Bon, ça commençait à être un secret de polichinelle... et comme souvent, c'est les sites de vente qui m'obligent à vendre la mèche. Ce jour, ils annoncent la sortie du livre (le 18/04/2024) en proposant de pré-commander :
Et oui, c'est donc Pierre Andrieu et la maison d'édition le Boulon, la "maison d'édition radicalement rock", qui ont réagi le plus vite pour sortir un livre sur Jean-Louis Murat, avec un titre bien sympathique les jours du jaguar (252 pages).
Pierre Andrieu est un vieux camarade que j'ai dû connaître avant le blog depuis que je laissais quelques comptes-rendus de concert sur le site concertandco dont il s'occupe. On aura ensuite partagé quelques bières à la coopé, ou avec les Cure à Lyon. Il est désormais rattaché à un souvenir tout particulier : en rentrant de l’enterrement, il m'a appelé, bouleversé, pour me dire que Jean-Louis avait bel et bien prévu de venir jouer au Week-end Murat, ce que je n'osais pas espérer. Le téléphone pleure. Tout ceci pour dire qu'on ne pourra pas taxer d'opportuniste l'entreprise de Pierre, auvergnat résidant sur le plateau (Parc naturel des volcans), qui avait notamment interviewé plusieurs fois Jean-Louis. Il s'agit de son premier livre.
Bonne surprise : le livre est annoncé à un prix très raisonnable pour un livre avec illustrations, et voir le nom de Murat aux côtés des livres sur Lee Haszlewood, Talk Talk, Buddy Holly, D. Darc, Curtis Mayfield... ça lui aurait plu.
Et on en profite pour vous annoncer que Pierre ANDRIEU sera présent pour un stand dédicace lors du Week-end Murat, le samedi 22 juin au Fotomat (on vous donne les infos d'ici fin janvier)!
En attendant, voici la page qui est consacrée à Pierre dans "Une histoire du rock à Clermont-Ferrand" de Patrick Foulhoux qui recueille le témoignage d'une soixantaine d'acteurs de 50 ans de rock (dont Pie, Bonnefont, Stéphane Mikaelian, Marie Audigier, Morgane Imbeaud...) :
Voici la bio qui va accompagner le livre:
Né dans le puy-de-Dôme en 1971 et basé sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, Pierre Andrieu est journaliste musical pour le site www.concertandco.com depuis presque 25 ans, tout en faisant des piges régulières pour les magazines Rock & Folk, New Noise et Plugged. A ce titre, il a publié de très nombreuses chroniques de concerts et de disques d'artistes français et internationaux, mais aussi réalisé pas mal (six, pour être précis) d'interviews de Jean-Louis Murat, mais aussi de The National, Brian Jonestown Massacre, Bertrand Belin, Tindersticks, Elysian Fields, Daniel Darc, Liminanas, Thurston Moore, King Gizzard, Steve Albini, Black Angels, Grandaddy etc. Il a par ailleurs interviewé et reçu en shows cases toute la scène clermontoise (The Delano Orchestra, Mustang, Cocoon... ) lors de son long passage à Radio Campus Clermont, radio associative qu'il a quittée car on lui reprochait de passer trop de titres de Jean-Louis Murat dans la playlist (oui, c'est vrai)
LE JOUEUR EN MOINS
Quand le Maréchal se comparait au Kaiser:
« Moi, la seule question de base, c’est le complexe de l’échec, c’est à dire que si on est archi-dominé, je passe en défense centrale, si on domine je passe devant. On peut faire l’analogie avec la musique. Les batteurs font les bons gardiens de but. Les solistes aiment bien jouer devant. Les bassistes n’aiment pas trop le foot ». (…) « Quand je joue, de toute façon, c’est moi qui dirige les manoeuvres, j’ai une vision d’ensemble, je suis d’emblée PLATINI, un peu BECKENBAUER, un peu PELE ».
LE LIVRE EN PLUS
Pour rappel, il y a quelques jours on vous annonçait un autre livre mais qui sortira à la fin de l'année:
1) Les réseaux sociaux de deux rédacteurs (parmi la vingtaine dont Dicale, Cachin, Ghosn) m'ont appris l'existence du livre Rock La France réalisé sous la direction de Patrice Bardot, Alexis Bernier et Didier Varrod.... Chargé de causer de Lyon, Christophe Simplex met à l'honneur le Voyage de Noz ce qui était déjà une information sympathique. Et on apprenant que c'était naturellement à Patrick Foulhoux qu'il avait été demandé de causer de Clermont. Ça ne garantissait pas qu'on y lise beaucoup d'éléments sur Murat vu que le Monsieur s'intéresse à beaucoup plus rock... Mais soit, Varrod et Barbot, c'était rassurant de ce côté là. Dans ce pavé grand format de 255 pages (Marabout/radio France), on allait bien trouver de quoi vous fournir votre dose...
Le sous titre est "60 ans de guitares et d'électricité", les auteurs ne vont pas au delà pour définir le rock, et précise qu'il n'y a pas là volonté encyclopédique et exhaustivité. On est dans le domaine du subjectif. Pour autant, c'est bien dommage de ne pas nous mettre un index avec l'ensemble des artistes cités si nombreux. A ce sujet, j'ai tenté de contacter sans succès deux patrons du projet ( P.Barbot avait répondu à mes questions en 2015), avec quelques questions... mais sans succès (je leur reprochais de ne pas citer les auteurs des articles, mais oups: cela figure dans le sommaire avec les crédits photos, on voit que les 3 directeurs ont énormément travaillé!).
J'ai lu le livre avec intérêt. On se promène entre articles de synthèse par décennie, salles mythiques (Golf, Gibus, Rose bonbon, ou moins : Le bar Three), labels (Cobra,...), artistes (dont interviews inédites me semble-t-il) et personnalités (Constantin, Bruno Lion), courants musicaux ("le nu métal"...), et des choix de disques par période histoire de rattraper peut-être quelques oublis, puis des villes.
J'ai notamment retenu les propos sur l'amateurisme des tournées dans les années 70 (interviews de Burgalat et Camus), et qui m'évoquent notre article sur le Festival de la Bourboule.
Quelques artistes à l'honneur : Daho (interview et article+ article sur Rennes), Ferrer, Miossec et Dominique A, Bashung, Noir Désir, Indochine (dieu du stade), Louise Attaque et je pioche un peu au hasard : Superbus, mlle K, Saez, Dionysos, des groupes récents à succès Shaka Ponk, La Femme, The Liminanas, Feu C!, Added.... sans oublier Jojo et Téléphone et rappel (insus) à travers plusieurs articles mais aussi nombreux groupes moins connus : Frustration (born bad records), Cheveu... Luke est mentionné via "la tête en arrière" (10 disques des années 2000) aux cotés d'Izia et Mickey 3D, Eiffel.
Et donc, forcement, à quel honneur à droit Jean-Louis Murat? Si Daho a droit à tout ça (lui pas si électrique que ça!)... Euh, je cherche... Richard Pinhas, The Frenchies, Kalfon, Kid Pharaons (dans lequel joua stéphane Reynaud) soit... on va dans les placards: Edith Nylon que les Clara ont failli démolir... on va dans toutes les pièces : les Frigos, WC3... Ah... euh... Et Murat, on finit par le trouver dans le choix de disques des années 90 avec Mustango:
"Figue essentielle de la scène française, paysan labourant la frontière entre folk, rock et chanson, cet auvergnat rochon à l'inspiration prolifique aurait mérité une plus grande exposition dans ces pages, mais le cataloguer rock français" serait réducteur. Sorti e 1999, et enregistré avec de nombreux musiciens américains aussi inclassables que lui (Marc Ribot, John Convertino, Joey Burns, Jennifer Charles....), ce disque compte parmi ses plus beaux et électriques.
Alors là, c'est quand même très amusant! Qu'on fasse un mea culpa d'accord, mais tenter de justifier par le "cataloguer rock français serait réducteur"... alors que les auteurs n'ont pas ses scrupules pour Daho ou Dominique A... je me suis esclaffé! Alors même que pour moi, Jean-Louis est une vraie figure du rock, par son histoire, ses goûts, ses choix, et son attitude et son instrument de prédilection (même si lui était critique sur ce qu'on pouvait rattacher au rock, préférant le monde des artisans du blues et du folk). L'événement de mai a dû arriver après la fin de la rédaction du livre certes mais... on a besoin d'être cajolé, non?
Je constate qu'Alexis Bernier apporte à France Info la réponse à une question que j'avais posé, et refait un mea culpa (oui repens-toi! flagelle toi, cher Monsieur) :
Quelle est la frontière, parfois ténue, entre le rock français et la chanson française ?
Je n’ai pas la réponse à cette question, on se l'est posée très souvent. Dans le livre, on parle d’Etienne Daho par exemple, qui évoque ses groupes de rock français préférés. Pour autant, je ne vais pas prétendre que Daho est un rocker pur et dur. Néanmoins, et c'est pour ça qu'il est là, c'est un parent proche, et un ami proche : il est nourri de toute l'histoire du rock français, par son amitié avec les Stinky Toys, avec Jacno, le fait d'avoir participé aux premières Trans Musicales de Rennes. Mais pourquoi est-ce qu'on a fait Daho et pas Murat ? Murat, c'est une sorte de country folk-rock à la française, un artiste que j'adore, on l'a évoqué, on a parlé de son album le plus rock, mais on aurait sans doute pu faire plus. Niagara, qui est typiquement un groupe à la frontière, a donné lieu à de nombreux débats entre nous. Au final, il y a Niagara dans le livre et je pense que c’est bien. Cette question de la frontière entre rock et chanson française est difficile, et finalement, on n’a pas vraiment cherché à la résoudre, préférant se laisser guider par notre instinct, notre passion et nos goûts. On assume nos partis pris et nos erreurs. Mais on était aussi limités par le nombre de pages du livre. Mon seul regret, c'est qu'on n'ait pas eu 40 pages de plus pour accueillir un peu plus de gens des coulisses comme Alain Maneval, un peu plus de villes, un peu plus de salles, un peu plus de groupes oubliés à tort. Je serais ravi de faire un volume 2.
Autre grand oublié : Manset! Pour voir le nom du chanteur de 2870 (pour faire référence à l'électricité), il faut être attentif en bas de page et entre parenthèse, et encore ce n'est que pour citer quelques collaborations de Bernard Estardy, que Bergalat cite comme un grand producteur "le Phil Spector de la variété française". Olivier Nuc disait hier (cf ci-dessous) quelle influence majeur il avait été...
On lit quand même quelques phrases sur Jean-Louis dans l'article sur Clermont : "A cette époque Jean-Louis Bergheaud fait ses premières armes avec le groupe Clara, drainant derrière lui toute une génération de futurs musiciens de premier plan". Puis : "Mais à Paris, Jean-Louis Murat a fini par voler de ses propres ailes, tout en restant éternellement fidèle à sa région". Et voilà... Dans l'article est cité, les Frère Méténier (Guillaume nous vaudra d'écouter Jean-Louis sur "la balla de melody nelson" et J. Daumail nous avait parlé de Philippe) et aussi "les mille et un projets de Vincent Rostan", que nous avons pu voir sur scène lors du "week-end Murat" en juin dernier.
Bon, quand je l'ai reçu et lu, j'avais envie de vous chroniquer plus en détail ce livre qui reste très intéressant (une fois qu'on a sauté les mises en lumière inutiles sur johnny ou Téléphone), mais le temps me manque. J'ai parcouru les années punk avec intérêt avec les groupes croisées quand on a travaillé sur Clara, avec le petit regret de ne pas y trouver le nom de Michel Zacha (producteur du LP Murat, Higelin pour lequel il était "le sorcier du son" n'est lui aussi présent qu'avec la mention de BBH75). J'avais noté que, c'est douloureux de le dire en tant que Lyonnais, mais la ville de St-Etienne aurait peut-être mérité un petit article (Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulouse y ont droit à côté des villes qui ont décroché le titre médiatique de capital du rock à un moment donné : Clermont, Rennes, Bordeaux). Ils ont si peu, on aurait pu leur faire cette honneur.
2) Dans la série "Murat trop important pour en parler", je me suis farci hier soir (près de deux heures avec un présentateur qui va finir sur Cnews) une émission sur le figarortv qui avait pour but de dresser une liste des 30 plus grands chanteurs/ses français. Avec Olivier Nuc, ça me semblait intéresser et ne connaissant pas physiquement Nicolas Ungemuth que je suis sur fb, j'étais curieux. Bon, ça n'avait vraiment aucun intérêt... mise à part celui qu'on peut avoir à suivre la fin du concours de l'Eurovision... ou à contempler les subjectivités des deux journalistes (Olivier Nuc a ainsi choisi de placer Manset, Burgalat ou Jean Guidoni par exemple).
Mais soit, on arrive vite à Jean-Louis Murat (36e minutes) qui est placé au départ à la 5e place. Olivier Nuc veut le placer en 3e position : derrière Samson et Brassens, devant trenet, Polnareff, Becaud, Bashung, Dominique A) mais c'est Ungemuth qui prend ensuite la parole : "moi, respect total pour Murat. même si j'écoute très très rarement sa musique [leitmotiv de l'émission pour lui, fallait pas l'inviter] mais quand je l'écoute, j'y prends beaucoup de plaisir, même l'homme, j'aime son caractère, sa franchise, son intelligence, et j'aime son courage, car il a fait une musique assez courageuse qui ne rentre pas dans le moule". Le présentateur se tourne vers Olivier, "vous étiez proche de Murat...." et Olivier : "j'aimais sa musique avant d'être proche de lui, et j'ajouterai rien et je reprendrais mot pour mot ce qu'a dit Nicolas". ... Voilà d'où ma petite frustration... sur laquelle j'éditorialise un petit peu (avec mauvaise foi? d'autant que peut-être Olivier craint d'en parler avec trop d'émotions) , mais il y a peut-être du vrai dans le constat qu'on a statufié Murat, mais qu'on laisse pour l'instant la poussière se poser sur le monument.
Pour revenir à l'émission, le 3e larron, qui défend la variété (Sardou, Goldman qui s'est fait "pulvérisé" par les deux autres), dit qu'il ne connait pas suffisamment Murat pour s'exprimer. Il est donc question de la popularité comme critère mais Nuc et Ungemuth ne souhaitent se positionner que sur la qualité. C'est ce dernier qui tranche pour le placer en 5e position à ce moment là (derrière Polnareff et Becaud).
Il finira en 15e position (Sheller et Etienne Daho devant lui...). C'est tellement anecdotique mais allez, soyons-en content. 😑😐
J'en profite pour citer Nicolas Ungemuth (qui hélas ne consulte pas ses mp -je voulais savoir d'où sortait cette citation... et en profitais pour lui dire que j'aurais aimé que quelqu'un organise une rencontre avec lui et JLM, notamment autour de leur intérêt commun pour Peguy).
« Toutes les nécrologies parues dans la presse depuis ce matin sont proprement affligeantes, écrit-il. On ne parle que de ces joutes sur les plateaux de télévision. Mais Jean-Louis Murat [...] ne supportait tout simplement pas de devoir débattre avec des incultes, lui dont la culture musicale et littéraire était hors normes. Il disait juste ce qu’il pensait. C’était un "mécontemporain", une sorte de Philippe Muray avec une guitare. »
LE LIEN EN PLUS
Pas envie pour l'instant de sortir les articles "ils nous ont quittés en 2023"... Mais Benjamin Locoge, (avec lequel j'ai discuté au dernier trianon, ils étaient très peu de journalistes ce soir-là), merci à lui, met le best of dans son top ten des albums de l'année. Article réservé aux abonnés. Si quelqu'un tombe dessus!
Le réalisateur vosgien Erwan Le Duc a choisi de faire écouter "nos amours débutants " dans l'émission le grand canal (Eva Baster). Il raconte à la 40e minute, qu'il avait failli appeler son film "perdrix" ainsi... et qu'il aimait beaucoup Jean-Louis et qu'il est très triste de sa disparition...et donc heureux de l'entendre.
En attendant lundi avec une interview inédite, on passe par un marronnier du blog: Olivier ADAM! Et je répare une erreur : dans l'article du 6/10, je parlais de la sortie de son dernier livre car il parlait de JL MURAT dans une interview.. mais j'ai dit qu'il n'était pas mention du chanteur dans le livre, un recueil de poèmes. Et bien, en fait, c'est faux! Jean-Louis Murat est même mentionné dans le texte de présentation sur tous les sites qui proposent le recueil à la vente... et ça m'étonne que ça m'ait échappé jusqu'à là. Rien de très conséquent toutefois...
Des chemins de traverse, des bordures, des lisières. L'enfance, les départs en vacances, « Renault 20 caravane ». Leonard Cohen, Modiano, Jean-Louis Murat, Dominique A. Les bleus, les écorchures. La confiance fragile de celui qui ne croit qu'en la chaleur d'une main dans la sienne. Les lotissements périphériques et la maison sur la falaise, là-bas, dans l'embrasure littorale. Kyoto, « coeur insulaire », désir en archipel. Les souvenirs que l'on raconte et ceux que l'on invente. Les étés caniculaires et les matinées grises. Le coeur qui s'emballe et le coeur qui démâte. Un chant, le blues, cette musique. Et puis l'immense fait de si peu... « Nobody has to know », écrit Olivier Adam, comme pour s'excuser de faire entrer la vie dans ses poèmes. Nobody ? Pas tout à fait. En poésie, nous sommes nombreux désormais à croire le bonheur possible avec toi.
Et je tombe sur un spectacle à la Maison de poésie où il a récité quelques uns de ses textes...
« partout je me suis toujours cherché / mais j’ai toujours veillé / à ne jamais me trouver / de peur de me faire mal / de me faire la peau / de me régler enfin / mon compte. » Il y a l’empreinte d’un Georges Perros dans cette façon de se regarder en face. Franche. Désolée. Il y a surtout le premier et très inspiré recueil de poèmes d’Olivier Adam, fragments murmurés d’une « contrevie ». Du passé bien passé, bien perdu. Des manquements, des remords, des incompréhensions, des impossibilités à jouer la comédie. Ce rôle-là, il ne le tient pas « de travers ». Tout au contraire : c’est sa peau.
C'est un peu fragile et tendu au début et puis Olivier prend confiance, c'est presque du chant par des courts instants, et les amateurs des chansons en Talk over de Florent Marchet y retrouveront quelques plaisirs et... "techniques" (Entre Adam et Marchet, il y a Arnaud Cathrine avec lequel Adam a correspondu -échanges qui ont été publiées-, ah, je découvre qu'Arnaud est conseiller artistique de la Maison de la poésie et remercié à la fin du spectacle).
A propos d'un ami de jeunesse : Murat est dans le décors d'une pièce (11e minutes)... et il revient ensuite : "et je me disais toujours pourquoi moi? Même si Cohen, même si Murat, même si Buckley à l'Olympia, et sa mort à venir sous nos yeux" (15e minutes)
Et à la dernière chanson (période étudiante)... "Jean-Louis Murat Mylène Farmer" (1h01) pour planter un décors... avec beaucoup d'autres noms cités... Il y a l'amitié qui s'ancre avec des marqueurs: les bandes sons des moments, les lectures fondatrices.
Amusant hasard (enfin moi, ça m'amuse... enfin: ça me fait lever un sourcil), cette semaine, à la Maison de la poésie, on a pu croiser des muratiens sur scène et dans la salle : c'est Thomas B. Reverdy qui était invité à lire le grand secours son dernier roman, une journée autour d'un lycée de banlieue... Micro-critique: On s'attend au drame absolu, et puis finalement, certains permettent que "ça tienne"... On espère retrouver ça rapidement sur la chaine yt de la Maison de la poésie.
Gonzai nous propose une mixtape de Prieur de la Marne. Collage de films, de sons, de cinéma pour nous dire "deux ou trois choses que je sais d'elle"... et nous fait écouter Murat et J. Charles dans "monsieur craindrait les demoiselles"... avec quelques dialogues fameux de "Diabolo menthe"....
Bon, de fil en aiguille... et pour rester dans les souvenirs de jeunesse et l'exploration du passé à la suite d'Olivier Adam, j'en profite pour vous faire écouter mes camarades du Voyage de Noz (Stéphane Pétrier) dans leur reprise de Diabolo Menthe, dans le cadre du très agréable projet CinéSongs de l'agence Stardust:
Petit tour au supermarché culturel où Noël approchant, quelques beaux et gros livres sont apparus... et j'ai glané quelques "mentions" de Jean-Louis Murat. Rien de folichon.
- D'abord, un livre sur Françoise Hardy: (son Inter-ViOUS ET MURAT de 2010 revient plus en détails sur Memory divine)
Bon, pour trouver le nom de Murat, sinon, il reste les nombreux livres sur Mylène Farmer et sur Indochine.
- Christian Eudeline... qui oublie quand même un tout petit peu beaucoup le succès de "si je devais manquer de toi" par exemple... même si on ne peut pas nier le coup de projo brûlant sur Murat avec le single "regrets".
- Ce livre-là est plus ancien, j'avais oublié de le faire figurer sur le blog. Il est "signé" F. Lecoeuvre. Pas vraiment de développement sur Jean-Louis Murat.
- Côté indochine, là aussi, j'avais ça sous le coude depuis un moment: Jean-Eric Perrin (octobre 2021) Des petits textes sur les collaborations avec Jean-Louis Murat (où il n'est pas précisé le rôle de Rudy Léonet...).
- Pour finir, "Radio Rock, les grands animateurs racontent" par Laurent Jaoui (castormusic), un livre d'entretiens avec Assayas, Patrice Blanc-Francard, Jean-Jean, Conte, Jouffa, Lang, Manzoni, Mazoyer, Valli, Zegut, Bigot et Varrod et quelques autres. Si je ne m'abuse, seul Bigot a déjà écrit son livre de souvenirs (on en a causé en 2017), Jouffa a sans doute du le faire aussi... et dans le lot, on imagine bien, forcement, certains parler de Jean-Louis Murat. J'ai acheté... et côté "muratien", c'est un peu décevant. Pour le reste, cela fera un petit complément aux interviews "rock critiques" de Gonzaï.
Je me suis tout de suite dirigé vers les pages "LENOIR"... Où il raconte son premier essai de Black Session sur Europe 1... avec "Cheyenne Autumn" (Laurence Boccolini a déjà raconté ses souvenirs avec le visiteur régulier) mais préfère ensuite s'attarder sur Daho et Dominique A ("le premier, tout à coup, la langue est présente, c'est une langue de poète"...).
Je file ensuite sur l'interview de Didier Varrod qui aurait plu à Matthieu puisqu'elle revient longuement sur l'historique qui l'intéressait tant avec JL Foulquier. Murat figure dans une petite énumération (dernière photo)... et c'est tout..
On reviendra vite sur le cas de Didier Varrod dans un prochain article "bibliographie"... et pour énerver tout le monde, on termine avec le propos sur "les français" de Michka (bon, on le connait, rien d'étonnant):
Et juste avant, ce même Matthieu nous avait livré une interview audio (fait avec Thibaud) du maître "Very good trip" (dommage qu'il faille tendre l'oreille pour entendre fugacement la voix de Matthieu) dans lequel on retrouve beaucoup de propos du bouquin ci-dessus.
Vient de sortir chez Glenat (Hommes et Montagnes), le recueil des portraits réalisés par Fabrice Lardreau dans la revue La Montagne et Alpinisme (essentiellement), le magazine du Club Alpin Français. Ca se nomme Leurs montagnes, 32 personnalités racontent.
Et l'entretien de Jean-Louis Murat de décembre 2013 y est reproduit sur 6 pages.... avec une mention dans l'avant-propos: "J'ai ainsi appris avec tristesse la disparition de trois personnalités marquantes: Axel Kahn, Michel Butor et Jean-Louis Murat. Ces hommes m'ont beaucoup appris [...] Du troisième, j'ai en tête "le col de la Croix-Morand", chanson magique et envoûtante, véritable hymne à la montagne: pour ce monde oublié, de royaume enneigé, j'éprouve un sentiment profond"*.
L'article original est en ligne sur le blog. Allez le lire et revenez, j'ai des choses à vous dire!
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Pour bouder notre plaisir, on pourra toujours regretter, comme toujours avec ce genre d'ouvrages de compilations (je pense à la Française Pop de Conte/Berberian dont j'avais parlé) que l'auteur ne remette pas en perspective ou actualise les informations sur les personnalités interviewées. Il faut donc prendre cela comme des archives de presse, et bien prendre note de la date de parution (de 2013 à 2022)... et pour Murat, se résoudre sur la thématique "montagne", à ce qu'il ne soit pas question de Babel par exemple... ou que l'erreur classique à l'époque de situer sa naissance à La Bourboule ne soit pas corrigée.
Je m'interroge aussi sur la phrase "à 17 ans, il se marie et devient père", comme si la décision de se marier n'était pas liée au fait de devenir père. Fabrice indique ensuite que c'est après le divorce, que Jean-Louis commence à vadrouiller... C'est effectivement ce qui a été rapporté souvent, mais c'est en famille que Jean-Louis a débarqué à Paris chez son oncle journaliste Edmond. Sa cousine marquée par ce souvenir d'enfance me l'a rapporté.
Le tout reste quand même très intéressant, même si l'article, ai-je l'impression, laisse assez peu la parole à Murat par rapport à d'autres interviewés (il a été peu prolixe lors de l'entretien?). On trouvera donc évoqué sa passion pour Messner (Matthieu regrettait de nous quitter sans en avoir fait un article), le plus médiatique et contesté René Desmaison (dont il raconte qu'il le suivait de conférence en conférence, Desmaison était un grand nom des "Conférence du monde"), des personnages comme "Marie Paradis la première femme à avoir gravi le Mont-Blanc en 1808", la période où la moitié des livres qu'il achetait était consacrée à la montagne, l'Himalaya.
* tant pis pour le sous-texte érotique (que le Muratien à l'esprit mal placé recherchera vainement dans les 32 témoignages).
En lisant les autres articles (sans doute à faire petit à petit car le procédé est un peu répétitif, avec une partie biographie systématique), les amateurs de montagne seront amenés à réfléchir à leurs propres sentiments et émotions. Les mots d'Axel Kahn et Boris Cyrulnik qui racontent comment ils ont pu être saisis par l'émotion à certains endroits, "parfaits", cette rencontre avec le sentiment de "bonheur", de fréquenter la beauté sont par exemple très beaux. Cela m'évoque fortement les propos de Murat dans l'émission "A la dérive" (radio nova). On retrouve avec Belinda Cannone ce même moment de conscience: "cette totale fusion avec le décor dans lequel on évolue" (Fabrice Lardreau cite Romain Rolland qui a nommé cet instant "sentiment océanique"), et Belinda de raconter les 3 endroits où elle a ressenti cela: "on est en continuité avec tout ce qui nous entoure, les rochers, la montagne, les rivières. Je suis athée, mais cette expérience se rapproche pour moi de la mystique...". Murat toujours: "maintenant que je suis un grand garçon, et je me rends compte de ça, cette ombre, cette température, cette couleur, tout, c'est comme si j'étais à l'intérieur de moi. Je pourrais mourir ici, par exemple, je serais entouré ce qui est essentiel" ("à la dérive"). Valentine Goby parle elle "d'expérience radicale d'émerveillement".
Rapidement, je me suis interrogé en lisant ces pages : mais cette fascination, elle vient aussi de la peur de la montagne, personne n'en parle... et justement, l'article de Belinda Cannone fait le lien ensuite: "la montagne est le plus à même de procurer ce genre d'expérience [mystique] car de tous les paysages naturels, elle est la seule à susciter ce qu'Edmund Burke appelait le sublime: une beauté tellement énorme qu'elle n'est pas entièrement distincte de l'effroi. En cheminant sur un sentier, un gravissant une paroi, nous gardons en mémoire cette vieille expérience humaine d'un univers qui, jusqu'à ce que les premiers touristes l'apprivoisent, a longtemps fait peur" (NDLR: c'est pour ça que je n'aime pas les traileurs dont la pratique pour moi méprise la montagne). Ceci dit, j'imagine que la contemplation de la mer, de l'océan, peut tout autant susciter ce même sentiment.
Michel Butor me parle aussi avec la fascination pour la montagne qu'il observait tous les jours et dont il s'inspira pour 35 vues du mont Sadia le soir l'hiver et neuf autres vues du mont Sadia, ou avec la façon dont il parle de ce bout de montagne pourtant un peu banal (1400 mètres) mais qui est son chez lui (massif des Voirons, près de Genève) et dont il n'est jamais "blasé". Heureux les hommes et Murat qui ont pu connaître ce sentiment?Point d'interrogation car Murat, dans l'émission nommée plus haut, après avoir exprimé un coup de foudre pour Douharesse, et aussi ce sentiment d'être à l'intérieur de soi, terminait par : "c'est l'enfer d'être de quelque part, vraiment dans mon for intérieur, je ne me sens pas du tout d'ici". Les contradictions toujours.
Les pages sur Luc Bronner donnent envie de lire son livre la montagne blessée sur Chaudun, un village abandonnée du Champsaur. Elles m'ont également ramené à l'univers muratien des chroniques paysannes même si Luc Bronner en journaliste est libéré de tout regard nostalgique. Il faut dire qu'il évoque par exemple les enfants illégitimes de la ville qu'on laissait en nourrice aux paysans et qui pour beaucoup décédaient assez vite... Les habitants de ce village finirent par vendre leur terre devenue stérile à l'Etat... et partir aux Amériques. (Ps: mince, Samuel, ami géographe de Jean-Louis, celui -là même qui lui a fait lire E. Reclus, me l'avait déjà recommandé! Il faut que je m'y mette. -c'est acheté!-).
Envie de lire suscitée aussi pour 8 montagnes et Sans jamais atteindre le sommet de Paolo Cognetti, qui est allé vérifier au Tibet dans un long périple s'il existait un seul et unique "peuple des montagnes"... ce qu'il semble finalement réfuter... On est bien d'accord, entre les Auvergnats et les alpins (plus ou moins tous des Suisses pour Murat), la comparaison est vite faite! Ah, mince, jusqu'à là, j'étais sérieux... Claudie Hunzinger, vosgienne, quant à elle, quand on lui demande sa nationalité, dit "je suis de la montagne".
On retrouve chez les nombreux auteurs interviewés la relation entre l'écriture, la création et la marche. Par exemple, Céline Minard explique avoir "besoin de marcher pour écrire, de sentir le rythme s'installer, mais aussi la fatigue, libératoire". Pour Murat, l'exercice physique, distinct de la contemplation, était nécessaire, mais il ne l'a pas relié me semble-t-il directement à l'écriture (l'artisan travaille dans son atelier). La fatigue, elle était peut-être plus un échappatoire pour se perdre de vue ou du moins se canaliser.
Un des grands intérêts du livre est de se dresser une très longue liste de lecture pour aller plus loin : outre les livres des interviewés, chacun y va de sa référence, des classiques: Hugo (Le voyage aux alpes), Rousseau, les grands récits de voyage (David-Neel...) en passant par Thoreau, Frison-Roche à des auteurs moins connus : Le mont Analogue de René Daumail, Steve Roger, Ascension de L. Hohl (les choix de Céline Minard) pour n'en citer que quelques uns.
Dans la liste des héros de la montagne cités, elle aussi très fournie (Maurice Baquet par exemple), je retiens le récit impressionnant de Nicolas Philibert sur les films avec Christophe Profit qui ont marqué ma génération (quelle tension de se retrouver dans une falaise à filmer un homme non assuré avec 700 mètres de vide et qui parfois se retrouve en échec dans un passage et doit faire marche arrière!)
Au rayon "auvergnat", Céline Coulon figure dans le livre, et elle évoque le Sancy, sans le relier à Murat, mais la référence est faite par l'auteur : "elle a une affection particulière pour le col de la Croix-Moirand, passage vers ce lieu magique, célébré par Jean-Louis Murat : «il n'y a quasiment rien là-haut, sauf une auberge toujours où on vient déguster des omelettes qui sont délicieuses. Ca fait partie des endroits mythiques pour moi»".
On retrouvera surtout Marie-Hélène Lafon, l'auteur "du Cantal", fille de paysans, "les derniers indiens" disaient-ils (F. Lardeau dit :"elle explique avoir grandi dans cette litanie de la fin du monde paysan" ce qui lui a donné ce besoin de transmission: «j'ai eu le sentiment que ce pays lui aussi allait disparaître, s'effondrer que les montagnes allaient littéralement s'écrouler [...], il fallait par conséquent saisir ce monde »). Elle évoque aussi le sentiment d'insularité (lien avec Vialatte), avec cet isolement : "cet univers austère, au climat rude, dont on dit qu'il ne connaît que deux saisons, l'hiver et le 15 août" et le regard des gens de la plaine sur les " gabatchs" ("des gens moins civilisés, un peu braques"), et notamment l'"humiliation sociale" ressentie aux journées de ski au Lioran devant les citadins qui se moquent. Inutile pour vous, chers lecteurs fidèles, d'illustrer le lien évident avec Murat dans tous ses propos... La fin de l'article en donne encore un supplémentaire : "l'aspect rugueux des montagnes, son austérité, entretiennent des liens profonds avec la discipline de l'étude et de l'écriture" dit F. Lardreau pour résumer les propos de M.H. Lafon.
Pour conclure, dernier petit clin d’œil (double, voire triple) à Murat, avec Matthieu Ricard qui cite Cartier-Bresson : " «je ne prends pas de photos, je suis pris par la photo ». Moi, je suis pris par les paysages".
1) Le BIEN PUBLIC nous propose un retour en photo sur le concert de jeudi soir. Un minitexte accompagne:
À chaque fois c'est la même chose. On se dit qu'il est passé de mode, dépassé par les rappeurs et les chanteuses à petite voix. Mais on retourne voir Jean-Louis Murat. L'Auvergnat a fait halte jeudi soir au club de La Vapeur. Pendant un concert où il a souri de la pénurie de moutarde, moqué les bières régionales, il a surtout chanté l'amour comme un ruisseau ardent qui irrigue toute une vie. La prochaine fois ce sera pareil. On hésitera encore un peu. On se sentira passé de mode. Et on ira écouter Jean-Louis Murat.
On voit la belle proximité avec le chanteur dans cette salle équipée d'une scène très basse et le public debout... et des jolies lumières... Pas un mot sur Raoul Vignal en première partie qui est un maître folkeux.
Mathias m'avait transmis la feuille de la set-liste. Immuable. Donc pas de surprise. Merci à Mathias pour les photos:
On était une nouvelle fois sur une affluence un peu réduite... Effectivement, on peut se poser la question de "la mode"... Même l'annonce du futur enregistrement dans l'article précédent ne me fait remonter presque aucune réaction...
2) Je vous annonçais en juin avec quelques détails l'arrivée en gare de La "Prose du transsibérien" dont Jean-Louis Murat a composé la musique. On connaît précisément l'heure d'arrivée : 2 décembre.
Cet enregistrement inédit du poème de Blaise Cendrars est le dernier projet de Jean-Louis Trintignant.
La Prose du Transsibérien rêve à un mélange et à une communication entre tous les arts. L’interprétation du regretté Jean-Louis Trintignant (1930-2022) est considérée par les spécialistes de Blaise Cendrars comme la meilleure jamais réalisée. L’acteur donne à entendre, par le jeu des modulations de sa voix la traversée d’un voyage éternel. La voix intemporelle de Jean-Louis Trintignant devient ici musique. On embarque à bord du train à travers la Russie en sa compagnie et celle d’Enki Bilal : les mots du poète, la voix de l’acteur et les couleurs du peintre communiquent et se répondent, la peinture et la musique sont enfin à nouveau du voyage.
Livre-disque d’art avec CD & Vinyle.
Édition de luxe limitée et numérotée, avec livret quadri intérieur 36 pages, incluant textes, dessins et peintures. Texte intégral du poème, préface par Claude Leroy, entretiens inédits avec Jean-Louis Trintignant, Enki Bilal, Jean-Louis Murat. Œuvres originales d’Enki Bilal.
Premier volume de la collection livres-disques d’art BOOKSON des Disques du Maquis, qui pour objectif de réunir toutes les formes d’art, littéraires, visuelles et sonores.
Le visuel est un peu décevant pour un objet d'art... mais on espère des belles illustrations de Bilal et on nous promet des propos inédits de Jean-Louis. Ca coute quand même 60 euros...
LE LIEN EN PLUS BIBLIOGRAPHIE
J'avais quelques minutes dans la bibliothèque de Grenoble hier... je me suis rendu au rayon musique... Juste eu le temps de trouver ça :
Livre "La Musique: 1970'-1980'-1990'-2000'" Relié du 18 décembre 2011 306 pages.
On le trouve d'occasion pour un prix correcte. le célèbre article de Bayon est le seul sur Murat qui figure dans le livre mais un index permet de retrouver quelques autres citations (articles sur Bob Dylan) et dans celui-ci:
De passage à la librairie-Disquaire "LA BOURSE" à Lyon, je suis tombé sur un beau livre format 33 Tours (un peu plus petit): "chanson française en vinyls", de Stan Cuesta, édition Erème, de 2009... Et je me suis dit que ça valait le coup de l'ouvrir... malgré la présence de Daho en couverture. Et en effet, Stan qualifie Murat de l'un des plus grands artistes apparus dans les années 80 avec Bashung... Je suis reparti avec.
Et en photo, la pochette signée Bettina Rheims* pleine page de passions privées.... Cet objet rare, avant sa réédition vinyle récente (toujours disponible)
*Pour rappel, il figurait une erreur dans la biographie "coup de tête" à ce sujet. A relire ici
Regrets est aussi mentionné sur un court passage sur Mylène Farmer: "duo somptueux, avec JLM que l'on n'attendait pas là", et également pour Julien Clerc "qui choisit les meilleurs".
Un joli bouquin avec des index qui permettent de retrouver les artistes et tous les graphistes et photographes des pochettes...
LA BIBLIOGRAPHIE DES PAS COPAINS
- Il y a pas mal de bouquins que j'ouvre sans succès.... et ça me surprend toujours!
1) Bon, un peu moins quand un des auteurs est Michka Assayas... mais vu l'idée du livre, quand même!
Les auteurs se sont amusés à trouver des morceaux (dont beaucoup de musique classique) pour "tous les moments de la vie"... quand on est amoureux, quand on a faim, ou quand on a envie de se suicider, quand on a la déprime du lundi, hypocondrie, grippe, confinement, hallucinations, solitude, perdu dans l'univers, chagrin d'amour, arythmie, découragement, deuil, dépression nerveuse et ainsi d'y trouver des remèdes... Et Murat qui nous a tellement parlé de tous ces maux, et qui "purgent les vipères" en chanson... et bien, rien! En tant que fans de Murat, vous admettrez avec moi, qu'il faut soigner le mal par le mal!! Pas de Placebo pour nous (le groupe y compris, même si pépé le Molko et JL se sont croisés sur le projet "trash palace").
À la façon d’un dictionnaire, cette musicothérapie brillante et amusante – qui permet de revisiter des classiques et de faire d’incroyables découvertes – raconte aussi comment de grands compositeurs et interprètes étaient convaincus de l’effet de leur mélodie, et offre des clés étonnantes pour surmonter les tourments de toute sorte, et se sentir infiniment mieux.
Même Manset solo medikaman nou ni:
Bon, en tout cas, je note dans la longue liste des idées d'article que je ne tiens pas que sur cette idée, on pourrait s'amuser avec la discographie de Murat... Allez, j'ai 5 minutes alors sans trop réfléchir:
Quand on a encore oublié l'anniversaire de sa femme, "je me souviens"
Quand tu te demandes ce que tu peux bien faire : "aimer"
Quand tu souffres d'agoraphobie, "foule romaine"
Quand tu connais la panne, "se mettre aux anges"
Quand tu as les anglais qui débarquent, "nana"... et "waterloo"...
Quand tu es dur de la feuille, "le cri du papillon"
Quand tu souffres d'ailurophobie (très pénalisant sur les réseaux sociaux"), 3 doses de "le chat noir" tous les soirs.
JE vous laisse vous amuser vous aussi en commentaires? Moi, j'ai un article à terminer.
2) J'ai eu aussi entre les mains ce gros pavé signé Thomas Pawlowski...
Bein oui, la chanson française au féminin, notre Jeannette devait bien être indiqué quelques part! Et bien non... Et vas-y que je te cite tous le auteurs de Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Boulay (euh, je ne me rappelle plus si elle y figure), les collaborations de Nolwen Leroy, de Carla Bruni, de Camille, de Mylène F.... et JLM oublié... Bon, je ne suis pas le seul à avoir trouvé ce livre guère inspiré. ... Y'a Eric Z. qui me souffle : "oui, mais aussi faut rien attendre d'un bouquin consacré aux femmes"... Il est vraiment con.... il pense même que tout ceux qui habitent dans des logements sociaux sont des délinquants islamistes...
LE LIEN ARCHIVES EN PLUS
Puisqu'on a parlé de Michka, retour sur un petite inter-ViOUS ET Murat- réalisée par M. , avec Benoit Laudier, rédacteur dans "le dictionnaire du rock":
1) L'autre jour, je fais un petit post facebook sans nommer et taguer Olivier Adam (il me semble)... Juste pour me rappeler ce beau cadeau de cette dédicace:
ça fait combien de livres qu'il m'oublie depuis? ;.)
Et M. ADAM... a commenté et m'a adressé son livre!! Oui, je me la ramène je sais, mais votre amour m'est très nettement insuffisant par moment, surtout qu'il est bien médiocre, je ne suis au mieux qu'une maitresse à qui on accorde quelques minutes sur un smartphone en cachette... et inutile d'aller me chanter : ne joue pas au jeu de l'amant le plus vaniteux... enfin passons. Et vous savez quoi, il y était de nouveau question de Jean-Louis Murat... Oui, encore (dans les quelques feuilletons disponibles sur ma plateforme, ceux qui ont le plus de "saisons" sont "Games of thrones de la pop : Dominique A/Jean-Louis Murat" et "la famille ADAM" sans aucun doute)... Voici en replay:
Le livre débute par du Murat sur "ça, c'est fait, babe"... Il est donc question de séparation... mais ça va bien au delà d'un divorce.
Pour la saison 2021, globalement, j'ai trouvé qu'on restait bien dans l'univers d'Olivier, la mer, la Bretagne, l'exploration de l'univers familial, le héros qui est loin d'en être un (après l'incompréhension, il se rend compte et nous aussi des raisons de la séparation), et sa passion pour le Japon... qui pourtant est sévèrement égratigné, en mettant en scène en bonne partie ce que Carlos Ghosn a reproché à la justice de ce pays. Mais ce n'est peut-être pas essentiel... même si comme dans tout bon mélo, différentes cordes sont tirées pour que le drame se noue. Injustice judiciaire et injustice de la vie. Si fortes. Et c'est sans doute l'histoire qui m'a le plus touché dans l'oeuvre d'Adam, aussi parce qu'il est question de mariage mixte, de la fragilité de l'amour, et d'enfants, et qu'Olivier Adam ajoute une autre histoire de disparition à la principale (et même une 3e): un fils qui choisit de rompre avec ses parents bourgeois pour rejoindre l'ultragauche. C'est peut-être un peu casse-gueule dans le roman, mais là, encore, j'ai été ému par ce que cela m'évoquait. (J'hésite à le formuler, mais j'ai pensé à Matthieu et à sa maman- amitiés).
Pour en revenir à l'histoire principal même si on devine le dernier coup de poignard à l'intitulé du chapitre, celui-ci fait tout de même son effet, et ce "tout peut s'oublier" est un renoncement absolument terrifiant.
- On en revient à des choses plus légères et l'humour?
Le nom de Jean-Louis Murat est également cité dans le livre entre les Tindersticks et Etienne Daho.
Mais c'est Dominique A qui prend le dessus, cité deux autres fois: "au revoir mon amour, peut-être un autre jour, peut-être une autre année, aurait chanté Dominique A" et également "Ah, comment certains vivent, aurait chanté Dominique A. si de nouveau nous l'avions convoqué pour commenter - mais sans doute préférerait-il qu'on le laisse tranquille". Et nous aussi, car le name dropping occupe par endroits beaucoup de place... et en plus si c'est pour citer du Etienne Daho, franchement!: "il n'est pas de hasard. Il est des rendez-vous. Pas de coïncidence"-p.65 (je rigole). Enfin, on retrouve Daniel Balavoine... avec bien sûr "mon fils, ma bataille" (utilisé comme une expression idiomatique), et "Il était comme Daniel Balavoine. La vie ne lui apprenait rien".
Sachez que j'ai ri de la pique : le personnage principal étant programmateur d'un ciné "un Ken Loach, le nouveau James Gray et un truc avec Luchini parce qu'il fallait bien contenter les retraités", et comme en écho avec les chroniques familiales qu'il écrit: "Il écouta tout de même son père lui vanter les mérites d'une énième comédie avec Franck Dubosc, ou Kad Merad, d'un quelconque film de réunion de famille ou s'ébattaient Jean-Paul Rouve ou Guillaume de Tonquédec, et d'une daube de Nicolas Bedos..." ( Kad a bien-sûr joué dans "je vais bien, ne t'en fais pas", adaptation d'un livre d'Olivier....)
à 9'08: il est question de Murat : Adam "C'est fondateur"... "le manteau de pluie du singe même m'a conduit à lire de la poésie japonaise". Juste avant, il parle de Dominique A influence stylistique majeur pour lui. La séquence sur Murat à écouter :
Olivier Adam, tout s'oublier, flammarion, 20 euros.
Un grand merci à lui.
2) Et dans la série "ah quoi tu en es rendu mon fils", j'ai dû acheter un livre sur Johnny Hallyday!! Oui, je sais... Il va vite aller dans le placard "archives Murat". Normalement, j'aurais volé une petite photo au Cultura du coin, mais quand l'auteur est un bienfaiteur du blog... ça ne se fait pas... même si au passage, je l'ai grondé! En effet, Baptiste VIGNOL qui s'est sans doute plus volontiers consacré à son "Alain Delon, le dernier guépard" (sublime selon la presse unanime), a commis une boulette... que je ne pouvais pas laisser passer après mes deux articles précédents autour d'"a bird on a poire".
Le livre recense les chansons dans lesquelles Johnny est évoqué... et c'est effectivement assez surprenant de voir le nombre de titres... à commencer par la première: Ferré dès 1961.
Et naturellement, Jean-Louis Figure avec Mashpotétisés.
Vous avez vu la coquille?
Je vous laisse quelques instants pour y réfléchir. Aurait-il fallu citer également d'autres titres de Murat où figure le prénom "Johnny"? Jean-Louis répond:
Non johnny c’est moi ! Dans plusieurs de mes chansons je m’appelle Johnny. J’ai pris cette habitude depuis mes débuts, surtout lorsque je mets des paroles en anglais. Ce Johnny est un mec raté qui n’a pas eu de bol comme Johnny Hallyday qui aurait du naître à Nashville, mais a vu le jour à Montmartre, il chante Johnny B. Good mais ça fait rigoler tout le monde … Il a un côté un peu dérisoire, mais ce n’est pas Johnny Hallyday ».
Murat refuse sans doute que ce prénom soit privatisé par un SMET, ces références à lui étant sans doute Johnny Guitare, et Johnny Frenchman (deux titres de film), mais dans "le tremplin", il cite tout de même Les portes du pénitencier à quelques vers de Johnny...
Le fait est Johnny welcome home Johnny welcome
Oh les jours de neige de neige au Veillis Quelques bonnes longueurs de ficelle au cas où En bas claquent Les Portes du Pénitencier Mais bon dieu bon dieu elle va pas tout gâcher
1) Les spectateurs présents à l'enregistrement de Didier Varrod hier nous font part d'un excellement moment, notamment d'un "je me souviens" version ROCK!!! A retrouver donc demain soir sur FRANCE INTER!!
2) Chronique INNAMORATO dans MAGIC:
3) Bibliographie:
Livre en poche sur MYLENE FARMER ("la star aux deux visages" Hemmerlin/Pontet), voici quelques pages sur REGRETS
4) Vous vous rappelez des belles photos de Carole Epinette? Peut-être pas du nom de l'auteur de la photo, mais forcement si je vous dis "Jean-Louis en chemise dans le lac"? Bon, vous remettez?
Elle a sorti un livre... mais pas de Jean-Louis dedans.
Vu que, vous me connaissez, je suis un gars discipliné, rigoureux et surtout organisé: je suis allé faire mes cadeaux de Noël en ce dernier samedi avant D day... avec juste deux heures devant moi... et... et... je n'avais pas fait trois pas au Cultura que... perturbations... Un livre me fait de l'oeil: "La FRANCE EN CHANSONS, un tour d'horizon musical de nos régions"... ah, ah, ah, ça sent bon... pas d'un point de vue éditorial, ni journalistique : ce qui est censé accrocher un acheteur, c'est la photo de son auteur : MIREILLE DUMAS - le nom d'un co-auteur se cache en pages intérieures)... mais je sens que je vais y trouver notre italo-américain de service... oui, aussi, vaguement auvergnat. Alors : AUVERGNE... AUVERGNE... mince, Brassens, puis Ferrat... Bingo! La 3e page est sur Murat:
Rien de phénoménal mais la citation de G.Holtz dont on avait parlé ici est bien vu : "C'est le génie de certaines chansons; nous emmener dans un autre monde". Il y a un "ancre" mais la chaîne qui y est accrochée semble d'une longueur infinie.
(sur mon ordi, on arrive à lire, un petit commentaire s'il faut que j'améliore).
Bien qu'elle ne soit pas inédite, voici la photo d'illustration que je n'ai pas reproduite (koloko 2002, il est indiqué :"concert pour le Burkina Faso"). Je n'ai pas regardé si l'auteur que je ne connais pas en était cité en fin d'ouvrage.
Mireille Dumas-Patrice Gascoin au Cherche-midi. Patrice Gascoin est journaliste à Tv-Mag (groupe figaro).
- Après ce petit intermède dans mes devoirs de Noël, je reprends la direction des opérations: quelles merdes pas chères vais-je bien trouver pour mes beaux-frères? Je tourne, je vire, je zizague... Mais j'ai l'esprit ailleurs? Sûrement encore du Murat à trouver. Ca ne sera pas dans le bac à vinyles. Dommage... mais Bingo! Re-Bingo!
Après "la Française POP" de Conte et Berbérian (bien qu'une compilation de vieux articles, assez informatif), voici le bouquin "FRENCH POP": un livre... tout en illustrations (c'est donc assez maigre au niveau rédactionnel). Néanmoins, le travail éditorial semble assez réussie: rigoureuse et complète, si j'en crois la petite présence de Murat... et la nombreuse de Manset.
Le petit livre de la FRENCH POP, c'est chez DARGAUX, autour de 24 euros... si vous êtes aussi en retard que moi dans vos cadeaux!
Toujours fier d'avoir pu contribué un tout petit peu au bel album de Florent Marchet "noël song" (en transmettant le titre à Florent, ainsi que d'autres suggestions):