Ca bouge à l'ouest... et aussi à l'ouest... et bien à l'ouest!

Publié le 3 Octobre 2011

 

 

Deux articles dans la presse de l'ouest...

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/03/1182285-murat-de-montauban-a-toulouse.html

Sa nouvelle tournée, qui le mènera à Toulouse le 17 novembre, à la Dynamo, Jean-Louis Murat va la débuter le 6 octobre à Montauban, au Rio Grande, après y avoir passé 5 jours en résidence. Il adore le nom de la salle, ses consonances « western » qui lui rappellent sans doute l'Amérique où il avait enregistré son précédent disque. Le dernier, « Grand lièvre », qui vient de sortir, porte paradoxalement mal son nom. Le très productif chanteur auvergnat a en effet attendu deux ans pour l'offrir à son fidèle public. Bien malgré lui. « Mon précédent label a été racheté et ils ont viré tout le monde. Il m'a fallu beaucoup de temps pour voir aboutir ce disque. C'est bien emmerdant car tout était prêt dès février. Et j'ai déjà un autre CD à gauche ». Evoquant la guerre et la mort mais aussi la nature envoûtante et l'amour fou, ce « Grand lièvre » est une nouvelle et diabolique réussite de Jean-Louis Murat, où la richesse musicale accompagne des textes d'une beauté absolue. De la pure, de la grande poésie. « J'ai toujours aimé la poésie, depuis l'enfance. C'est un excellent moyen d'atteindre des vérités un peu supérieures, le plus court chemin pour exprimer des sensations. La prose ne permet pas ça. Avec la vraie poésie, le mensonge n'est pas possible. Or, le plus souvent, la chanson, c'est du mensonge qui doit sonner vrai. » Se disant « travaillé par le passé », le chanteur raconte à sa manière, impressionniste et bouleversante, les vies fauchées sur les champs de bataille. « Les deux guerres mondiales conditionnent encore notre quotidien. L'échec de l'Europe tient au fait que ces conflits ont eu lieu sur nos terres. Et la campagne délaissée doit beaucoup aux saignées opérées en 14-19 et en 39-45, particulièrement chez les paysans. » «Grand Lièvre» (Scarlett/V2/Universal). En concert à la Dynamo, jeudi 17 novembre à 20h30. Tarif : 24€.Tél. 05 62 73 44 77 (www.bleucitron.net).

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/disques_detail_-Jean-Louis-Murat-deroule-son-bel-univers-_3724-1995826_actu.Htm

Jean-Louis Murat déroule son bel univers

Frank Loriou
Jean-Louis Murat a appelé son album Grand lièvre, par amour de l'animal... : Frank Loriou

 

"Jean-Louis Murat a appelé son album Grand lièvre, par amour de l'animal... : Frank Loriou Chanson. Retour discographique de l'Auvergnat après deux ans d'absence. Une nouvelle fois, il chante merveilleusement la condition humaine, en poète rural, amoureux et inquiet. « Si ma terre est nostalgique/Et si le ciel est boueux/Que vaut l'éclat d'un regard/Qu'est-ce que tomber amoureux ? » Ou : « Je voudrais me perdre de vue/Connaître les mouvements requis/Ne plus être contraint de vivre/Au rythme dolent de ces jours... » A-t-on jamais écrit ainsi dans la chanson française ? Pas au niveau de notoriété de Jean-Louis Murat. Alors bien sûr, vous ne le verrez pas à la télé, mais Libération lui consacre deux pages et toute la presse écrite au moins un petit article sur ce disque. Murat l'Auvergnat exerce comme une fascination vis-à-vis des médias écrits. Évidemment, avec une telle écriture... Écouter Murat, c'est goûter au plaisir de la phrase, de la poésie chantée. Il est l'un des rares à se gaver des mots anciens, à fredonner, sans être ridicule, « les filles à marier/et le linge brodé », avant de chanter : « Tout devient médiéval/tout est creusé par l'air ». Écouter Murat, c'est se laisser bercer par le verbe, quitte à ne pas tout comprendre... Dans ce nouvel album, Murat s'attache, comme d'habitude, beaucoup à l'amour, à la nature, à la terre, tout cela, souvent, sous un léger voile d'inquiétude. Il s'attaque également à des thèmes inusités : un soldat de la guerre 1914-1918 et la Résistance, un champion cycliste et le dépeuplement des campagnes. Murat est ailleurs. Et il n'y a pas que le texte. Mais aussi sa voix magnétique et sa musique belle et ample, avec beaucoup de guitares, d'orgues, de choeurs, de sons, une rythmique sèche et carrée. Le Murat de saison est splendide, qu'on se le dise"... Michel TROADEC.  

 

 

 

Et dans le rayon bien à l'ouest (surtout car je pense qu'il est faux de dire de Murat que son humanisme est "profondément athéiste") : un "blog citoyen artistique religieux"

http://tulipe7.free.fr/index.php/2011/10/02/jean-louis-murat-%c2%ables-medias-se-comportent-comme-des-proxenetes-avec-le-monde-du-disque-%c2%bb/

 

"Depuis le temps qu’on l’attendait, le nouveau Jean-Louis Murat est enfin arrivé : «Grand lièvre». Deux longues années d’attente, lui, si régulier habituellement avec son rythme fou d’un disque par an. Un Murat énervé contre ce système (économique, médiatique etc) qui le contraint à «poser un genou à terre».
Ce «Grand lièvre» est agréable en bouche, suave et badin, léger malgré les remontrances permanentes de l’artiste contre les moulins à broyer de ce monde qui l’agresse. Mais il est parfois plus facile de parler avec Murat des «médias proxénètes» (1/2) ou des «politiques Mickey» (2/2) que de sa musique. Mais son regard bleu perçant, entre nihilisme et déception, sur ce monde décadant a toujours le mérite de sa franchise, si rare aujourd’hui.

Bien que poète et musicien de talent, le problème de Murat est qu’il n’est ni Baudrillard, ni Bernanos, ou encore moins Cormac McCarthy ou St Augustin pour essayer de comprendre le monde qui s’annonce dont la mutation risque de tous nous emporter et de refonder jusqu’à l’absurde, toutes les normes artistiques et du vivre ensemble. Ce que Murat oublie de dire, ce n’est pas la musique qui est attaqué mais l’homme dans sa plus simple expression qu’est sont humanité et sa créativité. Pris au piège d’une technologie dévorante et utilitariste et une économie financiarisée qui le marginalise, les artistes seraient bien avisés de saisir enfin l’occasion de retrouver leur rôle de visionnaire, de porte drapeau d’une certaine idée de l’homme rattachée au Divin, aux mystères et non l’instrument de la diversion, de la falsification et d’un monde qui les menace certes,  mais dont beaucoup avaient cependant épousé la cause. Murat vient d’une époque et d’un humanisme profondément athéiste, et à mon avis c’est bien la question soulevée de cette époque transformée au fil du temps en question de rétribution et de consommation, qui s’effondre lamentablement devant ses pieds, Internet ne faisant qu’accélérer cette débâcle d’une crise existentielle de la musique commencée bien avant".

 

 

Enfin, un petit compte-rendu de la rencontre du côté de St-Lazare :

http://pajyc.canalblog.com/archives/2011/09/30/22216977.html

On a donc croisé Jean-Yves LAFESSE et Laetitia MASSON....

Rédigé par Pierrot

Publié dans #actu-promo-sept 2011-août 2012

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