Publié le 20 Août 2013

 
 
OLIVIER NUC
                   nuc.jpg                                                                                                                                  droits  photos:    O.NUC          
 
 
Ayant effacé malencontreusement du blog la première édition de cette interview datée de MAI 2010, en voici une réédition... sous une nouvelle forme et  une introduction mise à jour. N'ayant pas de version sauvegardée,  ça a représenté un peu de travail... et je suis paresseux.  
 
Dans le petit cercle des journalistes musicaux parisiens, fidèles de Jean-Louis Murat, il y a bien sûr Bayon… et Olivier NUC qui a succédé à Bertrand Dicale dans les colonnes du Figaro, ce qui en fait peut-être le journal qui a apporté le plus régulier soutien à Jean-Louis Murat... que l'on rattache plus souvent pourtant à Libé et aux Inrocks.   Olivier Nuc, responsable des musiques actuelles du FIGARO,  était même administrateur d’un groupe «Jean-Louis Murat » sur FB, avant qu'une page officielle ne soit créée, ainsi qu’auteur d’une «conférence chantée» (Hall de la chanson) au côté de Florent Marchet (la Rochelle en 2007) . Plus récemment, il invitait encore Jean-Louis Murat pour deux titres live et une interview vidéo sur le figaro.fr.  Par ailleurs, il est aussi auteur de livres sur Neil Young et Hendrix.
 
 
 
Olivier NUC bonjour
 
 
-  Vous avez écrit que Jean-Louis était « indispensable à cette époque ». Quand vous recevez un nouveau disque, restez-vous journaliste avant tout ou bien ressentez-vous la fébrilité et l’émotion d’un fan lambda?
 
 
O.NUCJ'avoue que l'arrivée d'un nouveau Murat est toujours un moment que j'attends avec joie. Ceci dit, je veille à écouter chacune de ses productions avec la vigilance et l'exigence que j'applique à tous les disques qui me parviennent, qu'ils soient publiés par des artistes confirmés ou non. Je ne pense pas avoir jamais été aveuglé par la production du bonhomme. Il y a d'ailleurs des disques de lui que je n'écoute jamais.
 
 
- Oui, moi aussi… si bien que j’ai pris « Oiseau de paradis » pour un inédit… Donc je m’en veux ! Lesquels n’écoutez-vous pas ?
 
O.NUC :   Je n’écoute jamais Vénus ou Madame Deshoulières par exemple.
 
- Quand avez-vous découvert Murat ?
 
 O.NUC :   J'ai du entendre "Si je devais manquer de toi" à la radio à l'époque du succès de ce 45 tours. L'adolescent fanatique d'Hendrix que j'étais alors n'a pas du tout mais alors pas du tout aimé. Je le trouvais trop lisse pour être honnête, et, dans ma grande ignorance, je l'avais rangé dans la case "playboy variété", si une telle case existe d'ailleurs. Par la suite, je suivais son évolution au gré des sorties de 45 tours à succès. J'aimais déjà beaucoup plus les climats de "Col de la Croix Morand", mais je n'aurais jamais acheté un de ses disques par exemple. C'est à la sortie de Dolorès que j'ai complètement révisé mon jugement à son sujet. J'étais entretemps devenu journaliste, j'étais à l'époque (96 je crois) aux Inrocks, journal qui a beaucoup fait pour lui. Le disque m'a infiniment plus, au point de me précipiter à la Black Session de Lenoir organisée juste après sa sortie. Je crois que j'ai compris ce que Murat voulait faire en le voyant alors sur scène. Il me tardait de suivre son développement, ce que j'allais, par bonheur, être amené à faire dans le cadre de mon métier.
 
 
-  Quels sont vos albums préférés ? et s’il fallait retenir 3 chansons ?
 
O.NUC :   L'honnêteté me pousse à inclure Dolorès. J'ajouterai Mustango et Lilith. Trois chansons seulement ? Vous êtes dur ! Disons Fort Alamo, Bang Bang et le Désarmement intérieur.
 
- Ah, choix original (je serais bien embêter d’en faire un moi-même). Pourquoi l’honnêteté pour Dolorès ?
 
O.NUC :   C’est le premier disque de lui que j’ai vraiment aimé ? Honnêteté parce que j’ai un problème avec la production terriblement datée, mais je trouve que les chansons figurent parmi les meilleures qu’il ait écrites.
 
http://www.obiwi.fr/uploads/photos/userfiles/1157/1157-1223942806-conference-murat-olivier-nuc-florent-marchet-3---465fx349f.jpg
 
 Quels souvenirs avez-vous de rencontres ou d’interviews avec lui (en fait, je n'en ai pas retrouvé)?
 
O.NUC :   Ils sont nombreux et excellents. Je l'ai rencontré la première fois pour Aden, supplément culturel du Monde, en 1999, pour la promo de Mustango. Je crois que cet entretien a posé les bases de nos relations à venir. Il m'a titillé sur un truc, je l'ai rembarré, la glace était brisée. Ensuite, je l'ai interviewé pour Le Moujik (toujours pour Aden), puis Lilith (Aden encore). Je suis allé pour la première fois chez lui pour un numéro spécial d'Epok, dont il a été le rédacteur en chef, à la sortie de Taormina. Et j'y suis retourné l'été dernier afin de parler longuement du Cours ordinaire des choses. Dois-je ajouter les rencontres privées, et celles faites à l'issue de quelques concerts au fil des années ?
 
- Ah, Mince, j’ai justement relu Epok hier en cherchant vos articles…. mais je suis allé trop vite : j’ai raté votre nom ! C’est un excellent article, notamment car il constitue une belle visite guidée des greniers de Douharesse… Vous avez vu les malles remplis d’inédits ! Apparemment, même s’il n’a pas l’habitude d’y piocher, il est assez rigoureux dans son classement, avez-vous parlé avec lui de cette matière ? En fait, je suis curieux de savoir s’il la considère comme un héritage, exploitable un jour pour ses proches, ou s’il a jamais pensé en faire quelque chose ?
 
O.NUC :   Il était question de mettre un peu d’ordre dans ces archives, je crois, mais finalement, se retourner sur le passé l’intéresse assez peu : tant mieux, c’est le propre de l’artiste d’aller de l’avant. Je serais bien sûr curieux de plonger dans ces inédits. Peut-être procédera-t-il un jour comme Neil Young ou Dylan, qui ont tout classé et publient régulièrement de beaux inédits.
 
  
 
Et des souvenirs et émotions de concerts en particulier?
 
O.NUC :   J'ai en mémoire, c'était le 11 novembre 1999, un concert ahurissant au Trianon, époque synthétique avec Denis Clavaizolle, après la sortie de Mustango. Je garde le souvenir de plusieurs Cigales réussies dans les années 2002 - 2004. Mais ce que j'ai préféré, ça a été de le voir trois soirs de suite aux Francofolies de La Rochelle en 2007, année où Florent et moi avons donné la conférence chantée d'ailleurs. J'ai pu constater à quel point il se réinventait d'une soirée à l'autre. 
 
 
- Manset avait parlé d’un « repli problématique » à propos de Murat… Je pense qu’effectivement on pourrait résumer ainsi les critiques généralement émises sur Jean-louis Murat… mais en réalité, comme Manset, il construit une œuvre à la cohésion remarquable…Que pensez-vous de son évolution musicale, de sa carrière ?
 
O.NUC :   Je pense qu'il y a une rupture nette à partir de Mustango, lorsqu'il commence à renoncer aux productions synthétiques pour se rapprocher du blues et du folk qu'il affectionne tant. En particulier, la phase qui va de la publication du Moujik à celle du DVD Parfum d'acacia au jardin me semble représenter le sommet de son inspiration. Il publie énormément de disques alors mais loin de baisser, leur qualité ne cesse d'augmenter.
 
- La référence à Neil Young est un peu le cliché journalistique depuis Lilith. Jean-Louis a parfois tenté de s’en détacher, en disant que c’était un bon mais en division 2… Que pensez-vous de la comparaison ? et en matière de jeu de guitare ?
 
O.NUC :   Dire que j'ai manqué de peu l'organisation d'une rencontre entre ces deux-là... Murat a appris à jouer de la guitare en écoutant Everybody Know This Is Nowhere et Harvest, c'est assez manifeste dans la manière dont il approche l'instrument. Je sais qu'il place Neil Young très haut dans son Panthéon musical, alors la comparaison est assez flatteuse à mon avis. Je serais curieux de savoir ce que Young penserait de sa musique...
 
- Ah, oui, cette rencontre aurait été géniale (comme sa rencontre avec Wyatt pour Télérama) mais je pense qu’« il ne préfère pas » , question de ne pas briser le mythe (cf ses histoires avec Manset, Cohen, T. Jo White… ). J’ai été notamment assez surpris lors de la promo du Cours ordinaire des choses, de son caractère absolument non blasé quand il parlait du lieu, des histoires de musiciens… Depuis, il en a beaucoup rajouté sur le fait que Nashville, c’était juste un truc à raconter aux journalistes, mais je pense qu’il était vraiment ému de rencontrer Dugmore par exemple. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette rencontre avortée?
 
O.NUC :   Il m’avait donné son accord de principe, oui. Il était question qu’il vienne à Paris pour cela mais Neil Young a finalement annulé sa venue sur nos terres. Mais je ne désespère pas, un jour…


- Enfin, je voulais aborder un point particulier... l'aspect politique, qui n'est pas j'avoue, crucial à mon avis, pour cet artiste dégagé chantant l’amour… qu'est jean-louis Murat (... même s'il a été militant: Amnesty, la cause Kurde, sa chanson contre Mégret... : http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8887.asp . Vous avez cosigné un article sur « ces intellectuels et artistes qui appellent à la révolte » qui avait suscité quelques réactions… Jean-Louis Murat appelle bien à une certaine forme de révolte, mais en citant des gens comme Muray, en faisant des sorties anti-écolos par exemple… Ses prestations télévisuels ont parfois été contre-productifs jusqu’à carrément se tirer une balle dans le pied (l’article en dernière page de Libération à la sortie du CODC)? Est-ce qu’il ne s’est pas finalement un peu coupé de son public traditionnel (et de ses soutiens classiques : Inrocks, Télérama, Libé) ?
 
O.NUC :   C'est peu de dire qu'il existe un nombre de malentendus à son sujet. Il n'a d'ailleurs pas cherché à les dissiper, loin s'en faut. Le drame, c'est que certains connaissent mieux ses passages télé que ses chansons. Il est trop complexe pour une époque qui veut des chanteurs souriants et inoffensifs devant les caméras. Je ne suis pas sûr qu'il se soit coupé de ses soutiens traditionnels, je pense qu'il n'a pas voulu jouer un jeu qui le cantonnait à quelques références médiatiques seulement. Quant à sa seule chanson ouvertement politique "Les gonzesses et les pédés" c'est à mon avis une de ses moins réussies...
 
- Oui, ses textes ne se veulent pas engagés (mais on peut parler du « coup de jarnac », de « Giscard », de « la complainte du paysan… », de « 1829 », de « suicidez-vous »… Vous-même , pour parler du CODC, vous avez écrit qu’il donnait sa vision de l’époque…
 
O.NUC :   Le cours ordinaire brosse le constat d’une époque peu brillante aux yeux de l’auteur en effet. Il n’est pas vain d’envisager l’angle politique mais cette forme d’écriture fait courir le risque de dater les choses lorsqu’elle a trait à des événements très précis et marqués dans le temps.
 
- Par rapport au CODC, difficile d’avoir des critiques plus élogieuses dans la presse, mais cela ne s’est pas traduit par le succès espéré ? Crise du disque certes! mais n'y a-t-il pas aussi une crise dans la fonction prescriptrice des journalistes culturels (je n'ai pas d'avis là-dessus!) ?
 
O.NUC :   Le cas de cet album est un mystère. Une couverture presse très élogieuse - à juste titre - des concerts excellents, et pourtant, trop peu de ventes. Difficile de donner une seule raison à cette désaffection, mais il est sûr que Murat est aujourd'hui cruellement sous-estimé par ses pairs. La crise du disque est une explication, mais ce n'est pas la seule à mon avis. Le manque de curiosité des radios est une réalité dont souffrent hélas les artistes comme lui.
 
- Le meilleur disque en français de l'année 2009, pour vous, c'était  "la superbe"?   
 
O.NUC :   A égalité avec La musique (Dominique A), Clair (JP nataf) et Le cours ordinaire des choses…
http://i.ytimg.com/vi/10RHLYuMS1k/0.jpg
 
- Quelle marque laissera Jean-Louis MURAT dans la chanson française?
 
O.NUC :   Une marque beaucoup plus importante que son peu de succès actuel ne le laisse présager. Enfin, c’est ce que j’imagine mais je dois être un peu utopiste…
 
 
- Avez-vous des projets en cours? un livre? et éventuellement, quel est le disque que les muratiens ne doivent pas  râter en 2010 (mise à part Courchevel)?  
 
O.NUC :   Beaucoup de projets en cours, beaucoup de disques à ne pas rater, plein de choses vraiment. Bonne route aux Muratiens !
 
 
MERCI OLIVIER NUC! Interview réalisée par mails en avril/mai 2010.  
 
 
LES  LIENS  EN PLUS :  
 
Jean-Louis Murat : vite, de la sauvagerie ! ADEN | 28.10.03                                                                    Outsider de la production française, le chanteur remonte sur scène, un double album sous le bras. Exit les fioritures intellectuelles : "Le rock, c'est d'abord affaire de générosité et de spontanéité."
aden : On vous sait prolifique, mais c'est la première fois que vous réussissez à imposer un double album à votre maison de disques.
Jean-Louis Murat : Face au business, je me comporte comme un mafioso : je travaille avec eux tout en étant contre eux. Je suis contraint par la logique du système, mais je suis couvert par les chefs. Dès le début, ils m'ont dit : " On est sûrs de ne jamais gagner une thune avec toi, mais tu es notre danseuse. " En contrepartie, je leur interdis de venir en studio ; ils ne voient le truc qu'une fois terminé. Cela vous met en porte à faux par rapport au reste de la production française... Avec ce qui marche, en France, musicalement, on a l'impression d'en être au même point que s'il n'y avait jamais eu l'électricité. Comme si la musique avait cessé d'évoluer après 1962. On est à une époque où les réacs arrivent à se faire passer pour des progressistes.
Comment avez-vous procédé ?
Toutes les prises ont été faites en quatre jours. J'avais envie d'assommer la concurrence. J'aime bien la compétition. Quand j'ai vu toute la presse qu'a eu l'album de Bashung, j'ai eu envie de frapper un grand coup. En même temps, le rock n'est pas une expression artistique qui demande des tonnes de préparation. Il exige surtout générosité, simplicité et spontanéité. On est plus proche du foot que d'un synopsis de Hitchcock.
Vos chansons ont un côté plus brut que par le passé.
J'ai préféré revenir au cœur des choses. L'impasse, ç'a été l'album Dolorès. J'ai passé six mois en studio avec trois logiciels Pro-Tools. J'en avais marre d'intellectualiser. Le rock est devenu chiant à partir du moment où il a eu des prétentions intellos. Le point de non-retour, c'est le jour où Lennon rencontre Yoko Ono et commence à vouloir faire de l'avant-garde. Il est temps de remettre la sauvagerie et l'innocence au cœur de la musique, d'en faire à nouveau un art premier. Et puis, on n'a rien trouvé de mieux qu'un larsen pour représenter le monde dans lequel on vit, n'est-ce pas ? Propos recueillis par Olivier Nuc



Murat : "Je veux rester un animal sauvage" ADEN | 09.11.04 Co-signé avec Fred Jimenez et la chanteuse Jennifer Charles, son dernier album est presque un hommage à la pop des années 1960. Cette semainbe, Jean-Louis Murat s'installe au Café de la danse.
aden : Si l'on compte le double album Lilith et le DVD de chansons inédites Parfum d'acacia au jardin, A Bird on a poire est votre troisième projet en un an...
Jean-Louis Murat : Tant qu'on ne me traite pas de stakhanoviste. .. Pour certains, c'est comme si j'avais une maladie mentale. Je trouve bien qu'il y ait des cadences infernales. La musique, ce n'est pas un truc de retraité. Le business de la musique a transformé les gens qui ont le sang chaud. C'est une manière de les domestiquer. Je n'ai pas l'intention de me faire domestiquer. J'ai envie de rester un animal sauvage.
Cet album, vous le cosignez avec le bassiste Fred Jimenez et la chanteuse Jennifer Charles.
C'est la première fois que je ne compose pas et ne joue pas de guitare sur un disque. C'est un truc d'amitié : Fred avait des compositions sensationnelles dans ses tiroirs. J'ai choisi celles qui m'inspiraient le plus pour écrire des textes et lui ai laissé les coudées franches. La première fois qu'il m'a fait écouter ses musiques, c'était en voiture, en Camargue, et on a pensé à Jennifer tout de suite. C'était bien d'avoir une présence new-yorkaise, de sortir du truc franco-français, parce qu'il y a beaucoup de références à la musique anglo-saxonne sur ces chansons. En enregistrant, on a essayé de ne pas perdre le charme des maquettes faites sur quatre-pistes. C'est comme si on était passés d'un film super-huit à du 35 millimètres. Avec ses harmonies vocales en cascade et ses mélodies,
 A Bird on a poire est presque un hommage à la pop des années 1960.
La musique, c'est comme le vin. Il y a de supermillésimes. L'âge d'or, c'est les années 1966-1968. Globalement, ça part en couilles après 1976-1977... La musique des années 1990, elle va faire rigoler les générations futures. Ce qu'on retiendra, ce sera que ça a été le règne de la technologie et des producteurs qui mettent leur nom plus gros que celui de l'artiste sur la pochette.
 A Bird on a poire tranche assez radicalement avec le reste de votre production.
 Lorsqu'elle l'a entendu, ma mère m'a dit : "Tu as enfin fait un vrai disque." C'est un disque qui rassure parce qu'il est très mélodique. Or, la mélodie, c'est le monde organisé : ç'a un côté apaisant, comme un baume qui cicatrise. Pourtant, je ne connais rien de plus triste que les Beach Boys. Leurs chansons, c'est la mort qui chantonne. Il y a plus de noirceur dans Surfin' USA que dans toute la discographie This Mortal Coil. La justification de A Bird on a poire est aussi dans le décalage. L'ambition, c'était d'additionner nos étrangetés : Fred est suisse, Jennifer est américaine et je me sens assez peu français. On a joué de ce côté décalé, presque marginal. Aujourd'hui, les gens ont l'impression d'être ultra-branchés en écoutant quelqu'un comme Björk, alors que c'est la chanteuse officielle de l'intelligentsia, la chanteuse préférée de Chirac et Sarkozy. On ne peut plus vivre en étant dans la marge dans ce pays, c'est ce qui me fait enrager le plus... On nous rebat sans cesse les oreilles avec les succès de formations françaises comme Air ou Phoenix à l'étranger mais j'ai vu des groupes de bal dix fois supérieurs à eux. Nile Rodgers, le guitariste du groupe Chic, a dit un jour que "comprendre la musique, c'est danser". Ce n'est pas gagné dans un pays comme le nôtre... Propos recueillis par Olivier Nuc 
 
 
Le texte de la conférence chantée et le podcast :
Une vidéo:
 



AJOUT RECENT :
En décembre 2012, nouvelle interview, en vidéo: 



 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #inter-ViOUS et MURAT

Publié le 14 Août 2013

 

  Je  vous ai déjà parler du livre édité aux éditions Didier Carpentier "le Top des 100 chansons que l'on devrait tous connaître par coeur" par le camarade BaptisteVIGNOL inter-ViOUSetMURATisé ici...

 

Le livre:

 http://www.surjeanlouismurat.com/article-10-chansons-que-l-on-devrait-connaitre-par-coeur-par-jean-louis-murat-114557190.html

  http://media.cultura.com/media/catalog/product/cache/1/image/500x500/0dc2d03fe217f8c83829496872af24a0/l/e/le-top-100-chansons-que-l-on-devrait-tous-connaitre-par-coeur-9782841678129_0.jpg

Et cette fois-ci, je vais vous présenter les artistes qui ont choisi une chanson de Murat...trop souvent différentes pour en faire sortir une du chapeau pour apparaitre dans le classement final... malgré le recours fallacieux je dois dire à quelques blogueurs dont certains tout-à- fait obscures (l'auteur est même allé jusqu'à s'auto-interroger)  pour tenter de le faire remonter...   Belle tentative, Baptiste!

 

 

Dominique A                                      "Amours débutants"   (et "camion bâché" de Manset)

Erik Arnaud                                         "Le lien défait"      (et "ils" de Manset)

Alex Baupain                                        "Fort Alamo"

Jeanne Cherhal                                    "la maladie d'amour"

Claire Denamur, Florent Marchet:          "nu dans la crevasse"

Barbara Carlotti et Mike Ibrahim             "Foule romaine"

Katel  et Robi                                           "mustang"

Alain Klinger                                            "les jours du jaguar"

Valérie Leulliot                                          "Emotion"

Bertrand Louis                                           "Pj"

Marie Moor                                               "L'ange déchu"

Bertrand Soulier                                         "Montagne"

 

Pas de grande surprise, certains comme Marchet avait déjà cité la chanson, d'autres parlé de Murat (Denamur, Leulliot) ou travaillé avec Murat (Robi, Marie Moor).... On retrouve Cherhal et Erik Arnaud (qui nous manque), deux auteurs  que j'ai eu l'honneur d'interviewer ici. 

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-erik-arnaud-2e-partie-57674350.html

http://www.surjeanlouismurat.com/article-inter-vious-et-murat-n-3-jeanne-cherhal-44390670.html

 J'ai pu découvrir depuis Bertrand Louis  qui sortira un album avec des textes de Muray en novembre (on en reparlera)  et le grenoblois Alain Klinger, dolo discret.     

 

Jérome Minière cite "Au fin fond d'une contrée". Je l'ai interrogé de savoir s'il citait la version de Murat ou l'originale, et il m'a indiqué qu'il aimait les deux.

 

     Quelques "spécialistes" ont été invités à participer afin de départager les titres... et vu qu'ils sont des spécialistes, Murat apparait souvent:

 

François Blain, québecois, "chansons d'aujourd'hui":                "vendre les prés"

Olivier Horner, suisse,"le temps",                                          "Cours dire aux hommes faibles"

Olivier Nuc                                                                                "Fort alamo"

Alain de Repentiny, québecois, La presse,                             "Comme un incendie"

Pierre V, inconnu,                                                                    "Le train bleu"

Franck Vergeade                                                                        "Le lien défait"

Baptiste Vignol                                                                         "Le voleur de Rhubarbe"

 

 

Toutes ces chansons permettent quand même à Murat de figurer p. 298 sur un accessit : 14e des chanteurs dont le plus grand nombre de chansons différentes ont été cités... avec tiens donc, comme par hasard, MANSET... Mieux que J. Clerc, Ferrat, Christophe,  Polnareff ou Higelin... Ferré, Gainsbourg, Brassens, et Brel sont loin devant: 46, 44, 42, 37...  Dominique A est à 17, et Souchon 29.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 7 Août 2013

murat-ouest-france-vendredi-26-juillet--derniere-page--1-.JPG

 

 

 

 

 murat ouest france vendredi 26 juillet (dernière page)(1)

 

 cliquer sur l'image, vous devriez pouvoir lire... en fait, je ne sais pas.. Je suis en vacances et j'ai programmé la publication de l'article. Mais je pense à vous.  Mais  je m'ennuie de vous. Je suis si loin de vos yeux...  Trève de démagogie. Attention, je vous surveille! 

 

murat ouest france vendredi 26 juillet (dernière page)(1)

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 3 Août 2013

 

14606 10151278606744536 1264141108 n

 

Allons, bon, j'avais mis de côté quelques liens et quelques chroniques de Toboggan de retardataires... mais je les ai perdu... Rien de très indispensable, mais c'est dommage... J'attendais une actu plus conséquente pour les partager.... Et alors que l'actu est là...

 

Enfin, soit,

 

-   LE CHAT NOIR évoqué mercredi matin sur FRANCE INTER, à l'heure de la matinale.

 

http://www.franceinter.fr/emission-le-baladeur-emmanuel-ecoute-le-chat-noir-de-jean-louis-murat-0

 

 

 

-  Et du côté des retardataires, bien malgré eux parfois, Baptiste VIGNOL... qui du côté de la REUNION, attendait que l'objet TOBOGGAN lui arrive... Et après tant de mois dans une attente fièvreuse, il l'a enfin eu entre les mains (entre les oreilles, c'était déjà fait)...  

 

http://delafenetredenhaut.blogspot.fr/2013/08/jean-louis-1er-comte-dauvergne.html

 

 

LE LIEN EN PLUS :

 

Une chronique de DOLORES... non, il n'y a jamais de retardataires, juste des gens qui veulent partager.

http://ch-picedisjointe.blogspot.fr/2013/07/dolores.html

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #Actu-promo sept 2012 à...

Publié le 1 Août 2013

SP A0335
Villefranche. Tournée la superbe



Quelle surprise à la pause de midi lundi de découvrir que le bocal (avec son manque de ventilation évident) s'était agité suite à mon article d'hier à propos du concert de Benjamin Biolay... Bien loin de moi l'idée de susciter de la polémique... D'autant plus que j'avais bien en tête la susceptibilité  de l’homme qui fait parfois ce  qu’il faut pour qu’on le déteste (pour un muratien, pas de quoi fouetter un chat)  mais qui n’en supporte pas toujours les conséquences.  Enfin, soit…  Relayé sur twitter par MyleneMurat (MyleneMuratBiolay de son vrai nom…) et par fans de Biolay (le petit fils du LDD), mon article a donc circulé dans la matinée, jusqu’ à devant les yeux de Benjamin qui a répondu ceci :
@pierrotJLM désole . On fait ce qu on peut. La bonne nouvelle pour vous : il est peu probable que je rechante un jour sur scène. Euphémisme
Même s’il avait twitté : « Soirée sublime devant le monument du génie Cheval . Merci pour tout ça. BB… » auparavant, je n’avais pas mesuré dans quel contexte mon humble critique arrivait : Un article  du blog du PALEO l’avait fâché, alors qu’il était plutôt amusant  (selon l’auteur, la superbe est un des meilleurs disque du siècle, ce qui selon moi, excuse :  « Il semblait presque heureux, le c.! C'est quand même pas un concert de la Compagnie Créole merde! Biolay, il doit être dépressif, sinon, ça ne matche pas. Biolay en chemise rigolote, c'est un peu comme si Liam Gallagher allait rouler une pelle à son frangin sous les yeux d'un Damon Albarn enamouré ».  
 Au-delà de la vanne et la locution peut-être malheureuse,  c’est peut-être pas si loin des origines de ma gêne,  même si réduire mes chanteurs préférés à la dépression et la déprime (Murat, Manset, Marchet et donc Biolay…), ça m’énerve généralement…   Oui, ça m’énerve... s'il n'y avait pas des choses plus graves dans la vie.   Benjamin a donc twitté qu’il n’irait plus au PALEO. Il a également réagi à un tacle subtil à la Laurent Gerra dans un article : http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/27/1679353-carcassonne-le-numero-michel-sardou.html (sans parler de la guerre de 100 ans avec Bénabar, ah, ce qu’on en rate des choses quand on ne va pas sur twitter).
Enfin, soit, quand un chanteur dont tu admires le talent te dit ça, tu te sens un peu mal… surtout quand tu sens le souffle de la vindicte populaire…
@Velvet_Mood : Ne vous laissez pas déstabiliser si facilement @Benjamin_Biolay par ces pseudos blogueurs qui cherchent à se payer votre tête. @pierrotJLM
l_bussy 6 h   @Benjamin_Biolay @pierrotJLM l'important est de se donner, avec ses forces et faiblesses du moment, la vérité d'un artiste qui ne trompe pas
@CadouElise   @Benjamin_Biolay @pierrotJLM trop de commentateurs qui se  
  
tordentles méninges à la critique. hey Pierrot tu fais quoi de tes 10 doigts toi?
 

Sur FB, ça n'était pas forcement tendre non plus, mais  pas de problème pour la critique (dommage que personne n'ait jugé bon de me répondre sur le blog, du coup, j'ai moi-même mis ces propos dans la zone commentaire de l'article consacré à HAUTERIVES.
 
     
 
Et puis, on se revigore en lisant :
 @fandebiolay : @pierrotJLM n'est pas un "pseudo blogueur" mais produit un travail admirable, sur Murat pour l'essentiel @Velvet_Mood @Benjamin_Biolay
 
J’ai pris mes 140 signes disponibles pour écrire :
@Benjamin_Biolay loin de moi l'idée de créer une polémique. J'aime votre musique. Votre concert de 2008 à Fourvière: unique.
 
Peut-être un peu exagéré mais soit... C'est un souvenir en tout cas très particulier pour des raisons personnelles.
 
@Benjamin_Biolay durant ce temps-là, je cite ses tweets: 
 
1-        @pierrotJLM  Je crois sincèrement que ce qu’il dit est juste. Je vais enfin avoir le temps d’une nécessaire remise en cause.
Et une réponse à mon tweet :
2-       je sais. Je disais d’ailleurs que je partageais votre avis. Sincèrement à vous. . BB
 
Bon, on n’est donc pas fâché… mais :
 
3- Avec un peu de recul, franchement honte d’être allé faire du bruit dans ce sanctuaire de patience de labeur et de génie humain#ferdinandC .
 
 J'étais consterné… Pourquoi se faire autant de mal ?
 
  5- Pour finir, peut être que dans 10 And cd me démangera tellement que j y reviendrai . Plus réfléchi et institutionnellement mieux entouré
 
Ce dernier tweet me laisse finalement penser que ce n'est qu'une histoire "institutionnelle"... bassement institutionnelle, (ayant conduit à annuler une date à l'OLYMPIA sur laquelle vous étiez nombreux à compter pour voir ou enfin voir Benjamin?).
 
ENFIN SOIT... Je décidais donc de remettre le couvert ce mercredi pour cette der der der... histoire de... de... de...  C'était pas très clair en fait. Syndrome de Stockhlom peut-être. 
 
  -----------------------------------------------------------------
La  soirée était superbe, bleu impeccable, vue jusqu'aux montagnes enneigées au delà du Vercors... même si je suis surpris par les bouchons de tout côté sur Lyon, je m'en sors pas mal en ressortant quelques souvenirs pour sauter au dessus de la colline qui travaille (le tunnel étant coincé).  J'arrive néanmoins alors que la première partie est débutée. Les gradins sont déjà remplies, je reste en bas.  
La chanteuse malienne, Fatoumata Diawara,  et son combi rock classique, met déjà l'ambiance, elle nous parle de l'Afrique et  après avoir dansé plusieurs pas des différents pays d'afrique, elle fait danser le public qui "marche à fond"... Très chouette de voir les gradins s'animer à l'unisson.  Beaucoup d'émotion pour elle à la sortie. Belle prestation. Et fin de la premère ambiance.
 
 Viennent ensuite une troupe les Tistics et leur franglais... Ca fait un peu peur le truc de chorale, les habits blancs et noirs... je crains le truc à la Roger Louret... mais rapidement, le sentiment de sympathie s'impose... et je rigole franchement. Le principe : traduire des chansons anglosaxonnes en français (assez littéralement) et créer des saynettes humoristo-dansées, accompagnés ou non d'une guitare, d'une basse, d'une contrebasse ou a capella.  Billy Jean, Fever, hello goodbye, it's raining men, Sinatra!, in the navy, les beach Boys.... Des trouvailles comiques (on a du mal à tout voir tellement ça s'anime de partout) et de grands talents de comédiens, là encore, le public marche à fond... sauf les 3 américaines devant moi (au look, ça ne trompe pas) qui haussent les épaules devant les traductions françaises. Et fin de la deuxième ambiance


 
Maison de la danse en Octobre à Lyon...  "je reste autour, je reste autour,autour "...
 
 
 La scène est vide... IL faut entièrement la préparer pour le set de Biolay. C'est rodé et ça va vite.. mais alors que tout est prêt, un  compte à rebours annonce encore 6 minutes... Il est 22h30 passé...
Set : Sous le lac gelé, la superbe, profite, Mon ange, aime mon amour, l'insigne honneur, Ton héritage, dans mon dos, Los Angeles, Marlène déconne, Lyon presqu'ile, Qu'est-ce que ça peut faire?, Confettis, A l'origine,  Paname,
Je suis monté en haut du théâtre pour la fin... et Les  Cerfs-Volants, toujours trop courts, alors que certains batiments de la ville lumière s'éteignent au même moment... quelques instants après minuit.
Je n'en dis pas plus. N'y cherchez pas mal. Juste un peu de malice. 
C'était bien... Le public adore, mais le concert de 2008 me correspondait mieux, avec ses cuivres, ses choristes, Benjamin à la trompette et au piano... Et je mesure ma chance d'avoir vu le spectacle avec le Palais du facteur cheval comme décors.  Ce soir-là, J'avais trouvé le son meilleur  (mais il ne faut pas se mettre trop près de la scène si on veut juger), et Benjamin peut-être plus détendu et impliqué (Murat dit souvent qu'il est difficile de jouer chez soi,ou devant les siens).   Par contre,  on avait de nouveau un volume sonore là encore très raisonnable.   
Je crois qu'au bout du compte, j'ai un problème avec la set-liste (même si je réécoute Vengeance sans déplaisir en rentrant pendant une heure, sans déplaisir... mais sans grandes sensations, sans en comprendre trop l'explication d'ailleurs), et le petit ajout du soir (Lyon presqu'ile) n'y change pas grand chose, car je n'accroche pas à ce titre, malgré mon côté gône.. Je préfère dans le thème proche  "Ah nous voilà bien"...  S'il faut garder une image, j'essaye de garder celle de Biolay souriant, parlant dans son dos à  Pierre Jaconelli... Un bref instant libéré d'un poids.  En attendant, comme toujours, pour les 3000 km des vacances, je mets de côté "à l'origine" pour ne pas l'oublier à la maison.

 

Pas de TWEETS SVP.

 

De meilleurs comptes-rendus :
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierrot

Publié dans #divers- liens-autres