat, il sort un album le 3 mars. Mais je comprends pourquoi il n’est pas nommé : c’est une tête de mule et il n’a pas de copains dans la profession. Il faut vraiment caresser les gens dans le sens du poil pour avoir une chance d’être nommé".

La messe était donc dite... mais on peut penser que Jean-Louis n'aurait pas été insensible à la reconnaissance du métier, et du public (le "petit" projet Aura aime Murat  l'avait touché). Pour cela, il aurait fallu un album qui se vende à nouveau, je pense qu'il espérait toujours y parvenir.

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Quelques liens en plus pour finir:

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS COMPTE-RENDU DE CHOSES VECUES EN SUPER REALITE AUGMENTEE VRAIE

 

1) NESLES à PARIS

 

LE 15 JANVIER: 

Cette soirée à la Manufacture chanson, je l’avais réservée sans trop savoir à quoi m’attendre… Pourtant il y a de ces rendez-vous de hasard qui ressemblent à des belles promesses.

Il y a eu…

Les planches d’Alfred et Berberian exposées dans la première salle, leur poésie, leur humour, leur amour pour les musiciens. Les souvenirs d’adolescents, les instants captés sur scène ou en coulisses. Les artistes au travail. Les portraits de Barbara ou d’Arthur H. L’éclat des couleurs.  [mais il n'y a pas eu les dessins de Murat, déjà réalisés pour le livre "Française Pop" avec Conte et l'émission le RING].

La délicatesse de Charles Berberian musicien et chanteur, ses adresses rigolardes au public, son plaisir à jouer avec et pour nous.

La complicité d’Alfred et Berberian dans un duo en italien, fragile et rieur.

 

Et puis Nesles

Sa voix. Légèrement râpeuse, qui caresse ou mord

Cette présence dense, orageuse

Les ruptures de rythmes, les expériences sonores, les surprises

La tension de cette parole poétique, de ce regard qui soudain se pose, de ce corps électrisé

A la lumière de deux lampes tempête, et d’une roue de vélo scintillant de l’éclat d’une guirlande, des paysages, des souvenirs, des colères et des élans, des invites sensuelles.

La puissance de ces chansons, l’émotion à les recevoir dans cet espace si intime,

cette scène étroite que l’afflux des sons ouvre et déplie,

qui vibre aussi de toute l’énergie de morceaux rageurs, Jérôme Castel (entendu avec Bertrand Louis, qui cause de Murat ici),  Christian Quermalet (vu avec Silvain Vanot)  et Nesles réunis sur scène pour final enflammé.

 

C’était décidément une belle promesse. La promesse d’un album à venir, puisque ce concert était un « crash test », une étape dans le travail de création en résidence à la Manufacture.

En attendant, il me reste toute une discographie à découvrir. Joie de repartir dans les rues glaciales riche de cette perspective, la tête bruissante de toute cette belle effervescence.

Florence

 

On avait beaucoup aimé son premier disque et ça a été l'occasion de l'interviewer  en 2017. Un peu moins le 2e... mais le 3e promet!

 

2)  Matt Low à St-Martin d'Hères 25/01

Dans le cadre d'un festival professionnel de programmateurs  qui enchaînent les spectacles, et donc dans une ambiance un peu spécial, j'ai découvert des nombreux nouveaux titres de Matt Low... avec une formule guitare sèche (mais qui sonne parfois comme une électrique)... et homme orchestre: j'ai nommé Yann Clavaizolle... qui non seulement content de taper sur des caisses, joue des petits claviers et harmonise sa voix avec celle du chanteur nonchalant, chapeau quand il arrive à ne pas perdre le rythme avec son egg shaker tout en pianotant.  Avec en plus un peu de sample de guitare, on retrouve un peu des orchestrations très réussies des disques. J'ai malheureusement raté le début et trois titres... et je suis arrivé sur le titre "mon ami" dédié à Christophe Pie... et le set se termine par un inédit...  Je sens la Isa de Grenoble à la limite de défaillir à côté... quand sur cette jolie mélodie, le texte nous emmène du côté du col du Guery.... et des tanières des habitants du lieu. "Jean-Louis est mort" tombe..."dis-y moi", on part ensuite du côté de St-Malo... où est passé la tournée babel... La fin du morceau avec un doux sifflement est magnifique.  Le titre composé à l'automne ne figurera pas sur le nouvel album à paraître en avril (avec une nouvelle structure qui associe Morgane, Alexandre Delano et lui). J'apprends aussi que Matthieu intègre les Dragon Rapide (qui figurait sur Aura Aime Murat). J'ai cru le groupe disparu à jamais... On avait déjà appris il y a quelques jours que The Delano Orchestra au complet était de nouveau au travail pour 2025, avec Yann à la batterie.

                                                                       (photo d'archive)

La 2e partie nous proposait un tout autre univers, girly et hispanisant, plus facile d'accès,  avec les DELACOURT, entendu sur le disque "Cinésong 2" de Stardust, et bien avant cela, l'une des soeurs en solo, en première partie de Murat à Caluire il y a 10 ans (Billy).  Ca chante vraiment très bien, d'autant que les deux musiciennes complémentaires elles aussi chantent sur tous les titres.  Les filles posent les micros et chantent deux titres a capela dans les gradins. Ca fait toujours son petit effet, mais moi, ça me donne mal au cou! Enfin, soit, c'était quand même un bon moment, et il y a de la qualité pour que le spectacle soit programmé un peu partout, malgré les textes un peu en dessous.

 

LE LIEN RADIO

Pas eu le temps d'écouter, mais ce n'est pas disponible très longtemps, je vous le partage, la nouvelle émission de Cricri et Michel Butin à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de JLM le 28/01.

https://rqqg.fr/emission/promenade-en-chansons/?fbclid=IwAR0mZx7WO60gdDMxUOGyyRDQLg0V_N2h402Kk9UVRqI2TesD75K-uBkO5W8

 

 

LE LIEN EN MOINS SUR TERRE

Même si Jean-Louis n'a pas été tendre avec les musiciens de studio que sa maison de disque lui choisissait,  Denis, lui, a rendu hommage à SLIM PEZIN décédé le 18/01. Il est crédité sur "Cheyenne Autumn" (la guitare acoustique sur l'ange déchu, le chorus étant fait par Jérôme Pietri).

Slim a été un grand ami de Mylène Farmer... et musicien régulier de Sardou... et de beaucoup d'autres (Claude François, Jojo...).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Slim_Pezin

Attention, à ne pas confondre avec l'autre Slim, croisé avec Murat (le claviériste de la tournée Grand Lièvre"): Slim Batteux, qu'on peut encore voir sur scène en Auvergne avec son groupe Sitting Rock Blues Band.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

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Publié le 11 Janvier 2024

Après une première édition le 23/24 juin 2023 prévue pour conclure l’aventure du disque “Aura aime Murat” en présence de Jean-Louis, la rencontre a pris à peine un mois après son décès, forcement une toute autre dimension. C’était fort, c’était beau, on a pleuré, on a ri… et on a fait vivre l'œuvre de Jean-Louis.  Cela a été une évidence:  il fallait remettre ça l’année prochaine… toujours autour de la St-Jean, pour reprendre la tradition des rencontres de premiers fans (les Dolos) et des Koloko (Concert humanitaire pour Clermauvergne) qui ont été pendant longtemps le rendez-vous annuel incontournable.  

J'ai beaucoup douté, failli annuler, mais avec le soutien réaffirmé de certains camarades, du Fotomat, l'enthousiasme de la Féline et des autres participants... en 2024, nous nous retrouverons le 21 et 22 juin! Même si nous aurons peut-être d'autres occasions de nous revoir dans l'année, le rendez-vous des fans, amateurs, muratiens, des camarades de 30/40 ans à accompagner Jean-Louis, était pris... et je pense déjà à 2025!

 

Vendredi   : Nous écouterons nos 3 têtes d’affiche sur leur répertoire mais avec l'ombre de J.L. Murat :  

  • Bertrand Louis, le chanteur parisien, récompensé plusieurs fois par l’académie Charles Cros, s’est parfois glissé dans les pas de Murat: il a mis en musique Muray, ce que Murat avait voulu faire, les fleurs du Mal… ou encore Verlaine.  Il était déjà là pour la soirée Livre unplugged à Paris en 2015 au côté d’Olivier Nuc.  
  • Alain Bonnefont, le compagnon de Murat depuis 1976, membre de Clara, des Rancheros... chantera ses chansons qui lui ont valu d’être signé un temps par le célèbre label des disques du crépuscule. 
  • L’invitée exceptionnelle :  La Féline, avec son batteur, après les scènes d’Angleterre, d’Inde, de l’Opéra de Lyon,  nous livrera un set unique pour nous dévoiler ses influences muratiennes. La Féline a signé un texte majeur sur Jean-Louis Murat (sur son blog puis Magic). Son dernier album “Tarbes” a été salué par une critique unanime. 

Et nous terminerons la soirée avec "MLLE PERSONNE" le film! La  première diffusion l'an dernier  a ravi l'assistance :  Jean-Louis Murat lors de sa première tournée et dans des scènes de "comédie" où on le retrouve plus vrai que nature! 

Samedi 19h :  Conférence d’Agnès Gayraud (La Féline). La chanteuse philosophe, auteur de “Dialectique de la Pop”, et d’articles pour Libération, la revue “Audimat”, a carte blanche. 

20h30: Le Grand Tribute, on retrouvera les chansons de Murat interprétées par La Féline, Bertrand Louis et Alain Bonnefont et 10 autres artistes et groupes. 5 participants  2023 ont souhaité revenir: Soleil Brun, Tristan Savoie, Sébastien Polloni, Eryk e, les Dory4... Et nous invitons à découvrir :

- DELAYRE (vu et entendu avec Adèle Coyo, notamment sur l'orchestration de sa reprise de "tout est dit"). Après deux groupes (Ultraviolet et Superamas), Louis Fayolle la joue solo, toujours avec des sonorités électro. Avec son studio Talk Back Music, il devient un acteur important de la scène régionale.  

- LUCILE MIKAELIAN : La deuxième génération de la famille Mikaelian (compagnons de route de Jean-Louis Murat - dès "passions privées"-) sera des nôtres, avec sa voie de velours. Elle a tourné avec son papa Pascal "Bako" avec "Bako's family", et se lance dans un nouveau projet "Lyla". On retrouvera sans doute avec elle, Toma Milteau (batteur de General Elektriks, Cherhal...)

- L'Autre Philippe : On en avait parlé ici-même quand son deuxième disque était sorti avec en section rythmique : Stéphane Reynaud et Fred Jimenez!

- Michael De Fleur: Le dijonnais a sorti un E.P. de reprises de Murat l'an dernier, il a organisé un événement off l'an dernier et nous l'invitons sur la grande scène cette année. Ce fan de Dylan est aussi le chanteur d'un cover band des Rolling Stones!

- Denys Cochard, bien connu sur les réseaux, alias le chansonnier Charcot. Ex-Les Piles de Boites, représentera la branche: "muratiens fans de Renaud"... Il y en a!

(La participation des artistes étant totalement "amicale", il est possible que des changements interviennent en fonction des sollicitations professionnelles notamment). 

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Pierre Andrieu, auteur d'un livre "les jours du jaguar" sera présent pour une séance de dédicaces... et on espère pouvoir vous proposer d'autres surprises.

 

BILLETERIE sur: www.helloasso.com/associations/banana-split/evenements/week-end-murat-yes-sir/2

Et avec vos places, vous pourrez acquérir en exclusivité le livret de la conférence de l’an dernier, dans une version développée sur 50 pages. Pascal Torrin, universitaire, avait ravi l'assistance sur le thème de l' "O".

Evenement sur facebook

Important: la jauge est limitée ( L’an dernier, vous avez été nombreux à réserver le pack deux soirs pour ne pas l’utiliser, et certains spectateurs ont été privés de la soirée du samedi! Merci de nous signaler si vous ne vous déplacez pas. 

Si vous voulez soutenir les artistes et l’événement  et l’organisation de la soirée, il y a possibilité de faire un petit don supplémentaire sur le site helloasso, mais vous pouvez nous contacter (zone contact du blog ou le site du fotomat) pour un don (défiscalisable) à l’association qui servira à un meilleur accueil des artistes et l'organisation de l'expo.  Attention : Helloasso vous propose de participer au fonctionnement du site mais ce n'est pas obligatoire. Par contre, à l’entrée de la salle, il vous sera demandé une adhésion (participation libre) à l’association du Fotomat valable un an.  

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2021 Aura aime Murat, #week-end Murat, #2023 après

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Publié le 9 Janvier 2024

Après l'information de la sortie du livre de Pierre Andrieu (article précédent), voici qu'en est annoncé un autre (après celui de C. Barré pour la fin de l'année)... lui aussi d'une connaissance (un peu oublié, même si fb m'indique une relation d'amitié depuis septembre 2010)... Antoine Couder.    Même date de sortie, même éditeur... ça ressemble à un erreur! Et bien, non! Antoine Couder me confirme ce soir sans "pouvoir" m'en dire plus me dit-il. Avec le même éditeur, on peut penser que les deux livres ont deux objectifs et regards différents.

Le livre se nommerait  Murat, foule romaine,  autour de 12 euros,  EAN13 Code: 9782487270091  128 pages.

précommande:   FNAC     Decitre 

Amazon

Il semblerait que l'éditeur communiquera sur les deux livres avec la mention "premier anniversaire du décès de Jean-Louis Murat" (ça apparaît ainsi sur Amazon) -sous réserve-.

Antoine a réalisé une playlist JL Murat commentée sur le site "toute la culture"  le 29 mai (il collabore au site depuis de nombreuses années, mais ce n'est pas lui qui a écrit les nombreux articles sur JL Murat). Il est passé par différents sites et Gonzaï, entre autres activités. Mais cette historien de formation a déjà écrit plusieurs livres dont un sur HIGELIN et un essai Fantômes de la renommée préfacé par Rodoph Burger (chronique  longueur d'ondes). Un autre livre  Rock’n’roll Animal mettait en scène également le rock alsacien.   

  Sa page fb

 

Antoine Couder vit à Paris. Il est l'auteur de plusieurs livres rock : Rock'n'roll animal - un revers de satire, l'Harmattan, Jacques Higelin, Devenir autre, Castor Astral, Fantômes de la renommée, éditions Médiapop.
Il est également auteur de plusieurs documentaires radiophoniques pour France Culture

 

ci-dessous à droite :  (avec Fred Poulet et R. Burger)

ET un 2e livre annoncé...

 

On pouvait attendre Olivier Nuc, Baptiste Vignol et ce sont les outsiders qui franchissent la ligne en premier... mais on n'est pas dans là dans une course de vitesse. 

 

Merci JLR et Fabrice

LE LIEN EN PLUS

 

Je ne crois pas avoir partagé la playlist d'Antoine Couder sur "toute la culture" ou alors rapidement dans cette fin de mois de mai sinistre. Voilà de quoi découvrir sa plume et sa sensibilité muratienne. 

https://toutelaculture.com/musique/la-playlist-made-in-jean-louis-murat/

La playlist made in Jean-Louis Murat
29 May 2023 | PAR Antoine Couder
 

Cette semaine c’est tout pour Jean-Louis, le Jean-Louis de trois grands disques, le Jean-Louis pour qui jamais notre chagrin ne pourra s’éteindre.

Le parcours de la peine — Le manteau de pluie

Au début, c’est presque la version mélancolique du Daho de “Laisse tomber les jaloux”,   du Darcel à la petite cuillère Chamfort – celui-là, l’a-t-il descendu au lance-flamme ? Je ne sais plus- qu’importe,  il y aura toujours un peu plus avec Murat, comme cette phrase anodine et malicieuse, trainarde comme ce corps que l’on imagine exulté encore un peu avant de s’offrir à sa toute belle :  oh dis-moi, quel et le bon, le mauvais, que puis-je croire ?  Les yeux implorants de cet amour à portée des mendiants à Rio.

 

Bang bang — Mustango

Toi, tu le sais (oui, tu le sais, cette énergie circule de tes yeux vers mes yeux), il suffit de prononcer ces mots,  tous vos désirs me dominent, tous vos rires, tous vos enchantements  et puis peu à peu, tout se précise. Murat ne parle que de cette intensité qui monte et modifie l’être au plus profond. Catho lyrique de l’explosion, de l’implosion, de la transformation. De la grâce.

Aimer — Dolores

Au plus simple, au plus conquérant, tomber le manteau de pluie du parcours de la peine. Baudelaire dans une euphorie du MDMA. Il faut, il faut !! La philosophie de l’amour coupable se fait plus allemande. Il faut retrouver cet amant au corps ruisselant. Vite.  Et tu arriveras à cette question dont tu as déjà la réponse :  as-tu aimé poser ton cœur à l’intérieur d’un être heureux ? 

Gorge profonde — Le manteau de pluie

À terre cette fois, les larmes chez Murat jamais ne tâcheront ses yeux clairs, elles resteront à l’intérieur, toujours coincées dans cette gorge qui contient à la fois le bonheur et le lucre. Le texte alors se fait bref, il s’adresse à l’invisible, à l’aveugle … Quel est ton nom ? Ce sera celle dont la présence se fait plus insistante, ce sera la messagère, toi … ma gorge profonde. tu es la pluie, tu es le beau temps, tu dis et redis qu’il n’y aura jamais de fin à cette ronde qui s’éveille dans l’amour.

Réversibilité — Dolores

Et puis on finit par se connaître, se reconnaître, toujours ces mêmes intros presque militaires, ces vice versa  qui aimantent les émanations de ces corps enchantés vers le retournement,  l’équation de la réversibilité.  Un temps c’est la folie de l’amour, du don de soi et l’instant d’après, ce sera l’obscurité vertigineuse, la hantise du néant. Ange plein de gaité, connaissez-vous l’angoisse,  la honte, les remords, les sanglots, les ennuis  … Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?  Cette fois, c’est vraiment du Baudelaire, mais celui-ci a rencontré Kafka dans cette sorte de brutale lucidité qui surgit lorsque la fin arrive. Le coeur qui s’arrête, l’étouffement. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #bibliographie

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Publié le 8 Janvier 2024

Bon, ça commençait à être un secret de polichinelle... et comme souvent, c'est les sites de vente qui m'obligent à vendre la mèche. Ce jour, ils  annoncent la sortie du livre (le 18/04/2024) en proposant de pré-commander :

Cultura.com          Fnac

Gibert     Décitre  Amazon

Et oui, c'est donc Pierre Andrieu et la maison d'édition le Boulon, la "maison d'édition radicalement rock",  qui ont réagi le plus vite pour sortir un livre sur Jean-Louis Murat, avec un titre bien sympathique les jours du jaguar (252 pages). 

Pierre Andrieu est un vieux camarade que j'ai dû connaître avant le blog depuis que je laissais quelques comptes-rendus de concert sur le site concertandco dont il s'occupe. On aura ensuite partagé quelques bières à la coopé, ou avec les Cure à Lyon. Il est désormais rattaché à un souvenir tout particulier : en rentrant de l’enterrement, il m'a appelé, bouleversé,  pour me dire que Jean-Louis avait bel et bien prévu de venir jouer au Week-end Murat, ce que je n'osais pas espérer. Le téléphone pleure.  Tout ceci pour dire qu'on ne pourra pas taxer d'opportuniste  l'entreprise de Pierre, auvergnat résidant sur le plateau (Parc naturel des volcans), qui  avait notamment interviewé plusieurs fois Jean-Louis. Il s'agit de son premier livre.

Bonne surprise : le livre est annoncé à un prix très raisonnable pour un livre avec illustrations,  et voir le nom de Murat aux côtés des livres sur Lee Haszlewood, Talk Talk, Buddy Holly, D. Darc, Curtis Mayfield...  ça lui aurait plu.   

Et on en profite pour vous annoncer  que Pierre ANDRIEU sera présent pour un stand dédicace lors du Week-end Murat, le samedi 22 juin au Fotomat (on vous donne les infos d'ici fin janvier)!   

En attendant, voici la page  qui est consacrée à Pierre dans "Une histoire du rock à Clermont-Ferrand" de Patrick Foulhoux qui recueille le témoignage d'une soixantaine d'acteurs de 50 ans de rock (dont Pie, Bonnefont, Stéphane Mikaelian, Marie Audigier, Morgane Imbeaud...) :

Un livre à paraitre en avril!

Voici la bio qui va accompagner le livre:

Né dans le puy-de-Dôme en 1971 et basé sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, Pierre Andrieu est journaliste musical pour le site www.concertandco.com depuis presque 25 ans, tout en faisant des piges régulières pour les magazines Rock & Folk, New Noise et Plugged. A ce titre, il a publié de très nombreuses chroniques de concerts et de disques d'artistes français et internationaux, mais aussi réalisé pas mal (six, pour être précis) d'interviews de Jean-Louis Murat, mais aussi de The National, Brian Jonestown Massacre, Bertrand Belin, Tindersticks, Elysian Fields, Daniel Darc, Liminanas, Thurston Moore, King Gizzard, Steve Albini, Black Angels, Grandaddy etc. Il a par ailleurs interviewé et reçu en shows cases toute la scène clermontoise (The Delano Orchestra, Mustang, Cocoon... ) lors de son long passage à Radio Campus Clermont, radio associative qu'il a quittée car on lui reprochait de passer trop de titres de Jean-Louis Murat dans la playlist (oui, c'est vrai)

 

LE JOUEUR EN MOINS

Quand le Maréchal se comparait au Kaiser:

« Moi, la seule question de base, c’est le complexe de l’échec, c’est à dire que si on est archi-dominé, je passe en défense centrale, si on domine je passe devant. On peut faire l’analogie avec la musique. Les batteurs font les bons gardiens de but. Les solistes aiment bien jouer devant. Les bassistes n’aiment pas trop le foot ». (…) « Quand je joue, de toute façon, c’est moi qui dirige les manoeuvres, j’ai une vision d’ensemble, je suis d’emblée PLATINI, un peu BECKENBAUER, un peu PELE ».

 

LE LIVRE EN PLUS

Pour rappel, il y a quelques jours on vous annonçait un autre livre mais qui sortira à la fin de l'année:

http://www.surjeanlouismurat.com/2023/12/deux-emissions-radio-cedric-barre-antonin-soleil-brun-week-end-murat-2024

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #bibliographie

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Publié le 5 Janvier 2024

bonjour,

Bonne année à tous! (je fais sobre, façon dry january).

Voilà un article que je n'ai pas vraiment envie de faire... J'ai un peu renoncé ces derniers temps à l'exhaustivité (je n'ai pas traité de toutes les publications de mai et juin, on verra si je rattrape ça un jour...) mais bon, le blog est là pour traiter de ce qui se passe médiatiquement et en ce mois de décembre, le nom de Jean-Louis Murat était dans les rétro-viseurs, rétro-spectives,   faute de figurer dans les classements dressées des meilleurs disques (à une ou deux exceptions : le best of  figure dans les choix - très larges- de Suns burn out    et dans Paris Match)

Bon, donc, après les hommages télévisuels du précédent article, voici ce qui est sorti du chapeau médiatique... et autant vous dire tout de suite qu'il n'y a rien de très phénoménal excepté du propos de Eric Reinhardt dans les Inrocks du 26 décembre 2023 qui en quelques mots nous raconte leur rencontre, un peu de leur histoire et l'univers de Jean-Louis.

Jean-Louis Murat

Quelle tristesse que d’apprendre, foudroyé, le 25 mai 2023, dans le train qui me ramenait de Cannes, le décès de mon ami Jean-Louis Murat. Dans mon roman Cendrillon, je l’évoquais en ces termes : “plus sublime que jamais, céruléen et broussailleux”. Je ne le connaissais pas à l’époque. J’avais écrit ce livre en puisant mes forces dans l’écoute addictive de Taormina, je l’ai dit dans une interview donnée à Nelly Kaprièlian parue dans Les Inrocks ; alors Jean-Louis a demandé à sa manageuse de l’époque de me contacter pour m’inviter à son concert à La Boule Noire. C’était à l’automne 2007. À l’issue du concert, Jean-Louis a abandonné les personnes avec qui il parlait et m’a accueilli d’un “Ah, mon frère d’armes !” avant de me serrer dans ses bras. Depuis, aucun concert parisien où je ne sois allé, aucun livre que j’ai écrit qui ne soit associé à un ou deux de ses albums écoutés en boucle. On se retrouvait dans les coulisses de ses concerts. Fidélité. Savoir qu’il existait, qu’il était là. Que je pouvais aller le voir, lui rendre visite en Auvergne.

Depuis son chef-d’œuvre Mustango, son art, sa voix, son génie littéraire et musical, ses longues ballades intemporelles (“Allez soigner à l’arsenic vos souffles affaiblis”), son lexique auvergnat, son immense érudition historique, sa stature romanesque, son anticonformisme de frondeur incandescent scandaient ma vie et l’enchantaient avec la même inexorable régularité que le passage des saisons (“Il faut vraiment être un citadin et un con de Parisien pour préférer l’automne et l’hiver au printemps !”, m’avait-il dit d’ailleurs un jour en blaguant !). Je sais qu’il en allait de même pour de nombreuses personnes que sa mélancolie venait consoler, secourir. Jean-Louis, nuage aux cieux, toi qui à présent vois le monde d’en haut, ayant quitté lunettes et chapeau, je pense à toi, je t’aime et tu me manques.

Dans le même numéro, Vergeade dans un article Bilan 2023  :

Mais au mois de mai, on est passé de l’amour aux larmes en apprenant la mort soudaine de Jean-Louis Murat, un jeudi sombre où la nouvelle de la disparition du génie auvergnat nous a bouleversé·es au-delà de tout, six mois seulement après l’avoir revu une dernière fois dans les loges d’un concert à Montreuil et à la veille de la parution du tout premier best of de sa carrière qu’il s’était longtemps refusé à envisager, lui qui abhorrait regarder dans le rétroviseur de sa discographie.

 

 Dans ce même inrocks N°26  "best of 2023", les musiciens disparus:

Jean-Louis Murat

Auteur, compositeur et interprète, l’Auvergnat Jean-Louis Murat laisse depuis sa mort d’une violente embolie pulmonaire, le 25 mai dernier à l’âge de 71 ans, une formidable carrière riche d’une vingtaine d’albums studio, entre country et rock.  Jean-Louis Murat, chanteur rimbaldien et génie total

Choix musical d'illustration sur le site: la session live de Buck... allez, je vous la mets:

 

 

Pour le reste, c'est intéressant de voir ce qui peut être cité et retenu (dans des articles consacrés à toutes les personnalités, ou uniquement aux musiciens, ou encore bilan de l'année):

Libé  (28/12) tente quelque chose pour éviter de faire bêtement une liste...

A l’entrée du parc d’attractions, je ne me suis pas méfié, j’aimais bien l’ambiance. Astrud Gilberto (5 juin) fredonnait dans les enceintes The Girl From Ipanema, souvenir enfoui de fêtes perdues au bord de la plage à Rio. Puis Harry Belafonte (25 avril) chantait Banana Boat, Tina Turner (24 mai) enchaînait avec We Don’t Need Another Hero et, dans une autre ambiance, Shane MacGowan (29 novembre) et les Pogues se la jouaient rock, sans parler du metal de la guitare de Jeff Beck (10 janvier). C’est sûr que quand j’ai entendu Pascal Periz (10 décembre) et les Pow Wow entamer Le lion est mort ce soir, puis Jean-Louis Murat (25 mai) chanter l’Au-delà, j’aurais pu commencer à me poser quelques questions, mais, que voulez-vous, j’étais bien naïf. L’envie de jouer dépassait les signaux mortifères, comme cette citation de la Route de Cormac McCarthy (13 juin) inscrite sur un mur : «Comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur Terre ?»

Certains journaux ne sont pas capables de faire le recensement eux-même et utilise l'AFP. La formulation laconique n'est pas mauvaise:    Dans la Dépêche,  20 minutes :

25: Jean-Louis MURAT, 71 ans, chanteur, inclassable rebelle du paysage musical

20 minutes (repris sur yahoo)  dans un article consacré aux musiciens cette fois en dit plus :  C’est à 71 ans et au terme d’une carrière constellée d’une vingtaine d’albums studio où il avait su mêler poésie et mélancolie que Jean-Louis Murat s’est éteint chez lui, en Auvergne.

Le huffington post:

Jean-Louis Murat
L’artiste auvergnat était connu pour ses textes poétiques et son franc-parler. Au cours de ses 40 ans de carrière, il avait notamment collaboré avec Mylène Farmer sur le titre « Regrets ».

Dans le point,

  • Jean-Louis Murat (25 mai, 71 ans)

« Sentiment nouveau », « Fort Alamo », « Si je devais manquer de toi » : son groove et sa voix lancinante si particulière tout comme son indépendance teintée de provocation ont fait de lui un artiste à part dans le monde musical français. Jean-Louis Murat a connu les sommets des hit-parades en 1991 à la faveur d'un duo avec Mylène Farmer (« Regrets ») mais assure avoir toujours vécu le « tube » comme « un enfermement ».

Vosges Matin dans un diaporama  et un partenariat avec libra memoria propose aux lecteurs de laisser des hommages sur ce site même si eux préfèrent causer des boules puantes (même si ça ne lui aurait pas déplu qu'on retienne les Gilets jaunes, lui qui s'était plaint du peu de retentissement de ses chansons à ce sujet). 

La Voix du Nord:

25 mai. L’un des plus prolifiques musiciens et artisans de la chanson française, Jean-Louis Murat, est mort à 71 ans. Le chanteur a débuté dans les années 80, et c’est l’album Cheyenne Autumn, sur lequel se trouve Si je devais manquer de toi et Te garder près de moi, qui lui donne un début de notoriété.

 

Côté Québec, la Presse  (dans un article sur les grands disparus "à l'international et au Canada anglais")

Jean-Louis Murat (25 mai, 71 ans)

Auteur-compositeur-interprète français. Au cours de sa carrière d’une quarantaine d’années, il a enregistré 21 albums. Il a connu le succès avec les albums Cheyenne Autumn, Dolorès et Mustango. Son rock doux était mâtiné de folk, de country et de blues.

Et le journal du Québec se rappelle, lui, que Murat a écrit pour divers chanteurs...  avec une photo d'archive (sic).

En Suisse, l'Illustré :

Jean-Louis Murat, décédé le 25 mai

Chanteur 
Natif du Puy-de-Dôme, il vivait à l’écart du monde. Un artiste farouchement indépendant, dont les colères n’ont pas toujours été comprises. Un romantique aussi, que William Sheller avait révélé. Sa voix était entêtante, ses textes ciselés. Le succès de son duo avec Mylène Farmer («Regrets») l’avait un peu dépassé. Sincère, mais désenchanté.

Sur la RTS, on indique : - 25: Jean-Louis Murat, 71 ans, chanteur français. L'interprète de "Regrets" et "Si je devais manquer de toi" laisse derrière lui une trentaine d'albums, un patrimoine de spleen versifié.

Il est juste cité sur la RTBF, qui en dit plus sur Lou Deprikj, le producteur et chanteur de "ça plane pour moi", au détriment du chanteur "ça spleene pour moi" . Le soir écrit "Jean-Louis Murat, 71 ans, chanteur français connu pour les tubes « Sentiment Nouveau », « Fort Alamo » « Si je devais manquer de toi ».  On trouvera encore des nombreuses petites mentions sans commentaire : Gala ("Le poète de la chanson française"),   Public  ou Ouest France (qui parle plus de Birkin), La Montagne, Le Figaro, ou sur quelques sites en anglais. Télérama dans son article renvoit eux vers l'article paru en mai.

Les camarades de Pop News  : N’empêche, la disparition brutale de Jean-Louis Murat en mai fut un grand choc, qui nous aura fait nous replonger dans son œuvre profonde et profuse (dont des dizaines d’inédits qui mériteraient de connaître la lumière du jour).

Enfin, Jack (Canal+) :

Jean-Louis Murat - 71 ans

Poète, musicien, provocateur : Jean-Louis Murat était un peu de tout ça, et forcément beaucoup plus. Il avait une personnalité complexe à l’image de sa discographie, difficile à cataloguer et compliquée à disséquer. Un fan de blues, un chanteur exigeant et un homme qui a toujours préféré ses terres aux strass et paillettes de l’industrie. 

On termine par l'INA

Jean-Louis Murat

Auteur-compositeur et poète auvergnat, Jean-Louis Murat est mort le 25 mai à 71 ans. En 2007, l'artiste, sophistiqué et mélancolique, interprétait Au dedans de moi en direct sur le plateau du 13h00 de France 2. Ce titre, simple et poétique, apparaissait sur le douxième album du chanteur, sorti en 2006

Je ne peux pas partager la vidéo INA de très bonne qualité (voir le lien ci-dessus): voici la version "magnétoscope":

 

LE PREMIER LIEN EN PLUS 2024 AH QUEL HONNEUR

J'ai un traîné pour vous parler de ce nouvel acteur "muratien":  Une chaîne vidéo qui ne se présente pas comme exclusivement consacré à Murat mais c'est le cas pour l'instant.  Des jolis montages bien documentés avec des extraits d'interviews.

La dernière livraison parle d'Elisée Reclus. C'est un bon complément à l'article du blog: http://www.surjeanlouismurat.com/elisee-reclus-jeanlouismurat-eau-source-riviere-theme

 

LE DEUXIEME LIEN EN PLUS DE 2024 C'EST MIEUX QUE RIEN

MAGIC, après le succès éditorial, du numéro spécial Murat, a peut-être choisi de refaire un peu de "retap" des fans Muratiens, avec quelques photos inédites de Jean-Louis Murat, période BABEL dans leur nouveau numéro mais vu l'histoire ancienne avec JLM, on ne leur en veut pas.  Pour les complétistes...

On peut encore se le procurer :

https://shop.magicrpm.com/en/accueil/420-magic-hors-serie-2021-les-100-meilleurs-albums-de-l-annee.html

Comme le numéro spécial  (On peut en découvrir le contenu intégral  ici)

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 29 Décembre 2023

On commence par quelques mots de Pierre Lescure devant Emmanuel Macron, Pierre aura la malice de diffuser la Marseillaise de Gainsbourg quelques instants, mais pas l'effronterie de diffuser les titres "gilets jaunes"de Jean-Louis...    [pour rappel; le communiqué de l'Elysée de mai dernier]

C'était le 20 décembre... et on a plutôt retenu ce que le Président a dit de Depardieu... 

 

-  Merci une nouvelle fois à Elisabeth Quin et à son équipe pour 2 minutes et quelques sur Jean-Louis Murat (une chronique de M. COQUET qui avait interviewé Jean-Louis sur France Culture)  Rien de bouleversifiant pour le contenu mais les images sont belles.

et on termine par une autre séquence du 22/12 animée, toujours dans la même émission:  en intégralité ici

LE LIEN EN PLUS

 

Adèle Coyo était sur Inter hier soir chez Côté Club.  A la fin de l'émission,  Il est question de sa rencontre avec Jean-Louis, de sa reprise. Elle confie comme Jean-Louis était angoissé de jouer à Paris et de monter sur scène, parfois à en vomir. 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 27 Décembre 2023

Salutations gentes Mesdames,   ouais mmm, salut les autres,

1)  En lien avec un nouveau groupe facebook qui est apparu après le mois de mai dernier, tenu par une fan belge historique (l'histoire continue), des émissions radios ont lieu chaque mois sur une radio associative du Bourbonnais (Allier), Radio Qui Qu'en Grogne. J'ai un peu zappé de vous les signaler (et de les écouter, j'ai été pris par autre chose -cf ci dessous).

Une dernière émission est en podcast, pour une courte période. L'invité est Cédric Barré, programmateur de la Manufacture de St-Quentin.  Et il a une nouvelle...  Il a écrit une livre sur "le moujik et sa femme" qui sortira à la fin de l'année 2024, dans le cadre d'une collection sur des albums musicaux.  J'attendais de pouvoir vous l'annoncer... et c'est donc le moment...  Un autre livre devrait sortir plus prochainement...

https://rqqg.fr/emission/promenade-en-chansons/   (émission du 22/12). 

 Cédric indique aussi qu'il a commencé un autre livre sous forme d'abécédaire, et qu'il est à la recherche d'un éditeur.

 

2) On retrouve les copains Antonin et Alexia cette fois sur Agora cote d'azur, avec l'Oreille qui gratte, Simon Pégurier que l'on a déjà croisé ici (notamment pour une interview de Jean-Louis en 2011) et Christophe Carrafang et Michel Borla. Au programme, des  reprises originales...   et des témoignages de chacun des participants.

- Si je devais manquer de toi (version instrumental) - Jean Louis Murat : Accueille moi paysage - Michel Borla : Il Neige (avec la participation d'Alexia Aubert) - Christophe Carrafang : Parfum d’acacia au jardin - Alexia Aubert / Soleil Brun : Morituri - Soleil Brun : Haut Arverne. - Jean Louis Murat : Rester dans le monde

 

3)   On reste avec Antonin.  Il a pu bricoler et plutôt bien une vidéo sur "l'absence de vraie vie"  avec les images qu'on avait du Week-end Murat, yes sir!, avec l'excellent son  sorti de console fourni par l'ingé-son Théophane Berthuit.

Et il a dévoilé dans le même temps qu'il serait présent présent lors d'une 2e édition le 21 et 22 juin à Clermont!

.... ah bein voilà, on finit bien l'année! Deux scoops que j'avais depuis des mois et je me fais griller !     Je plaisante :  Antonin m'a demandé...

 

On retrouvera donc Antonin du côté du Fotomat lors de ce 2e week-end Murat, yes sir!, toujours à la St-Jean (cette année, on vous évitera d'errer vainement dans vos villes à la recherche de bonne musique lors du 21 juin), avec quelques participants de l'an dernier, mais la liste des invités a été largement renouvelée... et je vous promets de belles surprises, de très belles surprises, et un casting de choix le vendredi pour accompagner "Mademoiselle personne"... Alors, c'est le moment de poser vos congés!

Plus de détails et la billetterie prochainement!

 

 

 

 

LE LIEN EN PLUS RABAT-JOIE DESCENTE EN TROMBE

Les livres écrits par l'IA, des chansons écrites par l'IA... et des sites maintenant... Putes et sex toy à clics...

C'est dramatique... et consternant... et malgré tout, ça a fini par me faire rire (photo de Laure Adler pour illustrer Laure B/D, et récit de la collaboration entre Murat et un certain Bergheaud). Vous y allez une fois et vous ne vous ferez pas avoir une 2e fois... Le temps est précieux.

https://lacelebrite.fr/nouvelle-compagne-de-jean-louis-murat/

https://lacelebrite.fr/jean-louis-murat-et-son-fils/

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après

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Publié le 20 Décembre 2023

Murat, trop important pour en parler?

1) Les réseaux sociaux de deux rédacteurs (parmi la vingtaine dont Dicale, Cachin, Ghosn)  m'ont appris l'existence du livre Rock La France réalisé sous la direction de Patrice Bardot, Alexis Bernier et Didier Varrod.... Chargé de causer de  Lyon, Christophe Simplex  met à l'honneur le Voyage de Noz ce qui était déjà une information sympathique. Et on apprenant que c'était naturellement à Patrick Foulhoux  qu'il avait été demandé de causer de Clermont. Ça ne garantissait pas qu'on y lise beaucoup d'éléments sur Murat vu que le Monsieur s'intéresse à beaucoup plus rock... Mais soit, Varrod et Barbot,  c'était rassurant de ce côté là. Dans ce pavé grand format de 255 pages (Marabout/radio France), on allait bien trouver de quoi vous fournir votre dose...

Le sous titre est "60 ans de guitares et d'électricité", les auteurs ne vont pas au delà pour définir le rock, et précise qu'il n'y a pas là volonté encyclopédique et exhaustivité. On est dans le domaine du subjectif. Pour autant,  c'est bien dommage de ne pas nous mettre un index avec l'ensemble des artistes cités si nombreux.  A ce sujet, j'ai tenté de contacter sans succès deux patrons du projet ( P.Barbot avait répondu à mes questions en 2015), avec quelques questions... mais sans succès (je leur reprochais de ne pas citer les auteurs des articles, mais oups: cela figure dans le sommaire avec les crédits photos, on voit que les 3 directeurs ont énormément travaillé!). 

J'ai  lu le livre avec intérêt. On se promène entre articles de synthèse par décennie, salles mythiques (Golf, Gibus, Rose bonbon, ou moins : Le bar Three), labels (Cobra,...), artistes (dont interviews inédites me semble-t-il) et personnalités (Constantin, Bruno Lion), courants musicaux ("le nu métal"...), et des choix de disques par période histoire de rattraper peut-être quelques oublis,  puis des villes. 

J'ai notamment retenu les propos sur l'amateurisme des tournées dans les années 70 (interviews de Burgalat et Camus), et qui m'évoquent notre article sur le Festival de la Bourboule.

Quelques artistes à l'honneur : Daho (interview et article+ article sur Rennes), Ferrer, Miossec et Dominique A, Bashung,  Noir Désir, Indochine (dieu du stade), Louise Attaque et  je pioche un peu au hasard :  Superbus, mlle K, Saez, Dionysos, des groupes récents à succès Shaka Ponk, La Femme, The Liminanas, Feu C!, Added.... sans oublier Jojo et Téléphone et rappel (insus) à travers plusieurs articles   mais aussi nombreux groupes moins connus :  Frustration (born bad records), Cheveu...   Luke est mentionné via "la tête en arrière" (10 disques des années 2000) aux cotés d'Izia et Mickey 3D, Eiffel.

Et donc, forcement, à quel honneur à droit Jean-Louis Murat?  Si Daho a droit à tout ça (lui pas si électrique que ça!)... Euh, je cherche... Richard Pinhas, The Frenchies, Kalfon, Kid Pharaons (dans lequel joua stéphane Reynaud) soit... on va dans les placards: Edith Nylon que les Clara ont failli démolir... on va dans toutes les pièces :  les Frigos, WC3...  Ah... euh... Et Murat, on finit par le trouver dans le choix de disques des années 90 avec Mustango:

"Figue essentielle de la scène française, paysan labourant la frontière entre folk, rock et chanson, cet auvergnat rochon à l'inspiration prolifique aurait mérité une plus grande exposition dans ces pages, mais le cataloguer rock français" serait réducteur. Sorti e 1999, et enregistré avec de nombreux musiciens américains aussi inclassables que lui (Marc Ribot, John Convertino, Joey Burns, Jennifer Charles....), ce disque compte parmi ses plus beaux et électriques.

Alors là, c'est quand même très amusant! Qu'on fasse un mea culpa d'accord, mais tenter de justifier par le "cataloguer rock français serait réducteur"... alors que les auteurs n'ont pas ses scrupules pour Daho ou Dominique A...  je me suis esclaffé! Alors même que pour moi, Jean-Louis est une vraie figure du rock, par son histoire, ses goûts, ses choix, et son attitude et son instrument de prédilection (même si lui était critique sur ce qu'on pouvait rattacher au rock, préférant le monde des artisans du blues et du folk).  L'événement de mai a dû arriver après la fin de la rédaction du livre certes mais...  on a  besoin d'être cajolé, non?

Je constate qu'Alexis Bernier apporte à France Info la réponse à une question que j'avais posé, et refait un mea culpa (oui repens-toi! flagelle toi, cher Monsieur) :

Quelle est la frontière, parfois ténue, entre le rock français et la chanson française ?
Je n’ai pas la réponse à cette question, on se l'est posée très souvent. Dans le livre, on parle d’Etienne Daho par exemple, qui évoque ses groupes de rock français préférés. Pour autant, je ne vais pas prétendre que Daho est un rocker pur et dur. Néanmoins, et c'est pour ça qu'il est là, c'est un parent proche, et un ami proche : il est nourri de toute l'histoire du rock français, par son amitié avec les Stinky Toys, avec Jacno, le fait d'avoir participé aux premières Trans Musicales de Rennes. Mais pourquoi est-ce qu'on a fait Daho et pas Murat ? Murat, c'est une sorte de country folk-rock à la française, un artiste que j'adore, on l'a évoqué, on a parlé de son album le plus rock, mais on aurait sans doute pu faire plus. Niagara, qui est typiquement un groupe à la frontière, a donné lieu à de nombreux débats entre nous. Au final, il y a Niagara dans le livre et je pense que c’est bien. Cette question de la frontière entre rock et chanson française est difficile, et finalement, on n’a pas vraiment cherché à la résoudre, préférant se laisser guider par notre instinct, notre passion et nos goûts. On assume nos partis pris et nos erreurs. Mais on était aussi limités par le nombre de pages du livre. Mon seul regret, c'est qu'on n'ait pas eu 40 pages de plus pour accueillir un peu plus de gens des coulisses comme Alain Maneval, un peu plus de villes, un peu plus de salles, un peu plus de groupes oubliés à tort. Je serais ravi de faire un volume 2.

 

Autre grand oublié : Manset! Pour voir le nom du chanteur de 2870 (pour faire référence à l'électricité), il faut être attentif en bas de page et entre parenthèse, et encore ce n'est que pour citer quelques collaborations de Bernard Estardy, que Bergalat cite comme un grand producteur "le Phil Spector de la variété française".  Olivier Nuc disait hier (cf ci-dessous) quelle influence majeur il avait été...

On lit quand même quelques phrases sur Jean-Louis dans l'article sur Clermont : "A cette époque Jean-Louis Bergheaud fait ses premières armes  avec le groupe Clara, drainant derrière lui toute une génération de futurs musiciens de premier plan". Puis : "Mais à Paris, Jean-Louis Murat a fini par voler de ses propres ailes, tout en restant éternellement fidèle  à sa région".  Et voilà...  Dans l'article est cité, les Frère Méténier (Guillaume nous vaudra d'écouter Jean-Louis sur "la balla de melody nelson" et J. Daumail nous avait parlé de Philippe) et aussi "les mille et un projets de Vincent Rostan", que nous avons pu voir sur scène lors du "week-end Murat" en juin dernier.

 

Bon, quand je l'ai reçu et lu, j'avais envie de vous chroniquer plus en détail ce livre qui reste très intéressant  (une fois qu'on a sauté les mises en lumière inutiles sur johnny ou Téléphone), mais le temps me manque. J'ai parcouru les années punk avec intérêt avec les groupes croisées quand on a travaillé sur Clara, avec le petit regret de ne pas y trouver le nom de Michel Zacha (producteur du LP Murat, Higelin pour lequel il était "le sorcier du son" n'est lui aussi présent qu'avec la mention de BBH75).  J'avais noté que, c'est douloureux de le dire en tant que Lyonnais, mais la ville de St-Etienne aurait peut-être mérité un petit article (Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulouse y ont droit  à côté des villes qui ont décroché le titre médiatique de capital du rock à un moment donné : Clermont, Rennes, Bordeaux). Ils ont si peu, on aurait pu leur faire cette honneur.

https://www.radiofrance.com/les-editions/livre/rock-la-france

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rock/il-suffirait-d-une-etincelle-pour-qu-on-redecouvre-le-rock-francais-l-anthologie-rock-la-france-raconte-six-decennies-de-guitares-et-d-electricite-made-in-france_6197613.html

 

 

2) Dans la série "Murat trop important pour en parler", je me suis farci hier soir (près de deux heures avec un présentateur qui va finir sur Cnews) une émission sur le figarortv qui avait pour but de dresser une liste des 30 plus grands chanteurs/ses français.  Avec Olivier Nuc, ça me semblait intéresser et ne connaissant pas physiquement Nicolas Ungemuth que je suis sur fb, j'étais curieux.   Bon, ça n'avait vraiment aucun intérêt... mise à part celui qu'on peut avoir à suivre la fin du concours de l'Eurovision... ou à contempler les subjectivités des deux journalistes (Olivier Nuc a ainsi choisi de placer Manset, Burgalat ou Jean Guidoni par exemple).

https://video.lefigaro.fr/figaro/video/le-top-30-des-plus-grands-chanteurs-francais-par-le-figaro/

 Mais soit, on arrive vite à Jean-Louis Murat (36e minutes) qui est placé au départ à la 5e place. Olivier Nuc veut le placer en 3e position : derrière Samson et Brassens, devant trenet, Polnareff, Becaud, Bashung, Dominique A) mais c'est Ungemuth qui prend ensuite la parole :  "moi, respect total pour Murat. même si j'écoute très très rarement sa musique [leitmotiv de l'émission pour lui, fallait pas l'inviter] mais quand je l'écoute, j'y prends beaucoup de plaisir, même l'homme, j'aime son caractère, sa franchise, son intelligence, et j'aime son courage, car il a fait une musique assez courageuse qui ne rentre pas dans le moule".  Le présentateur se tourne vers Olivier, "vous étiez proche de Murat...."  et Olivier : "j'aimais sa musique avant d'être proche de lui, et j'ajouterai rien et je reprendrais mot pour mot ce qu'a dit Nicolas". ... Voilà d'où ma petite frustration... sur laquelle j'éditorialise un petit peu (avec mauvaise foi? d'autant que peut-être Olivier craint d'en parler avec trop d'émotions) , mais il y a peut-être du vrai dans le constat qu'on a statufié Murat, mais qu'on laisse pour l'instant la poussière se poser sur le monument.

Pour revenir à l'émission, le 3e larron, qui défend la variété (Sardou, Goldman qui s'est fait "pulvérisé" par les deux autres),  dit qu'il ne connait pas suffisamment Murat pour s'exprimer. Il est donc question de la popularité comme critère mais Nuc et Ungemuth ne souhaitent se positionner que sur la qualité.  C'est ce dernier qui tranche pour le placer en 5e position à ce moment là (derrière Polnareff et Becaud). 

Il finira en 15e position (Sheller et Etienne Daho devant lui...).  C'est tellement anecdotique mais allez, soyons-en content. 😑😐

J'en profite pour citer Nicolas Ungemuth (qui hélas ne consulte pas ses mp -je voulais savoir d'où sortait cette citation... et en profitais pour lui dire que j'aurais aimé que quelqu'un organise une rencontre avec lui et JLM, notamment autour de leur intérêt commun pour Peguy). 

 « Toutes les nécrologies parues dans la presse depuis ce matin sont proprement affligeantes, écrit-il. On ne parle que de ces joutes sur les plateaux de télévision. Mais Jean-Louis Murat [...] ne supportait tout simplement pas de devoir débattre avec des incultes, lui dont la culture musicale et littéraire était hors normes. Il disait juste ce qu’il pensait. C’était un "mécontemporain", une sorte de Philippe Muray avec une guitare. »

 

 

LE LIEN EN PLUS

Pas envie pour l'instant de sortir les articles "ils nous ont quittés en 2023"...  Mais Benjamin Locoge, (avec lequel j'ai discuté au dernier trianon, ils étaient très peu de journalistes ce soir-là), merci à lui, met le best of dans son top ten des albums de l'année.   Article réservé aux abonnés. Si quelqu'un tombe dessus!

https://www.parismatch.com/culture/musique/decouvrez-le-top-des-albums-de-lannee-2023-232731

 

LE LIEN EN PLUS faisons nous un ami en plus

Le réalisateur vosgien Erwan Le Duc a choisi de faire écouter "nos amours débutants " dans l'émission le grand canal (Eva Baster).  Il raconte à la 40e minute, qu'il avait failli appeler son film "perdrix" ainsi... et qu'il aimait beaucoup Jean-Louis et qu'il est très triste de sa disparition...et donc heureux de l'entendre.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-canal/grand-canal-du-mardi-19-decembre-2023-2333184

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #2023 après, #bibliographie

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Publié le 14 Décembre 2023

Bonjour,  ouh ouh ouh (rappel du titre)!

J'ai oublié de fêter notre anniversaire:  le blog vient de passer le cap des 14 ans (né le 3/12/2009 sur un coup de tête... d'où le nom que je traine depuis). Pour l'instant, pas question de lâcher...  

On fête ça en musique avec un compagnon de route de Jean-Louis Murat. On l'a aperçu au Fotomat le 22 juin dernier pour venir voir "Mlle personne"... peut-être qu'il repassera par là... 

Mais en attendant, il nous a offert cette semaine une belle version de sa chanson "le Charme", live aux Vinzelles, à Volvic, sorti en 1992 sur l'album "amaretto" (sur les disques du crépuscule, fameux label belge dont on a déjà parlé et qui signait également Marie Audigier.. avec certains titres signés Alain... ).  Murat a repris ensuite cette chanson sur sa première tournée.      infos complémentaires sur un des premiers sites muratiens. ou encore ici et sur baby bison

 

Alain Bonnefont, ex-Clara, Rancheros, a aussi composé "le venin", "les hérons", "le fier amant de la terre", fut de "passions privées",  "mustangotour", des Koloko, de la collaboration avec Marie Möör,  ou encore compagnon de tournée solo pour "Tristan", ou membre du all-star band à filles Steve McQueen... avant de devoir reprendre une activité salariée. Jean-Louis s'en était alarmée dans plusieurs interviews... Depuis, Alain a retrouvé le chemin des scènes auvergnates, le plus souvent avec Jérôme Caillon, autre Rancheros (projet Root Songs).  On les retrouve à ROYAT le 21/12 au Moulin des pierres. 

La version du disque: 

La version de Jean-Louis Murat: 

ET une reprise par Christophe Adam, avec lequel il a joué dans FAFAFA (certains clermontois se demande encore pourquoi ce groupe n'a pas eu le succès national qu'il méritait). 

Et une reprise de Murat par Alain: 

3 chansons de Bonnefont/Caillon disponibles en vidéo: 

Autres merveilles à découvrir: 

https://www.youtube.com/@MrBonnefont

 

LE LIEN EN PLUS 

J'ai en ma possession, offert par Matthieu, le généreux, le disque de Georges Megalos, dans lequel Alain chante magnifiquement deux  chansons.  Une très belle histoire:  George a  accompagné : Piaf, Trenet, Brassens, Brel, Bécaud, et mis son médiator au service de plusieurs notoriétés jazzy (Michel Legrand, Quincy Jones, Stéphane Grappelli...), et il a commercialisé son premier disque à 83 ans!    Il est décédé en 2016. 

https://www.liberation.fr/culture/2006/05/19/georges-megalos-quartet-georges-megalos-quartet_39861/

J'ai découvert plus tard que Nicolas Paugam (the reason why sur Aura aime Murat)   l'a bien connu.   

[J'en profite pour parler du nouvel album de Nicolas "la délicatesse" comme toujours salué par la critique: addict  ou télérama ou  france bleu

Plus d'infos sur Georges Megalos (reportage en plusieurs parties) : ici

On n'est pas du genre à laisser tomber dans les oubliettes  un auvergnat ici! Qu'on se le dise!

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres

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Publié le 9 Décembre 2023

bonjour,

L'occasion fait le marron (chaud de décembre) :   virée en Auvergne le week-end dernier! Release Party d'Adèle COYO, écoute d'artistes et échange avec le Fotomat pour un prochain événement en juin 2024, conf de rédac avec ma acolyte (sous le regard bienveillant de Matthieu, qui veille toujours sur les amateurs de musique clermontois dans son couloir)... et randonnées.. Presque 10 ans tout juste après une autre petite virée plus rapide:  le concert matinal des 10 ans de France Inter, le premier avec les DELANO, avant BABEL.  

PREMIERE PARTIE NOCTURNE: 

On s'attendait à une belle assistance au Fotomat pour le concert de sortie du premier album d'Adèle Coyo (le vent décide);  avec Sophiane Productions (Cocoon, Rogojine...) aux manettes, je pensais que le petit monde de la musique clermontois se déplacerait. Non, c'était intime... et la neige sur Aurillac a empêché quelques supporters de la cantalienne de venir. Ce qui n'était pas le cas de quelques muratiens! L'ami JLL de Paris et Laurent de Marseille ont fait le déplacement!  Je n'y suis pas tout à fait pour rien et ça me fait donc plaisir.  Le talent d'Adèle n'avait pas sauté aux yeux de Stardust pour le CD aura aime Murat, et une petite argumentation avait été nécessaire de ma part. La livraison du titre  "tout est dit" est venue clore tout débat!  D'où la bonne place sur le CD (avec le streaming, on constate que les premiers titres des disques sont très largement plus écoutés)...  Adèle a ensuite fait vivre sa version via un joli clip... et continue de l'inclure dans son tour de chant en  présentant la chanson comme une étape importante de son parcours. D'ailleurs, il est question d'AURA Aime Murat dans les  articles qui lui sont consacrés (Francofans, L'humanité magazine... ) et là, encore, je ne boude pas mon plaisir. C'était malgré tout ça, une surprise de voir dans le livret de son nouvel album la mention de Jean-Louis Murat.   Il y a peut-être un peu de storytelling là-dedans (elle ne le cite pas dans une interview récente), une volonté de la raccrocher un peu à la montagne auvergnate (cf pochette), alors que l'inspiration est par moment plus "marine"(je parle de l'eau)... même si le vent, la nature, les orages, sont bien présents et nous rappellent l'univers muratien.  En terme de promotion, j'aurais sans doute moi choisi d'évoquer plus encore le courage, comme une  nécessité, qu'elle a eu de se lancer, la trentaine bien tassée,  dans la musique, en abandonnant son poste d'éducatrice... alors que "les jobs à côté" (comme il disait) devient un peu la norme chez les artistes Indé. 

En tout cas,  "intemporel, touchant, j'ai été touché" a déclaré Didier Varrod sur cet album. 

https://www.adelecoyo.fr/

Voici le mot qu'elle écrivait le 26 mai dernier :

Il y’a des rencontres qui nous marquent plus que d’autres.
La première avec Jean Louis Murat s’est faite comme beaucoup, à travers ses chansons.
Puis lors d’un concert sur la tournée Babel, je découvrais un homme sans filtres, un musicien talentueux, un immense poète, et une désinvolture unique qui m’a touché.

Lors de sa dernière tournée j’étais invitée à un concert et à le rencontrer après dans la loge…
J’avoue que j’étais heureuse mais pas 100% sereine !

J’ai écrit quelques mots en rentrant chez moi, parmi eux :
« J’ai rencontré un homme sincère empreint de sensibilité et poésie…. Sûr nos chemins se recroiseront… ».

Je me souviendrai longtemps de notre échange, de ce môme éternel, de ce qu’il m’a dit ce soir-là …
Triste de le voir partir.

Les chemins qui mènent à Jean-Louis Murat sont et seront encore nombreux mais le vide qu’il laisse aujourd'hui est à la hauteur de son héritage … immense.

 

Week-end auvergnat : Coyo belle et coteaux beaux (Clichés n°62)

Bon, alors, cette soirée?

Invités par Talk Back Studio (Louis Fayolle alias Delayre, musicien et arrangeur d'Adèle) qui travaille avec eux,  nous avons eu deux premières parties agréables : en premier, une membre du duo  lyonnais Bleu Lagon a dû improviser un petit set solo (sa collègue était malade), et on a découvert une excellente musicienne (guitariste). FFAR ensuite, a chanté son troisième EP ("la traversée"), à la guitare avec de belles  orchestrations enregistrées, les compositions sont sympas.  

Adèle Coyo a ensuite rejoint la scène associée à Delayre (machine) et Laurent Berthon à la 2e guitare (Laurent joue également avec le groupe Arcwest avec Jack Daumail). Là encore, c'est bien agréable et la Dame chante très bien. L'assistance un peu clairsemée n'aide pas à ressentir de la chaleur,  et Adèle reste sur la réserve, devant les yeux de Fred Roz (Directeur artistique et coach scénique, dont elle avouera qu'il l'a parfois fait pleurer). Ce soir, le regard d'un des historiques du rock clermontois semble d'une grande bienveillance sur sa protégée.  On apprécie quand le set s'aventure dans le plus rythmé (avec une version "concert" de "touché coulé" il me semble, qui rentre en playlist sur FIP ).  

Prochaines dates:
30/03/24                            SALLE CULTURELLE                                                                   ST ELOY LES MINES(63)
27/03/24                            LA 2DEUCH                                                                                                   LEMPDES (63)
14/02/24                            LES 2 PIEDS SOUS LA TABLE                                                                   AURILLAC (15)
16/12/23                             ZIMPHIL                                                                                                    MARCOLES (15)

On attend une session live filmée, avec Denis Clavaizolle. Je partagerai!

Week-end auvergnat : Coyo belle et coteaux beaux (Clichés n°62)

Voici la version du soir de "tout est dit": (pour le live au fotomat: on préférera la vidéo du 24 juin dernier -avec les choeurs du public-, pour le son: le live en studio et pour les images:  le clip de la version du disque)

- On reparle prochainement de DELAYRE dont on a apprécié le talent d'arrangeur avec FFAR et Adèle...   

 

- DEUXIEME PARTIE DIURNE: 

Il y a la nuit, il y a le jour... où l'appel des sommets est irrésistible. Mais avec la neige en abondance et l'état des routes, difficile d'accéder à nos points habituels (Guery, col...). Je m'arrête avant Orcival, sous le lac du Servières.... et on voit où ça nous menera.

Week-end auvergnat : Coyo belle et coteaux beaux (Clichés n°62)
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Arrivé au point Embrasse moi paysage: "Dernier nuage  Aperçu sur l 'Aiguiller  Derniers feux" , mais pour constater que "l'Ouire est blanc, il a neigé", il manquera quelques pas et un coin d'éclaircie...

Entre Douharesse et Servière: ça se dégage quand même un peu... 

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vue inédite pour moi:

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Les eaux du lac sous un soleil timide offrent presque un arc en ciel:  

Je suis parti comme tu le sais à l'improviste. Pas eu le temps non de faire mes adieux.

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Pas vilains ces petits puys... Peut-être que demain?

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On change d'ambiance le lendemain... et effectivement, pour ne pas aller trop loin, ça sera Puy de la Vache, et de Lassolas, que j'avais fait en été. Mais ça se mérite, + 200 mètres à gravir avec des escaliers...

 

Week-end auvergnat : Coyo belle et coteaux beaux (Clichés n°62)
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Panorama du Puy de la Vache: 

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(en zoomant, on voit même l'arrivée du téléphérique du Sancy)

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Entre brumes et soleil... Le Dôme a choisi

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LE LIEN EN PLUS

On retrouvera tout ça chez l'ami Laurent Guillaume (chroniques d'en haut) sur France 3 le 28/01/2024. Ils étaient de tournage ces jours ci là bas, après avoir consacré une émission au monde de Jean-Louis Murat.

 

 

 

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Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres, #montagne - rando et photos

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